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Mediapro "bombe à retardement" pour le Foot Français

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  • Yanloup
    a répondu
    Pas grave ils ont un mécène.

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  • Daymoon69
    a répondu
    Envoyé par magmouth Voir le message
    CAZOO sponsor du LOSC et de l'OM qui lâche tous les clubs en Europe dont les deux cités...

    Les finances de l'OM vont un peu + grincer encore...
    C’est balloo

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  • magmouth
    a répondu
    CAZOO sponsor du LOSC et de l'OM qui lâche tous les clubs en Europe dont les deux cités...

    Les finances de l'OM vont un peu + grincer encore...

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  • roicip
    a répondu
    Envoyé par Elano Voir le message

    Je partage ton point de vue sur la réalisation en particulier, que je n'aime pas non plus. Et tu as entièrement raison: contrairement aux autres pays, la PL a pensé son championnat dès le départ pour la télé, ils avaient anticipé que le foot pouvait être un formidable outil télégénique, avec une dramaturgie qui n'a rien à envoyer aux meilleures fictions. Et les médias ont joué le jeu avec les tabloids qui ont traité les joueurs comme des stars du rock (premier pays au monde à le faire).

    Je me permets quelques nuances tout de même: si tu prends, à partir des 90, le nombre de titres de City et United, tu as 2 clubs seulement qui écrasent le championnat au nombre de titres. Evidemment, comparé au Bayern ou à la Juve, au duo Real Barça, qui écrasent, eux, le championnat depuis 70 ans, ça ne représente pas grand chose, mais malgré tout, la tendance est la même en PL que partout ailleurs.

    Pire même, l'écart entre les gros clubs et les autres est même plus flagrante encore qu'ailleurs, tellement les moyens financiers sont disproportionnés entre un City et un Bournemouth (qui pourtant, a un budget qui ferait rêver n'importe quel club de 2ème moitié de tableau de ligue 1, voire de première même).
    Le phénomène d'hyper concentration des richesses a eu lieu en Angleterre comme ailleurs, et il est vrai que Bournemouth reste un Clermont à l'échelle de la Premier League. N'empêche, quand ça a commencé, le championnat anglais était très ouvert et pas mal de clubs assez mal en point en fait. Deux historiques ont eu la chance d'avoir des managers un peu hors norme pour prendre l'impulsion offerte par la nouvelle structure. On a rapidement eu ce duo qui trustait tout et qui a menacé de tuer le suspense. Puis ça a évolué vers le fameux Big 4 qui a fait tant fantasmer les commentateurs Frenchies dans les années 2000. Aujourd'hui, on parle de Sky 6 en Angleterre avec City et Tottenham. Et tout ça n'a pas empêché Everton, Leicester et très récemment West Ham de réaliser des performances solides dans le temps. Newcastle arrive. Brighton et les Wolverhampton sont aussi réguliers, mais manquent sûrement d'assise populaire pour aller plus haut. Bref, ça bouge pas mal et surtout ça se structure vraiment bien de partout. Ce qui fait que les plus riches ont pas le droit à l'erreur sportivement, et ça arrive régulièrement à Chelsea, Man U et Arsenal de se faire jeter du haut du classement.

    Je ne vois pas autant de fluidité ailleurs, hormis peut-être en France où notre positionnement de pouponnière induit plus d'instabilité dans les effectifs.

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  • Elano
    a répondu
    Envoyé par roicip Voir le message

    Si vous êtes un peu curieux, allez voir des extraits de vieux matches de PL (avant les années 2000 quoi), surtout dans les équipes moyennes. Les pelouses sont dégueulasses dans certains stades, le niveau technique très aléatoire et sans les affluences et la qualité de retransmission pour l'époque (déjà !), c'est souvent assez dur de croire qu'on n'est pas en 3e division.

    Le gros avantage de la Prmier League, c'est qu'elle a pu s'appuyer sur un historique énorme. Les clubs anglais étaient centenaires, leurs emblèmes et leurs couleurs déjà établis et reconnaissables, et la passion pour le foot réelle dans le pays. Les standards fixés pour les pelouses, les panneaux publicitaires, les tenues (vous avez remarqué ? un sponsor unique sur le devant, un secondaire autorisé depuis peu sur la manche... pas d'applat déguelasse et de multiplication de logos partout, short compris) ont fait que le produit est devenu très télégénique. La réalisation (que j'aime pas, perso) avec ces plans resserés qui font paraître les joueurs gigantesques et surpuissants, qui amplifient la vitesse et l'intensité des contacts et qui donnent l'impression que ça bouge tout le temps ont aidé à construire le mythe d'une ligue terriblement supérieure. Mythe qui est en train de devenir réalité, mais qui jusqu'à il y a peu était un fantasme avant tout.

    D'ailleurs, je trouve qu'il y a un truc sur lequel la Premier League a été plus intelligente que toutes les autres. La richiesse de l'histoire du foot local a sûrement aidé à penser les choses sous cet angle, mais l'argent a été distibué beaucoup plus équitablement qu'ailleurs. Filer beaucoup de pognon aux petits leur permet de pas être top petits justement. Franchement, le PSG qui marche sur tout le monde, ça fait triper qui ? Mieux, les relégués ont un parachute très confortable pour absorber le choc.

    Sur ces 20 dernières années, le foot a plutôt eu tendance à se contracter en Europe. L'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Italie sont des championnats hyper prévisibles la majorité du temps. La Premier League, intialement phagocytée par Man U et Arsenal a réussi à s'ouvrir.
    Je partage ton point de vue sur la réalisation en particulier, que je n'aime pas non plus. Et tu as entièrement raison: contrairement aux autres pays, la PL a pensé son championnat dès le départ pour la télé, ils avaient anticipé que le foot pouvait être un formidable outil télégénique, avec une dramaturgie qui n'a rien à envoyer aux meilleures fictions. Et les médias ont joué le jeu avec les tabloids qui ont traité les joueurs comme des stars du rock (premier pays au monde à le faire).

    Je me permets quelques nuances tout de même: si tu prends, à partir des 90, le nombre de titres de City et United, tu as 2 clubs seulement qui écrasent le championnat au nombre de titres. Evidemment, comparé au Bayern ou à la Juve, au duo Real Barça, qui écrasent, eux, le championnat depuis 70 ans, ça ne représente pas grand chose, mais malgré tout, la tendance est la même en PL que partout ailleurs.

    Pire même, l'écart entre les gros clubs et les autres est même plus flagrante encore qu'ailleurs, tellement les moyens financiers sont disproportionnés entre un City et un Bournemouth (qui pourtant, a un budget qui ferait rêver n'importe quel club de 2ème moitié de tableau de ligue 1, voire de première même).

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  • roicip
    a répondu
    Envoyé par Elano Voir le message

    Il faut ajouter l'aspect marketing aussi: le "produit PL", c'est quoi aujourd'hui? Des stades magnifiques, tous remplis même dans des villes minuscules, une pelouse parfaite, une façon de filmer qui favorise le spectacle (c'est à dire des plans serrés, au détriment de plans plus larges), des clubs historiques qui savent parfaitement jouer de leurs images locales et mondiales, des traditions (boxing day), un championnat qui joue aux dates où les gens sont dispo (noël).

    Objectivement, même sans les grands joueurs, c'est un championnat largement au dessus des autres, pour le téléspectateur comme le supporter au stade.

    En fait, c'est la création de la PL dans les 90 qui a tout changé: avant, c'était un championnat comme les autres, avec même plus de problèmes (hooligans etc). A partir de là, ils en ont fait un produit parfaitement pensé du point de vue marketing. Avec aussi tous les travers qui vont avec: prix des places, exclusions des classes populaires du stade, aseptisation...
    Si vous êtes un peu curieux, allez voir des extraits de vieux matches de PL (avant les années 2000 quoi), surtout dans les équipes moyennes. Les pelouses sont dégueulasses dans certains stades, le niveau technique très aléatoire et sans les affluences et la qualité de retransmission pour l'époque (déjà !), c'est souvent assez dur de croire qu'on n'est pas en 3e division.

    Le gros avantage de la Prmier League, c'est qu'elle a pu s'appuyer sur un historique énorme. Les clubs anglais étaient centenaires, leurs emblèmes et leurs couleurs déjà établis et reconnaissables, et la passion pour le foot réelle dans le pays. Les standards fixés pour les pelouses, les panneaux publicitaires, les tenues (vous avez remarqué ? un sponsor unique sur le devant, un secondaire autorisé depuis peu sur la manche... pas d'applat déguelasse et de multiplication de logos partout, short compris) ont fait que le produit est devenu très télégénique. La réalisation (que j'aime pas, perso) avec ces plans resserés qui font paraître les joueurs gigantesques et surpuissants, qui amplifient la vitesse et l'intensité des contacts et qui donnent l'impression que ça bouge tout le temps ont aidé à construire le mythe d'une ligue terriblement supérieure. Mythe qui est en train de devenir réalité, mais qui jusqu'à il y a peu était un fantasme avant tout.

    D'ailleurs, je trouve qu'il y a un truc sur lequel la Premier League a été plus intelligente que toutes les autres. La richiesse de l'histoire du foot local a sûrement aidé à penser les choses sous cet angle, mais l'argent a été distibué beaucoup plus équitablement qu'ailleurs. Filer beaucoup de pognon aux petits leur permet de pas être top petits justement. Franchement, le PSG qui marche sur tout le monde, ça fait triper qui ? Mieux, les relégués ont un parachute très confortable pour absorber le choc.

    Sur ces 20 dernières années, le foot a plutôt eu tendance à se contracter en Europe. L'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Italie sont des championnats hyper prévisibles la majorité du temps. La Premier League, intialement phagocytée par Man U et Arsenal a réussi à s'ouvrir.

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  • Yanloup
    a répondu
    Envoyé par Elano Voir le message

    Il faut ajouter l'aspect marketing aussi: le "produit PL", c'est quoi aujourd'hui? Des stades magnifiques, tous remplis même dans des villes minuscules, une pelouse parfaite, une façon de filmer qui favorise le spectacle (c'est à dire des plans serrés, au détriment de plans plus larges), des clubs historiques qui savent parfaitement jouer de leurs images locales et mondiales, des traditions (boxing day), un championnat qui joue aux dates où les gens sont dispo (noël).

    Objectivement, même sans les grands joueurs, c'est un championnat largement au dessus des autres, pour le téléspectateur comme le supporter au stade.

    En fait, c'est la création de la PL dans les 90 qui a tout changé: avant, c'était un championnat comme les autres, avec même plus de problèmes (hooligans etc). A partir de là, ils en ont fait un produit parfaitement pensé du point de vue marketing. Avec aussi tous les travers qui vont avec: prix des places, exclusions des classes populaires du stade, aseptisation...
    Ses histoires invraisemblables (Wimbledon/MK Dons, FC United...), ses joueurs charismatiques (Vinnie Jones, Gascoigne, Waddle...).
    Sans même parler de son image à l'étranger. Tu vas en Asie par exemple tu n'as pas un amateur de foot qui ne supporte pas son club anglais.

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  • Elano
    a répondu
    Envoyé par Upe Voir le message


    Je dois être un tout petit plus jeune que toi!
    L'EDD pour moi c'est plutôt aux alentours de 2000 que j'ai commencé à suivre. Il est vrai que la Serie A était le top. Venaient ensuite Liga et PL. Pour moi le basculement s'est fait en 10-12 ans maximum. L'Italie, meilleur championnat, beaucoup de bonnes équipes, des grands joueurs et des triomphes en Coupe d'Europe. MU rapportait des coupes d'Europe, Arsène struturait les gunners et Liverpool était assez irrégulier. En CE on avait aussi Leeds ou Newcastle.
    Ils ont été exclus des CE oui et ça rest le pays où le foot a été inventé, mais pour moi le basculement pour moi c'est quand l'UEFA a octroyé 4 places directes en LDC aux 4 grands championnats (enfin 3+1 parce que je mets l'Allemagne à part même si c'est un grand pays de sport). En Espagne ou en Italie, soit la struture ne permet pas de vendre les gros clubs (socios etc.), soit aucun propriétaire historique n'a voulu vendre (Berlusconi a son époque dorée ne vend jamais, les Agnelli pareil et Moratti idem). En revanche, en Angleterre c'est la course aux achats : les Glazer à MU, Abramovith à Chelsea et d'autres ricains à Liverpool (j'ai plus le nom), et juste après, les Emiratis à City. Comme par ailleurs Arsenal et Tottenham avaient de belles structures financières sur lesquelles s'appuyer, on a assisté à une montée en charge progressive. Je me rappelle, les premiers trucs sur lesquels j'ai halluciné à l'époque, c'est quand MU débauche Veron... j'y croyais pas! Et finalement l'appel d'air n'a pas cessé.
    Bref, les Anglais et leurs proprios n'ont cessé d'investir, d'abord pour la compétitivité en LDC je pense, et ça n'a été qu'un cercle vertueux. En Espagne, à l'époque l'Atletico, le FC Séville et le Bétis étaient en D2. Mais progressivement, les habitués de la LDC type La Corogne ou Valence ont soit disparu, soit sont devenus irréguliers. Le temps que l'Atletico se structure (début années 2010 disons) ou le FC Séville se développe, les Anglais ont pris trop d'avance, et comme en plus le Real et le Barça fagocitent tout, globalement ça n'a jamais permis de suivre les Anglais. Quant aux Italiens, ils se sont endormis. Certains qui brillaient en Europe (Parme, Fiorentina) ont fait faillite, d'autres ont cédé leurs joueurs facilement à l'étranger et ça n'a qu'un cercle vicieux. Le clou du spectacle c'est sans doute les changements de propriétaires moins "inspirés" qu'en Angleterre. Le Ricain à la Roma n'a pas apporté grand chose, le Milan a été vendu et revendu, l'Inter est aux mains de Chinois dont la solvabilité a inquiété... Et la Juve a mis du temps à remonter la pente après sa relégation (logique).

    Bref, pour moi tout a été plié en 10-12 ans. Pour autant, même si je consomme moins de foot qu'à l'époque, je préfère encore très légèrement la Liga ou la Serie A à la PL. C'est plus technique, le côté latin me plait davantage aussi. L'Angleterre c'est sympa mais pas au point d'écraser les autres quoi
    Il faut ajouter l'aspect marketing aussi: le "produit PL", c'est quoi aujourd'hui? Des stades magnifiques, tous remplis même dans des villes minuscules, une pelouse parfaite, une façon de filmer qui favorise le spectacle (c'est à dire des plans serrés, au détriment de plans plus larges), des clubs historiques qui savent parfaitement jouer de leurs images locales et mondiales, des traditions (boxing day), un championnat qui joue aux dates où les gens sont dispo (noël).

    Objectivement, même sans les grands joueurs, c'est un championnat largement au dessus des autres, pour le téléspectateur comme le supporter au stade.

    En fait, c'est la création de la PL dans les 90 qui a tout changé: avant, c'était un championnat comme les autres, avec même plus de problèmes (hooligans etc). A partir de là, ils en ont fait un produit parfaitement pensé du point de vue marketing. Avec aussi tous les travers qui vont avec: prix des places, exclusions des classes populaires du stade, aseptisation...

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  • Upe
    a répondu

    Quelqu'un a lu le bouquin de Maes de 2019 ? Ou au moins un résumé ?

    L'interview est intéressante.

    Quelques points de désaccords ou questions :
    - le Barça n'a pas vendu les bijoux de famille. Ils ont cédé une partie de leurs droits mais rien d'irrémédiable ou de catastrophique.
    - le Qatar n'a pas investi au PSG pour faire du fric ou intégrer une SuperLigue. A l'époque, ça procède surtout d'une volonté d'accroitre leur soft power (les premiers questionnements sur le sujet remontent au milieu des années 2000) et ça se concrétise finalement en 2011. Leur but est atteint, ils ont poursuivi leurs investissements à Paris et dans pas mal de boites (ACCOR etc.), ils ont le Mondial chez eux. Le foot ? Eh bien ils ont gagné la L1 x fois, attiré d'immenses stars et donc développé la marque PARIS SG. La SuperLigue, on y est pas encore et lorsque le projet reviendra, ils feront sûrement partie de ceux qui feront pencher la balance pour que ça se concrétise. Dernière chose, je suis sûr que si demain ils veulent prendre des parts dans Manchester United, Arsenal ou Liverpool, ils le peuvent. De quoi donc mettre un pied en Super Premier League... Autre élément à intégrer également : que va donner la LDC usine à gaz ? Est-ce que ça va "fonctionner" ou pas ? Si non : possible accélérateur de Super Ligue.
    - il ne le dit pas mais c'est honteux que le QSG récupère 200M de CVC : pourquoi ? Au nom de quoi ? Alors qu'ils sont déjà blindés. On est contents de savoir que ça paie les salaires de leurs X indésirables ...
    - pour l'argent qui va dans les transferts et les salaires, je pense qu'il a raison; à une nuance près c'est que la DNCG a quand même fait quelques vérifications et que s'il n'est sans doute pas très difficile de maquiller ou arranger les comptes, tout le fric distribué à chaque club n'a pas du finir en transferts et salaires.
    - sceptique sur le fait qu'Amazon va investir plus, ou disons beaucoup plus... le prochain appel d'offres sera lancé dans les prochains mois et perso je ne vois pas de gros bouleversements; ça pourrait même être l'appel d'offres de tous les dangers si Amazon joue au con!
    - sur les départs précoces de joueurs : pour moi il est à mi-chemin entre lapalissade et la prédiction foireuse. Rien ne changera beaucoup, et, par ailleurs, même en Liga ou Calcio il y a des joueurs qui partent ailleurs alors qu'à une époque (10-15 ans) ils ne quittaient jamais leurs pays. Par ailleurs, avec la mondialisation du foot, les réseaux de recrutement plus développés, les outils (internet, data), on voit aussi que la France est devenu un pays "tremplin", permettant d'attirer des joueurs qui veulent se mettre en valeur avant de faire le grand saut vers l'Angleterre par exemple. Et dans d'autres pays les filières ont aussi évolué (l'Italie par exemple recrute davantage dans les Pays de l'Est, qu'avant).

    Sinon je n'avais vu que très peu d'éléments de Labrune au Sénat, mais je trouve son approche intéressante sur les "locomotives".

    Enfin, perso j'étais contre ce montage avec CVC, qui demeure encore un peu opaque et qui nous engage sur la durée... à qui peuvent-ils vendre ? Quel est leur pouvoir réel ? Que pourra faire la Ligue si dans deux ans CVC propose de racheter 20 ou 30% de la filiale commerciale? etc.
    En outre CVC a été retoqué en Italie (comme Mediapro) et admis en Espagne (comme Mediapro je crois...) : mais en Espagne, il peut se passer à peu près n'importe quoi, les clubs sont "immortels" et même en cas de pépins plus éphémères ou légers, ils se relèvent toujours rapidement. Bref le Real ou le Barça, CVC ou pas CVC, ça change pas grand chose. Autre point "négatif", c'est la réputation qu'ils ont aussi acquise dans le rugby. Bref, je suis toujours pas emballé.





    Envoyé par JUKE_OL Voir le message
    C'est fou comment le monde entier hors Europe associe le football à la PL. Comment un excellent championnat comme la Liga peut valoir à l'international 1 milliard et 300 millions de moins que la PL ?!? C'est fou ou est ce simplement que la meilleure diffusion de la culture anglo-saxonne a aussi des répercussions sur le football ?

    Pourtant cette supériorité de la PL n'a pas toujours été le cas. Quand je commence à m'intéresser dans l'enfance au foot à la télé, mes premiers souvenirs de PL datent du retour de suspension de Cantona à MU après son kung fu kick. A cette époque, sur l'équipe du dimanche du très regretté Thierry Gilardi, le championnat majeur que le monde entier regardait ce n'était pas la PL, c'était la série A ! Voire la Liga. En moins de 30 ans, les anglais ont rattrapé et archi doublé ces championnats.
    Et comme cela risque de continuer encore et encore, la superleague paraît inéluctable pour permettre aux mastodontes que sont les Réal Barça PSG Bayern et consort de conpenser leur déficit en droits TV relativement aux anglais. Sinon ces géants risquent de se pauperiser face aux anglais et devenir eux aussi à terme des clubs de transition avant vente de joueurs en PL comme l'est aujourd'hui l'OL.
    Je dois être un tout petit plus jeune que toi!
    L'EDD pour moi c'est plutôt aux alentours de 2000 que j'ai commencé à suivre. Il est vrai que la Serie A était le top. Venaient ensuite Liga et PL. Pour moi le basculement s'est fait en 10-12 ans maximum. L'Italie, meilleur championnat, beaucoup de bonnes équipes, des grands joueurs et des triomphes en Coupe d'Europe. MU rapportait des coupes d'Europe, Arsène struturait les gunners et Liverpool était assez irrégulier. En CE on avait aussi Leeds ou Newcastle.
    Ils ont été exclus des CE oui et ça rest le pays où le foot a été inventé, mais pour moi le basculement pour moi c'est quand l'UEFA a octroyé 4 places directes en LDC aux 4 grands championnats (enfin 3+1 parce que je mets l'Allemagne à part même si c'est un grand pays de sport). En Espagne ou en Italie, soit la struture ne permet pas de vendre les gros clubs (socios etc.), soit aucun propriétaire historique n'a voulu vendre (Berlusconi a son époque dorée ne vend jamais, les Agnelli pareil et Moratti idem). En revanche, en Angleterre c'est la course aux achats : les Glazer à MU, Abramovith à Chelsea et d'autres ricains à Liverpool (j'ai plus le nom), et juste après, les Emiratis à City. Comme par ailleurs Arsenal et Tottenham avaient de belles structures financières sur lesquelles s'appuyer, on a assisté à une montée en charge progressive. Je me rappelle, les premiers trucs sur lesquels j'ai halluciné à l'époque, c'est quand MU débauche Veron... j'y croyais pas! Et finalement l'appel d'air n'a pas cessé.
    Bref, les Anglais et leurs proprios n'ont cessé d'investir, d'abord pour la compétitivité en LDC je pense, et ça n'a été qu'un cercle vertueux. En Espagne, à l'époque l'Atletico, le FC Séville et le Bétis étaient en D2. Mais progressivement, les habitués de la LDC type La Corogne ou Valence ont soit disparu, soit sont devenus irréguliers. Le temps que l'Atletico se structure (début années 2010 disons) ou le FC Séville se développe, les Anglais ont pris trop d'avance, et comme en plus le Real et le Barça fagocitent tout, globalement ça n'a jamais permis de suivre les Anglais. Quant aux Italiens, ils se sont endormis. Certains qui brillaient en Europe (Parme, Fiorentina) ont fait faillite, d'autres ont cédé leurs joueurs facilement à l'étranger et ça n'a qu'un cercle vicieux. Le clou du spectacle c'est sans doute les changements de propriétaires moins "inspirés" qu'en Angleterre. Le Ricain à la Roma n'a pas apporté grand chose, le Milan a été vendu et revendu, l'Inter est aux mains de Chinois dont la solvabilité a inquiété... Et la Juve a mis du temps à remonter la pente après sa relégation (logique).

    Bref, pour moi tout a été plié en 10-12 ans. Pour autant, même si je consomme moins de foot qu'à l'époque, je préfère encore très légèrement la Liga ou la Serie A à la PL. C'est plus technique, le côté latin me plait davantage aussi. L'Angleterre c'est sympa mais pas au point d'écraser les autres quoi

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  • Aucentrederien
    a répondu
    Une des forces de la NBA c’est que la ligue est plus puissante que les propriétaires. Là bas, un projet QSI n’aurait aucun intérêt car les règles ne permettent pas l’excès plus de deux saisons. Les Warriors doivent se séparer d’ici la saison prochaine des joueurs car ils ont dépassé un des règles du Salary Cap. La territorialité n’est le point le plus important et peut évoluer dans le temp. Les franchises peuvent être achetées mais elles appartiennent toujours à la ligue. C’est ce qui diffère du football ou la ville est devenue prioritaire face à la ligue. Il existe des clubs qui changent de ville ou qui sont recréés de toutes pièces par des grands groupes mais c’est rare. La F1 fonctionne comme la NBA.

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  • magmouth
    a répondu
    Envoyé par Aucentrederien Voir le message

    Le business modèle reste la NBA et même si ils regardent ce qu’on fait en Euroligue, ils savent qu’ils ne peuvent pas construire un NBA du foot en Europe, comme ça. Ils ont besoin d’un modèle de transition et la PL est ce modèle. La gestion de la ligue fait rêver les autres dirigeants européen. Tu as une ville comme Londres ou tu as actuellement 7 clubs en PL et qui rempli des stade et bar avec supporter, spectateur et téléspectateurs. Ou tu vends des produits dérivés par millions. C’est plus qu’un modèle, c’est un socle de formation.
    A la limite, pour rattraper la PL, il faudrait faire plusieurs Super League :

    Espagne / Portugal / France / Suisse
    Allemagne / Italie / Pays bas / Belgique

    Tout en gardant des championnats inférieur au niveau national.

    Ça ferait un groupe avec :

    Porto
    Benfica
    Sporting
    Braga
    Barcelone
    Real
    Atletico
    Seville
    Villarreal
    Paris
    Marseille
    Monaco
    Lyon
    Rennes
    Berne
    Bâle


    Dortmund
    Munich
    Leverkusen
    Leipzig
    Borussia
    Ac Milan
    Inter
    AS Rome
    Juventus
    Naples Ajax
    Psv
    Feyenoord
    Twente
    Genk
    Anderlecht


    ​​​​​​AVec une PL qui passe aussi à 16 clubs, et la partie EST (Russie + Ex URSS + Autres) aussi à 16 clubs dans le même fonctionnement.

    Royaume-Uni
    Europe de l'est
    Europe de l'ouest
    Europe centrale

    Ça serait hyper intéressant, et proche de la NBA

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  • Aucentrederien
    a répondu
    Envoyé par Torpedo Voir le message
    Avis très intéressant de Pierre Maes. Tout n'est pas à prendre pour argent comptant (Premier League = Superleague) mais ses propos sont plutôt lucides et résument assez bien la situation actuelle, notamment les difficultés de tous les clubs français hormis le PSG.

    PS : Merci Msila pour l'article
    Le business modèle reste la NBA et même si ils regardent ce qu’on fait en Euroligue, ils savent qu’ils ne peuvent pas construire un NBA du foot en Europe, comme ça. Ils ont besoin d’un modèle de transition et la PL est ce modèle. La gestion de la ligue fait rêver les autres dirigeants européen. Tu as une ville comme Londres ou tu as actuellement 7 clubs en PL et qui rempli des stade et bar avec supporter, spectateur et téléspectateurs. Ou tu vends des produits dérivés par millions. C’est plus qu’un modèle, c’est un socle de formation.

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  • JuniGarde
    a répondu
    C'est très instructif.

    Déja les anglais sont beaucoup plus passionnés de football que les français, ce qui explique que les droits TV sont bien plus important sur leur marché domestique. Après, très tôt ils ont du des grands clubs et des rivalités qui ont fait qu'il y avait un ou plusieurs gros matchs par semaine, ce qui a créer de l'intérêt à l'international.

    Nous ne les rattraperons jamais. Malheureusement. Il faut qu'on s'inspire du Bayern, qui joue dans un championnat avec des droits TV pas très conséquents.

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  • Ewanoahlucasino
    a répondu
    Envoyé par JUKE_OL Voir le message
    C'est fou comment le monde entier hors Europe associe le football à la PL. Comment un excellent championnat comme la Liga peut valoir à l'international 1 milliard et 300 millions de moins que la PL ?!? C'est fou ou est ce simplement que la meilleure diffusion de la culture anglo-saxonne a aussi des répercussions sur le football ?

    Pourtant cette supériorité de la PL n'a pas toujours été le cas. Quand je commence à m'intéresser dans l'enfance au foot à la télé, mes premiers souvenirs de PL datent du retour de suspension de Cantona à MU après son kung fu kick. A cette époque, sur l'équipe du dimanche du très regretté Thierry Gilardi, le championnat majeur que le monde entier regardait ce n'était pas la PL, c'était la série A ! Voire la Liga. En moins de 30 ans, les anglais ont rattrapé et archi doublé ces championnats.
    Et comme cela risque de continuer encore et encore, la superleague paraît inéluctable pour permettre aux mastodontes que sont les Réal Barça PSG Bayern et consort de conpenser leur déficit en droits TV relativement aux anglais. Sinon ces géants risquent de se pauperiser face aux anglais et devenir eux aussi à terme des clubs de transition avant vente de joueurs en PL comme l'est aujourd'hui l'OL.
    Les anglais ont toujours performé en club, moins en nation. S'il n'existait pas ou peu à ton époque cest a cause du drame du heysel et des hooligans, les clubs anglais ont été exclus des CE presque 10 ans, a leur retour ils avaient qu'un club qualifié et il gagne la CE ou il était engagé.
    Les anglais avec N forrest sont les seuls à gagné 2 LDC alors qu'ils n'ont un seul championnat ( époque où seul les champion sont en LDC).
    Non vraiment les clubs anglais et l'Europe c'est quelque chose à part.

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  • JUKE_OL
    a répondu
    C'est fou comment le monde entier hors Europe associe le football à la PL. Comment un excellent championnat comme la Liga peut valoir à l'international 1 milliard et 300 millions de moins que la PL ?!? C'est fou ou est ce simplement que la meilleure diffusion de la culture anglo-saxonne a aussi des répercussions sur le football ?

    Pourtant cette supériorité de la PL n'a pas toujours été le cas. Quand je commence à m'intéresser dans l'enfance au foot à la télé, mes premiers souvenirs de PL datent du retour de suspension de Cantona à MU après son kung fu kick. A cette époque, sur l'équipe du dimanche du très regretté Thierry Gilardi, le championnat majeur que le monde entier regardait ce n'était pas la PL, c'était la série A ! Voire la Liga. En moins de 30 ans, les anglais ont rattrapé et archi doublé ces championnats.
    Et comme cela risque de continuer encore et encore, la superleague paraît inéluctable pour permettre aux mastodontes que sont les Réal Barça PSG Bayern et consort de conpenser leur déficit en droits TV relativement aux anglais. Sinon ces géants risquent de se pauperiser face aux anglais et devenir eux aussi à terme des clubs de transition avant vente de joueurs en PL comme l'est aujourd'hui l'OL.

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  • Torpedo
    a répondu
    Avis très intéressant de Pierre Maes. Tout n'est pas à prendre pour argent comptant (Premier League = Superleague) mais ses propos sont plutôt lucides et résument assez bien la situation actuelle, notamment les difficultés de tous les clubs français hormis le PSG.

    PS : Merci Msila pour l'article

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  • -Msila28
    a répondu
    « L'arrivée de CVC en France risque de réduire la solidarité entre les clubs »


    Après avoir anticipé la catastrophe Mediapro dans son livre Le Business des droits TV du foot en 2019, Pierre Maes revient jouer les oracles de mauvais augure avec un nouvel ouvrage, La Ruine du foot français. Cet ancien directeur des programmes de Canal+ Belgique - reconverti comme consultant indépendant – y évalue avec méfiance l’accord que la Ligue a conclu avec le fonds d’investissement CVC, fin juillet dernier. Ce nouveau partenaire va verser 1,5 milliard d'euros aux clubs de Ligue 1 et Ligue 2 pour prendre 13% de la future filiale commerciale de la LFP, qui commercialisera les droits TV du championnat de France. Une fabuleuse promesse de croissance ou un dangereux pacte faustien ? Tentative de réponse.



    Pierre, fin juillet, le closing (la conclusion de l'acte d'achat, NDLR) entre la LFP et le fonds d'investissement CVC Capital Partners a été acté. Pourtant, la Ligue n’a presque pas communiqué sur le sujet cet été. Comment l’expliquer ?


    Déjà, on peut se demander quelles compensations, quels types de contrepartie CVC a obtenu pour ces 1,5 milliard. Sur la modalité de rémunération de CVC, on ne sait par exemple pas si, comme en Espagne, ils vont prendre un pourcentage annuel sur les droits TV. Bon, c’est la même boîte, donc on peut imaginer qu’ils ont demandé la même chose en France. Néanmoins, je suppose que si la Ligue avait obtenu des modalités plus avantageuses que celles de la Liga espagnole, ils auraient certainement communiqué dessus... Pareil sur la gouvernance : rien de précis ne nous a été expliqué. À titre d’exemple, CVC voulait aussi acquérir une partie des droits de la Serie A. Cela n’a pas été exprimé clairement, mais on sait que les présidents des clubs italiens se sont rendu compte qu’ils n’allaient plus vendre eux-mêmes les droits TV, que CVC allait avoir une influence trop importante dans les négociations. C’est donc ça qui a fait échouer le deal.

    Et en France ? Est-ce qu’on peut essayer de modéliser la future influence de CVC au sein de la nouvelle société commerciale de la Ligue, qui gérera la vente et la valorisation des droits TV ?


    On peut imaginer que CVC a envie d’avoir une influence, mais jusqu’où va-t-elle s’exercer ? On n’en sait rien. CVC aurait donné tout cet argent pour prodiguer simplement des conseils et laisser toute latitude décisionnelle à la Ligue ? Ça ressemble à un scénario idyllique. De plus, je pense que si la Ligue avait gardé 100% des prérogatives quant à la vente des droits TV, elle aurait beaucoup plus lourdement communiqué sur le sujet.

    On entend souvent que l’expertise de CVC va permettre de beaucoup mieux vendre les droits TV du football français.


    C’est vraiment discutable. Personnellement, sur la soi-disant expertise des fonds, je me pose quand même des questions. Tout ça, ça fait quand même un peu écran de fumée... Il ne faut pas qu’on se détourne de l’objectif premier des clubs, à savoir : obtenir du cash maintenant. À la limite, le reste, ils s’en foutent. Le Barça est la caricature de ce schéma de pensée : on vend les bijoux de famille, sans trop penser à demain. Pour les concessions faites aux fonds, on verra bien... Bien entendu, la Ligue nous parle de stratégie à long terme, d’expertise des fonds, mais tout ça, pour moi, c’est un peu du bla-bla. Notamment car ces fonds n’ont pas vraiment d'expertise dans la vente de droits TV. La Ligue en a plus, en réalité. Ils vendent des droits depuis 1984 à Canal. Ils ont commis une erreur monumentale avec Mediapro, mais généralement, ils savent comment faire. Ils ont des avocats qui les assistent depuis longtemps, des spécialistes en interne, ils peuvent recourir à des consultants et des agents qui sont compétents dans le domaine... Je ne vois donc pas très bien ce qu’un fonds peut apporter de si décisif. À l’exception d’une chose : si le fonds décide, on n’a plus de guerre de présidents. C’est une manière de forcer l’unité.



    Et de court-circuiter les petits clubs au passage ?


    Je pense que la réponse est oui. La solidarité, c’est bien joli, mais ce qui rapporte de l’argent, ce sont les grands clubs. À partir du moment où les fonds mettent de l’argent dans une ligue, ils ont plusieurs manières de se rémunérer. Soit annuellement - comme le fait CVC en Espagne -, soit l’essentiel des gains se fait à la revente. Donc, il faut nécessairement faire grandir la valeur du produit, ce qu’ils ont fait en Formule 1. (En 2006, CVC avait acheté une part majoritaire de la F1 pour un montant estimé à environ un milliard de dollars, avant de céder ses parts en 2016 au groupe américain Liberty Media pour une somme estimée entre quatre et sept milliards d'euros, NDLR.) Ils ont une fenêtre qu’ils veulent la plus courte possible pour augmenter la valeur, et vendre avec profit. Ils vont tout faire pour que le produit soit le plus attractif possible commercialement. Ça peut sûrement passer par une solidarité moins grande et une chaîne de valeur davantage orientée vers les grands clubs.

    Lorsqu’il avait été auditionné par la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat le 8 décembre dernier, Vincent Labrune avait d’ailleurs tenu les propos suivants : « Nous n'allons pas aller vers une répartition plus solidaire des revenus, au moment où nous n'avons jamais eu si peu d'argent... En période de crise, nous n'avons qu'une priorité : sauver nos locomotives coûte que coûte. Sinon, nous n'aurons plus de championnat, donc plus de recettes. C'est cela la réalité. »


    Tout à fait. Labrune est hyper cash, il a une franchise qu’on n’avait pas forcément vue auparavant, où on parlait en priorité de solidarité. Lui, il avance démasqué en disant en somme : « On est en crise, la solidarité, c’est fini, on doit alimenter nos locomotives, c’est ce qui rapporte de l’argent, point à la ligne. »

    Labrune est élu président de la Ligue en septembre 2020. Le 3 juin 2021, une réforme pour que la Ligue 1 passe à 18 clubs est votée. En parallèle, on apprend que la LFP négocie avec plusieurs fonds, dont CVC, pour vendre des parts de sa future société commerciale qui commercialisera les droits audiovisuels du championnat. Est-ce qu’on peut éventuellement y voir un lien de cause à effet ?


    On peut effectivement penser que Labrune a voulu rendre le produit plus sexy pour les fonds et que le passage à 18 clubs fait partie intégrante de cette réflexion.



    La répartition de l’argent investi par CVC peut aussi interroger. Le PSG va toucher la plus grosse part, 200 millions d'euros, soit 17% du total. L'OL, l'OM, Nice, Lille, Rennes et Monaco vont toucher au moins 80 millions par club. Les 13 clubs restants vont toucher 33 millions d'euros chacun. Après le scandale Mediapro, les clubs de Ligue 1 sont asphyxiés financièrement et ce sont pourtant les moins vulnérables d'entre eux qui touchent la plus grosse part du gâteau. Comment l’expliquer ?


    Comme vous l’avez mentionné, après le crash Mediapro, les clubs de Ligue 1 sont soumis à une pression financière dangereuse. Schématiquement, l’idée c’est : on donne du cash tout de suite aux petits pour les calmer et on répartit le pouvoir et l’argent au sommet. Le PSG est très emblématique de cette façon de procéder. Comment peut-on expliquer que le club francilien touche autant ? En sous-main, le PSG doit quand même être un des clubs en Europe qui doit être le plus tenté par la Superligue. Les propriétaires qataris - qui ont vu leurs voisins émiratis et saoudiens investir dans Manchester City puis Newcastle - doivent se dire : « Bon dieu, mais pourquoi j’ai investi en France ? » , alors que la Superligue, de fait, elle est en Angleterre. Si le PSG reçoit autant, c’est à mon sens parce qu’il fallait le séduire, pour qu’il modère ses envies d’ailleurs et notamment celle de participer à une Superligue européenne.

    La Ligue et les présidents de clubs de Ligue 1 nous expliquent que l'argent de CVC sera prioritairement alloué au développement des infrastructures et de la formation. Peut-on y croire ?


    Je ne le pense pas. Les autres championnats du Big 5 se livrent une concurrence féroce pour ne pas trop se faire larguer par la Premier League. Cet argent qu’on veut tout de suite, c’est pour les transferts et les salaires. Ça la fout mal de dire ça, donc on dit que c’est pour les infrastructures, la formation... Mais personne n’est dupe : on sait bien que la majorité de ces liquidités serviront d’abord à recruter des joueurs.

    Que peut-on penser des objectifs hyper ambitieux établis par la Ligue et CVC ? Selon un document interne de la LFP dévoilé par L’Équipe, la Ligue souhaite multiplier ses revenus (droits télé nationaux et internationaux, partenariats et sur le numérique) par 2,3 et passer de 774 millions d'euros à 1,8 milliard en 2032.

    Cet objectif, alors que les droits TV du foot en Europe sont au mieux en plafonnement, voire en légère baisse, me semble absolument chimérique. Et ce, même si le championnat de France monte en gamme sportivement. Le montant des droits TV dépend davantage de l’intensité de la concurrence entre les diffuseurs, que de la qualité du spectacle proposé. Or, cette concurrence a diminué, au niveau français comme européen. Les GAFA n’investissent pas ou peu le marché, des acteurs deviennent quasi monopolistiques comme Sky en Angleterre et Canal+ en France. D’autres, comme Altice, s’en vont complètement ou opèrent un retrait partiel, comme beIN, qui investit beaucoup moins d’argent dans les droits TV que par le passé.

    Comment la Ligue peut tabler sur des projections pareilles, alors ?


    Difficile à dire. On peut toujours imaginer qu’Amazon se mette à investir de façon beaucoup moins radine sur les droits TV du foot français. Ou qu’un géant comme Apple, qui a acheté les droits TV de la MLS aux États-Unis, se décide à mettre 2 milliards sur le foot français par exemple... Ça relève sans doute du fantasme, mais ça reste possible pour les gens qui ont envie d’y croire...




    Tout le monde fantasme de rattraper la Premier League pourtant...


    Oui. Mais la vérité, c’est que la Premier League ne va laisser que des miettes aux autres, sur le plan européen. Comme ailleurs, les droits TV domestiques stagnent, voire diminuent légèrement, mais là où la Premier League progresse, c’est dans l’évolution de ses droits internationaux. Lors du dernier appel d’offres qui couvre la période 2022-2025, ils ont encore augmenté de 30%, pour passer à 6 milliards d’euros (soit 2 milliards d'euros par saison). C’est complètement décorrélé du reste du marché. À titre de comparaison, les droits TV internationaux de la Liga, de la Bundesliga, de la Serie A et de la Ligue 1 s’élèvent respectivement à 705, 200, 196 et 100 millions d’euros par saison.

    Le plus probable, ce serait donc que la Ligue 1 reste un championnat de transition ?


    La Ligue 1 pourra probablement garder ses joueurs encore moins longtemps. Regardez par exemple ce qu’il s’est passé avec Mathys Tel : il a joué 10 matchs en professionnel avec Rennes, et le Bayern l’a recruté pour 30 millions. Ce genre de cas de figure a de bonnes chances de se multiplier à l’avenir.

    Dans un tel contexte, on peut supposer que les petits clubs du championnat de France auront encore plus de difficulté à briller ?


    Oui. Le principe général est le suivant : moins il y a d’argent, moins il y a de solidarité, et plus la pression des grands clubs est importante. Mais peut-on seulement leur donner tort ? C’est vrai que ce sont eux qui attirent les spectateurs, l’argent des TV et des sponsors... Donc, il faut aussi avoir une vue réaliste, même si c’est déplaisant. C’est pour ça que Labrune a joué cartes sur table lors de son audition au Sénat. Il fait valoir ce qu’on peut identifier comme un principe de réalité. C’est comme ça, il faut s’adapter.


    https://www.sofoot.com/pierre-maes-l...bs-518004.html



    Et encore, il y a une autre info passée inaperçue, c'est que Le Graët en a profité pour remplir les caisses de la FFF sur le dos de la LFP ( donc des Clubs de Ligue 1 )
    avec pour justification : parce que la FFF n’a pas freiné la conclusion de cette mini-révolution

    la FFF a donc reçu 20M€ sur le contrat CVC

    https://www.lequipe.fr/Football/Arti...rriver/1343589

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  • InfosGones
    a répondu
    La grosse erreur c'est de proposer 950, si Mediapro propose 750 dès le 1er appel d'offre, il gagne, Canal+ était en mode "pinces" et voulait pas mettre + que 550.

    Le mec de Mediapro il a fumé de la moquette de croire qu'en mettant 950, la Ligue-1 allait passer devant l'Italie et l'Allemagne en résultats européen.

    On aurait dilapidé l'argent, Rennes aurait acheté Doku et Theate 45 au lieu de 25 et pis c'est tout..., on aurait prolongé Denayer à 500.000 au lieu de faire jouer Lukeba, mdr
    Ça se trouve avec 950, la Ligue-1 aurait été encore + mauvaise, torché par Qarabag et Saint-Gilloise.

    Salah, Kane, Kimmich, Vlahovic, De Jong, Skriniar, Oblak, même avec 950, les mecs viennent pas en Ligue-1.

    Mediaprout nous a glissé derrière la cuisse en puant comme pot de départ. Jaume Rourès s'est excusé il voulait faire un petit soufflé mais c'est parti un peu vite.

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  • 69FAJA
    a répondu
    Envoyé par Yanloup Voir le message

    Moi je suis prêt à me la couper que Canal serait parti en procès et que les dirigeants ont tout fait pour éviter ça.
    Mais non jamais Canal serait partin en procès et les dirigeants s'en foutaient ...je le sais de source sûre...

    Bon...maintenat...tu tiens ta promesse...??? !!!

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  • MrPersonne
    a répondu
    Envoyé par Yanloup Voir le message

    Moi je suis prêt à me la couper que Canal serait parti en procès et que les dirigeants ont tout fait pour éviter ça.
    Aussi.
    Ce qui montre bien qu'au final il n'y avait pas de bonne décision. La bonne décision c'était quelques années auparavant qu'il aurait fallu la prendre en refusant une offre alléchante mais venant d'une entreprise n'apportant pas les garanties nécessaires.

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  • Yanloup
    a répondu
    Envoyé par MrPersonne Voir le message
    Il avait raison, il avait raison... On va le dire vite. On sait très bien qu'il n'avait pas un rond. Si la ristourne avait été acceptée par la LFP j'aurais été prêt à me la couper que Mediapro n'aurait pas payé la totalité des 600/750.
    Moi je suis prêt à me la couper que Canal serait parti en procès et que les dirigeants ont tout fait pour éviter ça.

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  • MrPersonne
    a répondu
    Il avait raison, il avait raison... On va le dire vite. On sait très bien qu'il n'avait pas un rond. Si la ristourne avait été acceptée par la LFP j'aurais été prêt à me la couper que Mediapro n'aurait pas payé la totalité des 600/750.

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  • InfosGones
    a répondu
    Avec le recul, on se rend compte que Jaume Rourès avait raison, le produit était tellement dégradé que ça méritait une ristourne.

    Et que les 600/750 qu'il voulait au lieu de 950, ça aurait été très très bien pour tout le monde.

    Rien n'a changé depuis, on reste des ploucs qui se font sauter par Feyenoord, Eindhoven, Leicester, West-Ham. On n'a même pas d'herbes pour jouer à Lorient, et les 12 + petits budgets de la Ligue-1 peuvent se faire piller par la Championnship.

    Labrune est un guignol.

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  • InfosGones
    a répondu
    Rendez nous le pognon

    https://www.footmercato.net/a1254221...-frais-davocat

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  • InfosGones
    a répondu
    Envoyé par Al Bundy Voir le message
    Je ne crois pas un mot de ce que cet escroc peut raconter
    Dire que Mediapro aurait payé 600 si la Ligue avait accordé un rabais de 200 c'est de la science-fiction

    Et c'etait de toute facon infaisable, jamais Canal et Bein ne serait resté sans porter plainte, et a raison, si la Ligue avait accordé un rabais de 25% au vainqueur d'un appel d'offre.
    Canal n'a meme pas voulu mettre 250.

    Les 600 c'etait le juste prix, Labrune a voulu faire le caïd, comme à Marseille.

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