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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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  • Ligue des champions : Memphis Depay (OL), l'enfance d'un chef

    Nous nous sommes rendus à Moordrecht, à quelques kilomètres de Rotterdam, sur les traces du Néerlandais, là où tout a commencé et là ou tout aurait pu finir pour lui. Mais ni le départ de son père ni la dureté du compagnon de sa mère n'ont jamais empêché le capitaine lyonnais de croire en son étoile.




    Le jeune Memphis Depay pose en compagnie d'un coéquipier avec le trophée de la Ligue des champions. ( DR)
    Hervé Penot, à Moordrechtmis à jour le 10 décembre 2019 à 09h25



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    La pluie ruisselle sur son visage d'enfant. Jessy, bonnet enfoncé sur le crâne, termine, en ce début de soirée de novembre, son entraînement devant un but déserté. Il récupère du matériel, quitte l'un des terrains de Moordrecht, petite ville néerlandaise coquette tout droit sortie des toiles d'un maître flamand. C'est ici que Memphis Depay, 25 ans, a signé sa première licence, à 6 ans, dans ce paisible bourg de 8 000 âmes planté à une dizaine de kilomètres de Rotterdam, où le centre dévoile des ruelles étroites, des devantures de brique rouge et un calme absolu.





    À la droite des deux maisons mitoyennes, celle où Memphis Depay a grandi, à Moordrecht. (J. Lempin/L'Équipe)




    Il y revient parfois, mais assez rarement, embrasser sa grand-mère ou son oncle, Eric, encore présents. Il a récemment ouvert un « Cruyff court », aire de jeu estampillée du nom de l'idole, un droit réservé seulement aux plus grands joueurs néerlandais. Et tourné un clip de rap, sa deuxième passion, dans les dédales de sa terre natale. Jessy connaît tout ça. Son regard s'éclaire à l'évocation du héros local, ce Depay à la dégaine de star, fringues dernier cri, tatouages comme une deuxième peau. Il a récupéré, un jour où le bruit du véhicule du Lyonnais annonçait son passage, une dédicace sur son tee-shirt, relique accrochée depuis sur un mur de sa chambre. « On rêve d'être comme lui alors, quand j'ai entendu sa voiture de loin... », s'enthousiasme-t-il.



    «Il n'avait pas tous les codes. Quand il y avait neuf problèmes dans le vestiaire, huit fois, c'était lui»



    Romeo Wouden, ancien pro, qui a entraîné Memphis Depay au Sparta Rotterdam






    Dans le club-house, un maillot de Manchester dédicacé s'affiche en grand, au milieu de dizaines de photos, certaines bien défraîchies... On aperçoit aussi sa bouille de gamin sur un cliché minuscule dans un couloir. Mêmes yeux provocateurs, même moue frondeuse. Depay a-t-il vraiment changé ?



    Comprendre Depay, c'est se plonger au coeur de cette jeunesse où le football a servi de bouée dans une période où tout aurait pu basculer, entre l'abandon d'un père, reparti au Ghana quand il avait 4 ans, et l'arrivée dans l'existence de sa mère, Cora Schensema, d'un homme au comportement brutal. Depay et son ballon, sorte d'ombre bienveillante qui lui ouvrira plus tard les portes de la gloire...





    Karen, une voisine, se souvient de ces gouttières cassées, de ce Memphis toujours muni de son objet en cuir. Simon Zwartkruis, la trentaine à cette époque, entraîneur à Moordrecht, raconte : « Tous les soirs, l'été, on jouait sur la place devant nos maisons entre voisins. On mettait une poubelle au milieu et, à 6 ans, il ne la ratait quasiment jamais. Un talent pur. » Après trois saisons dans sa ville natale, le Sparta Rotterdam l'attire à 9 ans. Tout a failli s'arrêter là. Son coach décide de le virer, il a 10 ou 11 ans, dépassé par ses frasques mais Romeo Wouden, ancien pro devenu coach, demande à le récupérer dans la classe d'âge supérieure. Il se revoit, dur à cuire, dans ce petit bonhomme au caractère trempé. « Il n'avait pas tous les codes. Quand il y avait 9 problèmes dans le vestiaire, 8 fois, c'était lui. Pas des trucs graves mais balancer des chaussures, ne pas ramasser les affaires... Mais, en foot, il marquait 2 ou 3 buts par match. Il était extraordinaire. »





    L'entrée du premier club de football de Memphis Depay, à Moordrecht. (J. Lempin/L'Équipe)




    Wouden sourit. Dans le garage où il bosse aujourd'hui, il se rappelle ce conseil de discipline tendu, ces arguments balancés pour convaincre le Sparta de le conserver. Et sauver l'avenir de Depay. Jazzley, le fils de Romeo, même âge que le Lyonnais, son équipier alors au Sparta, assure : « Je suis 100 % certain que si Memphis avait été renvoyé il ne l'aurait pas accepté car ce n'est pas dans sa mentalité d'aller voir ailleurs. Il aurait pris ça comme un rejet. Et c'en aurait été fini. C'est un moment clé de sa vie. »

    Au fil de son passage à Rotterdam (2003-2006), avant de rejoindre le PSV, à 12 ans, Depay tisse des liens étroits avec la famille Wouden. Il s'extrait de son contexte pesant. Jazzley le considère comme un frère, Romeo comme un fils. Depay squatte la maison. Ils partent même en vacances en Turquie « car c'était pas simple entre lui et sa mère à ce moment-là », se remémore Romeo, sans en rajouter. Son fils insiste : « Il lui manquait de l'affection. En Turquie, il était libre, heureux, sans tension. Mais ce n'était pas facile pour sa mère non plus car elle était entre lui et le beau-père et elle avait du mal à choisir son camp. Et Memphis ne le comprenait pas nécessairement à son âge... Sans père, ce n'est pas simple et quand la personne qui le remplace est brutale... »



    «Vous savez, vous pouvez vous sentir seul avec l'argent et la célébrité parfois... Mais, maintenant, il est apaisé»

    Eric, son oncle





    Il ne dévoile pas tout, ni ces brimades nombreuses, ces coups, ni la volonté qu'a son pote de s'échapper. Depay se façonne son monde à lui, se forge un tempérament, se réfugie dans le foot. Loin, si possible, de sa maison où les nombreux enfants du compagnon de sa mère lui mènent aussi la vie dure. En match, il explose tout. Découpe à lui seul l'Ajax, récupère le titre de meilleur joueur d'un tournoi en Allemagne avec le Sparta. Jazzley : « Au Sparta, il y avait pourtant des gars jaloux. Certains disaient : "Il arrive en retard et joue. Et moi ?" Il était difficile. Quand vous le regardez aujourd'hui, vous comprenez ce que je veux dire par difficile. Il n'était pas arrogant, mais c'était de la motivation. Car c'est un gars vrai. Et Memphis assurait : "Je serai célèbre". »

    Devant l'explosion du phénomène, les plus grands clubs du pays (PSV, Ajax, Feyenoord) le courtisent. Romeo Wouden reçoit un coup de fil de Cora. Elle débarque avec Eric, son frère, pour évoquer l'avenir du rejeton. L'entraîneur ne veut pas le voir à Amsterdam, trop dangereux. Il glisse : « Vu ce qui se passe chez vous, mettez-le au PSV dans une famille d'accueil... » Sa maman craint la séparation. « Oui, mais il sera mieux encadré... », répond Wouden qui apprend deux mois plus tard son départ vers le PSV... dans une famille d'accueil.





    Romeo Wouden, qui a entraîné Depay au Sparta Rotterdam. (J. Lempin/L'Équipe)




    Là encore, des coups d'éclats essaiment ses débuts, notamment à l'école, un lieu qu'il abhorre. Le club lui adjoint un préparateur mental, Joost Leenders. Un nouvel acte fondateur. Depay peut s'épancher sur ses douleurs, lui qui se ferme à double tour à l'évocation de son passé. « Il ne parlait jamais de son père, livre Jazzley. Sa mère lui disait d'ailleurs : "Un jour, tu voudras savoir". Memphis a toujours été têtu, mais il a compris aujourd'hui. Il est allé au Ghana saisir d'où il venait. Il a évolué par rapport à son père. Il sait qu'il doit fermer ce chapitre. À l'époque, c'était impossible. Le foot lui permettait, en fait, de ne pas penser au reste. »

    Le décès de son grand-père, la figure tutélaire avec sa mère, lui donne un énième coup dont il devra se relever. Le plus violent peut-être. Il a 15 ans. « Ç'a été un désastre, souligne Eric, son oncle, tellement ils étaient proches. Il a été détruit. Car mon père s'occupait toujours de Memphis. Tout ce qu'il a vécu en fait l'a obligé à survivre, à se battre, à devenir ce qu'il est... » Dans un environnement incertain, avec des gens parfois plus âgés, certains, intéressés par son aura ou par son argent, flirtant avec la drogue. « Vous savez, vous pouvez vous sentir seul avec l'argent et la célébrité parfois... Mais, maintenant, il est apaisé », poursuit-il.





    Jazzley, fils de Romeo Wouden, qui a joué avec le Lyonnais. (J. Lempin/L'Équipe)




    Depay rêvait simplement de pousser les murs trop étroits de Moordrecht, de s'afficher en grand, de montrer au monde qu'il existait, lui le métis, ballotté au gré de sa jeunesse, le coeur fracturé par des années d'errance affective. C'était sa manière de prendre une revanche sur une existence tortueuse. Il n'allait pas lâcher. Jamais. Romeo Wouden : « Je suis fier de lui. En fait, il ne se sentait bien que quand il était le meilleur, au centre de tout. Si on le lui disait, il vous suivait, tête baissée. Il vivait jeune, déjà, comme une star. Memphis, c'était pas un mec que vous mettiez quelque part et vous vous disiez : "Il est où Memphis ?" Non, Memphis on le voyait... » Et à Lyon, de plus en plus.




    Gigi Vitale, son meilleur ami, nous raconte un autre Memphis Depay.

    Là où est Memphis Depay se trouve Gigi Vitale... C'est l'ami, le proche, le confident, présent très souvent à Lyon. Lui qui ne s'exprime jamais a accepté pour L'Équipe d'évoquer « son » Memphis Depay, une amitié ancienne née à Moordrecht quand ils étaient gamins.


    « Quel genre de jeunesse a-t-il connu ?


    Il a connu des moments très durs quand son père est parti (au Ghana). Ensuite, il est allé dans une famille avec sa maman et ce ne fut pas simple... Il y avait beaucoup d'enfants pas spécialement sympas avec lui. Il y a eu du racisme, ils se moquaient de lui, le brutalisaient aussi. Même si lui, ce n'est pas le genre à s'échapper (rire).


    Le foot l'a sauvé ?


    C'est certain. Il aurait pu mal tourner dans sa jeunesse. À Eindhoven, il a trouvé une autre famille d'accueil, ce qui a été bien, puis il s'est retrouvé seul à 16 ans. Ça fait beaucoup de responsabilités à cet âge. À Rotterdam, il connaissait des gens plus âgés, via le foot, via le rap car il a toujours eu la passion de la musique. Il est d'ailleurs talentueux et écrit paroles et musique. Je ne dis pas qu'il aurait mal fini mais, quand vous voulez être le meilleur joueur du monde, il y a certaines choses que vous ne devez pas faire... Il a eu des soucis au PSV avec des joueurs, des entraîneurs, mais ils ne pouvaient pas s'en séparer car il était trop bon.


    Tout est lié à cette enfance difficile ?


    Ça l'a rendu plus fort, plus dur. Personne ne peut le casser. Mais il était déjà différent, jeune. Il venait avec des chaussures de couleur. À15 ans, il se teignait les cheveux en blond. Ça ne se faisait pas à l'époque. Les gens devaient se dire : "Il fait quoi ? Il pense quoi ? Il est fou ? "Mais Memphis savait ce qu'il voulait être, il aimait les habits, les voitures mais n'avait pas les moyens. Rien ne peut en fait l'abattre. Même à United, quand ça n'allait pas, il est resté droit.


    À Manchester, il a reçu pas mal de critiques, notamment d'anciens joueurs...


    À Manchester, il n'est pas seul à avoir eu des problèmes. Pogba, Cristiano, Martial... En plus, il devait être accompagné, mais la personne n'est pas venue. C'est là-bas que j'ai commencé à vivre avec lui. On croit que les mecs ont de l'argent, sont reconnus, qu'ils sont heureux mais ils peuvent être touchés par une certaine solitude. Et il est allé à Lyon car il n'était plus heureux à Manchester. Je lui ai toujours dit : "Tu dois faire un pas en arrière pour en faire deux en avant. "Il est très content aujourd'hui. Et ce capitanat le touche car en lui, c'est un lion. Ça prouve qu'il a apporté au club.


    Mais il a d'autres ambitions ?


    À la fin, tu veux grandir toujours et gagner le Ballon d'Or. Il sait que c'est possible. La chose la plus importante et qu'on oublie, aussi, chez lui, c'est son grand coeur. Il donne énormément au Ghana dans une organisation pour les sourds et muets. Il faut le voir avec les enfants... Il avait besoin de faire la paix avec lui-même en allant sur la terre de ses ancêtres. Franchement, je ne pensais pas qu'il ferait tout ce qu'il fait aujourd'hui. Il a grandi. »
    publié le 9 décembre 2019 à 21h24mis à jour le 10 décembre 2019 à 09h25



    L'Equipe

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    • Jean-Michel Aulas (OL) s'en veut pour le départ de Bruno Genesio

      Face au poids grandissant des ultras lyonnais, le président de l'OL a reconnu jeudi avoir fait une erreur en écoutant les supporters qui lui réclamaient de changer d'entraîneur en fin de saison.



      Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, au côté de Bruno Genesio, son ancien entraîneur, en avril dernier. (F. Faugère/L'Équipe)



      Régis Dupont 13 décembre 2019 à 01h00







      Alors que tout l'OL devrait danser sur les tables après avoir accroché sa onzième qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, la descente de quelques énergumènes sur la pelouse du Groupama Stadium et les scènes qui en ont découlé, mardi au coup de sifflet final de Lyon-Leipzig (2-2), ont brouillé le message envoyé à l'Europe du football. Une partie des supporters lyonnais sort un peu trop souvent de son domaine de compétence. Et Jean-Michel Aulas, partisan depuis toujours d'un dialogue avec les ultras de son club, a fini par le signifier assez clairement, jeudi soir sur Eurosport, en répondant à une question sur la nomination d'un Rudi Garcia peu populaire dans le Rhône, le 14 octobre, en remplacement de Sylvinho.

      «Les supporters qui réclamaient le départ de Bruno (Genesio) doivent aussi se remettre en cause»

      Jean-Michel Aulas, jeudi sur Eurosport



      « C'est vrai, il y avait un risque, a reconnu le président lyonnais. Mais ne courrait-on pas un risque de se retrouver quinzièmes après avoir écouté les supporters ? On leur a donné raison avec Bruno Genesio et je m'en mords les doigts de ne pas l'avoir gardé. Je préfère avoir des résultats plutôt que d'écouter les sifflets. Parfois, il faut être courageux pour dire aux supporters la vérité. Je rappelle que Rudi Garcia a joué la finale de la Coupe d'Europe dans mon stade (la Ligue Europa, perdue face à l'Atlético de Madrid, 0-3, en 2018)... Est-ce qu'il vaut mieux écouter les quelques sifflets et se retrouver en difficulté économique et sportive ? »

      Ce mea culpa, le dirigeant de l'OL ne l'avait pas encore exprimé publiquement. « Peut-être que j'ai commis une petite erreur. Est-ce que j'ai bien fait ? J'ai écouté les groupes de supporters. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution. Après tout, je suis quelqu'un d'humain. J'ai aussi voulu faire plaisir à Bruno. Moi, je pouvais vivre la situation parce que j'avais plus de bouteille que lui. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution. »



      Bruno Genesio, fortement contesté depuis des mois par les ultras et sur les réseaux sociaux, avait renoncé le 13 avril, au sortir d'une série de trois défaites : « Depuis quelques temps je fais face, nous faisons face à un climat négatif, qui peut être un frein pour les joueurs et pour le club », avait-il alors déclaré. Huit mois plus tard, la sérénité n'est toujours pas revenue du côté de Décines.

      Aulas pensait avoir initié un changement d'ère avec la nomination comme directeur sportif de Juninho, l'idole des supporters. Mais d'entrée, cela ne s'est pas déroulé comme prévu, a-t-il rappelé chez nos confrères. « Quand je suis allé voir Juni, il était partant avec Genesio. Je n'ai probablement pas été en harmonie avec ce que j'ai fait tout au long de ma carrière. Mais les supporters qui réclamaient le départ de Bruno doivent aussi se remettre en cause. »



      Ce ne sont pas les supporters qui ont choisi Juninho, ni eux qui ont nommé Sylvinho comme entraîneur ou recruté Jean Lucas, par exemple. Mais le discours du président lyonnais leur était adressé. Notamment quand JMA a justifié le choix de Rudi Garcia, dont le nom est systématiquement sifflé par le Groupama Stadium lors de la présentation des équipes, avant les matches : « Je me suis demandé qui pouvait redresser la barre après avoir donné peut-être trop rapidement le manche à Juninho et Sylvinho. Quand Rudi me dit : "Je joue l'expérience et la complicité avec Juninho", eh bien on se sort d'une sale situation. Parce que quand ça commence à déconner dans le foot, c'est très difficile de stopper l'hémorragie. »

      Si les supporters lyonnais, qu'ils soient actifs au stade ou sur les réseaux sociaux, n'avaient pas bien compris le sens des multiples interventions médiatiques de leur président depuis mardi soir, ils ne doivent plus avoir de doutes : le nouveau management mis en place l'été dernier a vécu et Aulas s'occupe de tout, comme il l'avait toujours fait depuis bientôt 33 ans.

      publié le 13 décembre 2019 à 01h00

      L'Equipe

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      • OL Juninho sur Depay : « La blessure de Memphis est une catastrophe »

        Le directeur sportif de Lyon a réagi, dimanche, à propos de la longue indisponibilité de Memphis Depay, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche.

        mis à jour le 15 décembre 2019 à 22h23
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        Juninho, le directeur sportif de l'Olympique Lyonnais a réagi à la blessure au genou gauche de Memphis Depay, l'attaquant néerlandais de l'OL, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur. « Oui, la blessure de Memphis est une catastrophe car c'est le joueur le plus décisif. Là, il n'y a pas de solution si sa blessure est confirmée, il faudra l'oublier pour la saison », a admis le Brésilien, évoquant « la pire nouvelle de la soirée ».



        « C'est vraiment inquiétant car c'est notre meilleur joueur, devenu le leader d'équipe sur le terrain. Je suis triste pour lui », a-t-il ajouté, avant de revenir sur le contenu du match et de la défaite de Lyon (0-1). « Nous avons vu une équipe incapable de poser le jeu, de partir de derrière, de passer par le milieu, de contrôler le jeu et monter pour jouer dans le camp adverse. Ce sont les faiblesses que nous montrons depuis un bon moment. C'est la clé du football de haut niveau aujourd'hui. »

        « Nous avons des gens très polis qui ne posent aucun problème. Mais personne ne se met en avant. »

        Juninho, directeur sportif de l'OL



        La légende de l'OL a aussi évoqué l'environnement autour de l'équipe. « Je n'ai pas de critiques à formuler par rapport à l'envie des joueurs mais peut-être que l'environnement autour de l'équipe a joué en notre défaveur car nous avons vu beaucoup de nos joueurs rater des ballons faciles. L'adversaire sent cela pendant le match et sait en profiter », a-t-il estimé, par rapport au conflit qui oppose certaines franges de supporters à leur club.






        « Juni » a aussi regretté l'absence de leaders. « L'idéal est d'avoir un leader dans chaque ligne. Nous avons des gens très polis qui ne posent aucun problème. Mais personne ne se met en avant. Memphis avait commencé à le faire. Nous analysons l'équilibre de l'équipe. Avec le départ de Nabil Fekir et Tanguy Ndombele, on se rend compte qu'ils apportaient beaucoup sur les sorties de balle. Fekir était un joueur plus décisif que ceux que nous avons actuellement, malgré leur talent », a reconnu Juninho.

        publié le 15 décembre 2019 à 21h44mis à jour le 15 décembre 2019 à 22h23

        l'Equipe

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        • OL
          avant-première abonnés
          Paolo Rongoni, le préparateur physique de l'OL, fait débat après les blessures de Depay et Reine-Adélaïde

          Arrivé à l'OL en octobre dans les valises de Rudi Garcia, l'Italien, ancien préparateur de la Lazio, de l'AS Rome et de l'OM, imperturbable, cristallise déjà toutes les critiques autour des nombreuses blessures lyonnaises.






          Arrivé à l'OL en octobre, Paolo Rongoni cristallise toutes les critiques autour des nombreuses blessures lyonnaises. (A. Martin/L'Équipe)
          Yohann Hautbois (avec B.Gh.)mis à jour le 20 décembre 2019 à 19h30




          En bref
          48 ans (ITA). Préparateur physique. Club : Lyon.
          2013 : l'année de sa seule victoire en tant que membre d'un staff. Avec la Lazio Rome, il bat en finale de la Coupe d'Italie l'AS Rome... qu'il rejoindra un an plus tard (1-0).


          Tout, dans sa dégaine musculeuse, son crâne chauve et son assurance alimente son étiquette de préparateur militaire qu'une partie de la presse italienne lui avait collée lors de ses passages à la Lazio (2012-janvier 2014) et à l'AS Rome (2014-2015) quand il préparait « ses joueurs comme des Marines ».

          Au téléphone, loin de cette image de "marche ou crève", le garçon se montre charmant, didactique, préparé, aussi, à faire face au feu des critiques après les ruptures des ligaments croisés dans le même match de Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaïde (dimanche au Groupama Stadium, contre Rennes, 0-1) que les experts de Doctissimo se sont empressés de lui imputer. Pourtant, même un de ses plus féroces détracteurs refuse de l'enfoncer : « Ce type de blessure, c'est multifactoriel. »



          Lui reste imperturbable : « Injuste ? Le métier veut ça. Je suis la nouvelle tête, ça tombe sur moi, je comprends. J'aurais aimé qu'on parle de moi parce qu'on gagne quelque chose (rires). Bien sûr que deux croisés cela me perturbe, que je me pose des questions, mais cela ne veut pas dire que je me sens responsable ou que je dois tout remettre en cause. Depuis 1998 que je suis préparateur physique, un seul autre joueur s'est fait les croisés avec moi. »

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          Son nombre de diplômes : celui de préparateur physique professionnel en 1998. À partir de 2010, il prépare et réussit deux doctorats : en « sciences et techniques des activités sportives » et en « recherche en modification moléculaire et morpho-fonctionelle appliquée à l'exercice physique ».

          « Très clivant », estime un ancien de ses collaborateurs, le nouveau préparateur lyonnais a réponse à tout, ce qui, selon les témoignages, dit sa capacité à tout analyser ou bien sa suffisance. L'ancien directeur sportif Alain Pascalou l'a vu débuter en France, au Mans (2005-2011), et fut immédiatement sous le charme de cet homme « qui ne reste pas sur ses acquis. Il se remettait en cause, cherchait des programmes nouveaux. Il travaille énormément en s'appuyant sur des données scientifiques. C'est un chercheur ».

          « Je l'ai détesté à un point inimaginable mais j'étais en forme physique comme jamais à cette époque »

          Ludovic Magnin, ancien international suisse qui a travaillé avec lui de 2000 à 2002 à lugano



          Rudi Garcia, avec lequel il avait déjà collaboré au Mans, à Rome et à Marseille, confirme, « Paolo rend les joueurs meilleurs. On a progressé ensemble, on intègre de plus en plus la préparation dans les séances. Au Mans, il était plus dans la préparation sur la force, moins sur le cardio. Ce n'est plus le cas. »

          À l'inverse, un ancien adjoint s'étrangle devant cet « archétype du gars prétentieux et suffisant qui se croit capable d'occuper tous les postes d'un club, de l'intendant jusqu'au kiné, et qui estime que sans lui l'équipe ne peut pas gagner. Il a un taux d'humilité proche de zéro ». Et qui miserait tout sur le physique : les joueurs partent courir en forêt, ceux qui en sortent (vivants) ont le droit de jouer au foot. Ce qu'il nie totalement : « Les qualités techniques seront toujours plus importantes que les qualités physiques dans le foot ».






          Paolo Rongoni avec l'OM la saison dernière. (F. Porcu/L'Équipe)





          Il le disait déjà en 2005 dans un entretien à « Libération ». Restent les chiffres qui, sur le plan des blessures, semblent ne pas lui faire honneur, même si son parcours ne permet pas de dessiner une ligne très claire. À la Lazio comme à l'AS Rome, il avait fait face à un nombre impressionnant de casses musculaires (une quinzaine en 2013-2014 puis 2014-2015, à chaque fois lors du premier trimestre).

          Au Mans, en revanche, on n'a pas souvenir d'un tel massacre. Ni à l'OM, notamment lors de l'énorme saison 2017-2018 à 62 matches jusqu'à la finale de Ligue Europa perdue contre l'Atlético de Madrid (0-3). « On était dans les standards, ni plus ni moins », constate un proche de la Commanderie.

          En Suisse, où il a débuté dans le métier (Sion, Lugano, Servette Genève), il n'a pas hérité non plus d'une réputation de casseur. L'ancien latéral gauche Ludovic Magnin, de Lugano (où il a eu Rongoni comme préparateur physique de 2000 à 2002), aujourd'hui entraîneur du FC Zurich, n'a pas été marqué par une infirmerie pleine comme la seule rame de métro en activité un jour de grève : « J'aimais avoir mal, j'étais servi avec Paolo mais je n'ai jamais été blessé. » Mieux, quand l'ex-international suisse (40 ans, 62 sélections) a pris la direction du club suisse en février 2018, il avait ciblé Rongoni pour intégrer son staff : « Je l'ai détesté à un point inimaginable mais j'étais en forme physique comme jamais à cette époque. Sans son travail, je n'aurais pas atteint mon niveau ensuite (champion d'Allemagne avec le Werder Brême en 2004 et le VfB Stuttgart en 2007). C'était une vraie peau de vache mais avec un grand coeur en dehors (rires). »





          Paolo Rongoni supervise un échauffement des joueurs de l'OL. (A. Martin/L'Équipe)




          « Une grosse personnalité, selon Olivier Thomas, ancien défenseur du Mans (2003-2007), et c'est indispensable quand tu dois mener tes troupes jusqu'à leurs limites. C'est le meilleur préparateur physique avec lequel j'aie travaillé. Il m'a fait vomir une ou deux fois en quatre saisons, je ne vais quand même pas lui en vouloir pour ça (rires). Mais, la vérité, c'est qu'à 33 ans, quand je suis parti à Nantes, tous mes tests physiques avaient progressé. »

          À Marseille, on est plus dubitatif, notamment sur son travail en salle jugé « excessif », avec les blessés notamment, ou sur l'uniformité de son travail. Certains joueurs (Thauvin, Amavi, Rami...) se sont plaints des charges de travail, également. L'ancien défenseur Yannick Fischer l'a connu au Mans (2003-2007) et démonte le procès fait à Rongoni de préparer ses troupes comme un bourrin : « On ne faisait pas plus que ce qu'on pouvait faire. Il individualise au maximum, ce qui n'est pas évident dans un sport collectif. Il savait que je ne pouvais pas supporter la même charge qu'un Romaric, par exemple. En revanche, ceux qui grugeaient, il ne les loupait pas. » Dans la période agitée qu'il connaît, l'intéressé sait le poids de ces témoignages : « Seul le ressenti des joueurs compte. »



          Travailler avec lui serait plus compliqué, en revanche, l'Italien de 48 ans ne déléguant pas beaucoup et, à Lyon, pour l'instant, c'est le seul reproche qu'on lui fait. Pour le reste, on évoque « un ressenti positif ». Les relations avec les anciens techniciens (Antonin Da Fonseca, Cédric Uras, Dimitri Farbos) en charge de la préparation seraient cordiales, même s'il se charge de tout, donc, et que la préparation estivale a été jugée ratée ou insuffisante. Le flou viendrait plutôt des joueurs demeurés très proches de l'ancienne équipe, sans être hostiles à l'Italien : « C'est un bon mec avec lequel on bosse bien », juge-t-on en interne où l'on ne lui fait pas porter, pour l'instant, le chapeau des blessés en cascade.

          Présenté le 28 octobre par Rudi Garcia, soit après que certains joueurs se sont blessés une première fois (Depay, Terrier, Marçal, Aouar...), avant de rechuter sous son règne, il se défend, encore : « Les quinze premiers jours, j'ai observé. Avec des matches tous les trois jours, j'aurais été bête de tout changer. Je ne le faisais pas en 2005 au Mans, pourquoi le ferais-je quinze ans après ? » Rudi Garcia, qu'on dit « rassuré par sa présence », lui a toujours fait confiance : « C'est un des meilleurs préparateurs d'Europe. » Rongoni va avoir tout le mois de janvier pour le prouver : le staff de l'OL a prévu, selon l'entraîneur principal, d'intégrer « les trois premiers matches dans une préparation foncière » afin, en pleine période de voeux, de retrouver la santé, surtout !

          publié le 20 décembre 2019 à 18h36mis à jour le 20 décembre 2019 à 19h30


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            issu du journal



            Juninho laisse sceptique sur sa capacité à diriger l'Olympique Lyonnais




            Après une demi-saison comme directeur sportif de l'OL, le Brésilien, ancienne gloire du club, laisse encore sceptique sur sa capacité à endosser durablement le costume.







            Juninho après la défaite à domicile de Lyon contre Lille (1-0) le 3 décembre dernier. (P. Lahalle/L'Équipe)
            Bilel Ghazi (avec Hervé Penot), à Lyonmis à jour le 20 décembre 2019 à 23h49
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            Répandue au sein de l'Olympique Lyonnais, l'anecdote résume à la fois l'amour de Juninho pour un club qui l'a fait roi et les doutes que le Brésilien suscite dans son rôle aujourd'hui. Au début de la seconde période face au RB Leipzig (2-2, le 10 décembre), l'ancien milieu n'est pas revenu à sa place dans la tribune de presse du Groupama Stadium, où il a pris l'habitude de regarder les rencontres de l'OL, aux côtés de l'entraîneur adjoint, Claudio Caçapa, et des analystes vidéo. Le directeur sportif du club rhodanien s'est même montré particulièrement discret après la rencontre, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions mais entachée par une altercation entre une partie des joueurs lyonnais et des membres du kop Virage Nord.

            Après avoir regardé l'essentiel de la seconde période seul sur son téléphone portable, dans l'intimité du vestiaire lyonnais, Juninho a eu du mal à contenir toutes ses émotions au coup de sifflet final. L'expression de son attachement profond pour une institution dont il a porté le maillot durant huit saisons. Mais également une limite, compte tenu de ces circonstances particulières et de la fonction qu'il occupe.



            Face à ces interrogations au sujet de sa capacité à tenir son rôle, l'ancien international brésilien (44 ans, 44 sélections) a tenté de livrer ses vérités, dimanche, après la défaite à domicile contre Rennes (0-1). «Je sais que les supporters perdent patience avec tout le monde, y compris avec moi, déclarait-il. Je suis là pour prendre aussi. Il ne faut pas penser que je ne suis pas là. Cette semaine, j'ai vu sortir beaucoup de fake news, et l'injustice, ce n'est pas bon. Je choisis simplement mes moments pour parler. C'est mon droit. Je n'ai pas peur de mon poste. Je respecte beaucoup cette institution.»


            Juninho, après la défaite à domicile contre Nantes (1-0) le 28 septembre. (A. Martin/L'Équipe)


            «Mais où est Juni ?» : une moquerie autant qu'une interrogation profonde





            Décrit comme passionné, brillant intellectuellement et charmant humainement, Juninho a pourtant contribué à semer le trouble autour de lui. Capable à la fois d'affirmer, dans ses meilleurs moments, qu'il est prêt à assurer sa fonction de directeur sportif pour une durée indéterminée et de suggérer, lorsque la période se fait plus compliquée, qu'il pourrait ne pas aller au-delà de cette saison.

            Très vite marqué physiquement et mentalement par les responsabilités inhérentes à son poste, le Brésilien accepte mal certaines contraintes, auxquelles il lui est pourtant difficile d'échapper. Pour l'heure, c'est dans ses nombreux échanges avec les groupes de supporters, pour lesquels il demeure une icône absolue, qu'il s'est montré le plus épanoui.



            100
            Le nombre de buts inscrits par Juninho sous les couleurs lyonnaises, en 343 matches toutes compétitions confondues. Il a aussi fait 65 passes décisives.




            En revanche, avant même d'arriver, sa perception des médias et de leur influence supposée était déjà très négative. Cette méfiance, Juninho l'a notamment justifiée en coulisses par la manière dont certains journalistes de son pays auraient contribué à l'ascension de Jair Bolsonaro, le président d'extrême droite brésilien, dont il est un opposant. Les sollicitations des agents et des entourages des joueurs l'agacent également. Dix ans après avoir quitté l'OL, il a aussi pris de plein fouet le décalage avec la nouvelle génération. Ces contrariétés constituent des freins à son épanouissement, tandis qu'en interne on oscille entre sympathie pour sa sensibilité et sarcasmes liés à sa manière de «subir» une première saison de dirigeant particulièrement agitée.

            La phrase «Mais où est Juni ?» est d'ailleurs autant devenue une moquerie qu'une question profonde pour certains. «Son supposé manque d'investissement est très largement exagéré, défend un observateur avisé. Mais il n'est pas forcément à la hauteur des attentes et des espoirs placés en lui. Alors, forcément, au club, si personne ne remet en question son honnêteté et son amour pour l'OL, beaucoup finissent par penser qu'il ne travaille pas ou qu'il se cache. Mais c'est plus complexe que ça.»




            Une émotivité et un manque de confiance flagrants




            Certaines de ses prises de position ont aussi pu laisser perplexe. L'été dernier, plusieurs de ses avis sur le mercato ont ainsi été contestés : il était par exemple favorable à un départ de Memphis Depay à l'AS Rome.

            Puis il s'est désolidarisé progressivement de l'entraîneur Sylvinho, dont il était pourtant à l'origine de la nomination. L'expression de son stress avant, pendant et après les matches a aussi marqué les esprits, notamment lorsqu'il est entré dans le vestiaire pour dire durement ce qu'il pensait. Et des joueurs n'ont pas vraiment apprécié certains de ses propos publics à leur encontre, parfois jugés humiliants.



            S'il serait injuste de lui imputer la responsabilité de tous les maux lyonnais, nés pour beaucoup avant son arrivée, il n'apparaît pas pour l'instant comme celui qui apporte les bonnes solutions, alors que c'était l'objectif en le faisant venir. Et il n'est pas encore parvenu à incarner le modèle de gouvernance souhaité par l'OL. On souligne pourtant au club la manière dont son président, Jean-Michel Aulas, lui a déroulé le tapis rouge, en interne comme en public. «Mais, aujour­d'hui, ce n'est pas le président qui lui réclame des comptes, c'est surtout lui qui ressent le besoin de se référer au président avant chaque prise de décision», confie un autre témoin de la situation. Alimenté probablement par l'échec de Sylvinho, ce manque d'assurance soulève des interrogations supplémentaires, même si, dans un entretien à Eurosport, la semaine dernière, «JMA» a reconnu qu'il avait peut-être «donné un peu trop rapidement le manche à Juninho et à Sylvinho».

            Cet apprentissage un peu brutal et la nécessité de s'adapter à un club qui a changé durant ses dix ans d'absence incitent à lui accorder du temps avant de juger sa capacité à endosser le costume de directeur sportif sur le long terme. Mais, alors qu'il est considéré comme plus réactif depuis le milieu de la semaine dernière, c'est dans des délais bien plus brefs que l'apport de Juninho est attendu.



            publié le 20 décembre 2019 à 23h48mis à jour le 20 décembre 2019 à 23h49

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            • issu du journal

              «OL Night System», la libre-antenne de Barth Ruzza, consacrée à l'Olympique Lyonnais

              Confronté à un public parfois particulièrement critique, Lyon diffuse sur sa chaîne officielle, depuis la saison dernière, «OL Night System», une émission qui donne la parole à ses supporters, même les plus mécontents.






              Barth Ruzza sur le plateau de l'émission «OL Night System» vu à travers les différents plans de caméra, depuis la régie. (A. Martin/L'Equipe)



              Bilel Ghazi, à Lyon 21 décembre 2019 à 00h17


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              Dénombrés par milliers, les messages saturent continuellement la boîte vocale d'OL Night System. Depuis le lancement de l'une des émissions phares d'OL TV (la chaîne officielle du club de foot) en novembre 2018, ils ont débouché sur environ 1 500 passages à l'antenne. Détonnant pour un média club, ce concept de « libre antenne » rassemble, du lundi au vendredi, 10 000 spectateurs en moyenne. Simple par sa mise en scène mais complexe par son exercice, l'émission reçoit, durant une quarantaine de minutes, les appels de supporters soucieux d'exprimer leur opinion sur l'actualité de leur club de coeur. «Certains soirs, je me sens vidé, sourit Barth Ruzza, l'animateur, assis chaque soir dans un fauteuil sur lequel sont braquées les caméras. Il y a des moments joyeux, mais quand l'émission se déroule en période complexe, on peut enchaîner plusieurs téléspectateurs mécontents et je suis un peu une éponge ! Après une défaite, ils ne viennent pas la fleur au fusil. Mais quand on a lancé l'émission, beaucoup pensaient que ça serait la Pravda : on en est loin et sans basculer dans la vulgarité.»

              Le contexte peut pourtant s'avérer brûlant. Il y a dix jours, par exemple, alors qu'on assiste à l'émission, son équipe est déjà consciente de la tonalité de la soirée. La veille, grâce à son match nul contre le RB Leipzig (2-2), Lyon a pourtant arraché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais à la fin du match, provoquée par une tension lancinante autour du défenseur central brésilien Marcelo, une scène de cohue a opposé certains joueurs aux membres du Kop Virage Nord. Forcément, le sujet monopolise les propos de la dizaine de supporters dans l'émission. Sans toujours ménager le club. Soucieux de ne jamais être prévenu des sujets que souhaitent évoquer les personnes mises à l'antenne, Barth Ruzza tente d'y parer, notamment lorsqu'il est reproché à l'OL «de prendre ses supporters pour des idiots». Calme et porté par la volonté d'être davantage dans l'écoute que dans l'opposition, le quinquagénaire rétorque, le ton bienveillant : «Tout n'est pas parfait, mais de là à dire que le club fait n'importe quoi, je trouve ça injuste.»




              «Qu'on dise qu'un joueur est une pompe à vélo, je peux l'entendre. Mais il est hors de question que l'on manque de respect à lui et ses proches sur trois générations»

              Barth Ruzza, animateur de l'émission





              Une bonne part d'OL Night System réside justement dans la personnalité de son présentateur, dont l'histoire et le parcours sont viscéralement attachés à l'Olympique Lyonnais. «J'ai grandi dans un immeuble HLM de l'avenue Debourg, dans le septième arrondissement, raconte Barth Ruzza. Et depuis le balcon de notre appartement, au onzième étage, j'avais une vue sur le stade Gerland. Je suis issu d'une famille aux racines italiennes et folle de foot. J'ai connu ma première au stade au milieu des années 1970. Depuis, l'OL me rend complètement fou et est au centre de ma vie ! Au milieu des années 1980, j'étais de tous les déplacements et de tous les entraînements. Avec une quinzaine d'autres personnes, on a alors créé le groupe de supporters des Bad Gones. On était une bande de fans du club et on voulait notre étendard.»

              Parallèlement, il se lance dans les médias et après une initiation à Radio Scoop (radio basée à Lyon), un passage à Europe 2 puis un autre à TPS Star, il intègre OL TV en 2005. «C'était un peu une suite logique dans ma vie, se remémore-t-il. À l'époque, je voulais qu'on m'aime. Et j'ai cru intelligent qu'il fallait être connu pour ça.» Durant neuf saisons, animé par sa passion, il présente OL System, l'émission principale de la chaîne. Avant une rupture brutale et douloureuse de sa collaboration en 2014 en raison d'une mésentente avec la direction de la chaîne de l'époque.





              Barth Ruzza, animateur de OL Night System, émission de libre-antenne sur OL TV (A. Martin/L'Equipe)




              Quatre ans plus tard, alors que le club réfléchit au concept d'une libre antenne, son nom revient pourtant très vite dans l'esprit des dirigeants de l'OL. «On n'avait pas fini de me proposer mon retour pour présenter l'émission que j'avais déjà dit oui, se marre-t-il. Autour de moi, on m'a pourtant dit que j'étais malade d'accepter un tel concept et que j'allais à l'abattoir. Mais plus on me l'a dit et plus j'ai eu envie de la faire.» Les doutes et les interrogations pouvaient pourtant paraître justifiés. Et l'idée un peu folle. «Cela fait quelques années qu'on connaît des relations parfois mouvementées avec une frange ultra-organisée de nos supporters, explique Harry Moyal, le directeur général adjoint de l'OL en charge du marketing et du digital. L'émission a été lancée la saison dernière, au moment où il y avait un fort "Genesio-bashing". Le point de départ, c'est qu'on constatait qu'une minorité d'individus cannibalisait sur les réseaux sociaux la perception des médias et d'une partie de notre public. Et on le sait, les réseaux sociaux ne sont pas forcément représentatifs de toutes les composantes d'un public. Donc l'idée, c'était d'offrir un autre canal d'expression. On voulait créer plus de liant avec nos fans et entendre ce qu'ils ont à nous dire. Même si ce n'est pas toujours plaisant.»




              Si certaines interventions peuvent faire grincer quelques dents et que les joueurs redoutent encore d'y participer, aucun incident notable n'est pourtant venu émailler une émission sans filet. Et le rôle de son présentateur se déporte plus facilement vers la psychologie que la modération pour cadrer les expressions les plus virulentes. L'ancien entraîneur Bruno Genesio, le président Jean-Michel Aulas ou plus récemment le directeur sportif Juninho, pour le 200e numéro, ont même pu participer à l'émission qui connaît plus facilement un pic d'audience au lendemain d'une défaite. Ce qui demande à Barth Ruzza de jouer les équilibristes, entre son âme de supporter et sa fonction d'employé du club. Surtout lorsqu'il se retrouve confronté aux critiques qui visent des personnes dont il peut être proche, à l'image de Genesio la saison dernière. «C'est ce qui a de plus dur, reconnaît-il. J'ai trop de respect pour les supporters : j'en suis un. Et en même temps, il y a certaines choses qu'on pourrait dire sur les joueurs que je ne peux pas accepter. Qu'on dise que l'un d'entre eux est une pompe à vélo, je peux l'entendre. Mais il est hors de question d'accepter que l'on manque de respect à lui et ses proches sur trois générations. Après, oui, je peux être dans une posture de défense du club. Mais je le fais naturellement, pas parce qu'on me le demande. J'ai une liberté de ton, je travaille dans le club que j'aime et je fais ce que j'aime. Mais il y a une règle que je me suis fixée : ne pas devenir la caricature du supporter.»



              OLTV@OLTV_officiel
              Ça s'est passé hier dans #OLNS avec @barthruzza.

              Retrouvez l’intégralité de l'émission sur #OLPLAY https://lyonna.is/olns2012

              RDV à partir de 19h05 pour la Der' d'#OLNS en : totale libre antenne !

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              17:02 - 20 déc. 2019
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              • FOOTBALL - INSOLITE La Fédération française de la Lose se paye l'OL


                Groupe satirique sévissant sur les réseaux sociaux et célébrant le culte de la défaite si français, la Fédération française de Lose a fait de l'Olympique Lyonnais son 8e plus grand loser de l'année 2019. Avant d'honorer son community manager pour son erreur de manipulation lors du Réveillon sur les réseaux sociaux.
                Hier à 18:00 | mis à jour à 18:44 - Temps de lecture : 2 min
                | Vu 10322 fois







                Plutôt épargnée par la Fédération française de la Lose ces dernières années, l'Olympique Lyonnais n'a rien fait ces derniers mois pour éviter un FFL d'or. Photo Le Progrès/Stéphane GUIOCHON

                Dans l'inconscient collectif des sportifs, être au centre des attentions de la Fédération française de la Lose n'est rarement bon signe quant à ses performances, sa gouvernance, etc. Demandez donc à la tenniswoman Kristina Mladenovic, qui avait bloqué sur les réseaux sociaux toute mention à la FFL après sa traversée du désert de début 2018.

                Et si sa bonne gestion et sa régularité en haut de tableau de la L1 lui avait évité de trop sévères remontrances jusqu'à présent, le groupe satirique, qui revendique plus de 400 000 adeptes sur Facebook et Twitter, n'a pu passer à côté de l'Olympique Lyonnais en cette année 2019.



                Et voici comme le club cher à Jean-Michel Aulas se retrouve nommé en ces fêtes à la 8e place des FFL d'or, intercalé entre Antoine Kombouaré, auteur de performances remarquées depuis sa nomination à Toulouse, et le XV de France, pour sa prestation face au Pays de Galles lors du mondial de rugby.


                Fédé de la Lose@FFLose
                FFL D'OR 2019 Numéro 8 L'Olympique Lyonnais

                Qui aurait cru il y a 6 mois de ça que, malgré une qualification en 8ème de finale de C1, l'OL soit dans notre classement ?
                La fin de Génésio, l’échec de Sylvinho, l'arrivée de Garcia... Une masterclass.


                Voir l'image sur Twitter
                679
                19:23 - 23 déc. 2019
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                107 personnes parlent à ce sujet
                Arrivée de Sylvinho et Juninho en grandes pompes, ambitions élevées après deux premières journées éclatantes, puis descente aux enfers, reprise en main du jeu par le président historique, et enfin, summum de l'année, nomination de Rudi Garcia en octobre...

                Il n'en fallait pas plus pour que la FFL ne rende son jugement implacable : "Peu de clubs français ont été capables de faire tant de n’importe quoi en si peu de temps. Bon, ok, peut être Marseille la saison passée." Et la FFL a même une théorie quant à cette descente aux enfers...


                Fédé de la Lose@FFLose
                Il est évident que le plan depuis le début est de faire revenir Génésio en tant que sauveur. Le petit père du peuple lyonnais. Leur Raïs à eux.
                603
                20:40 - 27 nov. 2019
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                60 personnes parlent à ce sujet
                Et comme une distinction n'arrive jamais seule, la FFL a en outre tenu à saluer, en ce 25 décembre, le raté du community manager de l'OL. Lors du réveillon, il ou elle s'est emmêlé les pinceaux entre ses comptes Instragram perso et pro et a publié une image peu en rapport avec l'activité première sur le compte du club.

                88 personnes parlent à ce sujet
                A moins qu'il ne s'agisse d'une initiative personnelle assumée pour inviter les supporters à consommer pour oublier en cette morne fin d'année.

                Le Progrès

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                • CHERKI, PREMIER RÉCITAL D'UNE GRAINE DE STAR


                  19/01/2020 à 08h14
                  • RMC Sport : s'abonner


                  Double buteur et double passeur décisif samedi lors de la victoire de l'OL à Nantes (4-3) en 16es de finale de Coupe de France, Rayan Cherki a signé son premier acte fort sur la scène des grands, à seulement 16 ans et cinq mois. Des débuts fracassants qui appellent une suite possiblement pavée d'or.

                  Il avait pourtant prévenu tout le monde quelques jours plus tôt. "Je veux avoir les records et entrer dans l’histoire du club pour que personne ne puisse derrière me détrôner", avait-il déclaré sur OLTV. C'était avant de frapper les esprits sur le terrain, en claquant un doublé, en signant deux passes décisives et en obtenant un penalty samedi, lors de la victoire de l'OL à Nantes (4-3) en 16es de finale de Coupe de France.


                  Déjà des records


                  16 ans et cinq mois, le bel âge... mais déjà celui de la révélation. Un premier doublé chez les grands, dont un premier but après moins d'une minute de jeu, dans la peau d'un titulaire associé à Moussa Dembélé, avec qui il dit s'entendre "comme un frère" sur le terrain. Pas mal pour marquer le coup.

                  Rudi Garcia l'avait fait entrer sur la pelouse le 19 octobre dernier contre Dijon en Ligue 1, il lui avait offert quelques minutes le 27 novembre, face au Zenit en Ligue des champions. Le 5 janvier, il devenait le plus jeune buteur de l'histoire de l'OL, en marquant contre Bourg-en-Bresse en Coupe de France, à 16 ans et 140 jours.

                  Et c'est donc son premier récital avec les pros que Rayan Cherki a livré ce samedi, titularisé dans un rôle inhabituel de deuxième attaquant axial. Parfait pour décrocher mais aussi pour l'obliger à défendre et à "jouer collectif", comme l'expliquera son entraîneur en conférence de presse d'après-match.

                  Garcia ne veut pas d'enflammade

                  Celui qui a fait ses armes à Saint-Priest avant de rejoindre l'Olympique Lyonnais à 7 ans avait bien de quoi embrasser la pelouse de La Beaujoire et s'agenouiller pour savourer l'instant. Et pourtant, Rudi Garcia stoppe déjà l'enflammade.

                  "Effectivement, tout ce qui saute aux yeux ce soir, ce sont ses deux buts, le penalty obtenu, les deux passes décisives. Mais on sait que c'est un garçon qui a les capacités pour être décisif. Bien sûr que ça, ça m'a plu. Mais mon rôle est aussi d'abaisser un peu les niveaux, parce que tout le monde va le porter aux nues et ça va être un grand danger s'il ne m'écoute plus, ne travaille plus et pense que c'est arrivé", insiste le technicien lyonnais.

                  Reste les chiffres, ses actions décisives et... son âge. "Faut pas trop lui parler d'âge hein", a plaisanté Kylian Mbappé sur Twitter. Non, promis, on ne parle pas d'âge, juste de talent.

                  A.Bo avec J.Re

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                  • OL : deux buts, deux passes décisives et un penalty obtenu, le grand soir de Rayan Cherki à Nantes


                    Pour sa deuxième titularisation, à 16 ans, il a ébloui la Beaujoire avec deux buts et deux passes décisives. Mais pas seulement...


                    Hervé Penotmis


                    à jour le 19 janvier 2020 à 09h44


                    Et il est allé au coup de sifflet final calmer le Nantais Kader Bamba, énervé au bout d'une fin de match décoiffante. Comme un vieux briscard. Sans en rajouter. Il aurait pu exploser mais Rayan Cherki, 16 ans, est resté d'un calme absolu, joie intériorisée mais certainement totale. La pépite lyonnaise a réussi le match parfait ou presque. Après cinquante-cinq secondes, il avait ouvert la marque, neuf minutes plus tard doublé la mise, offert ensuite une passe décisive à Terrier (37e) avant de provoquer un penalty (68e) puis de délivrer son ultime offrande de la nuit à Dembélé (69e). En une soirée, il est entré de plain-pied dans le coeur des suiveurs du football français et rien ne sera plus jamais comme avant.



                    « Il a de meilleures stats en 70 minutes que moi en 11 ans »

                    Emmanuel Imorou, ex-joueur de Caen






                    Quand un garçon comme Emmanuel Imorou, l'ancien Canneais, ironise sur Twitter : « Ok, Cherki a de meilleures stats en 70 minutes que moi en 11 ans », cela souligne à quel point il a laissé une empreinte rare à Nantes. Son nom a fait explosé la twittosphère, ce samedi. Bien sûr, le plus dur reste à venir mais il fallait déjà être capable d'une telle démonstration pour une deuxième titularisation (il avait disputé l'intégralité du huitième de finale de Coupe de la Ligue contre Toulouse). On avait beau parler à l'OL de son immense potentiel, de son talent hors norme, à mi-chemin entre Karim Benzema et Hatem Ben Arfa, lui attendait son heure impatiemment. Presque fébrilement.




                    À Bordeaux, la semaine passée, il avait quitté le Matmut Atlantique, la tête basse, agacé d'être resté sur le banc. Le soir, il avait demandé à Rudi Garcia de pouvoir renforcer la Gambardella, qui affrontait le lendemain Bourg-en-Bresse en 32es de finale, tellement il était déçu de sa situation... Mais il passait totalement à côté de son match. Ce fut même l'une de ses plus mauvaises sorties sous le maillot lyonnais. Un cauchemar. Son entraîneur le sortait après une heure tant son rendement était éloigné de ses standards. Sur la touche, son père, énervé, l'interpellait durant la rencontre : « Si tu ne veux pas jouer, tu sors ! » Cette réprimande n'est pas passée inaperçue chez les dirigeants lyonnais, rassurés de voir l'environnement du prodige local capable de le tancer dans un moment clé. C'était à cet instant l'ombre de celui qui marchera sur Nantes six jours plus tard...



                    « C'est un très, très bon joueur de foot »

                    Christian Gourcuff, entraîneur de Nantes.



                    Pendant une semaine, il est ensuite resté attentif au mercato, à ces arrivées annoncées dans son secteur de jeu comme si son tour allait encore être repoussé. Il s'irritait de cette situation, certain que si on lui laissait sa chance, il pourrait enfin montrer... Même face à des pros. Et quand il a connu, à la causerie, hier après-midi, sa titularisation, il a glissé à l'un de ses amis : « Je vais répondre présent. » Il le sentait.

                    Christian Gourcuff, l'entraîneur nantais, qui n'est pas du genre à s'enflammer sans raison, avouait ainsi : « Je ne le connaissais pas bien mais il a un grand avenir. C'est un très, très bon joueur de foot. » Et chez Gourcuff, les mots ont toujours un sens. Cherki préférait lui évoquer le collectif plutôt que sa performance personnelle. Logique. Pas le moment. Pas maintenant. « On voulait que ça finisse le plus rapidement possible. On a pour objectif d'être en lice dans quatre compétitions, expliquait-il. Aujourd'hui, c'est objectif rempli. J'ai acquis cette maturité grâce à mes coéquipiers. Avec Moussa (Dembélé), on s'entend bien, on est comme deux frères sur le terrain. »





                    Aujourd'hui, Cherki peut devenir une nouvelle option forte pour Garcia qui a apprécié notamment son état d'esprit. « Je ne veux pas abaisser ce qu'il a fait sur ses stats car on va le porter aux nues. Il doit écouter encore, travailler encore car il n'est pas arrivé. On est loin du compte. Mais je dois dire qu'il a été intelligent dans ses choix de jeu et a fait les efforts dans ses courses défensives. S'il continue comme ça, il continuera à progresser. » Pas question évidemment d'encenser trop vite l'espoir du club. Garcia sait que ce matin, il ne sera plus question dans l'entourage lyonnais des 8es de finale de la Coupe de France mais de la performance d'un certain Rayan Cherki, la nouvelle étoile locale. Et ce n'est pas toujours le plus facile à gérer...




                    publié le 19 janvier 2020 à 00h34mis à jour le 19 janvier 2020 à 09h44

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                      Rayan Cherki (OL), une entreprise familiale façon Kylian Mbappé


                      À l'image de Kylian Mbappé, la carrière du jeune talent lyonnais de 16 ans, est directement gérée par ses proches.




                      Rayan Cherki lors de la victoire de l'OL contre Nantes en seizièmes de finale de la Coupe de France (4-3), le 18 janvier. (A. Mounic/L'Équipe)
                      Bilel Ghazi (avec Hervé Penot), à Lyon26 janvier 2020 à 00h00









                      «Ne lui parlez pas d'âge.» Samedi dernier, après la prestation majuscule de Rayan Cherki à Nantes (4-3, 16es de finale de Coupe de France), le clin d'oeil de Kylian Mbappé, via son compte Twitter, n'est pas passé inaperçu. L'attaquant du Paris-Saint-Germain n'a toutefois pas attendu ce match pour découvrir et saluer cet autre modèle de précocité (16 ans). Même s'ils se montrent discrets sur cette relation, notamment pour protéger le jeune Lyonnais du jeu des comparaisons, les entourages des deux joueurs ont développé un lien particulier depuis plus d'un an. Réguliers et chaleureux, les échanges entre les Mbappé et les Cherki sont riches en conseils, à destination des proches de l'attaquant rhodanien.




                      18,2 k personnes parlent à ce sujet





                      Même si la connaissance du milieu n'est pas encore la même, quelques similitudes les rassemblent d'ailleurs. Comme pour le champion du monde, la gestion de la carrière de Cherki est avant tout une affaire de famille. «Je pense que Rayan est très bien entouré, saluait Rudi Garcia, l'entraîneur lyonnais, en début de semaine. Il est poli, à l'écoute. On n'est pas comme ça sans un entourage de qualité.» Cet entourage se concentre autour de son socle le plus proche, où les rôles se sont répartis de manière naturelle.

                      L'héritage technique du père

                      À commencer par celui du père, «Fabio», d'origine italienne, bien connu des terrains amateurs de la région lyonnaise, où la narration de ses qualités de dribbleur laisse deviner la filiation. Comme le rappellent ceux qui l'ont côtoyé au FC Vaulx-en-Velin en Honneur ou en Honneur Régional à l'AS Buers-Villeurbanne. Il y avai été lancé en seniors par Armand Garrido, devenu ensuite formateur à l'OL, où il fut notamment le «mentor» de Karim Benzema ou Hatem Ben Arfa. «Fabio a des ballons qui coulent dans les veines et il a filé ça à ses cinq garçons, se marre un proche. Dans la vie de tous les jours, il a une relation fusionnelle avec Rayan. Mais au niveau du football, son exigence est forte et elle n'est pas étrangère au talent de son fils.»


                      Il y a quinze jours, face à la prestation compliquée de Rayan Cherki en 32es de finale de Coupe Gambardella contre Bourg-en-Bresse (1-0), le papa, employé par l'OL au service technique du Groupama Stadium, n'avait pas hésité à le tancer depuis la main courante. L'exigence paternelle s'est notamment développée autour de l'expérience vécue avec Katib (24 ans). Investi également sur l'aspect sportif, l'aîné de la fratrie partage son vécu au sein des centres de formation de l'Évian-TG puis de Nîmes qu'il a fréquentés avant de rentrer dans la région lyonnaise où il a évolué dans différents clubs amateurs. «Son passage par des centres de formation lui permet d'apporter des conseils à Rayan sur la dureté de son apprentissage et sur les pièges à éviter», explique un membre de la famille.



                      Sa mère à la négociation, l'un de ses frères appelé à devenir un rouage important




                      En coulisses, la mère, française d'origine algérienne et fan de basket-ball, possède aussi une importance majeure. Protectrice, elle était en première ligne lors de la négociation du premier contrat professionnel de son fils, l'année dernière. Avec le choix assumé de ne plus faire appel à un agent, après des expériences écourtées et malgré les sollicitations des plus grands conseillers européens, elle est souvent la première interlocutrice pour les différents acteurs de la carrière de son fils. «Elle apprend très vite, explique un membre du club. Elle peut être coriace mais elle a l'intelligence de respecter les codes du milieu. Et même si les discussions ont pu être longues pour la signature du premier contrat pro, elle a développé une vraie relation de confiance avec le président Jean-Michel Aulas, en première ligne sur ce dossier.»





                      Assisté d'Olivier Martin, avocat lyonnais spécialisé dans le droit du sport et bien connu dans le milieu du foot, elle partage son rôle stratégique en coulisses avec Adame (23 ans). Étudiant en master marketing du sport et en alternance au sein du service marketing de l'OL, le fils cadet est appelé à devenir un rouage important dans la gestion de son frère, à la condition, édictée par la mère, de passer à terme l'examen pour obtenir la licence d'agent sportif. Cela pourrait aussi être utile dans quelques années : âgés de 8 et 5 ans, les deux petits frères de Rayan Cherki sont déjà dingues de foot, qu'ils pratiquent respectivement à l'OL et l'US Meyzieu. Une histoire de gènes.

                      publié le 26 janvier 2020 à 00h00

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                        Les meilleurs et les pires Brésiliens de l'histoire de l'OL

                        Avec l'arrivée de Bruno Guimaraes, l'Olympique Lyonnais a recruté le dix-neuvième Brésilien de son histoire, marquée par de grandes réussites et des flops, aussi.




                        Sonny Anderson et Nilmar, deux destins différents avec le maillot de l'OL. (Atger/L'Équipe)
                        mis à jour le 30 janvier 2020 à 15h52
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                        De Pires Constantino, le premier à porter le maillot lyonnais (1957-1959) à Bruno Guimaraes, nouvelle recrue de l'OL en provenance de l'Athletico Paranaense depuis ce matin, les Brésiliens ont nourri les effectifs rhodaniens, la plupart du temps avec bonheur (Juninho, Sonny Anderson, Cris...), parfois moins (Cléber Anderson, Fabio Santos...).




                        Les tops




                        1- Juninho (2001-2009)




                        Avec lui, les entraîneurs adverses ont fait évoluer leurs consignes défensives : « Pas de faute dans les soixante derniers mètres ! » Sous le maillot lyonnais (2001-2009) Antônio Augusto Ribeiro Reis Júnior a raccourci les distances en même temps que son nom, délaissant rapidement Juninho Pernambucano pour « Juni ».

                        Le milieu de terrain aux chevilles souples a écrit l'histoire de l'OL (7 titres de champion de France), autant par son caractère sur le terrain que par ses 100 buts, dont 44 sur coups francs paraboliques et illisibles pour les gardiens de L1. Lors de son dernier match, le 23 mai 2009 contre Caen (3-1), après avoir inscrit son ultime but sur penalty, les Bad Gones ont fait un voeu : « On n'a pas cinquante choses à te demander. On veut juste que tu restes un an avec nous pour conquérir ce huitième titre. » Depuis, ils attendent toujours mais « Juni », dans la peau du directeur sportif, est revenu pour ça.




                        2- Sonny Anderson (1999-2003)




                        Dans le sens Barcelone - Ligue 1, ils ne sont pas nombreux à avoir fait le trajet mais le transfert de Sonny Anderson vers l'OL pour 120 millions de francs en juin 1999 a été le premier grand marqueur de l'ambition de Jean-Michel Aulas, le Brésilien participant à la conquête des deux premiers titres de champions de France de l'OL (2002 et 2003). Avec l'OM (1993-1994) et Monaco (1994-1997), déjà, il nous avait subjugués avant de rejoindre la Liga. Dans le Rhône, il n'a évidemment rien perdu de son talent, malgré un corps de plus en plus fragile qui, toutefois, ne l'empêcha pas d'inscrire 71 buts en quatre saisons (1999-2003), portant son total à 138 unités en dix saisons de L1, à une unité de Michel Platini.








                        Sonny Anderson a défendu les couleurs de l'OL entre 1999 et 2003. (Jérôme Prévost/L'Équipe)




                        3- Cris (2004-2013)




                        Son surnom disait tout du respect (ou de la crainte) qu'il inspirait à ses adversaires mais aussi à ses coéquipiers car s'il n'a jamais impressionné par la qualité de sa relance, « le Policier » mettait un tel impact, une telle intensité dans les duels, que se le coltiner, à l'entraînement comme en match, devait ressembler à un enfer. Samuel Umtiti, un de ses successeurs, lui avait rendu hommage en ces termes : « S'il fallait mettre le pied, il le mettait, même si l'attaquant n'était pas content. Il faisait son boulot de défenseur, match ou pas match. » Leader de terrain, de vestiaire, Cris incarna la force tranquille lyonnaise pendant 309 rencontres.




                        4- Edmilson (2000-2004)




                        Beaucoup moins rugueux que ses compères Caçapa et Cris qui le remplaça dans la foulée de son transfert vers le FC Barcelone en 2004, Edmilson était assez éloigné de l'école des défenseurs brésiliens, dégageant une classe folle sur le terrain, dans sa conduite de balle comme dans ses anticipations, abusant, parfois, de gestes techniques comme le coup du foulard.

                        Conscient de cette dualité, il avait fini par changer sa « façon de jouer, au niveau de mon placement défensif notamment. Résultat, je me fais siffler quand je perds un ballon que je cherche à faire vivre. Et on m'applaudit quand je dégage en touche. » Arrivé en 2000 à Lyon, l'ancien milieu de terrain disputa 6 des 7 rencontres du Brésil, lors de la Coupe du monde remportée en 2002. La même année, il gagna le premier de ses 3 titres de champion de France avec l'OL (2002, 2003, 2004).


                        Avec Claudio Caçapa et Edmilson, l'OL pouvait compter sur une arrière-garde solide. (Stéphane Mantey/L'Équipe)




                        5- Claudio Caçapa (2000 - 2007)




                        Il est arrivé au coeur de l'hiver Lyonnais, en janvier 2001, sans autre référence que l'histoire malheureusement banale du joueur brésilien, issu d'une famille très nombreuse et pauvre (10 enfants), mais qui a les crocs. Seulement prêté par l'Atlético Mineiro, il avait six mois pour se montrer et s'imposer en Europe : « Je me suis dit : Ce n'est qu'un prêt ? Pas grave, ils vont me garder ! J'en avais tellement envie ! » En fin de saison, il remporte la Coupe de la Ligue, marque en finale (2-1 a.p. face à Monaco) un fantastique but avant de devenir un cadre discret et respecté du haut de ses 6 titres de champions de France (2002, 2003, 2004, 2005, 2006 et 2007), portant même le brassard sous l'ère Le Guen.

                        Les flops


                        1- Cléber Anderson (2007-2010)




                        Il ne suffit pas de s'appeler Anderson et d'être Brésilien pour s'imposer à Lyon. L'ancien capitaine du Corinthians, transféré du Benfica Lisbonne en 2007, inspira plus la crainte par ses tâtonnements techniques, sa fébrilité et son manque de confiance, incarné par la déroute lyonnaise un soir d'octobre 2007, à Glasgow en Ligue des champions (0-3). Prêté au FC Sao Paulo (juin 2008 à janvier 2009) puis au Cruzeiro Belo Horizonte (de janvier 2009 à juin 2009), le défenseur, blessé, ne disputa aucun match lors de sa dernière saison lyonnaise (2009-2010).





                        Cléber Anderson, l'un des plus grands flops brésiliens de l'OL. (Alex Martin/L'Équipe)




                        2- Fabio Santos (2007-2009)




                        Des débuts timides, un prêt à Sao Paulo la saison suivante, une altercation avec Claude Puel, des problèmes de santé pour sa femme, des difficultés à assimiler le français pour lui, puis une résiliation de contrat pour finir, l'aventure lyonnaise de Fabio Santos ne fut pas une réussite. Arrivé en janvier 2007, le milieu de terrain symbolisa le basculement d'un club qui avait tout gagné à celui qui vit son hégémonie décliner peu à peu. Les statistiques qui ne veulent pas toujours dire grand-chose sont terribles pour lui : sous le maillot lyonnais, il n'a disputé que 22 matches de L1, suffisants néanmoins pour être crédité de deux titres de champion de France (2007 et 2008).




                        3- Nilmar (2004-2006)





                        Avec sa bouille d'adolescent, il aurait dû devenir le chouchou de Gerland, porté par son statut de grand espoir brésilien, lui qui débuta sous le maillot auriverde en remplaçant... Ronaldo. Fan de Romario et de Juninho, recruté par l'OL auprès de l'Internacional Porto Alegre, pour 8 millions d'euros, il avait tapé très fort lors de ses débuts en L1, après seulement deux entraînements dans les jambes : un doublé contre Rennes en entrant en jeu à la 72e minute (2-1).

                        Il avait pourtant prévenu : « Il ne faudrait donc pas que les supporters lyonnais me comparent déjà à un grand joueur comme Sonny Anderson. Je sais que je dois confirmer beaucoup de choses encore. » Il n'inscrit plus aucun autre but avec l'OL avant d'être prêté au SC Corinthians puis définitivement transféré en 2006.





                        Les supporters lyonnais se souviennent bien de Nilmar. Un penalty aurait pu être accordé à l'OL pour une possible faute sur le Brésilien dans la surface du PSV Eindhoven, en quarts de finale retour de la Ligue des champions (1-1, 4-2 aux tirs au but pour le club néerlandais ; 1-1 à l'aller). (B. Papon/L'Équipe)



                        4- Giovane Elber (2003-2005)




                        Sonny Anderson parti, Jean-Michel Aulas voulait un grand attaquant, un nom et c'est vers un autre Brésilien que le club lyonnais porta son attention. Comme avec Sonny, il le dénicha dans un club huppé, le Bayern Munich cette fois, où Elber s'était taillé une belle réputation de buteur et un palmarès XXL (Ligue des champions en 2001, Bundesliga en 1999, 2000, 2001 et 2003). Loué pour sa simplicité et son humilité, il marqua plus le vestiaire lyonnais que la mémoire des spectateurs de Gerland et après une première saison tout juste correcte, avec un titre de champion de France quand même, l'attaquant de 31 ans se blessa et résilia son contrat, après seulement 11 buts en 30 matches, loin de son statut de « star » attendue.



                        5- Jean Lucas (depuis 2019)




                        Un peu plus de six mois après son recrutement, le constat peut paraître dur et si les arrivées au milieu de terrain ne se succédaient pas à Lyon, on serait tenté de lui laisser une chance, encore. Mais alors qu'il joue peu depuis son arrivée en provenance de Flamengo pour 8 millions d'euros, l'embouteillage dans ce secteur de jeu ne va pas lui être favorable. Il n'a, pour l'instant, impressionné ni les supporters ni ses deux entraîneurs successifs, Sylvinho et Rudi Garcia. Aucun des deux ne l'a titularisé en Championnat (10 entrées en jeu).




                        publié le 30 janvier 2020 à 15h51mis à jour le 30 janvier 2020 à 15h52

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                          Le milieu de l'OL s'impose depuis quelques semaines dans le club où il a toujours voulu réussir, avec la manière de jouer qui a toujours été la sienne.



                          (Anthony Dibon/Icon Sport/Icon sport)
                          Régis Dupont31 janvier 2020 à 18h05
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                          Autant vous informer d'entrée : les gens qui l'ont vu grandir ballon au pied en dressent un portrait dénué de méchanceté. Sur le terrain, il y a les passes soyeuses du milieu de terrain lyonnais. Autour il y aurait Maxence Caqueret, 20 ans dans deux semaines, ses cheveux impeccablement plaqués et son profil de gendre idéal.

                          Même les derniers mois n'ont pas écorné cette image. Lorsque Rudi Garcia lui a offert sa première titularisation en Ligue 1, le 30 novembre, à Strasbourg (2-1), cela faisait un certain temps que ses prestations à l'entraînement suggéraient qu'il avait sa place dans l'équipe première de l'OL. Il a certainement ruminé, mais n'a rien laissé filtrer publiquement. « Ce qu'il réussit actuellement, c'est le fruit de sa patience, rappelle Amaury Barlet, son formateur lors de son arrivée à l'OL, chez les moins de 12 ans. Il côtoie en équipes de France de jeunes des joueurs qui évoluent depuis un moment en pro. Il a été patient, intelligent, aujourd'hui il en est récompensé. »

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                          Maxence Caqueret a déjà délivré trois passes décisives cette saison avec l'OL. Le milieu lyonnais en a effectué une dans chaque compétition (L1, Coupes de la Ligue et de France). Il a aussi inscrit son premier but chez les pros contre Bourg-en-Bresse (N, 7-0) en Coupe de France, début janvier.

                          En Alsace, passé vingt premières minutes délicates, il a convaincu. Deux mois plus tard, il est installé. « Je ne dirais pas titulaire incontestable », a-t-il souri après le succès à Bordeaux (2-1, le 11 janvier). Mais il y a un peu de cela. S'il ne dispute pas encore toutes les rencontres (7 titularisations lors des 14 derniers matches de l'OL), il commence les plus importantes, selon un cheminement devenu classique : depuis qu'il a 5 ans, Maxence Caqueret bonifie toutes les équipes dans lesquelles il évolue.

                          Avec son jeu simple et délicat, il rend les autres meilleurs, rappelle Jean-Louis Farizon, qui l'a vu débuter à Corbas puis Chaponnay-Marennes, deux clubs de l'agglomération lyonnaise : « Quand il est arrivé, il était déjà fabriqué. Il avait ce coup de patte, il savait tout ce qu'on doit apprendre aux petits. À cet âge, les joueurs forment un essaim d'abeilles. Lui avait déjà à l'esprit de s'écarter de la masse, de ne pas se mêler aux autres. Et il jouait avec tout le monde. Que le copain soit bon ou pas, il lui donnait le ballon. »



                          « Il a toujours été humble, travailleur. En dehors de son talent, ce sont ses principales qualités »

                          Andy Pereira da Costa, son ancien coéquipier en jeunes




                          « Il ne jouait pas pour lui, comme maintenant, continue Gilles Urbinati, son président d'alors. Il était nettement au-dessus mais s'inscrivait dans le collectif. Il faisait briller les copains. Il aimait le foot. » Il possède déjà la méthode pour compenser son gabarit plutôt frêle et est recruté par Lyon à 11 ans, avec son coéquipier Andy Pereira da Costa. Les parents sont amis, ils assurent en alternance la navette entre Corbas et la plaine de jeux de Gerland. « Au tout début il était plus buteur, attaquant droit, rappelle le défenseur, qui officie cette saison à Silla, en D4 espagnole. Mais il a toujours été humble, travailleur. En dehors de son talent, ce sont ses principales qualités. La première année à l'OL, contrairement à moi, il a su faire ce qu'il fallait. Et ça a déroulé. »« C'est toujours plus facile de s'intégrer quand on fait l'unanimité sur le terrain, précise Amaury Barlet. Il arrivait un peu sur la pointe des pieds et les anciens l'ont intégré. »

                          Souvent surclassé malgré son gabarit modeste, capitaine d'une génération 2000 très fournie, Maxence Caqueret devient aussi un pilier en sélection. « C'est un joueur de club, qui aime s'entraîner, généreux dans ses efforts défensifs et offensifs, pointe Lionel Rouxel, son ancien sélectionneur en équipe de France de jeunes. C'est un leader technique, qui sait où il veut aller. Ce n'est pas un leader de vestiaire, il peut encore s'affirmer. Chez nous, il est capitaine car il est exemplaire pour les autres. Dans les entretiens que j'ai eus avec lui, c'était clair : il voulait signer pro mais à Lyon, c'était son objectif. »






                          De Gerland à Décines, le rêve de Maxence Caqueret ne s'est jamais déplacé bien loin de Corbas, la ville de la banlieue sud de Lyon où il a grandi. Comme son aîné Houssem Aouar (21 ans) ou son cadet Rayan Cherki (16 ans), le milieu est un produit estampillé à 100 % OL, le club qu'il a rejoint dès 2011. Sa promotion récente est moins un aboutissement qu'une évidence. « Ça fait un an et demi, deux ans, que je m'entraîne avec le groupe pro, a-t-il rappelé après le succès à Bordeaux. J'attendais ce moment-là, de pouvoir jouer et d'enchaîner. C'est une très grande fierté. Jouer à l'OL, c'était mon rêve. »




                          « Il conduisait le ballon avec le regard qui indiquait au copain où partir, en lui faisant presque les gros yeux »

                          Amaury Barlet, son ex-formateur à l'OL







                          Il l'accomplit à 19 ans, après avoir patienté jusqu'à la fin de l'automne 2019, quand le constat de carence dans ce secteur a été définitivement établi par Rudi Garcia. Entre les difficultés d'adaptation de Jean Lucas, le rendement décevant de Thiago Mendes et les limites de Lucas Tousart, il y avait trop de place pour ne pas lancer l'une des pépites du centre de formation. Dans la foulée de la nette qualification à Bourg-en-Bresse, en 32es de finale de la Coupe de France (7-0), Houssem Aouar a glissé sur le plateau d'Eurosport ce constat établi, un jour ou l'autre, par les coéquipiers du milieu : « C'est plus facile avec Caqueret. »« Mon jeu, c'est de jouer simple et de faire jouer les autres », a résumé ce dernier, toujours à Bordeaux, dans une phrase où il aura donc placé le « jeu » trois fois en treize mots. Presque une profession de foi.





                          « Il nous a toujours surpris par sa capacité à comprendre le jeu, à analyser, rappelle Amaury Barlet. Ce qui était étonnant, c'était sa capacité à faire briller les copains, sa qualité de passe. Il ne dribblait jamais, éliminait toujours à base de feintes de corps, délivrait la bonne passe au bon moment. Il conduisait le ballon avec le regard qui indiquait au copain où partir, en lui faisant presque les gros yeux. »« C'est un facilitateur de jeu. Il rend tout propre, fluide, ajoute Cyrille Dolce, qui l'a dirigé chez moins de 15 ans. Il fait rayonner le jeu collectif. Il court beaucoup, est très généreux dans les efforts, est capable de passes perforantes. Il se situe bien dans les intervalles, ne s'arrête jamais, est toujours dans la continuité du jeu, il est générateur de solutions pour les autres, il permet que le ballon coure toujours. Regardez son jeu sans ballon, là aussi c'est très intéressant. »

                          Caqueret ou l'exact pendant de Rayan Cherki, l'autre phénomène gone en pleine explosion. Autant l'un est une pépite dont la seule difficulté reste de s'intégrer au collectif, autant l'autre est le collectif. « Il faut aussi des Cherki, rappelle Cyrille Dolce. Je vais au stade pour deux choses : voir jouer mon équipe, c'est Maxence Caqueret ; et après voir des gestes qui viennent de nulle part, et ça, c'est Rayan Cherki. »





                          Maxence Caqueret en bref



                          19 ans
                          1,74 m ; 63 kg.
                          Club : Lyon
                          Poste : milieu.
                          2019 : le 5 janvier, il dispute son premier match professionnel avec l'OL, en Coupe de France, contre Bourges (N3, 2-0).
                          2019 : le 9 juillet, près de six mois après avoir signé son premier contrat pro avec l'OL, il prolonge jusqu'en 2023.



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                            Thiago Mendes n'a pas encore l'influence espérée sur le jeu de l'OL

                            Recrue phare du mercato de l'OL l'été dernier, le milieu brésilien n'a pas l'influence attendue sur le jeu lyonnais.




                            Thiago Mendes lors de la défaite de Lyon à Nice, dimanche (1-2). (F. Porcu/L'Équipe)



                            Hervé Penot 03 février 2020 à 20h35





                            La veille du déplacement à Nice (1-2, dimanche), Rudi Garcia avait pointé avec humour les difficultés de Thiago Mendes, 27 ans, à parler le français, condition nécessaire pourtant pour une intégration réussie à ses yeux. Pas certain qu'il ait autant de recul pour analyser la performance sportive de son milieu défensif, encore éteint dimanche. Où est passé le Thiago Mendes de Lille, acheté 22 M€ et convoité, à une époque, par Garcia alors entraîneur de Marseille ?

                            L'entraîneur lyonnais lui a encore fait confiance dans un rôle de sentinelle dans son 4-3-3 sur la Côte d'Azur. Et quand l'OL s'est retrouvé à 10 à Nice, après l'expulsion de Marçal, c'est Maxence Caqueret qui a laissé sa place à Lucas Tousart. Pas Thiago Mendes. On peut comprendre que le jeune Olympien manquait de poids dans les impacts, d'où cette sortie prématurée, mais le statut du Brésilien et le prix de son transfert pèsent certainement dans le rapport à la concurrence. On ne dépense pas autant en juillet pour préférer un gamin du cru (Caqueret) ou un joueur sur le départ (Tousart, transféré en janvier au Hertha Berlin avant d'être prêté à l'OL jusqu'en fin de saison). Garcia ne peut pas non plus totalement se renier : il appréciait le profil du joueur et n'a pas changé d'avis. « Je compte énormément sur le garçon », assure-il ainsi.


                            Mais il en attend plus. Comment le relancer ? Il l'a piqué après Toulouse en conférence de presse (3-0, 26 janvier), n'hésitant pas à pointer ses errements. « Il n'a pas fait une bonne première période, c'est sûr, avait-il alors souligné. Tactiquement, il a déjoué. Une fois qu'il a compris, ça a été bien meilleur car il est l'un des plus doués de nos milieux. Mais encore faut-il qu'il mette en application les choses qu'on lui demande. À partir du moment où il est mal positionné, ça ne va pas. Il a quand même fait des bons matches, mais on attend de la constance et de la régularité. Alors il a besoin d'être secoué et on le fait. »

                            L'arrivée de Guimaraes au milieu pourrait redistribuer les cartes


                            Le Brésilien ne rayonne pas sur la récupération, pas plus que sur l'organisation des attaques où il a tendance à se rassurer par des transmissions latérales ou vers l'arrière. Et son efficacité sur les frappes confine au néant. À son débit, l'équipe manque toujours de liant collectif et s'il en est un maillon, il n'est pas le dépositaire du mouvement de ses équipiers. Mais il arrivait avec l'étiquette de celui qui devait aider à gérer les déséquilibres, voire à les combler. « J'ai l'impression qu'à Lille, il avait cette capacité à franchir les lignes, à trouver ces solutions vers l'avant, note Élie Baup, présent à Nice en tant que consultant pour beIN Sports. Il se projetait et pouvait même finir avec une frappe. Dans son orientation du jeu, il n'y a pas ces ruptures pour parvenir à franchir la ligne. Lyon a souvent des adversaires regroupés, ils sont craints donc les milieux doivent s'engager, trouver ces passes. Contre Toulouse (3-0), par exemple, il évoluait entre les centraux contre un seul attaquant, c'était étonnant. Il aurait dû être plus haut. Mais techniquement, il a de la qualité. » Qu'il cache un peu trop. Garcia pensait avoir trouvé son trio du milieu avec Aouar, Caqueret et lui (Mendes a été titularisé lors de ses 19 apparitions en Championnat). Son jugement pourrait évoluer s'il ne hausse pas son niveau alors que son compatriote Bruno Guimaraes, acheté lors du mercato hivernal (20 M€), va bientôt débarquer...



                            publié le 3 février 2020 à 20h35

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                              Lucas Tousart (OL) : «Je sais comment ça marche»

                              Le milieu lyonnais a déjà signé au Hertha Berlin, qu'il rejoindra la saison prochaine. Il évoque la situation difficile de l'OL et ce virage, après cinq saisons qui s'achèvent presque dans un malentendu.





                              Lucas Tousart, milieu de l'OL. (S.Boue/L'Équipe)
                              Vincent Duluc08 février 2020 à 00h00
                              partager


                              À 22 ans, et plus de 200 matches au compteur, Lucas Tousart est encore un joueur en développement. Mais c'est au Hertha Berlin qu'il ira se développer la saison prochaine, après avoir participé, sans doute, aux Jeux Olympiques de Tokyo avec une sélection dont il était le capitaine en qualifications. Pour l'heure, il continue d'écoper, dans tous les sens du terme, au sein d'un OL déséquilibré et un environnement populaire qui s'est lassé de lui, parfois.



                              « Dans quel état esprit est-on quand on a déjà signé ailleurs ?




                              (Sourire.) On est forcément un peu libéré. Savoir dès janvier ce qu'on va faire la saison suivante, ça n'arrive pas souvent dans le foot. J'avais des envies de départ l'été dernier, déjà, j'étais dans une situation un peu délicate, je ne savais pas encore si j'allais être intégré dans le nouveau projet, si j'allais jouer. Donc, il y avait eu une réflexion. Là, c'est fait, je suis content, et je pense que tout le monde s'y retrouve.



                              Vu le montant (24 M€), avez-vous senti que l'OL vous poussait à partir ?



                              Non, pas forcément, mais il ne faut pas être aveugle : j'ai bien vu que plus les prix montaient, plus le club était prêt à me laisser partir. Alors non, je n'ai pas été poussé vers la sortie, mais je sais comment ça se passe, le foot et son industrie, je suis réaliste.



                              « La Bundesliga est un gros Championnat et je me suis dit qu'être au début du projet (du Hertha Berlin) pouvait être très intéressant »





                              Question un peu brutale : vous ne pouviez pas viser plus haut que le Hertha Berlin ?



                              Celle-là, je m'y attendais... C'est vrai que le choix peut paraître un peu bizarre, mais il est très réfléchi. Il y a toujours une part de risque dans un transfert, mais j'ai senti la confiance des dirigeants et de Jürgen Klinsmann (l'entraîneur). Berlin, c'est la capitale, un gros investisseur (le fonds d'investissement Tennor Holding) est arrivé et ils ont envie de faire les choses bien. La Bundesliga est un gros Championnat et je me suis dit qu'être au début du projet pouvait être très intéressant.



                              Avez-vous été tenté de partir dès cet hiver ?


                              Non, je ne voulais pas, c'était inenvisageable, cela faisait partie des conditions que j'avais fixées. On a de beaux objectifs, encore, et puis cela fait cinq ans que je suis là, j'ai beaucoup appris ici, j'ai grandi dans ce club. Je ne voulais pas partir en cours de route.




                              Tousart avec l'OL contre Amiens (0-0). (B. Papon/L'Équipe)




                              Possédez-vous une clause si le Hertha Berlin (*) descend en D2 ?



                              Oui, bien sûr. J'ai pu insérer ça dans la transaction, pour me protéger en cas de descente. Dans tous les cas, j'appartiens au club, mais disons qu'il y a une clause. Je ne veux pas entrer dans les détails, mais s'ils descendent, effectivement, je n'irai pas. Je pense que je vais y aller (sourire).



                              Serez-vous libéré pour les JO (22 juillet-8 août) ?



                              Oui, mais il n'y a pas vraiment eu à négocier. D'après ce que j'ai compris, cinq autres joueurs de l'effectif peuvent aller aux JO, et le Championnat d'Allemagne démarre fin août (le 21), alors que les Jeux se terminent le 8. Donc, il n'y a pas de problème, le calendrier est plus facile que pour Kylian (Mbappé) (rires).




                              Une partie de vous est-elle soulagée d'avoir signé ailleurs, en raison de l'attitude critique de certains supporters ?



                              Quand on reste cinq ans au même endroit, les choses changent, les regards aussi. On fait un métier exposé, et il y a la question de mon profil. Même si je fais une top saison, je ne serai pas aimé de tout le monde, parce que les gens veulent des joueurs qui marquent des buts et font une différence. Mon poste est peu mis en valeur et mon style de jeu est décrié, mais le plus important est ce que je pense, et ce que pensent les gens qui connaissent le foot.




                              C'est moral, ça, que le gars qui court pour les autres soit mal vu ?



                              Moral, je ne sais pas. Mais les gens veulent des exploits, et moi j'essaie de récupérer des ballons et de jouer simplement. Même si j'ai des statistiques un jour (2 buts et 2 passes décisives en L1, cette saison), cela ne changera pas. Je sais comment ça marche, dans le foot et dans la vie.

                              32
                              Le nombre de matches joués par Lucas Tousart cette saison avec l'OL (25 titularisations). À Lyon, seul Moussa Dembélé a fait mieux (34, 30 titularisations)



                              Tout le monde a souligné que l'OL avait recruté le capitaine du Brésil olympique, Bruno Guimaraes, mais pas que l'OL allait perdre le capitaine de l'équipe de France olympique...



                              C'est d'abord parce que je suis là depuis longtemps. Après le moment de la découverte, puis de la confirmation, les gens commencent à ne voir que vos défauts, à se lasser. Je ne suis pas le premier, ni le dernier, c'est arrivé à de plus grands joueurs que moi, ici. Mais oui, c'est aussi pour ça que j'ai envie de voir comment ça se passe en Allemagne.





                              Lucas Tousart, milieu de l'OL. (S.Boue/L'Équipe)




                              C'est vrai que quand on regarde nos résultats contre les équipes mieux classées que nous, le constat est alarmant





                              La phrase de Juninho, à son arrivée (2), a-t-elle influencé la perception populaire ?



                              J'en ai déjà beaucoup parlé. Surtout, j'en ai parlé avec lui. Je comprends très bien ce qu'il a dit. À mon poste de numéro 6, il n'y a pas grand monde à l'OL et je comprends qu'il veuille un autre profil. Sa phrase a pu être mal interprétée, mais je la comprends.





                              L'OL est en course dans toutes les compétitions, mais cela masque difficilement votre mauvaise saison en L1.



                              Oui, en L1, le constat n'est pas bon du tout. C'est très faible à ce moment de la saison, on en est conscients. Chaque fois qu'on a eu des opportunités de passer devant ou recoller, on n'a pas su les saisir.




                              Dimanche soir, au Parc, vous retrouvez le PSG. Comment gagner alors que vous ne battez plus les bonnes équipes de L1 ?



                              C'est vrai que quand on regarde nos résultats contre les équipes mieux classées que nous, le constat est alarmant. Mais cette saison, j'ai aussi l'impression que tout nous est tombé dessus. Il y a eu les changements de l'été, puis les blessures. Mais on n'a plus de marge, on l'a encore vu contre Amiens (0-0), mercredi.



                              En dehors d'OL - Angers (6-0, le 16 août), l'équipe n'a inscrit que 8 buts sur les 10 autres matches à domicile...



                              Forcément, c'est un chiffre qui fait un peu peur en L1. Mais l'explication, encore une fois, reste compliquée. On a du mal à enchaîner, alors que début janvier, on avait bien pris conscience des choses. Février va être le vrai virage de la saison.




                              Jouerez-vous au Parc votre dernière chance de monter sur le podium ?



                              Il y a deux ans, avant d'aller à Marseille, on risquait d'être à 8 points, à 8 journées de la fin, et on avait gagné (3-2). Alors on aura encore une chance, quoiqu'il arrive. »

                              (1) Le Hertha pointe à 13e place de Bundesliga, avec 6 points d'avance sur le barragiste (le Werder Brême).

                              (2) « Lucas Tousart a un profil plus physique et costaud. On a besoin d'avoir un joueur qui a le ballon », avait déclaré le directeur sportif en mai 2019.




                              publié le 8 février 2020 à 00h00

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                              • Maxence Caqueret, casser les lignes et les codes




                                Aux antipodes du profil charpenté et trapu longtemps favori pour occuper l'entrejeu, Maxence Caqueret a bâti ses forces sur un socle bien à lui. Celui d'un QI foot supérieur, d'un entourage sain et d'un état esprit alliant leadership subtil et confiance en soi.



                                La boulangerie-chocolaterie, le pharmacien, le fleuriste. Le centre commercial des Balmes est de ces lieux usités, courants, qui offre ces moments de vie ordinaires et quotidiens. Lyon est à 15 kilomètres à peine, Corbas a l'aspect paisible. On s'y croise, se lance trois mots autour d'un journal ou d'une baguette de pain. «Le père de Maxence, je le croise régulièrement au PMU, sourit d'emblée un gars du coin à l'évocation du petit surdoué de la commune. C'est quelqu'un d'avenant.» Caqueret de son nom, Maxence n'a pourtant pas attendu les compliments du monde pro pour faire irruption dans les discussions de café. Embrayant le pas de l'autre fierté locale, Houssem Aouar, il débute à Corbas, et joue attaquant. «À l'époque, le district ne voulait pas que les gamins de 5 ans jouent, retrace Jean-Louis Farizon, qui l'accueille alors à Chaponnay-Marennes. Ils les considéraient comme trop jeunes. Maxence était natif de Vénissieux et le club de sa ville s'était plié aux recommandations du district. Les parents de Maxence sont donc venus nous voir et nous les avons accueillis les bras ouvert. Nous leur avons dit “Pas de problème, Maxence peut venir jouer avec les autres.”»

                                «Force tranquille»


                                De suite, ses facilités épatent. «Maxence est un gamin qui est arrivé tout fabriqué, poursuit Farizon. Quand je dis “tout fabriqué”, c'est parce qu'il s'agit d'un petit à qui nous n'avons pas eu besoin d'expliquer ce qu'était un plat du pied. Il avait cette aisance naturelle du gamin qui s'était déjà exercé chez lui ou je ne sais où. Il n'y avait pas besoin de lui faire travailler les fondamentaux.» Surtout, ce Maxence Caqueret version junior a la tête bien faite. La photographie figée du petit garçon frêle et timide passée, chaque interlocuteur dresse le portrait d'un personnage sérieux et malin, leader par l'exemple et le travail.
                                «Un problème ? Il ira régler ça avec les personnes idoines, pas en faisant du bruit»
                                «À part» et «bien élevé» pour Farizon, «un bon garçon intelligent» pour Lionel Rouxel, son sélectionneur en équipe de France, «rigoureux» et «force tranquille» pour Armand Garrido, ancien formateur à l'OL. «Il n'arrivera jamais en retard, souligne ce dernier. Ce n'est pas non plus quelqu'un qui fera un scandale s'il est remplaçant. Il manifestera peut-être une forme de mécontentement mais en respectant les règles. Il ira régler ça avec les personnes idoines, pas en faisant du bruit.»





                                Maxence Caqueret, le visage encore poupon avec les U16 de l'équipe de France, en 2015. (F.Porcu/PRESSESPORTS)

                                Naissance programmée


                                À Chaponnay-Marennes, où il reste jusqu'à ses 11 ans avant que la machine régionale nommée OL ne flaire le bon coup, aucun problème n'est de toute façon à signaler. «Il avait cette faculté de jouer collectif, poursuit Farizon. Et puis bon, quand l'équipe prenait l'eau, il avait quand même ce truc pour aller nous marquer deux buts, reprendre sa place comme si de rien n'était, puis se remettre à faire jouer les copains. C'était un enfant bien élevé, discret et qui nous facilitait les choses.» Un trait de caractère, une éducation qu'il tient forcément d'un environnement soudé. Entre autres un papa attentif, un frère passionné de ballon et défenseur non retenu, lui, par l'OL. «La famille, ce sont des gens très simples, gentils et très reconnaissants, énumère Armand Garrido. Ce sont des gens qui ne manquent pas de venir vous saluer quand vous vous trouvez à proximité d'eux.» Tout était donc réuni pour une transition sans accroc vers le monde professionnel. «Disons que les voyants étaient au vert... Parce qu'au delà de la technique ou de la dimension physique, la personnalité et l'entourage comptent. Et de ce côté-là, on avait
                                également quelques certitudes. Mais oui, s'il avait fallu mettre une pièce, on aurait peut-être misé sur lui...
                                »

                                Récupération naturelle


                                Petite cote, donc, valeur sûre dans toutes les catégories de jeunes de l'OL, puis, très rapidement, en bleu blanc rouge. Une grosse dizaine de sélections dans toutes les équipes de France, des U16 aux U19, et une constante : Caqueret court beaucoup et récupère - au sens premier du terme - très vite. Constamment dans le top 3 lors des tests physiques auxquels se soumettent les jeunes Bleus au début de certains rassemblements, le Lyonnais impressionne par son volume. À tel point que Lionel Rouxel doit parfois freiner celui à qui il a offert ses premières capes à l'été 2015. Depuis, catégorie après catégorie, il n'a cessé de le suivre. «C'est un garçon qui a toujours aimé aller chercher le ballon dans les pieds de l'adversaire et qui doit donc être capable de cibler les bons moments pour aller harceler l'adversaire», souligne le sélectionneur. Voilà pour ce qui est de la marge de progression.
                                «Je dirais qu'il s'agit d'un gros récupérateur»


                                Pour le reste, le numéro 8 coche toutes les cases. Y compris - et peut-être même surtout - là où on ne l'attend pas. Car en dépit d'un gabarit fluet, qu'il doit encore «étoffer», dixit Garrido, Caqueret n'a encore jamais refusé un duel. Et c'est peut-être là qu'il détonne le plus. Entre les lignes, c'est en tout cas ce que Garrido sous-entend lorsqu'il lui est demandé dans quel domaine son ancien protégé est le plus fort. «Maxence a toujours été un garçon très complet, donc c'est difficile de ressortir un point fort en particulier, précise le formateur avant d'aller plus loin. Mais s'il faut vraiment ressortir une qualité en particulier, je dirais qu'il s'agit d'un gros récupérateur.»





                                Avec Rayan Cherki, Maxence Caqueret représente l'avenir de l'OL. (A.Martin/L'Equipe)
                                L'OL à tout prix



                                Comment expliquer alors que le milieu de terrain ne soit pas apparu un peu plus tôt chez les professionnels ? La question se pose d'autant plus que le jeune homme avait, selon un proche du vestiaire lyonnais, effectué une «énorme préparation la saison dernière», sous Bruno Génésio. «On se demande pourquoi il n'a pas joué dans la foulée ni sous Sylvinho, s'interroge Garrido. Je n'en sais rien, c'est le football. Tout ça tient à peu de choses, vous savez.» Pas de quoi inquiéter le principal intéressé, dont la sérénité est probablement l'un des principaux atouts. Son sélectionneur de toujours ne l'a par exemple jamais senti particulièrement impatient, quand bien même certains camarades enchaînaient les apparitions chez les pros.
                                «Maxence voulait devenir pro, mais à l'OL»



                                Et si un prêt fut un temps envisagé, voir Caqueret éclore ailleurs que dans le Rhône aurait surpris Rouxel : «Il y a quelque chose qui m'a frappé quand j'ai reçu les garçons en U16 : Maxence voulait devenir pro comme tous les autres, bien sûr, mais il voulait le devenir à Lyon, dans son club formateur. J'ai trouvé ça assez fort car ce n'est pas une réponse que l'on entend souvent.» Le natif de Vénissieux a donc pris son mal en patience, oscillant entre les séances collectives avec les grands et les rencontres de Youth League avec ses coéquipiers de la génération 2000, celle des Amine Gouiri et autre Melvin Bard.

                                L'altruisme et l'ambition


                                Brassard au bras, dans le second cas, Caqueret présentant le profil type du leader par l'exemple. «Il fait partie des gens à qui vous pouvez donner des responsabilités, tout simplement», résume sobrement Rouxel dans une synthèse qui fait soudainement écho aux propos de Farizon. Plongé une douzaine d'années en arrière, l'ancien formateur n'a de cesse de vanter l'attention que son ancienne pépite a toujours porté aux autres : «Il savait faire jouer les copains et ça, nous ne l'oublierons jamais. Si Maxence voyait un gamin qui était démarqué, il lui donnait le ballon, peu importe si le petit qui allait le recevoir était bon ou moins bon.» Le qualificatif trahit un mode de pensée, une façon d'être. Mais la question ne se pose plus. Maxence Caqueret est dans la cour des grands, promis à une carrière fastueuse. À condition de s'affirmer encore davantage ? C'est ce que croient savoir ceux qui l'ont côtoyé. Alors, le jeune milieu aura l'opportunité de poursuivre son chemin doré. Au PMU de Corbas, voilà de nouvelles occasions, pour Papa Caqueret, d'exprimer toute sa fierté.





                                Antoine Bourlon et Thym Pinon



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                                  L'OL forcé de penser aux conséquences d'une absence en Ligue des champions la saison prochaine

                                  Relégué à 8 points du podium, l'Olympique Lyonnais est placé face au risque de ne pas se qualifier pour la prochaine Ligue des champions. Avec quelles conséquences ?




                                  Moussa Dembélé, entouré de Lucas Tousart et Thiago Mendes, lors de la défaite de Lyon contre le Paris-SG (2-4), dimanche au Parc des Princes. (P. Lahalle/L'Équipe)


                                  Bilel Ghazi (avec H. P.), à Lyon11 février 2020 à 00h04


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                                  Parce que c'est son rôle d'y croire, parce qu'il y croit sûrement encore, Jean-Michel Aulas continue d'évoquer son espoir d'une qualification en Ligue des champions. Même après la défaite face au Paris Saint-Germain (2-4), dimanche, et avec 1 seul point pris lors des 3 dernières journées. Mais le dirigeant rhodanien est également suffisamment prévoyant pour commencer à imaginer les éventuelles conséquences d'une non-qualification en C1 alors que son équipe (9e) compte désormais 8 points de retard sur Rennes (3e).

                                  Les conséquences économiques : un impact minimisé


                                  Pour le recueillir régulièrement sous forme de bénéfice, l'OL connaît le manque à gagner qu'occasionnerait une absence en C1 la saison prochaine. Au minimum, des recettes comprises entre 40 et 45 M€. Ce qui serait fâcheux. Mais s'il n'y a jamais de bonne année pour ne pas disputer la plus prestigieuse des compétitions européennes, cela interviendrait à un moment positif sur le plan économique. L'OL a d'ailleurs déjà trouvé son futur sponsor maillot principal sans perdre l'actuel. Le club lyonnais a ainsi signé, la semaine dernière, un partenariat avec Emirates. Pour s'afficher sur le devant du maillot, la compagnie aérienne versera, chaque saison, entre 10 et 20 M€ selon des primes liées aux résultats sportifs. Le partenariat avec Hyundai va également être reconduit. Le constructeur automobile sud-coréen s'affichera sur l'une des manches de la tunique lyonnaise. En parallèle, le contrat avec Groupama pour le naming du stade arrive à échéance en juin. La compagnie d'assurance pourrait rempiler mais aussi faire face à la concurrence d'Emirates. Sans compter la progression des droits TV dont bénéficieront les clubs de L1 avec l'arrivée de Mediapro la saison prochaine.

                                  Les conséquences sportives : plus de départs possibles


                                  Avec ou sans qualification en C1, l'OL a déjà admis l'idée d'un départ de Moussa Dembélé à la fin de la saison. Cet hiver, Chelsea et Manchester United ont manifesté leur intérêt. Les dirigeants lyonnais y ont fait face, aidés par l'attitude appréciée de leur attaquant, qui n'a jamais imaginé forcer un éventuel départ. Cela devrait jouer en sa faveur cet été. L'issue de cette saison pourrait donc surtout définir la marge de manoeuvre de l'OL pour le remplacer.

                                  Lyon a déjà anticipé l'arrivée de Tino Kadewere, recruté cet hiver mais resté au Havre, sous forme de prêt. Cela ne devrait pas suffire à répondre à certaines interrogations offensives liées à une éventuelle absence de la scène européenne. Notamment en ce qui concerne Karl Toko Ekambi, arrivé cet hiver de Villarreal et auteur de débuts réussis. L'option d'achat du Camerounais deviendra automatique uniquement en cas de qualification européenne, en C1 ou C3. Une absence de la scène continentale pourrait aussi avoir une conséquence sur l'avenir d'Houssem Aouar et Memphis Depay. Pour le premier, l'impression d'arriver à la fin d'un cycle avec son club formateur serait forcément alimentée. Pour le Néerlandais (en fin de contrat en 2021), des discussions pour une prolongation ont été engagées mais lui se concentre d'abord sur son défi de disputer l'Euro malgré sa grave blessure à un genou, mi-décembre. Ce qui pourrait lui offrir différentes perspectives cet été.

                                  Les conséquences sur Garcia : un questionnement inévitable


                                  Pour le moment, en interne, aucune réflexion n'est engagée sur une éventuelle remise en question de l'avenir de Rudi Garcia, sous contrat jusqu'en 2021. Mais cette saison présente suffisamment d'incertitudes pour s'interroger sur les conséquences éventuelles d'une non qualification européenne sur la situation de l'entraîneur lyonnais. Le retard accumulé place l'OL sous cette menace via le Championnat. A contrario, la qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions et l'affiche face à la Juventus peuvent apporter du crédit au technicien. Tout comme la finale de Coupe de la Ligue face au Paris-SG (le 4 avril) ou le parcours en Coupe de France dont l'OL disputera les quarts de finale, face à l'OM, mercredi.

                                  Sur le plan sportif, la manière dont il a lancé Maxence Caqueret (19 ans) et surtout Rayan Cherki (16 ans) est appréciée car elle replace la formation lyonnaise au sein du modèle sportif. À l'inverse, la qualité aléatoire du jeu affichée sous sa direction suscite quelques réserves, même si son président souligne les paramètres contraires auquel il a eu à faire face. Mais au sein d'un club qui a construit son histoire moderne avec sa participation systématique à une compétition européenne depuis 1996, une qualification ou non en C1 ou C3 aura forcément une incidence sur le jugement de la première saison lyonnaise de Garcia, même incomplète. Comme Aulas se charge de le rappeler.

                                  publié le 11 février 2020 à 00h04

                                  l'Equipe

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                                    Transferts : Bruno Guimaraes, nouvel atout technique du milieu de l'OL ?

                                    L'arrivée du milieu brésilien est censée redonner de la maîtrise au jeu lyonnais.




                                    Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, le milieu Bruno Guimaraes et le directeur sportif du club, Juninho. (J.Pachoud/Afp)



                                    Régis Dupont 14 février 2020 à 00h00



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                                    Bruno Guimaraes, 22 ans et 21e Brésilien de l'histoire de l'OL, a été présenté mercredi aux côtés de Jean-Michel Aulas et de Juninho. Et s'il n'avait pas encore pris conscience de l'impatience des deux dirigeants à son égard, il est maintenant au courant. Le président du club a salué le « meilleur joueur du dernier tournoi de qualification olympique », a évoqué une recrue qui « concrétise nos ambitions ». « Quand je suis arrivé avec Sylvio (Sylvinho), c'était une priorité mais on n'a pas réussi (à le faire venir), a rappelé de son côté le directeur sportif. On a continué à le suivre et il a continué à progresser. »

                                    Arrivé directement de Colombie où il était le capitaine de la Seleçao olympique, Bruno Guimaraes est apte à débuter dès dimanche contre Strasbourg, selon l'ancien milieu de l'OL. « Il a disputé six matches de compétition officielle depuis janvier, il a fait une préparation après avoir pris des vacances en décembre. Rudi (Garcia) va décider, mais vu sa qualité et sa personnalité [...] pour moi il est prêt. On a sept Brésiliens dans le vestiaire. Et comme c'est un milieu, un joueur qui joue vite, à une ou deux touches, il peut s'installer vite, je pense, mais on n'a pas de certitudes. »

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                                    Bruno Guimaraes, qui a signé jusqu'en 2024, représente un gros effort financier pour l'OL. Vingt millions d'euros pour 80 % des droits du joueur, a rappelé Aulas (l'Athletico Paranaense a conservé les 20 % restants). Son arrivée est censée apporter tout ce que le recrutement de l'été devait déjà fournir : une emprise au coeur du jeu trop aléatoire. « On n'a pas encore une équipe qui maîtrise les adversaires, constate Juninho. On doit aussi savoir sortir le ballon sous pression derrière, c'est un peu notre problème. Hier encore(1-0 contre l'OM en quarts de finale de Coupe de France, mercredi), en première période, souvent sous pression, on a joué avec notre gardien. Le but qu'on a mis est un très beau but avec beaucoup de vitesse. Mais on doit avoir la qualité pour jouer haut, dans le camp adverse. Bruno va nettoyer certaines situations. C'est un joueur qui voit vite, qui voit avant. Au début de saison, j'avais dit qu'on avait besoin de quelqu'un de différent de Lucas (Tousart). Bruno, c'est ça, un milieu différent. Il voit vite, il va chercher le ballon au pied de ses défenseurs, il va prendre un peu plus de risques. Et à partir de là, si on sort de la pression, si on avance, si on arrive à jouer dans le camp adverse, je pense qu'on va progresser. C'est pour ça qu'on est neuvièmes aujourd'hui : on a eu un peu de mal à maîtriser, surtout à la maison. »


                                    Le milieu brésilien lors de sa présentation aux supporters. (A. Martin/L'Équipe)

                                    « La clé d'une grande équipe, c'est de savoir contrôler ses adversaires »

                                    Juninho, directeur sportif de l'OL



                                    Jean Lucas et Thiago Mendes, arrivés l'été dernier, devaient incarner cette transition. Le premier est encore en phase d'adaptation. Le second a déçu, et il est sans doute le plus menacé par le transfert de son compatriote. « À chaque ballon qu'il recevra de ses défenseurs ou de ses milieux, Bruno sera sous pression, plus qu'au Brésil, il aura moins de temps. Mais la clé d'une grande équipe, c'est de savoir contrôler ses adversaires », rappelle Juninho, qui a donc changé d'entraîneur mais pas d'idées depuis son retour à Lyon.




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                                    « J'ai déjà joué à tous les postes au milieu du terrain, je peux apporter beaucoup dans la maîtrise, le jeu de passes », a résumé l'intéressé, comme s'il connaissait déjà le programme par coeur. Son directeur sportif a quand même rappelé, pour tempérer la ferveur qui a envahi les réseaux sociaux avec la signature de ce grand espoir brésilien : « Il y avait aussi beaucoup d'enthousiasme quand je suis arrivé ici avec Sylvio il y a quelques mois. »



                                    publié le 14 février 2020 à 00h00

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