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UEFA, fair-play financier

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  • #26
    Envoyé par -Msila28 Voir le message
    non, ya pas d'interdiction d'investir ! c'est juste que UEFA contrôle les liens entre l' entreprise qui injecte de l'argent dans le Sponsoring et le propriétaire du club ;)

    ils veulent éviter les tours de passe-passe comme celui de Man City qui signe un contrat record avec Etihad Airways, sauf que Etihad Airways appartient a la même famille que le propriétaire de Man City ;)

    Par ailleurs, le montant des sponsors sera réguler sur le rayonnement du club à l'international.

    L'UEFA oblige en gros, a ce que les clubs trouvent des solutions qui rapportent de l'argent et non pas avoir un un mécène avec sa danseuse qui injecte de l'argent chaque saison car son club en perd des millions chaque saison ..

    C'est aussi une question d'équité ! car "La première égalité, c'est l'équité"

    tu ne peux pas avoir des clubs comme Man City ou le PSG venir avec de l'argent tomber du ciel et prendre tous les joueurs possibles sans aucune limite et détruire ce que d'autre clubs ont mis des années a construire !

    Tu prends l'exemple du Bayern, le seul grand club d'Europe sans dette ! face a un club comme Man City ou le PSG, il ne peut rien faire pour l'achat d'un joueur !

    je parle même pas des clubs en Espagne avec des dettes monstre ... comme Valence mais qui arrive chaque saison a prendre 4 ou 5 joueurs avec de gros salaires :crazy:

    Pour prolonger le concept d'équité, on peut aussi dire qu'avec une application orthodoxe du FPF, des clubs comme l'OL ou l'OM, qui n'ont pas de mécènes, ne pourront jamais rien faire face à un Bayern qui lui, est installé dans le gratin (avec les revenus qui vont avec) depuis très longtemps, et se verront empêcher d'être aidés par un éventuel actionnaire qui se montrerait généreux.

    N'oublions pas en tant que supporteurs lyonnais que si le FPF avait été en vigueur à l'époque, le club n'aurait pas pu recruter Sonny, car l'argent du transfert provenait de Pathé, actionnaire du club.

    En fait, le FPF ne servirait qu'à maintenir le statu quo dans la hiérarchie !

    Mais bon, ce truc est une usine à gaz (la notion de "juste valeur" pour les contrats de sponsoring par exemple, ne repose sur aucun critère objectif précis...), est aisément contournable pour les plus riches, et au pire, se fera descendre par l'UE car enfreignant le droit communautaire.
    Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

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    • #27
      Envoyé par Loveris

      Vu qu'on lit quand même pas mal de bétises sur le fair play financier, je me permet de mettre quelques petites choses au clair.

      La source concernant les informations que je donne est celle-ci (pdf de l'UEFA) : http://fr.uefa.com/MultimediaFiles/D...1_DOWNLOAD.pdf

      Le FPF est abordé à partir de l'article 53 (début de la partie III).

      Les premiers articles n'ont que peu d'intérêts. Mais l'article 57 parle d'une notion primordiale : "les revenus déterminants et les dépenses déterminantes". C'est là que commencent les futurs soucis... C'est la différence entre les revenus déterminants et les dépenses déterminantes qui constituent le résultat que prendra en compte l'UEFA pour voir si le club passe ou non le FPF.

      Les revenus déterminants et dépenses déterminantes sont définies par l'article 58 :

      "Les revenus déterminants sont définis comme les revenus provenant des recettes de billetterie, des droits de diffusion, du sponsoring et de la publicité, des activités commerciales et des autres revenus d'exploitation, plus soit le profit soit les revenus résultant de la cession d'inscriptions de joueurs, l’excédent résultant de la cession d’immobilisations corporelles et les revenus financiers. Ils ne comprennent pas les éléments non monétaires ni certains revenus provenant des opérations non footballistiques."

      "Les dépenses déterminantes sont définies comme les coûts de vente, les prestations en faveur du personnel et les autres frais d’exploitation, plus soit l’amortissement soit les coûts d’acquisition d’inscriptions de joueurs, les charges financières et les dividendes. Elles ne comprennent pas la dépréciation/perte de valeur des immobilisations corporelles, l’amortissement/la perte de valeur des immobilisations incorporelles (autres que les inscriptions de joueurs), les dépenses relatives à des activités de développement du secteur junior et de la collectivité, les autres éléments non monétaires, les charges financières directement attribuables à la construction d’immobilisations corporelles, les charges fiscales ni certaines dépenses liées aux opérations non footballistiques."

      On comprend une chose déjà : tout ce qui n'est pas directement footballistique n'est pas valable. Inutile pour QSI de mettre des immeubles à Paris dans le club et d'utiliser les revenus de location de ces immeubles dans les revenus du PSG...

      Les revenus déterminants sont plus explicités dans l'annexe X.

      "Les revenus déterminants sont constitués par la somme des éléments suivants (voir les détails dans la section B):
      a) Recettes de billetterie
      b) Recettes de sponsoring et de publicité
      c) Recettes des droits de diffusion
      d) Recettes des activités commerciales
      e) Autres produits d’exploitation
      f) Profit/revenus résultant de la cession d’inscriptions de joueurs
      g) Excédent résultant de la cession d’immobilisations corporelles
      h) Revenus financiers

      Les revenus déterminants sont réduits si les éléments de l’alinéa 2, lettres a) à
      h) comprennent un ou plusieurs des éléments ci-dessous (voir les détails dans la section B):
      i) Crédits non monétaires
      j) Revenus provenant de transactions avec des parties liées supérieurs à la juste valeur
      k) Opérations non footballistiques non liées au club

      Vous remarquerez le fameux j) qui est primordial !

      L'UEFA détaille ce fameur point j)

      "Revenus provenant de transactions avec des parties liées supérieurs à la juste valeur
      Pour le calcul du résultat relatif à l’équilibre financier, le bénéficiaire de la licence doit déterminer la juste valeur de toute transaction d’une partie liée.
      Si la juste valeur estimée est différente de la valeur enregistrée, les revenus déterminants doivent être ajustés en conséquence, mais ils ne peuvent pas
      être ajustés vers le haut.
      Exemples de transactions d’une partie liée pour lesquelles un bénéficiaire de la licence doit apporter la preuve de la juste valeur estimée de la transaction:
      • vente de droits de sponsoring par un club à une partie liée;
      • vente de packages d’hospitalité et/ou de droits d’utilisation d'une loge d’honneur par un club à une partie liée; et
      • toute transaction avec une partie liée dans le cadre de laquelle des biens ou services sont fournis à un club.
      Exemples de transactions avec une partie liée qui doivent être ajustées, car elles doivent toujours être exclues des revenus déterminants:
      • montants reçus d’une partie liée par un club au titre de donation; et
      • règlement de passifs pour le compte du club par une partie liée.
      Les contributions d’une partie liée peuvent être prises en considération uniquement dans la détermination de l’écart acceptable (au sens de l’article
      61) dans le cadre de l’évaluation de l’exigence relative à l’équilibre financier, telle que décrite dans la section D de la présente annexe.
      Les définitions des termes «partie liée», «transactions entre parties liées» et «juste valeur des transactions entre parties liées» figurent dans la section E
      de la présente annexe."

      En conclusion, si l'UEFA n'a strictement aucun droit de dire "Qatar Foundation" ne doit pas verser 150 M d'euros au PSG par an pour le sponsor maillot, elle peut sans soucis considérer que le sponsor maillot du PSG vaut 10 M d'euros et donc enlever 140 M d'euros du résultat du PSG, pouvant ainsi le faire sortir des limites des pertes autorisées par l'UEFA et cela peut entrainer l'exclusion du club des compétitions européennes.

      Je parie que 2 clubs anglais et un club français en particulier vont régulièrement subir des "réévaluations".
      un "COM" avec pas mal d'infos que j'ai trouvé sur le net ;)

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      • #28
        Bien expliqué.

        merci !
        Envoyé par romtoniq
        Lloris est surcoté.Il n'y pas une si grande différence que ca avec un Jourdren

        Commentaire


        • #29
          Envoyé par Shanaa Voir le message
          Bien expliqué.

          merci !
          Autant, l'UEFA pourra sans souci donner des leçons à Malaga, l'Atletico, des clubs grecs ou portugais... soit des clubs surrendettés, autant, je les voismal dire à City, Paris et Chelsea qu'ils restent dans leur championnat.

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          • #30
            Envoyé par -Msila28 Voir le message
            non, ya pas d'interdiction d'investir ! c'est juste que UEFA contrôle les liens entre l' entreprise qui injecte de l'argent dans le Sponsoring et le propriétaire du club ;)

            ils veulent éviter les tours de passe-passe comme celui de Man City qui signe un contrat record avec Etihad Airways, sauf que Etihad Airways appartient a la même famille que le propriétaire de Man City ;)

            Par ailleurs, le montant des sponsors sera réguler sur le rayonnement du club à l'international.

            L'UEFA oblige en gros, a ce que les clubs trouvent des solutions qui rapportent de l'argent et non pas avoir un un mécène avec sa danseuse qui injecte de l'argent chaque saison car son club en perd des millions chaque saison ..
            oui justement, ils interdisent d'investir, c'est a dire a un priorietaire d'injecter son propre argent dans son club pour le develloper, lui faire augmenter ses recettes a terme parce que le but du FPF c'est d'éviter qu'une poignée de gros clubs ne puissent être concurencés

            prenons l'exempe de l'OL, l'UEFA aurai décompté les 100M de francs de Pathé et considéré le club comme en déficit alors que l'OL n'était pas du tout "une danseuse" comme tu le dit mais que c'était un vrai investissement qui a été largement remboursé les années suivante et qui a permis de "lancer la machine" pour le dévellopement du club, un dévellopement tout a fait sain financierement et sportivement

            avec des sommes bien supérieur le Qatar fait pareil au PSG: il injecte des sommes énormes pour dévelloper le club et lui faire augmenter ses recettes, c'est pas du tout une danceuse et ils esperent bien équilibrer les compte (d'ailleur sans prendre en compte ce sponsoring "bidon" de 100M par an, les rentrés d'argents du PSG ont doublées en 1 an) mais il faut plusieurs exercices fiscaux en déficit pour y arriver, comme dans une star up qui perd beaucoup d'argent les 1eres années avant de générérer des bénéfices (quant tout se passe bien évidement^^)

            Envoyé par -Msila28 Voir le message
            C'est aussi une question d'équité ! car "La première égalité, c'est l'équité"

            tu ne peux pas avoir des clubs comme Man City ou le PSG venir avec de l'argent tomber du ciel et prendre tous les joueurs possibles sans aucune limite et détruire ce que d'autre clubs ont mis des années a construire !
            non justement c'est le contraire de l'équité de l'égalité

            les gros clubs qui se sont construit sur des décennies de déficits, ceux qui "détruisent ce que d'autre clubs ont mis des années a construire" comem tu dits (c'est pas 3 clubs a eux tout seul qui ont déstabilisé le marché, c'est l'ensemble de la Liga et de la PL principalement) seront favorisés, assurés de gagner tout les titres pendant que tout les autres clubs seront pénalisés et ne pourront plus jamais rivaliser avec eux

            pour les clubs français ça serai une vraie catastrophe: on toucherai moins d'argent lors des ventes de joueurs qui permettaient jusqu'ici d'équilibrer nos comptes, on toucherai tjr beaucoup moins de droits TV (et si les anglais par exemple touchent autant de droits TV c'est parce qu'il ont achetés des stars a perte et ainsi fait monter la valeur de leur championnat et leur permettre au final d'augmenter leur revenues, aujourd'hui Stoke City doit toucher 3 fois plus de droit TV que l'OM ou le PSG), on payrai tjr 2 fois plus d'impots que nos concurrents, bref l'écart entre nous et les 3/4 grands championnants grandirai encore

            d'ailleurs avec les déficits de cette année de l'OL et de l'OM (et le PSG bien sur) les 2 serai privés de coupe d'Europe je te le rappel (dans 3 ans c'est 0 déficit qui sera demandé) pourtant on ne peut pas dire que ces 2 clubs ai un comportement financier scandaleux :rolleye:

            ne rêves pas, le PSG ou City trouveront des parades sans problème pour faire rentrer de l'argent, c'est pour les clubs "moyens" et les clubs formateurs que ça va être le plus dur

            Envoyé par -Msila28 Voir le message
            Tu prends l'exemple du Bayern, le seul grand club d'Europe sans dette ! face a un club comme Man City ou le PSG, il ne peut rien faire pour l'achat d'un joueur !
            justement, le Bayern c'est construit grâce a de très lourds investissements a la fin de la 2eme guerre mondiale (c'était le seul club important qui n'avait eut aucun lien avec le IIIeme reich et donc tout les investissements foot du pays se sont concentrés sur lui seul) qui lui ont permis de devenir un grand club et de génerer beaucoup d'argent par la suite....on ne devient pas un grand club juste par un bon travail mais grace a de gros investissements, c'est exactement ce que le FPF vise a interdire

            si tu fait juste du bon travail sans avoir de gros moyens tu ne peut pas retenir tes joueurs, ton bon travail il profite a d'autres, il permet a d'autre de générer plus d'argent, pas a toi....Zidane il a rapporté beaucoup plus a la Juve et au Real qu'a Cannes, C. Ronaldo rapporte plus au Real et MU qu'au Sporting :oui:

            les clubs qui travaillent bien eux se font juste pillier, comme hier Nantes, AJA, Cannes, le HAC ou aujourd'hui Lorient, ils ne deviennent pas année après année des clubs plus puissant malheureusement

            Envoyé par -Msila28 Voir le message
            je parle même pas des clubs en Espagne avec des dettes monstre ... comme Valence mais qui arrive chaque saison a prendre 4 ou 5 joueurs avec de gros salaires :crazy:
            là dessus je suis d'accord, moi je fait une grosse différence entre mettre sont argent dans un club, ce que je trouve tt a fait normal et générer des dettes ce que je trouve être de la concurrence déloyale


            pour moi le FPF c'est juste pour s'assurer que la dizaine de gros clubs européens ne puissent jms être concurrencés et pour faire baisser leurs couts également...Platini l'a bien dit, c'est Berlusconi, Morrati and co qui lui ont demandés le FPF

            j'ajouterai enfin que dans le pire des scénario avec un FPF strictement appliqué on peut imaginer que les gros investisseurs se détournent de d'Europe pour mettre leur argent dans les championnats Sud américain et/ou asiatiques et la non seulement on ne pourrai plus se payer les meilleurs joueurs du monde comme aujourd'hui mais qu'en plus nos meilleurs joueurs quitteraient l'Europe, que dans 15 ans on regarderai la Copa Liberatores ou la coupe d'Asie comme eux aujourd'hui regardent la LDC (exactement comme L1 s'est affaibli pour renforcer la PL, par exemple, depuis l'arrêt Bosman) ce qui ferai baisser nos recettes (TV, sponsoring et marchandising), ce qui accelererai l'exode, ce qui ferai baisser nos recettes, ce qui accelererai l'exode,...etc jusqu'a devenir un tier monde du foot :non:

            alors que pour règler le pb des clubs endettés il suffisait de faire une DNCG européenne mais ça les gros européens ne veulent pas en entendre parler bien sur vu que ça ne les aiderai pas a renforcer leur main mise sur le foot européen

            ps > dsl pour le pavé^^

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            • #31
              Envoyé par Abso Voir le message


              ps > dsl pour le pavé^^
              .... c'est surtout qu'il y a un nombre incalculable de conneries dans ton pavé.

              Commentaire


              • #32
                Abso a tout dit sur l'ineptie que représente le FPF !

                Une usine à gaz (et c'est pour ça que ça n'empêchera pas les puissants mécènes de le contourner en toute légalité) pour protéger le gratin du foot européen tout en lui permettant de réduire ses frais de fonctionnement.

                Et puis de toute façon, la vraie solution pour protéger les petits et moyens clubs et empêcher le mercenariat footballisitque le plus débridé, serait de revenir sur l'Arrêt Bosman et d'imposer une quota de joueurs nationaux dans les 11 de départ des clubs !
                Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

                Commentaire


                • #33
                  Editorial : Un fair-play tout relatif (par François Vidal)


                  Pas encore né et déjà mort. C'est le destin que risque de connaître le fair-play financier du football européen. Selon cette règle portée par Michel Platini à compter de la saison prochaine, l'ensemble des clubs qui participeront aux compétitions européennes ne pourront pas dépenser plus qu'ils n'auront gagné. Le « foot business » gagné par la vertu, l'idée est séduisante. Elle permettrait d'introduire un soupçon d'équité financière dans un univers où l'argent-roi met de plus en plus à mal l'équité sportive.
                  Le problème, c'est que le PSG, l'un des nouveaux ogres du foot européen, se prépare à en contourner si ce n'est la lettre en tout cas l'esprit. Le club de la capitale dopé aux pétrodollars qataris s'apprêterait en effet à signer un contrat de sponsoring de plusieurs centaines de millions d'euros avec la Qatar National Bank (QNB). De quoi effacer opportunément les pertes creusées par sa boulimie de joueurs vedettes, tout en lui donnant les moyens de poursuivre ses emplettes à marche forcée en dépit de l'instauration du fair-play financier.
                  La ficelle est un peu grosse. Qui peut croire que la QNB est véritablement indépendante de l'Etat du Qatar ? Et que le prix payé est économiquement justifié ? Bref, qu'il s'agit d'une transaction de marché ? Et pourtant, il y a fort à parier que l'UEFA n'y trouvera pas grand-chose à redire. Pour des raisons juridiques d'abord, parce qu'il sera difficile de prouver que ce partenariat ne respecte pas les canons économiques. Ensuite, parce que, si elle devait sanctionner le PSG, l'institution serait obligée de faire de même à l'encontre de Manchester City, propriété d'Abu Dhabi et généreusement sponsorisé par la compagnie aérienne émiratie Ethiad, ou encore du Zénith Saint-Pétersbourg, financé à fonds perdus par Gazprom.
                  En clair, ce sont les nouveaux entrants du foot européen aux poches pleines qui risqueraient d'être expulsés de la Ligue des champions. Une hypothèse inenvisageable, alors que ce sont précisément ces clubs qui permettent au « foot business » européen de survivre. En y injectant plus de 500 millions d'euros ces deux dernières saisons, ces acteurs ont sauvé un système structurellement déficitaire. Les supporters du fair-play ne doivent pas se faire d'illusions, le football européen n'a pas les moyens de décourager les mécènes.



                  Source: Lesechos.fr
                  Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

                  Commentaire


                  • #34
                    Envoyé par Armando Sanchera Voir le message
                    Editorial : Un fair-play tout relatif (par François Vidal)


                    Pas encore né et déjà mort. C'est le destin que risque de connaître le fair-play financier du football européen. Selon cette règle portée par Michel Platini à compter de la saison prochaine, l'ensemble des clubs qui participeront aux compétitions européennes ne pourront pas dépenser plus qu'ils n'auront gagné. Le « foot business » gagné par la vertu, l'idée est séduisante. Elle permettrait d'introduire un soupçon d'équité financière dans un univers où l'argent-roi met de plus en plus à mal l'équité sportive.
                    Le problème, c'est que le PSG, l'un des nouveaux ogres du foot européen, se prépare à en contourner si ce n'est la lettre en tout cas l'esprit. Le club de la capitale dopé aux pétrodollars qataris s'apprêterait en effet à signer un contrat de sponsoring de plusieurs centaines de millions d'euros avec la Qatar National Bank (QNB). De quoi effacer opportunément les pertes creusées par sa boulimie de joueurs vedettes, tout en lui donnant les moyens de poursuivre ses emplettes à marche forcée en dépit de l'instauration du fair-play financier.
                    La ficelle est un peu grosse. Qui peut croire que la QNB est véritablement indépendante de l'Etat du Qatar ? Et que le prix payé est économiquement justifié ? Bref, qu'il s'agit d'une transaction de marché ? Et pourtant, il y a fort à parier que l'UEFA n'y trouvera pas grand-chose à redire. Pour des raisons juridiques d'abord, parce qu'il sera difficile de prouver que ce partenariat ne respecte pas les canons économiques. Ensuite, parce que, si elle devait sanctionner le PSG, l'institution serait obligée de faire de même à l'encontre de Manchester City, propriété d'Abu Dhabi et généreusement sponsorisé par la compagnie aérienne émiratie Ethiad, ou encore du Zénith Saint-Pétersbourg, financé à fonds perdus par Gazprom.
                    En clair, ce sont les nouveaux entrants du foot européen aux poches pleines qui risqueraient d'être expulsés de la Ligue des champions. Une hypothèse inenvisageable, alors que ce sont précisément ces clubs qui permettent au « foot business » européen de survivre. En y injectant plus de 500 millions d'euros ces deux dernières saisons, ces acteurs ont sauvé un système structurellement déficitaire. Les supporters du fair-play ne doivent pas se faire d'illusions, le football européen n'a pas les moyens de décourager les mécènes.



                    Source: Lesechos.fr
                    Ca, c'est un sacré coup dur ...
                    Envoyé par Euggy 69
                    A GG y'a pas de toilettes les gens se chient dessus, surtout quand l'OL vient

                    Commentaire


                    • #35
                      Envoyé par Lyo__ Voir le message
                      Ca, c'est un sacré coup dur ...
                      Pas tellement. On assiste actuellement à une déflation de la masse salariale des championnats où les clubs doivent équilibrer leurs comptes sous peine de sanctions sportives. Les clubs qui bénéficient réellement de l'apport des mécènes sont très très peu nombreux et ne représentent qu'un nombre infime parmi tous les clubs européens.

                      C'est une phrase dénuée de sens, vraiment. Ceux qui y gagnent sont
                      - les joueurs des clubs des mécènes car leurs salaires sont incomparables avec la réalité économique du club dans lequel ils s'engagent
                      - les clubs qui vendent leurs pépites
                      - l'uefa qui voit une nouvelle concurrence s'installer et renouveler un peu le paysage footballistique européen

                      Mais beaucoup y perdent :
                      - ceux qui ne sortent jamais aucune pépite ne pourront jamais faire un bond financier même si sportivement ils sont meilleurs que leur homologues qui auraient une équipe "moyenne" dont une pépite vendue 40m€
                      => sportivement l'injustice est énorme, économiquement aussi.
                      - les équipes qui ont été encadrées juridiquement depuis plusieurs années sans avoir pu réaliser de pertes financières et ainsi accroitre artificiellement l'image de leur championnat et de leur club (ang et esp)
                      => c'est perdu à jamais sauf mécène

                      Aujourd'hui ce que je remarque c'est que le Fpf c'est juste un joli ciment économique qui figera beaucoup de choses.
                      La vraie solution aurait été une fiscalité européenne du football, mais bon faut pas rêver non plus, les solutions équitables n'existeront jamais car les riches y perdraient. Là c'est un peu les nobles qui protègent les seigneurs afin d'assoir leurs statuts. Et c'est moche...

                      Commentaire


                      • #36
                        Envoyé par Armando Sanchera Voir le message
                        Abso a tout dit sur l'ineptie que représente le FPF !

                        Une usine à gaz (et c'est pour ça que ça n'empêchera pas les puissants mécènes de le contourner en toute légalité) pour protéger le gratin du foot européen tout en lui permettant de réduire ses frais de fonctionnement.

                        Et puis de toute façon, la vraie solution pour protéger les petits et moyens clubs et empêcher le mercenariat footballisitque le plus débridé, serait de revenir sur l'Arrêt Bosman et d'imposer une quota de joueurs nationaux dans les 11 de départ des clubs !
                        bin voyons !!! :mdr:
                        C'est une cour européenne qui a décrété l'arrêt Bosman, pas un gratte papier de l'UEFA. A travers cette décision, elle a estimé que le sport était une activité économique à part entière auxquelles devaient s'appliquer les règles du marché intérieur... en l'occurrence, je vais bien rigoler le jour où un club va trainer l'UEFA devant un tribunal pour lui expliquer que son FPF est de l'ingérence dans une activité économique.... Bah oui, puisque l'UE nous dicte ses lois du marché, autant qu'elle le fasse jusqu'au bout. Si j'ai envie de mettre du fric de ma poche dans mon entreprise pour la rendre plus performante, j'aimerais savoir lequel de mes concurrent viendra taper à ma porte pour m'accuser de concurrence déloyale et quel tribunal va me condamner et m'empêcher d'injecter du pognon dans mes propres caisses... Par contre, bonjour le bras de fer en vue....

                        Commentaire


                        • #37
                          Le PSG et City trichent avec le fair-play financier pour Wenger


                          Et dire qu’Arsène Wenger a été sollicité pour devenir l’entraineur du PSG avant que le choix ne se porte sur Carlo Ancelotti… Actuellement manager d’Arsenal, l’une des rares grandes équipes européennes à parvenir à respecter un budget équilibré et faire des bénéfices sans apport extérieur démesuré, le technicien alsacien misait beaucoup sur le fair-play financier pour rééquilibrer la donne en sa faveur, lui qui perd régulièrement ses meilleurs joueurs pour des clubs qui ne regardent pas trop à la dépense. Mais les clubs aux investisseurs aux poches pleines n’ont pas tardé à trouver une première parade, avec des sponsorings gonflés pour renflouer les caisses de leur club. Ainsi, Manchester City a touché 170 ME et de nombreux autres avantages pour renommer son stade en « Etihad Stadium », tandis que le PSG serait sur le point de conclure un accord avec une banque du Qatar pour être sur les maillots parisiens contre la somme de 100 ME par an pendant quatre ans. De quoi rendre fou Arsène Wenger, qui prévoit la fin immédiate du fair-play financier si ces méthodes sont approuvées.


                          « Si des contrats de sponsoring sont le moyen pour contourner le fair play financier, alors il n’y a pas plus de fair play financier. Cela rendra pire les choses. On se moque du fair play financier. A la base, il était prévu que les niveaux de sponsoring respectent les prix du marché »
                          , a expliqué le manager d’Arsenal, dont le club touche la somme presque modique de 10 ME par an pour le naming de son Emirates Stadium.

                          Foot01

                          On peut espérer que des clubs comme Arsenal,Lyon,Bayern,Dortmund voir même le Milan qui est dans une sacré merde, mettent la pression sur l'UEFA pour ne pas voir ce genre de passe-passe ..

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                          • #38
                            Foot : le PSG teste les limites du « fair-play financier »



                            Le mirifique contrat de partenariat maillot liant le Paris Saint-Germain à une banque du Qatar éprouvera le nouveau dispositif de « fair-play financier » de l'UEFA. Son examen tournera autour de la notion clef de « valeur de marché ».


                            Le mirifique contrat de partenariat maillot que le Paris Saint-Germain a conclu ou s'apprête à signer avec une banque du Qatar sera un test pour l'UEFA, l'autorité tutélaire du football européen. Ce contrat, qui s'élèverait à 100 millions d'euros par an, pour une durée de quatre ans sans doute, intervient alors que l'UEFA met en place, à partir de cette saison, le « fair play financier », sa nouvelle régulation destinée à enrayer la dérive économique des clubs (56 % d'entre eux étaient dans le rouge en 2010, soit un déficit record de 1,64 milliard d'euros).
                            Si l'ampleur du soutien du Qatar peut faire tiquer, d'aucuns pouvant soulever l'éventualité d'une distorsion de concurrence, rien n'empêche l'émirat, propriétaire du PSG via son fonds Qatar Sports Investments (QSI), d'en être aussi le grand sponsor. « Un propriétaire ou une partie liée peut toujours être un sponsor du club », indique-t-on aux « Echos » au siège de l'UEFA. Toutefois, y souligne-t-on, le contrat ne sera pris en compte qu'à hauteur de « sa juste valeur [de marché, NDLR] », après retraitement. Or, au regard des grands contrats de partenariats maillot, celui du PSG serait hors normes (voire infographie). Pour autant, l'éventualité d'un clash est loin d'être acquise.
                            Une crtaine souplesse

                            Conformément à la procédure de l'UEFA, le contrat doit d'abord être examiné par une première instance, le Club Financial Control Body (CFCB) - dirigé par l'ancien Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene -, qui a élaboré les nouvelles règles. A lui de voir, si ce contrat traduit « la volonté de renflouer des déficits de façon détournée » ou découle d' une « logique économique et marketing normale », explique l'un des membres de cette instance. S'il est établi que le « fair play financier » n'est pas respecté, le dossier est transmis à une Chambre d'instruction qui, comme son nom l'indique, approfondit son examen. Celui-ci passe, enfin, devant la Chambre de jugement qui établit la sanction. Les jugements n'offrent qu'une possibilité d'appel qui doit être adressée directement auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction suprême de la justice sportive internationale.

                            Toutefois à l'UEFA, on semble prêt à faire preuve d'une certaine souplesse. « Il s'agit d'un processus éducatif. L'objectif n'est pas d'aboutir in fine à un appauvrissement du football européen », explique un fin connaisseur de l'institution. La souplesse peut venir de l'échelle des sanctions qui n'est pas encore totalement établie. Si l'exclusion des compétitions européennes, et notamment de la lucrative Ligue des champions, constituera la sanction ultime, l'UEFA dispose d'une large palette : amendes ; suspensions avec sursis ; non-qualification des joueurs nouvellement recrutés... Cette souplesse peut laisser le temps à un nouvel investisseur d'entrer sur le marché. En effet, « la chambre des sanctions tiendra compte de la qualité du "business plan" présenté, de la nature de ses investissements », précise le membre du CFCB.

                            Tous ne l'entendront pas de cette oreille. Karl-Heinz Rumemmige, président de l'association des clubs européens, qui a adopté à l'unanimité « le fair-play financier », a tiré à boulets rouges, la semaine dernière, sur le PSG et ses dépenses somptuaires lors du dernier mercato.

                            PHILIPPE BERTRAND ET CHRISTOPHE PALIERSE



                            Source: lesechos.fr
                            Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

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                            • #39
                              http://www.rmcsport.fr/editorial/303...eur-de-l-uefa/

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                              • #40
                                Le PSG dans le viseur de l’UEFA

                                En passe de signer un énorme contrat de sponsoring, le PSG est déjà sous la surveillance de l’UEFA, bien décidé à lui faire adopter scrupuleusement les règles du fair-play financier.

                                La définition du fair-play financier que souhaite instaurer l’UEFA ? Que les clubs européens ne dépensent pas plus d’argent qu’ils n’en génèrent, afin d’éviter les dérives et, pour certains d’entre eux, les déficits record. Autrement dit, si le PSG, recordman absolu des transferts ces deux dernières saisons, signait l'énorme contrat de sponsoring que négocieraient actuellement ses dirigeants (100M€ par an sur quatre saisons), ce dernier remplirait les conditions du fair-play financier et pourrait continuer à se montrer aussi actif sur le marché.
                                Sauf que du côté de l’UEFA, le cas du PSG est sous surveillance. D’ici, la fin de l’année, la commission de contrôle des clubs associés aux experts-consultants de l’instance européenne va se pencher sur le club de la capitale. Selon nos informations, l'UEFA possède une copie de tous les contrats sponsoring de tous les clubs engagés dans ses compétitions. L’instante n'a eu aucun contact officiel avec le PSG par rapport à ce gigantesque contrat sponsoring. Elle est simplement au courant de discussions entre le club parisien et un établissement qatari, qui n'est pas forcément une banque. Ce qui n’empêche pas une source interne de l'UEFA, proche de la commission de contrôle, d’affirmer que le PSG « ne les aura pas sur le fair-play financier » qui rentrera définitivement en vigueur à partir de 2016.

                                Le PSG agace d’autres clubs européens
                                Si l'UEFA ne peut pas contester la valeur commerciale d'un contrat signé par un club de foot, elle peut très bien, en revanche, ne pas prendre en compte la totalité de ce contrat dans son fair-play financier. Concrètement, sur les 100M€ par an que le PSG percevrait avec ce fameux contrat, l'instance européenne pourrait estimer, par exemple, que seuls 70M€ sont justifiés, au regard de certains critères (effectif du club, stade, renommée internationale, budget, revenus marketing, merchandising...). Les 30M€ millions restants, « non validés par l'UEFA », ne seraient du coup pas considérés comme des revenus du PSG.
                                Un scénario largement envisageable, d’autant que l’UEFA, en passe de valider le contrat liant Manchester United à General Motors (80M€ sur 7 ans, le plus gros contrat jamais enregistré en Europe), se demande en quoi le PSG vaudrait plus que MU. Le club parisien devrait donc trouver d'autres sources de revenus pour combler ce manque à gagner. Toujours sous l’œil avisé de la concurrence. Selon cette même source, plusieurs grands clubs européens, parmi lesquels le Bayern Munich, feraient pression sur l'instance européenne pour qu'elle se montre très attentive aux agissements du PSG. Preuve que, décidemment, le PSG agace beaucoup de monde sur le Vieux Continent.

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                                • #41
                                  Preuve que, décidemment, le PSG agace beaucoup de monde sur le Vieux Continent.
                                  Ah ca y es, d'ici peu on va nous sortir le coup du complot Européen contre le PSG...

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                                  • #42
                                    Trop évident tout ça, les gens prennent les qataris pour des grands cerveaux les poches pleines d'argent qui peuvent se permettre de faire ce qu'ils veulent et l'UEFA pour la 7ème Compagnie.

                                    Ils rêvent éveillés, ils feront comme les autres, les qataris.

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                                    • #43
                                      Envoyé par Cactus_ Voir le message
                                      Trop évident tout ça, les gens prennent les qataris pour des grands cerveaux les poches pleines d'argent qui peuvent se permettre de faire ce qu'ils veulent et l'UEFA pour la 7ème Compagnie.

                                      Ils rêvent éveillés, ils feront comme les autres, les qataris.
                                      De toute façon on parle de gens qui ont TOUJOURS fait ce qu'ils ont voulu, ils ne comprenne pas le NON comme tous les milliardaires, il s'en foutent, les quatari la populasse ils en ont rien a braire, tout s'achète pour eux.

                                      Ils se foutent de l'âme d'un club, se foutent de l'amour d'un club, se foutent de l'ethique, du sport, de la beauté de l'exploit. Ils jouent à leur JEU VIDEO grandeur nature, ils cheat comme des fous sans vergogne et se persuadent de leur performances et de leur gloire parcequ'ils sont limités. Le GAZ, le PETROLE sont un miracle financier qui a été donné à des abrutis qui n'avaient AUCUNE AUTRE capacité intellectuel et manuelle que de CREUSER et POMPER... c'est "les SHADOCKS prennent le pouvoir".

                                      Pour moi, pas plus louable qu'un gamin de 15 ans qui met 99 partout à son 11 sur PES et qui chambre quand il marque un but à celui qui respecte les règles...

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                                      • #44
                                        Sponsor qatari : comment le PSG contourne le "Fair-play financier"


                                        Le club parisien, propriété d’un milliardaire du Qatar, serait sur le point de signer un mirobolant contrat de sponsoring avec une banque qatarie. Une manière aussi originale que discutable de contourner les règles de "Fair-play financier" de l’UEFA.

                                        Le Paris Saint-Germain (PSG) est en train de jeter un pavé de plusieurs centaines de millions d’euros dans la mare des belles intentions économico-sportives de l’UEFA. Le club parisien serait en effet, d’après des documents consultés par l’AFP, sur le point de signer un mirobolant nouveau contrat de sponsoring de 100 millions d’euros par an pour une durée non déterminée avec une banque du Qatar. En échange, les maillots portés par les Ibrahimovic et autres Javier Pastore revêtiraient l’emblème de l’institution financière.

                                        Un tel contrat de sponsoring maillot, dont l’existence n’a pas été confirmée par le PSG, serait un record absolu. En comparaison, la Qatar Foundation ne verse que 30 millions d’euros par an au FC Barcelone tandis que Bwin (société de poker en ligne) paie annuellement 25 millions pour que son nom apparaisse sur les maillots de la bande à Ronaldo du Real Madrid.

                                        Cette manne d’argent serait en fait “clairement une manière de contourner les règles de 'Fair-play financier' de l’UEFA”, affirme à FRANCE 24 Christophe Durand, économiste du sport à l’université de Caen-Basse Normandie. Ce règlement, publié en 2010 par l’instance dirigeante du football en Europe, vise à obliger les clubs engagés dans des compétitions européennes à ne pas dépenser plus que ce qu’ils ne gagnent à partir de la saison 2013/2014. Une manière pour l’UEFA de forcer à plus de rigueur budgétaire alors que l'endettement net des clubs européens a atteint en 2011 6,9 milliards d'euros.

                                        "Créatif"


                                        Le PSG - qui a dépensé 250 millions d’euros en achats de joueurs depuis juin 2011 et sa reprise en main par le milliardaire qatari Nasser Al-Khelaifi - se devait donc de trouver rapidement beaucoup d’argent frais. Le propriétaire du club de la capitale française avait assuré, fin août, vouloir “respecter les règles” de l’UEFA en se montrant “créatif”. Ce proche du cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, dirigeant du Qatar Investment Authority, se serait donc tourné vers une banque de son pays.

                                        La ficelle peut paraître grosse, mais “elle est en soi légale”, assure à FRANCE 24 Bastien Drut, économiste du sport et auteur de “Les attaquants les plus chers ne sont pas ceux qui marquent le plus”. Rien n’empêche, théoriquement, quelqu’un de payer 100 millions d’euros par an pour devenir sponsor d’une équipe de football. À une nuance près : lorsqu’il y a une relation capitalistique, de famille ou des intérêts communs entre le propriétaire du club et le nouveau sponsor, l’UEFA y regarde de beaucoup plus près. Dans ce cas, il faut que “le contrat soit conclu au juste prix des pratiques du marché”, rajoute cet économiste.

                                        Une clause qui, appliquée au PSG à l’ère qatarie, risque de poser problème. “Certes le PSG a de grandes ambitions sportives, mais est-ce qu’avoir son nom sur leur maillot vaut vraiment 100 millions d’euros par an ?”, feint de s’interroger Christophe Durand. Surtout que le contrat de sponsoring maillot actuel avec Fly Emirates ne rapporte que 3,5 millions d’euros par an.

                                        Risque commercial

                                        Ce nouveau contrat de sponsoring, s’il devient réalité, met donc l’UEFA dans une position délicate. Si elle le juge qu’au regard des règles de "Fair-play financier" cet argent ne doit pas être pris en compte par le PSG pour équilibrer ses comptes, elle s’expose tout d’abord à un contre-feu judiciaire. Le club parisien peut tout à fait contester à l’UEFA le droit de remettre en cause ce contrat. Après tout “c’est une convention entre deux parties régie par le droit commun des affaires”, souligne Christophe Durand. Rien ne dit qu'un juge fasse primer l'autorité de l'UEFA sur une convention de droit commun.

                                        On se souvient de l’arrêt Bosman de 1995. La Cour de justice de la communauté européenne (CJCE) avait alors fait primer le droit du travail sur les règles de l'UEFA qui voulait interdire aux clubs d’aligner plus de trois joueurs étrangers sur la feuille de match.

                                        Mais même si le PSG ne veut pas entamer une longue bataille judiciaire, que peut faire l’UEFA ? En théorie, l’instance européenne peut exclure le PSG de la lucrative Ligue des champions. “Sauf que si elle le fait et qu’elle fait peser une telle menace sur d’autres clubs appartenant à des riches propriétaires comme Manchester City ou Chelsea, elle risque de rendre la Ligue des champions beaucoup moins intéressante et donc moins lucrative pour elle”, note Bastien Drut.

                                        Finalement, le contrat de sponsoring peut se révéler être la solution idéale pour le PSG et pour l’UEFA
                                        . Le propriétaire qatari aurait très bien pu injecter directement les fonds dans le club pour éponger les dettes, mais “l’UEFA n’aurait pas pu laisser passer ça au regard des règles du 'Fair Play Financier'”, assure Christophe Durand. Pour lui, ce montage imaginé par le Paris Saint-Germain, permet à l’UEFA “de dire malgré tout que c’est acceptable par rapport aux pratiques du marché”. Mieux vaut avoir l’air ridicule que d’avoir à prendre une sanction difficile à appliquer.



                                        Source: france24.fr
                                        Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

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                                        • #45
                                          OL : Aulas juge le PSG version QSI


                                          Interrogé sur les objectifs de l'Olympique Lyonnais ainsi que sur la naissance d'un PSG financièrement très puissant, Jean-Michel Aulas a donné son point de vue.


                                          Roi de France durant sept ans, l’Olympique Lyonnais a depuis cédé son trône à Bordeaux, Marseille, Lille et Montpellier. Alors que la saison 2012/2013 a débuté, les Gones peuvent-ils espérer reconquérir leur couronne ? Si l’excellente entame de l’OM et la deuxième place occupée par l’OL donne espoir aux clubs devant se serrer la ceinture, Jean-Michel Aulas annonce la couleur dans un entretien accordé au Monde.

                                          « Déjà faire mieux que la saison dernière. Ce qui est difficile. Nous avons remporté la Coupe de France et avons été présents en finale de la Coupe de la Ligue. Nous avons fini quatrièmes en championnat. D’où notre objectif de terminer sur le podium cette saison. En Ligue des champions, nous avons été éliminés en huitièmes de finale. Cette saison, il faudra donc atteindre au moins ce palier en Ligue Europa. » Faire au moins aussi bien que l’an passé, une mission qui ne s’annonce pas aisée, surtout en championnat. Outre la présence de concurrents tels que Marseille ou Lille, le PSG version galactique inquiète. Le club de la capitale va-t-il faire main basse sur la Ligue 1 ?

                                          « L’arrivée des investisseurs qataris au PSG a modifié la configuration du championnat en termes d’armes sportives. J’ignore si nous serons en capacité de battre Paris. On va concourir pour finir dans le trio de tête. On souhaite retrouver la Ligue des champions. » Paris, un club qui fait beaucoup parler. Mais si JMA s’attend à souffrir durant un temps, il ne croit pas à une hégémonie sans partage des Rouge-et-Bleu. « Le PSG ne gagnera pas tous ses matches 7-0. Et s’il le faisait, cela ne satisferait pas le public. Par expérience, je sais que c’est difficile d’exercer une suprématie. Nous avons dominé le football français durant de nombreuses années en misant sur nos fonds propres. Il y a deux approches. Celle macroéconomique montre que l’arrivée des Qataris au PSG et la mise en place de la chaîne BeIN Sport servent l’intérêt du football français. Après, le PSG a des moyens disproportionnés pour le football français à court terme. Face à Paris, les clubs de Ligue 1 vont connaître deux saisons difficiles. Durant cette période, nous allons fonder notre modèle sur le Stade des Lumières. Dans trois à cinq ans, l’écart se sera resserré. À moyen terme, l’instrument de régulation qu’est le fair-play financier va pleinement jouer son rôle. »

                                          La mise en place du fair-play financier a toutefois été remise en question après l’annonce de l’éventuelle arrivée de la banque du Qatar comme nouveau sponsor du PSG moyennant près de 100 M€ par an. Mais pour Aulas, cette solution ne fera pas long feu. « C’est une tentative de contournement ou une parade à court terme. Le PSG a anticipé le fair-play financier, mais ce contrat devra, après retraitement avec la banque liée, s’inscrire dans les prix du marché. Or, ce partenariat maillot est aujourd’hui largement au-dessus. Le PSG habille ses résultats financiers à court terme. S’ils souhaitaient répondre durablement aux nouvelles exigences du fair-play financier, les propriétaires du PSG se doteraient d’un stade. » Une hypothèse qui avait déjà été évoquée à l’heure de la question de la rénovation du Parc des Princes.

                                          FM

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                                          • #46
                                            Le contrat en or du PSG bloqué par l’UEFA ?




                                            Pour contourner le concept de fair-play financier cher à Michel Platini, QSI a passé un accord avec une institution touristique qatarienne qui devrait lui assurer des revenus compris entre 150 et 200 millions d’euros chaque saison .

                                            Cette « manœuvre » irrite Ernesto Paolillo (photo) au plus haut point. « Ce qui se passe au Paris Saint-Germain est inacceptable. J’ai lancé une proposition à ce sujet, sur laquelle travaillent des avocats, pour arrêter ce mécanisme diabolique. Nous allons édicter une règle qui interdira l’aide d’un État non-européen. Il va falloir se dépêcher pour mettre fin à ce type d’action, sinon cela deviendra une blague. Mais tout le monde verra que l’UEFA ne plaisante pas », a prévenu l’Italien, qui n’est autre que l’un des instigateurs du fair-play financier. En septembre 2009, le Comité exécutif de l’UEFA avait approuvé à l’unanimité ce concept, qui vise notamment à protéger la viabilité du football européen sur le long terme et à s’assurer que les clubs honorent leurs dettes en temps et en heure.

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                                            • #47
                                              Come on UEFA

                                              Pour un football propre, pour un football authentique, pour un football lyonnais.

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                                              • #48
                                                Est ce que ça veut dire que le contrat de sponsoring maillot du Barça ne sera pas accepté par l'UEFA dans le cadre du FPF ? :rolleye:

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                                                • #49
                                                  PSG et Manchester City: L’UEFA les a à l’oeil…

                                                  L’UEFA publie ce lundi un rapport de 124 pages sur « la procédure d’octroi de licences aux clubs dans le football européen à la suite des mesures de fair-play financier », détaille l’instance européenne sur son site Internet. Le bilan de l’UEFA fait notamment le point sur l’état économique des clubs participant aux compétitions européennes. Il met également en garde le PSG et Manchester City, notamment, quand aux règles du fair-play financier.

                                                  Le PSG ou Manchester City ne pourront pas tricher avec le fair-play financier

                                                  The Guardian cite ainsi Gianni Infantino, secrétaire général de l’UEFA, expliquant que les deals signés par City avec Etihad et le PSG avec Qatar Tourism Authority (pour plus de 150M€ par saison) seraient rigoureusement étudiés pour voir s’ils respectent, ou pas, les règles du FFP. « Tout le monde, le PSG également, connaît les règles et sait quand il ne les respecte pas. Ils savent que la règle consiste à générer des revenus pour couvrir les dépenses sans tricher. » Le secrétaire général se veut néanmoins confiant et ajoute: « Le PSG doit respecter les règles, ils veulent respecter les règles. Le FFP est là pour aider les clubs. L’UEFA ne veut pas les sanctionner, nous voulons les aider. Mais parfois, il faut savoir sanctionner quelqu’un pour aider. »

                                                  Une perte record de 1,7 milliards d’euros pour les clubs européens de 1re division

                                                  D’un point de vue économique, le rapport annuel de l’UEFA qui vient d’être publié, révèle que l’ensemble des clubs européens de 1re division européenne ont enregistré 1,7 milliards d’euros de perte sur l’exercice 2011. Un chiffre en hausse de 600M€ sur 5 ans. La moitié de la somme est imputable à seulement 10 clubs. « Le contrôle des salaires des joueurs demeure le plus grand défi du football, précise le rapport. Ces cinq dernières années, les salaires ont augmenté de 38 %, absorbant à eux seuls l’intégralité de la hausse des recettes, qui s’élevait à 24 % pour la même période. » Sur l’ensemble des clubs étudiés et sur les 3 dernières exercices, 46 clubs n’auraient pas réussi à passer les critères du fair-play financier qui seront instaurées par l’UEFA à partir de 2014-2015, note le rapport.

                                                  http://www.sportune.fr/sport-busines...-a-loeil-87417


                                                  L'UEFA met en garde le PSG


                                                  Ce lundi, en marge de la présentation du rapport de benchmarking sur la procédure d'octroi de licence aux clubs, Gianni Infantino, le secrétaire général italien de l'UEFA, a tenu à mettre en garde les clubs qui dépensent plus qu'ils ne génèrent d'argent, dont le PSG et Manchester City par exemple.

                                                  "Comme tous les autres clubs, le PSG sait qu'il devra respecter le fair-play financier. Il faudra donc que ses dirigeants démontrent que leurs frais sont couverts par leurs revenus, au-delà du montant de déficit autorisé (...) Le PSG devra présenter ses comptes et ses justifications l'année prochaine quand la règle du fair-play financier entrera en vigueur pour la saison 2014-2015. Les saisons 2012 et 2013 seront prises également en compte et les instances jugeront si leurs comptes sont conformes aux règles (...) Le club parisien dit vouloir respecter les règles, le panel de l'UEFA en jugera le moment venu. En ce qui concerne le salaire de David Beckham, c'est une bonne chose qu'un montant important soit donné à une œuvre de charité. Mais le salaire d'un joueur, quelle que soit la destination qu'il veut lui donner, doit toujours figurer sur les comptes du club. Il faut présenter des comptes corrects. En ce qui concerne le contrat de sponsoring du PSG, il est important de se poser la question de la valeur juste de ce partenariat. Des expertises et des comparaisons avec les montants perçus par d'autres clubs permettront de déterminer si la valeur du contrat est correcte par rapport aux lois du marché" a-t-il expliqué, rapporte Le Figaro.

                                                  Rappelons que récemment, Michel Platini avait déjà évoqué le sujet sur RTL : "Le PSG a intérêt de trouver des astuces, mais après c'est la commission qui décidera s'ils sont dans les clous ou non. Je ne sais pas ce qu'ils vont faire, mais il y a des règles, elles existent donc c'est à eux de les remplir. Le PSG passera devant la commission comme tous les autres clubs et on verra comment cela se passera. Pour l'instant, je ne peux pas me prononcer. Mais c'est vrai que si le maillot du FC Barcelone coûte 20 M€ parce qu'il est champion du monde, et que tu le valorises à 200 M€, il y a quelques choses de pas normal" disait-il.

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                                                  • #50
                                                    PSG: Quand Thiriez défend le contrat d’image géant du PSG…

                                                    Le contrat d’image sur 5 ans signé par le PSG avec Qatar Tourism Authority moyenna 150 à 200M€ par saison, c’est l’énorme deal qui doit permettre au club d’approcher un équilibre financier malgré les énormes investissements consentis, notamment dans le recrutement de joueurs. Un deal qui pose la question de sa concordance avec les règles du fair-play financier bientôt appliquées par l’UEFA. Dans un débat avec Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, organisé lors des assises Sporsora de l’économie du sport, jeudi, Frédéric Thiriez, le président de la LFP, a pris la défense du contrat signé par Paris.

                                                    Pour Thiriez, l’UEFA ne doit pas empêcher l’émergence d’un club comme le PSG

                                                    Des propos rapportés par L’Equipe, ce jeudi. » J’ai entendu certains grands clubs, le Bayern, le Real, dire que ce que faisait le PSG n’était pas conforme au fair-play financier, explique Frédéric Thiriez. Je ne vois pas pourquoi. Il s’agit d’un contrat d’image qui vise à assurer, à travers le PSG, le rayonnement du Qatar dans le monde. (…) Je serais assez étonné que l’UEFA ne l’accepte pas. Il ne faut pas que le fair)play financier soit instrumentalisé dans le but de préserver les positions acquises et empêcher l’émergence d’un club comme le PSG ». Jean-Michel Aulas n’avait, lui, pas tout à fait le même avis sur le sujet…

                                                    http://www.sportune.fr/article/psg-q...t-du-psg-89411

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