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  • Envoyé par Yanloup Voir le message

    Ceci résume tout à fait ma pensée. Mis à part que je suis, comme à mon habitude , plus mesuré: je milite pour une L1 à 18. Mécaniquement le niveau moyen s'en trouverait (un peu) plus relevé.
    Manœuvre éhontée de Didier Yanloup, DS du FC Pau, qui place ses pions en vue d'un accessit inéluctable dans l'élite

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    • Envoyé par Valke 1989 Voir le message

      1000 fois d'accord.

      Mais je changerais la conclusion.

      La FFF est condamnée à devoir tuer elle-même son enfant LFP.

      Le Graët parangon de vertu digne du dôme de la chapelle Sixtine actant les décisions de la LFP car elles sont toujours logiques et qu'elles sont garantes de l'égalité des chances ->
      Aïe pour l'OL pour réclamer réparation financière.

      Mais si le guingampais Sixtinien est obligé de sortir de la Chpelle pour avouer que la LFP raisonne comme de la merde et qu'il faut un recul sage pour les évaluer intelligemment (disons fin mai)
      Je verserais bien un élément de plus au dossier créé pour avoir réparation financière.



      A moins que Le Graët ne parvienne à se faire passer pour Agamemnon sacrifiant Iphigénie de façon Sixtinienne.
      Mais ça pue l'image d'un Kayler Sösze armoricain.



      Il vous reste des pop-corns ?




      EDIT
      (Ou des sous pour dédommager les pauvres victimes innocentes ?)
      Je sais déjà ce que je vais faire ce soir

      décrypte toutes tes références car très honnêtement je n en comprends aucune

      Mais cela va être sympa et au moins je devrais m enrichir ce qui est deja beaucoups en cette période d incertitude

      par contre sur le fond, cette décision met quand même le graet dans l embarras, comme ce n est pas la première fois, gageons que ce soit une fois de plus et que notre flamboyant breton ressorte grandis de cette épreuve et tout neuf pour un nouveau mandat.

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      • Envoyé par Fil-OM Voir le message

        Cela devrait pourtant être une évidence d'avoir une Ligue 1 et Ligue 2 à 22 clubs la saison prochaine.
        Je ne suis pas très au fait du National mais ça me paraît compliqué de passer de 40 clubs à 44 avec juste 2 montées de National vers L2. Après je viens de me lever donc je oeux'me tromper.


        Plus globalement, le foot français semble être encore plus petit (en qualité) que ce que l'on redoutait. Décision prématurée de tuer une saison sans respect de l'éthique sportive, manoeuvres par derrière (pas nouveau mais là ça vise des personnes/clubs en particulier ce qui pourrait déboucher sur de longues contestations voire procès), communication déplorable des présidents et des représentants des fédé et ligues, injonctions paradoxales en veux-tu en voilà, des clubs au bord de la banqueroute, des clubs bien loin du fpf qui dénaturent le sportif, trading sans queue ni tête, etc.
        Quand je vois les personnes au pouvoir aujourd'hui dans les grandes décisions du foot pro, je me doute déjà que sauf PSG, le foot français sera encore plus nul que lors des 10 dernières années. Mais apparemment beaucoup, dont des supporters, n'en sont pas dérangés...

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        • Envoyé par anaxagore Voir le message

          Je sais déjà ce que je vais faire ce soir

          décrypte toutes tes références car très honnêtement je n en comprends aucune

          Mais cela va être sympa et au moins je devrais m enrichir ce qui est deja beaucoups en cette période d incertitude

          par contre sur le fond, cette décision met quand même le graet dans l embarras, comme ce n est pas la première fois, gageons que ce soit une fois de plus et que notre flamboyant breton ressorte grandis de cette épreuve et tout neuf pour un nouveau mandat.
          Oups... J'ai encore fait mon Yann Moix...

          On est d'accord sur toutes les observations !

          Sauf 2 petites conclusions..

          1 Selon moi, Le Graët va passer pour un intriguant qui pense à gueule et privilégie ses élections au sort de clubs allant mourir économiquement en National pour quelques buts en moins.

          2 La lâcheté peut avoir un accent stratégique pour les clubs perdants.

          En particulier pour l'OL misant sur l'absence d'égalité des chances devant une LFP qui a l'air d'avoir besoin d'instance supérieure pour réévaluer des décisions précipitamment finies au pipi.
          Instance de la FFF pour la L2 qui a maintenant du recul.

          Mais pour la L1, le recul suffisant doit-il être une juridiction ? Qui au passage ne cherchera pas à intriguer dans le but d'être réélu et sera, ELLE, objective ? (Le Graët, si tu nous entends )



          C'est tortueux, c'est évident, mais pour compenser l'égalité des chances par du pognon cela me semble un élément parmi d'autres à verser à l'ensemble du dossier.

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          • Envoyé par Lyonnais921 Voir le message

            Tu ne peux pas ne pas voir que c'est contradictoire.

            Philippe a fait une déclaration qui n'a pas de valeur exécutoire.

            Ce qui est exécutoire ce sont les lois, les décrets et les arrêtés.

            Et ils peuvent faire l'objet d'une censure par le Conseil d'Etat ou le Conseil Constitutionnel.

            Formellement et juridiquement , c'est le CA de la LFP qui a pris la décision.
            En théorie c'est exact sauf que dans le cas de la décision du CA de la LFP il faut lire les attendus et c'est très clair, pas besoin de tourner autour du pot :

            "Connaissance prise des décisions et déclarations du Premier Ministre et du Gouvernement, le Conseil d’Administration de la LFP acte la fin de la saison 2019/2020"

            La LFP se dédouane totalement derrière les injonctions gouvernementales. C'est pour cette raison que la ministre veut faire voter une loi pour protéger les fédérations, sans pouvoir toutefois empêcher les recours.

            La seconde décision à savoir le classement retenu découle de facto de la première et là c'est derrière la FFF que la LFP se justifie :

            "Le Conseil d’Administration de la LFP décide de prononcer le classement final de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2 selon les règles déjà appliquées par la FFF pour l’ensemble des championnats".

            Toutes les entorses à venir, par exemple la L2 à 22, pourraient donner des arguments à ceux qui voudraient faire casser ces décisions.

            Commentaire


            • Envoyé par degerland Voir le message

              En théorie c'est exact sauf que dans le cas de la décision du CA de la LFP il faut lire les attendus et c'est très clair, pas besoin de tourner autour du pot :

              "Connaissance prise des décisions et déclarations du Premier Ministre et du Gouvernement, le Conseil d’Administration de la LFP acte la fin de la saison 2019/2020"

              La LFP se dédouane totalement derrière les injonctions gouvernementales. C'est pour cette raison que la ministre veut faire voter une loi pour protéger les fédérations, sans pouvoir toutefois empêcher les recours.

              La seconde décision à savoir le classement retenu découle de facto de la première et là c'est derrière la FFF que la LFP se justifie :

              "Le Conseil d’Administration de la LFP décide de prononcer le classement final de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2 selon les règles déjà appliquées par la FFF pour l’ensemble des championnats".

              Toutes les entorses à venir, par exemple la L2 à 22, pourraient donner des arguments à ceux qui voudraient faire casser ces décisions.
              Tout à fait !
              Et c'est pour cela que la FFF ne donnera pas cette arme là.
              Mais Le Graët va devoir faire gaffe.
              Si c'est pris comme de la vertu, la demande de l'OL sur l'égalité des chances n'avance pas.
              Mais si c'est vu comme une manoeuvre pour consolider sa candidature à sa réélection...

              Le Graët était le seul à avoir conserver une image vertueuse (avec Nicollin et Kastendeuch...) Pas sûr que ça ne dure.

              Ne pas oublier que la période est éreintante pour les décisionnaires et leurs conseillers !!!
              Et qu'avec la fatigue, faux pas stratégique arrive vite.
              Certains ne vont pas tarder à vouloir se donner rv pour des octogones à la sortie de la salle (comment ça c'est déjà fait... ?)

              C'est important de savoir gérer les nuits avec peu d'heures de sommeil.

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              • Mediapart donne les chiffres approximatifs de la situation financière des clubs de Ligue 1.
                Plusieurs clubs sont au bord de la faillite: OM, Saint-Etienne, Bordeaux et Lille en tête, et le prêt de l'Etat à la LFP ne suffirait pas à couvrir les pertes.

                Commentaire


                • https://www.footmercato.net/a7496524...-et-la-ligue-1

                  Dingue .... Marseille a coupé la branche ... quel club de branques !!!

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                  • Envoyé par PepitOL Voir le message
                    Mediapart donne les chiffres approximatifs de la situation financière des clubs de Ligue 1.
                    Plusieurs clubs sont au bord de la faillite: OM, Saint-Etienne, Bordeaux et Lille en tête, et le prêt de l'Etat à la LFP ne suffirait pas à couvrir les pertes.
                    ca parle de -206,3 M€, -127,6 M€, -59 M€ et -54,1 M€

                    Je sais si l'ordre des clubs est le bon, visiblement les clubs n'ont pas été nommés mais il semble evident que ce sont ceux la bien que je pensais les verts autant dans la mouïse, ni les bordelais d'ailleurs.
                    Donc surement marseille a -206 comme prevu malgré le troll et ses 60, par contre qui a -127 ?
                    Envoyé par imago01
                    toi c"est umtiti qui est dans le tien connard
                    Envoyé par imago01
                    allez l'OM

                    Commentaire


                    • jma est passé au plan B
                      il a fait fuité les documents a mediapart

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                      • Il semblerait que ce soit le PSG à 206 millions. Vu la masse salariale ce n'est pas un étonnant mais vu les ressources financières illimitées, ça ne pose pas de souci.
                        L'OM serait celui à 127.
                        Après ce ne sont que des suppositions. On aura davantage d'infos dans les heures à venir.

                        Par contre, j'ai aussi lu que pour rembourser le prêt de 225M€, la LFP retirerait l'argent aux clubs sur les droits TV. J'espère que cela se fera en fonction de la somme versée aux clubs pour les sauver (et encore pour certains j'ai des doutes: 700 millions de pertes... Quand Aulas parlait de 900 millions de pertes tout le monde se foutait de lui, encore une fois on voit qui avait raison), et pas un remboursement divisé entre les clubs parce que ça serait un hold up scandaleux.

                        Et les droits TV vont dépendre beaucoup de Médiapro, en qui je n'ai aucune confiance. Que se passera-t'il s'ils ne peuvent pas verser l'argent?

                        Commentaire


                        • Seulement 4 clubs beneficiaires ( en vrai seulement 3 vu que le qatar joue des sponsors qatar et qu'ils achetent eux memes les maillots de neymar), ca fait vraiment pas lourd. La L1 vit grace aux perfusions des droits tv et ces cons ont votés pour ne pas les avoirs.
                          Envoyé par imago01
                          toi c"est umtiti qui est dans le tien connard
                          Envoyé par imago01
                          allez l'OM

                          Commentaire


                          • Envoyé par PepitOL Voir le message
                            Mediapart donne les chiffres approximatifs de la situation financière des clubs de Ligue 1.
                            Plusieurs clubs sont au bord de la faillite: OM, Saint-Etienne, Bordeaux et Lille en tête, et le prêt de l'Etat à la LFP ne suffirait pas à couvrir les pertes.
                            Un bon argument pour reprendre, non ?

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                            • Envoyé par Ewanoahlucasino Voir le message

                              ca parle de -206,3 M€, -127,6 M€, -59 M€ et -54,1 M€

                              Je sais si l'ordre des clubs est le bon, visiblement les clubs n'ont pas été nommés mais il semble evident que ce sont ceux la bien que je pensais les verts autant dans la mouïse, ni les bordelais d'ailleurs.
                              Donc surement marseille a -206 comme prevu malgré le troll et ses 60, par contre qui a -127 ?
                              Les verts avec leur politique salariale pour se sauver !!!!
                              Je suis mort de rire ...
                              Et ils refusent de reprendre, qu'ils en crèvent !

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                              • Envoyé par Ewanoahlucasino Voir le message
                                Seulement 4 clubs beneficiaires ( en vrai seulement 3 vu que le qatar joue des sponsors qatar et qu'ils achetent eux memes les maillots de neymar), ca fait vraiment pas lourd. La L1 vit grace aux perfusions des droits tv et ces cons ont votés pour ne pas les avoirs.
                                Et nous au passage ?

                                Commentaire


                                • Envoyé par PepitOL Voir le message
                                  Il semblerait que ce soit le PSG à 206 millions. Vu la masse salariale ce n'est pas un étonnant mais vu les ressources financières illimitées, ça ne pose pas de souci.
                                  L'OM serait celui à 127.
                                  Après ce ne sont que des suppositions. On aura davantage d'infos dans les heures à venir.

                                  Par contre, j'ai aussi lu que pour rembourser le prêt de 225M€, la LFP retirerait l'argent aux clubs sur les droits TV. J'espère que cela se fera en fonction de la somme versée aux clubs pour les sauver (et encore pour certains j'ai des doutes: 700 millions de pertes... Quand Aulas parlait de 900 millions de pertes tout le monde se foutait de lui, encore une fois on voit qui avait raison), et pas un remboursement divisé entre les clubs parce que ça serait un hold up scandaleux.

                                  Et les droits TV vont dépendre beaucoup de Médiapro, en qui je n'ai aucune confiance. Que se passera-t'il s'ils ne peuvent pas verser l'argent?
                                  On est quasiment sur que l'OM est un des plus gros déficit. Apres, il me semble avoir lu que le prêt n'était pas encore assuré (peut-être que je me trompe). Mais dans tout les cas, que se passe t-il concrètement si les clubs restent en négatif à la fin de saison ? Légalement, qu'est ce qui se passerait que ce soit sportivement et dans le fonctionnement du club ? J'aimerais bien une explication claire la dessus par des mecs qui s'y connaissent. Merci d'avance!

                                  Commentaire


                                  • Envoyé par PepitOL Voir le message
                                    Il semblerait que ce soit le PSG à 206 millions. Vu la masse salariale ce n'est pas un étonnant mais vu les ressources financières illimitées, ça ne pose pas de souci.
                                    L'OM serait celui à 127.
                                    Après ce ne sont que des suppositions. On aura davantage d'infos dans les heures à venir.

                                    Par contre, j'ai aussi lu que pour rembourser le prêt de 225M€, la LFP retirerait l'argent aux clubs sur les droits TV. J'espère que cela se fera en fonction de la somme versée aux clubs pour les sauver (et encore pour certains j'ai des doutes: 700 millions de pertes... Quand Aulas parlait de 900 millions de pertes tout le monde se foutait de lui, encore une fois on voit qui avait raison), et pas un remboursement divisé entre les clubs parce que ça serait un hold up scandaleux.

                                    Et les droits TV vont dépendre beaucoup de Médiapro, en qui je n'ai aucune confiance. Que se passera-t'il s'ils ne peuvent pas verser l'argent?
                                    Le psg fait des benefices (officielement)

                                    A- 206 cela ne peut etre que marseille
                                    Envoyé par imago01
                                    toi c"est umtiti qui est dans le tien connard
                                    Envoyé par imago01
                                    allez l'OM

                                    Commentaire


                                    • Envoyé par tendreg Voir le message

                                      Et nous au passage ?
                                      Ont fait de benef il me semble, je pense que les 4 c'est psg ( mdr ), nous, rennes surement et aucune idée du 4e, sans doute un club bidon qui travaille bien comme amiens.
                                      Envoyé par imago01
                                      toi c"est umtiti qui est dans le tien connard
                                      Envoyé par imago01
                                      allez l'OM

                                      Commentaire


                                      • Envoyé par Izihood69 Voir le message
                                        jma est passé au plan B
                                        il a fait fuité les documents a mediapart
                                        Je sais pas s'il y est pour quelque chose, mais en tout cas, je pense que c'est le levier idéal pour obtenir satisfaction avec un retournement de l'opinion...

                                        Voilà le chapeau de l'article de Mediapart :

                                        La LFP a voté la souscription d’un emprunt garanti par l’État de 224,5 millions d’euros pour renflouer ses clubs, surtout ceux de Ligue 1. Malgré cette aide, certains sont au bord du dépôt de bilan. Mediapart révèle des documents confidentiels établissant le caractère périlleux de l’opération effectuée sans la moindre vérification de solvabilité. Les contribuables risquent de payer les dérives du foot-business.

                                        Commentaire


                                        • Envoyé par Ant.OL Voir le message

                                          Je sais pas s'il y est pour quelque chose, mais en tout cas, je pense que c'est le levier idéal pour obtenir satisfaction avec un retournement de l'opinion...

                                          Voilà le chapeau de l'article de Mediapart :

                                          La LFP a voté la souscription d’un emprunt garanti par l’État de 224,5 millions d’euros pour renflouer ses clubs, surtout ceux de Ligue 1. Malgré cette aide, certains sont au bord du dépôt de bilan. Mediapart révèle des documents confidentiels établissant le caractère périlleux de l’opération effectuée sans la moindre vérification de solvabilité. Les contribuables risquent de payer les dérives du foot-business.
                                          A ça, quand tu payes 15 millions pour la moitié de Mitroglue, ont peu dire que c'est perilleux
                                          Envoyé par imago01
                                          toi c"est umtiti qui est dans le tien connard
                                          Envoyé par imago01
                                          allez l'OM

                                          Commentaire


                                          • Envoyé par Ant.OL Voir le message

                                            Je sais pas s'il y est pour quelque chose, mais en tout cas, je pense que c'est le levier idéal pour obtenir satisfaction avec un retournement de l'opinion...

                                            Voilà le chapeau de l'article de Mediapart :

                                            La LFP a voté la souscription d’un emprunt garanti par l’État de 224,5 millions d’euros pour renflouer ses clubs, surtout ceux de Ligue 1. Malgré cette aide, certains sont au bord du dépôt de bilan. Mediapart révèle des documents confidentiels établissant le caractère périlleux de l’opération effectuée sans la moindre vérification de solvabilité. Les contribuables risquent de payer les dérives du foot-business.
                                            Si le prêt, et donc son remboursement, a été contracté par la LFP, la logique serait que ce soient les autres clubs qui remboursent à la LFP pour ceux qui seraient déficients.

                                            Pour que ce soient les contribuables, il faudrait que ce soit la LFP qui soit déclarée en cessation de payement.

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                                            • En tout cas, si l'OL a son propre financement ( https://www.leprogres.fr/sport/2020/...etat-pour-l-ol ) pour ensuite faire fuiter des documents visant à remettre en cause le PGE de la Ligue qui est la bouée de sauvetage, même pas suffisante, des concurrents pour les contraindre à accepter une reprise, sous peine de déposer le bilan, ce serait quand même une belle manœuvre ...

                                              Bon, après, il faudrait pas qu'on nous sorte la carte de la solidarité de la grande famille du foot où les clubs les mieux gérés se retrouveraient garants des autres... edit : je viens de voir la réponse de Lyonnais921

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                                              • Pour ce qui est du prêt garanti par l'Etat... C'est tout sauf une solution... L'argent des droits TV est perdu, ce n'est pas un prêt qui va le remplacer... C'est une aide temporaire qui sera nécessaire de rembourser, ce qui signifie dans tous les cas, que les clubs qui seront contraints d'y souscrire devront le rembourser, je vais pas m'avancer, mais il me semble avoir lu dans les cinq ans.

                                                Ceci étant, la situation sanitaire a plongé les clubs dans une grande difficulté, mais au vu des sommes évoquées concernant les pertes de certains clubs, on ne peut pas imputer la situation actuelle à ce résultat... Sans quoi, il n'y aurait pas seulement 4 clubs en très grandes difficultés... ça démontre juste les clubs les plus mal gérés tout simplement... Comme quoi la DNCG a de l'intérêt, puisqu'elle permet aux autres clubs de ne pas être autant dans le rouge, mais on peut se demander comment elle a autorisé ces clubs à l'être à ce point...

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                                                • Envoyé par Ant.OL Voir le message
                                                  En tout cas, si l'OL a son propre financement ( https://www.leprogres.fr/sport/2020/...etat-pour-l-ol ) pour ensuite faire fuiter des documents visant à remettre en cause le PGE de la Ligue qui est la bouée de sauvetage, même pas suffisante, des concurrents pour les contraindre à accepter une reprise, sous peine de déposer le bilan, ce serait quand même une belle manœuvre ...

                                                  Bon, après, il faudrait pas qu'on nous sorte la carte de la solidarité de la grande famille du foot où les clubs les mieux gérés se retrouveraient garants des autres... edit : je viens de voir la réponse de Lyonnais921
                                                  Hormis le montant du prêt PGE contracté directement par l'OL, l'article contient moins d'information que le communiqué de l'OL sur ses comptes trimestriels.

                                                  Il y manque l'incertitude sur les modalités de comptabilisation des montants provenant du prêt PGE de la LFP.

                                                  Il y manque aussi l'augmentation du plafond du prêt RFC.

                                                  Enfin, il manque les autres manques à gagner (que les droits TV) dû à l'arrêt des activités et le montant des économies réalisées sur les charges.

                                                  Si on revient à l'article de Mediapart (je n'y ai pas accès et ne sais pas quels documents ont été fournis; il faudrait voir si les montants avancés des pertes prennent ou non en compte les économies réalisées par les clubs.

                                                  Il est acquis qu'ils ne prennent pas en compte les PV sur ventes de contrats de joueurs avant la fin juin (il ne me semble pas qu'il y ait d'informations sur les dates d'ouverture du mercato en France et dans les autres pays et il pourrait y avoir un sac de noeuds avec les pays dont le championnat reprendrait).

                                                  Dernière remarque, on peut parfaitement être bénéficiaire et se retrouver en état de cessation de payement.

                                                  La cessation de payement est lié aux opérations sur les comptes de bilan et le bénéfice/déficit sur le compte de résultat.

                                                  Certes le déficit est reporté au bilan mais il peut être couvert par une diminution des fonds propres sans risque de cessation si la trésorerie est suffisante pour faire face aux décaissements.

                                                  Evidemment, si les fonds propres sont insuffisants, le risque de défaut de payement augmente.

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                                                  • Selon des documents confidentiels de la Ligue de Football Professionnel, obtenus par Mediapart, la crise financière du football professionnel est beaucoup plus grave qu’on ne le dit. Plusieurs clubs de L1 sont au bord de la faillite...







                                                    Les dérives du foot français, ses prêts garantis par l’état bien que beaucoup sont au bord du dépôt de bilan La faillite retentissante du foot français


                                                    La faillite retentissante du foot français
                                                    http://www.mediapart.fr/journal/fran...App&xtor=CS3-5 SPORTS – ENQUÊTE



                                                    21 MAI 2020 | PAR LAURENT MAUDUIT


                                                    La LFP a voté la souscription d’un emprunt garanti par l’État de 224,5 millions d’euros pour renflouer ses clubs, surtout ceux de Ligue 1. Malgré cette aide, certains sont au bord du dépôt de bilan. Mediapart révèle des documents confidentiels établissant le caractère périlleux de l’opération effectuée sans la moindre vérification de solvabilité. Les contribuables risquent de payer les dérives du foot-business.


                                                    C’est peu dire que le football français vit des heures sombres. À l’instar de tout le pays, que la pandémie de Covid-19 a ravagé, il a, lui aussi, été aspiré dans de graves turbulences depuis que les avancées du coronavirus ont contraint tous les clubs, sur instruction de l’État, de cesser toute activité.


                                                    C’est tout particulièrement le cas de la Ligue 1 (L1) et de la Ligue 2 (L2), l’élite professionnelle de ce sport, dont la saison s’est brutalement arrêtée en mars dernier, à l’issue de la 28e journée du championnat.


                                                    Interruption immédiate des droits de retransmission télévisée versés par Canal+ et beIN Sports, perte des recettes de billetterie, effondrement des recettes de sponsoring, effondrement prévisible du marché des transferts des joueurs : toutes les sources de revenus des clubs se sont brutalement taries alors que leurs charges, et notamment les salaires souvent pharaoniques des joueurs, ont continué de courir, plongeant ces clubs dans une situation d’asphyxie financière sans précédent.


                                                    Selon la version officielle de la Ligue de football professionnel (LFP), qui supervise les championnats de L1 et L2, ce ne sera pourtant qu’un trou d’air. À l’occasion de son assemblée générale, qui s’est tenue mercredi 20 mai en visioconférence, et qui à son issue a donné lieu à un communiqué pour le moins laconique, les membres de la LFP ont en effet voté une résolution qui autorise son directeur général, Didier Quillot (l’ex-président de Lagardère Active) à souscrire un prêt garanti par l’État (PGE) à hauteur de 224,5 millions d’euros, correspondant aux droits TV que les clubs n’avaient pas encore perçus pour cette saison. Ce qui devrait leur permettre de repartir du bon pied, dès que la nouvelle saison sera autorisée à démarrer. Aucune vague pendant cette assemblée générale : le PGE a été voté à presque 70 % des voix. Polémiquant contre l’un de ses homologues de L2, le président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, a juste alerté les membres de la LFP que Mediapart allait publier le lendemain une enquête sur le sujet.


                                                    Les documents confidentiels de la LFP qui ont été mis au point pour préparer cette assemblée générale, et que Mediapart est en mesure de révéler, contredisent toutefois cet optimisme de façade. Ils indiquent en effet que la crise financière du football professionnel est beaucoup plus grave qu’on ne le dit, au point que plusieurs clubs de L1 sont au bord de la faillite – l’Olympique de Marseille, les Girondins de Bordeaux, l’AS Saint-Étienne ou encore le Losc de Lille semblent les plus menacés.


                                                    On ne peut pas même exclure que la Ligue soit elle-même emportée dans la tourmente et puisse, dans cette hypothèse, éprouver des difficultés à rembourser le prêt gigantesque qu’elle va souscrire. Ce qui aurait des conséquences implacables : après des années de surenchères folles autour des droits TV, pour payer des salaires de plus en plus démentiels au profit des joueurs vedettes, et des transferts tout aussi délirants, ce serait finalement les contribuables qui pourraient être invités à mettre la main à la poche, pour payer la facture des dérives du foot-business.
                                                    Pour comprendre le risque que prend la Ligue en souscrivant cet emprunt – et l’État en apportant sa garantie sur 90 % du montant –, il faut remonter un an en arrière. Car déjà, en 2019, avant même que la crise sanitaire n’éclate, de nombreux clubs professionnels étaient dans une situation financière très délicate, du fait de cette fuite en avant.


                                                    Les chiffres officiels publiés pour la saison 2018-2019 par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), l’organisme chargé de surveiller les comptes des clubs professionnels, permettent d’en prendre la mesure.


                                                    Car pour cet exercice, les clubs de L1 et L2 ont affiché des pertes nettes de 160 millions d’euros, dont 126 millions d’euros pour la seule L1. Et pour cette dernière, des clubs ont affiché des résultats financiers désastreux, au premier chef l’Olympique de Marseille avec un déficit de 91 millions d’euros, mais aussi dans une moindre mesure des clubs comme Lille (- 66 millions d’euros) ou encore Bordeaux (- 25,7 millions d’euros).


                                                    Il faut d’ailleurs observer que dans cette spirale folle dans laquelle la L1 est aspirée – copiant tous les travers du capitalisme financiarisé anglo-saxon, dans une version appliquée au sport – ces clubs n’ont presque jamais ces dernières années trouvé leur équilibre financier.

                                                    Toutes les recettes du football augmentent (droits TV, mercato, sponsors, billetterie…), mais les charges augmentent tout autant, à commencer par les charges salariales mirobolantes des joueurs vedettes. En bout de course, dans cette bulle qui ne cesse de grossir, les clubs sont presque toujours déficitaires sur une longue période.

                                                    La folle financiarisation du football professionnel

                                                    Mais à l’époque, à la fin de la saison 2018-2019, beaucoup de ces clubs de Ligue 1 croyaient encore à un rebond, malgré les 126 millions d’euros de déficit. Nos confrères de L’Équipe résumaient ainsi en février dernier le calcul que ces clubs faisaient : « Autant dire que les clubs attendent avec impatience l’entrée en vigueur des nouveaux contrats télévisés. On le sait, pour la période 2020-2024, [le groupe audiovisuel espagnol] Mediapro a acquis l’essentiel des matchs de Ligue 1 contre la promesse d’un chèque annuel de 780 millions d’euros (auxquels il faut ajouter les 330 millions de beIN Sports et les 50 millions d’euros de Free pour arriver à total record de 1,153 milliard d’euros) et une bonne partie de ceux de ceux de Ligue 2 pour un montant (avec beIN Sports) de 64 millions par an. Ce qui représente une hausse de près de 60 % par rapport aux montants actuels. Et même davantage pour certains. »

                                                    Dans une passe difficile à cause des excès fous de la financiarisation du football professionnel et de ses surenchères généralisées, les clubs de L1 et de L2 attendaient donc leur salut d’une nouvelle augmentation des contrats de retransmission télévisuelle.

                                                    Or, c’est ce pari risqué que les clubs professionnels sont en train de perdre avec la crise sanitaire. Car c’est le propre des bulles spéculatives : à tout moment, elles peuvent crever. C’est ce qui est advenu avec la crise du Covid-19 : d’un seul coup, le sol s’est dérobé sous les pieds des clubs de Ligue 1.

                                                    Et au lieu d’un rebond, tous les clubs, ou presque tous, ont versé dans un gouffre sans fond. En somme, la crise sanitaire a été l’élément contingent qui a enrayé une machine infernale, celle de l’argent fou. La crise conjoncturelle a révélé la crise structurelle du foot-business.

                                                    La mécanique de la crise du football professionnel qui commence avec l’épidémie du coronavirus est assez simple à comprendre. Toutes les recettes du football sont en effet en hausse constante au cours des dernières années.


                                                    Mais, avec la crise sanitaire et l’arrêt en mars du championnat de Ligue 1, au terme de la 28e journée, tout s’est brutalement arrêté. Toutes les recettes des clubs de L1 se sont immédiatement taries.

                                                    Canal + a cessé de payer le solde des droits TV qui restaient à courir jusqu’à la fin de l’année ; les recettes de la billetterie sont devenues égales à zéro ; les recettes attendues des transferts de joueurs ont été brutalement revues à la baisse : c’est au total, un déficit prévisible de 438 millions d’euros qui a été estimé pour la fin juin, comme le résume le tableau ci-dessous, extrait des documents confidentiels préparés par la LFP pour l’assemblée générale.

                                                    Dans ce tableau, on découvre donc notamment que les droits audiovisuels non versés portent sur 213,2 millions d’euros, que les recettes de publicité ont été minorées de 108,3 millions d’euros ou encore que les recettes des opérations de mutation ont été révisées à la baisse de 209,8 millions d’euros. Le naufrage financier.

                                                    C’est donc dans ces conditions que le conseil d’administration a commencé à réfléchir à souscrire à un prêt garanti par l’État de 224,5 millions d’euros pour au moins compenser les pertes des clubs liées aux droits TV non perçus. C’est donc ce projet qui a abouti, mercredi, par le vote d’une résolution de l’assemblée générale des clubs professionnels, que l’on peut consulter à partir de la page 10 du document ci-dessous.

                                                    Le feu vert de la direction du Trésor

                                                    Cet emprunt soulève, pourtant, autant de problèmes qu’il en règle, sinon plus encore.

                                                    Examinons d’abord comment la LFP le présente. À la page 3 du document, il est précisé l’objet du contrat de prêt : « Destiner les fonds aux besoins de trésorerie de la LFP afin de faire face aux conséquences financières de la pandémie du Covid-19 ; l’utilisation des fonds aura pour objectif de permettre la préservation de l’activité et de l’emploi en France. »

                                                    On conviendra que la justification avancée apparaît franchement curieuse : en usant du prétexte de l’emploi, la LFP se présente comme une entreprise ordinaire, quasi citoyenne, alors qu’il s’agit d’essayer de sauver le foot-business jusque dans ses excès.

                                                    Dans ce document, il est par ailleurs précisé l’utilisation qui sera faite de ce prêt garanti par l’État (PGE) : « Verser à chacun des clubs professionnels de la saison 2019/2020 une aide exceptionnelle de nature commerciale correspondant au montant que chaque club aurait dû percevoir, en application du guide de répartition de la saison 2019/2020, jusqu’au terme de ladite saison si celle-ci n’avait pas dû être interrompue en raison de la crise sanitaire. »

                                                    La présentation qui est faite de ce PGE est donc parfaitement lisse. Mais la réalité est en fait plus complexe. D’abord, dans la plupart des cas, les entreprises françaises qui sollicitent un PGE sont celles qui sont en difficultés financières. « Une entreprise dont la trésorerie est impactée par l’épidémie de coronavirus-Covid-19 peut demander un prêt garanti par l’État, quels que soient sa taille et son statut. Cette aide s’applique jusqu’au 31 décembre 2020 », explique le site Service public, qui résume les grandes décisions de la puissance publique.

                                                    Or, à l’évidence, la LFP ne rentre pas dans cette catégorie puisque ce n’est pas sa trésorerie qui a été touchée par la crise sanitaire, mais celle des clubs de L1 et L2 qu’elle fédère. En droit, la LFP pouvait-elle donc souscrire un PGE ? La question se double d’une autre. Car si la LFP s’est substituée aux clubs pour souscrire un PGE pour leur compte, certains de ces mêmes clubs, dix pour être exact, ont aussi souscrit leur propre PGE.

                                                    En droit, ils peuvent certes le faire, à la condition que le total des emprunts dont ils bénéficient ne dépasse pas 25 % de leur chiffre d’affaires. Lors d’une assemblée générale le 4 mai, le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, s’est ainsi inquiété de ce chevauchement entre le PGE souscrit par la Ligue et ceux souscrits en direct par dix clubs.
                                                    Réponse de Didier Quillot, le 6 mai, par le biais d’un courriel : « J’ai reçu du CIRI [le Comité interministériel de restructuration industrielle, un organisme placé sous la tutelle de la direction du Trésor – ndlr] qui au sein du ministère des finances consolide la gestion des PGE, la confirmation suivante : “L’obtention par la Ligue d’un prêt garanti par l’État n’aura pas d’impact sur l’éligibilité des clubs qui pourraient faire par ailleurs également une demande de prêt, dès lors que les clubs respectent individuellement les critères prévus par la loi pour bénéficier de ces prêts (ce qui sera apprécié au cas par cas par les banques)”. »

                                                    Ce courriel, assez vague, ne lève pas toutes les incertitudes sur la régularité de la procédure choisie, mais elle apporte une précision absolument majeure : comme on pouvait s’en douter, tout le montage a été validé en haut lieu par le ministère des finances.

                                                    Certains font valoir que tout s’est déroulé de la manière la plus banale qui soit : le directeur financier de la Ligue se serait rendu à l’agence de Neuilly de la Société générale, et c’est ainsi que le PGE, le plus simplement du monde, aurait été ficelé. Mais l’État n’apporte pas sa garantie sur un emprunt de 224,5 millions d’euros sans que l’affaire ne remonte sur le bureau du ministre des finances, et sans vraisemblablement que ce dernier n’en réfère à l’Élysée.

                                                    Retenons donc ce constat important – car il faudra bientôt y revenir : l’État a donc souscrit à un montage passablement complexe, qui fait porter les risques de l’emprunt sur la Ligue. Ce qui pourrait ne pas être sans conséquence.

                                                    Car, quels seront les effets de ce PGE ? Les clubs de L1 et L2 (pour une part infime) vont donc percevoir en juin ce qu’ils ont perdu en droits TV du fait de l’arrêt du championnat. La LFP n’a pas révélé la répartition qui sera faite des ressources apportées par l’emprunt, mais cette répartition apparaît dans des documents internes de la Ligue, et notamment dans le document ci-dessous.


                                                    On constate donc que la logique de la distribution des sommes vise effectivement à compenser le manque à gagner des clubs en droits télé, au prorata de ce qui était prévu, et non pas de venir en priorité au secours des clubs les plus en difficulté, même si dans le lot des mieux servis il y a aussi certains de ces clubs. L’emprunt sera par surcroît très inégalement réparti puisque les sept premiers clubs qui apparaissent dans ce tableau vont rafler une bonne partie de l’emprunt.

                                                    En tout cas, c’est un PGE très singulier : il vise à sauver le foot-business, et non à sauver des clubs.

                                                    Marseille, Bordeaux, Saint-Étienne et Lille dans la tourmente

                                                    Mais le plus inquiétant n’est pas là : c’est que ce PGE risque, de toute façon, d’être insuffisant pour sauver certains grands clubs de la faillite. Cela apparaît très clairement dans d’autres documents confidentiels de la LFP. Pour préparer son assemblée générale, la Ligue a en particulier réalisé des simulations financières qui présentent ce que pourrait être la situation des clubs de L1, après répartition de ce qui est présenté comme une « aide exceptionnelle », sous-entendu la répartition de l’emprunt.


                                                    Or, ce document révèle que des clubs seront dans une situation absolument catastrophique. À la page 6, on découvre ainsi ce que pourrait être le résultat net des clubs de Ligue 1 au 30 juin 2020 : il pourrait faire apparaître un déficit net colossal de 541 millions d’euros.


                                                    Et à la page suivante, le document présente le détail club par club de cette perte de 541 millions d’euros, tout en anonymisant les clubs concernés.

                                                    Quand on scrute cette infographie, on mesure donc la situation gravissime dans laquelle vont se trouver certains clubs. D’abord, sur les vingt clubs de L1, seuls trois sont bénéficiaires (de manière ric-rac), et tous les autres sont en déficit. Mais surtout, ce qui retient l’attention, ce sont les déficits exorbitants de quatre de ces clubs : le premier à -206,3 millions d’euros, le deuxième à -127,6 millions d’euros, le troisième à -59 millions d’euros et le quatrième à -54,1 millions d’euros.

                                                    À ces niveaux de déficit, un club peut-il survivre ? Ou bien la faillite est-elle inévitable ? Sur le papier, on peut certes imaginer que les actionnaires concernés remettent de l’argent au pot. Mais il arrive que certains de ces actionnaires finissent par se lasser et jettent l’éponge. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas exclure que l’affaire ne se termine par des dépôts de bilan.
                                                    On peut d’autant moins l’exclure que dans un autre document confidentiel de la LFP, on découvre ce que seront les soldes nets de trésorerie de ces mêmes clubs au 30 juin 2020, donc après le partage de l’emprunt.


                                                    En scrutant ce document, on s’aperçoit donc que quatre clubs – toujours les mêmes ? – vont afficher des soldes nets de trésorerie négatifs, pour un montant total qui avoisine 60 millions d’euros, dont -27,4 millions d’euros pour un seul de ces clubs. Autrement dit, ils sont en situation virtuelle de cessation de paiements.

                                                    Tant que la Direction nationale du contrôle de gestion n’a pas expertisé les comptes de ces clubs, la Ligue se refuse à lever l’anonymat de ceux qui sont le plus en difficulté. Mais selon de très bonnes sources, leur identité ne fait pourtant guère de mystère.

                                                    Il pourrait s’agir naturellement de l’Olympique de Marseille, qui était déjà le club le plus en déficit la saison antérieure et qui pourrait être celui affichant une perte gigantesque de 206,3 millions d’euros à la fin juin 2020, aux côtés des Girondins de Bordeaux, l’AS Saint-Étienne ou encore le Losc de Lille. Ce dernier club a longtemps eu l’habitude d’équilibrer ses comptes grâce aux transferts de joueurs en fin de saison, au moment du mercato, mais cette année, la grande dépression du foot professionnel va fortement peser sur ces transferts et sur les montants en cause.
                                                    L’emprunt garanti par l’État est donc un pari très risqué pour ces clubs. Mais tout autant pour la Ligue elle-même, pour une raison qui n’est pas difficile à comprendre.

                                                    La Ligue peut, certes, faire valoir qu’elle ne serait pas affectée par la faillite éventuelle de certains clubs. Car les sommes que ceux-ci vont percevoir, ils n’auront pas à les rembourser. C’est conçu comme une « aide exceptionnelle » – en fait un cadeau. C’est donc d’une autre manière que la Ligue remboursera l’emprunt.

                                                    Le schéma a été présenté dans la résolution qui a été adoptée mercredi par l’assemblée générale. Il prévoit un « plan de continuité d’activité et de reconstitution des fonds propres de la LFP sur une période de quatre saisons à partir de la saison 2020/2021, par prélèvement prioritaire chaque saison d’un montant net et hors taxe d’au moins 67,2 millions d’euros sur les droits audiovisuels qui seront payés à la LFP par les diffuseurs des championnats de L1 et de L2, avant application du guide de répartition et avant toute distribution aux clubs, permettant de générer chaque saison un résultat net après impôt sur les sociétés d’au moins 55,9 millions d’euros ».

                                                    En clair, la LFP va rembourser sur quatre ans les 224,5 millions d’euros de l’emprunt en prélevant chaque année 67,2 millions d’euros sur les droits audiovisuels à venir. C’est précisément en cela que la crise risque de durer longtemps. Car du même coup, les clubs sont assurés de recevoir moins de droits TV les années prochaines. C’est en cela que la bulle du foot-business est en train, au moins partiellement, de crever. Après l’euphorie, la gueule de bois pour longtemps…

                                                    Pour autant, il serait faux de penser que la Ligue, elle, ne risque rien. Car certes, on pourrait penser qu’elle ne sert aujourd’hui que de passe-plat : c’est elle qui s’endette pour faire des cadeaux colossaux aux clubs ; mais elle récupérera sa donne les quatre prochaines années, en prélevant une dîme correspondante sur les droits TV.

                                                    Il reste que l’endettement, c’est effectivement la Ligue qui va le porter, et pas les clubs. Et c’est un risque énorme. En 2018, c’est le groupe espagnol Mediapro qui a raflé à Canal+ pour 780 millions d’euros par an les droits de diffusion du championnat français pour les saisons allant de 2020 à 2024. Or, beaucoup s’interrogent sur la solidité financière de ce groupe.

                                                    À l’époque de l’appel d’offres, le patron de la chaîne perdante, Maxime Saada, s’était ainsi publiquement interrogé sur les capacités de son rival, plus chanceux que lui, « d’aller au bout de sa démarche financièrement » et d’obtenir « la valeur nécessaire » pour se rembourser de sa mise.

                                                    Ces mots étaient sans doute ceux d’un mauvais perdant, mais ils soulignent tout de même que l’aventure télévisuelle de Mediapro en France, qui veut gagner de 3 à 3,5 millions d’abonnés, est loin d’être gagnée. Car ce seuil des 3,5 millions d’abonnés pour financer l’achat des droits TV est terriblement élevé : la chaine BeIN Sports a un moment atteint ce seuil avant de connaître une dégringolade spectaculaire du nombre de ses abonnés. Et elle ne cesse d’accumuler des pertes en France depuis son lancement.

                                                    Mediapro pourrait donc rencontrer exactement les mêmes difficultés, avec un handicap supplémentaire : la chaine BeIN Sports a un État derrière elle, celui du Qatar, tandis que Mediapro n’est qu’un groupe de médias, fortement affecté comme toutes les entreprises de ce secteur par le coronavirus. En outre, c’est une structure ad hoc qui a été créée en France pour rafler les droits du foot, sans que l’on puisse connaître avec précision le degré d’engagement de sa maison mère Mediapro. Tout cela constitue beaucoup d’incertitudes.

                                                    Que se passerait-il si ce nouvel acteur incertain du paysage audiovisuel français venait à être défaillant ? Même si le groupe espagnol a la possibilité de sous-licencier certains de ses droits à ses rivaux, il mettrait alors la Ligue en danger.

                                                    Dans les milieux du football professionnel, on ne prend certes pas cette menace au sérieux. Personne ne veut croire qu’après la faillite possible de quelques clubs de la L1, la LFP puisse elle-même être un jour en faillite ? Il y a pourtant une part de pari dans le montage qui a été décidé : puisque c’est la Ligue qui porte la dette, c’est elle qui porte aussi les risques afférents.
                                                    Car si Mediapro venait à manquer à ses obligations, la LFP serait alors dans l’incapacité de rembourser sa dette. Et du même coup, la garantie de l’État devrait jouer. Dans cette hypothèse qui n’est pas certaine mais possible, les contribuables français seraient alors sommés de mettre la main à la poche pour éponger les dérives du foot-business.

                                                    C’est en définitive ce qu’il y a de plus insensé dans cette histoire : l’opération est périlleuse mais personne n’a voulu y mettre le moindre garde-fou, ni la LFP ni l’État. Dans le premier cas, la LFP aurait pu en effet décider que la distribution s’effectue sous la réserve d’une vérification de la solvabilité des clubs bénéficiaires conduite par la DNCG. Ce choix a été l’une des options envisagées, comme en témoigne ce document interne :

                                                    Mais c’est un autre schéma qui a finalement été choisi, dans lequel il n’est pas question d’un contrôle de la DNCG :

                                                    Et du côté de l’État, même laxisme. Ce qui retient l’attention, c’est la facilité avec laquelle la LFP a obtenu la garantie de Bercy. Les services du ministère des finances ou ceux de la Banque publique d’investissement se sont-ils enquis des risques qu’ils prenaient avec l’argent public en donnant leur imprimatur à ce montage ? De bonnes sources, on nous a confirmé que non : aucun contrôle, aucune vérification de la solvabilité des acteurs concernés.

                                                    Ce n’est pas la LFP qui est la seule bénéficiaire de ce comportement car, avec ces prêts garantis par l’État, Bercy consolide des financements à toutes les entreprises qui le demandent, et n’exige aucune contrepartie en retour – ni engagement sur l’emploi, ni sur l’utilisation des fonds.

                                                    En somme, le ministère des finances a ouvert un étrange bureau : « Venez ! L’argent c’est pour vous ! Les risques, c’est pour nous ! » Le foot-business aurait été bien mal avisé de ne pas se présenter à un guichet aussi accommodant…


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