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LEROND André

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  • LEROND André

    André LEROND




    Né le 6/12/1930
    A : Le Havre
    Poste défenseur

    Carrière :
    1951 : AS Cannes
    1951-1959 : Olympique Lyonnais
    1959-1963 : Stade Français

    31 sélections en Equipe de France
    Participation à la Coupe du Monde de 1958 en Suède.

    Tout, sauf un stade de foot…
    « A l'époque, Gerland, c'était le stade antique, le stade grec. C'était tout, sauf un stade de foot. Il y avait une piste cycliste autour, qui n'a presque jamais servi. Peut-être une ou deux fois pour le Tour de France. Il y avait aussi une piste d'athlétisme autour du terrain ; un terrain qui servait à la fois pour le rugby et pour le foot. Jouant le plus souvent au stade des Iris à Villeurbanne, nous aimions bien cependant aller à Gerland. Il y avait 8 ou 10 000 spectateurs à chaque match, bien que les installations soient très primaires. Car le stade était déjà vieux à cette époque. La condensation ruisselait sur les murs des vestiaires ! »
    Source : témoignage d’André Lerond, ancien joueur de l'OL.
    Il a été numéro 5, arrière central, de 1950 à 1959.






    Dernière modification par MuM_, 06/06/2007, 06h22.

  • #2
    // Lerond André //

    Merci à Le Chat Noir : http://perso.numericable.fr/~pperrus...erondAndre.htm

    La brillante carrière d’un garçon que la vie n’a pas épargnée.

    Le gamin timide de Coutainville
    Né en décembre 1930 au Havre, c'est à 6 ans que son père lui fait découvrir le foot à la Cavée-Verte ou les Havrais luttent pour se sortir de la D2.
    En 1940, Il quitte Le Havre, la guerre contraignant sa famille à émigrer dans la presqu’île du Contentin à Coutainville.
    Orphelin très tôt, il est élevé par son grand père.
    Il débute au FC Coutainville à l'age de 10 ans, puis quelques années plus tard, alors qu’il est lycéen il joue au CS Coutançais. Il occupe tous les postes, même gardien. Cette particularité le suivra tout au long de sa carrière.
    Alors qu’il n’est que cadet, il joue "avec les vieux" en Promotion d'honneur et porte son premier brassard de capitaine.
    Après le décès de son grand père, il se retrouve seul et se destine au métier de comptable.

    Le Normand signe à Cannes son premier contrat professionnel
    En 1951 alors qu'il est en vacances à Antibes, Monaco joue un match amical contre Saint-Raphaël et ne dispose pas d’arrière central. Son entraîneur de l’époque, Planque (un ancien joueur du Red Star) propose aux dirigeants Monégasque de l’essayer. Dès la fin du match, Monaco souhaite l’engager mais il choisit Cannes dirigé par Lucien Troupel « son père spirituel », lui l’homme du Nord choisi de se fixer dans le midi.
    A Cannes, Il n’y reste que quelques mois. Les mauvais résultats de l'équipe et l’état des finances obligent les dirigeants cannois à transférer leurs jeunes joueurs. Lerond part pour Lyon
    Bitmap

    L’arrivée à Lyon
    Il arrive en gare de Perrache, le soir de Noël 1951 et comme beaucoup de célibataires du club, il loge, chez le Père Biol.

    Il débute à l’OL en cours de saison 1951-1952, dans une équipe hétéroclite composée de jeunes joueurs et de plus anciens. Il gagne 220 francs par mois alors que Grillon et Flamion touchent entre 4000 et 5 000 francs.
    Il s’adapte très vite au club et à la ville. Hélas, malgré un groupe ou il règne une bonne ambiance, l'équipe redescend en D2
    Les Lyonnais que l’on dit exigeants et froids, l’ont adopté et ne lui en veulent pas, il est très respecté et estimé du public qui l'appelle "Monsieur LEROND". Il en a conscience et dit alors que les spectateurs Lyonnais sont les meilleurs du Monde.


    Son seul titre : Champion de France de D2 en 1954
    Après une première saison 1952-1953 de D2 difficile, la deuxième est la bonne et c'est en tant que capitaine de l'équipe qu'il obtient son seul titre officiel : Champion de D2 en juin 1954


    L’Algérie
    Alors qu’il venait de se marier, un jour de mars 1956, un gendarme vient le prévenir que sa classe est rappelée.
    Au moment ou le bateau quitte le port de Marseille, l’arbitre siffle le début du match Marseille Lyon.
    Pendant 6 mois il ne touche pas un ballon. Pire, perdu au sud de Tlecem, la nourriture !!!!!, le manque d’eau potable, les marches avec les gros godillots ont de graves conséquences sur sa santé.
    Une permission exceptionnelle lui permet de revoir les siens à Oran.
    Le président Groslevin a organisé un match amical. Il est tellement amaigri que sa femme et ses coéquipiers reculent en le voyant.
    Rentré en France, il passe son temps en soins. Outre sa cheville blessée nécessitant une opération, la dysenterie le met à terre.
    Avec son tempérament scrupuleux, il ne veux pas passer pour un douillet, il redouble d’effort à l’entraînement et retrouve …… la condition physique puis……. le terrain

    L'équipe de France
    Après 7 sélections comme international B, c'est le Professeur Trillat, avec qui il était très proche au point de le considérer comme son grand frère, qui lui annonce sa première sélection en équipe de France A en 1957 contre la Hongrie. Bitmap
    En 1958, Il joue encore à l'OL et participe aux exploits de cette fabuleuse équipe de France qui termine 3ème de la Coupe du monde en Suède.
    Il évolue à plusieurs postes, Demi gauche ou arrière gauche et au centre de la défense..
    Il aurait pu faire une plus grande carrière internationale, si Roger Marche le recordman des sélections n'avait pas occupé le même poste que lui.

    Le départ de LYON
    Il quitte à contre cœur en juin 1959, une ville ou il a rencontré son épouse et dans laquelle il se plaît. Lassé des promesses non tenues par les dirigeants qui parlent de bâtir une grande équipe mais qui laissent partir chaque année de nombreux joueurs.
    Il choisit de monter à Paris et il signe au Stade Français.

    Le Stade Français
    Le Stade Français vient de conquérir le titre de champion de D2. Le club dispose des installations de la « Suze » à Maison-Alfort et de finances non négligeables qui lui permettent de construire une équipe digne de la première division.
    Acheté 22 millions, les dirigeants parisiens compte sur Lerond pour stabiliser la défense.
    Mais les attentes ne sont pas au rendez-vous. 782 spectateurs au Parc pour un Stade Français-Feyenoord.
    « Une première saison en Enfer » titrait un article du Miroir du Football de mai 1960.
    Lui, le bon ouvrier, le footballeur consciencieux, se retrouve dans une équipe ou les rouages grincent, Il n’est pas heureux.
    De cette première saison 1959-1960 il dira «oui je viens de vivre ma plus mauvaise saison». Alors qu’il avait quitté Lyon pour ne pas redescendre en D2, il se retrouve à nouveau au charbon dans une équipe qui cravache pour éviter la relégation.
    En septembre 1959, la maladie contractée en Algérie l’affaiblit. et lui fait perdre sa place en équipe de France. Pendant le long traitement, il rate des matches mais Il se bat, comme toujours, puis se porte mieux. Il retrouve sa place en championnat et en équipe de France.
    En 1961, il est élu meilleur joueur du championnat.

    L’arrêt de sa carrière
    En 1963, les malheurs continuent. Ses deux belles sœurs, qui dirigeaient avec leur père une entreprise Villeurbannaise spécialisée dans le textiles pour l’hygiène et la chirurgie, se tuent lors de leurs vacances sur les routes d’Espagne.
    A 30 ans, à la demande de son beau père, il arrête brusquement sa carrière en pleine maturité.
    De 1957 à 1963, son palmarès est de 31 sélections en équipe de France. En 1960 il en devient le capitaine des tricolores. Il le demeurera jusqu’à son dernier match le 28 avril 1963 contre le Brésil de Pelé avec ….Di Nallo…. comme partenaire devant 50 000 personnes.
    En championnat, Il jouera son dernier match le 05 mai 1963 avec le stade Français contre….. Lyon.
    Conséquence de cet arrêt brutal, Lerond doit comme il le rappelle « se recycler » mais comme toujours, il se jette avec toute son énergie dans ce nouveau métier et fréquente les cours du soir. Il deviendra quelques années plus tard, le Directeur Commercial d’une chaîne nationale de distribution pour l’essuyage industrielle.


    Un concert de louanges pour un Grand Monsieur
    Au fur et à mesure de la lecture des articles sur André Lerond, j’ai été impressionné par les louanges qui lui ont été adressés.
    « Bon élève, bon ouvrier » «son intelligence de footballeur, sa rapidité, sa présence sinon brillante, du moins constante sur le terrain » « c’est un footballeur, si compétent et consciencieux » « un gentleman » « discret, pudique, réservé sur ses sentiments. » « un exemple de conscience professionnelle de rigueur morale et de droiture » « Difficile à tromper excellent footballeur toujours en éveil et remarquable dans toutes ses interventions » « Excellent footballeur à la bonne technique qui dribble sec remarquable sur l’homme et par ses interventions, Dédé était très bon de la tête .. parmi les grands défenseurs français » « Correction et talent »


    Principales sources :
    Miroir du Football, Les cahiers de l’équipe, L’histoire de l’Olympique Lyonnais, Les 25 ans de football à l’OL, Le Progrès
    Articles de Jean-François Mesplède, Olivier Blanc,Roger Frankeur
    Dernière modification par MuM_, 06/06/2007, 06h25.

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    • #3
      je connais pas ce mec, c'est pas de ma génération

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      • #4
        Envoyé par max351
        je connais pas ce mec, c'est pas de ma génération
        ce mec, ce mec...pfffffffff.....

        moi, c'était mon idole, je l'admirais plus que tout.
        je me souviens quand il avait fait toute la "une" du France foot-ball de l'époque.

        la classe, l'efficacité, un seigneur sur le terrain.

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        • #5
          Et un grand homme bien après l'arret de sa carrière. Je me souviens qu'en 98, en pleine coupe du monde. TLM l'avait reçu dans son émission "Lundi sports" en compagnie de Camille Ninel. Cet homme m'avait fait une impression incroyable. Enormément de charisme. Je crois me souvenir que justement, il dirigeait encore à l'époque une entreprise de textiles qui fonctionnait très bien.

          Belle reconversion Monsieur Lerond.

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          • #6
            Envoyé par JP Caze
            moi, c'était mon idole, je l'admirais plus que tout.
            la classe, l'efficacité, un seigneur sur le terrain.
            Je ne peux rien ajouter car c 'est exactement mon sentiment.
            Elegance morale aussi bien que physique.
            T 'as raison : UN SEIGNEUR !!!!!
            Digne dans la défaite, comme humble dans les victoires.
            Doyen

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            • #7
              Voila, je suis allé voir le match Lyon Brest hier, et j'ai vu Mr TONY BERTRAND taper le ballon. Du coup je n'ai pu m'empêcher de penser à mon PDG, André LEROND, qui aujourd'hui lutte contre la maladie.
              Je sais que beaucoup de générations ne le connaissent pas, mais j'aurais tant aimé le voir une dernière fois sur un terrain, juste 10s.
              Je sais qu'il est beaucoup trop humble si Mr AULAS lui proposait, il refuserait, mais je sais Oh combien il en serait fier.
              Il a tant apporté dans son entreprise, tant aimé l'Olympique Lyonnais également pendant 8 ans, que j'aurai tant aimé qu'on lui rende cet hommage.
              Ce qu'on ne peut faire sur le carré vert, je lui fais aujourd'hui sur ce forum
              Cela restera un rêve, j'ai peur que la maladie soit plus rapide...
              Dernière modification par kraken69, 23/10/2012, 07h00.

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              • #8
                Un moment d'enfance

                Kraken69 ,je suis d'accord avec toi : si cela n'a pas été fait cet homme mérite de recevoir une ovation au stade de Gerland ( lieu de ses exploits) . Un souvenir personnel : j'avais 13 ans et j'étais en vacances en famille dans une villa de Veyrier du lac (Annecy) A ma grande surprise il était là avec M. Lesomptier (président du stade français) ; Il m'a serré la main , j'étais très heureux et triste à la fois car il m'a dit partir à Paris . Je n'ai rien oublié de ce moment et j'ai toujours été impressionné par le parcours de cet homme . Que ce monsieur soit un exemple pour nos jeunes joueurs ...

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                • #9
                  Ah ! Je suis content que l'on pense à Lerond. André Lerond est un joueur important dans l'histoire de l'Olympique Lyonnais. C'est un homme qui compte, comme Aimé Mignot, par exemple.

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                  • #10
                    Envoyé par kraken69 Voir le message
                    Voila, je suis allé voir le match Lyon Brest hier, et j'ai vu Mr TONY BERTRAND taper le ballon. Du coup je n'ai pu m'empêcher de penser à mon PDG, André LEROND, qui aujourd'hui lutte contre la maladie.
                    Je sais que beaucoup de générations ne le connaissent pas, mais j'aurais tant aimé le voir une dernière fois sur un terrain, juste 10s.
                    Je sais qu'il est beaucoup trop humble si Mr AULAS lui proposait, il refuserait, mais je sais Oh combien il en serait fier.
                    Il a tant apporté dans son entreprise, tant aimé l'Olympique Lyonnais également pendant 8 ans, que j'aurai tant aimé qu'on lui rende cet hommage.
                    Ce qu'on ne peut faire sur le carré vert, je lui fais aujourd'hui sur ce forum
                    Cela restera un rêve, j'ai peur que la maladie soit plus rapide...
                    Et bien malheureusement André LEROND nous a quitté ce jour, dans l'anonymat qu'il chérissait tant.

                    Reposez en paix, vous avez rejoins Jeanne qui vous attendait patiemment la haut.

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                    • #11
                      Envoyé par kraken69 Voir le message
                      Et bien malheureusement André LEROND nous a quitté ce jour, dans l'anonymat qu'il chérissait tant.

                      Reposez en paix, vous avez rejoins Jeanne qui vous attendait patiemment la haut.
                      Il n'y a jamais de message à valeur ajoutée dans ce genre de circonstances, mais c'est malgré tout mieux que pas de message : merci pour tout, M.Lerond !

                      J'espère que le club saura lui rendre hommage.

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