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FootballLeaks Contrats, blanchiment et fraudes : la plus grande fuite d’informations

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  • Corruption: de nouveaux éléments plombent Nasser al-Khelaïfi et le Qatar

    18 octobre 2019 Par Yann Philippin


    Dans l’affaire qui lui vaut des poursuites pour « corruption privée » en Suisse, des documents confidentiels révèlent comment Nasser al-Khelaïfi a organisé le financement d’une villa de luxe avantageusement occupée par l’ancien numéro deux de la Fifa et a conclu au même moment un généreux contrat télé avec la fédération, au moment où l’attribution de la Coupe du monde au Qatar était menacée.



    Sardaigne, 13 octobre 2017. Les puissantes Alfa Romeo grises de la brigade financière se ruent, gyrophares allumés, sur la route qui conduit à Arzachena, près de Porto Cervo, le Saint-Tropez italien. Les policiers perquisitionnent et opèrent la saisie d’une somptueuse villa de 438 mètres carrés dominant l’un des bords de mer les plus convoités de Méditerranée. Jérôme Valcke, ancien vice-président de la Fifa, en a été l'heureux locataire.


    https://www.mediapart.fr/journal/int...fi-et-le-qatar







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    • Nasser Al-Khelaïfi devrait être réentendu par la justice suisse

      Le président du PSG fait l’objet d’une procédure pénale en sa qualité de directeur du groupe BeIN Media. Il est soupçonné de corruption active lors de l’attribution des droits télé pour les coupes du monde de football 2026 et 2030.




      Par Rémi Dupré Publié le 17 octobre 2019 à 16h52 - Mis à jour le 17 octobre 2019 à 23h39


      Nasser Al-Khelaïfi, en février 2019. Dave Thompson / AP


      Nasser Al-Khelaïfi a-t-il tenté de corrompre l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA), Jérôme Valcke ? La question reste entière depuis le 12 octobre 2017 et l’annonce par le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) de l’ouverture d’une procédure pénale à l’encontre du président qatari du Paris-Saint-Germain.



      Soupçonné de « corruption privée active », M. Al-Khelaïfi aurait, selon un communiqué du parquet, en sa qualité de directeur du groupe BeIN Media, prétendument offert des « avantages indus en lien avec l’octroi de droits média dans certains pays en ce qui concerne les Coupes du monde de 2026 et de 2030 » au Français Jérôme Valcke, ex-numéro 2 de la FIFA, lui aussi visé par l’enquête du MPC.





      A ce jour, M. Al-Khelaïfi a été entendu une fois par le parquet suisse, en octobre 2017. « Des dates ont été bloquées pour d’éventuelles auditions ces prochains mois, mais aucune convocation ne nous est encore parvenue. Il continuera de pleinement collaborer à la manifestation de la vérité », explique au Monde Me Grégoire Mangeat, l’un des avocats suisses (avec Mes Marc Bonnant et Fanny Margairaz) du dirigeant qatari.



      Ce dernier a été par ailleurs mis en examen, en juin, à Paris, par le juge Renaud Van Ruymbeke, dans le cadre de l’enquête visant la candidature, non retenue, de Doha à l’organisation des Mondiaux d’athlétisme 2017. Selon l’AFP, il a gardé le silence durant son audition, en juin, « estimant que toutes les réponses utiles avaient déjà été apportées. »


      Une situation d’absence de concurrence pour BeIN Media




      Le parquet suisse se focalise sur deux éléments dans le cadre du dossier Al-Khelaïfi-Valcke.



      Le premier est l’accord qui sécurise l’octroi à BeIN Media des droits médias des Mondiaux 2026 (organisés par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique) et 2030. Selon les proches du dossier, le contrat a été signé en 2014 pour un montant avoisinant 500 millions d’euros. Il concerne vingt-quatre pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA).



      L’accord n’a jamais été officiellement annoncé par la FIFA et conclu sans appel d’offres – ce qui a été le cas aussi pour d’autres contrats (avec la chaîne brésilienne TV Globo, la chaîne américaine FoxSports-avant et après l’accord signé avec BeIn- et le groupe Mountrigi Management). « L’absence d’appel d’offres est une pratique très courante dans le monde du sport. Cela ne signifie pas encore que des règles aient été violées et que la FIFA ait été lésée », observe Me Grégoire Mangeat.



      « Dans les prochaines semaines », les conseils de M. Al-Khelaïfi verseront au dossier un « rapport indépendant qui arrive à la conclusion que le prix payé par BeIN est en rapport, non seulement avec les montants payés pour les éditions précédentes, mais également avec les montants payés pour des événements comparables. »



      Me Mangeat estime que ce rapport « devrait avoir pour conséquence raisonnable la fin prochaine des poursuites. L’absence de rapports de concurrence sur le marché MENA rend inapplicable la loi suisse qui réprimait la corruption privée au moment des faits. Il n’y avait alors pas de marché concurrentiel dans cette région du monde, faute d’autre acteur capable de participer à une telle procédure d’attribution, pour ce type d’événement et d’investissement. »



      « L’un des paradoxes des accusations qui sont adressées à intervalles réguliers à notre client, c’est le fait que les médias et la justice empruntent des voies totalement opposées dans cette affaire, considère Me Mangeat. Pour la justice, si l’attribution s’était faite différemment, elle aurait rapporté encore plus d’argent à la FIFA ; tandis que pour les médias, les montants versés pour l’octroi des droits sont si importants qu’ils seraient le signe d’intentions déguisées… »

      La « villa Bianca »


      Le parquet suisse s’intéresse également à une villa baptisée « Villa Bianca », située à Porto Cervo, en Sardaigne. Selon la police italienne qui l’a perquisitionnée, elle serait « le moyen de corruption » utilisé par M. Al-Khelaïfi envers M. Valcke. Des accusations qui sont « fermement contestées par M. Al-Khelaïfi », selon ses avocats.



      A défaut de l’acquérir, comme il en avait l’intention en la visitant à deux reprises à l’été 2013, M. Valcke a décidé de louer cette villa pour y résider. Le Monde a eu accès au contrat de location. Dans ce document rédigé en anglais et en italien, il apparaît que la « Villa Bianca » appartient à Abdelkader Bessedik, propriétaire de la société qatarie Golden Home Real Estate. Ce proche de M. Al-Khelaïfi a acheté la demeure (un temps estimée à 7 millions d’euros) 5 millions d’euros grâce à un prêt du patron du PSG.




      « Notre client n’est pas et n’a jamais été propriétaire de cette villa, indique Me Mangeat. Il ne l’a même jamais vue. M. Al-Khelaïfi n’a fait qu’octroyer un prêt à l’un de ses amis, M. Bessedik. Le remboursement du prêt a commencé en 2014, déjà. Il s’est terminé en mars 2017. »




      Le contrat de location a été signé le 1er juillet 2014 par M. Bessedik et Jérôme Valcke, en tant qu’unique actionnaire de la société offshore Umbelina SA, domicilée aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal. Créée en 2013 pour acheter un yacht, Umbelina SA est notamment apparue, en 2016, lors du scandale des Panama Papers.



      « Effectif entre les deux parties pour une période de quatorze mois », le bail de location s’étire du 1er avril 2014 au 31 août 2015 et est renouvelable pour douze mois. Le loyer annuel de la propriété s’élève à 96 000 euros. Le locataire doit s’acquitter de douze versements réguliers « par virement bancaire » de 8 000 euros. Dans le camp Valcke, on assure que le Français a payé son loyer.



      Selon Le Parisien, la justice suisse s’est aussi polarisée sur un cadeau qu’aurait fait M. Al-Khelaïfi à M. Valcke en 2015, à Doha : une montre de marque Cartier, d’une valeur estimée entre 10 000 et 20 000 euros. Dans le camp Al-Khelaïfi, on assure que cette montre, trouvée sous son oreiller par l’ex-numéro deux de la FIFA, a été offerte par et à l’initiative du service protocolaire du Qatar et que le président du PSG n’était pas au courant.



      Pour ses avocats, M. Al-Khelaïfi « doit affronter une campagne de dénigrement médiatique pour le moins suspecte, dans un contexte de tensions politiques extrêmement fortes entretenues à l’endroit du Qatar et de sa personne. » Une référence à peine voilée au contexte général. A savoir les enquêtes des justices française et suisse sur les conditions d’attribution du Mondial 2022 au Qatar, et la guerre commerciale et diplomatique menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis à Doha.



      « Le classement de la procédure contre notre client demeure, deux ans après sa première audition, l’hypothèse la plus raisonnable, considèreMe Mangeat. Les absences de concurrence, d’un avantage provenant de notre client, de même que de violation de ses devoirs par M. Valcke ne laissent aucune place à la possibilité d’une accusation sérieuse. ». A charge pour les défenseurs de M. Al-Khelaïfi de convaincre les autorités suisses.


      https://www.lemonde.fr/sport/article...5909_3242.html

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      • Envoyé par -Msila28 Voir le message
        Monaco: Le juge d'instruction de l'affaire Rybolovlev «ne sera pas renouvelé»

        JUSTICE «Tous les dossiers en cours seront repris», assure le gouvernement monégasque
        M.F. avec AFP



        Pour le syndicat USM, c’est un mauvais signe pour l’indépendance de la justice en Principauté. Le juge français Edouard Levrault, chargé d’instruire avec un collègue monégasque le scandale autour du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, va, contre toute attente, devoir partir. « Le détachement de M. Edouard Levrault, juge d’instruction, en poste en Principauté depuis bientôt trois ans viendra à échéance au 1er septembre prochain, indique la Direction des services judiciaires dans un communiqué. Il ne sera pas renouvelé. »


        « On est très surpris, surtout que le Prince disait qu’il fallait le laisser finir son travail », a déclaré le secrétaire général de l’Union syndicale des Magistrats, Jacky Coulon, confirmant une information de Monaco-Matin.


        « Cela pose beaucoup de questions »

        « Courant avril, il avait été indiqué à Edouard Levrault qu’il y avait un avis favorable au renouvellement de son détachement, et il vient d’apprendre que les autorités monégasques ne demandaient pas son renouvellement. Cela pose beaucoup de questions, et on s’inquiète pour l’indépendance de la justice », a-t-il ajouté.


        A Monaco, la justice est rendue par des magistrats français. Mais depuis 2018, au grand dam de l’USM, la Principauté a décidé de leur imposer une rotation plus rapide, au bout de seulement trois ans.


        « Tous les dossiers en cours seront repris »

        Interrogé sur le sort du juge Levrault, le Garde des Sceaux monégasque Laurent Anselmi avait assuré début 2018 : « D’ici là, il aura largement le temps de terminer son instruction ».


        Dans un communiqué, le gouvernement monégasque a indiqué que « tous les dossiers en cours seront repris et traités par des magistrats instructeurs qui bénéficieront, à l’instar de leurs prédécesseurs, de tous les moyens permettant d’accomplir leur mission en toute indépendance ».


        Le juge Levrault a inculpé l’ancien ministre de l’Intérieur monégasque

        Le gouvernement annonce aussi la création d’un troisième cabinet d’instruction pour écluser davantage de dossiers, et plus vite. Deux magistrats détachés doivent arriver, l’un pour ce 3e cabinet, et l’autre pour remplacer Edouard Levrault.


        Dans l’un des volets de l’affaire Rybolovlev, le juge Levrault a inculpé l’ancien ministre de l’Intérieur monégasque Paul Masseron et trois hauts dirigeants policiers soupçonnés d’avoir été dévoués au milliardaire russe. A ce trafic d’influence passif, le juge a ajouté des soupçons de corruption passive.


        Tableaux de maîtres

        Au total, neuf personnes – dont Dmitri Rybolovlev, patron de l’AS Monaco, son avocate Me Tetiana Bersheda et l’ancien garde des Sceaux Philippe Narmino, l’épouse et le fils de ce dernier – ont été mises en cause, après des auditions et des perquisitions, provoquant une onde de choc sans précédent dans la Principauté.


        L’affaire au départ était circonscrite à MM. Rybolovlev et Bouvier, le premier se plaignant d’avoir été escroqué d’un milliard de dollars par le second qui lui aurait surfacturé des tableaux de maîtres.


        https://www.20minutes.fr/justice/255...vlev-renouvele
        Edouard Levrault est le juge FR qui a mis le feu à Monaco pointant les liens entre l’oligarque Rybolovlev et la police, la justice et le pouvoir. Au moment où l'enquête s'approchait du Palais, Albert II a signé une ordonnance d'immunité.

        https://twitter.com/Brevesdepresse/s...949215744?s=20


        Le monde merveilleux de la Principauté de Monaco Rybolovlev Mafieux Russe et propriétaire de l'AS Monaco, polices, justice, pouvoir et protection du prince Albert II

        reportage sur l'enquête Rybolovlev :

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