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[OL] Articles de presse : Saison 2017/2018 (sans blabla)

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  • Olympique Lyonnais : Supériorité numérique, infériorité footballistique


    Publié le lundi 5 février 2018 à 00:29


    Lyon a totalement manqué d'imagination contre un bloc bas dans une seconde période disputée à onze contre dix.

    Hervé Penot

    MONACO - On le savait avant la rencontre : Lyon connaît souvent des difficultés contre les blocs bas, contre les équipes regroupées. Mais l'OL ne s'attendait pas à vivre ce type de problèmes sur les terres monégasques, contre un adversaire direct à une place
    en Ligue des champions. La configuration de la partie a pourtant changé bien des choses et mis en évidence ces faiblesses olympiennes récurrentes.

    La soirée d'hier n'a donc pas échappé à la règle, notamment au cours d'une seconde période invraisemblable dans son déroulement. Avec l'expulsion de Keita Baldé, en fin de première période, les blessures en série de pions majeurs (Falcao, Subasic, plus Sidibé, forfait, sans oublier l'absence de Lemar), l'ASM avait décidé, logiquement, de défendre près de sa ligne, de fermer les espaces et d'aspirer l'OL pour les piquer en contre, ce qu'ils ont réussi souvent par un Rony Lopes intenable et auteur du but décisif (3-2, 88e).

    1

    C'est la première fois que Lyon s'incline après avoir mené 2-0 lors d'un match en L1 depuis le 20 mai 2012 face à Nice (3-4).
    Les hommes de Bruno Genesio ont montré ce qui les éloignait encore aujourd'hui des meilleurs. En dépit d'une possession de balle hors norme (voir chiffres), d'une domination territoriale, ils n'ont jamais été capables de casser l'ordonnancement des locaux et ne se sont même quasiment pas créé une occasion en quarante-cinq minutes si l'on excepte des centres dans le paquet comme le symbole d'une imagination envolée. Pour preuve : la feuille de stats avec un seul tir cadré sur neuf tentatives, dont certaines parfois désespérées.

    De la passe à dix sans génie


    En dépit d'une doublette de milieux défensifs avec deux joueurs susceptibles de casser des lignes par la passe (Aouar) ou par la percussion (Ndombele), les créateurs lyonnais ont rebondi sur un bloc serré, compact. Le manque de vitesse dans les transmissions, de finesse, de travail sur les côtés et l'incapacité à étirer les lignes monégasques ont été au coeur des problèmes rencontrés par les Lyonnais. Devant une organisation parfaite, ils ont été totalement perdus, sans inspiration, ni imagination. Leur avantage numérique ne s'est jamais fait sentir tant l'ASM restait campée sur des principes parfaitement maîtrisés. À onze contre dix, même les joueurs de couloir (Traoré, Depay) n'ont jamais tenté de déborder et la timidité, la peur de prendre un contre semblaient gagner au fil des minutes les hommes de Genesio. Ils n'ont jamais été capables de créer des espaces. Il est rare de voir Fekir si peu influent, les latéraux, à l'image d'un Mendy souvent peu lisible dans ses déplacements, offrir aussi peu de solutions.

    1/10

    Lyon n'a gagné qu'un seul de ses dix derniers déplacements chez un champion en titre en Ligue 1 (3 nuls, 6 défaites), c'était le 19 avril 2013 à Montpellier (2-1).

    Lyon a semblé opposer un style proche du handball, parfois, d'une passe à dix sans génie, les joueurs voulant ensuite trop souvent passer dans l'axe ou à gauche en oubliant toute forme de mouvement collectif. Et de passage sur la droite. Dans l'embouteillage près de la surface, personne ne pouvait exister.

    Dans ces moments, aucun Lyonnais n'a pu prendre le match à son compte comme il est arrivé si souvent à Fekir de le faire dans un passé récent. C'est là que les garçons de ce calibre peuvent portent un groupe vers des sommets. Ce ne fut pas le cas à Monaco. Et Morel et Marcelo ont eux aussi coulé, comme si les anciens symbolisaient dans leur impact défaillant l'échec à Louis-II. Cette rencontre va servir aux Lyonnais pour prendre conscience du travail qu'il reste à accomplir sur le plan collectif. Et les défauts à gommer, en dépit du classement, pour espérer respirer à haute altitude.


    Les Lyonnais ont plutôt bien maîtrisé leur première période avec un bloc assez bas, voire médian, qui permettait à la lourde charnière Marcelo-Morel de plutôt bien gérer la profondeur. Les attaques étaient très également réparties (39 % à gauche, 39 % à droite, 22 % dans l'axe), faisant peser une menace variée sur la défense de l'ASM.


    En seconde période, contre des Monégasques réduits à dix, les Lyonnais ont remonté leur bloc face au recul de l'ASM. Ils se sont ainsi plus exposés dans le dos de leur défense centrale, Monaco se créant plusieurs situations de contre. Surtout, ils n'ont pas su être plus dangereux et se sont entêtés à attaquer à gauche (50 %).


    Les chiffres dégagent une nette impuissance lyonnaise à peser offensivement en seconde période, malgré la supériorité numérique. Les hommes de Bruno Genesio ont eu une large possession stérile et se sont montrés bien moins précis dans leurs tentatives.

    L'Equipe du jour..

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    • L'Olympique Lyonnais en équilibre instable


      Publié le mardi 6 février 2018 à 00:15 | Mis à jour le 06/02/2018 à 00:50


      En encaissant une défaite, la deuxième de suite, à Monaco (2-3), l'OL se trouve confronté à des soucis qu'il devra vite régler.


      Hervé Penot

      Et si Monaco devenait un marqueur de la saison lyonnaise ? La victoire au match aller (3-2, 13 octobre), décrochée au bout du temps additionnel par Nabil Fekir sur un coup franc d'orfèvre, avait radicalement changé la dynamique de l'OL. Elle avait éteint certains sifflets envers Bruno Genesio à un moment où l'équipe courait après des certitudes collectives, après son équilibre. La longue série d'invincibilité (7 succès, un nul toutes compétitions confondues) enclenchée ensuite symbolisait l'impact du coup de patte du capitaine.


      La claque en terre monégasque (2-3) pourrait-elle avoir des conséquences inverses et plonger l'OL dans des complications inattendues ? On ne peut être affirmatif, évidemment, mais après une gifle sévère à Bordeaux (1-3), il devient impératif pour les Lyonnais de placer la Coupe de France au coeur des priorités. Un échec à Montpellier, mercredi, après celui subi en Coupe de la Ligue dans ce stade de la Mosson (1-4, 8es de finale), entraînerait des remises en cause profonde.

      «Faire redescendre sur terre des joueurs qui ont cru que c'était gagné» Jean-Michel Aulas

      Pourrait-on alors parler de crise ? Dans un club comme Lyon, il n'est jamais anodin de perdre trois fois de suite, et cela y ressemblerait fort avant de recevoir Rennes, dimanche. Les attitudes ne trompaient d'ailleurs pas, sur la Côte d'Azur. Dans les couloirs de Louis-II, le mutisme des joueurs était très parlant. Il est rare de voir les Lyonnais quitter un stade les visages aussi fermés, visiblement conscients de la boulette et du joker perdu. La quatrième place actuelle, à trois points de Marseille et deux de l'ASM, ne fait guère les affaires des finances olympiennes, tant la Ligue des champions reste une nécessité.

      Jean-Michel Aulas s'est donc montré plus causant que ses ouailles. Et très cassant. Le président utilise souvent la presse pour envoyer indirectement des messages. Il n'a pas dérogé à ce principe. Il a protégé Bruno Genesio, en pointant d'abord les responsabilités de sa troupe. Il n'était pas question de mettre son entraîneur en première ligne, ce qui l'aurait fragilisé inutilement. « On s'est endormis en pensant que les choses allaient se faire dans les dernières minutes, comme d'habitude. On n'a pas perdu contre plus fort que nous. Il y a eu une sorte d'autosatisfaction, insistait Aulas. La responsabilité revient aux joueurs. On verra ce que dit le coach. C'est lui qui gère cette situation. »

      Bruno Genesio : «Une faute grave»

      Mais il a soufflé quelques conseils de président : « Il y a un travail mental à faire, notamment faire redescendre sur terre des joueurs qui ont cru que c'était gagné. On s'est fait avoir par plus malin que nous. Mais nous n'en sommes qu'à la 24e journée et on a un match à Marseille (le 18 mars). À nous de reprendre contre Rennes la marche en avant. C'est d'abord un coup d'arrêt sur une dynamique extrêmement positive. » Qui ne doit pas se prolonger à Montpellier, sous peine de voir le ciel s'assombrir dangereusement...

      l'Equipe

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      • Ligue 1 : les salaires des joueurs de l'OL dévoilés


        Par Justin Boche


        Publié le 06/02/2018 à 10:15

        Mariano Diaz et Memphis Depay sont les joueurs les mieux payés de l'OL avec des salaires bruts de 350 000 euros mensuels selon le journal L'Équipe.



        Le journal L'Équipe a dévoilé ce mardi le classement des salaires de joueurs de Ligue 1. Un classement évidemment dominé par le PSG et sa star Neymar aux émoluments qui atteignent 3,067 millions d'euros par mois. Du côté Lyonnais, les joueurs les mieux payés sont Mariano Diaz et Memphis Depay avec un salaire brut mensuel de 350 000 euros. Les deux attaquants lyonnais se classent au 18e rang de la ligue 1. Suivent derrière : Nabil Fekir et Bertrand Traore en 24e place avec un salaire brut de 300 000 euros. Plus embêtant pour les finances du club , Mapou Yanga-Mbiwa a lui aussi un salaire de 300 000 euros même s'il ne semble plus faire partie des plans de Bruno Genesio. Le salaire moyen des joueurs de l'OL est de 130 000 euros.


        Interviewé par le quotidien sportif, Jean-Michel Aulas a analysé la politique salariale de l'Olympique lyonnais. "On essaie d'avoir une cohérence entre des salaires à 350 000 euros pour des internationaux étrangers venus de grands clubs et d'autres qui émergent", a déclaré le président de l’OL.



        Côté entraîneurs, Bruno Genesio a la 9e rémunération de Ligue 1 avec un salaire de 100 000 euros. Le classement est dominé par Unai Emery (PSG) et ses 450 000 euros, Leonardo Jardim (Monaco) et ses 350 000 euros et Claudio Ranieri (Nantes) avec 340 000 euros.

        Lyon Capitale

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        • Coupe de France : pourquoi la charnière centrale de Lyon grince


          Publié le mardi 6 février 2018 à 18:30
          Les huit buts encaissés par l'OL lors de ses trois derniers matches ont mis en lumière la période difficile traversée par la charnière centrale lyonnaise.

          Nathan Gourdol

          En déplacement sur le terrain de Montpellier ce mercredi pour les 8es de finale de la Coupe de France, Lyon va défier ce qui constitue certainement la meilleure défense française actuelle. Un statut que l'OL ne peut pas du tout revendiquer en ce moment.

          Lors de son dernier voyage à La Mosson, Lyon en avait pris quatre – le 13 décembre en 8es de finale de la Coupe de la Ligue (4-1) - avec une équipe bis et une charnière constituée de Mapou Yanga-Mbiwa et Mouctar Diakhaby. Cette fois, les Lyonnais devraient aligner un onze plus sérieux, mais il n'est pas assuré que l'axe de la défense laisse transparaitre plus de sérénité. Les Lyonnais ont encaissé huit buts lors de trois dernières parties, avec pourtant tous leurs meilleurs éléments en défense : le duo Marcelo-Morel était aligné lors des deux derniers matches de Ligue 1 et la paire Marcelo-Diakhaby en Coupe de France contre Monaco.


          Une fébrilité et des erreurs grossières


          Lors des trois derniers matches, la défense de l'OL a affiché une grande fébrilité, avec des erreurs grossières, dont certaines se sont payées cash. Contre Monaco dimanche, Jérémy Morel a notamment manqué une relance toute simple, prenant un temps inconsidéré à gauche de la surface, ce qui a permis à Tielemans de venir le contrer (image ci-dessous). Falcao a été à deux doigts de sanctionner cette erreur flagrante.

          Rony Lopes n'a lui pas manqué sa cible pour punir l'OL suite à une boulette de Marcelo pour le troisième but de l'ASM. Le défenseur central brésilien a manqué un contrôle de la poitrine anodin (image 2) pour permettre à Lopes de jouer un une-deux à l'entrée de la surface avec Jovetic, qui a au passage effacé avec une facilité folle le marquage de Morel. Ces erreurs sont-elles la résultante d'un manque de confiance ? Peut-être. On remarque que la défense lyonnaise est plus fébrile quand l'attaque peine également, comme ce fut le cas en seconde période contre Monaco. On ne sait pas trop quel secteur tire l'autre vers le bas.

          Un manque de communication


          Deuxième carence de l'arrière-garde : le manque de communication. On peut le remarquer sur l'ouverture du score bordelaise il y a deux semaines. Marcelo ET Morel vont presser le même joueur, en l'occurrence Malcom sur un côté. Résultat : l'axe se retrouve dépeuplé, et Meïté pourra décaler sans difficulté De Préville de l'autre côté. Un simple échange aurait éviter à Morel de suivre Marcelo, pour le laisser seul aller sur le Brésilien et garder une présence supplémentaire dans l'axe.

          Un autre exemple, avec aucun joueur se décidant à aller sur le porteur cette fois, a été visible contre Monaco en Coupe de France (image ci-dessous). Alors que Falcao était parti seul depuis les 35 mètres, ni Marcelo ni Mouctar Diakhaby ne sont allés sur lui. Le Colombien a ainsi eu tout le loisir de frapper, de peu à côté.

          Des carences à la relance


          Outre les difficultés défensives, la charnière de l'OL déçoit toujours dans le domaine de la relance. Le taux de passes réussies des défenseurs lyonnais est plutôt bon, souvent aux alentours de 90%, mais les transmissions ne font jamais de différences : elles sont latérales ou vers Anthony Lopes. Dès qu'il s'agit d'allonger le jeu ou de casser les lignes, l'axe lyonnais doute. Marcelo n'a réussi que trois de ses sept passes longues tentées contre Monaco, seulement la moitié contre Bordeaux (2/4). Jérémy Morel ne s'en sort guère mieux, avec un 6/9 contre Monaco et un 5/8 contre Bordeaux, dès qu'il s'agit d'allonger le jeu. Ces ballons rendus trop facilement aux adversaires sont un problème.

          4

          Jérémy Morel a obtenu le note de 4 dans les colonnes de L'Equipe lors de trois des cinq derniers matches de Ligue 1.
          Il est évident de constater que l'énorme vide laissé par Samuel Umtiti n'a pas été comblé. Le recrutement à l'été 2016 d'Emanuel Mammana, à l'aise dans la relance, offrait des gages solides dans ce domaine. Mais Lyon s'en est séparé l'été dernier. L'OL doit désormais composer avec un axe central, un peu embêté quand il a le ballon, qui participe peu à la construction. Un vrai handicap quand, en plus, la confiance n'est pas là.

          l'Equipe

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          • Bruno Genesio n'éclaircit pas le mystère Pape Cheick Diop à Lyon


            Publié le vendredi 9 février 2018 à 13:35 | Mis à jour le 09/02/2018 à 14:29


            Interrogé vendredi sur la situation du milieu de terrain Pape Cheick Diop, qui n'a pas encore joué en Ligue 1 malgré un recrutement à grands frais l'été dernier, Bruno Genesio n'a pas donné d'indices sur une hausse possible de son temps de jeu.


            C'est l'un des mystères de la saison lyonnaise, à ce jour, et le seul doute entourant un recrutement estival remarquablement efficace, par ailleurs (Marcelo, Marçal, Mendy, Ndombele, Tete, Traoré, Mariano) : le joueur espagnol d'origine sénégalaise Pape Cheick Diop (20 ans), acheté dix millions d'euros plus les bonus au Celta Vigo, n'a toujours pas joué une seule minute en Ligue 1. Sa saison lyonnaise se résume à une heure de jeu difficile en Coupe de la Ligue, à Montpellier (1-4).

            «Darder et Mammana, on ne leur a pas rendu service»

            Alors qu'il lui était demandé si le joueur, débarrassé de plusieurs blessures qui l'ont freiné, pourrait prochainement gagner un peu de temps de jeu, Bruno Genesio s'est montré prudent, en conférence de presse, vendredi, à deux jours de Lyon-Rennes : «On verra. On a beaucoup de matches devant nous. Cela sera selon ce que je verrai à l'entraînement, mais aussi par rapport à la concurrence qui est forte à ce poste-là. Il faut rappeler qu'il est jeune, et qu'il a signé cinq ans. Lorsque Sergi Darder et Emmanuel Mammana sont arrivés, on n'a pas fait ce qu'il fallait et on ne leur a pas rendu service pour la suite. Si on avait pris plus de temps, au départ, avec eux, ils seraient certainement encore chez nous, et contents de l'être.»

            Relayeur plutôt que sentinelle, Diop se heurte actuellement à la concurrence, même dans un 4-3-3, de Aouar, Ndombele, Fékir et Ferri, notamment.

            V.D., à Décines

            L'Equipe

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            • Le Barthologue de Bruno Genesio : « Ce sont des lâches ! »


              08/02/2018


              Le Barthologue de Bruno Genesio : « Ce sont des lâches ! »Bruno Genesio et Barth au Café du Pond – Photo © Alain Rico
              Chaque mois, un illustre représentant du monde sportif s’allonge sur le divan de l’infirmier Barth, ancien interné des hôpitaux de Lyon qui enfile blouse blanche et stéthoscope. L’entraîneur de l’OL se prête au jeu ce mois-ci aux Terrasses du Pond.

              Es-tu devenu un autre homme depuis que tu es coach de l’OL en ligue 1 ?


              Un autre homme, non …Ma vie en revanche a totalement changé ! Être entraîneur, c’est une implication 24/24 & 7/7. Je suis certain que pour mes proches aussi, c’est différent. Pour la faire courte, je suis resté le même mais ma vie quotidienne a été totalement bouleversée.

              Il y a eu des nuits plus courtes que d’autres ?

              Évidement ! Mais c’est dû au métier. Après les matchs par exemple, c’est un enfer pour trouver le sommeil.

              Quel a été le moment le plus difficile ?

              L’élimination contre l’Ajax d’Amsterdam, encore aujourd’hui, ce n’est toujours pas digéré. C’est tellement rare dans une carrière d’entraîneur ou de joueur de parvenir à une finale… Te dire que j’y pense tous les jours, serait mentir, mais très souvent, c’est sûr ! Je revois encore la frappe de Maxwell Cornet à une poignée de minute de la fin, ça me hante un peu : ils étaient cuits, le stade était bouillant, si on marque, c’est fini !

              Et le meilleur moment ?

              Il y en a 2 : le 6 à 1 à domicile face à Monaco et puis évidemment le 5 à 0 à Saint-Étienne ! Ce match rentre dans l’histoire du Club, un vrai rêve de gone !

              Si tu pouvais passer un message à tes détracteurs, parfois très virulents sur les réseaux sociaux, que leur dirais-tu ?
              Je n’ai rien à leur dire, pas grand-chose… Ils ne sont pas courageux, ils se planquent derrière un clavier, c’est trop facile. Ceux sont des lâches. Je parle là évidemment de ceux qui dépassent les limites et comme je ne cesse de le dire, être critiqué fait partie du métier. Mais le manque de respect derrière un masque, je ne l’accepte pas, jamais !

              Qu’est-ce qui te bouleverse en ce moment ?

              (Il réfléchit longuement) Cette misère sociale terrifiante, au 21éme siècle, ça me scandalise ! Ne pas pouvoir vivre avec dignité, se loger correctement et manger à faim, ça me dépasse à notre époque…

              Qu’est-ce qui te fait marrer ?


              Les gens versatiles (Il rit jaune) … et aussi mon fils qui me donne parfois ses compos. Et il a parfois raison ! (Il se marre)

              Que fais-tu quand tu es seul ?

              (Il répond spontanément) J’écoute de la musique. En ce moment, c’est du Souchon. J’adore la musique, toutes les musiques.

              Généralement, les gens que tu croises dans Lyon, ils te disent quoi ?

              Ils sont d’une gentillesse incroyable : des selfies, des encouragements, des félicitations ! Il y a beaucoup de tendresse. On ne m’a jamais abordé ne serait-ce qu’une fois de manière agressive.

              Serais-tu capable de faire un break de 2 ans ?

              Non ! (Il est ferme) J’ai besoin de vivre foot tous les jours. Quand il y a une trêve, par exemple, je m’ennuie, je suis même désagréable avec mon entourage.

              A quel moment tu ne te supportes pas ?

              Quand je revois nos matchs et mon attitude sur le bord du terrain… Mon comportement me déplaît. Je pourris l’arbitre, je fais des gestes dans tous les sens, je m’énerve ; dans ce cas-là, je ne m’aime pas.

              Quel est ton pire défaut ?

              Têtu ! Et c’est vraiment casse-pieds. Avec Joël Bats, on pouvait rester des heures chacun de notre côté à défendre nos positions… mais bon, Joël, c’est le champion du monde, il est plus têtu que moi (Il éclate de rire).

              Et ta principale qualité ?


              (Il réfléchit) Tolérant, je le suis devenu avec les années. Aujourd’hui, je suis capable de donner une deuxième chance, c’est sans doute ce métier qui m’a apporté cette sagesse. Je regarde beaucoup plus facilement le bon côté des personnes.

              Que vont dire tes proches en lisant le Barthologue ?

              (Il souffle) J’espère qu’ils vont dire que ça me ressemble.

              Es-tu amoureux ?

              (Il ne répond pas tout de suite) Oui

              Comment s’appelle-t-elle ?
              Sarah, mais stop. On arrête avec ces questions.

              Maintenant on change, c’est toi qui me poses une question ?

              Quel système et quels joueurs utiliserais-tu pour affronter le PSG ?



              (Interview réalisée le 15/01/2018 au Café du Pond)

              "Lyon People"

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              • A l'Olympique Lyonnais, la pierre angulaire du recrutement se prénomme Isabelle


                Par AFP

                LIGUE 1 - Vous ne la connaissez probablement pas et pourtant. Interprète à l'Olympique Lyonnais, Isabelle Dias joue un rôle prépondérant dans l'intégration et la réussite des recrues étrangères de l'OL. Portrait de cette femme de l'ombre.
                Sur le papier, c'est l'interprète de l'Olympique Lyonnais, mais elle est bien plus que cela. Depuis 2000, Isabelle Dias est incontournable dans la réussite du recrutement des joueurs étrangers, en facilitant leur intégration mais aussi leur vie quotidienne.



                Elle materne non seulement les recrues mais aussi leurs familles. "Je les aide dans leurs démarches administratives, bancaires, fiscales, dans leur recherche d'un logement, d'une école, pour régler des problèmes médicaux ou de maternité", détaille à l'AFP celle qui fait aussi découvrir la ville et organise des sorties pour les enfants. C'est encore cette brune aux cheveux longs qui se charge, la plupart du temps, de donner des cours de français aux nouveaux arrivants - elle-même parle portugais, espagnol, anglais et allemand.

                Et au fil des ans, Isabelle Dias est devenue un argument supplémentaire du club pour convaincre une recrue de s'engager à Lyon, où elle aide également des joueuses de l'équipe féminine, et des jeunes qui s'émancipent en sortant du centre de formation, dans leurs premières formalités.

                " Houllier comprenait qu'il fallait quelqu'un proche du joueur, à la frontière entre l'encadrement et la vie privée"
                "J'ai tout créé mais il a fallu du temps. C'était difficile pour l'OL de créer ce poste-là avec une femme qui arrivait dans un monde d'hommes. Gérard Houllier a fait en sorte que cela soit organisé", raconte Isabelle Dias, qui a son bureau au centre d'entraînement.

                L'ancien entraîneur de Lyon (2005-2007) avait côtoyé à Liverpool - club qu'il a également dirigé de 1998 à 2004 - "un vieux monsieur, homme à tout faire", qui occupait depuis longtemps une fonction similaire. "Il comprenait qu'il fallait quelqu'un proche du joueur, à la frontière entre l'encadrement et la vie privée", explique la jeune femme.

                "Je peux livrer à l'entraîneur ou au corps médical, tout en respectant l'intimité et les secrets, des informations qui peuvent les alerter comme une fatigue, des enfants malades susceptibles de rendre le joueur un peu moins bien", poursuit cette passionnée de football. Adolescente, elle suivait l'équipe lyonnaise avec son père, même en 2e division dans les années 1980, avant de devenir formatrice en langues, son emploi précédent avant l'OL.



                Edmilson, le sauvetage


                Sa vie bascule quand elle donne des cours de français au défenseur brésilien Edmilson, arrivé fin août 2000 à Lyon. Deux mois plus tard, mal intégré malgré de belles performances, vivant toujours à l'hôtel, il lui confie ne pas vouloir revenir à l'OL au retour d'un séjour en sélection. Gênée, Isabelle Dias en averti la direction du club qui la charge de sauver l'affaire en aidant le joueur dans son quotidien et celui de sa famille. Mission réussie : Edmilson est resté, elle aussi.

                Quelques mois plus tard arrive - en prêt - Claudio Caçapa, autre défenseur brésilien qui considère Isabelle Dias comme "l'une des clés de sa réussite". "Il n'est jamais évident d'arriver dans un pays où l'on ne connaît rien. Tout de suite, elle a été derrière moi, pour tout", témoigne l'ancien capitaine de l'OL, aujourd'hui entraîneur-adjoint.



                "Tout se joue au départ. Si une recrue n'est pas bien, elle voudra rentrer au pays. Cela n'a pas été mon cas car elle était là pour moi et les autres", souligne le joueur qui a ensuite évolué à Newcastle : là-bas, "il y avait beaucoup de Français, et je parlais français, mais il n'y avait personne pour s'occuper des joueurs étrangers".

                C'est avec Caçapa qu'Isabelle Dias dit avoir noué "la relation la plus forte". Mais Lisandro Lopez a aussi été "une vraie belle rencontre". Et aujourd'hui ? Rafael est "un homme de coeur, généreux", conclut celle qui a gardé contact avec tous ses élèves.

                Eurosport

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                • OL : un bon vivier de jeunes talents mais…

                  Par Mickael Toure

                  publié de 11 février 2018





                  EN FONDANT BEAUCOUP D’ESPOIRS SUR LES JEUNES JOUEURS À FORT POTENTIEL, L’OLYMPIQUE LYONNAIS PREND UN RISQUE. UN RISQUE CALCULÉ POUR CERTAINS, MAIS QUI POURRAIT BIEN MONTRER QUELQUES LIMITES.

                  Cette saison, Bruno Genesio a donné l’occasion à plusieurs jeunes joueurs de s’exprimer. Que ce soit des recrues comme Tanguy Ndombele (21 ans), Bertrand Traoré (22 ans) et Kenny Tete (22 ans) ou des jeunes issus du cru comme Houssem Aouar (19 ans), Amine Gouiri (17 ans) ou Myziane Maolida (18 ans), tous ont eu leur chance en équipe première. Qu’ils soient titulaires ou non, ils s’inscrivent dans une politique globale de valorisation de la jeunesse. Cet hiver encore, le recrutement d’Oumar Solet (18 ans), Martin Terrier (20 ans) et Léo Dubois (23 ans) est venu consacrer cette nouvelle stratégie. L’Olympique lyonnais a décidé de valoriser son centre de formation, un des meilleurs d’Europe, et de faire confiance à Florian Maurice pour repérer efficacement les joueurs susceptibles de coller au projet.



                  DE LA JEUNESSE OUI, MAIS UN BESOIN D’EXPÉRIENCE



                  En misant sur la jeunesse, l’Olympique lyonnais se doit également de garder une certaine cohérence sportive. Car les enjeux sont élevés. Dimanche soir à Monaco (défaite 3-2), les Lyonnais ont parfois semblé être en manque de leader. Malgré le sursaut de l’équipe en Coupe de France, elle semble parfois marquer de joueurs capables de remettre le groupe à l’endroit quand tout le monde doute. Ils ont fini par laissé échapper un match, qui pourtant semblait à leur portée. Évidemment, il serait bien trop facile d’encenser la jeunesse lyonnaise quand tout va bien, et de la critiquer au moindre écart. Mais l’apprentissage du haut niveau va de pair avec un certain nombre d’erreurs. Des erreurs qui pourraient coûter chères dans le sprint final ou lors des matchs couperets. Pourtant, même si l’Olympique lyonnais présente en moyenne la seconde équipe la plus jeune du championnat derrière Lille (24,3 ans pour Lyon, contre 22,5 pour Lille), elle possède bien évidemment des joueurs plus expérimentés. Recruté à l’été 2017, Marcelo (30 ans) a stabilisé une défense à un poste ou l’on dit souvent que « l’expérience vient avec l’âge ». Il forme avec Jeremy Morel (33 ans) une défense centrale certes perfectible, mais un peu plus sereine que la saison passée (10e défense de Ligue 1 en 2016/2017). Pour notre consultant Nicolas Puydebois, l’effectif pourrait avoir besoin d’une touche d’expérience : « Pour moi, la politique est bonne, après il faut agrémenter ça de leaders et de joueurs plus expérimentés, estime-t-il. C’est ce qu’ils ont fait cette année dans leur mercato estival, ils ont recruté Marcelo. Le milieu est très jeune, on aurait peut-être besoin d’un vieux briscard en complément pour apporter son expérience. Histoire d’apporter un peu de métier à tous ces jeunes ». Des ingrédients dont l’OL aura besoin pour se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions.



                  LA PRESSION DES GRANDS MATCHS


                  La question du manque d’expérience peut également être cruciale au moment d’aborder les grands matchs. On dit souvent que les grands matchs appartiennent aux grands joueurs. Ils appartiennent au moins aux plus expérimentés. Certains supporters craignent déjà qu’à cause de cette politique, Lyon se retrouve en dessous d’un plafond de verre, une limite impossible à briser sans la fameuse « expérience des grands rendez-vous ». Alors que la finale de l’Europa Ligue se jouera au Groupama Stadium, beaucoup de supporters aimeraient y voir leur équipe après une défaite douloureuse en demi-finale la saison dernière. Un objectif inavoué que Bruno Genesio essaye de rationaliser : « Ce n’est pas parce que la finale est à Lyon que c’est un objectif. Ça ne nous donne pas deux tours gratuits, il faut gagner les matchs pour aller en finale. J’en ai marre d’entendre ce genre de discours. Ce n’est pas parce que la finale de la Ligue des Champions a lieu à Kiev que le Dynamo la gagnera ». Une façon comme une autre de ne pas mettre une pression supplémentaire sur les épaules de son groupe. Pourtant, même si la tâche est ardue, elle n’est pas impossible. La saison dernière, l’Ajax d’Amsterdam alignait en finale de l’Europa League, le plus jeune onze de l’histoire des finales européennes (22 ans et 282 jours en moyenne). Elle comptait notamment dans ses rangs Bertrand Traoré et Kenny Tete.

                  UNE POLITIQUE SUR LE LONG TERME

                  En adoptant cette stratégie, Lyon prend évidemment un risque. Mais un risque qui pourrait bien se révéler payant d’ici quelques années. Que ce soit sur le plan financier (grosse plus-value à la vente) ou sur le plan sportif, l’évolution des jeunes pourrait bien faire le bonheur du club dans les années à venir. Le talent de joueurs comme Houssem Aouar et Tanguy Ndombele a déjà mis tout le monde d’accord. Gouiri ou Maolida pourraient suivre. Il faudra pour cela que l’OL parvienne à retenir ses forces vives et/ou à les vendre au bon moment. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, l’Olympique lyonnais est devenu un eldorado pour tous les jeunes joueurs français à fort potentiel. Très peu de clubs de Ligue 1 peuvent se targuer d’avoir un vivier de jeunes talents aussi important. Encore moins de jouer les premiers rôles en Ligue 1, en s’appuyant aussi largement sur sa jeunesse.

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                  • Lyon, la sale série


                    Publié le lundi 12 février 2018 à 00:30


                    Catastrophique en première période, lésé par une faute d'arbitrage ensuite, l'OL a concédé sa troisième défaite d'affilée en L1, face à un Rennes réaliste.

                    Il faut commencer par saluer le vainqueur. Rennes a marqué deux buts sur trois tirs cadrés, un par Khazri (5e) sur une grosse erreur de Marcelo, l'autre sur un dernier contre quand l'OL laissait tout ouvert (90e + 3), et s'il n'y a pas de quoi se relever la nuit, question intentions offensives, les Bretons ont été plutôt solides. Ils ne sont pour rien dans les maladresses lyonnaises de la seconde période, et ont été en partie sauvés par l'erreur d'arbitrage de M. Delerue refusant l'évidence d'un penalty à Fekir (57e), mais ils ont été remarquablement solidaires, et lucides, la plupart du temps, dans l'utilisation du ballon.


                    Puisque le sel de la deuxième partie de la saison est la course à la Ligue des champions, il y a plus à dire sur la troisième défaite d'affilée de l'OL, après son naufrage de Bordeaux (1-3) et le renversement de Monaco (2-3). Les Lyonnais viennent soudain de lâcher prise, et possèdent désormais quatre et cinq points de retard sur l'OM et Monaco. C'est une série qui ne s'était pas annoncée, mais qui vient ramener de lourds nuages dans le ciel lyonnais. Lyon a déjà perdu seize points, à domicile, contre des équipes du deuxième ou du troisième rang.


                    En première période, il est passé dans le jeu de l'OL un désarroi, et pas un doute, plutôt une certitude, celle de ne pas être capable de trouver la solution. Prévenus mais coupables, les Lyonnais ont rappelé que le thème du matin (comment attaquer un bloc bas ?) peut être le problème du soir : ils n'ont eu ni la lucidité ni l'intelligence collective de le résoudre. Avec autant de touches de balle, pareil abandon de la simplicité, autant de désinvolture dans le replacement et si peu de mouvement, les Lyonnais n'ont rien fait ensemble de leur talent individuel.

                    Pareilles limites ont contribué à faire passer Rennes pour ce qu'il n'est pas forcément, du moins pas toutes les semaines : une équipe capable de contrôler son adversaire et de lui faire mal sur chaque remontée de balle, autour de l'influence constante de Khazri. C'est vrai, il a fallu une boulette de Marcelo pour que Khazri s'en aille marquer devant Lopes. Mais il y a eu, derrière, toutes les preuves du déséquilibre de l'OL, d'un autre temps, ouvert en deux à chaque perte de balle, les cinq ou six joueurs qui n'avaient servi à rien en phase offensive ayant oublié de se replacer.

                    Bon courage à l'arbitre d'OM-OL

                    Les points forts de l'OL battent de l'aile, en ce moment : la charnière Marcelo-Morel n'est plus vraiment là, Tousart a du mal, Ndombele n'est plus capable de jouer simplement, Fekir est dans un moment difficile de sa saison, et les autres ne se portent pas très bien.

                    Si les dix dernières minutes de la première période auront ramené une vague menace de Traoré , avec une bonne frappe (37e), la deuxième partie du programme, marquée par les entrées de Aouar (plutôt bon) et de Depay (plutôt moyen) dès la mi-temps, a été infiniment meilleure pour l'OL, ce qui n'était pas difficile. Comme lors de leur autre défaite à la maison, devant Lille (1-2), le 29 novembre, les Lyonnais ont fait souffler une tempête en seconde période, mais Cornet a dévissé (47e), Koubek a sauvé devant Traoré (60e), Depay a manqué sa tête, seul (69e), Fekir a frôlé le cadre sur une action splendide (75e) et Cornet (si,si) a fait tomber Traoré qui filait au but (85e).

                    Bruno Genesio : «Je suis déçu et en colère»

                    La grande affaire de la seconde période aura été le penalty injustement refusé par M. Delerue à Fekir (57e), pour une faute évidente de Gélin. Le matin même, dans Téléfoot, le président de l'OM, Jacques-Henri Eyraud, avait encore évoqué les penalties de Lyon et de Marseille. Vendredi, en conférence de presse, on avait demandé à Bruno Genesio s'il fallait mettre la pression chaque semaine, sur les penalties, pour être sûr de ne pas être pénalisé le week-end. Il avait surtout répondu qu'il fallait aider les arbitres. En attendant, on souhaite bon courage, déjà, à l'arbitre de OM-OL, le 18 mars. Un match que ce Lyon-là n'aura pas le droit de perdre.

                    L'Equipe

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                    • Riolo: "L’OL chute gravement..."


                      11/02/2018 à 23h03

                      Retour sur la défaite de l’OL devant Rennes (0-2) dans la J25 de L1...


                      Après deux défaites de suite en L1, on attendait autre chose de l’OL. On n’attendait pas un début match autant raté, avec une passe décisive de Marcelo pour Khazri. Menés 0/1 dès la 5e, l’OL n’a pas réagi tout de suite. En fait, à part dans les cinq dernières minutes de la première période, tout a été mou.



                      Avant cela, on a assisté à une bouillie de foot. Face au bloc bas de Rennes, Lyon n’a pas trouvé la solution. On sait que l’OL a du mal dans cette configuration, mais là, c’est criant. On ne trouve pas Fekir et encore moins les attaquants. C’est lent, sans mouvement et pire il y a une détermination moyenne. C’est fou de constater qu’à chaque fois que l’OL a le ballon, domine une partie, ça ne gagne pas! C’est une faiblesse rédhibitoire.




                      Lyon handicapé par la faillite de ses joueurs forts



                      Malgré une possession très faible, Rennes n’a aucun mal à contenir son adversaire. Avec un peu plus de QI foot dans le collectif, les Bretons auraient vraiment pu boucler le match sur les situations de contre-attaques. A part Khazri, l’ensemble n’est, en effet, pas très "futé".

                      A 0/1, c’est évidemment ouvert pour l’OL. Genesio change à la pause en mettant Aouar et Memphis à la place de Mariano et Tousart. Pas de changement tactique. Juste des hommes frais.




                      C’est mieux pour l’OL dans cette seconde période. Mieux au niveau intensité, envie, mais dans le jeu, non! Les Lyonnais affichent un meilleur visage, mais c’est toujours aussi pauvre dans le jeu. On s’énerve, on s’agite mais ça ne concrétise pas. Alors, Rennes tient, s’accroche, mais ne sort plus! Les situations de contre deviennent rares.

                      Mais à force de faire n’importe quoi, Lyon bute et s’essouffle. Dans la dernière minute, Rennes met le 2e but. C’est comme une punition. Incapable de faire le jeu, Lyon est handicapé en plus par la faillite de ses joueurs forts. Trois défaites de suite, ça fait vraiment désordre...

                      RMC
                      Daniel Riolo

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                      • OL : la charnière grince


                        Par Corentin Marabeuf

                        publié de 12 février 2018





                        CONTRE RENNES (0-2), DIMANCHE, L’OL A CONCÉDÉ SA TROISIÈME DÉFAITE D’AFFILÉE EN LIGUE 1. LA FAUTE, NOTAMMENT, À UNE CHARNIÈRE CENTRALE DE PLUS EN PLUS FÉBRILE.


                        Même s’il ne fait pas tout bien sur le terrain ces dernières semaines, Marcelo n’en reste pas moins un grand professionnel. Coupable d’une grosse erreur d’appréciation sur l’ouverture de score de Khazri (5e), contre Rennes (0-2), dimanche, le Brésilien ne s’est pas démonté après la rencontre. « Je porte une grosse responsabilité sur ce match. Le premier but est de ma faute. Je m’excuse auprès du staff et de mes coéquipiers », a-t-il regretté dans les couloirs du Groupama Stadium. En l’espace d’une semaine, le défenseur a montré la voie au Stade Rennais, après avoir permis à Monaco -la faute à un mauvais contrôle-, de s’imposer contre Lyon à dix contre onze (3-2). Deux erreurs qui coûtent cher à l’Olympique lyonnais, distancé par l’ASM et l’OM dans la course à la deuxième place. Beaucoup moins rayonnant qu’en début de saison, l’ancien joueur de Besiktas traverse sa première période de turbulence dans la capitale des Gaules. Jérémy Morel, lui, n’en est pas à son coup d’essai, même s’il était plus coutumier du fait au poste d’arrière gauche. Quoi qu’il en soit, avec son compère de la défense centrale, l’ex-Marseillais symbolise la faillite actuelle de l’OL. Véritable point fort du début d’exercice, la charnière rhodanienne bat de l’aile.

                        DEPUIS LE RETOUR DE BLESSURE DE MOREL, LA CHARNIÈRE A TOUT FAUX


                        On croyait pourtant les Lyonnais débarrassés de leurs maux défensifs, au moment où ils ont enchaîné trois clean-sheets entre fin octobre et début novembre. Puis Jérémy Morel s’est blessé et la série s’est entendue à cinq avec Mouctar Diakhaby. L’ancien Marseillais a ensuite repris sa place de titulaire à Amiens (2-1, le 10 décembre) et les ennuis ont commencé. En Picardie, la charnière centrale Marcelo-Morel passe complètement au travers sur le but amiénois, avant que le Français ne concède un penalty évitable contre Angers (1-1, le 14 janvier), un mois plus tard. Un match solide contre Paris puis trois prestations catastrophiques à Bordeaux (1-3) et Monaco (2-3), avec en point d’orgue cette défaite contre Rennes, et voilà l’Olympique lyonnais replongé dans des problèmes qui persistent.






                        Au duel, dans le placement ou l’anticipation, la charnière centrale lyonnaise n’y est plus vraiment. Dimanche soir, les Rennais l’ont vite compris. Wahbi Khazri, d’abord, ne s’est pas fait prier pour filer au but (5e), devant un Marcelo trop lent pour récupérer son erreur. Morel, ensuite, n’a pas inquiété James Léa-Siliki, qui a eu tout loisir de marquer en deux temps en fin de match (90e+3). Jamais souverains, les deux défenseurs centraux ont sans doute livré leur pire prestation de la saison. Le Brésilien a perdu plus de ballons qu’il n’en a gagné (10 ballons gagnés pour 12 perdus), tandis que le Français n’a pas su répondre au défi physique imposé par ses adversaires (28% de duels gagnés). Comme si cela ne suffisait pas, la charnière rhodanienne est à la recherche d’automatisme, depuis le retour de blessure de Jérémy Morel.

                        MOUCTAR DIAKHABY SORT DE DEUX PRESTATIONS SOLIDES


                        En trois journées et presque autant d’erreurs défensives qui ont coûté des buts à l’OL, les hommes de Bruno Genesio ont inversé les rôles avec Monaco et Marseille. Le chassé se retrouve maintenant chasseur. Et si le technicien a parfois expliqué les mauvaises prestations de son équipe par son manque d’expérience et sa jeunesse, le bât blesse là où les années augmentent. Jérémy Morel (33 ans) et Marcelo (30 ans), sont ainsi les deux joueurs les plus âgés de l’effectif lyonnais. Malgré leur carrière longue de plus de dix ans, leur manque de sérénité du moment déstabilise tout le collectif rhodanien. Derrière eux, Mouctar Diakhaby (21 ans) sort de deux prestations solides en Coupe de France face à l’ASM (3-2) et Montpellier (2-1). Patron de la défense il y a encore quelques mois, l’international Espoirs a le mérite de saisir sa chance lorsque son entraîneur lui donne. Et en défense centrale comme aux autres endroits du terrain, le talent n’attend pas le nombre des années. Bruno Genesio le sait, mais il a trop changé sa paire de centraux la saison dernière pour tout bouleverser maintenant, au moment où Lyon s’apprête à retrouver la Ligue Europa. Mais il y a urgence. En Ligue 1, l’OL a déjà encaissé onze buts en à peine sept journées, seulement huit de moins que sur l’ensemble de la phase aller.

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                        • Jean-Michel Aulas annonce que son fils lui succèdera à la tête de l'OL


                          Publié le mardi 13 février 2018 à 11:08

                          Alexandre Aulas, le fils de Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, devrait prendre les commandes du club rhodanien dans quelques années.
                          )


                          Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, qui fêtera ses 69 ans au mois de mars, a déjà préparé sa succession à la tête de la holding Holnest qui contrôle l'Olympique Lyonnais. « Alexandre Aulas a pour vocation et pour objectif de prendre la suite. C'est fait pour lui», a déclaré JMA dans un entretien accordé au Progrès.

                          Aulas a déjà cédé une «part significative» de ses actions au sein de la holding à son fils. Ce dernier occupe d'ailleurs le poste de directeur général de la holding qui vient de changer de nom (ex ICMI) et qui contrôlait l'OL et l'éditeur de logiciels comptables Cegid (cédé en 2016 à deux fonds anglo-saxons).


                          L'Equipe
                          avec AFP

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                          • Fekir : "On ne part pas comme outsiders"


                            mardi, 13 février 2018

                            UEFA.com a pu rencontrer Nabil Fekir, le capitaine lyonnais, avant le 16e de finale aller d'UEFA Europa League contre Villarreal. Interview exclu.


                            Lyon, demi-finaliste de l'UEFA Europa League en 2016/17, réalise une bonne première partie de saison 2017/18. Bien placés en championnat, les Lyonnais retrouvent le parfum de l'Europe cette semaine avec la réception de Villarreal. UEFA.com a rencontré Nabil Fekir, natif de Lyon et devenu capitaine de l'OL cette saison, avant cette rencontre.

                            LYON-VILLARREAL, PRÉSENTATION


                            UEFA.com : Villarreal, ils sont 5es en Liga, ils ont fait une bonne phase de groupes, c'est une équipe qui fait peur.
                            Nabil Fekir : C'est une très bonne équipe, ça ne sera pas facile mais nous aussi, nous avons nos qualités. On est confiants, on ne part pas comme les outsiders. C'est un match aller-retour, on va essayer de tout donner.


                            C'est un style de jeu qui peut vous convenir ? Quelles seront les clés du match ?


                            C'est une équipe qui joue au ballon, qui ne ferme pas le jeu, c'est ce qu'on aime. J'espère qu'on arrivera à placer notre jeu. L'équipe qui aura le plus de maîtrise, qui sera le plus décisive l'emportera.

                            Quelles leçons avez-vous tirées de votre parcours 2016/17 ?


                            On doit rester concentrés, de la première à la 90e minute, la moindre erreur peut se payer cash. J'espère que cette année, on ne fera pas d'erreur et qu'on ira jusqu'au bout.

                            "Le brassard m'a poussé à me livrer"


                            Être lyonnais, ça signifie quoi pour toi ?


                            C'est une fierté déjà, de pouvoir jouer dans le club de la ville où j'ai grandi, j'ai toute ma famille, mes amis ici, j'essaye de savourer chaque moment. Le club de Lyon, c'est une famille, on sait que les supporters sont toujours derrière nous, ils nous donnent de la force.


                            Et là, cette année, tu es capitaine à Lyon, quel genre de capitaine es-tu ?


                            Le brassard de capitaine, c'est la première pour moi, ça me donne un peu plus de confiance, de responsabilités aussi mais c'est quelque chose que j'aime bien. J'essaye de prendre ce rôle à cœur et de donner le meilleur de moi-même. Ça m'a poussé à me livrer un peu plus, à parler, à aller plus vers les autres. Ça m'a donné un peu plus de confiance, comme j'ai dit et c'est bien. Je ne réalisais pas trop au début mais quand tu vois les capitaines passés par Lyon, c'est exceptionnel. Aujourd'hui, j'ai la chance de porter ce brassard et j'essaye de donner le maximum.

                            Lyon a perdu Alexandre Lacazette, Maxime Gonalons et Corentin Tolisso l'été dernier, comment l'équipe s'est-elle adaptée ?


                            C'est des très bons joueurs qui ont quitté Lyon, ils ont eu des bonnes opportunités pour partir. Après, il reste de très bons joueurs, la cellule de recrutement, le coach, le staff ont recruté des bons joueurs qui les remplacent très bien. On fait une très bonne saison, on est bien et j'espère que ça va continuer comme ça.


                            Un petit mot sur Mariano, pas évident de remplacer Lacazette et personne ne le connaissait.


                            Il avait fait quelques apparitions avec le Real, c'était l'inconnu quand il est arrivé, personne ne savait ce qu'qu'il valait mais il a démontré qu'il pouvait remplacer Alex Lacazette même si ce que Alex a fait ici, c'est remarquable et personne ne va l'oublier. Il a su le remplacer, il est décisif sur le terrain, il fait les efforts, c'est bien de l'avoir avec nous. Il fait beaucoup d'efforts, beaucoup de pressing, il est récompensé, il marque beaucoup, il faut qu'il continue comme ça.

                            "Jouer à 200% chaque compétition"

                            On sent que tu es dans la meilleure période de ta carrière, t'as jamais aussi bien joué, t'es au top physiquement, tu rayonnes sur le terrain, tu le sens aussi ?


                            Oui, ça va, j'essaye de prendre un maximum de plaisir sur le terrain. Comme je l'ai dit, on a un groupe de qualité, avec des joueurs très talentueux. Ca facilite un peu plus les choses et quand ça se passe bien, on ne peut qu'être heureux.

                            Quels sont tes objectifs personnels sur cette saison ?


                            Tout joueur doit se fixer des objectifs, sinon on n'avance pas. Mes objectifs, c'est d'être décisif pour l'equipe au maximum, de marquer, de faire marquer, de travailler défensivement, d'aider mes coéquipiers, d'essayer d'être utile au maximum à l'équipe si on peut gagner un titre cette année, c'est top, meme si le championnat c'est compliqué, on a encore l'Europa League, il faut jouer à 200% chaque compétition et on verra bien comment ça va finir.

                            Un dernier trophée peut être sympa aussi, avec les Bleus cet été.

                            Le plus important, c'est d'être bon en club, après j'espère que ça va venir tout seul.

                            Ton retour en Bleu (en août 2017, après 10 mois d'absence), ça t'a fait plaisir ?


                            Bien sûr, c'est un objectif aussi, les Bleus, c'est quelque chose qui compte énormément, j'espère faire partie de ce Mondial. Après, c'est encore loin, il peut se passer plein de choses, il ne faut pas s'enflammer, il faut se préparer de la meilleure manière possible. Le sélectionneur fera ensuite sa liste.

                            Une dernière question sur le stade, Mariano a été très impressionné alors qu'il a connu Bernabeu. C'est le stade qu'il fallait à un club comme Lyon ?

                            Le président (Jean-Michel Aulas) a fait son maximum pour qu'on soit bien, que les supporters viennent et prennent du plaisir. C'est à nous maintenant de faire le maximum sur le terrain pour que ce stade soit encore plus beau. J'ai la chance de jouer dans ce stade-là, j'essaye de profiter à chaque match.

                            UEFA.com







                            © 1998-2018 UEFA. All rights reserved. Mis à jour le: mardi, 13 février 2018

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                            • JEAN-MICHEL AULAS : « C’EST TRÈS HYPOTHÉTIQUE DE GAGNER L’EUROPA LEAGUE MAIS IL EST BON DE RÊVER ! »


                              Publié le 14 février 2018 à 13:14 par CC



                              Le président de l’Olympique Lyonnais a évoqué l’actualité du club et les différents dossiers en marge de la présentation des comptes semestriels du club à la SFAF ce mercredi à Paris.

                              UN BILAN FINANCIER POSITIF


                              « Les résultats de ce premier semestre sont brillants et réalisés malgré la non-qualification en Ligue des Champions. Ils montrent la force du modèle qui permet de dégager des profits comme seul l’OL peut le faire en France. L’actif des joueurs est en train d’augmenter de manière très importante. Le bilan économique est intéressant et il faut que l’on continue sur le plan sportif. On a la possibilité avec OL City (activités annexes en cours de construction autour du Groupama Stadium) de générer des ressources complémentaires qui doivent permettre d’être moins dépendants économiquement des résultats sportifs.

                              LA STRATÉGIE SPORTIVE


                              On a toujours intérêt à garder nos meilleurs éléments mais les opérations de cession sont dictées par les joueurs. Quand ils s’en vont, on sait que l’on peut compter sur notre formation. On a la chance d’avoir à l’OL un réservoir inépuisable. Je ne sais pas si l’on ferait mieux avec des joueurs plus expérimentés. L’an passé, on avait à cette époque moins de points et on avait marqué moins de buts. Notre stratégie est saluée à l’étranger car nos joueurs sont demandés. On sort des jeunes et on a également une politique de recrutement performante avec des joueurs étrangers comme Memphis, Traoré ou Mariano et des espoirs français comme Martin Terrier, Léo Dubois et Oumar Solet. Ces jeunes joueurs viennent chez nous car ils ont l’exemple des parcours de Lacazette, Umtiti ou Tolisso. Ils savent qu’ils vont pouvoir franchir à l’OL des étapes pour le futur.


                              LES AMBITIONS SPORTIVES



                              En championnat, on est tout proche de la deuxième place qui reste notre objectif premier. Pour cela, il faut éviter de renouveler des faux-pas comme face à Rennes et surtout comme face à Monaco où l’on menait 2-0 chez le champion de France en titre. C’est ce résultat qui me reste le plus en travers de la gorge. On l’a vu sur les trois derniers matchs, on a aussi actuellement un gros facteur malchance. Il faut corriger notre fébrilité et prendre en main notre destin. On a la chance d’avoir un entraîneur et des joueurs performants. On a un match difficile dimanche à Lille et il faudra aussi gagner à Marseille. J’ai la conviction que l’on peut rattraper le retard perdu.

                              L’Europa League est également une voie d’accès directe pour la Ligue des Champions. C’est très hypothétique de la gagner mais il est bon de rêver. On est aussi toujours qualifié en Coupe de France malgré un tirage compliqué avec des déplacements à Monaco, Montpellier et maintenant à Caen.

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                              • La possession en U ou les soucis de l'OL face aux blocs bas


                                Publié le samedi 17 février 2018 à 08:20
                                Focus express sur une possession stérile de l'OL, souvent en difficulté pour déséquilibrer les équipes regroupées.

                                D.P.



                                Défait lors des trois derniers matches de Championnat, l'Olympique Lyonnais a confirmé ses lacunes face au bloc bas. À Bordeaux (1-3), à Monaco (2-3) et à domicile contre Rennes (0-2), les joueurs de Bruno Genesio ont été confrontés à des équipes regroupées. Une attitude dictée par une infériorité numérique, le scenario du match ou par un choix tactique que pourraient adopter plusieurs entraîneurs pour embêter l'OL, désormais.

                                Même si l'entraîneur lyonnais a regretté «surtout un problème de dernier geste sur certains matches», son équipe n'a pas créé des tas d'occasions si l'on se fie aux expected goals (xG). Cet outil (les explications détaillées ici), certes imparfait, évalue le nombre de «buts attendus» en attribuant à chaque tir une «cote de réussite» basé sur plusieurs paramètres et permet de dépasser la simple notion de tirs tentés ou cadrés. À ce jeu, l'OL tourne à moins d'1 xG en moyenne sur les trois dernières rencontres.

                                Début de saison : l'OL joue-t-il si mal ?

                                Bruno Genesio l'avait évoqué lors de la préparation. La saison le confirme. Lyon préfère laisser le contrôle du ballon à l'adversaire pour mieux le piquer en contre («Compte tenu de la spécificité et des qualités individuelles de nos attaquants, on pourra jouer en attaques plus rapides, avec un jeu plus direct», disait Genesio en début de saison). Cette difficulté à contourner les blocs bas tourne parfois à la caricature.

                                Une séquence postée sur Twitter par @SeriousCharly, un supporter lyonnais «qui écrit des trucs sur Internet» (c'est dans sa bio), l'illustre. Face à Angers (il y a un mois), les défenseurs font tourner la balle de part et d'autre du bloc adverse sans que le jeu ne progresse.

                                On a choisi de s'attarder sur cette séquence pour mettre en lumière certains défauts lyonnais dans la difficulté à créer des décalages en phase de possession.

                                La balle arrive depuis la gauche dans les pieds de Marcelo. Le défenseur brésilien va ouvrir directement sur son latéral (Rafael) flèche bleue. Cette passe rapide est pourtant contre-productive. Elle va permettre au joueur angevin de monter immédiatement sur Rafael. Celui-ci sera contraint de redonner le ballon à Marcelo.
                                «L'erreur» du Brésilien est de ne pas conduire le ballon dans l'espace devant lui. Ainsi il ferait sortir le milieu excentré adverse (flèches pointillés) et Rafael serait servi dans le dos de ce dernier, avec une possibilité de progresser balle au pied.

                                Comment franchir une ligne adverse ? Comme Marcelo sur l'image précédente, Jérémy Morel peut conduire le ballon, il a au moins 10 mètres devant lui. Mais le défenseur lyonnais a ici une autre option : servir Aouar ou Depay (cercles bleus). Pourquoi ? Parce que les deux joueurs sont situés derrière la ligne de pression angevine (ligne blanche). Leur positionnement offre à Morel une possibilité de casser cette ligne par la passe. Le joueur servi pourrait alors attaquer la ligne suivante balle au pied et créer du danger (à condition de ne pas s'orienter dos au jeu à la réception du ballon).
                                Mais Jérémy Morel va jouer sur son latéral qui voit déjà son adversaire direct monter sur lui (flèche jaune). Ce choix fera coulisser le bloc angevin, sans le déséquilibrer, faire avancer le jeu ou offrir à Marçal une option. Le latéral gauche devra revenir en arrière.

                                L'Equipe du jour

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                                • L’OL en équilibre instable

                                  « On restait sur un mauvais match contre Rennes, et ça a été beaucoup mieux, autant sur le contenu que sur le résultat », s’est félicité Nabil Fekir, auteur du deuxième but lyonnais, jeudi contre Villarreal. AFP/Jeff PACHOUD



                                  « On restait sur un mauvais match contre Rennes, et ça a été beaucoup mieux, autant sur le contenu que sur le résultat », s’est félicité Nabil Fekir, auteur du deuxième but lyonnais, jeudi contre Villarreal. AFP/Jeff PACHOUD
                                  préc.suiv.

                                  C’est la semaine de tous les dangers pour les Olympiens qui joueront gros sur la scène continentale jeudi prochain à Villarreal, mais aussi demain à Lille en championnat. Seront-ils capables de conserver une bonne dynamique ?

                                  Les Lyonnais avaient besoin d’une victoire pour se glisser à nouveau sur les bons rails, pour retrouver une dynamique positive. En battant Villarreal, un adversaire solide et expérimenté, avec trois buts à la clé et la manière, ils se sont rassurés. C’est le premier constat, celui qu’a soldé leur président. « On a vu que l’équipe était en capacité de réagir, a insisté Jean-Michel Aulas, c’est d’abord un soulagement dans la mesure où il fallait qu’on se remette la tête à l’endroit. Je garde une entière confiance dans les joueurs et l’entraîneur. »

                                  Tousart : « On a fait les efforts ensemble »
                                  Les Lyonnais, qui restaient sur une inquiétante série de trois défaites en championnat, à Bordeaux (3-1), à Monaco (3-2) et face à Rennes (0-2), avaient besoin de réagir pour ne pas laisser un début de crise s’installer. « C’était capital de casser cette spirale négative, a souligné Lucas Tousart, toujours au combat devant la formation ibérique. La qualification pour les 8e de finale n’est pas acquise, on le sait bien, et il faudra aller la chercher là-bas. Mais ce qui est important, c’est qu’on a fait les efforts ensemble, notamment défensivement. »

                                  Cette solidarité évoquée par le milieu de terrain olympien a en effet été primordiale. Pour donner au groupe un esprit de corps, pour faciliter la tâche des attaquants. Même si l’OL a encore concédé un but, celui qui va, un peu, compliquer son match retour.

                                  Car si on se penche sur leur début d’année 2018, les Lyonnais, sur dix matches disputés, six en Ligue 1, trois en Coupe de France et un en Ligue Europa, jeudi soir, ont encaissé au moins un but à neuf reprises. Une perméabilité susceptible de leur jouer des tours si elle perdure. « Prendre ce but, c’est vraiment dommage, regrettait Nabil Fekir, capitaine et buteur. On restait sur un mauvais match contre Rennes, et ça a été beaucoup mieux, autant sur le contenu que sur le résultat. Marquer trois buts à ce niveau, c’est encourageant. »

                                  À deux visages

                                  Et symptomatique de cet OL à deux visages, brillant contre les Valencians, inconstant trop fréquemment. « On parvient à se transcender sur ces matches importants, ajoute Nabil Fekir, mais on doit maintenant être efficace de la même manière en championnat. »

                                  C’est une évidence pour une équipe en équilibre instable, qui ne veut pas déroger aux objectifs annoncés : le podium en Ligue 1, la Coupe de France et la Ligue Europa puisque la finale se jouera le 16 mai à Décines. Pour réussir, les Lyonnais devront toutefois livrer une copie majeure dans les jours à venir. En négociant avec bonheur le retour à Villarreal avec un billet pour les 8es au bout, en revenant de Lille, dimanche, avec les trois points pour ne pas décrocher en championnat. Sans oublier le derby huit jours plus tard. Voilà bien une semaine capitale.

                                  Le Dauphiné.com

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                                  • FEKIR ET LACAZETTE BIENTÔT RÉUNIS ?

                                    Par La rédaction

                                    Publié le 17/02/2018 à 09h48


                                    Nabil Fekir (24 ans) et Alexandre Lacazette (26 ans) ont évolué ensemble sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais entre 2013 et 2017. Alors que Lacazette a rejoint les rangs d’Arsenal cet été pour un montant avoisinant les 60 millions d’euros, il pourrait être suivi par son ancien coéquipier dès cet été. Selon The Daily Mail, Fekir serait devenu la cible principale du mercato estival des Gunners. Le prix de l’international français auteur de 16 buts et 6 passes décisives en 31 apparitions cette saison aurait été évalué autour de 48 millions d'euros. Arsenal serait donc prêt à tout pour s’offrir les services du capitaine Lyonnais après avoir tenté le coup Malcom cet hiver.


                                    Le Figaro

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                                    • Memphis Depay, constant dans l'inconstance


                                      Vincent Guiraud

                                      LIGUE 1 - L'OL se déplace ce dimanche sur la pelouse du LOSC (17h). Pour relever la tête après trois défaites consécutives en Ligue 1, les Lyonnais pourraient compter sur Memphis, auteur d'un nouveau superbe but en Ligue Europa contre Villarreal. Mais entre coups d'éclats et matchs sans, depuis son arrivée il y a un an, l'ancien joueur de Manchester alterne le meilleur et trop souvent le pire.
                                      Il est de ces joueurs-là, capables de vous faire gagner un match sur un coup de génie, un dribble, une frappe. Mais capables ensuite de passer complètement au travers des matchs qui suivent. Les prestations de Memphis Depay sous le maillot lyonnais sont frustrantes. Énervantes même. Depuis son arrivée en provenance de Manchester United l'hiver dernier, le Néerlandais agace parfois, interroge souvent, étonne de temps en temps. L'attaquant de 24 ans reste une énigme.


                                      Gaël Berger
                                      @GaelBerger
                                      12e but TCC pour @Memphis (3e en EL), comme tjrs capable du meilleur comme du pire. Mais il est capable d'aller vraiment bas...et vraiment haut ! #OL #OLVIL

                                      10:44 PM - Feb 15, 2018
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                                      D'une frappe des 35 mètres à la dernière minute dans la lucarne d'Areola à une prestation indigeste contre Bordeaux et Monaco, voilà en deux semaines un condensé pouvant résumer la carrière de Memphis. Contre le PSG, le joueur formé au PSV Eindhoven avait permis à son équipe de réaliser l'exploit dans un Groupama Stadium bouillant. Depuis cette victoire, qui avait installé l'OL sur la deuxième marche de la Ligue 1, les Rhodaniens ont enchaîné trois défaites. Et Memphis Depay n'y est pas étranger.



                                      D'abord contre Bordeaux, le numéro 11 de l'OL est entré à la pause, lancé par Génésio alors que son équipe était menée 3-1 et en supériorité numérique. Sans réussite. Le Néerlandais n'est jamais parvenu à apporter un plus. Ensuite, contre Monaco, titulaire au coup d'envoi mais apathique durant 86 minutes. Enfin, contre Rennes le week-end dernier, de nouveau dans un rôle de remplaçant de luxe, le numéro 11 de l'OL a sombré en seconde période, avec l'ensemble de ses partenaires.

                                      Une personnalité atypique et attachante


                                      Personnalité attachante, parfois isolé dans le vestiaire lyonnais, Memphis a toujours été un peu à part. "C'est un garçon qui a besoin d'amour. Par sa personnalité, on ne peut que l'aimer. C'est un garçon attachant", déclarait Jean-Michel Aulas après la victoire de Lyon contre Villarreal jeudi. "Voir quelques photos de lui dans une grosse voiture ou avec des habits originaux a donné une fausse image de lui. C'est quelqu'un de vraiment attachant", expliquait José Mourinho sur l'attaquant néerlandais.

                                      " Je joue pour Dieu et seulement pour Dieu"


                                      Souvent dans son monde, celui qui dit jouer "pour Dieu et seulement pour Dieu" ne laisse personne indifférent. Parfois taxé d'arrogance, son attitude sur le terrain ne plaide pas en sa faveur. Nonchalant, oubliant trop souvent de défendre, depuis son arrivée à l'OL, le public du Groupama Stadium alterne le chaud et le froid concernant l'attaquant de 24 ans. Parfois raillé par ses partenaires pour ses excès d'individualisme, le natif de Moordrecht a toujours suscité d'énormes attentes.

                                      "J'ai dit à Ronaldo que Memphis était son successeur"


                                      Après sa saison 2014-2015 où il claque 28 buts et 8 passes en 40 matchs avec le PSV Eindhoven, Memphis quitte son club formateur pour Manchester United contre une somme record de 34 millions d'euros. "A ce moment-là, j’ai dit à Cristiano Ronaldo que Memphis Depay était son successeur" se souvient Luis Campos, ancien conseiller sportif du Real Madrid. A son arrivé chez les Red Devils, Memphis réclame le numéro 7. Celui de Cristiano Ronaldo, David Beckham, George Best ou encore Eric Cantona. A 21 ans, le garçon a de l'ambition, et déjà un sacré caractère.



                                      Pour sa première saison, Memphis termine avec une honorable feuille de stats : 46 matchs, 7 buts, 9 passes. L'arrivée de Mourinho à l'intersaison, couplée à une baisse de forme du Néerlandais, vont enterrer définitivement les chances de l'attaquant à Man U. Malgré cela, Mourinho continuera jusqu'au bout de vanter les qualités du joueur : "Je crois que Memphis Depay a le potentiel pour être un joueur fantastique".

                                      Un rôle de supersub à l'OL, est-ce suffisant ?


                                      Le potentiel oui, mais cela ne suffit plus pour un joueur de 24 ans. A l'OL, depuis son arrivée, si ses statistiques sont loin d'être ridicules (17 buts et 17 passes depuis janvier dernier), il est devenu, au fil de son inconstance, remplaçant dans l'esprit de Bruno Génésio. "C’est un joueur capable de fulgurances individuelles, aime rappeler le coach de Gones. Mais il doit d’abord être dans le projet collectif avant d’avoir ces fulgurances." Memphis est prévenu.


                                      Eddy Fleck
                                      @eddy_fleck
                                      Tu fais une compil des gestes de Memphis depuis sa rentrée, tu peux facilement trouver des familles intéressées par ses services pour animer les goûters d’anniversaire.

                                      10:51 PM - Feb 15, 2018
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                                      La route de Memphis est encore longue avec l'OL. Acheté à prix d'or en janvier dernier contre 16 millions + 9 de bonus, le Néerlandais est engagé jusqu'en 2021 avec l'Olympique Lyonnais. Le club de Jean-Michel Aulas compte sur lui. Et pour se relancer en championnat contre le LOSC, les Lyonnais vont avoir besoin de leur attaquant. Que ce soit dans un rôle de doublure où dans la peau d'un titulaire, l'attaquant a toutes les cartes en main.

                                      Eurosport

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                                      • Lyon, la sale manie...

                                        Face à Lille (2-2), Lyon a encore laissé filer une victoire après avoir mené de deux buts


                                        Publié le lundi 19 février 2018 à 00:05
                                        Pour la quatrième fois de la saison en L1, l'OL a laissé filer une avance de deux buts, hier à Lille, où l'individualisme de ses attaquants, notamment, l'a plombé. Il est désormais à six points du podium.

                                        Vincent Duluc

                                        VILLENEUVE-D'ASCQ (Nord) - L'OL vient de prendre un point sur douze, en Ligue 1, et a de plus en plus de risques de regarder la course au podium d'aussi loin qu'il verra la Ligue des champions, la saison prochaine : à la télé. Il ne faut rien écarter avec l'équipe lyonnaise, ce que les deux points abandonnés à Lille (2-2), hier, où l'OL menait 2-0 au repos avec maîtrise, rappellent avec force. Mais ce qu'elle montre en L 1, en ce moment, tient plus du sabordage que de la conquête.

                                        Il n'est pas certain que Bruno Genesio ait été aussi en colère, depuis qu'il est l'entraîneur de l'OL, qu'hier en fin d'après-midi. Il a commencé par hurler dans le vestiaire. Certains mots ont traversé les cloisons pour arriver jusqu'à la zone mixte, et notamment un « Vous n'avez pas le droit de faire ça ! » . La séance a duré entre trois et quatre minutes, et il était encore blême de colère, la voix blanche, quand il a répondu à trois questions en conférence de presse, avant de faire demi-tour. On lui a parlé de sabordage, mais il avait choisi son terrain : « On manque trop d'humilité pour le sport de haut niveau. Je ne vais pas parler individuellement de ce que j'ai à dire à mes joueurs, je le leur dirai en face. Je l'ai déjà fait, d'ailleurs. Le football est un sport collectif joué par des individus qui sont plus ou moins collectifs... »

                                        Comme s'ils attendaient seulement la note artistique du juge biélorusse...
                                        C'est la quatrième fois, cette saison, que l'OL perd un avantage de deux buts, après Bordeaux (3-1, 3-3), Angers (3-1, 3-3) et Monaco (2-0, 2-3). Intéressants en première période, sans être géniaux, menant 2-0 grâce à un doublé de Traoré après une faute de main de Maignan et une belle plongée de Tousart, les Lyonnais se sont dilués, ensuite, à l'image de leur trio d'attaque, soudain catastrophique sur tous les plans, technique en berne et attitude désastreuse. Il y a eu plusieurs raisons au basculement, notamment la meilleure pression de Lille, mais si l'on regarde bien, tout est parti de très mauvais choix offensifs, qui ont vu Depay tirer de trente mètres à cinq contre deux et Mariano oublier de lui donner le ballon. Sur le premier but lillois, Depay avait fait n'importe quoi sur l'action précédente et Traoré avait fini par perdre le ballon. Et ce n'est qu'un exemple : ils n'ont plus jamais cherché la simplicité ni l'efficacité, comme s'ils attendaient seulement la note artistique du juge biélorusse... Finalement, Mariano a quand même tiré deux fois sur le poteau (68e, 88e), la deuxième fois sur un ballon de Depay, d'ailleurs, mais il ne viendrait à l'idée à personne de penser que l'égalisation d'Araujo (81e) n'était pas une juste punition pour une équipe qui n'en était plus une, ni d'avancer que l'OL n'a pas eu de chance. Car Lyon a eu toutes les chances, hier encore, et les a gâchées.

                                        En colère contre eux-mêmes et contre certains de leurs coéquipiers, les Lyonnais, qui se sont arrêtés pour dire un mot, hier, ont dribblé entre leur frustration et leur prudence. Deux joueurs en ont dit un peu plus, parce que c'était vrai et parce qu'ils l'assument plus facilement, sans doute. Rafael, d'abord : « Ce n'est pas normal. On n'a pas bien géré les contres, on a peut-être été trop individualistes, parfois. » Jordan Ferri, ensuite, avait commencé, dans un grand soupir : « Moi, je trouve qu'il y a des attitudes qu'il faudra changer... » Interrogé sur l'égoïsme des attaquants, du coup, il avait atténué un tout petit peu : « C'est normal qu'ils pensent à eux à l'approche du but, c'est leur boulot, mais c'est vrai que parfois cela pourrait être plus simple...»

                                        Alors qu'il leur faudra conserver leur avance de deux buts (3-1), jeudi soir à Villarreal en seizièmes de finale retour de Ligue Europa, les Lyonnais auront l'obligation de remporter le derby, dimanche prochain. Et, pour le podium, il leur faudra sûrement gagner à Marseille le 18 mars. En menant 3-0 à deux minutes de la fin, ce sera peut-être jouable.

                                        l'Equipe du jour..

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                                        • Mercato: Mariano Diaz priorité de l'Atlético de Madrid


                                          20/02/2018 à 17h35

                                          Efficace cette saison avec l'OL, l'attaquant hispano-dominicain Mariano Diaz intéresse l'Atlético de Madrid, qui en a fait sa cible numéro 1 en attaque selon la presse espagnole mardi.
                                          Longtemps cantonné à l'équipe réserve du Real Madrid, l'attaquant hispano-dominicain Mariano Diaz s'est imposé comme l'une des bonnes surprises de Ligue 1, depuis qu'il a rejoint l'Olympique Lyonnais l'été dernier. Grâce à ses 16 buts cette saison, dont 14 dans le championnat de France, le joueur de 24 ans serait la grande priorité de l'Atlético de Madrid pour renforcer son attaque l'été prochain. Le quotidien espagnol AS indique en effet que les dirigeants madrilènes le suivent de très près depuis plusieurs mois, au point d'en faire leur priorité pour le compartiment offensif.



                                          Bientôt des négociations?



                                          Les Colchoneros sont enthousiasmés par la saison réalisée par Mariano Diaz. Ils souhaitent entamer des négociations avec les dirigeants lyonnais le plus tôt possible afin de bénéficier du meilleur prix. Toujours selon le journal espagnol, l'Atlético pourrait inclure des joueurs dans la transaction et pourquoi pas Kévin Gameiro. A noter qu'au moment de vendre Mariano Diaz à l'OL, le Real Madrid n'a pas fait insérer de clause de rachat dans le nouveau contrat de l'attaquant.

                                          BFM sports

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                                          • Lyon: Comment l'OL a-t-il pu ainsi dégringoler depuis sa victoire contre le PSG?


                                            FOOTBALL Depuis un mois, les Lyonnais affichent le pire bilan de Ligue 1 avec un seul point en quatre journées. Le choc de Ligue Europa à Villarreal jeudi (19 heures) va peser très lourd...

                                            Jérémy Laugier


                                            Publié le 21/02/18 à 15h07 — Mis à jour le 21/02/18 à 15h45



                                            Le 21 janvier, l’OL terrassait le PSG (2-1) et semblait filer tout droit vers la si prisée deuxième place en Ligue 1.
                                            Un mois plus tard, le bilan est nettement moins réjouissant avec un seul point pris sur les quatre dernières journées en championnat.
                                            La sonnette d’alarme est donc tirée avant deux matchs cruciaux, à Villarreal en 16e de finale retour de Ligue Europa jeudi (19 heures) et pour le derby dimanche (17 heures).
                                            L’inattendu coup de canon de Memphis Depay, il y a tout juste un mois, au bout des arrêts de jeu d’un choc contre le PSG (2-1), avait tout d’un tournant dans la saison lyonnaise. Le genre de buts pouvant vraiment installer dans la durée la bande à Nabil Fekir sur le podium de Ligue 1. Mais aussi à cristalliser une dynamique autour d’un (petit) exploit, tout comme deux ans plus tôt déjà face au champion de France annoncé (2-1).



                                            La courte commercialisation d’un mug souvenir de ce succès de prestige, puis la qualification en Coupe de France dans la foulée à Monaco (2-3) ont participé à l’euphorie ambiante. Comment l’OL peut-il donc désormais se retrouver 4e en L1 à 7 points de Monaco et à 6 de l’OM, avant d’enchaîner deux matchs à immense pression contre Villarreal jeudi et l’ASSE dimanche ?





                                            Une inconstance quasiment chronique. Tranquillement en tête dimanche à la pause (0-2) contre un LOSC très faible, l’OL a trouvé le moyen de se faire reprendre et de concéder un nul (2-2) très frustrant. Une habitude désespérante puisque les Lyonnais ont déjà lâché neuf points cette saison après avoir compté deux buts d’avance (Bordeaux, Angers, Monaco et Lille). Une stat aussi inattendue que révélatrice de l’inconstance de cette équipe qui n’en est parfois plus vraiment une.


                                            Stats Foot
                                            @Statsdufoot
                                            Lyon qui perd 9 pts après avoir mené par 2 buts d'écart en L1 cette saison:
                                            OL 3-3 Bordeaux
                                            Angers 3-3 OL
                                            Monaco 3-2 OL
                                            Lille 2-2 OL

                                            19:03 - 18 fé
                                            vr. 2018
                                            161




                                            Un individualisme forcené devant. OK, Memphis Depay a récemment inscrit deux buts d’anthologie contre le PSG et Villarreal (3-1). Mais un an après son transfert, son implication dans le collectif lyonnais reste toujours aussi douteuse. Il irrite au moins autant les supporters qu’il ne les fascine grâce à son profil spectaculaire, et ce y compris dans ses posts assez lunaires sur les réseaux sociaux un lendemain de contre-performance.





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                                            @Teqhhh
                                            Memphis Depay à 99 problèmes mais la défaite de Lyon n'en n'ai pas un.

                                            19:29 - 19 févr. 2018
                                            10
                                            Voir les autres Tweets de
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                                            À ses côtés sur le front de l’attaque, Mariano Diaz fait lui aussi souvent preuve d’un individualisme à même d’agacer ses coéquipiers et de contribuer à faire plonger son équipe comme cela a été le cas en deuxième mi-temps à Lille.

                                            Un coach en manque de leviers. Bruno Genesio a pointé dimanche « le manque d’humilité » de ses joueurs. Ce n’est pas la première fois qu’il dresse ce constat depuis la saison passée, en vain jusque-là. À l’image de son coaching extrêmement tardif contre le LOSC, il est lui aussi en souffrance depuis cette série noire. L’OL est lanterne rouge de la Ligue 1 sur le dernier mois, avec un seul point pris en quatre journées. Une réaction est donc plus qu’attendue lors de ces deux chocs en quatre jours.


                                            Daniel Riolo

                                            @DanielRiolo
                                            Depuis le Mug, si on fait un classement l’OL est dernier !

                                            20:29 - 18 févr. 2018
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                                            • Bruno Génésio traverse à nouveau une nouvelle zone de turbulence


                                              LES BARRIÈRES DE GÉNÉSIO


                                              Embourbé depuis plusieurs semaines dans une gestion des egos complexe, Bruno Génésio traverse une nouvelle zone de turbulence avec l'Olympique lyonnais. Avant tout parce que son club change, politiquement, sportivement et économiquement. Une barre trop haute ? Potentiellement.

                                              PAR MAXIME BRIGAND JEUDI 22 FÉVRIER

                                              « Memphis ? Ah, bah c’est Memphis hein... » Une question simple : avait-il déjà croisé au cours de sa carrière de joueur et d’entraîneur un joueur aussi particulier ? Sur le moment, Bruno Génésio a lâché un rire nerveux, a regardé le type et s’est contenté de verser un bouchon de Soupline dans la machine infernale qu’est la gestion d’un club de haut niveau : celle du calendrier, des compétitions, nationales et européenne, et des hommes. « C’est un garçon qui a besoin d’amour, qui est capable de faire basculer un match à tout moment. Il fait des gestes techniques tout à fait étonnants. Certains au service du club et du résultat. Et puis, quelques fois, en nous faisant trembler de manière incroyable. »

                                              L'OL perce le sous-marin jaune

                                              Moins d’une heure plus tôt, sur la piste du Groupama Stadium de Décines-Charpieu, Memphis Depay avait de nouveau décidé de brouiller la lecture de son ADN sportif tout en confirmant une force détectée dès ses premiers pas au centre de formation du PSV Eindhoven, au milieu des années 2000 : ce mec est imprévisible, c’est une force et un casse-tête. Face à Villarreal jeudi dernier, dans une soirée où Génésio avait préféré installer le jeune Houssem Aouar, 19 ans, dans une position où ses qualités sont impossibles à émulsionner, Depay n’est sorti du banc qu’une petite vingtaine de minutes. Suffisant pour voir l’international néerlandais s’embrouiller techniquement et faire exploser une foule à trente mètres de la cible adverse. Tout ça rend Memphis Depay attachant, agaçant, navrant, brillant : les quatre piliers du clown d’anniversaire.


                                              « Je n'ai rien à prouver à mon coach »


                                              Buteur décisif face au PSG (2-1) le 21 janvier, Depay avait profité de la soirée pour faire deux-trois corrections : « Je n’ai rien à prouver à mon coach. Je joue pour Dieu et pour lui seul. (...) Je continue de progresser et de montrer que, peu importe ce qu’on me fait subir ou qu’on me sorte de l’équipe, je reviendrai à chaque fois. Je suis trop fort pour ça, incassable. » La sortie avait alors ouvert une porte : à Lyon, les joueurs ne sont plus là pour le club, mais pour se faire voir et pouvoir rebondir ailleurs. Le modèle du club formateur monté par Jean-Michel Aulas et révisé par le même Aulas l’été dernier après un audit interne a pris un coup.
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                                              Les bourgeois gentilshommes

                                              L’été dernier, l’OL a pris un virage avec les départs de Ghezzal, Lacazette, Gonalons et Tolisso, des mecs que Bruno Génésio connaissait par cœur, qu’il avait connus dans les catégories de jeunes, et qui, pour certains, comme Corentin Tolisso, avaient décidé de rester un an supplémentaire afin de faciliter la transition vers un nouveau modèle politique. En juillet 2016, c’était Samuel Umtiti. Cet hiver, ça a été Clément Grenier, parti à Guingamp. Demain, ce sera probablement Nabil Fekir, dont le rôle de caution club s’est affirmé cette saison et dont le statut auprès des supporters est logiquement sacré. Ce revirement s’explique économiquement et sportivement : le président Aulas s’est fixé cinq ans pour remporter une Coupe d’Europe. Cette année, la finale de la Ligue Europa se tiendra au Groupama Stadium. Forcément, l’idée trotte dans la tête du boss et il fallait mettre les moyens.


                                              La politique, l'humilité et les pions


                                              Voilà le travail : sept mois après le lancement de la saison 2017-2018, l’OL est quatrième de Ligue 1, à six points de l’OM, sept de Monaco et 19 longueurs du PSG ; à mi-chemin d’une qualification pour les huitièmes de finale de la C3 après la victoire de l’aller face à Villarreal (3-1) ; et doit encore disputer un quart de finale de Coupe de France à Caen début mars. Reçu, sans mention. On ne voit pas les hommes de Génésio progresser tactiquement, collectivement, et le début d’année a vu le bambou revenir en pleine gueule avec un ensemble constamment sur le fil, des victoires à l’arrachée et une série de quatre matchs consécutifs sans la moindre victoire en Ligue 1.


                                              À Lille, dimanche, où Lyon menait 0-2 avant de se faire secouer (2-2), Bruno Génésio a explosé : « On manque trop d’humilité pour le sport de haut niveau. J’ai dit à mes joueurs ce que je pense, en face. (...) Le foot est un sport collectif joué par des individus qui n’ont pas forcément un comportement collectif. » En d’autres termes, une bande d’artistes incapable de former un orchestre, où le trompettiste Mariano Diaz choisit ses matchs – il a été excellent face à Villarreal, histoire de se montrer en vue de la Coupe du monde en Russie –, où son pote pianiste Memphis Depay est le plus souvent désaccordé et où l’ensemble s’écroule lorsque les joueurs offensifs oublient leurs tâches défensives.

                                              Lyon, l'art du mauvais timing

                                              On l’a souvent vu et c’est un vieux refrain qui revient frétiller les tympans : Bruno Génésio, mais pour quoi faire ? Plus que jamais, la question se pose. C’est un questionnement politique, encore, qui touche les limites du management du coach lyonnais. En cas de départ de Nabil Fekir, tous ses œufs auront éclos et son temps aura filé. Le natif de Lyon a été biberonné à la vision Aulas, à l’OL formateur et cela va être moins le cas désormais : le club risque de se lancer dans une politique d’achat-revente-plus-value classique. Se pose aussi la question de la gestion des ego, de la flexibilité tactique, ce sur quoi l’entraîneur s’est cassé les dents à plusieurs reprises depuis sa prise de fonction entre les coups d’éclat, et on en revient forcément à la réflexion de l’été dernier dans les bureaux du club, où l'organisation pose aussi quelques questions : fallait-il accompagner ce virage d’un changement de coach ? Probablement, mais ça sera certainement pour l’été prochain. En attendant, à Villarreal, jeudi soir, Génésio, sorte d'Éric Hély ayant bien tourné, devrait faire bouger les pions alors que seul Marçal est suspendu. Depay, lui, pourrait retrouver le banc. L’amour est déjà retombé.




                                              PAR MAXIME BRIGAND

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                                              • Ligue Europa: à quoi doit s'attendre l'OL avec le CSKA Moscou?


                                                23/02/2018 à 15h19

                                                L'Olympique Lyonnais affrontera le CSKA Moscou lors des huitièmes de finale de la Ligue Europa les 8 et 15 mars. Une double confrontation inédite contre une formation moscovite un peu plus en retrait que ces dernières saisons.
                                                Une découverte pour l'OL. Le tirage au sort des 8es de finale de la Ligue Europa, effectué au siège de l'UEFA ce vendredi en Suisse, a réservé le CSKA Moscou à l'Olympique Lyonnais. Alors que le match aller est prévu le 8 mars à la VEB Arena et le retour le 15 mars au Groupama Stadium, il s'agira du premier affrontement entre les deux clubs. Parmi les références du championnat russe ces dernières années, le CSKA Moscou traverse une période un peu plus difficile actuellement.

                                                Largué en championnat cette saison


                                                Depuis 2013, le CSKA Moscou squatte donc une des deux premières places du championnat russe, avec notamment trois titres remportés. Mais cette saison, le club de l'armée ne pointe qu'à la 5e place au classement, à déjà 10 points du leader, le Lokomotiv Moscou. Troisième de sa poule de Ligue des champions derrière Manchester United et Bâle mais devant Benfica, le CSKA est un habitué de la compétition même s'il ne franchit jamais les poules depuis 2012 et un lourd revers en 8es contre le Real Madrid.


                                                Au rayon histoire toujours, si le CSKA n'a jamais affronté l'OL, le club moscovite a déjà joué six autres clubs français. Pour un bilan plutôt équilibré : 4 victoires, 3 nuls et 5 défaites. A l'automne 2016, le CSKA s'était retrouvé dans le même groupe que Monaco en phase de poules de la Ligue des champions pour un nul en Russie (1-1) et une défaite à Louis-II (0-3).




                                                Le rythme en question


                                                En raison de la trêve hivernale de près de trois mois qui coupe en deux le championnat russe, le CSKA abordera sa double confrontation contre l'OL sans grand rythme. La reprise du championnat local est prévue cinq jours avant le 8e de finale aller contre l'OL. A ce match, il faut ajouter la double confrontation contre l'Etoile Rouge Belgrade en 16e de finale de la Ligue Europa (0-0, 1-0). Mais ce manque de compétition ne semble pas perturber les clubs russes outre mesure puisque trois des quatre formations engagées lors des 16es de finale ont réussi à se qualifier.

                                                Dzagoev, Vitinho et le revenant Musa

                                                Le CSKA est entraîné par le Biélorusse Viktor Goncharenko depuis un an. Cet ancien coach du BATE Borisov a commencé au CSKA comme assistant de Leonid Slutski avant de revenir comme entraîneur en chef après une expérience à Ula. En poste depuis décembre 2016, il ne déroge jamais à sa défense à trois. Son CSKA alterne entre 3-5-2 et 3-4-2-1.

                                                Dans les rangs du CSKA Moscou, on retrouve quelques têtes bien connues de la sélection russe comme le gardien Igor Akinfeev ou les vieillissants jumeaux Berezutski. Il y a surtout le meneur de jeu Alan Dzagoev ou l'attaquant nigérian Ahmed Musa. Après un an et demi sans grande réussite à Leicester, il est de retour au CSKA, un club dans lequel il a joué entre 2012 et 2016, en janvier dernier. Enfin, l'attaquant brésilien Vitinho réalise une belle saison. L'ancien joueur de l'Internacional Porto Alegre compte neuf buts entre championnat et Ligue des champions.

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                                                • Lopes est-il un gardien dangereux ?:-o


                                                  Martin Mosnier

                                                  LIGUE 1 – Anthony Lopes cristallise les crispations. Après avoir fauché Kylian Mbappé en pleine vitesse, il est sorti genoux en avant face au Rennais Diafra Sakho. Le Lyonnais est-il un gardien dangereux ? Ou est-ce simplement la spécificité du poste de gardien qui reste mal comprise ? Son cas divise. Jérôme Alonzo etChristophe Lollichon ne sont pas d'accord.


                                                  Il y a d'abord eu ce choc, terrible, face à un Kylian Mbappé lancé à pleine vitesse le 21 janvier. Puis, trois semaines plus tard, cette sortie les genoux en avant face au Rennais Diafra Sakho. Anthony Lopes fait partie de cette catégorie de gardien très explosif au style spectaculaire. Il est l'héritier des Pascal Olmeta, Gaëtan Huard ou Jérémie Janot. Explosives, ses sorties frisent parfois la limite de l'acceptable.

                                                  Jérôme Alonzo avait un peu le même profil qu'Anthony Lopes. A Nice, Marseille, Saint-Etienne, Paris ou Nantes, il a multiplié les parades spectaculaires et les sorties au bulldozer. Aujourd'hui, il se reconnaît en Lopes : "Comme moi, Anthony est un gardien borderline", note l'ancien du PSG. "C'est un type de gardien très spectaculaire sur le contact et parfois, il y a de la casse."



                                                  "Pas méchant mais il sait qu'il peut faire mal"


                                                  Pour Alonzo, Lopes n'est pas un joueur "méchant ni dangereux" : "Mais il sait très bien qu'il peut faire mal", admet-il. "Mais ne le faites pas passer pour un assassin même si l'action sur Mbappé méritait un penalty." Le problème, c'est que suite au choc violent avec le portier de l'OL, Kylian Mbappé, touché à la tête, est sorti du terrain complètement K.O. laissant craindre le pire. Sur cette action précise, Lopes a touché le ballon. Cela l'exonère-t-il de tout reproche ?



                                                  Jean-Michel AULAS

                                                  @JM_Aulas
                                                  @OL @lequipe @Le_Progres @LFPfr Comment après ces images douter de la très bonne décision de Clément Turpin . Soyons tous raisonnables et aidons nos meilleurs arbitres à aller en Russie . Pour la France c nécessaire !

                                                  10:53 AM - Jan 22, 2018
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                                                  Ce n'est pas l'avis de Christophe Lollichon. Celui qui est en charge du développement des gardiens à Chelsea est sévère lorsqu'il s'agit de juger la sortie du Lyonnais : "C'est un acte très dangereux", juge-t-il. " Il se justifie par l'état d'urgence dû à un positionnement trop bas sur cette action et un manque d'anticipation. Lopes, en tant que gardien, doit tout voir alors que Mbappé ne voit que le ballon. Ils ne sont pas égaux dans cette situation. Mbappé a été chanceux car il n'a aucune chance de s'en sortir dans ce duel. De même que Lopes se met en danger lui aussi. Pour moi, c'est rouge et penalty. "



                                                  La spécificité du poste ?


                                                  "J'étais un peu comme lui et quand j'ai voulu me calmer, je prenais moins de place et, très vite, j'ai concédé plus de buts et de penalties", nous a fait savoir Jérôme Alonzo. La spécificité de ce poste doit-elle soustraire les gardiens de but aux règles de comportement qui s'appliquent aux autres joueurs ? Ce n'est, encore une fois, pas l'avis de Christophe Lollichon : "J'entends souvent qu'un gardien de but doit être fou mais ce n'est pas vrai", s'emporte-t-il. "Il doit être brave, courageux mais surtout pas fou. Il est important qu'un gardien soit rationnel dans ses prises de décisions. Un gardien doit avoir la vision de jeu d'un milieu de terrain, il doit tout anticiper. Ces sorties mal maîtrisées sont un peu comme les arrêts très spectaculaires : la plupart du temps, elles sont le résultat d'un manque d'anticipation."



                                                  MARCA

                                                  @marca
                                                  Lopes repite con Sakho la terrible acción con la que lesionó a Mbappé https://trib.al/hb9cw43

                                                  11:32 PM - Feb 11, 2018
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                                                  Jérôme Alonzo lui "aime ce genre de gardien spectaculaire et ultra-décisif." Il prévient simplement Lopes : "Pour moi, avec sa sortie sur Sakho face à Rennes, il a atteint la limite de la limite. Sur Mbappé, cela reste une action de foot, sur Sakho c'est autre chose. Pour l'instant, il passe entre les gouttes mais si on était potes, je lui dirais de faire attention." Jusqu'ici, Anthony Lopes, en 174 matches de L1, n'a jamais été expulsé et n'a reçu que six cartons jaunes. Aux yeux des arbitres, il n'est pas un gardien dangereux. Mais son cas divise malgré tout.

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                                                  • 23 février 2018, par Jérôme Latta


                                                    « Joueurs à protéger » : les bons, les brutes et le règlement


                                                    Y a-t-il une espèce de footballeur à protéger plus que d’autres ? La question n’est pas nouvelle, mais la présence de Neymar Jr dans le championnat de France devait immanquablement amener à la poser de nouveau. Au début du championnat, on s’interrogea d’abord sur l’abord sur l’effet de ses provocations, qui ne sont pas toujours strictement balle au pied : il y entre une volonté de chambrer et de mystifier son adversaire – dans la regrettable terminologie actuelle, cela se traduit par « humilier » [1].

                                                    Au-delà desdites provocations de Neymar, son jeu, sa supériorité technique appellent le recours à des moyens qui peuvent relever du vice ou de la brutalité. Soit parce que ce sont littéralement les seuls qui restent à des adversaires surclassés, soit parce qu’il s’agit d’une stratégie d’intimidation. Le propre des génies de la caste à laquelle il souhaite appartenir est justement de parvenir à être plus forts que les méthodes de rétorsion que leurs dons provoquent.



                                                    TRAITEMENTS DE FAVEUR



                                                    Tous les génies n’ont cependant pas échappé aux châtiments les moins justifiés. L’exemple le plus célèbre est celui de Diego Maradona, victime d’un tacle d’Andoni Goikoetxea en septembre 1983 (fracture de la cheville pour l’un, carton jaune pour l’autre). On commença à cette époque à parler de la nécessité de « protéger les artistes » qui, il est vrai, étaient alors soumis à très rude épreuve. Il fallut attendre les années 90 pour que les règles changent enfin en faveur d’une plus grande sévérité envers les brutalités – sévérité qui alla en s’accentuant jusqu’à aujourd’hui.

                                                    Les blessures très graves dues à des agressions sont devenues rares. Pour autant, le problème demeure : les défenses ont abaissé leur niveau de violence, mais elles disposent encore d’un arsenal de dissuasion. « Empêcher un joueur de prendre de la vitesse » conduit rapidement à multiplier les fautes préventives, dont seule l’accumulation peut justifier un avertissement – or le harcèlement consiste aussi à faire commettre des fautes à plusieurs joueurs pour limiter les risques.

                                                    Aussi Neymar et son club ont-ils pu se plaindre du traitement réservé à la star au cours de certains matches où il fut la cible, non pas de « contrats » à l’ancienne, mais d’une répétition délibérée de coups. Le joueur n’a pas toujours caché son exaspération, suscitant quelques inquiétudes quant à l’accueil ingrat que la Ligue 1 lui infligerait (Neymar étant à Paris l’archétype du « joueur à statut », voire un capital à préserver pour la Ligue 1). C’est probablement tomber dans le panneau du joueur – dont c’est l’intérêt, et même le jeu, de provoquer des fautes : s’il ne passe pas, il obtient des coups francs voire des sanctions contre ses adversaires.

                                                    DES DÉFENSEURS PLUS BRUTAUX EN L1 ?


                                                    Cela n’a pas empêché le débat de se développer. D’autant que d’autres clubs ont à leur tour présenté leur « joueur à protéger », comme le Stade rennais avec Ismaïla Sarr, trois fois blessé en cours de rencontre cette saison, ou l’Olympique de Marseille avec Florian Thauvin [2]. Jean-Michel Aulas s’est aussi placé sur ce créneau, en témoignant du martyre de Nabil Fekir (10 fautes subies contre Angers, record de France depuis dix ans) au travers d’une photo ensanglantée de sa cheville qui put faire croire à une amputation imminente.

                                                    Neymar (5,1 fautes subies par match), Fekir (3,9) et Sarr (3,5) sont en tout cas sur le podium des joueurs les plus « agressés » en France. Des chiffres élevés si on les compare à ceux des joueurs en tête de ce classement dans les grands championnats : Munir El-Haddadi (Alavès) 3,7 en Liga, Amine Harit (Schalke) 3,5 en Bundesliga, Alejandro Gomez (Atalanta) 3,3 en Serie A et Richarlison (Watford) 2,9 en Premier League. Lionel Messi, un joueur a priori très exposé lui aussi, ne subit « que » 2,4 fautes par match [3].

                                                    Les facteurs peuvent être multiples, mais ces données vont apparemment dans le sens des plaignants : les défenseurs de Ligue 1 seraient plus enclins à arrêter illicitement les joueurs les plus dribleurs et les plus rapides, les empêchant de s’exprimer pleinement… Toutefois, concernant Neymar, celui-ci subissait déjà un ratio de fautes par match élevé en Liga espagnole (4,2 la saison dernière), et c’est aussi le cas en Ligue des champions (4 cette saison). Ces « faveurs » ne semblent en tout cas pas affecter ses performances sous le maillot parisien [4].

                                                    DROIT À LA DÉFENSE


                                                    Est-ce à dire que les arbitres ne « protégeraient » pas assez les joueurs les plus brillants, voire qu’il faudrait dresser la liste officieuse de ceux-ci ? Poser cette question revient à penser qu’il y aurait une manière spécifique d’arbitrer certains joueurs du fait de leur profil ou de leur statut. Une telle conception est évidemment contradictoire avec la nécessité d’impartialité et d’homogénéité des décisions arbitrales : ne leur reprocherait-on pas de surprotéger certains joueurs, que l’on accusera aussi de chercher les fautes et de tomber au moindre contact ?

                                                    Ce n’est pas tel joueur qu’il faut protéger, c’est le jeu. Ni les arbitres ni les défenseurs n’ont vocation à ménager des boulevards aux joueurs les plus talentueux : il faut bien qu’il y ait de la difficulté pour que ce talent ait une valeur. Simplement, les outils dont dispose l’arbitre ne lui permettent pas toujours de lutter efficacement contre les stratégies de harcèlement ciblé. Sa mission, à peu près impossible à remplir parfaitement, consiste à ménager à la fois les conditions d’expression du talent offensif et celles du « droit à la défense » – qui est un art, lui aussi.

                                                    Dès lors, il revient au joueur de régler une partie du problème. Neymar n’a pas découvert ces traitements en France. À Barcelone, il leur était peut-être moins exposé dans la mesure où les adversaires devaient aussi s’occuper d’autres joueurs exceptionnels. Mais en venant à Paris, il s’agissait pour lui d’obtenir un statut plus exclusif, qui implique de plus grandes responsabilités. Parmi celles-ci, celle de surmonter l’adversité. « Ils me mettent des coups et moi je joue au foot. Ils provoquent, mais moi je sais aussi provoquer à ma façon, avec le ballon », convient-il lui-même





                                                    [1] On se souvient que le Brésilien avait été virilement rappelé à l’ordre par Corentin Jean, victime d’une « lambretta », au prix d’un avertissement pour le Toulousain. Contre Rennes, il a fait mine de relever le défenseur Hamari Traoré… avant de retirer sa main. Un geste particulièrement puéril, dont certains s’amuseront comme celui d’un enfant terrible dont le génie pardonne tout, et que d’autres déploreront comme l’expression d’un sale gosse en manque de calottes.
                                                    [2] Rudi Garcia, entraîneur de l’OM : « [Thauvin] se fait massacrer ou matraquer. Il serait temps de le protéger un peu. Si l’on veut continuer à voir du spectacle, il vaut mieux que les artistes soient sur le terrain plutôt qu’à l’infirmerie ». Olivier Létang, président du Stade rennais : « Le traitement infligé à Sarr est inacceptable. Il faut protéger les joueurs créatifs, et pas seulement Neymar ».
                                                    [3] Source : whoscored.com.
                                                    [4] La « note » du joueur sur le site de statistiques whoscored.com, qui agrège plusieurs indices, est cette saison la meilleure de sa carrière. Il compte 19 buts et 12 passes décisives en L1 après 26 journées.

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