Annonce

Réduire
Aucune annonce.

classement des entraineurs de l'OL !

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • classement des entraineurs de l'OL !

    Bonjour à tous,

    Dans un contexte un peu tendu autour du club ces derniers temps et pour occuper durant la trêve de la coupe du monde, je me suis amusé à faire un classement des entraineurs qui sont passés par l'OL depuis la remontée en 1ere division.
    J'insiste sur le fait que je ne juge QUE leur passage à l'OL et que je n'oblige personne à accepter certains de mes choix. J'essaie juste d'argumenter de la meilleure la plus objective possible (et suis curieux d'avoir votre classement en retour)










    15) SYLVINHO :

    Plus court mandat d’un entraineur sous l’ère JMA, son bilan décevant fut à hauteur de l’attente des supporters lors son intronisation : immense !
    Il devait former avec Juninho, fraichement arrivé du costume de directeur sportif, un duo qui allait révolutionner l’olympique lyonnais sportivement et structurellement.
    11 matchs plus tard, il fut débarqué après une défaite à Saint Etienne sur un but de Beric à la 90ème minute. Tout un symbole.
    Dès les matchs amicaux, le mal était perceptible. L’OL enchaine les contre-performances et a du mal à imposer son style de jeu. Les recrues, que ce soit, Kone, Andersen, Jean Lucas, Reine Adélaïde et surtout Thiago Mendes sont décevantes et ne parviennent pas à faire oublier les départs de Mendy, Fekir et Ndombele.
    Paradoxalement, les deux premières journées se soldent par deux victoires et une balance de 9 buts marqués pour aucun encaissé. Le statut de l’OL change en un instant et les médias s’inquiètent de voir un réel concurrent au titre de champion de France pour le PSG.
    Sylvinho ne gagnera plus aucun match de championnat. Le jeu s’effrite, l’olympique lyonnais devient ennuyeux à voir jouer. A tel point qu’à l’issue d’une défaite contre Paris à domicile (0-1), une personne propose de le licencier. Il s’agit de… Juninho lui-même !
    Aulas refuse et lui propose un rôle plus proche du terrain pour aider son compère. L’effet sera inverse. Sylvinho se renferme et n’ose plus prendre aucune décision. A la mi-temps du derby, alors que l’OL souffre et n’a aucune idée offensive, Juninho propose à Sylvinho de procéder à des changements mais ce dernier refuse et s’obstine dans sa stratégie initiale. Désabusé, alors que la seconde a repris, Juni restera prostré de longues minutes dans le vestiaire, seul…
    La suite, on la connait. Le premier entraineur non choisi par le président aurait été un total fiasco.

    N.B : 2 points de + rajoutés dans sa note finale pour son bilan en Ligue des champions. 4 points récoltés sur 6 possible qui auront probablement aidé l’équipe à atteindre le final 4 cette saison-là.

    Note finale : 3/20


    14) PETER BOSZ :

    Certainement l’entraineur qui a créé la plus grande hype autour de son arrivée. Son expérience en bundesliga et le jeu pratiqué avec l’Ajax laissait présager que du bon à Lyon.
    En un an et demi, il n’aura jamais réussi à imposer sa patte malgré un contexte ultra-favorable et un public acquis à sa cause. Certes, il ne fut pas responsable du recrutement et n’aura jamais eu les joueurs qu’il souhaitait vraiment (Onana et Azmoun notamment), mais l’effectif en place était de qualité et devait terminer à une place bien meilleure que 8ème lors de la saison 2021-22. Le plus mauvais classement pour l’OL depuis 1996-97 !
    Les arrivées conjuguées de joueurs de renom comme Shakiri, Emerson ou Boateng arrivent presque à faire oublier le départ de Memphis Depay. Aucun d’eux ne parviendra à s’imposer réellement à Lyon.

    Deux matchs ont été des tournants dans la saison :
    A la 11ème journée, l’OL se déplace à Nice. 6ème au coup d’envoi, les lyonnais mènent 2-0 à la 80ème minute de la fin et musèlent totalement les hommes de Christophe Galtier. En 10 minutes, Nice retourne la situation et s’impose 3-2. Peter Bosz ne s’en remettra jamais vraiment !
    Deux journées plus tard, L’OL se déplace à Rennes. Fort d’un probant succès contre Lens la semaine précédente, les lyonnais arrivent avec le plein de confiance. Ce match en Bretagne fut un désastre à tous les points. Lyon s’incline 4-1 dans un match où les joueurs auront pris l’eau du début à la fin marquant les premières tensions visibles. Boateng (loin d’être irréprochable) s’en prend à son capitaine Léo Dubois. Ce dernier n’ose pas intervenir dans une brouille entre Paqueta et Aouar pour désigner le tireur du pénalty du 4-1 obtenu à la dernière minute de jeu. Pathétique !
    Bien malgré lui, l’OL sera au cœur de plusieurs polémiques. Un jet de bouteilles sur Payet et des violences à l’intérieur du stade lors de PFC-OL auront des répercussions sportives. Lyon est évincé de la coupe de France, jouera 3 matchs à domicile à huis-clos (ASSE, PSG et l’OM) et devra faire sans ses supporters durant tout le reste de la saison à l’extérieur.
    Le championnat compromis, tout repose alors sur la coupe d’Europe. L’OL a le meilleur indice UEFA en europa league et justifie son statut par un 16/18 points en phase de poule. Il élimine Porto en 1/8ème de finale et s’entrevoit une éventuelle demi-finale face au FC Barcelone.
    Avant cela, il faut éliminer West Ham. L’OL, pourtant longtemps à 11 contre 10, ne fait mieux qu’un partout en Angleterre à l’aller. Un bon résultat malgré tout sur le papier. Sauf que le retour tourne au cauchemar et l’OL s’incline 3-0 disant adieu à l’Europe et tout espoir d’une fin de saison haletante provoquant l’ire des deux virages.
    La fin de championnat sera toutefois un peu meilleure avec un jeu attrayant, notamment à domicile ou les lyonnais inscriront 20 buts sur les 5 derniers matchs au Groupama.
    Néanmoins, le collectif reste fragile et l’OL déçoit (une énième fois) en s’inclinant à Metz, pourtant lanterne rouge, disant définitivement adieu à toute forme de qualification européenne.
    Avec l’aval des supporters, Bosz est reconduit pour la saison 2022-23. On connait la suite…

    Note finale : 5/20


    13) CLAUDE PUEL :

    Si ça ne tenait qu’à moi, d’un point de vue purement moral, il serait dernier du classement avec une note finale négative !
    Il y a clairement eu à l’Olympique Lyonnais, un avant et un après Puel. Trois saisons où l’OL terminera respectivement 3ème, 2ème puis de nouveau 3ème avec une demi-finale de LDC sur le chemin. Des résultats bruts qui feraient presque rêver à l’heure actuelle mais qui ne doivent pas masquer le statut de l’Olympique Lyonnais de l’époque. Equipe qui marchait sur le football français et dans le top 10 européen de l’époque !
    Son arrivée devait apporter ce supplément d’âme et de puissance défensive qui faisait légèrement défaut à l’équipe pour toucher la cime de l’Europe.
    Les premiers résultats furent plutôt bons, malgré une défaite aux tirs aux buts à Bordeaux lors du trophée des champions. L’OL remporte six de ses sept premiers matchs de championnat, en n’encaissant que 3 buts. La tactique de Puel, basée sur un pressing haut fonctionne et les débuts d’Hugo Lloris dans la cage est excellente.
    Le premier couac interviendra à Rennes pour une défaite 3-0. Sans conséquence. L’OL vire en tête à la mi-saison et est qualifié en LDC en terminant 2ème derrière le Bayern Munich.
    Fin février, l’OL s’impose 2-0 à Nancy et relègue son dauphin à 9 points. C’est là que tout bascule.
    L’OL, dans un premier temps, est accroché par le Barça en 1/8ème de Ligue des champions malgré un coup-Franc dantesque de Juninho puis ne prend qu’un point sur 6 en ligue 1 avant d’être éliminé en coupe de France par Lille.
    Claude Puel commence à ne plus avoir la main totale sur l’équipe et demande l’aide de Bernard Lacombe avant le match retour crucial à Barcelone. L’OL prend 4 buts en une demi-heure prenant l’eau de toute part. Makoun et Juninho ramènent le score à 4-2 mais la marche est trop haute. L’OL encaisse un 5ème but et Juninho se fera expulsé disant cette phrase terrible en fin de rencontre « Je ne gagnerai jamais la ligue des champions, c’est comme ça… »
    Dès lors, le ressort se casse. Fred et Fabio Santos en arrivent aux mains avec l’entraineur, et l’OL voit Marseille puis Bordeaux lui passer devant au classement. La passe d’arme se fera à Chaban-Delmas où l’OL s’inclinera 1-0 contre les girondins de Laurent Blanc encaissant un but d’Alou Diarra, ancien lyonnais…
    L’OL arrache une victoire au Vélodrome qui lui permettra d’accéder au tour préliminaire de LDC (chose qui était loin d’être acquise avec le retour du PSG et Toulouse au classement). Juninho quitte le club en fin de saison en inscrivant son 100ème but à Gerland contre Caen. L’histoire est belle et atténue la déception de ce premier titre de champion de France perdu depuis sept ans…

    Claude Puel rempile pour une deuxième saison qui commence très bien. Emmené par un Lisandro Lopes stratosphérique, Lyon gagne 6 de ces 8 premiers matchs de championnat et surclasse Anderlecht en tour préliminaire de Ligue des champions. Les départs de Juninho et Benzema notamment ne semblent pas impacter l’équipe mais tout va s’enrayer très vite.
    Une première lourde défaite à Nice (4-1) va poser question. Quelques semaines plus tard l’OL, pourtant à 11 contre 10, va se faire rejoindre sur le terrain de Grenoble, dernier du championnat faisant oublier la victoire en LDC à Liverpool (2-1) et l’incroyable (5-5) qui marquera les 25 ans d’anniversaire de canal + face à l’OM.
    Le tournant de la saison intervient lors de la 16ème journée. L’OL se déplace à Lille et mène 3-1 à la pause grâce à un triplé de Lisandro. Plutôt que de féliciter l’argentin, Claude Puel lui reproche de ne pas faire assez d’efforts défensifs. Fou de rage, Lisandro claque la porte du vestiaire. L’OL s’inclinera 4-3 ce soir-là marquant la rupture avec les joueurs mais aussi les supporters.
    En décembre 2009, pour la première fois depuis son intronisation, Puel entend la contestation du stade. Le virage nord réclame sa démission et demande le retour de Gerard Houllier.
    Ce qui va sauver Puel cette saison sera la ligue des champions. Il réussira là ou tous ses prédécesseurs auront échoué. Eliminer une grande équipe en phase d’élimination directe. La victime : le Real Madrid. En quart de finale, l’OL élimine Bordeaux et va pour la première fois de son histoire en demi-finale de Ligue des champions.
    Un déplacement périlleux à Munich les attend à l’aller. Un véritable périple effectué en car à cause du volcan islandais qui avait assombri tout le ciel européen. Cela explique-t-il la prestation médiocre de l’équipe ce soir-là ? Pourtant tout commençait pour le mieux. Franck Ribery, meilleur joueur du Bayern, se fit expliquer au bout de 20 minutes, sans doute perturber par l’affaire Zahia qui venait d’éclater. Toujours est-il que l’OL, en supériorité numérique, n’en profite pas. Pire, il subit les assauts bavarois qui provoquent à leur tour l’expulsion de Toulalan. A 10 contre 10, le Bayern marque et s’impose (1-0). Il y avait un coup à jouer…
    Au retour, le Bayern étrille l’OL (0-3). Lisandro est en pleurs. Aulas accuse les supporters d’avoir fait pression sur Puel expliquant les choix étonnants de son coach.
    Dès lors, s’engage un mano à mano entre le public et Aulas concernant l’avenir de Claude Puel. Le virage nord scande « licenciement », conscient que l’entraineur et son contrat en béton ne quittera pas le club de lui-même.
    La troisième saison s’annonce bouillante. Jean-Michel Aulas mettra le paquet pour récupérer le titre qui vient de lui échapper pour la 2ème fois d’affilée, et recrute à prix d’or Yohan Gourcuff en provenance de Bordeaux. Ce transfert sera un véritable échec industriel.
    Sur le terrain, et contrairement aux deux premières, le championnat commence très mal pour l’OL.
    1 victoire, 2 nuls et 4 défaites et dont une à domicile contre Sainte-Etienne (0-1) viennent mettre en grand danger l’avenir de Puel. Alors que tout le monde s’attend à une résiliation de contrat, Aulas maintient Puel et met en avant Bernard Lacombe qui sera plus proche du terrain. Puis se dirige vers le virage nord, se saisit du micro et demande aux supporters de soutenir l’institution puis aura cette punchline incroyable « les stéphanois, la ligue des champions, ils la jouent sur la play station !».
    Le divorce est toutefois consommé. Les supporters lyonnais multiplieront les actions contre Puel avec en point d’orgue ces banderoles « Puel démission » qui fleuriront sur la ville de Lyon.
    Dans ce mélodrame, une éclaircie en ligue des champions où l’OL se qualifiera pour le second tour, non sans difficulté. Claude Puel est proche de la désillusion lorsque son équipe fut menée 2-1 sur son terrain contre l’Hapoel Tel-Aviv. L’égalisation et la qualification est intervenue en fin de rencontre grâce à un certain… Alexandre Lacazette !
    Malgré une éclaircie début 2011 (3 victoires en 4 matchs, 11 buts marqués 1 encaissé). La magie est définitivement éteinte. L’OL est éliminé sans gloire à Madrid (3-0) en 1/8ème de finale et enchaine les contre-performances en ligue 1, encaissant un terrible (4-0) à Auxerre lors de la 35ème journée marqué par une prestation cataclysmique du défenseur central Dejan Lovren.
    Les lyonnais arrachent la 3ème lors de la dernière journée à Monaco, entrainant le club de cœur de Claude Puel en ligue 2. Ironie du destin.
    En trois saisons, et malgré le meilleur effectif à chaque fois, Puel n’a pas été capable de terminer une seule fois champion de France et n’a remporté aucun trophée avec le club. Pire, il a laissé le club dans une situation financière difficile pour lequel on en paye sans doute encore les pots aujourd’hui. Malgré une qualification historique en demi-finale de LDC, l’aventure Puel fut un véritable fiasco !

    Note finale : 6/20


    12) GUY STEPHAN :

    L’adjoint de Jean Tigana prend la tête de l’équipe pour la saison 1995-96. Fraichement auréolé d’une seconde place au classement, il va très vite montrer qu’il n’aura pas forcément les épaules pour entrainer une équipe de première division.
    Dans un effectif qui, hormis le départ de N’gotty, n’aura pas foncièrement bougé, Stephan ne parviendra jamais à donner un supplément d’âme à son équipe.
    Très vite, le public va se tourner contre son équipe s’en prenant régulièrement à Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe, considéré comme responsable du départ précipité de Tigana.
    En souffrance en championnat, Stephan verra la lumière à travers les coupes.
    En coupe de la ligue, il amène l’équipe en finale, et aurait pu (du) ramener le trophée qui manquait depuis si longtemps au club si l’arbitre du soir, M.BATTA, n’avait pas sifflé une faute imaginaire du buteur Eric Roy face à Metz en toute fin de prolongation. L’OL s’inclinera aux tirs aux buts avec une dernière tentative manquée par Marcelo Kiremitdjian.
    En coupe UEFA aussi, avec l’élimination de la Lazio Rome en 16/ème de finale d’UEFA, favorite de la compétition (2-1 à Gerland puis 2-0 à l’Olimpico). Entre les deux tours, la Lazio avait étrillée la Juventus 4-0. Un véritable exploit.
    L’OL sera éliminé sans rougir au tour suivant face aux anglais de Nottingham Forest. (1-0, 0-0)

    Malgré une défaite en match d’ouverture, le début de saison 1996-97 est correct. Au soir de la 9ème journée, Lyon est 5ème du championnat après une victoire à Lens (0-1). Mais la grave blessure du meilleur joueur lyonnais du moment, Florian Maurice, va peser sur les résultats et l’OL va enchainer une série de 5 matchs sans victoire avec en point d’orgue une défaite 7-0 à Auxerre !
    JMA, alors en voyage à l’Ile Maurice, apprend le résultat à la radio et devient furibond. Ce sera le premier entraineur qui sera limogé par le président depuis son investiture.
    Guy Stephan, homme sympathique mais pas taillé pour être numéro et, semble-t-il, bien meilleur en tant qu’adjoint.

    Note finale : 8/20


    11) HUBERT FOURNIER :

    Difficile de faire une entame plus compliquée que celle de Fournier en 2014-15. Eliminé au 2ème tour préliminaire d’Europa League par les roumains d’Astra Giurgiu (1-2, 0-1). Trois défaites en quatre matchs de championnat, une multitude de blessés. L’OL joue (déjà) le match de la peur face à Monaco lors de la 5ème journée. Le match entre les 2 équipes malades tourne à l’avantage de l’OL et la saison sera lancée. L’OL prend conscience de ses forces le match suivant au parc des princes où l’OL arrache un nul mérité (1-1). Fournier surfe sur la dynamique de cet effectif jeune et délesté de toute coupe d’Europe pour imposer un style très offensif et assumer clairement le déséquilibre affiché.
    Le trio Lacazette, Fekir, Njie fait des ravages. Gourcuff (quand il joue) est très bon. Derrière le centre de formation tient la baraque avec Lopes, Umtiti, Ferri et Gonalons notamment.
    Entre la 5ème et la 26ème journée, l’OL ne perd qu’une fois en championnat mais une pesante défaite 3-0 à Saint Etienne. L’OL n’avait plus perdu à Geoffroy Guichard depuis plus de 20 ans !
    Les lyonnais jouent clairement le titre et sont leaders au moment d’affronter le PSG lors de la 24ème journée. Malgré plusieurs joueurs blessés, l’OL réussit à ouvrir le score grâce à une succession de passes sur une courte surface conclue par Clinton Njie.
    Les parisiens poussent pour égaliser mais butent sur Lopes avant que M.Turpin ne siffle un pénalty pour le PSG à 20 minutes du coup de sifflet final. Zlatan le tire et bute sur Lopes mais l’arbitre décide de refaire tirer le pénalty car Bedimo était rentré dans la surface avant la frappe (…). Le suédois ne se loupe pas deux fois. (1-1) score final. Sans doute un tournant dans la saison.
    Par la suite, l’OL perdra des points en route importants. Une défaite à Lille malgré avoir pris l’avantage. Une autre à domicile face à Nice dans un match où Yohan Gourcuff quitta le terrain sans même avoir demandé le changement. C’était la dernière fois qu’on le voyait sous le maillot lyonnais !
    Le titre fut définitivement perdu le soir de la 36ème journée à Caen où l’OL s’incline lourdement 3-0
    Les lyonnais termineront second du championnat et reverront la ligue des champions.
    L’optimisme est de mise pour le championnat 2015-16. Les jeunes issus du centre de formation sont tous conservés et l’équipe se renforce avec l’arrivée de Mathieu Valbuena notamment.
    Mais tout ne se passera pas comme prévu ! Les lyonnais patinent en début de saison et semblent retrouver le juste chemin lors de la 4ème journée à Caen ou l’OL s’impose 4-0 avec un triplé de Nabil Fekir. Hélas, quelques jours plus tard, le meilleur joueur lyonnais du moment va gravement se blesser avec l’équipe de France et tout le jeu lyonnais allait en patir.
    Jusqu’à la 13ème journée, malgré tout, les résultats furent corrects. Au soir d’une belle victoire face à Saint Etienne (3-0), l’OL pointe à la seconde place grâce à un triplé de Lacazette. Valbuena, discret jusque-là, réalise son meilleur match de la saison. Fournier rentre tout sourire au vestiaire, personne ne se douterait à cet instant que ce serait sa dernière victoire en championnat.
    Au même moment, l’OL patine en ligue des champions. Malgré un groupe abordable, les lyonnais termineront derniers de la poule dominée par les belges de La Gantoise. En championnat, l’OL enchaine 4 défaites en 5 matchs, et se rend à Ajaccio pour affronter le Gazelec où les lyonnais sombreront en s’inclinant (2-1). 11ème du classement, JMA remercie Fournier avant la trêve. Deuxième entraineur licencié en cours de saison par le président.
    Bilan contrasté pour Hubert Fournier après une première saison pourtant pleine de promesses…

    Note finale : 10/20


    10) ALAIN PERRIN :

    Alors oui, sur le papier, Perrin est le dernier entraineur à avoir ramené le titre de champion de France à Lyon. Oui, Perrin c’est un doublé coupe-championnat en une saison soit plus de trophées obtenus à lui tout seul que tous les autres entraineurs lyonnais depuis 2008 !
    Sur le fond, néanmoins, tout n’est pas aussi rose.
    Dès les matchs de préparation, Alain Perrin se mit les cadres à dos le jugeant trop arrogant. Après un match de Peace Cup, il s’adresse à Grégory Coupet « Eh toi, viens signer des autographes ! Tu serviras à quelque chose » que ce dernier appréciera modérément.
    Les tuiles s’enchainent. Coupet se blesse gravement à l’entrainement et ratera toute la première partie de saison. Le brésilien Cris sera également blessé pour une longue durée. Leurs remplaçants, Remy Vercoutre et Cleber Anderson sont loin d’être rassurants. Les nouvelles recrues, Bodmer, Keita, Grosso ne sont pas au niveau des Abidal, Malouda et autres Tiago Mendes…
    En championnat, l’OL perd deux fois en quatre matchs. Les lyonnais perdront également leurs deux premiers matchs de ligue des champions contre Barcelone et les Rangers sur le même score (0-3). Perrin est dans la tourmente, à tel point qu’un surnom peu glorieux lui est affublé « PPH » (Passera pas l’hiver).
    Très tôt dans la saison, Alain Perrin sera mis sous tutelle par le duo Aulas-Lacombe. Lui et son adjoint, Christophe Galtier, sont isolés du groupe et même du staff (Duverne, Bats, Genesio) qui leur adressent à peine la parole.
    Sur le terrain, l’équipe n’est plus le rouleau compresseur qu’il était par le passé. Les lyonnais sont performants offensivement mais friables en défense. On découvre, toutefois, le duo d’attaque ben arfa-benzema qui fait des malheurs dans les surfaces adverses.
    L’OL rectifiera le tir et reprendra la tête du championnat pour ne jamais la quitter, même si le titre ne sera acquis que lors de l’ultime journée à Auxerre (1-3).
    En ligue des champions, l’OL chipe la deuxième place aux Rangers après s’être vengé du match aller (0-3) mais sera éliminé par Manchester United (1-1, 1-0) dès les 1/8ème de finale, sans vraiment combattre.
    Perrin reconnaitra que, malgré ses deux titres, c’est la saison où il aura pris le moins de plaisir sur un banc. Pour JMA, Perrin fut « une erreur de casting ».
    Une saison puis s’en va.

    Note finale : 11/20


    9) RUDI GARCIA :

    Si on devait segmenter la période aout-décembre 2020, Garcia serait premier du classement. Si on devait garder le reste, il serait en queue de peloton.
    La succession de Sylvinho était promise à Laurent Blanc mais Rudi Garcia surprend par sa connaissance aiguisée de l’équipe et lui chipe la place.
    L’ancien marseillais doit rebatir une équipe malade en 2019 avec l’accueil d’un public hostile. Tout semblait compliqué pour la cohabitation. Tout aura été compliqué…
    Il redressa légèrement la barre au niveau des résultats sans que ce soit de haute volée. L’OL arrache sa qualification en Ligue des champions grâce à une remontée contre Leipzig (2-2) mais le climat est tendu à tous les étages et le virage nord veut rentrer sur le terrain… Pour en découdre avec Marcelo, le défenseur brésilien.
    En championnat, l’OL est dans la première partie tableau, mais tout reste fragile. L’arrivée du brésilien Guimaraes semble redonner du peps à l’équipe qui enchaine 3 victoires contre Metz, Saint Etienne et la Juventus en 1/8ème de finale aller de LDC grâce à un but de Lucas Tousart (qui jouait son dernier match avec l’OL).
    La suite, c’est le COVID. Un championnat arrêté à la 28ème journée alors que tous les matchs n’ont pas été honorés. L’OL termine 7ème. Si le classement avait été arrêté la journée d’avant, l’OL aurait été 6ème et qualifié pour une compétition européenne…
    Il n’y a que la ligue des champions qui pourra sauver cette saison. Cela aura été en partie le cas.
    Dans un contexte particulier, l’OL arrache la qualification à Turin malgré une défaite (2-1) et se défait de City dans un match unique sur terrain neutre (3-1) en quart de finale.
    L’équipe semble rodée et bien huilée. Des joueurs, souvent critiqués, se surpassent pour ce final 8. Cornet, Marcelo, Marcal, Dubois, Aouar, Toko Ekambi, Reine Adelaide, Dembelé, Denayer… Tous réussissent leur compétition. Le seul qui semble être en dedans, paradoxalement, c’est Memphis Depay.
    En demi-finale contre le Bayern Munich, il manque deux énormes occasions en début de rencontre. La malchance s’invite quand Toko Ekambi trouve le poteau de Neuer. Sur leur première occasion, les bavarois marquent par Gnabry. L’OL ne baissera jamais pavillon mais doit s’incliner (3-0). Score sévère au vu de la physionomie mais Lyon est un nom qui aura refait surface dans le ghotta européen. Même s’il ne la jouera pas la saison suivante…
    Saison qui commence difficilement. L’OL peine à redescendre sur terre. « Quand le mercato sera terminé, ça ira mieux » Dira Garcia. Il avait vu juste. Memphis, qui devait partir au Barça, reste. L’OL retrouve une dynamique avec un jeu à la ‘lilloise’ avec 3 attaquants Memphis, Toko Ekambi, Kadewere devant Paqueta en organisateur. Guimaraes, Aouar et Thiago Mendes (enfin) donnent le tempo au milieu de terrain.
    L’olympique lyonnais retrouve le chemin de la victoire, et s’impose notamment (1-0) au parc contre le PSG sans qu’il n’y ait rien à redire.
    Au soir de la 17ème journée, l’OL prend la tête de la ligue 1 et est champion d’automne grâce au point arraché dans les derniers instants par Memphis à Rennes (2-2).
    Tout semble aller pour le mieux, sauf que des tensions naissent en coulisse. L’entente entre Garcia et Juninho n’est pas au beau fixe. Les résultats et surtout le jeu pratiqué vont régresser.
    L’OL sort du podium au soir de la 30ème journée, surclassé par le PSG sur son terrain (2-4) pour ne jamais y revenir.
    Et ce n’était pas l’occasion qui manquait, il suffisait de battre Nice (qui n’avait plus à rien à jouer) lors de la dernière journée et espérer un faux pas de Monaco pour regagner la 3ème place. Le faux-pas, Monaco l’a fait. Mais l’OL aussi !... Une défaite 3-2 alors les lyonnais menaient 2-1 à la pause. Un véritable gâchis qui entrainera le départ, avec pertes et fracas, de Rudy Garcia.
    L’histoire finira aussi mal qu’elle avait commencé, malgré une belle période où un jeu cohérent avait été mis en place avant qu’elle ne s’éteigne pour de vulgaires histoires d’orgueil et d’égo. Dommage…

    Note finale : 11.5/20





    mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

  • #2
    8) BRUNO GENESIO :

    Sans doute l’entraineur le plus controversé de l’histoire de l’olympique lyonnais et celui dont on a le plus parlé tant sur le plan professionnel que personnel.
    Il prend la succession d’Hubert Fournier fin 2015 avec de nombreux détracteurs sur le dos. « L’entraineur de Besançon qui a savonné la planche de ses prédécesseurs » était l’argument qui ressortait le plus. Malgré tout, il réussit ses débuts.
    Profitant de l’effet ‘grand stade’, l’OL sort de la 2ème partie de tableau pour remonter doucement au classement. Des joueurs, relativement moyens voire décevants retrouvent des couleurs comme Darder, Yanga M’Biwa ou encore Lucas Tousart.
    2 matchs sortent du lot. Le premier contre le PSG lors de la 28ème journée. Les parisiens, encore invaincus en championnat, s’inclinent 2-1 et voient l’OL remonter à la 3ème place ce soir-là.
    Le second, pour l’avant-dernière journée, contre l’AS Monaco. En jeu, la place de dauphin du championnat. L’OL s’impose 6 buts à 1 et valide son billet pour la ligue des champions. L’opération commando de Genesio est une réussite. Ce sujet pousse Jean-Michel Aulas à poursuivre l’aventure mais la suite sera plus compliquée.
    L’OL est une équipe offensive qui marque beaucoup de buts, mais en prend également énormément. Durant la saison 2016-17, L’OL est l’équipe qui touche le plus de ballons dans la surface adverse. Presque 3 fois plus que la deuxième équipe en la matière, le PSG. C’est de là que naitra le gimmick indémodable « Pénalty pour Lyon ! »
    L’équipe est déséquilibrée et la défense est pointée du doigt faisant une victime du nom de Nicolas N’Koulou pourtant un des joueurs les plus réputés du championnat. La révélation de cette saison dans l’arrière garde s’appelle Moukhtar Diakhaby. A peine majeur et sans expérience du très haut-niveau, il sera le référent de la charnière centrale. Une anomalie !...
    L’OL prend du retard en championnat. Beaucoup de retard… A tel point qu’à mi-saison, le titre et même le podium sont inaccessibles. Le PSG est évidemment là mais surtout Monaco et Nice font une saison exemplaire également.
    L’occasion de jeter toutes les forces dans la bataille pour l’Europa League. Pas ridicules en Ligue des champions, l’OL a buté sur la solidité du Seville de Sampaoli et n’a pas démérité contre la Juventus terminant 3ème de la poule.
    Cette année européenne sera la plus marquante de l’histoire lyonnaise. 11 buts inscrits contre les hollandais d’Alkmaar, l’élimination de l’AS Roma en 1/8 avec une seconde période au Groupama exceptionnelle. Un double affrontement contre Besiktas épique et chaotique en ¼ et une remontada avortée en demi contre l’Ajax de Peter Bosz.
    En championnat, l’OL se distingue surtout pour l’extra-sportif. Le match est arrêté à Metz pour des pétards lancés sur Lopes. Celui à Bastia sera carrément arrêté à la mi-temps à cause de l’envahissement du terrain par les supporters bastiais (et par deux fois !)
    L’OL terminera à une décevante 4ème place et ne disputera pas la Ligue des Champions pour la 3ème fois en 5 ans !...
    En 2017-18, Genesio change de braquet et décide de jouer en bloc bas et laisser 4 joueurs offensifs faire le travail devant. Fekir, Memphis, Traore et Mariano Diaz débarqué fraichement du Real Madrid.
    L’OL est moins spectaculaire mais obtient de meilleurs résultats sans que ces derniers soient exceptionnels non plus. Les lyonnais continuent de marquer beaucoup de buts, notamment à l’extérieurs où ils marquent par 5 fois 5 buts à Metz, Nice, Dijon, Troyes et surtout Saint Etienne, théâtre du tendu de maillot de Fekir envers les supporters qui avait tant fait parlé !
    Lors de la 22ème Journée, l’OL bat le PSG 2-1 grâce à deux bijoux de Fekir et Memphis et annoncent ouvertement jouer le titre. Peine perdue, de manière inexplicable les lyonnais vont accumuler les contre-performances que ce soit en championnat (6 matchs sans victoires) ou en coupe. Malgré une victoire 1-O en Russie, l’OL est éliminé dès les 1/8ème de finale d’Europa League par le CSKA Moscou en perdant 3-2 à domicile.
    L’OL souffle le chaud et le froid et semble totalement dépendant de la forme de et de l’envie de certains joueurs. L’exemple le plus parlant étant celui de Tanguy Ndombele, intraitable lors des grands matchs mais parfois discrets voire transparents contre des équipes plus modestes.
    Relativement épargné par les principaux groupes de supporters, la tendance va s’inverser le soir de la dernière journée face à Nice où une banderole sera déployée dans le virage nord remerciant Bruno pour son travail mais lui demandant (poliment) de quitter son poste.
    La raison ? la journée précédente voyait l’OL mener 2-1 à Strasbourg dans les dernières minutes, assurant sa place en ligue des champions. Mais, coup sur coup les alsaciens vont inscrire 2 buts et retourner le match (3-2). C’en était trop !
    L’OL avait cultivé, au cours de ces dernières saisons, une faculté à ne pas savoir gérer son avantage au score, se faisant rattraper, à plusieurs reprises, deux buts d’avance.
    La troisième saison de Genesio sera la plus ennuyeuse de toute. Certes, l’équipe se distingue en ligue des champions par une victoire mythique sur le terrain de Manchester City et termine la phase de poules qualifiés (dans la douleur) et invaincue. Mais en championnat, c’est plus laborieux. En témoigne ce déplacement à Monaco où l’OL mène 2-0 et finira par s’incliner 3-2 alors malgré une mi-temps en infériorité numérique.
    Genesio est de plus en plus critiqué par les supporters. Des banderoles commencent à apparaitre en ville mais aussi dans toute la France pour demander la démission de l’entraineur, rappelant les heures les plus sombres de Puel.
    Mais Jean-Michel Aulas résiste et maintient son poulain malgré une élimination douloureuse en 1/8ème de finale contre le FC Barcelone et surtout celle subit en demi-finale de coupe de la ligue contre Rennes à domicile qui était symbole de reconduction de contrat en cas de qualification pour la finale.
    L’avenir de Genesio s’assombrit toujours un peu plus, puis deux défaites consécutives en championnat contre Nantes et Dijon l’achèveront. Il décide de quitter le club à la fin de la saison. Ironie du sort, les lyonnais gagneront 5 des 6 derniers matchs de championnat, lui assurant une 3eme place directement qualificative en ligue des champions. Ouf !...
    Le manque de constance a fini par être fatal à Genesio. Malgré des résultats au final correct, il est surtout regretté à Lyon qu’aucun trophée n’aient pu être ramenés malgré l’éclosion des jeunes issus du centre de formation (Lopes, Umtiti, Tolisso, Fekir, Lacazette) qui étaient au top de leurs formes.

    Note finale : 12/20


    7) BERNARD LACOMBE :

    C’est sans doute l’entraineur qui s’est installé dans le contexte le plus difficile. Il reprend les rênes du club après une humiliation 7 à 0 et doit faire avec l’hostilité du virage nord (et qui était au sud à l’époque) lui reprochant encore farouchement le départ précipité de Jean Tigana.
    Il permet à l’OL d’aller chercher une qualification européenne par l’intermédiaire de l’intertoto grâce notamment à une victoire contre l’OM 8 à 0 en épilogue du championnat.
    La saison suivante, il décroche une nouvelle place en UEFA en terminant 6ème dans un championnat bizarre ou les lyonnais auront été plus efficace à l’extérieur de ses bases qu’à domicile. 1997 marque également le premier exploit de l’OL à l’échelle européenne. Une victoire 2-1 sur le terrain de l’Inter de Djorkaeff et Ronaldo (futur vainqueur de la compétition).
    La 3ème est la plus réussie. L’OL sort les muscles. Coupet, Delmotte, Carteron, Laville, Bassila, Bak assurent la défense lyonnaise contrastant avec le milieu composé de Violeau, Malbranque et Dhorasoo.
    Lyon terminera 3ème cette saison-là. Trop limité offensivement pour rivaliser avec l’OM et Bordeaux. Marco Grassi déçoit, Kanouté et Job sont encore trop tendres. Seul Alain Cavéglia répondait aux attentes. Mais l’OL allait, pour la première fois de son histoire, jouer le tour préliminaire de la ligue des champions !
    La quatrième saison marqua le changement de statut à l’OL. Pathé et Seydoux investissent et permettent le recrutement d’une star : Sonny Anderson.
    Lyon fait peur et devient favori pour le titre de champions. Une dimension dont personne n’a réellement pris conscience. L’OL n’a pas les épaules et est éliminé dès les préliminaires de LDC par les slovènes de Maribor. Puis en 1/8ème de finale de l’UEFA contre le Werder Breme encaissant un 4-0 en Allemagne après avoir pourtant gagné 3-0 à l’aller. En championnat, l’OL balbutie mais parvient à accrocher le podium malgré s’être fait peur à la dernière journée de championnat à Montpellier, déjà reléguer en D2 (2-2)
    La dernière saison de Bernard Lacombe est un semi-échec. Néanmoins, il a permis à l’OL de passer d’équipe anonyme de D1 à un podium assuré en moins de 4 saisons. Pas si mal.
    Note finale : 12,5/20


    6) REMI GARDE :

    Il a eu la (très) lourde tâche de succéder à Claude Puel et récupérer un chantier monumental. Financièrement en difficulté, Garde avait la mission de redonner une âme à l’équipe et compter un maximum sur les jeunes du centre de formation.
    Ses débuts sont bons. Les résultats sont au rendez-vous. L’OL élimine le Rubin Kazan en tour préliminaire de Ligue des champions et pointe en tête du championnat au soir de la 6ème journée.
    Remi Garde prône un jeu offensif et prend des risques qui s’avèrent payants. Contre les russes, alors que l’OL mène 2-1, il fait sortir Cissokho, un défenseur, pour Pjanic qui est milieu offensif. Lyon l’emportera 3-1.
    Malgré une baisse de régime, l’OL termine l’année civile 4ème et qualifié en 1/8ème de finale de Ligue des champions avec un dénouement épique à Zagreb (1-7)
    La reprise sera beaucoup plus laborieuse, l’OL ne gagne qu’un seul match entre janvier et février en championnat, et est piteusement éliminé par l’Apoel Nicosie en 1/8ème de finale de LDC.
    Remi Garde, connu pour son flegme et son côté pragmatique, pète littéralement un plomb lors du match contre le PSG s’en prenant verbalement à l’arbitre qui avait laissé trop d’arrêts de jeu à son gôut. L’OL qui menait 4-2 s’était fait rejoindre dans les derniers instants.
    La fin de saison est ratée, et l’OL termine 4ème du championnat, ne disputant pas la LDC pour la première fois depuis 1998 !
    La deuxième saison repart sur les chapeaux de roues. Le départ des « dinosaures » souhaité par Jean-Michel Aulas redonne une seconde jeunesse à l’équipe. Emmenés par le revenant Steed Malbranque, l’OL est la révélation de la première partie de saison. Vainqueur du trophée des champions à New York contre Montpellier, les lyonnais vont virer en tête du championnat à la trêve grâce à un jeu léché, basé sur la conservation et la circulation du ballon. En Ligue Europa, c’est un sans-faute avec 16 points sur 18 possibles.
    Tout semble aller pour le mieux mais l’OL va perdre le titre… en coulisses !
    Durant l’intersaison, l’OL ne se renforce pas. Pire, ils laissent partir un des cadres de l’équipe Michel Bastos en Allemagne alors même qu’il manifestait son désir de rester au club. De son côté, Lisandro Lopez clame son envie de joueur avant-centre quitte à être remplaçant plutôt qu’évoluer à gauche du terrain. Remi Garde lui préfèrera Bafé Gomis en pointe, et l’argentin se retrouvera quelquefois remplaçant. Du gâchis !
    La deuxième partie de saison est plus compliquée, et l’OL perd de la confiance. Eliminés cruellement à la dernière minute par Tottenham en 1/16ème de finale, les lyonnais vont perdre du terrain en championnat concédant une série de 5 matchs sans victoire les évinçant, pour la première fois de la saison du podium. La 3ème place sera sauvegardée notamment grâce à l’éclosion de Clément Grenier et l’OL se qualifiera pour le tour préliminaire de ligue des champions. Au vue du début de saison, on avait envie de croire en mieux.
    La 3ème saison s’avèrera plus délicate. L’OL est surclassé par la réal sociedad au tour préliminaire de LDC et perd Lisandro Lopez qui quitta le club à la surprise générale.
    Le championnat est catastrophique. L’OL encaisse un monumental 5-1 à Montpellier avec le dépit qui se dressait dans le regard du président… Louis Nicollin, accablé par la prestation des joueurs lyonnais et presque réconforté par son homologue lyonnais. Lunaire !...
    L’OL réagira dans la seconde partie de tableau, mais Remi Garde prendra le risque de jouer toutes les compétitions à fond. Choix non payant. Battu en finale de coupe de la ligue par le PSG et en quart de finale d’Europa League (avec une équipe décimée) contre la Juventus, l’OL ne fera mieux que 5ème cette saison-là, terminant même derrière l’ASSE. Une première depuis plus de 2O ans !
    Pour Remi Garde, l’aventure se termine de lui-même. De plus en plus nerveux et vindicatif, il se fera expulsé lors de la dernière journée à Nice et se distinguera par un « espèce d’enc… » adressé à Thiago Motta qui n’avait pas échappé aux micros de France 2 lors de la finale de coupe de la ligue… Et aux oreilles de sa maman qui n’en pouvait plus de voir son fils dans cet état.
    L’OL n’a pas été récompensé en termes de classement sous Remi Garde, mais le contexte est difficile. il a surtout permis à l’OL de se redresser financièrement. 17 millions d’achat sur trois ans pour 80 millions de vente (!!!). Et le centre de formation s’est distingué avec l’éclosion des Fekir, Umtiti, Tolisso, Benzia, Bahlouli, Njie, Martial pour ne citer qu’eux…

    Note finale : 13/20


    5) RAYMOND DOMENECH :

    Si son mandat s’était arrêté au soir du 24.05.1991, Domenech aurait fini sur le podium des entraineurs.
    En 3 saisons, il a passé l’OL du fin fonds de la D2 à une qualification européenne. Jeu séduisant emmené par des joueurs sans complexes, il fait rêver chaque supporter par ses attaquants qui se sont succédé. Kabongo, Garcia, Bouderbala, Bouafia. Tous ont été le chouchou de Gerland !
    Son principal fait d’armes est d’avoir réussi à bâtir une équipe compétitive tout en utilisant principalement le vivier du centre de formation. L’OL est souvent l’équipe la plus jeune sur le terrain au début de la décennie. En 1991, l’OL se permet d’aller affronter l’OM au vélodrome avec une charnière N’gotty-Taborda. Moyenne d’âge à eux deux, 18 ans à peine !...
    La quatrième saison de Domenech est très compliquée. L’OL est européen mais les joueurs cadres ne confirment pas leurs statuts (Rousset, Fugier, Bursac, Cabanas) et les recrues déçoivent (Ben Mabrouk, Fernandez-Leal, Pfankuch).
    L’OL est ennuyeux à mourir. 25 buts marqués sur toute la saison. Pire attaque du championnat de D1, même Jean Pierre Papin avec l’OM marqua plus de buts cette saison (27)
    En Europe, l’OL peine à éliminer les amateurs suédois de Vaxjo et se font étriller par Trabzonspor au tour suivant, encaissant 8 buts sur l’ensemble des deux rencontres. En championnat, L’OL est souvent en position de reléguable et ne se sauve officiellement qu’à l’avant dernière journée terminant à la 16ème place. Pire classement sous l’ère JMA.
    La cinquième saison est celle de trop. Plombé par l’affaire Torben Frank et le vrai-faux transfert du champion d’Europe danois, l’OL terminera 14ème du championnat malgré une belle série de 15 matchs sans défaite en milieu de saison. En coupe de France, l’OL est éliminé dès le premier tour par Pont Saint Esprit, équipe de 4ème division. C’est la 4ème saison consécutive que l’OL est éliminé de la coupe dès son entrée en lice.
    Raymond Domenech clôturera ces deux années mouvementées par un tour d’honneur qui verra court suite à une coupure des lumières dans le stade. On ne saura jamais si cela avait été volontaire ou pas. A la vue du chemin parcouru par l’OL depuis son arrivée, il méritait sans doute une meilleure sortie.

    Note finale : 14/20


    4) JACQUES SANTINI :

    Pour être honnête, je suis surpris de le voir si haut dans le classement mais je trouve que son bilan est meilleur que tous ses poursuivants.
    Une coupe de la ligue ramenée en 2001, trophée qui manquait au club depuis 28 ans (!!) et le premier titre de champion de France pour le club la saison suivante.
    Certes, tout n’a pas été rose. Ses débuts sont mitigés, l’OL est plombé par beaucoup de matchs nuls mais sauve sa première partie de saison par une qualification au 2ème tour des poules de Ligue des champions grâce à un final haletant contre l’Olympiakos (1-0)
    Le tournant de cette saison sera à Gerland contre Sedan lors de la 18ème journée. Mené 0-2, le public va chanter à l’unisson « Santini démission » qui entrainera la colère de l’entraineur gesticulant sur le terrain comme rarement. L’OL accrochera le nul (2-2) et l’équipe va entamer sa mue. En coupe d’Europe, Lyon se distingue en étrillant le Bayern Munich (3-0) grâce à un doublé fantastique d’un jeune inconnu, Sydney Govou. L’OL n’est qu’à une frappe trop enlevée de ce dernier d’éliminer Arsenal et échoue tout près des ¼ de finale, là où aucun club français n’est jamais allé depuis la réforme des coupes d’Europe. En championnat, l’équipe termine sur une série de 7 victoires consécutives mais échoue à la 2ème place car Nantes ne concède rien non plus en fin de saison. Et il y a cette finale contre Monaco et ce but superbe de Patrick Muller qui voit les gones soulever la coupe. La dernière fois, c’était en 1973 !
    La saison suivante sera marquée par les éliminations précoces de chaque coupe malgré des matchs d’anthologie contre le Barça ou le FC Bruges. En championnat, l’OL est deuxième de la 14ème à la 33eme journée. Les lyonnais sont trop inconstants pour embêter Lens, notamment à l’extérieur où ils perdront 7 fois cette saison-là.
    En Europe, l’OL est éliminé par le Slovan Liberec en 1/8ème de finale. Alors que les deux équipes étaient à égalité parfaite à l’heure de jeu du second acte, les tchèques ont pris l’avantage puis plonger l’OL la tête sous l’eau (4-1). Remi Garde, alors aux commentaires sur Canal, ne cache pas sa déception. Lyon est en crise, mais Santini a ses plans. Il dévoile, sur le trajet retour, comment l’OL va devenir champion de France. L’histoire était en marche.
    Le tournant fut certainement cette victoire arrachée dans les dernières minutes à Auxerre grâce à Sydney Govou, victoire fondatrice qui excluait l’AJA de la course au titre et mettait la pression aux lensois qui commençaient à marquer le pas. La fin, on s’en souvient tous. Ce match face à Lens et ce premier titre remporté à domicile dans une ambiance jamais connue à Gerland.
    L’histoire pouvait s’écrire. Jacques Santini quitta l’OL pour entrainer l’équipe de France. Les belles fins permettent de garder les bons souvenirs

    Note finale : 14,5/20


    3) JEAN TIGANA :

    Il y a toujours un petit brin d’amertume et de nostalgie quand on évoque ce nom. Jean Tigana, c’était le beau jeu avant tout, les combinaisons à une touche de balle son essence. Jean Tigana, c’était la saison 1994-95 et les maillots floqués Justin Bridou !
    Il arrive la saison d’avant et l’équipe prend l’accent marseillais. L’OL recrute trois joueurs qui viennent de remporte la coupe des clubs champions avec l’OM : Manuel Amoros, Pascal Olmeta et la première vedette de l’ère JMA, Abedi Pelé. Il apporte rapidement un vent de fraicheur même si les résultats peuvent s’améliorer. L’OL fait le spectacle à Gerland mais peine à l’extérieur. Les lyonnais terminent 8ème en 1993-94. Et, malgré quelques fulgurances, Pelé déçoit et quitte le club au bout d’un an.
    La seconde saison est celle de la révélation. Emmenés par un duo Gava-Maurice au sommet de leur art, les lyonnais vont apporter un élan de jeunesse offensivement avec des joueurs comme Roche ou Deplace, l’éclosion de Giuly et Bardon notamment. Derrière, l’expérience parle avec Olmeta, Amoros, Sassus, Roy ou Marcelo entourant Bruno N’Gotty qui, malgré son jeune âge est déjà un mur infranchissable.
    Son seul défaut ? Etre tombé sur le FC Nantes de Coco Suaudeau et son fameux « jeu à la nantaise ». Avec l’OM de Goethals, il s’agissait sans doute des deux plus belles équipes qui ont évolué en D1 dans les années 90. Lyon termine 2ème et se qualifie pour la coupe UEFA (seul le champion pouvait disputer la C1 à l’époque).
    L’histoire s’arrêtera brusquement, sa relation avec Bernard Lacombe est mauvaise et Jean-Michel Aulas tranche en faveur de son conseiller de toujours. Ce fut bref, mais tellement intense.

    Note finale : 15.5/20



    mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

    Commentaire


    • #3

      2) GERARD HOULLIER :

      S’il fallait identifier une équipe type de l’histoire de l’OL, son entraineur serait sans conteste Gerard Houllier. Alors pourquoi seulement 2ème ?
      Pour deux raisons majeures. La première est qu’il n’a pas su franchir le cap des ¼ de finale de coupe d’Europe. La seconde, bien qu’indépendant de sa volonté, concerne les 6 derniers mois de son mandat qui ont été très compliqués, notamment d’un point de vue moral.
      Tout avait bien commencé. Certes l’équipe est en rodage et s’en remet à sa nouvelle recrue John Carew pour débloquer les situations puis petit à petit, l’équipe va se façonner et se transformer en véritable machine de guerre. Coupet - Cris, Cacapa, Abidal, Reveillere – Tiago, Diarra, Juninho – Govou, Malouda – Fred (Carew). L’équipe type de l’OL qui faisait frissonner l’Europe. Lyon change de dimension le 13 septembre 2005 avec la réception du Real Madrid. L’OL inscrit 3 buts en première mi-temps dont un à la suite d’une combinaison à une touche de balle conclu par Sylvain Wiltord. Sublime. L’OL s’impose 3-0 et commence à se faire un nom en Europe. En France, la concurrence est déjà éteinte depuis longtemps. L’OL terminera premier avec 15 points d’avance sur son dauphin Bordeaux. En Europe, après la revanche prise sur le PSV, l’OL affronte le Milan AC en quart de final de LDC. Sans Juninho au match aller, ni Tiago au retour, l’OL réussit à être au niveau et est qualifié jusqu’à la 87ème minute et une bourde d’Abidal qui profite à Shevchenko qui n’en demandait pas tant. Score final (3-1)
      Cruel, surtout que l’OL avait des occasions de breaker à 1-1, notamment avec un poteau trouvé par Fred à la suite d’un corner…
      Le rouleau compresseur est en route dès la saison suivante. L’OL s’impose en ouverture à Nantes (1-3) avec quasiment l’équipe B (les internationaux ayant joué la finale de coupe du monde contre l’Italie) et déroulera jusqu’en décembre. En Europe, l’OL ne s’impose ‘que’ 2-0 contre le Real Madrid mais marche littéralement sur son adversaire. « Ce n’est pas un match mais un spécifique gardien de buts » s’étonnera même Jean-Michel Larqué au micro de TF1, tellement Casillas le gardien madrilène est sollicité. L’OL gagne 3-0 à Kiev puis 3-0 à Bucarest, entre temps ils s’imposent 4-1 à Marseille en championnat. A cet instant, l’OL est au climax de son niveau. Puis l’OL va flancher doucement…
      Des affaires internes secouent le groupe. Des soirées entre joueurs ne se passent pas comme prévus. Eric Abidal parlera « de bombes qu’il ne peut pas dévoiler ». Sportivement, l’OL recruter Milan Baros en attaque et ce transfert chamboule Fred. Le clan des brésiliens prend parti. Les premières tensions naissent. Sur le terrain, l’OL n’est plus maitre et restera près de 2 mois sans victoire en championnat entre décembre et février.
      En Europe, l’OL affronte la Roma en 1/8ème de finale. A Rome, l’OL ramène un timide (0-0) mais l’essentiel est là. En championnat, ils semblent reprendre du poil de la bête. Ils renversent Lille à Villeneuve d’Ascq et remontent deux buts contre Sochaux dans les arrêts de jeu. Ils abordent le match retour après une démonstration lors du derby à Geoffroy Guichard (1-3) mais rien ne se passera comme prévu, Totti puis Mancini vont assomer l’OL en une mi-temps. (0-2) Anthony Reveillere s’en souvient encore…
      La fin de saison n’a plus de saveur. L’OL est champion à la 30ème journée après un nul 0-0 contre Rennes… sous les sifflets de Gerland ! On ne parla que de la polémique autour de Milan Baros qui se boucha le nez devant Stephane M’bia lui parlant d’un peu trop près à son goût.
      Houllier ne sera pas reconduit après ses 2 ans et laissera un goût d’inachevé. Il se peut que pendant son mandat, l’OL fut quelquefois la meilleure équipe d’Europe !

      Note finale : 16/20
      1. PAUL LE GUEN
      C’est simple. A son départ, c’est le seul entraineur à avoir été regretté à la fois par les joueurs, le président, le staff et les supporters.
      Dès les premiers matchs, il indiqua la tendance. 4 rencontres de championnat, 14 buts marqués !
      Tout ne fut pas tout rose pour autant, et il y a eu un temps d’adaptation. Après 8 journées, l’OL compte déjà 3 défaites. « On va travailler » convient calmement Le Guen à l’issue d’un match contre Monaco où son équipe est sorti sous les sifflets.
      Garder un titre de champion de France n’était pas une sinécure à l’époque. Il fallait remonter à 1990 pour voir un club réussir à conserver son trophée (OM).
      L’OL patine et est éliminé en LDC par l’Ajax malgré 4 points sur 6 pris contre l’Inter Milan dans deux matchs absolument incroyables (1-2 ; 3-3). En championnat, ils ne sont que 4ème à la trêve.
      A la reprise, les résultats empirent. L’OL était éliminé en coupe de la ligue par Sochaux, éliminé par Denislispor dès son entrée en lice en Europa League, et enfin dès les 32ème de finale de coupe de France par Libourne, club de national !
      Le Guen et Halilodzic étaient en concurrence pour le poste, et tout porte à croire que l’ancien entraineur de Rennes n’eut pas été le bon choix. Pourtant, le breton aura un soutien de poids : Jean-Michel Aulas. Malgré les tourments, il lui réaffirme son soutien et le maintien dans ses fonctions.
      Pourtant, l’OL n’obtient pas de meilleurs résultats et une prise de conscient se fait après une défaite 2-0 à Monaco lors de la 26ème journée. Lyon est 5ème et voit même le podium s’éloigner. C’est alors que se met en route une tradition lyonnaise : la fin de saison en boulet de canon.
      Entre la 28ème et la 36ème journée, l’OL empoche 22 points sur 24 possibles. Lyon est en tête et s’adjuge le titre lors de l’avant dernière journée à Montpellier en se contentant du nul (1-1). Monaco perdant à Guingamp dans le même temps.
      En 2003-04, comme à l’accoutumé, l’OL a du mal à l’allumage. Offensivement, l’équipe est orpheline de Sonny Anderson. Et, après l’échec de Drogba, l’OL se rabat sur un attaquant de race : Giovane Elber.
      Ses premiers matchs semblent concluants, il inscrit 3 buts lors de ses 2 premiers matchs de championnat puis va marquer sérieusement le pas. Ca n’empêchera pas les lyonnais d’effectuer une partie de saison correcte. 2ème en championnat à la trêve, qualifié pour les 1/8ème de finale de LDC en terminant 1er devant le Bayern Munich.
      Mais l’OL vise le triplé, et une équipe s’y oppose farouchement. L’AS Monaco !
      Le match de reprise en janvier les envoie sur le rocher. Et, l’OL va s’y casser les dents et s’inclinera 3-0. Pourtant l’entame fut bonne, les lyonnais dominent mais ne concrétisent pas. Contrairement aux hommes de Didier Deschamps ultra réalistes, emmenés par un Morientes irrésistible. La comparaison avec Elber est préoccupante. Surtout que ces deux joueurs étaient en concurrence pour le poste d’attaquant à Lyon, et le club avait jeté son dévolu sur le brésilien.
      Elber traine son spleen et ne cache pas sa déception d’avoir rejoint Lyon. Il ne sera que remplaçant lors que de la double confrontation contre Sociedad en ligue des champions puis titulaires lors du ¼ de finale contre Porto. Il inscrira un but mais l’OL est logiquement éliminé (2-0 ; 2-2)
      Dès lors, les lyonnais misent tout sur le triplé en championnat. Monaco semble plus fort cette saison mais va laisser des plumes en coupe d’Europe. Eliminant successivement le Real Madrid et Chelsea avant de tomber en finale contre le Porto de Jose Mourinho.
      Lyon en profite et prend pour la première fois les commandes à la 32ème journée après une victoire à Strasbourg (0-1). Monaco, mais aussi le PSG sont à l’affut, et l’OL se fait peur et attend les derniers instants pour s’imposer à Metz grâce à un but d’Elber lors de la 35ème journée. But qui assura le troisième titre d’affilée. Le second pour Le Guen.
      Une révolution est entamée pour la saison 2014-15. Le Guen veut rajeunir l’effectif et c’est plus d’une dizaine de joueurs qui quittent Lyon comme Deflandre, Edmilson, Luyindula, Carrière ou Dhorasoo.
      Le début de saison, pour une fois, est correct et Elber (avant sa grave blessure) permettra à l’OL de gagner à Nice (0-1) lors du match d’ouvertur. Jamais les lyonnais n’avaient gagné le premier match de la saison depuis la remontée en D1 soit plus de 15 ans, déjà !
      Les départs à foison ont été compensés par de bonnes recrues, comme Abidal, Cris ou Wiltord. Certains joueurs prennent une autre dimension, c’est le cas de Diarra, Malouda ou Reveillere. Articulés autour d’une moelle épinière solide avec Coupet, Cacapa, Essien et Juninho. L’équipe grimpe en volume et ne cède plus grand-chose en championnat à ses adversaires, a tel point qu’ils feront la course en tête durant toute la saison non-stop. En Europe, l’OL termine sa phase de poules en tête et ébloui les observateurs. Face à Manchester United, l’OL effectue une première mi-temps idyllique et repart avec 2 buts d’avance aux vestiaires. Dix minutes de flottement ont permis à United de revenir vers le reste du match a été lyonnais et le nul est flatteur pour les anglais (2-2). Lyon se qualifie dès la 4ème journée après une fin de rencontre détonante contre Fenerbahce (4-2) qui a valu cette phrase incroyable de Thierry Roland « Pour une fois qu’une équipe française se sort les doigts ! » au micro de TF1.
      La machine ne s’enraye pas. Le jeu est offensif basé sur des attaques rapides, dédoublement, avec peu de touches de balles, et des latéraux totalement impliqués dans les phases d’attaques.
      Le seul hic provient des attaquants. Elber blessé, ni Frau ni Nilmar ne parviennent à s’imposer devant, et Le Guen décide de jouer sans avant-centre avec Wiltord en faux numéro 9. Ca marche !
      L’OL colle 10 buts au Werder Breme en 1/8ème de finale de LDC et continue d’impressionner au point d’en faire un challenger pour la victoire finale.
      Lyon est officiellement champion de France dès la 35ème journée face à Ajaccio (2-1). Ils termineront premiers avec 12 points d’avance sur le second lillois.
      Dommage que les coupes n’aient pas suivi le rythme. L’OL sera éliminé très (tôt) des coupes nationales par Lille et Clermont.
      Mais c’est ce quart de finale de LDC qui restera en travers. Le PSV Eindhoven éliminera l’OL aux tirs aux buts (1-1 ; 1-1) et l’arbitrage de M.NIELSEN suscitera des interrogations bien des années plus tard encore.
      Paul Le Guen annonce son départ quelques semaines plus tard. Conscient que l’OL, pour franchir un cap, doit se munir d’un entraineur de plus grande envergure.
      Faisait-il référence au pénalty non sifflé sur Nilmar en hollande ? Rien n’est moins sûr. Cependant, si celui-ci avait tiré et transformé, qui sait si Lyon n’aurait pas déjà eu son étoile sur le maillot ?

      Note finale : 17/20




      RECAP :

      1) LE GUEN
      2) HOULLIER
      3) TIGANA
      4) SANTINI
      5) DOMENECH
      6) GARDE
      7) LACOMBE
      8) GENESIO
      9) GARCIA
      10)PERRIN
      11)FOURNIER
      12)STEPHAN
      13)PUEL
      14)BOSZ
      15)SYLVINHO
      mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

      Commentaire


      • #4
        Envoyé par maleante Voir le message

        RECAP :

        1) LE GUEN
        2) HOULLIER
        3) TIGANA
        4) SANTINI
        5) DOMENECH
        6) GARDE
        7) LACOMBE
        8) GENESIO
        9) GARCIA
        10)PERRIN
        11)FOURNIER
        12)STEPHAN
        13)PUEL
        14)BOSZ
        15)SYLVINHO
        Un classement qui, rapporté à l'ordre réel de la séquence temporelle, confirme que nous sommes bel et bien engagés sur une trajectoire inéluctablement ascendante
        Tony Parker : "Pas de panique !"

        Commentaire


        • #5
          Initiative et joli travail comme d'habitude.

          Les 2 cancres qui terminent aux deux dernières places devraient avoir 1 pour le papier et 1 pour l'encre, pas plus.

          8/20 je trouve ça extrêmement bien noté pour stephan, moins mauvais que le tandem clownesque hollando-brésilien mais tout de même. A noter qu'il était quand même allé au mariage de Fred Patouillard malgré son licenciement, après peut être que c'était l'endroit idéal pour oublier ses problèmes dans un cadre récréatif

          Perrin doit être top 5 pour moi. Faut pas oublier que cette année là en Champions' League on sort d'un groupe comprenant le Barça qui ira en 1/2 de C1, des Rangers qui iront en finale de C3 et Stuttgart qui est champion d'Allemagne en titre. En 1/8èmes on sort contre Man United qui n'encaissera plus de buts avant la finale et que Keita trove le poteau à old Trafford.
          Et c'est effectivement un recrutement farce et attrape auquel il a droit, crosas et belahdj c'est pas meilleur que Debrosse et Corian.

          Commentaire


          • #6
            genesio ...8 eme ?
            polo:
            un coach en jogging
            avec un gros bide, c'est honteux !!!

            Commentaire


            • #7
              Très beau travail maleante !
              Merci infiniment ! C'est bien écrit et ça rappelle de merveilleux souvenirs (et quelques-uns moins bons;)
              http://www.youtube.com/channel/UC8C2..._as=subscriber

              Commentaire


              • #8
                ça rappelle plein de souvenirs !
                Beau travail.

                Perso, dans les grandes lignes, jaurais mis Génésio et Garcia plus haut (4ème et 5ème, par ex.), et Domenech 10 ou 11ème.

                Commentaire


                • #9
                  Très sympa ce topic, bravo, et que de souvenirs !
                  Tu nous a épargné la parenthèse Denis Papas

                  Commentaire


                  • #10
                    Merci pour le travail et le discernement. Le trio de tête est parfait. Il correspond non seulement aux résultats mais aussi à un vrai fond de jeu. La 2è année Tigana a été un bonheur
                    Quant à ceux qui penseront que Domenech est surcôté (vu ce qu'il a produit après avoir quitté Lyon), il mérite sa place pour la remontée en 1ère division et sa capacité d'alors à promouvoir et faire jouer les jeunes.
                    Ce qui fout le blues c'est la comparaison entre les émotions d'alors (même quand on n'était pas bien classé) et l'ennui qui nous saisit aujourd'hui à regarder l'équipe.
                    Débattre c'est accepter la mise en danger de nos certitudes

                    Commentaire


                    • #11
                      Génésio devant Perrin ... bah voyons.
                      Mort aux signatures de moins de 80 caractères !

                      Commentaire


                      • #12
                        Il y aura toujours une discussion autour de Genesio. On ne va peut-être pas la reproduire ici, non ?
                        Débattre c'est accepter la mise en danger de nos certitudes

                        Commentaire


                        • #13
                          Envoyé par Florentin Voir le message
                          Il y aura toujours une discussion autour de Genesio. On ne va peut-être pas la reproduire ici, non ?
                          Aucune discussion sur cancrinho et van cancre à part sur lequel doit être 15ème et lequel doit être 14ème. Relégation pour les 2, trés loin du maintien.

                          Commentaire


                          • #14
                            Genesio est trop clivant pour qu'un débat ne puisse pas être trop dans la démesure.

                            En revanche pour Perrin, je suis convaincu que si JMA avait pu s'en débarrasser dès le mois de septembre, il l'aurait fait. Il a été pied et points liés très tôt dans la saison et n'a jamais pu exprimer son potentiel (qui était réel par ailleurs, c'était un bon tacticien) d'où ce classement au rabais mais tout ceci est très subjectif, j'en conviens...
                            mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

                            Commentaire


                            • #15
                              Envoyé par maleante Voir le message
                              Genesio est trop clivant pour qu'un débat ne puisse pas être trop dans la démesure.

                              En revanche pour Perrin, je suis convaincu que si JMA avait pu s'en débarrasser dès le mois de septembre, il l'aurait fait. Il a été pied et points liés très tôt dans la saison et n'a jamais pu exprimer son potentiel (qui était réel par ailleurs, c'était un bon tacticien) d'où ce classement au rabais mais tout ceci est très subjectif, j'en conviens...
                              Un entraîneur qui nous ramène le doublé et accessoirement notre dernier titre de champion ? Plus jamais ça !!!

                              Tony Parker : "Pas de panique !"

                              Commentaire


                              • #16
                                Merci pour ce travail et ce récapitulatif très intéressant. Je n'ai pas encore pris le temps de tout lire mais je le ferais.

                                Bravo pour l'initiative

                                Commentaire


                                • #17
                                  Désolé si je donne mon avis sans logique chronologique, mais je voulais revenir sur Rémi Garde.

                                  Mais d'abord, bravo parceque qu'est-ce que c'est bien écrit. C'est pas surprenant parceque la connaissance de l'OL de Maleante n'est plus à démontrer et son travail est évident quand il intervient sur OL Café, mais qu'est-ce que ça fait du bien quand on a des gens qui racontent tout et surtout n'importe quoi, sur les ondes.

                                  Je sais pas si ça va lui rendre service parceque certains prennent un malin plaisir à dire du mal de ceux dont je dirais du bien. Mais oui l'Histoire, c'est d'ou on vient et ça permet de mieux comprendre qui on est et ou on va, c'est valable en général et pour l'OL.

                                  Rémi Garde, il y a plusieurs choses à prendre en compte. Dèja, je ne sais pas si un des 14 autres entraineurs cités aurait fait mieux, vu les conditions. Si quelqu'un n'est pas d'accord, que l'on m'explique, qui et comment.

                                  Je pense que Rémi Garde manque de chance et que son bilan peut être nettement plus reluisant. Pas tant en championnat, même si effectivement la perte de Bastos en 2012/13 au mercato hivernal est un vrai coup, là aussi pour les têtes vides et malfaites qui continuent à beugler et chougnier sur la perte de joueurs qui font passer de la 7ème à la 8ème place, j'invite à revoir et mieux comprendre comment on passe à l'évidence d'une équipe flamboyante et jouant le titre, à une équipe qui peine à conserver sa place sur le podium. Ce qui est beaucoup plus révélateur que passer du ventre mou au ventre mou suite au départ de certains.

                                  Le manque de chance qui peut se voir sur les parcours européen. Celui-ci n'est pas honteux, loin s'en faut. Le fait de ne pas se qualifier pour la C1 en 2013 est une décéption et un echec mais pas une honte non plus. Les poules sont passées à chaque fois : C1 en 2012 avec 8 points, C3 en 2013 avec 16 points, C3 en 2014 avec 12 points. On termine premiers de nos groupes et invaincus en C3. Devant Bilbao et le Betis Seville. C'est pas la performance du siècle mais je suggère aussi à certains detracteurs d'aller voir ce que marseille, rennes, lille, monaco ou nice ont pu faire en C3 ces dernières années en terme de points, gagner leur groupe et rester invaincus. Ca remettra les choses en perspectives.
                                  Mais malheureusement, Garde n'a pas eu ce brin de réussite qui fait qu'un parcours européen aurait été mémorable :
                                  - En 2012, un 1/4 de C1 pour faire aussi bien que certains à l'époque, se joue aux tirs-au-buts. Alors bien sûr les incultes qui sont souvent les mêmes qui essaieront de minimiser la victoire en Coupe de France la même année parceque ce n'ètait "que Quevilly" en finale, viendront avec leur ricannement niais nous dire qu'on s'est fait sortir par des chypriotes. Sauf que les chypriotes en question s'étaient qualifiés aussi en 1/8èmes de C1, terminant premiers d'une poule comprenant 3 des 4 derniers vainqueurs de la C3 : Zentih Saint Petersbourg (2008), Chakhtar Donetsk (2009), FC Porto 2011). Ca sert aussi à ça une culture foot : avoir une lecture précise des performances à un moment donné.
                                  - En 2013 : l'élimination d'un club connu sur la scène europèene passe sous le nez d'un OL qui fait pourtant ce qu'il faut. Un arbitrage amical de la part du concitoyen de villas-boas à londres entre fautes à répétition non sifflées pour la petite crotte holtby et faux coup franc sifflé à la denière minute pour donner l'occasion à Bale de s'illustrer quand il n'avait pas pu le faire de manière honnête et au retour un match maitrisé en gestion du score à l'extérieur qui mlahureusement se terminera par une égalisation nous éliminant.
                                  - En 2014 : pour ce qui est seulement le 8ème 1/4 de finale de l'Histoire de l'OL en coupe d'Europe et alors qu'on a peut être la moins bonne équipe qui soit arrivée à ce niveau, on passe pas si loin de poursuivre l'aventure pour ce qui aurait été la première fois dans le dernier carré de cette compétition pour le club, tout en éliminant un trés gros club à qui on tient la dragée haute à l'aller sans une entrée scandaleuse de gomis et au retour avec un but trés chanceux sur une frappe detournée pour les locaux après qu'on soit revenu au score. 2 défaites qui peuvent aussi bien se terminer en matchs nuls, n'en déplaise à conte qui dira le contraire sûrement pour se rassurer et s'éviter de nouveaux déboires capillaires.

                                  Manque de chance également lors des coupes nationales parceque gagner une finale sur 3, ça ne fait pas le même palmarès que si tu en gagnes 2 ou toutes. Et pourtant il y avait la place.
                                  - En 2012 en Coupe de la Ligue, même si il a ses responsabilités en tant qu'entraineur, Garde n'a pas non plus tous les torts lors d'une finale ennuyeuse ou Dabo sera le meilleur joueur et les futurs vainqueurs titulaires de la Coupe du Monde 2018 le trahissent par médiocrité pour son défenseur et par manque d'inspiration pour son gardien. Deux techniciens de la même génération sur le banc, 2 destins différents, l'un qui aura été victime de blessures, l'autre bénéficiant du dopage, l'un nommé premier capitaine étranger de l'histoire d'un club par entraineur qui se savait lésé par le club dont l'autre a été capitaine, un milieu défensif élégant et buteur à l'occasion contre un numéro 6 tactique et politique et au final un entraineur qui aurait pu avoir plus de réussite contre un autre dont la chance est devenue une expression.
                                  - En 2014 en Coupe de la Ligue encore une fois, difficile de critiquer Garde en quoi que ce soit, un arbitrage à la noix qui aurait mieux fait d'être impartial plutot que de proposer des soins. Le manque d'expérience et de talent était dèja évident au coup d'envoi, il n'y avait pas besoin en plus de siffler faute contre Malbranque qui est la victime pour ensuite donner un penalty imaginaire à l'équipe jouant à domicile pour prendre l'avantage et malgré tout une équipe qui joue son 5ème match en 16 jours qui va réduire le score et ne pas lâcher jusqu'au bout.


                                  Donc oui, tout n'était pas parfait, mais avec un peu de réussite l'OL de Garde peut avoir un trophée en plus en vitrine et une campagne europèene mémorable.

                                  Et, même si ce n'est qu'un sentiment personnel, ça n'aurait été que justice pour un homme pour qui l'OL est si important et qui l'aura tellement bien servi. Le "capitaine courage de l'Olympique Lyonnais" comme présenté par Roger Zabel à l'époque ou des joueurs étaient invités avec les ecoles de foot à regarder la ligue des champions sur écran de cinéma avec les journalistes de TF1, est devenu un entraineur alliant la jeunesse lyonnaise comme lui à ses débuts avec le fighting spirit, développé lors de son passage en Angleterre. Et quel panache ! Pour aller chercher cette qualification surréaliste à Zagreb (pourquoi je ne suis pas sorti ce soir là alors que je ne croyais absolument pas à la qualification ? J'en sais rien mais c'est une des plus grosses émotions de supporter de l'OL), la victoire contre un psg dèja mastodonte en version qatarie avec une équipe de gamins en 2014 ou l'invention du concept de climatisation du stade un soir d'automne 2013, 15èmes au coup d'envoi et avec Gorgelin pour son premier match pro dans les buts et des locaux qui reviennent au score et Jimmy Briand qui marque.


                                  Merci pour tout rémi.
                                  Dernière modification par stadier, 23/11/2022, 11h52.

                                  Commentaire


                                  • #18
                                    Si on parle de ceux avec qui on a produit le plus beau foot alors sans hésitation :
                                    1 - TIGANA (an 2)
                                    2 - HOUILLIER (an 1)
                                    3 - FOURNIER (an 1)

                                    Si on parle de purge, alors on peut afficher SYLVINHO, PETER et STEPHAN sans hésitation également comme les plus mauvais. PUEL, DOMENECH et SANTINI n'étant pas loin.

                                    A noter, que les 2 plus mauvais sont les 2 seuls non francais...choisi par ... un non francais.
                                    Malédiction? Méconnaissance de la L1 ?

                                    Commentaire


                                    • #19
                                      Envoyé par maverick Voir le message
                                      Si on parle de ceux avec qui on a produit le plus beau foot alors sans hésitation :
                                      1 - TIGANA (an 2)
                                      2 - HOUILLIER (an 1)
                                      3 - FOURNIER (an 1)

                                      Si on parle de purge, alors on peut afficher SYLVINHO, PETER et STEPHAN sans hésitation également comme les plus mauvais. PUEL, DOMENECH et SANTINI n'étant pas loin.

                                      A noter, que les 2 plus mauvais sont les 2 seuls non francais...choisi par ... un non francais.
                                      Malédiction? Méconnaissance de la L1 ?
                                      Merci de réhabiliter Fournier

                                      J'ai kiffé cette saison-là
                                      Tony Parker : "Pas de panique !"

                                      Commentaire


                                      • #20
                                        Je déteste Puel, au plus profond de mon âme et je l'ai détesté pendant ces années à l'OL.

                                        Mais il n'a pas un pire bilan que Génésio. Il a fait une demi-finale de LDC.

                                        Sportivement et pour le club c'était un moment exceptionnel. La gestion de son cas n'a pas été au niveau de la part de la direction qui a trop tardé à le lourder.

                                        Idem pour Garcia. Demi finaliste de lcd avec le même effectif qu'a eu Bosz.

                                        Je vais mettre les classements des entraineurs que j'ai connu, malheureusement j'étais trop jeune avant Santini : (en terme de performance)
                                        1) LE GUEN
                                        2) HOULLIER
                                        3) SANTINI
                                        4) PERRIN

                                        5) GENESIO
                                        6) GARCIA
                                        7) PUEL

                                        8) FOURNIER
                                        9) GARDE

                                        10)BOSZ
                                        11)SYLVINHO
                                        ​​

                                        Commentaire


                                        • #21
                                          Envoyé par stadier Voir le message
                                          Désolé si je donne mon avis sans logique chronologique, mais je voulais revenir sur Rémi Garde.

                                          Mais d'abord, bravo parceque qu'est-ce que c'est bien écrit. C'est pas surprenant parceque la connaissance de l'OL de Maleante n'est plus à démontrer et son travail est évident quand il intervient sur OL Café, mais qu'est-ce que ça fait du bien quand on a des gens qui racontent tout et surtout n'importe quoi, sur les ondes.

                                          Je sais pas si ça va lui rendre service parceque certains prennent un malin plaisir à dire du mal de ceux dont je dirais du bien. Mais oui l'Histoire, c'est d'ou on vient et ça permet de mieux comprendre qui on est et ou on va, c'est valable en général et pour l'OL.

                                          Rémi Garde, il y a plusieurs choses à prendre en compte. Dèja, je ne sais pas si un des 14 autres entraineurs cités aurait fait mieux, vu les conditions. Si quelqu'un n'est pas d'accord, que l'on m'explique, qui et comment.

                                          Je pense que Rémi Garde manque de chance et que son bilan peut être nettement plus reluisant. Pas tant en championnat, même si effectivement la perte de Bastos en 2012/13 au mercato hivernal est un vrai coup, là aussi pour les têtes vides et malfaites qui continuent à beugler et chougnier sur la perte de joueurs qui font passer de la 7ème à la 8ème place, j'invite à revoir et mieux comprendre comment on passe à l'évidence d'une équipe flamboyante et jouant le titre, à une équipe qui peine à conserver sa place sur le podium. Ce qui est beaucoup plus révélateur que passer du ventre mou au ventre mou suite au départ de certains.

                                          Le manque de chance qui peut se voir sur les parcours européen. Celui-ci n'est pas honteux, loin s'en faut. Le fait de ne pas se qualifier pour la C1 en 2013 est une décéption et un echec mais pas une honte non plus. Les poules sont passées à chaque fois : C1 en 2012 avec 8 points, C3 en 2013 avec 16 points, C3 en 2014 avec 12 points. On termine premiers de nos groupes et invaincus en C3. Devant Bilbao et le Betis Seville. C'est pas la performance du siècle mais je suggère aussi à certains detracteurs d'aller voir ce que marseille, rennes, lille, monaco ou nice ont pu faire en C3 ces dernières années en terme de points, gagner leur groupe et rester invaincus. Ca remettra les choses en perspectives.
                                          Mais malheureusement, Garde n'a pas eu ce brin de réussite qui fait qu'un parcours européen aurait été mémorable :
                                          - En 2012, un 1/4 de C1 pour faire aussi bien que certains à l'époque, se joue aux tirs-au-buts. Alors bien sûr les incultes qui sont souvent les mêmes qui essaieront de minimiser la victoire en Coupe de France la même année parceque ce n'ètait "que Quevilly" en finale, viendront avec leur ricannement niais nous dire qu'on s'est fait sortir par des chypriotes. Sauf que les chypriotes en question s'étaient qualifiés aussi en 1/8èmes de C1, terminant premiers d'une poule comprenant 3 des 4 derniers vainqueurs de la C3 : Zentih Saint Petersbourg (2008), Chakhtar Donetsk (2009), FC Porto 2011). Ca sert aussi à ça une culture foot : avoir une lecture précise des performances à un moment donné.
                                          - En 2013 : l'élimination d'un club connu sur la scène europèene passe sous le nez d'un OL qui fait pourtant ce qu'il faut. Un arbitrage amical de la part du concitoyen de villas-boas à londres entre fautes à répétition non sifflées pour la petite crotte holtby et faux coup franc sifflé à la denière minute pour donner l'occasion à Bale de s'illustrer quand il n'avait pas pu le faire de manière honnête et au retour un match maitrisé en gestion du score à l'extérieur qui mlahureusement se terminera par une égalisation nous éliminant.
                                          - En 2014 : pour ce qui est seulement le 8ème 1/4 de finale de l'Histoire de l'OL en coupe d'Europe et alors qu'on a peut être la moins bonne équipe qui soit arrivée à ce niveau, on passe pas si loin de poursuivre l'aventure pour ce qui aurait été la première fois dans le dernier carré de cette compétition pour le club, tout en éliminant un trés gros club à qui on tient la dragée haute à l'aller sans une entrée scandaleuse de gomis et au retour avec un but trés chanceux sur une frappe detournée pour les locaux après qu'on soit revenu au score. 2 défaites qui peuvent aussi bien se terminer en matchs nuls, n'en déplaise à conte qui dira le contraire sûrement pour se rassurer et s'éviter de nouveaux déboires capillaires.

                                          Manque de chance également lors des coupes nationales parceque gagner une finale sur 3, ça ne fait pas le même palmarès que si tu en gagnes 2 ou toutes. Et pourtant il y avait la place.
                                          - En 2012 en Coupe de la Ligue, même si il a ses responsabilités en tant qu'entraineur, Garde n'a pas non plus tous les torts lors d'une finale ennuyeuse ou Dabo sera le meilleur joueur et les futurs vainqueurs titulaires de la Coupe du Monde 2018 le trahissent par médiocrité pour son défenseur et par manque d'inspiration pour son gardien. Deux techniciens de la même génération sur le banc, 2 destins différents, l'un qui aura été victime de blessures, l'autre bénéficiant du dopage, l'un nommé premier capitaine étranger de l'histoire d'un club par entraineur qui se savait lésé par le club dont l'autre a été capitaine, un milieu défensif élégant et buteur à l'occasion contre un numéro 6 tactique et politique et au final un entraineur qui aurait pu avoir plus de réussite contre un autre dont la chance est devenue une expression.
                                          - En 2014 en Coupe de la Ligue encore une fois, difficile de critiquer Garde en quoi que ce soit, un arbitrage à la noix qui aurait mieux fait d'être impartial plutot que de proposer des soins. Le manque d'expérience et de talent était dèja évident au coup d'envoi, il n'y avait pas besoin en plus de siffler faute contre Malbranque qui est la victime pour ensuite donner un penalty imaginaire à l'équipe jouant à domicile pour prendre l'avantage et malgré tout une équipe qui joue son 5ème match en 16 jours qui va réduire le score et ne pas lâcher jusqu'au bout.


                                          Donc oui, tout n'était pas parfait, mais avec un peu de réussite l'OL de Garde peut avoir un trophée en plus en vitrine et une campagne europèene mémorable.

                                          Et, même si ce n'est qu'un sentiment personnel, ça n'aurait été que justice pour un homme pour qui l'OL est si important et qui l'aura tellement bien servi. Le "capitaine courage de l'Olympique Lyonnais" comme présenté par Roger Zabel à l'époque ou des joueurs étaient invités avec les ecoles de foot à regarder la ligue des champions sur écran de cinéma avec les journalistes de TF1, est devenu un entraineur alliant la jeunesse lyonnaise comme lui à ses débuts avec le fighting spirit, développé lors de son passage en Angleterre. Et quel panache ! Pour aller chercher cette qualification surréaliste à Zagreb (pourquoi je ne suis pas sorti ce soir là alors que je ne croyais absolument pas à la qualification ? J'en sais rien mais c'est une des plus grosses émotions de supporter de l'OL), la victoire contre un psg dèja mastodonte en version qatarie avec une équipe de gamins en 2014 ou l'invention du concept de climatisation du stade un soir d'automne 2013, 15èmes au coup d'envoi et avec Gorgelin pour son premier match pro dans les buts et des locaux qui reviennent au score et Jimmy Briand qui marque.


                                          Merci pour tout rémi.
                                          stadier Merci pour le compliment déjà !

                                          Pour Garde, tu prêches un convaincu et je suis bien content que tu ais développé tout çà à ma place

                                          néanmoins, à la phrase "je ne sais pas si un des 14 autres entraineurs cités aurait fait mieux, vu les conditions", je suis pas forcément d'accord et j'expliquera pourquoi dans un autre post. Il faut que je m'occupe d'Hagical avant
                                          mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

                                          Commentaire


                                          • #22
                                            Envoyé par Hagical Voir le message

                                            Merci de réhabiliter Fournier

                                            J'ai kiffé cette saison-là
                                            pourquoi "réhabiliter" ?

                                            Je décris cette période de la première saison de Fournier que j'ai apprécié et c'est ce qui lui fait avoir la moyenne. Ca et uniquement ca.

                                            Je n'oublie pas qu'il s'est fait éliminé par des illustres inconnus en barrages d'EL (certes, il y avait des blessés, mais ca n'excuse pas tout). La deuxième saison, en LDC il termine dernier d'un groupe abordable avec en leader les belges de La Gantoise.

                                            Sa deuxième saison est un bide total, faut pas se mentir. Fournier à l'OL c'est un échec contrairement aux deux autres noms cités par maverick et n'a donc pas lieu (pour moi) de le mettre sur le podium.

                                            Certes, ca jouait bien au football, mais en s'y arrêtant de plus près, Fournier a surfé sur la vague de la jeunesse et l'insouciance. Ce jeu d'accepter le déséquilibre en privilégiant l'attaque à la défense peut marcher sur du court terme. La deuxième saison, on a bien vu les limites de cette stratégie, avec cette incapacité à percer les défenses et cette circulation autour de la surface qui rappelait une équipe de handball...
                                            mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

                                            Commentaire


                                            • #23
                                              Envoyé par maleante Voir le message

                                              stadier Merci pour le compliment déjà !

                                              Pour Garde, tu prêches un convaincu et je suis bien content que tu ais développé tout çà à ma place

                                              néanmoins, à la phrase "je ne sais pas si un des 14 autres entraineurs cités aurait fait mieux, vu les conditions", je suis pas forcément d'accord et j'expliquera pourquoi dans un autre post. Il faut que je m'occupe d'Hagical avant
                                              De rien et de rien

                                              Occupe-toi d'Hagical et viens me donner ton point de vue sur qui aurait fait mieux et comment, j'attend ça avec curiosité. Dans le bon sens du terme.

                                              Etant plus santiniste que leguenien je ne suis pas convaincu par le haut du classement non plus mais on y reviendra.

                                              Commentaire


                                              • #24
                                                Envoyé par the4nswer Voir le message
                                                Je déteste Puel, au plus profond de mon âme et je l'ai détesté pendant ces années à l'OL.

                                                Mais il n'a pas un pire bilan que Génésio. Il a fait une demi-finale de LDC.

                                                Sportivement et pour le club c'était un moment exceptionnel. La gestion de son cas n'a pas été au niveau de la part de la direction qui a trop tardé à le lourder.

                                                Idem pour Garcia. Demi finaliste de lcd avec le même effectif qu'a eu Bosz.

                                                Je vais mettre les classements des entraineurs que j'ai connu, malheureusement j'étais trop jeune avant Santini : (en terme de performance)
                                                1) LE GUEN
                                                2) HOULLIER
                                                3) SANTINI
                                                4) PERRIN

                                                5) GENESIO
                                                6) GARCIA
                                                7) PUEL

                                                8) FOURNIER
                                                9) GARDE

                                                10)BOSZ
                                                11)SYLVINHO
                                                ​​
                                                ca ne doit pas masquer le fait qu'il n'a pas gagné un seul titre en 3 ans avec pourtant, à chaque fois, la meilleure équipe nationale.

                                                Je ne lui enlève pas l'exploit de la LDC (c'est grâce à çà qu'il n'est pas dernier).

                                                Je peux pas lui enlever son exploit, non plus, contre le réal madrid, même si je n'ai pas oublié que la mi-temps du match retour, c'est un peu comme l'avion que lance la 7ème compagnie sur les ennemis allemands. Ils passent pour des héros alors qu'ils n'ont même pas fait exprès. Comprenne qui pourra...
                                                mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

                                                Commentaire


                                                • #25
                                                  Envoyé par stadier Voir le message

                                                  De rien et de rien

                                                  Occupe-toi d'Hagical et viens me donner ton point de vue sur qui aurait fait mieux et comment, j'attend ça avec curiosité. Dans le bon sens du terme.

                                                  Etant plus santiniste que leguenien je ne suis pas convaincu par le haut du classement non plus mais on y reviendra.
                                                  On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre. C'est sur que quand on te dit "faudra que tu ais de bons résultats, mais on va vendre tous nos meilleurs joueurs et ta meilleure recrue s'appellera Gael Danic !" beaucoup de noms auraient refusé le projet.
                                                  Néanmoins, en transposant les époques et s'il n'avait pas un caractère aussi trempé, j'aurai bien vu un Jean Tigana faire quelque chose avec ces gamins.
                                                  Dans un autre contexte que celui qu'il a connu, j'imagine aussi un gars comme Alain Perrin faire de bonnes choses.

                                                  Garde a fait du bon boulot, mais il n'avait aucune expérience et ça a forcément joué.

                                                  Je n'explique pas cette baisse de régime entre la première partie et la seconde partie de la saison 2011-12.
                                                  J'ai du mal à le dédouaner de Nicosie. Oui, ils finissent premier de leur poule devant Porto, mais ca restait une aubaine de les affronter surtout en terminant 2ème de la poule. J'étais à Gerland à l'aller, et hormis une frappe dans les arrêts de jeu, les chypriotes n'ont rien fait du match et ne sont quasiment jamais sortis. De notre côté, on n'a pas forcé non plus et hormis une frappe de Lacazette sauvée sur la ligne, on n'a pas eu de grosses occasions hormis la frappe (déviée) de Lacazette. Alors 1-0 à domicile, ca reste un bon résultat. Mais quand ton meilleur joueur sur le terrain s'appelle Lacazette et n'a que 20 ans, ca pose question sur la gestion du groupe.

                                                  La saison suivante pareille. Même s'il y a des circonstances, je ne sais pas comment on passe d'un match avec 100% de maitrise à Marseille à un but encaissé digne des pupilles à Bastia, 3 mois plus tard (c'est le même genre de buts qu'on a encaissé contre Auxerre cette saison, pour rappel). On est passé du tout au rien d'un coup de baguette magique.
                                                  Cette saison, je n'ai pas aimé la gestion de Lisandro non plus. Je ne sais pas s'il y avait une solution, mais le voir sur le banc aussi souvent çà m'a dérangé. Et sur le terrain, ce n'était plus le Lisandro avec la grinta de 2009. Dommage

                                                  Pour la dernière saison, idem. On passe de matchs super maitrisés contre Nice et à Sochaux pour les deux premières journées à des purges monumentales contre Reims et Evian, les deux suivantes. Mais pourquoi ?!
                                                  Oui, cette saison il n'est pas épargné par les blessures, la malchance (tir de marchisio sur le dos d'Umtiti) et les erreurs d'arbitrage (trois buts hors-jeu accordés à Monaco dans le même match). Mais à la fin de saison, il avait la double casquette d'entraineur de l'Olympique Lyonnais et trésorier de la secte de la théorie des complotistes. Il était toujours énervé, contrarié... Tout le flegme qui en faisait sa force avait disparu. Et il l'a reconnu lui même d'ailleurs après.
                                                  Cette saison 2013-14 est la moins lisible de toutes. On n'a jamais vraiment perçu la valeur de ce groupe au final avec tous ces impondérables.

                                                  Dernière chose, c'est un détail mais faire rentrer Bahlouli à 10 minutes de la fin contre le PSG pour leur éviter de gagner le titre à Gerland. Bon... Pour une première, c'était pas l'idée du siècle. Niveau melonite aigue, ca a pas du tourner rond dans sa tête. Pour rappel, Benzema explose réellement en 2007, alors qu'il débute en pro en 2004. Une carrière ca se construit. Garde a été convaincant avec les jeunes mais s'est trompé avec lui, je trouve...

                                                  Mais cela n'empeche pas au final, que j'ai un immense respect pour ce qu'il a fait avec l'OL, et ce travail de l'ombre qui n'a pas été récompensé à sa juste valeur...
                                                  mon premier roman "LE SALAIRE DE LA MORT" est disponible sur amazon.fr

                                                  Commentaire

                                                  Chargement...
                                                  X