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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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  • [OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)




    ARTICLES DE PRESSE : SAISON 2017-2018




    Le "blabla" n'est pas toléré sur ce topic, et les articles doivent être posté avec leurs sources (ex : l'Équipe, Foot365, etc...).
    La Charte du Forum
    http://forum.olweb.fr/misc.php?do=showrules

  • #2
    Envoyé par WebAnimOL (Sphynx) Voir le message



    ARTICLES DE PRESSE : SAISON 2017-2018




    Le "blabla" n'est pas toléré sur ce topic, et les articles doivent être posté avec leurs sources (ex : l'Équipe, Foot365, etc...).
    Les articles les plus récents sont aussi tous effacés?:shock::shock:

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    • #3
      J'ai juste créé un nouveau topic :dt:

      L'ancien ici : http://forum.olweb.fr/showthread.php...-(sans-blabla)
      La Charte du Forum
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      • #4
        Bruno Genesio : une saison sans le clan des Lyonnais, «c'est un nouveau défi»


        Publié le mardi 1er août 2017 à 08:40


        Bruno Genesio considère qu'il appris de la saison dernière, et que son bilan ne doit pas être minoré.

        Hervé Penot

        Bruno Genesio nous a reçus longuement, vendredi dernier, dans les locaux de l'Olympique Lyonnais en lisière du Groupama Stadium. L'entraîneur, à la tête de l'équipe depuis le 24 décembre 2015 suite au limogeage d'Hubert Fournier, a accepté de revenir sur sa première année pleine comme entraîneur de haut niveau, sur les critiques qui l'ont accompagné. A 50 ans, il reste un technicien neuf, avide de grandir sur la scène nationale. Mais il doit aller vite. Et il le sait.

        «Comment jugez-vous votre première saison pleine comme entraîneur ?


        Elle est très mitigée car nous n'avons pas atteint les objectifs et notamment nous n'avons pas obtenu cette place en Ligue des champions. On avait aussi l'ambition de remporter la Ligue Europa et notre élimination contre l'Ajax en demie-finale (1-4, 3-1), laisse des regrets dans la forme. Ce n'est donc pas une bonne saison mais il y a eu des bonnes choses pendant cette C3. On a battu la Roma (4-2, 1-2) et on a fait un match retour contre l'Ajax assez extraordinaire mais le fait de passer à côté de la qualification ternit l' ensemble. A Lyon, on ne peut se satisfaire de ça.



        Vous avez aussi entendu de nombreuses critiques...



        On parle de très haut niveau et quand on est un jeune entraîneur, on est plus exposé. C'est normal. C'est une très bonne expérience car on apprend en faisant des erreurs. Je n'ai pas tout bien fait mais j'ai tiré plein de leçons de cette saison. C'est important pour ma remise en question personnelle, pour ma manière de gérer un groupe. Cette année m'a fait énormément progressé. J'ai revu tous nos matches, j'ai repensé aux causeries, à la préparation de certains grands matches. Et je trouve dur certaines analyses sur notre parcours en C1 par exemple : il y avait dans le groupe la Juve, futur finaliste, Séville qui a lutté un temps pour le titre en Espagne. On joue la qualif' sur le dernier match, on fait 0-0 (contre Séville), on tire deux fois sur la barre... Contre Turin, on doit gagner neuf fois sur dix chez nous. Ça prouve qu'on n'était pas si loin de ces équipes. Notre performance a été dévaluée. En Championnat, il y a des matches contre des équipes « dites » plus faibles et on a failli. Je devais donc me pencher sur mon travail d'approche. Le but, c'est de se servir de tout ça et de progresser. Attention, je suis à Lyon et je ne suis pas en formation non plus.

        Avec le recul, vous auriez changé des choses ?


        Oui, parfois sur certains matches, je ferai complètement différemment. A Saint-Étienne, on perd 2-0 (5 février), j'avais mieux à faire sur la composition d'équipe notamment.

        «Ce qui me gêne parfois, c'est la différence de traitement entre un entraîneur reconnu et moi.»

        On parle des entraîneurs stars, des Bielsa, Ranieri, Fabre, moins de vous...


        Je le vis comme ça aussi.

        Est-ce dur humainement ?


        Oui et je ne parle pas de la comparaison avec un Ranieri, un Fabre ou un Bielsa qui ont fait tellement. Ce qui me gêne parfois, c'est la différence de traitement entre un entraîneur reconnu et moi. S'il a la légitimité, ça change tout. S'il réussit, c'est grâce à lui et s'il échoue, c'est lié à des circonstances. Dans mon cas, si je réussis, c'est lié aux joueurs talentueux que j'ai et si on perd, c'est de ma faute... Quand il y a eu des matches extras, on ajoute : "Il connaît bien ses joueurs, il est copain." C'est tout juste si je n'allais pas en boire avec eux boire des canons.... Et quand je me plante sur une compo, je suis un nul. Mais derrière, il y a du travail.


        Vous êtes dans la situation d'un joueur qui manquent de crédit et doit prouver à chaque fois.


        Tout à fait. A tel point que si on avait gagné la C3, les commentaires auraient été de dire que c'était normal car nous avions Lacazette, Tolisso, des joueurs de ce calibre. Au début, ça a été très dur à vivre même si la critique fait partie du métier. Je la partage d'ailleurs sur certaines analyses mais des fois tu te dis : "Faut arrêter..." Bon, je vis avec ça. Et c'est à moi de prouver que les gens se trompent. La seule méthode, c'est de gagner. Le plus dur, c'est pour l'entourage proche.

        Sur les réseaux sociaux, c'est parfois violent...


        Oui, c'est de l'acharnement. Mais je ne vais pas sur les réseaux sociaux, je suis tranquille. (sourire)

        Jean-Michel Aulas répond pour vous...


        Il me défend oui. Mais c'est pour mon entourage. Ma fille a 19 ans et elle a du recul mais mon fils de 14 ans est un passionné de foot, connaît tous les joueurs. Il pourrait même être journaliste (rire). Et là, c'est plus compliqué... Mais il y a un gros contraste entre les réseaux et les gens que je vois. A Lyon, jamais une personne ne m'a insulté. C'est même l'inverse. On me dit : "Vous avez tout notre soutien, on trouve injuste ces critiques." Ça contrebalance. J'ai appris à vivre avec, ça fait partie du job et je ne peux en vouloir, non plus, aux gens qui veulent s'exprimer. Le tout, c'est de ne pas dépasser certaines limites... Car là, ça devient moins supportable. Revenir par exemple sur ce que j'ai fait à Besançon (2005-2006) et Villefranche (1999-2001). C'était il y a presque 20 ans.

        «Après le derby perdu à Saint-Etienne, ce fut une période très difficile»

        Vous avez eu du mal à trouver votre équilibre d'équipe cette saison avec comme symbole ce match aller contre l'Ajax (1-4). Que s'est-il passé ?


        Ça fait partie de ma réflexion. On a été fragiles défensivement mais je crois que nous n'avons jamais marqué autant de buts durant une saison. Reste que dans l'animation, on n'a pas trouvé assez de sécurité. On dit souvent que la récupération commence quand on a le ballon et c'est vrai. Certains doivent déjà anticiper la perte de balle. Je n'ai peut-être pas assez insisté là-dessus sur certains matches. Et l'Ajax, c'est assez particulier car ce match se découpe en quatre phases : on fait un très bon début jusqu'au but et puis on perd le fil. Ensuite, on se remet dedans, on revient à 3-1, on rate une occasion de 3-2 et là on en prend un 4e et c'est une déferlante. Je dois donc trouver un meilleur équilibre.

        Vous allez diriger une équipe qui vous ressemble moins, sans ce fameux clan des Lyonnais. Qu'est-ce que ça change pour vous ?


        C'est un nouveau défi pour moi et c'est excitant. Pour moi qui suis Lyonnais, j'ai eu pratiquement tous les joueurs à la formation. C'était donc plus simple d'avoir une relation avec eux. Ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Mais l'image d'un clan des Lyonnais a été exagéré. Les joueurs ont été bien intégrés, Mathieu (Valbuena) en parlait même s'il y avait une forte identité lyonnaise. Mais sans séparation entre les Lyonnais et les joueurs de l'extérieur. Ça ce sont des affabulations.

        Comment avez-vous préparé la saison ?


        L'année passée, je n'avais pas pris de vacances, c'était une erreur. Là, j'ai pris deux semaines mais avant, j'ai travaillé trois semaines pour faire un retour sur la saison. Je me suis penché sur tout. Et je gèrerai de manière différente. Les séances d'entraînement sont déjà totalement différentes de celles de l'an passé.

        Vous avez, en tout cas, toujours eu le soutien de votre président Jean-Michel Aulas.


        Ça m'a aidé beaucoup aidé, l'an passé. Du président et de l'ensemble de ceux qui travaillaient avec moi. Après le derby perdu à Saint-Etienne, ce fut une période très difficile mais le lendemain, le président m'a appelé. C'est important... Quand tu sens un soutien de ton président, de l'ensemble de l'équipe, tu avances, tu fais front, et tu repars. Ça te renforce aussi.

        «Que ce soit Juni ou un autre, si je ne dois plus être entraîneur dans trois mois, ce sera comme ça...»

        L'arrivée possible de Juninho comme directeur sportif ne vous fait-elle pas peur ?


        Ça ne me gêne pas. Dans ce métier, tu ne peux pas te dire : "Je suis entraîneur à Lyon jusqu'en 2025." L'important, ce n'est pas de savoir s'il vient comme directeur sportif et s'il devient entraineur dans deux ou trois ans...

        Et s'il le devient dans trois mois ?


        Que ce soit Juni ou un autre, si je ne dois plus être entraîneur dans trois mois, ce sera comme ça... Son arrivée ne va pas précipiter mon départ. Ce qui compte, c'est le travail que je fournis, qu'il soit reconnu par mon président et qu'on obtienne des résultats. L'arrivée de Juni, c'est positif. Il va m'aider. Ce n'est pas une concurrence. Sinon autant arrêter tout de suite. Je le connais, c'est quelqu'un qui est droit, qui prendra le temps de faire les choses. Il n'y a aucune arrière-pensée.

        Quelles sont vos ambitions cette année ?

        On veut revenir en C1, donc finir dans les 3 et dans les 2 si possible. C'est une sécurité supplémentaire pour le club. Voilà l'objectif prioritaire. Mais il y a l'ambition de l'Europa League dont la finale se jouera au Groupama Stadium. Je parle d'ambition, pas d'objectif car les Coupes, ça reste toujours particulier. Mais ça doit nous transcender d'avoir cette finale chez nous, ça ne doit pas générer une pression négative. C'est comme quand je suis arrivé : on s'était fixé l'objectif de la deuxième place entre nous (ils étaient alors à six points de Monaco, 2e) et ça nous a tirés vers le haut. Là, ce sera pareil. Et je veux faire bien jouer l'équipe, donner du plaisir aux supporters. C'est important d'avoir une équipe qui propose du jeu, marque des buts, montre des valeurs de solidarité. C'est ma façon de voir le foot.


        l'équipe du jour

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        • #5
          Après les ventes records d’Alexandre Lacazette et Corentin Tolisso, l’OL vient de céder l’un de ses jeunes talents, Emanuel Mammana. Sans recrue vedette, la formation de Bruno Genesio présente incontestablement un onze de départ affaibli...

          A quoi joue Jean-Michel Aulas ? Un an et demi après l’inauguration du Parc OL (devenu le Groupama Stadium), les Gones étaient censés revenir sur le devant de la scène européenne. Ce n’est pourtant pas la direction que prend actuellement l’Olympique Lyonnais, alors même que la Ligue 1 gagne en compétitivité. L’omnipotent président a maintenu sa confiance en Bruno Genesio, au grand dam des supporteurs, et l’effectif s’est clairement affaibli cet été.

          La saignée est impressionnante. Alexandre Lacazette (Arsenal) et Corentin Tolisso (Bayern), deux des plus beaux fleurons de "l’Academy OL" ces dernières années, ont rejoint la cour des grands. Plusieurs joueurs importants ont également tourné le dos à la capitale des Gaules, à commencer par Maxime Gonalons (AS Rome), contesté sportivement, mais capitaine exemplaire. Sans oublier Mathieu Valbuena (Fenerbahçe), très fiable la saison passée, ainsi qu’Emanuel Mammana (Zénith), grand talent en devenir.

          Le problème, pour l’OL, c’est que l’énorme entrée d’argent (Lacazette et Tolisso ont rapporté près de 100 millions d’euros) n’a pas entraîné de recrutement clinquant. Aucun nouveau Gone n’a coûté plus de 10 millions d’euros. Les fans les plus rêveurs attendent un dernier coup d’éclat sur le marché des transferts, mais, malheureusement pour eux, Bruno Genesio a de nouveau répété qu’il n’avait pas besoin d’un autre joueur offensif, car il était suffisamment "armé".

          Or, à y regarder de plus près, Lyon a fait deux paris (risqués) en attaque. Mariano Diaz est propulsé numéro 9 titulaire, alors qu’il ne jouait qu'en Coupe du Roi avec le Real Madrid. Bertrand Traoré, ailier percutant ballon au pied, a encore des progrès à faire dans les choix collectifs. Les deux joueurs n’ont pas brillé lors de la pré-saison. Nabil Fekir et Memphis Depay, qui ne sont pas connus pour leur régularité, devront porter leur équipe et il faudra attendre l’éclosion d’une des nouvelles jeunes pousses (notamment Houssem Aouar). Enfin, Clément Grenier (de retour de prêt) porte une part d'inconnue et pas sûr qu'il fasse oublier Mathieu Valbuena dans un rôle de meneur de jeu.

          C’est seulement dans le secteur défensif que l’OL sort gagnant. Les côtés ont été fortifiés (Kenny Tete concurrence Rafael à droite, Fernando Marçal et Ferland Mendy alterneront à gauche) et, surtout, Marcelo est déjà le vrai patron, ce que Nicolas Nkoulou et Mapou Yanga-Mbiwa n’ont pas réussi à faire. Les deux cités ne trouvent pas preneur et se battront avec Mouctar Diakhaby et Jérémy Morel (le plus utilisé avec Marcelo en pré-saison) pour obtenir du temps de jeu. Dernier reproche en date des supporteurs à la direction: Mammana représentait tant le présent que l’avenir. JMA a préféré une nouvelle rentrée d’argent. Parce que c’est son projet ?

          sport.fr

          https://a.msn.com/r/2/AApfWx5?m=fr-fr

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          • #6
            Lyon affrontera le club brésilien Chapecoense, le 8 août en match amical


            Publié le mardi 1er août 2017 à 20:00
            Lyon a annoncé ce mardi la programmation d'un dernier match amical, le 8 août, contre le club brésilien de Chapecoense.

            Football - Matches amicaux A - Le club de Chapecoense a repris le Championnat brésilien avec une équipe totalement recomposée. (Reuters)


            Le club de Chapecoense a repris le Championnat brésilien avec une équipe totalement recomposée. (Reuters)
            Alors que le Championnat reprend ce week-end, Lyon a décidé de bousculer son calendrier pour faire de la place à un dernier match amical. L'OL a annoncé ce mardi la programmation d'une rencontre face au club brésilien de Chapecoense, touché en novembre dernier par un terrible crash aérien. La rencontre se déroulera mardi prochain (18h00) au centre d'entraînement du club rhodanien.

            Trois jours après son premier match de Ligue 1, samedi contre Strasbourg, et trois jours avant son deuxième, le 11 août à Rennes, cette opposition ne sera pas disputée par tous les joueurs lyonnais. Certains du groupe professionnel et quelques jeunes du groupe Pro2 y participeront, a précisé l'OL dans un communiqué.

            Suivre
            Olympique Lyonnais ✔ @OL
            L'OL accueillera @ChapecoenseReal mardi 8 août http://www.olweb.fr/fr/article/l-ol-...ter-31675.html
            19:50 - 1 août 2017
            Photo published for L'OL accueillera Chapecoense au Groupama Training Center
            L'OL accueillera Chapecoense au Groupama Training Center
            C’est avec un immense plaisir que l’Olympique Lyonnais a accepté la demande du club brésilien de Chapecoense de venir disputer un match amical la semaine prochaine.
            olweb.fr
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            l'équipe

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            • #7
              Fekir, leader naturel

              Il a passé en revue la défense de la droite vers l’axe avant d’égaliser d’un tir du gauche (1-1) dimanche face à Montpellier : Nabil Fekir a bien conclu une pré-saison où il s’est montré à son aise.

              Le 02/08/2017 à 07:03 mis à jour à 07:57


              Placé au cœur du jeu dans un 4-2-3-1 fait pour lui et lui permettre de bien faire jouer ses partenaires, il endosse l’habit de leader naturel après le départ d’Alexandre Lacazette. « C’est le système dans lequel il s’exprime le mieux. Il est un joueur très important. C’est là aussi que ceux autour de lui trouveront leur place », explique Bruno Genesio. Celui-ci doit annoncer demain sa décision, déjà prise, concernant le capitanat laissé vacant après le départ de Maxime Gonalons.

              Mais plus que le brassard, l’entraîneur de l’OL se déclare déjà satisfait de la préparation de Fekir. « Et de l’esprit qu’il a manifesté ». « J’attends de lui qu’il s’implique en terme de responsabilité. Des joueurs importants sont partis et il doit prendre le relais. Il a la légitimité pour cela en tant qu’ancien du club et leader technique de l’équipe », confirme Genesio.

              La saison 2017-2018 sera-t-elle vraiment celle du renouveau à moins d’un an de la coupe du monde en Russie qu’il aspire à disputer avec les Bleus ? Nabil Fekir (7 sélections, 1 but) s’était blessé le 4 septembre 2015 avec l’équipe de France contre le Portugal à Lisbonne. Diagnostic : rupture du ligament croisé antéro-interne du genou droit, lésion du ligament latéral interne et lésion du ménisque interne. La lourde opération qui a suivi lui a fait manquer l’Euro 2016. Et sa saison dernière a parfois été qualifiée de plus ou moins décevante. Pourtant, il a inscrit quatorze buts et délivré douze passes décisives.

              « En terme de statistiques, sa saison est correcte mais c’est Nabil. Il a montré des choses extraordinaires avant sa blessure. L’exigence est bien supérieure à celle envers un débutant. C’est pour cela que l’impression est mitigée. Les croisés, ce n’est pas une grippe. Il lui fallait du temps pour se rétablir. L’attente a été disproportionnée », analyse Bruno Genesio,

              Désormais, l’OL espère que Fekir sera le « plus » de l’équipe, celui capable de changer la face d’un match. Dès samedi contre Strasbourg ?

              Des joueurs importants partis, Fekir doit prendre le relais. Il a la légitimité pour cela
              Bruno Genesio, entraîneur de l’OL



              François Tixier

              Le progrés

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              • #8
                Info FM : l’agent de Mammana explique son départ de l’OL

                Vendredi, nous vous avions révélé que le Zénit Saint-Pétersbourg était très intéressé par Emanuel Mammana. Finalement, tout est allé très vite puisque le défenseur argentin a rejoint le club lundi. Il a signé jusqu’en 2021. Un an après son arrivée chez les Gones, Mammana, présenté comme un grand espoir lors de sa signature, a finalement quitté Lyon.

                Un départ que commente son agent, contacté par nos soins. « Emanuel est parti car il ne se sentait pas titulaire dans l’équipe. Son objectif est le Mondial 2018 en Russie et pour cela, il doit jouer le maximum possible. Cela est possible au Zénit parce que l’entraîneur Mancini le connaît bien et qu’il a des chances d’être titulaire dans l’équipe. Plusieurs grands clubs étaient intéressés. Mais je préfère garder ça pour moi ». Il ajoute : « Emanuel remercie le club de toute sa confiance. Il a compris la position de Bruno Genesio mais il avait besoin de jouer. Lyon l’a vendu sans problème. Il remercie tous les fans pour leur soutien. Le peu qu’il a joué lui a permis d’aller en sélection argentine et cela est grâce à l’OL ».

                http://www.footmercato.net/flash-mer...de-l-ol_207311

                image hosting

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                • #9
                  Lyon à la recherche des buteurs perdus


                  Publié le samedi 5 août 2017 à 00:15


                  Après une saison à 114 buts, l'OL a perdu des joueurs qui avaient inscrit 60 % de ses buts. Pour compenser, il faudra mieux défendre, que Fekir soit très fort et que le pari Mariano Diaz soit gagnant.


                  Vincent Duluc Vincent Duluc


                  LYON - Son nouveau stade devait lui permettre de changer d'ère économique, mais ses bienfaits sportifs semblent encore repoussés: la priorité du club lyonnais reste le refinancement de son Groupama Stadium, pas la reconstruction de l'équipe. Il fallait craindre que l'OL ne dépense que la moitié du montant des transferts reçus (119 millions d'euros plus 14 millions de bonus), mais, à ce jour, le club lyonnais a fait mieux en investissant seulement un tiers de cette somme (38,5 millions, plus bonus et intéressements).

                  Cela évoluera un peu avec la prochaine venue d'un milieu de terrain, sans doute, mais Lyon a beaucoup perdu, sportivement, et ne sait pas encore ce qu'il va trouver à travers un recrutement qui suscite la curiosité, mais peu de certitudes. Ce parallèle est encore plus spectaculaire quand on constate que le club lyonnais a perdu des joueurs qui avaient marqué près de 60 % de ses buts de la saison dernière.


                  Lyon est la seule équipe à avoir terminé dans le top 5 de la Ligue 1 lors de chacune des 19 dernières saisons.
                  Il a remplacé Alexandre Lacazette par un joueur (Mariano Diaz) qui a inscrit un but, à vingt-quatre ans, dans toute sa carrière en Liga, et il n'a pas encore remplacé Corentin Tolisso, qui n'est guère plus remplaçable : qui d'autre peut avoir ce volume, cette capacité à se projeter et à être de plus en plus présent dans la surface au fil d'un match ? Bruno Genesio ne nie pas le changement : « On peut penser qu'on aura une répartition des rôles plus équilibrée. On aura peut-être davantage de joueurs capables de marquer. Et on aura un jeu différent par moments, en alternant plus les phases de contre et les phases de domination et de possession. »

                  L'idée générale est claire, par-delà la volonté de ne pas tout dépenser. Après une saison record à 114 buts rarement ennuyeuse mais constamment désespérante défensivement, l'OL veut faire plus en défendant mieux, une volonté qui ne reposera pas sur les épaules du seul Marcelo.

                  Maxwel Cornet peut être mieux qu'un remplaçant

                  En attaque, en revanche, les épaules de Nabil Fekir devront être très larges. Il sera le leader de l'attaque et le nouveau capitaine.« C'est un honneur pour moi », avouait-il, jeudi. Ses relations avec Bruno Genesio se sont améliorées à partir du printemps dernier, et son investissement de l'été, irréprochable sur le terrain et en dehors (il est revenu plus sec qu'il ne l'a jamais été), suggère une grande saison. Il jouera là où il aime, deuxième attaquant ou meneur, libre, en tout cas, ce qui ne l'a pas empêché d'être très agressif au pressing pendant la préparation.



                  Alors que l'OL attend beaucoup de Bertrand Traoré, alors que Maxwel Cornet peut être mieux qu'un remplaçant, il faudra que le Memphis Depay, au talent évident, lève un doute : pour l'instant, il ne lâche le ballon que lorsqu'il est obligé et quand tous les mouvements autour de lui sont éteints. Un peu décalé, le Néerlandais ? « C'est parfois l'impression qu'il donne, reconnaît Genesio, mais on travaille beaucoup sur son rôle en 4-2-3-1 qui n'est pas tout à fait le même qu'en 4-3-3, et il est à l'écoute, il comprend. Il est capable de très bien faire. »

                  Le pari offensif de Lyon, enfin, est aussi celui des jeunes. Derrière Mbappé, les recruteurs européens estiment que Myziane Maolida (18 ans), Amine Gouiri (17 ans) et Willem Geubbels (16 ans dans onze jours) sont les trois meilleurs espoirs français en attaque de ce champ d'âge, et ils sont tous à Lyon. Maolida et Gouiri seront régulièrement dans le groupe, Geubbels plus rarement, sans doute. Ils sont jeunes, et ils sont la raison même pour laquelle l'OL n'a pas superposé des attaquants de pointe dans son effectif. Depuis dix ans, former des jeunes et construire un stade reste ce que le club lyonnais a fait de mieux.

                  l'équipe du jour..

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                  • #10
                    Les coachs français sont-ils si nuls ?!



                    Par Grégory Schneider — 4 août 2017 à 20:06

                    Jugés procéduriers, sans charisme et tire-au-flanc par leurs patrons, les coachs français sont, petit à petit , écartés des bancs de touche du championnat de France . Les clubs choisissent de faire confiance à des pointures internationales , quitte à payer le prix fort.

                    Entraîneurs de Ligue 1 : les grands remplacés

                    C’est une petite musique qui se répand dans les coulisses de cette bonne vieille Ligue 1 (qui lance sa saison 2017-2018 ce week-end ), jouée à la fois par les présidents, off the record, et quelques joueurs . Tel ce milieu de terrain niçois qui commence sa phrase par «sans manquer de respect à personne», avant d’expliquer qu’il a découvert combien le métier d’ entraîneur est pointu - la position des bras, le pied d’ appui qui monte sur la pointe des pieds pour accompagner la frappe - avec le coach suisse , Lucien Favre. Ce qui dessine en creux les manques des techniciens français qui l’ont dirigé jusqu’ici : les entraîneurs français sont largués.



                    Et même pire : manipulateurs, arc-boutés sur leur contrat, jouant les indemnités de licenciement contre la lutte pour sortir leur club d’une situation sportive compliquée : ça, ce sont certains présidents qui le pensent. Et ils sont passés à l’acte. Six entraîneurs étrangers (un record en L1 ) attaquent la saison. Mais, surtout, la quasi-totalité des plus gros budgets - Monaco, le Paris-SG, Saint-Etienne , Nantes, Nice, Lille - sont dans les mains de prestigieux coachs non français, étant entendu que Rudi Garcia a été placé à la tête de l’ Olympique de Marseille Champions Project grâce à son expérience probante chez un mastodonte du championnat d’Italie, l’ AS Roma.

                    «Marche ou crève»

                    «Je suis très, très content , explique avec une pointe d’ironie Raymond Domenech, président de l’ Union nationale des entraîneurs et cadres techniques professionnels du football (Unecatef). C’est même extraordinaire ! Comme les coachs étrangers coûtent de deux à trois fois plus cher, ça poussera les salaires des coachs hexagonaux à la hausse. C’est le regard des présidents qui fait la différence . Quand un entraîneur français réclame un deuxième adjoint, on dit : "Tiens, il demande ça pour pouvoir rester les bras croisés à rien foutre." Mais quand un technicien étranger débarque avec huit personnes , on explique qu’il révolutionne le poste et que l’on a désormais affaire à un manager agrégeant les compétences . En trois années au PSG, Laurent Blanc s’est bâti l’un des plus gros palmarès du foot français [huit titres, ndlr]. A moyens égaux, les résultats seront sensiblement les mêmes.»

                    Peut-être , mais quelques présidents vont au-delà : c’est la mentalité du coach français qui est en cause. Un président : «Comme on était mal au classement , je suis allé demander à mon entraîneur ce qu’il comptait faire pour redresser la barre. Il m’a répondu : "Ecoutez, je n’ en sais rien , j’ai tout essayé." Autant demander clairement de se faire virer pour prendre les indemnités [le solde de tous les salaires dus à échéance du contrat : vingt mois dans le cas qui nous occupe]. Je ne voulais pas le licencier, ça coûtait cher, j’avais raconté la veille à la télé que j’allais le garder. En gros, il m’a signifié que je n’avais pas le choix.» Un de ses collègues : «On était planté. Je suis allé demander à mon coach [français] comment il pensait nous sortir de là. Il m’a répondu: "Président, prenez vos responsabilités."» Le même : «Un coach étranger apporte trois choses qu’un entraîneur français n’a pas. Le leadership , puisqu’on l’écoute , la force de travail et le charisme [médiatique, croit-on comprendre]. Le degré d’exigence est supérieur . Ils savent où ils vont, ils mettent au point une stratégie et ensuite, c’est marche ou crève.»

                    Vincent Labrune, premier à avoir fait venir le légendaire Marcelo Bielsa en France quand il était président de l’OM, cherchait une personnalité capable d’en imposer par son aura internationale , à un vestiaire alors en roue libre. Il témoigne : «Bielsa faisait filmer tous les entraînements. Il les arrêtait toutes les deux minutes pour corriger ceci ou cela en temps réel : les joueurs n’ étaient pas contents. Sa venue les a aussi soudés dans la difficulté.»

                    Le président du FC Nantes, Waldemar Kita, explique que les Français sont plus enclins à critiquer leur président publiquement . Pourtant, Bielsa ne s’en était pas privé, reprochant à Labrune des manquements dans le recrutement . Et l’entraîneur espagnol Michel, embauché en 2015, est toujours aux prud’hommes contre l’OM. Signe que le côté procédurier n’est pas l’ apanage des coachs hexagonaux.

                    «Anachronisme»


                    Guy Roux , subtil observateur du milieu après quarante années passées à entraîner l’AJ Auxerre : «Dans les clubs français , on a désormais des capitaux étrangers, des présidents étrangers, des joueurs étrangers… Un Français comme Laurent Blanc entraîneur du PSG, c’est un anachronisme. Et quand il a réussi, on a trouvé un prétexte pour le virer. C’est mondial : dans le club d’ Arsenal, à Londres , il n’y a plus que le public qui est anglais. Les présidents restent désormais très peu de temps. Avant, ils connaissaient le coach parce qu’ils l’avaient eu comme joueur , avec un suivi sur vingt ans…»

                    Et le travail ? Et Lucien Favre, mécanicien de la position des bras ? «Favre est originaire du canton de Vaud , rétorque Guy Roux. Lequel a été italien, puis savoyard, avant de rentrer dans le giron suisse, à la faveur d’un édit datant du 14 avril 1803. Vous savez, les frontières…»

                    Grégory Schneider
                    Liberation

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                    • #11
                      Ligue 1
                      Jean-Michel Aulas : «Il faut que Nasser (Al-Khelaïfi) mesure la chance qu'il a»


                      Publié le dimanche 6 août 2017 à 08:15 | Mis à jour le 06/08/2017 à 08:28


                      Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, estime qu'«il faut pondérer les choses» concernant la signature de Neymar au Paris-SG.


                      Interrogé en zone mixte après la victoire de l'OL face à Strasbourg (4-0), Jean-Michel Aulas s'est exprimé sur l'arrivée de Neymar au Paris-SG, qui lui inspire «un sentiment mitigé». Le président lyonnais a tout d'abord qualifié le transfert de l'attaquant brésilien de «formidable» et d'«exceptionnel», tout en annonçant que sa venue permettra sûrement à l'OL de battre son record de recettes lors du match Lyon - Paris-SG en janvier prochain.

                      Mais Jean-Michel Aulas s'est ensuite montré moins enthousiaste : «Ce n'est pas l'arrivée de Neymar qui va permettre à l'économie de la Ligue 1 de pouvoir s'en sortir à moyen terme. Il faut pondérer les choses.» Avant de souligner une certaine différence de puissance financière entre les clubs de Ligue 1 : «Ou vous avez la chance d'avoir du pétrole et du gaz sous les pieds et vous pouvez vous payer tout ce que vous voulez, ou vous ne les avez pas, et dans ce cas-là, vous êtes obligés de combattre pied à pied pour avoir les deux places européennes qui rapportent de l'argent. (...) Il faut que Nasser (Al-Khelaïfi, le président du Paris-SG, ndlr) mesure la chance qu'il a. Et surtout, qu'il ne vienne pas perturber trop l'ordre économique de la Ligue 1.»

                      l'équipe du jour

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                      • #12


                        La photo officielle...

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                        • #13
                          Ligue 1 : Bruno Genesio, l'entraîneur de Lyon, mérite-t-il d'être aussi critiqué ?


                          Soutenu par Jean-Michel Aulas, en interne et en public, Bruno Genesio cristallise les critiques d'une grande partie des supporters de l'OL depuis le début de la saison dernière. L'entraîneur rhodanien mérite-t-il un tel traitement ? Éléments de réponse.

                          Les résultats

                          Il est dit, souvent, que ce sont les résultats qui classent un homme. Qu'ils servent de critère numéro un lorsqu'il s'agit d'estimer une réussite et de porter un regard sur ce qui a été fait. Après tout, un employé n'est-il pas jaugé - et estimé - selon ce qu'il apporte à son entreprise ? Un parcours scolaire ne dépend-t-il pas, en majeure partie, des notes de l'élève ? En football aussi, les résultats priment souvent sur tout le reste. Le passage d'un entraîneur au sein d'un club sera, d'abord, évalué sur son bilan comptable. Pour Bruno Genesio à Lyon, après dix-huit mois passés dans le costume d'entraîneur principal, celui-ci est mitigé.
                          Une première finale en Coupe d'Europe, même la petite, aurait donner un autre visage à la saison lyonnaise, qui restera comme un échec.
                          Intronisé à la tête de l'OL le 24 décembre 2015, il a pris les rênes de l'équipe lorsque celle-ci n'allait pas bien. À mi-chemin d'une saison 2015-16 galère. Lyon, neuvième de Ligue 1 à son arrivée, finira l'exercice à la deuxième place après une fin canon - 26 points lors des onze dernières journées de Championnat. En l'espace de six mois, donc, Genesio et ses joueurs - le mérite est partagé - ont redressé une situation sportive bien mal embarquée.

                          Moins réussie, en revanche, fut la première saison pleine de Genesio sur le banc de l'OL, en 2016-17. Quatrième au terme des trente-huit rencontres, Lyon n'a jamais été dans les clous pour atteindre l'objectif minimal et prioritaire du club : une qualification en Ligue des champions. Certes, un vertige a failli gagner la cité rhodanienne quand la ville s'est éprise à rêver d'une finale européenne. Mais un match aller catastrophique contre l'Ajax Amsterdam (1-4), en demi-finales de la Ligue Europa, est venu tout gâcher, un soir où l'OL pouvait écrire une importante page de son histoire. Car une première finale en Coupe d'Europe, même la petite, aurait sans doute donner un autre visage à la saison lyonnaise, qui restera comme un échec.


                          La gestion des hommes


                          Le nuage, au-dessus duquel surfait Genesio lors de ses six premiers mois à Lyon, est rapidement retombé en début de la saison dernière. Les supporters lyonnais - du moins une grande partie - n'ont pas compris certains de ses choix et sa gestion des hommes. Il y a, par exemple, le cas Emanuel Mammana. L'Argentin (21 ans), présenté comme un futur grand au poste de défenseur central, a ciré le banc - voire est resté en tribune - plus de la moitié de la saison passée.

                          Et son transfert au Zénith Saint-Pétersbourg (pour 16 millions d'euros), durant l'été en cours, a nourri l'incompréhension de bon nombre de supporters de l'OL. Jean-Michel Aulas, le président du club rhodanien, a justifié la vente dans les colonnes de France Football cette semaine : «Quand on a la possibilité de céder un très jeune élément près de deux fois et demie le prix auquel on l'a acheté, et que ce dernier n'est pas une priorité pour les entraîneurs, mon rôle est de valider les choix de mes techniciens», a-t-il expliqué confirmant que cette décision venait d'abord de Genesio et du staff de l'OL.


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                          Mercato : pourquoi Lyon ferait une erreur en vendant Emanuel Mammana http://bit.ly/2uJPnX1
                          19:26 - 28 juil. 2017
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                          Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité


                          Le dossier Mammana n'est pas le premier qui pose question. Les gestions de certains jeunes du centre de formation (Jordy Gaspar et Houssem Aouar notamment), trop peu utilisés au goût des supporters, de Nabil Fékir, que Genesio n'a jamais su où placer avant cette saison, ou de Sergi Darder, barré au milieu de terrain par le duo Gonalons-Tousart, ont centralisé les critiques. La saison passée, Genesio a maintenu sa confiance à des joueurs qui ont eu du mal à briller : Maxwell Cornet ou Rachid Ghezzal, souvent alignés sur les ailes. Des choix qui, très vite, ont irrité les supporters de l'OL.

                          La philosophie de jeu

                          Les départs de plusieurs cadres, cet été, changent forcément beaucoup de choses à Lyon. Dans la gestion, le choix des hommes, l'approche... et la manière de jouer ! Car sans Alexandre Lacazette, quatrième meilleur buteur de l'histoire du club, et Corentin Tolisso et Maxime Gonalons, qui constituaient la colonne vertébrale au milieu de terrain, l'OL doit se réinventer un style. Le plan de jeu va être différent cette année, les hommes aussi.

                          Et le mercato a donné le ton : Bruno Genesio a choisi ses recrues ! Des joueurs qui s'adaptent à son système en 4-2-3-1. Des joueurs, aussi, qui ont les caractéristiques pour jouer comme Genesio l'entend. A savoir vitesse et percussion devant - avec Bertrand Traoré et Mariano Diaz - et capacités à se projeter et faire l'essuie-glace derrière - arrivées de Fernando Marçal, Ferland Mendy et Kenny Tête. Cet été, Bruno Genesio a reconstruit une équipe à son image.


                          Notre avis

                          De l'extérieur, certains choix interpellent. La gestion du dossier Emanuel Mammana, par exemple, est difficilement compréhensible. C'est un joueur qui n'a pas eu réellement sa chance, la saison passée, mais qui a été plutôt bon lorsque Genesio a fait appel à lui. Et quand les résultats ne suivent pas - la quatrième place de l'OL en 2016/17 est un échec -, les doutes sont permis. Reste que notre point de vue, à tous, est celui d'observateurs et non d'acteurs de ce sport.

                          Genesio voit ses joueurs au quotidien, connait ses hommes, analyse et décortique chaque rencontre. Il sait des choses que nous ne savons pas. Mais il sait, aussi, que la posture d'entraîneur est parfois ingrate. Un coach est une cible facile, privilégiée. Genesio l'est peut-être encore plus. Ses six très bons premiers mois à Lyon ont été vite oubliés. Désormais, l'impression est que quoiqu'il fasse, il sera bâché. «Même quand je fais des choses bien, on trouve l'angle négatif pour me critiquer», pestait l'intéressé, le 18 mai dernier en conférence de presse. Et il n'a pas forcément tord. Mérite-t-il, donc, un tel traitement ? Pour FF.fr, au vu des résultats, la réponse est non.
                          Selon vous, les critiques dont fait l?objet Bruno Genesio sont-elles toutes justifiées ?

                          Oui
                          Non
                          Ne se prononce pas


                          Sam Myon
                          France Football

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                          • #14
                            OL : un modèle économique vertueux pour continuer à rivaliser

                            Par Corentin Marabeuf

                            publié de 13 août 2017






                            DEPUIS PLUS D’UN MOIS LE PSG NE CESSE DE DÉFRAYER LA CHRONIQUE AVEC LE TRANSFERT DE NEYMAR QUI SUSCITE AUSSI LES CRITIQUES DE JEAN-MICHEL AULAS. FACE À L’ARGENT QATARI, L’OL DISPOSE D’UN MODÈLE ÉCONOMIQUE SOLIDE POUR POUVOIR EXISTER.


                            On l’appelle « le transfert du siècle ». Personne ne s’y attendait vraiment et surtout pas le FC Barcelone qui pensait avoir blindé le contrat de Neymar en y insérant une clause de départ à 222 millions d’euros. Dans l’espoir de remporter un jour le la Ligue des champions, le PSG a déboursé cette somme colossale pour s’attacher les services de son bourreau brésilien ces dernières années en C1. Si l’arrivée de cette star internationale ne peut-être que bénéfique pour l’exposition de la Ligue 1 à travers le monde, ce transfert pose réellement un problème d’équité. Jean-Michel Aulas ne s’est jamais caché pour le rappeler, alors qu’il estime aussi que Paris vient d’assommer la concurrence dans le championnat de France. L’Olympique lyonnais peut cependant continuer à rivaliser. Avec Maître Thierry Granturco, avocat à la Cour et spécialiste de droit du sport, analyse.



                            « AULAS EXPRIME À VOIX HAUTE CE QUE TOUT LE MONDE PENSE À VOIX BASSE »


                            De tous les acteurs du championnat de France, c’est celui qui s’est montré le plus réticent au transfert de Neymar au PSG. Jean-Michel Aulas n’a jamais eu sa langue dans sa poche, même en ce qui concerne les affaires extérieures à son club. S’il reste conscient que l’arrivée du Brésilien marque un tournant pour la Ligue 1, le président lyonnais parle ces dernières semaines, « d’un dangereux système de dérégulation économique ». Ancien joueur de l’OL mais surtout avocat aux Barreaux de Paris et de Bruxelles et spécialiste de droit du sport, Maître Thierry Granturco rejoint la pensée du boss rhodanien. « Je comprends les interrogations de Jean-Michel Aulas. L’Europe du foot doit se poser les mêmes questions. Il exprime à haute voix ce que tout le monde pense à voix basse. Il y a des interrogations au niveau de l’UEFA, des grands clubs européens », nous a-t-il confié. Des interrogations qui se sont traduites par l’ambiance qui a régné ce jeudi à Madrid lors d’une réunion du comité exécutif de l’Association européenne des clubs (ECA). Le président du FC Barcelone Jospep Maria Bartomeu et celui du Paris Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi ne se seraient même pas adressés la parole. JMA, assis à côté de son homologue catalan et de Andrea Agnelli le président de la Juventus, ne parle pas officiellement d’un front anti-PSG mais avoue que l’aigreur envers le club de la capitale française règne au sein des plus grands clubs européens. Il a été un des premiers à s’offusquer. « Je pense que Jean-Michel Aulas a raison de critiquer le transfert de Neymar, lance Me Granturco. Le PSG réalise des opérations dont on a du mal à comprendre le contenu, ils affichent un budget à 550 millions d’euros mais on a du mal à savoir comment leurs dépenses rentrent dans leur budget. Comme c’est un club qui est adossé à un état, la politique économique n’est pas très lisible. » Paris pourrait aller encore plus loin en recrutant Kylian Mbappé contre une somme qui pourrait grimper jusqu’à 180 millions d’euros.

                            UN CHAMPIONNAT À DEUX VITESSES

                            Avec son armada, le PSG fait office de favori logique pour le titre de champion de France. S’il faudra encore sept ans aux Parisiens pour imiter le grand Lyon des années 2000, les clubs de Ligue 1 vont certainement bientôt subir la loi du Paris-Saint Germain. « Sous l’ère qatari, le PSG s’est fait voler deux fois le titre mais désormais je pense qu’ils le prendront à chaque fois », souffle Maître Thierry Granturco. L’avocat et le spécialiste de droit du sport va plus loin : « Pour les autres clubs de Ligue 1, il faut considérer que la deuxième place est la première. » Jean-Michel Aulas a déjà rejoint cette analyse, puisque le président lyonnais considère désormais qu’il ne reste plus qu’une place directement qualificative pour la Ligue des champions, à savoir la deuxième. « Ça met les autres clubs dans une situation assez délicate, souligne Me Granturco. Si le projet du PSG était un projet construit dans la durée il n’y aurait rien à dire. Là ce n’est pas le cas. Au contraire de l’OL qui récoltait les fruits d’un projet bien pensé lors des sept années où ils ont été champions. » Marseille qui souhaite revenir sur le devant de la scène, Monaco qui dispose d’une vraie stratégie ou encore l’OL qui aimerait se rappeler au bon souvenir de ses sept glorieuses, font face à « la pyramide économique inversée » des Franciliens et de leur actionnaire qatari. Avant de construire un projet, Paris a d’abord dépensé. « La Ligue 1 n’est pas encore mûre pour ça. Au contraire de la Premier League qui était prête avec Manchester City et leurs fonds d’Abu Dhabi », glisse l’ancien joueur de l’Olympique lyonnais. S’il y est déjà parvenu grâce à Zlatan Ibrahimovic, le PSG pourrait à nouveau faire tomber bon nombre de records, cette fois sur le terrain. De quoi assommer encore un peu plus la concurrence.

                            « LYON, LE PLUS BEAU PROJET QU’ON AIT EN FRANCE »

                            Face aux ressources presque illimitées du Paris Saint-Germain, l’Olympique lyonnais tente de rivaliser. Bien que « le PSG est un vrai concurrent sportif et un faux concurrent économique », comme l’indique Maître Thierry Granturco, l’OL souhaite dans les années à venir conquérir à nouveau le titre de champion de France et gagner une coupe d’Europe. Son projet semble lui permettre de poursuivre ce rêve. « Il n’est pas exclu que l’OL arrive à faire ce que Monaco a fait la saison dernière. Avec Lyon, il y a peu de surprises, c’est un club avec une pérennité dans la politique sportive », murmure l’avocat. Une politique sportive qui porte déjà ses fruits. Lyon dispose du meilleur centre de formation de France depuis cinq ans, est le seul club français propriétaire de son stade, n’a terminé hors du podium que quatre fois lors des 20 dernières années et vient se qualifier pour la 21e fois consécutive en coupe d’Europe. Ne manque plus qu’un titre qui échappe aux Lyonnais depuis 2012. Le Trophée des champions et la Coupe de France étant les deux derniers trophées ajoutés au long palmarès rhodanien.

                            Le club de la capitale des Gaules semble en plus avoir pris un virage cet été en vendant à prix d’or les meilleurs joueurs de son cru pour recruter des jeunes à fort potentiel. « De manière rationnelle, Lyon a de loin le plus beau projet qu’on ait en France, s’exclame Me Granturco. Sans équivalent c’est l’un des plus beaux projets européens, remarquable et remarqué à l’étranger, notamment par les gens de l’économie du sport. » Une seule ombre au tableau peut freiner le développement de l’OL : l’absence de Ligue des champions. « Le projet lyonnais est construit pour évoluer en C1. C’est un Bayern de Munich en devenir, c’est le modèle qui s’apparente le plus à ce que Lyon peut devenir », pense le spécialiste de droit du sport. Et le septuple champion de France va devoir lutter face à une féroce concurrence pour s’installer durablement dans la plus prestigieuse compétition européenne, ne restant à priori qu’une place directement qualificative. Pour y arriver le plan semble tout tracé. « Pour rivaliser il faut que Lyon continue son développement sans attraper une chimère », affirme l’ancien joueur de l’Olympique lyonnais. Et d’essayer de prouver que son modèle économique est le plus vertueux.

                            Lyon Capitale

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                            • #15
                              Aulas : « On a de loin le meilleur modèle économique »

                              Le président de l’OL a bien enregistré les débuts de Neymar avec le PSG. Mais ne mâche pas ses mots sur la politique de Paris et même de Monaco, leur reprochant de casser le marché. Et il défend sa stratégie.

                              Le 14/08/2017 à 06:46 mis à jour à 09:20



                              Après les deux premiers succès de son équipe, Jean-Michel Aulas en a profité pour défendre sa politique, au moment où le PSG, avec Neymar, affole les compteurs.



                              Jean-Michel Aulas, comment défendez-vous votre politique économique, quand on voit le PSG ?



                              On a vendu des joueurs pour des sommes considérables, même si aujourd’hui tout est multiplié par deux ou par trois. On a recruté pour 60 millions avec les frais, et ce n’est pas terminé. Si on a fait ça, c’est pour avoir de bons résultats. On avait de très bons joueurs mais on n’arrivait pas à gagner et on a besoin de gagner. On a fait ça pour que l’Olympique Lyonnais soit toujours en haut dans quinze ans.

                              Est-ce qu’il y aura le PSG et les autres…


                              C’est la vérité malheureusement. C’est dommage évidemment pour nous, mais on va tout mettre en œuvre pour s’accrocher. Le PSG a mis la barre à une hauteur que l’on ne peut pas imaginer. L’argent déversé comme ça engendre tout ce qu’il y a de plus inégal et au-delà de ce que l’on puisse imaginer. Alors avant MBappé et même après MBappé, le PSG est déjà très au-dessus.

                              Êtes-vous choqué par le prix de Neymar ?


                              Oui. Il faut savoir garder raison, ne pas donner trop d’ampleur à certaines choses. Le foot est un sport populaire. Et il ne faut pas dans la valeur absolue dépasser des choses que l’éthique réprouve. Donc, on est d’une part très heureux que Nasser Al-Khelaïfi puisse faire venir Neymar. Et inquiet des montants qui sont prononcés et qui n’ont pas de traduction pratique pour les gens qui viennent voir un match.


                              Quelle est la solution ?



                              Il faut trouver le juste milieu entre le fait de recruter des joueurs extraordinaires qui vont remplir les stades, et aussi une logique, un équilibre, afin que cela ne se retourne pas contre ces choses merveilleuses. Ce sera fantastique de voir jouer Neymar chez nous à Lyon, mais il ne faut pas tout déséquilibré. Parler de l’achat d’un joueur de 220 millions chargés à 600 millions, c’est plus que des Airbus, que le stade de Lyon, que celui de Munich. Neymar, c’est 30 à 40 millions de salaires annuels nets. Ce n’est pas rationnel.

                              Qu’est ce qui empêche le PSG de vouloir faire rêver les fans ?


                              Je vois ce que fait Paris, ce que fait Monaco, ça ne me plaît qu’à moitié.

                              Que reprochez-vous à Monaco ?

                              Ce qui me gène chez Monaco, c’est que ce club achète pour revendre. On est complètement différent. On fait les choses à la lyonnaise, sérieusement. L’OL a de loin le meilleur modèle économique

                              Recueillis par Christian Lanier
                              le progrès

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                              • #16
                                « Le football ne doit pas se résumer à une opposition fratricide entre Abou Dhabi et le Qatar »


                                Dans un entretien au « Monde », le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, revient sur l’impact du transfert record du Brésilien Neymar au PSG.

                                LE MONDE | 18.08.2017 à 15h52 • Mis à jour le 18.08.2017 à 15h55 |


                                Par Rémi Dupré


                                Le transfert record (222 millions d’euros) de l’attaquant barcelonais Neymar au Paris-Saint-Germain a stupéfié, voire irrité, plusieurs dirigeants de grands clubs européens, comme le Real Madrid ou la Juventus Turin. Membre influent du « board » de l’Association européenne des clubs (ECA), Jean-Michel Aulas était au centre de ces discussions animées. Président de l’Olympique lyonnais depuis 1987 et membre du comité exécutif de la Fédération française de football, l’entrepreneur revient pour Le Monde sur l’impact de cette transaction à l’échelle continentale.



                                Dans quelle mesure le transfert de Neymar au PSG marque-t-il une rupture pour le football européen ?


                                C’est tout le débat de savoir si on est dans l’excès ou dans la rupture. Parce que le montant est tellement supérieur à l’usage qu’on est dans une analyse qui, selon les uns est excessive et est une dérégulation, et selon les autres pourrait aller au-delà. C’est-à-dire : vers une rupture par rapport à ce qui a été établi, aux grands équilibres auparavant actés.

                                Au niveau européen, on est en train de travailler avec l’UEFA à une nouvelle version du fair-play financier (FPF) (mécanisme initié en 2011 par l’UEFA en vertu duquel les clubs ne doivent pas dépenser plus qu’ils ne gagnent sous peine de sanctions). Le FPF analyse simplement les comptes d’exploitation et non pas les endettements et la structure d’actifs des bilans. Dans le cas Neymar, on a une opération qui est probablement disproportionnée. Il y a beaucoup d’indécision pour savoir si les 222 millions sont une indemnité – au sens espagnol du terme où le joueur rachète ses années de contrat – ou si c’est un transfert.

                                Dans l’hypothèse de l’indemnité, le risque serait qu’il soit soumis sur le plan social aux charges, voire sur le plan fiscal si c’est le joueur qui rachète son indemnité. Et dans l’autre, il n’est pas soumis à l’impôt et il est amortissable. Les comptes d’exploitation ne sont évidemment analysés qu’a posteriori. C’est comme les impôts. Quand on n’est pas d’accord avec une position de l’administration fiscale, toutes les plaintes ou discussions ne peuvent se faire que quand l’impôt est acté. Là, c’est la même chose.

                                Quelle a été la réaction des grands clubs européens à la suite de cette transaction ?

                                Tout le monde, en particulier dans les grands clubs européens, imagine qu’il y a un excès. De la manière dont les choses se sont passées, c’est-à-dire sans l’accord initial du club, du propriétaire du joueur concerné, il y a une forme de distorsion. Ce qui laisse à penser que ce n’est pas un transfert mais une indemnité de rachat par le joueur de cette somme excessivement importante.

                                La réaction des grands clubs européens à l’égard du PSG est-elle épidermique ?

                                Il y a une réaction plus qu’épidermique. Elle est culturelle. Pour en avoir parlé avec tous les présidents présents à la réunion de l’ECA, dont Nasser Al-Khelaïfi (président du PSG) est membre, il y a une inquiétude qui est liée au fait qu’il n’y a plus de limite. Et que ce process, au-delà du fait qu’il désorganise probablement un certain nombre de marchés, pose le problème de l’inflation permanente des salaires. Car il y a le montant de la clause qui est disproportionnée et a été payée rubis sur l’ongle, avec aucun délai de paiement. Les sommes étant tellement importantes que ça interpelle. Et il y a la rémunération. Car 30 millions net annuels dans le système fiscal français, c’est probablement, même avec un contrat d’impatrié, un salaire de 50 à 70 millions d’euros brut. On est dans des valeurs qui peuvent heurter aussi la perception sociale qu’on peut avoir des choses.

                                Faut-il s’attendre à une réaction groupée des grands clubs européens ?

                                Oui, il y aura une réaction. Manchester City fait des choses assez similaires (le club a dépensé plus de 220 millions d’euros cet été en transferts). Le football ne doit pas se résumer à une opposition fratricide entre Abou Dhabi (propriétaire de Manchester City) et le Qatar d’un côté, et puis de l’autre côté d’avoir des règles où c’est l’argent généré par le savoir-faire des clubs qui vient déterminer leur capacité à être les meilleurs sur le plan sportif. Il y a une prise de conscience qui devrait avoir des lendemains.

                                Je pense aussi que l’UEFA ne peut pas laisser les choses comme ça, sur le plan de l’image. Cela devient assez prégnant pour ce sport excessivement populaire. Même s’il y a déjà eu beaucoup d’excès, on avait réussi à remettre les clubs dans le droit chemin. On est ramené, depuis le lancement du FPF, d’un déficit structurel des clubs européens qui frisait le milliard d’euros à un quasi-équilibre.

                                Concernant la viabilité du modèle économique du PSG, dans quelle mesure le club va-t-il devoir – comme les autres – vendre des joueurs pour absorber ses dépenses ?

                                Pour l’instant on n’a vu que la partie acquisition de Neymar. Il y a des retombées positives en matière d’images, qui peuvent être valorisées pour le moment par le PSG. On parle de la revalorisation de nos droits télévisés dans le futur (à partir de 2020). Ce qui est formidable dans le contexte économique français, c’est que l’on a considéré qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts entre le PSG et BeIN Sports. Alors que BeIN et le PSG sont de la même maison, la même structure capitalistique. C’est le même Etat qui finance.


                                .
                                On pourrait imaginer, si on veut rééquilibrer les choses, que BeIN devienne l’un des diffuseurs les plus importants de la Ligue française en élevant le montant de droits redistribués (748,5 millions d’euros par an pour la période 2016-2020), ce qui aurait dû être fait lors du dernier appel d’offres. Dans cette hypothèse, cela permettrait de réduire les inégalités existantes avec les moyens très supérieurs du PSG.

                                Si jamais les revenus liés à l’arrivée de Neymar sont seulement des revenus de sponsoring liés au PSG, à l’activité propre, on est toujours dans la même équation, limite en matière de concurrence, du montage économique des opérations. Neymar est là, pourquoi pas. Ça va attirer du monde dans les stades. Mais j’avais proposé, à ce moment-là, que les sponsors qataris investissent dans un certain nombre de clubs plutôt qu’au PSG (à l’image du Bayern Munich, sponsorisé jusqu’en 2023 par Qatar Airways). Et puis qu’il y ait aussi une forme de solidarité avec BeIN.

                                Le PSG va-t-il être contraint de changer son modèle ?

                                Ce n’est pas aussi simple que ça. Ce n’est pas un changement de modèle. Quand Lyon a une tradition d’« obligation » d’avoir à céder ses meilleurs joueurs, ce sont des joueurs qu’on a formés. Avec une stratégie d’éducation, d’académie. Chaque année, l’OL investit entre 10 et 12 millions d’euros dans ses académies masculine et féminine pour avoir les meilleurs joueurs. Dans ce cas-là, on est dans des cessions dont la plus-value est significative car le prix de revient est celui de la formation.



                                Là, au PSG, on n’est pas dans ce cas-là. Pour faire une plus-value, ce qui compte est que l’achat antérieur ait été fait dans de bonnes conditions. Je ne pense pas que, par exemple, ni Jesé ni Krychowiak aient été achetés à un prix suffisamment bas pour qu’ils génèrent des plus-values. Ce ne sont pas des joueurs formés par l’académie du PSG. Franchement, je ne sais pas si cela fait l’objet d’un modèle ou d’une opportunité. L’OL et d’autres ont écrit un modèle et s’y tiennent. On essaye de faire en sorte, à chaque fois qu’on sort un joueur, de lui donner la possibilité de briller à Lyon avant d’avoir l’opportunité d’évoluer dans les plus grands clubs européens. Cela ne se décrète pas en un jour.

                                L’opération Neymar s’est probablement décidée après la défaite incroyable du PSG contre Barcelone en huitièmes de finale de Ligue des champions. Je ne sais pas si la charrue n’a pas été mise avant les bœufs. Je ne suis pas certain que cela fasse l’objet d’une vraie stratégie mais d’une volonté d’avoir gain de cause coûte que coûte.



                                En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ligue-1/articl...EbsSIMliHTd.99

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                                • #17
                                  Marcelo, le chaînon qui manquait à l'Olympique Lyonnais


                                  Publié le samedi 19 août 2017 à 00:15


                                  Polyglotte et chaleureux, le Brésilien est en train de ramener du calme et de la sécurité dans la défense lyonnaise. Il n'a pas toutes les qualités, mais il masque les défauts des autres.


                                  Vincent Duluc Vincent Duluc

                                  LYON - La première fois qu'il a joué au Parc OL, Marcelo Antonio Guedes Filho, dit Marcelo, a attendu quarante-cinq minutes que la folie se calme. «On était avec Besiktas dans le vestiaire, et on voyait, sur l'écran de télé, le public qui avait envahi le terrain. Cela a été une première impression étrange» , avoue-t-il, à l'évocation du sulfureux et violent avant-match de Lyon-Besiktas (2-1), le 13 avril. Ce soir-là, et en quelques autres soirs, l'OL aura observé de près un défenseur haut perché (1,91 m), puissant et calme. Pour qui vivait au coeur des turbulences de la défense lyonnaise, il était difficile de ne pas être frappé par le contraste. Le club avait besoin d'un défenseur axial et d'un peu plus que cela. À trente ans, Marcelo a des airs de chaînon manquant, ce que ne cache pas Bruno Genesio : «C'est un leader défensif, performant dans les duels et le jeu aérien, et qui bonifie celui qui joue à ses côtés. Il diffuse de la sérénité, et c'est exactement ce qui nous a manqué la saison dernière. On n'avait pas de joueur avec cette sérénité, et pas de stabilité...» Sur ce dernier point, ses choix s'étaient mêlés aux limites de ses défenseurs centraux.

                                  Marcelo, nouveau colosse tout-terrain de l'Olympique Lyonnais


                                  Rencontrer Marcelo, c'est découvrir un type assez solaire, à l'esprit vif, qui commence l'interview en vous posant plein de questions. Il a le choix de la langue : il en parle six, apprises au fil de sa carrière européenne, en provenance de Santos où il avait croisé l'adolescent Neymar, au Wisla Cracovie (2008-2010), au PSV Eindhoven (2010-2013), à Hanovre (2013-2016) et à Besiktas, donc. «J'ai toujours pensé à mon avenir, avoue-t-il. Je dois construire quelque chose loin de chez moi, pour le jour où je rentrerai. Apprendre ces langues est une bonne manière de me préparer à tout.» Il sait ce qu'implique l'immersion dans une nouvelle culture. Et se souvient : «Le langage est la clé de tout. En Pologne, au restaurant, je ne pouvais pas commander parce que je ne comprenais pas le menu. J'ai pris le même plat pendant un mois et j'ai perdu trois kilos (sourires)...»

                                  «Si j'avais été plus rapide, j'aurais moins réfléchi»

                                  À Cracovie avait couru la rumeur qu'il aurait pu choisir la sélection polonaise : «Cela ne venait pas de moi. Ce n'est pas mon idée des choses, j'aurais pris la place d'un joueur polonais, cela n'aurait pas été bien. Je dois me battre pour jouer pour le Brésil, et si ce n'est pas possible, l'accepter. Même si je ne peux pas m'empêcher de rêver encore ! Je me dis que Lyon peut m'aider, l'OL a toujours aidé les joueurs brésiliens...» En dehors d'une troisième saison critiquée au PSV, où il avait été poussé vers la sortie par Karim Rekik, son aventure européenne aura été plutôt linéaire et probante. À trente ans («le bel âge pour un défenseur», sourit-il), il sait ce que l'OL cherchait à travers lui. Mais il commence par soutenir ses prédécesseurs : «48 buts encaissés en L1, cela signifie que les défenseurs n'étaient pas les seuls responsables.» Il admet la contagion du calme, qu'il diffuse : «On a une équipe jeune, j'essaie de maintenir tout le monde concentré et calme. Pendant un match, s'il n'y a pas de but, tout va bien, ce n'est pas la peine de s'énerver.»

                                  Sa relance n'est pas fantastique, il a l'air lent, et il semble pourtant être le joueur qui manquait à l'OL. «Si j'avais été plus rapide, j'aurais moins réfléchi, tranche-t-il. Mais je ne suis pas très lent non plus (sourires).» Genesio confirme : «C'est peut-être l'impression qu'il donne, mais il est loin d'être lent, et c'est aussi pour cela qu'il est aussi difficile à passer en un contre un.» Cela ne fait que deux journées, et il a signé trois ans : l'avenir dira mieux s'il est une bonne pioche en défense centrale, enfin, pour l'OL. Après, il rentrera à la maison. Il vient d'une favela flottante de Sao Vicente, une ville de la province de Sao Paulo, et quand il retournera au Brésil, il sera président : le voilà propriétaire du FC Hinnes, un club de D4 à Sao Paulo, avec un avocat et un ancien joueur, Cleber Lima. «J'étudie le management dans le football, je suis des cours à distance et c'est ce que je veux faire plus tard, explique-t-il. Diriger ce club, pas comme coach, ça non, mais être dirigeant et essayer de changer les choses. C'est mon plan, aujourd'hui.» On peut donc avoir un plan, et une priorité : «Ramener Lyon en Ligue des champions.» Cela dépendra aussi de lui.

                                  En défense centrale, une longue liste noire

                                  Il serait injuste de seulement pointer les erreurs de recrutement de l'OL en défense centrale depuis son dernier titre de champion de France, en 2008. D'abord parce que Lyon avait commencé à se tromper un peu avant, ensuite parce qu'il a échoué dans d'autres lignes, aussi, sauvé sur la durée par la qualité exceptionnelle de sa formation. En défense centrale, depuis le crépuscule de Cris, parti en 2012, le meilleur aura été un produit maison, Samuel Umtiti, vendu 25 M€ à Barcelone en 2016.


                                  Avant Marcelo, depuis 2008, l'OL a misé beaucoup d'argent, en transferts et/ou en salaires, sur cinq centraux : John Mensah (Rennes, 2008, 8 M€, parti libre), Dejan Lovren (Zagreb, 2010, 8 M€ + 2, vendu 10 M€ à Southampton en 2014), Mapou Yanga Mbiwa (AS Rome, 2015, 10 M€), Nicolas Nkoulou (OM, 2016, libre, prêté au Torino en 2017) et Emanuel Mammana (River Plate, 2016, 7,5 M€, vendu 16 M€ à Saint-Pétersbourg en 2017). Financièrement, l'échec global est relatif. Sportivement, c'est autre chose : aucun de ces cinq joueurs n'a été une vraie réussite.

                                  Durant sa période d'austérité (2011-2015), l'OL a eu du mal à trouver de la stabilité en attendant Umtiti. Si le prêt de Pape Diakhaté (2010-2011) a peu apporté, si le transfert de Lindsay Rose (Valenciennes, 1,8 M€, 2014, vendu 1,5 M€ à Lorient en 2016) a été un échec, Bakary Koné (Guingamp, 2 M€, 2011) et Milan Bisevac (PSG, 2,75 M€, 2012) ont eu un apport irrégulier, mais plutôt à la hauteur de l'investissement. Marcelo pourrait donc casser la tendance, en compagnie de Jérémy Morel, lequel, évidemment, pourrait montrer que l'OL se trompe moins sur un défenseur central quand il recrute un arrière gauche.


                                  l'équipe du jour

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                                  • #18
                                    Avant OL-Bordeaux : Memphis Depay, le mirage statistique
                                    Cyril Morin

                                    Il y a 16 heuresMis à jour Il y a 5 heures

                                    LIGUE 1 - Arrivé en grande pompe à l’hiver 2016, Memphis Depay est attendu au tournant cette saison du côté de l’OL. Après le départ de Lacazette et l’investissement consenti par Lyon (16,5 millions + 8 de bonus), le Néerlandais se doit de prendre une nouvelle dimension avec les Gones. Problème : son début de saison n’incite pas forcément à la confiance avant le match face à Bordeaux samedi (17h).

                                    C’est toujours le problème avec les débuts de saison parfaits, on y cherche toujours la petite bête. Mais si tout va bien au niveau de la feuille statistique, tout n’est pas encore idyllique sur le terrain. C’est peut-être ainsi que se résume le mieux pour l’instant l’apport de Memphis Depay à l’OL.


                                    Arrivé avec les honneurs et une réputation flatteuse l’hiver dernier à Tola Vologe, le Néerlandais a rapidement montré que son talent, peu exploité du côté Manchester United, n’avait pas disparu. Loin de là. Et qu’il se matérialisait très vite sur les feuilles de match. La saison passée, avec 5 buts et 7 passes en 16 matches, Depay avait semé des promesses : celles d’être LE joueur "à tout bien faire" de l’OL cette saison, celui à même de forcer le destin des Gones.

                                    Et, à regarder ce début de saison, Depay semble être dans les temps. Une passe décisive pour Mariano face à Strasbourg (4-0), un coup franc décisif face à Rennes pour débloquer la situation (1-2) ont permis au Lyonnais de déjà remplir deux catégories statistiques cette saison. Alors, que demande le peuple ? Un peu plus, tout simplement.

                                    Le maillon faible ?

                                    L’aspect stat n’est pas remettre en cause donc. Au contraire, Memphis serait bien inspiré de continuer. 14 fois décisif sur ses 18 matches de L1, le Néerlandais cultive un paradoxe bien particulier. Celui d’être à la fois aussi que transparent en ce début de saison.

                                    Face à Strasbourg, Depay a commencé son match de la pire manière, en croquant une occasion énorme dès les premières minutes. La suite n’a fait que suivre cette tendance avec des duels perdus à foison et des mauvais choix systématiques. Contre Rennes, c’était la même mayonnaise. A contre-temps par rapport à ses coéquipiers d’attaque, privilégiant souvent les choix individuels aux décalages collectifs et peu concerné par le repli défensif, Depay a probablement rendu l’une de ses pires copies lyonnaises.

                                    Une copie sauvée de justesse au rattrapage grâce à son coup-franc vicieux. Il n’empêche, l’impression laissée par le Néerlandais n’est pas des plus avantageuses comparée à l’activité de ses compères d’attaque. Mariano Diaz ne brille pas dans le jeu mais a prouvé qu’il faisait bien partie de la caste des buteurs, Fekir a retrouvé ses jambes et commandite les attaques lyonnaises tandis que Bertrand Traoré et ses dribbles chaloupés font déjà des malheurs dans les défenses adverses. Alors, Memphis est-il le maillon faible de l’attaque lyonnaise ?

                                    " Depay peut faire beaucoup plus"


                                    Ce serait vite juger la saison d’un joueur dont les fulgurances aideront à coup sûr l’OL. Mais, étant donné l’investissement consenti et l’attente suscitée par son arrivée, Depay doit faire plus et mieux. Défensivement d’abord, en s’impliquant davantage dans le repli défensif. Jérémy Morel en sait quelque chose. Latéral gauche la saison passée, il avait souvent pris la marée, pas aidé par l’attitude nonchalante du Néerlandais.

                                    Offensivement ensuite en privilégiant davantage les solutions collectives que ses éclairs personnels, finalement souvent lisibles par les défenses adverses. C’est, en somme, ce qu’expliquait Bruno Genesio après la victoire face à Strasbourg. Après avoir loué sa prestation, il a cependant rappelé quelque chose d’important : ce n'est pas suffisant pour un joueur qui avait affirmé dans sa jeunesse pouvoir être "un des meilleurs joueurs du monde".



                                    Face à Bordeaux samedi, le Néerlandais serait bien inspiré de prouver qu’il n’a rien perdu de sa superbe et que son début de saison chancelant dans le jeu n’était qu’un retard au démarrage. Et enfin faire coïncider jeu et statistique. Pas une mince affaire.

                                    http://www.eurosport.fr/football/lig...11/story.shtml
                                    Claudio reviens !!!!

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                                    • #19
                                      La Ligue 1 enflamme l'été


                                      Publié le mardi 22 août 2017 à 00:05


                                      Beaucoup de buts, souvent magnifiques, du monde dans les stades, la présence de l'un des trois meilleurs joueurs du monde : la Ligue 1 vit un bel été. Et le feuilleton ne fait que commencer.


                                      Vincent Duluc Vincent Duluc


                                      Il y a, c'est vrai, l'effet mécanique du mois d'août, le mois où tout est nouveau et où tout est possible, juste avant que l'on s'habitue, juste avant que l'écart soit creusé et que plus de la moitié du champ des ambitieux, ou des rêveurs, se fasse à l'idée d'accepter un sort marginal.

                                      Mais cet effet traditionnel et furtif entre peu dans le constat que la Ligue 1 est actuellement secouée par un phénomène plus près du grand frisson que du frémissement. Il y a plus de buts que d'habitude, et certains d'entre eux sont assez fantastiques, de l'exploit de Nabil Fekir samedi à ceux de Neymar dimanche, il y a du monde dans les stades, en dépit d'une politique discutable des déplacements de supporters, la rivalité PSG-Monaco pourra peut-être durer une saison de plus, et c'est en France que joue l'un des trois meilleurs footballeurs du monde.

                                      Le bilan de la 3ème journée de Ligue 1

                                      Il serait menteur d'avancer que le jeu est fantastique à tous les étages : le PSG (11), Lyon (9) et Monaco (8) ont inscrit 33 % des buts de la L 1, après trois journées. Mais on n'a rien vu de désespérant encore, même pas dans le trou noir du samedi à 20 heures, et l'idée serait plutôt que d'autres écoles du jeu sont en train de faire bouger les lignes.

                                      Le Championnat est traversé par des soirées de plaisir et le frisson de beaux exploits individuels : Neymar et les Parisiens, Falcao et les Monégasques, Fekir et les Lyonnais. Et encore n'a-t-on pas vu Kylian Mbappé, ce qui est une formulation un peu menteuse, puisqu'on l'a à peu près vu partout, sauf sur le terrain. Il doit très vite reprendre sa place, si possible en L 1 ; alors que quelques générations de joueurs ont fait des choix en fonction de l'équipe de France, Dembélé et lui semblent avoir oublié le déterminant France - Pays-Bas de la fin du mois, et le poids qu'ils avaient pris chez les Bleus en juin.

                                      La seule mauvaise nouvelle viendrait de l'élimination de Nice en Ligue des champions

                                      Avec ce poids viennent les responsabilités, et ce n'est pas complètement un autre sujet. Car l'avenir de Mbappé aura un impact fort sur la suite de la saison de la Ligue 1 : soit il signe au PSG pour vivre et faire vivre le fantasme d'une attaque Mbappé-Cavani-Neymar, avec un exil probable côté droit, soit il reste à Monaco et il aidera le champion de France à être un adversaire pour son club de coeur. Dans tous les cas (sauf dans le troisième, un départ à l'étranger), l'issue du feuilleton et ses conséquences apporteront de la vie à la compétition. Car si la limite de l'effet Neymar serait qu'il suscite un Championnat sans concurrence, soulignons que l'affaire est survenue une seule fois ces trois dernières saisons. Dimanche soir, le PSG est devenu leader pour la première fois depuis son titre en 2016.

                                      Lille en panne sèche


                                      Du côté des grands noms du banc, Lucien Favre, Marcelo Bielsa et Claudio Ranieri ont commencé plus difficilement, mais aucun d'eux ne dirige l'un des quatre meilleurs effectifs du Championnat et Nice était une équipe engagée en C 1 plus qu'en L 1 au mois d'août. Concernant Bielsa, bien sûr, il n'aura échappé à personne qu'il serait encore invaincu s'il était parti au bout d'une journée, comme la dernière fois. Mais par-delà la boutade, on a envie de le voir chercher et trouver des solutions. Il est un peu moins au sud que la dernière fois, justement, mais il sera un personnage important du feuilleton qui ne fait que commencer.

                                      La véritable mauvaise nouvelle, celle qui assombrirait l'été, serait l'élimination de Nice en Ligue des champions, ce mardi soir. La France a besoin de maintenir sa représentation à trois clubs en phase de groupes afin de combattre la présence automatique de quatre clubs, dans le futur format de la C 1, pour chacun des quatre autres Championnats majeurs (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie). Un an après une double présence française en huitièmes de finale de la C 1 (Monaco, PSG) et en demi-finales de C 1 (l'ASM) et de C 3 (Lyon), l'impair serait fâcheux, même si Nice a surtout eu la malchance de tomber sur Naples. On ne peut pas tout avoir ? On peut toujours essayer.

                                      l'équipe

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                                      • #20
                                        Sergi Darder a-t-il (définitivement) laissé passer sa chance ?


                                        Vincent Guiraud


                                        LIGUE 1 - En se faisant exclure bêtement le week-end dernier contre Bordeaux, Sergi Darder avait gâché le bon début de match de ses coéquipiers. Dans un milieu de terrain où Lucas Tousart est indiscutable et où une recrue devrait arriver, le milieu espagnol a peut-être laissé passer sa chance de s’imposer durablement dans le onze de l’OL.

                                        Un premier carton jaune à la 33e minute pour une faute d’agacement stupide. Un second trois minutes plus tard pour un geste dangereux inutile. Le match de Sergi Darder samedi dernier contre les Girondins a tourné au fiasco. Titularisé dans l’entrejeu lyonnais par Bruno Genesio, l’Espagnol de 23 ans n’a pas justifié la confiance accordée par son coach depuis le début de la saison. En se faisant exclure, l’ancien joueur de Malaga a fait perdre les deux premiers points de la saison à son équipe et peut-être laissé passer sa chance de s’imposer durablement dans le milieu de l’Olympique Lyonnais.

                                        Un joueur adulé sur les réseaux sociaux

                                        Sa saison avait pourtant parfaitement débuté. Auteur d’une très bonne préparation avec l’OL, Bruno Genesio avait installé Darder dans son entrejeu, le titularisant pour toutes les rencontres depuis l’ouverture de la Ligue 1. Aux côtés de Lucas Tousart, Darder devait enfin prendre en main un milieu de terrain orphelin de Corentin Tolisso et de Maxime Gonalons, et apporter aux Gones sa technique de passe et sa vision du jeu. Ça devait être sa saison.


                                        Mais, même soutenu depuis son arrivée à l’été 2015 par de très nombreux supporters et adoré sur les réseaux sociaux, Sergi Darder ne convainc pas. Auteur de 26 matches de Ligue 1 pour sa première saison, 22 l’année dernière le Majorquin n’est jamais parvenu à s’installer durablement et à devenir indiscutable dans le onze de départ de l’Olympique Lyonnais, malgré de nombreuses opportunités. Avec des qualités techniques évidentes, aussi bien dans la vision du jeu que dans sa technique de passe, c’est frustrant.

                                        " Cette saison, j'ai la sensation que ça va dans la bonne direction (S.Darder)"


                                        Pourtant, le changement tactique décidé par Bruno Genesio depuis le début de la saison semblait ravir Darder. En repositionnant son équipe en 4-2-3-1 avec un double pivot au milieu du terrain, le technicien lyonnais avait fait du profil de l’Espagnol le complément parfait aux qualités de Tousart. "Les six derniers mois, l'entraîneur a été sincère et m'a dit qu'il ne me voyait pas dans son système. Dans le style qu'on pratiquait, une sorte de 4-2-4, les deux récupérateurs devaient être plus costauds. Cette saison, j'ai la sensation que ça va dans la bonne direction, qu'on pratique un jeu plus fluide" déclarait l’Espagnol dans L’Equipe au début du mois d’août.

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                                        OL infos mercato🔴🔵 @nls_OL
                                        Longue interview de Sergi Darder (@SergiDarder) dans l'équipe de ce samedi. #TeamOL 🔴🔵
                                        3:51 AM - Aug 5, 2017
                                        Replies 3 3 Retweets 5 5 likes
                                        Twitter Ads info and privacy



                                        A ce moment-là, Darder semblait avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents dans l’entrejeu, Jordan Ferri et Clément Grenier. Mais avec son expulsion stupide qui a coûté deux points à l’OL, les choses peuvent avoir évolué dans l’esprit de l'entraîneur de l'OL. Si Jordan Ferri devrait être titulaire sur la pelouse de la Beaujoire samedi (17h15) il pourrait également profiter de cette situation pour s’incruster sur le long terme dans le onze de départ. Toujours dans le coup, le milieu formé au club ne déçoit jamais lorsque le coach fait appel à lui. Avec des qualités techniques nettement inférieures à son homologue espagnol, Ferri parvient à compenser par de l’envie et une activité de tous les instants.


                                        Capable du meilleur, comme ce coup du sombrero devant Thiago Silva au Parc OL, Sergi Darder est aussi capable du pire. Des fautes d’énervement aux matchs sans, son attitude parfois nonchalante commence à agacer une partie du Parc OL. Sorti sous quelques sifflets du public samedi, Darder semble encore une fois avoir gâché une occasion de mettre tout le monde d’accord sur son véritable niveau de jeu.

                                        Une entente à parfaire avec Tousart et Fekir

                                        Sans véritable influence dans le jeu de l’OL depuis le début de la saison, son entente avec Lucas Tousart et Nabil Fekir est encore perfectible. Darder peine notamment à combiner avec le nouveau capitaine de l’OL, repositionné par Genesio dans un rôle de numéro 10 libre de ses mouvements. Mais la faute n’incombe pas exclusivement au numéro 14 lyonnais. En redescendant très régulièrement récupérer le ballon devant sa défense, Nabil Fekir court-circuite et gène l’Espagnol qui ne peut pas utiliser sa qualité de passe pour alimenter le trio d’attaque des Gones.

                                        Mais alors que manque-t-il au jeune Ibère pour devenir un très bon milieu de terrain ? Certainement un peu de mental. Un mental de vainqueur. Ce mental qui transforme un joueur moyen en bon joueur. Et un bon joueur en très bon joueur. Sans cette niaque, Darder est un joueur banal. A 23 ans, l’international espagnol espoirs doit encore évoluer.

                                        " Il doit progresser au niveau mental, il le sait (B.Genesio)"


                                        Bruno Genesio en a bien conscience. En conférence de presse ce jeudi, il est revenu sur l’exclusion de son milieu de terrain contre Bordeaux : "Je me suis entretenu avec Sergi. Il doit progresser au niveau mental, il le sait". Mais si le coach lyonnais n’a pas caché son envie de se renforcer au milieu de terrain avant la fin du mercato, il continue de soutenir publiquement l’Espagnol. "Il ne faut pas accabler Sergi", avait-il déclaré après le match nul (3-3) concédé contre les Girondins.


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                                        Inside Gones @InsideGones
                                        Sergi #Darder écope d'un match de suspension suite à son exclusion contre Bordeaux. Il ne manquera que le match de samedi à Nantes.
                                        9:34 PM - Aug 24, 2017
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                                        Après son exclusion, Darder manquera le prochain match de l’OL à Nantes ce samedi (17h15), ratant l’occasion d’enchainer une quatrième titularisant de suite en Ligue 1, chose qu’il n’est plus parvenu à faire depuis octobre 2016 ! A force de prendre du retard sur le train de l’OL qui est, cette saison, déjà bien lancé, Sergi Darder pourrait bien le laisser définitivement filer.

                                        Eurosport

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                                        • #21
                                          Jean-Michel Aulas (OL) ne digère pas les sommes investies par le PSG


                                          Publié le samedi 26 août 2017 à 14:29 | Mis à jour le 26/08/2017 à 15:02


                                          Le président de l'OL Jean-Michel Aulas estime que le PSG et son actionnaire qatarien dérégulent le championnat de France.



                                          «Quand Lyon dominait le Championnat, c'était avec ses propres moyens», assure Jean-Michel Aulas. (A.Reau/L'Equipe)


                                          Il sait qu'il va être taxé de mauvais joueur, mais encore une fois, Jean-Michel Aulas, interrogé en marge du tirage au sport de la Ligue Europa, monte au front. «Je n'ai rien contre le PSG ni contre le Qatar, il n'y a aucune jalousie», assure le boss de l'OL. Mais les records battus par le club parisien en matière d'achats de joueurs ne passent décidément pas.

                                          «L'évolution actuelle des prix, comme des salaires, compromet l'équilibre du football français et peut-être même européen, poursuit-il. Je suis très inquiet. Pas que le PSG se renforce. J'applaudis Nasser (Al-Khelaïfi, le président du PSG). Je lui ai dit et écrit, même si je n'ai pas aimé le «welcome Neymar» sur la Tour Eiffel. C'est une question de sensibilité nationale.


                                          «On est dans une situation de risque majeur»


                                          On utilise la Tour Eiffel pour remercier qu'un Etat, le Qatar, se mêle de la gestion au jour le jour du football français... Economiquement, on est dans une situation de risque majeur. Car si les autres clubs français veulent exister, ils sont obligés de prendre des risques insensés par rapport à leurs capacités. Il y a une appropriation des droits de la Ligue des champions. Il y a une dérégulation totale. Des clubs comme Saint-Etienne, Bordeaux, Nice ou Lyon ont 90 chances sur 100 de ne pas participer à la Ligue des champions. Et quand on connaît l'impact de cette compétition...»

                                          Pour Aulas, Paris perturbe le marché en faisant monter tous les tarifs. «On essaie de boucler des opérations sur la fin de ce mercato, mais les prix sont 30, 40 ou 50% plus élevés que ce que l'on avait prévu à cause de cette surenchère», regrette-il. Comme le fait qu'en France, la DNCG n'empêche pas un actionnaire surpuissant de tout écraser : «Le système DNCG ne protège pas l'équilibre économique des clubs. Il valide, à partir du moment où il y a de l'argent, des choses qui sur le plan de l'éthique ou du conflit d'intérêt (beIN Sports, diffuseur du Championnat, et le PSG ayant, au final, le même actionnaire, selon lui) ne sont peut-être pas compatibles. Cela me fait peur pour les années à venir. Même Franck McCourt (OM) ou Lopez (Lille) ne pourront pas lutter.»


                                          «On est entré dans une guerre nucléaire entre Abou Dabi et le Qatar»


                                          Le système lui convenait évidemment bien mieux quand son club dominait sportivement et économiquement la L1. Un mauvais procès ? «Quand Lyon dominait le Championnat, c'était avec ses propres moyens, pas avec l'argent d'un Etat. Et il n'y avait pas des écarts aussi importants avec les autres. C'est de la mauvaise foi absolue de comparer les deux situations. Et aujourd'hui, je ne vais jamais aller mesurer mes biceps avec ceux de Tamin (l'émir du Qatar). Nasser a raison de faire ce qu'il fait, mais a-t-on raison de l'autoriser à faire ce qu'il fait, comme Manchester City ? On est entré dans une guerre nucléaire entre Abou Dabi (propriétaire du club mancunien) et le Qatar et peut-être demain avec l'Arabie saoudite. Et nous, on ne peut pas lutter.»

                                          Etienne Moatti à Monaco

                                          l'équipe du jour..

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                                          • #22
                                            Jean-Michel Aulas et les reproches indirects à Bruno Genesio


                                            Publié le dimanche 27 août 2017 à 00:15


                                            En stigmatisant Ferri et Cornet, « qui réclament de jouer plus », Jean-Michel Aulas a indirectement reproché à Bruno Genesio de ne pas faire jouer Memphis Depay. Les Lyonnais ont été tenus en échec à Nantes samedi (0-0)


                                            Vincent Duluc Vincent Duluc


                                            NANTES - À chaque station médiatique, hier, Jean-Michel Aulas a fait passer deux messages qui établissent la préméditation. Il y en avait un, comme toujours, pour le PSG et le dérèglement de l'économie du football : « Je ne rencontre pas beaucoup de courage, sur le sujet » , a-t-il lancé, avant de reprendre l'essentiel des propos tenus hier, déjà, dans nos colonnes. L'autre message était à double entrée, mais à caractère interne : « Il faut dire à ceux qui réclament de jouer plus souvent qu'ils marquent les occasions quand ils sont sur le terrain. »

                                            Lyon peut s'en vouloir après son nul à Nantes (0-0)
                                            Les cibles semblent claires : il s'agit de Maxwel Cornet et de Jordan Ferri, tous deux titulaires pour la première fois de la saison, le premier à la place de Memphis Depay (choix de l'entraîneur), le second en remplacement de Darder (suspendu). C'est l'avantage de la mauvaise foi : factuellement, le reproche est infondé, puisque les occasions les plus nettes de Lyon, hier, ont été manquées par Nabil Fekir, Mariano Diaz et Bertrand Traoré qui, eux, ne réclament pas de jouer plus puisqu'ils sont titulaires.

                                            Genesio : «On a fait tout ce qu'on pouvait»
                                            Le milieu Pape Cheick Diop passe sa visite médicale aujourd'hui

                                            Mais, paradoxalement, la mauvaise foi renforce le message au lieu de l'affaiblir, en désignant, du coup, l'autre cible du président lyonnais : il s'agit de son entraîneur, Bruno Genesio, auquel Aulas reproche, à demi-mots, d'avoir titularisé Cornet à la place de Memphis Depay. Sur le fond, il aurait pu aussi lui reprocher d'avoir attendu la quatrième journée pour sortir un joueur qui sauve son bilan global par ses statistiques de passeur (huit passes en 2017, total le plus élevé en L 1), mais qui attaque tout seul et ne défend pas avec les autres. Son entrée en jeu, hier, à Nantes, a été désinvolte et calamiteuse.



                                            Le nombre de passes décisives de Memphis Depay en L1 en 2017. Plus que tout autre joueur.

                                            Mais le fond n'est pas essentiel dans la perception de la petite phrase, que Bruno Genesio a refusé de commenter, hier soir. Sa forme est plus révélatrice, même si elle est une manière traditionnelle d'entretenir les tensions à la lyonnaise et d'alterner les phases de soutien et les moments de pression à l'égard des staffs techniques successifs, depuis trente ans. Jean-Michel Aulas a envie que Memphis Depay joue, comme il souhaitait qu'Alex Morgan soit titulaire la saison dernière en féminines : il veut un retour sur investissement, même si c'est surtout par l'image.

                                            «L'idée de Hatem (Ben Arfa), c'est dans l'hypothèse où Maxwel Cornet serait sollicité. Vous le savez, on a les yeux de Chimène pour lui. S'il y avait une opportunité, que son agent m'appelle» Jean-Michel Aulas, président de l'OL au micro de Canal+

                                            Le troisième aspect de sa sortie médiatique d'hier, enfin, vaut pour le mercato. Il s'agit de mettre la pression sur des joueurs qu'il n'est pas opposé à vendre, voire qu'il a envie de vendre avant jeudi prochain à minuit. Cela concerne Jordan Ferri, l'un des trois milieux qui peut être concerné par un départ, à présent que l'OL s'apprête à officialiser la venue de Pape Cheick Diop (20 ans). « On s'est mis d'accord, on est en train de rédiger le contrat, indiquait Jean-Michel Aulas, hier soir. Il passera sa visite médicale ce dimanche matin (aujourd'hui). » Le milieu de terrain d'origine sénégalaise et international espagnol des moins de 19 ans du Celta Vigo devrait venir pour dix millions d'euros plus quatre millions de bonus et, à ce prix, l'OL a envie de vendre Ferri, Grenier, ou Darder. Mais Grenier, le plus gros salaire des trois (plus de 300 000 euros mensuels), a l'intention d'aller jusqu'au bout de son contrat, en juin.

                                            Reste le cas Cornet, qui intéresse plusieurs clubs européens. Le président lyonnais a beaucoup plus envie de le vendre que son entraîneur, sans que l'on sache si c'est pour être sûr qu'il ne joue plus à la place de Depay. Genesio l'acceptera s'il est remplacé, et c'est vers cette solution que se dirige le club lyonnais, qui accueillerait alors une huitième recrue estivale.

                                            Quant aux conséquences de la minipasse d'armes, elles seront faibles, en dehors de la gestion du cas de Depay qui risque, du coup, de devenir un cas particulier, y compris à l'égard de ses propres coéquipiers. L'affaiblissement de Genesio serait très relatif, en regard du dossier : si le public lyonnais est partagé sur d'autres dossiers, le jeu de Depay reste peu compréhensible à la majorité.

                                            l'équipe du jour

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                                            • #23
                                              Football : ce qu’il faut attendre de l’enquête de l’UEFA sur le PSG

                                              L’organisation va examiner les comptes du club parisien après ses achats de joueurs. Un cas jugé « exceptionnel et grave » par les experts du fair-play financier.

                                              Par RÉMI DUPRÉ



                                              « Sauver la crédibilité de la Ligue des champions » : c’est la mission que s’est fixée l’UEFA (Union des associations européennes de football) après le recrutement somptuaire du Paris Saint-Germain, qui s’est attaché les services de Neymar et Kylian Mbappé le même été.

                                              Quelques heures après la clôture du mercato estival, la Confédération a annoncé, samedi 2 septembre, l’ouverture, la veille, d’une enquête portant sur « la conformité du club parisien avec l’exigence de l’équilibre financier en particulier à la lumière de son activité de transfert récente ». Cette « enquête formelle » diligentée par l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) est à la fois inhabituelle et exceptionnelle.

                                              Quel est l’objectif de l’enquête ?

                                              Elle a pour but premier de vérifier si le PSG a respecté les critères du fair-play financier (FPF), ce mécanisme initié en 2011 et en vertu duquel les équipes européennes ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent.

                                              En principe, l’UEFA ne devait examiner les comptes, clôturés au 30 juin, du PSG qu’en octobre. L’organisation n’était censée passer à la loupe le dossier Neymar, recruté moyennant le paiement d’une clause libération de 222 millions d’euros, qu’en octobre 2018.

                                              Il en aurait été de même pour le cas Mbappé, dont le prêt avec option d’achat de 145 millions d’euros (plus 35 millions d’euros de bonus) a été intégré, selon L’Equipe, dans les comptes du PSG dès cette saison.


                                              Mais la formation de la capitale a éveillé les soupçons de l’ICFC tout en irritant ses concurrents continentaux − le Real Madrid, le FC Barcelone, la Juventus Turin en tête −, réunis au sein de l’Association européenne des clubs (ECA).

                                              Cette enquête a été ouverte au regard des antécédents du PSG, déjà sanctionné en 2014 dans le cadre du FPF, mais aussi du volume exceptionnel des dépenses consenties lors du mercato estival (382 millions d’euros).

                                              « On est devant un cas à la fois exceptionnel et grave », assure une source proche de l’enquête de l’ICFC, alors que le club est censé afficher un déficit maximal de 30 millions d’euros sur trois saisons pour respecter le FPF.

                                              « La crédibilité du système est en jeu, explique cette même source. Il faut que justice soit rendue sans qu’on attende deux ans. Il faut sauver la crédibilité de la Ligue des champions et on ne peut pas laisser le PSG faire deux saisons tranquillement. »

                                              A quoi l’UEFA s’intéresse-t-elle précisément ?

                                              L’ICFC s’intéresse notamment aux montages juridiques échafaudés par le PSG cet été, et particulièrement à celui qui concerne le prêt de Kylian Mbappé. La clause de l’achat du joueur de 18 ans est conditionnée au maintien en Ligue 1 du PSG, sacré quatre fois champion de France depuis 2013, au terme de la saison.


                                              En outre, l’ICFC veut se pencher sur les recettes de sponsoring récoltées par le PSG, propriété depuis 2011 du fonds Qatar Spors Investments (QSI), via des entreprises du richissime émirat.

                                              Le contrat d’image mirobolant (175 millions d’euros par saison) scellé, en août 2016, avec l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA) sera d’autant plus scruté que le précédent partenariat (200 millions d’euros par saison) avait été décoté de moitié par l’UEFA, en 2014.

                                              Selon nos informations, le PSG, qui s’est dit « surpris » de la démarche de l’UEFA, va devoir faire parvenir aux enquêteurs de l’ICFC ses données comptables.

                                              Un état des lieux sera réalisé d’ici à la fin de novembre, avant l’audition des dirigeants parisiens, programmée à Nyon, au siège de l’UEFA. L’ICFC prévoit de prendre une décision à la fin de la saison en fonction des données comptables du club de la capitale.

                                              Sur quoi cette enquête peut-elle déboucher ?

                                              Les enquêteurs peuvent décider de « classer l’affaire sans suite, de conclure un accord de règlement de l’affaire, avec le consentement du défendeur (comme en 2014), ou d’appliquer, avec le consentement du défendeur, des mesures disciplinaires limitées à la mise en garde, au blâme, ou à une amende d’un montant maximum de 100 000 euros ».

                                              L’ICFC peut aussi décider de « déférer l’affaire à la chambre de jugement ». Cette dernière dispose d’une palette de sanctions beaucoup plus large. Lesdites sanctions peuvent aller du simple « avertissement » à « l’exclusion de compétitions futures, le retrait d’un titre ou d’une récompense. »

                                              Les règles du fair-play financier pourraient-elles évoluer ?

                                              De manière générale, le cas parisien augure d’une « réforme en profondeur du FPF », selon un expert du fonctionnement de l’UEFA, pour qui « l’élite du foot européen est déstabilisée par ce mercato fou ».

                                              Fragilisé, contesté, le mécanisme du FPF a toutefois entraîné une baisse drastique du déficit cumulé des clubs européens, estimé à 1,7 milliard d’euros en 2011 et à 286 millions d’euros en 2016.


                                              Avec le transfert de Mbappé, le fair-play financier vient-il de voler en éclats ?
                                              La fermeté du ton adopté par le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, atteste d’ailleurs de sa volonté d’amender et d’adapter cette mesure prise par son prédécesseur, Michel Platini. Quelle que soit la décision de l’ICFC, le « dossier » parisien aura permis d’amorcer une réflexion collective, au sein du foot européen, sur l’efficacité et la pérennité du FPF dans son état actuel.

                                              Par RÉMI DUPRÉ
                                              Publié À 07h13
                                              le Monde du jour

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                                              • #24
                                                "Retwitté" par Jean Michel Aulas :


                                                «On ne peut pas laisser le PSG faire deux saisons tranquillement» assure un proche de l'UEFA


                                                Publié le dimanche 3 septembre 2017 à 17:52 par Philippe Goguet


                                                Alors que l'UEFA a ouvert une enquête sur le respect du fair-play financier par le PSG, un proche de l'enquête a témoigné dans Le Monde. Et l'instance semble prête à frapper vite et fort le club parisien.


                                                A peine le 31 août et la fin du mercato estival parisien sonnée, l'UEFA a annoncé avoir ouvert une enquête sur le PSG et son respect actuel du fair-play financier suite à ses gros transferts de l'été. Outre Neymar qui a coûté 222M€, le club parisien s'est aussi offert Kylian Mbappé en prêt avec une option d'achat de 145M€, un mouvement qui entrerait dans les comptes du PSG dès la saison en cours selon plusieurs sources, et ce alors que l'option d'achat n'est pourtant pas obligatoire avant le 1er juillet 2018 si Paris n'est pas relégué en championnat.

                                                Reste que l'UEFA n'est pas décidée à attendre et l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) qui gère le fair-play financier (FPF) pour l'instance européenne est déjà en place pour contrôler le club parisien. Alors que les contrôles des comptes des clubs commencent en général courant octobre et vont concerner la saison 2016/2017 qui s'est bouclée au 30 juin dernier, il semblerait que le planning ait changé pour le PSG. L'exercice 2017/2018 qui contient les transferts de Neymar et Mbappé, intervenus en août, aurait dû être contrôlé en octobre 2018, une date trop tardive aux yeux de l'UEFA, visiblement bien mise sous pression par les gros clubs européens, Barça, Real Madrid et Juventus en tête.

                                                «Il faut que justice soit rendue sans qu’on attende deux ans.»


                                                Dans Le Monde, une source proche de l’enquête de l’ICFC a témoigné et Paris est très clairement visé : «On est devant un cas à la fois exceptionnel et grave. La crédibilité du système est en jeu. Il faut que justice soit rendue sans qu’on attende deux ans. Il faut sauver la crédibilité de la Ligue des champions et on ne peut pas laisser le PSG faire deux saisons tranquillement.» Selon le journal, l'ICFC s'intéresse tout particulièrement au montage juridique créé par le PSG pour faire venir Kylian Mbappé, ce fameux prêt avec une option d'achat qui devient obligatoire en cas de maintien.

                                                En outre, les enquêteurs de l'UEFA veulent aussi se pencher sur les recettes de sponsoring issues d'entreprises qataries (QNB, Ooredoo, etc) et le fameux contrat à l'image de 175M€ annuels financé par l'autorité du tourisme du Qatar (QTA) sera passé au crible. Comme le précise Le Monde, «le PSG va devoir faire parvenir aux enquêteurs de l’ICFC ses données comptables.» Ces investigations de l'UEFA vont durer jusqu'en novembre puis les dirigeants parisiens seront reçus par l'instance.

                                                L'ICFC prévoit de prendre une décision dès la fin de la saison 2017/2018, soit possiblement avant même la fin théorique de la saison qui est le 30 juin. Ou comment réécrire les règles pour les adapter au cas du PSG...

                                                #UEFA #Fair-play financier #Argent

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                                                • #25
                                                  OL: les examens de Pape Cheikh ne confirment "aucunement" les suspicions sur son âge:shock:


                                                  09/09/2017 à 14h34


                                                  Dans un communiqué, l’OL fait part de son indignation à propos des suspicions sur l’âge de Pape Cheikh Diop. Le milieu de terrain, sénégalo-espagnol, a 20 ans.

                                                  La Ligue 1 l’attend. Pape Cheikh Diop a rejoint l’OL en fin de contrat contre 10 millions d’euros (+4 M€ de bonus) pour le Celta Vigo. Né à Dakar, international espagnol chez les jeunes, il offre une solution supplémentaire à Bruno Genesio au milieu de terrain. Mais avant qu’il fasse ses débuts, son nouveau club doit réagir à des suspicions sur son âge (20 ans) ce samedi.

                                                  "L’Olympique Lyonnais s’indigne des propos tenus par un journaliste espagnol sur l’Equipe.fr faisant référence à des sujets du ressort médical et au demeurant erronés sur Pape Cheikh Diop « après des tests de croissance réalisés sur l'articulation du poignet lors d’un essai au Real Madrid en 2013 »", indique le club dans un communiqué.


                                                  Bientôt une plainte ?


                                                  "L’OL précise que le bilan radiologique et IRM corps entier du joueur lors de sa visite médicale préalable à la signature de son contrat de 5 ans ne confirme aucunement ces suspicions, ajoute le club. L’Olympique Lyonnais demandera au Real Madrid de préciser sa position et se réserve le droit en accord avec les agents du joueur de porter plainte pour ces propos portant préjudices à Pape Cheikh Diop."

                                                  RMC sports

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