« Plus nombreux sont les ennemis, plus belle est la victoire » , telle est la banderole qui flotte dans le Virage Nord en ce 4 mai 2002


Les Gones voient de nombreux adversaires se dresser sur leur route à l'aube de cette saison 2001/2002. Pourtant, après une défaite initiale à Lens (2-0), les hommes de Jacques Santini enchaînent 4 succès consécutifs et confirment leur rang de favori n°1 dans la course au titre de champion. Etrillant le champion de France en titre, Nantes (4-1), puis Rennes (4-0) , l'OL est même leader au soir de la 9e journée. Malheureusement, un mois d'octobre mal négocié éloigne petit à petit les olympiens de la première place. A la trêve, l'OL ne compte néanmoins que trois points de retard sur le leader, Lens.



Trois points qui, au fil des journées et des matchs reportés, se transforment bientôt en huit. Les coéquipiers de Sonny Anderson sont en train de laisser s'envoler leurs rêves de sacre. Mais les Lyonnais, avec dans un coin de leur tête la perspective de recevoir Lens lors de l'ultime journée, ne s'en laissent pas compter. Impressionnants à domicile (l'OL terminera la saison invaincu à Gerland avec 14 victoires et 3 nuls), mais décevants à l'extérieur (concédants notamment 8 défaites), les olympiens cravachent dans la dernière ligne droite et rectifient le tir hors de leurs bases en s'imposant dans des chocs décisifs face à Auxerre (1-0, 31e journée) et Bordeaux (1-0, 33e journée) pour ne plus compter qu'un petit point de retard le matin du 4 mai, au moment d'accueillir Lens dans une sorte de finale du championnat.




Ce jour là, Gerland s'est paré de ses habits de lumière, 40 000 lyonnais chantent à gorges déployées. La pression est énorme pour l'OL qui n'est plus qu'à 90 minutes d'un premier titre de champion de France. Mais la légende est en marche, et rien ne pourra plus y changer. L'OL s'impose 3-1. L'instant est historique et magique, comme la nuit de folie qui s'en suit dans les rues de Lyon