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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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  • Ligue des champions : Memphis Depay (OL), l'enfance d'un chef

    Nous nous sommes rendus à Moordrecht, à quelques kilomètres de Rotterdam, sur les traces du Néerlandais, là où tout a commencé et là ou tout aurait pu finir pour lui. Mais ni le départ de son père ni la dureté du compagnon de sa mère n'ont jamais empêché le capitaine lyonnais de croire en son étoile.




    Le jeune Memphis Depay pose en compagnie d'un coéquipier avec le trophée de la Ligue des champions. ( DR)
    Hervé Penot, à Moordrechtmis à jour le 10 décembre 2019 à 09h25



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    La pluie ruisselle sur son visage d'enfant. Jessy, bonnet enfoncé sur le crâne, termine, en ce début de soirée de novembre, son entraînement devant un but déserté. Il récupère du matériel, quitte l'un des terrains de Moordrecht, petite ville néerlandaise coquette tout droit sortie des toiles d'un maître flamand. C'est ici que Memphis Depay, 25 ans, a signé sa première licence, à 6 ans, dans ce paisible bourg de 8 000 âmes planté à une dizaine de kilomètres de Rotterdam, où le centre dévoile des ruelles étroites, des devantures de brique rouge et un calme absolu.





    À la droite des deux maisons mitoyennes, celle où Memphis Depay a grandi, à Moordrecht. (J. Lempin/L'Équipe)




    Il y revient parfois, mais assez rarement, embrasser sa grand-mère ou son oncle, Eric, encore présents. Il a récemment ouvert un « Cruyff court », aire de jeu estampillée du nom de l'idole, un droit réservé seulement aux plus grands joueurs néerlandais. Et tourné un clip de rap, sa deuxième passion, dans les dédales de sa terre natale. Jessy connaît tout ça. Son regard s'éclaire à l'évocation du héros local, ce Depay à la dégaine de star, fringues dernier cri, tatouages comme une deuxième peau. Il a récupéré, un jour où le bruit du véhicule du Lyonnais annonçait son passage, une dédicace sur son tee-shirt, relique accrochée depuis sur un mur de sa chambre. « On rêve d'être comme lui alors, quand j'ai entendu sa voiture de loin... », s'enthousiasme-t-il.



    «Il n'avait pas tous les codes. Quand il y avait neuf problèmes dans le vestiaire, huit fois, c'était lui»



    Romeo Wouden, ancien pro, qui a entraîné Memphis Depay au Sparta Rotterdam






    Dans le club-house, un maillot de Manchester dédicacé s'affiche en grand, au milieu de dizaines de photos, certaines bien défraîchies... On aperçoit aussi sa bouille de gamin sur un cliché minuscule dans un couloir. Mêmes yeux provocateurs, même moue frondeuse. Depay a-t-il vraiment changé ?



    Comprendre Depay, c'est se plonger au coeur de cette jeunesse où le football a servi de bouée dans une période où tout aurait pu basculer, entre l'abandon d'un père, reparti au Ghana quand il avait 4 ans, et l'arrivée dans l'existence de sa mère, Cora Schensema, d'un homme au comportement brutal. Depay et son ballon, sorte d'ombre bienveillante qui lui ouvrira plus tard les portes de la gloire...





    Karen, une voisine, se souvient de ces gouttières cassées, de ce Memphis toujours muni de son objet en cuir. Simon Zwartkruis, la trentaine à cette époque, entraîneur à Moordrecht, raconte : « Tous les soirs, l'été, on jouait sur la place devant nos maisons entre voisins. On mettait une poubelle au milieu et, à 6 ans, il ne la ratait quasiment jamais. Un talent pur. » Après trois saisons dans sa ville natale, le Sparta Rotterdam l'attire à 9 ans. Tout a failli s'arrêter là. Son coach décide de le virer, il a 10 ou 11 ans, dépassé par ses frasques mais Romeo Wouden, ancien pro devenu coach, demande à le récupérer dans la classe d'âge supérieure. Il se revoit, dur à cuire, dans ce petit bonhomme au caractère trempé. « Il n'avait pas tous les codes. Quand il y avait 9 problèmes dans le vestiaire, 8 fois, c'était lui. Pas des trucs graves mais balancer des chaussures, ne pas ramasser les affaires... Mais, en foot, il marquait 2 ou 3 buts par match. Il était extraordinaire. »





    L'entrée du premier club de football de Memphis Depay, à Moordrecht. (J. Lempin/L'Équipe)




    Wouden sourit. Dans le garage où il bosse aujourd'hui, il se rappelle ce conseil de discipline tendu, ces arguments balancés pour convaincre le Sparta de le conserver. Et sauver l'avenir de Depay. Jazzley, le fils de Romeo, même âge que le Lyonnais, son équipier alors au Sparta, assure : « Je suis 100 % certain que si Memphis avait été renvoyé il ne l'aurait pas accepté car ce n'est pas dans sa mentalité d'aller voir ailleurs. Il aurait pris ça comme un rejet. Et c'en aurait été fini. C'est un moment clé de sa vie. »

    Au fil de son passage à Rotterdam (2003-2006), avant de rejoindre le PSV, à 12 ans, Depay tisse des liens étroits avec la famille Wouden. Il s'extrait de son contexte pesant. Jazzley le considère comme un frère, Romeo comme un fils. Depay squatte la maison. Ils partent même en vacances en Turquie « car c'était pas simple entre lui et sa mère à ce moment-là », se remémore Romeo, sans en rajouter. Son fils insiste : « Il lui manquait de l'affection. En Turquie, il était libre, heureux, sans tension. Mais ce n'était pas facile pour sa mère non plus car elle était entre lui et le beau-père et elle avait du mal à choisir son camp. Et Memphis ne le comprenait pas nécessairement à son âge... Sans père, ce n'est pas simple et quand la personne qui le remplace est brutale... »



    «Vous savez, vous pouvez vous sentir seul avec l'argent et la célébrité parfois... Mais, maintenant, il est apaisé»

    Eric, son oncle





    Il ne dévoile pas tout, ni ces brimades nombreuses, ces coups, ni la volonté qu'a son pote de s'échapper. Depay se façonne son monde à lui, se forge un tempérament, se réfugie dans le foot. Loin, si possible, de sa maison où les nombreux enfants du compagnon de sa mère lui mènent aussi la vie dure. En match, il explose tout. Découpe à lui seul l'Ajax, récupère le titre de meilleur joueur d'un tournoi en Allemagne avec le Sparta. Jazzley : « Au Sparta, il y avait pourtant des gars jaloux. Certains disaient : "Il arrive en retard et joue. Et moi ?" Il était difficile. Quand vous le regardez aujourd'hui, vous comprenez ce que je veux dire par difficile. Il n'était pas arrogant, mais c'était de la motivation. Car c'est un gars vrai. Et Memphis assurait : "Je serai célèbre". »

    Devant l'explosion du phénomène, les plus grands clubs du pays (PSV, Ajax, Feyenoord) le courtisent. Romeo Wouden reçoit un coup de fil de Cora. Elle débarque avec Eric, son frère, pour évoquer l'avenir du rejeton. L'entraîneur ne veut pas le voir à Amsterdam, trop dangereux. Il glisse : « Vu ce qui se passe chez vous, mettez-le au PSV dans une famille d'accueil... » Sa maman craint la séparation. « Oui, mais il sera mieux encadré... », répond Wouden qui apprend deux mois plus tard son départ vers le PSV... dans une famille d'accueil.





    Romeo Wouden, qui a entraîné Depay au Sparta Rotterdam. (J. Lempin/L'Équipe)




    Là encore, des coups d'éclats essaiment ses débuts, notamment à l'école, un lieu qu'il abhorre. Le club lui adjoint un préparateur mental, Joost Leenders. Un nouvel acte fondateur. Depay peut s'épancher sur ses douleurs, lui qui se ferme à double tour à l'évocation de son passé. « Il ne parlait jamais de son père, livre Jazzley. Sa mère lui disait d'ailleurs : "Un jour, tu voudras savoir". Memphis a toujours été têtu, mais il a compris aujourd'hui. Il est allé au Ghana saisir d'où il venait. Il a évolué par rapport à son père. Il sait qu'il doit fermer ce chapitre. À l'époque, c'était impossible. Le foot lui permettait, en fait, de ne pas penser au reste. »

    Le décès de son grand-père, la figure tutélaire avec sa mère, lui donne un énième coup dont il devra se relever. Le plus violent peut-être. Il a 15 ans. « Ç'a été un désastre, souligne Eric, son oncle, tellement ils étaient proches. Il a été détruit. Car mon père s'occupait toujours de Memphis. Tout ce qu'il a vécu en fait l'a obligé à survivre, à se battre, à devenir ce qu'il est... » Dans un environnement incertain, avec des gens parfois plus âgés, certains, intéressés par son aura ou par son argent, flirtant avec la drogue. « Vous savez, vous pouvez vous sentir seul avec l'argent et la célébrité parfois... Mais, maintenant, il est apaisé », poursuit-il.





    Jazzley, fils de Romeo Wouden, qui a joué avec le Lyonnais. (J. Lempin/L'Équipe)




    Depay rêvait simplement de pousser les murs trop étroits de Moordrecht, de s'afficher en grand, de montrer au monde qu'il existait, lui le métis, ballotté au gré de sa jeunesse, le coeur fracturé par des années d'errance affective. C'était sa manière de prendre une revanche sur une existence tortueuse. Il n'allait pas lâcher. Jamais. Romeo Wouden : « Je suis fier de lui. En fait, il ne se sentait bien que quand il était le meilleur, au centre de tout. Si on le lui disait, il vous suivait, tête baissée. Il vivait jeune, déjà, comme une star. Memphis, c'était pas un mec que vous mettiez quelque part et vous vous disiez : "Il est où Memphis ?" Non, Memphis on le voyait... » Et à Lyon, de plus en plus.




    Gigi Vitale, son meilleur ami, nous raconte un autre Memphis Depay.

    Là où est Memphis Depay se trouve Gigi Vitale... C'est l'ami, le proche, le confident, présent très souvent à Lyon. Lui qui ne s'exprime jamais a accepté pour L'Équipe d'évoquer « son » Memphis Depay, une amitié ancienne née à Moordrecht quand ils étaient gamins.


    « Quel genre de jeunesse a-t-il connu ?


    Il a connu des moments très durs quand son père est parti (au Ghana). Ensuite, il est allé dans une famille avec sa maman et ce ne fut pas simple... Il y avait beaucoup d'enfants pas spécialement sympas avec lui. Il y a eu du racisme, ils se moquaient de lui, le brutalisaient aussi. Même si lui, ce n'est pas le genre à s'échapper (rire).


    Le foot l'a sauvé ?


    C'est certain. Il aurait pu mal tourner dans sa jeunesse. À Eindhoven, il a trouvé une autre famille d'accueil, ce qui a été bien, puis il s'est retrouvé seul à 16 ans. Ça fait beaucoup de responsabilités à cet âge. À Rotterdam, il connaissait des gens plus âgés, via le foot, via le rap car il a toujours eu la passion de la musique. Il est d'ailleurs talentueux et écrit paroles et musique. Je ne dis pas qu'il aurait mal fini mais, quand vous voulez être le meilleur joueur du monde, il y a certaines choses que vous ne devez pas faire... Il a eu des soucis au PSV avec des joueurs, des entraîneurs, mais ils ne pouvaient pas s'en séparer car il était trop bon.


    Tout est lié à cette enfance difficile ?


    Ça l'a rendu plus fort, plus dur. Personne ne peut le casser. Mais il était déjà différent, jeune. Il venait avec des chaussures de couleur. À15 ans, il se teignait les cheveux en blond. Ça ne se faisait pas à l'époque. Les gens devaient se dire : "Il fait quoi ? Il pense quoi ? Il est fou ? "Mais Memphis savait ce qu'il voulait être, il aimait les habits, les voitures mais n'avait pas les moyens. Rien ne peut en fait l'abattre. Même à United, quand ça n'allait pas, il est resté droit.


    À Manchester, il a reçu pas mal de critiques, notamment d'anciens joueurs...


    À Manchester, il n'est pas seul à avoir eu des problèmes. Pogba, Cristiano, Martial... En plus, il devait être accompagné, mais la personne n'est pas venue. C'est là-bas que j'ai commencé à vivre avec lui. On croit que les mecs ont de l'argent, sont reconnus, qu'ils sont heureux mais ils peuvent être touchés par une certaine solitude. Et il est allé à Lyon car il n'était plus heureux à Manchester. Je lui ai toujours dit : "Tu dois faire un pas en arrière pour en faire deux en avant. "Il est très content aujourd'hui. Et ce capitanat le touche car en lui, c'est un lion. Ça prouve qu'il a apporté au club.


    Mais il a d'autres ambitions ?


    À la fin, tu veux grandir toujours et gagner le Ballon d'Or. Il sait que c'est possible. La chose la plus importante et qu'on oublie, aussi, chez lui, c'est son grand coeur. Il donne énormément au Ghana dans une organisation pour les sourds et muets. Il faut le voir avec les enfants... Il avait besoin de faire la paix avec lui-même en allant sur la terre de ses ancêtres. Franchement, je ne pensais pas qu'il ferait tout ce qu'il fait aujourd'hui. Il a grandi. »
    publié le 9 décembre 2019 à 21h24mis à jour le 10 décembre 2019 à 09h25



    L'Equipe

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    • Jean-Michel Aulas (OL) s'en veut pour le départ de Bruno Genesio

      Face au poids grandissant des ultras lyonnais, le président de l'OL a reconnu jeudi avoir fait une erreur en écoutant les supporters qui lui réclamaient de changer d'entraîneur en fin de saison.



      Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, au côté de Bruno Genesio, son ancien entraîneur, en avril dernier. (F. Faugère/L'Équipe)



      Régis Dupont 13 décembre 2019 à 01h00







      Alors que tout l'OL devrait danser sur les tables après avoir accroché sa onzième qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, la descente de quelques énergumènes sur la pelouse du Groupama Stadium et les scènes qui en ont découlé, mardi au coup de sifflet final de Lyon-Leipzig (2-2), ont brouillé le message envoyé à l'Europe du football. Une partie des supporters lyonnais sort un peu trop souvent de son domaine de compétence. Et Jean-Michel Aulas, partisan depuis toujours d'un dialogue avec les ultras de son club, a fini par le signifier assez clairement, jeudi soir sur Eurosport, en répondant à une question sur la nomination d'un Rudi Garcia peu populaire dans le Rhône, le 14 octobre, en remplacement de Sylvinho.

      «Les supporters qui réclamaient le départ de Bruno (Genesio) doivent aussi se remettre en cause»

      Jean-Michel Aulas, jeudi sur Eurosport



      « C'est vrai, il y avait un risque, a reconnu le président lyonnais. Mais ne courrait-on pas un risque de se retrouver quinzièmes après avoir écouté les supporters ? On leur a donné raison avec Bruno Genesio et je m'en mords les doigts de ne pas l'avoir gardé. Je préfère avoir des résultats plutôt que d'écouter les sifflets. Parfois, il faut être courageux pour dire aux supporters la vérité. Je rappelle que Rudi Garcia a joué la finale de la Coupe d'Europe dans mon stade (la Ligue Europa, perdue face à l'Atlético de Madrid, 0-3, en 2018)... Est-ce qu'il vaut mieux écouter les quelques sifflets et se retrouver en difficulté économique et sportive ? »

      Ce mea culpa, le dirigeant de l'OL ne l'avait pas encore exprimé publiquement. « Peut-être que j'ai commis une petite erreur. Est-ce que j'ai bien fait ? J'ai écouté les groupes de supporters. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution. Après tout, je suis quelqu'un d'humain. J'ai aussi voulu faire plaisir à Bruno. Moi, je pouvais vivre la situation parce que j'avais plus de bouteille que lui. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution. »



      Bruno Genesio, fortement contesté depuis des mois par les ultras et sur les réseaux sociaux, avait renoncé le 13 avril, au sortir d'une série de trois défaites : « Depuis quelques temps je fais face, nous faisons face à un climat négatif, qui peut être un frein pour les joueurs et pour le club », avait-il alors déclaré. Huit mois plus tard, la sérénité n'est toujours pas revenue du côté de Décines.

      Aulas pensait avoir initié un changement d'ère avec la nomination comme directeur sportif de Juninho, l'idole des supporters. Mais d'entrée, cela ne s'est pas déroulé comme prévu, a-t-il rappelé chez nos confrères. « Quand je suis allé voir Juni, il était partant avec Genesio. Je n'ai probablement pas été en harmonie avec ce que j'ai fait tout au long de ma carrière. Mais les supporters qui réclamaient le départ de Bruno doivent aussi se remettre en cause. »



      Ce ne sont pas les supporters qui ont choisi Juninho, ni eux qui ont nommé Sylvinho comme entraîneur ou recruté Jean Lucas, par exemple. Mais le discours du président lyonnais leur était adressé. Notamment quand JMA a justifié le choix de Rudi Garcia, dont le nom est systématiquement sifflé par le Groupama Stadium lors de la présentation des équipes, avant les matches : « Je me suis demandé qui pouvait redresser la barre après avoir donné peut-être trop rapidement le manche à Juninho et Sylvinho. Quand Rudi me dit : "Je joue l'expérience et la complicité avec Juninho", eh bien on se sort d'une sale situation. Parce que quand ça commence à déconner dans le foot, c'est très difficile de stopper l'hémorragie. »

      Si les supporters lyonnais, qu'ils soient actifs au stade ou sur les réseaux sociaux, n'avaient pas bien compris le sens des multiples interventions médiatiques de leur président depuis mardi soir, ils ne doivent plus avoir de doutes : le nouveau management mis en place l'été dernier a vécu et Aulas s'occupe de tout, comme il l'avait toujours fait depuis bientôt 33 ans.

      publié le 13 décembre 2019 à 01h00

      L'Equipe

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      • OL Juninho sur Depay : « La blessure de Memphis est une catastrophe »

        Le directeur sportif de Lyon a réagi, dimanche, à propos de la longue indisponibilité de Memphis Depay, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche.

        mis à jour le 15 décembre 2019 à 22h23
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        Juninho, le directeur sportif de l'Olympique Lyonnais a réagi à la blessure au genou gauche de Memphis Depay, l'attaquant néerlandais de l'OL, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur. « Oui, la blessure de Memphis est une catastrophe car c'est le joueur le plus décisif. Là, il n'y a pas de solution si sa blessure est confirmée, il faudra l'oublier pour la saison », a admis le Brésilien, évoquant « la pire nouvelle de la soirée ».



        « C'est vraiment inquiétant car c'est notre meilleur joueur, devenu le leader d'équipe sur le terrain. Je suis triste pour lui », a-t-il ajouté, avant de revenir sur le contenu du match et de la défaite de Lyon (0-1). « Nous avons vu une équipe incapable de poser le jeu, de partir de derrière, de passer par le milieu, de contrôler le jeu et monter pour jouer dans le camp adverse. Ce sont les faiblesses que nous montrons depuis un bon moment. C'est la clé du football de haut niveau aujourd'hui. »

        « Nous avons des gens très polis qui ne posent aucun problème. Mais personne ne se met en avant. »

        Juninho, directeur sportif de l'OL



        La légende de l'OL a aussi évoqué l'environnement autour de l'équipe. « Je n'ai pas de critiques à formuler par rapport à l'envie des joueurs mais peut-être que l'environnement autour de l'équipe a joué en notre défaveur car nous avons vu beaucoup de nos joueurs rater des ballons faciles. L'adversaire sent cela pendant le match et sait en profiter », a-t-il estimé, par rapport au conflit qui oppose certaines franges de supporters à leur club.






        « Juni » a aussi regretté l'absence de leaders. « L'idéal est d'avoir un leader dans chaque ligne. Nous avons des gens très polis qui ne posent aucun problème. Mais personne ne se met en avant. Memphis avait commencé à le faire. Nous analysons l'équilibre de l'équipe. Avec le départ de Nabil Fekir et Tanguy Ndombele, on se rend compte qu'ils apportaient beaucoup sur les sorties de balle. Fekir était un joueur plus décisif que ceux que nous avons actuellement, malgré leur talent », a reconnu Juninho.

        publié le 15 décembre 2019 à 21h44mis à jour le 15 décembre 2019 à 22h23

        l'Equipe

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        • OL
          avant-première abonnés
          Paolo Rongoni, le préparateur physique de l'OL, fait débat après les blessures de Depay et Reine-Adélaïde

          Arrivé à l'OL en octobre dans les valises de Rudi Garcia, l'Italien, ancien préparateur de la Lazio, de l'AS Rome et de l'OM, imperturbable, cristallise déjà toutes les critiques autour des nombreuses blessures lyonnaises.






          Arrivé à l'OL en octobre, Paolo Rongoni cristallise toutes les critiques autour des nombreuses blessures lyonnaises. (A. Martin/L'Équipe)
          Yohann Hautbois (avec B.Gh.)mis à jour le 20 décembre 2019 à 19h30




          En bref
          48 ans (ITA). Préparateur physique. Club : Lyon.
          2013 : l'année de sa seule victoire en tant que membre d'un staff. Avec la Lazio Rome, il bat en finale de la Coupe d'Italie l'AS Rome... qu'il rejoindra un an plus tard (1-0).


          Tout, dans sa dégaine musculeuse, son crâne chauve et son assurance alimente son étiquette de préparateur militaire qu'une partie de la presse italienne lui avait collée lors de ses passages à la Lazio (2012-janvier 2014) et à l'AS Rome (2014-2015) quand il préparait « ses joueurs comme des Marines ».

          Au téléphone, loin de cette image de "marche ou crève", le garçon se montre charmant, didactique, préparé, aussi, à faire face au feu des critiques après les ruptures des ligaments croisés dans le même match de Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaïde (dimanche au Groupama Stadium, contre Rennes, 0-1) que les experts de Doctissimo se sont empressés de lui imputer. Pourtant, même un de ses plus féroces détracteurs refuse de l'enfoncer : « Ce type de blessure, c'est multifactoriel. »



          Lui reste imperturbable : « Injuste ? Le métier veut ça. Je suis la nouvelle tête, ça tombe sur moi, je comprends. J'aurais aimé qu'on parle de moi parce qu'on gagne quelque chose (rires). Bien sûr que deux croisés cela me perturbe, que je me pose des questions, mais cela ne veut pas dire que je me sens responsable ou que je dois tout remettre en cause. Depuis 1998 que je suis préparateur physique, un seul autre joueur s'est fait les croisés avec moi. »

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          Son nombre de diplômes : celui de préparateur physique professionnel en 1998. À partir de 2010, il prépare et réussit deux doctorats : en « sciences et techniques des activités sportives » et en « recherche en modification moléculaire et morpho-fonctionelle appliquée à l'exercice physique ».

          « Très clivant », estime un ancien de ses collaborateurs, le nouveau préparateur lyonnais a réponse à tout, ce qui, selon les témoignages, dit sa capacité à tout analyser ou bien sa suffisance. L'ancien directeur sportif Alain Pascalou l'a vu débuter en France, au Mans (2005-2011), et fut immédiatement sous le charme de cet homme « qui ne reste pas sur ses acquis. Il se remettait en cause, cherchait des programmes nouveaux. Il travaille énormément en s'appuyant sur des données scientifiques. C'est un chercheur ».

          « Je l'ai détesté à un point inimaginable mais j'étais en forme physique comme jamais à cette époque »

          Ludovic Magnin, ancien international suisse qui a travaillé avec lui de 2000 à 2002 à lugano



          Rudi Garcia, avec lequel il avait déjà collaboré au Mans, à Rome et à Marseille, confirme, « Paolo rend les joueurs meilleurs. On a progressé ensemble, on intègre de plus en plus la préparation dans les séances. Au Mans, il était plus dans la préparation sur la force, moins sur le cardio. Ce n'est plus le cas. »

          À l'inverse, un ancien adjoint s'étrangle devant cet « archétype du gars prétentieux et suffisant qui se croit capable d'occuper tous les postes d'un club, de l'intendant jusqu'au kiné, et qui estime que sans lui l'équipe ne peut pas gagner. Il a un taux d'humilité proche de zéro ». Et qui miserait tout sur le physique : les joueurs partent courir en forêt, ceux qui en sortent (vivants) ont le droit de jouer au foot. Ce qu'il nie totalement : « Les qualités techniques seront toujours plus importantes que les qualités physiques dans le foot ».






          Paolo Rongoni avec l'OM la saison dernière. (F. Porcu/L'Équipe)





          Il le disait déjà en 2005 dans un entretien à « Libération ». Restent les chiffres qui, sur le plan des blessures, semblent ne pas lui faire honneur, même si son parcours ne permet pas de dessiner une ligne très claire. À la Lazio comme à l'AS Rome, il avait fait face à un nombre impressionnant de casses musculaires (une quinzaine en 2013-2014 puis 2014-2015, à chaque fois lors du premier trimestre).

          Au Mans, en revanche, on n'a pas souvenir d'un tel massacre. Ni à l'OM, notamment lors de l'énorme saison 2017-2018 à 62 matches jusqu'à la finale de Ligue Europa perdue contre l'Atlético de Madrid (0-3). « On était dans les standards, ni plus ni moins », constate un proche de la Commanderie.

          En Suisse, où il a débuté dans le métier (Sion, Lugano, Servette Genève), il n'a pas hérité non plus d'une réputation de casseur. L'ancien latéral gauche Ludovic Magnin, de Lugano (où il a eu Rongoni comme préparateur physique de 2000 à 2002), aujourd'hui entraîneur du FC Zurich, n'a pas été marqué par une infirmerie pleine comme la seule rame de métro en activité un jour de grève : « J'aimais avoir mal, j'étais servi avec Paolo mais je n'ai jamais été blessé. » Mieux, quand l'ex-international suisse (40 ans, 62 sélections) a pris la direction du club suisse en février 2018, il avait ciblé Rongoni pour intégrer son staff : « Je l'ai détesté à un point inimaginable mais j'étais en forme physique comme jamais à cette époque. Sans son travail, je n'aurais pas atteint mon niveau ensuite (champion d'Allemagne avec le Werder Brême en 2004 et le VfB Stuttgart en 2007). C'était une vraie peau de vache mais avec un grand coeur en dehors (rires). »





          Paolo Rongoni supervise un échauffement des joueurs de l'OL. (A. Martin/L'Équipe)




          « Une grosse personnalité, selon Olivier Thomas, ancien défenseur du Mans (2003-2007), et c'est indispensable quand tu dois mener tes troupes jusqu'à leurs limites. C'est le meilleur préparateur physique avec lequel j'aie travaillé. Il m'a fait vomir une ou deux fois en quatre saisons, je ne vais quand même pas lui en vouloir pour ça (rires). Mais, la vérité, c'est qu'à 33 ans, quand je suis parti à Nantes, tous mes tests physiques avaient progressé. »

          À Marseille, on est plus dubitatif, notamment sur son travail en salle jugé « excessif », avec les blessés notamment, ou sur l'uniformité de son travail. Certains joueurs (Thauvin, Amavi, Rami...) se sont plaints des charges de travail, également. L'ancien défenseur Yannick Fischer l'a connu au Mans (2003-2007) et démonte le procès fait à Rongoni de préparer ses troupes comme un bourrin : « On ne faisait pas plus que ce qu'on pouvait faire. Il individualise au maximum, ce qui n'est pas évident dans un sport collectif. Il savait que je ne pouvais pas supporter la même charge qu'un Romaric, par exemple. En revanche, ceux qui grugeaient, il ne les loupait pas. » Dans la période agitée qu'il connaît, l'intéressé sait le poids de ces témoignages : « Seul le ressenti des joueurs compte. »



          Travailler avec lui serait plus compliqué, en revanche, l'Italien de 48 ans ne déléguant pas beaucoup et, à Lyon, pour l'instant, c'est le seul reproche qu'on lui fait. Pour le reste, on évoque « un ressenti positif ». Les relations avec les anciens techniciens (Antonin Da Fonseca, Cédric Uras, Dimitri Farbos) en charge de la préparation seraient cordiales, même s'il se charge de tout, donc, et que la préparation estivale a été jugée ratée ou insuffisante. Le flou viendrait plutôt des joueurs demeurés très proches de l'ancienne équipe, sans être hostiles à l'Italien : « C'est un bon mec avec lequel on bosse bien », juge-t-on en interne où l'on ne lui fait pas porter, pour l'instant, le chapeau des blessés en cascade.

          Présenté le 28 octobre par Rudi Garcia, soit après que certains joueurs se sont blessés une première fois (Depay, Terrier, Marçal, Aouar...), avant de rechuter sous son règne, il se défend, encore : « Les quinze premiers jours, j'ai observé. Avec des matches tous les trois jours, j'aurais été bête de tout changer. Je ne le faisais pas en 2005 au Mans, pourquoi le ferais-je quinze ans après ? » Rudi Garcia, qu'on dit « rassuré par sa présence », lui a toujours fait confiance : « C'est un des meilleurs préparateurs d'Europe. » Rongoni va avoir tout le mois de janvier pour le prouver : le staff de l'OL a prévu, selon l'entraîneur principal, d'intégrer « les trois premiers matches dans une préparation foncière » afin, en pleine période de voeux, de retrouver la santé, surtout !

          publié le 20 décembre 2019 à 18h36mis à jour le 20 décembre 2019 à 19h30


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            issu du journal



            Juninho laisse sceptique sur sa capacité à diriger l'Olympique Lyonnais




            Après une demi-saison comme directeur sportif de l'OL, le Brésilien, ancienne gloire du club, laisse encore sceptique sur sa capacité à endosser durablement le costume.







            Juninho après la défaite à domicile de Lyon contre Lille (1-0) le 3 décembre dernier. (P. Lahalle/L'Équipe)
            Bilel Ghazi (avec Hervé Penot), à Lyonmis à jour le 20 décembre 2019 à 23h49
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            Répandue au sein de l'Olympique Lyonnais, l'anecdote résume à la fois l'amour de Juninho pour un club qui l'a fait roi et les doutes que le Brésilien suscite dans son rôle aujourd'hui. Au début de la seconde période face au RB Leipzig (2-2, le 10 décembre), l'ancien milieu n'est pas revenu à sa place dans la tribune de presse du Groupama Stadium, où il a pris l'habitude de regarder les rencontres de l'OL, aux côtés de l'entraîneur adjoint, Claudio Caçapa, et des analystes vidéo. Le directeur sportif du club rhodanien s'est même montré particulièrement discret après la rencontre, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions mais entachée par une altercation entre une partie des joueurs lyonnais et des membres du kop Virage Nord.

            Après avoir regardé l'essentiel de la seconde période seul sur son téléphone portable, dans l'intimité du vestiaire lyonnais, Juninho a eu du mal à contenir toutes ses émotions au coup de sifflet final. L'expression de son attachement profond pour une institution dont il a porté le maillot durant huit saisons. Mais également une limite, compte tenu de ces circonstances particulières et de la fonction qu'il occupe.



            Face à ces interrogations au sujet de sa capacité à tenir son rôle, l'ancien international brésilien (44 ans, 44 sélections) a tenté de livrer ses vérités, dimanche, après la défaite à domicile contre Rennes (0-1). «Je sais que les supporters perdent patience avec tout le monde, y compris avec moi, déclarait-il. Je suis là pour prendre aussi. Il ne faut pas penser que je ne suis pas là. Cette semaine, j'ai vu sortir beaucoup de fake news, et l'injustice, ce n'est pas bon. Je choisis simplement mes moments pour parler. C'est mon droit. Je n'ai pas peur de mon poste. Je respecte beaucoup cette institution.»


            Juninho, après la défaite à domicile contre Nantes (1-0) le 28 septembre. (A. Martin/L'Équipe)


            «Mais où est Juni ?» : une moquerie autant qu'une interrogation profonde





            Décrit comme passionné, brillant intellectuellement et charmant humainement, Juninho a pourtant contribué à semer le trouble autour de lui. Capable à la fois d'affirmer, dans ses meilleurs moments, qu'il est prêt à assurer sa fonction de directeur sportif pour une durée indéterminée et de suggérer, lorsque la période se fait plus compliquée, qu'il pourrait ne pas aller au-delà de cette saison.

            Très vite marqué physiquement et mentalement par les responsabilités inhérentes à son poste, le Brésilien accepte mal certaines contraintes, auxquelles il lui est pourtant difficile d'échapper. Pour l'heure, c'est dans ses nombreux échanges avec les groupes de supporters, pour lesquels il demeure une icône absolue, qu'il s'est montré le plus épanoui.



            100
            Le nombre de buts inscrits par Juninho sous les couleurs lyonnaises, en 343 matches toutes compétitions confondues. Il a aussi fait 65 passes décisives.




            En revanche, avant même d'arriver, sa perception des médias et de leur influence supposée était déjà très négative. Cette méfiance, Juninho l'a notamment justifiée en coulisses par la manière dont certains journalistes de son pays auraient contribué à l'ascension de Jair Bolsonaro, le président d'extrême droite brésilien, dont il est un opposant. Les sollicitations des agents et des entourages des joueurs l'agacent également. Dix ans après avoir quitté l'OL, il a aussi pris de plein fouet le décalage avec la nouvelle génération. Ces contrariétés constituent des freins à son épanouissement, tandis qu'en interne on oscille entre sympathie pour sa sensibilité et sarcasmes liés à sa manière de «subir» une première saison de dirigeant particulièrement agitée.

            La phrase «Mais où est Juni ?» est d'ailleurs autant devenue une moquerie qu'une question profonde pour certains. «Son supposé manque d'investissement est très largement exagéré, défend un observateur avisé. Mais il n'est pas forcément à la hauteur des attentes et des espoirs placés en lui. Alors, forcément, au club, si personne ne remet en question son honnêteté et son amour pour l'OL, beaucoup finissent par penser qu'il ne travaille pas ou qu'il se cache. Mais c'est plus complexe que ça.»




            Une émotivité et un manque de confiance flagrants




            Certaines de ses prises de position ont aussi pu laisser perplexe. L'été dernier, plusieurs de ses avis sur le mercato ont ainsi été contestés : il était par exemple favorable à un départ de Memphis Depay à l'AS Rome.

            Puis il s'est désolidarisé progressivement de l'entraîneur Sylvinho, dont il était pourtant à l'origine de la nomination. L'expression de son stress avant, pendant et après les matches a aussi marqué les esprits, notamment lorsqu'il est entré dans le vestiaire pour dire durement ce qu'il pensait. Et des joueurs n'ont pas vraiment apprécié certains de ses propos publics à leur encontre, parfois jugés humiliants.



            S'il serait injuste de lui imputer la responsabilité de tous les maux lyonnais, nés pour beaucoup avant son arrivée, il n'apparaît pas pour l'instant comme celui qui apporte les bonnes solutions, alors que c'était l'objectif en le faisant venir. Et il n'est pas encore parvenu à incarner le modèle de gouvernance souhaité par l'OL. On souligne pourtant au club la manière dont son président, Jean-Michel Aulas, lui a déroulé le tapis rouge, en interne comme en public. «Mais, aujour­d'hui, ce n'est pas le président qui lui réclame des comptes, c'est surtout lui qui ressent le besoin de se référer au président avant chaque prise de décision», confie un autre témoin de la situation. Alimenté probablement par l'échec de Sylvinho, ce manque d'assurance soulève des interrogations supplémentaires, même si, dans un entretien à Eurosport, la semaine dernière, «JMA» a reconnu qu'il avait peut-être «donné un peu trop rapidement le manche à Juninho et à Sylvinho».

            Cet apprentissage un peu brutal et la nécessité de s'adapter à un club qui a changé durant ses dix ans d'absence incitent à lui accorder du temps avant de juger sa capacité à endosser le costume de directeur sportif sur le long terme. Mais, alors qu'il est considéré comme plus réactif depuis le milieu de la semaine dernière, c'est dans des délais bien plus brefs que l'apport de Juninho est attendu.



            publié le 20 décembre 2019 à 23h48mis à jour le 20 décembre 2019 à 23h49

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            • issu du journal

              «OL Night System», la libre-antenne de Barth Ruzza, consacrée à l'Olympique Lyonnais

              Confronté à un public parfois particulièrement critique, Lyon diffuse sur sa chaîne officielle, depuis la saison dernière, «OL Night System», une émission qui donne la parole à ses supporters, même les plus mécontents.






              Barth Ruzza sur le plateau de l'émission «OL Night System» vu à travers les différents plans de caméra, depuis la régie. (A. Martin/L'Equipe)



              Bilel Ghazi, à Lyon 21 décembre 2019 à 00h17


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              Dénombrés par milliers, les messages saturent continuellement la boîte vocale d'OL Night System. Depuis le lancement de l'une des émissions phares d'OL TV (la chaîne officielle du club de foot) en novembre 2018, ils ont débouché sur environ 1 500 passages à l'antenne. Détonnant pour un média club, ce concept de « libre antenne » rassemble, du lundi au vendredi, 10 000 spectateurs en moyenne. Simple par sa mise en scène mais complexe par son exercice, l'émission reçoit, durant une quarantaine de minutes, les appels de supporters soucieux d'exprimer leur opinion sur l'actualité de leur club de coeur. «Certains soirs, je me sens vidé, sourit Barth Ruzza, l'animateur, assis chaque soir dans un fauteuil sur lequel sont braquées les caméras. Il y a des moments joyeux, mais quand l'émission se déroule en période complexe, on peut enchaîner plusieurs téléspectateurs mécontents et je suis un peu une éponge ! Après une défaite, ils ne viennent pas la fleur au fusil. Mais quand on a lancé l'émission, beaucoup pensaient que ça serait la Pravda : on en est loin et sans basculer dans la vulgarité.»

              Le contexte peut pourtant s'avérer brûlant. Il y a dix jours, par exemple, alors qu'on assiste à l'émission, son équipe est déjà consciente de la tonalité de la soirée. La veille, grâce à son match nul contre le RB Leipzig (2-2), Lyon a pourtant arraché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais à la fin du match, provoquée par une tension lancinante autour du défenseur central brésilien Marcelo, une scène de cohue a opposé certains joueurs aux membres du Kop Virage Nord. Forcément, le sujet monopolise les propos de la dizaine de supporters dans l'émission. Sans toujours ménager le club. Soucieux de ne jamais être prévenu des sujets que souhaitent évoquer les personnes mises à l'antenne, Barth Ruzza tente d'y parer, notamment lorsqu'il est reproché à l'OL «de prendre ses supporters pour des idiots». Calme et porté par la volonté d'être davantage dans l'écoute que dans l'opposition, le quinquagénaire rétorque, le ton bienveillant : «Tout n'est pas parfait, mais de là à dire que le club fait n'importe quoi, je trouve ça injuste.»




              «Qu'on dise qu'un joueur est une pompe à vélo, je peux l'entendre. Mais il est hors de question que l'on manque de respect à lui et ses proches sur trois générations»

              Barth Ruzza, animateur de l'émission





              Une bonne part d'OL Night System réside justement dans la personnalité de son présentateur, dont l'histoire et le parcours sont viscéralement attachés à l'Olympique Lyonnais. «J'ai grandi dans un immeuble HLM de l'avenue Debourg, dans le septième arrondissement, raconte Barth Ruzza. Et depuis le balcon de notre appartement, au onzième étage, j'avais une vue sur le stade Gerland. Je suis issu d'une famille aux racines italiennes et folle de foot. J'ai connu ma première au stade au milieu des années 1970. Depuis, l'OL me rend complètement fou et est au centre de ma vie ! Au milieu des années 1980, j'étais de tous les déplacements et de tous les entraînements. Avec une quinzaine d'autres personnes, on a alors créé le groupe de supporters des Bad Gones. On était une bande de fans du club et on voulait notre étendard.»

              Parallèlement, il se lance dans les médias et après une initiation à Radio Scoop (radio basée à Lyon), un passage à Europe 2 puis un autre à TPS Star, il intègre OL TV en 2005. «C'était un peu une suite logique dans ma vie, se remémore-t-il. À l'époque, je voulais qu'on m'aime. Et j'ai cru intelligent qu'il fallait être connu pour ça.» Durant neuf saisons, animé par sa passion, il présente OL System, l'émission principale de la chaîne. Avant une rupture brutale et douloureuse de sa collaboration en 2014 en raison d'une mésentente avec la direction de la chaîne de l'époque.





              Barth Ruzza, animateur de OL Night System, émission de libre-antenne sur OL TV (A. Martin/L'Equipe)




              Quatre ans plus tard, alors que le club réfléchit au concept d'une libre antenne, son nom revient pourtant très vite dans l'esprit des dirigeants de l'OL. «On n'avait pas fini de me proposer mon retour pour présenter l'émission que j'avais déjà dit oui, se marre-t-il. Autour de moi, on m'a pourtant dit que j'étais malade d'accepter un tel concept et que j'allais à l'abattoir. Mais plus on me l'a dit et plus j'ai eu envie de la faire.» Les doutes et les interrogations pouvaient pourtant paraître justifiés. Et l'idée un peu folle. «Cela fait quelques années qu'on connaît des relations parfois mouvementées avec une frange ultra-organisée de nos supporters, explique Harry Moyal, le directeur général adjoint de l'OL en charge du marketing et du digital. L'émission a été lancée la saison dernière, au moment où il y avait un fort "Genesio-bashing". Le point de départ, c'est qu'on constatait qu'une minorité d'individus cannibalisait sur les réseaux sociaux la perception des médias et d'une partie de notre public. Et on le sait, les réseaux sociaux ne sont pas forcément représentatifs de toutes les composantes d'un public. Donc l'idée, c'était d'offrir un autre canal d'expression. On voulait créer plus de liant avec nos fans et entendre ce qu'ils ont à nous dire. Même si ce n'est pas toujours plaisant.»




              Si certaines interventions peuvent faire grincer quelques dents et que les joueurs redoutent encore d'y participer, aucun incident notable n'est pourtant venu émailler une émission sans filet. Et le rôle de son présentateur se déporte plus facilement vers la psychologie que la modération pour cadrer les expressions les plus virulentes. L'ancien entraîneur Bruno Genesio, le président Jean-Michel Aulas ou plus récemment le directeur sportif Juninho, pour le 200e numéro, ont même pu participer à l'émission qui connaît plus facilement un pic d'audience au lendemain d'une défaite. Ce qui demande à Barth Ruzza de jouer les équilibristes, entre son âme de supporter et sa fonction d'employé du club. Surtout lorsqu'il se retrouve confronté aux critiques qui visent des personnes dont il peut être proche, à l'image de Genesio la saison dernière. «C'est ce qui a de plus dur, reconnaît-il. J'ai trop de respect pour les supporters : j'en suis un. Et en même temps, il y a certaines choses qu'on pourrait dire sur les joueurs que je ne peux pas accepter. Qu'on dise que l'un d'entre eux est une pompe à vélo, je peux l'entendre. Mais il est hors de question d'accepter que l'on manque de respect à lui et ses proches sur trois générations. Après, oui, je peux être dans une posture de défense du club. Mais je le fais naturellement, pas parce qu'on me le demande. J'ai une liberté de ton, je travaille dans le club que j'aime et je fais ce que j'aime. Mais il y a une règle que je me suis fixée : ne pas devenir la caricature du supporter.»



              OLTV@OLTV_officiel
              Ça s'est passé hier dans #OLNS avec @barthruzza.

              Retrouvez l’intégralité de l'émission sur #OLPLAY https://lyonna.is/olns2012

              RDV à partir de 19h05 pour la Der' d'#OLNS en : totale libre antenne !

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              17:02 - 20 déc. 2019
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              • FOOTBALL - INSOLITE La Fédération française de la Lose se paye l'OL


                Groupe satirique sévissant sur les réseaux sociaux et célébrant le culte de la défaite si français, la Fédération française de Lose a fait de l'Olympique Lyonnais son 8e plus grand loser de l'année 2019. Avant d'honorer son community manager pour son erreur de manipulation lors du Réveillon sur les réseaux sociaux.
                Hier à 18:00 | mis à jour à 18:44 - Temps de lecture : 2 min
                | Vu 10322 fois







                Plutôt épargnée par la Fédération française de la Lose ces dernières années, l'Olympique Lyonnais n'a rien fait ces derniers mois pour éviter un FFL d'or. Photo Le Progrès/Stéphane GUIOCHON

                Dans l'inconscient collectif des sportifs, être au centre des attentions de la Fédération française de la Lose n'est rarement bon signe quant à ses performances, sa gouvernance, etc. Demandez donc à la tenniswoman Kristina Mladenovic, qui avait bloqué sur les réseaux sociaux toute mention à la FFL après sa traversée du désert de début 2018.

                Et si sa bonne gestion et sa régularité en haut de tableau de la L1 lui avait évité de trop sévères remontrances jusqu'à présent, le groupe satirique, qui revendique plus de 400 000 adeptes sur Facebook et Twitter, n'a pu passer à côté de l'Olympique Lyonnais en cette année 2019.



                Et voici comme le club cher à Jean-Michel Aulas se retrouve nommé en ces fêtes à la 8e place des FFL d'or, intercalé entre Antoine Kombouaré, auteur de performances remarquées depuis sa nomination à Toulouse, et le XV de France, pour sa prestation face au Pays de Galles lors du mondial de rugby.


                Fédé de la Lose@FFLose
                FFL D'OR 2019 Numéro 8 L'Olympique Lyonnais

                Qui aurait cru il y a 6 mois de ça que, malgré une qualification en 8ème de finale de C1, l'OL soit dans notre classement ?
                La fin de Génésio, l’échec de Sylvinho, l'arrivée de Garcia... Une masterclass.


                Voir l'image sur Twitter
                679
                19:23 - 23 déc. 2019
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                107 personnes parlent à ce sujet
                Arrivée de Sylvinho et Juninho en grandes pompes, ambitions élevées après deux premières journées éclatantes, puis descente aux enfers, reprise en main du jeu par le président historique, et enfin, summum de l'année, nomination de Rudi Garcia en octobre...

                Il n'en fallait pas plus pour que la FFL ne rende son jugement implacable : "Peu de clubs français ont été capables de faire tant de n’importe quoi en si peu de temps. Bon, ok, peut être Marseille la saison passée." Et la FFL a même une théorie quant à cette descente aux enfers...


                Fédé de la Lose@FFLose
                Il est évident que le plan depuis le début est de faire revenir Génésio en tant que sauveur. Le petit père du peuple lyonnais. Leur Raïs à eux.
                603
                20:40 - 27 nov. 2019
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                60 personnes parlent à ce sujet
                Et comme une distinction n'arrive jamais seule, la FFL a en outre tenu à saluer, en ce 25 décembre, le raté du community manager de l'OL. Lors du réveillon, il ou elle s'est emmêlé les pinceaux entre ses comptes Instragram perso et pro et a publié une image peu en rapport avec l'activité première sur le compte du club.

                88 personnes parlent à ce sujet
                A moins qu'il ne s'agisse d'une initiative personnelle assumée pour inviter les supporters à consommer pour oublier en cette morne fin d'année.

                Le Progrès

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                • CHERKI, PREMIER RÉCITAL D'UNE GRAINE DE STAR


                  19/01/2020 à 08h14
                  • RMC Sport : s'abonner


                  Double buteur et double passeur décisif samedi lors de la victoire de l'OL à Nantes (4-3) en 16es de finale de Coupe de France, Rayan Cherki a signé son premier acte fort sur la scène des grands, à seulement 16 ans et cinq mois. Des débuts fracassants qui appellent une suite possiblement pavée d'or.

                  Il avait pourtant prévenu tout le monde quelques jours plus tôt. "Je veux avoir les records et entrer dans l’histoire du club pour que personne ne puisse derrière me détrôner", avait-il déclaré sur OLTV. C'était avant de frapper les esprits sur le terrain, en claquant un doublé, en signant deux passes décisives et en obtenant un penalty samedi, lors de la victoire de l'OL à Nantes (4-3) en 16es de finale de Coupe de France.


                  Déjà des records


                  16 ans et cinq mois, le bel âge... mais déjà celui de la révélation. Un premier doublé chez les grands, dont un premier but après moins d'une minute de jeu, dans la peau d'un titulaire associé à Moussa Dembélé, avec qui il dit s'entendre "comme un frère" sur le terrain. Pas mal pour marquer le coup.

                  Rudi Garcia l'avait fait entrer sur la pelouse le 19 octobre dernier contre Dijon en Ligue 1, il lui avait offert quelques minutes le 27 novembre, face au Zenit en Ligue des champions. Le 5 janvier, il devenait le plus jeune buteur de l'histoire de l'OL, en marquant contre Bourg-en-Bresse en Coupe de France, à 16 ans et 140 jours.

                  Et c'est donc son premier récital avec les pros que Rayan Cherki a livré ce samedi, titularisé dans un rôle inhabituel de deuxième attaquant axial. Parfait pour décrocher mais aussi pour l'obliger à défendre et à "jouer collectif", comme l'expliquera son entraîneur en conférence de presse d'après-match.

                  Garcia ne veut pas d'enflammade

                  Celui qui a fait ses armes à Saint-Priest avant de rejoindre l'Olympique Lyonnais à 7 ans avait bien de quoi embrasser la pelouse de La Beaujoire et s'agenouiller pour savourer l'instant. Et pourtant, Rudi Garcia stoppe déjà l'enflammade.

                  "Effectivement, tout ce qui saute aux yeux ce soir, ce sont ses deux buts, le penalty obtenu, les deux passes décisives. Mais on sait que c'est un garçon qui a les capacités pour être décisif. Bien sûr que ça, ça m'a plu. Mais mon rôle est aussi d'abaisser un peu les niveaux, parce que tout le monde va le porter aux nues et ça va être un grand danger s'il ne m'écoute plus, ne travaille plus et pense que c'est arrivé", insiste le technicien lyonnais.

                  Reste les chiffres, ses actions décisives et... son âge. "Faut pas trop lui parler d'âge hein", a plaisanté Kylian Mbappé sur Twitter. Non, promis, on ne parle pas d'âge, juste de talent.

                  A.Bo avec J.Re

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                  • OL : deux buts, deux passes décisives et un penalty obtenu, le grand soir de Rayan Cherki à Nantes


                    Pour sa deuxième titularisation, à 16 ans, il a ébloui la Beaujoire avec deux buts et deux passes décisives. Mais pas seulement...


                    Hervé Penotmis


                    à jour le 19 janvier 2020 à 09h44


                    Et il est allé au coup de sifflet final calmer le Nantais Kader Bamba, énervé au bout d'une fin de match décoiffante. Comme un vieux briscard. Sans en rajouter. Il aurait pu exploser mais Rayan Cherki, 16 ans, est resté d'un calme absolu, joie intériorisée mais certainement totale. La pépite lyonnaise a réussi le match parfait ou presque. Après cinquante-cinq secondes, il avait ouvert la marque, neuf minutes plus tard doublé la mise, offert ensuite une passe décisive à Terrier (37e) avant de provoquer un penalty (68e) puis de délivrer son ultime offrande de la nuit à Dembélé (69e). En une soirée, il est entré de plain-pied dans le coeur des suiveurs du football français et rien ne sera plus jamais comme avant.



                    « Il a de meilleures stats en 70 minutes que moi en 11 ans »

                    Emmanuel Imorou, ex-joueur de Caen






                    Quand un garçon comme Emmanuel Imorou, l'ancien Canneais, ironise sur Twitter : « Ok, Cherki a de meilleures stats en 70 minutes que moi en 11 ans », cela souligne à quel point il a laissé une empreinte rare à Nantes. Son nom a fait explosé la twittosphère, ce samedi. Bien sûr, le plus dur reste à venir mais il fallait déjà être capable d'une telle démonstration pour une deuxième titularisation (il avait disputé l'intégralité du huitième de finale de Coupe de la Ligue contre Toulouse). On avait beau parler à l'OL de son immense potentiel, de son talent hors norme, à mi-chemin entre Karim Benzema et Hatem Ben Arfa, lui attendait son heure impatiemment. Presque fébrilement.




                    À Bordeaux, la semaine passée, il avait quitté le Matmut Atlantique, la tête basse, agacé d'être resté sur le banc. Le soir, il avait demandé à Rudi Garcia de pouvoir renforcer la Gambardella, qui affrontait le lendemain Bourg-en-Bresse en 32es de finale, tellement il était déçu de sa situation... Mais il passait totalement à côté de son match. Ce fut même l'une de ses plus mauvaises sorties sous le maillot lyonnais. Un cauchemar. Son entraîneur le sortait après une heure tant son rendement était éloigné de ses standards. Sur la touche, son père, énervé, l'interpellait durant la rencontre : « Si tu ne veux pas jouer, tu sors ! » Cette réprimande n'est pas passée inaperçue chez les dirigeants lyonnais, rassurés de voir l'environnement du prodige local capable de le tancer dans un moment clé. C'était à cet instant l'ombre de celui qui marchera sur Nantes six jours plus tard...



                    « C'est un très, très bon joueur de foot »

                    Christian Gourcuff, entraîneur de Nantes.



                    Pendant une semaine, il est ensuite resté attentif au mercato, à ces arrivées annoncées dans son secteur de jeu comme si son tour allait encore être repoussé. Il s'irritait de cette situation, certain que si on lui laissait sa chance, il pourrait enfin montrer... Même face à des pros. Et quand il a connu, à la causerie, hier après-midi, sa titularisation, il a glissé à l'un de ses amis : « Je vais répondre présent. » Il le sentait.

                    Christian Gourcuff, l'entraîneur nantais, qui n'est pas du genre à s'enflammer sans raison, avouait ainsi : « Je ne le connaissais pas bien mais il a un grand avenir. C'est un très, très bon joueur de foot. » Et chez Gourcuff, les mots ont toujours un sens. Cherki préférait lui évoquer le collectif plutôt que sa performance personnelle. Logique. Pas le moment. Pas maintenant. « On voulait que ça finisse le plus rapidement possible. On a pour objectif d'être en lice dans quatre compétitions, expliquait-il. Aujourd'hui, c'est objectif rempli. J'ai acquis cette maturité grâce à mes coéquipiers. Avec Moussa (Dembélé), on s'entend bien, on est comme deux frères sur le terrain. »





                    Aujourd'hui, Cherki peut devenir une nouvelle option forte pour Garcia qui a apprécié notamment son état d'esprit. « Je ne veux pas abaisser ce qu'il a fait sur ses stats car on va le porter aux nues. Il doit écouter encore, travailler encore car il n'est pas arrivé. On est loin du compte. Mais je dois dire qu'il a été intelligent dans ses choix de jeu et a fait les efforts dans ses courses défensives. S'il continue comme ça, il continuera à progresser. » Pas question évidemment d'encenser trop vite l'espoir du club. Garcia sait que ce matin, il ne sera plus question dans l'entourage lyonnais des 8es de finale de la Coupe de France mais de la performance d'un certain Rayan Cherki, la nouvelle étoile locale. Et ce n'est pas toujours le plus facile à gérer...




                    publié le 19 janvier 2020 à 00h34mis à jour le 19 janvier 2020 à 09h44

                    L'Equipe

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