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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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  • « J'aime beaucoup la Ligue 1 et il y a une chose dont je suis sûr, peut-être pas à 100 %, mais à 80 %, c'est qu'un jour je reviendrai à Monaco. La deuxième chose dont je suis sûr, c'est que je vais entraîner un autre club français. Ici les gens du football, malgré les premiers mois difficiles, m'ont toujours respecté, les supporters aussi. Proposé à Lyon ? Je n'ai jamais parlé publiquement d'un club qui s'intéresserait à moi. Sauf le Sporting Portugal, parce que le président avait déclaré qu'il m'avait contacté, alors je n'allais pas dire le contraire. Les clubs qui m'approchent savent que rien ne sort de ma bouche. Si l’Olympique Lyonnais plairait ? En France, outre Monaco, il y a deux ou trois gros clubs, peut-être quatre, qui peuvent jouer le haut de tableau. Bien sûr que ces clubs me plaisent. Ce que je veux, ce n'est pas que tel ou tel agent me place ici ou là, c'est sentir que le club en question me veut vraiment, qu'à ses yeux je suis la bonne personne pour le projet en place », a précisé Leonardo Jardim qui fait passer un petit message à son futur employeur. Qu'en pense Jean-Michel Aulas ?

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    • Foot L1

      L'OL retrouve la victoire avec sa défense à 4


      Publié le dimanche 27 janvier 2019 à 00:05L'OL vient d'enchaîner deux succès à l'extérieur en revenant à une défense à quatre.

      Régis Dupont et Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


      Les statistiques sont formelles : cette saison Lyon gagne plus et prend plus de points en évoluant dans une défense à quatre qu'à trois. Et l'air du temps semble confirmer les chiffres : revenu dans le schéma préférentiel du début de saison pour le derby à Saint-Étienne, dimanche dernier (2-1), l'OL a gagné deux fois sur deux. Ce que ça change pour l'équipe

      « Je ne sais pas s'il y a un vrai rapport, a voulu tempérer Bruno Genesio, hier. C'est surtout l'animation qui est importante. Sur les deux derniers matches (à Saint-Étienne, donc, et à Amiens en seizièmes de finale de Coupe de France, jeudi [2-0]), il y a eu beaucoup plus de dépassements de fonction, beaucoup plus d'appels offensivement, en profondeur, dans le dos de la défense, même quand on est face à des blocs bas. Il y a eu aussi beaucoup plus de discipline tactique défensive, que ce soit dans les transitions pour aller presser haut ou quand il faut reformer le bloc un peu plus bas. C'est plus ça qui explique qu'on a été meilleurs, je pense. » Le retour au 4-2-3-1 est aussi permis par la belle santé de l'effectif. « Athlétiquement on est très bien, continue l'entraîneur lyonnais. On a plutôt bien mieux fini que Saint-Étienne, par exemple, et on arrive à enchaîner les matches sans trop de problèmes. On a beaucoup travaillé, on a beaucoup discuté aussi de ce qu'on devait faire à la perte du ballon, parce qu'on sait que c'est là qu'on peut être parfois défaillants. Je pense qu'il y a une prise de conscience, ça passe par là si on veut des résultats dans la durée. »



      En 3-4-3, le jeu lyonnais était devenu trop lisible pour l'adversaire. Question de profils, aussi : autant Ferland Mendy, à gauche, a le profil pour animer seul son couloir, autant Kenny Tete ou Léo Dubois, à droite, ont plus besoin de dédoubler. « Ils sont très bons dans ce système contre des grosses équipes, c'est plus compliqué quand ils sont confrontés à un bloc bas, entre autres parce que ça monopolise trois défenseurs centraux, analyse François Clerc, l'ancien latéral du club. Quand ils ont la possession, comme c'est le cas presque à chaque fois en Ligue 1, ils se créent plus facilement des occasions à quatre en défense. Quand les joueurs sont dans l'esprit, l'OL peut se permettre de jouer à quatre. »

      Ce que ça change pour Marcelo


      Dans un système à trois défenseurs centraux, celui qui est situé plein axe se déporte peu vers les ailes. Cela permettait à Marcelo de rester dans sa zone de confort, de ne pas trop exposer sa lenteur, sur la largeur comme dans la profondeur. À Amiens, jeudi, le Brésilien s'est encore rendu coupable d'un contrôle mal maîtrisé qui a offert la première grosse occasion du match aux Picards. « Mais c'est certainement un joueur important sur le terrain et en dehors, en tant que vice-capitaine, pense François Clerc. Pour Marcelo, vu son gabarit, c'est plus compliqué d'aller sur le côté, c'est un peu le même problème que Neven Subotic à Saint-Étienne. Il est dépendant, aussi, des autres : à un moment, cette saison, Lyon était souvent coupé en deux. »



      C'est exactement l'axe de défense de Bruno Genesio, concernant son vice-capitaine : « C'est une question d'animation défensive aussi. Toutes les équipes qui, comme nous, laissent beaucoup d'espaces dans leur dos, peuvent avoir des difficultés. Ce n'est pas spécifique à Marcelo ou à notre équipe. C'est toujours compliqué à gérer s'il n'y a pas un premier rideau. C'est aussi là-dessus qu'on doit travailler. Je pense que c'est ce qu'on a plutôt bien fait sur les derniers matches. » Dans une équipe, on a toujours besoin des autres. On dirait qu'à Lyon le défenseur brésilien, qui aura trente-deux ans en fin de saison, a un peu plus besoin des autres que tous les autres.



      0L
      Lyon n'a perdu aucun de ses six derniers déplacements en Ligue 1 (trois victoires, trois nuls). Il avait perdu trois des cinq précédents (une victoire, un nul).

      L'Equipe

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        Fleury Di Nallo : «J'aurais dû finir à 300 buts» avec l'OL





        Publié le samedi 26 janvier 2019 à 19:00

        Meilleur buteur de l'histoire de Lyon avec 222 buts, l'ancien petit prince de Gerland regrette, après un échec initial, de ne plus jamais avoir tiré ensuite les penalties.




        Yohann Hautbois Partager sur Facebook Tweeter Google+


        «Quel est le joueur le plus fort que vous avez affronté ?




        (Il montre le fond d'écran de son téléphone, une photo de lui sortant du terrain avec Pelé.) Lui ! Ce match-là, c'est le 28 avril 1963, j'avais vingt ans et huit jours, c'était mon deuxième match en équipe de France. On avait perdu 3-2, j'avais marqué un but, celui de l'égalisation à 2-2. Il savait tout faire : il marquait, faisait marquer, il organisait le jeu. On avait bien résisté mais sur le troisième but, il avait dribblé tout le monde et il était parti tout seul. Mais j'avais déjà joué contre lui avec Lyon. J'avais dix-sept ans et demi et Santos faisait une tournée en Europe. On avait pris 7-1 (6-2 en fait, le 9 juin 1961), Pepe, qui avait une frappe exceptionnelle, avait mis un coup franc du milieu de terrain. Notre gardien Marcel Aubour avait dit "pas besoin de mur !"(rire.)


        Le plus fort avec lequel vous avez joué ?


        (Angel) Rambert, (Bernard) Lacombe, (Nestor) Combin... C'est dur de choisir. Nestor, c'était un phénomène, le plus doué. Sauf que c'était un gars qui n'était pas sérieux, il ne s'échauffait jamais mais il ne se blessait pas. On s'entendait tellement bien que lorsqu'il est parti jouer au Milan (1968-1970), il m'a confié : "Je préfère jouer avec toi plutôt qu'avec Gianni Rivera car je ne le comprends pas." L'ancien Milanais Nestor Combin fait partie des meilleurs joueurs avec qui Fleury Di Nallo a évolué. (L'Equipe)
        Le défenseur que vous n'aimiez pas rencontrer ?


        Celui qui m'a cassé la jambe, Carlos Monin le défenseur du Red Star (en 1968). Il a été mon entraîneur ensuite au Red Star, pendant deux mois (saison 1974-1975) ! Dur sur l'homme, viril, il n'avait pas fait exprès, mais l'arbitre n'avait même pas sifflé de coup franc. Il a même marqué ensuite (victoire de Lyon 2-1). Cela m'a complètement coupé dans mon élan, car à l'époque j'étais un international indiscutable (10 sél., 8 buts). Aujourd'hui encore, ma jambe est plus mince que l'autre, elle n'est jamais revenue (il nous montre). On ne faisait pas de rééducation ! Le kiné du club travaillait à l'abattoir le matin et l'après-midi, il venait nous masser.


        La plus grande déception de votre carrière ?


        Ne pas avoir tiré les penalties et c'est de ma faute. Une fois, à dix-huit ans, le gardien de Bordeaux, Jean-Claude Ranouil, a arrêté ma frappe et je me suis dit : plus jamais, ce n'est pas fait pour moi. C'était une grosse erreur, car en quatorze ans à l'OL, à raison de cinq penalties par saison, j'aurais dû finir à 300 buts ! Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

        Olympique Lyonnais@OL
        Joyeux anniversaire à la légende Fleury Di Nallo qui fête ses 75 ans !
        495 matchs et 222 buts sous nos couleurs ! Inoubliable !
        675
        11:07 - 20 avr. 2018

        207 personnes parlent à ce sujet
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        La pire causerie ?


        Avec Louis Hon (entraîneur lyonnais de 1966 à 1968). Après le repas, comme il n'y avait pas de tableau, il nous demandait de sortir nos pièces de monnaie pour représenter les joueurs. Un jour, il me dit : "On ne va pas mettre de libéro, on va jouer offensif." Mais il n'arrivait pas à disposer les pièces, il lui manquait un joueur. C'était Nouzaret qui manquait dans le dispositif, mais comme Robert était mon copain, je n'osais pas le dire. Quand Louis a compris, il a crié :"Ah bah ,voilà, on est au complet !" Ensuite, il gardait les pièces (rires). À l'entraînement, on jouait de l'argent lors des oppositions, cent francs. Il faisait jouer les maigres contre les gros, il laissait débuter le match et quand il voyait quelle équipe était la plus forte, il disait : "Bon, je vais jouer avec eux."(rires). Il était dur avec les joueurs, surtout avec les très bons joueurs, il les insultait. Moi, il m'appelait "petit con" et Nestor (Combin)"grand con".


        Le match le plus émouvant ?



        Le 20 avril 1975 (en fait le 19 avril), le jour de mon anniversaire, à Gerland, sous le maillot du Red Star. Je marque le but pour ce qui sera mon dernier match professionnel. Cette date a beaucoup compté dans ma vie. Devenu recruteur, je regardais un match que Canal + avait avancé. Une fois fini, je change de chaîne et je tombe sur l'émission Sacrée Soirée de Jean-Pierre Foucault et je vois ma date de naissance apparaître pour un jeu. Mon fils descend et décide d'appeler l'émission. Un gars me répond : "Comment vous appelez-vous ?" Quand je lui réponds Di Nallo, il me lance : "Arrêtez vos conneries"(rires). Cinq minutes après, il me rappelle : "On a vérifié, c'est bien vous." J'avais gagné 100 000 francs. Fleury Di Nallo, ici en train de tirer face à Marseille en 1974, a évolué au Red Star. ( L'Equipe)
        L'anecdote que vous n'avez jamais racontée ?




        Il y en a deux. Avec Bernard Bosquier (défenseur de Saint-Étienne), on n'était pas copains, on n'aimait pas jouer l'un contre l'autre. Et à l'armée, où l'on se retrouvait, comme il était adjudant, il estimait qu'il n'avait pas à faire son lit. Un jour, il était allongé et il nous allumait, il n'arrêtait pas de chambrer. Il m'énervait, alors j'ai pris le tabouret et je lui ai balancé à la tête : "Maintenant, tu fais la chambre avec nous, j'en ai rien à foutre que tu sois adjudant de mes c..."Aujourd'hui, on se téléphone régulièrement (rires). L'autre anecdote date du temps où j'étais directeur sportif à l'OL. J'allais sur le banc avec l'entraîneur Jean-Pierre Destrumelle (1980-1981). Malheureusement, il buvait beaucoup. Un jour, à Angers, pendant le match, il me dit en quittant le banc à vingt minutes de la fin alors que le score est de 1-1 : "Je vais écouter les résultats des autres matches à la radio." En fait, il allait boire des bières. (Sima) Nikolic marque deux buts pour nous entre temps, Destrumelle revient à trois minutes de la fin, le match se termine et il me dit "1-1, c'est un bon score" »
        Sa vie d'EX



        À soixante-quinze ans, Fleury Di Nallo a gardé son regard de filou, une mémoire incroyable des dates et ses habitudes. Le rendez-vous ne pouvait avoir lieu qu'à la brasserie le Bureau de la rue Challemel-Lacour, où il a passé toute son enfance, à deux pas de Gerland. Chaque matin ou presque, quand il n'est pas dans sa maison héraultaise, il y retrouve son grand ami Bernard Lacombe afin de refaire le monde (du football), commenter l'actualité (lyonnaise) ou revisiter leurs souvenirs. Et quand ils ont un doute, ils passent des coups de fil à d'anciens coéquipiers, souvent Nestor Combin, pendant des heures. Meilleur buteur de l'histoire du club avec 222 buts (« Je pense le rester pour l'éternité »), il avait ensuite tenté l'aventure du Red Star puis, plus baroque, celle du Montpellier de son grand ami Loulou Nicollin qui se lançait à l'époque dans le foot (en DH puis en D 3). À Lyon, où il fut aussi directeur sportif dans les années 80, recruteur pour le club, il a gardé une popularité intacte dans la cité des Gones, pour laquelle il est resté « la Fleur » ou « le Petit Prince de Gerland ».

        L'Equipe

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        • Bruno Genesio : « J’ai envie d’entraîner, à Lyon ou ailleurs »

          L’entraîneur Bruno Genesio, qui doit discuter de son avenir avec son président Jean-Michel Aulas, veut continuer à entraîner, « à Lyon ou ailleurs », mais espère « rester à l’OL » et y « normaliser sa relation avec le public », comme il le confie à l’AFP.

          • Vu 2062 fois
          • Le 01/02/2019 à 17:31
          • mis à jour à 17:34

          Bruno Genesio, le regard fixé sur la seconde moitié de la saison. Photo Stéphane GUIOCHON


          Jean-Michel Aulas évoque un match dangereux dimanche face au PSG, même si Lyon peut renverser des montagnes. Votre avis ?

          « Il a bien résumé. Nous sommes souvent présents dans les grands rendez-vous. Contre une telle équipe, cela peut suffire, et parfois non. Sur les dernières confrontations contre les Parisiens au Groupama Stadium, nous avons gagné deux fois 2-1 et perdu une fois 2-1 en livrant un très bon match. Je pense que nous sommes capables de les bousculer. Mais il faudra être très fort pour gagner. Nous avons les joueurs pour cela. »

          L’OL n’a pas bougé au mercato. Pourquoi ?

          « Nous nous sommes posé la question sur la nécessité de prendre un défenseur supplémentaire ou pas. Ce sont toujours des périodes difficiles pour se renforcer. Personne n’est parti et c’est bien. Cela permet de conserver l’effectif tel qu’il est et nous aurons besoin de tout le monde. Le mercato d’hiver, c’est n’importe quoi. A la base, il était fait pour compenser une blessure ou un manque. Aujourd’hui, il n’y a plus de limites. L’équité sportive n’est plus respectée. Il faudrait limiter le nombre de transactions. »

          Pensez-vous, comme Jean-Michel Aulas, que ne pas terminer le championnat à la 2e place serait un échec ?

          « Tout dépend à quelle place nous terminons. Si c’est 3e à un point de la 2e place et que sur le dernier match on touche cinq fois les poteaux... Ou que Lille fait un parcours exceptionnel. Il faut parfois accepter, dans le football, d’être battu par plus fort. Si nous ne sommes pas sur le podium, ce sera effectivement un échec et la 2e place est l’objectif. »

          La préparation physique a été planifiée pour arriver au top de notre forme sur cette période et bien terminer la saison, comme en 2018.

          Bruno Genesio

          La seconde moitié de saison est très chargée en grands rendez-vous, notamment en Ligue des champions.

          « Oui. Barcelone est un cap qui occupe beaucoup l’esprit des joueurs. C’est normal mais il ne faut pas oublier ce qui se passe avant et après. Il faut mener de front les différentes compétitions qui nous restent à jouer et ne pas se focaliser que sur la Ligue des champions. La préparation physique a été planifiée pour arriver au top de notre forme sur cette période et bien terminer la saison, comme en 2018. En janvier-février, nous avons parfois des difficultés. Pour l’instant, on est plutôt bien parti. A cette même période l’an dernier, nous avions subi un gros trou d’air. Nous verrons si nous avons progressé dans notre planification. »

          Il y a des prolongations en discussions pour Fekir, Memphis, Rafael, Lopes, notamment. Est-ce perturbant pour la seconde moitié de saison ?

          « C’est toujours mieux d’avancer rapidement. Maintenant, les joueurs sont habitués. Il y a parfois des discussions plus longues que ce que l’on peut attendre. Je ne pense pas que ce soit perturbateur. Le mercato peut l’être en raison des sollicitations. Généralement, ce sont les agents qui discutent des contrats et informent les joueurs qui sont concentrés sur leur travail. Je ne crois pas à une baisse de rendement par rapport à leur situation. »

          Si je reste à Lyon, ce que j’espère, j’aimerais que ma relation avec le public se normalise parce que c’est important pour moi.

          Bruno Genesio

          Le président a évoqué l’échéance de mars-avril pour discuter de votre avenir...

          « Cela me semble cohérent pour avoir au moins une tendance et évoquer certaines choses. »

          Avez-vous envie de rester, ou de montrer que vous pouvez réussir ailleurs ?

          « Ma priorité est de bien finir ma saison avec l’OL, où je suis très bien. Je n’ai pas de raison, si ça se passe comme cela doit se passer, de vouloir quitter Lyon. Je me sens, bien sûr, capable de pratiquer ailleurs. Peut-être serai-je amené à le faire dans un futur plus ou moins proche. Si je reste à Lyon, ce que j’espère, j’aimerais que ma relation avec le public se normalise parce que c’est important pour moi. Quand j’étais gamin, j’étais supporter (de l’OL). J’ai vécu ce que peuvent ressentir les supporters d’aujourd’hui. Et d’avoir une relation parfois un peu compliquée, je trouve que ce n’est pas en rapport avec mon histoire. Mais j’ai tout à l’OL pour m’épanouir. La saison prochaine, j’ai envie d’entraîner, d’être sur le terrain, ici ou ailleurs. »

          François-Jean TIXIER

          Le Progrès

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          • issu du journal
            ... Foot L1 OL

            Jean-Michel Aulas (OL) au sujet du soutien du Qatar au PSG : «ça affaiblit le football français»


            Publié le samedi 2 février 2019 à 00:05

            Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, estime que le soutien apporté par le Qatar au PSG nuit à la compétitivité de la Ligue 1.


            Etienne Moatti

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            Demain soir, Leandro Paredes, vingt-quatre ans, acheté 47 M€ par le PSG (le record du club pour un milieu de terrain), figurera peut-être sur la feuille de match de la rencontre qui opposera Lyon et le PSG. Même englué dans l'affaire du fair-play financier, renvoyée par la chambre de jugement vers celle d'instruction pour un « réexamen » de son dossier (le PSG a contesté cette décision devant le Tribunal arbitral du sport), le club de la capitale continue de recruter comme si de rien n'était.



            «Soit le PSG pense qu'il a raison, soit qu'il est plus fort que l'institution UEFA»



            C'est ce qui interpelle Jean-Michel Aulas, challenger d'un soir du PSG et adversaire de toujours d'un club qu'il estime dopé financièrement. « C'est une démonstration de force, interprète le boss de l'OL. Je pense qu'il y a des règles et qu'elles devraient être respectées. Soit le PSG pense qu'au fond il a raison, soit qu'il est plus fort que l'institution UEFA. Ce qui est possible aussi... Ce sont des gens très puissants, ils l'ont démontré par le passé. S'ils ont la conviction qu'ils sont dans leur bon droit, nonobstant les règles claires du fair-play financier, ils peuvent aller au-delà. J'ai entendu dire qu'ils étaient prêts à aller jusqu'à Bruxelles (faire un recours devant les instances européennes) pour faire tomber le fair-play financier. C'est vrai qu'on a l'impression qu'ils sont sûrs d'eux. »

            Faute de sanctions plus sévères de l'UEFA ? « Les bases édictées pour le fair-play financier sont saines et réalistes, juge Aulas. Globalement, l'objectif de remettre le football européen dans une équation pérenne a été rétabli. Mais il semble qu'il y a parfois des dérogations qui viennent amender les principes de base et qui font que ne sont pas complètement recalés ceux qui auraient pu l'être. On s'interroge sur l'application stricte des règles définies pour un certain nombre de grands clubs vers l'est de l'Europe. On a vu aussi que Manchester City et le PSG étaient montrés du doigt par les Football Leaks. Il a été dit qu'il y avait eu des arrangements, au sens de négociations, après la mise en évidence d'un certain nombre d'écarts par rapport à la règle et que les sanctions n'avaient pas été totalement appliquées. Aujourd'hui, pour Manchester City, le problème semble réglé puisqu'ils font apparaître des résultats bénéficiaires. Le PSG fait l'objet d'une enquête nouvelle, dictée par l'instance de jugement. On voit bien que le PSG a un train de vie très important et qu'en particulier, sur toutes les sociétés liées, il y a un certain nombre de sujets qui peuvent poser question. »

            «Je serais à la place du PSG, je ferais probablement la même chose»

            Aulas n'en démord pas : le PSG est un club porté à bout de bras par l'État du Qatar. « Ses comptes le mettent en évidence de manière très précise. L'argent vient de manière un peu artificielle, puisque c'est l'augmentation de capital d'un État, ce qui vient concurrencer un modèle économique avec des fonds privés. Face au capital d'un État, ça devient de plus en plus difficile de pouvoir lutter. Maintenant, je serais à la place du PSG, du moment où on ne m'empêche pas de le faire et que l'on ne me sanctionne pas, j'aurais tort de me gêner. Je ferais probablement la même chose. Mais sur un plan économique, c'est un non-sens. Le total des charges du PSG, l'année dernière, est de 680 M€ (*). La moyenne des clubs français doit être inférieure à 60 ou 70 M€. »

            Le président lyonnais en appelle aux instances nationales pour en finir avec ce Championnat qu'il juge à deux vitesses. « L'UEFA a bien travaillé, il y a de plus en plus de recettes distribuées aux clubs qui participent à la Ligue des champions. Mais comme la France n'a que deux places réelles et régulières, si la compétition aboutit à ce que le PSG soit le numéro 1 systématique, il en reste une seule pour les autres. Cela devient très dur de pouvoir bénéficier des ressources européennes. Cette saison, avec notre parcours (en C 1), on a déjà 60 M€. Si on n'y est pas, c'est 60 M€ en moins. La Fédération et la Ligue, dans l'intérêt général, devraient prendre en compte cet aspect-là des choses. Car ça affaiblit à terme le football français. »

            « JMA » assure qu'il n'a rien contre les dirigeants parisiens. Il a d'ailleurs milité pour que Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, intègre le comité exécutif de l'UEFA. « Le PSG fait bien, par ailleurs, son travail. Entre les hommes, il y a de l'estime. Mais comme dans la religion, chacun a la sienne. Les trois dirigeants du PSG, Nasser, Jean-Claude Blanc (le directeur général) et Victoriano Melero (le secrétaire général) connaissent ma philosophie et mon éthique. Cela ne veut pas dire que je ne les apprécie pas. Mais le système pénalise l'OL et ses actionnaires. » Alors, il continuera le combat « dans le cadre des institutions ». « C'est indispensable pour le football français, poursuit-il. Si on veut attirer des investisseurs stables, il faut qu'ils aient l'idée de pouvoir concurrencer le PSG. »

            (*) Contacté, le PSG n'a pas donné suite.


            Jean-Michel AULAS@JM_Aulas
            @OL @LFPfr @FFF @lequipe C’est souvent utile de rappeler une théorie qui pourtant est évidente sur l’équilibre compétitif des clubs de L1 ,de ne pas confondre FFP et Dncg et d’apprécier à sa juste valeur le recrutement de Paredes pour 47 m€ au moment même où le FFP enquête!
            232
            19:18 - 1 févr. 2019
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            Un autre tacle pour Monaco


            Jean-Michel Aulas peut mener plusieurs combats de front. Ce n'est donc pas parce qu'il affronte le PSG, demain soir, qu'il oublie les autres équipes. Et notamment Monaco (avec ses avantages fiscaux et sociaux ainsi que sa mise en cause dans les Football Leaks notamment pour des contrats suspects avec des joueurs mineurs), qui n'est pas, selon lui, exempt de tous reproches. « Dans un autre registre, Monaco réussit à dépenser aussi beaucoup d'argent dans des moments cruciaux, rappelle le président lyonnais. Un certain nombre de clubs, qui vont lutter pour ne pas descendre ou être en milieu de tableau, doivent considérer qu'il y a des règles économiques qui ne sont pas complètement transparentes. » E. M.

            L'Equipe du jour...

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            • Ligue 1 : la bonne recette de l'OL face au PSG

              Publié le lundi 4 février 2019 à 21:57 | Mis à jour le 04/02/2019 à 21:59
              Séduisants et percutants en première période, solidaires et résistants en seconde, les Lyonnais ont su s'adapter pour faire tomber le PSG.

              Franck Le Dorze Partager sur Facebook Tweeter Google+


              Avec un but encaissé d'entrée (Di Maria, 7e), sur une attaque rapide, après une première alerte quand Mbappé, parti dans le dos de Marcelo, écrasa sa frappe sur Lopes (1re), on put craindre pour les Lyonnais que le terrible scénario du match aller (0-5) se reproduisit. Mais cela sembla, au contraire, les galvaniser et ils dominèrent nettement cette rencontre de la 15e à la 50e minute, avant d'entrer en résistance et de tenir leur avantage pour infliger aux Parisiens leur première défaite de la saison en L 1 (2-1). Grâce à plusieurs éléments clés.
              Fekir : « De bon augure avant le Barça » Un pressing haut

              Peu s'aventurent à aller chercher les Parisiens haut, pour deux raisons : la peur d'offrir des espaces aux attaquants parisiens et l'incapacité à rivaliser sur le plan technique pour pouvoir faire des différences. Bruno Genesio, l'entraîneur lyonnais, avait, lui, décidé de prendre des risques, aussi parce qu'il possède les joueurs pour : « On a réussi à appliquer ce que l'on avait prévu : un pressing très haut, des transitions très rapides à la perte du ballon pour essayer de gagner les ballons le plus haut possible. » Pour cela, il a pu compter sur ses deux milieux axiaux, Aouar et Ndombele qui, très proches de Fekir, ont étouffé leurs adversaires dans le coeur du jeu durant la première période. Ensuite, l'entrée de Tousart (pour Aouar, 64e) a permis de mettre davantage d'impact.
              L'utilisation des côtés

              Alors qu'il avait privilégié un 4-2-3-1 pour la quatrième fois d'affilée, Genesio avait opté pour la titularisation de Dembélé dans l'axe, décalant ainsi Depay sur la gauche, Traoré étant par ailleurs préféré à Cornet à droite. On a ainsi beaucoup vu l'international néerlandais dans son couloir, bénéficiant des montées de Mendy dans son dos et des largesses parisiennes, surtout entre Kehrer et Daniel Alves. En première période, il a adressé cinq centres dans le jeu. Ndombele (14e) et Dembélé (19e) ont failli en profiter. Mais l'égalisation est intervenue de l'autre côté, où l'on a vu Traoré provoquer balle au pied. Cependant, c'est Dubois, le latéral droit, décalé par Fekir, qui a trouvé la tête de Dembélé (33e), dans un remake du but vainqueur à Saint-Étienne (2-1), deux semaines plus tôt. La répartition des attaques de Lyon contre le PSG ce dimanche (Opta)Une grosse solidarité

              Une fois l'avantage acquis sur un penalty de Fekir peu après la pause (49e), consécutif à un ballon en profondeur de Mendy pour Dembélé (accroché dans la surface par Thiago Silva), les Lyonnais ont nettement reculé. Par un réflexe naturel quand on a la chance de mener face aux Parisiens. Par contrainte, quand ceux-ci sonnent la révolte. Dans cette nouvelle configuration, il a été nécessaire de « faire les efforts les uns pour les autres, a apprécié le capitaine Fekir. Dans ce genre de match, il faut courir. » C'est parfois moins le cas... « La preuve que l'on est bien préparés physiquement, on a réussi à résister aux vagues parisiennes, a souligné Genesio. On défend mieux en bloc, pour presser haut, mais aussi, comme en fin de match, pour reformer un bloc plus bas. »
              Lopes, une autre dimension

              Il réalise, sans conteste, la meilleure saison de sa carrière. À 28 ans, plus apaisé, Anthony Lopes dégage une grande sérénité. Si la première période de l'international portugais ne fut pas exemplaire, à l'image d'une sortie manquée dont Cavani n'a pas profité (44e) et d'un sauvetage sur sa ligne par un Denayer aérien (43e), il fut remarquable après la pause, réussissant six de ses sept arrêts du match, le plus souvent de grande classe. Il en enchaîna même trois en trois minutes, devant Draxler (51e) et Mbappé (52e, 53e). On peut donc considérer que Lopes a remporté son match à distance avec Areola (8 arrêts, pourtant) qui, lui, aura eu le malheur de commettre une seule erreur, fatale, perdant ses appuis sur l'égalisation de Dembélé.

              L'Equipe

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                • Les délicats débuts dans la carrière d'entraîneur de Bruno Genesio à Besançon
                • Publié le samedi 16 février 2019 à 19:27

                  Si les «Genesio-sceptiques» ressassent des échecs passés de l'entraîneur lyonnais au FC Villefranche puis au Racing Besançon, clubs amateurs où il a démarré sa carrière de technicien, les témoins de l'époque, eux, se montrent bienveillants.


                  Christine Thomas Partager sur Facebook Tweeter Google+





                  « Ce que je n'accepte pas, c'est que l'on se serve de mon échec à Villefranche il y a 25 ans (18 ans dans les faits) pour dire que je ne peux pas réussir à Lyon. »Cette confession agacée de Bruno Genesio (au Monde, le 14 mars 2018) est révélatrice d'un homme las de devoir justifier, encore et encore, sa présence sur le banc de l'OL. Et de se sentir régulièrement obligé, à l'heure où il amène pourtant son groupe en huitièmes de finale de la Ligue des champions (aller mardi contre le FC Barcelone, retour le 13 mars en Espagne), de baisser le menton et de rentrer les épaules à chaque fois que la foule insatisfaite le remet en question et évoque le lointain souvenir de ses premiers pas dans le monde implacable des entraîneurs. Pourtant, échecs précoces, il y a eu. Et ils ont été rudes.
                  Genesio : «On ne prépare pas Barcelone en jouant Guingamp»
                  Avant que le destin ne le ramène un jour à la « maison » (l'OL, où il a été joueur de 1983 à 1995 puis coach à partir de 2005
                • ), Bruno Genesio, alors jeune entraîneur - il débute à trente-trois ans -, a pris deux fois la foudre hors de chez lui, au FC Villefranche (avril 1999 - février 2001, CFA puis CFA 2), puis au Racing Besançon ensuite (2004 - décembre 2004, N).

                  Le match fatal qui, huit ans après sa fin de carrière sportive (en 1996), allait sonner le glas de ses aventures extraconjugales avec Lyon, eut lieu au coeur de l'hiver 2004. Le 27 novembre de cette année-là, le Racing Besançon, fraîchement relégué de Ligue 2 et lanterne rouge du National pendant plusieurs journées, s'effondre à Cannes (0-3). Dans la foulée, Bruno Genesio, qui, cinq mois plus tôt, avait remplacé au pied levé Stéphane Paille, dont il était l'adjoint depuis la saison 2002-2003, est à son tour démis de ses fonctions d'entraîneur (après 7 victoires, 9 nuls et 8 défaites) pour la deuxième fois de sa jeune carrière, comme en 2001 au FC Villefranche. De quoi, forcément, apporter de l'eau au moulin de ceux qui réclament la tête trop « banale » du technicien lyonnais.




                  «Bruno a ressenti de la culpabilité, il se sentait dans la peau du traître»
                  Arnaud Maire, ancien joueur du Racing Besançon




                  « Stéphane Paille était un coach emblématique mais en tant qu'adjoint, Bruno Genesio, qui était très proche des joueurs, a joué un grand rôle dans notre montée en Ligue 2 en 2003, confie cependant Arnaud Maire (39 ans), ancien défenseur du Racing Besançon. Bruno était bien plus qu'un second. Il avait un côté très humain et nous communiquait sa passion et son sens de l'engagement. Je me souviens de certaines situations où il avait été un sacré point d'appui pour Stéphane Paille. Le binôme s'était bien trouvé. » Jusqu'à l'été 2004 où, après la descente en National, Paille est mis dehors et Genesio nommé entraîneur principal à sa place, ce qui provoqua une brouille entre les deux vieux amis, qui avaient notamment joué six mois ensemble à l'OL, en 1994.



                  Genesio : «Je mets les critiques débiles de côté»



                  « Cette période a été très difficile pour Bruno car il avait une relation très fusionnelle avec Paille, poursuit Arnaud Maire. Dans les semaines qui ont suivi, il a été parasité par son sentiment de trahison vis-à-vis de son pote, alors qu'il n'y était pour rien. Comme il est très humain, il a ressenti de la culpabilité, il se sentait dans la peau du traître. Du coup, il ne s'est pas engagé pleinement dans son rôle de coach principal. Lui qui était un grand chambreur, un déconneur, est soudain devenu moins souriant. Il avait grise mine, les yeux tristes... On ne reconnaissait plus Bruno. Il traînait tellement sa misère qu'on a même tous été soulagés pour lui quand il a quitté le club (en juin 2005, après quelques mois passés au poste de directeur sportif). Pourtant, je suis sûr que si la situation avait été humainement plus saine, Bruno aurait réussi à gérer le groupe malgré les gros problèmes financiers du club (beaucoup de joueurs partis à l'été 2004 n'avaient pas été remplacés), et on n'aurait pas été à nouveau relégués (en CFA, en juin 2005). »

                  «Bruno a pris le club au pire moment de son histoire sans avoir eu le choix»
                  François Bruard, ancien responsable de la formation au Racing Besançon

                  Entre sensibilité et culpabilité, Bruno Genesio, bien que porté par son vestiaire, aurait donc été victime de son humanité. Une version que François Bruard, alors responsable de la formation au Racing Besançon, confirme. « Bruno était très malheureux pour Stéphane (Paille) et Stéphane ne comprenait pas que Bruno accepte le poste, raconte Bruard, qui a passé 20 ans au club. Ils se sont fâchés. Mais en fait, les dés étaient pipés. Bruno a pris le club au pire moment de son histoire sans avoir eu le choix. Du jour au lendemain, il est passé de celui qui arrondissait les angles à celui qui décidait, du rôle de gentil à celui de méchant. Comme ce n'était pas dans sa nature, il n'a plus été le même et les joueurs ne savaient plus sur quel pied danser. Mais je continue à penser qu'il aurait fallu le laisser aller au bout car il était très compétent. C'était non seulement un second père pour les joueurs, mais c'est aussi lui qui animait toutes les séances d'entraînement. Des séances très vivantes, qui ne sortaient pas de l'ordinateur et où on sentait tout son passé de footballeur. Au côté de Stéphane, qui était parfois trop sanguin et dirigiste, Bruno a pris une part prépondérante dans la montée en L 2, qu'on attendait depuis dix-sept ans (1986). »


                  Des supporters lyonnais demandent le départ de Bruno Genesio au cours d'un match de L1 face à Nice, le 19 mai 2018 (3-2) (A. Martin/) L'Equipe



                  Pour preuve des errements ou remords des dirigeants d'alors, à quelques journées de la fin de saison 2004-2005, il fut même question d'une doublette Bruno Genesio - Hervé Genet (qui l'avait remplacé en décembre 2004). Mais aucun des deux ne souhaitant être l'adjoint de l'autre, cela ne s'était pas fait. Après la relégation en CFA (l'actuel N2), Genesio prendrait la porte de sortie et le chemin qui le ramènerait doucement chez lui.

                  « On était sûrs qu'il retournerait à Lyon car il avait ce club dans la peau, explique Bruard, avec tendresse. Il nous en parlait tout le temps. On allait même voir jouer les jeunes Lyonnais en Gambardella. Quand je vois à quel point il aime ce club, je ne comprends pas les supporters de l'OL qui le critiquent sans arrêt. J'ai envie de leur dire que ce n'est pas la gueule, ni les coups de gueule qui donnent de l'autorité à un coach... Ce sont les compétences. »

                  (*) Superviseur (2006 - 2011), entraîneur adjoint (2011 - déc. 2015), entraîneur principal depuis décembre 2015.

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                • Football Leaks : les contrats de plusieurs joueurs lyonnais dévoilés

                  Publié le mercredi 6 mars 2019 à 14:43 | Mis à jour le 06/03/2019 à 14:51Les contrats des joueurs lyonnais dévoilés par Mediacités, mercredi, révèlent primes de performances, avantages en nature et autres primes d'éthique.

                  Partager sur Facebook Tweeter0 partagesEn inscrivant dix-huit buts la saison dernière, Bertrand Traoré a obtenu une augmentation de 50 000 euros par mois. (L'Equipe)
                  L'antenne lyonnaise de Mediacités, en association avec Mediapart et le réseau EIC, analyse de nouveaux documents issus de la saison 2 des Football Leaks, des documents obtenus par Der Spiegel. Le média en ligne français a scruté en particulier les contrats plusieurs joueurs de l'Olympique lyonnais. Qui révèlent leur lot de clauses à plusieurs zéros.


                  Augmentation pour Traoré


                  On apprend ainsi que Bertrand Traoré a vu son salaire mensuel passer de 270 000 à 320 000 euros lorsqu'il a atteint la saison dernière la barre des 18 buts toutes compétitions confondues, en vertu d'une clause de son contrat qui prévoit aussi que son salaire progressera encore (350 000 euros par mois) s'il marque au moins vingt buts par saison (il en est à la moitié à ce stade de la saison).

                  Parmi les nombreuses primes associées au salaire de l'attaquant burkinabé, il est prévu qu'il percevra 250 000 euros s'il est élu meilleur joueur africain de l'année. Il touche aussi, comme tous les Lyonnais, une prime d'éthique qui équivaut à 10 % environ du salaire fixe, précise l'OL, le versement de ladite prime étant conditionné au respect de « neuf règles » de comportement, incluant « l'absence de commentaire public négatif sur (le) club, ceux qui y travaillent et ceux qui le soutiennent ».


                  Marçal privé de prime C1


                  Le défenseur brésilien Marçal - qui s'est fait supprimer sa prime d'éthique il y a un an (mars 2018) pour avoir refusé de serrer la main de son entraîneur, Bruno Genesio - a manqué d'un rien la prime de participation à la Ligue des champions. Cette jolie somme (350 000 euros) lui était promise s'il disputait 25 matches dans la saison mais, toutes compétitions confondues, il n'en a joué que vingt-quatre. Sûrement un peu rageant...

                  Autre Brésilien, Rafael bénéficie d'avantages en nature comme quatre allers-retours entre Lyon et Rio en classe business par saison (idem pour Bertrand Traoré avec Ougadougou, capitale du Burkina Faso).

                  Arrivé en juillet 2017, Kenny Tete, enfin, dispose d'un « contrat en or » à Lyon. Négocié par son agent, Mino Raiola, il lui a permis de toucher deux primes exceptionnelles d'un million d'euros chacune les 31 juillet 2017 et 31 juillet 2018, « qui étaient seulement conditionnées au fait de demeurer dans l'effectif ». Le contrat du défenseur néerlandais prévoit aussi un intéressement à son futur transfert : 2 millions si son montant est compris entre 10 et 15 millions, puis un million de plus par tranche de 5 millions jusqu'à un intéressement de 8 millions au-delà d'un transfert dépassant 40 millions. Comme quoi les contrats dans le football prévoient tout, même l'invraisemblable...

                  L'Equipe du jour

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                  • Ca va changer un peu du bashing bas de plafond sur pep, une interview très intéressante,
                    https://www.sofoot.com/bruno-genesio...ur-466227.html BRUNO GÉNÉSIO : « ON EST SEUL QUAND ON EST ENTRAÎNEUR »

                    À quelques heures d'affronter le FC Barcelone d'Ernesto Valverde, Bruno Génésio évoque en longueur son quotidien d'entraîneur, la gestion de son groupe, son caractère et l'Olympique lyonnais, le club pour lequel il a une licence pour la 38e saison. Entretien.

                    PROPOS RECUEILLIS PAR THOMAS ROSTAGNI À DÉCINES-CHARPIEU LUNDI 18 FÉVRIER

                    Voici que s'annonce ce mardi Lyon-Barça et personne n'en distingue vraiment les contours. Que valent vraiment ces Blaugrana-là avec leur palanquée de trentenaires (Messi, Piqué, Rakitić, Suárez, Busquets) ? Et quel OL verra-t-on : celui qui bastonne les grosses cylindrées ou celui qui s'évapore au moment où on s'y attend le moins ? Féru de tactique, Bruno Génésio devra résoudre demain une autre équation d'envergure, après celle du Manchester City de maître Pep Guardiola. Questionné et raillé par certains de ses propres supporters, le technicien rhodanien a quelques soutiens de poids à l'heure d'affronter l'ogre catalan. « Il est intègre, facile en société et loyal. Ceux qui sont étonnés (par ses résultats) jugent sans éléments. Tactiquement, il tient la route et prend les bonnes décisions. Il a son vestiaire bien en main. Ne lui manque plus qu'un titre. Il est intelligent et compétent, ce qui ne va pas toujours de pair » , le défend Gérard Houllier. Bruno Génésio raconte ici son métier de fond en comble, son club et ses croyances. En attendant d'être prophète en son pays..


                    Vous racontez souvent que Pep Guardiola et Carlo Ancelotti sont vos entraîneurs préférés : qu'est-ce qui vous plaît chez eux ?
                    D'abord, on retrouve les joueurs qu'ils ont été dans leur façon d'entraîner. Guardiola parce qu'il innove, invente des choses, pas pour le plaisir d'inventer, mais pour toujours trouver une efficacité maximale à son équipe. Il modifie son système de jeu, change les joueurs de poste, là où pas grand monde n'aurait pensé qu'ils allaient pouvoir s'exprimer. Je pense à Lahm au milieu de terrain au Bayern, mais il y en a d'autres. Il amène des principes de jeu très novateurs comme les latéraux qui rentrent à l'intérieur quand ils ont le ballon.

                    Rudi Krol et Wim Suurbier faisaient déjà ça à l'Ajax dans les 70s...
                    Guardiola s'est énormément inspiré de ce qu'ont amené Rinus Michels et Johan Cruyff au Barça. Il y a joué et a perpétué ça en devenant entraîneur. J'aime la façon de jouer de ses équipes qui sont spectaculaires, prennent des risques, n'ont pas peur de se découvrir, de se déséquilibrer même, pour attaquer. C'est à double tranchant parce qu'elles peuvent se faire contrer, mais il se passe toujours quelque chose.

                    Et pour Carlo Ancelotti ?
                    J'ai eu la chance de le découvrir à Madrid lors d'un stage pour faire valider mon diplôme d'entraîneur. Lui allie sa culture de joueur puis d'entraîneur italien et un gros travail organisationnel avec la fantaisie espagnole dont j'adore la fluidité technique et les vagues incessantes... Carlo fait bien jouer ses équipes. Il a un management qui me plaît : il aime échanger avec ses joueurs, les protéger, consulter son staff, gérer les ego sans se renier... J'ai également pu discuter avec Zinédine Zidane qui m'a beaucoup parlé de son passage à la Juve.



                    Ce que vous dites sur Ancelotti, on peut également l'attribuer à Zidane. Sous sa direction, le Real est devenu une équipe italienne avec des bases espagnoles.
                    Exactement. Zidane a dû prendre de Carlo dont il a été l'adjoint. Pour moi, Ancelotti, c'est la rigueur italienne dans le domaine défensif, le travail tactique, la concentration dans la récupération du ballon, mais aussi le foot qu'on aime, fait de verticalité, de jeu porté vers l'avant... Zizou a la même philosophie...

                    « Au très haut niveau, le 4-4-2 losange est compliqué. »
                    Ancelotti, justement, a été l'adjoint d'Arrigo Sacchi avec la Nazionale à ses débuts qui exigeait que ses joueurs s'adaptent à son système, plutôt que le contraire...
                    (Il coupe.) C'est un débat essentiel. Sacchi avait ses idées, celle-là en particulier... Lors du stage au Real, j'ai posé la question à Ancelotti sur son système de jeu préféré. Il m'a répondu : « Quand j'ai commencé comme entraîneur, je ne voulais jouer qu'en 4-4-2 (comme le Milan de Sacchi où il était titulaire). C'était l'organisation qui me plaisait le plus, la plus appropriée pour bien jouer et je souhaitais que mon équipe s'y plie.  » Ensuite, il m'a expliqué qu'au fur et à mesure qu'il a avancé dans sa carrière, il s'est rendu compte que le plus important, c'était d'exploiter les qualités de ses joueurs à 100%. Dans ce contexte-là, il fallait être capable d'adapter son organisation aux qualités collectives et individuelles des joueurs qu'on a à sa disposition et de changer de philosophie. C'est ce qu'il a fait à Paris notamment ou à Milan avec l'arbre de Noël, le 4-3-2-1. Cette réflexion, qui date de dix ans maintenant, colle encore plus à la réalité du football moderne. Les coachs doivent être capables désormais de s'adapter à leurs joueurs, à l'adversaire, de changer de stratégie en cours de match, d'une rencontre à l'autre parce qu'on dispose de beaucoup d'outils pour observer ses opposants. Il faut être capable de les surprendre et proposer de l'inattendu. C'est une des grosses évolutions de l'histoire du jeu.

                    Vous avez quoi en magasin comme systèmes à l'OL aujourd'hui ? Il ne vous reste que le 4-2-3-1, puisque vous dites vous-même que le 4-4-2 en losange est très risqué en haute altitude et il paraît qu'on ne peut pas jouer en 4-3-3 avec Nabil Fekir...
                    Le losange au très haut niveau est compliqué. On a utilisé plusieurs systèmes, et en ce moment, on propose un 4-2-3-1, effectivement. On a eu un 3-5-2 avec trois centraux et Nabil derrière deux attaquants. Il faut toujours avoir en tête de proposer un système adapté aux qualités de ses joueurs. Nabil peut jouer à différents postes, mais là où il est le plus à l'aise, où il est le plus utile pour l'équipe, et c'est ce qui est le plus important, c'est derrière un ou deux attaquant(s) en numéro 10. Forcément, lorsqu'un de vos meilleurs joueurs s'exprime le mieux en position de 10, vous allez faire un système qui lui permet de donner le meilleur de lui-même. On a trois possibilités avec un dix : le 3-5-2, le 4-4-2 en losange et le 4-2-3-1.

                    Comment peut-on quantifier le travail d'un coach ?
                    Il y a plusieurs critères. Le premier, ce sont les résultats sur la durée. Faire une bonne saison en Ligue 1, presque tout le monde peut y arriver ; le plus compliqué c'est de durer. Ensuite, il y a la façon dont on fait évoluer l'équipe, dont on la fait progresser en tant qu'entité et si les joueurs s'améliorent individuellement. Est-ce que l'équipe se bonifie ? Ensuite, est-ce que l'entraîneur est capable de s'adapter au contexte, à la philosophie d'un club ? Chaque club est différent, a son histoire, sa façon de faire et de penser, que l'on soit à Barcelone, à Manchester ou à Lyon. Enfin, quand on en parle entre coachs, ce qui ressort c'est la qualité du management. On est très « staffés » , on partage le travail au quotidien avec toute une équipe. Le plus gros du travail, si on doit évaluer un entraîneur, c'est dans sa faculté à gérer et à manager les hommes ; encore plus à Lyon et dans les grands clubs européens parce qu'on a affaire à des joueurs qui sont des stars, qui ont des ego très très... importants. Cela me semble un bon critère d'évaluation pour savoir si on est un bon manager-entraîneur, ou pas. Souvent, il y a une relation entre bien manager et avoir des résultats, être performant.



                    Il faut donc gérer des ego, mais aussi manager des compétences, celles de ses adjoints. Comme un réalisateur de cinéma...
                    Bien sûr, il y a aussi un staff à s'occuper. Il y a moins d'ego dans le staff, mais ce sont aussi des personnes qui peuvent avoir des problèmes, des moments difficiles dans leur vie, qui ont besoin d'être reconnues dans leur travail, et c'est le job de l'entraîneur. On a des gens spécialisés, compétents dans chaque domaine. C'est important qu'ils sentent que vous les valorisez, que vous êtes capable d'être proche d'eux, de recadrer si nécessaire, que vous tenez la barre... C'est un métier difficile : on vit ensemble les joies comme les moments difficiles, tous les trois jours parfois. Il est vital de concerner, de motiver tout le monde parce que c'est dans les moments difficiles qu'on voit une équipe solidaire, soudée, ce qui permet de passer des caps le moins mal ou le mieux possible. C'est la force de l'OL, une des raisons pour lesquelles le club est monté et reste à un très haut niveau. De temps en temps, il y a des secousses et on les passe pour l'instant, je touche du bois, assez bien.

                    Qu'est-ce que ça vous a apporté d'être adjoint ?
                    J'ai d'abord été analyste vidéo, j'observais les adversaires. Comme adjoint, ce que j'aime c'est l'entraînement. Ça me rappelle aussi comment me comporter avec eux. Il ne se passe pas un jour où je ne me demande pas : « As-tu suffisamment concerné tes adjoints ? Les as-tu valorisés ? Accordé assez d'attention ?  » Je m'interroge sans cesse parce que lorsqu'on est adjoint, on travaille, on est épanoui, mais le jour du match, la lumière est pour les joueurs, c'est normal, et pour l'entraîneur, quand on a gagné. Parfois, on se dit qu'on a bien fait notre job, mais que si le coach n'a pas cette pensée ou un petit mot après la rencontre, gagnée ou perdue, pour féliciter ou mobiliser les mecs, on a un petit peu de frustration. J'ai pris ça à Gérard Houllierqui est fort dans ce domaine. Naturellement, il avait toujours un petit mot, un geste pour tous les gens avec qui il travaillait. C'est très important dans le fonctionnement, dans l'ambiance générale qui nous entoure, parce qu'on est seul quand on est entraîneur. À un moment donné, on est seul. Quand vous perdez un match, vous êtes seul. Même si on a beaucoup de gens autour de nous, on est seul. Vous rentrez chez vous et vous dites : « Je n'ai peut-être pas fait la bonne compo, les bons changements et puis, qu'est-ce que je vais faire au prochain match ? » C'est sans cesse ça, et là, on est seul... On est seul, mais, quand on a une équipe soudée, ses leaders autour de soi, eh bien, on se sent un petit moins seul. C'est hyper important pour ne pas lâcher, pour conserver une énergie positive avec le groupe.

                    « J'ai envie qu'on me reconnaisse par rapport à ce que je fais, à ce que j'ai fait et à ce que je vais faire. »
                    Vous dites qu'un entraîneur, bien que très entouré, est fondamentalement seul.
                    Parfois, oui. C'est très paradoxal ce que je vous dis puisqu'on travaille en équipe. Je délègue parce que c'est ma façon d'être et c'est ce que j'aime, mais à un moment donné, vous êtes seul. Face aux mauvais résultats, aux critiques, aux choix, vous êtes seul parce que c'est vous qui devez décider. C'est normal, c'est votre rôle. Chaque jour, parfois chaque heure, je prends des décisions. Quand ça va bien, pas de problème ; quand ça va moins bien, faut assumer. Vous êtes seul non pas parce que les gens ne sont pas avec vous, mais c'est vous qui vous sentez seul par moment. Lorsqu'on perd à Paris (0-5) en octobre, quand je rentre chez moi, je me sens seul. Par rapport aux défaites, aux responsabilités, à ce que j'ai fait...

                    C'est la nuit avant de dormir que vous vous sentez le plus seul ?
                    Ouais. D'ailleurs, je ne dors pas. On s'endort, mais très tôt ou très tard. Une fois que je m'assoupis, je dors plutôt bien, mais il faut y parvenir. On repense à tout, même quand on a gagné. Là, quand on a battu Paris, je me suis endormi à 4h30 du matin. Le lendemain, j'étais avec Thomas Tuchel à une réunion de l'UEFA à Francfort sur la VAR, il n'avait pas dormi non plus pour d'autres raisons, c'est notre vie.



                    Certains de vos amis, vos collègues disent que vous ne vous mettez pas assez en avant. Vous « vendez-vous » suffisamment bien ?
                    On me le dit souvent et ça doit être assez juste. À Madrid, j'avais posé à Carlo Ancelotti la même question que vous m'avez posée, « qu'est-ce qu'un bon entraîneur ? » , il m'a répondu : « C'est de rester soi-même, ne pas jouer un rôle. » Il a ensuite pris son exemple : « J'aime être consensuel, je n'aime pas trop le conflit. S'il y en a, je les gère. Je préfère tout faire pour les désamorcer en amont, plutôt que de m'en nourrir comme certains autres entraîneurs.  » Il voulait parler de Mourinho, bien sûr, qui fonctionne différemment, mais il est comme ça. Il a ajouté : «  Il faut que tu saches où tu te situes, où tu te sens bien et surtout ne change pas, ton caractère comme ta façon d'être. » Sans vouloir être prétentieux, pourquoi est-ce que je changerais ? Parce que je suis entraîneur de Lyon, parce que j'ai gagné quatre matchs ? Pourquoi essayer de jouer un rôle pour me vendre ? Du coup, on me le reproche, mais je me sens mieux comme ça. Je reconnais, et ce n'est pas un défaut, que je n'ai pas envie de me vendre, je ne suis pas là pour me vendre. J'ai envie qu'on me reconnaisse par rapport à ce que je fais, à ce que j'ai fait et à ce que je vais faire.

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                    • Seconde partie :
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                      BRUNO GÉNÉSIO : « MOI, JE RAMASSE MÊME QUAND ÇA VA BIEN »

                      À quelques heures d'affronter le Barça d'Ernesto Valverde, Bruno Génésio évoque en longueur son quotidien d'entraîneur, la gestion de son groupe, son caractère et le club pour lequel il a une licence pour la 38e saison. Entretien.

                      PROPOS RECUEILLIS PAR THOMAS ROSTAGNI À DÉCINES-CHARPIEU MARDI 19 FÉVRIER

                      Bruno Génésio : « Moi, je ramasse même quand ça va bien »
                      Lire la première partie de l'entretien avec Bruno Génésio : «  On est seul quand on est entraîneur  »
                      Comment expliquez-vous l'incompréhension entre vous et une partie des supporters ?
                      D'abord, je n'ai pas été un grand joueur. On associe souvent un entraîneur à sa carrière de joueur. Il y a eu une sorte de défiance, au début. Le public lyonnais attendait un entraîneur de renom avec un palmarès au moment d'entrer dans le nouveau stade. Le fait que ce soit moi a été perçu comme une déception et ils sont restés là-dessus parce qu'on ne veut pas changer d'avis, parfois. J'en ai souffert un moment parce que je trouvais ça plutôt injuste. Je reconnais qu'il peut y avoir, de temps à autre, matière à griefs concernant ce que je fais, comme lors de l'élimination contre le CSKA Moscou en Europe l'an dernier (victoire de l'OL à l'aller 1-0 et défaite à domicile 2-3 en 8es de finale au retour, N.D.L.R.). Aujourd'hui, ça ne me perturbe pas plus que ça. J'ai l'impression d'avoir progressé, plutôt bien fait mon travail. Mon gros regret, c'est de ne pas avoir atteint la finale de la Ligue Europa, lorsqu'on s'est fait éliminer par l'Ajax (demi-finale, 2017). On était tout près et c'est un match qui aurait pu faire tout basculer. Pour le reste, je fais mon autocritique, je me remets en question. Si le président Aulas m'a gardé depuis trois ans, c'est qu'il est plutôt satisfait. Ce n'est pas son genre de conserver quelqu'un s'il ne correspond pas à ce qu'il souhaite. Maintenant, j'aimerais gagner quelque chose avec l'OL...


                      À quoi attribuez-vous l'irrégularité de votre équipe ?
                      Il y a un ensemble de facteurs dans lesquels je m'englobe avec mon staff. On n'a pas encore réussi, du moins pas complètement, à se préparer de la même manière suivant qu'on joue Marseille, City, Paris ou une équipe moins ronflante. Là, je mets tout le monde dans le même sac ; pour moi, c'est le club en entier. On a un gros travail à faire là-dessus, le staff inclus, pour ne pas se laisser griser par de belles victoires. On doit bien se préparer, de la même manière, quel que soit l'adversaire, faire du mieux qu'on peut, avoir un discours, peut-être redondant, pour mettre les joueurs en garde, pour mieux les préparer mentalement pour ce qui nous attend, quel que soit l'adversaire... Les joueurs aussi ont besoin de ça et de se remettre en question afin de ne pas être négligent. C'est un ensemble.

                      Vos joueurs semblent proches de vous : comment communiquez-vous avec eux ?
                      C'est un de mes chevaux de bataille avec mon staff de combattre cette image de footballeurs qui sauraient jouer au foot, mais qui n'auraient pas grand-chose dans la tête, qui seraient incapables de parler et n'auraient pas d'opinion. Ce n'est pas la réalité. J'ai de jeunes joueurs qui ne vivent pas comme nous à l'époque, mais plutôt que de dire que c'est débile, j'essaie d'appréhender pourquoi ils sont comme ça, de m'adapter parce que je considère que c'est à nous de nous adapter. Cela n'empêche pas d'avoir des règles, des valeurs, de leur imposer certaines choses. On doit être capable de capter leur fonctionnement, leur comportement. C'est primordial dans la relation qu'on peut avoir avec les joueurs, avec les enfants et j'ai envie de dire, avec tous les jeunes. Si on n'assimile pas ça, on fait fausse route et il y aura forcément une opposition, voire une scission à un moment donné. C'est à nous de nous adapter à leurs codes, sans subir, sans tout accepter. Au contraire. Alors, plutôt que de dire «  ils écoutent de la musique de fous, leur rap, leur machin  » , on se doit de les comprendre.



                      Gère-t-on tous les joueurs de la même façon ?
                      Là aussi, on doit s'adapter. On ne peut pas se comporter avec 25 joueurs de la même manière. Chaque joueur a un caractère différent, une personnalité distincte et derrière chaque joueur, il y a un homme, et chacun a une histoire particulière. C'est peut-être à ce niveau-là qu'on doit le plus progresser dans les clubs aujourd'hui. Connaître l'histoire du joueur, sa vie familiale, son parcours depuis l'enfance, ce qu'il a vécu, est primordial. On doit complètement intégrer le profil du joueur dans notre réflexion et dans notre gestion aujourd'hui. C'est souvent notre enfance qui façonne notre vie à l'âge adulte. Manager tout l'effectif de la même façon, vous n'y arriverez pas, chaque individu est singulier. Cela ne veut pas dire qu'il y a des passe-droits ; ça ne veut pas dire qu'un joueur qui a une personnalité différente peut n'en faire qu'à sa tête ou arriver en retard. Non. Il y a des règles de groupe qui sont indispensables à la vie d'un collectif, parce que sinon, c'est le bordel en clair. En revanche, dans le management des hommes, des hommes (il répète), faut faire du cas par cas, suivant les gens à qui on a affaire. C'est comme ça que je vois mon travail en tout cas.

                      « En France, on aime bien coller des étiquettes aux gens : moi, je suis l'entraîneur gentil qui n'a pas de principes de jeu. »
                      Vous imaginez-vous coacher ailleurs qu'à Lyon ?
                      Sincèrement, oui, je l'envisage. Sinon, il faudrait que je change de métier, à moins de faire une carrière à la Ferguson ou à la Wenger. Ce qui est possible, ce que j'aimerais... (Il cherche ses mots) Je sais aussi que le jour où ça arrivera, parce que je pense que ça arrivera un jour, ça sera, comment dire, quelque chose de particulier, je vais en quelque sorte couper le cordon. Je suis prêt à ça, je m'y prépare. Je ne suis pas un rêveur.

                      Cela veut-il dire que vous avez pris un agent ?
                      (Il rit.) Oui. Je ne vous pas dirai pas son identité (il a annoncé ce dimanche à Téléfoot vouloir travailler avec Pini Zahavi, sauf en cas de négociations avec l'OL, qu'il mènerait lui-même), puisque je ne l'ai pas encore donnée à mon président et aux gens concernés (1).

                      Souvent, le destin d'un entraîneur est une affaire de timing : être dans le bon club au bon moment. Robert Herbin, le technicien mythique des Verts, qui vous a fait débuter en pro à l'OL en 1985, n'a jamais eu de grands résultats ailleurs que dans le Forez. Cet éventuel saut dans l'inconnu vous fait-il peur ?
                      Non. Ma priorité, c'est de continuer ici. Pour ça, il faut que j'aie des résultats, que mon président prenne sa décision en son temps de collaborer de nouveau avec moi. Quand je dis que je me prépare à la possibilité d'un jour entraîner ailleurs, se préparer c'est aussi se préparer à choisir le club – sans faire trop le malin, je ne suis pas Guardiola ou Zizou – qui me corresponde le mieux, d'essayer de trouver un projet qui colle au mieux à ce que je suis aujourd'hui comme entraîneur et comme personne. Je ne vais pas faire du copié-collé avec Lyon, je cherche un club qui soit conforme avec ce que j'ai envie de vivre et de transmettre. Je crois que c'est comme ça qu'on peut réussir.



                      À Lyon, peut-on être prophète en son pays ?
                      Je me demande si ça sera plus difficile ailleurs qu'ici. Je ne suis pas sûr. Quand j'ai été nommé, Rémi Garde (coach de l'OL entre 2011 et 2014) m'a dit : «  Tu verras, c'est très, très difficile d'être entraîneur dans ta ville et dans ton club.  » Je pense qu'il a raison. Le jour où dans un club, je ne serai plus perçu comme l'enfant du club, l'ancien adjoint ou l'ex-joueur moyen, je serai uniquement évalué sur ce que je fais.

                      Certains de vos détracteurs se sont mis à vous surnommer « Pep » ...
                      (Il coupe.) Ce n'est pas ce que j'ai le plus mal vécu, ça me faisait même plutôt marrer. Il y en a d'autres qui me font moins rire, comme des attaques que je juge infondées, sur lesquelles aucun argument ne repose. J'ai l'impression qu'en France, on aime bien coller des étiquettes aux gens, quels qu'ils soient. Moi, je suis l'entraîneur gentil qui n'a pas de principes de jeu, qui a réussi les six premiers mois, seulement parce que je suis copain avec les joueurs. Tout juste si on ne se saoulait pas tous les jours ici et du coup, on a battu le Monaco du grand Jardim (6-1) uniquement parce qu'on a pris une cuite la veille, entre potes. On m'a mis dans cette case-là, et du coup, aujourd'hui, on ne veut pas m'en sortir parce que c'est con de changer d'avis. Ça fait partie de notre métier de ramasser quand ça va mal, mais, moi, je ramasse même quand ça va bien. (Sourire.)Les critiques font partie de notre métier. Je les accepte. Je sais que parfois je n'ai pas fait les bons choix... Quel entraîneur ne fait que des bons choix ?

                      Vous confessez être colérique, parfois. Est-ce que ça s'exerce vis-à-vis du staff ou des joueurs ?
                      Ça peut, mais je me soigne. (Il rit.) Il faut que je fasse attention. J'essaie de me corriger parce que ce n'est jamais bon. Colérique, ça veut dire épidermique, réagir à chaud. Cela ne m'arrive pas tous les jours, j'ai tendance à prendre un peu de recul. Après coup, je me dis : «  T'es con, ça ne sert à rien, c'est débile.  »



                      « Ma priorité, c'est de continuer à l'OL. Pour ça, il faut que j'aie des résultats. »
                      Entre votre première licence à l'âge de cinq ans en 1971 et aujourd'hui, vous avez passé trente-huit saisons à l'OL. Comment appréciez-vous la trajectoire de l'OL sur près d'un demi-siècle, de la D2 à la Ligue des champions ?
                      On se fait peu à peu à cette montée en puissance, car c'est plus valorisant. Il y a deux aspects bien distincts : le sportif qui a progressé au fil des ans et les infrastructures. Ce n'est pas simplement un budget qui a augmenté, de l'argent qui a été investi sur des joueurs pour finir dans les quatre premiers du championnat. C'est tout ce qu'on voit ici : un stade qui appartient au club, les structures du camp d'entraînement, ce qui n'est pas dans la culture française. Les clubs anglais ou allemands savent que c'est déterminant pour qu'un club progresse, accède et reste au plus haut niveau. Avoir toutes les bases, de beaux terrains d'entraînement, un stade accueillant qui autorise de fidéliser le public, c'est ce qui est beau, c'est ce qui favorise la progression sportive, c'est ce qui permet d'atteindre l'élite européenne, d'y rester et de grandir à tous les niveaux. La prochaine étape, c'est de rivaliser avec les six, huit plus grandes équipes continentales qui sont encore au-dessus de nous. L'objectif suivant et peut-être final, c'est de venir régulièrement titiller ces grands clubs dans l'avenir, afin de gagner la Ligue des champions. Je pense que ça, c'est dans la tête du président.

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                        Lyon : Qui sera le prochain jeune à s'imposer dans l'équipe ?


                        Publié le samedi 9 mars 2019 à 11:00


                        Solet, Caqueret, Pintor... À l'instar de Yassin Fekir, qui a fait ses débuts en L 1 face à Toulouse, Bruno Genesio dispose de plusieurs jeunes qu'il intègre doucement. Sélectionneur de l'équipe de France U19, Lionel Rouxel jauge leur potentiel.


                        Paolo Philippe Partager sur Facebook Tweeter

                        Oumar Solet : « Le potentiel pour réussir à l'OL »


                        C'est le plus connu des inconnus. Oumar Solet, dix-neuf ans, une allure aussi frêle que longiligne (1,92 m), et une réelle intégration au groupe lyonnais. Arrivé à l'OL en janvier 2018 en provenance de Laval (National), le défenseur central a d'abord connu la réserve. Depuis le début d'année, l'international U 19 (5 sélections, 1 but) passe avant Jérémy Morel dans la hiérarchie des centraux (il a été titulaire trois fois cette saison). Ses débuts restent pourtant contrastés, à l'image de son match face à Toulouse (2-2, le 16 janvier) où, dépassé, il est sorti à la 60e.

                        « Il a le potentiel pour réussir à Lyon, assure Bruno Rouxel, qui le dirige avec l'équipe de France U19. Mais il a encore du travail à accomplir, notamment dans la concentration et la vigilance. » Ses qualités ? « Son côté athlétique, sa qualité de relance même si c'est à travailler et son bon jeu de tête, énumère l'ancien Guingampais (1994-1998). En équipe de France, je l'estime défenseur central (il peut aussi jouer milieu défensif), c'est un garçon capable de remonter le ballon assez souvent, avec de la puissance et de la force. » À son arrivée, Bruno Genesio soulignait le « profil intéressant pour l'avenir » du jeune défenseur « qui va très vite et qui est très bien dans le un contre un ». Oumar Solet contre Toulouse. (F. Lancelot/L'Équipe)


                        Maxence Caqueret : « Il voit vite et bien »



                        « Il a un a bon pied, voit vite et bien, c'est un joueur un capable de marquer des buts et d'être bon dans la dernière et l'avant-dernière passe. » Houssem Aouar ? Non, Maxence Caqueret, dix-neuf ans. Visage juvénile, intelligence de jeu et milieu relayeur. Comme l'international espoirs (20 ans). « Il y a des ressemblances, dans l'approche et la finition. Ce sont des joueurs qui peuvent apporter une touche technique », commente Rouxel.

                        Comme Aouar à ses débuts, le jeune milieu formé à l'OL est peu utilisé par Genesio, qui l'a titularisé une fois cette saison, à Bourges (2-0, le 5 janvier) en Coupe de France (il a également joué quelques minutes face à Caen 3-1, le 27 février). Caqueret, qui a signé son premier contrat professionnel en décembre, avait pourtant réalisé une excellente préparation estivale. « Jouer à Lyon, c'est plus difficile qu'ailleurs », explique Rouxel, qui décrit un joueur capable de jouer à tous les postes du milieu de terrain, notamment en raison de son volume de jeu. « Il avait les meilleurs statistiques athlétiques avant le Mondial U17 en Inde (2017), il doit s'appuyer sur sa force, c'est un gars endurant qui court vite et longtemps. »

                        Souvent capitaine en Youth League cette saison (5 matches, 2 buts, 1 passe décisive), comme cela lui est arrivé en équipe de France, Maxence Caqueret n'a pourtant pas - encore - l'épaisseur d'un leader : « Il prend peu la parole, il doit s'affirmer là-dessus. » Maxence Caqueret. (A. Martin/L'Équipe)

                        Lenny Pintor : « Il a besoin de stabilité »



                        Lenny Pintor a déjà vu du pays. Né à Sarcelles (Val-d'Oise) en 2000, l'attaquant lyonnais est passé par Bastia et Brest avant de signer à l'OL (août 2018) pour cinq millions d'euros (plus quatre de bonus). Pour l'instant, il a dû se contenter de miettes : quelques apparitions sur le banc et huit minutes avec les pros. En Youth League, le jeune Lyonnais (18 ans) a inscrit quatre buts (une passe décisive) en six matches. « Il a besoin de stabilité, en cinq ans il a connu quatre clubs, explique le sélectionneur des U 19. Il a un gros rapport avec le ballon, il a besoin de le recevoir dans les pieds pour éliminer. C'est quelqu'un qui peut jouer sur le côté gauche, ou dans l'axe comme deuxième attaquant. »

                        Et d'ajouter : « Il y a encore beaucoup à travailler, mais c'est quelqu'un d'intelligent, il sait sur quelles bases il doit s'améliorer. Il doit être plus dans le mouvement, dans l'effort en continu, sur des courses de replacement ou de déséquilibre. » En attaque, le droitier est confronté à une concurrence abondante (Cornet, Dembélé, Depay, Fekir, Terrier, Traoré). Et le retour d'Amine Gouiri, victime d'une rupture des ligaments croisés en début de saison, devrait retarder l'éclosion de l'ancien Brestois. Lenny Pintor. (A. Martin/L'Équipe)
                        L'Equipe.fr

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                        • [EXCLU Téléfoot 10/03] – Aulas sur le mercato estival de l'OL : "On laissera partir un seul joueur"




                          Par Alexandre COIQUIL|Ecrit pour TF1|le 10/03/2019 à 12:25, mis à jour le 10/03/2019 à 12:25




                          Dans un entretien exclusif donné à Téléfoot, dimanche, Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais, a révélé que le club rhodanien laissera partir un seul joueur, sur ceux qui sont sollicités, lors du prochain mercato estival.



                          Sur les départs lors du mercato estival 2019



                          "On laissera partir un seul joueur, de ceux qui sont sollicités. Donc, je ne sais pas lequel car il y en a beaucoup qui sont sollicités."
                          "Mais on fait un gros effort pour convaincre Nabil qui est notre champion du monde, qui est issue de l'académie, de rester alors qu'il était quasiment acquis qu'il puisse partir."



                          Sur le fait que ce soit plus facile de laisser partir un Depay, qu'un joueur du cru comme Aouar



                          "C'est plus facile, évidemment. Houssem est programmé pour être... pour faire partie de l'équipe championne d'Europe qui sera, c'est sûr, à Lyon dans les années qui viennent."
                          "Voilà, maintenant, les conditions de propositions, la volonté des joueurs est toujours un élément q'il faut prendre en compte."
                          "Au bout de 32 années d'expérience, ce n'est pas obligatoirement mes desiderata qui sont choisis."

                          Sur l'avenir de Bruno Genesio et s'il avait déjà pris une décision concernant son futur


                          "Il l'a exprimé : il a dit que sa priorité était de rester. Donc, c'est un acquis."
                          "Non, elle (la décision) n'est pas prise, sinon je lui aurais dit, ce qui aurait peut-être évité qui ait cette indécision."
                          "Mais j'aurai un entretien avec Bruno avant Barcelone pour lui dire le fond de ma pensée pour qu'on se donne vraiment tous les atouts pour aller à Barcelone, non pas échafaud ou de pression inutile."
                          "En tous cas, Bruno est un bon entraîneur."



                          Bonus Téléfoot 17/02 - Genesio : "Mon souhait est de continuer à Lyon"

                          Dans un entretien exclusif donné à Téléfoot, le dimanche 17 février dernier, Bruno Genesio, l’entraîneur de l’Olympique Lyonnais, a indiqué qu’il donnait sa priorité pour continuer à être l’entraîneur de l’OL la saison prochaine.

                          Sur le fait que l'OL ne gagne plus de titre depuis 2012


                          "J'ai évoqué dernièrement, mais ça paraissait prétentieux, de dire que je ne partirai après avoir gagné une coupe d'Europe et peut-être la Ligue des champions."
                          "C'était pour aller contre cette idée reçue : oui j'en ai marre, évidemment."
                          "Si j'étais fou, puisqu'on est qualifiés encore, essayer de remporter la Ligue des champions. Ce n'est pas réaliste. La Coupe de France, ce sera très difficile."
                          "Mais je pense qu'il y a une petite chance et qu'on la jouer aussi."


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                            OL : les nouveaux équilibres du pouvoir

                            Publié le lundi 11 mars 2019 à 21:00 | Mis à jour le 11/03/2019 à 21:53

                            Alors que Jean-Michel Aulas commence à envisager sa sortie, le pouvoir sportif fait l'objet de nouveaux équilibres à l'OL.


                            Vincent Duluc Partager sur Facebook Tweeter



                            Aulas, 32 ans de pouvoir



                            Quand il est arrivé à la tête de l'OL, en mai 1987, le club jouait en D2, comptait moins de dix salariés administratifs, avait un budget de moins de 20 millions de francs (3 M€) et l'équivalent en dettes. Aujourd'hui, Jean-Michel Aulas dirige un club coté en Bourse, propriétaire de son stade, avec un budget de près de 300 M €, qui a 280 salariés administratifs et 180 sportifs, et qui disputera, mercredi soir (21 heures), à Barcelone, son 260e match européen, un record pour un club français. Le président lyonnais incarne la permanence du pouvoir, mais aussi le tout-pouvoir, dans son club et parfois au-delà, puisqu'il occupe tous les terrains, jusqu'aux réseaux sociaux. Pour autant, l'exercice du pouvoir a évolué, à l'OL, aux niveaux sportif, capitalistique, et administratif.

                            Sportivement, il y a eu, pendant trente ans, une manière de ménage à trois entre le président, le directeur sportif (Bernard Lacombe), du moins quand il n'était pas entraîneur lui-même (1996-2000), et l'entraîneur. Un double glissement s'est opéré avec la venue de Claude Puel, nommé manager général en 2008, ce qui a provoqué un sentiment de dépossession chez Bernard Lacombe et l'a poussé, lentement, à être moins actif, mais toujours présent. C'est en partie pour cette raison que Jean-Michel Aulas a fait appel à Gérard Houllier, son ancien entraîneur (2005-2007), pour le conseiller, en septembre 2016.


                            Vincent Ponsot, le bras droit du président


                            L'autre évolution est survenue après le départ de Marino Faccioli, le directeur administratif, pour le staff de l'équipe de France en 2012, à l'invitation de Jean-Pierre Bernès, ce qui a conduit Jean-Michel Aulas à recruter Vincent Ponsot, le directeur juridique de la LFP. Ponsot est le véritable bras droit du président lyonnais pour un domaine qui s'étend très au-delà du juridique, même si le financier est géré par Thierry Sauvage, le directeur général du club, et qu'un autre directeur, Olivier Blanc, est chargé de la communication. En poste depuis 1989, Olivier Blanc partira à la retraite en décembre prochain et préparera la suite avec un successeur qui est déjà nommé, Christophe Marchadier, un ancien d'ASO (Amaury sport organisation).



                            Florian Maurice, presque directeur sportif


                            Parallèlement, l'évolution des équilibres du pouvoir sur le plan sportif est assez spectaculaire, depuis trois ans. Il est clair, notamment, que ni Lacombe ni Houllier ne remplissent la fonction de directeur sportif, le second nommé n'étant pas présent à Lyon en permanence. Celui qui s'en approche le plus, aujourd'hui, est Florian Maurice, le responsable de la cellule recrutement depuis 2012, qui est associé par Jean-Michel Aulas à chaque signature, et qui est à la fois très proche de Bruno Genesio et de Vincent Ponsot.

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                            Sportivement, au jour le jour, le trio moderne serait plutôt formé de Genesio, Ponsot et Maurice, sachant que le président n'est jamais loin, et même toujours très près : depuis le premier jour, il veut tout savoir de l'équipe en temps réel, en marge de sa responsabilité de premier décideur. Concernant le fonctionnement général, Gérard Houllier est beaucoup plus influent qu'il n'y paraît de l'extérieur. Il a un rôle important dans les grandes décisions, et notamment à l'égard du centre de formation.

                            Longtemps, pourtant, Jean-Michel Aulas a tout fait pour que Juninho devienne le directeur sportif, et déclare souvent qu'il reste en contact avec le Brésilien, le plus grand joueur de l'histoire du club. Mais à présent que l'OL a trouvé un certain équilibre dans son fonctionnement, il est peu probable qu'il décide de le rompre.

                            En regard de ce fonctionnement, la question du profil de l'entraîneur n'est pas innocente. En clair, est-ce que n'importe quel entraîneur, par exemple un étranger débarquant avec six adjoints, peut s'adapter à ce modèle ? Face à cette question, Jean-Michel Aulas est prudent : « Disons que l'on pourrait au moins en déduire qu'il faudrait que l'entraîneur soit ouvert à la décentralisation des décisions, et qu'il accepte de n'avoir pas son cheptel personnel, comme on a pu le voir dans certains clubs où cela s'est mal passé. » En décrypté : dans ce fonctionnement, l'entraîneur ne peut pas faire venir six joueurs qui appartiennent à l'écurie de son agent, ni avoir la totale mainmise sur le recrutement, et il lui faudra en partie travailler avec les techniciens en place. Sans oublier la nécessité de répondre à la vocation du club, qui est de faire prendre de la valeur aux jeunes formés au club ou achetés en post-formation.

                            Une succession à préparer


                            S'agissant du capital, l'équilibre existe aussi actuellement. La holding familiale de Jean-Michel Aulas, Holnest, détient 27,86 % du capital et 32,03 % des votes, devant Pathé de Jérôme Seydoux (19,49 % et 27,05 %) et les Chinois d'IDG (19,99 % et 14,77 %). Mais la question, bien sûr, consiste à savoir vers quelle direction va évoluer ce pouvoir, sachant que Jean-Michel Aulas aura soixante-dix ans le 22 mars, et que Jérôme Seydoux est âgé de quatre-vingt-quatre ans. A priori, le successeur de Jean-Michel Aulas ne sera pas son fils, Alexandre, qui possède 20 % d'Holnest, dans un premier temps, mais qui est plutôt centré sur toutes les autres activités de la holding.

                            Le nom de Thomas Riboud-Seydoux, beau-fils de Jérôme, et membre du CA, est souvent évoqué, d'autant que la conversion des obligations en 2023 peut redistribuer les cartes mais la dynastie a parfois d'autres idées pour ses fils. Jean-Michel Aulas s'est déjà séparé de CEGID, son entreprise, en la vendant à un fonds d'investissement américain, Silver Lake, en 2016. Il souligne, dans une interview à retrouver ce mardi dans nos colonnes, qu'il envisage sérieusement et inéluctablement de lâcher l'OL un jour. Ce qui ouvre le champ à deux possibilités : une vente ou une succession organisée. Une page qui se tourne brutalement, ou petit à petit, sur fond, peut-être, de campagne électorale pour prendre la présidence de la FFF.

                            L'EQUIPE DU JOUR

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                            • Une fois de plus les merdiats RMC table leur une du jour "sur la valeur relative de Fékir" .........il ne vaufrait selon leur dire pas plus de 40 millions d'euros.......ils sont là à la veille d'un match capital pour la france ;pour l'indice , pour Lyon et le seul sujet qui leur vient en tête c'est une fois de plus de nous pourrir complétement de nous salir ........non ce médiat n'en ai pas un mais seulement un merdiat qui vient salir tous les clubs de ligue 1 qui peuvent géner le seul club de ligue 1 qui les intérressent MARSEILLE
                              de véritables pourritures sur pieds c'est indaignable ......comment des pourris pareils arrivent ils encor à trouver les moyens financiés de préchés une seule chose la HAINE

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                                L'OL n'avait pas les armes : le débrief tactique de Barça-Lyon





                                Publié le jeudi 14 mars 2019 à 10:15 | Mis à jour le 14/03/2019 à 13:01

                                Le plan tactique des Lyonnais face au Barça mercredi soir (1-5) n'a jamais compensé la supériorité individuelle des joueurs catalans, même si le score a un temps gardé le club français dans le match.




                                Dan Perez Partager sur Facebook Tweeter





                                On peut penser que le score est sévère (5-1). Qu'il ne faut pas trop le considérer pour évaluer la performance d'un OL qui a pu à un moment y croire dans le match, lorsque Tousart a réduit l'écart. Mais s'il ne faut pas trop se fier au score final pour l'analyse, alors il ne peut pas être utilisé comme argument pour affirmer qu'à 2-1, l'OL y était presque. Car dans le contenu, les Lyonnais sont restés loin du Barça et ont produit bien peu de danger. Même lors de leur léger temps fort. À 2-1, ils pouvaient miser sur l'irrationnel. Mais celui-ci avait, semble-t-il, tout donné au Parc des Princes, la semaine dernière.

                                Le résultat de l'aller (0-0, encore un score pas forcément parlant) n'avait pas sanctionné la supériorité collective du Barça, ses individualités avaient péché. Cette fois, à l'image de Messi et Suarez, elles ont été à la hauteur. Et le plan lyonnais n'a pas compensé leur supériorité.
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                                L'OL n'a pas réussi à sortir du pressing





                                « On a trop subi le jeu en première mi-temps », regrettait Bruno Genesio à la fin du match. Sur cette période, seulement 17 % du jeu s'est déroulé dans le tiers du Barça. En premier lieu, parce que l'OL a beaucoup peiné pour sortir du pressing bien organisé de son adversaire(voir ci-dessous). Les Catalans ont compensé leur infériorité numérique (pour garder un joueur de plus derrière) par des courses intelligentes de leurs attaquants pour bloquer une ligne de passe en même temps qu'ils pressaient le porteur.
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                                Après 17 secondes, l'OL a rendu le ballon, incapable de trouver une solution de sortie propre. Sur cet aspect, les défauts sont à la fois structurels et individuels. Collectivement, l'OL n'est pas connu pour ses circuits de relance clairs (jeu en triangle, appui-remise, implication du gardien, prise d'initiative des défenseurs balle au pied, etc). Les sorties ont encore essentiellement reposé sur la capacité de résistance au pressing et d'élimination de Ndombelé (3 fautes subies et 4 dribbles alors qu'aucun milieu du Barça n'a eu à dribbler) et de Fekir, alors que Mendy n'était pas dans un grand soir. Le choix de Tousart pour Aouar et les carences d'un Marcelo balle au pied n'ont pas aidé.




                                Le pressing sécurisé et intelligent du Barça.





                                Mais ressortir propre n'est pas une obligation, surtout si les armes pour le faire ne sont pas à disposition. L'OL aurait pu opter pour un plan différent, fait de jeu long plus fréquent vers Moussa Dembélé et de batailles pour les seconds ballons. Il a plutôt insisté sur des sorties courtes, pour tenter de franchir le premier rideau avant de jouer plus direct. Il l'a trop peu réussi. Et quand il y parvenait, les erreurs techniques de ses joueurs (Tousart, Mendy, Depay) gâchaient les situations.
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                                En deuxième période, Ferland Mendy a été repositionné plus haut et plus à l'intérieur du jeu sur les phases de construction, l'OL basculant presque à 4 défenseurs en phase de possession. Ce réajustement, combiné à une attitude moins agressive et un bloc plus ouvert des Catalans, a permis aux Lyonnais de faire durer leurs séquences de possession. Mais à la 78e, le jeu forcé de Marcelo dans une zone dangereuse (il peut jouer vers Ndombélé seul) et la remise ratée de l'entrant Bertrand Traoré ont donné la munition de trop à Messi.

                                En deuxième période, Ferland Mendy (piston gauche théorique) est libre de se déplacer vers l'intérieur du jeu et plus haut sur le terrain.

                                L'OL a souffert sur défense placée, à droite et dans le dos





                                « Le premier but est primordial dans ce genre de rencontre », regrettait Genesio à propos du penalty accordé à Luis Suarez à la 16e minute. Péno ou pas péno, l'action était déjà la sixième incursion catalane sur le côté droit de la défense lyonnaise. Coutinho et Alba lui ont causé beaucoup de soucis. Focalisé sur le Brésilien et semble-t-il freiné par des consignes de prudence, le piston Dubois arrivait systématiquement en retard sur le latéral espagnol. Denayer et lui ont souvent été laissés, et dépassés, en situation d'égalité numérique. Le positionnement plus agressif et plus haut de Dubois en seconde période a amélioré la situation. Mais à la fin de la première période, 48 % des attaques du Barça venaient de ce côté.

                                La carte des ballons touchés par le Barça avant le penalty sur Suarez. L'OL est déjà très en difficulté sur son flanc droit, d'où est venue l'action du penalty.

                                Passivité et espaces dans le dos





                                Sur les phases de repli, Bruno Genesio avait choisi de laisser les centraux du Barça libres puisque les deux attaquants (Depay et Dembélé) étaient écartés et plutôt chargés de surveiller les transmissions vers les latéraux, tandis que Fekir suivait Busquets. Cette option a favorisé l'installation catalane dans le camp lyonnais et permis à Piqué et Lenglet de créer le décalage par la conduite ou par la passe, notamment vers un Arthur rayonnant.
                                Les chiffres de la large victoire du Barça contre Lyon en Ligue des champions
                                Mais l'OL n'a pas disposé un bus dans sa surface pour autant et cet entre-deux a été mal géré, à l'image des multiples passes dans la profondeur trouvées par le Barça. Le porteur était rarement cadré et pouvait ainsi distribuer par-dessus une défense non repliée. Le duel entre Coutinho et Lopes qui occasionne la sortie sur blessure du gardien lyonnais vient d'ailleurs d'une passe en profondeur d'un Piqué totalement libre dans le dos d'une ligne arrière à 40 mètres de son but et dépassée par la vitesse du Brésilien.



                                Le porteur n'est pas cadré et la défense n'est pas prête à reculer... c'est synonyme de danger. Messi va lancer Suarez dans la profondeur.



                                Dubois surveille Coutinho et semble loin d'Alba. L'Espagnol aura le temps de combiner avec le Brésilien. Les centraux du Barça sont libres alors que Fekir surveille Busquets et que Dembélé et Depay s'écartent dans une position intermédiaire pour bloquer les accès vers les latéraux et fermer éventuellement l'intérieur.



                                Après son but, l'OL est plus agressif. Tousart colle Arthur (cercle) et Dubois vient chercher Alba beaucoup plus haut qu'en première période.
                                L'OL a eu du mal à presser, malgré l'ambition




                                L'intention était là. Sur les touches, les 6 mètres et les sorties de balle du Barça, l'OL a tenté de déployer un pressing agressif et ambitieux. Les Gones avaient étonnamment péché sur ce point à l'aller alors que Genesio et son staff sont généralement efficaces dans l'élaboration de leur pressing (Man. City, PSG). Contrairement à l'aller, ils ont osé installer l'égalité numérique partout sur le terrain, quitte à laisser le trio offensif du Barça face à trois joueurs lyonnais. De là, le Barça s'en est sorti par sa supériorité individuelle.

                                Le gouffre de niveau (et de condition physique) entre Suarez et un Marcelo incertain jusqu'à la veille du match a cassé plusieurs fois les velléités agressives de l'OL, à l'image du petit pont sans toucher le ballon de l'Uruguayen sur le défenseur brésilien à la 36e minute. La capacité de Coutinho, Messi et Suarez à tenir le ballon dos au jeu et à profiter du retard des trois centraux sur leurs décrochages, a régulièrement donné une solution de passe à un bloc défensif catalan qui semblait pourtant asphyxié par le bon pressing lyonnais. En ce sens la connexion entre le gardien Ter Stegen et son avant-centre (son partenaire privilégié sur ce match, 6 passes) a fait très mal à l'OL.

                                Sur une période de dix minutes, la ligne arrière a enfin réussi à prendre le dessus, récupérant 4 longs ballons sur 5. Cela correspond aux dix minutes de mieux de l'OL après le but de Tousart.




                                Le pressing agressif de l'OL propose une égalité numérique partout sur le terrain. Mais le trio de défenseurs centraux lyonnais va plus souvent perdre son match face aux 3 offensifs du Barça... et offrir de l'air aux Catalans.




                                Dans le prolongement de l'action, Suarez est plus prompt à décrocher que Marcelo à le suivre (cercle). Et le Brésilien, en retard, va se faire enrhumer et offrir une situation très dangereuse au Barça.


                                L'Equipe

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                                  ... Jean-Michel Aulas (OL) raconte sa jeunesse : « On m'appelait Steve McQueen »


                                  Publié le vendredi 22 mars 2019 à 00:00 | Mis à jour le 22/03/2019 à 09:19

                                  Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, fête ce vendredi ses soixante-dix ans. À cette occasion, pour « L'Équipe », il évoque sa jeunesse, sportive et traversée par Mai 68.


                                  Régis Dupont, à Décines


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                                  Mardi, le président lyonnais nous a reçus au Groupama Stadium au début d'une journée qui allait aussi le conduire en Suisse, pour une réunion consacrée à la réforme de la Ligue des champions, puis à Paris, pour une réunion du board de la CEGID, la société de logiciels qu'il a fondée en 1983 et dont il est toujours le président non exécutif. À soixante-dix ans ce vendredi, trente-deux ans après son arrivée à l'OL, Jean-Michel Aulas mène plus que jamais une vie trépidante. Il déborde de projets, mais semblerait presque apaisé au moment d'évoquer sa vie d'avant, quand Jean-Michel Aulas n'était pas encore celui qu'on surnomme JMA. Quand il était le fils de Madeleine et Michel, enseignants respectés de l'Arbresle, la petite ville du Rhône de 6 000 habitants où il a grandi entre parties de handball, chasse à la grenouille et rencontres avec la famille de François Mitterrand. Dialogue avec un homme heureux comme tout d'être devenu grand-père pour la première fois, l'été dernier.

                                  SON ÉDUCATION

                                  « Mon père était marxiste »


                                  « Quels sont vos premiers souvenirs de sport ?



                                  Il y a le ski, puisque je faisais partie d'une sorte d'équipe Rhône-Alpes du ski, j'allais le mercredi à La Toussuire. Et puis le handball à l'Arbresle, sur des terrains goudronnés. Je n'étais pas particulièrement plus adroit que les autres, mais je courais plus vite, donc on me faisait faire de la course, du handball, et un peu de foot aussi au lycée, à Villefranche.

                                  C'est en foot que vous étiez le moins doué ?



                                  C'est-à-dire qu'avec moi, on jouait en profondeur (rires).



                                  Et c'est en handball que vous étiez le meilleur ?



                                  J'étais assez doué. J'ai joué en Première Division à l'ASCEM Lyon à dix-huit ans (et également à Villefranche), ce qui, compte tenu des gabarits, était pas mal. C'était du haut niveau. J'ai fait toutes les sélections de jeunes.




                                  Vous êtes plutôt décrit comme assez individualiste sur le terrain...



                                  (Il rit.) Peut-être. J'étais un attaquant, donc un peu égoïste. J'avais la particularité d'être ambidextre, de pouvoir jouer à droite ou à gauche, et je marquais pas mal.



                                  Pourtant, au lieu de vous orienter vers le professorat de sport, vous bifurquez après le bac vers l'informatique...



                                  J'avais des parents professeurs, l'un de lettres, l'autre de mathématiques, je me voyais prof de sport, et devais partir au Bataillon de Joinville. Mais j'ai été réformé pour une blessure sérieuse au dos (*). Par réaction, je suis parti dans quelque chose de nouveau, plein de champs libres, ouvert.
                                  (*) À la suite d'une blessure de ski, Jean-Michel Aulas restera plusieurs mois en corset et subira une autogreffe sur une vertèbre, ce qui l'empêche d'intégrer le Bataillon de Joinville, la section militaire réservée aux sportifs de haut niveau lorsqu'ils effectuaient leur service national.



                                  Dans votre éducation, le sport était important ?



                                  Non. Mes parents étaient rigoureux, avaient beaucoup d'éthique, mais ça ne passait pas obligatoirement par le sport. Mon père, au départ, était marxiste. Après, il a évolué, il s'est recentré, mais j'ai eu dès le début des valeurs de solidarité, d'échange... Il y avait une diversité de cultures, une ouverture qui faisait qu'on ne m'a jamais embrigadé dans un truc. Je voulais faire du sport ? Oui, on va te donner les moyens de faire du sport. Ils m'ont fait faire du piano aussi, ça n'a pas été une grande réussite...




                                  Il valait mieux rapporter des bonnes notes pour continuer à faire du sport ?



                                  C'était un peu ça, ce n'était pas donnant-donnant mais un cadre assez structuré d'incitation à la performance.



                                  Étiez-vous un bon élève ?



                                  J'étais très doué en maths, très bon en philo mais nul en orthographe. J'étais doué mais paresseux. Enfin pas paresseux, parce que je travaillais d'autres choses. Mais j'avais bien compris qu'à plus de 10 on pouvait continuer. Ma soeur, qui était pharmacienne avant de prendre sa retraite, était très studieuse. Moi, j'étais dans l'indice d'efficacité : à quoi ça sert d'avoir plus ?

                                  Jean-Michel Aulas à Epineuil-le-Fleuriel chez ses grands-parents en avril 1953 (à droite). (DR)


                                  Vous ne vous êtes jamais dit : si je travaillais plus, je pourrais faire mieux ?



                                  Non, j'ai toujours pensé que ce n'était pas le nerf de la guerre.




                                  Votre résistance à l'orthographe irritait-elle vos parents ?


                                  Mon père avait décidé que je ferais partie, à l'école maternelle, des gens qui étaient testés sur la méthode globale (une méthode d'apprentissage de la lecture basée sur la mémorisation des mots dans leur globalité et pas par syllabes). Ce n'était pas ma faute si je n'étais pas bon, en fait (rires). Ma mère était prof de maths donc très rigoureuse, et mon père, prof de lettres, était un artiste. Ils savaient aussi que j'avais une personnalité déjà affirmée, et que j'allais faire ce que j'avais décidé de faire.




                                  L'ENTREPRENEURIAT
                                  « Pour créer une entreprise, j'ai demandé à être émancipé »



                                  C'était la peur d'être un prof de gym lambda qui vous a incité à bifurquer ?



                                  Je ne suis pas sûr. Objectivement, je n'avais pas une recherche d'élitisme à cette époque-là. Je cherchais plutôt à être indépendant. C'est la raison pour laquelle, ayant décidé très vite de créer une entreprise alors que je n'étais pas majeur (jusqu'en 1974, la majorité était fixée à vingt et un ans), je suis allé voir le juge au tribunal de grande instance pour pouvoir être émancipé. C'était pour créer une entreprise mais aussi, surtout, pour marquer que j'étais indépendant, y compris vis-à-vis de ma famille, même si j'avais d'excellentes relations avec elle.




                                  Ce n'était pas une volonté de transgression ?



                                  Non, plus d'indépendance. Je cite toujours Cohn-Bendit qui, à l'époque, disait : "Il est interdit d'interdire." C'était le fin du fin, pour moi.




                                  Quand on a été marxiste, se retrouver devant le juge pour que son fils mineur puisse monter son entreprise, c'est un sacré chemin !



                                  Pas tant que ça. Ce jour-là mon père a tenu à me donner un billet de dix, cinquante ou cent francs, je ne sais plus. C'était pour le symbole : je t'accompagne ! Et puis c'était pour créer une entreprise, pas pour réussir dans la vie capitaliste.



                                  Et quand la petite entreprise a beaucoup grandi...



                                  Il était fasciné. Le foot l'a complètement fasciné parce que ce n'était pas du tout sa culture, mais l'entreprise aussi le fascinait. Il était immensément fier de voir ce que le sillon avait donné. Il avait fait sa mue sociale et politique aussi. Il était très proche de la famille Mitterrand. J'ai côtoyé à la maison aussi bien Danielle Mitterrand que Christine Gouze-Rénal (*). Plutôt des gens de gauche quand même ! Mais ce n'était pas une obligation, pour être un garçon bien élevé, de penser la même chose que son père.
                                  (*) Christine Gouze-Rénal, ancienne résistante et soeur de Danielle Mitterrand, était l'épouse de l'acteur Roger Hanin.



                                  Vous rendiez-vous compte que des gens importants venaient à la maison ?



                                  Non. À l'époque, Mitterrand n'avait pas été président de la République, je voyais plus ça comme des rencontres de gens qui pensaient des choses assez homogènes et qui me paraissaient très intelligents, qui s'exprimaient bien, plus que comme des gens importants. Je ne me rendais pas compte.




                                  Votre maison était très ouverte ?



                                  Oui, c'était la maison du bonheur. Il y avait beaucoup de vie sociale et intellectuelle.




                                  SA PARTICIPATION À MAI 68

                                  « J'ai dormi dans les bras des statues, à la Sorbonne, plusieurs nuits »



                                  En mai 68, c'est le bouillonnement intellectuel qui vous attire ou c'est votre esprit de meneur ?



                                  Je pense que c'est le côté meneur. J'étais délégué de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) et de la MNEF (Mutuelle nationale des étudiants de France) ici à la Martinière (le lycée où il a suivi son BTS après le bac). Comme le mouvement a pris de l'ampleur à Lyon puis à Paris, j'ai décidé de partir à la Sorbonne. Je sais que ça faisait peur à mes parents mais je n'ai pas eu à les affronter pour monter à Paris. J'ai dû rappeler à mon père qu'il avait aussi eu une jeunesse colorée de rouge...




                                  Ils avaient raison d'avoir peur ? Êtes-vous monté sur les barricades ?



                                  Alors écoutez, le premier à qui je le dirai c'est mon petit-fils qui vient de naître ! Bon, je n'étais pas loin de ce qu'il se passait, j'ai dormi dans les bras des statues, à la Sorbonne, plusieurs nuits. C'est une belle aventure. Ça peut paraître désynchronisé et je conçois que c'est un luxe de pouvoir l'exprimer à soixante-dix ans dans ma situation. Mais franchement, je ne le regrette pas. Je n'ai jamais regretté beaucoup de choses d'ailleurs. Il y a une chose que je regrette et qui m'a marqué à vie, c'est le décès de ma mère (en 1977), mais pour le reste j'assume complètement.




                                  Vous avez eu une jeunesse presque rêvée : moniteur de ski l'hiver, de voile l'été.



                                  Oui, c'était super sympa. J'ai eu une enfance et une adolescence très heureuses et très libérées, très affirmées. J'ai fait ce que j'avais envie de faire. Je continue, d'ailleurs !




                                  En tant que sportif plutôt accompli, était-ce plus facile avec les filles ?



                                  À l'époque, j'avais un surnom, parce que j'avais les cheveux courts : on m'appelait Steve McQueen. C'est un peu prétentieux de le dire, mais comme on se dit tout... J'étais sans contraintes et heureux.




                                  Steve McQueen, c'était peut-être une référence à la voiture que vous aviez abîmée en rentrant d'un bal ?



                                  J'étais en vacances chez mes grands-parents maternels, à Vallon-en-Sully, le pays du Grand Meaulnes. Je m'étais retourné avec la Fiat 500 en raccompagnant une jeune étudiante et j'avais eu très peur, ça avait fait beaucoup de bruit.



                                  C'est une des dernières fois où vous avez subi la colère de vos parents ?



                                  Je me suis d'abord fait reprendre par mon oncle, ma tante, mon grand-père ! Je venais juste d'avoir le permis et c'était légitime. J'avais été complètement idiot et ça aurait pu avoir des conséquences dramatiques.




                                  Votre rêve à quinze ans, c'était quoi ?



                                  C'était de jouer en Première Division de handball. Je l'ai fait avant même d'avoir dix-huit ans, dans un sport hyper athlétique. D'ailleurs, aujourd'hui, je suis cassé de partout. Les deux mains cassées, les épaules arrachées, les chevilles n'en parlons pas, les genoux... toutes les opérations que j'ai subies l'année dernière, c'est le hand. Le rêve, ce n'était pas d'être entrepreneur, et pas du tout d'être président de club. C'était une vie simple, pêcher la grenouille, éventuellement être champion du monde de pêche à la grenouille (rires). Mon grand-père élevait des escargots. J'étais un homme de la campagne. J'aimais aller à la pêche, aller regarder les escargots de mon grand-père et faire du sport. Moniteur de ski, moniteur de voile, je me régalais. C'était la belle vie quoi.

                                  Jean-Michel Aulas chez ses grands-parents, en juillet 1964, lors d'une pêche aux grenouilles (assis à gauche). (DR)



                                  SON BILAN

                                  « Les gens pensent que je suis pour quelque chose dans le développement de Lyon »


                                  Était-elle plus belle qu'aujourd'hui ou juste plus insouciante ?



                                  Elle était plus belle, parce qu'insouciante ! Là, vous menez 3-1 contre Montpellier et vous allez prendre un but dans les deux minutes de temps additionnel qui fait que ça peut se transformer en 3-3. Il n'y a jamais de moment... À Barcelone, pour le repas officiel, les dirigeants nous ont emmenés à l'opéra de la ville, on a déjeuné sur la scène ! (Il montre la photo.) Mais après il y a le match (8es de finale retour de C1), la punition immense à 5-1, quand on décortique les faits de jeu. Et le soir, le lendemain, il faut convaincre l'entraîneur qu'on va gagner la Coupe de France, qu'on va se qualifier pour la Ligue des champions. Les gens me pensent grande gueule parce que je défends l'institution OL, mais je ne suis pas du tout ça dans la vie. Je suis un épicurien au sens où une belle photo comme celle-là, la rencontre avec Bill Gates ou Michel Platini qui vient ici pour le match de Barcelone, j'en suis beaucoup plus fier que de plein d'autres choses. En plus, j'ai mon petit-fils qui est né alors que j'étais à Moscou, entre le huitième de finale et le quart de la Coupe du monde. J'ai fait l'aller-retour pour le voir, et aujourd'hui il ne me manque rien.




                                  Presque rien !



                                  Oui, presque rien (il sourit). Il ne me manque que la Ligue des champions masculine. Aujourd'hui, sur le temps long, tous les gens pensent que je suis quand même pour quelque chose dans le développement de Lyon, de la CEGID. Il y a une affection, même à Paris. J'allais dire : les gens m'adorent. C'est peut-être un peu excessif mais il y a un vrai respect de partout, donc ça me suffit. Aujourd'hui, j'ai une famille qui est bien, je travaille avec mon fils, que je n'ai pas pu élever totalement et j'en garde toujours aujourd'hui une grande amertume. Mais de pouvoir dialoguer, de réussir un truc ensemble à Miami par exemple (un projet d'aérogare intelligente aux États-Unis), ça me comble. Regardez cette petite ville qui grandit autour du stade ! On est partis de rien, les gens ne voulaient pas de ça. C'était même au-dessus de mes moyens économiques. À un moment donné, j'ai mis tous mes moyens et même plus dans un truc sans avoir une complète certitude. C'est comme un match de foot. On ne sait jamais si on va le gagner ou le perdre. Mais on trace le sillon et on y va.



                                  On y va, ça signifie que vous pensez encore à la suite ?



                                  Quand on a gagné les sept titres de Ligue 1 d'affilée (entre 2002 et 2008), j'avais utilisé cette formule à propos de l'équipe : le plus important, c'est la Formule 1, ce n'est pas le pilote (l'entraîneur). C'est vrai pour moi aussi. On a l'infrastructure, l'organisation, les hommes. À l'OL, on est dans une F1. »
                                  Jean-Michel Aulas en bref

                                  70 ans (né en 1949).
                                  Président de l'Olympique lyonnais.
                                  2002 : l'OL remporte le premier de ses sept titres de champion de France.
                                  2007 : l'OL entre en bourse.


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                                    Jean-Michel Aulas : avant l'OL, son enfance à l'Arbresle


                                    Publié le vendredi 22 mars 2019 à 00:05 | Mis à jour le 22/03/2019 à 09:20

                                    À l'Arbresle, son village natal, la famille Aulas a une place particulière. Enfant, Jean-Michel, qui jouait au handball, se distinguait déjà par sa personnalité.

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                                    La rue Michel-Aulas, sur les hauteurs de la ville, dans un nouveau quartier de l'Arbresle, donne évidemment sur un groupe scolaire. Elle rappelle qu'avant de présenter son papa aux VIP des tribunes du stade de Gerland, Jean-Michel Aulas a été un fils de. L'enfant d'enseignants respectés, de petits notables locaux, bien qu'il s'en défende aujourd'hui. Dans la France de l'après-guerre, les professeurs sont des gens qui comptent socialement, et le couple Aulas ne fait pas exception. « Ma femme a eu ses parents comme professeurs, témoigne l'actuel maire, Pierre-Jean Zannettacci, lui-même ancien prof d'EPS. C'étaient d'excellents professeurs. Toute une génération se souvient de ces enseignants, c'est une famille qui a laissé une trace. »

                                    « M. Aulas avait une Citroën ID 19, c'était un des premiers à l'Arbresle à avoir une voiture, se souvient Georges Vial, ami d'enfance de Jean-Michel Aulas. C'était la version moins luxueuse de la DS, mais ça faisait notable. Le pharmacien, lui, avait eu une Peugeot 404, puis la DS. » Le couple Aulas vécut d'abord dans ce qu'on appelle alors « la maison des instituteurs ». Il avait pour voisins les futurs parents de l'alpiniste Éric Escoffier*, ce qui explique sans doute un des premiers actes marquants du jeune Jean-Michel Aulas : « Son institutrice de maternelle avait prévu une journée sur le thème de la montagne,rappelle Georges Vial. Jean-Michel était arrivé avec tout le matériel, les piolets, les chaussures, tout l'attirail. Déjà, c'était un personnage, comme elle disait. »
                                    L'élève Jean-Michel Aulas n'est peut-être pas studieux, mais il a un an d'avance et est sans doute bien meilleur qu'il le laisse entendre. « À l'époque, il n'y avait que deux enfants par classe qui entraient au collège. La sélection était féroce », rappelle celui qui possède « son plus vieil autographe. Il devait avoir cinq ans et m'avait envoyé une carte postale d'Arcachon, où il était en vacances avec ses parents [...] Parfois le boucher, qui avait son magasin sous notre appartement, m'appelait : "Il y a ton copain qui t'attend en face." On partait à vélo, on jouait aux billes, on allait à la chasse à la grenouille, on jouait au foot ». Ensemble, Georges et Jean-Michel seront moniteurs de ski l'hiver à La Toussuire, moniteurs de voile l'été, en Corse. Handballeurs, aussi. « Un jour, en 1964, il me dit : "Ils veulent monter un club de hand à l'Arbresle, il faut absolument qu'on y aille." On est allés à cette réunion, il n'y avait que des adultes plus nous deux. »

                                    Plus tard, Georges fera même des analyses pour savoir s'il est donneur compatible de moelle osseuse, quand Jean-Michel est stoppé, à seize ans, par un accident de ski qui le laissera six mois entravé dans un corset. Une épreuve dont il sortira plus déterminé que jamais. Avant la CEGID, il réfléchira à ouvrir un magasin de sport à l'Arbresle. Et, sur le terrain, avec son maillot vert, il produit son petit effet. « En juin, il y avait toujours un tournoi à l'Arbresle, se souvient Georges Vial. Une fois, on avait joué contre une équipe de l'ASVEL avec Alain Gilles. À la sortie, il avait dit : "Il est où le petit blond ? Je veux lui parler." Il avait été impressionné par son adresse, sa vitesse. »

                                    «En 68, il était revenu subjugué de ce qu'il se passait à Paris. Le jeudi de l'Ascension, on va disputer un tournoi dans l'Ain, et toutes les équipes choisissaient un nom. Là, il nous dit : "On va s'appeler Cohn-Bendit."»

                                    Une fois dans sa vie, Aulas finira par trouver plus rapide que lui. Pas Alain Prost, le premier sportif qu'il a sponsorisé via la CEGID. Ni Carl Lewis, le deuxième. Mais Jean-Louis Mahuet : « J'étais président de l'Arbresle, en 76-78, quand il a arrêté sa carrière de handballeur, parce qu'il s'était blessé à l'oeil. Il était fantastique en contre-attaque. Mais je l'avais battu sur un 80 m à Villefranche-sur-Saône. »
                                    Comme les autres, Mahuet retient « sa pugnacité. Il allait jusqu'au bout ». Le maire de Dommartin, à quelques kilomètres, ne le contredit pas. Avant d'être directeur du quotidien Lyon Matin et d'employer l'écrivain Michel Aulas comme journaliste, Jean-Pierre Guillot a connu le handballeur Jean-Michel Aulas, à Villefranche (alors en National 1, la Première Division de l'époque) : « On effectuait de longs déplacements, en car ou en voiture, et en handball la troisième mi-temps c'était quelque chose. Mais Jean-Michel ne buvait pas, et la fête ce n'était pas son truc. Quand on traînait dans les bars et que les dirigeants nous attendaient dans le car, il était souvent avec eux, le nez dans ses bouquins. Il était assez secret, déterminé, avec nous sans être avec nous complètement. Son père se demandait toujours comment il pouvait avoir un fils comme lui. Il était très fier, il le trouvait incroyable. »

                                    « Ce qui marquait, c'était sa force de persuasion, ajoute Georges Vial. En 68, il était revenu subjugué de ce qu'il se passait à Paris. Le jeudi de l'Ascension, on va disputer un tournoi dans l'Ain, et toutes les équipes choisissaient un nom. Là, il nous dit : "On va s'appeler Cohn-Bendit." Les gars n'étaient pas bien chauds, mais on a évidemment fini par s'appeler Cohn-Bendit. Les gens étaient estomaqués. C'était son côté provocateur, aussi. » Sous Aulas perçait déjà JMA, qui s'est éloigné de l'Arbresle après la disparition de sa mère. « Elle m'avait dit plusieurs fois : "Jean-Michel, il a besoin de responsabilités" », souffle Georges Vial. Les mamans comprennent toujours avant les autres.

                                    (*) Eric Escoffier est décédé en 1998, en tentant l'ascension d'un sommet himalayen, le Broad Peak.



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                                    • RMC SportOL: Genesio ironise sur la rumeur Mourinho


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                                      Présent ce mercredi en conférence de presse, Bruno Genesio s'est exprimé sur son avenir, se montrant assez serein. Il a également réagi à l'hypothèse de voir José Mourinho lui succéder sur le banc de l'OL.
                                      © AFP Genesio

                                      "Je peux me l’imaginer. Je suis un homme qui a travaillé dans quatre pays différents. J’aime ça, j’aime connaître d’autres cultures, apprendre. Pour moi, travailler dans un autre championnat, ce serait une expérience fantastique." Interrogé en février dernier par beIN Sports sur la possibilité de le voir entraîner un jour un club français, José Mourinho n’avait pas fermé la porte.

                                      "Je peux retourner dans l'un des pays que je connais déjà ou essayer quelque chose de très important, qui est de travailler dans un cinquième pays et de tout gagner comme je l'ai fait ailleurs. Voyons voir ce qu'il va se passer", a-t-il confié à l’AFP un mois plus tard. A travers ses déclarations, le Portugais laisse penser qu’il pourrait accepter un challenge en Ligue 1. Par exemple sur le banc de l’OL? "Si Mourinho doit me succéder, ce serait une grande fierté"


                                      Présent ce mercredi en conférence de presse, deux jours avant de se déplacer à Rennes à l’occasion de la 30e journée de championnat, Bruno Genesio a réagi à cette hypothèse. "On ne peut que le respecter, il a gagné partout où il est passé. Il a gagné la Coupe d’Europe. Ce n’est pas celui auquel je m’identifie le plus dans la personnalité, mais j’ai un grand respect pour son palmarès. C’est un grand entraîneur", a réagi l’entraîneur lyonnais, avant de faire preuve d’un brin d’ironie.

                                      "S’il doit me succéder, ce serait une grande fierté", a-t-il glissé dans un sourire. Genesio s’est par ailleurs montré serein quant à son avenir, alors que Jean-Michel Aulas a récemment indiqué qu'il annoncerait sa décision sur la prolongation de son entraîneur le 2 avril prochain. "J'ai appris à prendre beaucoup de recul"


                                      "On parle tous les jours avec mon président depuis quasiment trois ans, on parle de l’avenir, du futur, du club, de ce qu’on doit et de ce que je dois améliorer. C'est lui qui communiquera. Evidemment, on s’est vu. J'ai la chance de travailler en interne avec des gens de confiance qui me font confiance. Mais je ne suis pas né de la dernière pluie, je sais que ce sont les résultats qui comptent. Humainement, j’ai beaucoup progressé depuis trois ans, j'ai appris à prendre beaucoup de recul, à relativiser les choses. Je me sens aussi bien que si j’avais encore trois ans de contrat. C'est une décision importante pour moi et mon avenir, mais je ne pense pas à ça toute la journée", a-t-il souligné, assurant qu'il n'en voudra pas à Aulas s'il décide ne pas prolonger son bail.

                                      "La décision sera orientée pour le bien du club, dans un sens comme dans l’autre, ça ne changera rien à ma relation avec le président et les gens du club", a-t-il assuré.

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                                        OL : Genesio ne s’attendait pas au communiqué des Bad Gones

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                                        28 mars 2019
                                        Par

                                        Corentin Girard À la veille d’une double confrontation importante face à Rennes, d’abord en Championnat, puis en Coupe de France, Bruno Genesio est revenu sur la prise de position des Bad Gones.


                                        La décision concernant son avenir devrait être prise après le match de Coupe de France, mardi prochain, en attendant Bruno Genesio s’est exprimé au sujet de la rencontre entre Jean-Michel Aulas, et les groupes de supporters lyonnais. « Chacun a le droit de s’exprimer et on a le droit de ne pas être d’accord, à partir du moment ou l’on met la forme, a expliqué le coach rhodanien. Sur le fond on peut discuter de tout, parce que le football appartient à tout le monde, et tout le monde a le droit d’avoir un avis. Je trouve que c’était une bonne idée. » Avant de réaffirmer sa confiance en Jean-Michel Aulas. « Le président a maintenant 32 ans d’expérience et si on prend le classement moyen, on est le meilleur club sur les 30 dernières années, a-t-il remarqué. Je pense que le président ne s’est pas trop trompé sur la gestion de son club et sur les décisions qu’il a prises. Je pense qu’il faut lui faire confiance et que les supporters peuvent, et doivent lui faire confiance. » « Les supporters sont une entité très importante du club »

                                        L’entraîneur de 52 ans est ensuite revenu sur le rôle des supporters, dans la vie d’un club. « C’est important de consulter des gens qui payent leur place, qui supportent l’équipe, a-t-il affirmé. Les supporters font partie de la vie du club. Après il y a un président qui prend des décisions, un entraîneur qui entraîne, et des joueurs qui jouent. Mais les supporters sont une entité très importante du club, donc il est important de les consulter. Après chacun assume ses responsabilités. » Bruno Genesio a ensuite évoqué le communiqué du Kop Virage Nord (Bad Gones). « Je ne m’attendais pas au communiqué, mais je ne suis pas dupe sur ce qui se passe, a-t-il déclaré. Reste à savoir combien sont-ils ? Que représentent-ils ? Je n’ai pas d’états d’âme par rapport à cela. Ils ont le droit d’exprimer un sentiment, j’ai le droit d’avoir mon avis. »

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                                        • OL : Bruno Genesio, cet habile politique

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                                          il y a 1 heure

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                                          29 mars 2019
                                          Par

                                          Razik Brikh Au fil des saisons, comme adjoint puis entraîneur principal, Bruno Genesio a su tisser de nombreux liens d’amitié. En fin politique, « Mobylette » comme il était surnommé à la fin des années 80, a réussi à se mettre des personnalités importantes du club dans la poche.

                                          « Vous verrez, c’est un filou, il sait y faire, il ira loin. » 2013, un jour de printemps. Bruno Genesio, adjoint de Rémi Garde motive les troupes sur les terrains d’entraînement de Tola-Vologe. Ce salarié historique du club est formel à propos de l’ancien milieu de terrain : il nourrit de fortes ambitions. Le temps passe et Bruno Genesio succède à Hubert Fournier. Sans susciter quelques interrogations. Proche de nombreux joueurs du cru, il se murmure qu’il a savonné la planche de l’actuel directeur technique national de la Fédération française de football dans le but de récupérer la place de numéro un. Accusé d’avoir savonné la planche de Fournier

                                          Des accusations qui hérissent au plus haut point Genesio. « J’ai eu une discussion avec lui avant. Le jour du match d’Ajaccio. Il y avait un article paru dans un quotidien concernant ma possible nomination. J’avais eu une discussion franche, saine et cordiale avec Hubert. Depuis, on ne s’est plus parlé », confiait-il lors de sa prise de fonction. A Lyon, cette suspicion n’a jamais cessé. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, cet argument resurgit régulièrement par certains supporters réfractaires à « Mobylette », son surnom dans les années 80. Ami avec le patron de MDA

                                          Une chose est sûre, Bruno Genesio a su tisser de nombreux liens au sein de la sphère OL. A commencer par les partenaires du club qui apprécient la proximité avec le technicien rhodanien. « Il est à l’écoute et il joue le jeu avec nous », soupire l’un d’entre-eux. « Il connaît parfaitement les rouages de l’OL et sait que l’aspect économique est une donnée importante », embraye un autre. Disponible et sympathique, Bruno Genesio s’est également rapproché d’intimes de Jean-Michel Aulas. A l’image du patron d’Euronews Michael Peters mais aussi de Michel Vieira, le président et actionnaire majoritaire de MDA, un partenaire majeur du club. Les deux hommes sont devenus proches, à tel point, de passer du bon temps ensemble du côté de Saint-Tropez.

                                          Lorsque Bruno Genesio a connu une soirée agitée au Azar, ce dernier a pu compter sur les réseaux de Bernard Lacombe pour s’en tirer sans trop de dégâts. Si Jean-Michel Aulas a publiquement fait savoir qu’il voulait entendre l’avis des groupes de supporters, celui des partenaires rentre forcément en ligne de compte. Et sur ce point, Bruno Genesio n’a pas de souci à se faire.

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                                            Décisif en sélection, discret en club : y a-t-il deux Memphis Depay ?


                                            Par Christophe Kuchly



                                            Le 27/03/2019 à 13:32

                                            Mis à jour Il y a 4 heures

                                            LIGUE 1 – En difficulté après un excellent passage au cœur de l'automne avec l'OL, Memphis Depay a réussi une semaine canon avec la sélection des Pays-Bas. Plus en confiance et plus libéré au sein d'un environnement différent ? Sans doute, mais le rendement du Néerlandais est aussi lié au rôle qui lui est confié sur le terrain.


                                            Trois buts et autant de passes décisives en l'espace de trois jours avec sa sélection, un but et une passe depuis la nouvelle année avec son club. Sur le plan statistique, le constat est sans appel : actuellement, Memphis Depay est plus à l'aise loin de Lyon. Et, si on analyse l'ensemble de la saison, les chiffres sont encore plus sévères. Apparu vingt-sept fois en Ligue 1, le Néerlandais a marqué quatre de ses six buts et réalisé cinq de ses sept passes décisives entre la 10e et la 15e journée.


                                            Ce coup de chaud, intense mais court, avait alors été accompagné de performances de haut niveau en Ligue des champions. De quoi confirmer que son repositionnement en pointe, lancé en sélection puis repris par Bruno Genesio, convenait à ses qualités, même face à une opposition relevée. De quoi aussi lui donner des envies d'ailleurs, lui qui a déjà côtoyé des superstars à Manchester United et cache moins que ses partenaires (et les footballeurs en général) son ambition d'aller voir plus haut. Plusieurs mois plus tard, la déception est donc à la hauteur des espoirs suscités.
                                            Ecole de jeu néerlandaise


                                            Lors de cette trêve internationale, Memphis Depay a pourtant rappelé qu'il n'était pas subitement devenu mauvais. Au sein d'une sélection encore en reconstruction mais bien pourvue en joueurs de qualité (De Ligt, Van Dijk, De Jong ou Wijnaldum sont tous titulaires dans des équipes encore en lice en Ligue des champions), il est le leader offensif en charge de tous les coups de pied arrêtés et l'élément le plus décisif. Impliqué sur les six buts des siens, il a fait valoir ses deux principales qualités : l'instinct et le pied.

                                            L'instinct, c'est ce jaillissement sur une passe en retrait pour ouvrir le score face à la Biélorussie, cette talonnade vers Wijnaldum pour faire le break ou ce tir soudain dans la surface allemande pour égaliser. Le pied, ce sont ces centres après des corners à deux qui trouvent la tête de Van Dijk lors du premier match et De Jong lors du second. Des gestes réalisés à proximité de la cage adverse avec une seule ambition : aboutir immédiatement. Car si Memphis est capable de créer des décalages, son vrai talent est d'exploiter ceux qui existent. D'être en bout de chaîne, en position de marquer ou de faire marquer.

                                            Memphis Depay, Georginio WijnaldumGetty Images




                                            Et c'est là que les principes des Pays-Bas et le talent de ceux chargés de les appliquer font toute la différence. Face au bloc bas de la Biélorussie comme face au pressing allemand, les hommes de Ronald Koeman ont joué au sol pour créer des décalages en faisant voyager le ballon d'un côté à l'autre du terrain. Très sûrs techniquement et formés dans des académies où la prise de risque dans la passe est encouragée peu importe le poste, les Néerlandais arrivent généralement dans le camp adverse sans que les attaquants n'aient besoin de venir en renfort. L'adversaire a alors deux choix : densifier le milieu pour couper les offensives à leur source mais risquer l'égalité numérique derrière, ou se replier pour faire en sorte que cette maîtrise soit stérile. Dans les deux cas, le numéro 9 néerlandais reste dans sa zone de confort devant et ne décroche que s'il a de l'espace entre les lignes.

                                            Lors de cette semaine internationale, Memphis a confirmé une tendance forte : il n'a pas toutes les qualités d'un meneur de jeu moderne, en tout cas pas au plus haut niveau. Contre la Biélorussie, qui a choisi l'option repli, il a régulièrement dézoné pour s'éloigner d'une surface où les espaces étaient rares. Dos au jeu, il s'est contenté de petites remises qui font vivre le ballon et permettent à ses partenaires de permuter. Et, une fois de face, il a souvent fait le mauvais choix en arrivant dans la zone plus dense, tentant des passes en profondeur ou des dribbles difficiles face à une défense en surnombre… et sans toujours faire l'effort pour récupérer immédiatement le ballon.
                                            Question de timing


                                            "Un mauvais joueur n'est pas mauvais parce qu'il tire dans son propre but, mais parce que lorsque vous le mettez sous forte pression, il perd le contrôle du ballon." Le jour où il a dit cette phrase, Johan Cruyff ne pensait évidemment pas à Memphis Depay, qui est d'ailleurs tout sauf un mauvais joueur. Mais c'est dans ce rapport au temps que se trouve la clé du problème rencontré par le Lyonnais : quand il est en privé, il réagit comme un attaquant plutôt que comme un meneur. Là où Nabil Fekir pense conservation, lui pense élimination. Là où un joueur de construction saura temporiser, lui voudra accélérer. Une attitude essentielle dans la surface mais qui peut être dangereuse plus bas sur le terrain.

                                            Face à Barcelone, dans une double confrontation européenne où il était très attendu, le Néerlandais a été bloqué dans une situation qu'il n'apprécie pas. Son équipe privée de ballons, il a dû courir après, lui qui n'a ni l'endurance ni le mental d'un marathonien. Et, quand elle l'a récupéré, il s'est souvent retrouvé au milieu du bloc barcelonais, forcé de réagir vite et de faire le geste juste pour lancer des transitions au lieu de partir en profondeur pour les réceptionner.




                                            Memphis Depay au Camp NouGetty Images




                                            Embêtés par un pressing allemand tout aussi agressif la semaine dernière, les Pays-Bas ont fait un autre choix que l'OL : laisser leur buteur très haut, quitte à le couper provisoirement de ses partenaires, et résoudre le problème collectivement. Plus précis dans la construction, plus audacieux dans le pressing, ils ont inversé le rapport de force au fil du match, remontant logiquement deux buts de retard avant de s'incliner sur le fil. Ce n'est pas Memphis qui est allé au ballon mais le ballon qui est allé à lui, le bloc néerlandais évoluant de plus en plus haut au fil des minutes.
                                            Problème de concurrence


                                            Jouer pour son attaquant de pointe, c'est donc aussi savoir jouer sans lui, faire en sorte qu'il ne vienne participer que si la situation le permet. Avec une génération émergente talentueuse, biberonnée à des principes de création d'espaces avec le ballon et bien coachée, les Oranje ont un avantage intrinsèque dans la manière dont ils préparent leurs attaques. Et ce n'est sans doute pas un hasard si Ryan Babel, milieu offensif trentenaire dont la carrière n'a jamais vraiment décollé, réussit à garder sa place en sélection et produit des performances plus que correctes. Ni si Memphis Depay, qui peut permuter avec les joueurs de couloir, est préféré à des joueurs de surface comme Luuk de Jong, auteur de 21 buts en Eredivisie mais moins mobile.

                                            Emerge alors un parallèle avec Dries Mertens, prédécesseur du Lyonnais sur l'aile gauche du PSV. Replacé en pointe par défaut mais avec succès par Maurizio Sarri à Naples, au sein d'une équipe obsédée par la phase préparatoire, il est désormais obligé de s'adapter au jeu de Carlo Ancelotti. Comme Moussa Dembélé à l'OL, son concurrent Arkadiusz Milik amène de la présence et des buts à une formation qui aime centrer. Peu importe le statut et les statistiques du passé, il faut alors s'adapter et soutenir au mieux un partenaire plus en réussite – ou plus adapté au système.

                                            Pour Memphis Depay, cela passe par un exil sur l'aile. Un endroit où il a ses habitudes, en atteste le but marqué contre Toulouse en repiquant dans l'axe sur son pied droit, mais où il peut être déconnecté du jeu et gâcher une partie de son talent. Le sien est d'être un détonateur-finisseur, qui réussit parce qu'il est dans des équipes qui l'autorisent à rater. Une concession que Lyon, parfois fragile dans l'entrejeu et en quête permanente du meilleur système, n'est pas actuellement pas prête à faire.




                                            Memphis Depay (Olympique Lyonnais)Getty Image

                                            Eurosport


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                                            • ean-Michel Aulas va prolonger Bruno Genesio pour deux ans de plus sur le banc de l'OL

                                              Publié le samedi 30 mars 2019 à 14:28 | Mis à jour le 30/03/2019 à 14:34Selon nos informations, Bruno Genesio va prolonger de deux saisons à la tête de l'OL avec une autre en option, sauf improbable catastrophe sportive d'ici à la fin de la saison.

                                              Hervé PenotPartager sur Facebook Tweeter
                                              Bruno Genesio l'a dit lui-même après le match victorieux à Rennes (1-0), vendredi soir : il connaît aujourd'hui les contours de son avenir, que Jean-Michel Aulas doit annoncer mardi après la demi-finale de Coupe de France contre le club breton. « Je sais ce que mon président vous dira », avait-il indiqué, dans un sourire, sur Canal + Sport.

                                              Jean-Michel Aulas le lui a signifié et, selon nos informations, il devrait signer un contrat de deux ans, avec une option pour une troisième année en fonction d'une qualification en Ligue des champions. Bien sûr, l'entraîneur sait qu'il serait compliqué de résister s'il perdait tous ses matches d'ici à fin mai. Mais, sauf inattendue dégringolade au classement, la mission de Genesio se prolongera donc au-delà de la saison actuelle.

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                                              • OL: Lacombe furieux contre les supporters
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                                                Publié le 2 avril 2019 à 16h26
                                                Mis à jour le 2 avril 2019 à 16h31


                                                Jean-Michel Aulas devrait annoncer sa décision, ce mardi après le match contre Rennes en demi-finale de Coupe de France (21h10), quant à l'avenir de Bruno Genesio sur le banc des Gones.

                                                Le président lyonnais, qui avait affirmé avoir pris en compte les avis de certains groupes de supporters (concernant le futur de Genesio) après la victoire face à Rennes vendredi soir (0-1), ne souhaitait pas prendre pour autant ces derniers en considération: "Ce n’est pas parce qu’on interroge, comme dans une entreprise quand on voit les syndicats, qu’on a obligatoirement à prendre en compte les décisions."

                                                Pensée similaire pour Bernard Lacombe, qui dans les colonnes du Parisien, est revenu sur le sujet: "Avec moi, quand j’étais entraîneur, le président, cela n’a été que du bon. Franchement. Et Bruno me dit la même chose. Il a été derrière moi quand ça a été compliqué. Il est exigeant, ambitieux, c’est normal. C’est invraisemblable que les supporters se permettent de décider qui sera le prochain entraîneur ou de dire que Bruno n’a plus rien à faire ici. Mais qu’est-ce que ça veut dire ?" a tonné le dirigeant rhodanien.

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                                                • OL : Lyon dément officiellement la rumeur Laurent Blanc !


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                                                  Publié Lundi 08 Avril 2019 à 11:00Dans : OL, Ligue 1, Mercato.

                                                  Priorité de l’Olympique Lyonnais selon Téléfoot, Laurent Blanc a été contacté par l’état-major du club rhodanien. C’est tout du moins ce que le journal L’Equipe, très affirmatif, expliquait dans ses colonnes ce lundi matin. Une fake news et rien d’autre selon l’Olympique Lyonnais, qui affirme dans un communiqué qu’aucun entraîneur n’a été contacté en vue de la saison prochaine et que l’unique objectif de Jean-Michel Aulas est de placer les joueurs et Bruno Genesio dans les conditions optimales afin d’atteindre l’objectif fixé par la direction : le podium.

                                                  « L’Olympique Lyonnais dément catégoriquement avoir contacté Laurent Blanc, ou tout autre entraîneur, contrairement donc à ce que L’Equipe affirme dans son édition du jour. Le club tout entier se concentre sur la fin de saison avec, comme unique objectif, de mettre Bruno Genesio et ses joueurs dans les meilleures conditions pour décrocher une place sur le podium, qualificative pour la Champions League. Il est regrettable qu’un club qui a joué cette saison les 1/8èmes de finale de Champions League et les 1/2 finale de Coupe de France, et qui est en course pour une qualification pour la compétition la plus importante sur le plan sportif et sur le plan économique, se trouve confronté à la diffusion de fausses informations qui ne peuvent que le déstabiliser. L’Olympique Lyonnais, société cotée en bourse, se doit aussi de faire respecter une communication transparente et juste » explique l’Olympique Lyonnais dans son communiqué. Suffisant pour calmer les rumeurs d’une possible arrivée de Laurent Blanc ?

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                                                    Nantes – OL (2-1) : saborder sa saison, mode d’emploi

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                                                    il y a 2 heures

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                                                    13 avril 2019
                                                    Par

                                                    Corentin Marabeuf Encore défait à Nantes (1-2), vendredi, l’Olympique lyonnais s’est enfoncé encore un peu plus dans la crise et n’est même pas assuré de terminer sur le podium en fin de saison. Un sabordage en règle.

                                                    Il y a des traditions qui perdurent, comme cette fâcheuse habitude de relancer les équipes mal classées, et d’autres qui se perdent, comme celle de terminer ses saisons en boulet de canon. L’OL l’a appris à ses dépens à Nantes (1-2), vendredi soir. Défaits pour la troisième fois consécutive toutes compétitions confondues, les Lyonnais viennent d’encaisser huit buts en trois matches et ont troqué leur rêve de Coupe de France et de deuxième place contre une nouvelle saison blanche et un podium encore loin d’être assuré. La peur du vide les guette et Saint-Etienne, en cas de victoire contre Bordeaux, dimanche, reviendra à trois points. En dix jours, l’Olympique lyonnais a amorcé une lente descente aux enfers qui a certainement scellé le sort de Bruno Genesio à la tête de l’équipe rhodanienne. Le pire dans tout ça ? C’est l’entraîneur, son président Jean-Michel Aulas et leurs joueurs qui ont actionné la manivelle vers les limbes. Comment en sont-ils arrivés là ? Mode d’emploi. Genesio, trop focalisé sur son avenir

                                                    Bruno Genesio a beau répéter depuis de longs mois que son avenir l’importe peu par rapport aux objectifs de l’Olympique lyonnais, le technicien y a quand même beaucoup pensé ces dernières semaines. Alors que Jean-Michel Aulasavait prévu de discuter d’une prolongation ou non en fin de saison, l’entraîneur a demandé à ce que son avenir sur le banc rhodanien soit étudié plus tôt. Conciliant, JMA a donc avancé la prise de décision au 31 mars puis au 2 avril. En parallèle, Genesio s’est rapproché du « super-agent » Pini Zahavi, au cas où… Il a aussi continué à tisser de nombreux liens au sein de la sphère OL, bien loin du rectangle vert. Au final, la défaite contre Rennes en demi-finales de la Coupe de France (2-3) semble lui avoir été fatale et la décision quant à son futur sera prise, comme ce fut prévu au départ, une fois la saison terminée. Le comble de l’ironie. Un flou tactique

                                                    Une fois focalisé sur le terrain, Bruno Genesio éprouve toutes les difficultés du monde à trouver la bonne formule pour permettre à son équipe d’acquérir la régularité qu’elle cherche depuis bientôt trois ans. Bien malin celui qui peut dégager une équipe type de cet OL cru 2018-2019. Si les stars ne semblent plus indéboulonnables, puisque Fekir, Memphis, Marcelo et Traoré étaient sur le banc à Nantes, le flou tactique persiste. Lors des trois derniers matches de Ligue 1, l’Olympique lyonnais a débuté en 4-4-2 en losange (à Rennes, 1-0), est revenu au 4-2-3-1 (contre Dijon, 1-3) et a enchaîné en 4-3-3 (à Nantes). Au Camp Nou, Genesio avait également aligné son équipe en 3-4-1-2. Vous suivez ? Les joueurs de l’OL non plus, visiblement. Leurs prestations, aussi ennuyantes que brouillons, en sont la preuve. Rennes, la désillusion de trop

                                                    Déjà franchement moyens depuis le début de la saison, les Lyonnais ont atteint des sommets dans la médiocrité il y a dix jours contre Rennes en Coupe de France. Piteusement éliminés de la Coupe de la Ligue (contre Strasbourg en quarts de finale, 1-2), les hommes de Bruno Genesio s’étaient promis de rallier le Stade de France pour rompre avec une disette de sept années sans titre. Encore raté. A vrai dire, on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé dans la tête des joueurs de l’OL ce soir-là. L’annonce de la prolongation ou non de leur entraîneur ? A moins qu’ils aient décidé de le lâcher, les Lyonnais savaient ce qu’il leur restait à faire pour le maintenir sur le banc. La pression était-elle alors trop forte ? A l’Eithad Stadium face à Manchester City (2-1) ou à domicile contre le FC Barcelone (0-0), les partenaires de Nabil Fekir ont connu pire. Quoi qu’il en soit, l’élimination a mal été vécue par une grande partie du vestiaire rhodanien, pour qui cela semble être la désillusion de trop. Dans les têtes, rien ne va plus. Les jambes, elles, n’avancent plus. Les intérêts individuels avant le reste

                                                    Cet énième échec fait suite à celui encore tout récent du Camp Nou. Les Lyonnais, qui nourrissent des envies de grandeur et s’estiment pour la plupart capables de jouer dans les plus grosses écuries européennes, ne s’imaginaient pas recevoir une telle leçon face au Barça en huitième de finale retour de la Ligue des champions (1-5, le 13 mars). Certains considéraient alors la C1 comme la seule vitrine pour le prochain mercato d’été. Avec l’élimination et des performances individuelles globalement faibles, les espoirs de rallier une équipe du top 8 européen se sont forcément amenuisés. Passée la trêve internationale, qui permet aussi de se faire voir aux yeux du monde, le retour aux affaires courantes s’est avéré difficile. La Ligue 1 et la Coupe de France ne brillent pas autant que la C1 et ce n’est pas Memphis Depay, dix-neuf buts en Championnat la saison passée mais aucune offre à la hauteur de ses attentes au mercato suivant, qui dira le contraire. Une fois les intérêts individuels compromis, les objectifs collectifs paraissent bien dérisoires. Des méthodes qui ne fonctionnent plus

                                                    Au cours des huit derniers jours, Jean-Michel Aulas s’y est repris à deux fois pour remobiliser le vestiaire rhodanien. A la veille de la réception de Dijon, juste après l’élimination contre Rennes, le président lyonnais avait tenté de secouer ses joueurs puis avait mis en avant des valeurs fondamentales à ses yeux, lundi. Jeudi, le boss de l’OL, en retrait, avait assisté à la séance vidéo de son équipe. Après avoir joué le pare-feu face aux médias samedi dernier, en s’en prenant aux journalistes et aux supporters, JMA semble avoir usé de tous ses stratagèmes pour relancer son OL. Jusqu’ici, rien n’a fonctionné mais l’homme fort de l’Olympique lyonnais estime encore avoir plusieurs cordes à son arc. « Il y a des leviers qu’on n’a pas encore activés. Ce (vendredi) soir, (Bruno Genesio) a fait une causerie époustouflante, j’en avais même des frissons, même si cela n’a pas eu d’effet, indiquait-il dans les travées de la Beaujoire. Il faut que les joueurs fassent un peu plus et se remettent en cause, ce n’est pas en étant moyen qu’ils signeront dans les clubs qu’ils visent. »

                                                    Cette fois, Jean-Michel Aulas a publiquement tenté de mettre ses joueurs face à leurs responsabilités. Le président lyonnais a aussi avoué que Bruno Genesio, face à cette crise de résultats, est « en difficulté. » Une manière de mettre la pression sur ses troupes à six journées de la fin du Championnat. Le mal est déjà fait mais comme souvent quand la tempête bat son plein, JMA essaie de redresser la barre comme il le peut. Voilà quelque chose qui ne change pas.

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