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[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

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  • L’OL, DEUXIÈME CLUB LE PLUS FORMATEUR DES GRANDS CHAMPIONNATS





    29/10/2018 à 09h38
    • RMC Sport : s'abonner
    Le Centre International d’Etude du Sport (CIES) a dévoilé ce lundi le nouveau classement des clubs ayant formé le plus de joueurs actuellement présents dans les cinq grands championnats ainsi que celui regroupant les 31 championnats de l’élite en Europe. L’Ajax domine le premier, le Real et l’OL le second.






    Bonne nouvelle pour les dirigeants et les fans du Real Madrid, le club Merengue est actuellement en tête d’un classement. Le triple champion d’Europe, qui vit un début de saison terrible, est toujours au sommet de la hiérarchie des clubs fournissant le plus de joueurs aux cinq grands championnats.

    Comme en témoigne le classement divulgué ce lundi par le Centre International d’Etude du Sport (CIES), le dauphin du Real n’est autre que l’OL. Alors que 36 joueurs formés au Real jouent dans le Big 5 (soit quatre de moins qu’il y a un an), les Lyonnais sont 35 (+4 joueurs).


    On retrouve ensuite le Barça (34), l’Athletic Bilbao (26), le PSG, Rennes et Manchester United (24).




    L'Ajax, premier pourvoyeur d'Europe

    Dans le classement regroupant les 31 ligues européennes, le leader est également toujours le même. L’Ajax, avec 7 joueurs de plus qu’en 2017, recense 77 éléments et devance le Dynamo Kiev et le Partizan Belgrade (69).

    Juste derrière le Barça (47), l’Olympique Lyonnais est toujours le premier club français (45), devant le PSG (40) et l’AS Monaco (38).

    JBi
    RMC sports

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    • Tanguy Ndombele, drôle de pare-feu pour l'OL

      Publié le dimanche 4 novembre 2018 à 21:48
      Stigmatisé par son président, le milieu international illustre une période où l'OL se préoccupe plus de ses individualités que de son collectif défaillant.


      Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


      À Lyon, sous le feu des projecteurs, une individualité en chasse une autre. Et pas forcément pour de bonnes raisons. Après avoir été vampirisée par le cas de Memphis Depay, l'actualité de l'OL a glissé ces derniers jours autour de Tanguy Ndombele. Mais si le Néerlandais avait largement contribué à centrer les débats autour de sa personne, la manière dont le milieu relayeur a soulevé les discussions interpelle.

      Remplacé à la pause face à Bordeaux, samedi (1-1), l'international français s'est attiré un commentaire acerbe de son président, Jean-Michel Aulas, après la rencontre. «On a eu des attitudes qui n'étaient parfois pas les bonnes, regrettait le dirigeant. Mentalement, on doit être forts dans nos têtes. Bruno Genesio a tenté de changer de système car Ndombele n'était pas très concerné aujourd'hui. Cela peut arriver.» Porter le débat sur l'investissement du joueur n'en est pas moins discutable. Bien sûr, l'ancien Amiénois est loin d'avoir livré sa meilleure prestation à Lyon. Mais il était loin d'être le seul dans ce cas. Et son remplacement visait notamment à répondre à la difficulté pour l'OL de défendre sur la largeur dans un 4-4-2 en losange. D'où le passage (peu convaincant), à la pause, au 4-2-3-1 et la rentrée de Bertrand Traoré.

      Entre la nécessité de laisser sur la pelouse Lucas Tousart pour garder un certain équilibre et la prestation convaincante d'Houssem Aouar, buteur, la sortie de Ndombele se défendait. Encore plus à quatre jours d'un match capital de C1 face à Hoffenheim, pour lequel Lyon aura bien besoin de l'une de ses meilleures individualités. Sans qu'il soit, forcément, nécessaire de surinterpréter sa dernière prestation.
      La gestion de l'affaire Depay avait déjà étonné

      À moins, peut-être, de s'interroger sur un possible lien de cause à effet entre celle-ci et la manière dont son président avait placé son joueur au coeur d'un buzz sur son avenir deux jours plus tôt. Sur Twitter, «JMA», en réponse à une intervention de Vikash Dhorasoo - «Ndombele ? Je ne pense pas qu'Aulas le laissera partir au PSG» -, avait ainsi indiqué : «Mais comment VD peut-il énoncer ce type d'information : évidemment que le PSG peut envisager de faire une offre, c'est le joueur qui décide.»Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité




      En interne, certains s'étaient déjà interrogés sur la manière dont Aulas avait géré publiquement l'affaire Depay. En réponse à la sortie du joueur, qui avait réclamé «plus de respect» de la part de son entraîneur, après avoir débuté sur le banc face à Angers (2-1), le président lyonnais avait estimé «qu'il en avait trop fait», tout en rappelant suffisamment de fois qu'il «est un grand joueur». Ce qui a donc laissé certains perplexes face à une situation où l'attitude récente du joueur a pu irriter le reste du groupe. Et samedi, face aux sifflets suscités par la prestation de l'ancien Mancunien dont il est proche, JMA avait appelé à «soutenir les joueurs en difficulté». Une mansuétude dont n'a pas vraiment profité Ndombele, stigmatisé pour sa sortie décevante.

      Dans une période où l'absence d'un directeur sportif se fait ressentir et tandis que certains manques collectifs apparaissent désespérants, Lyon semble même s'éloigner de problématiques plus profondes au profit de débats sur ses individualités qu'il nourrit lui-même, largement.

      Bilel Ghazi l'Equipe

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      • Lucas Tousart (OL) : Un début de saison «plutôt mitigé»

        Publié le lundi 5 novembre 2018 à 12:15
        Dans un entretien à l'AFP, Lucas Tousart fait le point sur le début de saison «plutôt mitigé» de son équipe. Avant d'affronter Hoffenheim en Ligue des champions mercredi, le milieu défensif estime que l'OL est «toujours dans les clous».

        Partager sur Facebook Tweeter Google+0 partagesLucas Tousart et l'OL affronteront Hoffenheim ce mercredi en Ligue des champions. ( F.Faugère/ L'Equipe)



        L'Olympique Lyonnais joue gros contre Hoffenheim en Ligue des champions, mercredi. Deuxième du groupe derrière Manchester City, le club rhodanien peut faire un grand pas vers les huitièmes de finale en battant Hoffenheim. «C'est un match capital. Nous arrivons au tournant de la phase de poules après avoir disputé trois matches. Cela passe forcément par une victoire. Il faut gagner pour bien nous positionner en vue de la qualification», a expliqué Lucas Tousart à l'AFP, ce lundi. «Le bilan reste satisfaisant en Ligue des Champions car nous avons notre destin entre nos mains. C'est le plus important.»

        Sur le début de saison de l'OL, qui a livré une prestation indigeste contre Bordeaux ce samedi (1-1), le milieu défensif a estimé qu'il était «plutôt mitigé» : «Quoi qu'on en dise, nous sommes toujours dans les clous. Nous sommes en course en Ligue des champions et en championnat, nous pourrions être mieux positionnés mais nous sommes toujours dans le coup. Il y a eu des hauts et des bas. Il y a mieux à faire, nous le savons mais nous restons dans nos objectifs.»

        L'international espoir, qui admet que la défense est «fébrile» et l'attaque manque «d'efficacité», est également revenu sur le cas Depay. «C'est un joueur atypique, un grand joueur, un bon camarade, capable de faire basculer des situations à lui seul comme à Angers (2-1). Ses réactions ne regardent que lui. C'est son état d'esprit. Il est dommage que cela ait fuité. Le coach a fait son travail en intervenant. Il avait à coeur d'en parler mais nous avons surtout besoin d'être concentré sur le terrain. Memphis sera prêt (mercredi).»

        En Ligue des champions mercredi, l'OL pourra compter sur Nabil Fekir, qui a fait son retour après un mois d'absence. «C'est l'une des pièces-maîtresses de notre effectif, il va nous aider. Il le montre chaque fois qu'il a le ballon. Il va nous aider», a conclu Lucas Tousart.



        Avec AFP

        L'Equipe

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        • OL-Hoffenheim : incorrigibles Lyonnais !





          Publié le jeudi 8 novembre 2018 à 00:24
          Les Lyonnais ont mené de deux buts en supériorité numérique mais n'ont pu valider un succès qui leur aurait quasiment offert la qualification (2-2).



          Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


          Quand le speaker a rappelé que l'OL était toujours deuxième de son groupe, derrière City, le stade, largement vidé, résonnait encore des sifflets des plus mécontents. Comme en Allemagne deux semaines plus tôt (3-3), Lyon s'est fait rattraper sur le fil (2-2) sur une reprise de près de Kaderabek dans le temps additionnel (90e + 2), et l'équipe ne peut vraiment s'en prendre qu'à elle-même. Comment, alors qu'elle menait de deux buts et qu'elle était en supériorité numérique depuis la 51e minute, a-t-elle laissé filer une victoire qui lui aurait quasiment déjà assuré sa place en huitièmes de finale de la Ligue des champions ? Mais doit-on encore s'étonner de ces scénarios avec les Lyonnais ?

          On a revu tout ce que l'on connaît de l'OL en une soirée : l'incroyable inconstance, l'incapacité à gérer ses temps faibles, une grande fébrilité au fil des minutes mais aussi une qualité qui aurait dû lui permettre de s'imposer bien plus facilement. Le système choisi en 3-5-2, après une petite période de flottement, avait parfaitement fonctionné pour fermer les couloirs.

          Les Allemands ne pouvaient plus se balader dans ces zones et l'apport de Morel derrière permettait aussi de gérer ces espaces. Le coup semblait impeccable, d'autant que Nabil Fekir, sur un cafouillage dans la surface avec un Baumann peu à l'aise (1-0, 19e), puis Tanguy Ndombele d'une reprise détournée (2-0, 28e) avaient donné un avantage. Un net avantage ? C'est une expression à bannir avec Lyon... L'équipe montrait pourtant par instants un visage séduisant, et notamment une certaine maturité dans sa gestion de sa nuit, en restant bien en place même si quelques signes avant-coureurs laissaient craindre le pire juste avant la pause. Mais de là à voir l'OL céder contre une formation réduite à dix...




          Nabil Fekir : «C'est triste pour nous»

          Un terrible sentiment de gâchis


          On ne comptait plus d'ailleurs les occasions ratées, notamment par Memphis Depay, qui semble avoir perdu la confiance, un comble pour un garçon qui réclame une place de titulaire comme un dû. Denayer voyait ainsi son but refusé pour un hors-jeu logique (52e), Fekir frappait sur le gardien (54e)... Même si la réduction du score par Kramaric (65e) sur une action individuelle et un manque d'agressivité défensive laissaient craindre le pire quand on connaît les errements lyonnais, l'OL poursuivait sur sa lancée : raté de Fekir (69e), arrêt du gardien sur un tir du capitaine olympien (73e), raté de Depay sur une percée de Ndombele (81e) ou encore cette frappe de Mendy (90e + 1) sur le gardien qui allait entraîner le contre, la faute de Morel et ce coup franc fatal...



          Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

          Olympique Lyonnais@OL
          #OLHOF Bruno Genesio : « On aurait dû marquer ce troisième but. Ensuite on recule beaucoup trop après leur premier but. Beaucoup d’agacement et de colère ce soir. On laisse filer 2 points. Le système avait bien fonctionné. On doit tuer le match. »
          23:48 - 7 nov. 2018

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          Il va falloir maintenant se remettre de ce coup très dur dans une période lourde, même si rien n'est encore perdu : l'OL possède toujours un avantage sur les Allemands grâce à la différence de buts particulière, mais cela nécessite de finir au même niveau qu'eux alors qu'un City revanchard va se pointer au Groupama Stadium et que Donetsk aura peut-être encore des cartes en main lors de la dernière journée... Pas évident. Bruno Genesio va devoir chercher de nouvelles ressources. Tactiquement, il avait vu juste avec son organisation mais c'est dans les têtes que le boulot s'annonce le plus délicat. Il y avait même un sentiment d'inéluctabilité sur cette ultime action allemande, comme si cette fragilité semblait impossible à soigner. Tout le contraire des Allemands en somme. Il y avait tant d'espaces en seconde période, de possibilités de contres qu'il apparaît inconcevable que les équipiers de Fekir, parfois trop faciles, pas assez tueurs, n'aient pas pu en profiter.

          Cela ne va pas arranger les affaires de l'entraîneur auprès de certains supporters, ni celles de Depay d'ailleurs, hué par certains à sa sortie... Lyon est maintenant contraint de régler la mire dès samedi à Guingamp. Mais il doit y avoir une énorme frustration en interne après une telle performance. Tout ne fut pas à jeter, loin de là. Il n'est pas certain que ce système à trois défenseurs survive à ce nul et à cet adversaire car l'OL n'a pas d'autre choix que de s'imposer en Bretagne. L'atmosphère risquerait sinon d'être de plus en plus viciée...


          8


          Lyon a encaissé huit buts lors de ses quatre derniers matches de Ligue des champions, soit un de plus que lors de ses neuf précédents.

          L'Equipe

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          • Football Leaks :



            Chelsea ciblé par la FIFA pour des transferts de mineurs, dont celui du Lyonnais Bertrand Traoré





            Publié le mardi 13 novembre 2018 à 16:50Selon des documents Football Leaks dévoilés mardi par Mediapart, l'attaquant burkinabé de l'OL était encore mineur lorsque les Blues l'ont enrôlé. Une infraction croissante en Europe que la Fifa peine à sanctionner.

            Partager sur Facebook Tweeter Google+partagesBertrand Traoré n'avait que 15 ans lorsque son entourage s'est mis d'accord avec Chelsea . ( L'Équipe)
            L'attaquant Bertrand Traoré, transféré à l'été 2017 à l'OL en provenance de Chelsea pour 10 M€, était mineur lorsque les Blues l'ont recruté en 2010 ou 2011 au Burkina Faso contre 400 000 livres (460 000 euros), et son cas, parmi d'autres similaires reprochés par la Fifa au club de Londres, a fait l'objet d'une demande de sanction par le rapporteur de la commission de discipline de l'instance pour - entre autres - « transfert international illégal de mineur », rapporte Mediapart, mardi, documents Football Leaks à l'appui.
            L'article de Mediapart
            Le club anglais risque gros : selon le média en ligne, le service Intégrité et Conformité de la Fifa, qui correspond au premier des trois niveaux de contrôle des transferts au sein de l'instance mondiale, a proposé de frapper les Blues d'une interdiction de transferts de quatre mercatos, pour des infractions portant sur 19 joueurs, dont 14 mineurs transférés illégalement. Pour le seul Traoré, 23 ans aujourd'hui, le rapporteur a demandé que Chelsea soit privé de transferts pendant un mercato.

            « Mauvaise foi »


            Sauf exceptions, la FIFA n'autorise les transferts de joueurs âgés de 16 à 18 ans qu'entre clubs de l'Union Européenne. Officiellement, Chelsea a enregistré l'arrivée de Traoré en 2014, après ses 18 ans (il est né le 6 septembre 1995), mais des révélations de presse ont conduit la Fifa à ouvrir une première enquête, refermée faute de preuves en 2013, puis une seconde, en octobre 2015, lorsqu'il a été notamment avéré qu'il avait joué, en octobre 2011 (à 16 ans), un match contre les U18 d'Arsenal.

            À la Fifa qui pointait sa « mauvaise foi », le club a alors fini par avouer avoir acquis une option sur le joueur auprès de sa mère, quand il avait 15 ans, contre 177 000 euros, plus 15 000 euros pour son club, l'Association Jeunes Espoirs de Bobo-Dioulasso.

            Ce n'est pas tout. Pour la Fifa, le club « a payé l'école [privée du joueur] en Angleterre [de 2011 à 2013] alors qu'il était mineur », et il « a aidé et facilité le déménagement de sa mère et de son frère ». Des coups de pouce classiques pour convaincre un jeune joueur et son entourage. Le rapporteur du cas Traoré pointe aussi la durée de l'option, quatre ans et demi, alors qu'un mineur ne peut signer pour plus de trois ans.

            Course au jackpot


            Entre 2014 et 2016, la commission de discipline de la Fifa a déjà épinglé le FC Barcelone, l'Atlético de Madrid et le Real Madrid pour des transferts illégaux de mineurs, mais Mediapart souligne que, submergée par le nombre d'enquêtes ouvertes sur ce phénomène croissant (les demandes d'enregistrements pour des joueurs mineurs auprès de la Fifa ont doublé entre 2011 et 2017), elle tarde désormais à sanctionner. Dans le dossier de Chelsea, le rapporteur, désigné en 2016, n'avait pas encore été auditionné en janvier 2018. Idem celui désigné dans une procédure visant Manchester City, dans le collimateur depuis octobre 2015 pour sept transferts illégaux de mineurs.

            Mediapart raconte encore comment la Fifa est parfois alertée par un club qui s'estime spolié par un autre. C'est le cas de l'AJ Auxerre, dont le président, Francis Graille, s'est plaint en décembre 2017 qu'un jeune Franco-Gabonais formé dans l'Yonne ait signé pour le RB Salzbourg avant ses 16 ans. Dans son courrier à la Fifa cité par Mediapart, l'ancien président du Losc et du PSG soupçonne aussi le club autrichien d'avoir enregistré le joueur dans un club satellite sous statut amateur pour éviter de verser à l'AJA une indemnité de formation. Voilà bien le coeur du sujet : si tant de clubs aimantent des mineurs, quitte à jouer avec les règles, comme Monaco en France, selon d'autres Football Leaks dévoilés mardi, c'est qu'ils peuvent rapporter le jackpot.


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            J. LB.

            L'Equipe

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            • ... Foot L1 Lyon
              Lyon : un capital joueurs de 394 millions d'euros


              Publié le jeudi 15 novembre 2018 à 17:55 | Mis à jour le 15/11/2018 à 18:28La direction a fait évaluer le capital joueurs de son effectif par Ginkyo Ratings, une société spécialisée. C'est une nouvelle façon de mettre en valeur un club et d'attirer les investisseurs.

              Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


              C'était une idée née dans les couloirs feutrés d'une réunion au ministère de Finances : en 2014, en marge d'une réunion où ils étaient conviés, les dirigeants lyonnais et Ginkyo Ratings, une entreprise basée à Lyon et membre de l'Observatoire de l'immatériel, sont alors convenus de travailler ensemble sur un projet. Comment faire apparaître la valeur des joueurs dans les états financiers, comment donner un poids à ces actifs jamais comptabilisés dans les bilans ?

              Jean-Michel Aulas évoquait dans nos colonnes, lors de notre enquête sur « la vraie valeur des clubs de L1 » (L'Equipe du 19 octobre), ses propres chiffres : ils seront dévoilés ce vendredi par Vincent Ponsot, le directeur général adjoint de l'OL. Ce capital joueur atteindra environ 394 M€ au 30 juin dernier. Le duo de tête ? Memphis Depay et Nabil Fekir, valorisés à un peu plus de 50 M€ chacun selon les chiffres avancés par le club. Mais depuis, Ndombele et Aouar pointent dans les mêmes eaux.

              On constate aussi que Tousart, autre espoir, est au-dessus de 33 M€. Cette évaluation est loin d'être un gadget puisqu'elle est au coeur d'une stratégie plus globale des dirigeants pour valoriser leurs actifs. « L'idée était en fait de valoriser les joueurs formés par le club qui n'apparaissaient nulle part dans les états financiers. Les comptabiliser, les intégrer dans le bilan était donc novateur», explique Pierre Caillet, le président de Ginkyo Ratings, qui parle ainsi de la valeur du footballeur et non d'une valeur de transfert.


              Sept domaines d'évaluation

              « Nous avons une expertise dans la valorisation des actifs immatériels, donc hors bilan, poursuit-il. Les clubs de foot ne sont pas des entreprises comme les autres, les joueurs ne sont intégrés que lorsqu'il y a un transfert. Ensuite, si le joueur a un prix, il perd chaque année en raison de son amortissement et les jeunes n'apparaissent nulle part. » Que valent ainsi des Aouar ou des Fekir, formés à l'OL ? Ginkyo Ratings, qui a aussi travaillé sur Nice, a établi sept thèmes d'évaluation : le physique, la technique, le mental, la tactique, le potentiel, le relationnel et le capital santé.

              Chaque garçon (centre de formation compris) est jugé par un collège de six personnes (trois en interne et trois en externe). Les entraîneurs lyonnais participent à cette évaluation comme des anciens joueurs ou entraîneurs comme Eric Carrière, Alain Roche, Raymond Domenech, Gérard Houllier... « C'est très bien fait, explique un évaluateur qui a l'obligation de garder l'anonymat. Ça prend du temps. On donne des notes de 1 à 10 sur plein de points comme par exemple pied droit, pied gauche, relance, duels aériens, potentiel, quelle image le joueur renvoie, est-il "bankable" ? etc. Ce n'est pas toujours facile mais si on n'a pas d'avis sur un domaine, on peut le mettre aussi. »

              Tout est donc précis, pointu. « Notre méthodologie se base ensuite sur des équations linéaires que nous avons mises au point avec un laboratoire mathématique lyonnais, souligne Pierre Caillet. Nous sommes partis sur un modèle développé par l'Observatoire de l'immatériel et la Direction générale des entreprises du ministère de l'Economie qu'on a décliné sur le foot. Et notre méthode remise à Bercy a été auditée par un collège d'experts internationaux qui l'a validé le 8 janvier. Les clubs peuvent donc demander à évaluer à leur juste valeur leurs effectifs avec l'intégration dans les états financiers. Sur chaque joueur, tout est passé au crible, on a 200 points de référence. Et grâce à l'outil mathématique, si on sent que certaines notes ne correspondent pas à la réalité, en raison par exemple de soucis que peut rencontrer un évaluateur avec un joueur, elle est éliminée d'entrée, ça écrête illico pour être le plus juste possible. » En 2016, l'OL était évalué à 190 M€. Les chiffres de cette saison seront donc un atout de poids auprès des actionnaires et des possibles futurs investisseurs, ce qui est aussi le but d'une telle expertise.


              L'Equipe

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              • TRANSFERTS AVORTÉS, CHANGEMENT DE POSTE… LISANDRO LOPEZ SE PAIE VIOLEMMENT L’OL ET AULAS


                14/11/2018 à 18h36 Parti en 2013 pour le Qatar, Lisandro Lopez nourrit visiblement depuis une rancœur tenace envers l’OL.

                Dans un entretien accordé au média argentin Identidad Racinguista, l’attaquant de 35 ans raconte la fin de son aventure lyonnaise, entre conflits avec la direction concernant son transfert et repositionnement côté gauche mal vécu.






                82 buts et des cœurs conquis mais aussi de la rancœur… l’aventure lyonnaise a laissé plus que des regrets à Lisandro Lopez. Parti de l’OL en 2013 pour le Qatar, l’attaquant de 35 ans en a visiblement encore gros sur le cœur. Dans un entretien accordé au média argentin Identidad Racinguista, celui qui évolue désormais au Racing Club en Argentine raconte les raisons qui l’ont poussé à quitter le club. "Au bout de six mois, j'ai dit que je préférais être sur le banc"


                "Après trois ans et presque 80 buts à Lyon, l'entraîneur (Rémi Garde à l’époque ndlr) décide de me mettre ailier gauche, avec Gomis en numéro 9, Lacazette de l’autre côté et Gourcuff ou Grenier en créateur. Je n'étais pas d'accord, assure le buteur. Au bout de six mois, j'ai décidé de rendre le brassard et j'ai dit que je préférais être sur le banc plutôt que de jouer à ce poste."



                Des problèmes de schéma de jeu et de poste, mais aussi de transfert. Frustré par une situation sportive qui ne lui convenait plus, Lisandro Lopez a commencé à chercher une porte de sortie. Certaines options, aussi prestigieuses étaient-elles, ont été retoquées par Jean-Michel Aulas.



                "Tout était réglé avec Tottenham et le président a fermé la porte"


                "A la fin de la saison, j'avais la possibilité d'aller à la Juventus mais le président de Lyon a fermé la porte. Je n’avais pas d’agent donc je discutais moi-même avec les entraîneurs, poursuit le joueur. A une semaine de la fin du mercato, André Villas-Boas, à Tottenham, m'appelle. Tout était réglé et le président m'a encore fermé la porte. J'ai appris à ce moment-là que Villas-Boas avait voulu me faire venir à Chelsea, mais qu'on ne me l'avait jamais dit. J'étais tellement déçu et frustré que je me suis promis de ne plus jamais jouer en Europe."

                Désireux de rejoindre le Racing Club, l’attaquant a de nouveau dû surmonter des contraintes, financières cette fois, en raison du prix fixé par la direction de l’OL. "J'ai appelé Ayala pour venir au Racing mais il m'a dit que Lyon demandait 6 ou 7 millions d’euros. Il ne me restait qu'un an de contrat et j’essayais de partir. Les clubs brésiliens eux voulaient des joueurs renommés mais libres… Un jour, on m’a dit que le président d’Al-Gharafa me voulait. Lyon essayait de m'envoyer à Monaco ou à Naples. Mais comme je m'étais dit que je ne jouerais plus jamais en Europe, je suis parti au Qatar."

                la rédaction BFM

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                • PSG : Mediapart accuse Pierre Ménès et Daniel Riolo de rouler pour le PSG


                  Photo Icon Sport

                  Publié Mercredi 14 Novembre 2018 à 12:00 Dans : PSG, Ligue 1.

                  Les révélations au compte-gouttes de Mediapart sur le Paris Saint-Germain, dans le cadre des Football Leaks, suscitent bien des commentaires, et forcément pas tous très flatteurs pour le média, accusé soit de faire durer le plaisir pour gagner plus d'abonnés, soit d'uniquement taper sur le PSG car cela fait plus de buzz. Et parmi ceux qui ne sont pas tendres avec Mediapart, il y a Pierre Ménès et Daniel Riolo. Pour le consultant de Canal+ et le journaliste de RMC, le média d'Edwy Plenel a trouvé une poule aux oeufs d'or et l'exploite.

                  Mais ce mercredi, Michaël Hajdenberg, journaliste pour Mediapart, répond aux critiques de Pierre Ménès et Daniel Riolo, les accusant d'être complices intéressés du Paris Saint-Germain. « C’est très spécial les liens qui unissent certains commentateurs sportifs à leurs sources, à leur milieu. En quelques clics, on découvre ainsi que Pierre Ménès a récemment écrit dans le magazine du PSG. Bénévolement, précise-t-il (...) Imagine-t-on un chroniqueur politique discourir la semaine dans les grands médias, et écrire le week-end pour le journal du Parti socialiste ? Ce n’est plus un ménage : c’est un conflit d’intérêts. A l’évidence, le club s’attire la sympathie d’un homme dont l’opinion compte. Il en attend un renvoi d’ascenseur, si ce n’est tous les week-end, au moins sur les dossiers les plus chauds, quand la direction joue sa tête. Dans les Football Leaks, Pierre Ménès apparaît d'ailleurs dans un fichier Excel du club comme un « influenceur ». A ce titre, le club prévoit de lui envoyer un maillot, affiche son ambition de nouer « une relation plus forte » avec ce chroniqueur du Canal Football Club, planifie dans son plan de communication intitulé « une passion intacte » d’utiliser au mieux la relation Pierre Ménès/Thiago Motta (le joueur du PSG lui avait rendu visite à l’hôpital). Pierre Ménès relativise, il assure qu'il n'y peut rien s'il est suivi par 2,5 millions de followers sur Twitter. Il assure que son maillot, c’est en fait lors d'une opération Nike qu'il l'a reçu, et que s’il profite occasionnellement des deux places offertes que lui offre le club dans la corbeille (la tribune des VIP du Parc des princes), c’est parce qu’il ne peut pas aller ailleurs dans le stade (vu sa notoriété et ce qu’elle génère) », écrit le journaliste de Mediapart au sujet de Pierre Ménès.

                  Et Daniel Riolo n’échappe pas aux critiques de Michaël Hajdenberg, cette fois pour son approche du dossier concernant le fichage ethnique au Paris Saint-Germain. « En 2011, quand nous avions sorti l’affaire des quotas, on nous avait rétorqué que nous montions en épingle un simple projet, une discussion de travail, qu’il était impossible qu’un tel projet de blanchir les équipes soit mis en œuvre. Sept ans plus tard, ce n’est toujours pas bien grave, mais au motif, cette fois, que tous les clubs le font. Quel succès. Qui aurait pu imaginer, en 2011, après les excuses publiques de Laurent Blanc, que cela donnerait envie à toute la Ligue 1 de se mettre instantanément aux quotas ? (...) Un journaliste d’investigation prend des mois pour enquêter, ce flemmard, alors qu’eux mouillent leur chemise tous les week-end sous les spots des plateaux TV. Et il va jusqu’à s’offusquer que des éducateurs justifient leur recrutement ethnique par la peur du communautarisme : il ferait mieux de fréquenter les terrains (...) Parce qu’il ne passe pas sa vie en salle de presse à Clairefontaine, ce journaliste s’imagine que la binationalité est un problème mineur, que ce n’est pas si dramatique si quelques joueurs choisissent un jour de jouer pour une autre équipe nationale. Est-il aveugle pour comparer ce choix à celui que ferait le diplômé d’une grande école française, dont la scolarité aurait été financée par la France, et qui choisirait d’aller gagner sa vie à Londres ? (...) Ces journalistes font partie de la grande famille du football. Ils peuvent faire semblant d’être franc, courageux, indépendants. Mais sur les sujets d’importance, on ne trahit pas sa famille », fait remarquer, sur son blog, le journaliste de Mediapart. Le débat risque de se muscler..

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                  • PSG : Pierre Ménès se fait (encore) salement allumer par Mediapart


                    Photo Icon Sport

                    Publié Vendredi 16 Novembre 2018 à 12:30 Dans : PSG, Ligue 1.

                    Se confiant dans Télérama, le patron du pôle Enquêtes à Mediapart est revenu une nouvelle fois sur les accusations faites à l'encontre de son média par différents spécialistes du football, dont le plus connu d'entre-eux, Pierre Ménès, lequel estime que Mediapart dégaine à tout va sur le Paris Saint-Germain afin de profiter de l'importance du PSG pour prendre des abonnés. Pour Fabrice Arfi, qui vise clairement le consultant de Canal+ sans le nommer, ce dernier mélange tout et n'importe quoi afin de masquer ses propres intérêts financiers avec le football et le Paris SG.

                    « Lorsqu’on révèle des informations qui n’ont pas trait aux stratégies sportives – soit des dérives financières ou des pratiques discriminatoires –, ces grands prêtres du commentaire footballistique, au lieu de nous répondre sur le fond de nos révélations, nous disent « Mediapart, vous n’y connaissez rien au foot ! » Mais nos enquêtes, par exemple sur le fichage ethnique au PSG, ne nécessitent pas une connaissance du sport pour voir qu’il y a un problème discriminatoire. Le PSG lui-même qualifie ces fichiers d’illégaux. Il y a un ensemble de personnes qui se croient propriétaires de tout ce qui, de près ou de loin, touche à l’industrie du football. Au lieu de discuter des informations, ils disqualifient celui qui les apporte et les met sur la table. Je ne parle même pas des liens d’intérêt qu’il peut y avoir entre certains commentateurs et certains objets de leurs commentaires. Ni de ce petit monde clos de gens qui vivent dans un monde très fermé, de clubs, de fédérations… C’est comme un réflexe de tortue romaine pour protéger le milieu auquel on appartient. Il y a une absence de distance qui, de mon point de vue, est problématique (...) Il y a un point compliqué, que l’on peut retrouver dans le journalisme politique : la fierté de fréquenter un ministre ou un dirigeant de club, des joueurs très connus, d’être dans les avions pour aller voir les matchs, de faire le tour d’Europe pour les suivre... C’est en réalité la tragédie du rubricard un peu trop installé, du journaliste « habitué ». Là, on le voit très bien dans le monde du football, sans même aller jusqu’à parler d’éventuels conflits d’intérêts. Je pense d’ailleurs qu’il serait intéressant que certains commentateurs patentés du football, que l’on voit notamment faire de la publicité pour des sites de paris en ligne, fassent des déclarations d’intérêts, puisque ça ne leur pose pas de problèmes d’avoir des relations commerciales liées à leur sujet », balance le journaliste de Mediapart, qui est donc sans pitié avec Pierre Ménès, lequel avait déjà répondu mercredi à une première charge plus précise d'un journaliste du média d'Edwy Plenel.

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                    • OL: MAXWEL CORNET EXPLIQUE POURQUOI IL "MÉRITE DE JOUER"


                      26/11/2018 à 06h25
                      Dans un long entretien à L’Equipe, l’attaquant de l’Olympique Lyonnais Maxwel Cornet exprime son désir de jouer davantage. Héros de l’OL lors du match de Ligue des champions à Manchester City, il espère avoir une chance de briller face aux Citizens mardi au Groupama Stadium (en direct sur RMC Sport1).
                      C’est un peu l’ascenseur émotionnel pour Maxwel Cornet cette saison. En discussions avec l’OL en vue d’une prolongation, l’ancien attaquant de Metz fut l’un des héros des Gones sur la pelouse de Manchester City en ouverture de la Ligue des champions (1-2). Mais le joueur est à nouveau remplaçant quatre jours plus tard face à l’OM. Et depuis, Genesio ne l’a titularisé qu’une seule fois. "J’ai été surpris de ne pas voir mon nom dans le onze de départ, reconnait-il lundi dans les colonnes de L’Equipe. C’était le choix du coach, je l’ai respecté. On en a discuté, mais on ne s’est pas attardé plus ça là-dessus. Je sais très bien que je dois continuer d’être exemplaire sur le terrain."


                      "Je ne me considère pas comme un joker de luxe"


                      Pour Cornet, la déception est d’autant plus grande que la direction lyonnaise a refusé de le laisser partir, lui laissant espérer davantage de temps de jeu. "Je ne me considère pas comme un joker de luxe", affirme-t-il. A la veille de retrouver Manchester City au Groupama Stadium (en direct sur RMC Sport1), le joueur se pose toujours de questions. "J’ai fait part au coach de mes mécontentements, parfois je ne sais pas si ça peut me porter préjudice, mais je lui ai dit ce que je pensais, voilà." Quoi au juste ? "Que j’ai envie de jouer, et que si je fais de bons entraînements, je mérite de jouer, tout simplement." Reste à savoir si Bruno Genesio aura entendu le message de son attaquant.

                      RMC

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                        Vincent Ponsot (OL) : « Fondamental d'évaluer justement nos joueurs »



                        Publié le lundi 26 novembre 2018 à 13:05 | Mis à jour le 26/11/2018 à 13:25

                        Lyon et Nice sont les premiers clubs à évaluer leur effectif selon une méthode approuvée par les autorités financières et portée par la société Ginkyo ratings. « Comme la formation et le trading joueurs sont à la base de notre modèle écot de l'OL.nomique, il est fondamental que ces joueurs soient justement évalués », explique Vincent Ponsot, directeur général adjoint

                        J. LB. Partager sur Facebook Tweeter Google+


                        « Pourquoi l'évaluation financière de ses joueurs est-elle si importante pour l'Olympique lyonnais ?


                        Nous voulons pouvoir exposer vis-à-vis de l'extérieur la vraie valeur du club. Or cette vraie valeur dépend en partie de l'actif immatériel que sont les joueurs. Problème : aujourd'hui, seulement 20 % de cet actif joueurs apparaissent dans nos bilans financiers. La raison en est que ces bilans ne prennent pas en compte les joueurs issus de la formation et qu'ils décotent les joueurs achetés, au fil de leur contrat, alors même qu'ils prennent de la valeur sur le marché. Comme la formation et le trading joueurs sont à la base de notre modèle économique, il est fondamental que ces joueurs soient justement évalués.


                        Lyon : un capital joueurs de 394 M€


                        A quel point le club est-il pénalisé par cette absence de « juste » évaluation ?


                        En dix ans, 130 joueurs issus de la formation ont signé un contrat pro à l'OL et ces joueurs ont fait l'objet de transferts pour un montant de 350 M€. Or leur valeur du moment n'apparaît pas au bilan. De même, le centre de formation, qui représente un coût annuel de 10 M€, est considéré comme une charge au bilan, alors que dans n'importe quelle entreprise classique, la Recherche et Développement est au contraire valorisée. Il y a donc un différentiel de traitement qui n'est pas justifié selon nous et ne reflète pas la réalité de ce que nous sommes.



                        Les transferts passés de l'OL ne suffisent pas à convaincre les banquiers ou les investisseurs que l'OL possède des actifs importants dans son vestiaire ?


                        Nous démontrons régulièrement la récurrence de notre activité de trading joueurs pour faire comprendre notre modèle économique à des acteurs financiers, mais tant que les joueurs ne sont pas valorisés dans les comptes, force est de constater que ce n'est pas apprécié de la même manière. Si nous avions eu cet outil-là à l'époque où nous avons démarché les banques pour construire le Groupama Stadium, je pense que nous aurions reçu un meilleur accueil.
                        Combien valent les joueurs ? Quatre évaluateurs au banc d'essai


                        Comment en êtes-vous arrivé à la solution actuelle ?


                        Nous avons commencé à réfléchir dès 2011. Nous nous sommes vite rendu compte qu'il fallait nous appuyer sur une expertise indépendante. C'est le sens de notre association avec la société Ginkyo ratings dont le fondateur est universitaire à l'origine et dont les méthodes d'évaluation ont été validées par le ministère de l'Économie. Tous les calculs sont « auditables » par un expert-comptable, un commissaire aux comptes. L'évaluation de chaque joueur est basée sur plus de 200 critères, pas seulement liés aux statistiques du joueur, et réalisée en partie par des évaluateurs externes, des entraîneurs par exemple.



                        Recommandez-vous aux autres clubs de vous imiter ?


                        Nice le fait déjà. Les autres y ont aussi intérêt. Peut-être même encore plus que nous car ils ne sont pas comme l'OL propriétaires de leur stade et l'actif joueurs est donc plus important pour eux en proportion pour valoriser l'ensemble du club. »

                        L'Equipe

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                          Houssem Aouar a séduit l'Angleterre

                          Publié le vendredi 30 novembre 2018 à 00:05


                          Déjà courtisé par Liverpool, le milieu de Lyon a suscité l'intérêt de Manchester City cette semaine.

                          Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


                          LYON - La poignée de main n'est pas passée inaperçue. Mardi soir, au coup de sifflet final de la rencontre entre Lyon et Manchester City (2-2), Pep Guardiola a chaleureusement salué Houssem Aouar, le milieu relayeur de l'OL (20 ans), auteur d'une prestation rayonnante. En substance, après l'avoir félicité, l'entraîneur des Citizens lui a glissé « de continuer sur cette voie » avant de lui souhaiter « bonne chance pour la suite ».
                          L'Espagnol a ensuite prolongé ses louanges devant les médias. « C'est un très bon joueur, un joueur incroyable, appréciait-il au micro de RMC Sport. On parle beaucoup de (Tanguy) Ndombele mais il a beaucoup de mouvements, il est toujours très calme et il a une bonne vision. » Dans le même temps, l'appréciation de Guardiola était largement partagée par son adjoint Mikel Arteta auprès de plusieurs personnes dans les couloirs du Groupama Stadium. L'appréciation de City ne s'est pas arrêtée à ces avis exprimés à chaud. Dès mercredi, les dirigeants du champion d'Angleterre ont pris contact avec l'entourage d'Aouar.


                          En 2016, il était déjà proche des Reds

                          Pour comprendre cette réactivité et cette facilité de contact, il faut justement se pencher sur la constitution de cet entourage. L'international Espoirs français est représenté par « XL Sport », anciennement « Mondial Promotion ». Fondée par Pape Diouf, cette société a été rachetée en 2016 par Wasserman, géant californien du divertissement, spécialisé dans le management et le marketing sportifs. Débarqué dans le football en 2006, avec l'achat de la branche européenne de SFX, l'agence qui représentait notamment David Beckham (jusqu'en 2003), Steven Gerrard ou Michael Owen, Wasserman est particulièrement bien implanté en Angleterre où il jouit de relations privilégiées avec les grands clubs de Premier League.
                          Au lendemain de la prestation d'Aouar face à City, les Citizens ne sont d'ailleurs pas les seuls à avoir manifesté leur intérêt pour le milieu relayeur. Ou plutôt à l'avoir rappelé. Objet également de l'attention de Chelsea et d'Arsenal, le Gone continue ainsi d'être scruté attentivement par Liverpool. Conforté par la dernière performance du Lyonnais, l'intérêt des Reds se base sur un vrai historique. À l'été 2016, Liverpool était même convaincu d'arracher la signature de son premier contrat pro. Mais Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, avait réussi à retourner la situation au terme d'un échange avec le frère aîné du joueur. Depuis, une vraie relation de confiance s'est installée entre les dirigeants et son frère, en première ligne dans la gestion de la carrière du milieu, encore récemment approché par la Fédération algérienne mais candidat crédible à l'équipe de France. Du côté de Lyon, au moment où la Ligue des champions offre une caisse de résonance plus importante aux performances d'Aouar, on est toutefois conscient que cette proximité ne suffira pas à retenir éternellement le milieu relayeur. Même après l'avoir prolongé jusqu'en 2023, l'été dernier.

                          L' Equipe

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                            Nabil Fekir plus très royal à Lyon


                            Publié le jeudi 6 décembre 2018 à 23:51

                            Le capitaine de Lyon vit une période difficile et n'est même pas assuré d'être titulaire en C1, mercredi. L'OL ne s'opposerait pas à un départ dès cet hiver.

                            Régis Dupont et Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


                            Au-delà de la gifle reçue contre Rennes (0-2), mercredi, à Décines, c'est la performance de Nabil Fekir qui a interpellé. Et pas seulement les observateurs extérieurs... Le sujet est devenu brûlant en interne. Les performances du capitaine ne tirent plus l'équipe vers le haut, loin s'en faut. En L1, Fekir (25 ans) n'a ainsi dépassé la moyenne qu'une fois dans notre journal : un 7 pour sa performance face à l'OM (4-2, 6e journée). Sinon, il a récolté deux fois 5, deux fois 4 et deux fois 3, pour une moyenne générale de 4,43. Très loin de ses standards de l'exercice précédent, par exemple (5,89 de moyenne).

                            Ses statistiques sont pareillement mal orientées : deux buts et deux passes décisives en 10 matches de Championnat, contre 18 buts et sept passes décisives sur ses 30 apparitions de la saison passée. À l'OL, ces chiffres interrogent. Impossible de ne pas rapprocher cette baisse de régime de son été agité. Tout juste auréolé d'un titre de champion du monde, il espérait sortir par le haut de son cocon mais l'état de son genou avait bloqué la concrétisation de son transfert à Liverpool.

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                            Pourquoi le transfert de Nabil Fekir à Liverpool a coincé
                            «Il n'était pas le seul à être en difficulté mais c'est vrai que comme c'est pour le moment notre meilleur joueur, quand il n'est pas à 100 %, ça se voit plus que les autres», a argumenté le président lyonnais, Jean-Michel Aulas, après la défaite de mercredi. Le club n'arrive pas totalement à cerner le joueur, qui ne se plaint jamais, ne pose aucun souci et s'assure prêt physiquement en dépit de différentes blessures récentes (adducteurs).

                            Le duo avec Depay ne fonctionne plus aussi bien


                            Son statut de leader n'est pas simple à gérer pour Bruno Genesio, l'entraîneur, qui a bâti son 3-4-1-2 actuel pour le placer dans sa position préférentielle, comme il avait modulé son 4-2-3-1 pour qu'il soit derrière le duo d'attaque, la saison passée. Mais c'était un autre Fekir. Et son crédit n'est pas illimité. Aujourd'hui, sa place de titulaire à Kiev, mercredi, dans le choc contre le Chakhtior Donetsk, ticket pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions à la clé, n'est même pas assurée. Alors que cette simple perspective aurait paru impensable il y a peu. Sa relation avec Memphis Depay, excellente sur la fin de saison dernière, semble aussi s'être évaporée. Ce duo ne fonctionne plus beaucoup, en dépit de matches où ils ont réussi à combiner comme à Manchester City en Ligue des champions (2-1).

                            La rencontre à Kiev pourrait donc aussi conditionner l'avenir de Fekir, dont le contrat expire en 2020. Jean-Michel Aulas nous a expliqué, jeudi : «On souhaite le prolonger le plus rapidement possible, je l'ai vu pour cela et il aura une option pour pouvoir partir quand il le souhaitera. Nabil fait partie de la famille OL.» La veille, il avait expliqué devant les actionnaires d'OL Groupe : «L'objectif, c'est d'avoir une position claire et précise de sa part d'ici à la fin de l'année.» C'est-à-dire bien avant l'échéance du contrat qui lie Fekir et Jean-Pierre Bernès, le 30 avril 2019.

                            Le tarif de juin sera sans doute revu à la baisse

                            Mais entre l'agent et le joueur, les relations se sont distendues. Alors, à quelles conditions le champion du monde, l'un des plus gros salaires actuels (300 000 euros brut par mois), voudrait resigner ? En interne, on est allé plus loin encore très récemment : l'hypothèse d'un départ dès cet hiver a été envisagée. Les dirigeants ne s'y opposeraient pas.

                            Mais quel club accepterait cet hiver les conditions réclamées en juin (55 millions plus 5 de bonus) au vu des dernières performances du capitaine de l'OL ? Cela ne se ferait certainement pas à ce tarif. En cas de contre-performance à Kiev, la question pourrait s'inviter rapidement dans le débat. Car il n'est pas question pour l'OL de laisser Fekir libre ou même avec une seule année de contrat devant lui. Si un club vient aux nouvelles, les dirigeants lyonnais pourraient porter une oreille attentive à ses propositions. Que Nabil Fekir soit de la famille ou pas, les affaires sont les affaires.

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                            • Extrait sur AOUAR dans le journal "L'Equipe" du 12 décembre 2018 : L’intelligence

                              Armand GARRIDO : « Il pense vite et bien »

                              Tout viendrait de la capacité d’analyse des situations de Houssem Aouar. Penser avant de déclencher, regarder et décider. « Sa grande qualité, c’est sa vision, sa capacité à se mettre dans le sens du jeu, à prendre l’information avant ( l'arrivée du ballon) » , souligne Ripoll, qui poursuit : « En fait, il pense vite et bien. Il se sert de sa vision périphérique pour anticiper et déclencher. » Garrido insiste sur ce sens de l' anticipation qu’il avait déjà gamin : « Il joue la tête levée et perçoit ce qui va se passer. » Autre qualité : le tempo. « Sa deuxième grande qualité, c’est la maîtrise du rythme, ajoute Ripoll. Il sait analyser la situation, il sait quand calmer, quand il y a un déséquilibre ou pas en face. Il ne force pas la porte, il a la maîtrise du tempo et comme il voit quand déclencher, il s’aperçoit quand cette porte s’ouvre. » Fajr résume : « Il joue vite, évite de garder trop la balle, sait jouer à une ou deux touches. Il est super intelligent pour son âge. »

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                                OL : Houssem Aouar comme un chef


                                Publié le lundi 17 décembre 2018 à 00:10 | Mis à jour le 17/12/2018 à 00:30
                                Le milieu de terrain lyonnais, encore buteur, a souvent écoeuré ses adversaires par sa qualité technique.

                                Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                DÉCINES (Rhône) - Il est loin le début de saison d'Houssem Aouar, ces premiers matches où il peinait à reprendre le fil d'une ascension programmée. La révélation, avec Tanguy Ndombele, de l'année passée a mis un peu de temps à digérer tout ça, cette exposition inattendue, cette image nouvelle, ces attentes. Pas toujours simple.
                                Les notes de Lyon-Monaco
                                En ce mois de décembre, l'été en pente douce, où il a même goûté au banc lors des troisième et quatrième journées, semble si loin. Dimanche, devant des Monégasques en grève d'agressivité, il est vrai, il s'est baladé. Aouar a posé à peu près tout ce qu'on connaît de lui sur la table comme un spécialiste de poker : feintes, prises de balle destabilisantes, jeu de corps, intelligence situationnelle et efficacité.


                                Bientôt appelé par Deschamps ?



                                Son sixième but, d'une frappe à l'affût dans la surface (6e), lui permet de laisser derrière lui Bertrand Traoré et Memphis Depay, ses anciens colocataires, au classement des canonniers olympiens. On comprend pourquoi Pep Guardiola et des émissaires du Barça gardent un oeil sur le prodige (20 ans) dont le style se rapproche de leur aspiration.

                                Ils ne demanderont certainement pas leur avis aux Monégasques, qui ne l'ont jamais vu ou presque, tant il a su, par des déplacements si simples à voir mais si compliqués à réaliser, leur échapper. Ce n'était pourtant pas une soirée à le regarder faire. Ou alors à l'admirer.


                                Ligue 1 : Lyon domine sans forcer un Monaco désespérant


                                Depuis quelques semaines, on revoit, en plus maître de lui, le joueur qui devrait remplacer Nabil Fekir dans le coeur des Lyonnais. Jean-Michel Aulas a d'ailleurs souvent glissé qu'il voulait qu'il reste dans son club quand il ouvrait plus facilement la porte à Ndombele, son collègue du milieu. Il est certain que ses performances, contre des adversaires de haut niveau comme Manchester City (2-2), en Ligue des champions, ne doivent pas passer inaperçues pour Didier Deschamps, le sélectionneur, même si ce secteur reste très concurrentiel en France.

                                Ndombele a eu sa chance, il serait surprenant qu'Aouar ne rejoigne pas son équipier s'il confirmait. En huitièmes de finale de la C 1 par exemple. Même s'ils n'ont ni le même profil, ni le même rôle. Fayçal Fajr, le Caennais, déclarait dans nos colonnes avant le déplacement en Ukraine contre le Chakhtior Donetsk (1-1) qu'Aouar lui rappelait Andres Iniesta. « Bien sûr, il n'a pas son niveau actuellement. Il doit encore travailler mais tout ce qu'il a fait contre nous m'a rappelé mes confrontations avec Iniesta quand je jouais en Espagne (à Elche, La Corogne et Getafe). » Une référence qui ressemble à un bel encouragement...

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                                  Ligue des champions : l'OL face à Barcelone, un géant réveillé

                                  Publié le lundi 17 décembre 2018 à 22:05

                                  La mission sera très compliquée pour l'OL, confronté en huitièmes de finale de la Ligue des champions à un FC Barcelone revenu à un très haut niveau.

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                                  La perspective d'affronter le FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions renvoie aux grandes heures lyonnaises mais aussi à l'échec : en six matches face au géant catalan, l'OL n'a pas encore gagné (2 nuls, 4 défaites) et ne s'est encore pas qualifié lors de la seule confrontation en aller-retour, au printemps 2009. Pourquoi les Lyonnais actuels réussiraient là où les meilleurs Lyonnais de l'histoire ont échoué ? La question devrait tourner en boucle chez les supporters gones pendant les deux mois qui viennent.
                                  Lyon va affronter le Barça en huitièmes de finale de la Ligue des champions
                                  L'équipe de Bruno Genesio a terminé la phase de groupes invaincue, elle a pris la moitié de ses points face à Manchester City (1 victoire, 1 nul), et elle a le droit de prendre le verdict du tirage au sort avec la légèreté d'un Ferland Mendy : « On a sauté de joie parce qu'on sait que le Barça est une grande équipe, a réagi le latéral gauche. On aime bien les gros matches comme ça, donc je pense que ça va bien se passer. »
                                  Ligue des champions : et si Lyon le faisait contre le Barça en 8es de finale ?
                                  Ceux qui ont un peu de mémoire peuvent, eux, rester accrochés à une certitude : le Barça du moment, leader de la Liga avec trois points d'avance, est plus proche du grand Barça que l'OL du moment n'est proche du grand OL. La démonstration catalane autour d'un Lionel Messi rayonnant à Levante, ce dimanche (5-0), a surpassé la promenade lyonnaise face à Monaco (3-0), le même jour.
                                  Bruno Genesio (Lyon) : « Une chance de créer l'exploit » contre le Barça
                                  Le quintuple Ballon d'Or argentin, auteur de trois buts et deux passes décisives dans la banlieue valenciane, a fait de la conquête de la C 1 l'objectif prioritaire de sa saison, et il est difficile de l'envisager comme une bonne nouvelle. « On peut faire des plans sur Messi, il a un tel génie qu'il peut déjouer tous les plans,a déjà prévenu Bruno Genesio. Avec City, Barcelone est une référence. C'est redevenu, je pense, la meilleure équipe d'Espagne. Ça ressemble à City, avec ce que fait Guardiola. Ce sont des principes de jeu identiques mais avec un joueur hors norme qu'on connaît. »
                                  «Le chat c'est le Barça, mais la souris peut être très rapide, donc Barcelone devra faire très attention», Lobo Carrasco, ancien joueur du FC Barcelone

                                  L'entraîneur lyonnais a tourmenté deux fois celui de City cet automne (2-1, 2-2). Mais il sait déjà qu'il ne pourra pas vraiment compter sur son Messi à lui, au moins durant la manche aller face au Barça : Nabil Fekir est suspendu pour le match au Groupama-Stadium. Et même la réaction de Guillermo Amor, qui représentait le Barça au tirage, traduit la supériorité assumée des Catalans. « Être en huitièmes de finale signifie que vous le méritez, a expliqué l'ancien milieu de la Dream Team à propos de Lyon. Il n'y a pas de matches faciles, et vous pouvez vous faire éliminer si vous êtes dans un mauvais jour. Nous respecterons Lyon, c'est une bonne équipe. »
                                  Ligue des champions : qui se qualifiera pour les quarts de finale ?
                                  L'OL revient à ce stade de la compétition après une éclipse de sept ans. Et il ne pourra même pas compter sur un éventuel effet de surprise : tous les Catalans se souviennent de leur élimination par l'AS Rome, la saison passée, en quarts de finale (4-1 à l'aller, 0-3 au retour). « C'est du lourd. Barcelone est plus expérimenté et plus fort que nous », a reconnu Gérard Houllier, conseiller du président Jean-Michel Aulas dépêché à Nyon. Genesio connaît déjà la méthode : « Si on défend face à ce genre d'équipes, on passera à la trappe. Mais si on peut les faire déjouer et les mettre dans des situations qu'ils n'ont pas l'habitude de vivre, on a une chance de créer l'exploit. »
                                  Ernesto Valverde (entraîneur du Barça) : « Lyon est une équipe très dangereuse »
                                  Le style de l'OL inspire aussi de la méfiance à Lobo Carrasco, l'ancien ailier du Barça (1978-1989) désormais consultant, qui prévoit une opposition de styles : « Les Lyonnais vont tenter de profiter de la moindre erreur du Barça et Bruno Genesio essayera de chercher la vitesse en contre. Les styles des deux équipes sont totalement différents, comme le chat et la souris. Le chat c'est le Barça, mais la souris peut être très rapide, donc Barcelone devra faire très attention. »

                                  Lyon va vivre les deux prochains mois avec l'échéance barcelonaise dans un coin de la tête. Son entraîneur espère en profiter. « Nos joueurs ont été libérés avec la qualification (pour les huitièmes). On va tous être encore plus exigeants. On a tout à gagner sur ces deux matches. » Possible qu'il prononce de nouveau cette phrase le 18 février, veille du rendez-vous de l'année.

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                                    Cet hiver, Lyon cherchera des défenseurs centraux




                                    Publié le jeudi 20 décembre 2018 à 19:47 | Mis à jour le 20/12/2018 à 19:48




                                    L'OL, qui joue désormais avec trois défenseurs centraux, cherchera plutôt à se renforcer dans ce secteur cet hiver. Il dispose de plusieurs pistes.

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                                    Cet été, les dirigeants lyonnais avaient longtemps espéré la signature du Portugais Ruben Dias (21 ans), finalement resté et prolongé à Benfica. Ils s'étaient « contentés » de Jason Denayer (23 ans). Quatre mois plus tard, le transfert du Belge est la réussite du mercato de l'été. Mais il ne suffit toujours pas. Parce que la première moitié de saison a étalé les limites de Marcelo, pilier supposé de la défense centrale, même si le Brésilien a mieux fini l'année. Et parce que Bruno Genesio, qui avait envisagé au départ un système en 4-4-2 ou en 4-3-3, a bifurqué en cours de saison vers le 3 - 4- 3.


                                    Tactique : la recette de Lyon



                                    Le nouveau dispositif tactique a solidifié l'équipe mais il augmente d'une unité les besoins dans le secteur. Il a illustré, par ricochet, la pénurie du club dans cette zone : c'est actuellement le latéral Fernando Marçal qui dépanne, axe gauche. Et la semaine dernière à Kiev, face à Donetsk (1-1), l'entraîneur lyonnais ne disposait pas du moindre défenseur sur le banc (Jérémy Morel était blessé). L'éclosion en cours d'Oumar Solet (18 ans), titularisé pour la première fois avec les pros mercredi en Coupe de la Ligue (3-2 à Amiens), ne modifie pas fondamentalement le constat : pour attaquer sereinement la deuxième partie sur quatre fronts (Ligue des champions, Championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue), l'OL a besoin d'un nouveau défenseur central, immédiatement compétitif. Le directeur du recrutement, Florian Maurice, prospecterait actuellement en Amérique du Sud, où sa cible pourrait s'appeler Marcos Senesi (22 ans), ex-international Espoirs argentin de San Lorenzo sous contrat jusqu'en 2020. Notre note du mercato d'été : 12/20

                                    L'arrivée de Jason Denayer en défense centrale est la réussite du mercato lyonnais. Les autres arrivées sont moins flamboyantes : Léo Dubois et Martin Terrier, plutôt timides, ont l'excuse de blessures qui ont freiné leur installation. Moussa Dembélé, lui, est clairement en retrait. L'international Espoirs, 4 buts en 12 apparitions en L 1 (8 titularisations) s'est surtout mis en évidence à Dijon en L 1 (3-0, le 26 septembre) et Amiens en Coupe de la Ligue (3-2, mercredi). À 22 millions d'euros de transfert, le club l'attend contre des oppositions plus relevées.



                                    Yanga-Mbiwa est toujours là


                                    L'OL serait aussi venu aux renseignements pour Dylan Bronn (23 ans), l'international tunisien de La Gantoise, qui présente l'avantage de pouvoir évoluer à la fois dans l'axe et le couloir droit. C'est aussi en défense que Lyon espère « dégraisser » son effectif. Le club voudrait se séparer de Mapou Yanga-Mbiwa (29 ans). Le défenseur international, sous contrat jusqu'en juin 2020, était apparu deux fois sur le terrain la saison passée. Zéro cette saison. Il a pour l'instant refusé toutes les propositions qui lui étaient faites, mais les dirigeants reviendront forcément à la charge auprès d'un élément qui perçoit un salaire évalué autour de 300 000 euros brut mensuels. De retour en huitièmes de finale de la Ligue des champions pour la première fois depuis 2012, le club du président Jean-Michel Aulas sait qu'il va être assailli de propositions concernant Tanguy Ndombele ou Houssem Aouar. Mais il n'envisage pas de départ majeur cet hiver.
                                    Rayon arrivées, sauf opportunité, il est peu probable que Lyon s'active énormément en dehors du secteur défensif : au milieu, Lucas Tousart, indispensable la saison passée, peine à trouver un temps de jeu satisfaisant dans un secteur où ils sont désormais trois pour deux places (Tousart, Ndombele, Aouar). La problématique est la même devant, où les postes sont doublés et où Martin Terrier et Moussa Dembélé, très satisfaisants à Amiens mercredi, cherchent de l'espace. Le Grec Andreas Samaris (29 ans), milieu défensif sur qui Lyon s'est déjà penché dans le passé et qui ne joue plus à Benfica, peut être une solution. Il arrive en fin de contrat. Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, apprécie aussi beaucoup le Mexicain Hector Herrera, qu'il a essayé de recruter lors de la dernière Coupe du monde. Le milieu polyvalent du FC Porto (28 ans) sera aussi en fin de contrat en juin. Mais il est titulaire avec Sergio Conceiçao, dans une équipe qualifiée pour les huitièmes de finale de Ligue des champions... Ces deux joueurs présentent l'avantage de l'expérience du très haut niveau. Une qualité qui manque parfois cruellement à l'OL, comme la qualification à Amiens l'a rappelé mercredi.

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                                    • Didier Deschamps est passé près d'entraîner l'OL


                                      Publié le vendredi 21 décembre 2018 à 20:37 | Mis à jour le 21/12/2018 à 20:39



                                      Le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a révélé ce vendredi qu'il a été à plusieurs reprises en contact avec Jean-Michel Aulas pour s'installer sur le banc lyonnais. Mais cela ne s'est jamais fait.

                                      Partager sur Facebook Tweeter Google+0 partagesDeschamps et Aulas auraient pu travailler ensemble. (P.Lahalle/L'Équipe)
                                      Invité des émissions Ici c'est Willy et Breaking Sport sur RMC Sport, Didier Deschamps a révélé une information plutôt surprenante. L'ancien entraîneur de l'OM (2009-2012) est passé proche d'occuper le banc de... l'OL : « Jean-Michel Aulas aurait pu m'avoir 3-4 fois et ça ne s'est pas fait. Deux fois, je n'étais pas libre. La troisième, je l'étais et il n'a pas voulu. » Le sélectionneur des Bleus n'a pas précisé à quelle période l'opportunité n'a pas été saisie par le président de l'OL.

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                                        Ferland Mendy (OL) : «Je finis les matches K.-O.»



                                        Publié le vendredi 21 décembre 2018 à 22:15



                                        Le latéral gauche de l'OL, international français, explique combien le changement de système tactique, avec une défense à trois centraux, l'oblige à multiplier les efforts.

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                                        DéCINES (Rhône) - Ferland Mendy a étrenné le maillot bleu cet automne : une titularisation contre l'Uruguay (1-0), le 20 novembre, et la meilleure note le lendemain dans nos colonnes (7), à égalité avec son coéquipier lyonnais Tanguy Ndombele. Depuis son arrivée du Havre (L 2), durant l'été 2017, le latéral gauche de vingt-trois ans gravit les échelons à haute vitesse avec l'OL et maintenant avec l'équipe de France. Deux maisons où son goût du risque peut susciter, parfois, quelques sueurs froides chez son entraîneur.



                                        « Vous semblez toujours décontracté, insouciant. C'est la réalité ou seulement votre visage public ?


                                        Non, c'est la réalité. Depuis tout petit, j'ai toujours été un peu nonchalant, et j'aime bien oser. C'est ce qui fait mon jeu aussi. Autant tenter des choses. Voilà, ça me réussit, peut-être que, des fois, ça ne me réussira pas. Mais pour l'instant, ça va.

                                        Didier Deschamps, après votre première sélection contre l'Uruguay en novembre, n'était sans doute pas le premier à vous dire qu'il vaut mieux éviter certaines prises de risque, à votre poste (*).


                                        Mais comment vous le savez, ça (rires) ? Non, on me l'avait déjà dit auparavant, même au Havre, en Ligue 2. Je dribblais en défense et on m'avait dit que j'allais le payer cash. Pour l'instant, je ne l'ai pas encore payé cash, donc je continue. Si un jour, ça ne marche pas, j'en paierai les conséquences.


                                        Mais les adversaires commencent à vous attendre, non ?


                                        Oui, ils regardent les vidéos, ils commencent à savoir. Les attaquants font semblant de se replacer pour anticiper, mais quand je vois qu'ils anticipent, je ne mets pas la balle. Ou je la mets un peu plus loin, c'est tout.
                                        Dans la vie, vous êtes pareil ?


                                        Je suis un peu tête en l'air, j'oublie des choses, mais ça va. Je suis plus fou sur le terrain que dans la vie.


                                        Avez-vous eu l'impression qu'elle avait basculé quand vous avez été appelé en équipe de France, alors que vous n'aviez jamais connu les sélections jeunes ?


                                        Ça a changé autour de moi, je n'ai plus le même "statut". Être international, c'est grand. Quand tu reviens au club, on attend plus de toi. En dehors du foot, tu es plus reconnu par les supporters, tu fais plus de photos.



                                        Les Bleus ont «bien aimé» Tanguy Ndombele et Ferland Mendy


                                        «J'entends souvent : "Ouais, on t'a viré du PSG." Mais ce n'est pas vrai, ça. C'est moi qui suis parti du PSG. Après ma blessure, on me disait que le foot de haut niveau, c'était fini. (...) J'ai joué avec des douleurs pendant deux ans, je n'ai pas lâché et, au final, c'est passé»



                                        À quoi avez-vous pensé en devenant international ?


                                        Je me suis dit que j'avais connu beaucoup d'épreuves dans ma vie, que j'avais continué à bosser, que je n'avais pas lâché. Après, je ne sais pas si c'est mérité ou pas, en tout cas, j'ai tout donné pour le mériter.


                                        Le départ du PSG, en 2012, a été l'épreuve la plus dure ?


                                        J'avais de l'arthrite à la hanche et je suis parti du club. Parce que j'entends souvent : "Ouais, on t'a viré du PSG." Mais ce n'est pas vrai, ça. C'est moi qui suis parti du PSG. Après ma blessure, on me disait que le foot de haut niveau, c'était fini, je devais me faire à cette idée. J'ai persisté, je me suis dit que c'était possible. J'ai joué avec des douleurs pendant deux ans, je n'ai pas lâché et, au final, c'est passé. J'ai continué ma route.



                                        5 Le nombre de passes décisives adressées par Ferland Mendy en L 1 la saison dernière, contre aucune en 2018-2019. Depuis le mois d'août, le défenseur a en revanche marqué deux buts pour Lyon.



                                        Que vous disaient les médecins ?


                                        Je ne leur disais rien, je gardais ça pour moi. Je disais que je n'avais pas mal et je continuais à forcer dessus. J'avais quatorze-quinze ans.


                                        Et maintenant, qu'en disent les médecins de l'OL ?


                                        Ici, le médecin ne l'a pas su directement, mais à chaque fois qu'on entend ça, on est "choqué". Devenir pro avec une arthrite à la hanche à quatorze-quinze ans, c'est presque impossible. On me dit que je reviens de loin. Je préfère ne pas m'éterniser sur ça, je n'aime pas trop en parler. Je suis là aujourd'hui, tant mieux.


                                        C'est de là aussi que vient cette légèreté ?


                                        J'ai toujours été joyeux, insouciant. Mais avec ce qu'il s'est passé, j'ai compris qu'il fallait essayer de profiter au maximum de sa vie. Des choses qu'on aime faire.
                                        À votre retour des Bleus, Bruno Genesio, votre coach à Lyon, a-t-il insisté sur ce que Deschamps vous avait dit ?


                                        Il en a remis une petite couche, c'est normal. Le coach me le dit souvent : "Arrête de dribbler en défense, fais attention." Après, on a besoin de ça aussi dans l'équipe, d'un peu de folie de temps en temps.


                                        Quand on s'appelle Mendy, qu'on est arrière gauche et qu'on vient du Havre, on pense forcément à Benjamin Mendy...


                                        Oui, je le connais un peu (sourire). Après, je n'ai pas de modèle. C'est un bon joueur, on est passés à peu près par le même chemin, il est bien, il est à City, tant mieux pour lui. Je n'aime pas me comparer à lui.


                                        C'est difficile de ne pas le faire : il y a sept mois, c'est lui qui devait occuper le poste de latéral gauche des Bleus à la Coupe du monde.


                                        Il va revenir, il va revenir, je ne me fais pas de souci pour ça.



                                        On vous reproche à tous les deux certaines lacunes défensives. Vous avez l'impression d'avoir progressé sur ce point ?



                                        Oui, j'ai progressé. C'est plus sur la concentration que je dois travailler. En un contre un, je sais qu'il n'y aura pas de souci. Sur le placement, par contre...



                                        Le passage à la défense à trois vous donne-t-il plus de liberté ?


                                        C'est à peu près pareil, mais on va dire qu'il y a toujours quelqu'un derrière toi. Tu fais plus de courses aussi. C'est un système que j'aime bien. Je finis les matches K.-O. Vraiment cuit. Je fais plus de sprints à haute intensité.


                                        Après le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions (Lyon affrontera le FC Barcelone), vous avez sauté de joie.


                                        Oui, j'étais content. J'ai toujours rêvé de jouer contre Barcelone, de me frotter à de grosses équipes comme ça. Mon "rêve" va se réaliser.


                                        Vous rêvez aussi de jouer un jour dans une équipe comme ça, non ?


                                        Non, pas spécialement, je suis quelqu'un qui prend match après match, année après année. Ce qui se passera plus tard, ça se passera plus tard. Pour l'instant, je suis là.
                                        Ferland Mendy dirait non au PSG



                                        Dans quel domaine devez-vous encore évoluer ?


                                        Il faut que je marque. Je suis souvent dans la surface adverse, je me crée des occasions et il faut que je marque beaucoup de buts (il en a inscrit deux en L 1 cette saison).


                                        Barcelone, c'est dans votre tête ?


                                        Pas spécialement, je ne suis pas comme ça. Quand le match va arriver, on se mettra dedans, mais je ne vais pas y penser deux mois avant : "Ah, je vais jouer contre le Barça." La semaine avant, oui, j'y penserai. Là, c'est Montpellier. »

                                        (*) En conférence de presse, le sélectionneur des Bleus avait déclaré, à propos d'une talonnade tentée par Adil Rami : « Déjà un peu avant, il y a eu Ferland Mendy qui a fait aussi un geste... Mais il est jeune, il va gagner en maturité. »

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                                          ... Foot L1 OL OL : le pressing tout terrain de Jean-Michel Aulas




                                          Publié le lundi 24 décembre 2018 à 00:20 | Mis à jour le 24/12/2018 à 00:23Le président de l'OL s'est montré très virulent envers l'arbitre samedi soir à Montpellier, où son équipe a concédé le nul (1-1). Pas seulement pour défendre Nabil Fekir.




                                          Régis Dupont Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                          MONTPELLIER -Il est difficile de ne pas admirer l'aplomb avec lequel Jean-Michel Aulas mène ses combats. Samedi soir, le président lyonnais s'est arrêté en zone mixte du Stade de la Mosson pour clouer au mur l'arbitre de Montpellier - OL (1-1) : « J'ai discuté avec monsieur Letexier, c'est un jeune arbitre (29 ans)plein de dynamisme, de verve, d'ambition. Je pense qu'il faut qu'il revoie calmement les images et surtout qu'il enlève de sa tête que Nabil (Fekir) est un tricheur parce que ce n'est pas vrai. Là il pénalise doublement l'équipe par ce carton jaune mais aussi l'image de Nabil parce qu'il le fait passer pour ce qu'il n'est pas, et ça ce n'est pas possible donc j'ai demandé qu'il y ait une instruction sur ce dossier-là. Qu'il soit examiné comme tel en commission de discipline parce que c'est un scandale. » Voir l'image sur Twitter

                                          Jean-Michel AULAS@JM_Aulas
                                          @OL@l’equipe ⁦@Le_Progres⁩ ⁦⁦@CanalFootClub⁩ svp aidez nous à comprendre ? Pénalty + carton jaune pour Nabil !
                                          2 277
                                          23:52 - 22 déc. 2018

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                                          Une analyse à la fois partiale et partielle : les images montrent le plongeon amplifié de Nabil Fekir sur cette action cruciale, alors que l'OL menait 1-0 et tenait la balle de break. Elles établissent aussi clairement que Benjamin Lecomte, le gardien montpelliérain, cherche à retirer son coude pour éviter la faute.

                                          Et quelques Amiénois ont dû sursauter en lisant les déclarations de JMA , trois jours après le penalty accordé à Bertrand Traoré en 8es de finale de Coupe de la Ligue (2-3). Le président olympien s'est aussi déclaré « outré par une attitude qui est contraire à l'esprit du jeu », rien que ça. Il cherche à protéger Nabil Fekir, son capitaine, qui a écopé samedi de son deuxième carton jaune de la saison en L1 pour « comportement antisportif ».



                                          Persuadé de pouvoir aller loin avec cet effectif


                                          La véhémence des propos traduit aussi les ambitions d'un président plus impliqué que jamais, à bientôt 70 ans. « On a de très bons joueurs, une très bonne équipe, et un coach qui sait tirer le maximum de cette équipe », a-t-il aussi affirmé. Lyon (3e en L 1) n'a perdu que deux fois, toutes compétitions confondues, depuis septembre. L'OL reste en course sur quatre tableaux malgré son manque d'efficacité et une régularité perfectible. « Je suis quelqu'un de serein à l'issue de cette première partie de saison [...] On sent quand une équipe a confiance en son coach et réciproquement. On peut dire qu'elle a beaucoup progressé par rapport à ce qu'on a connu en début de saison. »

                                          Le match à Montpellier a rappelé que Lyon peut perdre de sa superbe quand Tanguy Ndombele (forfait) n'est pas là, d'autres rencontres avaient suggéré que le réservoir défensif était limité ? Cela ne semble pas émouvoir un président persuadé de pouvoir aller loin avec l'effectif du moment. « On ne fera rien » a-t-il affirmé à propos du mercato d'hiver, en quittant Montpellier. Si Lyon recrute, ce sera pour « anticiper » la saison prochaine a quand même précisé Jean-Michel Aulas, l'homme qui ne parle jamais sans penser au coup d'après.

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                                            La Duchère ne croit plus au coup de pouce de l'OL





                                            Publié le samedi 5 janvier 2019 à 00:05 | Mis à jour le 05/01/2019 à 00:37

                                            Aux portes du professionnalisme depuis trois saisons, le club du IXe arrondissement de Lyon n'aurait pas refusé un coup de main de son voisin. Mais il s'est habitué à faire sans.




                                            Pierre Prugneau Partager sur Facebook Tweeter Google+





                                            Pour l'instant, Lyon Duchère AS domine l'OL. C'est un fait, géographiquement. Depuis la colline du nord-ouest de la ville, certains habitants des immeubles qui entourent le stade de Balmont, où l'on attend entre 2 000 et 3 000 spectateurs ce samedi après-midi pour la réception de Nîmes, peuvent voir le Groupama Stadium, à Décines, 16 km à vol d'oiseau. Dans la galaxie du football, la distance est en revanche bien plus grande. Le huitième-finaliste de la Ligue des champions flirte avec le top 20 européen en termes de budget (285 M€) quand la « Duch' » s'incruste à peine dans le top 50 français (2,3 M€). Même en National, elle est dans le ventre mou du classement économique, loin derrière Laval (6 M€), Le Mans (4,5 M€) ou Tours (4 M€).
                                            Enfin loin, ça dépend pour qui. Tout le monde à la Duchère se dit qu'un petit million, ce ne serait pas grand-chose pour le voisin, et ça pourrait faire toute la différence ici. Ou même deux joueurs. Entraîneur principal depuis cinq ans, Karim Mokeddem espère un latéral gauche et un attaquant supplémentaires pour le mercato d'hiver, alors que son équipe est cinquième, à deux points de la troisième place, celle du barragiste, avec un match en retard. « (Théo) Ndicka et(Yann) Kitala, ça ne me dérangerait pas de les avoir », sourit le technicien de quarante-cinq ans. Mais les deux jeunes de l'OL finiront la saison avec la réserve en N 2 (la Quatrième Division), éventuellement ailleurs mais certainement pas à la Duchère, qui évolue pourtant un niveau au-dessus.
                                            À l'ombre des grands
                                            La raison est simple, à en croire le président Mohamed Tria : « On s'ignore totalement. » Et ça ne devrait pas changer, même en cas de montée : « Si déjà le père Aulas nous fait l'immense honneur de penser qu'on est concurrents, alors imaginez si on est en Ligue 2... » À la tête du club depuis dix ans, Mohamed Tria n'attend plus rien de son homologue. « C'est un monsieur du foot, je suis impressionné par sa vision et je suis un fervent supporter de l'OL. Mais s'il était partageur, ça se saurait. » Jean-Michel Aulas pense au contraire que « [s'il a] une qualité, c'est d'être partageur ». Et s'il assure ne « dire que du bien de lui », le président de l'OL trouve que son homologue « fait un peu le Calimero. S'il veut qu'on discute, je le rencontre dès que je rentre du soleil », lance-t-il depuis Saint-Barth.



                                            «Si on monte en L 2, on change de nom»




                                            En attendant, tout le monde est perdant, selon le défenseur Nicolas Seguin (suspendu pour ce trente-deuxième de finale), seul ancien de l'OL depuis les départs du milieu Enzo Reale (Cholet, N) et du gardien Jean N'Djalkonog (Belfort, N 2) l'été dernier : « Je pensais qu'un rapprochement aurait lieu quand on est montés (en 2016), ça me paraissait cohérent. Ils nous auraient prêté des joueurs qui auraient à la fois pu s'aguerrir et nous renforcer. Ça aurait été intéressant pour tout le monde. » Son coach insiste sur ce point : « Le petit peut être demandeur, mais le grand aussi. Ils peuvent nous tendre la main, mais on ne fait pas la manche. » Il n'a toutefois jamais été question de devenir une filiale, à l'image du Cercle Bruges pour Monaco, ni même de formaliser un partenariat, comme le voisin Saint-Priest (N 2) l'a fait avec... Saint-Étienne. Montpellier l'a pourtant envisagé. Les Verts aussi, d'ailleurs. « Ça aurait été une déclaration de guerre », rigole Mohamed Tria, de toute façon « assez dubitatif » sur ce genre d'alliance.
                                            De cette contrariété, la Duchère a fait une identité. Il veut devenir le club populaire de la ville, ce qui collerait parfaitement avec son engagement social dans un quartier où le taux de chômage (28 %) est trois fois supérieur à la moyenne de la ville (9 %). « Un tiers de notre budget est consacré aux actions sociales, assure Mohamed Tria. Avec 700 000 €, on pourrait avoir un ou deux très bons attaquants, mais on préfère réussir avec nos principes. » Réussir, cela signifie monter en L 2, dès cet été si possible. Deux équipes professionnelles, ce serait une première à Lyon, après une promotion avortée pour manque d'infrastructures en 1993. L'OL et la Ville ne s'étaient pas beaucoup battus pour la cause duchéroise à l'époque... En ce qui concerne la municipalité, le président veut croire qu'il en serait autrement cette fois-ci : « On raisonne à l'échelle de la métropole, désormais. Et le nombre de clubs de football est un marqueur : Barcelone, Madrid, Turin, Milan ont au moins deux équipes de haut niveau. »
                                            Sportivement, ce serait une évidence pour le milieu Mathieu Ezikian, originaire... de Décines. « Il y a largement le potentiel pour avoir deux clubs pros : le vivier de joueurs, et les infrastructures aussi. » Sauf que les infrastructures sont en bas, et que la Duchère devrait alors quitter sa colline pour s'installer pour de bon à Gerland, où les joueurs de National s'entraînent déjà tous les jours, à côté des rugbymen du LOU. Le demi-finaliste du Top 14 la saison dernière est d'ores et déjà disposé à alterner dans l'ancien stade de l'OL, qui est désormais le sien. Ce ne serait pas la seule révolution. « Si on monte en L 2, on change de nom », explique Mohamed Tria, persuadé que l'institution, comme dirait Jean-Michel Aulas, devra se délester de son identité de club de quartier pour grandir. Et ainsi devenir un club de Lyon comme un autre. Mais sans l'autre

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                                              Coupe de France, Coupe de la Ligue : l'OL, ce n'est plus très carré


                                              Publié le mercredi 9 janvier 2019 à 14:11Battu en quarts de la Coupe de la Ligue au Parc OL par Strasbourg (1-2), Lyon ne s'est plus qualifié pour une demi-finale de coupe nationale depuis 2014. Soit neuf échecs consécutifs en attendant de se rendre à Amiens en Coupe de France.


                                              Pierre Prugneau Partager sur Facebook Tweeter Google+





                                              À Lyon, on aime cultiver le paradoxe - même si c'est moins amusant depuis cinq ans. L'OL des grandes années n'avait pas grand-chose à faire des coupes, même si elles ont lancé (Coupe de la Ligue 2001) et conclu (Coupe de France 2008) la période de domination lyonnaise sur les années 2000.
                                              Strasbourg sort l'OL
                                              Quand le club de Jean-Michel Aulas est entré dans sa période de transition, celle durant laquelle il dépensait peu en transferts pour investir dans son nouveau stade, il a réussi à atteindre trois finales. Cela correspond au mandat de Rémi Garde (2011-2014), entamé par deux voyages au Stade de France (défaite contre l'OM [0-1 ap] en Coupe de la Ligue et victoire contre Quevilly [National, 1-0] en Coupe de France) et terminé par un échec honorable contre le PSG de Laurent Blanc en Coupe de la Ligue (1-2).


                                              Les taches de l'ère Genesio

                                              Depuis, plus rien. Personne n'a tenu rigueur à Hubert Fournier de sacrifier les autres épreuves nationales en 2014-2015, eu égard à la belle deuxième place obtenue en Championnat, d'autant que les éliminations restaient honorables, sur le terrain de Nantes en 16es de Coupe de France et aux tirs au but contre Monaco face à Monaco (1-1, 4 tab à 5). Idem l'année suivante pour les débuts de Bruno Genesio, tombé deux fois au Parc des Princes (3-0 en 8es de CdF ; 2-1 en quarts de CdL) pendant qu'il ramenait son équipe de la 9e place à celle de dauphin en Ligue 1.

                                              Les choses vont devenir bien plus critiques par la suite. Lors de la saison 2016-2017, Lyon atteindra les demi-finales de la Ligue Europa, un résultat plus qu'honorable même si l'indigent match aller à Amterdam laissera longtemps des regrets (1-4 ; 3-1). Mais le bilan hexagonal est largement déficitaire sur cet exercice. L'OL ne termine que quatrième du Championnat, à neuf longueurs de Nice. L'élimination à Marseille en 16es (2-1 ap) n'a rien d'infamante, mais celle à domicile contre Guingamp dès son entrée en Coupe de la Ligue (2-2, 3 tab à 4) est une énorme contre-performance, surtout l'année où la finale se dispute au Parc OL.

                                              Caen, la grosse boulette

                                              Rebelote la saison dernière. L'équipe bis alignée à Montpellier ne fait illusion que dix minutes en 8es de Coupe de la Ligue (1-4). Mais le pire est à venir. Le 1er mars, les Lyonnais se rendent à Caen en sachant déjà que le vainqueur recevra le PSG en demies... pour une finale face à un club de National (Les Herbiers - Chambly). La configuration optimale : certes, personne dans l'hexagone n'est jamais favori face à Paris, mais l'OL, chez lui, reste la bête noire du club de la capitale depuis l'arrivée de QSI (3 victoires et 2 nuls pour 2 défaites). Jamais il n'a été si près de remporter son premier trophée depuis 2012.

                                              Las, Malherbe s'impose face à des Gones apathiques (1-0). Cette élimination, conjuguée à celle, également stupide, deux semaines plus tard en 8es de Ligue Europa face au CSKA (victoire 1-0 à Moscou, défaite 3-2 à Décines... là où allait se disputer la finale) aurait vraisemblablement coûté sa place à Bruno Genesio si l'OL n'avait pas arraché sa place en C1 lors de la 38e journée de L1 contre Nice (3-2).

                                              La défaite de mardi contre Strasbourg (1-2) rajoute une nouvelle pression sur le coach lyonnais, qui n'aura pas le droit à l'erreur, le 23 janvier en 16es de Coupe de France à Amiens. Bonne nouvelle, l'OL avait gagné à la Licorne en 8es de Coupe de la Ligue fin décembre. Rien d'exceptionnel, mais plus si anecdotique que ça en a l'air.

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                                                Lyon-Reims : Nabil Fekir et Memphis Depay, les stars du muet


                                                Publié le samedi 12 janvier 2019 à 00:27 | Mis à jour le 12/01/2019 à 00:39
                                                Au coeur d'une prestation collective décevante contre Reims (1-1), l'OL n'a pas pu compter sur Nabil Fekir ni Memphis Depay, ses deux principales individualités offensives.


                                                Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


                                                Son changement à la mi-temps, alors qu'il était touché à une cheville, lui a sûrement évité une bronca piquante à laquelle ses oreilles ne sont pas vraiment habituées. Après avoir débuté son année par une prestation ratée face à Strasbourg (1-2), mardi, en quarts de finale de Coupe de la Ligue, Nabil Fekir a poursuivi sur la même triste lancée, vendredi soir, face à Reims (1-1). Loin, très loin de son niveau habituel, le capitaine lyonnais a même vu sa soirée écourtée par un coup qui l'a incité, lui-même, à demander son remplacement par Maxwel Cornet.
                                                Lyon tenu en échec par Reims
                                                Mais cela atténue, à peine, le terne visage dévoilé lors des quarante-cinq premières minutes. Au regard de son statut, de son talent et des attentes qui l'entourent, sa copie interroge forcément sur sa force du moment et plus globalement sur sa saison, aux allures de montagnes russes. « C'est notre capitaine et on est tous derrière lui, soutenait toutefois le gardien Anthony Lopes. Il y a des moments dans une carrière où c'est un peu plus compliqué que d'autres. Mais il va relever la tête tranquillement et nous ramener beaucoup de points. »

                                                Entre eux, une entente qui laisse à désirer


                                                Le champion du monde n'est pas l'unique élément lyonnais à décevoir. Désigné comme l'autre leader offensif rhodanien, Memphis Depay a, lui, à peine atténué la désagréable impression laissée vendredi par son implication sur l'égalisation de Traoré (70e). Pour le reste, l'international néerlandais a également déçu par son manque d'implication collective et des choix rarement pertinents. Tout comme son entente avec Nabil Fekir a, encore, interrogé. Et donné le sentiment que les deux hommes se marchent parfois dessus.
                                                Bruno Genesio (OL) après le match nul contre Reims : « Il faudra qu'on m'explique »
                                                Capable d'apporter de la profondeur, l'ancien Mancunien s'évertue ainsi à décrocher et à réclamer le ballon dans les pieds. Pour contribuer, au final, comme Fekir, à une animation offensive décevante. « Quand certains sont en difficulté, c'est parce que l'équipe est en difficulté, atténuait leur entraîneur Bruno Genesio. Ce ne sont pas un ou deux joueurs qui tirent l'équipe vers le haut, c'est l'inverse, c'est l'équipe qui tire une ou deux individualités vers le haut. Quand les joueurs brillent, c'est parce que l'équipe est bien. Et il n'y a pas que Memphis ou Nabil qui sont moins bien en ce moment. C'est un problème collectif. » Le genre de problème que Depay ou Fekir ont pourtant déjà su régler par leurs prestations individuelles.





                                                L'Equipe du jour..

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                                                • les comptes de Fekir ne sont pas bons, l'effet Coupe du monde?

                                                  • Le 13/01/2019 à 07:30
                                                  • mis à jour à 07:26

                                                  Quand Nabil Fekir tourne le dos au jeu lyonnais et n’est que l’ombre de lui-même. Photo Richard MOUILLAUD





                                                  Même Didier Deschamps l’a avoué : « J’ai eu six mois difficiles après la Coupe du Monde 1998. Il faut trouver les bons ressorts, les bons stimulants. Le curseur ne se situe pas au même endroit pour tout le monde (France Football du 8 janvier). » On ne sait pas où se situe le curseur pour Nabil Fekir, mais il est un fait que ses lendemains de Coupe du monde ont des airs de gueule de bois.

                                                  Il n’a pas vraiment réussi son match retour contre Reims qu’il a quitté à la mi-temps avec une cheville douloureuse, mais il avait manqué le match aller en Champagne qui était pourtant prévu à son programme de rentrée, lui-même calculé en fonction de sa participation à la coupe du monde. Depuis, si on excepte quelques matches où le talent et la force de caractère du champion ont parlé, comme face à Manchester City, c’est un parcours loin d’être pavé de roses que poursuit le capitaine lyonnais.



                                                  62,5 % de moins en termes de buts et passes décisives



                                                  Reste à savoir si la seule Coupe du monde fournit toutes les données relatives à la traversée du désert que connaît Nabil Fekir. C’est une question que les dirigeants de Liverpool ont préféré ne pas avoir à se poser et ont donc laissé à leurs collègues de l’OL. C’est aussi une question qui ne peut que rester sans réponse dans le petit monde du football professionnel : vingt ans après la finale de la coupe du monde 1998, on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à Ronaldo.

                                                  Ce qui est sûr, c’est que l’OL cherche le Nabil Fekir qui il y a un an avait inscrit 13 buts et délivré 3 passes après 19 journées de Ligue 1. Ses 4 buts et 2 passes actuelles indiquent une diminution de 62,5 % de son implication sur un but lyonnais. En termes de temps de jeu, il est le onzième joueur le plus utilisé par Bruno Genesio (789 minutes, dont seulement 169 à l’extérieur), soit moitié moins que les 1434 minutes qu’il avait passées sur le terrain lors des 19 premiers matches de Ligue 1 de l’OL la saison dernière.

                                                  On peut comparer avec Memphis Depay, jugé aussi en dedans mais qui à la même époque comptait 8 buts et 3 passes, et en est à 5 buts et 6 passes, soit une implication égale sur 11 buts lyonnais. Après, il y a les chiffres et l’impression visuelle, et pour Fekir, les chiffres sont peut-être moins sévères…

                                                  Philippe PERROUD
                                                  Le Progrès

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                                                  • Interview JMA L'Equipe du 14/01

                                                    Jean-Michel Aulas et la prolongation de Bruno Genesio à l'OL : « Un pas que je ne veux pas franchir »



                                                    Publié le dimanche 13 janvier 2019 à 23:59 | Mis à jour le 14/01/2019 à 00:01 S'il se montre favorable à la reconduction de son entraîneur Bruno Genesio, le président de l'OL Jean-Michel Aulas persiste dans sa volonté de ne pas entamer, pour le moment, les discussions autour de sa prolongation.

                                                    Bilel Ghazi, à Lyon

                                                    Déjà très présent tout au long de la semaine, Jean-Michel Aulas a encore rendu visite à son équipe, dimanche matin, à l'entraînement. Face à un début d'année très contrastée et une riche actualité, le président de l'Olympique Lyonnais tient à afficher son soutien à ses hommes. Avant une semaine importante et ponctuée par le derby à Saint-Etienne dimanche, il s'est également longuement confié sur plusieurs sujets brûlants.

                                                    « Comment jugez-vous votre début d'année ?
                                                    On est déçu. On était dans un schéma où il y avait trois matchs qui nous paraissaient possibles de gagner pour nous mettre dans une trajectoire idéale. La première étape a été atteinte. C'est bien car à court terme, c'est la plus importante, la Coupe de France (l'OL s'est qualifié aux dépens de Bourges, équipe de N3).
                                                    Ensuite, je ne veux pas décrier la Coupe de la Ligue, parce qu'on dira que je le fais parce qu'on s'est fait éliminer par Strasbourg (1-2, en quarts de finale). Mais c'est vrai que c'est, quand même, une Coupe en bois ! Elle gêne tous les clubs. Ce n'était pas notre cas cette fois-ci, mais dans cette compétition, on met souvent des équipes qui peuvent ne pas être les meilleures. Surtout, le public n'y adhère pas du tout. Mais on a quand même perdu alors qu'on en avait fait un objectif...
                                                    Après, j'étais à moitié déçu car pour moi, ce n'était pas un objectif prioritaire. La réception de Reims (1-1), elle, engendre une déception supérieure. On avait l'occasion de revenir sur les pas de Lille (2e) et on se met dans l'obligation de faire un résultat à Toulouse, mercredi.

                                                    Comment expliquez-vous ce démarrage décevant ?
                                                    Est-ce qu'on a mal préparé la reprise ? Est-ce qu'on est rentré trop tard ? Je vois que Paris, qui a repris encore plus tard, s'est aussi fait sortir par Guingamp (1-2). Même si c'est en Coupe de la Ligue, une compétition pour laquelle il est difficile, pour les joueurs, de trouver la motivation. Le PSG en est un exemple encore plus flagrant.
                                                    Pour les vacances, on essaye toujours de donner aux joueurs le maximum car on a beaucoup d'étrangers qui rentrent au pays. Mais je me rends que beaucoup partent au soleil et Dubaï semble être la destination préférée de nos footballeurs. Donc est-ce que la combinaison « rentrer tard » et l'après Dubaï, l'après vacances, nous a pénalisés dans la préparation physique et psychologique ? On ne pourra pas se faire l'économie de nous poser la question. Mais il y a aussi deux autres points...
                                                    « Le VAR ? J'en suis un fan absolu. [...] Mais autant je suis fan du VAR sur le plan technologique et sur le plan de l'esprit, autant je me pose des questions sur le plan de l'interprétation. »

                                                    Lesquels ?
                                                    La Ligue nous a imposé de jouer trois matchs en sept jours après une trêve. On est le seul club dans ce cas. Ce n'est pas normal. Et sur deux des trois matchs, il y a des sujets d'interprétation du VAR qui interpellent. Ce sont deux matchs qu'on pouvait gagner et si on y regarde bien, on est lésé, c'est incontestable.

                                                    Quelle est votre opinion sur le VAR ?
                                                    J'en suis un fan absolu. Elle permet d'éliminer le doute et elle doit clarifier, en principe, la relation entre les arbitres et les joueurs. Mais autant je suis fan du VAR sur le plan technologique et sur le plan de l'esprit, autant je me pose des questions sur le plan de l'interprétation. À Montpellier (1-1, le 22 décembre), l'arbitre se trompe et lorsqu'on lui demande s'il s'est trompé, non seulement il réfute que ça soit le cas mais il fait également un rapport pour appuyer sa décision. Mais il n'y a pas examen du VAR, a posteriori, par un tiers.
                                                    Cela montre bien que dans l'interprétation, on est dans un flou. À partir du moment où il y a le VAR qui permet, sur l'instant, de revenir sur l'action, ça devrait être possible de l'avoir en commission de discipline ou en appel pour voir s'il n'y a pas eu erreur. Si on se contente de demander à un arbitre s'il s'est trompé, si on a affaire à une personne un peu fière ou dans un contexte psychologique particulier, il ne va pas revenir sur sa position. Il ne faut donc pas que ceux qui jugent ensuite s'auto-jugent. À Montpellier, l'image montre que ce n'est pas Nabil (Fekir) qui va toucher le gardien mais c'est le gardien qui prend son pied en étau. C'est un scandale car on est pénalisé au niveau du résultat mais aussi par l'avertissement reçu par Nabil.

                                                    Avez-vous d'autres exemples ?
                                                    Contre Reims, une première image paraît sur Canal + et montre que Bertrand (Traoré) n'est pas hors-jeu sur le but refusé. Après, une deuxième image apparaît, dont je conteste formellement le traçage de la ligne de hors-jeu car le ballon est parti depuis un certain temps, qui montre qu'il est un tout petit peu hors-jeu. Il y a une bonne question à se poser : qui décide de quand le ballon a quitté le pied d'Houssem (Aouar), le passeur ? Là, il y a doute.
                                                    On est dans le même sujet de l'interprétation. L'arbitre s'auto-juge... Et selon la personnalité de l'arbitre, certains vont reconnaître qu'ils se sont peut-être précipités et d'autres non... Ensuite, il y a le penalty sur Bertrand. Le défenseur le pousse sur le haut du corps et il lui met le pied sur la cheville. D'ailleurs, il est blessé... Dans l'utilisation du VAR, il y a un certain nombre de progrès à faire et il faut que Pascal Garibian (directeur technique de l'arbitrage) manage son sujet de manière très objective. Parce qu'il n'y a pas que notre cas.

                                                    Au-delà du VAR, vous avez été très présent auprès de votre groupe, lors de la semaine écoulée. C'est un soutien ou une incitation à prendre ses responsabilités ?
                                                    Les deux. D'abord, c'est un soutien car je sais que les joueurs et le staff ont besoin d'être soutenus, de travailler en confiance. Mais c'est aussi montrer que je suis attentif à ce qu'il se passe sur le terrain, en dehors et ce qui se dit. On gagne tous ensemble et on perd tous ensemble. La reprise est mitigée avec des raisons évoquées qui paraissent le légitimer. Cela ne change rien dans mes convictions profondes. Mais le match à Toulouse devient évidemment très, très important.
                                                    « Fekir ? Je l'ai vu juste avant les vacances pour confirmer qu'on souhaite le prolonger. »

                                                    Comment percevez-vous la saison contrastée de vos attaquants, Memphis Depay et Nabil Fekir ?
                                                    C'est sûr que c'est en dessous des attentes, pour l'instant. Mais on n'est pas dans le money-time. Et on dit toujours que les grands matchs sont gagnés par les grands joueurs. Je pense qu'on va faire une grande saison car on va avoir des grands matchs à disputer et des échéances extrêmement importantes.
                                                    Individuellement, les deux ne sont pas au même niveau que l'année dernière et il y a un certain nombre de considérations environnementales qui font que leur complémentarité n'est pas au niveau attendu. Mais, pour moi, cela ne remet pas en cause leur capacité à jouer ensemble. Sur la fin de saison, parce qu'ils sont dans un excellent état d'esprit et dans la volonté de réussir leur saison, ils vont démontrer le bien-fondé de leurs qualités individuelles.

                                                    Les considérations environnementales semblent surtout concerner Nabil Fekir...
                                                    Je l'ai vu juste avant les vacances pour bien confirmer qu'on souhaite le prolonger. Avec deux options. La première où il partirait en fin de saison et une autre où il s'inscrirait dans le long terme. Je l'ai aussi confirmé à son agent et à son père. C'est sûrement matière à le soulager et à lui donner une perspective soit à l'OL, soit à l'extérieur. Même si sa préférence serait de s'inscrire dans un club encore plus prestigieux que Lyon, il n'est pas dit qu'il ne change pas d'avis. On travaille les deux pistes.
                                                    Je pense que Nabil a surtout été affecté par plein de petits soucis. Je suis persuadé qu'il a été perturbé par un sujet dans lequel il n'a rien à voir. Je me mets à sa place : si je suis dans une affaire dont je suis la victime, le fait d'être entendu par des autorités judiciaires, cela va me faire de la peine et cela va me pénaliser. Car j'estime ne pas être responsable mais mon nom figure dans les journaux...
                                                    Après, il a eu deux-trois petits pépins physiques qui sont résolus. Il a fait beaucoup d'efforts pour revenir après la trêve dans une condition physique extrêmement pertinente. Lui comme Memphis vont montrer, d'ici à la fin de la saison, que ce sont deux très grands joueurs comme on en a besoin à l'OL.
                                                    « Je suis satisfait de Genesio, c'est un très bon entraîneur. Il a la confiance de ses joueurs et dirigeants. Il n'y a aucune raison d'imaginer que lui et son staff ne soient pas reconduits. »

                                                    Avec votre entraîneur Bruno Genesio, en fin de contrat en juin, vous avez affiché votre premier désaccord public autour de la question de son avenir...
                                                    Pour ma part, je n'ai fait que répondre à la question d'un téléspectateur sur les discussions pour une prolongation de Bruno au cours d'une émission sur notre chaîne. Et même si cela ne veut pas dire que je ne changerai pas d'avis, j'ai simplement dit, humblement, que ça ne me paraissait pas être le bon moment. Sans être dans une mauvaise spirale, on n'a pas débuté l'année dans les meilleures conditions. Je sais que la pression extérieure, qu'elle soit médiatique ou des supporters, est toujours plus forte quand il y a un doute sur un certain nombre de résultats.
                                                    Je me suis mis d'accord avec Bruno pour qu'on discute, en fin de saison, à partir d'objectifs déjà, en partie, atteints. L'un d'entre eux, était ainsi de nous qualifier pour les huitièmes de finale de Ligue des Champions. Il y en a un autre qui est lié à un retour en C1 au terme de cette saison. Cela ne veut pas dire que si on l'atteint, on va signer les yeux fermés. On va discuter. Et s'il n'est pas atteint, ça ne veut pas dire qu'on ne va pas le reconduire. Je dis simplement qu'on s'est mis d'accord à 100 % sur une procédure.
                                                    Je pense, à l'instant T, que c'est la meilleure et la plus opportune. Dans l'intérêt de l'OL mais aussi de Bruno. Je suis très satisfait de lui, c'est un très bon entraîneur. Il a la confiance de ses joueurs et dirigeants. Il n'y a aucune raison d'imaginer que lui et son staff ne soient pas reconduits. Entre le fait de dire que la logique, c'est qu'il soit reconduit et le fait qu'on attaque les négociations plus tôt que prévu, il y a un pas que je ne veux pas franchir.

                                                    Et que pensez-vous du fait que Bruno Genesio ait exprimé une opinion différente sur ce timing ?
                                                    Il en avait déjà parlé à Vincent (Ponsot, directeur général adjoint juridique) pour être tout à fait franc et cela m'avait été répercuté. Donc ça n'a pas été une surprise pour moi. Mais j'avais répondu, de manière claire aussi, que c'était un peu prématuré. Je pense qu'on a des échéances qui sont très importantes pour l'OL dans les semaines qui viennent. Mais je n'ai pas dit, non plus, qu'on attendrait la fin du Championnat pour commencer à discuter. Je dis simplement que ça ne me paraît pas le bon timing.
                                                    Même pour Bruno, ça sera d'autant plus facile de négocier qu'on sera dans une spirale de résultats positifs. Ça m'a surpris qu'il en parle publiquement. Car moi, je n'en avais pas parlé publiquement. J'avais simplement répondu aux questions avec une réponse conforme à ce qu'on s'était dit ensemble. Je savais qu'il avait une demande de son côté. Je ne lui en veux absolument pas. Je trouve que c'est légitime et c'est plutôt bon signe qu'il se préoccupe comment et combien de temps, on va continuer de travailler ensemble.
                                                    Cela veut dire qu'il est très attaché au club et je le sais. Et comme par ailleurs, il fait du bon boulot, il y a plus important que la négociation, il y a confiance. Elle est totale. Après, Bruno a un staff et il faut qu'on tienne compte des demandes des gens qui l'entourent et qui veulent encore plus savoir comment ça va se passer la saison prochaine.
                                                    Faut-il jouer la prolongation pour Bruno Genesio à l'OL ?

                                                    La tendance, c'est donc la stabilité ?
                                                    Je suis quelqu'un d'éminemment stable sur le plan des organisations dans le domaine du football. Je n'aime pas faire de dessins sur ce qui se passe dans d'autres clubs du midi de la France, mais plus il y a du changement, au niveau du staff, des joueurs ou de l'actionnariat, moins il y a une parfaite homogénéité entre l'actionnariat et le management du club. Et plus il y a le risque de difficultés à maîtriser.
                                                    Moi, mon voeu, c'est d'aller dans la stabilité. J'ai une confiance totale en Bruno. Il faut que la réciprocité soit vraie. La confiance, elle est supérieure aux engagements écrits quand on a affaire à une personne qui est à la fois l'actionnaire et le président. On n'est pas dans un cas où la personne qui va discuter avec lui est de passage à l'OL.

                                                    Concernant le mercato, le mois de janvier sera très calme ?
                                                    Je ne pense pas qu'on puisse dire ça. C'est encore un peu trop tôt. On a mené les discussions avec Boubacar Fofana (Saint-Priest, National 2) pour préparer l'avenir. On a loupé l'opération autour du jeune mexicain Diego Lainez avec, au dernier moment, encore une autre surenchère du Betis Séville où il s'est engagé (pour 17 M€ et 25 % à la revente). Il faut savoir qu'on était parti, il y a quatre mois, sur une négociation qui tournait de 5 à 7 M€. On est allé jusqu'à 14 M€ et cette offre a été battue en brèche. Les parents du joueur étaient venus à Paris et Lyon pour nous rencontrer puis visiter les installations. On est allé très loin dans la discussion.
                                                    Ceci étant, comme toujours, on ne fait pas n'importe quoi. Il y a d'autres discussions qui peuvent intervenir pour préparer l'avenir. À Lyon, on aime bien avoir des idées sur ce qui se fera dans le futur. Et puis il peut y avoir des joueurs qui souhaitent partir. On est prêts à préparer toutes les hypothèses qui nous permettraient de faire face à des départs. »
                                                    Les stats de Grenier en 2016 en club : 10 magnums et 8 bouteilles de champagne

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