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    Jean-Michel Aulas (Lyon) : «Si vous ne voyez pas, moi je vais voir»


    Publié le lundi 19 mars 2018 à 10:32

    Le président lyonnais Jean-Michel Aulas semblait sidéré par l'altercation de l'après-match entre Marseille et Lyon, dimanche soir (2-3).



    Dans une séquence dévoilée dimanche soir sur J+1, des déclarations du président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, ont été dévoilées après les altercations de la fin de match entre Lyon et Marseille, et notamment entre Marcelo et Adil Rami . Ce dernier semble ne pas vouloir rentrer au vestiaire pour s'expliquer avec le défenseur lyonnais, également invectivé par d'autres joueurs marseillais.

    «Moi j'ai vu. Si vous n'avez pas vu, c'est que vous ne voulez pas voir», a déclaré le président lyonnais à un responsable de la sécurité qui avait fait en sorte de séparer les deux hommes. «De toute façon je vais séquestrer les images, si vous ne voyez pas, moi je vais voir», a-t-il conclu sur cette séquence avant de rentrer dans le vestiaire gone.

    l'Equipe

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    TOPS/FLOPS MARSEILLE-LYON : DU GRAND AOUAR, THAUVIN N’A PAS EXISTÉ

    Par Cédric Callier

    Mis à jour le 18/03/2018 à 23h51 – Publié le 18/03/2018 à 23h50

    Grâce notamment à l’excellente prestation d’Aouar, Lyon s’est imposé à Marseille (2-3). Retrouvez les tops et les flops de ce choc riche en rebondissements.



    Les tops


    Aouar a flambé

    Absent jeudi lors de la déroute lyonnaise face au CSKA Moscou (2-3), Houssem Aouar a effectué un retour très remarqué dans l’entrejeu rhodanien. Le jeune joueur de 19 ans est monté en puissance au fil des minutes et a livré une grosse prestation en seconde période. Technique et bien inspiré, il a trompé la vigilance de Mandanda d’une belle frappe enroulée en première intention. En l’absence de Fekir, les qualités d’Aouar semblent indispensables à l’OL.

    Ndombélé s’est démené

    Dans le sillage d’Aouar, Tanguy Ndombelé a lui aussi livré une belle prestation au milieu de terrain. L’ancien joueur d’Amiens a progressivement imposé sa puissance et son volume de jeu. A l’origine du CSC de Rami en fin de première période, il a su casser les lignes et apporter un soutien offensif très précieux.

    Mendy solide au poste

    Profitant de la mise à l’écart de Marçal, Ferland Merland retrouvait une place de titulaire au poste de latéral gauche. Un retour convaincant. Le n° 22 de l’OL a parfaitement muselé Thauvin tout au long de la rencontre. Solide et tranchant dans ses montées offensives.

    Les flops


    Face aux gros, l’OM n’y arrive pas

    L’OM avait l’occasion de frapper fort et conforter sa troisième place au classement. Finalement battus par un OL convalescent, les Marseillais ont confirmé leur incapacité à venir à bout d’un gros bras du championnat. En six matches face à Paris, Monaco et Lyon, les hommes de Rudi Garcia n’ont arraché que deux petits points sur dix-huit possibles.

    Thauvin n’y était pas

    Florian Thauvin est passé à côté de son match. Bien cerné, l’ancien Bastiais a perdu la majorité de ses duels et n’a fait aucune différence dans son couloir droit. Signe de son match particulièrement discret, il n’a pas frappé une seule fois au but. On attendait mieux de la part de l’international français, qui joue dans cette fin de saison sa place pour la prochaine Coupe du monde.

    Rolando-Rami, une charnière en souffrance

    L’OM a encaissé trois buts, mais la victoire lyonnaise aurait pu être plus nette sans plusieurs sauvetages de Mandanda. Le portier marseillais a souvent été abandonné par sa défense, notamment sa charnière centrale. Rolando et Adil Rami, respectivement buteur et passeur décisif sur l’ouverture du score, ont souffert sur les offensives lyonnaises. Facilement débordés et pris à revers, les deux hommes ont montré de grosses limites durant ce choc.


    Sport 24-Le Figaro

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    FACE À FACE


    Rudi Garcia-Bruno Genesio: l'effronté contre l'effacé


    Par Sacha Tavolieri — 18 mars 2018 à 12:54

    L'OM reçoit l'OL ce dimanche soir: une rencontre décisive pour les deux clubs et l'affrontement de deux entraîneurs que tout oppose.

    Rudi Garcia et Bruno Genesio représentent deux écoles, deux personnalités, deux perceptions du football, deux rapports à leur hiérarchie aussi… Quand Garcia optimise à Marseille ses propres qualités, Genesio préfère se ranger derrière l’Olympique lyonnais, une institution qu’il n’a jamais lâchée. Décryptage avant un duel décisif pour l’avenir des deux Olympiques cette saison en Ligue 1, ce soir au Vélodrome.


    La personnalité


    Depuis ses débuts au Mans, Rudi Garcia a toujours progressé. Structuré, il a construit une trajectoire linéaire vers le succès. De ses débuts de footballeurs à l’AS Corbeil-Essonnes (Essonne) jusqu’à son poste à Marseille en passant par l’AS Roma, le natif de Nemours (Seine-et-Marne) s’est toujours façonné l’image d’un leader autoritaire avec qui on aime échanger. Partout où il passe, Garcia a su imposer le respect à ses joueurs. Au Losc, il invente un comité des sages pour solidifier ses liens avec l’effectif et utilise ce groupuscule (composé notamment de Florent Balmont et Rio Mavuba) comme outil de propagande. Choisis délibérément, ces joueurs deviennent les relais de son discours sur et en dehors du terrain, souligne Jean-Michel Vandamme, directeur général adjoint du LOSC à l’époque: «Si un joueur avait un contre-argument valable, il discutait avec lui et prenait le temps de lui répondre. Si les joueurs n’étaient pas d’accord et arrivaient à trouver les bons arguments pour le convaincre qu’il avait tort, alors il se remettait en question.»

    Sûr de lui, le champion de France 2011 (avec le Losc) s’obsède aussi à tout vouloir contrôler, au point même d’anticiper les scénarios de matchs: «Dans le vestiaire, il faisait son discours… blablabla… et puis il disait "Quand on gagnera 1-0, on sera plus prudent", comme si c’était une évidence qu’on allait gagner 1-0… (rires)», se souvient Jean-Michel Vandamme. L’image qu’il renvoie à la presse, la réputation de ses joueurs, le marché des transferts, sa relation (parfois tendue) avec ses supérieurs… Rudi Garcia passe tout au peigne fin: «Au Losc, il avait une grosse mainmise sur la gestion du recrutement. Là-dessus, vous pouvez être sûr qu’il sera très pointilleux et qu’il va se battre comme un lion pour obtenir ce qu’il veut…», argue l’actuel directeur du centre de formation de Lille.

    Bruno Genesio possède l’image inverse. Plus lisse et conciliant, l’entraîneur lyonnais s’est toujours montré fidèle à la cellule de recrutement et ses choix sur le mercato. Né dans le VIIe arrondissement lyonnais, Genesio fût biberonné à la culture OL: «En fait, je dirais qu’il a appris son métier au fil des années passées à Lyon», nous explique Gérard Houllier, entraîneur de l’OL de 2005 à 2007, avec qui Genesio débute dans le métier: «C’est quelqu’un de fin et beaucoup plus intelligent qu’on ne le croit…» Lorsqu’il devient entraîneur principal du club, le technicien français comprend qu’il franchit l’ultime échelon d’une carrière essentiellement vécue chez les Gones: «Il s’est très vite fait respecter. Je dirais que le premier impact qu’il a dans le vestiaire, c’est sa crédibilité», confirme Houllier. Au contraire de Garcia, le coach français préfère l’ombre aux spotlights, se complaisant dans un rôle de second, comme il l’expliquait à SFR Sport dans l’émission Transversales: «Etre coach, cela n’a jamais été un plan de carrière.»

    La philosophie du football


    Rudi Garcia opère les mains libres, il développe sa méthode et transmet son psychisme à son groupe. Généreux, l’entraîneur de l’OM s’accroche à un idéal de perfection et motive son groupe en vue d’un objectif à atteindre. «A Lille, sa philosophie de jeu était très offensive. Les ailiers jouaient très haut, un numéro 6 en sentinelle. On se retrouvait parfois dans une situation où c’est l’arrière droit qui centrait pour l’arrière gauche, qui se retrouvait dans la surface de réparation adverse et pouvait reprendre le ballon de volée…» explique Jean-Michel Vandamme.

    Même s’il se laisse parfois submerger par l’émotion, Rudi Garcia connaît ses limites. Intuitif, le coach des Phocéens reste équilibré et se dévoue pour son groupe, quitte à paraître parfois tyrannique. Dans un souci d’équité ou de justice, il monte au créneau pour protéger ses poulains, tel Florian Thauvin, souvent victime de tacles assassins: «Cela fait deux matchs qu’il se fait massacrer ou matraquer. Si on veut continuer à avoir du spectacle, il vaut mieux que les artistes soient sur la pelouse plutôt qu’à l’infirmerie.»



    Mais Garcia n’a pas toujours fait l’unanimité dans les vestiaires où il est passé. Malgré le respect voire l’admiration qu’il suscite chez ses joueurs, l’entraîneur s’est souvent pris le chou avec les cadres de l’AS Roma, que ce soit la légende Francesco Totti ou le champion du monde 2006, Daniele De Rossi: des personnalités aux tempéraments volcaniques. Jean Michel Vandamme, qui a aussi connu Garcia joueur en centre de formation, poursuit: «Il a pris plus d’expérience quand il est passé à la Roma en côtoyant des Francesco Totti ou des Daniele De Rossi, que ce soit sur le plan tactique ou même sur le plan humain. Quand tu dois gérer de telles légendes, forcément tu fais la différence…»

    Si Bruno Genesio se fait appeler «Pep», cela n’a rien d’un hasard. Inspiré par le jeu à la catalane de Pep Guardiola – «Tout part de derrière, on construit le jeu à partir de la défense», confirme Gérard Houllier – le technicien lyonnais n’a jamais caché son amour pour l’entraîneur de Manchester City: «Ce que j’aime chez lui, c’est qu’il arrive à inventer des choses pour être efficace. C’est un entraîneur qui arrive à adapter des joueurs à certains postes sur le terrain.» Genesio avoue aussi vouloir chiper au tacticien catalan «son esprit de jeu, cette envie d’aller au bout de ses idées et la confiance qu’il donne à ses joueurs». Haranguer ses hommes pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, comme avec Nabil Fékir: «Il y a eu une prise de conscience chez lui. Ce mea-culpa [référence à un désaccord tactique qui les a opposés, ndlr] m’a beaucoup aidé dans ma relation avec lui, et il nous a fait avancer. C’est moi qui ai décidé de lui donner le brassard [de capitaine]. Puis, je l’oblige à jouer dans un système comme le 4-2-3-1 car c’est le meilleur dispositif pour qu’il évolue à 100%.»

    Bruno Genesio sait décider et assumer ses choix, comme mettre Memphis Depay (star de l’équipe, acheté 25 millions d’euros) sur le banc, pour créer l’électrochoc nécessaire chez ses joueurs. «Ce n’est pas un politique. Il installe une vraie discipline, une rigueur dans son travail et des règles qu’il suit assidûment tous les jours. Il n’y a pas de passe-droit, il est aussi très strict sur les horaires», explique Gérard Houllier. Reste à mesurer l’efficacité de sa méthode dans les faits. Jeudi, lors du huitième de finale retour d’Europa League face au CSKA Moscou, une scène n’a échappé à personne. Sorti à la 70e minute, le latéral gauche lyonnais Fernando Marçal refuse la main tendue de son coach, qui le somme de s’excuser avant une prise de becs véhémente entre les deux hommes. De ce florilège d’amabilités, Bruno Genesio ressort fragilisé, laissant transparaître l’image d’un entraîneur au manque de charisme criant. La sortie semble proche.

    Le rapport à la hiérarchie


    Du Losc à la Roma en passant par l’OM, Rudi Garcia a souvent entretenu un rapport frontal avec ses dirigeants et grince des dents lorsqu’il se sent moins écouté. Son charisme perd alors de sa substance, le lien s’effiloche et les résultats s’en ressentent. Les critiques fusent comme celles de James Palotta, président italo-américain de l’AS Roma : «Garcia manquait de passion dans sa façon de parler, sa stratégie, sa tactique et la façon dont il préparait les joueurs. Durant les entraînements, il ne parlait presque jamais de stratégie et tactique. Peut-être que ce n’est pas important dans d’autres pays, mais c’est le cas en Italie.»

    Bruno Genesio n’a connu que Jean-Michel Aulas comme président. Son salut à Lyon, il le doit à l’omnipotent septuagénaire. Inspiré par la philosophie des plus grands clubs du monde (Real Madrid, FC Barcelone, Juventus Turin), ce dernier rêve de développer à Lyon l’image d’une institution à la tradition forte. En optant pour Genesio, Aulas voulait miser sur un technicien apte à reproduire l’idéologie du club. Si tant est qu’elle existe…

    Une fois élu, l’éternel dauphin a dû digérer la pression, assumer l’exposition: «Il y a eu une incompréhension avec les supporteurs de l’OL, une réticence à l’idée de me voir débarquer comme coach.» Déçu, Genesio «a beaucoup souffert des critiques», confie Gérard Houllier. Parfois écrasé par la fonction, il reproche aussi aux médias leur «subjectivité»: «J’apprends à vivre avec… Quoi que je fasse, j’ai l’impression que vous allez toujours prendre l’angle négatif. La critique fait partie de mon métier et si on ne l’accepte pas, on doit changer de métier mais je regrette qu’on ne souligne pas le travail que je réalise…»

    Alors que Rudi Garcia a gagné le respect des observateurs grâce à ses titres avec le Losc, Bruno Genesio peine encore à obtenir un succès d’estime. Aux antipodes, les deux entraîneurs font pourtant le même métier. Johan Cruyff disait qu’il valait «mieux perdre avec ses idées qu’avec celles d’un autre». Dimanche à 21 heures, leur singularité fera la différence.

    Sacha Tavolieri

    Liberation

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  • descartes
    a répondu
    Ligue 1 : Lyon est-il imprécis ?


    Publié le dimanche 18 mars 2018 à 07:30

    Emprunté dans le jeu en Ligue 1 ces dernières semaines, Lyon renvoie parfois un sentiment d'imprécision. Cette impression est-elle justifiée ?


    Même si Lyon ne rayonne pas ces dernières semaines en Ligue 1, l'OL n'est pas encore totalement décroché dans la course au podium. Avec 54 points après 29 matches de L1, Lyon présente même le total le plus élevé pour un 4e à ce stade de la saison depuis Auxerre en 2009-2010, année où l'AJA avait fini sur le podium. Opposés à l'OM ce dimanche, les Lyonnais vont jouer le match de la dernière chance pour le podium, en espérant plus d'efficacité que contre Caen la semaine dernière (4 tirs cadrés sur 21).

    Lyon renvoie parfois un sentiment d'imprécision, avec un déchet technique qui ne colle pas avec les talents qui composent son effectif. Cette impression est-elle seulement une vue de l'esprit ? La réponse est oui. Après l'analyse statistique du quatuor de tête de la Ligue 1, il ressort que l'OL est l'une des équipes les plus précises, derrière le PSG, intouchable leader.

    Dans la surface, personne ne cadre plus que l'OL


    Lyon est l'équipe qui cadre le plus de tirs depuis l'intérieur de la surface en Championnat (59,7%), contrairement à ce que les frappes au-dessus de Mariano contre Caen dimanche pourraient laisser penser. L'OL est également en bonne place au classement des frappes cadrées depuis l'extérieur de la surface (44%), seulement devancé par Nice (49,5%), Paris (45,8%) et Metz (44,5%).


    Alors que le manque d'efficacité est souvent pointé du doigt, par Bruno Genesio lui-même, il s'avère en réalité que Lyon marque plus qu'il ne devrait, selon l'indicateur Expected Goals, qui sert à estimer le nombre de buts qu'une équipe «aurait dû» marquer. Selon les Expected Goals, Lyon aurait dû marquer 1,73 buts par match cette saison en Ligue 1, mais présente une moyenne de 2,03 réalisations par rencontre, soit une différence favorable de 0,3 but/match.

    L'OL est donc efficace, même s'il l'est moins que Paris, et surtout Monaco qui tourne à 0,88 buts de plus par match par rapport à ses Expected Goals.
    Les Expected Goals, qu'est-ce que c'est ?

    Pas de problème dans les passes, plus dans les dribbles

    Concernant la précision dans les passes, là encore, l'OL s'en sort plus que bien. Si les standards du PSG sont inatteignables, l'OL présente un taux de passes réussies de 84,5%. C'est le troisième plus élevé de L1 derrière Paris (89,5%) et Nice (87,4%), passes longues et courtes confondues. Avec 53,8% de passes longues réussies, l'OL devance largement ses rivaux directs Marseille (50,9%) et Monaco (50,8%).
    Le déchet technique supposé se retrouve davantage dans le taux de dribbles réussis, avec seulement 57,7%. Un chiffre assez décevant quand on regarde les joueurs réputés techniques qui composent le onze lyonnais. Cela ne présage de rien toutefois, puisque Monaco est un solide dauphin avec seulement 48,8% de dribbles réussis, plus faible total de l'élite.

    C'est toutefois le plus mauvais pourcentage parmi les équipes qui ont le plus la possession du ballon (PSG, Nice, Marseille, Lyon), et cela peut expliquer le manque de décalage face aux défenses regroupées.


    Nathan Gourdol
    l'QUIPE

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  • descartes
    a répondu
    L'OM et l'OL face à la presse locale : les liaisons fièvreuses


    Publié le samedi 17 mars 2018 à 23:03 | Mis à jour le 17/03/2018 à 23:13


    À Lyon, comme on l'a vu récemment, et à Marseille, les relations entre les médias locaux et les clubs sont parfois tendues, entre passion et pression.


    Yohann Hautbois


    Au cœur de ce vieil immeuble qui accueille la Provence depuis 1974, tous les clichés sur Marseille s'effondrent alors qu'il pleut à l'extérieur : personne ne s'étripe sur l'OM pendant la conférence de rédaction du matin. Les responsables de rubrique devisent, tranquillement, des sujets à traiter dans le journal du lendemain, le Salon de la moto, les élections au PS, les annonces des concerts et spectacles... Le foot arrive plus loin, plus tard « mais parce que c'est naturel d'avoir un suivi du club dans le journal », estime Philippe Schmit, codirecteur de la rédaction. Difficile, en effet, d'échapper aux turpitudes sportives, parti pris totalement assumé par Schmit : «Même quand il ne se passe rien, il faut parler de l'OM, toujours. C'est comme les catholiques qui vont à la messe tous les jours, nos lecteurs viennent chercher l'homélie et le sermon sur l'OM .»

    OM-OL, les faux jumeaux


    Et quand l'équipe de Rudi Garcia prend trois points, la Provence, de son côté, gagne 5 à 7 % sur ses ventes (110 000 exemplaires par jour en moyenne). Son site Web, 270.000 visiteurs uniques quotidiennement, bénéficie à plein de l'actualité de l'OM qui génère 30% de son audience !

    Sur France Bleu Provence, on ne se limite pas non plus, avec une émission chaque lundi soir, des chroniques deux fois par jour, un point dans les journaux d'information, la retransmission de tous les matches et un débrief dans la foulée : «Le sport sur notre radio, à peu de choses près, c'est l'OM, l'OM et rien que l'OM, sourit le journaliste Tony Selliez. Jamais vous n'entendrez quarante secondes d'Unai Emery, jamais !»

    «J'assume pleinement d'être derrière l'OM. On ne ferme pas les yeux, on dit les choses mais on est chauvins. Ce n'est pas facile mais j'ose croire que je suis objectif» Tony Selliez, France Bleu Provence

    Biberonné aux exploits de Jean-Pierre Papin et Chris Waddle au début des années 1990, Fabrice Lamperti, sixième saison olympienne au compteur pour le quotidien régional, l'assure pourtant, il n'est plus supporter depuis qu'il a «basculé de l'autre côté de la barrière» :

    «Les supporters sont plus virulents, plus excessifs que nous, on ne peut pas leur raconter n'importe quoi. On préfère que Marseille gagne mais on ne le supporte pas pour autant .» Sûr ? «Bon, je me suis peut-être levé sur le but de Thauvin contre le PSG (2-2, le 22 octobre). Mais c'est parce que les gens étaient debout devant moi (rires). » Tony Selliez, probablement, était l'un d'eux : «J'assume pleinement d'être derrière l'OM. On ne ferme pas les yeux, on dit les choses mais on est chauvins. Ce n'est pas facile mais j'ose croire que je suis objectif.»

    C'est le paradoxe : soupçonnés de chauvinisme, les journalistes locaux sont, au contraire, souvent accusés par les dirigeants d'être trop sévères avec « leur » club. Jean-Michel Aulas confirme : « C'est comme avec les arbitres quand on évolue à domicile et qui, par peur d'être taxé de favoritisme, sont plus durs avec nous. Je n'ai pas du tout le sentiment que les journalistes lyonnais sont supporters de l'OL. Je trouve que la Provence, avec l'OM, l'est plus. »

    «Même en D 2, quand Lyon perdait à Montceau-les-Mines, Aulas voulait qu'on soit positifs» Christian Lanier, «Le Progrès»

    Christian Lanier, journaliste pour le Progrès, se rappelle que «même en D 2, quand Lyon perdait à Monceau-les-Mines, Aulas voulait qu'on soit positifs. Il considère que les Lyonnais doivent être derrière l'OL, même les journalistes.» À 57 ans, dont trente-deux passés à suivre les Gones, Lanier a vu également la riposte évoluer : des courriers au siège du journal, puis des fax, des communiqués de presse sur le site avant, stade ultime, le tweet à la syntaxe, parfois, aléatoire.
    Au retour du match de l'OL à Moscou, Jean-Michel Aulas a de nouveau dégainé sur Twitter, moquant les suiveurs rhodaniens qui bénéficiaient du confort de l'avion du club... Sans préciser, évidemment, que les médias avaient payé leur part. «Une méthode déloyale, violente, car on ne peut pas lui répondre sur le même plan», regrette Lanier, né dans le VIIe arrondissement, à un kilomètre de Gerland. À l'unisson, les médias (dont L'Équipe) décidèrent néanmoins de boycotter la conférence de presse suivante. Aulas ne regrette pas son tweet : «Je voulais rappeler qu'on mettait les médias dans les meilleures conditions de proximité avec les joueurs et le staff. De la même manière, on fait réaliser notre magazine des jours de match par le Progrès, notre base photos est alimentée par leurs photographes. Le Progrès a besoin de nous et on n'est pas souvent récompensés. On a besoin de lui mais de moins en moins car tout passe par le numérique.» Sans surprise, cette tension entre les deux parties s'inscrit au moment où les coéquipiers de Fekir sont dans le dur. «Aulas utilise une ficelle un peu grosse qui marche toujours, constate Gaël Berger, préposé à l'OL pour Radio Scoop. Quand les résultats ne sont pas bons, tu cherches contre qui te liguer sur le mode “personne ne m'aime“.»

    Aulas face à la nécessité d'évoluer


    À Marseille, depuis que l'ère McCourt - Eyraud a débuté (octobre 2016), tout va bien, surtout en comparaison de la période Labrune (juin 2011 - juillet 2016), très attentif à tout ce qui s'écrivait sur l'OM et lui-même. Philippe Schmit assure, pourtant, n'avoir «jamais reçu d'appels de la direction de l'OM.»

    «Si le traitement qu'on fait ne leur plaît pas, c'est leur problème. Quand les joueurs ont été catastrophiques, on a aucun état d'âme. On ne peut pas raconter des salades à nos lecteurs.» Ce qui n'a pas empêché une pression insidieuse comme ce coup de fil d'un président pour proposer de faire les articles sur le mercato «ensemble» ou cette page qui avait déplu aux dirigeants et qui fut affichée dans la salle d'interviews avec des passages surlignés...
    Fabrice Lamperti n'est pas dupe non plus, tout peut vite se dérégler : «Une crise de résultats entraîne souvent une crise relationnelle. Après Monaco (1-6, le 27 août) et Rennes (1-3, le 10 septembre), cela s'est un peu tendu. On est comme un couple en fait. » Au bout de trois décennies, celui formé par Aulas et Lanier a essuyé quelques tempêtes : «Je n'ai jamais eu peur de lui, mais certains confrères, oui, car il peut être dur, il peut faire téléphoner des proches. Il ne va pas pousser ta voiture dans le Rhône mais il sait mettre la pression. (Rires) » L'intéressé, qui considère Lanier comme «un bon mec» rit : « Ce n'est pas dans ma nature d'appeler leur chef ». Mais il a tout de même rencontré, mardi, Pierre Fanneau, PDG du quotidien. Un exemple illustre les rapports entre «JMA» et Lanier : «Quand Sonny Anderson arrive de Barcelone pour 120 millions de francs en 1999 (17M€), on titre : “Est-ce bien raisonnable ?” Il ne l'a jamais digéré, il me le sort tout le temps. Mais il avait raison », reconnaît, beau joueur, le reporter.
    Journaliste à la Provence, Fabrice Lamperti a travaillé avec Jacques-Henri Eyraud
    À 36 ans, son confrère de Radio Scoop n'en est qu'au début de sa carrière mais depuis 2002, il assure «vivre (son) rêve d'enfance avec le recul nécessaire». «Je n'oublie pas que je m'adresse aux Lyonnais mais j'essaie toujours de me dire, avant de donner mon avis, comment je réagirais si ce n'était pas Lyon. » Né dans le IIIe arrondissement, il suit «l'OL depuis tout petit, fatalement». Supporter ? «Oui, car quand ça gagne, je suis content sur les plans professionnel et personnel .»
    À force de passer tous les jours ou presque à l'entraînement, de couvrir cinquante matches par saison, le personnel prend le pas, parfois. «J'analyse le match, la façon de jouer, mais à un moment, oui, sur un coup franc de Juninho, tu peux péter un boulon, tu deviens supporter.» «Juni», son chouchou, Christian Lanier le concède aujourd'hui : «J'avais tendance à le trouver toujours bon. (Sourires) Tu t'attaches aux personnages comme (Ludovic) Giuly, (Pierre) Laigle, (Christophe) Delmotte, des mecs en or. Quand ils se rataient, cela m'emmerdait .»

    Sur le plan commercial, également, tout peut s'entremêler, les partenariats médias-club, les encarts publicitaires, les journalistes qui basculent du côté institutionnel de la communication. Christian Lanier a ainsi débuté au Progrès avec Olivier Blanc, aujourd'hui directeur général adjoint en charge de la communication de l'OL, Gaël Berger à Radio Scoop avec Pierre Bideau, chef de presse du club rhodanien, et Fabrice Lamperti, passé par Sporever (groupe de production et d'édition pluri-médias), eut comme patron Jacques-Henri Eyraud : «Cela a pu faciliter le contact mais il ne me donne pas plus d'infos pour autant.»
    D'autres effectuent le trajet inverse, parfois. Ancien président de l'OM, Bernard Tapie est devenu actionnaire majoritaire de la Provence il y a cinq ans et, promis-juré, il n'influe pas sur la ligne éditoriale, selon Philippe Schmit : «Il a l'OM dans le sang, il suit tous les matches, vit comme un supporter mais les interviews, il les fait plutôt chez vous ou France Football. (Sourires) Il n'a jamais donné de consignes et les journalistes le prendraient mal d'ailleurs. Parfois, pendant un match, il appelle et dit : “Il est bon, lui, il est bon !” Et il raccroche ! » Un vrai folklore qui, pour Tony Selliez, participe à faire du suivi de l'OM, «une drogue». Pourtant, le métier a changé, loin des vestiaires et des terrains d'entraînement, concentré sur les zones mixtes insipides et, à Marseille comme à Lyon, tous les journalistes se plaignent «de ne plus voir les joueurs ». Christian Lanier, au début de sa carrière, jouait avec eux à la pétanque, s'asseyait dans le vestiaire avec Domenech et Tigana : «On voyageait aussi en train Corail, pas en avion (sourires). » Et, surtout, il n'y avait pas Twitter.

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Bernard Tapie : OM-OL, « un vrai match de costauds »


    L’ancien patron de l’OM pose un regard acéré sur le choc de ce soir entre les deux Olympiques et sur la Ligue 1.
    Le 18/03/2018 à 08:34 mis à jour à 09:48




    Sa vie est un roman. Depuis plusieurs mois, elle est devenue un combat. Bernard Tapie souffre d’un cancer de l’estomac et est conscient de l’incertitude qui l’accompagne désormais.

    Au téléphone, sa voix est celle de toujours. Le personnage n’a pas changé. Quand il aime, il le dit ; quand il n’aime pas, il le dit aussi.


    Chef d’entreprise, ministre, député, patron de presse, acteur, chanteur, on l’a oublié, il a remporté deux Tours en 1985 et en 1986 grâce à Bernard Hinault et Greg LeMond et reste l’unique président d’un club français lauréat de la Ligue des Champions.

    Sa parole a ainsi une résonance particulière au moment où l’OM et l’OL se défient.

    Comment voyez-vous cet Olympico ?

    J’en sais rien ! Les deux équipes sont très proches l’une de l’autre et présentent des arguments différents.

    Que voulez-vous dire ?

    Ce n’est pas la même vision du jeu et de l’organisation. Lyon est plus fantaisiste, plus artistique ; l’OM, plus puissant, et plus académique. Ce sera un vrai match de costauds et plus équilibré encore qu’il y paraît.

    « On dispute un championnat de France de la deuxième place »


    Pourquoi ?

    Logiquement, on pourrait croire que l’OM possède un avantage primordial en jouant à domicile. Mais, avec Lyon, ce n’est pas sûr. Les Lyonnais défendent mieux quand ils ne sont pas obligés de faire le jeu et ont des individualités redoutables en contre. Bon, je n’oublie pas Fekir. Son absence, c’est pas un petit truc. On va avoir aussi une énorme explication avec deux gardiens de très haut niveau qui supportent la comparaison avec les autres portiers de la L1, y compris celui du PSG […]

    Vous n’aimez pas ce Paris version Qatar ?

    C’est pas ça. Aujourd’hui, le problème, c’est qu’on dispute un championnat de France de la deuxième place. À mon époque, c’était complètement différent. C’est pour ça que j’avais poussé Jean-Michel Aulas, branché Denisot pour qu’on monte le Clasico, et fait ch… Bordeaux pour qu’il sorte ses sous. En 1993, quand on gagne la coupe d’Europe, il y avait aussi deux clubs français en quarts de finale de la coupe de l’UEFA, Auxerre et le PSG, et un en demi-finale, Paris. On ne peut pas avoir un championnat aussi déséquilibré et décrocher la Ligue des Champions.

    Que faut-il faire ?



    Je ne vois pas comment les concurrents du PSG vont combler le fossé. C’est même parti pour durer d’autant que Paris vendra plus cher encore Mbappé et Neymar. Je ne suis pas certain que l’OM transférera Payet 40 millions d’euros et je mets Lyon dans le même cas. Monaco est à part. On disait que le Russe était fou, mais quand on voit le fric qu’il fait… Il revend ses joueurs trois fois plus chers ! Sans aller jusque-là, les clubs qui s’en sortent le mieux sont ceux qui perdent le moins d’argent avec le capital joueur.

    L’arrivée de Frank Mc Court à la tête de l’OM a-t-elle été une bonne chose ?

    Par rapport à son prédécesseur, c’est mieux. Il y a un vrai projet avec des gens de qualité. On ne va pas faire la fine bouche surtout quand on voit ce qu’il se passe à Lille. D’ailleurs, Bielsa n’aurait jamais été mon entraîneur.


    Pourquoi ?

    Il faut lui mettre une camisole. Jamais, je n’aurais travaillé avec lui, même pas en rêve. Partout où il est passé, ça s’est toujours mal fini. Regardez à Marseille où les supporters se sont fait avoir. Quand on zappe la préparation foncière l’été, c’est sûr qu’on va voler. Et puis, à Noël, on n’a pas plus de pétrole, et tout le monde est à la rue.

    Pourtant, il jouit d’une très bonne image.

    Oui, dans les clubs où il n’est jamais passé.

    Que pensez-vous de Rudi Garcia et de Bruno Genesio ?

    Je ne les connais pas et je ne veux pas me plier à la discipline du café du commerce. J’ai besoin d’être dans la boutique, de sentir l’ambiance, et de voir, par exemple, si les joueurs qui s’en vont sont meilleurs qu’à leur arrivée. Les deux sont à leur place. Il n’y a pas de reproche à leur faire, et l’exploit pour eux, c’est de dépasser Monaco.

    Propos recueillis par Antoine Osanna

    Le progrès

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  • descartes
    a répondu
    Lyon, au coeur de la crise


    Julien Huet

    LIGUE 1 - Depuis l'élimination jeudi soir, en Ligue Europa, l'OL s'efforce de faire bloc pour ne pas tomber encore plus bas ce dimanche à Marseille lors d'une rencontre décisive dans la course au podium.
    A l'OL, les soirs de défaites, les journalistes ont depuis des décennies l'habitude de voir débarquer Jean-Michel Aulas en zone mixte pour désamorcer la crise. Toujours convalescent après une nouvelle opération, le big boss n'était pas à Décines jeudi soir lors de la sortie de route face au CSKA Moscou (2-3). Et ce n'étaient évidemment pas Gérard Houllier ou Bernard Lacombe qui allaient monter au feu devant les médias. Le premier ne parle jamais aux suiveurs lyonnais depuis sa promotion comme "patron du football" (Aulas) en 2016, le second se contente désormais de rares sorties dans laquelle il ressasse ses glorieux souvenirs.



    Du coup, c'est au seul Bruno Genesio qu'est incombée la lourde tâche d'analyser l'inexplicable. Avouant sans détour dès sa première réponse sa "honte", le technicien est apparu terriblement marqué. Sans se déresponsabiliser, l'entraîneur a stigmatisé l'attitude "inadmissible" de certains de ses joueurs. L'égoïsme de Mariano était une fois de plus au cœur des débats. Dans le vestiaire, l'avant-centre n'a pas beaucoup de soutien et son oubli de servir Memphis n'a pas fait monter sa cote. Dans les tribunes, des slogans "Genesio démission" ont pour la première fois été scandés dans les deux virages même si l'assourdissante sono du stade a été lancée dès le coup de sifflet final pour masquer cette vague de contestation.

    La sortie de Marçal difficilement acceptée par certains partenaires



    Sur OL TV, les journalistes et consultants de la chaîne osent dire ce que tout le monde pense au club : "Ça ne doit pas exister sur un terrain de foot". En zone mixte, les joueurs se font rares. Abattu et en colère, le capitaine Anthony Lopes refuse de s'exprimer. Comme lui, les autres cadres – ou supposés cadres- sont aux abonnés absents. Si Fernando Marçal accepte, c'est surtout pour rapidement s'excuser d'avoir refusé de serrer la main de Bruno Genesio au moment de son remplacement. Un épisode difficilement accepté par certains de ses partenaires, d'autant plus que le Brésilien avait mis un temps infini à sortir de la pelouse alors que le chronomètre défilait. Pour les joueurs formés au club, disputer une finale de coupe d'Europe à domicile s'apparentait à une chance inouïe. D'après eux, les recrues n'avaient pas assez pris conscience de cette opportunité unique.



    Le lendemain matin, le club est en ébullition. A tous les étages ou presque, le programme de la journée est chamboulé. Dans les bureaux, les réunions s'enchaînent. Initialement ouvert au public, l'entraînement est finalement à huis clos. Le service de sécurité est renforcé. Prévue en début d'après-midi, la conférence de presse est décalée. Arrivé au club en fin de matinée, Jean-Michel Aulas déjeune dans la brasserie Bocuse du stade avec Bruno Genesio. Le directeur général adjoint juridique, Vincent Ponsot, est également présent.

    Aulas a exigé une remobilisation

    Si le contenu de la discussion est resté secret, l'entraîneur a dévoilé sa tonalité en évoquant "sa chance d'avoir un président comme lui". Venu rencontrer ses joueurs au centre d'entraînement, Jean-Michel Aulas laisse transparaître sa profonde déception. Après les avoir placés face à leurs responsabilités, le patron exige une remobilisation générale avant le choc à Marseille.

    Reparti en taxi sans souhaiter s'exprimer en conférence de presse, "JMA" répondra finalement à nos questions, à la veille du choc, rappelant que la question du changement d'entraîneur n'était pas "taboue" alors qu'il avait défendu bec et ongles son organisation, son entraîneur et son bilan, sur Twitter. Partis au vert (sans Marçal, sanctionné) dans la région marseillaise dès le samedi après-midi, les joueurs savent pertinemment qu'ils n'ont plus qu'une infime chance de sauver leur saison. Elle passe impérativement par une victoire à Marseille.

    Eurosport

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  • descartes
    a répondu
    L1 – LYON : NEUF MATCHS POUR FINIR LA TÊTE HAUTE POUR BRUNO GENESIO


    PUBLIÉ LE 18 MARS 2018 À 07H00 - MIS À JOUR LE 18 MARS 2018 À 07H28

    RÉMI FARGE

    Très marqué par l’élimination de Lyon, jeudi en Ligue Europa, Bruno Genesio a donné l’impression d’être résigné quant à son sort en fin de saison. L’entraîneur de l’OL n’a plus qu’une mission : terminer la tête haute, et pourquoi pas en gagnant ce dimanche à Marseille (21h00).




    Ce n’est pas un sacrifice, mais ça y ressemble. Dès le lendemain de l’élimination de l’Olympique Lyonnais en Ligue Europa, contre le CSKA Moscou (2-3), Bruno Genesio a compris. L’entraîneur lyonnais a reçu une visite de son président. Mais avait-il besoin de cette entrevue pour réaliser que son aventure sur le banc de l’OL touchait à sa fin ? Sous contrat jusqu’en 2019, l’ancien adjoint d’Hubert Fournier n’a pas prévu de démissionner. Jean-Michel Aulas a assuré sur RMC qu’il ne le limogerait pas. Mais le président lyonnais a précisé que son coach « finira la saison ». Rien sur l’après. A part une réflexion : « Comme d’habitude, nous ferons le point à la fin de la saison, et si les objectifs ne sont pas atteints, cela laissera moins de chances au coach de continuer. »

    LE POIDS DU « QUOI QU’IL ARRIVE »


    Quels étaient les objectifs ? Faire mieux que la saison dernière, certainement. Demi-finaliste de Ligue Europa et 4eme de Ligue 1 en 2016-17, l’OL doit maintenant finir en boulet de canon, et donc battre Marseille ce dimanche (21h00), pour espérer accrocher le podium. Mais avant même de savoir si son équipe aura les armes pour terminer derrière Paris et Monaco, Bruno Genesio, encore sonné par le revers moscovite, a donné le sentiment d’être résigné, vendredi en conférence de presse. « J’ai beaucoup de chance d’avoir un président comme lui. (…) C’est une relation qui restera forte quoi qu’il arrive. (…) Je ne suis pas un rêveur, je connais bien le monde du football, et quoi qu’il arrive cette relation restera très forte, parce que j’ai beaucoup de valeurs et j’ai de la reconnaissance. » Prononcé deux fois, le « quoi qu’il arrive » prend forcément une résonance particulière.

    MÊME UNE TROISIÈME PLACE DEVRAIT NE PAS SUFFIRE


    Publiquement soutenu par ses joueurs, via Lucas Tousart vendredi devant les médias, Bruno Genesio sait aussi qu’il joue son avenir dans le métier. « Mon cas personnel sera ce qu’il sera en fin de saison, et je l’accepterai. Je n’aurai aucune rancœur, mais plus de reconnaissance et plus de respect encore », a-t-il ajouté vendredi, en marge du déplacement sur le terrain de l’OM. Sans expérience particulière hormis des passages dans le monde amateur à Besançon et Villefranche-sur-Saône avant d’intégrer l’encadrement technique de l’OL, l’ancien milieu de terrain devra trouver où rebondir, loin de ses racines. Et pour donner envie à un autre club de lui faire confiance, réussir une belle fin de saison serait un vrai plus sur le CV. Car depuis jeudi, et même avant, tout semble indiquer que la fin de l’histoire est arrivée. Même si troisième place il y a en mai prochain, avec cette cassure qu’il a grandement participé à créer, Aulas n’aura d’autres choix que de changer d’entraîneur à l’issue de la saison. Pour préserver ce qui peut encore l’être chez lui. Car après Genesio, il n’y aura plus de fusible.

    football365
    Dernière modification par descartes, 18/03/2018, 09h37.

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  • descartes
    a répondu
    JMA: "..LA question du changement d'entraîneur n'est pas taboue"

    Martin Mosnier


    LIGUE 1 - Pour Eurosport.fr et avant OM-OL, "le match le plus important de la saison pour Lyon", le président des Gones a fait le point sur la situation de son club. Les "excès d'individualisme des joueurs", la situation précaire de Bruno Genesio : JMA n'élude aucune question.


    Comment avez-vous vécu l'élimination en Ligue Europa alors que cette compétition était un objectif majeur ?


    J-M.A. : C'est une déception, c'est certain. On était lancés après le match aller réussi à Moscou. Bien sûr, on s'était dit qu'il fallait essayer d'aller jusqu'à cette finale à Lyon. Si on était tombés face à l'Atlético ou Arsenal, peut-être que cela nous aurait fait moins mal. Après, ça se joue à peu. Un manque de précision et un excès d'individualisme.

    Cette équipe de Lyon n'aime pas le confort et les rencontres supposées plus faciles. Est-ce qu'elle ne manque pas de coups de pied aux fesses ?

    J-M.A. : Des coups de pied aux fesses peut-être. C'est certain qu'il faut une remobilisation sur des matches qui apparaissent confortables. On a battu Monaco, Marseille et Paris cette saison mais perdu des matches beaucoup moins difficiles a priori. Comme face à Moscou. Je mets cela sur le compte d'excès d'individualisme. Quand on se présente face au gardien, qu'il y a un partenaire mieux placé et qu'on choisit d'y aller quand même, j'appelle cela de l'individualisme.

    Bruno Genesio est fatalement responsable de tels égarements.

    J-M.A. : Tout le monde a sa part mais il est aussi responsable des victoires face à Paris, Marseille et Monaco.


    En l'état, ce match face à l'OM et alors que le podium s'éloigne semaine après semaine pour Lyon semble être désormais le match le plus important de l'année pour vous.

    J-M.A. : Dans ce contexte et les éliminations en Coupe de France et en Ligue Europa, il s'agit effectivement du match le plus important de la saison.

    Il semble bien difficile d'imaginer que Bruno Genesio puisse rester sur le banc de l'OL en cas de défaite à Marseille après une nouvelle saison sans trophée.

    J-M.A. : Ce n'est pas mon avis et jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui commande. J'ai 30 ans de carrière et plus de succès que d'échecs. Bien sûr, nous n'aurons pas de trophées mais les compétitions en France sont particulières puisque l'Etat qatari injecte 300 à 400 millions d'euros d'aide par an dans la gestion d'un club qui confisque, du coup, tous les trophées. La vraie compétition, nous la jouons contre Marseille. En France, il faut éliminer le Qatar et Monaco qui a des règles fiscales spéciales.



    Pour être clair, est-ce que Bruno Genesio sera encore le coach de Lyon la saison prochaine en cas de non qualification pour la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive ?

    J-M.A. : Nous ne serons pas en ligne avec nos objectifs initiaux. Quand j'ai le sentiment qu'un changement d'entraîneur peut améliorer l'équipe, je peux le faire. Ce n'est pas une question taboue mais elle se pose à la trêve ou à la fin de saison. Aujourd'hui, la décision n'est pas prise. La qualification en Ligue des champions n'est pas le seul critère. Nous avons par ailleurs raté le quart de finale de Coupe de France à Caen et le 8e de finale de Ligue Europa.

    Presse Océan annonce d'ores et déjà une prise de contact avec Claudio Ranieri...

    J-M.A. : La question est prématurée. Bruno a tout ma confiance et on fera les comptes en fin de saison.

    Le Groupama Stadium a manifesté son mécontentement, la grogne monte chez les supporters. Comment vivez-vous la défiance qui s'installe autour de votre équipe ?

    J-M.A : Je comprends l'impatience de ceux qui veulent être tout en haut mais l'ambition ne peut pas être synonyme de courtermisme.

    Est-ce qu'une absence de Ligue des champions l'an prochain vous obligerait à vendre les éléments les plus cotés de votre effectif cet été pour rester à l'équilibre ? On pense notamment à Nabil Fekir.

    J-M.A. : Depuis que l'OL a créé sa formidable organisation économique, nos fonds propres sont supérieurs à ceux de la moitié du foot français. En cas de non-qualification pour la Ligue des champions, nous aurons sans doute des opérations à faire mais elles ne concerneront pas forcément Fekir. On a beaucoup de pépites avec notre centre de formation, qui ont une forte valeur marchande. On peut penser à Willem Geubbels par exemple.



    Comment vivez-vous justement cet épisode et le refus d'un de vos jeunes les plus prometteurs de prolonger son contrat ?


    J-M.A. : Je le vis comme un échec pour tout ce qu'on a fait en matière de formation. S'il fait le choix de partir alors qu'on lui a fait la plus grosse offre jamais proposée à un jeune de notre effectif que ce soit pour Benzema, Tolisso ou Lacazette , alors c'est qu'il prend en compte des éléments extra-sportifs qui faussent le jeu.

    Lesquels ?

    J-M.A. : Le soleil sans doute...

    Aujourd'hui, son avenir est-il scellé ?

    J-M.A. : Il est sous contrat jusqu'en juin et son père m'a assuré qu'il ne partirait pas libre. Il y a une chance sur deux qu'il ne prolonge pas avec nous cet été.


    Eurosport

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  • descartes
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    Jean-Michel Aulas face à la nécessité d'évoluer après l'élimination de l'OL en Ligue Europa


    Publié le samedi 17 mars 2018 à 00:35

    Hervé Penot



    Le président de l'Olympique lyonnais est à un tournant après l'élimination de son club en Ligue Europa.

    Jean-Michel Aulas n'était pas au stade, jeudi soir, la faute à sa lourde opération d'un genou. Mais il n'a rien raté de la claque reçue par son club (élimination face au CSKA Moscou, 1-0, 2-3) dans une compétition, la Ligue Europa, qui s'achèvera au Groupama Stadium, et il est même venu réconforter Bruno Genesio, vendredi après-midi, au centre d'entraînement. C'est une habitude : il lâche rarement un entraîneur dans ces instants difficiles. Mais cette élimination en C 3 est, par ricochet, l'échec d'une gouvernance sportive qu'une troisième place en Championnat, encore possible, ne doit pas totalement masquer.


    Depuis son arrivée à la tête de l'OL, en 1987, le président (68 ans) a construit une institution hors norme. Qui peut lui contester l'appellation de plus grand dirigeant du foot français ? Les sept titres de champion de France successifs, la longévité en haut de l'affiche, la mise en avant du foot féminin, le travail sur le marketing sportif, la construction d'un stade et d'un centre d'entraînement n'ont pas d'équivalent dans le pays. Mais les temps changent et la C 1 semble s'éloigner pour la deuxième année consécutive, ce qui constituerait une première en vingt ans.

    Le club n'a pas de directeur sportif


    Lyon se trouve peut-être à un tournant de son histoire récente. Aulas a souvent géré le club entouré de proches du sérail et peu susceptibles de s'opposer à ses décisions. Dans les moments les plus tendus en début de saison, il s'en est remis, sur le plan sportif, à Bernard Lacombe, son conseiller, et Gérard Houllier (conseiller extérieur en matière sportive), deux hommes en qui il a confiance mais qui ne se parlent pas spécialement et n'ont pas la même vision du foot. Dans ce contexte, l'entraîneur est à l'écoute de conseils parfois contradictoires et à la merci des desiderata du boss, même si Genesio n'a cessé de louer, vendredi, ses relations avec Aulas. Mais n'est-il pas temps de changer d'organigramme en instaurant, par exemple, un directeur sportif qui serait le tampon entre lui et l'entraîneur, entre l'entraîneur et ses joueurs ?

    Aulas avait pensé à Juninho, preuve qu'il est peut-être ouvert à cette idée, mais quelle légitimité possède le Brésilien à part celle d'être une idole de la maison ? Quels sont ses réseaux, ses relations dans le milieu ? Le club a peut-être besoin d'un souffle extérieur, d'idées nouvelles, de se décentrer, de sortir d'un entre-soi parfois sclérosant. Pas facile évidemment de modifier un système qui a si longtemps fonctionné, mais les ambitions présidentielles sont élevées. Plus que les résultats actuels. Une bonne raison pour évoluer.

    l'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    OL : une carte à jouer pour Maolida


    Par Willy Sonthonnax

    publié de 13 mars 2018


    AUTEUR D’UNE PRESTATION INTÉRESSANTE FACE À CAEN, DIMANCHE, EN CHAMPIONNAT, MYZIANE MAOLIDA A PROFITÉ DE CETTE TITULARISATION POUR MARQUER DES POINTS AUPRÈS DE BRUNO GENESIO.

    Repositionné sur la gauche de l’attaque du 4-3-3 de l’entraîneur rhodanien, dans le match opposant Lyonnais et Caennais (1-0), dimanche dernier, Myziane Maolida a réalisé une performance correcte. Très remuant, l’international U19 de l’équipe de France a souvent été, avec Jordan Ferri, un des rayons de soleil d’une équipe lyonnaise plutôt timorée. Pour notre spécialiste, Nicolas Puydebois, sa copie était très encourageante. « Titulaire pour ce match contre Caen, je l’ai trouvé intéressant. Actif et entreprenant, il a été jusqu’à sa sortie, le Lyonnais le plus dangereux du match. » Si ce dernier n’était pas tombé sur un excellent Rémy Vercoutre, il aurait sûrement pu voir sa frappe aller au fond des filets après une combinaison superbe avec Mariano Diaz (34e). Son excellente entente sur le côté gauche, avec Ferland Mendy, a notamment été à l’origine de l’ouverture du score de Bertrand Traoré (63e). Une performance qui pourrait peut-être lui permettre de migrer et s’installer progressivement sur l’aile gauche. Sa grande polyvalence lui permet en tout cas de s’adapter à la quasi-totalité des postes offensifs.

    UNE ALTERNATIVE SÉRIEUSE À GAUCHE POUR GENESIO ?


    Depuis ce début de saison, Maolida effectue des apparitions remarquées sous la tunique lyonnaise. Comme dans le stade mythique de Goodison Park, face à Everton, dans un match capital pour le destin européen de l’OL. Sans être étincelant, le natif de Paris avait répondu présent pour sa toute première titularisation en Europa League. 3 buts toutes compétitions confondues sont à mettre à l’actif de l’attaquant qui a fêté ses 19 ans il y a tout juste un mois. Ne démarrant que très peu les rencontres, il pourrait cependant grappiller du temps de jeu avec l’enchaînement des matchs, si Lyon venait à réaliser un bon parcours en Ligue Europa. Souvent irrégulier, Memphis Depay pourrait, quant à lui, voir débarquer un sérieux concurrent sur son côté gauche en cette fin d’exercice. Interrogé en octobre dernier au sujet de son jeune prodige, Bruno Genesio ne tarit pas d’éloges lorsqu’il s’agit de parler d’un élément qu’il connait parfaitement. » C’est l’un des joueurs les plus talentueux que l’on a à l’académie, ses rentrées en cours de match sont satisfaisantes. Il travaille énormément à l’entraînement. » Le dribbleur lyonnais vient d’ailleurs d’être appelé ce mardi, en équipe de France U19, en compagnie d’Amine Gouiri, à l’occasion du tour Elite qualificatif pour l’Euro 2018. Prolongé par l’OL, cet été, jusqu’en 2022, il faudra néanmoins encore beaucoup de travail pour que, l’attaquant prometteur, acquiert une certaine régularité et s’impose à long terme dans l’effectif rhodanien.

    Lyon Capitale

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  • descartes
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    valeurs de transfert des joueurs de l’OL en forte augmentation


    Par Justin Boche

    Publié le 12/03/2018 à 09:59

    Depuis le début de saison la valeur marchande de plusieurs joueurs de l’ Olympique lyonnais a fortement grimpée selon l'Observatoire du football CIES. En tête, Nabil Fekir est aujourd’hui valorisé à 66,8 millions d’euros (+35,1 M€).
    Nabil Fekir montre son maillot lors du derby ASSE - OL ()


    Dans sa lettre hebdomadaire , l'Observatoire du football CIES a publié les valeurs de transferts actualisés des joueurs des cinq plus grands championnats. Des chiffres comparés à ceux publiés il y a six mois afin de mettre en exergue l'augmentation des valeurs marchandes de certains joueurs. Un classement ou les Lyonnais figurent en bonne position . On y apprend par exemple que la valeur de Nabil Fekir a grimpé de 35,1 millions d’euros pour atteindre 66,8 millions d'euros. Le prix de Memphis Depay a augmenté de 29,7 millions pour atteindre 46,7 millions d'euros, celui de Mariano Diaz (+21,5M€) est estimé à 27,3 millions d'euros et celui de Houssem Aouar (+20,2M€) est estimé à 22,5 millions d'euros. En France , c'est Kylian Mbappe (PSG) qui a connu l'augmentation la plus élevée de sa valeur (+54,7 M€) pour atteindre 188,5 millions d'euros. Dans les cinq grands championnats, c'est le joueur de Liverpool Mohammed Salah qui a le plus été valorisé avec une augmentation de 74,7 millions d'euros pour atteindre 162,8 M€.

    Lyon Capitale

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  • descartes
    a répondu
    Le podium est-il encore envisageable pour Lyon ?


    Christophe Gaudot



    LIGUE 1 - Dans un contexte tendu autour du club, l'Olympique Lyonnais, qui affronte Caen ce dimanche puis Marseille le weekend prochain, entame une semaine décisive pour la suite de sa saison avec en creux une question : l'OL peut-il terminer la saison sur le podium de Ligue 1 ?
    21 janvier 2018, Memphis Depay offre, dans les arrêts de jeu, la victoire à l'Olympique Lyonnais face au Paris Saint-Germain. Les Lyonnais sont deuxièmes de Ligue 1, ont la deuxième attaque du championnat et n'ont connu la défaite qu'à deux reprises. et ont aussi battu les trois autres membres, Paris donc mais aussi Marseille et Monaco, du "big four" à la française.

    A 10 journées de la fin, la lutte fait rage à tous les étages



    Deux mois plus tard, Lyon est passé de la deuxième à la quatrième place, n'a plus connu la victoire en L1 (3 nuls, 3 défaites) et occupe même la dernière place du classement entre la 23e et la 28e journée. Et Monaco et Marseille ne se sont pas fait prier pour saisir l'occasion : avec sa victoire de vendredi sur Strasbourg, l'ASM a repoussé l'OL à douze points et l'OM s'est octroyé un matelas de cinq longueurs. Le podium s'est éloigné.




    Une partie de la réponse à Marseille


    Pour espérer accrocher le podium, et donc la qualification pour la Ligue des Champions si chère à Jean-Michel Aulas , l'OL va devoir compter sur une combinaison de deux facteurs : qu'il aille mieux, ou qu'il s'inspire de ce qu'il fait sur la scène européenne sur laquelle il reste sur trois succès de suite, et compter sur un coup de mou de Monaco - peu probable a priori - ou de Marseille. Ainsi, le OM-OL du weekend prochain revêt une importance capitale pour les Gones qui pourraient déjà dire adieu, ou presque, aux trois premières places en cas de revers.

    D'autant plus que les Phocéens n'ont pas pour habitude de lâcher des points face aux petits. Cette saison, les joueurs de Rudi Garcia ont pris 54 points sur 69 possibles face aux non-membres du "big four" quand Lyon s'est contenté d'un maigre 42/69. Avec cinq points d'écart entre Marseille et Lyon, et plus aucune confrontation entre cadors, le podium se jouera mécaniquement dans les matches face aux "autres" équipes. Lyon n'a donc d'autres choix que de retrouver le succès face à Caen, ce dimanche.



    Sur le plan extra-sportif, l'ambiance n'est pas au beau fixe autour du club puisque les journalistes ont boycotté la conférence de presse de Lucas Tousart et Bruno Genesio vendredi suite aux attaques de Jean-Michel Aulas envers des journalistes du Progrès en marge de la rencontre face au CKSA Moscou . Le communiqué officiel de "l'Institution" (avec une majuscule donc) publié vendredi dans l'après-midi n'a pas apaisé les tensions. Pas la meilleure manière d'aborder deux matches capitaux qui en diront beaucoup de la possibilité d'un podium final pour l'OL.

    Eurosport

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  • descartes
    a répondu
    Lyon : un modèle d'avance, vraiment?


    Publié le mercredi 7 mars 2018 à 18:10
    Nullement affecté par le coup de mou de l'OL au moment où s'amorce la dernière partie de saison, Jean-Michel Aulas continue d'afficher des objectifs ambitieux. Mieux : son club symboliserait le modèle économique que les réformes de l'UEFA entendent favoriser. Vraiment ?


    J. LB.

    Le modèle économique fait ses preuves


    Sûr de lui, comme souvent. Dans un entretien à notre journal, samedi, Jean-Michel Aulas a non seulement répété sa foi dans le modèle économique du club qu'il dirige depuis 1987, mais aussi assuré que ses choix anticipaient le nouveau football européen voulu par le président réformateur de l'UEFA, Aleksander Ceferin. «On prépare un OL qui va arriver au moment où l'UEFA via son nouveau président aura fini sa restructuration. Le foot européen va être régulé sur la base des académies, des infrastructures et on sera alors dans les meilleurs.»
    Le président lyonnais fait ici référence au fair-play financier : en vigueur depuis 2011 et surtout connu pour sa règle d'équilibre entre dépenses et revenus, il encourage aussi les clubs à faire des «investissements responsables dans l'intérêt à long terme du football», comme des équipements, des centres de formation ou des travaux d'amélioration des stades, autant d'investissements assimilés à de la «bonne dette» et qui ne sont pas comptabilisés dans les déficits autorisés par le régulateur (5 M€ ou 30 M€ selon les cas).

    Formation, équipements... Sur ces terrains, «JMA» a beau jeu de se prévaloir d'une certaine avance sur ses principaux concurrents, y compris le PSG.


    Un chiffre d'affaires en hausse

    Le centre de formation ? L'OL rappellait récemment et à raison que le sien «demeure à la première place depuis cinq ans et [s'est placé] devant Monaco et le PSG» lors de la saison 2016-2017 selon le classement de la direction technique nationale (DTN). Et fort d'une étude de l'Observatoire du football-CIES d'octobre 2017, le club peut aussi souligner qu'«au niveau européen, l'Academy OL est le premier centre de formation français et occupe la 3e place européenne [du Big 5] après le Real Madrid et le FC Barcelone» - il y a pire compagnonnage.

    Le stade ? Inauguré en janvier 2016, le Parc OL devenu Groupama Stadium (59 000 places) a hissé le chiffre d'affaires du club à des hauteurs inédites. Pour la première fois depuis le début des années 2010, l'OL se retrouve, selon le cabinet Deloitte, au pied du Top 20 européen pour les revenus engrangés sur une saison (198,3 M€ en 2016-2017, 21e). Pour Brand Finance, qui mesure la valeur des «marques club», Lyon (27e) se place derrière le PSG (7e) mais devant Monaco (35e) et l'OM (36e). Le stade a fait grimper cette valeur de 54% en un an...

    Même si la billetterie a reculé lors de la première partie de saison (notamment en raison de sa non participation à la phase de groupes de la C1 comme la saison précédente à pareille époque), le premier actionnaire d'OL Groupe (27,8% du capital) n'a pas de raison de cacher sa joie : «On a battu des records d'audience dans notre stade avec plus de 58 000 personnes pour Saint-Étienne. Ç'avait été le cas déjà pour Marseille, Monaco et Paris. C'est du foot durable.»

    Cette expression de «foot durable» n'est pas anodine. Elle fait référence à une stratégie de développement visant à découpler au maximum les revenus du club de ses résultats sportifs. L'Olympique lyonnais reste toutefois tributaire d'une participation à la Ligue des champions et devra vendre des joueurs pour rétablir l'équilibre des comptes si celle-ci se dérobait encore en fin de saison.


    La qualification européenne ou la vente de joueurs


    Toujours au ralenti en L1 après son nul (1-1) à Montpellier, dimanche, l'OL, 4e à cinq longueurs de l'OM, est loin d'être assuré de voir la C1 l'an prochain. Le club a déjà connu cette situation l'été dernier (4e) et «JMA», s'il appelle son staff à «se concentrer sur la Ligue Europa [le vainqueur sera automatiquement qualifié pour la phase de groupes de la C1 la saison suivante] et sur la quête du podium», dispose d'un plan B en cas d'échec : le trading joueurs.

    «On a formé des joueurs de grande qualité et, si on n'est pas en Ligue des champions, j'aurai la ressource, même le coeur à l'envers, de vendre pour ne pas tomber, nous disait-il samedi. Ça fait deux ans de rang que nous faisons des bénéfices. Si on n'est pas en Coupe d'Europe, on a donc un levier.»
    Lacazette a fait du bien
    L'OL Groupe a généré des bénéfices en 2015-2016 (9,6 M€) puis en 2016-2017 (4,7 M€). La holding du club affiche également un résultat net positif (6,2 M€) pour le premier semestre de la saison 2017-2018, selon les chiffres publiés fin février par le club côté en Bourse, les premiers à prendre en compte le transfert d'Alexandre Lacazette à Arsenal (53 M€ + 7 M€ de bonus, un record pour l'OL). Lors des deux exercices précedents, déjà, les transferts de Samuel Umtiti au FC Barcelone (2016) et de Corentin Tolisso au Bayern Munich (2017) s'étaient montrés indispensables pour aider l'OL à finir comptablement dans le vert.

    Les projets de réforme de l'UEFA et de la Fifa en matière de transferts seraient-ils favorables au champion du «trading» qu'est devenu Lyon, avec Monaco en France ? Pas sûr. Selon le projet «fair-play financier 2.0» dévoilée par le Parisien, l'UEFA entendrait notamment interdire aux clubs d'afficher un déficit des transferts supérieur à 100 M€ par saison. Cette règle, qui aurait par exemple exigé du PSG cet été de vendre pour 300 M€ de joueurs pour être autorisé à acheter Neymar et Mbappé pour un total de 400 M€, aurait un effet déflationniste sur le montant des transferts qui pourrait gêner l'OL. Idem les autres membres du «carré», Monaco pour les mêmes raisons que l'OL, et le PSG et l'OM parce que la mesure pourrait limiter leurs emplettes.
    La concurrence en France imite le modèle
    Jean-Michel Aulas ne perd pas l'occasion de comparer son club à ses concurrents en estimant que sa situation est plus enviable que la leur. «Paris a été mis sous contrôle de l'UEFA (fair-play financier), Marseille va l'être et Monaco l'a été. (...) Que va faire Marseille avec 60 ou 70 M€ de déficit (le déficit de l'OM était d'environ 40 M€ cumulés sur les trois dernières saisons) ? Le modèle de Ceferin est celui qu'on a conçu. Vous verrez...»

    A l'appui de sa démonstration, le dirigeant lyonnais cite encore la forte disparité salariale entre clubs. Notre enquête sur les salaires de la Ligue 1, début février, a montré que le salaire moyen à Lyon (130 000 €) était sensiblement inférieur à celui de Marseille (223 000 €). Pas question pour Aulas d'entrer dans «la course à l'échalote avec les autres» si c'est pour «se retrouver dans le mur». Et de comparer «son» OL à Monaco et à Marseille qui seraient en danger en cas de non qualification pour la Ligue des champions. «Ils ont une épée de Damoclès, car les salaires ne sont pas neutres en vue du fair-play financier.»

    Dans son entreprise de persuasion, Jean-Michel Aulas aurait pu encore mentionner les moyens dont... Marseille entend se doter pour réussir son «projet OM Champion». Dans un entretien aux Echos, début janvier, Jacques-Henry Eyraud, le président du club phocéen avait mentionné «la relance de la formation» (le club a signé depuis avec la ville un bail emphytéotique pour occuper un stade local pour y loger formation et équipe féminine) et l'objectif de «faire de l'OM l'opérateur du stade Orange Vélodrome» pour y développer ses revenus (la négociation avec Arema, le gestionnaire actuel, devrait aboutir avant la fin de saison). Comme un air de parenté avec la stratégie lyonnaise...

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Marcelo, le colosse fragilisé de l'OL


    Publié le jeudi 8 mars 2018 à 00:15

    Le Brésilien a été touché par son erreur à Monaco et tarde, depuis, à retrouver la même sérénité.


    Hervé Penot

    MOSCOU (RUS) - Et si les premières fissures étaient apparues au soir d'une défaite à Monaco (2-3, 4 février) ? Une erreur sur un contrôle de la poitrine, un but de l'ASM signé Rony Lopes (88e), et les prémices de la plongée lyonnaise. Marcelo (30 ans) a, depuis, des difficultés à se relever. En interne, on l'avait trouvé touché, terriblement déçu d'avoir abandonné ses partenaires. Il n'avait pourtant pas à s'en vouloir tant le Brésilien a été l'un des maillons forts de cet OL version - un temps - dauphin du PSG. Son assurance semblait inoxydable avant cet épisode qui a mis à nu des failles inattendues. Le boss promènerait donc parfois des doutes...

    Il suffit encore aujourd'hui de regarder ses relances souvent longues - pas toujours ratées toutefois, à l'image de sa passe vers Mariano contre Saint-Étienne (1-1, le 25 février) -, comme sa manière de se débarrasser de la balle sous le pressing. Bien plus à l'aise à Montpellier (1-1), dimanche, dans son rôle purement défensif, il a encore cherché à se rassurer via des renvois pas toujours maîtrisés. « Mais il a été très bien, très présent dans les duels aériens, il est revenu, explique Bruno Genesio, son entraîneur. Il a parfaitement commandé la défense. Effectivement, il a été très marqué après Monaco, mais j'en ai discuté avec lui. Le jeu demande des fautes et il faut savoir les accepter et les corriger. Il a beaucoup d'expérience et il est capable de rebondir après une période un peu plus difficile. »


    Olympique Lyonnais

    @OL
    En réponse à @OL
    #CSKAOL "@MarceloGuedes02 a été très rassurant à Montpellier. Il a bien commandé la défense. Il faut savoir accepter ses fautes et il l'a très bien fait."

    19:44 - 7 mars 2018
    42


    Marcelo représente un peu le symbole de cet OL fragilisé : l'équipe a perdu des repères, de la sérénité et ce ne sont pas les jeunes, en l'absence de Nabil Fekir, qui peuvent prendre les choses en main. Le Brésilien, comme Jérémy Morel d'ailleurs, est censé tranquilliser, apaiser. Ce n'est plus complètement le cas.

    Au club, on le décrit comme un modèle


    Il doit donc retrouver son rôle, régler définitivement ses soucis passagers. À Moscou, il passe un nouveau test important de solidité mais aussi de leadership. Au club, tout le monde loue son professionnalisme. Rentré de Caen en retard (l'avion n'avait pas pu décoller le soir du match), après la défaite en Coupe de France (0-1, jeudi dernier), il s'était pointé l'après-midi au centre d'entraînement pour travailler. Il ne laisse rien au hasard, s'arrête sur chaque détail, un modèle, affirme-t-on à l'OL. Et qu'en pensent ses adversaires ?

    Gaëtan Laborde, qui l'a rencontré avec Bordeaux, parle d'un « super défenseur, l'un des meilleurs en Ligue 1, il est costaud, a du vice. On sent un patron. » Voilà ce qu'il a longtemps dégagé, une sensation de force brute. Karl Toko Ekambi, le Camerounais d'Angers, insiste : « C'est vraiment un défenseur rugueux, intelligent. Il est souvent bien placé, il harangue ses équipiers, a de l'expérience. Et comme il a une grande envergure, il coupe beaucoup d'actions. Il est ce patron qui leur manquait un peu l'an passé. Je trouve qu'il apporte plus de sérénité à l'OL. » Qu'il compte apporter de nouveau dès ce soir...

    l'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Anthony Lopes, gardien encore brut ou trop brute ?



    Publié le jeudi 8 mars 2018 à 07:45 | Mis à jour le 08/03/2018 à 14:17


    Kylian Mbappé K.-O., Diafra Sakho qui évite de peu une paire de genoux : Anthony Lopes s'est distingué par quelques sorties kamikazes ces dernières semaines. Le gardien de l'OL, qui affronte le CSKA Moscou ce jeudi (19h00) en huitième de finale de la Ligue Europa, y va-t-il trop fort ?


    Gregory Blachier



    Puisque tout va très vite dans le football – comme le dit l'adage et le répètent les joueurs –, Anthony Lopes devrait se méfier : on a tôt fait d'avoir mauvaise réputation. La sienne a peut-être été bâtie en deux secondes. Celle qui lui a manqué pour éviter de percuter Kylian Mbappé lors d'OL – PSG, le 21 janvier, et celle qui lui aurait permis de ne pas avoir les genoux à hauteur du visage de Diafra Sakho, face à Rennes, trois semaines plus tard.
    Ennjimi : «Lopes n'avait pas d'autre solution»
    Sa sortie à la rencontre de l'attaquant parisien, sonné par leur choc flanc contre tête, a suscité de longs débats : faute, pas faute ; excès d'engagement, manque de maîtrise ou aléa d'un match. Chez les consultants, ni les anciens joueurs ni les arbitres n'ont réussi à se mettre d'accord. Si ce n'est sur un point : Lopes est un gardien spectaculaire, l'a toujours été et cela ne va pas sans risques. Sont restées une image – Mbappé au sol – et une question : le gardien lyonnais met-il ses adversaires en danger ?

    «Non, ce n'est pas un joueur dangereux», évacue Elie Baup, défenseur de la première heure. «Lopes incarne vraiment le gardien de but à la française, salue plutôt l'ex-gardien puis entraîneur, consultant pour beIN Sports. Ses sorties, c'est une manière d'être le premier sur le ballon, d'être offensif, de ne pas subir, ça implique un engagement physique.»

    Sur la tête de Zlatan


    Cette façon d'aller au devant de l'action a toujours été la marque de fabrique du Lyonnais, joueur et camarade de jeu un peu fou, parfois sanguin, qui reconnaît avoir dû tempérer ses ardeurs. Déjà, en finale de la Coupe de la Ligue 2014, il s'était distingué par une sortie très musclée sur le Parisien Lucas. A l'automne suivant, avant un OL-OM, il expliquait : «Je travaille sur l'anticipation, j'essaie de maîtriser la prise de risques, je suis moins kamikaze.» Mais quelques mois plus tard, il rappelait la nécessité d'être «un peu fou quand on est à ce poste. Il faut être capable de mettre les mains là où d'autres ne mettraient pas les pieds.»

    Le problème n'est pas là, car dans un cas (Mbappé) comme dans l'autre (Sakho), ses mains étaient sur le ballon. Le reste de son corps était, lui, lancé à toute blinde sur l'adversaire. Mais comment progresser sur cet aspect de son jeu quand cet engagement total est précisément ce qui plaît, en particulier chez ses semblables ? «C'est le seul gardien que j'ai vu aller chercher des ballons sur la tête de Zlatan», disait ainsi le gardien des grandes années lyonnaises, Grégory Coupet, au site Le Libéro Lyon en octobre 2014. Dans le même temps, il disait voir un gardien devenu «plus propre dans ce registre» qu'à ses débuts.

    Temps de retard et bassin trop haut


    Devenu récemment son entraîneur, puisque Joël Bats a filé à l'Impact (ça ne s'invente pas), Coupet va devoir façonner un gardien plus net encore, car les maux pointés aujourd'hui sont ceux identifiés à l'époque, y compris par les défenseurs de Lopes qui offrent donc des pistes de progression.

    Portier au style comparable et au talent certain dans les années 1980-90, Gaëtan Huard aime l'«audace» de Lopes et redoute que le Lyonnais soit victime de sa réputation (re)naissante, dont il ne voudrait pas qu'elle lui porte préjudice alors qu'il est relativement peu sanctionné.

    6
    C'est le nombre de cartons jaunes reçus par Anthony Lopes en 175 matches de Ligue 1, soit un tous les 29 matches en moyenne. A titre de comparaison, Stéphane Ruffier en a reçu 17 et un rouge en 359 matches (soit un tous les 20 matches), Benoit Costil cinq jaunes et deux rouges en 250 matches (soit un tous les 36 matches).
    Mais lui-même glisse ici et là de quoi éclairer les actions litigieuses du Lyonnais : il lui faut tantôt «améliorer la lecture du jeu», tantôt «travailler l'anticipation» ; puis l'ancien gardien de Bordeaux et de l'OM, consultant beIN aujourd'hui, relève que Lopes a parfois «un temps de retard» qui «peut se corriger» et «monte beaucoup le bassin». Elie Baup, pourtant prompt à «plutôt prendre Lopes en exemple», a vu la même chose : «Pour maîtriser la balle avec le haut du corps, il se protège avec le bas», dit-il. Or ce n'est pas la sortie elle-même qui est dangereuse mais cet infime temps de retard ou cette manière de se préparer au choc, voire d'intimider l'adversaire.


    Sur l'action qui amène la collision avec Mbappé, l'attaquant parisien est d'abord en avance et touche le ballon (photo ci-dessus), ce qui va contraindre Lopes à s'engager davantage et à plonger pour toucher la balle, et va le conduire à percuter l'attaquant parisien (photo du ci-dessous).


    (A.Martin/L'Equipe)



    «Je pense qu'Anthony Lopes s'achète le respect aussi»

    Gaëtan Huard

    Tout en défendant encore Lopes – «son objectif, c'est toujours le ballon», dit-il – Gaëtan Huard propose une autre lecture des sorties très physiques du Lyonnais : «Je pense qu'Anthony Lopes s'achète le respect aussi. Quand les gardiens sortent avec beaucoup de puissance et d'impact, ça force le respect. Moi, j'allais à l'impact, les joueurs le savaient. Les mecs, faut leur faire peur un peu.»

    Et l'ancien Bordelais de regretter que ses successeurs en Ligue 1 ne soient pas assez protégés par les arbitres, que les attaquants ne dévient pas toujours leur trajectoire de course alors que, gardien, «dès que tu n'as plus les pieds au sol, tu ne peux rien faire».

    Mais plutôt qu'un foot sans duels ni contacts, il y a des solutions techniques pour moins exposer Lopes et ses adversaires aux chocs : modifier sa posture (bassin, genoux, voire l'impulsion puisque Lopes saute très haut et très loin), mieux lire le jeu et anticiper les courses des attaquants. Gaëtan Huard en propose une autre encore : qu'Anthony Lopes se positionne un peu plus loin de son but afin de gérer plus aisément la profondeur. «Tu vas prendre des buts de loin, mais combien ? Il faut voir le côté positif. Peut-être qu'il faut qu'il soit un peu plus haut pour rattraper le mètre de retard qu'il a parfois.» Et qui provoque des collisions parce qu'en face, tout le monde va très vite.

    l'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Pourquoi Lyon-CSKA Moscou est le match le plus important de la saison pour le foot français


    08/03/2018 à 12h22


    L’OL se rend ce jeudi en 8es de finale aller de Ligue Europa sur la pelouse du CSKA Moscou (19h00). Un déplacement à la fois périlleux et important pour les hommes de Bruno Genesio, à la peine en championnat. Mais aussi pour le football français, en vue de la prochaine saison européenne.
    A priori, ce CSKA Moscou-Lyon, programmé à 19h heure française n’a pas d’autre enjeu prioritaire que celui d’une relance profitable au club rhodanien. Dans le dur depuis le ''mug'', la victoire sur le fil face au PSG (2-1) et la qualification en quarts de finale de Coupe de France aux dépens de Monaco (3-2), l’OL, quatrième de Ligue 1 est en proie au doute : aucune victoire lors de ses six derniers matches de championnat, une élimination fâcheuse en Coupe de France contre Caen (1-0), les Gones n’avancent plus.

    Forcément, le défi russe serait un bon moyen de relancer la machine, plutôt performante sur la scène européenne (l’OL reste sur deux succès probants face à Villarreal). Mais pas que. Ce jeudi, sur la pelouse de la Veb Arena de Moscou, l’OL aura un devoir national. Une grosse pression sur les épaules même. Et on peut supposer que Jean-Michel Aulas, assez sensible sur le sujet, saura trouver les mots pour mobiliser les troupes.

    Déterminant pour les deux Coupes d'Europe


    Ce pensum, c’est évidemment le classement UEFA et la 5e place actuellement détenue par la France, avec 54,248 points devant la… Russie (tiens, tiens !) et ses 52,382 unités. Une place que la France et l’OL doivent défendre à tout prix, en vue de la réforme des Coupes d’Europe la saison prochaine. Grâce à son classement actuel, la Ligue 1 pourra envoyer deux clubs directement en Ligue Europa – au lieu d’un cette saison –, à savoir le quatrième du championnat et le vainqueur de la Coupe de France. Cette 5e place pourrait aussi avoir des retombées heureuses en Ligue des champions.




    Si le vainqueur de la Ligue Europa, ce printemps à Lyon, est également déjà qualifié pour la prochaine C1 via son championnat, le troisième de Ligue 1 disputera la phase de poules de la compétition, et ne passera plus, au préalable, par un tour préliminaire. Cela ne jouerait pas forcément pour la Ligue des champions prochaine dont les places sont déjà attribuées par nation mais plutôt pour les suivantes.

    Autant de raisons de motiver les Lyonnais et de les soutenir au stade ou devant son téléviseur ce jeudi soir, à 19 heures, lors de cette double confrontation directe... pour un meilleur sort l'année prochaine sur la scène européenne. Un match à suivre en direct sur l'antenne de RMC et en direct commenté sur RMC Sport.

    RMC sports

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  • xaaam
    a répondu

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  • Torpedo
    a répondu
    LIGA – ESPANYOL BARCELONE : OPTION D’ACHAT OFFICIELLEMENT LEVÉE POUR SERGI DARDER
    Dimanche, contre Levante (1-1), Sergi Darder a disputé son 24eme match avec un minimum de 45 minutes sous les couleurs de l’Espanyol Barcelone. Un cap qui lève officiellement son option d’achat.

    C’était attendu, c’est désormais officiel. Sergi Darder n’est plus un joueur de l’Olympique Lyonnais. En disputant dimanche, contre Levante (1-1), son 24eme match avec un minimum de 45 minutes, le milieu de terrain espagnol a déclenché l’option d’achat dont disposait l’Espanyol Barcelone.

    Sur le site de son club formateur, Sergi Darder affiche sa satisfaction : « Je n’ai pas particulièrement célébré ce moment, j’étais surtout content au moment où je suis arrivé ici, relativise-t-il. C’était pratiquement certain que j’allais rester et cela m’a donné beaucoup de paix. Je suis très content. J’ai déjà dit que c’était un rêve pour moi de revenir ici. »

    L’OL va recevoir 8 M€ pour ce transfert, ce qui fera de lui le joueur le plus cher de l’histoire du club catalan. « C’est une pression supplémentaire mais le marché est fou et les prix sont beaucoup plus élevés qu’il y a quelques années », confie-t-il à ce sujet. Sergi Darder est désormais lié à l’Espanyol Barcelone jusqu’en 2023.

    Source : F365

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  • descartes
    a répondu
    Aulas vante la gestion "durable" de l’OL (et pose une question sur les finances de l’OM)


    03/03/2018 à 11h53

    Interrogé par L’Equipe, Jean-Michel Aulas assure que l'Olympique Lyonnais pourra tenir la saison prochaine sans Ligue des champions... ce qui ne sera pas forcément le cas de l’Olympique de Marseille selon le président lyonnais.
    Le duel entre l’Olympique Lyonnais et Marseille ne se joue pas uniquement sur les pelouses de Ligue 1. Engagées dans une lutte pour une qualification en Ligue des champions, les deux équipes rivalisent aussi en coulisses. Si l’OL a frappé fort en vue de la prochaine saison en chipant Léo Dubois (en fin de contrat à Nantes) et Martin Terrier (acheté près de 15M€ à Lille) pistés également par son rival phocéen, Jean-Michel Aulas ne s’arrête pas là. Dans un entretien accordé ce samedi à L’Equipe, le dirigeant lyonnais a comparé le modèle éconmique de son club avec celui de l’OM.

    La Ligue des champions, pas indispensable pour l'OL:-o

    Même sans C1 l’an prochain, Lyon s’en remettra affirme ainsi le dirigeant des Gones. "C’est du foot durable. Il y a un moment où un couac pourra survenir, mais on a les épaules solides, a lancé Jean-Michel Aulas. On a formé des joueurs de qualité et, si on n’est pas en Ligue des champions, j’aurai la ressource, même le cœur à l’envers, de vendre pour ne pas tomber. Cela fait deux ans que nous faisons des bénéfices." En clair, grâce aux revenus de son stade et grâce à l’éclosion de ses pépites, Lyon se relèvera.





    Si le PSG semble avoir pris un temps d’avance sur le plan sportif, l’OM reste à portée de tir pour le président lyonnais. Et pour cause, le projet du club marseillais pourrait se compliquer un peu en cas de non-qualification pour la Ligue des champions selon Jean-Michel Aulas. "Que va faire Marseille avec 60 ou 70M€ de déficit?", s’interroge encore le président de l’OL qui anticipe sur un déficit de cette ampleur pour l'OM en cas de non-présence en C1 la saison prochaine.


    BFM sports

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  • descartes
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    Riolo: "L’OM et l’OL laissent filer Monaco..."


    04/03/2018 à 23h30


    Daniel Riolo

    Retour sur les matches de l’OM et l’OL dans la J28 de Ligue 1...

    Après la double fessée face au PSG, l’OM avait l’occasion de tout oublier. Battre un Nantes bien faible en 2018 pouvait relancer le club, et lui permettre de creuser un écart important avec l’OL. Quoi de mieux ? Mal en point, Nantes affiche pourtant un visage intéressant. On retrouve le bloc nantais. Les lignes serrées, la vitesse dans les contres. Et quand on a vu l’excellent Dubois marquer, il nous a semblé revoir le Nantes de 2017.

    Gustavo un brin émoussé


    Marseille essaye mais bute sur la bonne défense adverse. Ça manque de vitesse. Et puis au milieu, le moteur Gustavo semble moins bien. C’est pas nouveau. Ça fait quelques matches que je le trouve un brin émoussé. Sans son moteur, l’OM va moins bien. Les ballons n’arrivent pas devant. Après, Anguissa se bat beaucoup, mais sur un tel match, au lieu de voir Anguissa près de la surface nantaise, ne faudrait-il pas voir un joueur plus habile techniquement ? En gros, pourquoi Garcia n’a-t-il pas aligné Gustavo avec Sanson ? A un moment le 4-2-3-1 avec cette formule, ça s’est vu et c’était pas mal non ?


    Malgré une énorme possession, l’OM ne trouve pas d’ouverture. C’est confus. Et puis Nantes défend très bien avec une grosse activité. On attend les changements de Garcia. En attendant, Nantes manque plusieurs fois le 2-0.

    Dans cette seconde période, l’OM pousse de plus en plus. Sanson pas bon est sorti. Payet est dans un bon soir. Ce qui est regrettable c’est que les joueurs offensifs marseillais ne soient pas tous bons en même temps. L’OM termine bien mais fait preuve de maladresse. Les Marseillais sont fatigués. Ça se sent et on savait que la période pouvait être compliquée.

    C'est gênant...

    Ranieri a tout bouclé depuis longtemps. Les changements de Garcia n’ont rien apporté. L’OM arrache pourtant le nul. Une interruption suite à une blessure de Tatarusanu casse le rythme nantais. Thauvin évite la défaite. C’est peut-être pas illogique. Mais c’est gênant de voir que ce but vient au bout d’une action au cours de laquelle, l’OM aurait dû rendre le ballon à son adversaire avec un minimum de fair-play...

    Plus tôt, on avait vu l’OL à Montpellier. Et comme souvent ces dernières semaines, on n’a pas vu grand chose. Certes la seconde période fut meilleure. Certes, il y a eu des occasions. Mais globalement l’OL est bien pauvre en ce moment. Dans cette terrible série qui voit Lyon s’éloigner de plus en plus du podium, quand va-t-on voir la réaction ? Après l’élimination piteuse à Caen en Coupe, on était en droit d’attendre un succès à Montpellier non ? Eh bien non. Le jeu est toujours inexistant. Certains joueurs jouent quand ils veulent. je ne comprends pas exemple rien à ce que fait Memphis. Il est d’abord nul, puis mieux, puis trop perso, plus disparaît à nouveau. Traoré ? C’est quoi l’idée ? 20 minutes dans un match ?




    Sur la première période, sur les phases de contre des Héraultais, les Lyonnais étaient parfois complètement à la rue. Une équipe plus habile aurait pu faire bien plus mal à cet OL. Alors la réponse est toujours la même. Pas de panique. Ok, on comprend. Après tout, hurler au loup maintenant ne servirait pas à grand chose. Il va faire quoi le Boss ? Mettre Baticle à la place de Genesio ? Soyons sérieux. Le championnat n’est pas terminé, car mathématiquement... bref on connaît la suite... et puis il y a l’Europa League. A ce stade de la saison, il reste à serrer les dents, attendre un déclic et vendre du rêve ou de l’espoir. Ça n’empêche pas de constater à quel point cet OL fait peine à voir en ce moment...

    RMC

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  • descartes
    a répondu
    OL : La réponse piquante du Progrès à Aulas


    Publié Dimanche 04 Mars 2018 à 09:40


    Ce samedi, en plus de sa large interview dans les colonnes de L’Equipe, Jean-Michel Aulas avait musclé son jeu à l’encontre du Progrès, qui avait effectué sa Une et plusieurs pages sur les difficultés actuelles de l’OL.


    Le président lyonnais avait accusé le quotidien régional « d’attiser la haine par des articles indignes et injustes ». Ce quoi à le journal a forcément répondu ce dimanche, expliquant tout simplement qu’il ne pouvait pas passer sous silence la mauvaise passe actuelle de l’OL, et que cela n’avait rien d’infamant de démontrer que les choses allaient mal. Dans un passage intitulé « un président vexé, mais pas par son équipe », Le Progrès rappelle l’évidence à JMA.

    « Alors soit, l’OL n’a pas dit son dernier mot pour le podium - c’est mathématique - et est qualifié pour les 8es de finale de la Ligue Europa, après avoir sorti une bonne équipe de la Liga espagnole. Mais il est à espérer que la critique sportive n’est pas interdite à un journal, fut-il régional. Constater la faiblesse de l’impact lyonnais lors de la seconde période du derby, ou à Caen en Coupe de France, était la moindre des choses. Établir la liste des résultats depuis la victoire face au PSG et estimer qu’elle n’est pas digne d’une équipe visant la Ligue des Champions s’apparente à un constat, certes désagréable, pas à une insulte. Souligner que, par ricochet, cette série met en danger un entraîneur combatif mais malmené sur les réseaux sociaux, n’est pas un manque de respect (…). Faut-il rappeler qu’il y a un mois tout juste l’équipe de Bruno Genesio s’était présentée à Louis II en étant 2e … un point devant l’équipe de Leonardo Jardim et qu’elle menait 2-0 au bout d’une demi-heure ? Aujourd’hui, Monaco en compte dix d’avance, provisoirement au moins… », a fait savoir le quotidien de la région Rhône-Alpes, pour qui Jean-Michel Aulas se trompe clairement de cible.

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  • descartes
    a répondu
    Jean-Michel Aulas : «On ne va pas se laisser démonter»


    Publié le samedi 3 mars 2018 à 00:12


    Le président lyonnais, qui croit en son groupe et en sa philosophie, tient à prévenir les plus sceptiques que l'OL compte bien atteindre ses objectifs cette saison.


    Hervé Penot

    Jean-Michel Aulas s'est résolu à abandonner ses troupes. Après une opération à un pied, plus tôt dans la saison, Jean-Michel Aulas a dû se résoudre à repasser sur le billard pour une délicate intervention à un genou. Même si le président lyonnais, cloué au lit, ne devrait pas revenir avant un mois au Groupama Stadium, et peut-être deux à l'extérieur, il ne rate évidemment pas un match de son équipe. Aulas a accepté de nous répondre après l'échec à Caen (0-1), jeudi, en quarts de finale de la Coupe de France, qui était pourtant l'un des objectifs du club et qui intervient après cinq matches sans victoire en Ligue 1 .

    «Comment vivez-vous cette situation ?


    Au moins on ne dira pas que je suis le chat noir. Lors de ma dernière opération,
    on gagnait quand je n'étais pas présent... Mais je dois pondérer les choses : nous avions trois objectifs dont celui de gagner un trophée en France. Ce ne sera pas le cas. Maintenant, on doit absolument se concentrer sur la Ligue Europa et sur la quête du podium.


    Cela ne semble pas très bien parti...Lyon pointe à l a quatrième place, à cinq points de Marseille.


    J'ai eu longuement le coach (Bruno Genesio). Mon jugement est bien moins négatif et alarmiste que celui des gens qui analysent match après match. On a parfois gagné comme contre Paris (2-1, le 21 janvier) ou Monaco (3-2, le 13 octobre) avec une marge faible alors que nous nous sommes procuré plus d'occasions contre Caen. J'ai vu plus de bonnes que de mauvaises choses. La différence était infime.

    On ne retrouve pourtant pas le jeu d'une époque pas si lointaine et c'était un Caen diminué aussi...


    D'accord, on aurait dû gagner, mais quand il n'y a pas Fekir et Mariano (Diaz) à l'OL, c'est presque comme quand Paris joue sans Neymar ou Cavani. Même si, individuellement, je ne les compare pas, les joueurs parisiens étant supérieurs.
    Il y a une grosse déception mais ça ne doit pas altérer le mental de l'équipe. On doit passer à autre chose si on veut conserver une chance de jouer la finale de la C 3 dans notre stade, ce qui ne m'arrivera plus jamais comme président.


    C'est vraiment possible ?


    Oui, car on a démontré qu'on pouvait être costauds contre Villarreal (3-1, 1-0). J'entends que l'équipe est jeune, pas assez talentueuse, que notre entraîneur n'a pas d'expérience : tout ça est faux ! Nous avons des joueurs d'une qualité que l'on a rarement eue, sauf durant la très grande période (1) et même peut-être pas autant offensivement. Et l'entraîneur fait bien son travail, il est écouté. Donc c'est possible de gagner la C 3. Comptez sur moi pour ne pas baisser les bras. On ne va pas se laisser démonter. Et je n'oublie pas le Championnat car on a besoin d'être en C 1, vu nos investissements importants en termes d'infrastructures et de joueurs. On était deuxièmes il n'y a pas si longtemps. Marseille a perdu contre Paris deux fois 3-0, tout le monde applaudit des deux mains et on nous voit à l'agonie... Ceux qui imaginent que l'OL n'est plus l'OL vont déchanter rapidement...


    Bruno Genesio est-il en danger ?


    Je pensais qu'il avait conquis ses détracteurs vu la qualité du travail fourni et la relation qu'il a mise en place avec ses joueurs. Et ce n'est pas toujours facile de recadrer Memphis (Depay) ou même Mariano. Ce sont des joueurs affectivement très intéressants, ils veulent donner ce qu'ils ont en eux, mais parfois de manière maladroite et égoïste car ce sont des stars en puissance. Ce que fait Bruno dans la gestion du groupe est très efficace. Après, s'il a choisi contre Saint-Étienne (1-1, dimanche dernier) une défense à cinq pour sauvegarder un résultat et qu'on prend un but, on dit que ce n'est pas la bonne solution.

    Mais quand on est dirigeant avec trente ans d'expérience à mon niveau, on ne s'arrête pas à ça. Son problème, c'était son manque d'aura de départ, ces mises en cause relayées par les réseaux sociaux. Ça l'a affaibli mais ce temps est révolu. Bruno est un gros travailleur qui a des connaissances tactiques très supérieures à la moyenne et j'en ai côtoyé, des entraîneurs. Et si on peut gagner en faisant "français ", avec des jeunes du cru, des entraîneurs français, je ne vais pas me gêner. C'est dans l'ADN du club d'avoir cette vision même dans nos équipes féminines. Bruno va s'en sortir. Il a un bon staff et un groupe de qualité. Après, il y a les blessures et, quand Neymar se blesse, Paris a moins de chances de gagner la C 1 qu'avec lui...


    Sans expérience et avec les défauts inhérents à leur jeunesse...


    ... Qui croyait en (Bertrand) Traoré ? On est allés chercher Mariano Diaz à Madrid. Mais on compense cette jeunesse par Marcelo. Il y a aussi Morel dans la charnière. On prépare un OL qui va arriver au moment où l'UEFA via son nouveau président (Aleksander Ceferin depuis 2016) aura fini sa restructuration. Le foot européen va être régulé sur la base des académies, des infrastructures et on sera alors dans les meilleurs (2). Aucun club français n'a évolué vingt et un ans de rang en Europe. On est le recordman du nombre de matches. Ce n'est pas rien. Et ça donne une certaine légitimité, non ?

    Les objectifs que vous annoncez, pour votre public, pour l'extérieur, notamment, ne sont-ils pas toutefois trop élevés ?

    On a deux solutions : on fait la course à l'échalote avec les autres et on va se retrouver dans le mur. Je ne veux pas tenter de gagner pour mettre la clé sous la porte demain matin. Paris a été mis sous contrôle de l'UEFA (fair play financier), Marseille va l'être et Monaco l'a été. Ce qui arrive à l'UEFA, c'est ce que j'ai vu arriver au début des années 2000. Personne ne voyait Lyon aussi haut à cette époque alors que je travaillais depuis 1987, dès la Ligue 2, à ce qui allait se passer plus tard. Et on va arriver en haut de nouveau car nous faisons les bons choix au bon moment. Tout le monde à Lyon est prêt à gagner une Coupe d'Europe. Certains sourient mais j'ai la durée pour moi... À un moment, l'expérience de l'institution va être aussi un point très fort.

    Quand vous voyez un joueur comme Neymar devenir presque plus important
    que l'institution PSG, ça vous étonne ?


    Ça ne pourrait pas arriver à Lyon. Jamais. Car le foot, c'est maîtriser tous les paramètres pour arriver à un objectif. Je suis très malheureux d'avoir perdu à Caen mais je suis tellement heureux d'aller à Moscou (Lyon affrontera le CSKA en huitièmes de finale de la C 3, les 8 et 15 mars). On a battu des records d'audience dans notre stade avec plus de 58 000 personnes pour Saint-Étienne. Ç'avait été le cas déjà pour Marseille, Monaco et Paris. C'est du foot durable. Il y a un moment où un couac pourra survenir, mais on a des épaules solides. On a formé des joueurs de grande qualité et, si on n'est pas en Ligue des champions, j'aurai la ressource, même le coeur à l'envers, de vendre pour ne pas tomber. Ça fait deux ans de rang que nous faisons des bénéfices. Si on n'est pas en Coupe d'Europe, on a donc un levier. Que va faire Marseille avec 60 ou 70 M€ de déficit (le déficit de l'OM était d'environ 40 M€ cumulés sur les trois dernières saisons) ? Le modèle de Ceferin est celui qu'on a conçu. Vous verrez...

    Monaco vous pille souvent. Il a pris Jordy Gaspar et Rachid Ghezzal libres, après Anthony Martial (5 M€), et peut-être Willem Geubbels... N'avez-vous pas peur de devenir une sorte de club formateur pour l'ASM ?

    C'est une question pas seulement pour Lyon. Si Monaco le fait pour Lyon, il le fera pour tous les autres. Si on a les meilleurs, ils se tourneront vers nous. Ils viennent d'encaisser 300 ou 400 millions, donc ils paieront pour Geubbels. Si Willem pense qu'il peut mieux faire carrière à Monaco qu'à Lyon... Monaco a acheté Pietro Pellegri (16 ans, Genoa) 28 millions (25 plus des bonus). On ne fera donc pas de cadeaux (rire). On essaye en tout cas d'avoir des gens avec de l'éthique. Mon plus grand regret, c'est de ne jamais avoir vu Willem en tête à tête, je lui parlerai de ça directement. Il est en fin de contrat en 2019. Si Monaco fait une offre à 70 M€, on sera déçus car on y croit beaucoup, mais on se rassurera sur sa valorisation.

    En attendant, pour que tout fonctionne, vous devez vous reprendre dès dimanche à Montpellier...

    Et je suis confiant. Hier soir (jeudi soir), j'ai été le premier à appeler Bruno. Je lui ai dit : "Tu vas sourire et montrer à tes joueurs que tu as confiance." Si le président, le coach ont confiance, ce qui est le cas, les joueurs vont démontrer de nouveau qu'ils peuvent repartir de l'avant. »

    L'Equipe du jour..

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  • descartes
    a répondu
    OLYMPIQUE LYONNAIS


    La glissade de Bruno Genesio


    Le 21 janvier dernier, l’OL signait un bel exploit en battant le PSG. Depuis, l’équipe lyonnaise a joué dix matches, n’en gagnant que trois. L’entraîneur Bruno Genesio est fragilisé. Quelle est sa part de responsabilités ?


    Le 03/03/2018 à 06:35 mis à jour à 06:35 )


    Bruno Genesio est, forcément fragilisé, par le manque d’implication de ses joueurs. Photo Stéphane GUIOCHON

    L’élimination de l’Olympique Lyonnais en quart de finale de la Coupe de France à Caen a provoqué l’immense déception de ses supporters. La nonchalance des joueurs et leurs étourderies, ont plombé le projet de s’offrir une finale de Coupe de France. Et auparavant de s’aventurer dans une demi-finale qui aurait été excitante, contre le PSG, à domicile.

    La déconcentration des joueurs lyonnais, à qui il faut réellement demander des comptes sur leur degré d’implication, arrive de plein fouet à la face de l’entraîneur lui-même Bruno Genesio. La question qui suit est classique, et la bonne réponse pas forcément avérée. Jusqu’à quel degré la responsabilité du coach est-elle engagée ?


    « J’assume », dit le 27e entraîneur de l’histoire de l’OL. Si la série devait continuer à proposer des résultats dans des proportions aussi épaisses que du papier à cigarettes, cela signifierait que le discours du coach lyonnais serait alors trop brouillé. C’est assez banal. L’entraîneur est alors le premier à payer la note. On ne peut pas se séparer de dix joueurs en cours de route ! Le calendrier de l’OL, lui impose une cadence d’un match tous les trois jours ou quatre jours, jusqu’au 18 mars date du déplacement à Marseille. Avant, il y aura eu les affrontements avec Montpellier, le CSKA Moscou, Caen, et de nouveau avec les Moscovites.

    Un point sera fait après le déplacement à Marseille

    En interne, aucune décision dans un sens ou un autre ne pourrait être prise. L’OL en saura plus après le déplacement au stade Vélodrome. Suivra alors une trêve liée aux matches internationaux, qui laissera forcément plus de place à la réflexion.

    Pour revenir à Bruno Genesio, qui prend les décisions avec son staff, sans forcément en référer aux dirigeants du club, ses derniers choix n’ont pas été bénéfiques.

    La déconvenue vécue au stade d’Ornano a fragilisé l’entraîneur. L’homme est solide et avait jusque-là l’adhésion de son vestiaire. Mais il faut désormais que les acteurs démontrent qu’ils roulent aussi pour leur coach. Les doutes sont permis. Ses hommes n’ont pas vraiment donné le sentiment d’être redevables de quoi que ce soit depuis un mois.

    Alors, soit, l’OL plombé par un état de lassitude générale vaut mieux que ça, et dans ce cas Bruno Genesio peut espérer sagement que la courbe de forme reparte à la hausse. Soit, le système de jeu et l’utilisation des hommes laissent à désirer, et l’entraîneur a sa part de responsabilités. La quinzaine qui se profile livrera une première indication.

    Christian Lanier

    Le progrès

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  • descartes
    a répondu
    OL : Lyon s’enlise dans la crise


    Par Corentin Marabeuf

    publié de 2 mars 2018






    ÉLIMINÉ DE LA COUPE DE FRANCE, JEUDI À CAEN (0-1), L’OL CONTINUE DE SOMBRER. A LA PEINE EN CHAMPIONNAT, IL NE RESTE QUE LA LIGUE EUROPA AUX LYONNAIS, POUR ESPÉRER SAUVER LEUR SAISON.

    Même si « c’est un très grand mot », dixit Anthony Lopes, l’OL traverse une crise très sérieuse. Le terme est de circonstance et le gardien portugais semble en être conscient. « Quand on est l’Olympique lyonnais, une série comme ne celle-ci ne doit pas exister car on a des ambitions très élevées », a-t-il rappelé jeudi soir, juste après l’élimination en quarts de finale de la Coupe de France. Défaits à Caen (0-1), les Lyonnais, cinq jours après avoir craqué contre Saint-Etienne (1-1) en fin de match, ont encaissé un treizième but dans le dernier quart d’heure cette saison. L’œuvre d’Ismaël Diomandé (77e), cette fois, qui a profité d’un coup franc naïvement concédé par Fernando Marçal, pour prendre le meilleur sur Lucas Tousart, de la tête. C’est ces réalisations, ainsi qu’une faiblesse abyssale dans le jeu, qui plombent Lyon depuis le 21 janvier et sa victoire contre Paris (2-1). Rien ne va plus dans la capitale des Gaules, où l’on s’appuyait sur les coupes pour tenter d’enrayer la mauvaise série en Championnat (trois défaites et deux nuls lors des cinq derniers matches). L’espoir de décrocher un trophée qui échappe à l’OL depuis 2012, envolé, il ne reste plus que la Ligue Europa aux hommes de Bruno Genesio pour tenter de sauver une saison qui ressemble étrangement à la dernière.

    L’OL EST ENCORE TOMBÉ DANS LE PIÈGE


    Mais les Lyonnais pourront nourrir d’immenses regrets au moment d’analyser leur défaite en Normandie. Positionnés en 4-3-3 en l’absence des Nabil Fekir et Mariano, les partenaires de Myziane Maolida, aligné en pointe, ont posé le pied sur le ballon durant la majeure partie de la rencontre (63% de possession de balle), avant de craquer sur la seule frappe cadrée des Caennais. Face à un bloc bas, l’OL s’est mis à jouer une fois mené au score, se procurant sa meilleure occasion en toute de fin de match sur une frappe de Maxwel Cornet, bien détournée par Brice Samba (87e). Comme un air de déjà-vu cette saison. « J’ai l’impression de répéter assez souvent les mêmes choses. Je pense qu’on a une équipe qui doit apprendre à grandir. Perdre un match comme celui de ce (jeudi) soir, c’est quand même assez invraisemblable, pestait Bruno Genesio. Ils ont une frappe cadrée, un but (sur) un coup franc évitable. Si on n’est pas capable de grandir plus vite que ce qu’on fait, on ne peut pas espérer grand-chose. » Comme Rennes (0-2) ou Lille (2-2), dernièrement, le Stade Malherbe n’a pas eu beaucoup de mal à exploiter les faiblesses rhodaniennes, connues de tous. « La consigne c’était d’avancer, de défendre en avançant, de jouer le plus haut possible et surtout d’être le plus compact possible. L’idée c’était ça, bloquer leurs couloirs, mettre beaucoup de densité aussi au milieu, être costaud défensivement et plus le match allait durer, plus on s’approcherait de notre objectif », racontait l’entraîneur caennais Patrice Garande. Une fois n’est pas coutume, Lyon est encore tombé dans le piège tendu par son adversaire.

    L’OL N’A PAS L’EFFECTIF POUR JOUER SUR TOUS LES TABLEAUX


    L’opposition réservée par Montpellier, dimanche en Ligue 1 (17h), devrait être identique. Si Bruno Genesio a « vu des bonnes choses » à Caen, il faudra bien plus aux Lyonnais pour venir à bout d’Héraultais qui ont déjà tenu en échec sur leur pelouse Paris, Monaco et Marseille. Le technicien rhodanien qui mettait en cause le calendrier dans la série noire de son équipe, mardi, a fait tourner en Normandie. De quoi s’appuyer sur un effectif en partie frais au Stade de la Mosson. L’OL ne pourra pas compter sur Nabil Fekir, mais devrait enregistrer les retours de Tanguy Ndombele et peut-être Mariano Diaz dans le onze. Les remplaçants habituels, eux, n’ont pas saisi leur chance. Jordan Ferri a fait preuve d’un énorme déchet technique, quand Myziane Maolida semble voué à conserver son statut d’éternel espoir. D’autres comme Maxwel Cornet ou Fernando Marçal ont aussi déçu. La confirmation que l’OL, malgré huit recrues au mercato estival, n’a toujours pas l’effectif pour jouer sur tous les tableaux. Il faudra pourtant faire avec pour sortir de cette crise et tenter d’aller au bout en C3.

    Lyon Capitale

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