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  • Memphis Depay, une prestation majuscule pour envoyer l'OL en C1


    Publié le dimanche 20 mai 2018 à 00:55 | Mis à jour le 20/05/2018 à 01:13


    Auteur d'un magnifique coup du chapeau en seconde période, le Néerlandais a été le grand artisan de la victoire de l'OL face à Nice et de sa qualification en Ligue des champions.


    Bilel Ghazi


    DÉCINES (Rhône) - Cette fois-ci, il n'a pas attendu qu'une nasse de ses coéquipiers s'agglutine autour de lui pour offrir son habituelle célébration. Parfaitement servi par Bertrand Traoré, Memphis Depay venait tout juste de battre Walter Benitez d'un subtil ballon piqué du pied droit. Sur une course de quelques dizaines de mètres, l'attaquant lyonnais se tournait alors fièrement vers les tribunes du Groupama Stadium, les index plantés dans les oreilles, le sourire en coin. Pour la troisième fois de la soirée (3-1, 86e).

    L'OL de Memphis Depay et le Monaco de Rony Lopes en Ligue des champions


    Auteur d'un triplé, l'international néerlandais s'est ainsi imposé comme le grand héros de cette trente-huitième journée. Celui qui propulse l'Olympique Lyonnais directement en phase de groupes de la Ligue des champions. Au terme d'une rencontre face à l'OGC Nice qui caractérise tellement la saison lyonnaise, un coup à l'endroit, un coup à l'envers. Un match qui pourrait aussi presque résumer son exercice. Même s'il est, sans conteste, le principal acteur du redressement de Lyon en Championnat depuis la mi-mars.


    5



    Memphis Depay a marqué 5 buts contre Nice en Ligue 1, soit son adversaire favori dans l'élite. Aucun joueur n'a plus marqué face à une même équipe en Ligue 1 cette saison que Depay face à Nice (Plea face à Guingamp, également à 5). Opta
    Arrivé en janvier 2017, l'ancien joueur de Manchester United termine ainsi en tête des buteurs rhodaniens en Ligue 1 cette saison avec dix-neuf réalisations. Dont dix sur les neuf dernières journées ! « Il a été comme il sait l'être, génial, appréciait son entraîneur Bruno Genesio. Il a réalisé sa meilleure saison en termes de statistiques depuis très longtemps. Et ce soir, il a su être l'auteur de quelques coups de patte décisifs. »

    Memphis Depay, le facteur X qui a envoyé Lyon en Ligue des champions


    «Ce coup franc avait été travaillé à la vidéo cette semaine, mais encore fallait-il le mettre !», Bruno Genesio, entraîneur de l'OL

    En première période, dans un rôle d'attaquant axial qui avait grandement facilité son efficacité ces dernières semaines, Memphis Depay n'avait pourtant pas réussi à se mettre en évidence. Probablement par manque de mouvement ou de réussite dans ses dribbles. Mais paradoxalement il ne manquait pas de retrouver toute sa réussite au retour des vestiaires, alors que le passage de son équipe du 4-4-2 losange au 4-3-3 l'avait conduit à retrouver le poste d'ailier gauche.

    44

    Memphis Depay est impliqué dans 44 buts en 52 matches depuis son arrivée en Ligue 1 en janvier 2017 (24 buts, 20 passes décisives), seuls Cavani (55) et Thauvin (49) font mieux sur la période.
    Après un excellent travail de Nabil Fekir, le Néerlandais profitait ainsi d'un centre de son capitaine pour devancer Dante et trouver le chemin des filets (1-1, 48e). Une égalisation qui transcendait autant l'Olympique Lyonnais que son attaquant qui ne manquait pas d'étaler tout son bagage technique avec une facilité parfois déconcertante. Jusqu'à ce coup franc génial. « Ce coup franc avait été travaillé à la vidéo cette semaine, souriait Bruno Genesio. Mais encore fallait-il le mettre ! » Après avoir contraint Benitez à repousser une frappe en corner (57e), le Néerlandais profitait ainsi d'une faute de Marlon sur Traoré pour tromper le gardien niçois en glissant le ballon sous le mur (2-1, 65e). « Ce but aurait pu nous soulager et nous offrir une soirée plus tranquille, poursuivait Genesio. Mais même si cela s'est terminé dans la joie et l'émotion, il était dit qu'on allait souffrir jusqu'au bout. »

    Un doublé d'Alassane Plea maintenait ainsi l'OL sous pression jusqu'au coup de sifflet final (3-2, 88e). Mais celui-ci n'empêchait finalement pas Memphis Depay d'apprécier la clameur de délivrance du public lyonnais. Même les index plantés dans les oreilles.

    L'Equipe

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    • Les tops et les flops de la saison de l'OL



      Le 21/05/2018 à 07:20 mis à jour à 07:25


      Le plus beau match


      Le match OM-OL (2-3, le 18 mars) aura été le marqueur de la saison lyonnaise. Et un bon résumé de son parcours en L1 : une entame difficile, un Aouar flamboyant et le but de la tête de Memphis dans les arrêts de jeu qui vient crucifier les Marseillais. Le derby aller, avec son score record et fleuve, restera dans les mémoires. Moins que le succès à Guingamp. Mais en Bretagne, l’OL a livré une de ses prestations collectives les plus accomplies. Et pendant 90 minutes.

      1- OM-OL (2-3)


      2- ASSE-OL (0-5)

      3- Guingamp-OL (0-2)



      Le pire match


      Le souvenir de la défaite à domicile face au CSKA (2-3) en 1/8e , ravivé par la présence de l’OM lors de la finale de la Ligue Europa au Parc OL, est toujours douloureux chez les supporters. D’autant plus que les Lyonnais avaient réussi à s’imposer à Moscou. Un gâchis synonyme du plus gros échec de la saison. Ce ne fut pas plus brillant lors des coupes nationales, avec des défaites à Caen en Coupe de France et à Montpellier en Coupe de la Ligue. Le nul concédé à Angers, alors que l’OL menait 3-1, illustre aussi à sa façon tous ces points perdus bêtement face à des adversaires à sa portée.

      1- OL-CSKA (2-3)

      2- Caen-OL (1-0)

      3- Angers-OL (3-0)



      Le plus beau but



      Il n’a pas fallu attendre longtemps. Dès la 3e journée, d’un lob tendu de 54 mètres, Fekir impressionne et marque le 3e de ses18 buts en L1. Le coup-franc réussi contre Monaco, dans les arrêts de jeu, est aussi beau qu’important. On pourrait dire la même chose de la frappe de Memphis contre le PSG.

      1- Nabil Fekir contre Bordeaux

      2- Nabil Fekir contre Monaco

      3- Memphis contre le PSG


      La révélation


      Il n’était pas titulaire en tout début de saison. Mais une fois qu’Houssem Aouar a fait son apparition dans le 11, il ne l’a plus quitté. Buteur (7) et passeur (4), le Lyonnais a rayonné au milieu. Dans un registre différent, par son abattage et sa percussion, Tanguy Ndombele a impressionné également pour ses débuts en L1. Ferland Mendy, lui aussi en provenance de la L2, a franchi avec aisance le pallier vers la L1. Au point de finir meilleur latéral gauche du championnat.

      1- Houssem Aouar

      2- Tanguy Ndombele

      3- Ferland Mendy


      Le bide


      Plus qu’un flop, c’est une énigme. Recruté au Celta Vigo contre un beau chèque de 10M€, Pape Cheikh Diop n’aura joué… que 63 minutes cette saison. Genesio a expliqué ne pas le vouloir le griller… Diakhaby, sorti du placard, a été impliqué dans les 3 buts de la défaite de l’OL à Strasbourg qui aurait pu couter cher dans la course à la Ligue des champions. Quant à Guebbels, annoncé comme la future grande star du club, il devrait rejoindre Monaco faute de s’être mis d’accord avec les dirigeants lyonnais sur les conditions de la signature de son premier contrat professionnel.

      1- Pape Cheikh Diop

      2- Le match de Diakhaby à Strasbourg

      3- Willem Guebbels


      Le Progrès du jour

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      • Bruno Genesio sera reconduit malgré les banderoles des supporters


        Publié le lundi 21 mai 2018 à 00:05


        Touché par une banderole, apprécié de son président et de ses joueurs, Bruno Genesio a vécu un samedi contrasté. Mais il sera encore l'entraîneur de l'OL la saison prochaine.


        Vincent Duluc


        LYON - Il a fallu que ses joueurs aillent le rechercher dans le vestiaire, où il s'était réfugié après la victoire de l'OL sur Nice (3-2, samedi), après, surtout, que le virage nord avait déployé une banderole qui l'incitait « à tourner la page ». Bruno Genesio a mal vécu l'affront, sa cruauté et son timing, et n'avait pas envie, soudain, de tour d'honneur. Mais ses joueurs l'ont poussé, puis l'ont porté en triomphe, dans le rond central, sans avoir une seconde l'intention de se rapprocher des virages qu'ils ont pourtant salués toute l'année, jusqu'à l'élimination en huitièmes de finale de C 3 face au CSKA Moscou (1-0, 2-3). Cette soirée-là aura été une ligne de démarcation : après, l'OL a été irrésistible. Après, une partie du public a eu du mal à pardonner. L'influence des réseaux sociaux, dont une frange estime, pour résumer, qu'Unai Emery est un entraîneur génial et que Bruno Genesio est un imposteur, pèse sur les plus jeunes supporters, même si les reproches à l'encontre de l'entraîneur lyonnais, sur la tactique notamment, viennent d'un spectre plus large.

        Mais il est hautement improbable que leurs voeux soient exaucés. Parce que le bilan de Genesio convient, globalement, à ses dirigeants : en vingt-neuf mois à la tête de l'équipe, il a fait passer l'OL de la 9e à la 2e place, en 2016, a passé seulement un tour de moins que l'OM en Ligue Europa, après avoir notamment sorti la Roma de Salah, en 2017, avant de ramener le club en C 1, ce week-end, tout en présentant la meilleure moyenne de points des quatre derniers entraîneurs de l'OL (1,94 point par match depuis son arrivée).

        «Comment imaginer qu'un président qui a de l'expérience ne lui propose pas d'aller au bout de son contrat ?»

        Au-delà, Jean-Michel Aulas semble n'avoir aucune intention de céder une miette de son pouvoir à ceux qui rêvent d'influence. Il lançait, samedi : « Je trouve que c'est injuste. Évidemment, je discuterai avec eux, j'ai fait enlever une banderole dans le virage sud, manu militari, parce que c'était inadmissible, et ce n'est pas maintenant, au bout de trente ans, qu'on va m'apprendre à gérer un club. Les témoignages de 98 % des gens présents dans le stade étaient bien plus significatifs et quand des joueurs portent en triomphe un entraîneur qui vient d'être critiqué, c'est un geste collectif bien plus démonstratif que toutes les analyses souvent sans fondement. » Sur sa lancée était tombé un tranchant : « Je ne vais pas changer mon comportement de gestionnaire et je crois avoir montré plus qu'eux. »

        78


        Le nombre de points pris par Lyon cette saison, un record depuis 2007-2008 (79). C'est l'année du dernier titre de champion.
        À l'évidence, il ne cédera pas, et Bruno Genesio sera toujours l'entraîneur de l'OL la saison prochaine. Ce qui lui est reprochable, c'est la faiblesse de Lyon en Coupes nationales et européenne, et une difficulté à trouver des solutions au coeur de l'hiver. Mais il a fini par trouver, par hisser l'OL en C 1, avec un record de buts du club en L 1 (87), alors qu'il est patent que les joueurs ont progressé, avec lui, et que sa gestion d'un cas aussi compliqué que Memphis Depay a fini par être payante.

        Dans les prochains jours, son président demandera le maintien de l'entraîneur en place, depuis le 24 décembre 2015, auprès du conseil d'administration, qui n'a pas l'habitude d'aller contre sa volonté. « J'ai été très clair depuis le début. On a un coach qui est aimé et écouté de ses joueurs, qui réussit des exploits comme à Marseille (3-2, le 18 mars) et qui prend 78 points : comment imaginer qu'un président qui a de l'expérience ne lui propose pas d'aller au bout de son contrat ? » Le contrat de Bruno Genesio (51 ans) s'achèvera dans un an, en juin 2019.

        L'Equipe du jour...

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        • https://www.leprogres.fr/rhone-69-ed...ber-shop-69110

          SAINTE-FOY-LÈS-LYON - INSOLITE

          Les joueurs de l’OL veulent tous la coupe… du Barber Shop 69110


          Simple salon de coiffure il y a encore un an, le barber shop fidésien a réussi à fidéliser plusieurs footballeurs lyonnais. Le fruit de la détermination sans faille d’un patron fan de l’OL.


          Il préfère qu’on l’appelle “Steph Barber”, son pseudo sur les réseaux sociaux - en partie grâce auxquels tout a commencé. Il tient aussi à rappeler que “barber”, « Ça veut dire coiffeur en anglais, pas barbier » (lire par ailleurs).
          Ce préambule exposé, Stéphane, la trentaine tout juste passée, ne cache pas son bonheur. Depuis quelques mois, ce Fidésien pur jus a « le plaisir et la fierté » d’accueillir plusieurs joueurs de l’OL dans son salon, baptisé Barber Shop 69110 - « pour qu’on situe bien l’adresse » (1).

          Passionné de l’OL depuis toujours

          Les défenseurs brésiliens Fernando Marçal et Rafael, le milieu de terrain Jordan Ferri, ainsi que le gardien remplaçant Anthony Racioppi viennent se faire coiffer chaque semaine. Jérémy Morel devrait être le prochain et d’autres, encore, pourraient suivre.
          Pour “Steph”, c’est la concrétisation d’un long processus. « Je suis un passionné de l’OL depuis toujours. Mon père m’a emmené à Gerland dès l’âge de 4 ans, raconte-t-il. J’avais très envie d’attirer les joueurs dans notre salon. C’est pour cela que nous avons décidé, avec ma sœur, de nous muer en barber shop ».
          Jusqu’alors, Stéphane et sa sœur Virginie possédaient un salon de coiffure traditionnel, qu’ils avaient ouvert ensemble, il y a une dizaine d’années. « L’an passé, nous avons décidé de tout refaire. En quatre jours, on a transformé le salon, changé le nom et installé l’enseigne spécifique (le fameux cylindre aux bandes bleu-blanc-rouge), décrit Virginie. Même si nous avons tenu à garder notre clientèle mixte, pour Steph, c’était une évidence, car il a toujours excellé dans la coiffure masculine ». Et le meilleur moyen d’atteindre son objectif initial, avec des techniques de coupes spécifiques, très travaillées, comme le fondu à blanc, particulièrement recherchées par les footballeurs.
          Mais il restait encore à se faire connaître d’eux. « J’ai commencé à en contacter plusieurs sur Instagram, relate Stéphane. Mais, je n’ai pas eu de retour immédiat. Alors, un jour, je suis directement allé voir Fernando Marçal. Je savais que ses enfants étaient scolarisés à Sainte-Foy. Je l’ai abordé à la sortie de l’école avec un “book” ». Le culot du “barber” s’avère vite payant : « Sa femme et son fils sont d’abord venus, puis Fernando a suivi. C’était en octobre. Depuis, il revient chaque semaine ». Résidant lui aussi à proximité, Jordan Ferri a été le deuxième à se laisser séduire, quelques semaines plus tard (lire par ailleurs). Le bouche-à-oreille dans le vestiaire de l’OL a fait le reste.

          Une clientèle qui a plus que doublé

          Tout comme les photos, en direct du “shop”, publiées par les joueurs sur leurs réseaux sociaux. « Ça, ça a constitué une publicité incroyable, sourit le coiffeur. Depuis, on reçoit énormément de demandes de supporters, de toute la Métropole, qui veulent se faire coiffer dans le même salon que les joueurs. On a un délai de deux semaines pour chaque rendez-vous. On ne s’attendait pas à ce que cela prenne autant d’ampleur. En moins d’un an, on a plus que doublé notre clientèle ».
          Autant dire qu’aujourd’hui “Steph Barber” est comblé. Nourrit-il encore un rêve ? « Faire venir Cristiano Ronaldo ! Mais, bon, ça va être compliqué. En revanche, Jean-Michel Aulas, c’est possible et ça aussi, ce serait un rêve ». L’appel est lancé.

          (1) Barber Shop 69110, 91, rue Commandant-Charcot, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon.


          REPÈRE

          Barber shop : 100 % pour homme
          Né aux États-Unis, le barber shop n’est, contrairement à ce que pourrait laisser croire son nom “francisé”, pas réellement un barbier. Il ne s’agit pas non plus d’une marque ou d’une franchise, mais d’un concept, dédié aux hommes, qui allie soins des cheveux, de la barbe et du visage. Si les salons reprennent souvent les mêmes items (dont le cylindre bleu-blanc-rouge), il n’y a besoin d’aucune licence pour ouvrir un barber shop.
          Un phénomène appelé à durer ?
          En France, les barber shops sont arrivés il y a une dizaine d’années. Le marché est florissant, avec une croissance de l’ordre de 6 % par an, laissant à penser que le phénomène dépasse le simple effet de mode.
          http://derougeetdebleu.over-blog.com

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          • GÉNÉSIO, LE VENT DANS LE DOS ?


            Continuellement tancé par les propres supporters du club depuis plusieurs années, Bruno Génésio a été confirmé à son poste pour la saison prochaine. Une décision certaine et réfléchie. De quoi travailler sereinement à l'avenir, sans entendre les critiques des fans ? Rien n’est moins sûr.

            PAR FLORIAN CADU DIMANCHE 27 MAI




            Samedi 19 mai, au coup de sifflet final de la 38e journée de Ligue 1, les Lyonnais n’avaient qu’une envie : faire la fête. Qu’ils soient supporters, joueurs, membres du staff ou salariés du club, tous souhaitaient célébrer la troisième place directement qualificative pour la Ligue des champions (obtenue grâce à la victoire à domicile sur Nice) pendant que l’Olympique de Marseille devait se contenter d’un triste ascenseur émotionnel. Tous... sauf Bruno Génésio. Satisfait de la performance de ses hommes, l’entraîneur avait tout de même du mal à afficher une bonne tête. Ce sont d’ailleurs ses poulains qui sont venus le chercher pour qu’il participe au tour d’honneur.


            La fiesta petit bras ?


            Pourquoi donc cette gueule de bois alors que l’ivresse commençait à peine à voir le jour ? Tout simplement parce qu’une fois de plus, Génésio s’est fait houspiller en public par les fans de son propre club. «  On n’a toujours rien à fêter » , déployait le Virage Sud pendant que celui du Nord brandissait un « Les vrais supporters. Bruno, ton amour pour l’OL t’honore, mais il est temps de tourner la page.  » C’est donc un avis quasiment global, et il ne date pas d’hier : malgré l’accès en C1, Bruno ne convainc pas ceux qui vibrent pour son équipe. C’est la même rengaine depuis 2015 et son arrivée sur le banc rhodanien : le technicien, sans doute pas assez glamour aux yeux de certains, jouit d’une cote de popularité étonnamment faible. Car il ne serait ni capable de gérer un vestiaire rempli d’ego (Memphis Depay...), ni de stimuler une team parfois en manque de détermination, ni de réaliser des prouesses d’un point de vue tactique. Tout n’est peut-être pas vérifié ou vérifiable, mais il s’agit là de la puissante voix subjective du peuple.

            Génésio confirmé à Lyon la saison prochaine

            Ce 19 mai donc, les nombreuses critiques sous-entendues par deux simples banderoles ont envoyé un enchaînement cross-crochet gauche dans la tronche de Génésio. « Ça m’a fait beaucoup de mal. Je ne l’oublierai pas, a réagi la victime face à la presse, une fois que l’éventualité du KO était passée. Je ne sais pas ce qu’on aurait pu leur apporter de plus. Peut-être une Coupe d’Europe. Mais il n’y a qu’une équipe qui pouvait la gagner et ce fut l’Atlético de Madrid. » L’histoire ne dit pas si la soirée s’est soldée par une consommation d’alcool de fin de saison habituelle, si le breuvage a été dégusté avec excès et si le verre a été vidé pour s’amuser ou pour oublier. Non, l’histoire ne s’embarrasse pas de ce genre de détail et a finalement repris quelques jours plus tard.


            Coup de boost


            Comment ? Avec un boxeur toujours debout et symboliquement remis sur pied par son supérieur, à savoir Jean-Michel Aulas. Le président des Gones, qui a le mérite d’avoir constamment soutenu son coach – même dans les moments plus compliqués –, avait déjà fait savoir qu’il allait prendre parti pour Génésio en vue de continuer l’aventure main dans la main. Résultat : le conseil d’administration de l’Olympique lyonnais a suivi JMA et a décidé de laisser les clés de la cylindrée dans le gant de Bruno la saison prochaine.



            Olympique Lyonnais

            @OL
            Après le sacre des féminines, le président @JM_Aulas a annoncé le maintien de Bruno Genesio : "Le comité de Gestion a voté pour reconduire Bruno Genesio. Je vais le présenter au conseil d’administration la semaine prochaine. Bruno Genesio sera présent la saison prochaine."

            21:57 - 24 mai 2018
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            Et le principal intéressé, blessé par les coups verbaux et émotionnels du public ? A-t-il pensé à abandonner de lui-même ? Jamais de la vie. «  Il y a une équipe perfectible qui va encore progresser. Bien sûr que ça me donne envie de continuer. Depuis deux ans, je vis plein de choses. Ça m'a renforcé, ça ne m'a pas fragilisé » , assurait-il déjà après le succès contre les Aiglons, dans la lignée de ses sorties précédentes quand il était menacé. En réalité, cette décision de la hiérarchie semble avoir regonflé le moral du Français, avec un cerveau désormais remotivé à bloc et pas pollué par de quelconques ressentiments.



            En témoignent ses propos : « Soulagé, ce n'est pas le mot. (...) C’est une grande marque de confiance de la part du président et du conseil d'administration. Ils sont aptes à juger ce que je fais au quotidien avec mon groupe et mon staff. Ce n'est pas une revanche. C'est simplement la fierté d'avoir bien fait notre travail tous ensemble. C'est ça qui m'anime. On sait que le métier d'entraîneur n'est jamais un long fleuve tranquille, qu'un club traverse des turbulences dans une saison... Mais la force d'un club, c'est de justement les traverser et d'en ressortir encore plus grand. » Seul problème : difficile d’avancer rapidement lorsqu'un clan, ou un lien supporter-technicien n’est pas soudé. Si l’OL veut continuer à évoluer en misant sur la stabilité, il faudra donc apprendre à s’épauler. Et à faire avec les défauts de chacun, en se concentrant davantage sur les qualités.

            So Foot

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            • Martin Terrier : «Les gens attendaient plus»


              Publié le mardi 29 mai 2018 à 00:15 | Mis à jour le 29/05/2018 à 00:56


              L'attaquant strasbourgeois, qui jouera à Lyon la saison prochaine, revient sur son éclosion et les difficultés qui ont suivi l'annonce de son transfert en janvier.

              Anthony Clément


              Ses statistiques sont impressionnantes en Espoirs, moins en club. Martin Terrier (21 ans) n'a marqué que trois fois en L 1 avec Strasbourg mais ses sept buts inscrits en cinq matches de qualifications pour l'Euro 2019 l'ont fait basculer dans une autre dimension, et Lyon a dépensé 15 M€ pour l'acheter en janvier à Lille, son club de toujours. Il a été prêté dans la foulée à Strasbourg, où il a donc vécu une saison complète mais coupée en deux. Polluée par les blessures, sa phase retour a été délicate et il a affronté les soucis en silence, avant de se confier à Clairefontaine.

              «Quand la liste des Espoirs est tombée, vous n'aviez pas joué depuis le 7 avril. Étiez-vous surpris d'être retenu ?


              Je l'espérais car je fais partie du groupe, j'ai fait tous les matches à part le dernier rassemblement (il était blessé aux ischios en mars), j'ai été déterminant et je pense que le coach (Sylvain Ripoll) veut créer un groupe. C'est aussi pour ça qu'il veut me revoir. Comme je reviens de six semaines d'arrêt, il pouvait se demander si c'était la meilleure solution pour moi. Mais ça me tenait à coeur.


              On a l'impression que les Espoirs ont été un déclic, que la saison ne se serait pas passée de cette façon si vous n'aviez pas été appelé en septembre...

              On ne sait jamais, mais c'est vrai que ça m'a donné énormément de confiance, j'ai mis trois buts lors de ma première entrée (contre le Kazakhstan, 4-1, le 5 septembre) et les retours en sélection me faisaient du bien à chaque fois. Ça coupe du quotidien et je me sens super bien ici.

              2017
              Le 8 décembre, il signe un but et une passe décisive lors du succès de Strasbourg à Bordeaux (3-0). La dernière de ses 3 réalisations de la saison en L 1, en 25 matches.

              Sentez-vous que le regard sur vous a changé ?

              Tout le monde me voit différemment depuis que j'ai été transféré. C'est normal, j'ai un autre statut. Les gens me connaissent un peu plus depuis que je suis en Espoirs, c'est aussi ma première saison complète en pros et ce n'est pas avec mes premiers matches à Lille (11 en L 1, en 2016-2017) qu'ils allaient me connaître.


              Vous devez votre première sélection à la mise à l'écart de Jean-Kévin Augustin (qui avait eu une altercation avec Ripoll). Comment l'aviez-vous vécue ?

              J'ai saisi ma chance. C'était spécial quand j'ai remplacé Jean-Kévin, c'est l'élément déclencheur. S'il ne sort pas du groupe, je ne suis pas appelé. Le malheur des uns fait le bonheur des autres...


              Vous disiez en décembre que vous aviez énormément confiance en vous. Est-ce toujours le cas près cette période difficile ?



              La confiance pour un attaquant, ce sont les stats, les buts marqués, et j'étais dans une bonne période, j'enchaînais les performances. En janvier, j'ai eu des difficultés à revenir à mon niveau à cause des blessures et, là, c'est différent psychologiquement. Je n'ai pas autant confiance, mais ça va revenir et ça passera par le terrain.

              «Je suis quelqu'un de discret, (...) mais c'est aussi à moi de m'adapter»

              Votre transfert vous a-t-il perturbé ?


              Les gens ne me regardent pas de la même façon car il y a le prix du transfert. Je ne dirais pas que ça m'a perturbé mais, inconsciemment, peut-être que ça m'a touché. Pas en mal hein, car signer dans le top 3 en France, ça ne signifie que des bonnes choses. Peut-être que je me suis mis aussi un peu de pression, mais j'ai eu des blessures, c'est un tout.


              Avez-vous réglé ces problèmes ?



              En janvier, il y avait beaucoup d'engouement médiatique, je découvrais et ce n'était pas facile. Je suis quelqu'un de discret, pas du genre à me montrer, mais c'est aussi à moi de m'adapter. C'est digéré, j'ai mis les choses à leur place.


              Vous côtoyez plusieurs Lyonnais en Espoirs. Vous ont-ils briefé sur l'OL ?



              Je connaissais déjà bien Lucas (Tousart) car il jouait à Valenciennes et on se croisait forcément avec les derbys. Je connaissais en Espoirs Tanguy (Ndombele) et Mouctar (Diakhaby) et j'apprends à découvrir Houssem (Aouar) car je suis en chambre avec lui. On a la même vision des choses, la même façon d'aimer le foot.

              «J'étais parti pour grappiller du temps de jeu et tout est allé très vite»

              Vous accordez de l'importance aux statistiques, mais vous n'avez marqué que trois fois en L 1 cette saison...


              À Strasbourg, je n'avais pas le même rôle qu'en Espoirs où je suis l'attaquant buteur. J'étais plus meneur de jeu, je n'étais pas forcément à la fin des actions. Strasbourg n'est pas non plus une équipe très offensive... Mais je suis un peu déçu par ma fin de saison, mes absences, et par quelques matches, après mon transfert à Lyon, où je n'ai pas fait les bonnes choses. Il faut que je prenne ça pour une leçon.


              Qu'entendez-vous par bonnes choses ?


              Je n'ai pas fait de bonnes perfs, mais c'est vrai qu'on avait une période plus difficile à Strasbourg depuis janvier et c'était général. Certains m'attendaient dans le rôle de leader pour pousser les autres vers le haut et peut-être que je n'ai pas été à la hauteur.


              Était-il trop tôt pour vous demander d'être un leader ?


              Oui, je suis arrivé en prêt et quand quelqu'un est prêté, ce n'est pas forcément pour s'imposer comme un leader incontestable. Mais comme j'avais très bien fini 2017, que le transfert a suivi, les gens attendaient plus.


              Comment jugez-vous votre saison ?


              Si on m'avait dit qu'elle allait se passer comme ça, même avec ces stats, j'aurais signé direct. J'étais parti pour grappiller du temps de jeu et tout est allé très vite, avec beaucoup de changements.

              «À Lyon, je n'ai aucune question à me poser, je jouerai là où le coach me mettra»

              Vous n'étiez pas préparé à ça...


              Je suis très casanier, j'adore ma région, le Nord, j'ai eu du mal à partir. Je l'appréhendais, mais j'ai été surpris car je me suis très bien adapté, et ça s'est vu sur le terrain. J'ai découvert une autre facette de ma personnalité. Lyon, c'est une autre étape, à moi de saisir ma chance.


              Quel est votre meilleur poste ?


              Je suis assez polyvalent, plus à l'aise derrière l'attaquant, électron libre pour me déplacer à droite à gauche. Mais à Lyon, je n'ai aucune question à me poser, je jouerai là où le coach me mettra. Mon objectif, c'est de jouer.

              Et de marquer davantage ?

              Marquer, c'est un plaisir, des sensations uniques que tu ne peux pas décrire, et je pense que je suis adroit devant le but. Il faut que j'arrive à être plus efficace. Je suis constant en match, mais je manque parfois de lucidité. Ça se travaille.»

              L'Equipe du jour..

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              • OL : Bruno Genesio, toujours contesté


                Par Corentin Marabeuf

                publié de 4 juin 2018






                MAINTENU SUR LE BANC DE L’OLYMPIQUE LYONNAIS, BRUNO GENESIO PRÉPARE LA SAISON PROCHAINE DANS DES CONDITIONS PARTICULIÈRES. ALORS QUE SES RELATIONS AVEC LES SUPPORTERS N’ONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI TENDUES, L’ENTRAÎNEUR VA S’APPUYER SUR CE QU’IL A BIEN FAIT, TOUT EN TENTANT DE RÉGLER DES PROBLÈMES QUI PERSISTENT.

                Depuis sa promotion comme entraîneur principal de l’Olympique lyonnais, le 24 décembre 2015, Bruno Genesio n’a jamais fait l’unanimité. Deux jours à peine après sa nomination, une pétition lancée à son encontre, intitulée « Non à Bruno Genesio entraîneur de l’OL », avait déjà recueilli plus de 1700 signatures. Deux ans et demi plus tard, le technicien est toujours en poste et s’apprête à diriger un nouvel exercice à la tête de l’équipe rhodanienne. Maintenu par Jean-Michel Aulas et le comité de gestion, Genesio va certainement réussir une performance que seuls Raymond Domenech et Bernard Lacombe étaient parvenus à accomplir depuis 1987 : rester plus de trois saisons sur le banc de l’OL. Pour l’union sacré, si cher à son président, il faudra peut-être attendre encore un peu.

                Invité par le Virage Nord à « tourner la page », lors de la dernière journée de Ligue 1 contre Nice (3-2), Bruno Genesio sait à quoi s’attendre au Groupama Stadium la saison prochaine. « Nous ne resterons pas silencieux si le comportement de nos joueurs et les résultats s’avéraient ne pas être en adéquation avec ce que nous attendons de l’OL », prévenaient les Bad Gones dans un communiqué publié mercredi dernier. « Tout au long de la saison », le groupe de supporters a même ressenti « un climat délétère » autour du technicien rhodanien. Le match de l’OL contre le Gym, qui assurait à l’OL sa qualification pour la prochaine Ligue des champions, fera date. La semaine précédant ce rendez-vous, le Kop Virage Nord avait « signifié en personne à Bruno (Genesio) la position adoptée par le groupe quant à sa présence sur le banc de notre Olympique. » Mais il devrait être plus clément avec lui qu’avec d’autres de ses prédécesseurs, puisque l’entraîneur échappera à une « opération « Genesio démission ». » Ce contexte assimilé, l’ancien adjoint de Rémi Garde et Hubert Fournier va tenter de faire passer un cap à son équipe, critiquée pour son inconstance.

                LA PROLONGATION ATTENDRA


                Car plus que les autres saisons, les Lyonnais ont brillé par leur irrégularité. Capables d’enchaîner huit victoires consécutives en Ligue 1, comme ce fut le cas de le 29e à 36e journée, les hommes de Bruno Genesio ont aussi enchaîné six matches sans gagner en Championnat, au cœur de l’hiver. La pire série du club depuis 20 ans. Après l’élimination de l’OL en huitièmes de finale de la Ligue Europa contre le CSKA Moscou (1-0, 2-3), le technicien rhodanien est quand même parvenu à remettre son équipe à flot, lui permettant d’arracher sa qualification en C1. Le passage au 4-4-2 en losange n’est pas étranger à cette bonne fin de saison. Après avoir jonglé entre le 4-2-3-1 (utilisé 29 fois toutes compétitions confondues) et le 4-3-3 (17 fois), Genesio fut bien inspiré d’opérer à des changements au moment où cela s’imposait. L’une des grandes réussites de l’entraîneur lyonnais cette saison. Comparable à son excellente gestion du cas Memphis, qui a fini en boulet de canon avec ce passage dans l’axe (10 buts et 7 passes décisives en 9 matches). Le cas du Néerlandais, combiné à l’utilisation d’un milieu de terrain avec une moyenne d’âge de 20 ans, ont confirmé les excellentes prédispositions du coach lyonnais dans le management de ses joueurs. Sans cette inconstance et des problèmes qui persistent, les commentaires des observateurs auraient été beaucoup plus flatteurs au moment de faire le bilan de la saison de l’OL.

                Le parcours de l’Olympique lyonnais en coupes est aussi difficilement passé auprès des supporters, se sentant offensés avec cette finale de Ligue Europa livrée à l’OM. Les retournements de situation, trop souvent en la défaveur de l’OL, ont également fini par lasser. Après avoir mené au score, les Lyonnais ont perdu seize points en Ligue 1 cette saison. Trente-huit depuis l’exercice 2016-2017. Le manque de repères tactiques, peut-être dû au renouvellement de l’effectif rhodanien, ou cet excès d’individualisme, qui a longtemps agacé, peuvent expliquer cela plus que la jeunesse de certains, qui ont montré qu’ils savaient hausser leur niveau de jeu. En conservant une équipe portée vers l’offensive (87 buts en Ligue 1, record du club), Bruno Genesio va tenter de résoudre ces maux qui durent depuis trop longtemps. Ensuite, les dirigeants de l’OL, en cas de nouvelle qualification pour la Ligue des champions et de bons parcours en coupes, offriront certainement une prolongation de contrat à Genesio (il se termine en juin 2019). Même s’il est encore ballotté.

                Lyon Capitale

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                • L'heure est au changement d'ère à Lyon


                  Publié le mardi 5 juin 2018 à 00:10 | Mis à jour le 05/06/2018 à 00:29

                  Après avoir été souvent obligé de vendre, le club lyonnais a désormais un peu plus de marge. Il est armé pour résister. S'il en a envie.


                  Vincent Duluc

                  Depuis l'époque Claude Puel (2008-2011), l'OL a vendu beaucoup plus qu'il n'a acheté. L'évolution de sa capacité d'investissement, à remettre en perspective face au financement puis au refinancement du Groupama Stadium, inauguré en janvier 2016, dessine deux époques dissemblables. La première aura été extrêmement austère et couvre les années Rémi Garde (2011-2014) : en trois saisons, le club lyonnais n'aura jamais dépensé plus de trois millions d'euros pour une recrue, la somme déboursée pour Fabian Monzon (Nice) et Arnold Mvuemba (Lorient) en 2012.

                  Ce plafond ne l'avait pas empêché de faire d'assez bonnes affaires (Gueïda Fofana, Milan Bisevac, Henri Bedimo, Christophe Jallet, Maxwel Cornet), mais il fallait amortir le stade, et payer cher la volonté de Bafétimbi Gomis, Jimmy Briand et Yoann Gourcuff de partir libres à la fin de leur contrat.



                  Depuis, l'OL est redevenu dépensier, un peu. Pas tous les ans : après un été 2015 offensif (plus de 40 M€ pour Sergi Darder, Mapou Yanga-Mbiwa, Mathieu Valbuena, Rafael, Claudio Beauvue), l'été 2016 aura contraint Jean-Michel Aulas à dépenser moins de 60 % des 120 M€, hors bonus, récoltés pour les départs d'Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso, Emanuel Mammana, Mathieu Valbuena, Maxime Gonalons, notamment, après l'échec de la qualification pour la Ligue des champions.

                  Fekir va rapporter gros


                  Cette saison, l'OL a plus de marge. D'abord parce qu'il s'est mis d'accord depuis longtemps avec Nabil Fekir pour un transfert. Il peut en espérer au moins 60 M€ et, sur ce plan-là, sa sélection pour la Coupe du monde n'est pas un handicap. Le président lyonnais négocie toujours durement, mais, en général, ne vend pas forcément au plus offrant, s'il y a peu de différence, et s'aligne sur le choix du joueur. L'OL a plus de marge, ensuite, parce que la qualification directe pour une C 1 mieux rémunératrice, la saison prochaine, éclaircit l'horizon. Enfin, un ou deux autres départs majeurs sont possibles, le président lyonnais ayant l'habitude de vendre quand la proposition est très au-dessus du prix du marché.

                  A priori, le PSG a renoncé à une offensive sur Tanguy Ndombele, mais il fera probablement l'objet d'autres approches et la fin de saison de Memphis Depay a été telle que tout est possible. Terminer la saison avec trois joueurs à plus de vingt buts, toutes compétitions confondues, Fekir, Depay et Mariano, va forcément agiter l'été.

                  66

                  Le nombre de buts marqués la saison passée, toutes compétitions confondues, par Nabil Fekir (23), Memphis Depay (22) et Mariano (21)
                  .


                  Mais, cette fois, l'OL n'est plus dans la situation qui l'avait vu demander à Monaco, comme un service, de lui acheter Anthony Martial 5 M€ avant le 30 juin 2015 (*). Il peut résister. C'est ce qu'annonce, évidemment, Jean-Michel Aulas, à la fois parce que c'est le discours à tenir pour mieux vendre, et parce que cela peut être un peu vrai, quand même : « Pouvoir réinvestir ce qu'on a gagné, c'est l'objectif. Même si cela ne signifie pas acheter pour acheter. Cela implique notamment de pouvoir être présent en Ligue des champions et d'avancer sur les revenus complémentaires hors foot. Dans notre modèle, il y a aujourd'hui de la place pour dépenser. Nous ne sommes plus dans ce système qui a pu récemment nous obliger à procéder à une vente avant le 30 juin. On a même un temps d'avance car la vente d'Alexandre Lacazette va rentrer dans l'exercice 2018-2019. »

                  (*) Par le jeu des pourcentages, l'OL aura touché 10 M€ sur le transfert de Martial de Monaco à MU.

                  L'Equipe du jour

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                  • "L’Olympique Lyonnais avait beau démentir tout transfert dans un communiqué officiel publié dans la journée de vendredi, les médias français et anglais étaient unanimes : Nabil Fekir devait rejoindre Liverpool. L’international tricolore était ainsi attendu du côté du club de la Mersey contre un chèque allant de 60 à 70 millions d’euros en fonction des informations publiées dans l’Hexagone et outre-Manche. Pourquoi employer le passé ? Parce que le Telegraph nous apprend ce samedi que Liverpool hésite à conclure l’opération.

                    Le média explique ainsi que l’officialisation du transfert de Fekir chez les Reds était attendue vendredi, après que tout ait été réglé entre les deux clubs, puis entre le finaliste de la dernière Ligue des Champions et le joueur. Seulement, les Anglais hésiteraient maintenant à conclure le transfert après la visite médicale du joueur. Des membres du staff médical liverpuldien étaient en France ces derniers jours, et il y aurait ainsi des doutes quant à la réalisation du transfert.

                    Un problème lié à sa dernière blessure au genou ? Le Telegraph n’apporte pas plus d’indications à ce sujet mais cela semble a priori être la cause la plus probable de ce "refroidissement". S’il est tout à fait possible que l’officialisation tombe rapidement et que tout se passe comme prévu, ces dernières informations vont forcément soulever des questions sur le mercato du joueur, de Liverpool mais surtout de l’Olympique Lyonnais. Réponse dans les prochains jours donc..."


                    réelle info ou intox pour gagner du temps ?
                    J'ai entendu dire que le transfert était déjà acté mais JMA ne souhaite pas que l'Officialisation soit faite sur l'exercice 2017-2018, donc pas avant le 1er juillet.

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                    • Envoyé par krockuss Voir le message
                      "L’Olympique Lyonnais avait beau démentir tout transfert dans un communiqué officiel publié dans la journée de vendredi, les médias français et anglais étaient unanimes : Nabil Fekir devait rejoindre Liverpool. L’international tricolore était ainsi attendu du côté du club de la Mersey contre un chèque allant de 60 à 70 millions d’euros en fonction des informations publiées dans l’Hexagone et outre-Manche. Pourquoi employer le passé ? Parce que le Telegraph nous apprend ce samedi que Liverpool hésite à conclure l’opération.

                      Le média explique ainsi que l’officialisation du transfert de Fekir chez les Reds était attendue vendredi, après que tout ait été réglé entre les deux clubs, puis entre le finaliste de la dernière Ligue des Champions et le joueur. Seulement, les Anglais hésiteraient maintenant à conclure le transfert après la visite médicale du joueur. Des membres du staff médical liverpuldien étaient en France ces derniers jours, et il y aurait ainsi des doutes quant à la réalisation du transfert.

                      Un problème lié à sa dernière blessure au genou ? Le Telegraph n’apporte pas plus d’indications à ce sujet mais cela semble a priori être la cause la plus probable de ce "refroidissement". S’il est tout à fait possible que l’officialisation tombe rapidement et que tout se passe comme prévu, ces dernières informations vont forcément soulever des questions sur le mercato du joueur, de Liverpool mais surtout de l’Olympique Lyonnais. Réponse dans les prochains jours donc..."


                      réelle info ou intox pour gagner du temps ?
                      J'ai entendu dire que le transfert était déjà acté mais JMA ne souhaite pas que l'Officialisation soit faite sur l'exercice 2017-2018, donc pas avant le 1er juillet.
                      Ben liverpool joue du pipeau pour mettre la pression sur le club et le joueur pour qu on accepte vite fait cette vente au rabais. Ils ont bien compris qu aulas a promis a son joueur de le laisser partir. Que fekir veut y aller etc..
                      La bonne reponse serait de claquer la porte. Allez vous faire mettre. Point barre on a pas besoin de vendre, tu veux mon joueur, tu payes et cher. Basta

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                      • Entre Lyon et Liverpool, les drôles d'heures de Nabil Fekir


                        Publié le samedi 9 juin 2018 à 00:14 | Mis à jour le 09/06/2018 à 00:21


                        Alors que son transfert à Liverpool a traversé des heures sinueuses vendredi, l'attaquant des Bleus revient à Lyon. Pour probablement des adieux un peu particuliers.



                        Hugo Delom (avec Bilel Ghazi et Vincent Duluc)


                        C'est une scène volée, vendredi, avant le début de l'entraînement à huis clos. Presnel Kimpembe, en entrant sur la pelouse du Groupama Stadium, montre le but de droite à Lucas Hernandez et à Florian Thauvin. Avec son bras, il mime une frappe brossée : pas de doute, il évoque sa dernière visite en ces lieux, et plus précisément le but de Nabil Fekir face au PSG (2-1), son coup-franc dès la deuxième minute, tiré au premier poteau d'Alphonse Areola, le 21 janvier dernier. Un souvenir, l'un des derniers dans son jardin du gaucher lyonnais. Ou plus probablement, son ancien jardin.


                        Malgré un contexte changeant. Alors que Liverpool et Lyon ont trouvé un accord sur le principe d'un transfert jeudi soir et que la visite médicale avait été programmée, la journée de vendredi a été agitée en coulisses. La nature de ces tensions entre les parties restait inconnue. Ou du moins méconnue. Certaines sources évoquaient un désaccord de nature financière dans le camp de Nabil Fekir. Sans que l'on soit en mesure, en l'état, de les vérifier, d'autres hypothèses circulaient. De quoi mettre, en tout état de cause, les nerfs des protagonistes à rude épreuve. « C'est de la folie », indiquait-t-on côté anglais, sans vouloir en dire plus sur la nature précise et la portée de celle-ci. Une folie à même de faire capoter le deal ? Vendredi soir, cela n'était pas la tendance. On restait ainsi optimiste du côté de Liverpool. À l'OL, qui avait évoqué dans la journée des « fausses informations » sur le transfert de Fekir, davantage pour contester les montants évoqués - 65 M€ - que pour repousser la finalisation de l'opération, le silence était de mise.



                        Dans l'entourage du joueur, on oscillait entre mutisme et optimisme. « Cela va s'arranger », était ainsi une phrase entendue parmi ses proches, tard hier soir. La présence à Lyon ces dernières heures de Barry Hunter, le « chief scout » de Liverpool, l'un des acteurs majeurs de ce premier gros transfert de l'été, va-t-il lever les dernières incertitudes autour de ce sinueux transfert ? La réponse devrait être rendue dans les prochaines heures. Avant le départ demain midi en Russie ? Pas encore sûr. C'est dans ce contexte forcément particulier que Nabil Fekir retrouvera ce soir le Groupama Stadium.


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                        Nabil Fekir

                        @NabilFekir
                        Training 🇫🇷

                        10:02 PM - May 25, 2018
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                        La dernière fois qu'il a foulé cette pelouse, le 19 mai, contre Nice (3-2), le capitaine de l'OL savait déjà qu'il repasserait par Lyon, ce soir, pour le troisième et dernier match de préparation face aux États-Unis. Depuis, comme Samuel Umtiti, comme Corentin Tolisso, il a récupéré toutes les invitations possibles et a acheté des places par dizaines pour la famille et les amis. Quoi qu'il arrive ce soir, qu'il entre en jeu ou non, Nabil Fekir, qui n'a rien laissé transparaître de son état d'esprit hier lors de la séance à huis clos, aura passé un drôle de début juin...

                        L'Equipe du jour

                        Pas de bla-bla-.......PAs de bla-bla.............Pas de bla-bla ! Merci...

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                        • L’OL MEILLEUR CLUB FORMATEUR

                          lundi 11 juin 2018 - 17:30 - Richard Loyant

                          L’Olympique Lyonnais conserve la tête du classement des centres de formation des clubs professionnels, dévoilé lundi 11 mai, à l’issue de la saison 2017-2018.

                          Pour la sixième saison consécutive, l’Olympique Lyonnais arrive en tête du classement des centres de formation des clubs professionnels à l’issue de l’exercice 2017-2018. Grâce à des joueurs comme Nabil Fekir (photo), actuellement en Russie pour disputer le Mondial avec les Bleus, l’OL devance le Paris Saint-Germain, l’AS Monaco, le Stade Rennais FC et le FC Nantes. Le Stade Rennais enregistre la plus forte progression en gagnant sept places.

                          Réunie lundi 11 juin à la Ligue de Football Professionnel (LFP), la Commission nationale paritaire de la Convention collective nationale des métiers du football (CCNMF) a officialisé ce nouveau classement des centres agréés par la Direction technique nationale (DTN) de la FFF, établi à partir des cinq critères d’efficacité suivants :

                          nombre de contrats professionnels signés par les joueurs formés au club ;
                          nombre de matches joués en équipe première par les joueurs formés au club ;
                          nombre de matches joués en sélection nationale par les joueurs formés au club ;
                          nombre de diplômes scolaires obtenus par les joueurs formés au club ;
                          contrat et ancienneté des éducateurs.


                          LE FONCTIONNEMENT


                          La Direction technique nationale établit le classement chaque fin de saison. La Commission paritaire l'officialise. Elle est composée de représentants des deux syndicats des clubs professionnels (Première Ligue et UCPF), de membres de l'UCPF (clubs professionnels), de l'UNFP (footballeurs professionnels) et de l'UNECATEF (éducateurs).
                          Classement 2016-2017
                          Classement 2015-2016
                          Classement 2014-2015
                          Classement 2013-2014
                          Classement 2012-2013



                          Fédération française de football

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                          • Mercato : Maurice joue la carte jeune


                            Le club lyonnais souhaiterait recruter des joueurs d’expérience. Mais pour l’instant, l’OL a fait signer des éléments d’avenir. Florian Maurice, le responsable du recrutement, décrypte sa méthode.



                            Le 13/06/2018 à 06:35 mis à jour à 09:12


                            « Le mercato, c’est tout le temps. Ca ne s’arrête jamais si on veut bien travailler ». C’est Florian Maurice qui le dit, et le responsable de la cellule recrutement de l’OL, en poste depuis 2009 à la demande de Rémi Garde, sait de quoi il parle. Alors que le marché des transferts s’est officiellement ouvert samedi dernier, le club lyonnais avait déjà pris de l’avance en enrôlant dès cet hiver Martin Terrier (21 ans) et Léo Dubois, deux jeunes joueurs, même si le Nantais (23 ans) n’est plus vraiment un débutant.

                            Si l’OL est salué pour la capacité de son centre de formation à alimenter l’équipe pro, « c’est une nécessité » aussi d’aller chercher ailleurs les profils en post-formation qui font défaut en interne. « Parce qu’il est difficile de rentrer dans un centre à 12 ans et d’en sortir forcément pro à 20 » rappelle Maurice.

                            En France, Monaco a lancé cette stratégie qui consiste à acheter des recrues en devenir, à les mettre en valeur et à faire une grosse plus-value à la revente. A l’OL, on assure avoir un sens des priorités un peu différent. « L’idée première du club est que le joueur performe. On estime qu’à partir du moment où il joue et où il est bon, il aura plus de valeur. Après, bien sûr, on ne va pas se plaindre s’il vaut 60M d’euros quelques années plus tard. » L’été dernier, le club a eu tout bon en s’attachant les services de Ndombele et Mendy. Avec des arguments bétons pour les séduire. « Maintenant, personne ne découvre personne. Ce qui fait la différence, c’est la vitrine de l’équipe première. Chez nous, on est capable de faire jouer les jeunes, ce que ne fait pas le PSG par exemple, dont la vitrine est Neymar. » Mais si l’OL a su griller la concurrence, il s’est aussi raté avec Cheik Diop. « On ne peut effectivement pas dire que c’est une réussite puisqu’il n’a pas joué, admet le recruteur. C’est une décision de l’entraîneur. On verra plus tard. Mais je pense qu’il a du potentiel. »

                            A 10 millions le transfert de l’ancien joueur de Celta Vigo, il y avait un risque. Mais un risque assumé et calculé. « Je peux aussi me tromper avec un joueur de 25 ans. On a par exemple fait Gourcuff et ça n’a pas marché comme on le souhaitait. Après pourquoi prendre un jeune de 20 ans plutôt qu’un de 25-26 ans ? Tout bêtement parce que ça coûte moins cher. Si je veux un bon de 26 ans, ça va me coûter 40M€. »

                            Cet été, l’OL devrait s’orienter a priori vers l’apport d’éléments expérimentés à la demande du staff, dans l’axe de la défense et au poste de sentinelle. « On s’est aperçu qu’on a manqué parfois de maturité ce qui nous a fait perdre des points ». « Mais attention », prévient Maurice, « Il ne faut pas aller chercher quelqu’un de plus âgé au risque que ça freine la progression de nos jeunes ». En gros ne pas confondre faire souffler un joueur - on pense à Tousart - et lui mettre un concurrent dans les pattes. Les cibles visées - le défenseur Brésilien de Santos Lucas Verissimo (22 ans) et selon RMC celle de l’international belge Leander Dendoncker (Anderlecht, 23 ans) qui peut évoluer en défense et au milieu - donnent du poids au discours du responsable du recrutement. Ce sera tout l’enjeu du mercato lyonnais et des discussions tripartite entre Florian Maurice, Bruno Genesio et Jean-Michel Aulas au moment de trancher.

                            Florian Maurice ne compte pas les heures passées au téléphone, ni son temps à courir entre deux avions. En tout, le responsable du recrutement lyonnais, soutenu depuis l’an dernier par Gérard Bonneau et Michel Rouquette, assiste en live environ à 150 matches par an. A ces supervisions directes s’ajoutent les stats fournies par des logiciels de base de données sur chacun des joueurs qui rentrent dans le viseur du club. Martin Terrier, comme Léo Dubois, les premiers de cordée du mercato de l’OL sont passés par ce tamis. « Concernant Léo, j’ai eu une demande il y a 6 ou 7 mois de la part du staff qui souhaitait un joueur de plus à droite. C’est un vrai connaisseur de la Ligue 1, qui a fait une super saison. Il va continuer à grandir. Martin, c’est un cas un peu différent. Il a moins d’expérience mais il est très polyvalent, il peut jouer sur les côtés, dans l’axe, comme deuxième attaquant. Il a beaucoup de qualités techniques, il va vite. »

                            Aujourd’hui, plus personne ne découvre personne. Ce qui fait la différence, c’est la vitrine de l’équipe première

                            Florian Maurice


                            Olivier GUICHARD O.G. Le progrès

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                            • Willem Geubbels (OL) à Monaco, c'est officiel


                              Publié le mardi 19 juin 2018 à 19:19 | Mis à jour le 19/06/2018 à 19:21
                              Le club a annoncé mardi la signature du jeune attaquant. Le montant du transfert est de 20 millions d'euros.


                              ? L'AS Monaco est heureux d'annoncer la signature de @WillemGeubbels ! #WelcomeToMonaco ?? pic.twitter.com/mOL1jIWooa
                              — AS Monaco ?? (@AS_Monaco) 19 juin 2018


                              Cinq ans après Anthony Martial, l'AS Monaco a recruté une autre pépite de l'académie lyonnaise. Le club de la Principauté a annoncé mardi la signature de Willem Geubbels, qui aura 17 ans le 16 août. Il a fait ses débuts en Ligue 1 la saison dernière à 16 ans, un mois et sept jours, devenant le premier joueur né au 21e siècle à évoluer dans notre Championnat.

                              «L'arrivée de Willem Geubbels s'inscrit dans notre ambition de faire évoluer les meilleurs talents européens, a déclaré Vadim Vasilyev, vice-président directeur général de l'AS Monaco au site du club. Willem a déjà démontré beaucoup de qualités et son grand potentiel. Avec de la patience et beaucoup de travail, nous sommes convaincus qu'il va arriver au top niveau.»

                              Willem Geubbels, lui, s'est dit «très heureux de signer à l'AS Monaco. C'est un club historique qui dispute la Ligue des champions et joue les premiers rôles chaque année en Ligue 1. Le projet du club est ambitieux et s'appuie sur le développement de jeunes joueurs. Je suis impatient de connaître mes nouveaux coéquipiers, d'apprendre auprès d'eux. Je suis prêt et déterminé pour aider l'équipe à faire de grandes choses».

                              L'OL a dévoilé le montant du transfert : il est de 20 millions d'euros plus «des incentives sur un éventuel futur mouvement».

                              infos l'Equipe

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                              • L’OL cherche à dénicher un élément expérimenté dans chaque ligne.

                                Le 20/06/2018 à 07:19 mis à jour à 07:19



                                Les matches de Coupe du monde s’enchaînent, l’actualité footballistique a la tête en Russie, et l’Olympique Lyonnais, forcément, ne fait pas l’actualité. Pourtant, il lui faut composer un effectif, qui n’aura pas la même configuration que celui qui a terminé sur le podium.


                                Oui, Bruno Genesio a bien été confirmé

                                On commence par le premier point, lié à l’entraîneur Bruno Genesio. Jean-Michel Aulas avait indiqué que le cap serait maintenu avec son entraîneur sans que celui-ci ne bénéficie pour autant d’une prolongation de contrat. Lors de la première semaine de juin le conseil d’administration a « validé » le maintien du poste pour Bruno Genesio. Il y avait deux justifications à cela. La première relative aux résultats de Bruno Genesio. Une raison s’imbriquant sur la seconde explication mentionnant que l’OL n’était pas prêt à investir « 400 000 euros mensuels sur un entraîneur star ». Ce n’est ni dans la philosophie du club, ni dans les moyens actuels, puisque malgré tout, le nouveau stade est encore à amortir.


                                Comment engager des grands joueurs ?

                                Voilà qui ramène aux possibilités de l’OL d’engager des éléments au profil reconnu, capables d’apporter un plus en Ligue des champions. Florian Maurice avait expliqué dans nos colonnes que la tendance était de partir sur la recherche de jeunes éléments d’avenir. Reste que l’Olympique Lyonnais recherche les opportunités. Mais l’enveloppe pour recruter n’aura pas forcément un côté très spectaculaire. Les records (Gourcuff à 22 millions et Lisandro à 24 millions) ne sont pas voués à tomber. Alors Florian Maurice parcourt le monde, pour voir, étudier et sentir les bons coups.

                                Chercher l’idéal dans chaque ligne

                                Le premier élément concerne la défense centrale. Mouctar Diakhaby avait demandé à partir en décembre dernier. Mais Bruno Genesio n’avait pas accédé à sa demande, lui rappelant qu’il aurait du temps de jeu en 2018. Ce qu’il n’a pas eu. L’histoire lyonnaise semble pendre fin pour le jeune central, tout comme pour Mapou Yanga Mbiwa. Pour épauler Marcelo sachant que Jérémy Morel est encore là, des pistes sont explorées, au Brésil notamment. Au milieu, Nabil Fekir, devrait faire l’objet d’un feuilleton continu cet été. L’après mondial sera décisif pour lui. Et dans cette zone, un élément d’expérience serait recherché, notamment peut-être pour épauler Lucas Tousart. Devant, deux hommes suscitent des questions, Memphis et Mariano. Le premier pourrait disposer d’un pont d’or du Milan AC. Et le second suscitent pas mal d’interrogations. Les journées seront très longues pour composer un effectif en mesure de courir plusieurs lièvres à la fois.

                                Le progrès

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                                • Abdou Diallo à Lyon pour rencontrer les dirigeants

                                  Convoité par Lyon et Dortmund, le défenseur de Mayence Abdou Diallo (22 ans) a échangé avec les deux clubs et se donne désormais quelques jours pour trancher.



                                  Le défenseur central de Mayence Abdou Diallo poursuit sa réflexion quant à son avenir. Après s'être rendu en début de semaine à Dortmund pour visiter les installations et se faire présenter le projet du club allemand, l'international Espoirs (22 ans) a longuement rencontré jeudi les dirigeants lyonnais. L'occasion d'échanger une nouvelle fois avec Bruno Genesio, l'entraîneur de l'OL. Sous contrat jusqu'en 2022, l'ex-Monégasque est décidé à prendre quelques jours pour fixer son choix.

                                  Source : France Football

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                                  • Classement des centres de formation : Lyon en tête pour la 6e saison consécutive


                                    Publié le vendredi 22 juin 2018 à 12:10


                                    Lyon devance le PSG et Monaco au classement annuel des centres de formation dévoilé il y a quelques jours. Rennes, 4e, enregistre la plus forte progression.



                                    Le même podium mais pas dans le même ordre. Si Lyon conserve la première place du classement des centres de formation, Paris est son nouveau dauphin à la place de Monaco, qui recule d'une place par rapport à la saison dernière. Suit le centre de formation du Stade rennais (l'Académie Rouge et Noir), dirigé par Landry Chauvin, plus forte progression de la saison (sept places). Après Nantes (5e) et Toulouse (6e), la Ligue 2 place quatre clubs dans le Top 10 (Sochaux, Auxerre, Le Havre, Lens). Marseille (17e) et Saint-Etienne (20e) sont loin.

                                    Le classement des centres de formation des clubs professionnels à l'issue de la saison 2017-2018 est:
                                    1?? @OL
                                    2?? @PSG_inside
                                    3?? @AS_Monaco
                                    4?? @staderennais
                                    5?? @FCNantes https://t.co/M5XJYB1hxn
                                    _ FFF (@FFF) June 11, 2018


                                    Le classement des 36 clubs agréés par la Direction technique nationale (DTN) prend en compte le nombre de contrats pros signés par les joueurs issus du centre, de matches disputés avec l'équipe première et en sélections nationales, mais aussi les résultats scolaires des jeunes du centre et la densité du staff des éducateurs.
                                    «Grâce à des joueurs comme Nabil Fekir»

                                    Même si l'OL, dans le sillage de Monaco, investit de plus en plus sur des joueurs en post-formation, le club de Jean-Michel Aulas reste le centre numéro un en France pour la sixième année consécutive. L'OL s'en réjouit : «Grâce à des joueurs comme Nabil Fekir, actuellement en Russie pour disputer le Mondial avec les Bleus, mais aussi Houssem Aouar, Willem Geubbels, Myziane ou Amine Gouiri, tous formés au club et qui ont découvert la Ligue 1 Conforama cette saison, l'OL se place une nouvelle fois comme la référence au niveau national.»

                                    infos l'équipe

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                                    • Ligue 1. Fekir, Diakhaby, Mateta, Dedé… Le point sur le mercato de Lyon


                                      >Sports>Football|Yves Leroy, à Moscou (Russie)| 24 juin 2018, 17h59


                                      Nabil Fekir, actuellement en Russie avec l’équipe de France, pourrait rester à Lyon, selon Jean-Michel Aulas. LP/ Arnaud Journois


                                      «On a les moyens de garder Nabil Fekir», assure Jean-Michel Aulas, rencontré à Moscou ce dimanche.

                                      Jean-Michel Aulas vit la Coupe du monde en Russie à fond, mais il n’oublie pas les dossiers de son club, l’Olympique Lyonnais. En marge d’un entretien qu’il a accordé au Parisien à propos de l’équipe de France, il a accepté de faire le point sur plusieurs dossiers chauds.

                                      Le plus important concerne Nabil Fekir, dont le transfert à Liverpool a échoué début juin, notamment en raison de conflits dans son entourage. Même si le Real Madrid semble intéressé, comme le président de l’OL l’a affirmé un peu plus tôt cette semaine, ce dernier affirme que la tendance forte est à ce qu’il reste à Lyon : « J’ai eu un échange avec lui le lendemain de la nuit où on a décidé d’arrêter la négociation avec Liverpool. Il était très serein. Je lui ai immédiatement dit que s’il souhaitait rester, on pouvait prolonger. Je l’avais dit avant, qu’on n’avait pas besoin de vendre. On a les moyens de garder Fekir. La tendance actuelle, c’est qu’on ne laisse partir personne pour avoir la meilleure équipe et qu’on la renforce comme prévu. »

                                      La priorité de l’OL est le recrutement d’un défenseur central. Ce ne sera pas Abdou Diallo (Mayence), qui a choisi Dortmund, comme dévoilé par L’Equipe. « Il m’a appelé pour me dire qu’il ne venait pas, confirme JMA. Nous, on ne peut pas faire n’importe quoi avec de jeunes joueurs. En principe, on cherche un défenseur plus âgé. On avait une opportunité, mais il faut que le salaire d’un joueur en équipe de France espoirs ne soit pas incohérent avec les autres joueurs au même statut. »

                                      Le président lyonnais confirme avoir coché deux noms pour ce poste crucial. « Un à la Coupe du monde, l’autre qui n’y est pas », glisse le patron olympien. Selon nos informations, le joueur qui n’est pas en Russie est le défenseur international brésilien de Cruzeiro (2 sélections), Dedé, âgé de 29 ans et que Lyon a déjà suivi par le passé. Son profil rappellerait celui de Cris. Il faisait partie de la liste de la Seleçao élargie à 35 joueurs avant le Mondial.
                                      Besiktas renonce à Rafael

                                      Néanmoins, les arrivées devraient attendre. « Il n’y aura pas d’arrivée avant le 1er juillet, prévient JMA. Il y aura des départs, sûrement pour arrêter les comptes qui sont très bons, sans départ de star. On a une structure financière qui est d’aplomb. Si Nabil était parti, c’était le jackpot. »

                                      Dans la lignée de la vente du très jeune Willem Geubbels pour 20 millions d’euros à Monaco, plusieurs joueurs secondaires sont sur le départ dans les prochains jours. « C’est probable que Mouctar Diakhaby parte [NDLR : à Valence], tout comme Jean-Philippe Mateta à Mayence », glisse JMA, qui confirme aussi le transfert probable d’Aldo Kalulu, qui devrait signer à Bâle. Besiktas aurait en revanche renoncé à recruter Rafael, alors que les deux clubs avaient trouvé un accord.

                                      Le Parisien

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                                      • Cris quitte l'OL


                                        Publié le mercredi 27 juin 2018 à 09:58

                                        Cris, l'entraîneur de la réserve de l'OL, a annoncé ce mercredi qu'il quittait le club rhodanien.




                                        Revenu à l'OL en 2014 pour travailler au sein du centre de formation, Cris (41 ans), l'entraîneur de la réserve de l'OL depuis 2017, a décidé de quitter le club. «Après quatre ans passés au sein du centre de formation de l'OL je souhaite vivre des nouvelles expériences pour donner suite à ma formation de coach», a-t-il annoncé ce mercredi sur son compte Twitter.

                                        « Il faut parfois savoir reculer pour mieux avancer ». Après 4 ans passés au sein du centre de formation de l'OL je souhaite vivre des nouvelles expériences pour donner suite à ma formation de coach. Merci @OL pic.twitter.com/g7Ml9kaGxJ
                                        — Cris Oficial (@ZagueiroCris) 27 juin 2018


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                                          1. // FRANCE
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                                          GRIFFITHS DU LYON

                                          En devançant le PSG, le Real Madrid ou encore le FC Barcelone sur ce dossier, l’Olympique lyonnais a frappé un gros coup et enfin lancé son mercato 2018. Ce gros coup, c’est Reo Griffiths.

                                          PAR ADRIEN HÉMARD DIMANCHE 5 AOÛT

                                          Griffiths du Lyon
                                          « Si vous valiez 7 sur 10 il y a quelques années, vous auriez pu jouer. Mais maintenant, il faut être à 8 ou 8,5 sur 10. Nous avons construit une équipe très forte avec un onze titulaire où il est difficile de se faire une place. La qualité ne suffit plus. » De Mauricio Pochettino aux jeunes du centre de formation de Tottenham cet été.

                                          Lyon se fait la main sur Wolfsburg
                                          Dans les faits, ses propos ont été traduits par le départ d’une des jeunes perles du club : Reo Griffiths, 18 ans. Arrivé libre à Lyon, le jeune attaquant anglais était considéré par les supporters des Spurscomme le successeur d’Harry Kane. Rien que ça. Karl Marx, David Beckham et Leyton Orient

                                          Ne vous y trompez pas : s’il est né en 2000 à la date de la journée nationale des Vétérans, Reo Griffiths incarne bien l’avenir de l’armada footballistique anglaise. Sa date de naissance, le 27 juin, coïncide d’ailleurs avec celle de la sortie du premier tome d’Harry Potter en 1997 et de l’anniversaire de Raul. C’est donc écrit : Griffiths sera un grand attaquant, comme l'Espagnol, mais anglais et connu du monde entier, comme le sorcier à lunettes. D’ailleurs, du haut de ses 180 centimètres, il est déjà annoncé comme tel.

                                          Reo Griffiths a rejoint Lyon
                                          Certes, le Wonderkid ne possède pas encore de page Wikipédia - hormis une ébauche de page française créée au lendemain de son arrivée à Lyon -, mais il s’est fait connaître en Angleterre la saison passée lors d’un North London derby remporté 9-0 par les U19 de Tottenham contre ceux d'Arsenal. Un rival dont il était d’ailleurs géographiquement plus proche de cinq miles puisqu’il a grandi dans le quartier londonien de Highgate, près de Camden Town, connu pour son cimetière qui abrite la tombe de Karl Marx. Mais après une pré-formation à Leyton Orient, à peine plus loin, il a bien choisi les Spurs. En témoigne sa performance ce jour-là : quatre buts et trois passes décisives. Suffisant pour faire de lui la nouvelle coqueluche des fans de Tottenham, et un Harry Kane en puissance. Un vrai lad made in North London

                                          Et les signes ne trompent pas. En parallèle de sa formation footballistique à Tottenham, Reo Griffiths suit une scolarité classique à la Chingford Foundation School. Au-delà des trois coupes de Londres et quatre coupes de l’Essex qu’il y glane, ce qui convainc les supporters des Spurs du destin doré du bonhomme est que cette école est fréquentée par David Beckham et surtout par Harry Kane. Sur le terrain, Griffiths confirme son potentiel et affole les compteurs avec les U18 du club : 34 buts en autant de matchs, dont 27 en vingt matchs de Premier League U18 l’an passé. Quand même.

                                          À force de briller, le jeune avant-centre attire logiquement les projecteurs. Ceux des sélections de jeunes des Three Lions en l’occurence. Vice-champion d’Europe U17 en 2016-17 - en ayant joué une minute -, il n’est pas retenu pour la Coupe du Monde qui suit et qui voit l’Angleterre s’imposer. Pas de quoi démonter le gaillard, qui enchaine sur une saison prolifique avec les U18 de Tottenham, mais sans goûter aux plaisirs du groupe pro. Buteur mais pas que, il ajoute à ses 34 réalisations onze passes décisives. Grand et agile, puissant et précis, il rayonne par sa vitesse et la qualité de son pied droit, que ce soit sur l’aile ou dans l’axe. L’Europe commence à lui faire les yeux doux : le PSG, le Real Madrid, le FC Barcelone et surtout le RB Leipzig. Stupéfiants, Benzema et Youth League

                                          Jeudi 2 août, après avoir refusé un contrat pro à Tottenham, c’est dans un club plus habitué à former de jeunes pépites qu’à en acheter que Reo Griffiths a décidé de déposer ses valises : l’Olympique lyonnais. « Je pense que l'OL est un très grand club, je suis très heureux d'être ici. Il y a beaucoup de grands joueurs qui sont passés par là comme Karim Benzema et Alexandre Lacazette. Mon objectif est de progresser, jouer le plus possible, marquer mes premiers buts et pourquoi pas découvrir la Ligue des Champions » , explique-t-il à OLTV.

                                          Lyon vient à bout de Benfica
                                          Un an après l’arrivée de Jordi Mboula à Monaco, la Ligue 1 confirme son nouvel attrait. Numéro un des centres de formation français pour la sixième année consécutive, Lyon s’offre une pépite qui pourrait lui en coûter une autre : l’arrivée de Griffiths pousserait Maolida vers la sortie. En attendant, le premier joueur anglais de l’histoire des Gones évoluera avec la réserve et en Youth League cette saison. À moins que le joueur gaulé avec du cannabis au centre de formation de Tottenham ne se révèle rapidement stupéfiant.

                                          PAR ADRIEN HÉMARD

                                          So foot

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                                          • OL : on prend les mêmes et on recommence

                                            Lyon comptera encore   sur Memphis pour décrocher   un podium.  Le DL/Jean-François SOUCHET Lyon comptera encore sur Memphis pour décrocher un podium. Le DL/Jean-François SOUCHET Après une dernière saison aussi chatoyante que frustrante, Lyon n’a pour l’instant pas changé grand-chose. Une stabilité qui doit être gage de progression.


                                            Bien sûr, il reste pas mal de temps avant d’avoir des certitudes sur l’effectif final des Gones. Mais s’il n’évolue pas avant la fin du mois, s’il garde ses étoiles et qu’un défenseur central d’envergure signe, alors Lyon aura totalement réussi son mercato et pourra envisager de hautes ambitions. Et profiter ainsi du retour en Ligue des champions.

                                            La préparation


                                            Bruno Genesio a décidé de mettre son équipe sur le gril d’emblée. Sept matches après un stage en Suisse en 26 jours, bienvenue en mode Ligue des champions. Lyon a fait du Lyon jusque-là. Des buts marqués, beaucoup, des buts encaissés, trop. Mais cette préparation, qui se termine par Chelsea demain, doit servir à être prêt d’entrée.

                                            Le recrutement


                                            Lyon a décidé d’anticiper puis de prendre son temps. Ainsi a-t-il signé dès janvier deux valeurs montantes de la Ligue 1, Léo Dubois, capitaine de Nantes, et Martin Terrier, auteur de quelques bons mois à Strasbourg, et qui s’éclate depuis son arrivée. L’OL est à l’affût pour empocher un défenseur central, la priorité, et un milieu relayeur, possible suppléant de l’inusable Tousart. Même si Diop a fait une préparation encourageante.

                                            En revanche, l’OL a, pour l’instant, su conserver toutes ses pépites (Geubbels excepté) et bien vendre. Six joueurs ont quitté Décines pour la coquette somme de 50,5 M€.

                                            L’objectif


                                            Il est triple. Assurer une place directe en Ligue des champions pour la saison d’après, donc terminer deuxième ou au pire troisième. Sortir des poules de la Coupe aux “grandes oreilles” et réussir à ramener un trophée dans le Rhône après la dernière Coupe de France de 2012. Les points forts


                                            L’animation offensive olympienne a tout pour plaire. Et pour faire peur. Elle, qui a rafalé à tout va la saison dernière, devrait pouvoir en faire de même. Elle n’a pas bougé, est partie pour conserver Fekir, Memphis, Traoré et Mariano, s’est même renforcée avec l’arrivée du jeune Terrier, et est toujours aussi redoutable en rupture.

                                            Ce n’est pas le seul secteur de jeu qui promet. Le milieu avec la triplette Ndombele - Tousart - Aouar, tous internationaux Espoirs, va en faire saliver plus d’un.

                                            Les points faibles


                                            C’est un chantier depuis la saison dernière et les vacances ne semblent pas l’avoir refermé. La défense démontre encore beaucoup de fragilité. Elle a pourtant peu bougé puisque pour l’heure seul Dubois est venu habiter le côté droit. Une façon de privilégier un latéral qui défend.

                                            Mais c’est l’axe qui pose le plus de souci. Si Marcelo appose son aura mentale, Morel, vieillissant, ne doit pouvoir postuler au mieux qu’à un rôle de recours. Lyon a besoin d’un central de haut niveau.

                                            Par Olivier DIETLIN | Publié le 06/08/2018 à 06:03 |

                                            Le Dauphiné

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                                            • Tour de France des clubs : Lyon mise sur la stabilité pour se qualifier en Ligue des champions

                                              Publié le lundi 6 août 2018 à 17:33L'OL a très peu modifié son effectif pour surfer sur l'élan de la fin de saison passée. Il visera une place en Ligue des champions.

                                              Régis Dupont Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                              Cet été, tout le monde a cherché l'ombre, sauf Lyon. Depuis que le départ acté de Nabil Fekir à Liverpool a capoté à la dernière minute, avant la Coupe du monde, le club vit suspendu à celle de l'international français. Restera, restera pas ? Jean-Michel Aulas a affirmé il y a deux semaines que le capitaine lyonnais, sous contrat jusqu'en 2020, le serait finalement jusqu'à la fin de saison. Une certitude «à 90 %», évaluait à l'époque le président de l'OL. Le pourcentage a peut-être évolué depuis le retour à l'entraînement du n°10, ce lundi.

                                              Cette incertitude majeure conditionne le reste, y compris la campagne de matches amicaux durant laquelle Bruno Genesio a navigué entre le 4-4-2 en losange, taillé pour Fekir, et le 4-3-3. Lyon s'est préparé aux deux systèmes comme on envisage deux scénarios. «Avec le 4-2-3-1 ou le 4-4-2 losange, l'idée c'était de le mettre dans les meilleures dispositions possibles, reconnaît l'entraîneur rhodanien. Là où il est le plus à l'aise, où il est le plus efficace. Il a eu une grosse efficacité l'année dernière et a grandement participé à la qualification pour la Ligue des champions.» Si Fekir (25 ans) part finalement, le schéma pourrait évoluer, même si Genesio assure : «On peut aussi maintenir le système parce que j'ai d'autres joueurs capables de jouer en soutien des deux attaquants, notamment Memphis (Depay), Bertrand (Traoré), Houssem (Aouar). Les deux sont possibles, c'est pour ça qu'on travaille les deux systèmes.»

                                              Et puis Lyon a envie de garder l'élan de la saison passée, achevée sur neuf victoires en dix journées de Ligue 1, une troisième place et un total de points (78) comme l'OL n'en avait plus amassé depuis la saison 2007-2008, celle de son dernier titre de champion (79 points).

                                              «Quand on change très peu, on gagne du temps dans l'assimilation du système, des principes de jeu, de tout ce qu'on veut mettre en place» - Bruno Genesio, entraîneur de l'OL

                                              Alors que le club avait changé la moitié de son équipe type l'été dernier, il a misé sur la continuité, cette fois. À part le défenseur central d'envergure qui doit venir épauler Marcelo dans les jours qui viennent, les supporters lyonnais verront les mêmes, plus deux recrues connues de longues date, qui ne partent pas forcément comme titulaires : Martin Terrier, le meilleur buteur de la campagne d'amicaux (cinq buts en six matches), et Léo Dubois, en concurrence avec Kenny Tete (Rafael serait plus une option à gauche cette saison). Nabil Fekir et Anthony Lopes mis à part, la Coupe du monde n'a pas pesé sur la préparation. «C'est un confort, reconnaît le technicien de l'OL. Ça nous permet de travailler avec une grosse ossature d'équipe.»

                                              87La saison dernière, Lyon a battu son record de buts inscrits en Ligue 1. Son meilleur bilan offensif datait de l'exercice précédent (77 réalisations). Le PSG, qui a terminé avec la meilleure attaque l'an passé, avait inscrit 108 buts.

                                              Si l'on excepte le retard d'une semaine de Memphis Depay, Lyon n'a pas vécu au rythme des reprises étagées. Et si cet habitué des fins de saisons canons en profitait pour démarrer pleine balle ? «On l'espère, sourit Genesio. On sait que le début du Championnat est important. Souvent, les équipes qui font un très bon début s'installent dans le haut du tableau, elles prennent confiance et ça peut durer. On a certainement un avantage par rapport à la saison dernière, c'est qu'on a très peu changé l'équipe. Quand on change très peu, on gagne du temps dans l'assimilation du système, des principes de jeu, de tout ce qu'on veut mettre en place.»

                                              La saison passée, quelques trous d'air ont freiné Lyon, qui a fini dans le rétroviseur de Monaco. Avec le sentiment de posséder, pourtant, une meilleure équipe. «Une meilleure équipe, je ne sais pas, rectifie Genesio. On a peut-être été meilleurs dans le jeu que Monaco, sûrement. Mais Monaco avait davantage d'expérience et de métier que nous, à l'image du match qu'on perd chez eux (2-3, le 4 février), où je pense qu'on doit l'emporter assez facilement et où on se met en difficulté sur des erreurs de jeunesse. C'est là-dessus qu'on doit progresser. Les joueurs ont un an de plus, des matches en plus, de l'expérience en plus. C'est ce genre de matches qu'on ne doit pas voir cette année. Qu'on doit beaucoup moins voir, en tout cas.»

                                              Y compris dans les Coupes, qui restent la meilleure chance de garnir une armoire à trophées figée depuis 2012 et un Trophée des champions. «C'est le gros regret de la saison dernière, reconnaît Genesio. On a ce quart de finale (de Coupe de France) à Caen (0-1), on savait que, si on passait, on jouait Paris ici, et on pensait qu'il était plus "facile" d'éliminer Paris en demi-finales au Groupama Stadium que de les battre en finale. On sait qu'il faut faire des choses exceptionnelles pour aller chercher un titre national aujourd'hui.» Lyon semble décidé à ne pas laisser filer la prochaine occasion.

                                              L'équipe type Le joueur : Depay, encore parti pour flamber ?

                                              Son retour de vacances avec une semaine de retard a été l'unique point de crispation de la préparation lyonnaise. Seul absent pour la reprise de l'entraînement, le 3 juillet, Memphis Depay a rejoint le reste de la troupe à Saillan, lieu du stage suisse de l'OL, six jours plus tard. «Bruno (Genesio) a eu une longue discussion avec lui pour lui dire ce qu'il avait sur le coeur, assurait trois semaines plus tard Jean-Michel Aulas. Mais Memphis est un grand seigneur et un grand joueur. Il faut le connaître...» L'attaquant néerlandais (24 ans) avait conclu sa saison 2017-2018 avec un triplé contre Nice (3-2), dernière grosse performance d'une saison dense (19 buts, 9 passes en L1). Il a commencé la suivante par une explication avec ses dirigeants, couplée à une sanction financière.

                                              Et lors des matches amicaux, c'est plus l'efficacité de Martin Terrier ou l'allant de Bertrand Traoré qui ont marqué. Mais, en association avec le Burkinabé devant ou en neuf et demi, Depay a retrouvé de la consistance au fil des oppositions. Au moment de citer le joueur qui pourrait surprendre cette saison, son président égrène : «Martin (Terrier), déjà, qui fait un malheur. Mais plein de joueurs sont en train de "monter en charge". Tanguy (Ndombele), Houssem (Aouar) et Memphis. On va avoir la confirmation que c'est un joueur dont le talent avait été égaré temporairement.» Sous contrat jusqu'en 2021, l'ancien joueur de Manchester United pourrait aussi s'affirmer comme un des plus beaux actifs de l'OL au printemps prochain si, d'aventure, Nabil Fekir avait déserté le paysage d'ici là. L'objectif du président

                                              Jean-Michel Aulas : «C'est déjà de se requalifier pour la C1. Parce que c'est quelque chose de très ambitieux et de très difficile en France en raison de la présence du PSG. Il faut être devant les deux ou trois autres prétendants à la deuxième place. Après, si on peut sortir des groupes en C1, ce sera un bon résultat. Et nous sommes toujours à la recherche d'un titre dans les Coupes. Quand on voit ce que le PSG a laissé aux autres depuis six saisons... Un titre nous permettrait de nous rapprocher de l'objectif des années qui viennent : rattraper le PSG avant la prochaine Coupe du monde.» L'avis de L'Équipe

                                              Un mercato largement anticipé, une équipe type très proche de celle qui a flambé en fin de saison passée, une préparation à peine impactée par la Coupe du monde ou les blessures : tous les feux sont au vert pour Lyon, sous réserve qu'un défenseur central d'envergure voire un milieu défensif viennent renforcer l'ensemble. La deuxième place de L1 semble largement à la portée de cette équipe en dépit de sa participation à la Ligue des champions, qui lui coûtera sans doute des points en Championnat. L'OL a même le droit de rêver plus haut, si le PSG version Tuchel ouvre la porte.

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                                              • Gérard Bonneau : « Partir, c’était ma décision »


                                                ParCorentin Marabeuf
                                                publié de 7 août 2018APRÈS VINGT-CINQ ANNÉES DE BONS ET LOYAUX SERVICES, GÉRARD BONNEAU A DÉCIDÉ DE QUITTER L’OLYMPIQUE LYONNAIS POUR LE SERVETTE GENÈVE, OÙ UN NOUVEAU PROJET L’ATTEND. MARQUÉ PAR CE QUART DE SIÈCLE À L’OL, LE DÉNICHEUR DE TALENTS EXPLIQUE LES RAISONS DE SON DÉPART ET ÉVOQUE LES MÉTHODES QUI ONT FAIT SA RÉUSSITE.


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                                                C’est dans une stupeur générale que l’Olympique lyonnais et ses suiveurs ont accueilli la nouvelle, fin mai. Le Servette Genève venait alors d’annoncer l’arrivée de Gérard Bonneau. Débarqué en 1983 à l’Olympique lyonnais en tant qu’éducateur, le dénicheur de talents quitte une première fois le club rhodanien en 1990, avant d’y revenir en 2000. Celui qui a repéré Lacazette, Fekir ou Martial, intègre alors le centre de formation de l’OL, avant de devenir responsable de la cellule de recrutement des jeunes en 2003. L’aboutissement d’une vie. Il quittera son poste en 2017 pour travailler avec Florian Maurice, au recrutement des professionnels. En Suisse, il occupera les mêmes fonctions que ce dernier, avec un œil sur l’académie. L’OL, de son côté, perd une de ses figures emblématiques.

                                                Comprenez-vous que votre départ puisse être considéré comme une énorme perte pour l’OL ?

                                                Personne n’est irremplaçable et je pense que j’ai fait mon travail sur Lyon. Je ne veux pas que l’on me considère comme quelqu’un d’irremplaçable. La personne qui va me remplacer sera dans le tempo. Je ne me fais pas de souci pour elle, elle continuera à mener cette politique autour des jeunes.

                                                Après 25 années passées à l’OL, vous avez décidé de partir. Pour quelles raisons ?

                                                Elles sont liées à l’affectivité que j’ai pour l’Olympique lyonnais, avant toute chose. J’ai toujours dit que ce serait moi qui ferais le choix de partir du club, parce qu’attendre qu’on vous dise que vous êtes trop vieux, qu’on est plus content de vous, c’est ce qui se passe avec d’autres personnes. J’ai eu tellement d’exemples autour de moi, que je me suis dit que je partirais en serrant la main à tout le monde avec seulement des bons souvenirs en tête. Je sais que ç’a contrarié certaines personnes, mais partir, c’était ma décision.

                                                En avril 2017 vous aviez été affecté au recrutement des professionnels, où vous travailliez avec Florian Maurice. Ce poste vous convenait-il moins que celui de responsable de la cellule de recrutement des jeunes ?

                                                En toute sincérité, j’aurai finalement voulu y aller plus tôt. Ça faisait deux ou trois ans que j’avais fait le tour sur l’Académie, il me manquait un second souffle. J’ai retrouvé ça avec les pros parce que c’est un autre travail. Je faisais des rapports sur des joueurs de très haut niveau. Ce qui m’a manqué, c’est peut-être la relation avec l’autre. J’ai besoin d’exister à ce niveau-là. Là, c’était vraiment un boulot de scout : j’allais voir des matches, je faisais des rapports et mon boulot s’arrêtait là.

                                                Au Servette Genève, vous occuperez les mêmes fonctions que Florian Maurice à l’OL. Aviez-vous besoin d’un club qui vous confie ce genre de responsabilités ?

                                                Oui, car j’ai besoin d’échanger. Je crois que dans le foot et dans le sport en général, il y a la compétition, mais on a aussi besoin d’échanger. J’échangeais déjà avec Florian (Maurice) à l’OL, parfois avec Bruno (Genesio), mais c’était le moment de couper après 25 années passées dans ce club. Pour tourner la page, le projet du Servette était idéal.

                                                Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet du Servette Genève ?

                                                Tout coïncidait dans ce projet. Je ne voulais pas partir trop loin de Lyon, mais je ne voulais pas travailler non plus pour un autre club français. Je viens en tant que « chef scout », des pros jusqu’aux jeunes. Avec humilité, je vais essayer d’apporter mon expérience pour aider le club, aussi, à conserver ses jeunes. Le club a un nouveau projet depuis deux ou trois ans, que la Fondation Rolex a mis en place, et veut renouer avec son histoire en remontant en D1. Je viens d’un grand club et je peux peut-être aider à structurer certaines petites choses. « IL FAUT VRAIMENT UN PROJET HUMAIN POUR UN JEUNE »


                                                Sans une carrière de joueur derrière vous, vous avez dû batailler plus que les autres pour être crédible…

                                                Je suis issu du milieu amateur, j’ai passé des diplômes, j’ai un DES, c’est-à-dire que je peux être entraîneur adjoint d’une équipe professionnelle, et je me suis beaucoup investi. Je savais qu’il fallait que je sois très à l’écoute et travailler un peu plus que les autres. Je me souviens que je pouvais visionner deux fois le même match pour me faire l’idée de ce qu’un attaquant était vraiment. Recruteur, c’est vraiment un métier. J’ai voulu prouver que cette profession, ce n’était pas seulement s’asseoir sur un strapontin, regarder le match et faire un rapport. Connaître l’environnement d’un joueur, son mode de vie, c’était peut-être plus intéressant. J’étais attaché à tout ça. A un moment, je pense que j’ai modifié le rôle de l’observateur.

                                                Vous avez aussi basé votre réussite sur un leitmotiv qui vous a toujours accompagné : « La force du recrutement c’est évaluer un potentiel. » Expliquez-nous.

                                                C’est exactement ça, savoir jusqu’où peut arriver un jeune et ne pas se baser sur ce qu’il est au moment où on l’observe. La réussite, aussi, c’est l’interrelation que l’on peut avoir dans son club avec les éducateurs, les directeurs du centre. On ne peut pas être recruteur et imposer des joueurs. A l’OL, il y a toujours eu cette confiance mutuelle.

                                                Votre force a aussi été de repérer des jeunes joueurs issus de la région Rhône-Alpes…

                                                C’était un projet mis en place par le club, mais il ne fallait pas non plus se fermer à ce qu’il se passe dans d’autres régions françaises. J’ai toujours dit qu’il fallait savoir ce qu’il se passe en France, lorsqu’il y a des générations moins fortes. J’avais donc un axe Paris-Lyon-Marseille, les trois grandes régions de foot, sur lequel je supervisais des jeunes. Je ne suis pas déçu des garçons que j’ai recrutés à l’extérieur. Anthony Martial, Alassane Pléa, Yassine Benzia, Jordan Ferri, Mouctar Diakhaby, ce sont des joueurs qui ont apporté quelque chose au club. Peut-être plus sur l’aspect financier que sportif pour certains.

                                                Avant de proposer un projet sportif à un jeune joueur et à sa famille, vous avez toujours mis en avant un projet humain. Est-ce nécessaire pour garder les pieds sur terre et s’éloigner du foot business ?

                                                C’est très important et j’espère que cela n’aura pas tendance à disparaître. Il faut vraiment un projet humain pour un jeune, il faut aussi un projet scolaire à sa juste mesure. Il faut avoir un projet de construction sociale avec des garçons et plus tard avec des filles. Il faut qu’il y ait une communion, un partage, il faut qu’ils connaissent d’autres gens qui ne sont pas des apprentis footballeurs. Il faut parler de tout mais surtout de ce qui peut être le mieux pour le jeune. L’argent est très présent aujourd’hui dans le football, mais cela n’est réservé qu’à une certaine catégorie. Si les familles souhaitent aller dans cette catégorie, il y a des étapes à franchir, il faut être patient. Malheureusement, l’argent fait rêver la famille mais pas forcément le jeune joueur.

                                                Un cas comme celui de Willem Geubbels, qui a refusé de signer son premier contrat professionnel avec l’OL pour s’engager à Monaco, vous chagrine-t-il ?

                                                Chagriner ce n’est peut-être pas le bon mot. Willem a 16 ans, a un tel profil, est en avance, mais il avait encore des choses à travailler. Les travailler dans sa région, près de sa famille, avec ses copains, ç’aurait pu être idéal pour lui. C’est un choix, on ne peut que lui souhaiter bonne chance. Si l’on est chagriné ou que l’on regrette, c’est parce qu’on aurait tellement voulu voir ce jeune grandir avec Lyon. C’est ça qui chagrine, pas sa décision.

                                                Existe-t-il une méthode Gérard Bonneau en matière de recrutement chez les jeunes ?

                                                Ça serait un peu frimeur d’affirmer qu’il en existe une (rires). Mais je vais être un peu prétentieux parce que le métier de recruteur est un métier que l’on ne peut pas enseigner. On peut donner un savoir-faire, mais le savoir-être vous appartient. C’est ma personnalité qui a fait que j’ai agis de telle manière. Je ne dis pas que c’est la meilleure des manières, mais faire passer des messages, nouer ou entretenir des relations, ça appartient à la personne. Ça ne s’apprend pas. « ATTIRER HATEM BEN ARFA À LYON, C’ÉTAIT FANTASTIQUE »


                                                Benzema, Fekir, Lacazette, Ghezzal, Martial, Tolisso, Umtiti, Ben Arfa, Gonalons, Grenier, vous les avez tous repérés. Avec le recul, lequel vous rend le plus fier ?

                                                C’est difficile de répondre, j’aimerais les citer tous. Ce n’est pas celui qui me rend le plus fier, mais attirer Hatem Ben Arfa à Lyon, c’était fantastique. Ça ne faisait que deux ans que je travaillais à la cellule de recrutement des jeunes, lui était à l’INF Clairefontaine, il a vraiment fallu que je sois malin pour le faire venir. Je pense que je ne recruterai plus jamais de joueur de cette qualité-là. Il avait tout, même s’il n’a pas fait la carrière qu’il aurait dû faire. A l’époque, tout le monde le voulait. En le faisant venir à Lyon, j’avais bien démarré ma carrière de recruteur.

                                                Votre plus grand regret restera-t-il celui de ne pas avoir réussi à faire signer Antoine Griezmann ?

                                                Oui, j’avais même une personne avec moi à la cellule qui voulait le recruter à tout prix. Il faut quand même savoir qu’on lui a fait une proposition. Mais il était de Mâcon, donc il était de la région Bourgogne. Il n’avait donc pas le droit de venir à Lyon, puisque c’était à plus de 50 km de chez lui. Il fallait qu’il reste au moins jusqu’à ses 15 ans dans sa région. A l’époque, quand on le voyait à l’essai le mercredi après-midi, il y avait aussi Yannis Tafer. Comme il était de Grenoble, il avait le droit de signer. Chez les jeunes de 13 ans on avait déjà (Clément) Grenier, (Alexandre) Lacazette, Enzo Réale, (Xavier) Chavalerin, (Thomas) Fontaine ou (Sébastien) Faure, mais il y avait un couac au niveau de la réglementation pour Griezmann. S’il avait habité dans la région Rhône-Alpes, je pense qu’on le fait signer.

                                                Votre grande réussite a été de faire revenir Nabil Fekir à 18 ans, alors que le club ne l’avait pas conservé lorsqu’il avait 13 ans….

                                                Il faut savoir se remettre en question. Il peut y avoir des évaluations du recruteur à un moment, celle de l’éducateur sera peut-être différente. Mais quand j’ai vu Nabil rejouer après avoir quitté le club, je me suis dit : « ******, il a toujours cette qualité technique et il a pris des jambes, de la vivacité, il est toujours aussi intelligent. » On a su revenir sur notre décision. Quand on le voit aujourd’hui, c’est magnifique. En plus, il me le rend parce qu’il a toujours eu un sourire ou une pensée pour moi. Un peu comme Karim (Benzema). Ça me touche. « J’AI L’IMPRESSION QUE J’AI TOUJOURS APPARTENU À L’OLYMPIQUE LYONNAIS »


                                                Avec Florian Maurice et cette nouvelle politique d’achats de jeunes joueurs à fort potentiel, le club semble encore bien armé pour l’avenir…

                                                Parce que Flo (Maurice) est très fort dans son travail. C’est lui le taulier chez les pros. Il a un regard sur les jeunes très intéressant, il aime le jeune, il aime les joueurs, il aime le football. C’est lui qui a mis en place cette politique. La grande difficulté, c’est qu’on ne peut pas garder ces jeunes-là très longtemps parce qu’ils peuvent prendre une valeur marchande en un an, comme (Tanguy) Ndombele.

                                                Le recrutement de Timothé Cognat (en prêt) témoigne des attaches que vous garderez avec l’OL tout au long de votre vie…

                                                Il est là et il est bien parti. Timothé va faire du bien au Servette Genève. De mon côté, je veux garder des liens, relancer des joueurs parce que je connais la valeur de ces jeunes. Je ne peux pas effacer 25 ans de ma vie comme ça.

                                                Que retiendrez-vous de vos 25 années passées à l’OL ?

                                                25 ans c’est un tier de vie quelque part, même si j’espère vivre plus longtemps que 75 ans. Je sais d’où je viens, j’ai mis du temps à m’épanouir, à trouver une voie, je suis rentré à l’OL et j’ai appris mon métier. Ç’a été un bouleversement de rentrer à l’Olympique lyonnais, ça m’a donné une maturité que je n’avais pas. Ensuite, j’ai rencontré des gens d’une générosité extraordinaire. Enfin, j’ai un respect énorme pour cette institution, son président et surtout ses jeunes. Aujourd’hui, j’ai 65 ans et j’ai l’impression que j’ai toujours appartenu à l’Olympique lyonnais. ******, j’ai eu une vie heureuse !
                                                Dernière modification par descartes, 07/08/2018, 11h12.

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                                                • Lyon : un staff étoffé autour de Bruno Genesio

                                                  Publié le mardi 7 août 2018 à 00:05L'entraîneur de l'OL continue de renforcer son équipe technique avec, entre autres, l'arrivée d'une diététicienne.

                                                  Régis Dupont Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                                  Sur la balance aussi, la reprise lyonnaise n'a pas produit de mauvaise surprise. «Il y avait un ou deux joueurs qui avaient pris un peu de poids, mais rien de bien méchant, assure Bruno Genesio. J'ai retrouvé un groupe réceptif, travailleur.» La rigueur alimentaire fait partie des éléments scrutés par l'entraîneur de l'OL : «On se pèse pratiquement tous les jours, on va avoir l'arrivée d'une diététicienne pour améliorer encore la qualité de la nourriture, parce que c'est le carburant du joueur. Si on a trois ou quatre kilos en trop, on va courir moins vite, moins longtemps, et du coup on sera moins performant.»

                                                  La nouvelle venue aura, selon Genesio, «un rôle de conseil : établir un diagnostic sur les habitudes alimentaires. Les joueurs ont déjà deux repas qui sont contrôlés au club puisqu'ils prennent le petit déjeuner et le déjeuner ici. Mais le soir, ils sont chez eux, donc il y a plusieurs volets : le volet conseil, pour le joueur et la famille. Le diagnostic sur les habitudes alimentaires. Et ensuite, aussi, l'amélioration des menus, plus individualisés encore. Avec le docteur, on estimait que c'était un domaine où on pouvait encore faire des progrès et donc améliorer la performance. Plein de paramètres influent sur la performance. Plus on contrôle de domaines, plus on a de chances d'être performants. On met tous les atouts de notre côté.»

                                                  «C'est ce qu'il fallait pour franchir un palier supplémentaire» - Bruno Genesio, entraîneur de l'OL

                                                  Le staff technique s'enrichit aussi d'un troisième préparateur athlétique, l'ancien défenseur Cédric Uras (40 ans), formé au club. «Il est davantage spécialisé dans la musculation, il nous permettra d'être plus pointus encore dans l'individualisation des charges de travail, la programmation de la préparation,explique le technicien rhodanien de cinquante et un ans. Je n'ai pas la volonté d'avoir une armée avec moi. On est très bien staffés, mais c'est ce qu'il fallait pour franchir un palier supplémentaire.»

                                                  À l'arrivée, Bruno Genesio dispose de deux adjoints (Gérald Baticle et Claudio Caçapa), un entraîneur de gardiens (Grégory Coupet), trois préparateurs athlétiques, deux analystes vidéo, deux médecins et quatre kinés. Sans compter l'intendant, le régisseur. Techniquement, l'entraîneur lyonnais, en poste depuis décembre 2014, n'a jamais été mieux entendu..

                                                  L'équipe du jour

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                                                  • Ligue 1
                                                    PORTRAIT - Maxence Caqueret, la force tranquille de la jeune garde lyonnaise

                                                    Julien Quelen

                                                    Correspondant Ligue 1





                                                    Getty








                                                    Après avoir fait forte impression en préparation avec l'OL, Maxence Caqueret espère traverser le pont entre l’académie et l'équipe première.


                                                    Il n’est pas le plus expansif de la bande, jamais le premier à se faire remarquer au milieu de ses coéquipiers. Un trompe-l’oeil. Car dans les vestiaires qu’il fréquente à l’OL ou chez les Bleuets, Maxence Caqueret est un élément phare dont la maturité a toujours tranché avec son âge. « C’est pour ça qu’il est capitaine depuis les U16, explique Lionel Rouxel, sélectionneur des différentes équipes de France dans lesquelles le jeune milieu a évolué. Un entraîneur peut compter sur lui, il apporte beaucoup dans un groupe parce qu’il est réfléchi, qu’il comprend vite les choses et qu’il a cette capacité à transmettre sa maturité ». À l’OL, son club formateur qu’il a rejoint en 2011 à l’âge de 11 ans, Maxence Caqueret porte également le brassard et fait figure de modèle à travers les jeunes générations. Aujourd’hui à l’embouchure du monde professionnel, le jeune lyonnais touche du doigt l’avenir qu’il se trace. L’exemple Houssem Aouar

                                                    Maxence Caqueret est un leader qui ne s’affirme pas uniquement par ses qualités humaines. Comme pour tous ses pairs, le premier juge de paix a d’abord été le terrain. « C’est difficile de parler de soi mais je crois que je suis un joueur assez intelligent avec une bonne vision du jeu et techniquement je suis assez à l’aise », répond-t-il timidement au moment d’évoquer son profil. Une définition que Lionel Rouxel juge un peu réductrice : « Maxence est un joueur complet qui a un gros volume de jeu, disponible et impliqué au niveau collectif. Il est capable de répéter les efforts et d’être très endurant sur un match complet. Il peut être à la dernière ou l’avant-dernière passe et il est aussi capable de marquer des buts ». Des aptitudes qui l’amènent vers le très haut niveau depuis la saison dernière et quelques entraînements disputés avec le groupe professionnel. Cet été, le natif de Vénissieux a fait un pas de plus vers l’équipe de Bruno Génésio avec laquelle il a disputé plusieurs matches de préparation face à Sion, Fulham, Huddersfield, Wolfsburg ou l’Inter Milan.



                                                    Désormais, l’objectif sera bien de briser le plafond de verre qui le sépare du plus haut niveau. Après avoir mis ses qualités en évidence avec l’équipe première, Maxence Caqueret est reparti en réserve avisé sur ses axes de progression. « Je dois être plus rapide dans mes enchaînements, explique-t-il avec recul. En tant que milieu, je dois progresser dans la gestion des temps forts et des temps faibles de l’équipe ». Des objectifs à atteindre pour s’offrir le droit d’imiter Houssem Aouar, dernier représentant de l’académie lyonnaise à avoir franchi toutes les étapes. « Le parcours d’Houssem est magnifique. Tous les joueurs du centre de formation aimeraient sortir, jouer en pro et être performant comme lui. Ça me donne plein d’idées pour la suite. J’aimerai m’entraîner régulièrement avec les pros, faire quelques groupes, avoir pourquoi pas quelques minutes de temps de jeu mais surtout être performant avec la Nationale 2 ». Pas question de griller les étapes donc pour ce fan d’Andrés Iniesta qui pourrait bien être le prochain talent à émerger de la pépinière rhodanienne. « Il est en train de franchir un palier. Je pense qu’il pourrait faire des bouts de matches dès cette saison », avance Lionel Rouxel rejoint par… Bruno Génésio. « C'est un très jeune joueur, qui aura des hauts et des bas comme tous les jeunes, ça peut aussi être une très bonne surprise pour cette saison ou les saisons à venir », disait le technicien après la prestation son milieu face à Fulham. Avec Amine Gouiri déjà aperçu sur les pelouses de Ligue 1 la saison dernière, Maxence Caqueret pourrait donc devenir le nouveau porte-étendard de la génération 2000 lyonnaise.

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