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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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    Malgré les polémiques, les Lyonnais soutiennent toujours Jean-Michel Aulas


    Les dernières prises de position de Jean-Michel Aulas ont dérangé jusqu'au sein des supporters de l'OL. Mais ces derniers, personnalités lyonnaises ou anonymes, ne remettent pas en cause leur président : pour eux, il reste l'homme de la situation.


    Le président lyonnais, Jean-Michel Aulas. (B. Papon/L'Équipe)



    Régis Dupont et Hugo Guillemet 23 mars 2020 à 00h40



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    Le président lyonnais ne s'arrête jamais, et ce n'est pas la mise sous cloche de la planète entière qui allait le stopper. Ces deux dernières semaines, Jean-Michel Aulas a meublé le vide des compétitions de quelques sorties abrasives. Il y a dix jours dans le Monde, il a notamment évoqué l'hypothèse de décréter une saison blanche si le Championnat actuel n'allait pas à son terme : « Le plus logique serait alors de dire on annule tout et on repart sur la situation du début de saison. » L'option aurait l'immense intérêt de qualifier l'actuel septième de Ligue 1 à la prochaine édition de la Ligue des champions.

    La prise de position a dérangé jusque dans son propre camp. « Dans le fond je suis d'accord, car on ne peut pas arrêter le Championnat maintenant, ça n'aurait pas de valeur. C'est le timing qui est catastrophique, juge Jérémy Lopez, acteur et sociétaire de la Comédie-Française, né à Lyon. Même moi là, ça me gêne de parler de football parce qu'on est dans une période très grave, une période d'angoisse, de stress, on est tous un peu perdus. Après, si on analyse la solution qu'il a proposée, sortie du contexte, elle est logique. Car dans le cas où on devrait arrêter le Championnat, bah on l'annule, en fait. »



    « Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai eu honte, mais je trouve ça déplacé par rapport à la période, ajoute Henry-Claude (51 ans), fervent supporter de l'OL. Ça l'est aussi par rapport à Marseille ou Rennes, qui méritent leur place, comme nous méritons la septième. »« On sait tous que ce qu'il dit est un peu absurde, qu'il a dit ça aussi parce que la saison sent le roussi », convient Guillaume, fan de 16 ans. La bataille de petites phrases avec le président de l'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, a enflammé la toile (1). Et si Jean-Michel Aulas a depuis pu préciser sa pensée (2), le constat d'un patron qui joue tous les ballons par tous les temps peut indisposer. « Mais il est dans son double rôle de président de club leader en France et de dirigeant important de la Ligue et de la Fédération, défend Thierry Braillard, l'ex-secrétaire d'État chargé des Sports (de 2014 à 2017). Il essaie de trouver une solution, et ce que ça engendre comme polémique, c'est autre chose. Il l'a rappelé : l'hypothèse de la saison blanche, c'est celle qu'on souhaite le moins, mais il faudra peut-être l'envisager. »



    « Cette décla, c'est un choix raisonné et stratégique, estime le Lyonnais Emmanuel Biron, ex-sprinteur de l'équipe de France d'athlétisme, aujourd'hui coach sportif et fondateur d'Optiforme. Il n'est peut-être pas le seul à penser ça. Pour nous, les sportifs, il est très, très compliqué de continuer à s'entraîner dans de bonnes conditions actuellement, en tout cas celles que demande le haut niveau. Donc il peut soumettre cette hypothèse. »« Depuis que je suis gamin et fan de l'équipe, et depuis six ans en tant qu'adjoint aux sports à la mairie, j'ai remarqué que Jean-Michel Aulas a toujours tout fait dans l'intérêt de son club, confie l'ex-gymnaste de haut niveau Yann Cucherat, candidat LREM aux municipales (3). Il faut interpréter ses déclarations comme celles d'un chef qui défend son entreprise. Twitter, j'en ai déjà parlé avec lui, il l'utilise car il considère que c'est un contre-pouvoir vis-à-vis de la presse, un point d'équilibre. »





    « Quand il parle après un match, il n'est pas à chaud, dans sa tête il est à J + 3 semaines »

    Emmanuel Biron, ex-sprinteur de l'équipe de France d'athlétisme






    Au moins « JMA » a retrouvé sa casquette de chef de clan, tentant de réunir l'OL derrière lui contre le reste du monde, après plusieurs mois de forte division. Quelques jours avant la victoire face à la Juventus Turin (1-0, le 26 février) en huitièmes de finale aller de Ligue des champions, les Bad Gones écrivaient sur leur page Facebook : « Monsieur le président, arrêtez de balader les fidèles supporters que nous sommes, sortez le nez de vos résultats financiers et regardez l'exaspération qui monte en face. » Et pointaient les « vrais responsables : le staff, les joueurs et votre communication ! »




    Depuis, Lyon a gagné des matches qui comptent contre Turin (1-0) et Saint-Étienne (2-0, le 1er mars). Les vents sont un peu plus porteurs. « Sa com, quand il attaque des gens qui n'ont pas de lien avec le club, me dérange moins, constate Jérémy Lopez, auteur d'une tribune remarquée il y a un an. Aulas prend beaucoup de place, oui, mais peut-être que ça prend du temps aussi (avant que Juninho, directeur sportif depuis cet été, maîtrise complètement son poste et l'environnement). »



    « S'il le fait c'est que ça sert le club, je ne connais pas de plus fervent défenseur de l'OL que lui », tranche Thierry Braillard. L'OL a réenclenché un fonctionnement qui nourrit son succès depuis trente-trois ans, le président a renoncé à sa mise en retrait annoncée avec l'arrivée de Juninho, et Lyon a retrouvé ses répères. « De l'extérieur, c'est le sentiment que ça a pu donner, peut-être, mais ce n'est pas vraiment le cas, tempère Yann Cucherat. Il a confié la responsabilité sportive à une légende du club. Et de par sa position, il essaie de le mettre dans les bonnes dispositions. Je connais Juninho, on a discuté, et je sais qu'il n'est pas du tout contraint par les choix de Jean-Michel. Juninho n'est pas quelqu'un qu'on peut téléguider. »

    « Tant qu'Aulas sera là, il sera le porte-parole du club, pense Emmanuel Biron. C'est un homme de première ligne. Parfois, il va à l'encontre de ce qu'on peut attendre ou imaginer. Lui, quand il parle après un match, il n'est pas à chaud, dans sa tête il est à J + 3 semaines ! Je pense qu'il prend trop de place, même s'il n'y a pas plus talentueux que lui dans son domaine. Mais je pense qu'il n'a pas encore trouvé celui qui peut l'accompagner pour exploiter au maximum le potentiel de l'équipe. » À 71 ans (il les a fêtés dimanche), Jean-Michel Aulas est plus que jamais nécessaire à l'OL, estiment la plupart des fans lyonnais, connus ou pas.



    « En fait, il réfléchit toujours à comment avoir un temps d'avance »

    Yann Cucherat, candidat LREM aux municipales




    « Même s'il est trop bavard, il suffit de regarder ce qu'il a fait chez les hommes comme chez les femmes, rappelle Guillaume. Il fera encore beaucoup pour Lyon. »« Il n'est pas au bout de son truc », pense aussi Henry-Claude. L'érection du grand stade à Décines est le rappel frappant d'un président visionnaire et obstiné. Qui a encore plein de projets en tête : entre le rapprochement avec l'Asvel, le rachat d'une franchise de foot féminin aux États-Unis ou la construction d'une salle multifonctions au pied du Groupama Stadium, JMA fourmille d'axes de développement. « Sa vision est dans l'air du temps, dit Yann Cucherat. Il lui a fallu dix ans pour sortir son stade de terre. Car il avait compris seul, dès le début des années 2000, que pour être en autonomie, il fallait avoir son centre de formation et son stade. En fait, il réfléchit toujours à comment avoir un temps d'avance. »



    « Le virage économique, ce n'est pas mon domaine, je vois ça avec des grands yeux ronds, reconnaît Jérémy Lopez. Se rapprocher du foot aux États-Unis, du basket... On crée un pôle, en fait, et sur ça je n'ai pas d'avis, ni bon ni mauvais. J'attends de voir. J'ai l'impression qu'on prend de l'avance sur ce que sera le sport dans le futur. Sur le business, je crois qu'on n'a pas trop de leçon à donner à Aulas. » Il semble ne pas être le seul à penser que ce président pas comme les autres reste le boss.



    (1) JHE a déclaré : « Nous tenons notre Lider maximo, prêt à bondir sur un virus dévastateur pour occulter la saison difficile de son club en L 1. » JMA a rétorqué : « Heureusement pour toi et tes disciples que le ridicule tue moins que le Coronavirus ».



    (2) L'OL a précisé via un communiqué que cela était « uniquement une hypothèse dans le cas précis où la saison de L1 ne pourrait pas aller à son terme ».



    (3) Troisième au 1er tour avec 14,9 % des voix

    L'Equipe

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      Jean-Michel Aulas (OL) évoque sa communication sur Twitter : « La forme d'expression peut irriter »

      Le président de l'OL reconnaît que ses prises de position sur les réseaux sociaux apparaissent parfois « lapidaires ». Mais il se satisfait de la relation qu'il peut avoir avec ses supporters.




      Jean-Michel Aulas utilise régulièrement son compte Twitter pour communiquer. (A.Martin/L'Équipe)



      Bilel Ghazi @BilelGhazimis à jour le 23 mars 2020 à 14h17


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      « Comment jugez-vous l'évolution de la perception de votre communication par vos propres supporters ?



      Sur certains réseaux sociaux, avec l'anonymat qui ne permet pas toujours de savoir à qui on s'adresse, il y a des points qui laissent à penser que, quelquefois, ma pensée n'est pas toujours pleinement comprise. Ceci étant, globalement et de manière assez constante, il y a une perception ultra-positive de meilleur président. Pas uniquement de l'instant présent mais de tous les temps. Parce que je dis les choses et que je défends le club. Je retiens surtout que les gens voient dans mes prises de position une vision que n'ont pas beaucoup d'autres et qui dépasse très nettement la perception que peuvent avoir certains historiques dans le football. Je suis très satisfait de la relation que j'ai avec les supporters que je vois ou que je rencontre sur les réseaux sociaux. Après, il y a aussi une frange très minimaliste de gens qui s'énervent quelquefois.





      Pour quelle raison selon vous ?



      Soit ils n'ont pas compris ce que je voulais dire, soit ils sont orientés par les médias qui jouent un rôle pernicieux dans ma relation aux supporters lorsqu'ils déforment mes propos ou que ceux-ci sont occultés...




      Cela ne peut pas être dû qu'aux médias...



      On est dans un monde de médias. Et c'est pour ça que j'ai choisi Twitter pour m'exprimer. Personne ne m'empêchera de m'exprimer, avec le juste ton, sur Twitter. [...] Sur ce réseau, on peut toutefois tomber sur des supporters d'autres clubs qui se font passer pour des supporters lyonnais. Ceci étant, dans toute population, il y a aussi une évolution. Et on a dans toute population, y compris à Lyon, des supporters plus jeunes qui n'ont pas le recul et qui réagissent plus directement par rapport à des situations. Mais je ne leur en veux pas. C'est la vie qui est comme ça. Dans tous les horizons, vous avez un certain nombre de personnes qui ne comprennent pas les gens qui avancent, qui innovent et qui se remettent en question. Après, le mode d'expression de ce que j'exprime ne me satisfait pas. Car il y a une censure sur certains propos que je peux exprimer, ou ils sont déformés. Après, j'ai beau démentir, ça reste...






      Pour vous, Twitter représente-t-il donc la meilleure manière d'assurer votre communication ?



      Twitter, c'est ma parole. Évidemment, je ne peux pas faire de longues phrases. Pourtant, je pourrais car j'arrive à manier plutôt bien le verbe. Mais c'est extrêmement réduit. Sauf que de l'autre côté, on me censure... Donc il reste Twitter avec ses insuffisances, dont celle qui ne permet pas de faire de longues phrases. Je reconnais que c'est un peu lapidaire et je m'en excuse auprès de ceux qui me suivent. Et cela permet tellement à ceux qui ont un a priori défavorable sur moi de pouvoir dire que je suis dans le faux ou que je ne m'exprime pas très bien. Mais si vous faites un sondage auprès des gens qui aiment le football pour savoir qui est le meilleur président de France, je n'ai aucun doute sur son résultat...




      Le côté réducteur de Twitter peut-il contribuer à des perceptions différentes de votre communication ?



      En partie, oui. Comme je l'ai dit, c'est lapidaire. Twitter permet d'être juste et précis par rapport à des choses qui sont erronées. Mais à l'inverse, la forme est un inconvénient. La forme d'expression peut irriter, c'est clair. Twitter, c'est aussi une zone de non-droit. Donc on peut intervenir avec des idées saines et des valeurs, comme j'essaye de le faire. Mais on peut être contesté aussi car c'est un état de non-droit. Quand on est un peu rodé à cela, on essaye de ne pas retenir les avis les plus tranchés et négatifs car il y a beaucoup d'inepties qui sont dites. Mais ça permet aussi de toucher une large audience lorsqu'on a plus de 500 000 « followers



      Cela permet-il aussi de mesurer de quelle manière votre communication et votre stratégie sont perçues ?



      Bien sûr, j'analyse. Même si tout ce qu'y est insulte ou non explicatif, je n'en tiens pas compte. Après, il faut savoir dire qu'il y a peut-être, dans certains cas, entre 1 et 5 % de gens qui réagissent plus par automatisme. Mais je suis le premier à aller à la rencontre des groupes de supporters, à échanger avec eux par des lettres et il se dit beaucoup de choses très positives. À partir de là, il faut savoir utiliser Twitter pour 85 ou 95 % des avis et essayer de tirer des synthèses où ce n'est pas la minorité qui doit définir ce que doit faire la gouvernance d'un club.


      l

      Pour défendre votre institution ou vos idées, vous pouvez aussi vous montrer offensif, même envers vos propres supporters. Mesurez-vous que cela peut aussi engendrer des réactions de leur part ?



      Je le mesure et j'en tiens compte. L'année dernière, on a eu un mouvement sur les réseaux sociaux qui était orienté contre Bruno Genesio (alors entraîneur) et j'ai géré toute la saison pour sa protection. Et plutôt que de lui proposer de poursuivre (à l'intersaison), on a décidé de changer, sans en être convaincus profondément. Les supporters voulaient que Juninho revienne et après trois années d'efforts, il est arrivé et on lui a donné le pouvoir (en tant que directeur sportif). Globalement, on a toujours écouté les supporters. Il y a eu des tracts, on les a laissés et on y a répondu. On a même corrigé un certain nombre de choses. Mais on l'a surtout fait dans l'intérêt de l'institution.





      Jean-Michel Aulas est allé dans le sens du souhait de ses supporters en nommant Juninho comme directeur sportif à l'intersaison. (A.Martin/L'Équipe)




      Sur les réseaux sociaux, un certain nombre de vos supporters vous reprochent d'évoquer plus facilement la bonne santé économique de votre club plutôt que des résultats sportifs moins réguliers...


      La crise qu'on connaît aujourd'hui, elle apporte une réponse à ça. Les clubs qui n'ont pas de fonds propres ou qui ont vécu au-dessus de leurs moyens, est-ce qu'ils vont se sortir de cette crise ? Comme le dit l'homme d'affaires américain Warren Buffet, c'est quand la mer se retire qu'on voit que certains baigneurs sont nus. On risque de voir qu'un certain nombre de clubs ne sont pas aussi sereins sur le plan économique et donc sportif qu'on l'imagine. Après, Twitter permet de mesurer et de corriger. Donc on parle beaucoup moins d'économie, depuis quelque temps, pour l'OL. Mais j'essaye d'avoir une ligne directrice qui assure aux enfants de nos supporters un club performant sur le plan national mais aussi européen.



      Vous renvoyez parfois l'impression d'être volontairement provocateur dans votre communication pour concentrer la critique sur vous et en protéger vos entraîneurs ou joueurs...


      Ce qui est sûr, c'est que je souhaite protéger les entraîneurs et les joueurs. Je n'ai pas trouvé d'autres solutions que de leur faire confiance pour avoir des résultats. Si on ne le fait pas, on peut tout perdre. Je note d'ailleurs qu'il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs ou joueurs qui m'ont critiqué sur le management... Après, dire que je provoque pour concentrer la critique sur ma personne, je ne suis pas sûr que cela soit aussi systématique que cela. Je protège et, pour protéger, il faut quelques fois se mettre en avant. Et vu que j'ai le cuir épais, je résiste peut-être mieux que si c'était un entraîneur ou un joueur. »

      publié le 23 mars 2020 à 11h10mis à jour le 23 mars 2020 à 14h17

      L'Equipe

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      • Lyon



        avant-première abonnés



        Jean-Michel Aulas (OL) considère que Tony Parker pourrait lui succéder à la présidence, dans quelques années





        Depuis près de dix mois, Jean-Michel Aulas et Tony Parker ont uni leurs efforts entrepreneuriaux autour de l'OL et de l'Asvel. À tel point que le premier songe ouvertement au second pour lui succéder dans quelques années à la tête de l'OL. Lequel n'est pas insensible au projet.



        Jean-Michel Aulas et Tony Parker, le 23 juin 2019. (A. Martin/L'Équipe)


        David Loriotmis à jour le 4 avril 2020 à 22h04


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        Ce n'est encore qu'une idée, mais elle pourrait bien vite se muer en véritable croyance. À 71 ans, Jean-Michel Aulas, emblématique président de l'Olympique Lyonnais depuis trente-trois ans, est dans le jour d'après, le prochain chapitre, celui où il n'aura plus le dernier mot, au nom de l'institution. Il ne va pas partir demain, non. Mais la réflexion est ouverte désormais, et depuis un petit moment déjà.

        « Ce n'est pas une obsession, mais c'est une volonté ferme », avoue-t-il, au sujet d'une succession à la tête de l'OL, qu'il pèse au centigramme près et qu'il échafaude dans les moindres détails. La fonction est lourde, le costume prestigieux. À son départ, la vacance sera immense. Aulas veut donc de l'épaisseur, de la dimension, un homme qui remplisse tous les vides. Et Tony Parker (37 ans) pourrait bien être celui-là.



        Il y a un mois, le président lyonnais avait déjà laissé tomber quelques adjectifs laudatifs sur le chemin du quadruple champion NBA et président de l'Asvel, admettant, en toute transparence, que TP « cochait à peu près toutes les cases ». Ce n'est certainement pas pour se dédire aujourd'hui, bien au contraire. Depuis près de dix mois, les deux acteurs majeurs du sport lyonnais ont uni leurs efforts entrepreneuriaux dans une vision commune du sport business de demain.

        « Depuis le début, il y a des atomes crochus qui font qu'on a envie de se découvrir et de travailler ensemble »

        Jean-Michel Aulas, président de l'OL



        OL Groupe est entré au capital de l'Asvel (dont il détient aujourd'hui 31,6 % des parts), mais s'est aussi engagé conséquemment en tant que partenaire des deux équipes de basket, masculine et féminine. Dans l'autre sens, Tony Parker, devenu ambassadeur de l'OL à l'international, a participé activement au rachat du Reign FC (devenu OL Reign) en décembre dernier, dont il a acquis 3 % du capital, et il sera officiellement membre du conseil d'administration de l'OL lors de la prochaine assemblée générale du club.




        À l'heure d'évoquer la suite, la piste est sérieuse. Car l'union Aulas-Parker ne tombe pas du ciel. La genèse remonte à douze ans, durant l'Euro de foot 2008 en Suisse, quand Aulas emmenait en avion le couple Parker-Longoria sur les matches de l'équipe de France. « Il y a un personnage au milieu, qui est Thierry Henry, qui a permis de nous rencontrer, se souvient Aulas. J'ai senti dans cet immense sportif un homme d'une sensibilité très grande et avec une histoire un peu comme la mienne, lui dans le sport, moi dans la partie business. L'étincelle, c'est la personnalité et un parcours qui mérite le respect. Ce n'est pas une rencontre par hasard. Depuis le début, il y a des atomes crochus qui font qu'on a envie de se découvrir et de travailler ensemble. »



        « On ressent les choses de la même façon : même mentalité, même motivation pour faire bouger les lignes »

        Tony Parker





        Une vision commune, une concorde dans le business, que Tony Parker a, lui aussi, très vite cernée. « On ressent les choses de la même façon : même mentalité, même motivation pour faire bouger les lignes. Sur ça, on se ressemble énormément. On n'est pas de la même génération, ça peut paraître assez incroyable, mais c'est comme ça. Des fois, ça clique, des fois, ça ne clique pas. Avec Jean-Michel, ça se fait au feeling, naturellement », expose le champion d'Europe 2013.

        Durant plus de dix ans, comme des aimants, les deux hommes vont se tourner autour, sans jamais brusquer les choses. « Assez bizarrement, on était chacun dans notre destinée, avec la certitude que ça allait se faire, sans se précipiter pour que ça ne soit pas le mauvais moment. Il y a toujours eu cette appétence à vouloir se compléter », raconte Aulas. Ces derniers mois, les choses se sont donc accélérées. « Les éléments du puzzle se sont mis en place », confie le patron de l'OL.




        À tel point que l'association de neuf mois pourrait bien se transformer, dans quelques années, en succession. Car s'il n'est pas incongru d'évoquer le nom et la dimension mondiale de Tony Parker pour prendre la tête des affaires d'un OL tourné vers l'international dans le futur, TP apparaît même, à ce jour en tout cas, comme la personne idoine aux yeux du président. « Il a ce côté un peu mystique de la réussite dans le sport et de la réussite dans l'entrepreneuriat et il n'y en a pas beaucoup », confesse Aulas, qui n'hésite pas à développer sa pensée.

        « Indépendamment de l'envie que pourrait avoir Tony, de l'envie que pourraient avoir les autres actionnaires, c'est vrai qu'il a le profil pour s'occuper d'un groupe de sport professionnel mondial, avec toutes les composantes économiques et de communication qui y sont associées. On le voit bien quand on va aux États-Unis pour racheter le Reign FC, que je débarque avec Tony à Seattle : les Américains s'enflamment ! Quand je parle aux Chinois de ce que l'on pourra faire avec Tony dans le futur en Chine, les Chinois s'enflamment ! Je me dis que les cases, elles peuvent coller. »





        Et JMA de poursuivre : « J'ai vraiment le sentiment qu'il a les caractéristiques. En plus des qualités professionnelles et humaines, j'ai une grande affection pour lui et tout ce qu'il représente. Si le jour où je souhaite passer la main, ça peut se faire avec une forme de transmission professionnelle, mais aussi affective, ça peut être top. C'est un élément dans la réflexion qui n'est pas anodin. Je le dis par transparence et parce que ça me paraît évident, je ne le dis pas parce que j'ai une idée derrière la tête et que j'en ai parlé avec Tony. Il n'y a aucune décision de prise, ni de son côté, ni du mien, ni du côté de nos actionnaires. »



        « Ce qui est raisonnable, c'est d'imaginer qu'à l'orée de mes 75 ans, si on avait un président opérationnel, ce serait bien »

        Jean-Michel Aulas





        Évidemment, depuis San Antonio où il est confiné avec sa famille, « TP » a eu vent de tout cela. Le jeune businessman de 37 ans est honoré mais prudent : « Je suis très touché par les propos de Jean-Michel. C'est un honneur de savoir qu'il pense à moi, qu'il me voit avec les qualités pour un poste comme celui-là. Mais j'ai encore beaucoup, beaucoup de choses à apprendre. Ce n'est pas du tout d'actualité. Pour l'instant, je suis président de l'Asvel, je suis content de la position où je suis, et j'ai envie de grandir avec Jean-Michel, de continuer d'apprendre de lui. C'est quand même un poste très, très costaud. Après on verra dans quatre, cinq ans », reconnaît l'ancien meneur de jeu.




        Justement, les timings semblent s'aligner. « On n'est pas divergent », sourit le président lyonnais, qui a affiné son calendrier personnel. « Ce qui est raisonnable, c'est d'imaginer qu'à l'orée de mes 75 ans, si on avait un président opérationnel, ce serait bien. Il y a aussi un autre paramètre : l'objectif est de gagner une Coupe d'Europe chez les garçons. Si on arrivait à faire coïncider le fait de gagner sur le plan européen avec les garçons et le fait que je puisse derrière tirer ma révérence, ce serait une belle histoire. Mais la logique c'est d'aller à peu près jusqu'à 75 ans », confirme le totem de l'OL.




        Parker sera alors mûr pour la haute fonction ? « Pourquoi pas. Pourquoi pas... », lâche la star du basket français, homme de challenge, forcément titillé. « Je n'en ai jamais parlé avec Jean-Michel. Mais c'est vrai que si un jour il me voit comme cela et qu'il me le demande, je pense que c'est un poste qui ne peut pas se refuser. » La voie est débroussaillée, la piste avancée. Parker est donc en pole. Aujourd'hui, du moins. « Il ne faut pas raisonner comme ça. C'est au moment donné. Il faut être the right man at the right time (la bonne personne au bon moment) », tempère le président de l'OL. Mais l'idée est bien née : « C'est vrai qu'aujourd'hui, dans un monde parfait, on ne peut pas ne pas l'imaginer comme ça », glisse-t-il pour terminer.



        publié le 4 avril 2020 à 21h00mis à jour le 4 avril 2020 à 22h04

        l'Equipe

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        • Transferts,


          OL


          issu du journal


          Transferts : Lyon reste sous la menace des grands clubs européens sur les dossiers Dembélé et Aouar




          Malgré les perturbations liées à la pandémie de coronavirus, l'OL devrait être attaqué par des grands clubs européens pour ses joueurs Moussa Dembélé et Houssem Aouar.






          Houssem Aouar célèbre son ouverture du score contre Angers (6-0), le 16 août 2019. (J. Prévost/L'Équipe)
          Bilel Ghazimis à jour le 6 avril 2020 à 02h27
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          Quelle que soit l'issue de cette saison, le prochain mercato s'annonce agité pour l'Olympique Lyonnais, qui s'attend à quelques offensives sur plusieurs de ses joueurs majeurs. Déjà sollicité cet hiver, son buteur Moussa Dembélé (23 ans, 22 réalisations toutes compétitions confondues cette saison) devrait disposer d'un bon de sortie cet été. Dans le viseur de grands clubs anglais (Chelsea, Manchester United), l'international Espoirs (sous contrat jusqu'en juin 2023) devrait être à l'abri des potentielles conséquences économiques d'une saison perturbée par la pandémie de coronavirus.




          Si, dans l'idéal, les dirigeants rhodaniens souhaiteraient ne pas se séparer d'un autre élément majeur, ils sont conscients qu'il pourrait leur être difficile de retenir également Houssem Aouar (21 ans, sous contrat jusqu'en juin 2023). L'été dernier, le milieu polyvalent avait déjà engagé une réflexion sur son avenir. Mais après concertation avec son entourage, le natif de Lyon avait décidé d'accomplir une saison supplémentaire avec son club formateur pour parfaire sa progression. Avec, en arrière-pensée, la volonté de découvrir les Bleus en vue de l'Euro 2020 et l'idée d'un envol dans la foulée.




          Même avec le report du Championnat d'Europe à l'été 2021, l'international Espoirs devrait conserver ses envies d'ailleurs au terme de la saison actuelle. Ces derniers mois, parmi les gros clubs européens à lui porter un intérêt, deux l'ont fait de manière plus concrète : la Juventus Turin et Manchester City. Pour les Citizens, courtisans de longue date, les interrogations portent toutefois sur leur exclusion des Coupes d'Europe pour deux saisons, prononcée mi-février par l'UEFA pour avoir enfreint les règles du fair-play financier. Une réduction de cette sanction, à l'issue de l'appel déposé devant le Tribunal arbitral du sport par le club anglais, et la perspective d'évoluer sous les ordres de Pep Guardiola pourraient toutefois séduire Aouar.



          Depay, l'enjeu de la prolongation





          L'OL pourrait également connaître un peu d'agitation autour de Memphis Depay (26 ans). Après sa grave blessure au genou gauche, mi-décembre, l'international néerlandais (51 sélections) s'est vu proposer une prolongation de contrat à laquelle il n'a toujours pas répondu. Et son bail actuel court jusqu'en juin 2021. Initialement déterminé à revenir avant la fin de la saison pour disputer l'Euro 2020, le capitaine lyonnais avait renvoyé l'impression de vouloir attendre cette compétition et les différentes perspectives qu'elle aurait pu lui offrir.

          Portés par l'envie de le conserver et de le prolonger, les dirigeants lyonnais étaient eux très réservés quant à la course contre-la-montre entamée par Depay dans sa rééducation, jugée risquée sur le plan physique. Dans ce dossier, avec le report du Championnat d'Europe, ils semblent avoir repris la main. À condition de le prolonger dans les prochaines semaines...



          publié le 6 avril 2020 à 00h00mis à jour le 6 avril 2020 à 02h27

          l'Equipe

          Commentaire



          • Le tacle du lundi – Ligue 1 : hélas, Aulas…



            CHRONIQUE. Alors que son club devrait être privé de Coupe d'Europe, le turbulent président de l'OL déploie des trésors d'imagination… et de mauvaise foi.





            Par Florent Barraco
            Publié le 04/05/2020 à 08:00 | Le Point.fr


            Jean-Michel Aulas, le 26 février 2020. © FRANCK FIFE
            On connaît le jugement de Victor Hugo : « Être contesté, c'est être constaté. » Jean-Michel Aulas l'applique avec force et obstination. Et depuis de nombreuses années. À l'occasion de la crise sans précédent qui touche le football mondial, le turbulent patron de l'Olympique lyonnais a fait parler de lui. Pas en bien. Alors que le Covid-19 a mis fin au Championnat de France, Aulas, dont le club ne verra pas la Coupe d'Europe pour la première fois depuis 1997 (sauf en cas de victoire en Coupe de la Ligue ou, comme l'a suggéré le président lui-même, en Ligue des Champions), a déployé des trésors d'imagination pour sauver son équipe tristement septième de Ligue 1 (après 28 journées).

            Dans un premier temps, le président de l'OL a milité pour une saison blanche – sans relégation ni champion –, mais avec les mêmes qualifiés en Ligue des champions. Heureux hasard, l'OL en faisait partie. L'idée a été écartée. Échec et mat pour Aulas ? Non, au contraire. Alors que les huiles de la Ligue cherchaient une solution, nouvelle pirouette : organiser des play-off. Selon nos confrères de L'Équipe, le principe était simple : les sept premiers (encore un heureux hasard) s'affrontent pour désigner le champion de France (Lyon était à 28 points du PSG…) et les places qualificatives en Coupe d'Europe. Caramba, encore raté ! La LFP a choisi un principe, certes discutable, mais qui a le mérite de proposer une solution qui respecte l'équité sportive. Mais voilà que Jean-Michel Aulas râle encore et toujours, et menace la LFP de poursuites judiciaires… Mauvaise foi ultime : il réclame que soit appliquée la même règle pour la D1 féminine. Triple heureux hasard : l'OL est en tête avec 3 points d'écart sur le PSG, mais un affrontement entre les deux équipes rivales devait avoir lieu.



            Une force devenue une faiblesse


            On aurait attendu du grand président d'un grand club – que lui et l'OL sont – qu'en cette période particulièrement difficile il fasse preuve d'un esprit magnanime et accepte la décision – certes douloureuse. Et qu'il en profite pour faire une introspection sur l'état de son club, ses récentes décisions, sa philosophie de jeu. Si l'OL doit tout à Jean-Michel Aulas – son statut, son palmarès, sa place dans le football français –, il lui doit aussi une partie de ses derniers échecs et son désamour grandissant. Avoir confié les clés du secteur sportif à Juninho et l'éphémère Sylvinho n'était pas l'idée du siècle. Les deux néophytes ont déconstruit tout ce qui faisait le charme de Lyon sous l'époque Génésio – qui se voit ainsi réhabilité, et c'est tant mieux. Le choix étonnant de Rudi Garcia, qui sortait de deux années moyennes avec l'OM, n'a pas réussi à réparer une saison mal engagée. Mis à part la victoire face à la Juventus, l'OL a déçu : une seule victoire sur le top 5 en Ligue 1… Pour un futur européen, ça fait tache.

            L'aléa sportif se gère, se comprend et se dompte. Le désamour, moins. Depuis une décennie, les sorties présidentielles mêlant arrogance contre l'adversaire, pleurnicherie contre les arbitres, colère contre les journalistes, provocations multiples contre l'OM ou Saint-Étienne ont terni l'image de Jean-Michel Aulas. Et plus grave, celle de l'OL. Ce nouvel épisode risque de dégrader durablement la figure de l'un des plus importants personnages du football français de ces vingt dernières années. Hélas, c'est ce qu'on appelle la maladresse des habiles. Il devrait quitter Victor Hugo pour Alfred de Musset. « À défaut du pardon, laisse venir l'oubli. »

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              Jean-Michel Aulas (OL) : « On est en train de se pendre »





              Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, pense que la décision d'arrêter la Ligue 1 était une erreur. Il est prêt à se battre pour pouvoir reprendre la saison en suivant l'exemple d'autres pays en Europe. Et est convaincu qu'un retournement de situation est encore possible.



              Jean-Michel Aulas, le président de Lyon. (A. Martin/L'Équipe)



              Hervé Penot mis à jour le 4 mai 2020 à 09h14



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              Dimanche soir, Jean-Michel Aulas (71 ans), le président de l'OL, n'a pas manqué une minute de l'intervention de Jérôme Salomon, le directeur national de la santé, sur le Covid-19. Rassuré de voir la situation sanitaire s'améliorer, il espère maintenant que la Ligue reviendra sur sa décision d'arrêter le Championnat, actée jeudi.

              Avant d'évoquer son nouveau combat, il a tenu d'abord à remettre des choses au point : « Je veux dire que nos pensées sont tournées vers le contexte sanitaire. À l'OL, nous sommes une entreprise avec 500 personnes et des proches, à qui on pense, ont été touchés par la maladie, certains même par des décès. Dire qu'on se bat seulement pour des millions, ça me choque. On est peut-être le premier club en France à avoir été sensibilisé via notre fondation. On a donné plus de 500 000 euros aux chercheurs, médecins, malades... On a fait une opération avec des centres de handicapés en finançant des tablettes récemment. On nous a habillés en quémandeurs d'argent, c'est profondément injuste. »

              Cette mise en perspective assénée, il revient sur cette période capitale à ses yeux. Et Aulas compte bien dès aujourd'hui fédérer autour de ses idées lors de l'assemblée générale extraordinaire de la Ligue.




              « Êtes-vous devenu sage comme le disait Noël Le Graët, samedi dernier ?



              Dès le lendemain de la décision de la Ligue, il m'a appelé, m'a parlé d'amitié et de relation franche. Mais il y a des choses qu'on aurait dû mieux faire, en se concertant... Noël est un ami. Je le soutiendrai mais il n'aurait pas dû faire une déclaration, le soir du conseil fédéral, le mercredi au Télégramme.



              Certains se trouvaient un peu piégés avant même les décisions de la Ligue. J'adhère pour l'essentiel à ce que Noël dit. Il veut, contrairement à la Ligue, aller au bout des finales (Coupe de France et de la Ligue) et je suis 100 % d'accord. Dans ma réflexion, je voudrais aussi qu'on puisse trouver un financement pour le foot amateur auprès de l'État. Car il y a des situations critiques.

              « Il y a eu d'abord une erreur politique »





              Comment avez-vous digéré les annonces de la LFP et cette 7e place qui vous prive de Coupe d'Europe via le Championnat ?



              Évidemment, l'OL n'avait pas fait une saison sportive exceptionnelle et je l'ai dit. À la 28e journée, nous sommes 7es, mais on est forts dans les sprints. Il y a donc un sentiment d'injustice de ne pas être européens. Il nous reste une finale de Coupe de la Ligue, nous avons fait une demi-finale de Coupe de France. Si on est autorisés, on a un 8e retour de C1 contre la Juventus (1-0, aller), un quart féminin contre le Bayern, un quart de Youth League aussi (Salzbourg).

              J'ai beaucoup consulté ces deux derniers jours des hommes politiques, des hommes du foot, de droit. Il y a eu d'abord une erreur politique. Pourquoi se précipiter pour dire qu'il est difficile de jouer avant août ? Alors qu'on ne sait pas si les autres pays vont avoir le même jugement... Il fallait faire un tour politique des quatre autres grandes Ligues. La France du sport, c'est comme la France des entreprises, elle est en compétition. On ne doit pas se précipiter en politique si on n'a pas la certitude que les autres ne font pas pareil.

              Ensuite, il y a une erreur démocratique. Il aurait été utile de consulter tous les clubs par une assemblée générale. La Ligue a cru devoir arrêter le Championnat alors qu'on pouvait attendre 15 jours, 3 semaines, jusqu'à début juin, pour savoir si les entraînements individuels et collectifs pouvaient reprendre. L'UEFA nous avait mis sur la voie avec les play-offs. On a pris une solution injuste et erronée juridiquement.




              Vous auriez aimé une autre consultation ?



              C'est une erreur de forme. En basket, en rugby, l'ensemble des clubs a été consulté. En arrêtant, on fait fi des 235 à 280 M€ de droits TV, on va beaucoup trop vite. Et on nous sort l'argument d'un prêt PGE (Prêt garanti par l'État) de 235 M€. Oui, bravo, mais c'est de la trésorerie, ça n'a rien à voir avec des recettes TV ou de sponsoring. La trésorerie permet seulement de survivre surtout à ceux en mauvaise santé... Et je suis certain que certaines sociétés de paris auraient été intéressées par des play-offs. On aurait trouvé à coup sûr des ressources utiles. On n'a donc pas pris les bonnes décisions


              .


              En prenant en compte le classement par quotient, l'OL de Rudi Garcia et Jean-Michel Aulas échoue à la 7e place de Ligue 1. (A. Martin/L'Équipe)




              Mais vos play-offs ont été moqués car ils privilégiaient l'OL...



              C'est vrai mais ce principe ne s'arrêtait pas à mon format, il y en avait un autre avec le PSG champion. Ce que je voulais, c'est que ça ne s'arrête pas. Car ça va coûter très cher à tout le monde y compris à la Ligue. Philippe Doucet (journaliste à Canal +) avait trouvé un très bon projet de play-offs que j'ai reçu, mais je ne sais pas si la Ligue l'a étudié. Tout était discutable. Voyez ce qui se passe en Italie, en Allemagne ou Espagne, aujourd'hui, avec la reprise des entraînements individualisés... On a tout accéléré et ça nous met dans une situation intenable.

              « Si nous avions été deuxièmes, on aurait essayé de trouver une solution par les play-offs pour être champions »





              Avez-vous acté quand même ces décisions de la LFP ?



              J'appelle à ce qu'on reprenne ces décisions lors de l'assemblée générale (ce lundi) ou celle du 23 mai. Je comprends les élus d'Amiens (19e) par exemple. Ou les dirigeants de Lille (4e) car l'équipe était plus proche que nous d'être en C1. C'est quoi le mérite sportif, comme disait l'UEFA (« le mérite sportif selon des principes objectifs, transparents et non discriminatoires ») ? L'OL a joué 44 matches depuis le début de saison, Nice qui pourrait être qualifié 32, dont 15 à domicile, nous 13.

              Il fallait consulter l'UEFA, la maison mère de la Fédération, écouter l'assemblée générale de la Ligue et ne pas pénaliser le PSG et l'OL car l'UEFA va finir ses compétitions. Et nous, on va se retrouver fin juillet contre le Bayern avec les filles en quart de la C1, alors que notre Championnat féminin a été arrêté et que le Bayern s'entraîne. Pareil pour Salzbourg en Youth League.




              Vous espérez un retournement de situation ?



              Bien sûr et il le faut !



              Mais si vous aviez été deuxièmes comme l'OM, vous n'auriez pas accepté cette situation ?



              Mais pas du tout ! C'est une honte ! Si nous avions été deuxièmes, on aurait essayé de trouver une solution par les play-offs pour être champions. Pour le quotient de la Fédération, d'ailleurs, on verra ce que dira le CNOSF. Il ne fallait pas arrêter le Championnat. Ça va engendrer des recours probablement très importants.

              « Comment la présidente (Nathalie Boy de la Tour) et le directeur général exécutif (Didier Quillot) peuvent laisser la situation perdurer ? »





              Quels recours envisagez-vous ?



              Pour le moment, j'appelle à la raison et à une concertation avec l'UEFA. Mais comment vont faire le PSG et l'OL pour jouer fin juillet, en cas de finale de la Coupe puis de Ligue des champions ? Il faut bien qu'on s'entraîne de nouveau. Cette situation est aberrante. Comment la présidente (de la LFP, Nathalie Boy de la Tour) et le directeur général exécutif (Didier Quillot) peuvent laisser cette situation perdurer ?


              Votre combat s'annonce difficile...



              Oui ce sera difficile mais j'ai eu des présidents de clubs étrangers, ils sont tous atterrés par la décision prise par la LFP. On s'est assis très rapidement sur 250 M€ en faisant croire que le prêt PGE allait compenser. Les 40 présidents de clubs (L1 et L2), probablement pas à l'unanimité, vont prendre conscience du déficit économique incroyable qui s'annonce. On est en train de casser le mérite sportif énoncé par l'UEFA et casser la filière économique du foot pro. Pourquoi les autres clubs européens se battent pour terminer leur saison et en ont eu l'autorisation ? On est en train de se pendre avec nos décisions.

              « Pourquoi en Italie et en Espagne, ça avance ? »





              Comment imaginez-vous votre finale de la Coupe de la Ligue ?



              Je n'en sais pas plus. J'ai simplement entendu l'autre jour au bureau de la Ligue qu'un président qui espère être qualifié par sa place en Championnat qu'il fallait l'annuler tout de suite... Je l'ai enregistré. Jouer à huis clos ? Si c'est en août, ce sera obligatoire. Pour nous, c'est vital d'être en Coupe d'Europe. Et on jouera cette chance à fond.


              Pensez-vous vraiment pouvoir encore reprendre ?



              J'y crois. Pourquoi en Italie et en Espagne, ça avance ? (le ministre des Sports italien a toutefois précisé dimanche qu'il n'était pas question pour le moment d'une reprise du championnat) Il y a des protocoles, on devait travailler dessus un peu plus. Il n'y a aucune raison légitime d'arrêter la saison, sauf peut-être dans les alcôves...


              Jean-Michel Aulas assure qu'il n'y a pas eu d'insultes entre lui et son homologue marseillais Jacques-Henri Eyraud. (F. Golési/L'Équipe)



              Entre vous et Jacques-Henri Eyraud (président de l'OM), ça s'est tendu...



              Il n'y a pas eu d'insultes au CA avec Eyraud comme l'a dit Raymond Domenech. Il (Eyraud) a fait un pamphlet dans le JDD gravissime qui fera l'objet d'une plainte en diffamation. Quand on attaque (dans cet article) ma dignité et mes qualités humaines, je réplique. Mais au-delà de ça, l'OM a fait une bonne saison. Parfois, quand on ne joue pas en Europe, on peut se consacrer au Championnat... Sinon, pourquoi j'en voudrais à l'OM sur cette décision d'arrêter le Championnat ? J'imagine que ce n'est pas l'OM qui a décidé ça.



              Comment allez-vous gérer les délicats sujets des salaires des joueurs qui pourraient être touchés ?




              Oui c'est un sujet délicat car il n'y avait pas unanimité au sein du groupe. On a trouvé des solutions différentes liées, par exemple, aux primes qui ne sont pas obligatoires. Mes joueurs ne sont pas satisfaits, ni le staff, par la décision de la Ligue. Les joueurs ont des primes, chez nous, sur des qualifications en Coupe d'Europe. Le fait d'être 7e sur tapis vert, ils préfèrent donc qu'on leur donne la possibilité de s'entraîner dès demain car on va jouer très rapidement la C1, logiquement le 8 août contre la Juve.

              Où aura lieu ce match ?
              Il n'est pas fixé encore mais logiquement c'est à Turin. Mais je ne sais pas si ce sera possible là-bas.

              Qu'avez-vous pensé de la sortie de Roxana Maracineanu, la ministre des sports, qui demandait aux clubs d'être plus prévoyants ?



              J'ai une grande admiration pour la ministre des Sports. C'est une nageuse et je sais combien c'est difficile de remporter des Championnats dans ce sport. Ce que la ministre a voulu dire - je ne vais pas l'appeler Roxana comme Jacques-Henri Eyraud car je ne suis pas assez proche d'elle pour pouvoir le faire -, c'est qu'elle était inquiète de la situation économique et ça se comprend. Nous, nous sommes en bonne santé. Quoi qu'il arrive, on saura rebondir et mener le projet que je défends jusqu'au bout. Nous ne sommes pas en péril, alors que si d'autres clubs n'étaient pas qualifiés (pour l'Europe) sur tapis vert, ce serait compliqué pour eux. »

              l'Equipe

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              • Les 30 qui ont fait le confinement



                issu du journal


                Les 30 qui ont fait le confinement - Noël Le Graët et Jean-Michel Aulas (n°2-3) : les anciens pèsent




                Le président de la FFF et celui de l'OL se sont gentiment accrochés par déclarations interposées. Mais la pandémie a rappelé qu'ils restent les patrons du football français.



                Noël Le Graët en compagnie de Jean-Michel Aulas (à droite). (B. Le Bars/L'Équipe)


                Régis Dupont 08 mai 2020 à 00h25
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                Ils font tous deux partie du paysage depuis plusieurs décennies et la crise récente a rappelé qu'ils occupaient encore bien l'espace. On pourrait presque imaginer un jeu d'acteurs bien rodé tant chacun reste dans son rôle. D'un côté Jean-Michel Aulas, 71 ans, président très « pro-actif » de l'Olympique Lyonnais, premier dirigeant français à avoir envisagé une saison blanche, puis à avoir proposé la mise en place de play-offs, et enfin à militer pour qu'on ne décide pas trop tôt de stopper l'exercice en cours.

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                De l'autre Noël Le Graët, 78 ans, président de la FFF, à ce titre garant de l'équité des compétitions. Une fonction qu'il aurait outrepassée en décrétant, dans la foulée des annonces gouvernementales, le 28 avril, une fin de saison des Championnats : « C'est terminé pour la Ligue 1 et la Ligue 2. »



                La décision sera entérinée le surlendemain par le conseil d'administration de la Ligue, confirmant par ricochet la prééminence de « NLG » sur le foot français, dans une période où il affiche son scepticisme par rapport à la gouvernance de la LFP : « Il faut remettre un peu d'ordre, avait-il tonné mi-avril. C'est compliqué d'avoir trop de gens qui s'expriment de façon différente sur les mêmes sujets. Il y a besoin d'une cohérence. On en manque. [...] La Ligue doit être forte. Elle se fragilise toute seule, tout le temps. »

                « Je n'ai pas de souci, à titre personnel, avec Jean-Michel »

                Noël Le Graët



                La réplique viendra donc de son « allié » Jean-Michel Aulas, membre du comité exécutif de la FFF. « Nous n'en resterons pas là », lance le Lyonnais à l'annonce des décisions de la Ligue, reprochant à Le Graët d'avoir annoncé l'arrêt des compétitions avant l'heure.

                « Je n'ai pas de souci, à titre personnel, avec Jean-Michel, avait tempéré le Breton. Il est déçu. On peut comprendre sa réaction. Laissons le temps au temps. J'aime bien les gens qui défendent leur club. Mais après, il faut rentrer dans la stratégie globale. Je sais qu'il (Aulas) deviendra sage assez rapidement. »

                « Noël est un ami. Je le soutiendrai mais il n'aurait pas dû faire une déclaration, le soir du conseil fédéral »

                Jean-Michel Aulas



                Une passe d'armes conclue le lendemain par le patron de l'OL : « J'adhère pour l'essentiel à ce que Noël dit. Dès le lendemain de la décision de la Ligue, il m'a appelé, m'a parlé d'amitié et de relation franche. Mais il y a des choses qu'on aurait dû mieux faire, en se concertant... Noël est un ami. Je le soutiendrai, mais il n'aurait pas dû faire une déclaration, le soir du conseil fédéral, le mercredi, auTélégramme. »



                Fin provisoire de la partie. À l'arrivée, chacun est resté dans sa filière. L'un incarne la sagesse, l'autre le volontarisme. Et à l'heure où des Championnats majeurs poussent à la reprise prochaine des compétitions (seule l'Allemagne a officialisé sa reprise), il serait malvenu de désigner déjà un vainqueur. Mais émerge le constat que, plus encore qu'hier, dans le foot français il y a ces deux-là devant et tous les autres derrière.

                L'Equipe

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                • Lyon


                  exclusivité abonnés



                  La perte d'influence de Jean-Michel Aulas dans les instances du foot français




                  Dans les instances, le patron de l'OL est de plus en plus isolé. La crise du coronavirus n'a pas fait remonter sa cote chez ses collègues présidents.



                  Jean-Michel aurait-il perdu de son influence ?

                  (A. Réau/L'Équipe)


                  Arnaud Hermant mis à jour le 11 mai 2020 à 10h04



                  Cette anecdote résume à elle seule la baisse d'influence de Jean-Michel Aulas dans les instances du football français. Le 30 avril, le président de l'OL était invité au bureau de la Ligue en tant que président du collège de L1. S'il n'y a pas de droit de vote, il peut faire entendre sa voix. Ce jour-là, le bureau a voté par douze voix de recommander l'arrêt des Championnats, et notamment de la L1, à la 28e journée avec un coefficient de performance. Il y avait deux autres possibilités : le boucler à la 19e journée, une option qui a obtenu deux voix et une abstention, et enfin à la 27e. Cette dernière, favorable à JMA puisque permettant à Lyon de finir cinquième de L1 (contre 7e à la 28e), n'a recueilli aucun suffrage.



                  « Sa non-présence dans les trois groupes de travail (calendrier, financier et dialogue social) pendant cette crise du coronavirus (*) valide cette tendance, analyse un président de L1. De même que son absence de la délégation qui a négocié avec les diffuseurs télé. » Sur ce point, il semble qu'il ait payé ses mauvaises relations depuis plusieurs années avec Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG et de beIN sports.



                  « En plus de perdre du pouvoir, il se décrédibilise et s'est mis en porte-à-faux avec la Fédération, la Ligue et les autres clubs »

                  Un président de club




                  « Il demeure le plus grand président des trente-cinq dernières années, il connaît tous ses dossiers et l'OL est un grand club, enchaîne un autre dirigeant. Mais pendant cette période, il a changé trop souvent d'avis : un coup, il a parlé de saison blanche, un autre, de coefficient UEFA pour attribuer les places européennes avant de s'associer au projet Rivère (le président de Nice, fin de saison à l'automne et début de la prochaine début 2021) puis de plaider pour des play-offs. Et maintenant il signe la pétition d'Amiens pour une L1 à 22 clubs... Il n'a défendu que des options vouées à l'échec. Ça ne lui ressemble pas, mais c'est un peu à l'image de la saison de son club. »





                  Aujourd'hui, ses collègues lui reprochent surtout de continuer à s'opposer à l'arrêt du Championnat alors même que c'est une décision du gouvernement votée à l'unanimité par le conseil d'administration de la L1. « En plus de perdre du pouvoir, il se décrédibilise et s'est mis en porte-à-faux avec la Fédération, la Ligue et les autres clubs », tacle un patron de club.




                  Il ne siège plus dans les deux organes décisionnaires du foot pro




                  Si Aulas a perdu de l'influence, c'est aussi parce qu'il ne siège plus dans les deux organes décisionnaires du football professionnel : le bureau et le conseil d'administration de la Ligue. Et cela, il l'a choisi. Élu sur la liste de Noël Le Graët à l'élection de la présidence de la FFF, il a dû lâcher ses prérogatives à la Ligue. « Il s'imaginait succéder à Le Graët, pense un président. Quand il s'est aperçu que ce ne serait pas le cas, il a opéré un retour vers les clubs professionnels. À la Ligue, toutes les places étant prises, il a été élu président du collège de L1 en 2019. »

                  Ses collègues de L1 sont de plus en plus nombreux, comme Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM, à penser qu'il ne peut pas rester à ce poste. « Jean-Michel Aulas est une figure du football français, mais il ne peut pas s'exprimer au nom de l'ensemble des clubs de L1 », a confié, dimanche, lors d'un point presse organisé par le syndicat Première Ligue, Loïc Féry, président de Lorient promu en L1. Un collège de Ligue 1 doit se tenir cette semaine. Il pourrait être animé.




                  (*) Vincent Ponsot, le DG adjoint de l'OL, a siégé aux commissions calendrier et dialogue social.



                  publié le 11 mai 2020 à 00h20mis à jour le 11 mai 2020 à 10h0

                  l'Equipe

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                  • Ligue 1 : Ceferin (UEFA) a adressé un courrier à Aulas


                    Publié le

                    19 mai 2020
                    Par

                    Gwendal Chabas
                    Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, avait qualifié de « prématuré » l’arrêt de la Ligue 1. Dans un courrier adressé à Jean-Michel Aulas que s’est procuré Le Parisien, le dirigeant slovène confirme que le championnat pouvait se poursuivre après le 3 août.




                    Jeudi, le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin a jugé « prématurée » la décision de la Ligue de football professionnel de mettre un terme à la saison 2019 – 2020 (lire ici). Le même jour, il a envoyé un courrier à Jean-Michel Aulas. Un texte que s’est procuré Le Parisien. Dans celui-ci, le dirigeant slovène confirme que le championnat pouvait continuer après le 3 août. Une affirmation contraire aux informations annoncées par les instances françaises depuis le début de la crise.



                    Le patron de la Confédération européenne a répété les conseils donnés par l’institution. « Quant à savoir si l’UEFA a effectivement donné à ses associations membres un délai au 3 août pour terminer leurs championnats nationaux, la clarification suivante devrait répondre à votre question. Les dates du 20 juillet (pour les associations nationales classées 16 à 55) et du 3 août (pour celles classées 1 à 15, qui comprend la France) ont été mentionnées dans les présentations faites lors des réunions avec secrétaires et présidents des 55 associations membres de l’UEFA le 21 avril et lors des réunions entre l’UEFA, les groupes de travail ECA (Association des clubs européens) et EL (Union des Ligues européennes), a-t-il expliqué. Cependant, nous avons toujours mentionné lors de ces réunions que ces dates ne sont que des recommandations, formulées à titre provisoire et non pas officiel. J’espère que ces explications apporteront des réponses suffisantes à vos questions. »


                    Il était possible de modifier le format de la Ligue 1


                    Ceferin poursuit en indiquant qu’il était possible pour les championnats d’adapter leur format afin de terminer la compétition. « Au cours d’une vidéoconférence le 23 avril, le Comité exécutif de l’UEFA a souligné à l’unanimité que la santé des joueurs, des spectateurs et de tous les acteurs du football ainsi que du public au sens large doit rester la principale préoccupation à l’heure actuelle, a-t-il insisté. […] Ces lignes directrices, envoyées dans la lettre circulaire 24/2020, précisent ce qui suit : […] la recommandation de l’UEFA était donc clairement d’encourager les associations et les ligues nationales à faire de leur mieux pour terminer les championnats nationaux en cours, soit dans le format d’origine, soit dans un format adapté, si nécessaire. Le but était de tout faire pour protéger l’intégrité des compétitions et garantir l’application du principe du mérite sportif. »

                    Le 5 mai dernier, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, s’était expliquée sur la chaîne L’Equipe. « C’est la proposition que j’avais sur mon bureau : une saison qui devait se finir au 3 août à cause des dates imposées par l’UEFA », a-t-elle détaillé. Une information en partie erronée si l’on en croit ce courrier du président de l’instance européenne.

                    Lyon Capitale

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                    • OL


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                      Baisse des salaires à l'OL : au cas par cash



                      Sans trouver d'accord collectif sur la réduction des salaires, les dirigeants lyonnais ont négocié des solutions individuelles avec les joueurs.




                      Hervé Penot 22 mai 2020 à 00h00


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                      C'est un accord collectif d'entreprise espéré qui ne s'est pas concrétisé... À l'OL, alors que les employés sont passés au chômage partiel (comme les joueurs, jusqu'à lundi prochain, avant d'être mis en congés payés jusqu'au 8 juin, date de la reprise[*]), que Juninho et Rudi Garcia, les têtes de pont du projet sportif, ont montré l'exemple, Jean-Michel Aulas n'a pas réussi à fédérer autour d'une baisse globale des salaires auprès de son effectif. Le président a pourtant très tôt pris les devants en envoyant une lettre pour expliquer aux joueurs la nécessité de réduire leurs émoluments en vertu de la « solidarité » et de leur « sens des responsabilités ».

                      (*) Ils auront aussi une semaine de CP en juillet.

                      L'idée était un dégrèvement sur les paies d'avril, de mai et juin à hauteur de pourcentages allant de 25 à 75 % suivant les individus. Pas simple évidemment de faire avaler de telles mesures, d'autant qu'un élément important entrait en ligne de compte : les primes perçues à l'OL dépendent uniquement d'une place en... C1.

                      « Quand le président évoque sans cesse l'argent que gagne l'OL, c'est que les caisses sont pleines, non ? »

                      Un proche du dossier



                      La Ligue des champions oubliée, à moins d'une victoire finale si la compétition reprend, les acteurs, même s'ils sont les principaux responsables de leurs échecs en Ligue 1 (7es), ne pouvaient espérer un supplément au terme de cette saison. Et comment imposer l'idée d'une baisse allant jusqu'à 75 % pour certains ?



                      La démarche a surpris. « Quand le président évoque sans cesse l'argent que gagne l'OL, c'est que les caisses sont pleines, non ? Pourquoi les joueurs devraient en pâtir ? » glisse un proche du dossier comme un résumé des idées qui ont essaimé en interne.



                      Un accord avec les féminines




                      Des Lyonnais avaient évoqué, très tôt, l'idée de reverser des sommes aux employés, aux administratifs. Mais pas question de réduire drastiquement celles qui étaient déjà impactées par leur mise au chômage partiel. Les efforts réclamés en avril, mai et juin n'ont pas abouti de manière collective lors de ces premières négociations et l'OL a dû se résoudre à bosser au cas par cas, ce qui a finalement plutôt bien fonctionné.

                      De nombreux joueurs ont ainsi accepté de raboter leurs revenus mais dans des proportions plus limitées que voulues par les dirigeants. On tournerait plutôt autour de 15 % que des 25 % minimum espérés. Certains ont aussi consenti à s'asseoir sur des bonus. D'autres, moins nombreux toutefois, ont refusé toutes ces concessions.

                      La direction a eu plus de réussite avec l'OL féminin puisqu'un accord collectif a été trouvé, ce qui ne pouvait que réjouir Aulas. Le président a apprécié l'état d'esprit de ses championnes d'Europe en titre. Chez les hommes, l'équipe a un peu plus évolué en ordre dispersé, comme sur le terrain, en somme, cette année...


                      L'Equipe

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