Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Umtiti : " Je regarde tous les matches, j'adore ça "

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Umtiti : " Je regarde tous les matches, j'adore ça "

    SAMUEL UMTITI, vingt ans, capitaine des Espoirs déchus, évoque l'OL, les Bleus, le Cameroun et sa passion du foot.

    Samuel Umtiti a disputé son centième match professionnel avec l'OL, à Nantes (1-1), le 28 septembre, et il n'a que vingt ans. « Je trouve que ça va vite », sourit-il. Au matin d'un match essentiel dans la saison lyonnaise, et alors qu'il doit digérer l'élimination des Espoirs, dont il était le capitaine, lors du barrage de l'Euro 2015 (1-4 ; aller 2-0), il explique son sens du temps et ses impatiences.

    « ÉTRANGEMENT, vous êtes le seul défenseur titulaire formé au club...

    - C'est très compliqué de faire confiance à un jeune défenseur, à un poste où il faut faire le moins d'erreurs possible, dans un club qui a des ambitions, et où il y a beaucoup de pression. Mais l'absence d'indulgence fait grandir. Au début, les critiques nous choquent, on se dit que c'est sévère, qu'on est jeunes. Et puis, avec le recul, on se dit que c'est normal et qu'au fond on a été préparés à ça.

    Comment vous préparez-vous à jouer contre Gignac ?

    - Comme d'habitude. OL-OM, c'est une grande affiche, tout le monde l'attend, moi aussi, mais je ne veux pas me mettre de pression. Et l'OM n'a pas que Gignac. En fait, je ne me prépare pas spécialement avec la vidéo, parce que je regarde tous les matches, j'adore ça, je sais comment jouent les attaquants de L 1. Et je sais qu'ils sont imprévisibles (sourires).

    Leur pressing pourrait vous gêner ?

    - En France, c'est la seule équipe qui presse comme ça. Il faut s'y préparer, mais ne sûrement pas penser à déjouer, à dégager n'importe où. Ce n'est pas notre football. S'il est nécessaire de dégager, il faut le faire, mais je pense qu'on peut casser leurs lignes en jouant notre jeu, aussi.

    Vous étiez le capitaine des Espoirs en Suède (1-4). Quel sens donner à cet échec ?

    - Il est collectif. À un certain moment, quand il y a une qualif en jeu, il y a un état d'esprit à avoir, que tout le monde n'a pas eu. C'est un très gros échec. On ne peut pas revenir en arrière, mais je pense qu'il y a eu des attitudes qui n'ont pas été bonnes. On s'était dit dès la fin du match aller qu'il fallait rester sérieux, rigoureux. Apparemment, le message n'a pas été bien compris.

    Quel impact a eu le changement de sélectionneur ?

    - Le sélectionneur n'y est vraiment pour rien. On savait ce qu'on avait à faire. C'est de notre faute.

    Vous n'en voulez pas à Layvin Kurzawa d'avoir chambré à 3-1 ?

    - Sûrement pas. Il y a des choses que les téléspectateurs n'ont pas pu voir à la télé. Layvin, je le connais bien, il suffit de le voir en Ligue 1, il n'est pas comme ça. Mais il y a eu une première attaque des Suédois et c'est pour ça que Layvin a répondu. Je ne lui en veux sûrement pas. Il ne mérite pas d'être résumé à cette image.

    Roger Milla a dit il y a quelques jours qu'il souhaitait vous voir choisir le Cameroun ?

    - Tout le monde donne son opinion. Après, c'est à moi de prendre la décision. Pour le moment, il faut que je passe des caps, que je me concentre sur le club.

    Mais sur ce plan-là, vous êtes à un carrefour ?

    - Oui, cette saison est importante. Henri Bedimo et beaucoup de gens m'en avaient parlé avant la Coupe du monde, je peux le comprendre, je suis originaire du Cameroun, je suis né là-bas, mais il faut savoir que j'ai fait toutes les sélections en France, et, pour moi, c'est une suite logique de continuer avec les équipes de France.

    Il y a deux ans, vous disiez que les Bleus étaient votre objectif. Est-ce que cela le reste ? Est-ce plus ambigu aujourd'hui ?

    - Je sais ce que je veux, je suis très ambitieux, et pour moi ça reste toujours dans ma tête. Le travail et la régularité peuvent m'amener en équipe de France. Je n'ai pas été assez régulier la saison dernière, par exemple, je le sais. J'ai eu quelques bonnes périodes, mais ce n'était pas assez, je peux faire beaucoup mieux. Le foot va tellement vite, on ne peut pas se permettre de ne pas progresser pendant un an. On peut toujours me trouver des excuses, la Coupe du monde des moins de 20 ans, pas de vacances, mais ce sont des excuses, justement. Je n'ai pas fait le nécessaire pour mériter plus. Mais si je continue à pousser, ça arrivera tôt ou tard. Et je ne me fixe pas encore de date limite.

    Pourquoi êtes-vous toujours aussi sérieux ?

    - Ah ça, c'est mon caractère. Ma mère nous a élevés toute seule, je la voyais faire deux fois son travail, elle ne s'arrêtait jamais, elle a fait tant d'efforts pour moi, c'est tellement énorme, les gens ne peuvent pas s'en rendre compte. Mon caractère, ma maturité, alors que je suis le dernier, vient d'elle. Le sérieux, dans les interviews, en match, à l'entraînement, je ne peux pas m'en empêcher. Dans le vestiaire, non, c'est autre chose, mais pour devenir un grand joueur, il faut être sérieux. »

  • #2
    C'est intéressant, il semble lucide sur son niveau actuel et sur celui qu'il doit atteindre pour accéder à l'EDF !
    Ce soir c'est son Test match !
    Claudio reviens !!!!

    Commentaire


    • #3
      L'interview est assez banale mais il est intéréssant de constaté la maturité de Sam.
      Peu de mec de 20 piges sont capable de prendre un tel recul sur les choses.

      Commentaire

      Chargement...
      X