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[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

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  • OL : qui sera le nouvel Aouar ?

    Publié le samedi 11 août 2018 à 14:00A l'image de Houssem Aouar la saison dernière, de Lucas Tousart en 2016 ou même de Nabil Fekir en 2014, qui sera la révélation de la saison pour l'Olympique lyonnais ?

    Partager sur Facebook Tweeter Google+ partagesAmine Gouiri. (J. Prévost/L'Equipe)
    Amine Gouiri

    Auteur d'un très bon Euro U19 avec les Bleuets en juillet (quatre buts), Amine Gouiri semble prêt à s'affirmer avec l'OL. En raison de son jeune âge (18 ans), il ne peut pas prétendre à une place de titulaire immédiatement dans un secteur offensif déjà bien chargé (Traoré, Mariano, Depay, Fékir, Terrier, Cornet, voire Maolida). Mais en multipliant les bouts de match, celui qui est parfois comparé à Karim Benzema, pourrait bien prendre une place importante dans la rotation de Bruno Génésio, grâce à son efficacité devant le but.


    Probabilité d'être la révélation lyonnaise de l'année : 25%

    Myziane Maolida

    Si Myziane Maolida reste finalement à Lyon, il pourrait très bien être une arme offensive intéressante. D'autant que Bruno Génésio, qui l'a titularisé face à l'Inter en International Champions Cup, compte visiblement encore sur lui. Le jeune attaquant de 19 ans n'a qu'une saison pro dans les jambes (22 matches, 3 buts), doit encore épurer son jeu et laisser de côté sa nonchalance, mais son aisance technique et son imprévisibilité constituent autant d'atout pour faire la différence en fin de match.

    Probabilité d'être la révélation lyonnaise de l'année : 20%

    Maolida. (V. Michel/L'Equipe)
    Pape Cheick Diop

    Pape Cheick Diop présente le profil le plus particulier de cette liste. L'Hispano-sénégalais, recruté l'été dernier au Celta Vigo contre 10 millions d'euros, n'a pas été formé dans le Rhône. Il a traversé toute la saison dernière comme un fantôme, ne passant que 72 minutes sur le terrain en deux matches avec les pros. Mais, fort d'une préparation complète et intéressante, Diop, 21 ans, semble être de nouveau dans les petits papiers de son entraîneur : «Il est en net progrès depuis le début de la préparation. Ça peut être une bonne surprise. Je pense que cette année, il va rentrer pleinement dans la rotation au milieu de terrain.» Sa polyvalence est un atout pour le milieu de terrain lyonnais, qui a parfois tiré la langue la saison dernière.

    Probabilité d'être la révélation lyonnaise de l'année : 35%

    Pape Cheick Diop. (A. Réau/L'Equipe)
    Christopher Martins Pereira

    L'éclosion de Christopher Martins Pereira aurait pu intervenir plus tôt. Révélé aux yeux du grand public par sa très bonne prestation face à l'équipe de France en septembre 2017 (0-0), le Luxembourgeois est titularisé dans la foulée face à Guingamp, puis entre en jeu face au PSG. Mais, pour s'aguerrir, il est prêté pour le reste de la saison à Bourg-en-Bresse, en Ligue 2. De retour cette saison dans l'effectif rhodanien, ce milieu de terrain de formation pourrait bien constituer une roue de secours en charnière centrale, en cas de pépin. C'est à ce poste qu'il a été aligné face à l'Inter en International Champions Cup. «Je trouve qu'il a plutôt très bien rempli son rôle, pour une première fois avec nous, c'est plutôt encourageant, a commenté Bruno Génésio après le match. C'est une idée qu'on va pousser

    Probabilité d'être la révélation lyonnaise de l'année : 15%

    Martins Pereira. (A. Martin/L'Equipe)
    Maxence Caqueret

    C'est la révélation de cette préparation. Contrairement aux quatre joueurs précédemment cités, il n'a encore jamais pris part à un match avec les pros. Mais, du haut de ses 18 ans, il a impressionné l'encadrement lyonnais au poste de milieu défensif lors de la préparation. Doté d'un gros volume de jeu, capable aussi bien de récupérer le ballon que de casser les lignes, il pourra prétendre à une place dans le turn-over. «Ça peut aussi être une très bonne surprise pour cette saison où les saisons à venir», reconnaît Bruno Génésio.

    Probabilité d'être la révélation lyonnaise de l'année : 5%

    Caqueret. (A. Martin/L'Equipe)

    Qui sera la révélation de la saison à Lyon ?

    Amine Gouiri


    Myziane Maolida


    Pape Cheick Diop


    Christopher Martins Pereira


    Maxence Caqueret




    A suivre également

    Recruté l'hiver dernier, mais prêté dans la foulée à Laval en National, Oumar Solet, 18 ans, va faire ses débuts à l'Olympique Lyonnais. Il devrait être une roue de secours au poste de défenseur central, poste identifié comme le moins fiable de l'équipe de Bruno Génésio. Auteur de 27 buts en 20 matches avec les moins de 18 ans de Tottenham la saison dernière, l'Anglais Reo Griffiths, qui s'est engagé cet été avec l'OL pour quatre ans, est annoncé comme un futur crack. Mais avant de s'imposer avec l'équipe première, il devrait d'abord s'acclimater au football français avec les jeunes, en Youth League.


    L'équipe du jour

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    • Lyon : Mariano Diaz repart au combat, un an après son arrivée

      Publié le dimanche 12 août 2018 à 00:05
      Après une première saison lyonnaise qui l'a révélé, Mariano Diaz repart au combat, dans son style généreux et atypique.

      Vincent Duluc

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      Même à l'entraînement, et surtout quand Gérald Baticle, entraîneur adjoint de l'OL, anime une séance de jeu de tête dans la surface, comme jeudi matin, les murmures de derrière la main courante accompagnent Mariano Diaz en action. C'est la manière de l'attaquant (25 ans) de monter plus haut, de frapper plus fort, de dégager une générosité, ou une bestialité, qui le rend populaire. Le public lyonnais, qui adore le voir presser un gardien et susciter l'inquiétude par une longue course à laquelle n'importe quel autre attaquant aurait renoncé, a fini par apprécier ses excès, au fil de sa transformation, évidente.
      Il y a un an, fraîchement débarqué du Real Madrid, il n'avait jamais été titulaire dans une ligue majeure, et on moquait volontiers son inaptitude au jeu collectif, tant en raison de ses oeillères que de ses manques techniques. Une saison plus tard, l'Espagnol d'origine dominicaine a inscrit 21 buts (dont un seul penalty, à son grand regret), toutes compétitions confondues, il a énormément progressé dans sa participation au jeu, dos au but, et quelques réflexes collectifs se font jour, dans un contexte qui ne l'est pas toujours, il faut le dire : il suffit de recenser les ballons gardés par Traoré, mardi en amical, à Chelsea (0-0), pour mesurer la difficulté d'être avant-centre dans une attaque aussi dribbleuse, aussi encline à l'initiative individuelle.Mais ce n'est pas cette ombre-là qui plane sur le retour de Mariano Diaz en Ligue 1, ce dimanche après-midi (15h00), face à Amiens.
      C'est plutôt la modification de son statut, en fin de saison dernière, à partir du moment où l'entraîneur lyonnais, Bruno Genesio, a aligné un milieu à trois et Fekir derrière le duo Depay-Traoré, et à partir du moment, surtout, où le Néerlandais s'est révélé un avant-centre de très haut niveau.
      Il pourrait être la victime du faux départ de Fekir

      Ce dimanche, Mariano sera titulaire, parce que Nabil Fekir n'est pas encore de retour dans le groupe. Mais ensuite ? Fekir devait partir, et Mariano devait jouer, en gros. Ce dernier pourrait être la victime du faux départ du champion du monde. «Il n'y a pas de victime désignée dans mon esprit, atténue Bruno Genesio. Il y a plusieurs solutions, plusieurs animations possibles. On aura beaucoup de matches.»
      Mais l'entraîneur ne conteste pas que Mariano a mal vécu la fin de saison, qui l'a vu s'asseoir le plus souvent sur le banc, et inscrire seulement deux buts au cours des dix dernières journées : «Oui, il l'a mal vécu, parce qu'il a moins joué. Quand on a changé de système en son absence (suspension), au printemps, Memphis est passé avant-centre, il a marqué, et à un moment où on ne jouait plus qu'un match par semaine, il était difficile pour moi de changer une équipe qui gagnait. Il a réalisé une très belle première saison à ce niveau, il a progressé comme on lui avait demandé, alors oui, il l'a forcément mal vécu. Mais je compte vraiment sur lui cette saison.»
      Cette semaine, Mariano n'a pas seulement brillé à l'entraînement. Il s'est signalé sur Twitter, vendredi, en répondant à une rumeur lancée par la quotidien espagnol As, selon laquelle il aurait refusé de revenir au Real par crainte d'un temps de jeu trop faible : «On ne refuse pas le Real Madrid», a-t-il lancé. Comme s'il avait décidé qu'un statut ambigu, à l'OL, méritait une réponse ambiguë.

      L'Equipe du jour

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      • Lyon: Memphis, "classe mondiale" sauce lyonnaise

        Par AFP , publié le 16/08/2018 à 14:52 , mis à jour à 14:52
        L'attaquant néerlandais de Lyon, Memphis Depay, buteur face à Amiens sur coup franc direct, à Decines-Charpieu, le 12 août 2018

        afp.com/PHILIPPE DESMAZES Lyon - "Un joueur de classe mondiale". L'entraîneur de Lyon Bruno Genesio n'y va pas par quatre chemins pour évoquer son attaquant néerlandais Memphis Depay, encore buteur dimanche face à Amiens (2-0) sur coup franc direct.

        L;international batave avait terminé la saison dernière en boulet de canon, avec un triplé contre Nice (3-2) à l'occasion de la dernière journée de L1, assurant ainsi la qualification de l'Olympique lyonnais pour la Ligue des Champions.
        Acquis en janvier 2017 auprès de Manchester United, où il ne jouait quasiment plus, pour 16 millions d'euros et des bonus pouvant faire grimper l'acquisition à 24 M EUR, Depay, 23 ans, a déjà bien rentabilisé son transfert.


        Souvent critiqué pour sa nonchalance ou son manque d'implication, encore absent de la reprise de l'entraînement début juillet et revenu avec une semaine de retard, Memphis s'est pourtant imposé au fil des mois comme le leader de l'attaque lyonnaise avec Nabil Fekir.
        Certainement au prix d'une évolution de son rôle dans l'équipe dans laquelle il joue désormais dans une position plus centrale, soit meneur de jeu ou attaquant dans un 4-4-2, soit avant-centre dans un 4-3-3 plutôt que sur l'aile gauche.



        Il est ainsi impliqué sur 17 des 30 derniers buts de son équipe et a grandement contribué en 2017-2018, avec un total de 19 réalisations, au record de buts inscrits en une saison en élite par le club rhodanien (87).
        Outre son coup du chapeau au Groupama stadium contre Nice, face à qui il avait déjà réalisé un doublé à l'aller (5-0), Depas avait aussi donné la victoire à Lyon face à Paris Saint-Germain d'une frappe terrible dans le temps additionnel (2-1), délivré quatre passes décisives à Metz (5-0) et réalisé un autre triplé à Troyes (5-0).
        - "Le plus heureux" -
        Mais tout n'a pas été aussi simple. La saison dernière, il avait été relégué au rang de remplaçant sur de gros matches, face à Monaco (3-2), Marseille (2-0) et au PSG (2-1) notamment.
        "Il s'est remis en question. Il a fait beaucoup d'efforts et de sacrifices à la fois pour son jeu mais aussi pour celui de l'équipe", confie l'entraîneur Bruno Genesio.
        "Quand tu fais une année presque blanche à Manchester United, il faut du temps pour retrouver le rythme, les repères et surtout la confiance", justifie le technicien, décrivant un joueur "atypique mais régulier depuis maintenant cinq mois".
        "Il nous permet de débloquer des situations ou de sécuriser certains matches comme contre Amiens dimanche", poursuit-il.
        Son retard à la reprise ? "La saison a débuté. Il n'y a plus à parler de cela", balaye Genesio.
        Et sa supposée envie d'aller voir ailleurs, qu'il aurait exprimée il y a dix jours à Chelsea ? Le joueur n'a pas apprécié de voir ses propos déformés et l'a fait savoir.
        "Les médias ont changé quelques mots. Je n'ai pas dit que +Lyon n'est pas un grand club+ mais que chaque joueur doit avoir le rêve d'aller dans l'un des plus gros clubs du monde. Et en France, Lyon est pour moi l'un des plus grands clubs", a-t-il expliqué.
        Et de poursuivre : "Je suis heureux d'être en forme. Je n'ai jamais aimé être autant sur le terrain, même à Manchester ou au PSV. Je suis le plus heureux en ce moment et pas seulement dans le football mais aussi dans ma vie privée", a conclu l'attaquant, impatient de jouer en Ligue des Champions.



        l'Express

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        • Comment Winamax se foutent de notre gueule, y'a plus de respect
          https://twitter.com/WinamaxSport/sta...534298626?s=19
          #JeSuisMarcal :cloown:

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          • Lyon : Fekir, les coulisses de son été agité

            >Sports>Football|Anthony Faure, notre correspondant à Lyon (Rhône)|24 août 2018, 7h38|0 Le retour à l’entraînement, début août, a été un peu compliqué pour Nabil Fekir qui a eu du mal à digérer sa déception de ne pas avoir intégré le club mythique de Liverpool. AFP/Romain LafabregueChampion du monde en juillet avec les Bleus, le capitaine de l’OL devait partir en juin à Liverpool. Il va finalement faire une saison de plus à Lyon.


            Ce vendredi soir, contre Strasbourg, Nabil Fekir sera titulaire et capitaine de son club de cœur. Ses premières minutes de jeu avec Lyon depuis plus de 3 mois et le dernier match de la saison dernière, contre Nice (3-2). Ce soir-là, Fekir, presque d’accord avec Liverpool, était persuadé de disputer son ultime rencontre avec l’OL. La voie vers les Reds, club mythique, semblait toute tracée.

            Mais mi-juin, juste avant le début du Mondial, il est recalé par Liverpool à la visite médicale. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou en septembre 2015, Fekir a depuis subi deux arthroscopies en août 2016 et mars 2018. Les Anglais, qui étaient prêts à débourser 70 M€, décident finalement de ne pas prendre de risques. « Ce fut une grosse déception sur le moment », reconnaît son ami proche, Saïd Mehamha, qui a fondé en 2016 « l’académie Mehamha », dont Fekir est le parrain.

            Le capitaine de l’OL voulait vraiment changer d’air. Agé de 25 ans, il a vu ses coéquipiers lyonnais filer dans les plus grands clubs européens ces derniers mois : Umtiti, Tolisso ou Lacazette. « Cet été, des joueurs qui ont voulu partir et qui n’ont pas pu partir, il y en a eu beaucoup, notamment chez les grands attaquants » explique son agent, Jean-Pierre Bernès. Un faux départ à Liverpool marqué par des tensions avec son agent à l’époque. « Je ne sais pas d’où ça sort. Il n’y a jamais eu de problème », balaye Bernès.




            Il a eu du mal à digérer son transfert avorté à Liverpool


            Heureusement, l’été de Fekir se poursuit beaucoup plus positivement. Le capitaine de l’OL devient champion du monde en juillet. Il est accueilli en héros à Vaulx-en-Velin, la ville où il a grandi. « Il ne se rend pas compte qu’il est champion du monde. Je suis souvent avec lui. On est proche. Il n’a pas changé du tout. Des fois, je lui dis : « T’es capitaine de l’OL et t’es champion du monde ! Il reste en retrait, il est si humble », souligne Mehamha.







            Le retour à l’entraînement, début août, est plus compliqué. Fekir a du mal à digérer sa déception de ne pas avoir quitté l’OL cet été. Il laissait transparaître une forme de spleen, assez inhabituelle chez lui. Ce qui n’a pas échappé à certains de ses coéquipiers. « Il est dans un très grand club. Cela fait partie de la vie du foot. Des fois, il y a des choses qui ne se font pas une année et qui se font l’année prochaine », appuie son agent. Père pour la deuxième fois


            Remotivé par ses proches, Fekir est désormais prêt, après avoir connu un autre grand bonheur la semaine dernière avec la naissance de son deuxième enfant, une petite fille. « Il a envie de jouer. Il a pris un peu plus de temps pour revenir physiquement, pour être prêt », assure son ami Mehamha, tout en balayant les doutes sur son physique : « Nabil n’a jamais eu d’inquiétude pour son genou. Il n’a plus aucune douleur. Ça va mieux depuis qu’il s’est fait opérer (l’arthroscopie du 13 mars 2018) ». Ça tombe bien, l’OL a besoin d’un grand Fekir cette saison pour atteindre les objectifs élevés fixés par Jean-Michel Aulas.

            Le Parisien

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            • Pourquoi tant de haine envers Bruno Genesio ?

              Publié le samedi 8 septembre 2018 à 00:20 | Mis à jour le 08/09/2018 à 00:24
              Si l'altercation du week-end dernier ne semble pas liée à ses fonctions d'entraîneur de l'OL, Bruno Genesio évolue néanmoins, depuis sa nomination, dans un contexte marqué par de fortes critiques de la part des supporters locaux.

              Régis Dupont

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              Il est probable que la course-poursuite qui a enflammé la toile en début de semaine ait un lien lointain avec le football. Mais au-delà de l'incident lui-même, de la courte vidéo, publiée sur les réseaux, de Bruno Genesio s'élançant derrière un individu dans la nuit lyonnaise, il y a un malaise. Une fracture originelle entre l'entraîneur de l'OL et une frange de supporters qui a débordé des seuls réseaux sociaux.
              Bruno Genesio : chronique d'un emballement

              Depuis son intronisation au poste d'entraîneur de l'OL, en décembre 2015, l'ancien milieu subit un procès en légitimité sans fin. Pas de la part de tous les fans lyonnais, loin de là. Mais l'incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche intervenait vingt-quatre heures après un nouveau palier atteint dans la contestation : avant Lyon-Nice (0-1), son nom avait été sifflé pour la première fois par le public du Groupama Stadium lors de la présentation des équipes. D'où vient, au juste, ce mouvement anti-Genesio ?
              Acte I : les faux espoirs d'Aulas

              Au commencement, donc, il y aurait le discours d'un président. Quand il a remercié Hubert Fournier, en décembre 2015, Jean-Michel Aulas a laissé croire qu'un technicien réputé, sans doute étranger, pouvait occuper à court terme le banc lyonnais. «Historiquement, on a quand même le sentiment que Bruno Genesio n'a rien à faire là, flingue Stéphane, abonné depuis quatre ans. Il n'avait pas le CV pour obtenir ce genre de poste. On méritait un coach qui nous fasse grandir et on se retrouve avec Genesio, qui a pour seule qualité d'être lyonnais. Ça peut être un plus, pas la qualité de base.»
              Avant même d'être intronisé, l'entraîneur a été remis en cause via une pétition contre sa nomination, signée par des milliers d'internautes. La Toile porte la contestation initiale. «À la base, quand il a été nommé par intérim, beaucoup de supporters étaient contre, continue "Gary", un des twittos influents. Il est lyonnais, il aime le club, mais ce n'est pas lui qu'on voulait, et c'est la base du problème.»
              «Il y avait aussi les rumeurs sur le fait qu'il aurait savonné la planche à Hubert Fournier», estime Christophe, trente ans, abonné dans le virage nord depuis quatre ans. « L'OL sortait de six mois un peu apocalyptiques, les supporters attendaient un nom plus ronflant », résume Charly, qui sévit sur Twitter et collabore au magazine Le Libéro Lyon.
              Les premiers mois de l'ère Genesio se passent pourtant très bien, et les bruissements de Twitter ne perturbent alors pas grand monde : Lyon grimpe de la 11e à la 2e place au prix d'une seconde partie de saison canon. Au point que l'intérim devient durable. L'ancien adjoint est reconduit par son président en fin d'exercice.
              Acte II : les résultats de l'OL

              «Mais déjà, lors de la première saison, il a profité d'avoir de super joueurs, ça a un peu masqué ses lacunes», tranche Gary. Les pourfendeurs de Bruno Genesio sont tous, grosso modo, sur la même ligne : l'actuel entraîneur n'a pas la carrure. Avec les joueurs dont il dispose, une place sur le podium est le classement minimal. Autrement dit, par Sébastien : «On n'est pas débiles. Quand on voit le niveau de la L 1, c'est la moindre des choses d'être troisièmes. Depuis le début, il n'y a pas de fonds de jeu, il n'y a rien. L'équipe joue mal, elle se repose sur des individualités. Trois ans après, c'est toujours la même chose, on ne voit pas de ligne directrice. Mais il jouit de votre gentillesse à vous, les médias.»
              1,92 La moyenne de point pris en Ligue 1 par l'Olympique Lyonnais depuis que Bruno Genesio en est l'entraîneur, le 24 décembre 2015.
              Cette théorie d'une protection de la part de certains médias « traditionnels » est également assez partagée par les opposants à Genesio. L'équipe type, renouvelée pour moitié en début de saison dernière, qui arrache malgré tout la qualification pour la C 1 en totalisant un nombre de buts record en L 1 (87) ? «Vous avez vu le niveau de la L1 ? On nous dit : il y a Paris. Mais on ne perd pas en finale contre Paris, on perd au premier tour contre Guingamp (2-2, 3-4 aux t.a.b. en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue 2017) ou à Caen en quarts de finale (0-1, au printemps)», rappelle Stéphane.
              Acte III : la communication de Genesio

              Bruno Genesio n'est pas le premier à subir une fronde violente de la part de certains supporters. Claude Puel, dont les murs de la résidence avaient été tagués de menaces de mort lors de son passage à Lyon (2008-2011), avait aussi eu droit à un traitement qui avait franchi les limites de l'acceptable. Mais l'actuel coach de Leicester n'était pas lyonnais, il était moins perméable aux moindres bruissements de la ville, comme l'entourage de Genesio, qui a signé sa première licence à l'OL à six ans. Cet été, il nous assurait que la contestation ne l'empêchait pas de dormir. Pas qu'elle le laissait de marbre. «Que ce soit dans ma ville amplifie tout ça», avouait-il il y a un mois dans nos colonnes. Avant les sifflets du week-end dernier, il y avait eu la banderole l'invitant au départ, lors de la dernière journée de la saison 2017-2018 (3-2 contre Nice, succès synonyme de qualification pour la C1), et la divulgation sur les réseaux sociaux de son numéro de portable après un nul sur la pelouse de l'Apollon Limassol (1-1), en septembre 2017.
              2,14 La moyenne de buts par match en Championnat de l'OL sur cette période.
              La rencontre avec les groupes de supporters, lors de l'intersaison, n'a pas infléchi la tendance. «La vraie rupture, à mes yeux, c'est quand il a évoqué en conférence de presse le concept decafé du commerce pour évoquer les critiques sur les réseaux sociaux », explique Charly. « Il y a aussi eu cette phrase (toujours dans L'Équipe) : "Quand on regarde Lyon, on ne s'emmerde pas", appuie Stéphane. Je suis désolé mais ça fait deux saisons qu'on s'emmerde. Qu'on n'arrive pas à se débrouiller contre des blocs bas. Le jeu est souvent dégueulasse, je m'ennuie au stade.»
              La frange de supporters hostiles à Bruno Genesio est trop jeune pour être pondérée mais trop vieille pour ne pas avoir connu la période où Lyon dominait le foot français. Elle reproche à l'entraîneur ses échecs dans les Coupes, nationales ou continentales. Elle noie une partie de sa frustration dans le mépris de son entraîneur, peut-être parce qu'elle n'ose pas encore s'en prendre à Jean-Michel Aulas, le président qui a fait de l'OL un club qui compte en Europe. «C'est lui le chef, lui qui décide de tout. Mais c'est plus facile de siffler Genesio qu'Aulas, souffle l'un de nos interlocuteurs. Genesio prend pour lui.» Il prend, effectivement.

              L'Equipe du jour

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                1. FRANCE
                2. // OLYMPIQUE LYONNAIS
                GÉNÉSIO, LES MYSTÈRES DE LYON


                Il existe un mystère Génésio, presque insondable. Le désamour, qui semble se dramatiser de jour en jour, entre le coach des Gones et une partie grandissante des fans lyonnais, échappe en tout cas au règne de la raison. Le dernier épisode en date avec altercation violente, du moins verbalement, à la sortie d'un établissement lyonnais, au-delà de savoir ce qui s'est réellement passé, a révélé l’ampleur du malaise. D’abord par les réactions qu'il a provoquées, ensuite pas le long silence gêné de l'institution OL. Dans un club où les ultras occupent une place à part, cette situation risque de gangrener durablement la saison. Surtout, cette affaire suscite clairement une grande peur au sein du foot français, au moment où un timide dialogue s'ouvre sur le rôle et les droits des supporters : n'auront-ils pas trop de pouvoirs si on leur laisse trop d'importance ?

                PAR NICOLAS KSSIS-MARTOV LUNDI 10 SEPTEMBRE
                37 RÉACTIONS FACEBOOK TWITTER
                Génésio, les mystères de Lyon
                Ce ne fut pas la baston Booba-Kaaris en plein Orly. Mais le face-à-face musclé et la course poursuite filmée entre Bruno Génésio et un supposé supporter dans la nuit lyonnaise, en marge des 52 ans du premier fêtés en famille, a rapidement fait le tour du petit monde du ballon rond hexagonal. À en croire le récit de nos confrères de L’Équipe, une semaine après les événements, nous serions finalement bien loin d'un harcèlement exercé par une firme hooligan ou d'un règlement de compte d’une frange des virages après la défaite contre Nice. Peut-être, faute de détail précis, simplement une histoire de selfie en fin de soirée, impliquant également sa fille, qui a mal tourné. Peu importe malgré tout. Pas besoin en effet d’être grand clerc pour saisir les enjeux qui se cristallisent autour du cas spécifique de l’entraîneur de l’OL. Contre-pouvoir

                Ils sont d’abord locaux. Malgré le soutien que lui accorde régulièrement son président, Jean-Michel Aulas – et on sait qu'il n'est pas du genre à donner un bail à vie –, Bruno Génésio vit depuis quelque temps constamment sous le feu des critiques, qu'aucun de ses bons résultats ne paraît capable d’éteindre. Notamment de la part des tribunes qui l’ont de plus en plus pris en grippe. Aux yeux des amoureux du club et des habitués de l’OL Land, il ne serait plus l’homme de la situation. Ce diagnostic est frappant, car il semble aussi bien déconnecté des performances objectives – l’OL est en Ligue des champions au nez et à la barbe de l’OM – que du style de jeu, qui fut certes inconstant, mais parfois enthousiasmant l’an dernier. Dans sa version respectueuse, il s’est manifesté par une banderole, qui tout en honorant son amour des couleurs, l’appelait « à tourner la page » . Plus vulgairement, le débat envahit les réseaux sociaux. Il souligne une insatisfaction devant le statut du club au sein du foot français et européen.

                Aulas estime qu'un «  lobby s'est créé  » contre Génésio



                Autrefois impérial sur presque une décennie, accédant à une demi-finale de Ligue des champions, un exploit qui échappe toujours au PSG, l'Olympique lyonnais a subi la réorganisation économique et sportive de la Ligue 1, avec l’arrivée des Qataris, et de l’UEFA, qui l’a relégué dans l’inconfortable posture du « presque » . Plus riche que la plupart des autres pensionnaires du championnat, mais pas assez pour prétendre revivre les ivresses des sommets de la C1. Les supporters attendent de Bruno Génesio qu’il fasse le coup de Monaco, à savoir subtiliser le titre de champion à Paris et grimper dans le dernier carré européen. Or Nabil Fekir n’est pas Kylian Mbappé. Et forcément Génésio n’est pas Leonardo Jardim. Le poids de l’OL, malgré le succès d’une entreprise bâtie par son « boss » visionnaire, ne lui permet pas pour le moment de réaliser un tel exploit. Le coach paie une configuration dont il est tributaire. Or, impossible de demander le départ de Jean-Michel Aulas ou le recrutement de Neymar. Le dilemme des supporters, y compris des ultras, se heurte à cette aporie. Il faut donner un nom à leur frustration, faute d’en accepter ou d’en combattre les causes. Ce sera Génésio. Aussi injuste que cela puisse paraître à un regard neutre.

                La place du supporter se cantonne-t-elle aux tribunes ?

                Plus largement, le cas lyonnais met de nouveau sur la table la question du rôle et des droits des supporters. On connaît la traditionnelle fébrilité des entraîneurs devant la colère des gradins et de ses potentiels « gredins » . Cependant, en France, demeure l’idée que les fans n’ont pas leur mot à dire dans les choix sportifs. Souvent incompris, longtemps méprisés, ignorés le reste du temps, les ultras ou même simplement les supporters peuvent bien gueuler – d’ailleurs parfois leur soutien à des entraîneurs traités dédaigneusement par la direction comme Der Zakarian à Nantes –, ils n’ont pas voix au chapitre. Ce constat faisait l’unanimité à la LFP et ses affiliés.

                Génésio : j'y suis, j'y reste ?


                À ce propos, Jean-Michel Aulas avait fini par construire petit à petit, à l’instar de l’ensemble de son modèle « français » de club professionnel, un autre type de relation avec le public de Gerland puis de l’OL Land. Un esprit de « corps » qui fit la force des Gones quand ils durent affronter la tempête, quitte parfois à fermer les yeux devant certaines dérives (dans le livre Enquête sur le racisme dans le football de Nicolas Vilas, Sidney Govou affirme en être venu aux mains avec un leader du Virage Sud Lyonnais). Ce qui fonde peut-être le tardif soutien apporté à Génésio, y compris quand tout le monde supposait, à tort, qu’il avait été agressé par des supporters en colère dans le cadre de sa vie privée. Un cas d'école

                Or le monde des supporters en France se trouve à une croisée des chemins. Même si la répression persiste, en particulier les interdictions de déplacement, de modestes avancées pour définir et reconnaître, du moins de la part des pouvoirs publics, leur place dans le foot se font jour timidement. L’OL a proposé à sa façon un modus vivendi implicite. La crainte en retour existe que cela débouche sur une « prise de confiance » qui déborde largement les sujets des fumis ou des tifos. La contestation d’un joueur, des joueurs (surtout de leur engagement sur le terrain) ou d’un entraîneur constitue une vieille tradition dans les tribunes. Des attaques souvent justifiées par le sentiment d’être « l’âme » du club quand les autres n’en sont souvent, phénomène qui semble irréversible, que les salariés.

                Génésio, le vent dans le dos ?


                Un choc de culture qui peut donc déboucher sur des excès dès lors que certains parlent de leur vie, quand d’autres évoquent leur travail – qui s’arrête normalement aux heures de bureau. Cette problématique familière dans des institutions qui ont appris à composer avec leur tribunes comme Marseille, Lyon ou encore Strasbourg, chacune à leur manière, n’a pas fini d’agiter le foot français. L’expérience de Bruno Génésio fournit, quoi qu’il en soit, un très bon cas d’école ou d’étude si par bonheur l’ensemble des acteurs du foot français arrivaient à se mettre un jour autour de la table pour réfléchir à leurs droits et leurs devoirs respectifs.

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                • Ce que va changer le départ avorté de Nabil Fekir dans le jeu de Lyon

                  Publié le lundi 10 septembre 2018 à 18:44 | Mis à jour le 10/09/2018 à 19:23Le départ avorté du capitaine lyonnais va assurément changer le visage de l'OL. Pour le plus grand bonheur du staff technique.

                  Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+
                  Dossier «Spécial Ligue 1»

                  Ce mardi, retrouvez dans «L'Équipe» notre dossier «Spécial Ligue 1» consacré aux effectifs et aux systèmes de jeu des vingt clubs du Championnat de France.

                  Son sourire timide ne devait plus éclairer la photo de famille. Fin de saison dernière, accueil de star du public contre Nice (3-2), tour d'honneur en prime, Ligue des champions en guise d'au revoir : voilà, c'en était fini de l'enfant du club, Nabil Fekir, vingt-cinq ans, dribbles irréversibles, buts en cascade et destin écrit en red. Liverpool, Jürgen Klopp, Mo Salah, Sadio Mané... Au club, dans les tribunes, lui-même, tout le monde avait acté ce départ en Premier League. Fin d'une idylle et bonne chance pour la suite.

                  À Caen, samedi, première journée d'après fin de mercato lyonnais (*), Fekir portera le brassard et sera le renfort le plus inattendu de l'été, la faute à une visite médicale qui aurait interrogé les médecins anglais sur l'état de son genou droit. Vraie raison ? Mauvaise excuse ? Difficile de démêler le vrai du faux dans cette affaire de gros sous et de gros contrat. Quoi qu'il en soit, cet envol coupé comme l'atonie, ensuite, du marché des transferts le concernant change tout pour l'OL de Bruno Genesio. Le groupe a récupéré un champion du monde, l'un des remplaçants les plus utilisés par Didier Deschamps en Russie comme la preuve de la confiance du technicien en un joueur qui n'avait pourtant pas toujours eu ses faveurs.

                  Fekir a repris en L1, fort de ce statut, d'une popularité grimpante dans le pays. Et d'un poids de mammouth en interne. La condition physique a besoin encore d'être peaufinée chez ce garçon aux cuisses et au fessier de leveur de fonte, mais il n'est plus question de le gérer tant il est essentiel au collectif. Même contre Nice (0-1), Genesio l'a laissé sur le terrain jusqu'au bout, alors qu'il le savait en reprise, sans quatre-vingt-dix minutes dans les cannes, dans l'espoir que l'un de ses coups de patte sauverait la patrie. Raté. Lyon a perdu, lui n'a pas trouvé l'ouverture en dépit d'une occasion de bout du bout.

                  «On n'a pas encore discuté d'une prolongation» - Nabil Fekir

                  L'entraîneur l'a installé pour sa première titularisation dans son rôle préférentiel, juste derrière les attaquants, mais dans un système (4-2-3-1) légèrement différent du milieu en losange façonné lors du sprint 2018. C'est dire si son technicien veut continuer à en faire son relais, son élément moteur. Il doit être la courroie de transmission, le dépositaire du style made in OL. «Ce qui s'est passé avec Liverpool est carrément sorti de ma tête, j'ai tourné la page,glisse-t-il. Il ne faut pas s'arrêter à ça, il faut avancer. Il y a des choses qu'il faut accepter.» Lui assure les accepter, ne pas se formaliser. Le Mondial reste une compensation bien suffisante même s'il avoue une ambition débordante... «J'aurais aimé jouer un peu plus, admet-il. Il y a de la concurrence en bleu. J'ai eu la chance de participer à quelques bouts de match. Il faut profiter... Je me remémore de temps en temps. Il faut savourer. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de vivre des moments comme ceux-là. La vie continue, ma carrière aussi. Il ne faut pas s'arrêter là.»

                  À Lyon, sa présence doit permettre d'oublier un mercato surprenant, débloqué en janvier, avec les arrivées de Martin Terrier et de Léo Dubois, puis scellé dans la dernière journée (signature de Moussa Dembélé et de Lenny Pintor après le départ de Mariano). En fin de contrat en 2020, Fekir devrait lui aussi s'asseoir à la table des négociations. «On n'a pas encore discuté d'une prolongation, on verra pour la suite», prévient-il. Une suite qui s'inscrit pour l'instant dans son club formateur. «Son retour est quelque chose de positif, souligne Genesio. Il est un plus indéniable.» Que le Groupama Stadium espère revoir dès sa prochaine à domicile. Ce sera contre Marseille, premier choc entre les deux Olympiques. Fekir voudra alors rappeler qu'il est un joueur vraiment à part dans le club de son coeur...

                  (*) Lyon avait joué le 31 août contre Nice.

                  L'équipe type L'avis de L'Équipe

                  Troisième l'an passé, le club a gardé à peu près tout son effectif sauf Mariano, ce qui lui permet d'espérer réussir au moins la même saison. L'arrivée de Moussa Dembélé doit compenser ce départ et les jeunes, qui découvraient la Ligue 1 l'an passé, auront un an de plus, ce qui doit donner plus de poids, d'expérience, au groupe. L'OL doit viser une place dans les trois premiers, seul moyen par le Championnat d'obtenir une place en Ligue des champions. Une interrogation toutefois : comment Genesio gérera-t-il la fronde de certains supporters contre lui, pour des raisons souvent incompréhensibles et quasi dogmatiques, qui pourraient en creux déstabiliser l'équipe ?

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                  • Lyon ne se rassure pas avant d'affronter Manchester City

                    Publié le dimanche 16 septembre 2018 à 00:05Face à Caen, l'OL ne s'est pas rassuré avant son déplacement à Manchester City. À onze contre dix pendant presque une mi-temps, les Lyonnais ont même frôlé la défaite.

                    Hervé Penot et Régis Dupont Partager sur Facebook Tweeter Google+


                    CAEN - Avant le déplacement à Caen, Bruno Genesio avait qualifié de « mauvais » sur le plan comptable le début de saison de son équipe. Depuis hier, l'entraîneur lyonnais n'a plus besoin de faire dans la nuance. Après le nul arraché en Normandie (2-2), au moins c'est clair : le bilan olympien après cinq journées de L 1 est mauvais tout court. Avec sept points, l'OL navigue déjà à huit longueurs du PSG, mais son plus gros problème reste qu'il rame franchement dans le jeu. C'est quoi le problème ?

                    Au-delà de l'attitude générale dénoncée par Bruno Genesio, l'équipe alignée hier n'a jamais respiré la sérénité. De nombreuses passes n'ont pas atteint leur destinataire ou l'ont trouvé dans le mauvais sens. Trop faible techniquement, Lyon a été incapable de trouver de la fluidité dans le jeu. Même aidé par quelques faits de match ou d'arbitrage, l'OL n'a pas su se remettre d'aplomb. L'ouverture du score signée par Fekir juste avant la pause (45e) aurait dû éclaircir les idées d'une équipe censée avoir le niveau de la Ligue des champions. Mais Lyon s'est laissé cueillir dès la 51e minute sur une action qui a résumé ses tares du jour : passe trop appuyée de Fekir pour Dembélé qui manque son contrôle, contre express lancé par Caen dans le dos de la défense, sur l'aile opposée, et faute dans la surface de Mendy sur Beauvue. La catastrophe aurait été complète si l'arbitre avait sorti un deuxièmecarton jaune pour le défenseur latéral rhodanien. Au lieu de cela, c'est Caen qui s'est retrouvé à dix dès la 55e (voir par ailleurs), sans que cela ne change grand-chose. Encore puni de son manque d'agressivité sur le coup franc de Fajr repris de la tête par Oniangué (1-2, 73e), Lyon a beaucoup poussé mais s'est créé seulement deux occasions avant l'égalisation de Mendy (2-2, 89e) : une tête de Denayer sur la barre (75e), une autre de Dembélé détournée par Samba (78e). Fekir encore loin du compte

                    Le capitaine était l'homme clé de la saison dernière, celui qui a souvent sauvé les siens au bout de soirées tendues et stressantes, comme contre Monaco (3-2, le 13 octobre). Son coup franc hors de portée de Samba aurait encore pu sauver les apparences mais ce ne fut pas le cas. Genesio l'a même sorti avant la fin (65e), une décision de protection, pas de sanction. L'entraîneur connaît son rôle, son impact, mais voit aussi qu'il a besoin de retrouver crescendo ses sensations après une Coupe du monde épuisante autant psychologiquement que physiquement. Ses deux semaines de trêve internationale (douze minutes contre l'Allemagne) l'ont finalement coupé dans sa reprise. Pour sa deuxième titularisation après la réception de Nice (0-1), Fekir cherche encore sa forme. Problème : dans ces moments-là, le milieu de terrain a parfois tendance à compliquer son jeu plus qu'à le simplifier, il n'est d'ailleurs pas le seul... Mais lui est l'élément moteur, le relais technique, celui qui doit enclencher la dynamique positive. Lyon attend impatiemment son retour au plus haut niveau. Quel système face à Manchester City ?

                    Au fil de la rencontre et de l'évolution du score, Genesio a tout essayé : le 4-2-3-1 jusqu'à la sortie de Fekir, puis le 4-3-3 et enfin le 4-4-2 à plat, quand Memphis Depay est entré en jeu (71e). Difficile d'affirmer qu'un système a mieux fonctionné qu'un autre, même si ces changements ont permis à Houssem Aouar de s'insérer plus facilement dans le coeur du jeu. De toute façon, le problème se situe dans l'intitulé : de ces trois systèmes, un seul (le 4-2-3-1) est adapté à Fekir, le capitaine et le seul champion du monde du club. Et comme le 4-4-2 en losange suppose une maîtrise que les Lyonnais sont loin de posséder actuellement, notamment dans la récupération au milieu sur les côtés, il ne faut sans doute pas attendre de grands bouleversements tactiques, mercredi à Manchester City, pour l'entrée en Ligue des champions. Sinon dans les têtes : « Il y a de quoi être en colère, a reconnu le milieu Lucas Tousart. On a tous conscience des choses qu'on doit travailler, de ce qui nous manque dans la gestion de nos temps forts et de nos temps faibles. » C'est un début.

                    L'Equipe

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                    • A l’Olympique lyonnais, une com à fables

                      Par Grégory Schneider, envoyé spécial à Caen (Calvados) — 16 septembre 2018 à 20:36




                      Englués en milieu de classement de la Ligue 1 après leur match nul (2-2) contre Caen samedi, les Gones déballent des storytellings contradictoires pour expliquer leur supériorité contrariée.
                      • A l’Olympique lyonnais, une com à fables

                      On confesse avoir toujours trouvé à l’Olympique lyonnais une sorte de charme canaille, et on s’est souvent senti très seul avec cette pensée-là. Car on ne voit rien. Il n’est nulle part. Enfin si : il faut faire résonner les situations entre elles, penser à quelque chose (un mot, une attitude) puis à quelque chose d’autre, et imaginer un ping-pong entre les deux.

                      On s’est pointé au stade Michel-d’Ornano de Caen samedi pour voir des Lyonnais au bord de la crise de nerfs arracher grâce à l’appui de l’arbitre Johan Hamel un nul (2-2) inespéré contre des Normands affichant un budget prévisionnel annuel représentant environ 12 % de celui de l’OL (285 millions d’euros, un mastodonte) et l’image avec laquelle on est reparti est celle du défenseur brésilien des Gones, Rafael Da Silva Pereira dit Rafael ; regard clair, discours transparent, le type sous la double toise de sa responsabilité personnelle et des réalités de son sport.

                      Ça donnait quelque chose comme : «[Nos difficultés] ne sont pas dues à un manque d’agressivité ou un défaut d’attitude mais à un manque de sensations collectives. Nous ne sommes pas ensemble.» Dix minutes plus tôt, dans une salle attenante, son entraîneur, Bruno Genesio, s’était pourtant dit écœuré «par le manque d’engagement, d’investissement et d’intensité» des joueurs lyonnais. Du coup, on a convoqué l’attaquant Memphis Depay sur le sujet.

                      Un présent : «Vous êtes d’accord avec votre coach ?»

                      Depay : «Je ne sais pas. Il a dit quoi ?»

                      Un journaliste : «Que vous manquiez d’engagement. D’agressivité.»

                      Depay : «Ah. Si c’est ça, je suis d’accord. Il a raison.» Et il a filé.

                      Tourmenteur

                      Mais alors ? Et Rafael ? Il a raison aussi. Pendant les arrêts de jeu, il a marché sur le pied du milieu guinéen du stade Malherbe de Caen, Baissama Sankoh, qui a mimé un coup de tête en retour : le Brésilien tombe comme foudroyé et carton rouge pour Sankoh, qui a retrouvé son tourmenteur tout à son ironie - sur le mode «tu as vu, je t’ai bien baisé» - en revenant dans le couloir menant à son vestiaire après le match. Les Lyonnais sont des diables. Il y a quelque chose de l’embourgeoisement (peu de courses, pas d’intensité) qui les traverse mais pour autant, ils sont encore capables d’aller puiser au fond des enfers pour en ramener les maléfices nécessaires à leur propre survie. Samedi, le champion du monde tricolore Nabil Fekir n’en a pas foutu une rame. Au cœur de la seconde période, il n’en mettra pas moins sa tête sur un ballon dégagé du pied par le défenseur de Caen Alexander Djiku, ce qui conduisit à l’expulsion de celui-ci : si le staff caennais déplorait après-coup la «naïveté» de Djiku, Fekir n’en a pas moins pris le risque de se faire ouvrir le crâne pour la cause. C’est très difficile à comprendre.

                      Mais on peut essayer. Une vision noire consisterait à y lire une manière de décadence au long cours, des joueurs très cher payés privés de titres (le championnat, les deux Coupes) depuis que les gazo-dollars qataris ont mis le Paris-SG hors d’atteinte et qui vivent dans un espace schizophrène entre le lustre du club et l’impossibilité de gagner, ce qui expliquerait à la fois le découragement et les ruades. Une vision sportive décrirait les maléfices - la rouerie des joueurs, l’arbitrage systématiquement favorable - comme les dernières traces d’un savoir-faire ancien ; le président du club, Jean-Michel Aulas siégeant par exemple depuis mars 2017 au comité exécutif d’une Fédération française de foot qui, faut-il le rappeler, exerce une tutelle hiérarchique sur les hommes au sifflet. «Ben sûr qu’on est lésé par l’arbitre, expliquait du reste sans ambages l’attaquant caennais Enzo Crivelli samedi. Les gros sont avantagés. C’est le foot. Il est comme ça.»

                      «Mister Nobody»

                      Aulas, lui, change d’échelle géographique et historique, ce qui lui permet de dérouler un storytelling à l’opposé : le pot de terre (lui) contre le pot de fer. C’est la vision romanesque, celle d’un club en résistance contre la mondialisation, c’est-à-dire contre son époque. Cette résistance a un visage : celui de Bruno Genesio, figure d’un club dont il aura défendu les couleurs dix saisons comme joueur (1985-1995) avant d’y revenir en 2005 pour faire son chemin dans l’encadrement technique. Puisque la concurrence surfe sur des théoriciens brillants (l’Allemand Thomas Tuchel au Paris-SG, les Portugais Leonardo Jardim et Miguel Cardoso à Monaco et Nantes) ou des hommes de réseaux (Rudi Garcia à Marseille, Jean-Louis Gasset à Saint-Etienne), Genesio eu tôt fait d’apparaître comme un Mister Nobody, voire une marionnette que son président manipule à l’envi, entraîneur d’autant moins contrariant qu’il ne sait tirer sa légitimité que d’un homme et d’un seul. La ficelle est un peu grosse.

                      Tous les entraîneurs du monde sont à la merci de leur président : Genesio comme les autres, lequel Genesio a placé Lyon sur le podium la saison passée avec une qualification en Ligue des champions à la clé (un bon point) avant de peiner à relancer la machine cette saison (un mauvais point). La grande affaire de ce début de saison lyonnais fut celle-ci : le 1er septembre, soit vingt-quatre heures après la défaite (0-1) des Rhodaniens devant l’OGC Nice, une courte vidéo est apparue sur les réseaux sociaux montrant le coach des Gones coursant un individu au cœur de la nuit.

                      Les premières réactions furent compatissantes : l’énième provocation d’un supporteur dans un contexte de rejet d’une partie du public envers un Genesio jugé par les fans un peu court pour le poste de coach, une insulte envers sa propre fille, le coach lyonnais réagissant comme vous et moi. Une enquête du journal l’Equipe a cependant désintégré l’hypothèse du traquenard. Cette nuit-là, l’entraîneur, qui fêtait ses 52 ans, a été vu dans trois établissements différents sans que personne ne lui tombe dessus, l’embrouille résulte d’un selfie réclamé avec plus ou moins d’insistance selon les versions, il était tout de même 4 h 30 du matin passé au moment de l’altercation et après tout, c’est Genesio qui prend une personne en chasse et non l’inverse. Samedi, on s’est posé devant l’intéressé pendant qu’il dévidait posément sa «colère»envers ses joueurs avec l’idée de superposer le noctambule et l’entraîneur de club.

                      Et on y est parvenu sans difficulté. On parle, là, d’un type normal, qui dit (et fait donc, rapport à l’altercation) à peu près les choses comme il les sent, décrivant les errances lyonnaises à Caen non pas comme une trahison à son endroit, mais comme un décalage avec l’implication que nécessite le sport de haut niveau, ainsi qu’un déficit de loyauté des joueurs envers le club et les conditions (logistique, compétences, salaire) dont ils bénéficient dans la deuxième équipe la plus riche de France. Le brave type dans le dur, qui regarde ses interlocuteurs dans les yeux par correction et qui, pour avoir consacré toute sa vie au football, ne s’exprime qu’à travers les codes de celui-ci. Au bout du bout, Genesio s’est vu poser la question qui tue : est-ce qu’il a encore l’impression que son message passe, la récurrence de ses critiques envers l’investissement de ses ouailles laissant pour le moins planer comme un doute ? Autant lui demander carrément s’il sert encore à quelque chose.

                      Mais le Lyonnais n’a même pas tiqué : «Il faut poser la question aux joueurs. Ils sont en mesure de vous répondre, pas moi.» Demander aux joueurs ? A Houssem Aouar par exemple, 20 ans seulement, et une tête de six pieds de long samedi parce que son coach a eu l’outrecuidance de le juger en méforme et de le mettre sur le banc en début de saison ? A l’attaquant burkinabé Bertrand Traoré, qui jouait face à Caen comme on descend en bas de chez soi pour promener son chien ? A Rafael, celui qui ne voit aucun manque d’implication à l’issue d’un match où des joueurs à 200 000 euros mensuels se sont fait marcher dessus par des joueurs à 35 000 ? Mais bon sang, à quoi on joue ?

                      Toutes les histoires

                      Qu’est-ce que Genesio fait là, à répondre honnêtement et à courser des types à pas d’heure, alors que le dispositif lyonnais pèse des tonnes et que le coach qui en supporte le poids est de facto le ministre de quelque chose, un ministre ne pouvant décemment être vu - donc possiblement filmé - en train de courir après un type à qui il vient de refuser un selfie ? A force de raconter toutes les histoires en même temps, à commencer par celle d’un club ancré dans l’Hexagone luttant à armes inégales avec des équipes sous pavillon qatari (le Paris-SG), russe (Monaco) ou américain (Marseille), l’Olympique lyonnais finit aussi par poser toutes les questions en même temps. Quel est le périmètre exact du travail d’entraîneur dans le foot d’aujourd’hui ?

                      Qu’est-ce que raconte vraiment une compétition (la Ligue 1) si inégalitaire qu’un club comme l’OL est assuré de terminer chaque saison entre la deuxième et la cinquième place par la seule force de sa masse salariale, alors que son coach passe raconter devant les micros toutes les cinq ou six semaines que ses joueurs se foutent du monde ? L’OL est-il la preuve d’une déviance (l’individualisme des joueurs) disant l’époque ou révèle-t-il la nature profonde du football ? Surtout, quel est le calcul d’un Aulas bataillant sur tous les fronts (Twitter, les instances, la construction de son stade) pour faire exister le club tout en dupliquant à l’infini le même modèle managérial aux commandes techniques du club ; des coachs droits, exclusivement nourris par le foot hexagonal, scolaire, un peu vintage aussi ?

                      Mercredi, le club ira promener ses tourments existentiels sur la pelouse de Manchester City en Ligue des champions. Ils peuvent toujours gagner ou perdre : l’impression générale est que ces gars-là pédalent dans le vide. Et que les histoires qu’ils racontent pour le cacher sont de plus en plus difficiles à trouver.

                      Grégory Schneider envoyé spécial à Caen (Calvados)
                      Le forum d'OL.fr rapproche. Avant il fallait sortir pour se traiter de cons.

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                      • CHRONIQUE «OM SWEET OM» «Jean-Michel Aulas…», le chant de supporteur marseillais qui puise ses racines dans le Tennessee

                        Par Stéphanie Harounyan, correspondante à Marseille — 17 septembre 2018 à 13:04Un supporteur de l'OM brandissant un portrait de la star du chant marseillais, le 2 mai. Un supporteur de l'OM brandissant un portrait de la star du chant marseillais, le 2 mai. Photo Boris Horvat. AFP
                        • «Jean-Michel Aulas…», le chant de supporteur marseillais qui puise ses racines dans le Tennessee

                        Cette saison, notre correspondante à Marseille raconte les petites et grandes histoires du club phocéen et de la ville construite autour. Episode 3, enquête sur un tube de supporteurs.

                        A LIREEpisode 2, le mercato coupe les cheveux en quatre



                        Ça tient à quoi, un tube ? Mélodie simple, paroles basiques. Et une magie qui l’impose en bouche, presque malgré soi. La chanson Jean-Michel Aulas (on va tout casser chez toi) est un authentique tube. Dimanche soir au Vélodrome, Guingamp sitôt évacué sur un brancard (4-0), les Marseillais l’ont entonné en chœur, comme un seul douzième homme. Enfin, on avait une raison de la chanter : dimanche prochain, l’OM joue à Lyon pour la sixième journée du championnat et cette fois, Jean-Michel, c’est la bonne, «on va tout casser chez toi !» Du moins va-t-on se casser la voix sur ta chanson…



                        Née au printemps en pleine campagne européenne des Olympiens, cette Marseillaise a survécu à tout : à la défaite face à Madrid en finale, aux tubes de l’été, à Benjamin Pavard, et même aux matchs à huis clos, décidés la semaine dernière par l’UEFA pour punir quelques supporteurs qui justement, ont tout cassé chez Aulas. Un pur tube, dont le succès dépassant le stade a généré moults commentaires. On lit notamment qu’il s’agit d’une traduction du Don’t take me home des supporteurs anglais. On apprend encore que Dimitri Payet eu droit à sa versionlorsqu’il officiait pour le club londonien de West Ham. Et avant ? Quid de la chanson originale ? A qui doit-on dire merci pour ce moment ? «C’est comme les comptines»

                        Sur cette question, internet a botté en touche, m’obligeant à repousser les limites du ridicule : j’ai «shazamé» Jean-Michel Aulas«Aucun résultat, nous n’arrivons pas à bien entendre», a répondu, gênée pour moi, l’application censée reconnaître n’importe quel air. A l’heure de l’apéro, je noyais mon chagrin dans un pote quand celui-ci m’a donné la clé : «Quand il n’y a plus d’espoir avec Shazam, il te reste Pat !» Le Pat en question officie aux services musicaux de la Sacem, où tout compositeur doit déposer ses chansons. Son métier : mettre un nom sur une chanson, en s’aidant d’une méga base de données. Autant dire l’homme de ma situation.

                        «Avec les hymnes sportifs, c’est toujours compliqué, me prévient Pat. C’est comme les comptines. Certaines sont créées ex nihilo et ne sont associées à aucun auteur.» Cas pratique avec Quand le virage se met à chanter, souvent enchaîné au Vélodrome avec le mythique Ce soir on vous met le feu. Ce dernier est clairement identifié : Skoda Lasky est une polka tchèque des années 30, rhabillée des décennies plus tard par Annie Cordy (Frida Oum Papa) avant d’envahir les stades, sacralisé in fine par I Am (Le feu). Pour Quand le virage…, en revanche, le logiciel Sacem reste muet. «Personne ne l’a déposé, note Pat. Donc personne ne touche rien dessus.» Imagination sans limite

                        Car le dépôt d’une chanson à la Sacem conditionne le paiement des droits d’auteur… qui s’appliquent aussi aux chants de supporteurs. «Le principe, détaille Pat, c’est que si tu fais de l’argent en utilisant une musique, tu dois rémunérer l’auteur. Ce ne sont pas les supporteurs qui payent, bien sûr, mais les chaînes de télé, qui retransmettent les matchs. Y compris pour un chant entonné par les supporteurs en fond sonore.»En raccrochant, laissant Pat à mes recherches, j’ai tenté d’imaginer l’argent encaissé par les White Stripes avec son Seven Nation Army,repris en mode Po Polopopopo Po dans tous les stades du monde…

                        Une montagne de billets plus tard, Pat me rappelle. La machine de la Sacem a parlé : Jean-Michel Aulas serait dérivé d’un tube country américain, Achy Breaky Heart, millésimé 1992. De son auteur, Don Von Tress, Wikipédia dit seulement qu’il habitait à Cypress Inn, Tennessee, avec sa femme Jeanne. Pour l’interprète, par contre, il faut rendre hommage à la vie, dont l’imagination est sans limite : Billy Ray Cyrus, sorte de Mike Brant relooké en cow-boy, n’est autre que le père de la très découverte Miley Cyrus. Achy Breaky Heart, sacré single de l’année aux Country Music Awards, sera son unique tube. Son site officiel, comme semble l’être la suite de sa carrière, est aujourd’hui «en construction». Je lui ai quand même envoyé un message dans l’onglet «contact», au cas où… Pour lui dire merci et surtout, lui suggérer de regarder le match de dimanche.

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                        • Comment Lyon est reparti de l'avant après son match nul à Caen

                          Publié le samedi 29 septembre 2018 à 00:00 | Mis à jour le 29/09/2018 à 00:06A chaque échelon du club, on a su se remobiliser après le nul à Caen (2-2) il y a deux semaines. Depuis, l'OL a tout gagné, a evacué les doutes et s'est hissé à la deuxième place du Championnat.

                          Hervé Penot (avec Bilel Ghazi)

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                          C'était il y a deux semaines, quasiment une éternité à l'échelle lyonnaise. Dans les couloirs du stade d'Ornano, à Caen, au sortir du nul (2-2), les visages étaient crispés, les mots acérés, les tensions externes palpables alors que se profilaient un déplacement à hauts risques sur le terrain de Manchester City pour la première journée de Ligue des champions et la réception piégeuse de l'OM, le dimanche suivant. Quinze jours et trois succès plus tard (City, 2-1 ; Marseille 4-2 ; Dijon 3-0), l'OL est transfiguré. La mobilisation a été totale à tous les étages. Chacun, à son niveau, a participé à cet embellissement qui ne sera toutefois validé que si l'OL (2e avant cette 8e journée) s'impose contre Nantes, ce samedi soir.

                          Le rôle du président : éviter la crise


                          Trente et un ans de présidence offrent une certaine connaissance des moments stratégiques. Jean-Michel Aulas a tout contrôlé, du début à la fin. Dès sa sortie de Caen, il a enclenché l'une de ses méthodes de communication préférées : un tweet pour mettre en avant Nabil Fekir, capitaine en difficulté. «Je ne fais jamais ça par hasard», nous disait-il mardi dernier. Il avait prévu de montrer sa confiance en sa star, de parler le lendemain à l'entraînement à ses hommes puis de rejoindre Manchester la veille du match avec son groupe.

                          Olympique Lyonnais@OL
                          · 17 h
                          En réponse à @OL et 2 autres
                          "On est dans un grand club. Malgré la jeunesse du groupe il y a beaucoup de maturité. La semaine dernière on a su répondre présent sur deux gros matchs mais il faut continuer" #OLFCN

                          Olympique Lyonnais@OL
                          "Le président @JM_Aulas est un meneur d'hommes. On a eu des discussions collectives qui avaient pour but de nous faire progresser tous. Staff et joueurs, tout le monde y a adhérer" #OLFCN
                          16:11 - 28 sept. 2018

                          Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité





                          En Angleterre, il a encore tenu des discours mobilisateurs, évoquant le plaisir à prendre tout en rappelant qu'une victoire contre... Marseille était nécessaire. «J'avais beaucoup d'échos sur le président Aulas, raconte Léo Dubois, arrivé cet été. Ça n'a pas été une surprise. On a eu des discussions collectives avec lui qui n'avaient pas pour intention de nous critiquer, mais de nous faire progresser. C'est vraiment un meneur d'hommes. Tout le monde a adhéré, et ça s'est vu sur le terrain. C'est un club qui sait où il veut aller, et ça part de Jean-Michel Aulas.»D'autres présidents auraient été moins maîtres de leurs nerfs. Et de la gestion d'une situation susceptible de provoquer une crise...

                          Le rôle de l'entraîneur : maintenir le groupe sous pression


                          Au coeur des critiques après une entame de saison très décevante, Bruno Genesio est sorti renforcé d'un enchaînement qui avait tout pour l'enfoncer. Le 4-4-1-1, l'alternance entre pressing haut et bloc bas ou les titularisations de Maxwel Cornet et Cheikh Diop à City, en Ligue des champions (2-1, le 19 septembre). La performance de haute volée face à l'OM de Bertrand Traoré (deux buts, un penalty et un carton rouge provoqués), piqué au vif après avoir été remplaçant à Manchester, quatre jours plus tôt (4-2, dimanche). Le turnover pleinement convaincant et décisif à Dijon (3-0), mercredi.
                          Bruno Genesio, chronique d'un emballement
                          Lors des trois derniers matches, le technicien lyonnais a eu tout juste dans ses choix, dans son management ou dans ses discours, qui ont maintenu son groupe sous pression. «J'ai une bonne étoile, sourit l'intéressé, après avoir insisté sur le plus grand mérite à accorder à ses joueurs. Après, je ne vais pas faire dans la fausse modestie. Je suis content de ce qu'on a mis en place et ce qui a bien fonctionné. Tactiquement ou dans les choix. Mais c'est aussi parce que les joueurs ont appliqué ce qu'on avait préparé et donné tout ce qu'ils avaient à donner qu'on a pu redresser la barre.»

                          Le rôle des joueurs : se hisser à la hauteur des événements


                          Rien n'est possible sans les acteurs du jeu, ceux qui possèdent les clés sur le terrain. Et ils ont été au coeur de cette remontée. Il fallait être sacrément costauds pour s'imposer à City, et on pense à Maxwel Cornet, parfois critiqué mais vrai guerrier. Il s'est démené dans son couloir droit, comme ses équipiers à la hauteur des événements dans leur investissement et dans leur état d'esprit. On pouvait l'imaginer sur les deux premiers rendez-vous.

                          21Lyon n'a perdu qu'un seul de ses vingt et un derniers matches face à Nantes en Ligue 1 (15 victoires, 5 nuls), c'était le 6 décembre 2008 (défaite1-2). Il s'est par ailleurs imposé quatorze fois lors de ses quinze dernières réceptions de Nantes, notamment lors des dix dernières. Sa dernière défaite à domicile contre les Canaris remonte au 20 décembre 1996 (0-1).

                          Peut-être moins à Dijon, dans un match au profil de match piège. Là encore, en une mi-temps, les Lyonnais ont plié l'affaire (3 buts) grâce à des nouveaux venus : Moussa Dembélé a marqué deux fois, Martin Terrier, une. Ils ont montré qu'ils n'étaient pas venus pour un rôle de doublures. Le duo Ndombele-Aouar a affiché sa complémentarité, entre puissance et finesse, et Jason Denayer sa qualité défensive. Quant à Fekir, le capitaine, absent à Dijon (cheville), il a connu une magnifique semaine entre City et l'OM. Reste aux Lyonnais à confirmer contre Nantes...
                          L'Equipe du jour

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                          • Nabil Fekir : limite libre


                            Par Grégory Schneider — 1 octobre 2018 à 19:46



                            Avant Lyon-Donetsk en Ligue des champions ce mardi, retour sur le cas nébuleux de l’'attaquant des Bleus, à la fois indépendant sur le terrain et entravé par son entourage et les contingences écrasantes du foot contemporain.
                            • Nabil Fekir : limite libre
                            A chaque fois qu’on a croisé en dehors du terrain Nabil Fekir, en piste ce mardi avec Lyon face aux Ukrainiens du Chakhtior Donetsk pour la deuxième journée du tour de poule de Ligue des champions, il vivait un moment compliqué. Forcément : les médias ne lui valent rien, ou plutôt «dès qu’'il y a plus de trois journalistes en face de lui, il est perdu» (un proche), ce qui pousse à travailler sur les marges, c’est-à-dire sur les expressions. Un haussement de sourcil : Fekir trouve la question bizarre, il ne la sent pas ou il n’'est pas d'’accord avec ce qu’elle sous-entend. Un sourire gêné : merci de passer à autre chose. Un hochement de tête en regardant son interlocuteur dans les yeux : il investit (à minima) ce qu'’il dit.

                            Magnifique joueur d’entraînement

                            Même sur le terrain, Fekir ne se départ jamais d’un regard un peu éteint, comme si les paupières étaient lourdes : le fond de l’air est un peu excitant, puisque rien ne sera jamais donné par le joueur. En revanche, le terrain parle. Le 15 septembre, à Caen, on a vu l'’attaquant lyonnais se promener sur le terrain comme le contremaître fait le tour des dépendances ; sans s’énerver, avec la lassitude distante de celui qui aurait eu mieux à faire. Fekir avait tout de même marqué (2-2), signe que le jeu pur suffit chez lui à faire émerger des gestes de classe indépendamment d’un contexte qu’'il juge inintéressant et morne ; son entraîneur était écoeœuré après-coup mais le président de l'’OL, Jean-Michel Aulas, avait twitté dans la soirée comme on dépose les armes aux pieds du champion : «Nabil va remobiliser son groupe», c'’est son équipe, au petit gars.

                            Et Fekir (25 ans) avait dans la foulée détruit à lui tout seul la défense de Manchester City (2-1) à l'’Etihad Stadium sous les yeux de son père, invité à grands frais par Aulas, preuve éclatante de la manière dont le foot tourne, aujourd’hui comme hier : le grand joueur dispose, il fait comme il veut, l’'environnement - président, équipiers, coachs - n'’a aucune alternative au fait d’'aller dans son sens à la fois pour s’'assurer un présent (les victoires) et un futur (une soixantaine de millions minimum tomberont dans les caisses de l’OL quand Fekir sera transféré). C'’est un charme.

                            Mais le chaos menace : quand il entraînait le Paris-SG, Laurent Blanc expliquait entre autres son rôle comme une force de contention envers ses stars et la plus grande de toutes, Zlatan Ibrahimovic, dont la toxicité augmentait quand il ne marquait pas ou se sentait d'’une façon ou d’'une autre en échec - un coup à faire exploser un vestiaire. Fekir n’'est pas de cette trempe-là.

                            A Istra, où les Bleus ont vécu cinq semaines jusqu'’au titre mondial, ses voisins de vestiaire ne l'’ont pas entendu, à la notable exception de Djibril Sidibé - souvent considéré comme une sorte de référent (pour ne pas dire d’'autorité, à la fois érudit et mesuré) aux yeux de ses coéquipiers musulmans, ce qu’'est Fekir même si on ne peut bien sûr pas présumer de ce qui les liait durant l'’épopée russe. La grande affaire du joueur là-bas, ce ne fut pas tant les bouts de matchs que le sélectionneur lui concéda - pas simple d’'être le supplétif d’'Antoine Griezmann en équipe de France - que les entraînements : en privé, certains internationaux tricolores se sont dit sidérés par la gestuelle et l'’habileté technique du Lyonnais, et on parle d’'un contexte extrêmement élitiste, où quelques-uns des plus grands joueurs de leur époque (Griezmann mais aussi Kylian Mbappé ou Paul Pogba) vivaient les petites oppositions à 10 contre 10 sur terrain réduit comme un instrument, certes ludique, pouvant installer durablement l'’idée de leur propre supériorité. Exister là-dedans, c’'est exister tout court.

                            Duplex dans le salon du grand-père

                            On confesse avoir découvert Nabil Fekir en janvier 2015 sur un cloaque au stade de la Licorne d'’Amiens, et on avait été frappé par sa différence, pour ne pas parler d’'incapacité à être raccord avec le contexte lyonnais de l’'époque : une génération de jeunes joueurs issus du centre de formation du club (le gardien Anthony Lopes, le défenseur Samuel Umtiti - aujourd'’hui au FC Barcelone -, les milieux Jordan Ferri et Corentin Tolisso, l’'attaquant Alexandre Lacazette) à la fois sûre d’'elle et très nette, voire transparente, dans son approche du métier et des à-côtés qui vont avec ; des types maîtrisant la grammaire collective rhodanienne sur le terrain et le langage en dehors, une merveilleuse vitrine à la fois du savoir-faire maison et d’une sorte d’'enfance de l’'art auquel le football renvoie souvent.

                            Fekir, lui, menait déjà un combat parallèle. Ne sachant quoi faire de ses mains, il les occupait en remontant son short toutes les vingt secondes, semblant errer sur son aile droite jusqu'’à ce que le ballon lui parvienne : là, il se lançait dans des initiatives exclusivement individuelles (dribble, frappe, débordement), disputant en vérité son match à lui. Ce qui posait déjà une double problématique : celle de son indépendance, c’'est-à-dire de sa liberté, et celle de son inclusion dans un contexte qui ne lui serait pas complètement dévolu. Le mystérieux demi-tour du FC Liverpool, qui a renoncé à prendre le joueur au printemps alors que le transfert était ficelé pour une somme dépassant les 60 millions d’euros, a beaucoup fait causer : si le club anglais a laissé dire que le genou droit du joueur (gravement blessé fin 2015 lors d’un match avec les Bleus) n’'avait pas passé la rampe d'’examens médicaux poussés, plusieurs sources concordantes ont fait état de l'’attitude d’'un (très) proche de Fekir, réclamant quelques millions dans le deal au tout dernier moment, une sorte d'’acte de piraterie relativement fréquent qui aura cependant rebuté les Anglais. Un jeu d’'ombre qui l’'aura accompagné assez vite, et qui avait battu son plein en mars 2015.

                            L’'histoire avait fait du bruit : après avoir donné son accord pour rejoindre la sélection algérienne, le joueur avait fait volte-face sous l’'effet d’une quadruple intervention, mobilisant les quatre personnes les plus influentes du football français ou peu s'’en faut : Aulas bien sûr, puisque la valeur d’un international algérien est bien moindre que celle d’'un joueur qui fait son trou chez les Bleus ; l’'agent Jean-Pierre Bernès, qui devint le conseiller de Fekir dans la foulée ; le président de la Fédération française de foot, Noël Le Graët, ainsi que son sélectionneur, Didier Deschamps. Quatre coups de fil en deux heures : un blitz. Posant la question du libre arbitre du joueur (Aulas étant son employeur), ainsi que sa porosité aux jeux d'’influence qui l’'entourent. Les Algériens ont hurlé, parlant du pot de terre contre le pot de fer et dénonçant une manipulation. Dont ils n'’étaient pas exempts eux-mêmes : quand la deuxième chaîne de télévision publique organisait un duplex dans le salon de son grand-père, lequel, les larmes aux yeux, promettait «pour bientôt […] une grande nouvelle pour le peuple algérien», alors que le gamin balançait encore entre les sélections française et algérienne, ça relève de la lutte d’'influence aussi. Le point le plus intrigant, c’'est que rien n’a jamais permis de savoir pour quel maillot Nabil Fekir aurait balancé s’'il avait été complètement libre de son choix. On était là pour l'’épilogue : une conférence de presse du joueur à Clairefontaine avant un match douloureux (1-3) face à la seleçao brésilienne, où le joueur avait tout de go reconnu le coup de fil de Deschamps en amont de sa décision - le sélectionneur l’'avait engueulé dans la foulée - avant de ne pas dire grand-chose d’'autre, le responsable média coupant d’'un «il a dit ce qu’'il avait à dire» toute relance consécutive à l'’annonce on ne peut plus lacunaire de l’attaquant lyonnais. Un horrible soupçon pèse depuis, paradoxalement renforcé par les accents de tendresse - souvent protecteurs - utilisés à son endroit par ceux qui l'’approchent : Nabil Fekir ne s’'appartient pas.

                            Mais il faut voir au-delà. Si le fantasme de l’'appartenance nationale joue a plein chez les supporteurs ou le grand public, il est souvent accessoire chez les joueurs eux-mêmes, la double culture de certains ouvrant en réalité la possibilité d’'indexer le choix d’une sélection sur son niveau, ou permettant de faire plaisir à ceux à qui on doit (ou croit devoir) quelque chose. Plus généralement, la carrière de Fekir apparaît comme ouverte à tous les vents, une barque chahutée par gros temps sous lequel nagent les prédateurs marins.

                            Astuces et ligne de fuite

                            Ça complique l’'approche : alors que Blaise Matuidi était suspendu pour le quart de finale de la dernière Coupe du monde face à la sélection uruguayenne et qu’il fallait bien lui trouver un remplaçant à gauche, Deschamps et son staff s'’étaient longuement interrogés sur la possibilité d'’intégrer dès le coup d’'envoi un Fekir par ailleurs plus que satisfaisant lors de ses entrées en jeu en Russie. Avant de reculer. Corentin Tolisso a finalement fait la maille : l'’ancien coéquipier lyonnais de Fekir fait un peu tout bien et rien très bien, c’est un couteau suisse et son profil académique est encore le miroir où le foot français préfère se reconnaître. Possible que Fekir en soit sorti grandi : invisible au coup d’envoi et devant se contenter des quelques minutes habituelles, mais grandi. Aulas jure ses grands dieux que Fekir est encore plus fort que Karim Benzema, enfant de l’OL quadruple vainqueur de la Ligue des champions.

                            Jean-Michel Aulas dit beaucoup de choses. Il affirmait voilà trois ans que son club avait trouvé «son [Lionel] Messi» : l’'hyperbole servait certainement les desseins du président lyonnais à l'’heure de valoriser son joueur sur le marché des transferts, mais elle crédite aussi l'’idée d’'un joueur à part, vivant d’'astuces et de lignes de fuite sur le terrain et payant une sorte de tribut au foot militarisé de son temps. Un joueur libre. Et un peu prisonnier de cette image-là : un joueur contraint, donc.

                            Grégory Schneider
                            Dernière modification par aferkiw, 02/10/2018, 13h01.
                            Le forum d'OL.fr rapproche. Avant il fallait sortir pour se traiter de cons.

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                            • La marche en avant de Tanguy Ndombele (Lyon)

                              Publié le mardi 2 octobre 2018 à 00:00Le jeune milieu de terrain (21 ans) fait preuve d'une influence grandissante dans le jeu de l'OL.

                              Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


                              Depuis les tribunes de l'Etihad Stadium, où il a assisté à la défaite de son équipe face à Lyon (2-1), en raison de sa suspension, il y a deux semaines, Pep Guardiola s'est certainement retrouvé conforté dans son appréciation de Tanguy Ndombele (21 ans). Comme Mauricio Pochettino, son homologue de Tottenham, l'entraîneur espagnol de Manchester City fait partie de ces techniciens tombés sous le charme du milieu relayeur lyonnais et qui ont incité leurs clubs à passer à l'offensive, cet été, pour l'international français espoirs.

                              Auteur d'une ascension fulgurante, l'ancien Guingampais s'est ainsi taillé une jolie réputation qui dépasse désormais largement les frontières de la Ligue 2 (Amiens), où il évoluait encore il y a moins de dix-huit mois. «Il a progressé dans le volume de jeu, dans la projection et l'utilisation du ballon, détaillait, la semaine dernière, son entraîneur, Bruno Genesio. Il est dans une phase de progression très importante depuis le début de saison. Quand on procède à un recrutement, on note un potentiel. Une marge de progression est également identifiée. Ensuite, c'est le travail du joueur qui doit confirmer cela.» Sa nonchalance est aussi sa force

                              Depuis son arrivée à Lyon, en août 2017, les fruits de ce travail sont toujours plus notables. Après avoir prolongé son contrat d'une saison supplémentaire, soit jusqu'en juin 2023, en septembre, le milieu fait même preuve d'une influence grandissante dans le jeu lyonnais. Décrit comme un personnage attachant et sympathique au sein du vestiaire rhodanien, Ndombele traîne pourtant toujours une apparente désinvolture. Celle-ci ne freine plus son ascension. Non conservé par Guingamp à ses dix-sept ans puis mis à la porte par Amiens, avant de se voir offrir une deuxième chance par le club picard, le natif de Longjumeau a désormais pleinement pris conscience des exigences du haut niveau. Pour mieux les concilier avec son tempérament.

                              «Pour atteindre le haut niveau, il y a obligatoirement la rigueur et les exigences du quotidien, note Christophe Pélissier, l'entraîneur d'Amiens. Mais son insouciance, c'est aussi une force pour lui. Dans son approche des matches, c'est quelqu'un de très performant. Son côté détaché lui permet de ne pas se poser plus de questions lorsqu'il joue un match de Ligue des champions avec Lyon que lorsqu'il disputait un match de Ligue 2 avec nous. Donc, quand on gratte un peu, ce côté parfois désinvolte, on comprend qu'il en joue aussi.»

                              Et pour ceux qui l'ont connu, son éclosion au haut-niveau est loin de surprendre. «Quand on l'a côtoyé, on ne peut pas être étonné, explique le Rennais James Léa-Sliki, dont il est resté proche depuis leur passage au centre de formation de Guingamp. Il a eu la force mentale pour se remettre en question sur certains points, notamment la répétition des efforts.Pour moi, il n'a pas fini de surprendre et de franchir les étapes !» Bruno Genesio a d'ailleurs son idée sur ce qui aidera son joueur à atteindre la pleine expression de son potentiel. «Il doit franchir un dernier palier dans la finition, juge le technicien. C'est le seul élément qui lui manque pour qu'il devienne un très, très grand joueur.»


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                              • Tanguy Ndombele, dans la lignée des grands milieux de terrain lyonnais

                                Publié le lundi 1er octobre 2018 à 19:30«Il a tout», confiait récemment l'ancien milieu de Lyon Philippe Violeau dans nos colonnes. Milieu complet, Tanguy Ndombele rappelle que l'OL a souvent été bien pourvu dans ce secteur. Quelles qualités emprunte-t-il à ses illustres prédécesseurs ?

                                Cyril Olives-Berthet Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                «J'aime piocher chez tout le monde», expliquait un jour Tanguy Ndombele. Aux portes des Bleus, chez qui il pourrait être appelé jeudi, le milieu lyonnais impressionne depuis plusieurs semaines. Certaines de ses qualités rappellent quelques glorieux anciens comme Corentin Tolisso, Michael Essien, Mahamadou Diarra ou encore Tiago.



                                Il est polyvalent comme Tolisso


                                Lors de la présentation de Tanguy Ndombele, son entraîneur Bruno Genesio avait souligné son «intelligence, qui lui permet de récupérer les ballons». Christophe Pelissier, qui fut l'entraîneur du milieu relayeur à Amiens, avait aussi mis cela en avant lorsque nous l'avions interrogé : «Son intelligence l'autorise à jouer plus bas sur le terrain.» Le QI football de Ndombele lui permettant d'être très polyvalent, le coach des Picards l'utilisait comme ailier droit dans son 4-4-1-1 et l'avait même fait jouer latéral droit en Coupe de la Ligue.

                                Genesio n'a pas encore été aussi loin, mais il lui a parfois confié l'aile droite dans son 4-4-2 losange d'avril et mai derniers. Le manager lyonnais a déjà dirigé un joueur aussi intelligent et polyvalent que Ndombele : Corentin Tolisso. Après avoir percé à droite de la défense en 2013-2014 (11 matches sur 15), il avait dépanné à gauche à plusieurs reprises la saison suivante. Aligné deux fois en attaque par Genesio en 2016-2017, l'international français a également été utilisé à plusieurs postes par Jupp Heynckes au Bayern l'an dernier (ailier droit, milieu droit...).


                                Il casse les lignes comme Essien


                                C'est une autre expression récurrente à son sujet. Dans les bouches de Genesio, Pelissier ou encore son prédécesseur dans l'entre jeu lyonnais, Philippe Violeau. «Dans mes prises de balle, j'ai toujours eu cette faculté à aller de l'avant, à casser les lignes, assurait-il le 23 janvier dernier. Je joue comme ça depuis que je suis petit et j'ai progressé là-dessus.»

                                «Les perforations de Ndombele ont encore mis le milieu de l'OM en difficulté», analysait aussi Jean-Philippe Durant dans nos colonnes il y a quelques jours, après la victoire de l'OL contre Marseille (4-2). Ce profil box to box, avec une grande puissance balle au pied, «fait penser à Michael Essien», comme l'avançait Jean-Michel Aulas lors de sa présentation. Ses passes cassent aussi les lignes et font progresser le jeu. Face à Dijon, 19 de ses 40 passes l'ont été vers l'avant. Contre Caen, c'était 24 sur 52. Un ratio moyen de 46-47%, bien plus élevé que celui affiché par Adrien Rabiot, Marco Verratti (PSG) ou encore Morgan Sanson, qui tournent entre 20 et 30% de passes vers l'avant. Ndombele, milieu porté vers l'avant. ( P.Lahalle/ L'Equipe)



                                Il récupère comme Diarra


                                Les caractéristiques physiques de Ndombele (1,81m, 76 kg) rappellent celles du Malien Mahamadou Diarra (1,83m, 76 kg), arme de dissuasion massive à l'époque du grand OL (2002-2006). Fort dans l'impact, Ndombele a remporté 272 duels depuis son arrivée à Lyon : seuls André (Rennes) et Guilbert (Caen) le devancent. «Il est impressionnant. C'est un récupérateur hors normes», pour Philippe Violeau. Sa puissance et son explosivité ont notamment mis à mal les Dijonnais, mercredi soir. Bientôt buteur comme Tiago ?


                                Depuis son arrivée à l'OL, Tanguy Ndombele prend de plus en plus de poids offensif. Auteur de sept passes décisives la saison dernière en L1, il en est déjà à quatre depuis le mois d'août. Face à l'OM, il a notamment été à l'origine de deux buts. L'intervalle trouvé sur le terrain de Manchester City (2-1) pour Memphis Depay a aussi marqué les esprits, même si le Néerlandais a échoué sur le poteau.

                                «Très précis dans ses transmissions» pour Philippe Violeau, il a réussi 1752 passes depuis l'été 2017 et fait partie du Top 5 de la L1 sur cette période. Le jeune Lyonnais profite aussi d'une technique largement au-dessus de la moyenne; son goût pour le dribble lui permet de ressortir le ballon proprement, même sous une énorme pression, comme cela fut le cas sur le terrain de City. Ainsi, avec 88 dribbles réussis depuis son arrivée à Lyon, il évolue dans les mêmes sphères que Kylian Mbappé (90).
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                                Un profil technique qui évoque celui de Tiago. Entre 2005 et 2007, associé à Juninho, Toulalan ou Diarra, le Portugais avait été impliqué sur 20 buts toutes compétitions confondues (13 buts, 7 passes décisives). «Il me manque d'être plus décisif. Je dirais que la plupart des relayeurs marquent. Je réfléchis un peu trop encore pour le moment avant de frapper. Je dois passer un cap là-dessus et m'améliorer », reconnaissait-il dans le Courrier Picard, il y a quelques mois. Pour le moment, il n'a marqué qu'une seule fois avec l'OL, face à Villarreal en Ligue Europa. Car sa progression est loin d'être achevée.

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                                  Docteur OL et Mister Lyon

                                  Publié le samedi 6 octobre 2018 à 00:05L'équipe de Bruno Genesio peut se montrer brillante lors des grands chocs et ordinaire voire médiocre face à des oppositions moins prestigieuses.

                                  Régis Dupont Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                  La prestation inégale de l'Olympique Lyonnais face au Chakhtior Donetsk (2-2, mardi) n'a pas spécialement atténué le constat. La formation de Bruno Genesio garde, cette saison encore, sa capacité à se mettre au niveau de l'adversaire. Elle gaspille contre les petits et assure face aux gros. À la veille du choc de la 9e journée face au Paris-SG, sur la pelouse du Parc des Princes, elle a pris six points sur six contre les deux clubs les plus prestigieux qu'elle a croisés (Manchester City en C 1, Marseille en L 1).


                                  Lyon - Chakhtior : Un point, c'est fou


                                  Mais joue-t-elle différemment d'un événement à l'autre ? Oui et non, a assuré vendredi son entraîneur : « On est tombés dans des clichés nous concernant. On vient de faire six matches pour un total de trois victoires et trois nuls. On a pris quatre points sur six possibles en Ligue des champions. Contrairement à ce que je peux entendre, on ne choisit pas nos matches. À Caen, certes, on n'a pas affiché un bon visage. Contre Nantes, malgré ce nul (1-1, samedi dernier), on a eu les occasions pour gagner. Et contre le Chakhtior, on a su revenir malgré un contexte particulier. » À Caen, où ils avaient récolté un nul décevant (2-2), les Lyonnais s'étaient échinés à jouer avec un bloc médian haut. Parmi les joueurs de champ, seuls Marcelo (6), Denayer (5) et Tousart (29) évoluaient en deçà de la ligne médiane. Ils avaient cédé sur deux coups de pied arrêtés mais avaient aussi souffert dans la gestion de la profondeur.


                                  En C 1, Lyon court beaucoup


                                  Bruno Genesio a évalué lui-même le gouffre, deux jours après l'exploit de son équipe sur la pelouse de Manchester City, en dévoilant ce chiffre brut : à l'Etihad Stadium, les joueurs de l'Olympique Lyonnais ont couru 18 kilomètres de plus (115,2 km au total) que quatre jours plus tôt à Caen, où ils avaient concédé, à 11 contre 10, un nul assez piteux (2-2). Dix-huit kilomètres, est-ce tant que ça ? Oui. Cela représente 15 % d'efforts en moins, pour résumer grossièrement. C'est comme si chaque joueur avait, d'un match à l'autre, parcouru quatre tours de piste en moins !

                                  L'affaire rappelle une chose, tout de même : en Ligue des champions, Lyon court beaucoup. Plus que son adversaire lors de la première journée, moins lors de la deuxième, où l'OL a plus subi qu'agressé. Mais beaucoup plus, par exemple, que la France en finale de la Coupe du monde (à peine 100 km). « La clef pour chaque match, c'est l'intensité, rappelle Genesio. Les grandes équipes en mettent, notamment en Europe. Mes joueurs ne choisissent pas leurs matches, mais ils doivent être plus constants dans l'intensité. »


                                  Lyon choisit son camp


                                  La position moyenne des Lyonnais face à Manchester City est particulière. Pour contrer l'extrême densité des Citizens dans l'axe, le 4-4-1-1 de Bruno Genesio a ressemblé, dans les faits, à un 2-8 au sein duquel seule la charnière Marcelo-Denayer respectait sa position théorique . En Angleterre, l'ensemble a encore plus penché à droite que d'habitude. Houssem Aouar et Ferland Mendy, attirés naturellement vers le coeur du jeu, se sont recentrés constamment ou presque vers le secteur où le Mancunien Delph venait créer le surnombre. C'est le paradoxe de l'OL des grands soirs : sa défense centrale ne joue pas excessivement haut, mais tout le reste de l'équipe passe la majeure partie de son temps dans le camp adverse. Le volume de courses collectif compense. Face à Nantes, en revanche, six joueurs de champ (plus Anthony Lopes) ont touché majoritairement le ballon dans leur propre camp. Un ordinaire dont les Lyonnais ne peuvent, apparemment, se contenter. À Manchester, les Lyonnais ont évolué dans ce que l'on pourrait appeler grossièrement un « 2-8 ». On pouvait relever un écart très important entre les lignes : près de 25 mètres entre la défense centrale Denayer-Marcelo (n° 5 et 6) et les latéraux. Avec un milieu densifié, l'OL avait peut-être réussi son meilleur match de la saison.


                                  La discipline collective


                                  Les Lyonnais ont été signalés sept fois hors jeu contre le Chakhtior Donetsk, le pire total de la deuxième journée de Ligue des champions. Cela n'était arrivé que quatre fois sur la pelouse de Manchester City, une formation qui évolue pourtant très haut. La preuve que la jeunesse de l'OL lui coûte, parfois. « La clef du match face à City, c'est qu'on a été solidaires, qu'on a su défendre et attaquer ensemble », a rappelé vendredi Jason Denayer.

                                  Cette cohésion semble conditionner son efficacité : deux buts en onze tentatives contre City (contre un but en vingt-trois tirs pour le champion d'Angleterre), c'est un ratio presque aussi élevé que face à l'OM (quatre buts pour quinze frappes), à l'inverse du « couac » niçois : zéro but malgré vingt-neuf tirs. Devant le but, au moins, il y a deux versions de l'OL.

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                                  • Lyon : Vincent Ponsot, la force de l'ombre

                                    Publié le vendredi 5 octobre 2018 à 20:45 | Mis à jour le 05/10/2018 à 23:04Discret et méconnu, le directeur général adjoint juridique de l'Olympique Lyonnais est souvent considéré comme le personnage le plus important du club derrière Jean-Michel Aulas, qui lui voue une confiance totale.

                                    Bilel Ghazi (avec Mathieu Grégoire) Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                    «Il est intransférable.» Prononcés par Jean-Michel Aulas, ces mots résonnent étrangement. Mais bannie ou presque du langage du président lyonnais, qui aime rappeler ne jamais retenir un joueur contre son gré, l'expression ne concerne pas l'un de ses éléments à crampons. Dans l'institution établie par «JMA», Vincent Ponsot est un pilier. Sûrement le plus important derrière le «boss». Directeur général adjoint juridique, l'homme de 43 ans est de tous les dossiers, toutes les décisions ou presque. Il est celui qui régule, négocie, applique, analyse et contrôle. Omniprésent en coulisses et particulièrement discret lorsqu'il en sort. «Dans le milieu, il est identifié et redouté pour ses compétences, apprécie Jean-Michel Aulas. C'est sûrement le meilleur juriste du football français, et je ne pense pas trouver de positions contradictoires à ce sujet.»

                                    Méconnu du grand public, Vincent Ponsot est devenu incontournable à l'OL, où il est arrivé en 2009 en provenance des services juridiques de la Ligue (LFP), comme pour les interlocuteurs du club. À l'exception des journalistes. Pour ces derniers, l'ériger au rang de source relève d'un fantasme condamné à ne jamais être assouvi. Volontairement distant avec les médias, l'homme cultive même une froideur qui rend toute approche vaine. «Cette attitude, je l'adopte uniquement par protection de ma fonction», consentait-il en substance, il y a quelques mois, comme pour s'en excuser.

                                    Au coeur des négociations de contrats ou de partenariats, impliqué dans le développement à l'international de l'OL, du football féminin ou du centre de formation et toujours en première ligne lorsqu'il faut défendre les intérêts de son club devant les institutions, l'homme a bâti sa réputation sur sa parfaite maîtrise des textes. La pertinence comme l'efficacité de ses lignes de défense ont même sorti Lyon de suffisamment de mauvaises passes pour alimenter, chez certains, la suspicion d'un club qui bénéficierait parfois d'une supposée indulgence. «Quand certains nourrissent le doute erroné d'un club protégé par les institutions, je vois surtout quelqu'un de trop performant devant les commissions de discipline», oppose Aulas. «Par la qualité de ses argumentaires, aucun club n'est probablement aussi bien défendu que Lyon,consent un membre de la LFP. Par sa droiture, il force même le respect de ceux qui peuvent s'opposer à l'OL.»

                                    Travailleur acharné, il lui arrive souvent de «fermer» le stade quand il n'y passe pas quelques nuits blanches. Notamment en période de mercato, un des domaines où il a bâti sa réputation. Dans l'année, seules deux semaines l'éloignent du quotidien du club. Une passée à l'étranger pour une coupure familiale - il est marié et père de deux filles - et l'autre au ski. «Il fait partie de ces personnes disponibles jour et nuit, apprécie Bruno Genesio, l 'entraîneur lyonnais. Il est impliqué à 100 % dans sa fonction. C'est quelqu'un de calme, avec beaucoup de recul et de sang-froid.»




                                    «Quand il dit quelque chose, c'est comme s'il l'avait écrit. Dans l'époque où on vit, ça vaut de l'or» - L'agent Frédéric Guerra




                                    Également directeur des ressources humaines d'OL Groupe, dont il est seul non-administrateur autorisé à siéger au conseil d'administration, Vincent Ponsot jouit même d'un «droit» rare dans le milieu. «Il a cette capacité à cadrer le président avec assez de fermeté pour être entendu, mais également assez de forme pour ne pas l'offusquer, sourit un membre du club. Je pense que très peu ont la méthode pour se le permettre dans le milieu. Si ce n'est personne.» Sur le sujet, «JMA» corrige la forme, mais ne dit pas autre chose dans le fond. «J'exprimerais cette idée différemment, rebondit le président lyonnais. Sa crédibilité fait que je l'écoute. L'ambition que je nourris pour mon club m'incite à être extrêmement innovant et à prendre des risques. Vincent m'évite de commettre des bêtises concernant le respect du droit et me permet de respecter à la lettre le règlement sans rester statique. Il est là pour ça : pour faire et empêcher de faire ce qui n'est pas admis.»

                                    Dans l'entourage des joueurs, certains en ont déjà été avisés. À la pointe des réflexions sur la réglementation de la profession d'agent, Vincent Ponsot refuse, officiellement, de négocier avec les personnes qui ne sont pas détentrices de la licence ou non accompagnées d'un avocat à défaut. «C'est quelqu'un de très droit qui se veut irréprochable, explique Frédéric Guerra, agent lyonnais. Il a une intégrité hors normes et une discrétion qui inspire. Et quand il dit quelque chose, c'est comme s'il l'avait écrit. Dans l'époque où on vit, ça vaut de l'or.»

                                    Lors de la conclusion du transfert de Moussa Dembélé dans les dernières heures du mercato, le 31 août, Ponsot a ainsi exigé, malgré l'urgence, qu'un agent possédant une licence en France soit présent pour finaliser le dossier, ce qui n'était pas le cas des représentants de l'international Espoirs. Mais cela ne protège pas de toutes les zones grises. En juin, l'OL a ainsi été assigné devant la commission des agents sportifs de la FFF par l'ancien représentant de Ferland Mendy, Laurent Menestrier, qui reproche au joueur et à Lyon de ne pas avoir respecté le mandat qui le liait selon lui à l'ancien Havrais, au moment de son départ du HAC, en juin 2017 (*).

                                    Originaire de Toulon, où il possède un restaurant, cet amoureux de rugby et du RCT, dont il a été salarié, s'interdit toutefois de s'épancher sur le sportif, même si Bruno Genesio pense «qu'il a une vraie culture foot». Tout comme il laisse peu de prises sur qui il est dans la sphère privée, rendue étanche de celle professionnelle. «C'est plus qu'un ami, raconte Julien Fournier, le directeur général de l'OGC Nice. On s'est connus à l'époque des soirées toulonnaises, nous étions à la faculté de Toulon, puis on a fait ensemble le DESS droit et économie du sport au CDES de Limoges. Malgré notre amitié, quand il bossait à la LFP ou maintenant dans les relations entre l'OL et l'OGCN, il ne me fait pas de cadeaux. Je me souviens de l'épineux dossier Ben Arfa, et son passage de Lyon à Marseille, à l'été 2008, quand j'étais secrétaire général de l'OM. Lyon nous avait donné un accord par écrit pour le transfert, puis s'était rétracté et avait demandé plus d'argent. L'affaire a été portée devant la commission de discipline, il instruisait le dossier pour la LFP, il a été impitoyable. Pour Pléa en 2014 ou dernièrement Maolida, je savais qu'il serait une barre de fer dans les négociations. Mais le jour où il voudra acheter un joueur à Nice, il sera bien reçu, lui aussi, ne vous inquiétez pas pour ça !» Vincent Ponsot ne devrait pas s'en offusquer.

                                    (*) En avril 2017, Ferland Mendy avait résilié unilatéralement ce mandat : «J'étais sans nouvelle de lui depuis six mois, expliquait-il à «L'Équipe» le 12 septembre. (...) J'avais découvert qu'il travaillait avec des gens qui n'avaient pas le droit d'être agents sportifs en France.» Laurent Menestrier a aussi assigné l'OL devant le tribunal de grande instance de Lyon, qui examinera l'affaire début décembre.

                                    Vincent Ponsot en bref

                                    43 ans.
                                    Directeur général adjoint juridique d'OL Groupe ; directeur juridique d'OL Groupe ; directeur des ressources humaines d'OL Groupe.
                                    2009 : le 8 novembre, jour du mémorable OL-OM (5-5), il intègre ses fonctions de directeur général adjoint juridique de l'Olympique Lyonnais. Il avait été repéré au sein des services juridiques de la LFP par le président de l'OL, Jean-Michel Aulas.




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                                    • Memphis Depay (OL), entre ombre et lumière

                                      Publié le samedi 6 octobre 2018 à 19:45La star lyonnaise, vingt-quatre ans, n'est pas seulement un joueur talentueux et parfois difficile à gérer. Sa personnalité est bien plus complexe que cela.



                                      Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+






                                      Derrière ses fringues mode, son amour des caisses flashy, sa vie exposée sur Instagram comme un roman-photo des Kardashian, une attitude bling-bling qui déplaît chez certains éducateurs lyonnais craintifs de ses effets sur la jeunesse locale - mais a-t-elle vraiment besoin de lui pour épouser l'ère du temps ? - se cache un autre Memphis Depay, plus profond, marqué, à quatre ans, par le départ de son père dont il abandonnera le nom...

                                      Son corps tatoué comme une oeuvre d'art raconte un peu son histoire, ses bonheurs et ses failles, dévoile ses héros comme son grand-père maternel, sorte de figure tutélaire, décédé alors qu'il entrait dans l'adolescence. Comprendre Memphis Depay (24 ans), c'est comprendre une enfance de combats, de révoltes, c'est saisir cette revanche sur l'existence, cette volonté de prendre la lumière pour éteindre les braises du passé.

                                      À Lyon, on a appris à découvrir, peut-être pas à connaître, ni toujours à comprendre, cet écorché vif arrivé en janvier 2017, capable de renâcler contre certaines décisions mais «qui s'excuse après et ne monte jamais vraiment dans les tours», souligne un membre de l'encadrement. Comment accepter qu'il revienne une semaine en retard à la reprise sans donner de nouvelles ? La faute à une incompréhension sur les dates de ses congés suivant la version officielle... (*) L'affaire s'est réglée sans conséquences notoires, sauf une retenue sur salaire. Bruno Genesio et Jean-Michel Aulas savent qu'ils doivent le gérer comme une star, avec ses humeurs et ses caprices. «Il n'avait pas totalement tort mais pas raison non plus, reprend Aulas. Je lui ai dit que nous comptions sur lui pas seulement pour marquer des buts mais dans l'attitude charismatique.» Pas sûr que des équipiers lui en aient d'ailleurs tenu rigueur. «Il y a l'image qu'on voit à la télé et celui qu'il est vraiment, explique Lucas Tousart. Il est vachement abordable, très gentil avec les autres, notamment avec les jeunes.» Memphis Depay avec le boxeur britannique Anthony Joshua, champion du monde des lourds, en décembre 2016 à Manchester. (PA Photos/ABACA)

                                      Son but en mars à Marseille a changé le destin de l'OL... et le sien



                                      Une preuve ? En mai, il invite toute l'équipe à un barbecue, histoire de cimenter les liens avant un mercato de tous les possibles. Resté finalement à l'OL, il récidive en août avec les familles, cette fois. On est loin de l'individualiste forcené ou de cette arrogance affichée qui brouille certainement les analyses. Et si ce côté hautain lui servait de protection ?

                                      Ses proches insistent sur son grand coeur, moins mis en valeur que ses tenues extravagantes ou son «caractère particulier», expression souvent employée à son propos. «Il m'a marqué quand nous sommes allés voir les enfants malades à l'hôpital, où nous étions restés plus de trois heures, explique Isabelle Dias, en charge des joueurs étrangers à Lyon. Je n'ai jamais vu un joueur enlacer autant de temps un enfant. Pourtant, ce ne sont pas des situations faciles mais il était très, très touché. Il a écrit un mot sur le tableau :"Que Dieu te protège."»

                                      Après un repas donné par la fondation OL en l'honneur des sans-abri, deux jours plus tard, il se fend d'une visite près du périph chargé de cadeaux pour des démunis dans la rue... «Il est très humain, sensible», insiste-t-elle. En ville, personne n'a entendu parler de sorties nocturnes, de fêtes impromptues d'un garçon en couple avec Lori Harvey, fille d'un célèbre animateur US. Le club a pourtant des antennes partout... Un soir que Depay est aperçu à l'aéroport, direction les Pays-Bas, Jean-Michel Aulas l'appelle, légèrement inquiet. Renseignement pris, il se rend à l'anniversaire de sa maman. «Et le lendemain matin, il était à l'entraînement, poursuit Aulas. Ça veut dire beaucoup, pour moi, de ce qu'il est.» Memphis Depay en compagnie de sa petite amie, Lori Harvey. (SIPA)
                                      En interne, on loue d'ailleurs son professionnalisme à l'entraînement, même s'il faut parfois le piquer pour qu'il redevienne le Depay destructeur. Pour éviter des efforts défensifs moins prononcés et un individualisme exacerbé qui ont pu irriter ponctuellement. L'an passé, Genesio l'avait laissé en costard une fois puis mis remplaçant avant qu'il ne devienne le héros contre l'OM (3-2, but à la 90e minute, le 18 mars, au Stade-Vélodrome) en entrant dans une soirée qui a changé le destin lyonnais. Et le sien (19 buts, 9 passes décisives en L1 en 2017-2018).

                                      L'opération s'est reproduite quand il a été sorti du onze contre Donetsk (2-2), mardi, ce qu'il n'a évidemment pas apprécié du tout. Elle avait déjà eu lieu à Manchester, lorsque Louis van Gaal, mécontent de son match contre Stoke (0-2, le 26 décembre 2015 : une de ses erreurs avait conduit à un but), l'avait expédié en réserve. Son capitaine de l'époque, Wayne Rooney, avait alors conseillé au Néerlandais (21 ans à l'époque) de faire profil bas et de ne pas venir avec tous ses «trucs bling-bling». Mais il avait débarqué au match en Rolls-Royce, vêtu d'une veste en cuir et d'un chapeau de cow-boy. Une anecdote dont l'intéressé se souvient sans honte : «J'ai beaucoup mûri depuis, je ne suis plus le même Memphis», admet-il.

                                      «Malgré des difficultés parfois dans les relations de tous les jours, Bruno a réussi. Il a été patient dans le relationnel et lui a toujours montré sa confiance. Même si Memphis a été vexé, malheureux, note Aulas, c'est un garçon qui a beaucoup d'amour-propre et il a surpassé tout ça.» Le lien avec ses dirigeants ne s'est jamais rompu. Même dans certains moments plus tendus. Car le président assure avoir une confiance «intuitive et raisonnée» en lui. D'où un certain espace de libertés...

                                      Il croit en lui et plus encore en Dieu



                                      La saison dernière, Depay lui demande ainsi une faveur : pouvoir s'envoler en Amérique du Sud après un match important. «Il était le parrain du fils d'un de ses meilleurs amis. Je lui ai dit :"Memphis, c'est possible, mais garantis-moi un grand match." Ce soir-là, il a marqué...» Mission accomplie et photo de la cérémonie avec Depay portant le bébé envoyée sur le portable de JMA via SMS.

                                      Dans le vestiaire, il trouve en Kenny Tété, son ami néerlandais qu'il réconforte en cette période difficile, Bertrand Traoré, ancien de l'Ajax, ou Cheikh Diop, entre autres, des proches de discussion, lui qui ne parle pas le français. «Il peut être clivant, admet-on dans son entourage. Certains peuvent lui reprocher son arrogance, d'autres aimer son originalité. Mais il ne se demande pas si on l'aime ou pas, il fait le job. Il a un côté très américain, va souvent là-bas. Et dans tous les cas, il croit en lui.» Et encore plus en Dieu. Depay envoie fréquemment des messages bibliques ou des citations à ses proches. Sa préférée : «Toute la gloire revient à Dieu.» Sa célébration quand il marque (oreille bouchée) est d'ailleurs un message qui lui est dédié. Le Livre saint comme compagnon de route, donc, et le rap comme passion.

                                      Sans être un ambianceur dans le groupe, il ne lâche jamais son son. Va-t-il sortir dans le car, avant Paris, son CD (Akwaaba) enregistré avec deux artistes ghanéens dont le clip, en ligne cette semaine, a été tourné sur ses terres paternelles ? Ce retour aux sources quand on connaît son rapport conflictuel à son géniteur n'a rien d'anecdotique, comme le choix de reverser tous les gains de la vente dans sa fondation créée récemment pour aider les enfants sourds et aveugles de ce pays d'Afrique de l'Ouest. Vraiment si loin du bling-bling qu'il apprécie tant aussi...

                                      (*) Le joueur estimait être en vacances après son passage en sélection en juin, le club dès son départ de l'OL à la fin de la saison.

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                                        ... Foot L1 Lyon Jean-Michel Aulas, au sujet de Memphis Depay (OL) : «Il me rappelle les Juninho, Edmilson...»

                                        Publié le samedi 6 octobre 2018 à 18:15Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, dit tout le bien qu'il pense de Memphis Depay, dont il attend un grand match, ce dimanche soir (21h00), contre le PSG.

                                        Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+




                                        «Comment se sont passés les premiers contacts avec Memphis Depay ?



                                        Je le connaissais car j'étais dans le même hôtel que les Pays-Bas au Brésil (Coupe du monde 2014) et il avait explosé lors de cette compétition. Mais c'est Bruno Cheyrou qui a pensé à lui. Nous étions en vacances et je lui avais décrit le profil que je recherchais. Il m'a dit : "Il y a ce garçon qui est malheureux à Manchester alors qu'il a un talent fou." Comme je l'avais suivi depuis le Brésil, on a pris contact avec Manchester et son agent. On l'a eu ensuite au téléphone pour lui indiquer qu'on avait besoin de son aide pour convaincre Mourinho et le président de Manchester. MU était ambitieux, l'avait acheté au prix fort. Dans la discussion, j'avais ressenti un garçon qui savait où il voulait aller.



                                        Que diriez-vous de lui ?



                                        C'est un joueur à l'opposé de l'image qu'il donne sur les réseaux sociaux. Quand on le connaît bien, il est d'une discrétion extrême, il n'est pas du tout le gars qui veut paraître, il est paisible. Je me suis rendu compte au fil des discussions que c'est un garçon qui a plein de choses à exprimer. Nous avons une relation de confiance dans les moments difficiles comme plus faciles. Certains disent qu'il est le joueur du président, mais ce n'est pas vrai. (Rires.)



                                        Quels sont vos rapports ?



                                        Il a une histoire un peu freudienne avec un problème de papa. J'ai donc essayé non pas d'avoir une relation de président à joueur mais d'avoir une écoute particulière. Il n'a pas le fond qu'on lui prête. C'est quelqu'un de très humain, qui a des choses à prouver, et pas seulement dans le foot. Et on lui fait confiance. Au moment de son retard cet été à l'entraînement, j'ai beaucoup parlé avec lui par WhatsApp pour lui dire qu'il fallait qu'il sorte grandi de cette opération. Et même s'il pensait avoir raison, il devait intégrer que c'était un joueur exceptionnel et que nous comptions sur lui pour les autres aussi. Il a peut-être des raisonnements qui peuvent paraître particuliers au début, mais quand on connaît son parcours, ça s'explique totalement. Je l'apprécie vraiment.

                                        «Il a dit que si une offre arrivait, il n'était pas contre. Si ça peut vexer ? Mais ça ne me vexe pas du tout. Et, pour que les gros clubs le veuillent, il doit beaucoup donner à l'OL...»



                                        Avez-vous eu des moments tendus ?



                                        Non, pas tendus, mais des échanges où nous n'étions pas d'accord. Je lui disais : "Memphis, tu dois montrer l'exemple. Tu as tout pour réussir. Et quand tu parles d'aller dans un très grand club, je trouve ça normal car Lyon n'est pas l'équivalent de MU ou du Real. Mais tu peux y aller seulement en montrant ce que tu sais faire."



                                        Aurait-il pu partir cet été ?



                                        Il a dit que si une offre arrivait, il n'était pas contre. Si ça peut vexer ? Mais ça ne me vexe pas du tout. Et, pour que les gros clubs le veuillent, il doit beaucoup donner à l'OL...



                                        Quel était son comportement quand il ne jouait pas l'an passé ?



                                        Il était malheureux, vexé. On en a parlé. Mais dans ce cas, je ne veux pas enlever l'autorité de l'entraîneur qui explique sa position et que je soutiens. Car elle est juste et efficace. Il avait connu une période identique à Manchester. On savait que ça allait lui faire mal, mais il a réagi. Il est généreux avec les autres, on le voit dans ses vidéos sur Instagram. Bon, il aime le côté esthétique qui peut être énervant pour certains.



                                        Au club, certains pensent qu'il peut entraîner des jeunes sur la voie du bling-bling ?



                                        Mais c'est aussi une icône, non pas uniquement sur Instagram. C'est ce que je dis à l'Académie, il l'est sur le terrain. Les jeunes prendront peut-être les deux de lui. Et alors ? Je le dis aux responsables : c'est ça le foot business, les joueurs utilisent les réseaux sociaux. Et si les jeunes chez nous veulent être comme lui sur un terrain, pas de soucis. (Rires.)



                                        Comment avez-vous géré son cambriolage lors du match contre Nice (31 août) ?



                                        Il partait dans la foulée en sélection. J'ai fait en sorte de trouver à l'intérieur du club le soutien nécessaire. Flo (Florian Maurice, en charge du recrutement à l'OL) est allé voir, on a pris contact avec le préfet de police, etc. On a tout fait pour l'aider et l'entourer. Ce n'était d'ailleurs pas qu'un problème d'argent mais d'objets auxquels il tenait.



                                        Vous rappelle-t-il d'autres joueurs de l'OL ?


                                        Il me rappelle les Juninho, Edmilson, la classe, et j'en oublie... On en a eu des grands joueurs, avec Karim (Benzema) par exemple, avec qui j'ai gardé les mêmes relations. Ou Nabil (Fekir), même s'il est plus introverti.»

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                                          La soirée en enfer de l'OL sur la pelouse du PSG



                                          Publié le lundi 8 octobre 2018 à 00:25



                                          Entre les blessures de Fekir et de Rafael, les cinq buts encaissés et l'expulsion de Tousart, l'OL a vécu un cauchemar au Parc des Princes.

                                          Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                          À un souffle de la pause, les Lyonnais devaient encore croire en leur destin, en leur plan collectif. D'accord, ils étaient menés d'un but, avaient déjà perdu Rafael et Nabil Fekir sur blessures, mais pour la première fois de son histoire qatarienne, d'après les statistiques données par Canal +, le PSG, en difficulté devant les mouvements adverses, s'était vu confisquer la balle dans des proportions inattendues (69 % pour l'OL) et avait surtout été réduit à dix après l'expulsion de Presnel Kimpembe (35e). Mais tout ça, c'était avant...

                                          Quand Lucas Tousart a écopé d'un deuxième jaune en crochetant Kylian Mbappé avant la mi-temps (45e + 2), l'horizon s'est assombri considérablement. Comme contre Dijon (3-0), où il avait été expulsé il y a dix jours, le milieu défensif, qui avait été essentiel dans son positionnement axial dans la zone de Neymar, n'a pas su se maîtriser au moment où l'ex-attaquant de Monaco lui filait sous le nez. Son regard, à l'instant de récolter le rouge, en disait long sur son erreur. Il savait l'avantage numérique mort et la fin de ce combat des chefs certainement très différent...

                                          Le score (5-0) peut paraître un peu lourd, évidemment, avec cette faute de main de Di Maria, non sifflée (21e), mais la jeunesse lyonnaise a payé pour apprendre. Comme Bruno Genesio, son entraîneur. Il a préféré conserver son trio d'attaque et redescendre Aouar à côté de Ndombele alors qu'il aurait peut-être fallu resserrer en envoyant Diop, même si cette option l'obligeait à faire son troisième changement. Il y avait un risque à abattre toutes ses cartes, il y avait un risque encore plus immense à laisser finalement trop de liberté aux artilleurs du PSG devant des milieux défensifs moins portés sur la récupération pure. Et Neymar ou Mbappé se sont alors régalés dans des espaces enfin ouverts.
                                          Anthony Lopes : « On n'a pas été au niveau »


                                          Pourtant, l'OL a eu les moyens de revenir au score...




                                          Bien sûr, tout a été ensuite tricoté à l'envers : même en gardant cette équipe et en acceptant cet équilibre instable, l'OL a eu les moyens de revenir au score. Comment Cornet a-t-il raté l'occasion d'égaliser seul devant le gardien (48e) ? Lui-même doit s'interroger alors qu'il lui suffisait de pousser la balle plus sèchement... Cela aurait-il modifié le sens de ce choc ? On n'en est pas certains du tout tant ensuite il devenait impossible à l'axe de lire les projections parisiennes, les courses de Mbappé, dont on parierait qu'il a déjà des années de métier dans les cannes tant ses déplacements étourdissaient les Olympiens.

                                          Au fil des minutes, l'OL s'est enfoncé dans la nuit : les buts s'enchaînaient à un rythme fou tandis que leurs attaques s'amenuisaient. Les vagues de la première période laissaient la place à des vaguelettes bien inoffensives... Memphis Depay trouvait bien la barre sur un lob détourné par Buffon (82e) comme Cornet avait trouvé le poteau à 1-0 sur un contre heureux (54e)... Mais c'est derrière que ça écopait sec. En titularisant Jérémy Morel à la place d'un Marcelo moins saignant ces dernières semaines, Genesio prenait l'option d'un bloc haut, d'un pressing avec les risques inhérents à cette décision. Pas certain qu'avec le Brésilien l'OL aurait mieux défendu, et cela avait plutôt bien marché avant la sortie de Tousart... Pas assez bien protégés par leurs équipiers, les deux compères ne pouvaient que constater les dégâts.

                                          La trêve va reposer les têtes lyonnaises, qui peuvent toujours se dire que ce PSG-là habite à un autre étage. Que le combat pour la Ligue des champions se disputera contre d'autres adversaires. On saura, en tout cas, dans deux semaines, contre Nîmes, comment le groupe a digéré son cauchemar parisien.



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                                          • PSG-OL (5-0), l'antisèche : Un gamin, Mbappé ? Les gamins, ce sont les Lyonnais


                                            Vincent Bregevin
                                            Il y a 10 heuresMis à jour il y a 48 minutes
                                            • 22
                                            LIGUE 1 - Lyon a payé au prix fort une dernière demi-heure catastrophique au Parc des Princes, où l'OL a explosé face au PSG (5-0) et Kylian Mbappé, auteur d'un fabuleux quadruplé. Le talent du jeune attaquant parisien a fait la différence. Mais il a profité d'une naïveté coupable des Rhodaniens, pourtant réputés pour être bien plus consistants dans les grands matches. Notre antisèche.




                                            Le jeu : Lyon a enquiquiné Paris… avant de le faire briller


                                            Ce PSG-OL a été assez bizarre. Avec une succession de faits de jeu qui ont longtemps pris le pas sur le jeu. Il y en a eu quand même, et les Gones ont été plus cohérents que les Parisiens dans ce domaine. Ils ont semblé très proche de l'égalisation, même en début de seconde période après l'expulsion de Lucas Tousart. Mais ce carton rouge avait bel et bien déséquilibré Lyon.
                                            Sans son milieu de terrain défensif, le club rhodanien a commis l'irréparable en voulant évoluer un cran plus haut. Les boulevards se sont créés dans le dos de la défense rhodanienne. Face à Neymar et Mbappé, cela ne pardonne pas. Le talent incroyable des deux attaquants parisiens a fait le reste, on y reviendra. Mais les hommes de Bruno Genesio les ont mis dans les meilleures conditions. Leur gestion de la dernière demi-heure a été catastrophique. Et ils l'ont payé au prix fort.

                                            Les joueurs : Mbappé, c'est complètement fou


                                            Il provoque le penalty de l'ouverture du score et marque les quatre autres buts. Il est aussi à l'origine de l'expulsion de Lucas Tousart. Kylian Mbappé en a fait voir de toutes les couleurs à l'OL. Au début, il semblait pourtant dans un soir sans, avec beaucoup de mauvais choix. A la fin, il a enfoncé la porte de l'histoire avec fracas et un quadruplé légendaire en l'espace de 13 minutes. Ce gamin de 19 ans était déjà un véritable OVNI. Mais il continue de repousser les limites du possible.

                                            VIDÉO - Tuchel : "Mbappé aurait pu en mettre cinq ou six... voire sept"

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                                            Sa performance éclipse fatalement celle des autres, mais Neymar a été brillant dans son rôle de créateur et Thiago Silva déterminant dans celui de chef de défense parisienne. A l'OL, on retient surtout Tanguy Ndombele, qui a régné dans l'entrejeu pendant une heure. Anthony Lopes aussi. Même s'il est coupable sur le penalty concédé, même s'il a concédé cinq buts, le Portugais a aussi remporté pas mal de duels. Et Lucas Tousart, pour d'autres raisons que l'on évoque ci-dessous.


                                            Le facteur X : Tousart a plombé l'OL


                                            On aurait pu choisir la sortie sur blessure de Nabil Fekir, l'individualité majeure de l'OL, qui a précédé de l'ouverture du score du PSG. Mais elle n'a pas empêché les Gones de dominer la première période, même avant qu'ils soient en supériorité numérique. Ce qui a tout changé, c'est l'expulsion de Lucas Tousart.

                                            Et le milieu lyonnais peut s'en vouloir. Déjà parce que la faute qui entraîne son deuxième carton jaune n'était pas nécessaire car il avait des coéquipiers pour le couvrir. Aussi parce qu'elle intervient dans les derniers instants du temps additionnel de la première période. La sortie de Tousart a totalement déséquilibré le collectif rhodanien et l'OL a explosé en seconde période. Alors qu'elle était largement évitable.

                                            VIDÉO - Genesio : "On a été beaucoup trop joueurs"

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                                            La stat : 36,9%


                                            Il y a beaucoup de statistiques intéressantes sur matches. Certaines concernent évidemment Kylian Mbappé. Mais on a retenu un chiffre inédit en première période. Le PSG a eu la possession de balle la plus faible de l'ère QSI avec seulement 36,9%. Cela en dit long sur la performance collective des Lyonnais sur la première période. Aussi sur le manque d'efficacité des Gones. Il s'est confirmé dans une seconde période où Paris a rééquilibré les débats. A l'arrivée, l'OL a adressé autant de tirs que Paris (16 chacun). Mais il n'a pas marqué le moindre but. Et il en a concédé cinq.


                                            Le tweet qui résume tout

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                                            B/R Football@brfootball
                                            He’s won the World Cup, Ligue 1 twice, he scored four goals in a 13-minute span today, and he’s 19.@KMbappe is on top of the world
                                            12:06 AM - Oct 8, 2018


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                                            La décla : Bruno Genesio (entraîneur de yon)
                                            " Il faudra tirer les enseignements de cette lourde défaite parce que pendant une heure, on a fait quasiment jeu égal avec Paris. Mais ensuite il faut avoir davantage de maturité."

                                            La question : Comment expliquer la dernière demi-heure de Lyon ?


                                            Lyon n'a pas les mêmes moyens que Paris. Il n'a pas Neymar et Kylian Mbappé dans son équipe. Cela ne l'a pas empêché de faire mieux que le PSG dans le jeu. Comme la saison passée au Parc. Et surtout comme au Groupama Stadium où il avait vaincu l'ogre parisien. Mais dimanche soir, cela n'a duré qu'une heure. Une heure durant laquelle l'avantage au score du PSG tenait surtout à sa réussite. Et à quelques cadeaux de l'OL. Déjà. La sortie d'Anthony Lopes sur le penalty était pour le moins hasardeuse. Et l'expulsion de Lucas Tousart était plus naïve qu'autre chose.

                                            La naïveté, c'est ce qui a perdu Lyon dans la dernière demi-heure. Physiquement, les Gones allaient fatalement souffrir après avoir joué mercredi en Ligue des champions. Tactiquement, ils ont tout fait pour le payer cash. Car ils ont offert au PSG la possibilité d'utiliser ses atouts après l'avoir admirablement contrarié jusque-là. C'est d'autant plus troublant pour une formation qui avait prouvé ses qualités pour limiter le potentiel de ses adversaires, dans les grands matches en général et face à Manchester City en particulier. Mais au Parc, après avoir été dans le vrai, elle a eu tout faux.

                                            Anthony Lopes a pris cinq buts au ParcGetty Images

                                            Eurosport

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                                            • issu du journal
                                              ... Foot Bleus Tanguy Ndombele gagne le respect

                                              Publié le dimanche 14 octobre 2018 à 00:03L'entrée en jeu du Lyonnais face à l'Islande et son attitude au quotidien ont plu en interne. Pour l'instant, c'est un sans-faute.

                                              Vincent Garcia Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                              Comme sur le terrain face à l'Islande (2-2), Tanguy Ndombele n'a pas mis longtemps à se sentir à l'aise hier face aux médias à Clairefontaine, pour sa première véritable sortie publique depuis qu'il a intégré les Bleus. Kylian Mbappé a reçu toutes les louanges ou presque pour avoir retourné une situation très défavorable face aux solides Islandais mais l'entrée du milieu défensif, jeudi, à la 66e minute de jeu, a eu aussi son petit effet. C'est grâce notamment à une récupération de sa part dans les pieds d'un adversaire, suivie d'une passe dans le bon tempo, qu'est arrivée la réduction de l'écart.
                                              Tanguy Ndombele : « C'était vraiment impensable »
                                              D'une manière générale, après quelques minutes timides, le Lyonnais, pour sa première sélection, a montré de belles promesses dans l'utilisation du ballon et une complicité intéressante avec Mbappé. D'ailleurs, l'attaquant parisien, comme Paul Pogba, fait partie des deux joueurs qui sont venus le féliciter pour sa prestation. « Ça se passe plutôt bien, a dit le nouveau, hier. Le groupe m'a bien accueilli dès le premier jour. J'appréhendais un peu, je ne connaissais personne, même si j'avais joué contre certains joueurs. Mais le groupe, le staff, tout le monde m'a mis à l'aise. »

                                              Lundi et mardi derniers, après le repas du soir, Ndombele (21 ans) a filé au bâtiment des Espoirs pour saluer ceux avec lesquels il partageait son quotidien il y a encore un mois. Mais sa place est désormais chez les grands, où il est arrivé sans fracas et avec humilité.



                                              Deschamps lui a dit de continuer sur ce chemin





                                              Bizuté au son de « Papa allô » du rappeur Alonzo, qu'il a chanté devant tout le groupe, l'ancien Amiénois, né en banlieue parisienne, a pu se rapprocher au fil des jours de Mbappé, Pogba, Kimpembe ou Matudi. « Il a fait une superbe entrée pour sa première sélection, a d'ailleurs souligné le milieu défensif de la Juventus Turin. On le connaît, on le voit en Ligue 1 et il fait de très bonnes choses avec Lyon. À lui de continuer à travailler et à apprendre. Il est calme, discret dans la vie, c'est bien. Sur le terrain, il exprime tout son potentiel et son talent pour l'instant. Tant mieux. »

                                              Le joueur est content de son intégration en bleu et cela semble réciproque. Didier Deschamps lui a glissé quelques mots après son match face à l'Islande pour lui dire de continuer sur ce chemin. « Quand on entre dans des matches pareils, on se dit qu'on n'a rien à perdre, a expliqué Ndombele, hier. Mais c'est difficile parce qu'il y a beaucoup d'intensité. Je reste assez satisfait de ce que j'ai fait pour une première. Mais je pense que je peux mieux faire. » Le milieu défensif de l'OL a énuméré les qualités qu'il pourra apporter à l'équipe de France, « la percussion », « la qualité de passes », alors que Corentin Tolisso, victime d'une rupture des ligaments croisés, est blessé pour un bon moment encore.


                                              Comme beaucoup avant lui, il a été impressionné par N'Golo Kanté - « il court partout, il ne s'arrête pas » - et sa soif de progresser laisse penser qu'il peut encore surprendre à l'avenir : « Quand on s'entraîne avec des joueurs pareils, je regarde beaucoup, je regarde ce que je peux améliorer. Je regarde Pogba, Steven (Nzonzi), plein d'autres. J'ai à apprendre de tout le monde. Je suis là pour cela. »






                                              L'Equipe du jour..


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                                              • FOOTBALL - LIGUE 1


                                                Memphis Depay, ange et démon de l'Olympique lyonnais



                                                Le Lyonnais est définitivement un joueur à part. Sa prestation devant Nîmes l’a encore montré. Il enthousiasme, agace, et on se dit que sa gestion ne doit pas être évidente.
                                                • Le 21/10/2018 à 05:00
                                                • mis à jour à 08:09
                                                Memphis Depay a influencé le succès de l’OL vendredi face à Nîmes au Groupama Stadium. Photo Stéphane GUIOCHON préc.suiv.
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                                                Memphis Depay ne laisse pas indifférent. C’est le moins que l’on puisse dire. Entre ses frasques techniques et ses qualités naturelles, on a encore du mal à choisir et, surtout, à s’habituer. On se dit aussi qu’il doit provoquer quelques maux de tête chez ses entraîneurs. Vendredi, face à Nîmes, Bruno Genesio choisit de le laisser une heure et demie et de sortir Dembélé qui n’avait pas spécialement démérité.

                                                Une recherche forcenée de la beauté au détriment de la simplicité





                                                Le coach mettait ainsi un mouchoir sur une supériorité numérique vendangée et ce ballon piqué raté dans un un contre un décisif avec Bernardoni. Le geste illustrait son égocentrisme, une recherche forcenée de la beauté au détriment de la simplicité, et c’est sans doute aujourd’hui encore une barrière vers les plus grands clubs européens.

                                                On connaît l’épilogue de la rencontre avec ce but qui tuait les dernières velléités gardoises. Il intervenait après une curieuse série de dix matches à sec. Il faut, en effet, remonter, à la venue d’Amiens, le 12 août dernier, pour trouver trace du premier but de Memphis et le constat est paradoxal quand on se souvient que le Lyonnais signa 10 buts et 6 passes décisives entre la 30e et la 38e journée de la saison précédente. JMA, le protecteur


                                                Le mystère du buteur est une réalité du jeu et il est vrai que Memphis est un joueur énigmatique. Ainsi, quand on lui demanda si cette deuxième réalisation allait booster sa confiance, il répondit : « Je ne me pose pas la question. J’ai eu quelques occasions de marquer, mais ce n’est pas ce à quoi je pense quand je joue. Ce n’est pas mon objectif le plus important. »

                                                Quelques minutes auparavant, Jean-Michel Aulas avait évoqué ce joueur, dont il sait qu’au-delà de la carapace, il faut utiliser la fibre affective et presque paternelle. « C’est un garçon tellement généreux au plan de l’attitude qu’à un moment donné, il est récompensé. Et comme il est croyant, on va dire que c’est Dieu qui l’a récompensé. Au-delà de son talent, c’est un vrai leader, et c’est un bonheur de l’avoir dans l’équipe. »




                                                Mon but est de jouer pour Dieu, et ensuite, de prendre du plaisir dans mon jeu

                                                Memphis Depay





                                                Angélique quand il pense au collectif, presque démoniaque lorsqu’il oublie ses coéquipiers démarqués, Memphis demeure un acteur essentiel de l’OL. D’ailleurs, la Hollande renaissante s’appuie sur lui. Ronald Koeman l’a installé en électron libre, et ça marche, comme en témoignent son doublé contre le Pérou et son but contre l’Allemagne. Cela nous ferait oublier qu’il prend, parfois, des libertés avec le jeu.



                                                Antoine OSANNA


                                                Le progrès
                                                Dernière modification par descartes, 21/10/2018, 13h40.

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                                                • Foot L1 Lyon


                                                  Lyon : l'ascension expresse de Tanguy Ndombele en 10 dates





                                                  Publié le vendredi 26 octobre 2018 à 18:15


                                                  Encore en L2 il y a un an et demi, Tanguy Ndombele (21 ans) a rapidement franchi de nombreux paliers pour s'affirmer comme l'un des hommes forts de l'OL et devenir international. Retour en dix dates sur son impressionnante ascension.




                                                  Y.S. Partager sur Facebook Tweeter Google+
                                                  9 octobre 2016 : premier contrat pro


                                                  Formé à Guingamp, Tanguy Ndombele n'est pas conservé par l'EAG. En 2014, il rejoint Amiens, où il évolue pendant deux saisons avec l'équipe réserve. Il intègre progressivement l'équipe pro en 2015 et s'impose comme un titulaire en L2 lors de la saison 2016-2017. Alors âgé de 19 ans, il signe son premier contrat pro avec le club picard.


                                                  Ndombele bientôt trop grand pour Lyon ?

                                                  19 mai 2018 : Amiens monte en L1


                                                  À l'issue de la dernière journée de L2 et d'un match au scénario fou à Reims (victoire 2-1 grâce à un but à la dernière minute du temps additionnel), Amiens valide sa montée dans l'élite. Ndombele est l'un des hommes forts de son équipe. Il a donné sept passes décisives et marqué deux buts en 30 matches disputés en Championnat, faisant déjà étalage de ses qualités de percussion.
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                                                  30 juin 2017 : prolongation à Amiens




                                                  La nouvelle saison n'a pas encore commencé qu'Amiens prolonge d'un an son milieu de terrain. Le joueur de 20 ans est désormais lié au club picard jusqu'en 2020.


                                                  26 août 2017 : débuts réussis en Ligue 1




                                                  Dès ses premiers matches de L1, Tanguy Ndombele démontre qu'il a le niveau pour jouer dans l'élite. Malgré la défaite contre le PSG (0-2), il se montre solide au Parc des Princes lors de la première journée. Puis il impressionne quelques semaines plus tard à l'occasion de la victoire d'Amiens contre Nice (3-0). Alors que le mercato touche à sa fin, Hoffenheim, la Sampdoria, des clubs anglais ainsi que l'OL tentent de le recruter. Tanguy Ndombele, entouré d'Angelo Fulgini et Lys Mousset, vit ses premiers matches avec les Espoirs. ( P.Lahalle/ L'Equipe)

                                                  30 août 2017 : première convocation avec les Espoirs




                                                  Le bon début de saison de Ndombele ne passe pas inaperçu. Maxime Lopez déclare forfait pour les match de l'équipe de France Espoirs face au Chili (1er septembre) et au Kazakhstan (5 septembre). L'Amiénois est convoqué pour le remplacer. Il entrera en jeu lors de ces deux rencontres (et compte aujourd'hui 9 sélections avec les Espoirs).


                                                  31 août 2017 : signature à l'OL




                                                  Tout s'accélère en cette fin d'été pour le milieu de terrain. L'OL, qui vient de laisser filer Corentin Tolisso et Sergi Darder, le recrute lors du dernier jour du mercato (prêt payant d'un an à 2 M€ assorti d'une option d'achat à 8 M€). Ndombele a préféré l'offre de l'OL à celles d'Hoffenheim et de l'Inter.



                                                  17 septembre 2017 : superbe match au Parc des Princes




                                                  Pour son premier match avec l'OL, Tanguy Ndombele marque les esprits au Parc des Princes (défaite 2-0). Il bouscule les milieux de terrain du PSG, percute, casse les lignes, trouve la transversale d'une frappe surpuissante avant de céder sa place à l'heure de jeu.

                                                  27 avril 2018 : nommé parmi les meilleurs espoirs




                                                  Auteur de six passes décisives en L1 et de nombreuses prestations de très haut niveau, Ndombele réalise une saison pleine avec Lyon. Devenu un titulaire indiscutable aux côtés de Tousart et Aouar, il participe à la qualification de l'OL pour la Ligue des champions. Et le milieu de terrain fait partie des quatre nommés pour le titre de meilleur espoir de la L1 (avec Malcom, Aouar et Mbappé, qui l'emporte).


                                                  4 octobre 2018 : première convocation chez les Bleus




                                                  Alors que Corentin Tolisso est victime d'une rupture des ligaments croisés, Didier Deschamps choisit d'appeler Tanguy Ndombele pour le remplacer chez les Bleus. Une première convocation que le Lyonnais trouve «vraiment impensable» étant donné son parcours. Le milieu de terrain signe notamment une excellente entrée en jeu contre l'Islande (2-2) à Guingamp, son club formateur. Ndombele, auteur d'un match plein à Hoffenheim. ( S.Mantey/ L'Equipe)



                                                  23 octobre 2018 : haut niveau en Ligue des champions




                                                  Ndombele découvre également en ce début de saison la Ligue des champions. Et dans cette compétition aussi, le milieu de terrain se montre à son avantage. Il impressionne lors de la victoire surprise de l'OL à Manchester City (1-2) puis est à nouveau décisif sur la pelouse d'Hoffenheim (3-3), inscrivant même un joli but. Même s'il a prolongé son contrat en septembre jusqu'en 2023, l'OL sait qu'il ne sera pas évident de retenir son joueur au-delà de la saison 2018-2019.

                                                  L'Equipe

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                                                    ... Foot L1




                                                    Lyon coeur fragile




                                                    Publié le dimanche 28 octobre 2018 à 00:05
                                                    L'équipe de Bruno Genesio, bousculée en première période, progresse au classement grâce à sa victoire à Angers (2-1). Mais seulement au classement.


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                                                    Angers - L'OL a gagné avant et après son match de Ligue des champions à Hoffenheim, mardi (3-3). L'OL a concédé un nombre de tirs enfin acceptable hier à Angers (14). L'OL est à portée du podium. Voilà ramassé, en trois phrases, l'essentiel des bonnes nouvelles pour l'équipe de Bruno Genesio après un voyage à Angers où elle a été portée par l'orgueil de Memphis Depay et aidée par l'expulsion d'Ismaël Traoré.
                                                    Angers - Lyon : Le film du match
                                                    L'entraîneur lyonnais a évoqué « une entame de match très compliquée, on peut dire jusqu'à la mi-temps, où on n'a pas su se créer suffisamment d'occasions parce qu'on a manqué de verticalité, de profondeur dans notre jeu. On a fait preuve d'un peu de fébrilité, ce qui a permis à Angers de se créer trois ou quatre occasions très nettes. »

                                                    Si la frappe de Pierrick Capelle n'avait pas croisé le pied gauche d'Anthony Lopes (5e) et la tête de Stéphane Bahoken le poteau (11e), le constat de Bruno Genesio aurait sans doute été moins positif à l'issue de la rencontre. Plus dans le ton de son discours à lapause, dans le vestiaire : « Ça n'a pas été forcément tendre, maintenant je pense qu'il a raison, des fois on doit se bouger, a reconnu Lucas Tousart. On pense trop que ça va le faire facilement, mais ici on sait que c'est toujours dur de gagner, ça passe par beaucoup de combat physique et je pense qu'au début on n'était pas prêts. »

                                                    «Lopes nous a permis de rester dans le match» Bruno Genesio, l'entraîneur de Lyon

                                                    Battus dans l'agressivité, les duels aériens et sur les deuxièmes ballons, les Lyonnais ont tangué très fort jusqu'à l'expulsion d'Ismaël Traoré (34e). Un seul joueur émergeait alors : Anthony Lopes : « Il a été décisif et nous a permis de rester dans le match », convenait Genesio. De sa cage, l'intéressé a moyennement apprécié le spectacle : « On savait qu'ils allaient venir nous chercher, nous presser très haut. On a eu une première période très compliquée... On progresse au niveau comptable, on va retenir ça. »

                                                    Ensuite, il y a eu Memphis Depay, plus de mobilité et de justesse. Mais il y a eu, aussi, les prestations inquiétantes de Marcelo et Bertrand Traoré ou la première titularisation manquée de Jordan Ferri. Et ce but encaissé à la 88e minute qui a rappelé l'égalisation subie à Hoffenheim. « Au lieu de passer une fin de match tranquille, on se complique un peu la tâche », a rappelé Anthony Lopes, lassé comme d'autres par cette équipe si irrégulière d'un match ou d'une mi-temps à l'autre, qui grimpe au classement sur un fil.

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