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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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    ... Foot L1

    Lyon dans l'inconnu après l'annonce du départ de Bruno Genesio


    Publié le samedi 13 avril 2019 à 21:37 | Mis à jour le 13/04/2019 à 22:59
    L'annonce du retrait de Bruno Genesio, en fin de saison, va placer les joueurs en première ligne dans le sprint de l'OL pour le podium. Elle lance aussi les grands travaux, avec la recherche du prochain entraîneur.

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    ET MAINTENANT... LA FIN DE SAISON
    Les joueurs au centre


    En annonçant l'inéluctable, son retrait à la fin de la saison, Bruno Genesio quitte son rôle de personnage central et de paratonnerre : la pression des supporters et des objectifs à atteindre, en cette fin de saison, va se déplacer sur les joueurs, désormais en première ligne, après avoir passé ces dix derniers jours à se cacher derrière plusieurs excuses, dont le feuilleton rocambolesque de la prolongation de contrat de leur entraîneur. Car ce qui compte, ce n'est pas l'annonce d'une décision devenue inéluctable, c'est le moment de l'annoncer, et l'utilisation que l'entraîneur lyonnais et son président, Jean-Michel Aulas, comptent faire de cette communication.
    Bruno Genesio : «Il fallait ramener la raison»
    Puisque l'élimination en demi-finales de la Coupe de France face à Rennes (2-3) avait fait basculer la saison lyonnaise du côté obscur, déclenchant les deux défaites subies en L1 face à Dijon (1-3) et à Nantes (1-2), puisque ni le groupe ni les joueurs intéressés n'avaient réagi sur le terrain à la décision de Genesio d'écarter les cadres (Marcelo, Fekir, Depay et Traoré remplaçants à Nantes), le levier de l'entraîneur était le seul utilisable.

    Aulas et Genesio misent sur l'effet mécanique du balancier, dans un vestiaire sans leader ni caractère, qui pousserait les joueurs vers la responsabilisation, et peut-être même vers l'embarras d'avoir directement provoqué cette situation. Ces derniers temps, il est patent que Depay, totalement ailleurs, Fekir et Aouar ont lâché leur entraîneur. Pour Fekir, c'est paradoxal, alors que plusieurs joueurs du vestiaire ont mal vécu la promotion de Yassin, son frère, dont les débuts professionnels ont été identifiés comme un cadeau de management au capitaine et leader de l'équipe. Pour Aouar, c'est plus simple : il ne digère pas de ne pas avoir joué une minute à Barcelone (1-5), en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions.

    Cette annonce peut-elle tout changer ? Peut-être, mais c'est l'incertitude qui plane, à six journées de la fin : puisque le noyau lyonnais n'est plus là, se limitant à Lopes et au staff, ou presque, puisque la plupart des joueurs qui ont une valeur sur le marché ont envie de partir, considérant l'OL comme un tremplin, il va falloir observer dans quelle mesure ce vestiaire sera capable de retrouver son unité et sa compétitivité. Mais l'avenir de Genesio n'étant plus un enjeu ni un sujet de crispation, ce seront bien les joueurs qui devront assumer, pendant un mois et demi, ce qu'ils avaient décidé de fuir, ces derniers temps.




    ET MAINTENANT... LE PROCHAIN ENTRAÎNEUR Un Français, mais qui ?

    L'OL n'a pas eu d'entraîneur étranger depuis le Yougoslave Vladimir Kovacevic, en 1981-1982, et l'ancien joueur d'Angers était en France depuis plus de dix ans. Dans ces colonnes, le 3 avril, Jean-Michel Aulas avait rappelé sa philosophie : « Il y a plus de risque à prendre un étranger qu'un Français, dans un club comme Lyon. Si l'entraîneur a déjà joué à Lyon, parle français, que je le connais personnellement, on limite le risque. »

    Rien ne laisse supposer qu'il va rompre avec ses habitudes, même s'il est attaché à la maîtrise de la langue bien plus qu'à la nationalité. A priori, le président lyonnais n'a encore contacté personne. Le premier nom régulièrement cité est celui de Laurent Blanc (53 ans), parce qu'il est le plus grand nom français disponible sur le marché, et parce que ses équipes jouent bien au foot. Mais si l'OL reste un projet intéressant pour un technicien qui sera resté trois saisons sans banc, et qu'un contact a déjà été établi, ce n'est pas forcément la priorité de l'ancien entraîneur du PSG, qui lorgne plutôt l'étranger, l'Angleterre et l'Espagne, et qui pourrait emmener dans ses bagages Alain Boghossian comme adjoint. C'est un autre aspect qui peut poser problème pour l'OL, au cas où : Blanc aurait l'intention de travailler avec au moins trois adjoints, dont sans doute Nicolas Dehon, l'entraîneur des gardiens, alors qu'Aulas est souvent rétif à ces larges bouleversements du staff, et que l'ADN du club consiste à utiliser des anciens joueurs. Et notamment Grégory Coupet, l'actuel entraîneur des gardiens, dont Anthony Lopes accepterait difficilement le départ.

    Mais, à présent que Genesio a annoncé sa décision, c'est dans cette logique de négociation que le club s'apprête à s'engager avec les candidats qu'il va sonder, et qu'Aulas choisira, comme il le fait depuis vingt ans, avec Jérôme Seydoux, son associé principal dans le capital du club, qui interviewe régulièrement les entraîneurs placés dans la short-list.



    ET MAINTENANT... GENESIO La possibilité d'un poste à l'OL


    Bruno Genesio (52 ans) ne sera plus l'entraîneur de l'OL la saison prochaine, et il ne sera pas entraîneur, tout court. Il a annoncé, samedi, qu'il renonçait à chercher un banc pour l'été à venir. Une annonce qui est un énorme pas en arrière et dit un peu mieux encore l'inanité de l'échéance du 31 mars, qui reposait sur sa volonté d'avoir une réponse pour avoir le temps de négocier un contrat ailleurs. « Je pense que je vais prendre un petit peu de repos après cette saison », a-t-il exprimé. Il a surtout annoncé qu'il pourrait rester au club dans une autre fonction, alors qu'il avait dit le contraire à la fin de l'hiver : « Nous avons échangé avec le président sur l'éventualité de rester au club dans une fonction à définir. »

    Il n'échappe à personne que le poste de directeur sportif n'est pas occupé, et que les deux conseillers du président, Gérard Houllier et Bernard Lacombe, sont en fin de carrière. Il est déjà arrivé qu'un entraîneur de l'OL passe du terrain aux bureaux : entraîneur d'octobre 1996 à juin 2000, Lacombe avait retrouvé, dès la saison suivante, son rôle de directeur sportif. Et lorsque Paul Le Guen était arrivé à l'OL, en juin 2002, Jacques Santini s'apprêtait à retrouver son rôle de directeur technique quand Aulas l'avait proposé pour le poste de sélectionneur. Pas de doute : à l'OL, les grands travaux ont débuté samedi.

    L'Equipe du jour..

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      issu du journal
      ... Foot Culture

      Qui est Jérémy Lopez, l'acteur qui a attiré l'attention de Jean-Michel Aulas après sa tribune sur l'OL ?


      Publié le dimanche 14 avril 2019 à 00:00

      Comédien au «Français», Jérémy Lopez a écrit une longue tribune pour évoquer son exaspération devant la situation de l'OL. Son succès auprès des supporters lyonnais a poussé Jean-Michel Aulas à le rencontrer.


      Pierre Prugneau Partager sur Facebook Tweeter


      Quand le photographe lui demande de relever le col de son blouson pour le shooting dans la cour du théâtre du Vieux-Colombier (Paris VIe), il se met à chanter à la gloire d'Alain Caveglia. Il ne pense pas à Canto, non. Parce que Jérémy Lopez est lyonnais avant tout. C'est ce qui le définit le mieux. Alors, bien sûr, ses collègues du «Français» ne comprennent pas toujours quand il doit «récupérer les gâches» pour une représentation. Comme le personnel du service com'de l'institution trois fois centenaire a été surpris quand les revues de presse de ces derniers jours l'ont renvoyé vers les sites et les journaux sportifs. Il n'y était pas question de son rôle de Rino dans le Voyage de G. Mastorna, mis en scène par Marie Rémond et qu'il joue, six jours par semaine, jusqu'au 5 mai aux côtés de Laurent Lafitte, entre autres. Mais de foot, et de l'OL en particulier.

      Tout commence samedi soir, la semaine dernière, dans la foulée de la défaite de Lyon face à Dijon (1-3). Un match qu'il n'a pas vu, puisqu'il était sur scène, mais qu'il ne regardera pas en replay. Il commence à taper sur son clavier. «Ce soir, pour la première fois depuis toujours, je ne regarderai pas le match de l'Olympique Lyonnais.» Et il écrit l'équivalent d'une lettre de cinq ou six pages. Il l'envoie au rédacteur en chef du site indépendant Olympique-et-Lyonnais, entièrement consacré, comme son nom l'indique, à l'actualité du septuple champion de France. La tribune est mise en ligne mardi midi. Son retentissement est immédiat. Il y est question du «même match vu une cinquantaine de fois depuis quatre ans», du «supporter lambda [qui] se sent coupable d'être malheureux», de «l'absence de fond de jeu régulier sous (Bruno)Genesio», de l'absence de titre depuis la victoire en Coupe de France 2012 et de cette «étrange impression que ça pourrait durer encore sept années de plus».

      «Je n'ai rien inventé, explique après coup le comédien de trente-quatre ans. Tout ce que j'ai écrit, c'est ce que les gens disent depuis bien longtemps.» Rien de bien neuf pour les supporters frondeurs, mais une première synthèse de toutes leurs doléances. Aussi partagent-ils la tribune à grands coups de tweets et retweets, ce qui n'échappe évidemment pas à Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais ne connaît pas Jérémy Lopez, pas plus que l'immense majorité de ceux qui ont lu ses mots. «Je ne suis pas Clovis Cornillac», dit très sérieusement le 532e sociétaire de la Comédie-Française, en référence à l'un des plus célèbres supporters de l'OL. Il monte sur les planches jusqu'à deux cents fois par an, a été vu au cinéma avec Gérard Jugnot (C'est beau la vie quand on y pense), Dany Boon (Radin !) ou Kad Merad (le Gendre de ma vie) mais assure : «Je ne suis personne. Si Aulas a lu le texte, ce n'est pas parce que je suis acteur, mais parce que les supporters sur Twitter l'ont relayé.»




      «Mon grand-père et mon oncle étaient complètement tarés de l'OL. J'ai vécu ça comme une religion : j'ai eu le choix, mais pas vraiment»




      «JMA» profite d'un passage à Paris dès le lendemain matin pour rencontrer Lopez. Ils se retrouvent dans un café près des Champs et discutent deux heures. Du contenu, il ne veut pas dire grand-chose. Tout juste sait-on qu'il n'exige rien, lui qui n'avait déjà pas appelé à la non-reconduction de Bruno Genesio - et qui n'a pas souhaité commenter l'officialisation de son départ -, même si les failles sportives patiemment exposées indiquaient qu'il prônait le changement. Seulement, s'il n'a pas «la prétention de parler pour les supporters», il veut «qu'on les entende». Malgré tout, et malgré lui, il est devenu le porte-voix d'une partie d'entre eux. Et il n'est pas illégitime pour autant, non pas par son statut social un peu glamour, mais parce qu'il est un vrai malade de sa ville et de son club.

      Jérémy Lopez entre dans le détail comme on déclinerait son identité. «Mes premiers souvenirs de Gerland remontent à mes cinq ans. Mon grand-père et mon oncle étaient complètement tarés de l'OL. J'ai vécu ça comme une religion : j'ai eu le choix, mais pas vraiment.» Il se souvient des trajets depuis sa banlieue est, où il vit dans des HLM à Vénissieux, Meyzieu puis Décines, à l'arrière d'une 4L utilitaire, donc sans siège, en mangeant son sandwich. L'enfant dissipé, qui se fera virer à plusieurs reprises du collège et du lycée (ce qui ne l'empêchera pas de décrocher un bac L par correspondance), a naturellement de l'affection pour Pascal Olmeta, mais aussi pour Alain Caveglia, Vikash Dhorasoo ou encore «Marcelo, le bon», en évoquant l'autre défenseur central brésilien de l'OL (1993-1997), homonyme de l'actuel. Il pratique un peu le foot lui-même, «à Chassieu en poussins, et même un an chez les Antillais de Villeurbanne, parce qu'un copain de la primaire y était». Mais sa passion, il la vit surtout en tribunes. Intensément. «J'ai failli tomber dans les pommes quand on a sorti Sainté aux tirs au but en Coupe de France» en 16es de finale en 2001 (1-1, 4-3 aux tab).

      Un autre feu brûle tout de même en lui. Après le bac, il a envie d'être acteur. On lui explique que ça passe par le théâtre, dont il ignore à peu près tout. Il s'inscrit à un cours privé puis tente le concours du Conservatoire à vingt-deux ans. Un an après, il veut intégrer une des écoles nationales, mais ne tente que Lyon. «Je ne voulais pas partir, pas question.» Il faudra bien quand on lui proposera d'intégrer la prestigieuse Comédie-Française. Il jure avoir hésité. «En plus, ils s'apprêtaient à construire le nouveau stade juste à côté de chez moi, j'étais dégoûté.»

      S'il a réussi à se détacher de sa ville, Jérémy Lopez n'a jamais rompu le lien avec l'OL. Il confesse posséder une centaine de maillots, et son fils de six ans a évidemment les siens. Il le montre en photo, la liquette floquée «Fekir». Un bon moyen de se rappeler la réponse à donner quand son père lui demande : «C'est qui le meilleur joueur de tous les temps ?» Et le gamin ne se trompe jamais. La vie de comédien n'est pas forcément compatible avec celle de fan de foot, pourtant il regardait - et on veut bien parier qu'il regardera à nouveau - chaque match deux fois : «Une première pour l'émotion, une seconde pour l'analyse.» Il a même tenté l'évangélisation sur le Parisien François Berléand, avec qui il sera à l'affiche de l'Esprit de famille en fin d'année, au cinéma. «J'ai regardé City-Lyon (1-2) avec lui, j'ai essayé de le convertir.»

      Jean-Michel Aulas est peut-être un homme plus difficile à convaincre encore. Jérémy Lopez n'a pas rien cherché à lui vendre non plus, même s'il n'a pu s'empêcher d'évoquer Marcelo Gallardo, le coach argentin de River Plate, qu'il tient en haute estime. Et de toute manière, il n'est pas dupe : «J'ai conscience qu'il éteint un feu. Mais il est conscient du désamour. Les relations peuvent évoluer dans le bon sens, il y a beaucoup d'espoir. Si je pensais que c'était cuit d'avance, je n'aurais rien écrit.» Il a peut-être un temps perdu la foi. Mais on ne l'y reprendra pas deux fois.

      L'Equipe

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        issu du journal
        ... Foot L1 OL

        Houssem Aouar et Martin Terrier : le duo du futur de l'OL


        Publié le samedi 20 avril 2019 à 00:05 | Mis à jour le 20/04/2019 à 01:02

        Martin Terrier et Houssem Aouar ont brillé face à Angers (2-1). Ils incarnent l'avenir de l'OL au moment où certaines pages vont se tourner.


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        Les cadres lyonnais sont revenus dans l'équipe de départ et, parmi eux, Memphis Depay est redevenu un très bon joueur, ce qui commençait à être un vieux souvenir, mais ce n'est pas cette trace-là qui restera de cette victoire de l'OL sur Angers (2-1), traversée par un jeu offensif souvent brillant, un plus vieux souvenir encore.
        OL-Angers : les notes du match
        Au soir du premier match depuis l'annonce du départ de Bruno Genesio, ce sont deux internationaux espoirs, Martin Terrier (22 ans) et Houssem Aouar (20 ans), qui ont dominé la soirée. Pour Terrier, auteur de son huitième but en L 1, et privé d'un doublé par un hors-jeu de Fekir au départ de l'action, c'est une confirmation de son impact statistique, de sa qualité technique, de ses dons de finisseur et de l'intelligence de ses déplacements. « Le futur Robert Pires », disait le staff lyonnais peu après sa signature, l'été dernier. De fait, dans un contexte concurrentiel (Traoré, Depay, Cornet et lui se disputent régulièrement deux places sur les côtés), il est probablement le Lyonnais qui a le plus progressé cette saison, avec Léo Dubois. Et il a su aller au-delà, vendredi soir, d'intenses douleurs au ventre survenues juste avant la mi-temps. Son bilan récent est assez ébouriffant : cinq buts en cinq matches et en neuf tirs. Il est en train de prendre de la place et de gagner la sienne, doucement.
        Terrier s'impose sans faire de bruit


        «Il ne faut pas s'enflammer, on a eu trop de désillusions» - Houssem Aouar




        Le cas d'Houssem Aouar est différent. Il avait gagné un statut, la saison dernière, et a fini par le perdre, au fil d'une année 2019 pénible, avec en point d'orgue sa mise à l'écart à Barcelone (1-5), qu'il a mal vécue. Il a fait la tête, clairement, n'a pas aidé Bruno Genesio dans l'enchaînement des défaites fatales à sa prolongation de contrat, mais, cette semaine, on l'a dit très touché par l'annonce du départ de l'entraîneur qui l'a lancé en Ligue 1, rongé par quelque chose d'une mauvaise conscience. Il avait perdu sa simplicité, son influence, cette classe naturelle épurée, et il a tout retrouvé, vendredi soir, battant son record de ballons touchés (136) et délivrant deux passes décisives magnifiques, deux offrandes.

        Même après le match, il a fait simple : « On a retrouvé beaucoup de fluidité, et on s'est donc créé des occasions plus facilement. Il faut réitérer cette performance, avec beaucoup d'efforts, d'appels et de simplicité dans le jeu. Mais il ne faut pas s'enflammer, on a eu trop de désillusions cette saison. » Il a raison, mais avec un Aouar de ce niveau, tout sera plus simple, aussi, dans cette fin de saison où l'OL cherche à échapper au chaos.

        L'Equipe

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        • Aulas : "Oui, Blanc est compatible avec moi et l'OL"

          Par AFP

          Il y a 9 heures LIGUE 1 - "Oui, Laurent Blanc est compatible avec moi", a déclaré le président de Lyon, Jean-Michel Aulas, mercredi, au sujet de la quête d'un successeur à Bruno Genesio au poste d'entraîneur après la victoire de l'OL féminin à Dijon, lui assurant son 13e titre de champion de France d'affilée.



          Annoncé à Lyon depuis plusieurs semaines, Laurent Blanc pourrait débarquer à l'OL en juin prochain a laissé entendre le président lyonnais Jean-Michel Aulas, en marge du 13e sacre consécutif de l'OL féminin.

          "Laurent Blanc fait partie des entraîneurs qui peuvent m'intéresser. J'ai dit que je souhaitais engager quelqu'un qui pourrait nous permettre d'avoir certaines ambitions et que je souhaitais engager un coach parlant français ou anglais. Est-il Aulas compatible ? Oui, Laurent Blanc est compatible avec moi et avec l'Olympique lyonnais, mais c'est aussi le cas pour José Mourinho et pour d'autres", a ainsi déclaré le patron de l'OL.


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          OL Féminin@OLfeminin
          #DFCOOL @JM_Aulas après le titre des filles : « On est très fiers de ce treizième titre ! C’est un très grand bonheur ! C’était un match compliqué entre la demi-finale de l’@UWCL. Elles ont réalisé un grand match. »
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          8:49 PM - Apr 24, 2019
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          " J'ai beaucoup de respect pour lui "
          "La dernière fois que j'ai rencontré Laurent Blanc, c'était en Russie à l'occasion de la finale de la Coupe du monde. J'ai beaucoup de respect pour lui", a ajouté Jean-Michel Aulas.

          "Vous me demandez si l'OL est prêt à faire des efforts financiers pour faire venir un grand entraîneur ? Je crois avoir répondu à votre question. Lyon est un club très bien structuré, qui a les moyens économiques de ses ambitions", a-t-il encore affirmé aux médias.

          "Mais si je réfléchis, je peux vous affirmer que je n'entamerais aucune discussion avant le match face à Lille (le 5 mai) qui nous permettra d'en savoir un peu plus où nous en serons. J'ai fait ce choix par respect pour l'équipe et pour Bruno Genesio", a conclu le président lyonnais. De quoi alimenter les rumeurs pour les prochaines semaines autour du futur entraîneur du club rhodanien.




          Eurosport.fr

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          • issu du journal
            ... Foot Transferts OL



            Transferts : Moussa Dembélé (Lyon), un attaquant courtisé




            Publié le vendredi 3 mai 2019 à 00:00
            Auteur d'une saison pleine malgré un temps de jeu irrégulier, le buteur lyonnais, arrivé en août, suscite déjà des convoitises, notamment en Angleterre.




            Hugo Delom Partager sur Facebook Tweeter




            Avant même que le dossier de l'entraîneur ne soit vraiment lancé, Florian Maurice sait que la restructuration de l'effectif de l'OL sera un enjeu brûlant du mercato lyonnais. Le discret et efficace responsable du recrutement, aperçu récemment en tribunes pour y observer notamment le prometteur milieu toulousain Ibrahim Sangaré (21 ans) ou l'attaquant lorientais Alexis Claude Maurice (20 ans), multiplie donc les prises de contact.
            Transferts : un mercato d'été mouvementé en vue à Lyon
            Dans l'esprit des dirigeants lyonnais, le départ de Tanguy Ndombele est quasi acté, moyennant une offre de 60 à 70 M€. Le marché de Nabil Fekir s'est, lui, rétréci. Les conditions chaotiques de son vrai-faux transfert à Liverpool l'été dernier ont laissé des traces chez les directions sportives européennes. Malgré une volonté très claire d'être conseillé par son beau-frère, sa représentation multiforme ces dernières semaines - dossier proposé par plusieurs agents - n'aide pas à sa lisibilité.

            Mais, dans les prochains mois, l'actualité du mercato lyonnais pourrait s'agiter sur un dossier auquel les fans de l'OL ne s'attendent pas nécessairement : celui de l'attaquant Moussa Dembélé (22 ans, contrat jusqu'en 2023). Arrivé en toute fin de mercato estival en provenance du Celtic Glasgow moyennant 22 M€, l'international Espoirs, utilisé irrégulièrement dans un premier temps, s'est imposé comme un élément important de l'animation offensive lyonnaise.

            Ces derniers mois, il fut un joueur en capacité de se montrer décisif dans des matches à enjeu (Saint-Étienne, Lille, Paris...) et ce, malgré l'absence de préparation foncière l'été dernier et quel que soit son statut - remplaçant ou titulaire. Une efficacité - 13 buts, 3 passes décisives, en 29 matches de L1 - qui le place, avec un but toutes les 139 minutes, au 4e rang en L1 derrière les trois Parisiens Mbappé, Cavani et Neymar. Ses performances, saluées en interne, ne sont pas passées inaperçues sur la scène européenne dans un marché des numéros 9 de haut niveau qui risque de s'agiter cet été.

            L'Atlético de Madrid, Manchester United et Arsenal se sont renseignés





            Son profil a été identifié très tôt dans les équipes du PSG comme en équipes de France. Dembélé, passé par la Championship (Fulham) puis par le Championnat écossais, était attendu par les décideurs sur sa capacité à reproduire ses performances dans un Championnat majeur ou en C1.

            Il a repoussé beaucoup de doutes. Jusqu'à, aujourd'hui, représenter une solution intéressante et donc susciter des intérêts concrets, qui se sont manifestés sous différentes formes : supervisions, appels...Dans le cadre d'un renouvellement de son arsenal offensif, l'Atlético de Madrid s'est donc renseigné. Mais, en l'état, c'est d'Angleterre que pourrait venir l'offensive majeure. Ole Gunnar Solskjær n'a pas attendu sa période lyonnaise pour apprécier le profil de Dembélé. L'entraîneur mancunien, via des intermédiaires, a de nouveau étudié récemment le profil du jeune Français. Les retours sur son sérieux et son état d'esprit ont été appréciés par le Norvégien. Arsenal a également supervisé «MD». Un intérêt qui veut dire offre ? Pas encore. La valorisation de Dembélé, avant une éventuelle grosse performance pendant l'Euro Espoirs en juin, se situe autour de 50 M€.

            Dans ce dossier, la position de l'OL est claire et connue. Pas de vente cet été. Mais en cas de proposition concrète qui lui permettrait de doubler son montant initial, quelle serait la réaction de Lyon ? Moussa Dembélé dispose d'un atout. Et pas des moindres. Il se nomme Pini Zahavi. L'agent, qui représente également Bruno Genesio et qui sera sans doute l'acteur majeur du mercato lyonnais, a participé à l'arrivée de Dembélé l'été dernier. Et est resté proche de l'Espoir lyonnais. L'influent Zahavi, dont on connaît également la proximité avec les dirigeants du PSG, a échangé avec Antero Henrique sur le dossier du Lyonnais. Le Portugais, qui avait déjà voulu recruter le Français à Porto, restera attentif. Le mercato de l'OL pourrait bien réserver des surprises...

            L'Equipe

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              Formation : l'OL tousse, Saint-Étienne pousse


              Publié le jeudi 9 mai 2019 à 00:00

              À la lutte avec Saint-Étienne pour la troisième place de L1, qualificative pour la C1, l'OL peine à sortir des talents de son centre de formation, ce qui a longtemps fait sa force. Les jeunes Verts, à l'inverse, sont de plus en plus visibles.


              Vincent Duluc, Hervé Penot et Bernard Lions

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              À Lyon, ça pioche


              La formation lyonnaise va connaître des bouleversements cet été. Mais la période actuelle génère tensions et interrogations en interne.

              Il n'y a pas que les étages supérieurs de la fusée que Jean-Michel Aulas remodèle. La quête de l'entraîneur, la modification de l'effectif pro sont des chantiers majeurs sur le bureau du boss mais le président n'en oublie pas les fondations, l'ADN de son OL. On ne compte plus les garçons sortis majors de promo, ces Karim Benzema (35 M€ du Real Madrid en 2009), Anthony Martial (5 M€ plus bonus de Monaco en 2013) ou Willem Geubbels (20 M€ plus bonus de Monaco l'été dernier), capables de renflouer les caisses le cas échéant. Même si Lyon a terminé pour la sixième fois de suite meilleur centre de formation de France, en 2018, les décideurs ont senti la nécessité de relancer un secteur de moins en moins efficient.

              Depuis l'audit effectué par Gérard Houllier, l'an passé, c'est le remue-ménage. La prise de pouvoir de Jean-François Vulliez, homme de la maison, sur le centre de formation en 2017, a signifié la première étape d'un mouvement de fond. Et les éducateurs se posent aujourd'hui de nombreuses questions. Qui passera au tamis des mouvements cet été ? Tous sont en fin de contrat, et la peur du vide crée des craintes, des tensions inévitables. Toutes les catégories d'âge seront chamboulées : Stéphane Roche (moins de 19 ans) s'en va et on évoque un intérêt de l'OM, mais quid de Pierre Chavrondier ou Jérémy Berthod, en charge des moins de 17 ans, de Jérémy Bréchet, qui s'occupe des moins de 15 ans (annoncé en moins de 16 ans et moins de 17 ans), ou même de Joël Fréchet, un ancien de la formation, qui espérait développer le futsal ?



              1Le milieu Houssem Aouar est le seul joueur formé par l'Olympique Lyonnais à s'être imposé en équipe première depuis deux saisons.



              La politique générale est au coeur des incertitudes, entre ceux qui acceptent moins, comme certains anciens, que la postformation soit devenue plus importante que la formation elle-même. Les arrivées d'Oumar Solet (19 ans), venu de Laval début 2018, de Reo Griffiths (18 ans, Tottenham) chez les moins de 19 ans, de Lenny Pintor (18 ans, Brest), par exemple, sont des marqueurs. Pas facile ensuite pour les enfants du cru de se faire une place dans l'élite. Chez les A, seul Houssem Aouar (Fekir ou Lopes étant plus anciens) s'est imposé comme titulaire récemment et on ne voit pas vraiment poindre les pépites estampillées OL à l'étage en dessous, en dehors de Maxence Caqueret (19 ans) peut-être.

              Six jours d'ITT pour Rousset...


              La Youth League (l'équipe a été éliminée par le FC Barcelone en quarts de finale) a surtout mis en évidence pour l'Europe le talent de Rayan Cherki (15 ans) mais l'OL n'est pas certain de le conserver. Ce serait un terrible échec s'il devait s'en aller.
              Transferts : Rayan Cherki (15 ans), un enjeu majeur pour Lyon
              Il en va de même pour Titouan Thomas (17 ans), autre jeune intéressant, pas assuré de rester... « Tout est parti en fait du déménagement, il y a deux ans, et de la séparation entre Décines, où s'entraîne la réserve (N 2) et les pros, et Meyzieu, où sont les autres équipes de jeunes, explique un membre de l'encadrement. Ça a été un désastre. Avant, on échangeait tous ensemble et là, c'est terminé. » Et les incompréhensions, les tensions ont commencé à grimper en flèche.

              À 15 ans, Rayan Cherki- ici à gauche contre l'Ajax Amsterdam, le 12 mars - participe déjà à la Youth League avec les U 19 de l'Olympique Lyonnais. (A. Martin / L'Equipe)



              Cette saison a ainsi été impactée par une altercation sérieuse entre Christian Bassila, chargé de la réserve, et Gilles Rousset, l'entraîneur des gardiens des moins de 19 ans. Rousset a même fait valoir une ITT de six jours après avoir été frappé à une jambe dans la foulée d'un match de Youth League contre Donetsk au Groupama Stadium... Depuis, les deux staffs (N 2 et U 19) ne communiquent quasiment plus que par mails alors que les passerelles devraient être permanentes entre ces entités.
              ... Bassila vers la Fédé



              Tout le monde guette donc les mouvements à venir dans cette atmosphère fin de cycle. Une certitude : l'antichambre des pros (12e en National 2) va changer de propriétaire. Karim Mokeddem devrait prendre la place de Christian Bassila, comme l'a annoncé le Progrès. Ce dernier devrait, lui, se diriger, d'après nos informations, vers la FFF et le centre de préformation de Clairefontaine. Rousset a, lui, reçu la proposition d'un contrat avec les moins de 16 ans et moins de 17 ans avec une baisse de salaire de 30 % : il y réfléchit. Les deux hommes ne devraient donc plus se recroiser...

              Gilles Rousset, l'entraîneur des gardiens des U19, devrait quitter l'OL. (A. Martin / L'Equipe)



              Mokeddem est certainement bien loin de ces histoires-là. Il sort de six années à la tête de Lyon Duchère (N) et amènera une vision différente. C'est d'ailleurs le deuxième changement en deux saisons pour cet effectif. Houllier avait promu Cris mais son équipe était descendue, ce qui avait contraint le Brésilien à céder sa place à Bassila... « On sort moins de jeunes et il n'est pas certain que beaucoup de la Youth League aillent vers les A », admet un éducateur. « C'est une période de changement, confirme un autre. Il n'y a pas de flou en soi. Des décisions vont être prises mais il faut peut-être savoir ce qui se passe à l'échelon supérieur. Les résultats ont été moins bons mais il y a eu quand même des ventes intéressantes aussi, ces années passées, même si ça sort moins de joueurs en équipe 1. C'est vrai que ça se tend un peu en ce moment, des
              gens se posent des questions car le club est à un virage. »
              Et tout le monde, en interne, est dans l'attente.

              Les p'tits Verts ont bonne mine



              Avec l'éclosion de Saliba et son succès en Gambardella, l'ASSE récolte les premiers fruits de son projet de formation baptisé La Mine Verte et lancé il y a deux ans.

              Le 42, numéro du département de la Loire, est, enfin, à la mode. Loïc Perrin y veille. Sur le terrain comme en ville, puisque l'emblématique capitaine des Verts ne se sépare plus de son bracelet serti de ce numéro à son poignet gauche. Commercialisé il y a deux ans par l'entrepreneuse Clémentine Pradier, avec laquelle Perrin, né à Saint-Étienne, vient de s'associer pour lancer une ligne de prêt-à-porter, le 42 est même devenu une marque déposée. Mais le centre de formation de l'ASSE n'est pas en reste pour porter haut les couleurs du département. Perrin a vu les moins de 19 ans décrocher la quatrième Coupe Gambardella de l'histoire des Verts, le 27 avril (2-0 face à Toulouse, après celles de 1963, 1970 et 1998).

              Cette victoire récompense la nouvelle politique de formation lancée le 22 mars 2017 au travers du projet La Mine Verte, présenté par Julien Sablé, propulsé directeur du centre le 2 juin suivant. Il s'articule autour de trois axes : de vie, scolaire et sportif. « Nous avons alors mis beaucoup de moyens sur la formation, que beaucoup décriaient, explique Roland Romeyer, président du directoire de l'ASSE et ardent défenseur d'une politique sportive tournée vers les jeunes.

              Douze internationaux parmi les jeunes



              « Avec l'Europe, ils constituent l'ADN du club », rappelle Romeyer, qui n'a jamais oublié que six joueurs de la génération de 1976 appartenaient à l'équipe victorieuse de la Gambardella face au Lyon des frères Domenech, six ans plus tôt (3-3, 5-4 aux t.a.b) (1). L'échec de l'arrivée d'un troisième actionnaire fort l'a également conforté dans cette orientation. Gonfler la part du budget alloué à la formation permet désormais à l'ASSE de se payer les meilleurs jeunes de l'Hexagone. Comme William Saliba (18 ans), arrivé de Montfermeil en 2016 et désormais titulaire en L 1. Et de les garder. Saint-Étienne a ainsi pu échapper au pillage annoncé de son centre en offrant un premier contrat professionnel de trois ans à six joueurs du groupe de Gambardella, dès le printemps 2018 (2). Depuis, il compte douze internationaux parmi les jeunes.
              ASSE : l'ascension sereine de William Saliba
              « On a aussi embauché davantage d'éducateurs, un responsable pédagogique, une préparatrice mentale, un diététicien... », énumère Romeyer. Christian Pratta a été débauché de son poste de directeur du collège de Tezenas du Montcel. Jeannette Lyonnet, championne de France de vélo acrobatique et titulaire d'un master en préparation mentale, intervient chaque semaine auprès des jeunes. L'ancien gardien canadien Haidar Al-Shaïbani s'est reconverti en analyste vidéo. En plus d'utiliser le système de caméras mis en place durant l'été 2017 par Oscar Garcia, l'entraîneur des Verts de juin à novembre 2017, sur tous les terrains de l'Étrat, le centre d'entraînement et de vie de l'ASSE, il va aussi filmer des matches à l'extérieur. Chaque jeune reçoit ensuite des montages de ses prestations sur son smartphone. Et ses éducateurs peuvent vérifier s'il les a bien consultés.



              «Dix-neuf des vingt-six joueurs de la Gambardella sont issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes» - Roland Romeyer, président du directoire de l'ASSE




              Cette nécessaire modernisation n'empêche pas l'ASSE de continuer à miser sur la stabilité, un ancrage régional et historique, ainsi que sur une unité d'action. Appelé à assurer l'intérim d'Oscar Garcia au poste d'entraîneur des pros (15 novembre-20 décembre 2017), Sablé, désormais adjoint de Jean-Louis Gasset, a transmis la direction du centre à Philippe Guillemet, jusque-là son adjoint, au club depuis 2006. D'anciens Verts - Philippe Durieu (- 13 ans), Jean-Philippe Primard (- 15 ans), Christophe Chaintreuil (- 17 ans), et Laurent Batlles (N2) - s'occupent de l'encadrement. Razik Nedder, l'entraîneur vainqueur de la Gambardella pour sa huitième saison au club, est, lui, originaire de La Rivière, un quartier de Saint-Étienne.

              6Le nombre de jeunes du centre de formation lancés en pro par Jean-Louis Gasset, l'entraîneur de l'ASSE, depuis dix-sept mois. Les défenseurs Mickaël Panos (2 matches) et William Saliba (17), les milieux Mahdi Camara (1) et Dylan Chambost (2) et les attaquants Charles Abi (2) et Makhtar Gueye (4).

              Le très prometteur gardien Stefan Bajic (17 ans) est, lui aussi, natif de Saint-Étienne. « Et dix-neuf des vingt-six joueurs de la Gambardella sont issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes », ajoute Romeyer. Il en va ainsi de Charles Abi (19 ans, Clermont-Ferrand), auteur du second but en finale, et désormais appelé par Gasset en pro. Car le fait que toutes les équipes s'entraînent sur le même site facilite les passerelles entre les différents groupes. Venir travailler avec les pros accélère la formation des jeunes. Débutants comme joueurs aguerris se sont d'ailleurs retrouvés dans le vestiaire pour pousser le cri de la victoire après Toulouse (2-0, le 28 avril). Le jeudi d'après, tous ont été fêtés à l'hôtel de ville. Perrin a ainsi pu brandir son poing vainqueur, et le fameux bracelet « 42 ».

              (1) Christian Lopez, Alain Merchadier, Patrick Revelli, Jacques Santini, Christian Sarramagna et Christian Synaeghel.

              (2) Charles Abi, Stefan Bajic, Bilal Benkhedim, Wesley Fofana, Kenny Rocha Santos et William Saliba. Plus Mahdi Camara, prêté à Laval (N), en janvier.

              L'Equipe

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              • issu du journal
                ... Foot L1 Lyon

                Portrait : Maxwel Cornet (Lyon), fils de fer

                Publié le vendredi 24 mai 2019 à 00:10 | Mis à jour le 24/05/2019 à 14:19
                Jeune papa depuis deux semaines, l'attaquant éclaire la fin de saison de l'OL et éteint les critiques qui l'ont souvent escorté, porté notamment par sa relation fusionnelle avec son père.


                Vincent Duluc Partager sur Facebook Tweeter





                L'autre dimanche, à Marseille (3-0, le 12 mai), où il sort tardivement du vestiaire, d'un match formidable et d'un doublé en trois minutes (84e, 86e), on pose cette question à Maxwel Cornet : « Pourquoi laisses-tu souvent une trace dans les grands matches ? » Il rigole : « C'est dans les grands matches qu'on voit les grands joueurs, non ? » Tout n'est pas à prendre au premier degré, chez lui. Mais il ne faut pas en négliger la trace, non plus. Car il y a, aussi, l'idée du mantra paternel.

                Le père de Maxwel, Jean-Claude Cornet, ancien militaire français, qui vit aujourd'hui entre la France et la Côte d'Ivoire, rapporte : « C'est ce que j'ai l'habitude de lui dire, et de dire à tout le monde, quand je regarde les matches en Côte d'Ivoire, et qu'on est environ une vingtaine autour de la télé. C'est la phrase qui ressort tout le temps : c'est dans les grands matches qu'on voit les grands joueurs ! » Il ajoute : « Dans les petits matches aussi, mais il n'a pas toujours eu la chance d'être sur le terrain. »

                «Avant le match, il y a la phrase fétiche : "Papa, je joue ce soir, j'attends ta bénédiction". Nous sommes une famille spirituelle, alors je fais la bénédiction, et après le match, on fait juste un petit débriefing, de deux ou trois minutes [...] Après Marseille, je lui ai juste dit félicitations» Jean-Claude Cornet, son père

                En vrai, dans les petits matches, Maxwel Cornet n'a pas toujours été un grand joueur, non plus, sinon sa vie d'attaquant de l'Olympique Lyonnais aurait été plus simple, mais quelques grandes soirées montrent une résilience : trois buts en deux matches contre Manchester City, en phase de groupes de la C 1 (2-1, 2-2), un doublé à Marseille, donc, et encore un but et deux passes décisives quand il s'est agi d'assurer le podium de l'OL, samedi dernier, face à Caen (4-0).

                À Marseille, au bout d'une semaine où il est lui-même devenu papa d'un petit garçon (« Je dédie mes buts à mon fils »), Maxwel Cornet avait observé le rite éternel père-fils. Jean-Claude Cornet raconte : « Avant le match, il y a la phrase fétiche : "Papa, je joue ce soir, j'attends ta bénédiction". Nous sommes une famille spirituelle, alors je fais la bénédiction, et après le match, on fait juste un petit débriefing, de deux ou trois minutes : "Voilà, là, tu aurais pu faire ça, ou alors, ce que tu as fait, c'est beau... Après Marseille, je lui ai juste dit félicitations. Tu as tout confirmé. »

                Dans toutes ses interviews, ou presque, l'attaquant lyonnais (22 ans) évoque son père, comme le jour où il a choisi la sélection ivoirienne, en avril 2017, devant les télés du pays auxquelles il expliquait son choix : « Je lui dois tout. Il m'a tout apporté, m'a tout appris, il m'a permis de grandir. Ce premier maillot, je le dédie à mon père. » Tout, c'est quoi ? Le paternel répond : « C'est l'éducation africaine. Je suis quand même flatté d'entendre mon enfant dire cela... »

                L'éducation est aussi ce qui reste dans les moments difficiles. Maxwel Cornet voulait partir, l'été dernier, puis cet hiver encore, après avoir trop peu joué à son goût. Et il a été sifflé, souvent. Le paternel lui disait, quand les sifflets montaient : « Ne te focalise pas là-dessus. Travaille, travaille, travaille. Tu acceptes les critiques comme les applaudissements, c'est le tout qui forme la vie. » Il ajoute : « Maxwel a de la force mentale, mais il n'a pas le choix, c'est quelque chose qui lui a été inculqué depuis tout petit. La philosophie que j'ai voulu qu'il suive est celle de Victor Hugo : "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent" (*). »




                «C'est un très bon joueur. Malheureusement, il a été pris en grippe, on ne sait pas trop pourquoi. Il n'a peut-être pas le bon nom, le bon prénom» Bruno Genesio, entraîneur de l'OL




                À Lyon, il a navigué entre les moments forts et les périodes difficiles. Il aurait pu être un héros quand sa frappe de la dernière seconde avait frôlé le cadre en demi-finales retour de la Ligue Europa face à l'Ajax Amsterdam (1-4, 3-1), en mai 2017. Depuis, il a rarement été titulaire sur la durée, et le public lyonnais l'a sifflé, pendant une longue période, pour sanction de sa maladresse technique, qui n'est pourtant pas constante, comme en atteste sa passe soyeuse sur le deuxième but de Memphis Depay, samedi dernier, face à Caen. Son entraîneur, Bruno Genesio, souligne : « Je pense que si on lui donne beaucoup de confiance, c'est un très bon joueur. Malheureusement, il a été pris en grippe, on ne sait pas trop pourquoi. Il n'a peut-être pas le bon nom, le bon prénom, je ne sais pas. »


                Maxwel Cornet : « Je ne me considère pas comme un joker de luxe »
                Naissance en Côte d'Ivoire, enfance et adolescence à Metz, formation au FC Metz de dix à dix-huit ans, et toutes les équipes de France de jeunes : l'histoire de Maxwel Cornet est connue, jusqu'à son transfert à l'OL pour presque rien (400 000 €) en janvier 2015, après six mois passés au frigo pour refus de prolongation de contrat. Il y avait presque l'idée d'une prédestination : son père avait été muté à Lyon pendant son adolescence, ce qui avait poussé le jeune Maxwel à vivre dans la famille de Romuald Giamberini, alors éducateur au FC Metz. Sitôt qu'il rejoignait son père, il jouait au foot dans le quartier, à Villeurbanne.

                Le Républicain Lorrain, en 2016, a longuement raconté cette parenthèse, dans cette famille pour laquelle il était « Maxou », et qui le défendait quand les adversaires prétendaient qu'il n'avait pas l'âge. « C'était blessant et injuste,dirait Romuald Giamberini. On a vécu cinq ans à ses côtés, on était bien placé pour se rendre compte que sa date de naissance était la bonne. Il n'a jamais eu une maturité suspecte, il a grandi comme un enfant de son âge. »




                60 Son nombre de titularisations sur les 124 matches qu'il a disputés avec l'OL en L1 depuis janvier 2015. Pour un total de 23 buts marqués.




                Il a bien grandi, notamment dans cette fin de saison lyonnaise qui pousse soudain le public et une partie des observateurs à le regarder autrement. Est-ce trop tard pour que l'histoire continue à l'OL ? Dimanche dernier, au lendemain de Lyon-Caen, l'attaquant lyonnais, dont le contrat court jusqu'en juin 2021, a lâché à Charvieu-Chavagneux (Isère), dans le cadre d'une opération caritative, qu'il ne savait pas s'il serait « encore un joueur de Lyon la saison prochaine ». Il en parlera avec son père, son premier conseiller, qui dit lui-même « prendre des conseils, par-ci, par-là, avant toute décision », mais qui relativise son influence, désormais, évoquant la distance : « Je ne suis plus à Lyon, j'estime que mon garçon est grand. Ce qu'il devait avoir comme bagage, il l'a. » Cela l'aidera à voyager, cet été ou plus tard.

                (*) Titre d'un poème extrait du recueil « Les Châtiments », paru en 1852.

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                  ... Foot La saga Juninho (3/3)

                  La saga Juninho (3/3) : l'insoumis


                  Publié le mercredi 29 mai 2019 à 20:28 | Mis à jour le 29/05/2019 à 20:31

                  Fidèle à ses idées, intransigeant, Juninho s'est toujours exprimé librement après sa carrière, que ce soit comme consultant ou sur la politique. Cela lui a valu quelques ennuis.


                  Hugo Guillemet et Eric Frosio L'Equipe Partager sur Facebook Tweeter


                  La saga Juninho (3/3)

                  Alors qu'il a été officiellement présenté ce mardi par l'OL en tant que nouveau directeur sportif, nous vous proposons de revenir sur le riche parcours de Juninho.




                  Épisode 1 : l'envol du « Petit Roi » (ses débuts au Brésil).
                  Épisode 2 : l'icône lyonnaise (ses années en France).
                  Épisode 3 : l'homme de convictions (son après-carrière).





                  Istanbul, un soir d'avril, il y a deux ans. L'Olympique Lyonnais arrache son billet pour les demi-finales de la Ligue Europa sur la pelouse du Besiktas (1-2, 7-6 aux t.a.b.). À l'autre bout du monde, dans un appartement de Barra de Tijuca, le quartier moderne et huppé de Rio de Janeiro, au Brésil, le meilleur joueur de l'histoire du club rhodanien est debout devant sa télé. Bras dessus, bras dessous avec Maria Clara et Rafaela, ses deux plus jeunes filles, nées à Lyon, il saute comme un Bad Gone et chante, en français, « allez l'OL, allez l'OL ! », avant le dernier tir au but de Maxime Gonalons. Les filets tremblent, toute la famille exulte.

                  Depuis son départ en 2009, Juninho n'a jamais rompu ce lien, profondément affectif, avec l'OL. Il porte cet amour sur la peau, une tête de lion tatouée sur l'avant-bras il y a plusieurs mois, un jour où le manque et la nostalgie étaient encore un peu plus forts que d'habitude, certainement. En dix ans, le Brésilien a changé. Lyon a vu partir un joueur usé par la pression et le poids des responsabilités, il récupère un homme sûr, apaisé. La construction de sa personnalité, altruiste et idéaliste, débutée lors de son séjour en France, s'est prolongée lors de son après-carrière, au gré de ses difficultés, de ses reconversions professionnelles, de ses rencontres et de ses tâtonnements,


                  aussi. À son retour au Brésil en 2011, il demande à toucher le salaire minimum



                  Après deux années confortables au Qatar, il y a d'abord eu le retour du « Petit Roi », dans son club de Vasco de Gama, en 2011. Fêté comme un héros lors de son premier match, contre le Corinthians le 7 juillet, il marque symboliquement ce rendez-vous d'un but sur coup franc, dès la deuxième minute. Il marque surtout les esprits, en devenant le premier joueur de l'histoire du Championnat brésilien à demander le salaire minimum. « Le club a encore des difficultés financières, je l'ai pris en compte, expliquera-t-il dans L'Équipe, le 5 octobre. C'est pour éviter de le mettre en difficulté, si ça ne marchait pas. » Ça marche, puisqu'il remporte la Coupe du Brésil et termine deuxième du Championnat.



                  Après une pige aux Red Bulls de New York, il signe pour la troisième et dernière fois au Vasco, en juillet 2013. Il dispute 22 matches (2 buts) avant une blessure qui signera la fin de sa carrière : le 10 novembre, au Maracana, il doit déposer les armes dès la 7e minute contre Santos, en effectuant le geste qui l'a consacré. C'est après un coup franc que Juninho s'effondre en grimaçant. Il doit sortir sur civière, une main sur son visage, en pleurs, l'autre collée à l'adducteur, à la fois étourdi par la douleur et par la standing-ovation du Maracana. Quelques jours plus tôt, il nous avait confié : « Je vais sans doute arrêter en décembre... Ça devient trop difficile d'être performant. Et moi, si je ne suis plus dans les quatre-cinq meilleurs joueurs de mon équipe, ça ne m'intéresse pas de continuer. » L'intransigeance sur son niveau de jeu, la peur du naufrage et un certain refus de la triche, déjà. Il annoncera sa retraite le 30 janvier 2014, le jour de ses trente-neuf ans.



                  La suite de sa vie l'emmène vers plusieurs découvertes, qu'il aborde toujours, au départ, avec enthousiasme. Juninho accepte d'abord de collaborer pour le groupe Globo. Il devient chroniqueur radio et a l'idée d'une émission intitulée Futebol de verdade (le vrai football). Le concept est de réunir tous les lundis soir trois ou quatre footeux pour parler foot. Finalement, la radio déniche une star, Zico, et les deux plus grands tireurs de coup franc de l'histoire du Brésil suffiront. Ils se retrouvent toutes les semaines pour débattre autour d'un journaliste, Felipe Cardozo. Le programme dure d'avril 2014 à décembre 2015. Et il cartonne. « Juninho s'est occupé de son projet comme si c'était son fils, se souvient le producteur Rafa Marques. Il était aussi exigeant et pro que lorsqu'il était sur les terrains. Il s'occupait de tout, du choix des invités, des thèmes à débattre. Il était vraiment perfectionniste. Leurs échanges avec Zico étaient passionnants. Ils n'étaient pas toujours d'accord mais leur relation était magnifique. »

                  Après sa carrière, Juninho (à droite) sera notamment chroniqueur radio.() Twitter@Juninhope08



                  «Ce qui me préoccupe, c'est de dire ce que je pense, de parler avec le coeur, comme de l'ai toujours fait» Juninho, sur son rôle de consultant

                  L'ex-Lyonnais devient parallèlement commentateur et consultant pour la télé du grand groupe médiatique. Précis et tranchant, il a déjà trouvé son style. « Ce qui me préoccupe, c'est de dire ce que je pense, de parler avec le coeur, comme je l'ai toujours fait, explique-t-il alors. Ce qui m'intéresse c'est de dire la vérité, ma vérité. » Elle plaît aux téléspectateurs. Les premiers sondages de satisfaction sont très positifs et Juninho poursuit l'expérience jusqu'à la Coupe du monde, où il commente les trois premiers matches de la France, mais aussi des rencontres de la Côte d'Ivoire, de la Suisse ou du Cameroun. « Je suis le francophone de TV Globo, s'amuse-t-il. Je vais garder mes distances mais, d'une certaine façon, je vais être supporter des Bleus. Je connais bien Lloris, Benzema... J'espère qu'ils iront loin dans la compétition. »

                  Mais son franc-parler dérange. Pour être « Vascaino » (supporter du Vasco), Juninho est souvent visé par les fans du Flamengo, qui considèrent que l'ancien joueur de leur grand rival de Rio n'est pas objectif avec leur club. Et tout dégénère en février 2018. Aux commentaires d'un match Flamengo-Botafogo, il critique la célébration du « chororo » de Vinicius Jr (qui vise à chambrer le Botafogo, connu pour « pleurer » auprès de l'arbitrage). « Je suis contre ce genre de choses, assène "Juni", en direct. La haine engendre la haine. Il y a des gens qui tuent pour ça. On ne peut pas alimenter cette culture de la haine... » Il se fait insulter, traiter de « fils de p... », de « merde humaine »... Il porte plainte et demande à sa hiérarchie de ne pas commenter le prochain match du Flamengo, quelques jours plus tard. « Personne (dans le groupe Globo) ne m'a soutenu », regrettera-t-il plus tard.




                  «C'est le côté humain des Français qui a réveillé ma conscience politique. Je pensais que les Brésiliens étaient solidaires mais c'est du pipeau»




                  Cet épisode est la goutte de trop pour un homme qui ne supporte plus, depuis son retour, la société brésilienne, sa sphère médiatique corrompue, son atmosphère viciée par l'argent et les inégalités, son racisme sous-jacent. « Pourquoi René (le latéral gauche de Flamengo) ne joue pas ? questionne-t-il en mars, dans une émission de télé. Parce qu'il est laid, qu'il est "Nordestin" (de la région du nord-est, sous-entendu il est métis et issu d'une région pauvre) et qu'il n'est l'ami de personne. C'est ça la réalité. Le Brésil a des préjugés, les Brésiliens ont des préjugés... » Dans une interview accordée à l'édition brésilienne en ligne du quotidien espagnol El Pais, il complétera plus tard sa pensée en disant que le racisme se développe et que les joueurs les plus réprimés sont les Nordestins et les noirs : « Ça fait partie de notre culture élitiste... »

                  En avril 2018, Juninho réitère des critiques en direct sur la chaîne SporTV. Cette fois à l'encontre des correspondants qui couvrent l'actualité d'un club et qui ont, selon lui, des relations étroites avec les dirigeants. « Ils sont pires qu'à mon époque. Ils sont malhonnêtes, accuse-t-il. Je sais qu'ils ne gagnent pas bien leur vie, mais ça n'explique pas tout... La prostitution est grande parmi ceux qui couvrent le foot, c'est dangereux ! » Moins d'une demi-heure plus tard, André Rizek, le présentateur de l'émission, prend la parole pour lire une note rédigée par son employeur afin de « dénoncer l'opinion et la généralisation » faite par l'ex-Lyonnais. Toujours présent sur le plateau, Juninho se sent désavoué, humilié. Dans la foulée, il donne sa démission.

                  C'est à cette époque qu'il prend position politiquement. Alors que beaucoup d'anciens footballeurs comme Ronaldinho, Rivaldo ou Edmundo, tous très populaires, soutiennent Jair Bolsonaro, le candidat d'extrême droite qui sera élu président en octobre, Juninho est l'un des seuls à dénoncer l'acharnement des médias envers Lula et Dilma Roussef - anciens présidents issus du Parti des travailleurs (*) - et à alerter sur les dangers que représente celui « qui ne mérite même pas que je prononce son nom ». « C'est le côté humain des Français qui a réveillé ma conscience politique, assume-t-il. Je pensais que les Brésiliens étaient solidaires. Mais c'est du pipeau. Les Français, eux, sont solidaires... »

                  Humaniste, de gauche, il ne se renie jamais et n'hésite pas à prendre le contre-pied de la plupart des joueurs brésiliens, comme Lucas - pro-Bolsonaro -, car « il ne faut pas oublier d'où on vient ». Il s'extasie, à l'inverse, des images de liesse, en France, pendant la Coupe du monde en Russie. Il s'enthousiasme par procuration, comme un Français expatrié, réclame des photos, envoie des messages de félicitations à ses amis. « Le foot n'est pas un simple jeu, c'est beaucoup plus que ça, assure-t-il. Profitez de chaque instant. Sur le terrain, les différences n'existent plus. »

                  Le Brésil devient trop contraignant pour lui. Il se considère comme citoyen du monde, se félicite de marier sa fille aînée, Giovanna, à un américain aux origines asiatiques, car « la mixité est une force ». Le départ définitif est alors inéluctable, l'été dernier, alors qu'il se sent « perdu, comme pas mal d'anciens athlètes ». « Le foot m'a pris toute mon énergie, nous confie-t-il alors. Je ne sais pas si j'y retournerai un jour. » C'est à Los Angeles, où il avait pris l'habitude de venir en vacances, qu'il pose finalement ses valises, le 8 septembre, avec sa femme Renata.



                  En 2016, Juninho, toujours affûte, en vacances avec sa femme à Los Angeles, où il a vécu avant son retour à Lyon. () Twitter@Juninhope08



                  «Son engagement m'inquiétait car notre pays est violent. Ça m'a soulagé quand j'ai appris qu'il était parti à Los Angeles» Carlos Germano, son ami et ancien coéquipier au Vasco




                  C'est une belle opportunité pour Maria Clara et Rafaela, ses « Lyonnaises », qu'il inscrit au lycée français. Giovanna vit déjà sur place, où elle a brillamment réussi des études de criminologie. Et elle va lui donner une petite-fille, Isabella, en novembre. Juninho, jeune grand-père gâteau, se ressource et se renforce auprès de ses femmes. Il entretient, chaque matin, un corps qui n'a pas bougé depuis l'arrêt de sa carrière et enchaîne par des cours intensifs d'anglais, une langue qu'il maîtrise désormais. « J'étais préoccupé pour lui au Brésil, avoue Carlos Germano, son ami et ancien coéquipier au Vasco. Son engagement m'inquiétait car notre pays est violent. Ça m'a soulagé quand j'ai appris qu'il était parti à Los Angeles. Là-bas, il était tranquille. Et aujourd'hui, à Lyon, il va retrouver sa deuxième maison. » Une maison qui lui a rouvert grand ses portes, cette semaine


                  . Juninho pose en famille à l'occasion de Nöel 2017. De gauche à droite: son aînée Giovanna, sa benjamine Rafaela, sa femme Renata et sa cadette Maria Clara. () Twitter@Juninhope08



                  (*) Le premier a été condamné en appel en 2018 à douze ans de prison pour corruption et blanchiment d'argent. La seconde a été destituée en août 2016, au terme d'une procédure controversée, pour avoir maquillé les comptes publics.

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                  • OL Groupe: Jérôme Seydoux quitte le conseil d'administration sans modifier l'équilibre des forces

                    AFP•05/06/2019 à 18:28

                    L'industriel Jérôme Seydoux quitte le conseil d'administration d'OL Groupe, où il siégeait depuis plus de douze ans, mais l'équilibre des forces reste inchangé après son départ du "board" de la holding de l'Olympique lyonnais.

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                    • OL GROUPE : Jérôme Seydoux remplacé par Ardavan Safaee au Conseil d’Administration

                      Par Agence Option Finance Publié le 05/06/2019 à 18:09 Mise à jour le 05/06/2019 à 18:09

                      (AOF) - Jérôme Seydoux a informé mercredi le Conseil d’Administration d’OL Groupe qu’il souhaitait mettre un terme à son mandat d’administrateur pour des raisons de convenance personnelle et se faire remplacer à ce poste par Ardavan Safaee, Directeur général de Pathé Films. Les autres administrateurs représentant Pathé, à savoir Thomas Riboud-Seydoux et Eduardo Malone, resteront en place. « L’équilibre global du Conseil d’Administration restera donc inchangé », indique OL Groupe.

                      Le remplacement de Jérôme Seydoux est effectif à compter de ce mercredi, suite à la cooptation de Safaee, Directeur Général de Pathé Films, par le Conseil d'Administration.

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                      • Le transfert de Ferland Mendy, nouvelle preuve de l'amitié entre le Real et l'OL

                        Le transfert de l'international français chez les Merengue illustre la confiance qui lie le Real et Lyon depuis de nombreuses années, à travers leurs deux présidents, Florentino Pérez et Jean-Michel Aulas.





                        Florentino Pérez et Jean-Michel Aulas ont maintes fois témoigné leur respect mutuel. (P.Lahalle/L'Équipe)
                        Régis Dupontmis à jour le 13 juin 2019 à 12h22



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                        Entre Jean-Michel Aulas et Florentino Pérez, l'amitié dure depuis bientôt 20 ans. Les présidents de l'OL et du Real Madrid ont eu l'occasion de multiplier les échanges de faveurs - et de joueurs : Mahamadou Diarra et Karim Benzema dans un sens, Mariano Diaz dans l'autre. Ferland Mendy, dont le transfert vers la capitale espagnole pour 48 M€ a été officialisé ce mercredi, est le dernier de la liste. Un symbole supplémentaire de la confiance qui lie les deux hommes.



                        En 2013, Florentino Pérez adressait à son homologue lyonnais un vibrant hommage dans nos colonnes. « J'ai connu Jean-Michel en 2000 quand j'ai accédé à la présidence du Real. Nous nous sommes rencontrés dans le cadre de ce qu'on appelait à l'époque le G14 (le groupement des clubs européens les plus puissants, intégré par Lyon en 2002). On peut dire qu'il a carrément changé l'histoire de l'OL. Il a su trouver l'équilibre entre la tête et le coeur, c'est-à-dire qu'il sait gérer le club avec raison sans oublier la passion du supporter. »



                        « Grâce à (Aulas), l'OL peut regarder dans les yeux tous les grands clubs européens » - Florentino Pérez, en 2013




                        « Je sais qu'en France, on lui reproche d'avoir commis des erreurs mais, sincèrement, tous les présidents des grands clubs comme les nôtres se trompent parfois, ajoutait alors l'Espagnol. Le football ne peut être dirigé par des machines ! Je retiens avant tout qu'il a fait évoluer l'OL de manière radicale grâce à une gestion intelligente, sans les centaines de millions d'euros venus d'autres pays comme c'est le cas pour d'autres clubs européens. Jean-Michel est un homme de parole, je suis fier et heureux d'être son ami. Grâce à lui, l'OL peut regarder dans les yeux tous les grands clubs européens. »



                        Depuis cette déclaration, le Real Madrid a gagné quatre Ligues des champions sur six possibles, et il faudrait quand même à l'OL un solide marchepied pour se hisser à hauteur de son concurrent, présidé pour la deuxième fois par Pérez depuis 2009, après un premier mandat qui s'était étiré de juin 2000 à février 2006.



                        Mais un respect mutuel rapproche les deux hommes, et les institutions qu'ils représentent. Le lien a été renforcé, notamment, par le transfert de Karim Benzema au Real Madrid, en 2009, pour 35 millions d'euros. À l'époque, Manchester United avait avancé une offre plus importante que les Espagnols, mais Jean-Michel Aulas n'avait pas vacillé en souvenir, aussi, des 26 millions d'euros déboursés trois ans plus tôt par le Real pour attirer Mahamadou Diarra. À Lyon, la visite de Florentino Pérez à Bron, au domicile familial de l'attaquant, en juin 2009, après un passage dans le bureau du patron, avait marqué les esprits.



                        « Que ce soit dans les performances ou dans la durée, il coche toutes les cases » - Jean-Michel Aulas, en février 2019



                        En février encore, Aulas affirmait chez nos confrères du Figaro : « Florentino Pérez est le numéro un. C'est quelqu'un de très éduqué, urbain, élégant, droit, qui dit les choses de manière directe. Je ne vais pas dire que dans le foot il y a pas mal de faux culs, mais bon il y en a quelques-uns (sourire). Lui, c'est l'inverse. Que ce soit dans les performances ou la durée, il coche toutes les cases. Pour moi, dans le foot, pour pouvoir parler vraiment, il faut réussir dans le temps. »



                        Il fut un temps où le Real Madrid était l'une des victimes préférées du grand OL des années 2000, invaincu pendant les sept premiers matches de Ligue des champions disputés face à lui (trois victoires, quatre nuls). Mais depuis la glorieuse qualification signée Miralem Pjanic en 8e de finale de la Ligue des champions 2010, le rapport de force, financier et sportif, s'est largement inversé.



                        Jean-Michel Aulas en a fait l'expérience en juillet 2016, lorsque le préparateur physique Antonio Pintus, à peine arrivé à Lyon, était parti direction Madrid pour rejoindre le staff de Zinédine Zidane. Un départ difficile à digérer mais, comme c'était le Real, le président lyonnais n'en avait pas trop rajouté. Pas même un an plus tard, au lendemain d'un succès madrilène en C1 dans lequel le rôle de l'Italien avait été salué. Sur Twitter, le président lyonnais avait affirmé : « Si je suis dégoûté ? Pourquoi être dégoûté c'est le premier à m'avoir dit merci ce matin de l'avoir libéré avec celui de Florentino Pérez ! ». Un ami, on vous dit.



                        publié le 13 juin 2019 à 12h20mis à jour le 13 juin 2019 à 12h22

                        L'Equipe

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                          • Le centre de formation de l'OL n'est plus le meilleur de France


                          Après six années à squatter la première place du classement des centres de formation français, l'académie de l'Olympique lyonnais a chuté à la 4e place, selon France Football.
                          • Vu 15402 fois
                          • Le 25/06/2019 à 12:33
                          • mis à jour à 13:30
                          • Réagir (3)



                          L'académie lyonnaise n'a pas eu de grands résultats cette saison, malgré le bon parcours des U19 en Youth League. Photo Le Progrès/Richard MOUILLAUD
                          Depuis six ans, les supporters de l'OL brandissaient la supériorité de l'académie lyonnaise comme motif de fierté, le club trônant toujours en tête du classement national des centres de formation à chaque parution, autour du 20 juin.

                          Mais 2019 marque la fin d'un cycle puisque, selon France Football qui a obtenu en avant-première les résultats de la LFP, l'Olympique lyonnais a chuté à la 4e place.



                          Le club cher à Jean-Michel Aulas est devancé cette année par le Paris Saint-Germain, dont nombre de jeunes pousses ont signé pro et/ou intégré l'équipe première sous les ordres de Thomas Tuchel cette saison (Diaby, Dagba, Nsoki, etc.), le Stade rennais, centre reconnu depuis des années, et le FC Sochaux-Montbéliard, qui a grandement compté sur ses jeunes pour assurer son maintien sur le terrain en L2.

                          Des U17 dépassés par le FC Lyon, la réserve aux abois


                          De son côté, comme nous l'avions souligné il y a quelques semaines dans Le Progrès (article abonnés), l'Olympique lyonnais n'a pas vu le moindre de ses jeunes talents de la formation accéder à l'équipe première en compétition, qu'il soit question de Maxence Caqueret, Titouan Thomas, Hamza Rafia voire Rayan Cherki.



                          Et les résultats des équipes de jeunes n'ont pas été non plus exceptionnels. En témoignent ceux de la catégorie U17, où le club pro a été devancé au classement par son voisin du FC Lyon.



                          En National 2, la réserve, 12e du groupe A sur 16 équipes, a aussi éprouvé de grandes difficultés, avec de très jeunes joueurs confrontés à des adultes aguerris ayant connu parfois un niveau supérieur.



                          Ce qui n'incite pas à les intégrer avec les grands, car ces résultats des équipes de jeunes ou de la réserve ne comptent pas dans les critères pour la définition de ce classement des centres de formation.

                          Un audit sur la formation mené par Gérard Houllier




                          Pour effectuer ce classement, cinq critères sont retenus : le nombre de contrats professionnels signés par les joueurs formés au club, le nombre de matches joués en équipe première par les joueurs formés au club, le nombre de matches joués en sélection nationale par les joueurs formés au club, le nombre de diplômes scolaires obtenus par les joueurs formés au club et enfin le contrat et l'ancienneté des éducateurs.

                          Un audit sur la formation avait d'ailleurs été mené il y a quelques mois par Gérard Houllier pour repartir vers la dynamique vertueuse qui avait permis, il y a peu, de voir l'OL lancer Gonalons, Umtiti, Lopes, Lacazette, Fekir, Tousart, Aouar et tant d'autres.

                          Le progrès

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                          • Les 18 Brésiliens de l'histoire de l'OL en images


                            Jean Lucas est le 18e brésilien à porter le maillot de l'OL. Voici un décryptage de ces hommes venus du pays du football pour faire rêver Lyon.

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                            • Le 25/06/2019 à 16:21
                            • mis à jour à 20:24
                            • Réagir
                            Joie de de Sonny Anderson qui a marqué lors d'un 3-3 de légende contre l'Inter Milan. Photo Progrès/Richard MOUILLAUD préc.suiv.
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                            1. Constantino Pires, premier de cordée


                            Venu de l’OM, il trouva le chemin des filets à 14 reprises en 77 matches. Il laissa un bon souvenir, même s’il n’eut pas la chance d’être dans la plus belle équipe de l’OL qui soit.

                            2. Marcelo Kiremidjian, l’analyste


                            Libéro de l’OL de 1993 à 1997, il fut un joueur intelligent, professionnel, amoureux de l’OL qui de par son amitié avec Bernard Lacombe engendra par la suite le recrutement des Brésiliens de l’OL.

                            3. Sonny Anderson, la magie


                            De 1999 à 2003, il contribua avec ses 94 buts à lancer l’OL sur les chemins de la gloire avec deux titres et une coupe de la Ligue.

                            4. Edmilson, l’incroyable talent

                            Joueur très talentueux (2000-2004), imprévisible et qui a malgré tout fait rêver. Alors qu’il jouait à l’OL il fut champion du monde en 2002. Transféré à Barcelone, il a marqué son époque avec trois titres et une coupe de la Ligue.

                            5. Claudio Caçapa, le compétiteur


                            Dans le staff de Sylvinho, Claudio Caçapa (2000-2007) a été une valeur sûre, symbolisant les années de gloire de l’OL. Il a officialisé sa fidélité à l’OL, sur ce but inscrit le 5 mai 2001 en finale de la Coupe de la ligue contre Monaco.

                            6. Cris, le "Policier"


                            Le Policier, comme il fut rapidement surnommé pour sa rigueur et son intransigeance, a marqué son passage (2004-2012). Deux coupes de France, quatre titres. Il est dans l’histoire de l’OL.

                            7. Cleber Anderson, la discrétion


                            Cleber Anderson avait un bon curriculum. Mais ce défenseur central n’a fait qu’un passage éclair en 2007 (17 matches).

                            8. Fabio Santos, la puissance


                            Ce milieu de terrain était parti pour faire un superbe passage à Lyon. Mais il n’a jamais pu s’imposer. 28 matches de 2007 à 2009. Dommage

                            . 9. Juninho, le maestro


                            Indiscutablement le roi. 344 matches, 100 buts dont 44 coups francs. Il a symbolisé les très grandes années de l’OL. Revenu comme le messie en tant que directeur sportif.

                            10. Nilmar, le petit prodige


                            Il reste de lui l’image incroyable de cette scène avec ce penalty refusé à Eindhoven en quart de finale retour de la Ligue des champions en 2005. Pur talent, il n’a pu s’imposer. Trop jeune sans doute, et un peu déprimé.

                            11. Elber, le caractère du grand


                            Arrivé en fin de carrière, Giovane Elber aura tout de même réussi à marquer en Ligue des champions à Munich contre le Bayern pour un succès historique de l’OL le 5 novembre 2003.

                            12. Fred, la classe et l’originalité


                            Buteur hors pair, il a tapé fort, se montrant un avant-centre puissant, adroit. 43 buts de 2005 à 2009. Le plus drôle aussi de tous les Brésiliens passés à l’OL.

                            13. Bastos, un gaucher de feu


                            Gaucher de feu, grand animateur d’un légendaire 5-5 contre l’OM, il a fait des éclairs. 35 buts quand même avec l’OL.

                            14. Ederson, tout en finesse


                            Joueur élégant, classé parmi les Brésiliens les plus sympathiques étant passés à Lyon, Ederson a joué 115 matches et gagné la Coupe de France 2012 avec l’OL.

                            15. Rafaël, l’homme de club


                            L’arrière droit de l’OL récupéré à Manchester United, est un homme de club, humainement très riche et qui est très apprécié des fans.

                            16. Marçal, le polyvalent


                            Venu de Guingamp, il a été en concurrence à Ferland Mendy. Il a l’avantage de pouvoir jouer à gauche, et également dans l’axe.

                            17. Marcelo Antonio Guedes, le roc du vestiaire


                            Acquis au Besiktas, il est très professionnel. Joueur solide, il devrait entamer sa troisième saison.

                            18. Jean Lucas, le milieu "gros volume"


                            Le jeune Brésilien Jean Lucas, 21 ans, acheté 8 millions par l’OL à Flamengo devrait faire valoir ses qualités physique, renforcées par une belle technique.




                            Christian LANIER

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                            • On recréé un nouveau topic pour la saison prochaine ou on garde celui là en modifiant le titre ?
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                              http://forum.olweb.fr/misc.php?do=showrules

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                              • Classement des centres de formation : le PSG détrône un OL chassé du podium !

                                La fédération française de football a dévoilé le classement des meilleurs centres de formation. Et pour la première fois depuis six ans, l'Olympique Lyonnais n'est pas premier. Le Paris Saint-Germain a ravi la place aux Gones qui ne sont même pas sur le podium.

                                Le centre de formation du PSG est le meilleur de France
                                Chaque saison, les clubs hexagonaux attendent le classement des meilleurs centres de formation. Réputé mondialement pour sa formation, le football français mise énormément sur l’éclosion de jeunes talents. À l’heure où certains championnats peuvent se permettre de dépenser sans compter, nos clubs travaillent durement pour tenter de s’auto-alimenter grâce à leur fabrique à pépites. Et depuis de nombreuses années, six exactement, l’Olympique Lyonnais a été un modèle du genre.

                                Réputé pour arriver à faire jouer en équipe de nombreux jeunes Gones (Benzema, Lacazette, Fekir, Gonalons, Aouar, Lopes pour ne citer qu’eux), le club rhodanien exerçait une suprématie sans contestation. Sur son site officiel, la fédération française de football a dévoilé son classement pour la saison 2018/2019. Un classement qui tient compte de cinq critères indiqués sur le site de la FFF. L’OL n’est même pas sur le podium

                                Ainsi, sont pris en compte : le nombre de contrats professionnels signés par les joueurs formés au club, le nombre de matches joués en équipe première par les joueurs formés au club, le nombre de matches joués en sélections nationales par les joueurs formés au club, le nombre de diplômes scolaires obtenus par les joueurs formés au club, et les contrats d’entraîneurs. Et à ce petit jeu, c’est donc le Paris Saint-Germain qui est sorti vainqueur.

                                Le club de la capitale arrive en tête et déloge donc l’OL de son trône. Mais les Gones ne sont pas deuxièmes pour autant. Le Stade Rennais et Sochaux complètent en effet le podium. Lyon est quatrième. À noter que Le Havre est le deuxième représentant dont l’équipe fanion n’évoluait pas en L1 cette saison à être présent dans le top 10. L’OM est quant à lui seizième.

                                Le top 10 :

                                1. PSG
                                2. Rennes
                                3. Sochaux
                                4. OL
                                5. Monaco
                                6. Nantes
                                7. Caen
                                8. Saint-Etienne
                                9. Toulouse
                                10. Le Havre

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                                • Ligue 1 : Sylvinho, entraîneur de l'Olympique Lyonnais, imprime sa patte

                                  Le nouvel entraîneur brésilien de l'OL profite du stage de son équipe à Tignes pour commencer à imposer sa méthode et sa personnalité à son groupe.




                                  Sylvinho, le nouvel entraîneur de Lyon, mardi à Tignes où son groupe est en stage de préparation. (A. Martin / L'Equipe)
                                  Bilel Ghazi, à Tignes10 juillet 2019 à 00h05
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                                  Son carnet de notes est précieusement tenu à proximité quand il n'est pas coincé entre ses mains épaisses. « J'y note des idées, des concepts, des noms, tout ce qui peut me passer par la tête, sourit Sylvinho, installé dans un fauteuil de Village Montana, l'hôtel de Tignes où l'Olympique Lyonnais est en stage. Il faut que j'écrive sinon j'oublie. Ce cahier fait partie de ma vie. » En stage avec son équipe dans la station savoyarde depuis dimanche soir, et jusqu'à vendredi, le nouvel entraîneur brésilien de l'OL continue de parfaire l'apprentissage de sa fonction en noircissant les pages de son précieux outil de mémorisation.





                                  Sur le terrain du Val-Claret, le technicien sort progressivement de sa position d'observateur pour faire résonner ses consignes, en anglais. « Je parle beaucoup de langues mais malheureusement pas encore le français,s'excuse-t-il. C'est compliqué au début. Je n'ai pas encore eu le temps de prendre des cours. J'espère parler le français dans quelques mois. Je veux m'améliorer très vite. » Malgré cette barrière de la langue, le Brésilien n'a visiblement pas de mal à imposer sa stature, à faire passer ses premiers messages et à faire admirer la qualité de son pied gauche avec des centres à destination de ses joueurs. « Ça fait seulement cinq jours qu'on est avec lui mais on sent que c'est quelqu'un d'exigeant, confie le défenseur central Jason Denayer. Il aime que les choses soient bien faites. »

                                  Mais si sa rigueur a déjà pu marquer les esprits, quelques scènes ont aussi révélé un esprit taquin ou un sourire bienveillant. Comme mardi matin, lorsqu'il interrompt une interview de son préparateur physique Dimitri Farbos avec la chaîne du club en lui tapant sur l'épaule pour lui glisser un « super »ou lorsqu'il propose son aide à son autre préparateur physique Antonin Da Fonseca, occupé à ramasser des piquets.


                                  En aparté avec Nabil Fekir



                                  Déjà visiblement à l'aise, Sylvinho semble apprécier l'entame de cette nouvelle étape dans sa carrière. « Le lieu est vraiment top pour s'entraîner et je sens une très bonne atmosphère au sein du groupe, explique-t-il. Être numéro 1 à L'OL, c'est un rêve. Je suis très heureux. [...] J'essaie d'être moi-même et de transmettre ma passion du football à mes joueurs. » Vidéo intégrée

                                  Olympique Lyonnais@OL
                                  Travail tactique et pratique de Coach Sylvinho pour la défense
                                  2 386
                                  20:15 - 9 juil. 2019
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                                  Certains d'entre eux ont d'ailleurs connu leurs premiers échanges en aparté avec leur nouvel entraîneur. À l'image du capitaine lyonnais Nabil Fekir, aperçu dans une conversation avec Sylvinho, sur un banc du terrain d'entraînement provisoire de l'OL. Même si cette conversation n'a probablement pas porté sur l'avenir incertain de l'international français, Sylvinho ne s'est pas empêché de confier son avis sur la question. « Nabil est un excellent joueur, s'enthousiasmait le Brésilien. Il est incroyable techniquement. Je le lui ai d'ailleurs dit directement. Est-ce qu'il peut jouer dans un 4-3-3 ? Il peut jouer dans un 4-3-3, dans un 4-4-2, un 4-2-3-1... Il peut évoluer dans tous les systèmes ! Il peut tout faire sur un terrain ! » En quelques jours seulement, Sylvinho a déjà saisi où se situent les premiers enjeux de cette préparation d'avant saison...



                                  publié le 10 juillet 2019 à 00h05
                                  l'Equipe

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                                  • OL: AULAS PRÊT À DÉLÉGUER À "DES GENS PLUS JEUNES"





                                    12/07/2019 à 20h53


                                    Jean-Michel Aulas prévoit de "déléguer" plus de responsabilités aux "gens plus jeunes" et "plus compétents dans leur domaine" qui l'entourent au sein du groupe OL. Il détaille auprès de RMC Sport cette façon de fonctionner.



                                    À la tête de l'Olympique Lyonnais depuis 1987, Jean-Michel Aulas lâche un peu de lest. À compter de la saison à venir, le président de 70 ans compte bien donner plus de responsabilités aux personnes de confiance qui l'entourent au sein du club. "Un bon manager est obligatoirement quelqu'un qui délègue", explique-t-il dans un long entretien accordé à RMC Sport.

                                    "C'est vrai que dans l'action au jour le jour, quand on a autour de soi encore plus de compétence et de confiance, on peut déléguer toute une série de choses", soutient l'omniprésent dirigeant, qui n'exprime pas pour autant d'intention de céder sa place de patron.



                                    Plus d'importance pour son fils


                                    En s'appuyant sur son expérience à la présidence non-exécutive de sa société Cegid, qui lui a montré qu'il était "capable" de travailler en déléguant, Jean-Michel Aulas expose sa vision de cette façon de fonctionner: "C'est une force du management. La délégation n'exclut pas le contrôle, mais c'est donner la chance et la possibilité à des gens plus jeunes, plus compétents dans leur domaine, de pouvoir s'exprimer et de renforcer le management et la force de décision de celui qui dirige".

                                    Son fils Alexandre, déjà à la tête de la holding familiale, fait partie des personnes qui bénéficient de cette petite révolution au sein du groupe OL. "Je suis très fier de ce qu'il réalise. On fait plein de choses que je n'avais pas pu faire en état opérationnel au jour le jour dans toutes les autres activités", affirme le président lyonnais qui dit avoir "moins d'appréhension à parler" de son fils qui est "toujours dans l'ombre" et travaille de façon "autonome".

                                    JA avec Mohamed Bouhafsi
                                    RMC

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                                    • OL: "ON VA SE RAPPROCHER DU PSG" PROMET AULAS





                                      12/07/2019 à 20h15



                                      Dans un entretien exclusif accordé ce vendredi à RMC Sport, le président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas se projette sur la nouvelle saison de Ligue 1. Après avoir terminé l'exercice précédent à la 3eme, le patron des Gones espère, cette fois, rivaliser un peu plus avec le PSG.





                                      L’Olympique Lyonnais n’a pas perdu de temps dans ce mercato. Avec l’arrivée du Danois Joachim Andersen, l’OL enregistre déjà son 5eme renfort. De bon augure avant une saison au cours de laquelle les joueurs de Sylvinho espèrent être plus compétitifs en Ligue 1, notamment face au PSG (19 points d’écart en 2018-2019). "On va faire en sorte d’aller gêner ou côtoyer le PSG, promet le président Jean-Michel Aulas ce vendredi dans un entretien exclusif à RMC Sport. Je ne sais pas si on le côtoiera aussi longtemps qu’on peut l’imaginer. Mais on va le côtoyer beaucoup plus longtemps que par le passé. C’est le point de départ d’une grande aventure. On va s’en rapprocher, car je pense que l’équipe est plus forte. On a dans notre tête, et dans celle des supporters, une idée directrice qui est de grandir."

                                      "On va s’en rapprocher du PSG"




                                      Et Aulas de tempérer la ferveur qui accompagne le mercato lyonnais. "Il ne faut pas non plus surévaluer trop tôt l’équipe et ce qu’elle est capable de faire. On va s’en rapprocher (du PSG), mais est-ce qu’on sera à moins de 20 points, comme on l’imagine? A moins de dix points? Je ne sais pas la composition finale de l’équipe du PSG parce qu’il y a beaucoup de choses qui ont changé. Ce que je regarde, c’est que d’autres clubs se structurent."


                                      "Saint-Etienne rêve de nous passer devant"




                                      Jean-Michel Aulas se réjouit ainsi du possible rachat de l'OGC Nice par le milliardaire britannique Jim Ratcliffe. "Cela permet d’avoir un probablement un compétiteur de grande qualité. Il y a aussi le Champions Project, poursuit JMS. Même s’il y a eu un certain nombre de difficultés, il faut avoir beaucoup d’estime pour les supporters de Marseille. Il y a nos voisins de Saint-Etienne qui rêvent de nous passer devant. L’année dernière, certains ont tremblé. Moi pas. Et puis il y a Bordeaux, Rennes… La compétition va être plus équilibrée."


                                      AB avec MB à Lyon
                                      RMC

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                                      • L1,
                                        Lyon
                                        issu du journal



                                        ..Ainsi Parla Junihno !


                                        Junihno assume son statut de directeur sportif


                                        Nouveau directeur sportif de l'OL, le Brésilien a assumé la portée médiatique de son rôle au cours des présentations des recrues de son club, cette semaine.






                                        Juninho, le 28 mai,jour de sa présentation officielle comme nouveau directeur sportif de l'OL. (Alex Martin/L'Equipe)
                                        Bilel Ghazi13 juillet 2019 à 00h24
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                                        Jean-Michel Aulas a gardé le costume de maître de cérémonie. Lors des conférences de presse organisées cette semaine par l'Olympique Lyonnais, c'est encore son président qui a ouvert les débats puis les a clôturés. Ce fut le cas jeudi pour la présentation du latéral gauche malien Youssouf Koné, puis hier pour celles du gardien roumain Ciprian Tatarusanu puis du défenseur central danois Joachim Andersen. Mais, au moment où les questions ont bifurqué vers les orientations sportives de son club, le dirigeant rhodanien s'est, à chaque fois ou presque, effacé pour laisser l'auditoire se concentrer sur la parole de Juninho, son nouveau directeur sportif.



                                        L'ancien milieu de terrain brésilien de l'OL (44 ans) prend ses marques dans ses nouvelles fonctions et il sait ses positions épiées. Mais cela ne l'a pas empêché de les afficher clairement, avec ce souci permanent de peser ses mots pour mieux maîtriser leur portée. Au moment de présenter Andersen, arrivé pour cinq saisons et une indemnité de transfert de 24 M€ (plus 6 M€ d'éventuels bonus) en faveur de la Sampdoria, Juninho n'a d'ailleurs pas oublié de souligner l'importance de Florian Maurice dans cette venue.

                                        «L'OL me permet de découvrir la Ligue des champions, de me battre pour le titre. Lyon, c'est une bonne étape dans mon développement» - Joachim Andersen, lors de sa conférence de presse de présentation.

                                        Responsable de la cellule de recrutement, l'ancien attaquant avait pu s'interroger à la suite de la nomination de son directeur sportif. Et ce dernier a probablement compris qu'il était nécessaire de valoriser l'action de Maurice pour mieux le rassurer. Ce qui semble être désormais le cas. « La collaboration avec Juninho se passe très bien, lui et le coach (Sylvinho) m'ont dit de foncer lorsque j'ai évoqué le nom du joueur », n'a d'ailleurs pas oublié de préciser Maurice.

                                        Il a dû éteindre «le feu Tatarusanu»




                                        Mais hier, ce sont surtout les interventions de Juninho sur d'autres dossiers qui ont retenu l'attention et sûrement rappelé la manière dont l'OL avait pu pâtir de l'absence d'un directeur sportif ces dernières saisons, au moment de gérer certains dossiers chauds. Hier, le nouveau dirigeant lyonnais s'est d'abord signalé par son rebond sur les propos de Ciprian Tatarusanu, présenté avant Andersen. Arrivé libre en provenance de Nantes, le gardien international roumain a jeté les bases de l'un des points chauds de l'été lyonnais en affirmant que personne ne lui avait dit « qu'(il) venait à Lyon pour être numéro 2.Si on me l'avait directement dit comme ça, je ne venais pas. »

                                        En pleine négociation pour une prolongation, à un an de la fin de son contrat, le gardien titulaire Anthony Lopes n'est forcément pas resté inattentif à ces propos. « Le caractère dans le sport de haut niveau est très important, a réagi Juninho. Mais caractère ne veut pas dire manque de respect entre nous. Quand une équipe veut aller plus haut, ça marche aussi du côté des gardiens. On sait qu'Anthony est un super gardien, mais si on veut continuer à grandir, il faut passer par là. L'arrivée de "Tata" lui permettra de progresser aussi. »

                                        Invité ensuite par « JMA » à répondre aux questions sur Nabil Fekir et un éventuel intérêt du Bétis Séville, le Brésilien a encore été plus clair au moment d'évoquer la situation du champion du monde. « Je ne sais pas s'il y a eu des contacts, a-t-il indiqué. La vérité, on la connaît : il reste une année de contrat à Nabil. Notre envie, c'est qu'il reste. Mais, à mesure que le temps passe, on sent qu'il a un peu de mal à accepter, dans sa tête, que le meilleur pour sa vie professionnelle et personnelle est de continuer avec nous. » Justement, c'est notamment dans la gestion de la possible fin d'aventure lyonnaise de Fekir que Juninho est attendu au moment d'amorcer la deuxième partie de la sienne.



                                        publié le 13 juillet 2019 à 00h24
                                        L'Equipe

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                                          Avec le départ de Nabil Fekir, Lyon doit trouver un nouvel équilibre

                                          Le départ de Nabil Fekir va modifier en profondeur l'équilibre de l'OL dans le jeu. Sans lui, en tout cas, le 4-3-3 de Sylvinho devrait se mettre en place plus facilement.





                                          (MARTIN ALEX / L'EQUIPE)
                                          Régis Dupont23 juillet 2019 à 00h05
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                                          De son premier but en pro, avril 2014 contre Bastia, à son dernier en Ligue 1, sur penalty contre Toulouse, en mars, Nabil Fekir (26 ans) aura laissé une trace profonde dans l'histoire de l'OL. Mais ses derniers mois inégaux ont brouillé cette marque, au point que le capitaine était au moins aussi souvent considéré comme un problème que comme une solution.

                                          Dernier survivant de la génération Lacazette-Tolisso, plus ancien « Lyonnais » des joueurs de champ, Nabil Fekir était aussi le capitaine, le seul champion du monde de l'effectif et un talent rare. Son statut et les quelques passe-droits qui allaient parfois avec, en cours de saison passée, ont pu attiser quelques rancoeurs. À Lyon, Fekir n'était pas un joueur comme les autres et il l'a aussi montré sur le terrain à quelques reprises ces derniers mois, même si son exercice 2018-2019 a sans doute été le moins probant de sa carrière. C'était visible depuis le bord du terrain, les statistiques le signalent aussi.


                                          Ses prestations décisives contre Manchester City ou à Kiev, face au Chakhtior Donetsk, en Ligue des champions, ont grandement contribué à la qualification de l'OL pour les huitièmes de finale. Mais son maintien imprévu dans l'effectif (il devait initialement signer à Liverpool, pour 65 M€) a aussi perturbé la construction de l'effectif 2018-2019, taillé à l'origine pour un 4-3-3. Finalement Bruno Genesio a surtout fait évoluer Lyon en 4-2-3-1, pour installer Fekir dans l'axe, assumant les déséquilibres que cela supposait. Surtout avec le duo Aouar-Ndombele dans son dos.

                                          En gardant son capitaine, en plus de Memphis Depay, l'OL avait aussi une « star » de trop dans son équipe. Les deux étaient rarement bons ensemble, en tout cas en même temps (*). Leur profil, tout comme leur goût fluctuant pour le replacement défensif, contribuaient au manque de solidité qui a plombé Lyon toute la saison passée (47 buts encaissés en L1, 8e défense de France).

                                          Sylvinho, le grand gagnant ?



                                          Si Fekir n'était pas le capitaine le plus extraverti de l'histoire, son départ peut enfin libérer certaines individualités. En premier lieu Depay, donc, dont la saison dernière a été plus décevante encore. Mais le Lyonnais qui devrait bénéficier en premier de ce transfert s'appelle Sylvinho. Le nouvel entraîneur de l'OL veut jouer en 4-3-3. Et s'il a assuré qu'un élément aussi « extraordinaire » que Fekir pouvait jouer partout, il sait aussi qu'il n'est pas taillé pour ce système. Il n'a pas assez de volume pour jouer sur un côté, devant, ni pour animer le milieu tel un box to box. Même avec la meilleure volonté du monde, Fekir n'aurait pas réussi de miracles dans un tel système. Le profil de Valentin Rongier, l'une des cibles potentielles du club pour remplacer le capitaine de l'OL, résume assez bien l'effort qui aurait été demandé à l'international.

                                          Sans lui, le bloc lyonnais sera logiquement plus cohérent. Et Houssem Aouar, qui a surtout montré ses défauts la saison passée, pourrait trouver un cadre plus propice : rappelons qu'outre Fekir, l'OL a aussi transféré Tanguy Ndombele, un milieu relayeur qui relayait surtout vers l'avant, ces derniers mois. L'entrejeu devrait être plus travailleur, plus discipliné. Plus mobile, aussi, tellement Jean Lucas a montré de jambes depuis son arrivée en France.




                                          Le départ de Fekir devrait faciliter cette transition vers un bloc plus compact, quand certains matches de la saison passée avaient surligné une équipe bancale, souvent coupée en deux au moment de reculer vers son but, avec une défense tirée vers l'arrière par la lenteur de Marcelo, condamné au banc par l'arrivée du Danois Joachim Andersen. En fait, le départ à Séville des frères Fekir confirme surtout une campagne de recrutement en phase avec les besoins du coach. Pour installer son 4-3-3, Sylvinho aura sous la main des défenseurs qui avancent, des milieux qui courent et des attaquants qui appellent. En football, on n'a pas encore trouvé mieux que ça.

                                          (*) En L 1, Memphis Depay a inscrit 15 buts en 50 matches, lorsqu'il était titulaire au côté de Nabil Fekir. Quand il était titulaire sans le Français, le Néerlandais a aussi marqué à 15 reprises, mais en 19 matches seulement.



                                          publié le 23 juillet 2019 à 00h05

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                                          • Memphis Depay (OL) : « Le changement était nécessaire »

                                            L'attaquant de Lyon, qui évoque longuement sa vie à côté du foot et son image, avoue avoir apprécié l'arrivée, cet été, de Juninho et de Sylvinho, les nouveaux directeur sportif et entraîneur de l'OL.


                                            Memphis Depay : « Je suis à Lyon, et je veux donner le meilleur de moi pour Lyon, pour la ville. J'ai très envie de cette saison. » (A. Martin/L'Équipe)
                                            Vincent Duluc, à Lyon09 août 2019 à 00h06
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                                            Il est l'un des grands personnages de la Ligue 1. Et le plus grand, sans doute, du Monaco-Lyon qui ouvre la saison, ce vendredi soir (20h45). Parce qu'il a du talent, et parce qu'il a autre chose encore. Memphis Depay s'est confié à L'Équipe, jeudi après-midi, en répondant longuement aux questions, rappelant que s'il n'est pas facile à classer, il est vraiment intéressant à entendre.




                                            « Est-il difficile d'être à la fois un joueur et un personnage dans ce monde ?



                                            Cela dépend de la manière dont vous gérez ce qui vous arrive. Si vous êtes un personnage, et si vous défendez ce à quoi vous croyez, vous allez automatiquement diviser les gens. Donc, oui, cela dépend, si vous êtes costaud mentalement, ou si vous avez des points faibles à travers lesquels on peut vous atteindre. Bon, on est humain, parfois on a un jour sans, un jour où l'on n'a pas envie d'entendre ce qu'on entend. Il faut être fort, justement, dans ce monde.




                                            Avez-vous changé avec l'âge ?



                                            J'ai vingt-cinq ans, maintenant, je commence à réaliser et à accepter que des gens en auront toujours après moi, quoi que je fasse. Je l'accepte, parce que je me connais mieux, je sais qui je suis. À partir du moment où on expose sa vie, les gens ont un avis. Mais on est exposé, déjà, quand on joue au foot en public et que tout le monde vous juge dans les médias et sur les réseaux sociaux.




                                            Pensez-vous être jugé différemment, en tant que joueur, en raison de ce que vous montrez en dehors ?


                                            Je ne sais pas si les attentes sont plus élevées à cause de ça. Mais je sais que si je fais une erreur, certaines personnes vont aller vers la facilité, et dire que c'est parce que je ne me consacre pas assez au foot, ou parce que je suis comme ci, ou comme ça. Je dois l'accepter.




                                            Vous avez sorti votre autobiographie, aux Pays-Bas, fin mai, et vous donnez quelques clés...



                                            Cela s'appelle "Heart of a Lion" ("Coeur de Lion"), il va être traduit en France bientôt, et c'est déjà un best-seller. Les retours que j'en ai m'ont fait un bien fou, surtout de la part des jeunes. Je raconte ma vie, les moments difficiles de mon enfance, mes histoires de famille. Tout le monde a connu des hauts et bas, et je crois que ça peut être une inspiration pour tous ceux qui ont vécu la même chose, et qui se reconnaissent dans mon récit. Les joueurs de foot ne racontent pas toujours des choses personnelles, alors les gens pensent qu'on a toujours eu une vie parfaite. Mais si on ne me voit que comme une star du foot, on ne me comprend pas.

                                            « Quand je montre des trucs "flashy" comme dans mon clip, mon jet privé, et d'autres choses, on pense que tout ça est devenu le plus important pour moi. Mais ce n'est pas vrai. Au club on le sait, mais à l'extérieur, on me juge »




                                            Vous avez également écrit une chanson et sorti un clip de rap, "Full Back"...



                                            La sortie de la chanson, pour moi, correspond à une énergie, des sentiments et une créativité qui ont toujours été en moi. Les gens ne le savent pas, mais j'ai toujours fait de la musique. J'ai dû enregistrer ma première chanson quand j'avais treize ans. Personne ne me connaissait, on n'a rien mis sur Internet, mais j'aimais déjà la musique et le foot. Le foot a toujours été ma vie, je jouais dans la rue, et j'en suis toujours fou, mais aujourd'hui je me sens plus libre de montrer une autre face de moi. On me dit : "Je ne comprends pas pourquoi tu fais ça, tu es un joueur de foot, tu n'es pas censé faire de la musique, tu dois te concentrer sur le foot." Mais qu'est-ce que ces gens en savent ? J'ai envie de répondre : venez me voir à l'entraînement, voyez comment je travaille, comment je joue, et comment je vis à côté. Je ne fais pas la fête, je sacrifie toute ma vie pour devenir un meilleur joueur. Quand je montre des trucs "flashy" comme dans mon clip, mon jet privé, et d'autres choses, on pense que tout ça est devenu le plus important pour moi. Mais ce n'est pas vrai. Au club, on le sait, mais à l'extérieur, on me juge.




                                            Dans votre chanson, il y a un passage ("Old ball players only like haters") qu'on pourrait traduire par : "Les vieux joueurs aiment détester"...



                                            C'est pour les joueurs à la retraite qui ne comprennent pas la nouvelle génération. Oui, on est sur les réseaux sociaux, on aime la musique, on danse, et on le montre, comme Paul Pogba, c'est notre culture, la culture black. Les anciens n'ont pas vécu comme ça, ce n'était pas possible à leur époque. Mais ce n'est pas parce qu'ils ne comprennent pas qu'ils doivent nous juger, et parler mal de nous. Nous aimons la musique, nous aimons danser mais nous jouons aussi bien au foot qu'ils l'ont fait.




                                            Quels étaient vos héros de jeunesse, dans la musique et dans le foot ?



                                            Je ne me souviens pas de tous les posters qui étaient dans ma chambre, je sais juste que ma mère les a gardés, tous, soigneusement pliés. Mais j'ai grandi avec 50 Cent et Tupac, ils étaient sur les murs de ma chambre, j'avais la fausse chaîne avec le nom de 50 Cent, des trucs comme ça. Il y avait des joueurs de foot, aussi, Patrick Kluivert et Ronaldinho, notamment. En fait, j'ai toujours mêlé les deux.




                                            Sur le Web, on peut voir aussi cette vidéo de vous, slammant dans le car de l'OL après la victoire à Marseille, le 12 mai ("Pas de surprise, 3-0 c'est facile")...



                                            C'était du freestyle, et ça n'était pas censé être vu. Je n'avais l'intention de blesser personne, ni de manquer de respect à quiconque, c'était une impro dans l'euphorie de la victoire. Mais on a une équipe jeune, et tout le monde ne comprend pas ce qui doit rester dans le car et ce qui peut être rendu public. Bon, c'était plutôt drôle, et ce n'était pas si grave.




                                            Imaginiez-vous être encore ici, à l'OL, deux ans et demi après votre arrivée ?



                                            Peut-être pas. Peut-être que je pensais passer une saison et demie ici. Quand même, en deux ans et demi, j'ai eu des statistiques... Au printemps 2018, après ma grande fin de saison, je me suis dit que j'allais bouger. Mais je suis resté, j'ai continué à avoir des stats, et les stats ne mentent pas, elles sont importantes pour l'équipe. La saison dernière, je suis celui qui a créé le plus d'occasions, même si je n'ai pas joué tous les matches, même si je suis souvent sorti du banc. Aujourd'hui, tout va bien, c'est un club magnifique, et j'ai trouvé mes marques, malgré les moments difficiles.




                                            Vous faites notamment allusion au cambriolage dont vous avez victime, la saison dernière, et à la suite duquel vous vous êtes installé pendant une longue période à l'hôtel à côté du stade ?



                                            Les gens ne savent pas toujours ce qui se passe dans votre vie. On ne peut pas tout raconter. On croyait que c'était le signe que je voulais partir. C'était faux. Mais qu'est-ce que je pouvais faire ? Je n'étais plus en sécurité chez moi, parce que le cambriolage signifiait qu'on m'avait observé pendant longtemps. Cela n'a pas été facile à vivre.




                                            Est-ce étrange d'être un des plus vieux du vestiaire, à vingt-cinq ans ?



                                            Oui, c'est bizarre. À partir du moment où j'ai débuté au PSV Eindhoven, à seize ans, j'ai toujours joué avec des gars plus vieux que moi, et c'est en train de changer. Est-ce que je change ? Les gens ne savent pas comment je suis dans un vestiaire. Je n'ai pas besoin d'être celui qui parle aux autres quand une caméra est là. Demandez aux jeunes de l'équipe réserve si je ne leur parle pas, si je ne leur dis pas d'avoir faim.




                                            En pleine période de transferts, est-il frustrant de voir que le top 5 des grands clubs européens n'est pas intéressé ?



                                            Je ne dirais pas que ces clubs ne sont pas intéressés. C'est plus une question de timing. Je ne peux pas en dire grand-chose. Je peux juste montrer ce que je sais faire.

                                            « En sélection, la façon qu'a Ronald Koeman de communiquer avec moi et de me faire confiance est ce qui me fait me sentir fort. Ici, maintenant, c'est pareil »




                                            Que pensez-vous de l'intérêt relancé de l'AC Milan dont parlent les Italiens ?



                                            Tout le monde peut parler. C'est ce qu'il y a de plus facile. Mais moi, je suis à Lyon, et je veux donner le meilleur de moi pour Lyon, pour la ville. J'ai très envie de cette saison. Le reste, on verra. Je n'ai que vingt-cinq ans, et il y a plein de choses excitantes devant moi, la Ligue des champions avec l'OL, l'Euro avec les Pays-Bas. Donc, pas de stress, l'intérêt viendra...




                                            Le moment où vous avez joué avant-centre avec la sélection, contre le Portugal à Genève (3-0), a été un tournant dans votre positionnement, même à l'OL...



                                            Oui, le coach (Bruno Genesio) m'a remis dans l'axe, après, pour le reste de la saison. Lui aussi avait vu le match (sourires). Je peux tenir des rôles différents, mais j'ai l'impression que le coach (Sylvinho) sait dans lequel je m'exprime le mieux et suis le plus utile à l'équipe. C'est comme en sélection, la façon qu'a Ronald Koeman de communiquer avec moi et de me faire confiance est ce qui me fait me sentir fort. Ici, maintenant, c'est pareil.




                                            Avez-vous le sentiment que beaucoup de choses ont changé à l'OL cet été ?



                                            Oh oui ! J'ai très envie de ce qui arrive. Bien sûr, les résultats ont été quelconques en préparation, mais je ne m'en fais pas, je trouve que l'état d'esprit est très bon. C'est un changement, et c'est ce qu'il y a de plus important. Ces deux dernières saisons, on faisait surtout des différences individuelles, il y avait toujours un joueur pour nous sauver. Mais si vous formez une vraie équipe, avec des règles, du respect, de la confiance, vous pouvez tout espérer. Le changement était nécessaire, j'ai une impression de fraîcheur, et c'était ce qu'il nous fallait. On a fait de très bonnes choses l'an passé, notamment en Ligue des champions (victoire 2-1 contre City à Manchester, avant l'élimination en huitièmes contre le Barça, 0-0, 1-5), et il ne faut pas l'oublier, mais on aurait dû aller en finale de la Coupe, par exemple...



                                            Pouvez-vous challenger le PSG ?


                                            On va tout donner, mais il faut être réaliste, le PSG a des moyens que nous n'avons pas. Il y a une différence de statut et d'expérience entre eux et nous.



                                            Avez-vous des souvenirs des coups francs de Juninho ?



                                            Je le prenais toujours pour les coups francs quand je jouais à la PlayStation ! Je pense que sa venue est très importante pour le club, c'est un choix intelligent, parce qu'il peut avoir beaucoup d'impact sur les jeunes. Quand il parle, j'écoute. Je crois beaucoup à sa vision, et à celle du coach. Quand j'ai signé à Lyon, j'ai pensé qu'il y avait quelque chose de beau à faire avec ce club. Mais, parfois, entre-temps, j'ai aussi pensé qu'il fallait que quelque chose change, pour montrer notre ambition, et ne pas seulement en parler. Il faut faire plus que se qualifier seulement pour la Ligue des champions. C'est ce qu'on doit réussir, maintenant. On peut revenir à l'époque où ce club remportait des trophées. C'est un club qui le mérite. »






                                            Memphis Depay en bref
                                            25 ans (HOL).
                                            1,76 m ; 78 kg.
                                            Attaquant.
                                            Club : Lyon.
                                            2015 : il termine meilleur buteur du Championnat néerlandais avec le PSV Eindhoven (22 buts).
                                            2017 : le 20 janvier, il s'engage avec Lyon après un passage décevant à Manchester United (7 buts en dix-huit mois, toutes compétitions confondues).
                                            publié le 9 août 2019 à 00h06


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                                            • OL : le renouveau, c’est maintenant


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                                              il y a 5 heures

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                                              9 août 2019
                                              Par

                                              Razik Brikh


                                              Même si les matchs amicaux n’ont pas été à la hauteur des attentes espérées, l’Olympique lyonnais de Sylvinho qui manque encore d’au moins deux joueurs d’expériences a de quoi séduire.




                                              Billet d’humeur / parti pris


                                              – Une nouvelle histoire, une nouvelle ère. Depuis la reprise, l’environnement à Lyon s’est apaisé (lire ici). Dès la prise de fonction de Sylvinho qui débute une nouvelle vie avec une casquette d’entraîneur numéro un, on a senti un vent de fraîcheur autour et à l’intérieur du club lyonnais. Les journalistes présents à Tignes pour le stage de présaison ont constaté, jour après jour, des séances rythmées et soutenues. Les quelques retours (joueurs et staff) que nous avons pu avoir étaient plutôt positifs et enthousiastes.

                                              Des joueurs réceptifs au discours de Sylvinho


                                              Arrivé peu après, Memphis Depay ne s’en cache pas, il a, d’emblée, apprécié le travail mis en place par Sylvinho. « Ces deux dernières saisons, on faisait surtout des différences individuelles, il y avait toujours un joueur pour nous sauver, lâche-t-il dans une longue interview accordée à L’Equipe. Si vous formez une vraie équipe, avec des règles, du respect, de la confiance, vous pouvez tout espérer. Le changement était nécessaire, j’ai une impression de fraîcheur, et c’était ce qu’il nous fallait. »

                                              Place désormais aux résultats et à la manière


                                              Toutefois, les matchs amicaux n’ont pas été à la hauteur des attentes espérées. Des défaites et des inquiétudes légitimes dans le jeu qui ont semé le doute chez quelques-uns. Pas vraiment au sein du groupe. Memphis encore et toujours dans L’Equipe. « Bien sûr, les résultats ont été quelconques en préparation, mais je ne m’en fais pas, je trouve que l’état d’esprit est très bon. C’est un changement, et c’est ce qu’il y a de plus important. » Ce vendredi soir, l’Olympique lyonnais lance sa saison à Monaco. L’attente est forte. Les coéquipiers d’Anthony Lopes sont, d’ores et déjà, attendus au tournant. Il est l’heure, de passer aux choses sérieuses : gagner et mettre en pratique le travail effectué jusque-là. Le renouveau, c’est maintenant !

                                              Olympique-et-lyonnais.com

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                                              • OL
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                                                Ligue 1 : Juninho, divine idole de l'OL


                                                Après un été qui l'a vu changer de vie, Juninho vivra sa première soirée lyonnaise dans son costume de directeur sportif, ce vendredi soir, au Groupama Stadium, face à Angers. Le public lyonnais l'attendait depuis dix ans.



                                                Juninho, le 13 juillet 2019. (M. Allili/Sipa)
                                                Vincent Duluc (avec B. Gh. et H. G.)16 août 2019 à 00h00
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                                                Juninho revient à la maison, ce vendredi soir, et il ne la connaît pas. Pas quand elle est habitée, du moins. Pas quand elle va s'illuminer pour lui, dix ans après ses adieux à Gerland, le soir de son centième but lyonnais contre Caen (3-1, 37e journée, le 23 mai 2009), après 344 matches, 44 coups francs et sept titres de champion de France. À quarante-quatre ans, le Brésilien sera le personnage central de l'avant-match d'OL-Angers, au Groupama Stadium. La conjonction de son retour au club, de la victoire à Monaco (3-0) et du sentiment d'une nouvelle ère, à Lyon, entourent le rendez-vous d'une joie et d'une légèreté oubliées, dans une ville arrachée à sa torpeur historique d'un week-end du 15 août.





                                                Juninho à l'OL, c'est le mythe du sauveur. Sauver une équipe qui s'est qualifiée directement pour la Ligue des champions n'est pas inaccessible. Mais après les derniers mois délétères, sur le plan médiatique et populaire, de l'ère Bruno Genesio, c'est autre chose qui se joue, et c'est autre chose qu'il incarne. C'est même pour cela qu'il est revenu. Les supporters ont préparé un hommage, après avoir déjà chanté sa gloire à Monaco, et lui-même a préparé son retour, la semaine dernière, sur la chaîne du club, sa seule intervention publique récente : « J'ai envie de tout faire pour les supporters, c'est grâce à eux qu'on est là. On travaille pour les autres, c'est comme ça que je conçois le football. On est très bien payés mais on ne le fait pas pour nous. Il faut le comprendre. »

                                                Il n'hésite pas à hausser le ton




                                                Juninho vit un été lyonnais auquel il ne s'attendait pas. Il a quitté la ville en 2009 et, quand il est revenu pour de bon, dix ans plus tard, à la fin du mois de juin, il y avait longtemps qu'il avait vendu sa maison de Sainte-Foy, cossue mais sans ostentation. Il a vécu à l'hôtel jusqu'au 18 juillet, jusqu'à ce qu'il puisse s'installer dans son nouvel appartement lyonnais avec son épouse. Il n'a plus besoin d'une maison à présent que ses filles sont grandes. Cet été, la plus jeune, Rafaela, a passé deux semaines à Lyon, où elle est née, mais les trois enfants du couple vont rester vivre à Los Angeles. La vie file : Juninho était encore joueur quand il est parti, il est déjà grand-père en revenant.



                                                Du directeur sportif, il a endossé le costume avec passion, mais quelques démangeaisons, aussi. D'abord, parce qu'il vit les matches comme avant. À Bournemouth (0-3, le 3 août), la dernière sortie de préparation, il n'est pas parvenu à masquer sa frustration. Il n'a jamais aimé perdre, et en costume non plus. « Même si c'était un match amical, c'était très difficile pour moi, a-t-il avoué, sur OLTV. J'ai eu du mal à l'accepter, à le regarder. Le problème, ce n'est pas de perdre, mais j'ai un peu retrouvé l'équipe de l'année dernière. Cela me fait mal de prendre trois buts. Il manque une âme, une force collective. » La sortie illustre, au passage, comme au PSG, la nécessité d'une autre voix que celle du président et de l'entraîneur.


                                                Mais il reste parfois sur silencieux. D'abord parce qu'il fuit plutôt l'interview, jusque-là, en dehors de deux apparitions sur la chaîne du club. Vendredi dernier, à Monaco (3-0), Jean-Michel Aulas est passé tout droit, en zone mixte, tenant sa promesse de recul, en annonçant que c'était à Juninho de s'exprimer. Mais le Brésilien a refusé de le faire lorsqu'il a quitté le vestiaire. Il a un peu de mal, aussi, avec un téléphone qui sonne trop souvent. Les appels incessants des agents mécontents l'agacent et il lui arrive même de ne pas répondre.







                                                La centralisation des plaintes n'est pas le domaine de son nouveau métier qui lui plaît le plus, mais on dit qu'il n'hésite pas à hausser le ton, et que la conversation s'est mal passée, notamment, avec l'agent de Pape Cheikh Diop (22 ans), prêté, depuis, au Celta Vigo. À tous ceux qui se plaignent de leur temps de jeu pendant la préparation, ou de leur situation globale, il répète qu'il ne retient pas ceux qui ne veulent pas rester, un discours relayé par Sylvinho en conférence de presse. Juninho l'a dit à Mapou Yanga Mbiwa (30 ans), à Rafael (29 ans) et à leurs représentants. À ses interlocuteurs, il répète aussi qu'il n'y a pas de passe-droit, que les meilleurs joueront, mais il sait sans doute que le principe sera plus difficile à tenir, et que la concurrence entre Memphis Depay (25 ans) et Martin Terrier (22 ans), par exemple, est un petit peu plus compliquée que ça. Avec l'international néerlandais, qui préfère évoluer dans l'axe, seul ou à deux, il a fait le job de directeur sportif, en lui parlant longuement pour le convaincre qu'il était indispensable à gauche. De toute façon, il sait lui aussi que lorsque Memphis Depay n'est pas convaincu, à gauche, cela se voit très vite.

                                                «Je veux bien travailler ici et aider Juninho. Ma fonction me convient totalement» - Florian Maurice, responsable du recrutement de l'OL

                                                S'il est arrivé en terrain conquis au niveau populaire, Juninho est devenu l'homme du pouvoir dans une structure quasi inchangée et à conquérir, du coup : même présidence, même cellule de recrutement, même staff, en dehors de l'entraîneur, Sylvinho, et de l'analyste, Fernando Lazzaro. Le directeur sportif a fait passer le message, là aussi : « Tout le staff doit s'adapter quand un nouvel entraîneur arrive. Je ne peux pas dire que le staff n'a pas fait les efforts, mais on doit trouver un équilibre. » Si ce n'est pas un rappel à l'ordre, c'est au moins un appel à faire plus, au moins à faire attention.



                                                La répartition des pouvoirs entre Juninho et Florian Maurice est plus difficile à appréhender. À la mi-juillet, alors que les premières semaines avaient été difficiles et qu'il s'était posé des questions à haute voix auprès de certains acteurs du foot, Florian Maurice nous avait appelés pour regretter que l'on soit revenus sur des interrogations qu'il estimait dissipées : « Il n'y a aucun problème entre nous. J'ai une très bonne relation avec "Juni" et avec Sylvinho. On m'a toujours demandé mon avis. Même si je ne connaissais pas Jean Lucas (21 ans), j'ai regardé des vidéos. Pour Thiago Mendes (27 ans) aussi, on s'est concertés, je l'ai vu six ou sept fois moi-même. Je suis peut-être un vieux con, mais ce qui m'intéresse, c'est le club. Je suis né ici, je suis bien ici, je veux travailler ici et aider Juninho. Ma fonction me convient totalement. »




                                                Mais rien n'est simple dans une réorganisation qui définit, par nature, de nouveaux territoires. Cette semaine, Jean-Michel Aulas a ainsi choisi d'intervenir dans le dossier de Jeff Reine-Adélaïde (21 ans), l'international Espoirs d'Angers, transféré pour 25 M€ (+ 2,5 M€ de bonus et 15 % sur la revente). S'il a pris du recul, soit il ne l'a pas pris longtemps, soit il ne le prend pas tout le temps. Alors que le joueur était également convoité par Nice, alors que le duo brésilien semblait un peu hésitant à ce prix-là, c'est lui qui a tranché, décidé que le club ferait l'effort financier et convaincu le joueur. De fait, il faut convenir qu'après les arrivées initiales de Jean Lucas et de Thiago Mendes, la suite du recrutement lyonnais porte le sceau de Florian Maurice, qui a choisi Youssouf Koné (24 ans), Joachim Andersen (23 ans) et Jeff Reine-Adélaïde. De même qu'il faut souligner que Juninho répète faire confiance au recruteur lyonnais les yeux fermés.

                                                Le petit roi de Gerland doit trouver sa place au Groupama Stadium




                                                Le prochain débat pourrait tourner autour du cas de l'arrière droit surnuméraire, l'OL n'ayant pas l'intention, a priori, de conserver Rafael et Tete (23 ans) derrière Dubois (24 ans), le titulaire. Rafael devait partir, mais là aussi, il semble qu'une partie du club, dont Jean-Michel Aulas, préfère conserver le Brésilien, alors que Sylvinho avait plutôt fait de Tete la doublure de Dubois, jusque-là. Il est possible, au fond, que tout continue de se passer à la lyonnaise.



                                                En attendant, Juninho, qui sera aux côtés de Jean-Michel Aulas à l'extérieur, de même que Bernard Lacombe, et qui se déplacera avec le président mais pas avec l'équipe, va sûrement choisir la place à laquelle il suivra les matches à domicile. Ce ne sera ni sur le banc, bien sûr, ni dans la tribune présidentielle. Il est Juninho : il sait bien qu'il ne peut pas s'asseoir n'importe où, que ses réactions seront filmées, et qu'il lui a été difficile, pendant la préparation, de trouver une place en tribune sans avoir à subir un assaut de selfies et d'autographes. Il va sûrement trouver. Mais il aura du mal, ce soir, à passer inaperçu.

                                                Lyon a-t-il changé ?




                                                Si l'on devait organiser un match entre les deux équipes les plus intéressantes de la première journée, et placer le PSG dans une catégorie à part, par habitude et par anticipation, il est bien possible que l'on choisirait l'OL et Angers. La vie et la Ligue 1 sont bien faites : c'est l'affiche qui ouvrira la deuxième journée, ce soir, au Groupama Stadium. Les deux clubs ne se sont pas quittés, cette semaine, entre la finalisation du transfert de Jeff Reine-Adélaïde (21 ans) et la rencontre du jour. Les deux événements ne sont pas totalement déconnectés : l'OL, qui continue d'acheter sur le marché français et de faire circuler sa richesse, a renforcé Angers économiquement, mais l'a affaibli sportivement.

                                                S'adapter au bloc bas




                                                Reine-Adélaïde - qui ne jouera pas ce soir en raison d'un accord entre les deux clubs -, samedi, face à Bordeaux (3-1), c'était un but, une passe décisive, dans un match épatant qui a clairement poussé l'OL à accélérer son transfert. Sans lui, le SCO ne sera pas tout à fait le même. L'OL ne l'est jamais non plus, d'un match à l'autre, mais c'est une autre histoire.



                                                Une semaine après sa victoire à Monaco (3-0), face à une équipe sans ressources offensives et qui a été réduite à dix en première période, l'équipe de Sylvinho sera confrontée, ce soir, à sa difficulté historique, qu'une partie des supporters a toujours reprochée à Bruno Genesio : construire sans déséquilibre face à un bloc bas. « C'est très difficile de jouer contre un bloc bas, répond Sylvinho, pas seulement pour l'OL. Tout le monde souffre contre un bloc bas. On a beaucoup travaillé là-dessus cette semaine, on a préparé des choses. On a besoin de rythme, d'intensité et d'idées claires. » Il sera intéressant de voir si la participation plus faible des latéraux, constatée à Monaco, se répète dans un autre contexte, au nom de l'équilibre, justement.

                                                La principale incertitude, à l'OL, concerne toujours une place de milieu, où Jean Lucas (21 ans), la recrue brésilienne, est en balance avec Houssem Aouar (21 ans), qui, du reste, n'a pas pu s'entraîner en début de semaine en raison d'une gêne à l'adducteur.



                                                publié le 16 août 2019 à 00h00
                                                Ligue 1
                                                Lyon (FRA)


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                                                • Première partie de notre long format sur Sylvinho : le footballeur dévoué à la carrière nuancée



                                                  Sylvinho disputera son premier match comme entraîneur de l'OL face à Monaco vendredi. A l'occasion, France Football revient, en deux épisodes, sur sa carrière de joueur puis d'entraîneur. Première partie cette semaine avec Sylvinho, le joueur à la carrière modeste mais la personnalité adulée de tous.

                                                  Dans la légèreté de ce mois de mai 2009, c'est tout Stamford Bridge qui bouillonne. Une soirée européenne de légende où personne ne peut garder la tête froide. Ni Didier Drogba, pour qui le résultat final de ce Chelsea-Barça est une «fucking disgrace», ni pour Pep Guardiola, qui exulte le long de la touche après le but libérateur d'Andres Iniesta. Vraiment personne ? Pas si sûr... Dans les secondes qui suivent le moment fatidique, un Blaugrana prend Guardiola en course pour lui remettre les pieds sur terre. «Cambio (changement en français, NDLR)», hurle Sylvinho, son chasuble vert sur le dos, à son entraîneur pour faire tourner la montre. Si une scène devait résumer la carrière du Brésilien, nommé tout récemment entraîneur de l'OL, ça serait sûrement celle-ci. Elle traduit à la fois son calme et sa détermination, que son statut de remplaçant à Barcelone n'a jamais altéré. Bien au contraire. Pour Peter Luccin, qui l'a côtoyé plusieurs années au Celta Vigo, cela révèle aussi son côté observateur : «Il a eu ce moment de calme, de patience qui le caractérise. C'est une personne qui sait gérer les moments clés dans un match. Il a vu que c'était un instant émotionnel, et il était la personne adéquate pour remettre les choses en place. Il ne se laisse jamais envahir par ses émotions, c'est un gestionnaire. Il sait faire la part des choses.»
                                                  Ronaldinho, Bible et futsal


                                                  Et si ces spécificités ont creusé le sillon vers sa jeune carrière d'entraîneur, elles ont avant tout fait de Sylvinho le coéquipier modèle, tout à la fois père protecteur et parfois redresseur de torts, pleinement impliqué quel que soit son statut, adoré des supporters et de sa direction. «Ce n'était pas un joueur avec des airs de star comme ça pouvait être le cas d'autres membres de l'équipe, souffle un supporter du Celta. C'était un gars normal en fait, il parlait clairement et il était sympa avec les supporters.» Sylvinho tranche avec l'image pleine de clichés que l'on peut parfois se faire des Brésiliens. Particulièrement religieux, il l'est. Fêtard et indiscipliné, beaucoup moins. Contrairement à d'autres, il ne tire aucun suc de la vie fastueuse d'un footballeur, celle d'un système qui n'apporte que bonheur transitoire, comme il se plaît à le dire. «A Vigo, on était voisins. Il avait une hygiène de vie irréprochable, témoigne Peter Luccin. Quand il invitait des gens chez lui, c'était plutôt pour des réunions sur la religion, le fait de rassembler les amis, de prêcher la bonne parole. Il a une façon de gérer sa vie qui est la meilleure possible.» Albert Roca, préparateur physique du FC Barcelone lorsque Sylvinho y évoluait, abonde : «Je ne veux pas dire que les Brésiliens entretiennent une réputation de personnes peu concentrées, fêtardes, mais c'est vrai que Sylvinho est un peu le contraire de ce que sont Neymar et Ronaldinho. (...) Un jour, il m'a donné rendez-vous dans l'hôtel dans lequel nous étions et il m'a récité un passage de la Bible. Il m'a confié que cela lui permettait de réfléchir sur lui-même, de se sentir en paix.»
                                                  «Un jour, il m'a donné rendez-vous dans l'hôtel dans lequel nous étions et il m'a récité un passage de la Bible. Il m'a confié que cela lui permettait de réfléchir sur lui-même, de se sentir en paix.» (Albert Roca, son ancien préparateur physique au Barça)
                                                  Sylvinho a grandi dans une famille modeste qui lui a inculqué les valeurs de travail et modestie qui le représentent. Dégaine soignée, coupe au bol et visage de poupon, il fait ses gammes dans le futsal à Sao Paulo. A 8 ans déjà, il est sélectionné avec la Seleçao Paulista, qui regroupe les meilleurs footballeurs de l'Etat de Sao Paulo. Puis il poursuivra son initiation au Club Paineiras Do Morumby, un club local des beaux quartiers de la métropole. La suite, elle, est connue : Sylvinho débarque au Corinthians et joue avec les pros de 1995 à 1999, remportant un Championnat du Brésil en 1998, avant de faire le grand saut vers l'Europe. Avec Edu Gaspar et Gilberto Silva, qui rejoindront Arsenal quelques années plus tard, il ouvre la voix de l'Angleterre aux Brésiliens. Sans pour autant se poser en Evangile, bien en contraire. «Ce n'est pas quelqu'un qui impose quoi que ce soit, se souvient Gilles Grimandi, qui l'a côtoyé chez les Gunners. Il est arrivé à Arsenal de façon très calme, on ne l'entendait pas beaucoup mais il s'est imposé grâce à sa qualité footballistique. Et on a très vite compris que c'était un grand joueur.»





                                                  Sur le terrain, Sylvinho se donnait corps et âme, quand bien même il n'a pas souvent joui d'un statut de titulaire indiscutable. (NATAF/L'Equipe)
                                                  «C'est une personne qui veut que tout le monde se sente heureux»

                                                  Mais sa carrière européenne est à nuancer. Si Sylvinho a évolué dans les plus grands clubs comme Arsenal, le Barça et Manchester City, le latéral n'a jamais su s'imposer comme un titulaire indiscutable ailleurs qu'au Celta Vigo. A Arsenal, il y avait encore une génération en place, la ligne défensive titulaire ne laissait pas grand-chose aux autres. Et l'arrivée d'Ashley Cole n'a rien facilité. Pareil au Barça, où Abidal était inamovible au poste de latéral gauche. Une carrière modeste si l'on tient compte du nombre de matches disputés. Mais Sylvinho a laissé une tout autre empreinte. Celle d'un mec serviable, fidèle et au professionnalisme inégalé. «Il ne s'est jamais plaint, il n'a jamais donné la sensation de baisser les bras, rembobine Albert Roca. Et c'est pour ça qu'il est resté si longtemps un joueur du Barça. Il savait qu'il devait être à 100% quand il entrait sur la pelouse et il s'est toujours tenu prêt.» En Catalogne, tout le monde est unanime quant à l'importance de Sylvinho dans l'éclosion de Messi. Mais pas que... «C'est une personne qui veut que tout le monde se sente heureux. Il avait toujours un mot pour égayer des joueurs qui avaient un mal-être, qui ne jouaient pas. Il avait déjà ce don d'entraîneur parce qu'il comprenait parfaitement ce qu'il se passait autour de lui et les états d'âme de chacun.»

                                                  Goal France @GoalFrance
                                                  Replying to @GoalFrance
                                                  Juninho : "Comme joueur Sylvinho, était formidable. Comme adjoint de Tite il faisait du bon travail mais je crois aussi en sa qualité humaine. J’ai suivi son parcours après sa carrière, on est complémentaire, il est plus sérieux que moi (rires)." #OL
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                                                  3:25 PM - May 28, 2019
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                                                  «Il a peut-être été sous-coté à cause de sa personnalité.» (Gilles Grimandi, son ancien coéquipier à Arsenal)


                                                  Alors, Sylvinho était-il moins bon que ses concurrents ? Pas sûr, ou du moins pas de manière flagrante, sinon le bonhomme ne comptabiliserait pas 300 matches en Europe. Mais le Brésilien a rapidement eu l'étiquette de l'homme fiable en toutes circonstances, utile au vestiaire et sur le banc, où il savait, déjà en tant que joueur, canaliser les émotions. Et surtout, il ne se lamentait jamais sur sa propre situation. Pas un manque de caractère, jurent ceux qui l'ont connu. Davantage un pragmatisme exacerbé et une obligeance immuable. «Il a peut-être été sous-coté à cause de sa personnalité, imagine Gilles Grimandi. C'était quelqu'un qui n'aimait pas faire de vagues, on savait pertinemment que quoi qu'il advienne, il n'y aurait pas de problème avec lui donc parfois c'était plus facile de le mettre lui sur le côté que d'autres. Mais c'est quelqu'un qui ne voit pas le mal chez les gens, c'est un homme rare.»
                                                  «A Barcelone, il jouait en jeu de position, il le faisait bien mais il était encore mieux dans le jeu de transition parce qu'il était très fort physiquement.» (Miguel Angel Lotina, son ancien entraîneur au Celta Vigo)
                                                  Côté terrain, nombreux sont ceux qui le considèrent comme un excellent joueur, très complet, avec un excellent équilibre entre son apport défensif et offensif. «A son époque, le Championnat brésilien était très porté vers l'offensive, moins tactique, et c'est vrai que des fois on voyait des trucs pas terribles défensivement, analyse Peter Luccin. En jouant à Arsenal, à Vigo, Sylvinho a grandi, il est devenu très consistant, très costaud sur le un contre un défensivement. Il savait parfaitement lire les situations, il sait quand il faut monter et quand il faut temporiser.» La natif de Sao Paulo n'a jamais été meilleur que dans le jeu de transition, à l'image de ce qu'il semble vouloir mettre en place à Lyon : vite récupérer le ballon et se projeter encore plus rapidement vers l'attaque. Grimandi se marre : «A Arsenal, comme il y avait des anciens en défense, la tactique était un peu passive. Sylvinho, qui était lui un mec très dynamique, ne comprenait pas toujours. On jouait bas, avec des lignes serrées, alors que lui aurait voulu que ça monte (rires).» Et ce n'est peut-être pas pour rien que l'intéressé a vécu ses meilleurs années personnelles sur le pré à Vigo. A l'époque, le Celta joue un football de transition plaisant qui lui permet même de se qualifier pour la Ligue des champions en 2003. «A Barcelone, il jouait en jeu de position, il le faisait bien mais il était encore mieux dans le jeu de transition parce qu'il était très fort physiquement, juge Miguel Angel Lotina, son ancien entraîneur au Celta. Il était très concentré et avait de bonnes dispositions en attaque et une bonne qualité de centre.» Et même quand Sylvinho a bénéficié d'un temps de jeu moindre, le Brésilien en profitait, déjà, pour zyeuter les ressorts du métier d'entraîneur. «Il était très observateur, très spécifique dans sa façon d'expliquer les choses, de faire attention aux petits détails, souligne Peter Luccin. A l'époque du Celta, je m'étais dit que deux joueurs feraient de bons entraîneurs : Eduardo Berizzo et Sylvinho.» Si le premier a déjà fait ses preuves, il n'appartient désormais qu'au second de l'imiter...

                                                  Antonin Deslandes


                                                  Retrouvez la seconde partie de notre long format sur Sylvinho, dédiée cette fois à sa carrière d'entraîneur, la semaine prochaine avant le match de Lyon face à Angers.

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                                                  • LIGUE 1 - LYON
                                                    Deuxième partie de notre long format sur Sylvinho : un entraîneur jusqu'au-boutiste sur le banc de l'OL




                                                    Sylvinho a fait ses débuts sur le banc de l'OL la semaine dernière. A l'occasion, France Football revient, en deux épisodes, sur sa carrière de joueur puis d'entraîneur. Deuxième partie cette semaine avec le coach Sylvinho, un entraîneur exigeant mais pas dogmatique pour autant.
                                                    Retrouvez la première partie de notre grand format dédié à la carrière de joueur de Sylvinho.
                                                    Posé dans un coin du terrain d'entraînement, regard vif et cahier bien en place sous le bras, Sylvinho guette, observe, analyse. «Je note des noms, des concepts, des tâches défensives, des choses sur comment attaquer, des choses de réunion, des idées... Je les oublierais si je ne les notais pas, dit-il à propos de ce bloc-notes, journal intime du nouvel entraîneur de l'Olympique Lyonnais. C'est une partie de ma vie. Et même ma femme ne touche pas ce cahier !» L'ironie se conjugue avec la décontraction du début de saison, mais si un trait de caractère a marqué les prémices du protectorat de Sylvinho, c'est bien son sérieux. Rien de nouveau, même si «il faudra que le groupe s'adapte à ses exigences, juge Peter Luccin, ancien coéquipier de Sylvinho au Celta Vigo. Lui aussi, il faudra qu'il s'adapte. Non seulement à son groupe, mais aussi à la ville, à la culture...»

                                                    «Nous avons parlé de beaucoup de choses, du football actuel, masculin comme féminin, de l'équipe féminine de l'OL» (Patrizia Panico, sélectionneuse des U15 italiens, qui a passé ses diplômes avec Sylvinho)
                                                    Mais pas de quoi s'en inquiéter. L'ancien international brésilien, fort de son parcours de joueur, sait déjà comment cela fonctionne, même s'il revient cette fois-ci en Europe avec le costume d'entraîneur. Dès que l'OL a pointé le bout de son nez, Sylvinho s'est mis à tout éplucher : l'effectif, l'environnement lyonnais, la langue française. Patrizia Panico, sélectionneuse des U15 italiens, a passé ses diplômes d'entraîneur avec “Sylvi” en fin de saison dernière. «Nous avons parlé de beaucoup de choses, du football actuel, masculin comme féminin, de l'équipe féminine de l'OL que je connais très bien, se remémore-t-elle. On a confronté nos arguments sur de nombreux sujets, c'est une personne intéressée par le football à 360 degrés, indépendamment de l'âge, du sexe ou de la nationalité.» Un été studieux avant une rentrée des classes réussie, la semaine dernière face à Monaco (victoire 0-3).

                                                    Euska@Euskagone
                                                    Je suis impatient de voir une causerie de Sylvinho. Une petite caméra discrète de @CanalFootClub dans le vestiaire Lyonnais... Il me tarde. #OL

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                                                    2:52 PM - Aug 13, 2019
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                                                    Dans l'analyse dès le début


                                                    La vocation, si elle n'a pas immédiatement sauté aux yeux du principal intéressé, s'est imposée assez naturellement après des victoires de prestige crampons aux pieds. «Ça ne me surprend pas qu'il soit devenu entraîneur car il aimait le football et analysait déjà tout», rappelle Miguel Angel Lotina, son entraîneur à Vigo. Même si, d'un autre côté, son jusqu'au-boutisme est tel qu'il aurait pu en être handicapant. Gilles Grimandi, qui l'a côtoyé à Arsenal, rembobine : «Je ne pensais pas qu'il puisse entraîner parce qu'il était tellement exigeant envers lui-même. Je ne croyais pas qu'il puisse rentrer dans ce costume d'entraîneur parce que je me disais qu'il serait déçu, qu'il ne comprendrait pas pourquoi certains n'auraient pas le même esprit que lui, qui ne seraient pas capables d'autant s'investir, de travailler autant. Il a une telle passion pour le foot que ça l'emporte sur tout le reste.» Mais quand Vagner Mancini, qui s'apprête à prendre en main Cruzeiro, lui trace les contours d'un poste d'adjoint à l'occasion d'un match de bienfaisance, l'ex-latéral gauche reconverti fonce tête baissée. «On a discuté et, deux semaines plus tard, je l'ai pris comme adjoint, se souvenait pour FF Vagner Mancini. Il m'aidait sur le terrain mais aussi dans l'observation. Il avait déjà une grande maîtrise tactique, et du relationnel avec les joueurs. Il était respecté grâce à sa magnifique carrière mais aussi par le contenu de son discours

                                                    «Il m'aidait sur le terrain mais aussi dans l'observation. Il avait déjà une grande maîtrise tactique, et du relationnel avec les joueurs» (Vagner Mancini, ancien entraîneur de Cruzeiro, dont Sylvinho était l'adjoint)
                                                    Pourtant, dans sa carrière de footballeur, le Brésilien a pu donner l'image de quelqu'un d'introverti, sérieux jusqu'à l'ennui, parfois même l'air un peu sévère. Sa discipline en tant que coach est la même, mais son visage en conférence de presse et à l'entraînement tranche avec son portrait de joueur. Sylvinho est plutôt bon client avec la presse, n'hésite pas à plaisanter avec ses joueurs et à prendre part aux séances. Mais à la différence d'autres entraîneurs, l'ancien latéral a définitivement tiré un trait sur son passé et ses gloires d'antan. Hors de question que cela vienne empiéter sur son nouveau métier. Il faut dire que Sylvinho s'est pas mal cherché, au sortir de sa carrière de joueur. Commentateur, agent, directeur sportif... La voie d'entraîneur ne s'est pas immédiatement imposée comme la marche à suivre. «Le pire, c'est la décision de quitter les terrains. Peu de sportifs savent quoi faire, expliquait-il à Globo en 2012. Généralement, vous cessez juste d'être un sportif et vous avez l'étiquette d'ancien sportif. C'est très compliqué parce qu'on ne sait pas toujours où aller.» Jusqu'au coup de fil de Vagner Mancini...
                                                    Adjoint, rôle «parfait»


                                                    C'est dans ce rôle d'ajoint que Sylvinho, néo-coach, (re)découvre le monde de l'entraînement et du management. Il en endossera le costume à Cruzeiro, donc, avant Recife, Náutico et surtout Corinthians, où il rejoint son ancien club mais surtout Tite, alors futur entraîneur de la Seleçao brésilienne et qui remportait, en 2011, la Copa Libertadores. Au Brésil, sa réputation n'est plus à faire. «Tous les professionnels ont un avis positif sur lui, explique Marcelo Djian, ancien recruteur de l'OL au Brésil. C'est quelqu'un de très sérieux dans son travail, très rigoureux. (...) Ce qu'il a de particulier, c'est qu'il a une personnalité très forte, avec toujours l'envie de faire mieux. Il est jusqu'au-boutiste. Il fait attention aux détails, essaye de faire des petites choses en plus avec les joueurs, qu'ils comprennent tous leurs missions sur le terrain.»

                                                    «Il a travaillé avec Guardiola en tant que joueur, Tite ou Mancini comme entraîneur adjoint. Donc il a eu d'excellents professeurs !» (Marcelo Djian, ancien recruteur brésilien de l'OL)
                                                    «Quand je l'ai vu comme adjoint, je me suis dit : “bien sûr !”, sourit aujourd'hui Gilles Grimandi. C'est l'adjoint parfait, vous ne pouvez pas vous tromper. C'est un travailleur hors norme, une personne intègre, quelqu'un avec plein de connaissances.» Sylvinho répète ses gammes et entretient ses rêves de numéro 1. Avec patience, car en attendant le jour J, c'est le technicien italien Roberto Mancini qui lui passe un coup de fil pour rejoindre l'Inter. «J'ai hésité, Mancini m'a demandé de venir, puis j'ai accepté en attendant la fin du Championnat du Brésil», racontera Sylvinho à son arrivée chez les Nerazzurri. Benoît Cauet, ancien recruteur de l'Inter, le décrit maintenant «comme un gros travailleur, dans un groupe de deux-trois entraîneurs.» Une expérience idoine dans un club européen, surtout auprès de Roberto Mancini. «Il a travaillé avec Guardiola en tant que joueur, Tite ou Mancini comme entraîneur adjoint, souligne Marcelo Djian. Donc il a eu d'excellents professeurs !»






                                                    Aux côtés de Mancini, Sylvinho a parfait ses connaissances du métier d'entraîneur. Et en a appris davantage sur l'aspect tactique, ô combien important en Italie. (Claudio Villa/Getty Images)
                                                    Collaborateur privilégié de Tite


                                                    Un de ceux-là va lui accorder une confiance aveugle. De Corinthians, où il s'est fait une réputation de gestionnaire hors-pair façon Didier Deschamps et «logique de groupe», Tite est appelé par le fédération brésilienne pour prendre la tête d'une Seleçao post-Mondial 2016. Les démons du match face à l'Allemagne sont toujours dans les coeurs et dans les têtes. Et le technicien a l'ambition d'offrir une renaissance au Brésil. Avec Sylvinho. «Leur relation a commencé en 2013 à Corinthians, et Sylvinho était déjà l'adjoint. Il voyait Tite comme une super référence, analyse Bruno Andrade, journaliste brésilien pour Goal. C'était logique qu'il arrive à Corinthians, il est une idole, et sa prise de fonction par la suite avec la Seleçao était logique.» L'ambition, forte, se conjugue avec les exigences du football international. Sylvinho passe aussi de joueurs de seconde zone - pas tous - à certaines stars mondiales. «Il a gagné le respect de tous, poursuit Andrade. Il a la langue du joueur, comme on dit, il parle terrain, parle jeu, et tout le monde l'aimait bien. Il avait la responsabilité du travail tactique, notamment défensif et en début d'entraînement, pour préparer avant Tite.» Résultat, le Brésil change quelque peu de visage. Un peu de joga bonito, plus de pragmatisme.

                                                    «Le poste de numéro 1 est très différent. Il y a des moments de pression, il y a des moments où il faut être politique» (Gilles Grimandi, son ancien coéquipier à Arsenal)
                                                    Ce n'est pas pour déplaire à Sylvinho, qui a beaucoup appris de son passage en Serie A aux côtés de Mancini. Rien d'anodin non plus si le Brésilien a passé ses diplômes d'entraîneur au sein de la fédération italienne de football. «Ca lui a permis d'apprendre davantage sur le football italien, de porter encore plus d'attention aux détails de la ligne défensive», croit savoir Patrizia Panico. Si Sylvinho a affiché sa volonté de construire depuis l'arrière lors des matches de préparation, il a affiché un visage beaucoup plus prudent lors de sa grande première à Monaco. L'héritage de sa formation et de ses années italiennes. Parfois, il faut savoir gagner sans panache. Surtout, le Brésilien est loin d'être dogmatique. «On a parlé plusieurs fois de nombreux aspects tactiques, poursuit Panico. Ce qui m'a plu, c'est qu'il ne considère pas ses idées comme invincibles. Il est toujours prêt à écouter les autres.» Pas de doute, sur le plan purement football, Sylvinho est fin prêt. «Mais le poste de numéro 1 est très différent, met en garde Grimandi. Il y a beaucoup de paramètres supplémentaires. Il y a des moments de pression, il y a des moments où il faut être politique, des moments où il faut faire semblant de ne pas voir.» Un challenge à la hauteur du personnage, en somme.



                                                    Antoine Bourlon et Antonin Deslandes


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