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  • krockuss
    a répondu
    "L’Olympique Lyonnais avait beau démentir tout transfert dans un communiqué officiel publié dans la journée de vendredi, les médias français et anglais étaient unanimes : Nabil Fekir devait rejoindre Liverpool. L’international tricolore était ainsi attendu du côté du club de la Mersey contre un chèque allant de 60 à 70 millions d’euros en fonction des informations publiées dans l’Hexagone et outre-Manche. Pourquoi employer le passé ? Parce que le Telegraph nous apprend ce samedi que Liverpool hésite à conclure l’opération.

    Le média explique ainsi que l’officialisation du transfert de Fekir chez les Reds était attendue vendredi, après que tout ait été réglé entre les deux clubs, puis entre le finaliste de la dernière Ligue des Champions et le joueur. Seulement, les Anglais hésiteraient maintenant à conclure le transfert après la visite médicale du joueur. Des membres du staff médical liverpuldien étaient en France ces derniers jours, et il y aurait ainsi des doutes quant à la réalisation du transfert.

    Un problème lié à sa dernière blessure au genou ? Le Telegraph n’apporte pas plus d’indications à ce sujet mais cela semble a priori être la cause la plus probable de ce "refroidissement". S’il est tout à fait possible que l’officialisation tombe rapidement et que tout se passe comme prévu, ces dernières informations vont forcément soulever des questions sur le mercato du joueur, de Liverpool mais surtout de l’Olympique Lyonnais. Réponse dans les prochains jours donc..."


    réelle info ou intox pour gagner du temps ?
    J'ai entendu dire que le transfert était déjà acté mais JMA ne souhaite pas que l'Officialisation soit faite sur l'exercice 2017-2018, donc pas avant le 1er juillet.

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  • descartes
    a répondu
    L'heure est au changement d'ère à Lyon


    Publié le mardi 5 juin 2018 à 00:10 | Mis à jour le 05/06/2018 à 00:29

    Après avoir été souvent obligé de vendre, le club lyonnais a désormais un peu plus de marge. Il est armé pour résister. S'il en a envie.


    Vincent Duluc

    Depuis l'époque Claude Puel (2008-2011), l'OL a vendu beaucoup plus qu'il n'a acheté. L'évolution de sa capacité d'investissement, à remettre en perspective face au financement puis au refinancement du Groupama Stadium, inauguré en janvier 2016, dessine deux époques dissemblables. La première aura été extrêmement austère et couvre les années Rémi Garde (2011-2014) : en trois saisons, le club lyonnais n'aura jamais dépensé plus de trois millions d'euros pour une recrue, la somme déboursée pour Fabian Monzon (Nice) et Arnold Mvuemba (Lorient) en 2012.

    Ce plafond ne l'avait pas empêché de faire d'assez bonnes affaires (Gueïda Fofana, Milan Bisevac, Henri Bedimo, Christophe Jallet, Maxwel Cornet), mais il fallait amortir le stade, et payer cher la volonté de Bafétimbi Gomis, Jimmy Briand et Yoann Gourcuff de partir libres à la fin de leur contrat.



    Depuis, l'OL est redevenu dépensier, un peu. Pas tous les ans : après un été 2015 offensif (plus de 40 M€ pour Sergi Darder, Mapou Yanga-Mbiwa, Mathieu Valbuena, Rafael, Claudio Beauvue), l'été 2016 aura contraint Jean-Michel Aulas à dépenser moins de 60 % des 120 M€, hors bonus, récoltés pour les départs d'Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso, Emanuel Mammana, Mathieu Valbuena, Maxime Gonalons, notamment, après l'échec de la qualification pour la Ligue des champions.

    Fekir va rapporter gros


    Cette saison, l'OL a plus de marge. D'abord parce qu'il s'est mis d'accord depuis longtemps avec Nabil Fekir pour un transfert. Il peut en espérer au moins 60 M€ et, sur ce plan-là, sa sélection pour la Coupe du monde n'est pas un handicap. Le président lyonnais négocie toujours durement, mais, en général, ne vend pas forcément au plus offrant, s'il y a peu de différence, et s'aligne sur le choix du joueur. L'OL a plus de marge, ensuite, parce que la qualification directe pour une C 1 mieux rémunératrice, la saison prochaine, éclaircit l'horizon. Enfin, un ou deux autres départs majeurs sont possibles, le président lyonnais ayant l'habitude de vendre quand la proposition est très au-dessus du prix du marché.

    A priori, le PSG a renoncé à une offensive sur Tanguy Ndombele, mais il fera probablement l'objet d'autres approches et la fin de saison de Memphis Depay a été telle que tout est possible. Terminer la saison avec trois joueurs à plus de vingt buts, toutes compétitions confondues, Fekir, Depay et Mariano, va forcément agiter l'été.

    66

    Le nombre de buts marqués la saison passée, toutes compétitions confondues, par Nabil Fekir (23), Memphis Depay (22) et Mariano (21)
    .


    Mais, cette fois, l'OL n'est plus dans la situation qui l'avait vu demander à Monaco, comme un service, de lui acheter Anthony Martial 5 M€ avant le 30 juin 2015 (*). Il peut résister. C'est ce qu'annonce, évidemment, Jean-Michel Aulas, à la fois parce que c'est le discours à tenir pour mieux vendre, et parce que cela peut être un peu vrai, quand même : « Pouvoir réinvestir ce qu'on a gagné, c'est l'objectif. Même si cela ne signifie pas acheter pour acheter. Cela implique notamment de pouvoir être présent en Ligue des champions et d'avancer sur les revenus complémentaires hors foot. Dans notre modèle, il y a aujourd'hui de la place pour dépenser. Nous ne sommes plus dans ce système qui a pu récemment nous obliger à procéder à une vente avant le 30 juin. On a même un temps d'avance car la vente d'Alexandre Lacazette va rentrer dans l'exercice 2018-2019. »

    (*) Par le jeu des pourcentages, l'OL aura touché 10 M€ sur le transfert de Martial de Monaco à MU.

    L'Equipe du jour

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  • descartes
    a répondu
    OL : Bruno Genesio, toujours contesté


    Par Corentin Marabeuf

    publié de 4 juin 2018






    MAINTENU SUR LE BANC DE L’OLYMPIQUE LYONNAIS, BRUNO GENESIO PRÉPARE LA SAISON PROCHAINE DANS DES CONDITIONS PARTICULIÈRES. ALORS QUE SES RELATIONS AVEC LES SUPPORTERS N’ONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI TENDUES, L’ENTRAÎNEUR VA S’APPUYER SUR CE QU’IL A BIEN FAIT, TOUT EN TENTANT DE RÉGLER DES PROBLÈMES QUI PERSISTENT.

    Depuis sa promotion comme entraîneur principal de l’Olympique lyonnais, le 24 décembre 2015, Bruno Genesio n’a jamais fait l’unanimité. Deux jours à peine après sa nomination, une pétition lancée à son encontre, intitulée « Non à Bruno Genesio entraîneur de l’OL », avait déjà recueilli plus de 1700 signatures. Deux ans et demi plus tard, le technicien est toujours en poste et s’apprête à diriger un nouvel exercice à la tête de l’équipe rhodanienne. Maintenu par Jean-Michel Aulas et le comité de gestion, Genesio va certainement réussir une performance que seuls Raymond Domenech et Bernard Lacombe étaient parvenus à accomplir depuis 1987 : rester plus de trois saisons sur le banc de l’OL. Pour l’union sacré, si cher à son président, il faudra peut-être attendre encore un peu.

    Invité par le Virage Nord à « tourner la page », lors de la dernière journée de Ligue 1 contre Nice (3-2), Bruno Genesio sait à quoi s’attendre au Groupama Stadium la saison prochaine. « Nous ne resterons pas silencieux si le comportement de nos joueurs et les résultats s’avéraient ne pas être en adéquation avec ce que nous attendons de l’OL », prévenaient les Bad Gones dans un communiqué publié mercredi dernier. « Tout au long de la saison », le groupe de supporters a même ressenti « un climat délétère » autour du technicien rhodanien. Le match de l’OL contre le Gym, qui assurait à l’OL sa qualification pour la prochaine Ligue des champions, fera date. La semaine précédant ce rendez-vous, le Kop Virage Nord avait « signifié en personne à Bruno (Genesio) la position adoptée par le groupe quant à sa présence sur le banc de notre Olympique. » Mais il devrait être plus clément avec lui qu’avec d’autres de ses prédécesseurs, puisque l’entraîneur échappera à une « opération « Genesio démission ». » Ce contexte assimilé, l’ancien adjoint de Rémi Garde et Hubert Fournier va tenter de faire passer un cap à son équipe, critiquée pour son inconstance.

    LA PROLONGATION ATTENDRA


    Car plus que les autres saisons, les Lyonnais ont brillé par leur irrégularité. Capables d’enchaîner huit victoires consécutives en Ligue 1, comme ce fut le cas de le 29e à 36e journée, les hommes de Bruno Genesio ont aussi enchaîné six matches sans gagner en Championnat, au cœur de l’hiver. La pire série du club depuis 20 ans. Après l’élimination de l’OL en huitièmes de finale de la Ligue Europa contre le CSKA Moscou (1-0, 2-3), le technicien rhodanien est quand même parvenu à remettre son équipe à flot, lui permettant d’arracher sa qualification en C1. Le passage au 4-4-2 en losange n’est pas étranger à cette bonne fin de saison. Après avoir jonglé entre le 4-2-3-1 (utilisé 29 fois toutes compétitions confondues) et le 4-3-3 (17 fois), Genesio fut bien inspiré d’opérer à des changements au moment où cela s’imposait. L’une des grandes réussites de l’entraîneur lyonnais cette saison. Comparable à son excellente gestion du cas Memphis, qui a fini en boulet de canon avec ce passage dans l’axe (10 buts et 7 passes décisives en 9 matches). Le cas du Néerlandais, combiné à l’utilisation d’un milieu de terrain avec une moyenne d’âge de 20 ans, ont confirmé les excellentes prédispositions du coach lyonnais dans le management de ses joueurs. Sans cette inconstance et des problèmes qui persistent, les commentaires des observateurs auraient été beaucoup plus flatteurs au moment de faire le bilan de la saison de l’OL.

    Le parcours de l’Olympique lyonnais en coupes est aussi difficilement passé auprès des supporters, se sentant offensés avec cette finale de Ligue Europa livrée à l’OM. Les retournements de situation, trop souvent en la défaveur de l’OL, ont également fini par lasser. Après avoir mené au score, les Lyonnais ont perdu seize points en Ligue 1 cette saison. Trente-huit depuis l’exercice 2016-2017. Le manque de repères tactiques, peut-être dû au renouvellement de l’effectif rhodanien, ou cet excès d’individualisme, qui a longtemps agacé, peuvent expliquer cela plus que la jeunesse de certains, qui ont montré qu’ils savaient hausser leur niveau de jeu. En conservant une équipe portée vers l’offensive (87 buts en Ligue 1, record du club), Bruno Genesio va tenter de résoudre ces maux qui durent depuis trop longtemps. Ensuite, les dirigeants de l’OL, en cas de nouvelle qualification pour la Ligue des champions et de bons parcours en coupes, offriront certainement une prolongation de contrat à Genesio (il se termine en juin 2019). Même s’il est encore ballotté.

    Lyon Capitale

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  • descartes
    a répondu
    Martin Terrier : «Les gens attendaient plus»


    Publié le mardi 29 mai 2018 à 00:15 | Mis à jour le 29/05/2018 à 00:56


    L'attaquant strasbourgeois, qui jouera à Lyon la saison prochaine, revient sur son éclosion et les difficultés qui ont suivi l'annonce de son transfert en janvier.

    Anthony Clément


    Ses statistiques sont impressionnantes en Espoirs, moins en club. Martin Terrier (21 ans) n'a marqué que trois fois en L 1 avec Strasbourg mais ses sept buts inscrits en cinq matches de qualifications pour l'Euro 2019 l'ont fait basculer dans une autre dimension, et Lyon a dépensé 15 M€ pour l'acheter en janvier à Lille, son club de toujours. Il a été prêté dans la foulée à Strasbourg, où il a donc vécu une saison complète mais coupée en deux. Polluée par les blessures, sa phase retour a été délicate et il a affronté les soucis en silence, avant de se confier à Clairefontaine.

    «Quand la liste des Espoirs est tombée, vous n'aviez pas joué depuis le 7 avril. Étiez-vous surpris d'être retenu ?


    Je l'espérais car je fais partie du groupe, j'ai fait tous les matches à part le dernier rassemblement (il était blessé aux ischios en mars), j'ai été déterminant et je pense que le coach (Sylvain Ripoll) veut créer un groupe. C'est aussi pour ça qu'il veut me revoir. Comme je reviens de six semaines d'arrêt, il pouvait se demander si c'était la meilleure solution pour moi. Mais ça me tenait à coeur.


    On a l'impression que les Espoirs ont été un déclic, que la saison ne se serait pas passée de cette façon si vous n'aviez pas été appelé en septembre...

    On ne sait jamais, mais c'est vrai que ça m'a donné énormément de confiance, j'ai mis trois buts lors de ma première entrée (contre le Kazakhstan, 4-1, le 5 septembre) et les retours en sélection me faisaient du bien à chaque fois. Ça coupe du quotidien et je me sens super bien ici.

    2017
    Le 8 décembre, il signe un but et une passe décisive lors du succès de Strasbourg à Bordeaux (3-0). La dernière de ses 3 réalisations de la saison en L 1, en 25 matches.

    Sentez-vous que le regard sur vous a changé ?

    Tout le monde me voit différemment depuis que j'ai été transféré. C'est normal, j'ai un autre statut. Les gens me connaissent un peu plus depuis que je suis en Espoirs, c'est aussi ma première saison complète en pros et ce n'est pas avec mes premiers matches à Lille (11 en L 1, en 2016-2017) qu'ils allaient me connaître.


    Vous devez votre première sélection à la mise à l'écart de Jean-Kévin Augustin (qui avait eu une altercation avec Ripoll). Comment l'aviez-vous vécue ?

    J'ai saisi ma chance. C'était spécial quand j'ai remplacé Jean-Kévin, c'est l'élément déclencheur. S'il ne sort pas du groupe, je ne suis pas appelé. Le malheur des uns fait le bonheur des autres...


    Vous disiez en décembre que vous aviez énormément confiance en vous. Est-ce toujours le cas près cette période difficile ?



    La confiance pour un attaquant, ce sont les stats, les buts marqués, et j'étais dans une bonne période, j'enchaînais les performances. En janvier, j'ai eu des difficultés à revenir à mon niveau à cause des blessures et, là, c'est différent psychologiquement. Je n'ai pas autant confiance, mais ça va revenir et ça passera par le terrain.

    «Je suis quelqu'un de discret, (...) mais c'est aussi à moi de m'adapter»

    Votre transfert vous a-t-il perturbé ?


    Les gens ne me regardent pas de la même façon car il y a le prix du transfert. Je ne dirais pas que ça m'a perturbé mais, inconsciemment, peut-être que ça m'a touché. Pas en mal hein, car signer dans le top 3 en France, ça ne signifie que des bonnes choses. Peut-être que je me suis mis aussi un peu de pression, mais j'ai eu des blessures, c'est un tout.


    Avez-vous réglé ces problèmes ?



    En janvier, il y avait beaucoup d'engouement médiatique, je découvrais et ce n'était pas facile. Je suis quelqu'un de discret, pas du genre à me montrer, mais c'est aussi à moi de m'adapter. C'est digéré, j'ai mis les choses à leur place.


    Vous côtoyez plusieurs Lyonnais en Espoirs. Vous ont-ils briefé sur l'OL ?



    Je connaissais déjà bien Lucas (Tousart) car il jouait à Valenciennes et on se croisait forcément avec les derbys. Je connaissais en Espoirs Tanguy (Ndombele) et Mouctar (Diakhaby) et j'apprends à découvrir Houssem (Aouar) car je suis en chambre avec lui. On a la même vision des choses, la même façon d'aimer le foot.

    «J'étais parti pour grappiller du temps de jeu et tout est allé très vite»

    Vous accordez de l'importance aux statistiques, mais vous n'avez marqué que trois fois en L 1 cette saison...


    À Strasbourg, je n'avais pas le même rôle qu'en Espoirs où je suis l'attaquant buteur. J'étais plus meneur de jeu, je n'étais pas forcément à la fin des actions. Strasbourg n'est pas non plus une équipe très offensive... Mais je suis un peu déçu par ma fin de saison, mes absences, et par quelques matches, après mon transfert à Lyon, où je n'ai pas fait les bonnes choses. Il faut que je prenne ça pour une leçon.


    Qu'entendez-vous par bonnes choses ?


    Je n'ai pas fait de bonnes perfs, mais c'est vrai qu'on avait une période plus difficile à Strasbourg depuis janvier et c'était général. Certains m'attendaient dans le rôle de leader pour pousser les autres vers le haut et peut-être que je n'ai pas été à la hauteur.


    Était-il trop tôt pour vous demander d'être un leader ?


    Oui, je suis arrivé en prêt et quand quelqu'un est prêté, ce n'est pas forcément pour s'imposer comme un leader incontestable. Mais comme j'avais très bien fini 2017, que le transfert a suivi, les gens attendaient plus.


    Comment jugez-vous votre saison ?


    Si on m'avait dit qu'elle allait se passer comme ça, même avec ces stats, j'aurais signé direct. J'étais parti pour grappiller du temps de jeu et tout est allé très vite, avec beaucoup de changements.

    «À Lyon, je n'ai aucune question à me poser, je jouerai là où le coach me mettra»

    Vous n'étiez pas préparé à ça...


    Je suis très casanier, j'adore ma région, le Nord, j'ai eu du mal à partir. Je l'appréhendais, mais j'ai été surpris car je me suis très bien adapté, et ça s'est vu sur le terrain. J'ai découvert une autre facette de ma personnalité. Lyon, c'est une autre étape, à moi de saisir ma chance.


    Quel est votre meilleur poste ?


    Je suis assez polyvalent, plus à l'aise derrière l'attaquant, électron libre pour me déplacer à droite à gauche. Mais à Lyon, je n'ai aucune question à me poser, je jouerai là où le coach me mettra. Mon objectif, c'est de jouer.

    Et de marquer davantage ?

    Marquer, c'est un plaisir, des sensations uniques que tu ne peux pas décrire, et je pense que je suis adroit devant le but. Il faut que j'arrive à être plus efficace. Je suis constant en match, mais je manque parfois de lucidité. Ça se travaille.»

    L'Equipe du jour..

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  • descartes
    a répondu
    GÉNÉSIO, LE VENT DANS LE DOS ?


    Continuellement tancé par les propres supporters du club depuis plusieurs années, Bruno Génésio a été confirmé à son poste pour la saison prochaine. Une décision certaine et réfléchie. De quoi travailler sereinement à l'avenir, sans entendre les critiques des fans ? Rien n’est moins sûr.

    PAR FLORIAN CADU DIMANCHE 27 MAI




    Samedi 19 mai, au coup de sifflet final de la 38e journée de Ligue 1, les Lyonnais n’avaient qu’une envie : faire la fête. Qu’ils soient supporters, joueurs, membres du staff ou salariés du club, tous souhaitaient célébrer la troisième place directement qualificative pour la Ligue des champions (obtenue grâce à la victoire à domicile sur Nice) pendant que l’Olympique de Marseille devait se contenter d’un triste ascenseur émotionnel. Tous... sauf Bruno Génésio. Satisfait de la performance de ses hommes, l’entraîneur avait tout de même du mal à afficher une bonne tête. Ce sont d’ailleurs ses poulains qui sont venus le chercher pour qu’il participe au tour d’honneur.


    La fiesta petit bras ?


    Pourquoi donc cette gueule de bois alors que l’ivresse commençait à peine à voir le jour ? Tout simplement parce qu’une fois de plus, Génésio s’est fait houspiller en public par les fans de son propre club. «  On n’a toujours rien à fêter » , déployait le Virage Sud pendant que celui du Nord brandissait un « Les vrais supporters. Bruno, ton amour pour l’OL t’honore, mais il est temps de tourner la page.  » C’est donc un avis quasiment global, et il ne date pas d’hier : malgré l’accès en C1, Bruno ne convainc pas ceux qui vibrent pour son équipe. C’est la même rengaine depuis 2015 et son arrivée sur le banc rhodanien : le technicien, sans doute pas assez glamour aux yeux de certains, jouit d’une cote de popularité étonnamment faible. Car il ne serait ni capable de gérer un vestiaire rempli d’ego (Memphis Depay...), ni de stimuler une team parfois en manque de détermination, ni de réaliser des prouesses d’un point de vue tactique. Tout n’est peut-être pas vérifié ou vérifiable, mais il s’agit là de la puissante voix subjective du peuple.

    Génésio confirmé à Lyon la saison prochaine

    Ce 19 mai donc, les nombreuses critiques sous-entendues par deux simples banderoles ont envoyé un enchaînement cross-crochet gauche dans la tronche de Génésio. « Ça m’a fait beaucoup de mal. Je ne l’oublierai pas, a réagi la victime face à la presse, une fois que l’éventualité du KO était passée. Je ne sais pas ce qu’on aurait pu leur apporter de plus. Peut-être une Coupe d’Europe. Mais il n’y a qu’une équipe qui pouvait la gagner et ce fut l’Atlético de Madrid. » L’histoire ne dit pas si la soirée s’est soldée par une consommation d’alcool de fin de saison habituelle, si le breuvage a été dégusté avec excès et si le verre a été vidé pour s’amuser ou pour oublier. Non, l’histoire ne s’embarrasse pas de ce genre de détail et a finalement repris quelques jours plus tard.


    Coup de boost


    Comment ? Avec un boxeur toujours debout et symboliquement remis sur pied par son supérieur, à savoir Jean-Michel Aulas. Le président des Gones, qui a le mérite d’avoir constamment soutenu son coach – même dans les moments plus compliqués –, avait déjà fait savoir qu’il allait prendre parti pour Génésio en vue de continuer l’aventure main dans la main. Résultat : le conseil d’administration de l’Olympique lyonnais a suivi JMA et a décidé de laisser les clés de la cylindrée dans le gant de Bruno la saison prochaine.



    Olympique Lyonnais

    @OL
    Après le sacre des féminines, le président @JM_Aulas a annoncé le maintien de Bruno Genesio : "Le comité de Gestion a voté pour reconduire Bruno Genesio. Je vais le présenter au conseil d’administration la semaine prochaine. Bruno Genesio sera présent la saison prochaine."

    21:57 - 24 mai 2018
    935
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    Et le principal intéressé, blessé par les coups verbaux et émotionnels du public ? A-t-il pensé à abandonner de lui-même ? Jamais de la vie. «  Il y a une équipe perfectible qui va encore progresser. Bien sûr que ça me donne envie de continuer. Depuis deux ans, je vis plein de choses. Ça m'a renforcé, ça ne m'a pas fragilisé » , assurait-il déjà après le succès contre les Aiglons, dans la lignée de ses sorties précédentes quand il était menacé. En réalité, cette décision de la hiérarchie semble avoir regonflé le moral du Français, avec un cerveau désormais remotivé à bloc et pas pollué par de quelconques ressentiments.



    En témoignent ses propos : « Soulagé, ce n'est pas le mot. (...) C’est une grande marque de confiance de la part du président et du conseil d'administration. Ils sont aptes à juger ce que je fais au quotidien avec mon groupe et mon staff. Ce n'est pas une revanche. C'est simplement la fierté d'avoir bien fait notre travail tous ensemble. C'est ça qui m'anime. On sait que le métier d'entraîneur n'est jamais un long fleuve tranquille, qu'un club traverse des turbulences dans une saison... Mais la force d'un club, c'est de justement les traverser et d'en ressortir encore plus grand. » Seul problème : difficile d’avancer rapidement lorsqu'un clan, ou un lien supporter-technicien n’est pas soudé. Si l’OL veut continuer à évoluer en misant sur la stabilité, il faudra donc apprendre à s’épauler. Et à faire avec les défauts de chacun, en se concentrant davantage sur les qualités.

    So Foot

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  • Badtom69
    a répondu
    https://www.leprogres.fr/rhone-69-ed...ber-shop-69110

    SAINTE-FOY-LÈS-LYON - INSOLITE

    Les joueurs de l’OL veulent tous la coupe… du Barber Shop 69110


    Simple salon de coiffure il y a encore un an, le barber shop fidésien a réussi à fidéliser plusieurs footballeurs lyonnais. Le fruit de la détermination sans faille d’un patron fan de l’OL.


    Il préfère qu’on l’appelle “Steph Barber”, son pseudo sur les réseaux sociaux - en partie grâce auxquels tout a commencé. Il tient aussi à rappeler que “barber”, « Ça veut dire coiffeur en anglais, pas barbier » (lire par ailleurs).
    Ce préambule exposé, Stéphane, la trentaine tout juste passée, ne cache pas son bonheur. Depuis quelques mois, ce Fidésien pur jus a « le plaisir et la fierté » d’accueillir plusieurs joueurs de l’OL dans son salon, baptisé Barber Shop 69110 - « pour qu’on situe bien l’adresse » (1).

    Passionné de l’OL depuis toujours

    Les défenseurs brésiliens Fernando Marçal et Rafael, le milieu de terrain Jordan Ferri, ainsi que le gardien remplaçant Anthony Racioppi viennent se faire coiffer chaque semaine. Jérémy Morel devrait être le prochain et d’autres, encore, pourraient suivre.
    Pour “Steph”, c’est la concrétisation d’un long processus. « Je suis un passionné de l’OL depuis toujours. Mon père m’a emmené à Gerland dès l’âge de 4 ans, raconte-t-il. J’avais très envie d’attirer les joueurs dans notre salon. C’est pour cela que nous avons décidé, avec ma sœur, de nous muer en barber shop ».
    Jusqu’alors, Stéphane et sa sœur Virginie possédaient un salon de coiffure traditionnel, qu’ils avaient ouvert ensemble, il y a une dizaine d’années. « L’an passé, nous avons décidé de tout refaire. En quatre jours, on a transformé le salon, changé le nom et installé l’enseigne spécifique (le fameux cylindre aux bandes bleu-blanc-rouge), décrit Virginie. Même si nous avons tenu à garder notre clientèle mixte, pour Steph, c’était une évidence, car il a toujours excellé dans la coiffure masculine ». Et le meilleur moyen d’atteindre son objectif initial, avec des techniques de coupes spécifiques, très travaillées, comme le fondu à blanc, particulièrement recherchées par les footballeurs.
    Mais il restait encore à se faire connaître d’eux. « J’ai commencé à en contacter plusieurs sur Instagram, relate Stéphane. Mais, je n’ai pas eu de retour immédiat. Alors, un jour, je suis directement allé voir Fernando Marçal. Je savais que ses enfants étaient scolarisés à Sainte-Foy. Je l’ai abordé à la sortie de l’école avec un “book” ». Le culot du “barber” s’avère vite payant : « Sa femme et son fils sont d’abord venus, puis Fernando a suivi. C’était en octobre. Depuis, il revient chaque semaine ». Résidant lui aussi à proximité, Jordan Ferri a été le deuxième à se laisser séduire, quelques semaines plus tard (lire par ailleurs). Le bouche-à-oreille dans le vestiaire de l’OL a fait le reste.

    Une clientèle qui a plus que doublé

    Tout comme les photos, en direct du “shop”, publiées par les joueurs sur leurs réseaux sociaux. « Ça, ça a constitué une publicité incroyable, sourit le coiffeur. Depuis, on reçoit énormément de demandes de supporters, de toute la Métropole, qui veulent se faire coiffer dans le même salon que les joueurs. On a un délai de deux semaines pour chaque rendez-vous. On ne s’attendait pas à ce que cela prenne autant d’ampleur. En moins d’un an, on a plus que doublé notre clientèle ».
    Autant dire qu’aujourd’hui “Steph Barber” est comblé. Nourrit-il encore un rêve ? « Faire venir Cristiano Ronaldo ! Mais, bon, ça va être compliqué. En revanche, Jean-Michel Aulas, c’est possible et ça aussi, ce serait un rêve ». L’appel est lancé.

    (1) Barber Shop 69110, 91, rue Commandant-Charcot, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon.


    REPÈRE

    Barber shop : 100 % pour homme
    Né aux États-Unis, le barber shop n’est, contrairement à ce que pourrait laisser croire son nom “francisé”, pas réellement un barbier. Il ne s’agit pas non plus d’une marque ou d’une franchise, mais d’un concept, dédié aux hommes, qui allie soins des cheveux, de la barbe et du visage. Si les salons reprennent souvent les mêmes items (dont le cylindre bleu-blanc-rouge), il n’y a besoin d’aucune licence pour ouvrir un barber shop.
    Un phénomène appelé à durer ?
    En France, les barber shops sont arrivés il y a une dizaine d’années. Le marché est florissant, avec une croissance de l’ordre de 6 % par an, laissant à penser que le phénomène dépasse le simple effet de mode.

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  • descartes
    a répondu
    Bruno Genesio sera reconduit malgré les banderoles des supporters


    Publié le lundi 21 mai 2018 à 00:05


    Touché par une banderole, apprécié de son président et de ses joueurs, Bruno Genesio a vécu un samedi contrasté. Mais il sera encore l'entraîneur de l'OL la saison prochaine.


    Vincent Duluc


    LYON - Il a fallu que ses joueurs aillent le rechercher dans le vestiaire, où il s'était réfugié après la victoire de l'OL sur Nice (3-2, samedi), après, surtout, que le virage nord avait déployé une banderole qui l'incitait « à tourner la page ». Bruno Genesio a mal vécu l'affront, sa cruauté et son timing, et n'avait pas envie, soudain, de tour d'honneur. Mais ses joueurs l'ont poussé, puis l'ont porté en triomphe, dans le rond central, sans avoir une seconde l'intention de se rapprocher des virages qu'ils ont pourtant salués toute l'année, jusqu'à l'élimination en huitièmes de finale de C 3 face au CSKA Moscou (1-0, 2-3). Cette soirée-là aura été une ligne de démarcation : après, l'OL a été irrésistible. Après, une partie du public a eu du mal à pardonner. L'influence des réseaux sociaux, dont une frange estime, pour résumer, qu'Unai Emery est un entraîneur génial et que Bruno Genesio est un imposteur, pèse sur les plus jeunes supporters, même si les reproches à l'encontre de l'entraîneur lyonnais, sur la tactique notamment, viennent d'un spectre plus large.

    Mais il est hautement improbable que leurs voeux soient exaucés. Parce que le bilan de Genesio convient, globalement, à ses dirigeants : en vingt-neuf mois à la tête de l'équipe, il a fait passer l'OL de la 9e à la 2e place, en 2016, a passé seulement un tour de moins que l'OM en Ligue Europa, après avoir notamment sorti la Roma de Salah, en 2017, avant de ramener le club en C 1, ce week-end, tout en présentant la meilleure moyenne de points des quatre derniers entraîneurs de l'OL (1,94 point par match depuis son arrivée).

    «Comment imaginer qu'un président qui a de l'expérience ne lui propose pas d'aller au bout de son contrat ?»

    Au-delà, Jean-Michel Aulas semble n'avoir aucune intention de céder une miette de son pouvoir à ceux qui rêvent d'influence. Il lançait, samedi : « Je trouve que c'est injuste. Évidemment, je discuterai avec eux, j'ai fait enlever une banderole dans le virage sud, manu militari, parce que c'était inadmissible, et ce n'est pas maintenant, au bout de trente ans, qu'on va m'apprendre à gérer un club. Les témoignages de 98 % des gens présents dans le stade étaient bien plus significatifs et quand des joueurs portent en triomphe un entraîneur qui vient d'être critiqué, c'est un geste collectif bien plus démonstratif que toutes les analyses souvent sans fondement. » Sur sa lancée était tombé un tranchant : « Je ne vais pas changer mon comportement de gestionnaire et je crois avoir montré plus qu'eux. »

    78


    Le nombre de points pris par Lyon cette saison, un record depuis 2007-2008 (79). C'est l'année du dernier titre de champion.
    À l'évidence, il ne cédera pas, et Bruno Genesio sera toujours l'entraîneur de l'OL la saison prochaine. Ce qui lui est reprochable, c'est la faiblesse de Lyon en Coupes nationales et européenne, et une difficulté à trouver des solutions au coeur de l'hiver. Mais il a fini par trouver, par hisser l'OL en C 1, avec un record de buts du club en L 1 (87), alors qu'il est patent que les joueurs ont progressé, avec lui, et que sa gestion d'un cas aussi compliqué que Memphis Depay a fini par être payante.

    Dans les prochains jours, son président demandera le maintien de l'entraîneur en place, depuis le 24 décembre 2015, auprès du conseil d'administration, qui n'a pas l'habitude d'aller contre sa volonté. « J'ai été très clair depuis le début. On a un coach qui est aimé et écouté de ses joueurs, qui réussit des exploits comme à Marseille (3-2, le 18 mars) et qui prend 78 points : comment imaginer qu'un président qui a de l'expérience ne lui propose pas d'aller au bout de son contrat ? » Le contrat de Bruno Genesio (51 ans) s'achèvera dans un an, en juin 2019.

    L'Equipe du jour...

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    Les tops et les flops de la saison de l'OL



    Le 21/05/2018 à 07:20 mis à jour à 07:25


    Le plus beau match


    Le match OM-OL (2-3, le 18 mars) aura été le marqueur de la saison lyonnaise. Et un bon résumé de son parcours en L1 : une entame difficile, un Aouar flamboyant et le but de la tête de Memphis dans les arrêts de jeu qui vient crucifier les Marseillais. Le derby aller, avec son score record et fleuve, restera dans les mémoires. Moins que le succès à Guingamp. Mais en Bretagne, l’OL a livré une de ses prestations collectives les plus accomplies. Et pendant 90 minutes.

    1- OM-OL (2-3)


    2- ASSE-OL (0-5)

    3- Guingamp-OL (0-2)



    Le pire match


    Le souvenir de la défaite à domicile face au CSKA (2-3) en 1/8e , ravivé par la présence de l’OM lors de la finale de la Ligue Europa au Parc OL, est toujours douloureux chez les supporters. D’autant plus que les Lyonnais avaient réussi à s’imposer à Moscou. Un gâchis synonyme du plus gros échec de la saison. Ce ne fut pas plus brillant lors des coupes nationales, avec des défaites à Caen en Coupe de France et à Montpellier en Coupe de la Ligue. Le nul concédé à Angers, alors que l’OL menait 3-1, illustre aussi à sa façon tous ces points perdus bêtement face à des adversaires à sa portée.

    1- OL-CSKA (2-3)

    2- Caen-OL (1-0)

    3- Angers-OL (3-0)



    Le plus beau but



    Il n’a pas fallu attendre longtemps. Dès la 3e journée, d’un lob tendu de 54 mètres, Fekir impressionne et marque le 3e de ses18 buts en L1. Le coup-franc réussi contre Monaco, dans les arrêts de jeu, est aussi beau qu’important. On pourrait dire la même chose de la frappe de Memphis contre le PSG.

    1- Nabil Fekir contre Bordeaux

    2- Nabil Fekir contre Monaco

    3- Memphis contre le PSG


    La révélation


    Il n’était pas titulaire en tout début de saison. Mais une fois qu’Houssem Aouar a fait son apparition dans le 11, il ne l’a plus quitté. Buteur (7) et passeur (4), le Lyonnais a rayonné au milieu. Dans un registre différent, par son abattage et sa percussion, Tanguy Ndombele a impressionné également pour ses débuts en L1. Ferland Mendy, lui aussi en provenance de la L2, a franchi avec aisance le pallier vers la L1. Au point de finir meilleur latéral gauche du championnat.

    1- Houssem Aouar

    2- Tanguy Ndombele

    3- Ferland Mendy


    Le bide


    Plus qu’un flop, c’est une énigme. Recruté au Celta Vigo contre un beau chèque de 10M€, Pape Cheikh Diop n’aura joué… que 63 minutes cette saison. Genesio a expliqué ne pas le vouloir le griller… Diakhaby, sorti du placard, a été impliqué dans les 3 buts de la défaite de l’OL à Strasbourg qui aurait pu couter cher dans la course à la Ligue des champions. Quant à Guebbels, annoncé comme la future grande star du club, il devrait rejoindre Monaco faute de s’être mis d’accord avec les dirigeants lyonnais sur les conditions de la signature de son premier contrat professionnel.

    1- Pape Cheikh Diop

    2- Le match de Diakhaby à Strasbourg

    3- Willem Guebbels


    Le Progrès du jour

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    Memphis Depay, une prestation majuscule pour envoyer l'OL en C1


    Publié le dimanche 20 mai 2018 à 00:55 | Mis à jour le 20/05/2018 à 01:13


    Auteur d'un magnifique coup du chapeau en seconde période, le Néerlandais a été le grand artisan de la victoire de l'OL face à Nice et de sa qualification en Ligue des champions.


    Bilel Ghazi


    DÉCINES (Rhône) - Cette fois-ci, il n'a pas attendu qu'une nasse de ses coéquipiers s'agglutine autour de lui pour offrir son habituelle célébration. Parfaitement servi par Bertrand Traoré, Memphis Depay venait tout juste de battre Walter Benitez d'un subtil ballon piqué du pied droit. Sur une course de quelques dizaines de mètres, l'attaquant lyonnais se tournait alors fièrement vers les tribunes du Groupama Stadium, les index plantés dans les oreilles, le sourire en coin. Pour la troisième fois de la soirée (3-1, 86e).

    L'OL de Memphis Depay et le Monaco de Rony Lopes en Ligue des champions


    Auteur d'un triplé, l'international néerlandais s'est ainsi imposé comme le grand héros de cette trente-huitième journée. Celui qui propulse l'Olympique Lyonnais directement en phase de groupes de la Ligue des champions. Au terme d'une rencontre face à l'OGC Nice qui caractérise tellement la saison lyonnaise, un coup à l'endroit, un coup à l'envers. Un match qui pourrait aussi presque résumer son exercice. Même s'il est, sans conteste, le principal acteur du redressement de Lyon en Championnat depuis la mi-mars.


    5



    Memphis Depay a marqué 5 buts contre Nice en Ligue 1, soit son adversaire favori dans l'élite. Aucun joueur n'a plus marqué face à une même équipe en Ligue 1 cette saison que Depay face à Nice (Plea face à Guingamp, également à 5). Opta
    Arrivé en janvier 2017, l'ancien joueur de Manchester United termine ainsi en tête des buteurs rhodaniens en Ligue 1 cette saison avec dix-neuf réalisations. Dont dix sur les neuf dernières journées ! « Il a été comme il sait l'être, génial, appréciait son entraîneur Bruno Genesio. Il a réalisé sa meilleure saison en termes de statistiques depuis très longtemps. Et ce soir, il a su être l'auteur de quelques coups de patte décisifs. »

    Memphis Depay, le facteur X qui a envoyé Lyon en Ligue des champions


    «Ce coup franc avait été travaillé à la vidéo cette semaine, mais encore fallait-il le mettre !», Bruno Genesio, entraîneur de l'OL

    En première période, dans un rôle d'attaquant axial qui avait grandement facilité son efficacité ces dernières semaines, Memphis Depay n'avait pourtant pas réussi à se mettre en évidence. Probablement par manque de mouvement ou de réussite dans ses dribbles. Mais paradoxalement il ne manquait pas de retrouver toute sa réussite au retour des vestiaires, alors que le passage de son équipe du 4-4-2 losange au 4-3-3 l'avait conduit à retrouver le poste d'ailier gauche.

    44

    Memphis Depay est impliqué dans 44 buts en 52 matches depuis son arrivée en Ligue 1 en janvier 2017 (24 buts, 20 passes décisives), seuls Cavani (55) et Thauvin (49) font mieux sur la période.
    Après un excellent travail de Nabil Fekir, le Néerlandais profitait ainsi d'un centre de son capitaine pour devancer Dante et trouver le chemin des filets (1-1, 48e). Une égalisation qui transcendait autant l'Olympique Lyonnais que son attaquant qui ne manquait pas d'étaler tout son bagage technique avec une facilité parfois déconcertante. Jusqu'à ce coup franc génial. « Ce coup franc avait été travaillé à la vidéo cette semaine, souriait Bruno Genesio. Mais encore fallait-il le mettre ! » Après avoir contraint Benitez à repousser une frappe en corner (57e), le Néerlandais profitait ainsi d'une faute de Marlon sur Traoré pour tromper le gardien niçois en glissant le ballon sous le mur (2-1, 65e). « Ce but aurait pu nous soulager et nous offrir une soirée plus tranquille, poursuivait Genesio. Mais même si cela s'est terminé dans la joie et l'émotion, il était dit qu'on allait souffrir jusqu'au bout. »

    Un doublé d'Alassane Plea maintenait ainsi l'OL sous pression jusqu'au coup de sifflet final (3-2, 88e). Mais celui-ci n'empêchait finalement pas Memphis Depay d'apprécier la clameur de délivrance du public lyonnais. Même les index plantés dans les oreilles.

    L'Equipe

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    Jean-Michel Aulas : «J'ai une petite pensée pour Marseille, qui a tout perdu...»


    Publié le dimanche 20 mai 2018 à 01:22 | Mis à jour le 20/05/2018 à 01:40
    Jean-Michel Aulas a réglé ses comptes avec l'Olympique de Marseille mais aussi avec ses propres supporters, à l'issue de la victoire face à Nice (3-2) et de la qualification de Lyon pour la Ligue des champions samedi.


    Jean-Michel Aulas n'a pas manqué d'envoyer quelques piques à l'Olympique de Marseille après la victoire de l'OL contre Nice (3-2), offrant la troisième place aux Gones. «J'ai une petite pensée pour Marseille qui a tout perdu (...)», a déclaré le président lyonnais, avant de revenir sur les sanctions «injustes» qui ont touché son club et ses joueurs lors de la passe d'armes entre les deux Olympiques. Pour l'homme fort de l'OL, la qualification de son équipe pour la Ligue des champions aux dépens de l'OM est méritée : «le football c'est comme la vie, il y a un juste retour des choses».

    Jean-Michel Aulas n'a pas non plus été tendre avec ses propres supporters, dont les banderoles demandaient le départ de Bruno Genesio mais critiquaient aussi son comportement, notamment son usage des réseaux sociaux : «Ce n'est pas au bout de trente ans que l'on va m'apprendre à gérer un club», leur a répondu JMA.

    l'Equipe

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    Porté par Memphis Depay face à Nice, Lyon arrache sa qualification pour la Ligue des champions

    Publié le dimanche 20 mai 2018 à 01:08
    Dans un match irrespirable, un triplé de Memphis Depay a permis à l'OL de battre Nice (3-2), de remporter son combat à distance avec l'OM, et de retrouver la Ligue des champions.


    Vincent Duluc l'Equipe

    Les Lyonnais auront tremblé jusqu'au bout comme des enfants, mais c'est à peu près de leur âge, et le grand bonheur d'une qualification directe pour la phase de groupes de la Ligue des champions est venu récompenser une équipe joueuse, qui a de l'avenir, et qui aura réussi l'immense performance de remporter neuf de ses dix derniers matches de L 1 pour grimper sur le podium. Les nouvelles de Monaco et de l'OM avaient très vite confirmé aux Lyonnais qu'ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour arracher leur qualification directe pour la C 1, mais il aura fallu une seconde période renversante et le triplé de Memphis Depay, le joueur qui a porté l'OL au printemps, pour qu'ils laissent l'OM derrière eux.


    Parce qu'à la mi-temps l'OL était loin derrière, mené par un but de Plea (18e), dans une première période maîtrisée par l'organisation niçoise, cette capacité à fermer tous les espaces en position basse et à ressortir rapidement le ballon. Traoré avait trouvé le poteau (32e), Fekir aurait dû obtenir le deuxième penalty qu'il avait réclamé (44e), mais l'OL défendait si mal sur la largeur que son losange était condamné. La décision de Bruno Genesio de revenir en 4-3-3, en lançant Mariano à la place de Ndombele (46e) aura été une brillante idée, et Memphis Depay aura su quoi faire d'un exil qui l'avait longtemps chagriné : le Néerlandais a absolument tout changé, montrant les qualités d'un joueur de niveau mondial tout au long du printemps. Il a d'abord égalisé de près sur un centre de Fekir (48e), il a inscrit un coup franc génial en anticipant que le mur sauterait (65e), et il a fini par un ballon piqué parfait sur un service de Traoré (86e), à un moment où le Groupama Stadium ne respirait plus. Le public, qui s'était levé pour ovationner Nabil Fekir à sa sortie, en sa soirée d'adieux, aura tremblé comme une feuille après le deuxième but de Plea (88e), depuis l'entrée de la surface, dans la crainte de l'imminence d'une catastrophe, mais elle n'est pas arrivée, pas cette fois.

    Marseille aura perdu deux finales à Lyon cette semaine, et si la seconde s'est déroulée sans lui, le club marseillais était dans tous les esprits et dans la plupart des conversations. L'OL, hier soir, a beaucoup plus battu l'OM que Nice. Par-delà cette rivalité exacerbée que le sprint a provisoirement tranchée, l'OL se trouve à l'heure du bilan. L'évidence est que la qualification en C 1 a validé une nouvelle politique sportive orientée vers les jeunes joueurs (Mendy, Ndombele et même Aouar sortent de leur première saison en L 1), qui aura été l'une des explications des trous d'air vécus en cours de route. Les joueurs ont porté en triomphe Bruno Genesio hier soir, après le deuxième podium de l'entraîneur lyonnais en deux saisons et demie à la tête de l'équipe, donnant à voir des images qui soulignent aussi un lien affectif.

    Les virages mécontents quand même !


    L'entraîneur lyonnais a atteint l'objectif, et Jean-Michel Aulas ayant clairement annoncé qu'il serait maintenu dans ces conditions, il y a peu de raisons qu'il change d'avis. Mais la soirée qui aurait dû être complètement joyeuse jusqu'au bout, considérant l'enjeu et le retour dans le grand monde, a vu les kops des deux virages indifférents à la présentation des joueurs au bout de la saison, comme si la rancune d'une finale de Ligue Europa livrée à l'OM ne s'était pas dissipée.

    C'est Lyon qui a gagné hier soir, mais alors que le reste du public était là pour la fête, les associations de supporters avaient préparé des banderoles et les ont sorties, invitant Bruno Genesio à « tourner la page » et demandant à Jean-Michel Aulas de cesser de tweeter, notamment. Mais il est probable que leur volonté d'influence se heurtera à celui qui détient le pouvoir. « On en discutera prochainement avec eux les yeux dans les yeux, mais c'est vrai que je n'ai pas apprécié », a lâché Jean-Michel Aulas à propos des banderoles du virage nord. L'OL est en Ligue des champions et une partie de ses supporters sont prêts à casser la vaisselle ? La saison lyonnaise aura été étrange jusqu'au bout. Réussie, globalement, mais étrange.

    .


    Vincent Duluc

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    Ligue 1 : Lyon gagné par la peur après sa défaite à Strasbourg


    Publié le dimanche 13 mai 2018 à 01:15 | Mis à jour le 13/05/2018 à 01:44


    Alors qu'il croyait avoir fait le plus dur en menant à Strasbourg, l'OL s'est écroulé en fin de match (2-3). Une défaite qui coûte aux Lyonnais la deuxième place et donne de l'espoir à Marseille.


    Hervé Penot


    L'OL doit trembler. A-t-il perdu un simple joker ou beaucoup plus à Strasbourg dans un final étourdissant (2-3) ? D'une place en Ligue des champions qui semblait se dessiner à deux minutes de la fin du temps réglementaire hier, l'équipe, aujourd'hui troisième, se retrouve au bord du gouffre. C'est peut-être un peu excessif mais c'est assurément le sentiment qui animait les joueurs au moment de rentrer aux vestiaires, têtes basses, regards dans le vide. Comme plombés par un scénario invraisemblable.

    Monaco double l'OL dans la course à la Ligue des champions

    Ils étaient si loin de l'effervescence, de la folie qui s'emparait alors de la Meinau quand le speaker annonçait le maintien de Strasbourg en Ligue 1. Il était pourtant difficile au public de faire plus de bruit que durant la rencontre, mais cette victoire acquise au bout du bout contre Lyon, sur deux buts incroyables - une tête de Da Costa (88e) puis un coup franc en pleine lucarne de Liénard (90e+4) -, semblait tellement improbable... En un claquement de doigts, tout s'est écroulé pour les Lyonnais, à commencer par le rêve de C 1 direct, et pointe maintenant la peur de tout perdre dans quelques jours à la maison contre Nice, alors que Monaco s'est imposé sur le fil devant Saint-Étienne (1-0).

    3
    Lyon a encaissé 3 buts sur ses 4 tirs cadrés subis samedi, après n'en avoir encaissé que 2 lors de ses 27 précédents tirs cadrés subis en L 1. Opta


    Que s'est-il passé pour voir l'OL s'affaisser tel un vieux matelas alors qu'il avait le match en main, que Strasbourg ne poussait plus vraiment en deuxième période ? À vouloir trop gérer son avantage (2-1), Lyon s'est peut-être vu trop beau, est tombé dans des travers qu'on lui connaissait il y a quelques mois : trop de facilité et une forme de suffisance. L'erreur majeure est venue de Maxwel Cornet, remplaçant d'un Memphis fantomatique en dépit d'une passe décisive vers Aouar. L'Ivoirien a tenté une remise de la tête dans l'axe, ratée, qui a été récupérée par des Alsaciens qui n'en demandaient pas tant.

    La suite ? Un centre de Seka et un coup de boule de Da Costa, plus prompt que Diakhaby, hors service défensivement hier (2-2, 88e). Qu'aurait fait Mapou Yanga-Mbiwa, celui qui devait suppléer l'absence de Marcelo, suspendu, avant la décision du CNOSF (voir page 4) ? On ne le saura jamais, mais les erreurs de Diakhaby ont coûté cher, comme cet ultime coup franc concédé par Tousart et Diakhaby dans le temps additionnel devant la surface. Il était écrit que Lyon sombrerait de manière inattendue sur une frappe inouïe de Liénard. D'un coup, le ciel s'écroulait sur les Lyonnais.


    Comment être aussi peu investi pour un tel rendez-vous ?

    Menés logiquement sur un tir de Bahoken, entre les jambes de Gorgelin, consécutif à une première bourde de Diakhaby, les partenaires de Fekir ont certainement disputé l'une de leurs pires mi-temps cette saison : c'était le néant ou presque, à l'image du capitaine et de Memphis Depay, bouffé par un Foulquier de combat. Que se passait-il chez les Olympiens, incapables de la moindre action collective, du moindre mouvement ? Les joueurs étaient totalement pris à l'impact, bousculés dans l'agressivité, comme si cette rencontre comptait pour du beurre. Comment être aussi peu investi pour un tel rendez-vous ?

    Bruno Genesio (entraîneur de Lyon) : «On a manqué d'expérience»

    Cette attitude rappelait les pires errements des Lyonnais, ces instants où l'état d'esprit était une simple option... Un penalty d'entrée de deuxième période pour une faute de Martinez sur Fekir avait semblé finalement siffler la fin de la sieste (1-1, Fekir), d'autant que l'OL doublait la mise sur une belle inspiration d'Aouar. Lyon reprenait les choses en main, régnait sur le milieu sereinement mais sans jamais tenter de pousser Strasbourg à la faute. Et puis il y a eu cette tête foirée de Cornet, ce final fou... La peur a peut-être aujourd'hui changé de camp entre les Olympiques, et il faudra vite trouver les solutions pour le choc contre Nice, un adversaire qui aura une revanche à prendre après l'affront de l'aller (5-0). Lyon n'avait jamais été aussi proche de décrocher sa place en Ligue des champions, il n'a jamais été aussi proche de perdre gros, même s'il reste maître de son destin.

    Il y a fort à parier que les Lyonnais seront maintenant les premiers supporters de l'Atlético dans leur Groupama Stadium mercredi, en finale de la Ligue Europa contre Marseille. Un succès des Espagnols offrirait une place directe en C 1 au troisième de la Ligue 1...

    L'Equipe du jour..

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    Nabil Fekir : ne pas disputer la Coupe du monde «serait une très, très grosse déception»


    Publié le jeudi 10 mai 2018 à 21:22


    Auteur de la meilleure saison de sa carrière en club, le capitaine lyonnais estime avoir accompli les efforts nécessaires pour pouvoir prétendre à participer à la Coupe du monde avec les Bleus.


    Bilel Ghazi

    Mercredi en fin de matinée, après l'entraînement, à trois jours d'un rendez-vous capital à Strasbourg pour son équipe, Nabil Fekir s'est présenté en toute décontraction, survêtement de son équipementier sur les épaules. Au coeur du jeu lyonnais comme de son actualité, tant en raison de son avenir que de son éventuelle participation à la Coupe du monde, le capitaine de l'OL n'en garde pas moins un certain détachement à l'évocation de tous ces sujets. Sa seule préoccupation au moment d'entamer cet entretien ? Le terminer à temps pour aller chercher sa fille et passer l'après-midi à ses côtés.

    «Comment appréhendez-vous cette fin de saison ?


    En pleine confiance car on se sent vraiment bien et on est portés par une belle dynamique ! Il nous reste deux matches pour décrocher notre qualification en Ligue des champions. Malheureusement, on aura des suspendus mais on s'évertue à se préparer de la meilleure des manières possibles.


    Comment vivez-vous les sanctions qui frappent l'OL (Anthony Lopes a été suspendu cinq matches ferme, Marcelo et Mouctar Diakhaby deux dont un avec sursis pour les incidents survenus le 18 mars face à l'OM) ?


    Je les trouve un peu sévères. Mais on ne peut rien y faire. Ce n'est pas ça qui doit nous empêcher de remporter nos deux derniers matches et nous qualifier pour la C1. Après, bien sûr, c'est triste de voir qu'une partie de cette fin de saison se joue en coulisses. À nous d'en faire abstraction.


    On a le sentiment que la rivalité entre Lyon et Marseille a passé un cap ces dernières semaines. Comment le groupe le vit-il ?


    Honnêtement, on s'en fout ! On se focalise sur le terrain. Pour ma part, je n'ai pas trop eu envie de me mêler à ce débat. C'est inutile de jeter de l'huile sur le feu. Tout ce qui s'est passé, c'est regrettable mais, maintenant, il faut passer à autre chose. Ça reste du football, il ne faut pas l'oublier.


    Il semblait difficile de vous imaginer deuxièmes dans cette dernière ligne droite après votre élimination en huitièmes de finale de Ligue Europa face au CSKA Moscou (2-3, le 15 mars)...


    On revient de loin. On avait peut-être besoin de se retrouver au pied du mur pour que tout le monde se réveille et se remette la tête à l'endroit. On a su mettre en place le travail nécessaire pour retrouver le bon chemin. Pour moi, c'était compliqué à vivre car j'étais écarté des terrains et je ne pouvais pas aider l'équipe (il s'est blessé le 25 février face à Saint-Étienne, 1-1). Maintenant, on ne se le cache pas, on aurait dû aller plus loin dans toutes les Coupes. C'est rageant. Ça s'explique un peu par l'inexpérience. Mais j'espère qu'on en a tiré les leçons.


    Après avoir subi une arthroscopie du genou droit, vous avez retrouvé la compétition le 20 avril, face à Dijon (5-2). Comment vous sentez-vous ?


    Je ne ressens plus aucune douleur, j'ai retrouvé mes sensations et, surtout, je prends du plaisir sur le terrain ! C'était devenu primordial de passer par cette arthroscopie pour enlever cette gêne qui me pénalisait. J'ai joué un petit moment avec celle-ci et j'essayais de faire avec. Mais à un moment donné, j'ai senti que ça n'allait plus... J'aime le football, j'aime trop jouer ! Mais quand le corps ne suit pas, ça ne sert à rien de forcer.


    Malgré cette absence, vous réalisez la meilleure saison de votre carrière.


    Ce qui compte à mes yeux, c'est d'être en bonne santé et prendre du plaisir. Derrière, si je peux aider l'équipe en étant décisif, ce n'est que du plus. Je pense que mon rendement et ma progression, c'est le fruit de mon travail. J'ai pris en maturité, de par les matches disputés et de par mes blessures. Je passe du temps à travailler devant le but ou avec de la vidéo. En dehors de l'entraînement, je fais aussi encore plus attention à l'alimentation, au repos. On essaye de gagner continuellement en sérieux, en étant le plus pointilleux possible. C'est ça qui paye.


    Vous n'étiez pourtant pas réputé comme un joueur manquant de sérieux...


    Ah non, ce n'est pas ça (rires) ! Mais il s'agit parfois de se priver quand on a envie de se faire un petit plaisir, faire plus d'efforts, rester plus longtemps à l'entraînement... Mais je n'étais pas non plus dispersé !


    Entre les nombreux départs l'été dernier et le fait que vous êtes le meneur de jeu de l'OL, étiez-vous conscient qu'une partie de la saison de votre équipe pouvait reposer sur vos épaules ?


    J'étais insouciant moi ! Je ne pensais pas à ça ! Le football, ça se joue à onze, je ne suis pas seul (rires) ! Après, c'est vrai qu'il y a des joueurs un peu plus importants et il faut parfois savoir endosser ce rôle-là.


    D'autant que vous aviez hérité du brassard...


    Et tout s'est bien passé. J'ai senti que j'avais la confiance de tout le club. De mon entraîneur à ma direction, en passant par le staff ou mes coéquipiers. Cela a impliqué beaucoup plus de responsabilités et de prises de parole. Mais ça fait grandir et je pense m'en être plutôt pas mal tiré.

    Cela vous a incité à forcer votre nature : vous êtes une personne introvertie.


    Finalement, je pense que j'avais ça en moi. Quand je parle devant le groupe ou en aparté avec un de mes coéquipiers, ça vient du coeur. Je ne prépare aucun de mes discours. Je m'exprime toujours à l'instinct. C'est sûr que les années précédentes, je prenais beaucoup moins la parole car il y avait plus d'anciens. Pour celui qui ne me connaît pas, je peux paraître introverti, un peu dans mon coin, limite timide. Mais dans le vestiaire, au milieu de mes coéquipiers, c'est beaucoup plus facile pour moi de me lâcher.

    Votre avenir alimente l'actualité...


    Oui, j'ai lu qu'on m'envoyait déjà un peu partout (sourire). Mais comme je l'ai dit, je suis à Lyon, il reste deux matches et ensuite on verra. En tout cas, je vous le garantis, pour l'instant, il n'y a rien. Le président me fait confiance et je suis très bien à l'OL.


    Disposez-vous d'un accord moral avec votre président pour quitter le club cet été ?


    Comme à chaque joueur quand il signe un contrat, le président m'avait dit qu'on discuterait le jour où je souhaiterais partir. Il n'y a pas un joueur qui dit "je vais signer à vie dans un club". Ce n'est pas comme ça dans ce milieu. Mais je ne dispose d'aucun accord pour partir en fin de saison. Je suis en contrat jusqu'en juin 2020. Et je laisse faire le destin.

    Donc vous n'avez pas encore frappé à sa porte ?


    Non, et vous pouvez le lui demander (rires) ! On a une fin de saison importante et ce n'est pas le moment. Ça ne trotte même pas dans un coin de ma tête. J'essaye de vivre au jour le jour, d'avancer tout doucement.


    Contractuellement, on peut pourtant penser que le moment semble propice à un départ, autant pour vous que pour le club...


    Franchement, je n'y pense pas. Après, dans le football, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Ça va très vite. Un club qui se manifeste, le président qui ne veut plus me garder, un changement d'entraîneur... On ne sait jamais. Regardez l'année dernière, ça ne se passait pas au top pour moi, et cette année, ça va beaucoup mieux.


    Une qualification en Ligue des champions pourrait-elle peser dans votre choix ?


    Bien sûr ! Lyon, c'est mon club de coeur, celui que je supporterai à vie. C'est toujours délicat pour un Lyonnais de coeur comme moi d'évoquer et d'imaginer le jour où je pourrai quitter mon cocon.

    En cas de départ, quel Championnat pourrait vous plaire ?

    L'Espagne, l'Angleterre ou même l'Allemagne. Mais la France aussi, c'est pas mal (rires) !


    Votre match à Strasbourg est le dernier avant l'annonce de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Y pensez-vous ?


    Dire non, ça serait mentir. Mais promis, ça ne m'empêche pas de dormir, ça ne me hante pas l'esprit. Après, quel joueur n'aimerait pas en être ? On fait le maximum sur le terrain pour compliquer les choix du sélectionneur.


    Êtes-vous confiant ?


    Ce qui est certain, c'est que j'ai confiance à 100 % en mes qualités. Pour le reste, je reste serein en toutes circonstances. J'ai tout donné cette saison et je n'ai aucun regret. Donc je vis cette attente super bien. La liste est dans un petit coin de ma tête sans être une obsession. Je me suis fixé cet objectif et je veux aller en Russie. Ne pas y être, ça serait une très, très grosse déception. Mais je me dis qu'au moins, j'ai déjà fait ce qu'il fallait faire.



    Le fait que vous ayez joué la quasi-intégralité de la saison dans l'axe peut-il jouer en votre défaveur ?


    Si le sélectionneur a besoin de moi en tant que défenseur, je suis prêt à jouer défenseur ! Cette question, je ne cesse de l'entendre. J'entends, par exemple, que je ne pourrais pas jouer à droite. Mais sans aucune arrogance, je joue où tu veux. À droite, à gauche, en soutien, devant. J'ai retrouvé le coffre, le volume de jeu. Je peux faire les efforts. Donc le fait que j'aie très peu joué sur un côté cette saison, c'est une fausse excuse pour ceux qui veulent mettre ma polyvalence en question.


    Pensez-vous également que votre entrée face au Luxembourg (0-0, le 3 septembre) puisse alimenter certaines réserves ?


    Je suis d'accord sur le fait que je n'ai pas fait une bonne rentrée ce jour-là. Même si c'était difficile de faire la différence en dix minutes face à une équipe qui jouait dans son intégralité devant son but. Mais je comprends qu'on attendait plus de moi et j'aurais dû faire la différence. Reste que cette saison m'a particulièrement servi et je ne suis pas le même joueur qu'à son entame. Ça m'a servi de leçon.

    Qu'est-ce que représente la Coupe du monde pour vous ?

    C'est le summum, le top. Les meilleurs joueurs sont réunis et c'est là que tu te jauges. Ça fait partie des rêves, des objectifs qu'on se fixe dès qu'on est tout petit. Comme la Ligue des champions ou l'Euro.»

    Ligue 1 : le classement
    Le programme de la 37e journée
    22
    Le nombre de buts inscrits par Nabil Fekir cette saison, toutes compétitions confondues, son record. Il a également délivré 7 passes décisives.


    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    The top 10 breakthrough stars of the season in Europe's big leagues




    European club football
    Guardian Sport Network
    Some exciting talent has emerged across Europe this season, from Liverpool to Lyon and Leverkusen

    By Martin Laurence for WhoScored, part of the Sport Network

    Martin Laurence

    Wed 9 May 2018 15.28 BST


    10) Trent Alexander-Arnold, Liverpool

    Trent Alexander-Arnold has profited from injuries to both Nathaniel Clyne and Joe Gomez over the course of the season to become Liverpool’s first-choice right-back. Having started eight game in the Champions League this season, the academy graduate is clearly a player Jürgen Klopp trusts on the big occasions. The 19-year-old’s endeavour, delivery and willingness to get on the ball have made him a fan favourite at Anfield. Rating 7.04

    9) Ferland Mendy, Lyon
    A product of the famed Le Havre academy responsible for nurturing Paul Pogba, Riyad Mahrez and Benjamin Mendy, left-back Ferland was snapped up by Lyon last summer and has been a regular in the side, making 22 starts in Ligue 1 in his debut season. The 22-year-old’s ability on the ball and five assists have helped Lyon’s push for a place in the Champions League next season. Rating: 7.05


    8) Giovani Lo Celso, PSG

    The Fiver: the Guardian's take on the world of football
    Read more
    While Giovani Lo Celso’s name has been known in his native Argentina for some time – he earned a £8.5m move to PSG back in 2016 before returning to Rosario on loan, this has been his breakout season in Europe. The heir to veteran midfielder Thiago Motta, 22-year-old Lo Celso offers far more creativity and technique than the Italian international, and has also more than made up for the loss of Blaise Matuidi. His tenacity in the centre of the pitch has been outstanding, averaging the most tackles per 90 minutes (4) of players to make 20 or more appearances in Ligue 1, while he has supported attacks well to boot, chipping in with four goals and three assists despite starting just 17 of 32 appearances. Rating 7.06

    7) Marius Wolf, Eintracht Frankfurt

    Marius Wolf had to bide his time but he has certainly made his mark for Eintracht Frankfurt this season. The 22-year-old playmaker had started just four top flight matches before the current campaign but he has become a regular in Niko Kovac’s side this time around. With five goals and eight assists in the Bundesliga this season, he has had a direct hand in more goals than any of his team-mates. A solid all-rounder who is capable of playing in a variety of positions on the right or in the middle of the park, Wolf will make a loan move from Hannover permanent for around €500,000 this summer. His market value must be well over 10 times that figure now. Rating 7.08

    6) Fabián Ruiz, Real Betis


    Fabián made his Real Betis debut back in 2015, but he had amassed just nine starts before this season. The 22-year-old attacking midfielder has become a mainstay in the side under new manager Quique Setién, whose brand of free-flowing football has brought the best from the Betis youth product. He has made 28 starts this season and had a direct hand in nine goals (scoring three and setting up six) and he has proven an able replacement for Dani Ceballos, who joined Real Madrid last summer. Fabián is more than willing to do the dirty work, averaging the most tackles for his side (2.4 per game). His ability to win the ball and use it intelligently could see him following his old team-mate out the door, as he is set to be in demand this summer. Rating 7.19

    5) Rodri, Villarreal


    While defensive midfielder Rodri was a consistent squad member for Villarreal last season, he is now one of the first names on the teamsheet for the Yellow Submarine. With 34 LaLiga appearances in the current campaign, the youngster has emerged as the next big hope in the Sergio Busquets’ mould for the Spain national team, earning a first call up earlier this year and hoping to make the cut for Julen Lopetegui’s enviable World Cup squad. Strong in the air and on the ground in terms of winning possession, averaging 2.9 tackles per game, Rodri’s safety first approach on the ball has seen him dictate play for Villarreal, averaging 66.2 passes per game at an 89.7% accuracy. Rating 7.23

    4) Tanguy Ndombele, Lyon


    It only took three top-flight appearances for newly promoted Amiens at the start of this season to convince Lyon that Tanguy Ndombele would be a sound investment, securing his transfer on loan initially with an option to buy this summer. Lyon will no doubt trigger that transfer clause though he may not remain at the club – or in France – next season. There is widespread interest in the holding midfielder and Lyon may try to make a quick and sizeable profit on the 21-year-old. There’s no wonder so many clubs are courting Ndombele, who has pulled the strings from deep under Bruno Génésio, completing 89.7% of his passes and registering six assists. Rating 7.31


    3) Jorge, Monaco

    Thomas Lemar's slide at Monaco may convince Lyon to let Nabil Fékir go
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    Monaco signed Jorge for €8.5m in January 2017 with Benjamin Mendy’s impending departure in mind. The young Brazilian has a very different approach to Mendy but he has performed admirably at left-back. Jorge is far more defensive than his predecessor, highlighted by a whopping 3.1 tackles and 3 interceptions per game. Monaco have unsurprisingly deteriorated following the sales of a number of key players, but Jorge has been the pick of the replacements for the dethroned champions this season. Rating 7.32

    2) Leon Bailey, Bayer Leverkusen

    Leon Bailey made waves with Genk in the Europa League last season to earn a move to Bayer Leverkusen in January 2017 and he has pushed on this season. Having only made eight substitute appearances last season for Bayer, Bailey has since made a spot on the left wing his own. Still just 20, the Jamaican has scored nine goals and registered six assists in the Bundesliga this campaign. The youngster’s pace and delivery from wide have been devastating at times. Rating 7.34

    1) Houssem Aouar, Lyon

    Houssem Aouar had just 35 minutes of top-flight football to his name before this season, so few could have predicted the impact he would have at Lyon. The 19-year-old has started 25 of his 30 appearances in Ligue 1 this time around and been crucial to the club’s quest to finish as runners-up to runaway leaders PSG. The teenager has had a direct hand in 10 goals from a variety of roles in midfield (five goals, five assists) and has all the tools to become one of the continent’s top box-to-box players. Aouar has averaged 2.5 dribbles, 2.1 tackles and a pass accuracy of 85.6% this season. Rating 7.37



    The Guardian UK

    ..Ce sont les meilleurs jeunes joueurs européens selon le quotidien anglais...
    Dernière modification par descartes, 10/05/2018, 14h30.

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  • descartes
    a répondu
    Thomas Lemar's slide at Monaco may convince Lyon to let Nabil Fékir go


    The Monaco playmaker has been poor since having his head turned. Knowing when to let a player leave is so important

    By Adam White and Eric Devin for Get French Football News

    Adam White and Eric Devin

    Mon 7 May 2018 16.54 BST Last modified on Mon 7 May 2018 19.18 BST


    There was some trepidation at the Parc OL on Sunday afternoon, even with the hosts having the considerable advantage of playing earlier in the day than their two rivals for the top three, Monaco and Marseille. The source of this apprehension was a raft of rumours that had emerged linking Lyon’s captain, Nabil Fékir, with a €70m move to Liverpool in the summer. Fékir has also been linked with Barcelona at points this season, but these rumours seem to have serious weight to them, with precise details offered by one of France’s most reliable outlets, RMC, and the player himself offering only a stock response about waiting until the end of the season, with two matches yet to play. Fékir was, in any event, slightly off the boil on the afternoon, with Lyon needing Bertrand Traoré to deliver a man-of-the-match performance to record their eighth consecutive victory.

    If Fékir seemed momentarily distracted, his performance was at least functional, unlike a handful of other players who have been unsettled for most, if not all of the current campaign. Last season, Fabinho, Jean Michaël Seri and Thomas Lemar were in most experts’ Ligue 1 team of the season. They have also, like Fékir at present, seemingly been on the verge of moving on to pastures new, only to have nothing come of those moves, and they have more often than not turned in dour performances, with those of Lemar in particular bordering on the perfunctory.



    With Monaco’s match kicking off half an hour after the game in Lyon, Lemar’s team badly needed a result against struggling Caen to keep pace with Les Gones. Returning to the club of his youth, however, Lemar was very disappointing. Monaco did earn a win, with young striker Moussa Sylla scoring a brace, but Lemar was very poor, with L’Équipe rating his performance a three and describing it as “missing all that is necessary to exist, he retreats into apathy.”

    If one can resist the urge to make a witticism about French existentialism here, this performance can be seen as not only a microcosm of Lemar’s season as a whole, but also the dangers associated with not only a player having their head turned but of not knowing when to let players go.

    In the weekend’s final match, Nice’s visit to Marseille, Seri, playing against a bitter derby rival with both sides needing a win to keep pace with their rivals for the Champions’ League (Marseille) and the Europa League (Nice), was similarly poor. Like Lemar, who has dealt with a nagging shoulder injury, the Ivorian has struggled with his fitness this season, with a hamstring issue causing him to miss a month of action in November. However, after not getting a move to Barcelona, he too has seemed indifferent. Some of this may be down to more of the attacking load being given to summer arrival Pierre Lees-Melou, as well as the extended absence of fellow midfield lynchpin Wylan Cyprien, but on the whole he has been well below the dynamic presence that graced Les Aiglons last season.


    Thomas Lemar’s form has been poor in recent matches. Photograph: Valery Hache/AFP/Getty Images
    Fabinho, too, has looked off the boil after his mooted move to Paris Saint-Germain failed to materialise, though not to the same levels of Seri and Lemar. A move to Atlético Madrid is now being tipped, but one has to wonder if Monaco and Nice could have performed at a higher level this season without these talented, albeit distracted, stars with Lyon setting the example in that regard. While Fékir did look less than his best against Troyes, he has performed at an exceptional level throughout the season and would likely be in the running for player of the season had he not missed some six weeks with injury. Much of this, of course, is down to his having become the focal point of his side’s attack, with Alexandre Lacazette and Mathieu Valbuena having been sold in the summer.




    Along with Corentin Tolisso, it was clear that Lyon was no longer the ideal place for that trio; Tolisso and Lacazette had earned the chance to prove themselves on a higher level, while Valbuena, at 33, was in search of a final payday. Aulas had no compunction over letting those players go, and even if there has been the odd bump in the road this season, including a frustrating Europa League exit, Lyon’s present place in the table, as well as the resurgence of Fékir, shows the wisdom of letting players who could become potential distractions move on. Nice and Monaco allowed more than a few players to leave this summer (Kylian Mbappé, Dalbert Henrique, Younes Belhanda, Benjamin Mendy, Tiemoué Bakayoko, Bernardo Silva), and one can understand the risks involved in such wholesale departures, but using the current table as a yardstick, it has become increasingly difficult to give any credence to the philosophy of not allowing players who have served the club well to seek a new challenge.

    The Guardian UK

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  • ercon
    a répondu
    Medias : Juninho quitte son poste de commentateur

    Rédaction , publié le mardi 08 mai 2018 à 09h27

    Suite à un différend avec des journalistes de la chaîne et des problèmes personnels, Juninho a décidé de rompre son contrat avec Globo TV.

    La raison officielle fait état de problèmes personnels à régler mais il semblerait qu'officieusement, ça en soit tout autre. Juninho n'est plus commentateur pour la chaîne brésilienne Globo puisque l'ancien milieu de l'OL a demandé la résiliation de son contrat pour raisons personnelles donc. La chaîne a accepté et lui a déjà trouvé un remplaçant qui officiera pour la Coupe du monde en Russie. Seulement, ce départ ressemble avant tout à une éviction. Il y a une semaine, Juninho s'était montré particulièrement virulent sur le plateau d'une émission. Il s'en était pris à un « sectoriste », journaliste qui suit un club au quotidien, du site « Uol » et à la profession « Les sectoristes sont bien pires de nos jours », avait-il déclaré sur le programme SporTV Selection. Des propos qui ne sont pas passés dans le département journaliste de Globo et qui ont sûrement mis un terme à la collaboration malgré le communiqué officiel.

    https://sports.orange.fr/football/au...00012BboG.html

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  • descartes
    a répondu
    Fekir, la bataille d’Angleterre


    Nabil Fekir, 24 ans, pourrait jouer de l’autre côté de la Manche la saison prochaine, après cinq saisons en pro à l’Olympique Lyonnais.

    Auteur d’une saison très convaincante, le meneur de jeu lyonnais suscite de grandes convoitises de l’autre côté de la Manche. Mais l’OL n’est pas prêt à lâcher son joyau à n’importe quel tarif.
    Ils lui font presque tous les yeux doux. Arsenal (de longue date pour l’associer à Alexandre Lacazette), Manchester United ou encore Chelsea plus récemment. Mais c’est surtout Liverpool, d’après Canal + , qui semble le club le plus chaud pour attirer Nabil Fekir dans ses filets rouges. Les dirigeants des Reds auraient même transmis une proposition à leurs homologues lyonnais de l’ordre de 65 millions d’euros. Ça tombe plutôt bien, car Lyon ne veut pas céder son capitaine pour moins de 60 millions.


    Aulas : « Il n’y a aucun accord »

    Alors que les Olympiens venaient de faire le métier en battant Troyes (3-0) dans la chaleur du Groupama Stadium dimanche après-midi, le sujet occupait tous les esprits en zone mixte. Sans surprise, le joueur a temporisé. « Il n’y a rien pour le moment, a lâché Nabil Fekir sans fuir ses responsabilités. Il reste deux matches très importants et je me concentre là-dessus. Pour le reste, on verra en fin de saison. » Le gaucher de l’OL n’a pas fermé la porte à un départ, quel que soit d’ailleurs le classement final du club, même si une qualification en Ligue des champions pourrait aider au statu quo. Son agent, Jean-Pierre Bernès, indiquait dans nos colonnes au mois de mars dernier : « La carrière d’un joueur n’est pas forcément liée à la situation sportive de son club. Éventuellement, en fin de saison, s’il y avait une décision à prendre, on s’assiérait avec le président Aulas et on trouverait la bonne solution. En respectant, avant tout, l’Olympique Lyonnais. Chez moi, on ne part pas comme un sauvage ou après un bras de fer. »

    Le patron de l’OL a donné sa version dimanche. « Il n’y a aucun accord avec Liverpool, a-t-il affirmé. Et il n’y a rien dans le contrat de Nabil (Ndlr : qui se termine en 2020) qui prévoit un départ dès cette saison. Je lui avais simplement dit, quand il avait signé, que le jour où il voulait partir, il pourrait venir me voir et on trouverait un accord. Ça peut être cette année, mais si on joue la Ligue des champions, ça pourrait également être dans un an. » Le président lyonnais laisse donc la porte ouverte à un transfert dès cet été. Il fait habilement monter les enchères en envoyant un message aux courtisans qui devront mettre le prix pour s’offrir le joyau de l’OL. Sachant qu’une participation éventuelle du Lyonnais au Mondial avec les Bleus ferait encore monter les prix. On n’en est pas là bien sûr, mais le possible départ de Nabil Fekir pourrait animer fortement la gazette du prochain mercato estival.

    Par Pierrick LE PEZENNEC | Publié le 08/05/2018 à 06:05
    Le Dauphiné.com

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  • descartes
    a répondu
    OL : Nabil Fekir, la cour anglaise


    Publié le lundi 7 mai 2018 à 00:05


    Annoncé sur le départ en fin de saison, le capitaine de l'OL est courtisé par de grands clubs anglais. Dont Chelsea et Liverpool.

    Bilel Ghazi


    LYON - Comme révélé dimanche dans nos colonnes, Nabil Fekir (24 ans) vit probablement ses dernières semaines à l'OL. Auteur de la meilleure saison de sa carrière (vingt-deux buts et sept passes décisives en trente-sept matches toutes compétitions confondues), le capitaine rhodanien dispose, depuis longtemps, d'un accord moral avec son club formateur pour un transfert lors du prochain mercato. « Il n'y a pas d'accord dans le contrat qui prévoit un départ, tentait de nuancer son président Jean-Michel Aulas, après la victoire face à Troyes dimanche après-midi (3-0). Quand il a signé, j'avais dit que le jour où Nabil souhaiterait s'en aller, il pourrait venir me voir. Et qu'alors on trouverait un accord. Ça peut-être cette année, mais si on a le bonheur de jouer la Ligue des champions la saison prochaine, ça pourrait être dans deux ans. »

    «Nous verrons en fin de saison»

    Tant au regard des aspirations du joueur que des deux années de contrat qui lui restent, la première hypothèse est toutefois la plus probable. Pour son international français (dix sélections), l'OL aurait même fixé la barre minimale des négociations à environ 60 M€ et pourrait n'avoir aucun mal à la voir atteinte. Les prétendants ne manquent pas. Dans le cas d'un départ d'Antoine Griezmann, l'Atlético de Madrid lorgne son profil et le Championnat espagnol est loin de lui déplaire.

    82

    Lyon a marqué 82 buts en Ligue 1 cette saison, c'est son meilleur total de buts marqués en Ligue 1 dans son histoire. Opta
    Mais c'est surtout du côté de l'Angleterre que pourraient survenir les offensives les plus importantes. Arsenal est un courtisan de longue date, mais les Gunners ne disputeront pas la Ligue des champions et cela pourrait constituer, pour eux, un frein dans ce dossier. Comme évoqué hier par Canal +, Liverpool est également sur un dossier qu'il suit depuis deux saisons et sur lequel il a déjà été tenté d'avancer de manière concrète par le passé.


    Même si Jean-Michel Aulas a démenti tout accord avec les Reds : « Ces informations n'ont pas lieu d'être. Je ne sais pas d'où elles sortent. Si on avait dû négocier et signer pour Nabil avec un club, je serais le premier averti. Il n'y a pas de contact, je suis un peu étonné de cette nouvelle. » Tandis que Manchester United a pris des renseignements dès le début de saison, ces dernières semaines, plusieurs sources évoquent surtout un intérêt grandissant de Chelsea, qui aurait, pour le moment, un temps d'avance sur le dossier. Le club londonien avait d'ailleurs dépêché, une nouvelle fois, l'un de ses recruteurs pour superviser l'attaquant lyonnais lors de la réception de Nantes samedi dernier (2-0).

    Courtisé par les grands d'Angleterre, Nabil Fekir pourrait donc bien voir son avenir s'inscrire du côté de la Premier League la saison prochaine. « Il n'y a rien pour l'instant, souriait l'intéressé, dimanche après-midi. Il reste deux matches que l'on prépare au mieux et on se concentre sur ça. Nous verrons en fin de saison. » Il sera alors sûrement temps de lancer l'un des feuilletons de l'été.

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    OL : combien font trois et Troyes ?


    Publié le dimanche 6 mai 2018 à 00:05 | Mis à jour le 06/05/2018 à 01:05

    Pour repousser l'ESTAC ce dimanche après-midi, Lyon compte sur le seul trio en Europe à plus de quinze buts en Championnat, avec Depay, Mariano Diaz et Fekir.


    Vincent Duluc

    Il y avait l'Affaire Louis' Trio, le groupe lyonnais du regretté Hubert Mounier. Voici une autre belle affaire, et un autre beau trio : avec Mariano Diaz (18 buts), Nabil Fekir (17 buts) et Memphis Depay (16 buts), l'OL dispose au coeur du sprint pour une place en Ligue des champions d'une variété offensive assez rare, d'autant que Bertrand Traoré (11 buts) n'est pas très loin, au classement des buteurs de la L 1. Les comparaisons à ce stade de la saison (voir par ailleurs) confirment que ce genre de phénomène groupé ne survient pas tous les jours.


    Le trio imprévu


    L'OL a un pouvoir offensif qui s'est montré inégalement collectif, cette saison, et même parfois désespérant à l'occasion. Mais le sprint des Lyonnais, qui ont remporté sept victoires d'affilée en L 1 avant la venue de Troyes cet après-midi, a valorisé la force de frappe de ce qui est d'ores et déjà la meilleure attaque de toute l'histoire du club en D 1 et L 1, avec 79 buts. Cela reste une tendance de l'ère Bruno Genesio, l'OL ayant inscrit 114 buts la saison dernière, toutes compétitions confondues.

    Voir l'image sur Twitter

    OptaJean

    @OptaJean
    1979 - Lyon compte 3 joueurs ayant inscrit au moins 15 buts en Ligue 1 cette saison, une 1ère dans l’élite depuis Lille en 1978/79 (Pleimelding, Cabral & Olarevic) :

    🇩🇴Mariano - 18 buts ⚽️

    🇫🇷Nabil Fekir - 17 ⚽️

    🇳🇱Memphis Depay - 16 ⚽️

    [email protected]

    20:00 - 5 mai 2018
    925
    541 personnes parlent à ce sujet
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    La grande force du club lyonnais aura été de remplacer totalement un trio à 61 buts, toutes compétitions confondues la saison dernière, avec les départs de Lacazette (37), Tolisso (14) et Valbuena (10). Le miracle, s'il existe, et la performance sont là, avec pour meilleur buteur un avant-centre qui, à vingt-quatre ans, n'avait pas été titulaire une seule fois en Liga. Et qui ne l'est plus vraiment à Lyon, mais c'est une autre histoire.


    Le printemps de Memphis


    Depuis la dernière trêve internationale, tout a changé dans l'animation offensive de l'OL : aligné dans l'axe avec les Pays-Bas face à Anthony Lopes et au Portugal (3-0, le 26 mars), à Genève (Suisse), Memphis Depay a enchaîné dans cette position, Genesio revenant à un losange qu'il connaît bien et qui était la base de l'ère Rémi Garde. Le Néerlandais (24 ans) a livré des matches de très haut niveau depuis. On ne voit plus que ses qualités. Il se déplace bien, joue avec les autres, est constamment décisif, puisqu'il a été impliqué sur 12 buts lors des 6 derniers matches ! L'ancien joueur du PSV et de MU n'avait plus été aussi fort depuis son remarquable Mondial 2014.


    Il marche sur l'eau, et les autres joueurs offensifs avec lui. Bruno Genesio, qui a des souvenirs, observe, à propos de son équipe plus que de ses attaquants : « La confiance c'est bien, mais il faut continuer de faire autant d'efforts les uns pour les autres. » Le losange, qui demande beaucoup de travail défensif dans la largeur à Aouar et Ndombele, avec le secours régulier de Ferri ces derniers temps, laisse Mariano Diaz sur le banc plus souvent que Traoré, ainsi que Cornet. L'entraîneur lyonnais résume : « Une saison est faite de gros sacrifices et d'une multitude de petits sacrifices. »


    Olympique Lyonnais

    @OL
    #OLESTAC Selon vous, combien de buts la #TeamOL va-t-elle encore inscrire d'ici la fin de saison ? 🔴🔵

    18:02 - 5 mai 2018
    173
    70 personnes parlent à ce sujet
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    L'avenir en question


    La question de l'avenir du trio n'est pas particulièrement aiguë. Un seul départ a été anticipé, celui de Nabil Fekir (24 ans), en vertu d'un accord de longue date avec le joueur, sous contrat jusqu'en 2020. Il ne sait pas s'il ira à la Coupe du monde mais sait qu'il ne sera plus lyonnais la saison prochaine : même si l'OL se qualifie pour la Ligue des champions, ce qui diminuerait la pression financière, le gaucher sera le gros transfert de l'été lyonnais.


    Pour le reste, les rumeurs sont les mêmes que pour tous les attaquants qui marquent des buts et les esprits : l'Espagne porte un autre regard sur Mariano Diaz, qui plaît à l'Angleterre, et l'Europe, soudain, regarde Memphis Depay avec des yeux différents, par-delà la rumeur hivernale de l'AC Milan. Tout cela est très classique. Et la Ligue des champions participerait à mettre de l'ordre dans ce décor. Reste au trio à enchaîner contre Troyes, tout à l'heure. « Par le passé, on a eu des déconvenues contre des équipes de ce genre,souligne Genesio, et il ne faut pas que ça se reproduise... »

    Mariano Diaz, Nabil Fekir et Memphis Depay ont tous trois dépassé les 15 buts après 35 journées de L 1. C'est une première à ce stade, pour trois joueurs d'une même équipe, sur les 40 dernières saisons. En Europe, les derniers à l'avoir fait en Championnat sont Messi-Suarez-Neymar avec le FC Barcelone et Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo avec le Real Madrid en 2015-2016.

    ..L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Mathieu Gorgelin, gardien sans filet




    Publié le samedi 5 mai 2018 à 18:06 | Mis à jour le 05/05/2018 à 19:11


    Remplaçant d'Anthony Lopes, suspendu pour les trois derniers matches de la saison, le discret numéro 2 lyonnais Mathieu Gorgelin s'appuiera sur son caractère placide pour aider l'OL à rester sur le podium de la L 1.

    À quelques jours de débuter son intérim dans le but lyonnais, Mathieu Gorgelin a connu quelques désagréments dont il se serait bien passé. Rien à voir avec le foot et l'angoisse de remplacer Anthony Lopes, suspendu pour les trois dernières rencontres de L1. Juste la crainte de s'être fait flouer après avoir acheté un bateau de pêche qui, jusqu'à jeudi et l'intervention de son père Dominique, ne démarrait pas.

    Pour le reste, l'accueil de Troyes en fin d'après-midi, et bien qu'il ne compte que cinq petits matches de L 1 à vingt-sept ans, ne l'empêche pas de dormir, ni de manger. Lors d'un déjeuner familial dans la semaine, sa maman s'est bien enquise de la situation, éventuellement stressante, mais le gardien, au club depuis l'âge de douze ans, a secoué la tête et répondu : «Non, je suis bien.» Puis ils sont passés à autre chose, ils ont parlé des petits-enfants, de pêche («sa deuxième passion, qui lui permet de s'évader du foot» selon son père), de vélo qu'il pratique à l'intersaison pour se préparer physiquement.

    Un recul qui ne surprend pas Dominique, ancien gardien de but également et qui l'a initié au brochet et à la truite dans l'Ain : «Depuis sa naissance, il est comme ça. Enfant, on le mettait dans un coin, il ne parlait pas, il jouait tout seul. Il se met dans sa bulle et rien ne l'atteint.» En février dernier, à l'heure d'affronter Saint-Étienne (1-1), rien, ni dans sa voix, ni dans le regard, ne trahissait la moindre inquiétude : «Que ce soit un match que j'aborde sur le banc ou dans la peau d'un titulaire, je ne change pas mes habitudes. [...] Quel que soit l'adversaire.» Et les Verts, il connaît. Sa première titularisation, en novembre 2013 (1-2), se déroula dans l'ambiance brûlante de Geoffroy-Guichard que Joël Bats, alors entraîneur des gardiens lyonnais, avait contribué à chauffer encore un peu plus en accrochant l'écharpe du club aux filets de Gorgelin. Ce jour-là, il fut très bon, crédité d'une note de 7 dans L'Équipe après trois arrêts déterminants : «Je n'ai pas paniqué, il ne pouvait pas m'arriver grand-chose. On attend simplement que cela se passe.»


    Ce détachement dit beaucoup de ce garçon «sobre» (son père), «timide», se souvient Nicolas Puydebois, assez loin du portrait des gardiens foldingues qu'on fait habituellement : «Antho (Lopes) a un fort caractère, cela se voit, il est un peu sanguin, sourit l'ancienne doublure de Grégory Coupet (2002-2005). Mathieu est plus introverti, et dans ce milieu du foot, les gentils se font bouffer.» «C'est la glace et le feu, confirme Gilles Rousset, ancien gardien de l'OL (1990-1993), aujourd'hui en charge des gardiens au centre de formation. Mathieu peut donner l'impression de ne pas être ambitieux mais il est déterminé dans son jeu. C'est un garçon qui ne fait pas d'esclandre. Être numéro 2, c'est un état d'esprit : il faut être impliqué, être toujours prêt. Cela aurait peut-être été plus dur d'être sur le banc pour Antho, une bombe à retardement, que pour Mathieu, qui a beaucoup de recul, qui est un père peinard.»

    «Mathieu, au départ, était légèrement devant Antho. Cela a tourné quand il est parti en prêt au Red Star et qu'Anthony est resté»

    Un caractère qui lui vaudra sûrement la saison prochaine de retourner à sa place, sur le banc, sans que le gamin d'Ambérieu-en-Bugey (Ain) ne prenne ombrage de cette situation de numéro 2 sans ambition, constat fait en interne selon Puydebois. «Ce statut semble lui convenir, il a laissé entendre qu'il aimerait faire toute sa carrière à Lyon. Greg (Coupet, entraîneur des gardiens lyonnais) m'avait dit justement qu'il voulait le faire progresser sur ce point, l'amener à titiller encore plus Anthony.» Rémy Vercoutre a bien connu ce contexte à Lyon : «Je ne pense pas qu'il soit résigné. Mais il est conscient de sa chance d'être numéro 2 dans un grand club européen, oui. Il aime l'OL très fortement, il y a été formé et il s'inscrit dans un projet plus collectif que personnel.» Son père acquiesce mais constate, néanmoins, une évolution, depuis 2016 et la prolongation de son contrat jusqu'en 2020 à l'issue de laquelle Mathieu déclara : «On est bien à Lyon.»

    «C'est son caractère de toujours chercher à faire mieux, assure Dominique. Mais c'est vrai que son discours a changé : il a fondé une famille, il a acheté à Lyon et il se sent bien dans ce groupe. Et je crois qu'il ne veut pas partir de l'OL sans avoir prouvé. Il veut rendre. Il me dit souvent que le club a été à ses côtés, qu'il en est là grâce à tous ses coaches.» Qui, longtemps, l'ont choisi, lui plutôt que Lopes, dans le but des équipes de jeunes, se rappelle Gilles Rousset : «Mathieu, au départ, était légèrement devant Antho. Cela a tourné quand il est parti en prêt au Red Star (en 2011) et qu'Anthony est resté. Quand il a été amené à jouer, Anthony était prêt et il a été bon.»

    Son père et son frère suivront le match canne à pêche à la main

    Depuis, Gorgelin s'est fondu dans le banc lyonnais, sans jamais faire de vagues et Bruno Genesio sait qu'il lui épargne une crise d'ego, l'état d'esprit du garçon ayant séduit jusqu'au Red Star où Vincent Doukantié l'a dirigé durant une saison : «Tout de suite, on a vu beaucoup de qualités, un talent évident. Mathieu était un gros travailleur avec une sérénité et une maturité surprenantes à son âge. Il sait ce qu'il veut, où il veut aller et comment. Quand il a remplacé notre gardien titulaire, blessé, on n'a eu ni crainte, ni peur. Il a fait le taf.»

    Dimanche, contre Troyes, puis face à Strasbourg et Nice, c'est tout ce que le staff lui demande : «Il répondra parce que c'est un très bon gardien, toujours impliqué au quotidien, analyse Vercoutre. Il mérite d'être en lumière.» Pour Rousset également, aucune inquiétude, «c'est un garçon posé et pas émotif», soutenu par des coéquipiers qui ont rapidement établi une digue une fois la suspension de Lopes confirmée. «Il n'est pas tordu, il est aimé du club, de ses partenaires, loue Vercoutre. Il va avoir dix mecs devant lui qui vont se défoncer pour que cela se passe bien et c'est réconfortant.» L'intéressé, que le club a préservé des tâches médiatiques cette semaine, sait que c'est l'heure, son heure : «Les trois derniers matches qu'il va jouer vont lui être profitables, pense Puydebois. Ils vont changer l'image qu'on a de lui car il va enchaîner et gagner en légitimité.»

    Mais rien ne viendra troubler son quotidien dans les prochaines heures. Ni celui de son père, Dominique, qui ne sera pas au Groupama Stadium en fin d'après-midi pour voir ça : il y a un an, il avait sollicité une invitation pour un club de pêche assez select où l'on taquine l'esturgeon. «Quand on a su que Mathieu allait jouer, il était trop tard pour annuler. Avec mon autre fils, Arnaud, on suivra ça sur le téléphone.» Tranquillement, au bord de l'eau, sans angoisse. C'est, visiblement, de famille.

    L'Equipe

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  • Torpedo
    a répondu
    Aulas, l’ennemi qui vous veut du bien
    Source : Par Nicolas Kssis-Martov - SoFoot.com

    Jean-Michel Aulas trimbale sa stature de Tonton Flingueur avec la négligence du vieux sage qui a déjà tout vu. En fin de compte, il maîtrise surtout l'art de se rendre incontournable. Et cela au-delà des 240 signes d'un gazouillis.

    Jean-Michel Aulas est en train de voler la vedette au PSG trop occupé à panser ses plaies et se trouver un futur entraîneur, voire même à l'OM, pourtant sur son petit nuage européen. Le président de l'OL doit savourer la séquence. Car il le sait trop bien, peu importe que l'on parle de moi en bien ou en mal, l'important c'est que tout le monde le fasse. Aulas squatte donc l'actualité. Il vous en remercie.

    De Marseille à Toulon, l'axe du mal passe par le Rhône. Il est possible d'interpréter de multiples façons ces clashs à répétition avec son homologue marseillais, Jacques-Henri Eyraud, puis désormais la tête brûlée du rugby français, Mourad Boudjellal. Avec un peu de cynisme et une lichette de complotisme, il serait tentant de se demander si tout ce remue-ménage médiatique n'a pas pour finalité ultime de gonfler les enchères des droits télé en réinventant de nouvelles rivalités capables d'alimenter l'affiche du samedi soir.

    Seul contre tous
    On aurait presque envie de prendre l'affaire au premier degré. Cette passe d'armes a certes les atours d'une commedia dell’arte, elle révèle surtout l’ADN profond d'un club qui s'identifie à son boss jusque dans son style de grand méchant loup et sa place singulière au sein de la grande famille du foot français. Tout d'abord parce qu'on ne doute pas une seconde que Jean-Michel Aulas y prenne un certain plaisir, ce qui n'exclut pas de la lucidité : depuis plus de trente ans, il a fini par comprendre que son OL ne serait grand qu'au cœur de la tempête et seul contre tous.

    Certains on dû d'ailleurs oublier cette période pas si lointaine où les Gones faisaient figure de vilains mastodontes capitalistes, hégémoniques et sans âmes de la Ligue 1. La mauvaise réputation, notamment politique, de ses supporters (jusqu'à une confrontation violente sur une aire d'autoroute entre Bad Gones et South Winners marseillais) ou encore le goût avéré et quasi trumpien du tweet de son président participe de ce storytelling sulfureux. Le geste de Fekir dans le Chaudron couronnera cette saison l'idée que Lyon aime être détesté et sait se défendre.

    Peu importe après tout qu'on lui accole l'image de « Parrain » qui impose la crainte et le respect. Peu importe qu'on dénonce son impunité devant les instances de discipline de la LFP. Peu importe surtout que se multiplient les interviews assassines. Au contraire : « Venez donc tout casser chez moi », semble s'amuser celui qui sait jongler autant avec les millions qu'avec les réseaux sociaux.

    Car tout le monde lui reconnaît d'avoir construit une belle maison, dont il est en outre propriétaire (une exception quand, de Lille à Marseille, les enceintes PPP ruinent les finances publiques). De son centre de formation à la promotion du foot féminin (après la finale de la Ligue Europa, le Parc OL accueillera la finale de la prochaine Coupe du monde féminine en 2019), sa contribution à l'exception française dans le ballon rond reste unique. Il devrait être le bon élève méritant. Apparemment, il s'amuse de continuer à la recréer.

    Le hater transformé en preux chevalier
    Sa capacité à susciter malgré tout l'hostilité et l'agacement surpasse donc le seul trait de caractère, la maladresse de com' ou le penchant pour le contre-pied (le hater des arbitres qui devient le preux chevalier à leur rescousse). Alors que tous les centres de gravité (sportif, économique, etc.) éloignent les regards de la capitale des Gaules, voilà qu'un seul homme arrive à monopoliser toutes les attentions.

    Et nul doute que si tout se passe bien lorsque les Marseillais entreront sur le terrain contre Arsenal ou l'Atlético, les caméras réaliseront d'abord un gros plan sur un homme penché sur son smartphone.

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  • descartes
    a répondu
    OL-Nantes : les tops et les flops


    Retour sur la précieuse victoire de samedi après-midi (2-0) qui permet notamment aux Lyonnais de devancer Monaco au classement.


    Le 29/04/2018 à 07:30 mis à jour à 22:56

    LES TOPS

    La 2e place

    En battant logiquement Nantes, l’OL avait mis la pression sur Monaco dont la seconde place apparaissait de plus en plus fragile. L’équipe championne de France, qui n’a pas réussi à faire mieux que match nul face au promu amiénois (0-0), a donc abandonné son strapontin de dauphin du PSG à l’OL. S’il remporte ses trois derniers matches face à Troyes, Strasbourg et Nice, l’OL sera donc qualifié directement en Ligue des champions.

    Memphis



    Avec un nouveau but à son compteur (le 7e en six matches de rang), Memphis a une fois de plus démontré que son repositionnement dans l’axe de l’attaque Lyonnaise l’avait transformé. Inarrêtable, il s’est retrouvé dans tous les bons coups offensifs de son équipe. Et c’est d’ailleurs sur une de ses percées qu’il offre involontairement le but du KO à Traoré.



    Il n’a pas tout réussi, il a croqué quelques occasions, mais le Burkinabé n’a jamais renoncé à provoquer. Il a été récompensé par un but, le 11 en Ligue 1 et le 4e consécutif.


    LES FLOPS


    La polémique qui n’en finit plus

    Comme si ca ne suffisait pas, c’est au tour de Mourad Boudjellal, le président du RC Toulon, de remettre une pièce dans la machine infernale de la polémique OM-OL. «Nous aussi on a envie d’aller chez Jean-Michel Aulas. On a envie d’aller tout casser parce qu’il le mérite bien ». Des propos irresponsables et inutilement provocants qui n’ont fait rire personne à Lyon, et surtout pas Bruno Genesio, scandalisé. « Comment, quand on est président de club de haut niveau, appeler à la haine même si c’est sur le ton de l’humour ? Cette personne ne doit plus mettre les pieds dans un stade ». On ne sait pas quand et comment cette guéguerre va s’arrêter mais le plus tôt sera le mieux. Avant, on l’espère, qu’il y ait un vrai incident entre supporters de deux camps.

    Une faible équipe nantaise

    Après un été difficile, le FC Nantes avait longtemps navigué dans les eaux européennes. Mais depuis la trêve, l’équipe entrainée par Claudio Ranieri est revenue à son point de départ. Et avance à un rythme de relégable ou presque. Si Anthony Lopes a eu quelques arrêts à faire sur des frappes pas vraiment dangereuses, l’animation offensive des canaris a été globalement très terne. Sans un très bon Tatarusanu, Nantes serait reparti de Décines avec une valise de buts. Léo Dubois, qui rejoindra l’OL l’été prochain, n’a pas été à son avantage, impliqué sur les deux buts de Memphis et Traoré.


    Le progrès

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  • descartes
    a répondu
    Pourquoi l'OM n'a pas convaincu la commission de discipline


    Publié le dimanche 29 avril 2018 à 01:00 | Mis à jour le 29/04/2018 à 01:00


    «L'Équipe» a pu consulter la notification de la commission de discipline sur les échauffourées d'OM-OL. Qui confirme que le club marseillais a payé sa ligne de défense ultra-offensive.


    José Barroso (avec Bilel Ghazi)

    La plume se veut synthétique mais le texte s'étale sur huit pleines pages. L'Équipe a pu consulter la notification de la décision rendue mardi par la commission de discipline de la Ligue sur les échauffourées à la fin d'OM-OL (2-3), le 18 mars. Depuis, le président marseillais Jacques-Henri Eyraud et son homologue lyonnais Jean-Michel Aulas s'écharpent dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Le premier suspecte le second d'avoir usé de son influence pour aboutir à des sanctions «disproportionnées» (3 matches de suspension pour Adil Rami et Anthony Lopes, 2 matches avec sursis pour Marcelo) ; le second reproche au premier des attaques «calomnieuses».

    À la lecture de ces huit pages, qui débutent par un digest des nombreux auditionnés (dirigeants, joueurs, arbitre, avocats...), pas de grosse révélation croustillante. Tous les acteurs impliqués dans les incidents assurent être intervenus pour calmer le jeu. Lopes explique ainsi avoir voulu «séparer Marcelo et Adil Rami, dans un souci d'apaisement». Rami rétorque avoir subi des insultes de Diakhaby («Je vais te niquer ta mère») et de Ferri («Ferme ta gueule» et «Fils de pute», propos «confirmés par expertise orthophonique» selon l'avocat de l'OM, Me Grimaldi). Le défenseur dit ensuite avoir «essayé de canaliser le problème avec Marcelo mais celui-ci a évité toute discussion et lui a envoyé des bisous et fait des clins d'oeil en guise de provocation».

    Eyraud a cité des dates qui surprennent:cloown:


    Le passage le plus éclairant arrive dans la seconde moitié de la notification. Elle concerne la défense ultra-offensive des dirigeants marseillais. Dans leur viseur : Anthony Lopes, clairement ciblé. L'avocat de l'OM, Me Grimaldi, demande que son coup sur l'intendant marseillais Walid Baaloul, «qui est un acte volontaire, soit qualifié de brutalité».

    En conséquence, le juriste réclame que le gardien lyonnais soit «sanctionné de deux ans de suspension» assorti d'un «retrait de points au classement de l'OL». Grimaldi va même jusqu'à réclamer des «mesures conservatoires», c'est-à-dire avec effet immédiat, pour prévenir tout appel. Ce n'est pas tout. Lorsqu'il prend la parole ensuite, Eyraud parle d'un «multirécidiviste». L'OM va même rappeler «ses antécédents» en citant trois dates, assez surprenantes : le 31 janvier 2017 (le gardien avait barré le nom de Saint-Étienne sur son maillot collector de la Coupe de France), le 2 novembre 2017 (Lyon-Everton, avec peut-être une confusion avec le match aller, le 19 octobre, où Lopes avait été frappé par un spectateur anglais), et le 9 décembre 2017 (l'OL joua le lendemain à Amiens, sans rien de particulier concernant l'international portugais).

    Lors de son audition, exprimée sous la forme d'un texte lu, Eyraud développe ensuite le même argumentaire que dans l'entretien paru hier dans nos colonnes. D'abord, le regret que cette affaire soit passée devant la commission aussi tard. Ensuite, la menace de tourner le dos à la charte des présidents de L 1. La réponse circonstanciée de la commission, juste après, sonne comme un désaveu cinglant à la ligne de défense marseillaise. Après s'être interrogée «sur l'intérêt et la qualité, au sens juridique des termes, pour un club de demander des sanctions disciplinaires à l'égard d'un autre», elle rappelle qu'il «appartient à la commission d'analyser les comportements litigieux et de sanctionner selon les circonstances que l'organe disciplinaire apprécie souverainement». Une manière de dire qu'elle a peu apprécié voir l'OM vouloir se substituer à elle. Ce que le camp lyonnais - manifestement bien conseillé - avait bien assimilé, l'avocat rhodanien Joseph Aguera soulignant que «contrairement à l'OM, l'OL ne demande aucune sanction à l'encontre d'Adil Rami».

    Pour autant, la commission étaiera sa décision finale d'éléments d'une autre sorte. Pour justifier les trois matches à Rami, elle indique que son coup d'épaule sur Marcelo, «intervenu en dehors d'une phase de jeu», n'a pas été relevé le soir même par les arbitres (ce qui autorise une autosaisine de la commission) et «constitue un acte de brutalité au sens [...] des règlements».

    Quant à la charge de Lopes sur Baaloul, elle relève un geste « inadmissible » mais n'a pas retenu tous les éléments médicaux apportés par l'OM. «L'ITT (de 2 jours délivrée à l'intendant par le médecin de sa femme et de ses enfants) ne précise pas si elle résulte de la gifle portée par Lopes ou des blessures causées par l'attroupement», note-t-elle. Avant de retourner là aussi le plaidoyer du club : lors de l'audition, l'avocat de l'OM a précisé que ce médecin avait délivré ce certificat avec cette ITT sur les conseils de l'avocat de M. Baaloul, «ce qui suffit à remettre en cause la crédibilité de cette pièce», conclut-elle.


    l'Equipe du jour..

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  • descartes
    a répondu
    Tensions avec l'OM : l'OL n'écarte pas des suites judiciaires


    Le 28/04/2018 à 13:32 mis à jour à 13:38



    Depuis le début de la semaine, les tensions entre les clubs de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique Lyonnais n’ont pas cessé. Après les décisions de la commission de discipline mardi dernier, qui ont sanctionné les incidents lors du dernier « Olympico », une interview très incisive du président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, dans L’Equipe et La Provence ce samedi, laissant penser que Jean-Michel Aulas fait grandement jouer son influence au sein des instances, a fait réagir ce dernier.

    Dans un communiqué, l’OL se dit choqué de la manière dont le club marseillais s’en prend à la Ligue et « à ses commissions indépendantes (…) dans des termes portant atteinte à leur honneur. »


    Alors que les Marseillais estiment qu’Anthony Lopes aurait dû être beaucoup plus sévèrement sanctionné qu’Adil Rami – ils ont été suspendus trois matches chacun – l’OL affirme que son gardien « n’a eu de cesse de pacifier les débats avant de répondre instinctivement à une agression physique dont il a été victime. »

    L’OL reproche au club adverse sa méthode lors de la réunion de la commission, « adoptant une attitude contraire à tous les principes (en accusant) l’institution OL et son président dans des termes tous diffamatoires et hors de propos. »

    L’OL a « demandé à ses conseils d’étudier les suites judiciaires qui pourraient être données à l’attitude et aux propos du Président de l’Olympique de Marseille et se réserve d’user, sereinement mais fermement, de toutes les voies de droit. »

    A un peu plus de deux semaines de la finale de Ligue Europa à Lyon, que l’Olympique de Marseille pourrait jouer, avec dans son sillage près de 20 000 supporters du club, cette escalade a de quoi interpeller et inquiéter.

    J.F.G

    Le progrés du jour
    ;.

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  • descartes
    a répondu
    Jean-Michel Aulas, en réponse à Jacques-Henri Eyraud : «Il est en train de disjoncter»


    Publié le vendredi 27 avril 2018 à 23:38 | Mis à jour le 27/04/2018 à 23:43


    Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, réagit aux accusations de Jacques-Henri Eyraud et estime que l'OM n'a pas su se défendre devant la commission de discipline.


    Hervé Penot

    Contacté vendredi pour réagir aux propos de son homologue marseillais, Jean-Michel Aulas s'est montré particulièrement étonné. «C'est tellement désagréable, dit-il. Vulgairement, je dirais qu'il a pété les plombs car je suis choqué par ces attaques personnelles. Il dit que nous avons demandé des reports mais nous avons le droit à en demander un, ce que nous avons fait car Vincent Ponsot (directeur général adjoint) et Me Joseph Aguera, notre avocat, étaient en vacances. Il y a eu une proposition pour le 3 mai et on est finalement revenu en arrière à la demande de Marseille. Tout ce qu'il dit est faux. Je pense qu'il est en train de se justifier vis-à-vis de ses groupes de supporters car la décision est très éloignée de ce qu'il avait tenté d'obtenir.»

    »
    À Lyon, on considère que les arguments utilisés par l'OM devant la commission de discipline, mardi, se sont retournés contre le club sudiste. Me Aguera, l'avocat de l'OL, parle d'une séance «surréaliste», à ses yeux : «Je suis stupéfait. On parle des gens qui se sont levés mais on est arrivés tous en même temps...» Pour l'avocat, Lyon a choisi de défendre ses joueurs, alors que Marseille a surtout voulu mettre en cause ses adversaires. «J'ai été stupéfait de l'agressivité avec laquelle ils ont attaqué le club et la commission, poursuit-il. Déjà, ils sont venus avec un rapport de 37 pages sans nous l'avoir envoyé, ce qui est contraire à tout principe déontologique.»



    +8


    L'avance actuelle de Lyon sur Marseille à la différence de buts. Les deux clubs comptent 69 points au classement, mais l'OL affiche un bilan de + 39 buts et l'OM de + 31. En cas d'égalité sur ce critère également à la fin de la saison, Lyon finirait devant grâce à ses victoires lors des confrontations particulières (2-0, 3-2).



    La présentation de Jacques-Henri Eyraud n'a pas non plus obtenu un franc succès dans les rangs lyonnais. «Ce power point était un peu surréaliste, il y avait même le maillot de Fekir à Saint-Étienne, détaille l'avocat. On a dit que nous étions des provocateurs. Qu'ils défendent Rami, c'est leur droit, mais que l'OM demande à ce que huit joueurs de l'OL (dont Ferri et Tousart) soient convoqués et sanctionnés ! Et en plus, ils voulaient un retrait de points ! La commission a même dit : ''Défendez Adil Rami mais n'attaquez pas les autres''. Sur les vidéos, on voit Mandanda mettre Diakhaby à terre à deux reprises mais on n'a pas demandé à Mandanda de passer devant la commission. À la fin, le président de l'OM a fait une déclaration : ''Je vous demande de rendre justice, et si vous ne le faites pas, j'en tirerai toutes les conséquences.'' Jean-Michel Aulas a pourtant expliqué que la voiture des dirigeants de l'OL avait été coursée à la fin du match au Vélodrome et qu'il a fallu l'intervention de la BAC pour couper la route aux poursuivants. Ils croient peut-être qu'ils vont être 2es ou 3es sur tapis vert. La commission a pris une décision pleine de sagesse et d'équilibre.»

    «Ce sont des dénonciations calomnieuses, ce qui a été fait contre nous, contre Lopes, comme dans cette interview»

    Jean-Michel Aulas insiste : «Quand il dit que j'ai menacé, j'ai effectivement dit que ses propos étaient diffamatoires. Ce sont des dénonciations calomnieuses, ce qui a été fait contre nous, contre Lopes, comme dans cette interview. Je suis vraiment surpris qu'un administrateur de la Ligue puisse avoir cette attitude. Il est en train de disjoncter. Il parle aussi de mes tweets, mais ça reste un moyen de communication utilisé par les hommes politiques, les chefs d'entreprise. Il oublie que, quand la décision a été donnée par la commission, il twittait trente minutes plus tard : ''J'ai compris... '' Tout le monde sait à quoi il faisait référence (à une phrase de Bernard Tapie en 1990). Je l'ai interpellé pour savoir ce qu'il avait compris mais je n'ai pas reçu de réponse. Et quand il m'appelle ''Don Giovanni Michele''... C'est encore de la dénonciation calomnieuse. Il dit qu'il veut rendre coup pour coup mais, moi, j'ai été convoqué par le conseil national de l'éthique pour avoir tenu des propos avec humour dans l'émission L'Équipe d'Estelle (*). Là, ce n'est pas de l'humour. Je vais prendre de la hauteur même si, franchement, je ne comprends pas.»


    Jacques-Henri Eyraud

    @jheyraud
    "J'ai compris"...

    00:19 - 25 avr. 2018
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    (*) Le 25 janvier, invité à exprimer sa préférence entre Nasser al-Khelaïfi, le président du?PSG, ou Bertrand Desplat, celui de Guingamp, il avait répondu?: «Choisir entre la peste et le choléra, c'est difficile.»


    L'Equipe du jour..

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