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[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

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    Lucas Paqueta (OL) : l'île à la joie




    Le milieu brésilien de l'OL est né sur une île sise dans la baie de Rio, où il a développé un caractère calme et serein. Il l'a quittée pour le football et porte aujourd'hui le nom de ce bout de terre, «Paqueta».






    (A. Martin/L'Équipe)
    Hugo Guillemet, à Lyon24 octobre 2020 à 00h00
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    C'est un coin de paradis coupé du monde et surtout de l'agitation de Rio de Janeiro, un petit point microscopique au milieu de l'immense baie de Guanabara, un havre de paix sans voiture, cerclé d'une mer d'huile. L'île de Paqueta vit au rythme du ferry qui la relie à la mégalopole brésilienne : des Cariocas en congés débarquent, les glacières chargées de bières fraîches, dont ils profitent les pieds dans le sable et la tête ailleurs. Le soir, le bateau les ramène en ville reposés, revigorés. C'est là, dans cette absolue quiétude, qu'a grandi Lucas Tolentino Coelho de Lima.




    Lucas Paqueta en bref
    23 ans.
    Club : Lyon.
    Poste : milieu offensif.
    2019 : en juillet, il remporte la Copa América avec le Brésil. Il joue 5 minutes lors de cette compétition, en quarts de finale, contre le Paraguay (0-0, 4-3 aux t.a.b.).





    Lucas « Paqueta » a pour nom de footballeur celui de l'île de sa vie, il le porte fièrement sur les épaules, floqué au dos de ses maillots, et c'est d'ailleurs comme cela qu'il veut qu'on l'appelle, ainsi qu'il l'a demandé à tout le monde lors de sa signature à l'OL, fin septembre. « L'enfance de Lucas était paisible, résume Cristiane, sa mère. Il allait à l'école et, le reste du temps, il jouait au ballon sur la plage de Moreninha. »

    Cette longue étendue de sable fin et de quelques herbes sauvages, à deux pas de la maison familiale, a vu les premières frappes, pieds nus, du petit crack à la patte gauche déjà magique. « C'est là que j'ai peaufiné ma technique, glisse le milieu lyonnais en détournant le regard, d'un sourire timide. C'était le début, c'était seulement du jeu, de la joie, avec mon frère et nos amis. »



    Paqueta parle d'un débit lent et d'une voix posée. Les réponses sont courtes, il les ponctue en se tournant vers Isabelle Dias, l'interprète et accompagnatrice historique des Brésiliens à l'OL, comme pour trouver refuge auprès d'une personne de confiance face à un monde qu'il découvre.



    Quand on vient d'une île de 3 000 habitants où il est de coutume de se dire bonjour lorsqu'on se croise dans la rue, et où l'on se déplace à pied, en bicyclette ou en charrette, il faut du temps pour s'adapter à la nouveauté, même à 23 ans. Lucas Paqueta a pourtant quitté l'île très jeune, dans sa neuvième année, puisque Flamengo, le plus grand club de Rio, l'avait repéré et parce que son talent balle au pied était déjà trop grand pour se circonscrire à deux kilomètres carrés.




    «Je veux retrouver mon bon football. Mon football du Brésil. Mon foot est un foot heureux»

    Lucas Paqueta






    Avec Matheus, son aîné de deux ans, Lucas formait un imbattable duo, à Moreninha, et les enfants de passage, le soir venu, remontaient sur le bateau le nez dans leurs tongs : ils n'auraient que des défaites à raconter le lendemain à l'école. « Depuis tout petits, nous avons toujours été ensemble, et Lucas s'est toujours démarqué, la preuve est qu'il jouait avec moi alors qu'il n'avait même pas l'âge d'être inscrit au foot », se remémore Matheus, aujourd'hui professionnel à Tombense (D3 au Brésil). « Mon frère a toujours été mon principal compagnon de jeu, et j'ai toujours voulu avoir sa vitesse, son habileté, son talent, souffle Paqueta. On est deux joueurs différents donc on était complémentaires ; moi, je suis plus classique que lui, j'ai un football plus réfléchi. »




    11


    Lucas Paqueta compte 11 sélections avec le Brésil. Il a inscrit 2 buts avec la Seleçao. Vendredi, il a été appelé en sélection olympique, en compagnie du Lyonnais Bruno Guimaraes.





    Réfléchi, mais avec quelques extravagances, aussi : le Lyonnais aime les petits ponts, les sombreros et les lobs. C'est d'ailleurs de cette manière, et de 35 mètres, qu'il a inscrit son premier but avec Flamengo, en février 2017, face à un gardien qui avait eu l'imprudence de trop s'avancer. Il a failli ouvrir son compteur à l'OL comme cela, dimanche dernier à Strasbourg (3-2), d'une louche délicieuse par-dessus Bingourou Kamara, avant que l'arbitre n'annule le but pour hors-jeu.

    »

    Mais ramener son football à sa seule esthétique serait réducteur. « Il a un sens de la passe et du jeu vers l'avant au-dessus de la moyenne, dit de lui Rudi Garcia, avec qui il échange beaucoup, en italien, depuis trois semaines. Ce qui est plaisant, c'est qu'il ne rechigne pas sur le travail défensif, et c'est très bien pour un entraîneur. » Le coach rhodanien l'a utilisé relayeur droit en Alsace, mais il loue sa polyvalence et compte aussi sur sa recrue au poste de meneur de jeu, ou bien comme faux ailier, par exemple. « Ma meilleure position est d'être sur le terrain, ironise le joueur. Derrière ou devant, ce n'est pas le plus important. Je veux surtout apporter de la joie dans le jeu de l'équipe, comme me l'a demandé Juninho. »



    Il a grandi de 27 centimètres en trois ans





    Paqueta avait perdu la sienne, à l'AC Milan, tout autant que sa place dans le onze, et c'est pour cela que le directeur sportif brésilien de l'OL a pu l'attirer, cet automne, contre 20 M€. L'ex-icône du stade Gerland était tombée sous le charme de ce meneur élégant, technique et décisif, il y a trois ans au Brésil. Il avait même proposé son nom à Lyon, sans suite à l'époque.




    Et un an après, il était trop tard ; au sortir d'une superbe saison 2018 qui le consacra meilleur joueur du pays, Paqueta s'est envolé pour Milan encombré de deux fardeaux : l'étiquette de « nouveau Kaka » et un transfert record à 38,5 M€. Il ne marquera qu'un seul but pour les Rossoneri en 44 matches et environ 2 400 minutes de jeu.



    « Il n'y a pas de revanche aujourd'hui, et je remercie même ce passage qui a pu être douloureux, assure le joueur. Ça fait partie de la vie. Maintenant, je veux retrouver mon bon football. Mon football du Brésil. Mon foot est un foot heureux. Et je sens la bonne énergie pour cela ici. »

    Pour Paqueta, chaque épreuve est positive, et il en a traversé. Pour s'entraîner à Flamengo, enfant, il a sacrifié sa douce vie sur l'île, et son sommeil. « Il était courageux, résume sa mère. Il quittait la maison à 8 heures le matin et il prenait le dernier ferry, à minuit, pour rentrer. » « Mon grand-père, aujourd'hui décédé, m'accompagnait, et je faisais tous ces trajets avec beaucoup de bonheur, promet le joueur. J'arrivais chez moi à 1 heure du matin, mais c'est ma famille qui m'a donné cette force d'accomplir tout ça. »



    Son père, Marcelo, formateur parachutiste, est moins présent à la maison mais il s'implique aussi beaucoup dans la carrière de ses fils et tient un rôle capital lorsque celle du cadet est freinée par un retard osseux : à 15 ans, il ne mesure que 1,53 m et ne fait plus le poids dans sa catégorie. « Nous l'avons emmené chez plusieurs endocrinologues dans l'espoir d'un résultat rapide, explique le paternel. Mais c'est son corps qui était comme cela. Alors nous avons fait confiance à Flamengo. » Le club carioca fait suivre à l'adolescent le Projeto Soma, un programme de renforcement physique et nutritionnel qui a fait ses preuves, par le passé, avec Zico et Bebeto. Paqueta grandit de 27 centimètres en trois ans.



    Sa carrière chez les grands pouvait se lancer. En déclin en Italie, Paqueta a vu un signe du destin lorsque Lyon l'a contacté, lui dont l'épaule et le bras gauche sont tatoués d'un lion, d'une lionne et d'un lionceau. « Ce tatouage montre simplement Lucas, moi et notre fils Benicio, détaille Eduarda, son épouse. C'était une bonne coïncidence d'être appelé par un club dont le lion est l'emblème, une identification en plus, et c'est important pour Lucas. J'espère qu'il pourra être très heureux de jouer ici. » Paqueta n'attend que ça : retrouver à l'OL l'insouciance et la joie qui l'habitaient, enfant, sur le sable de Moreninha.



    publié le 24 octobre 2020 à 00h00

    l'Equipe

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      Post-formation, deux écoles en action (1/2) : l'autre regard de l'OL






      Les dirigeants de l'OL parient de plus en plus sur des joueurs venus de l'extérieur dans l'espoir notamment de réaliser de belles plus-values sur le marché des transferts.






      Hervé Penot 25 octobre 2020 à 00h06

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      Adversaires ce dimanche soir, Lyon et Monaco ont souvent misé sur de jeunes joueurs formés dans d'autres clubs et connu des fortunes diverses à ce jeu-là.

      À l'ombre du Groupama Stadium, derrière une main courante, Rayan Cherki, Melvin Bard, Sinaly Diomandé, accompagnés de certains équipiers, regardent la réserve de l'OL tomber face à Andrézieux en N2 (0-1). À la lumière d'un soleil couchant, juste avant d'entamer leur huis clos de veille de match contre Monaco, ils supportent leurs potes de promo. Cherki, 17 ans, a donné quelques coups de main l'an passé à ses collègues. Diomandé, l'Ivoirien, 19 ans, arrivé en septembre 2019 en provenance de Bamako, n'a fait, lui, que passer avant de monter chez les pros.

      Sur le terrain, Habib Keita (18 ans), son ami du FC Guidars, son club au Mali, acheté 1 million d'euros (550 000 euros pour Diomandé), en septembre (contrat jusqu'en 2025), dévoile une patte gauche soyeuse dès son entrée en deuxième période. Devant, Reo Griffiths (20 ans), l'Anglais débarqué en 2018 de Tottenham, se balade à la pointe de l'attaque sans grand succès..

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      À l'OL, depuis environ cinq ans, le club mise de plus en plus sur la post-formation, ces joueurs venus d'ailleurs apporter leur savoir-faire. Ce choix de l'extérieur n'est pas une nouveauté. Sidney Govou était formé au Puy, Maxwel Cornet et Miralem Pjanic à Metz, entre autres : ils s'étaient pointés tous les trois, juste après leur majorité, avec, déjà, du poil au menton.

      «Lucas Tousart est le symbole de notre recrutement post-formation (...). Il nous a beaucoup apporté sur le terrain et financièrement ensuite»

      Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation lyonnais



      Mais l'OL a décidé d'intensifier cette pratique pour s'attaquer, notamment, à un marché moins coûteux et parfois très lucratif. «Mais le but, ce n'est pas que letraining center se transforme en trading center comme à Monaco, à une période. Cette post-formation s'est en fait accélérée pour deux raisons, explique Jean-François Vulliez, le directeur du centre. Le marché des jeunes s'est envolé économiquement, et, à 22, 23, 24 ans, ils valent très chers. Et en post-formation, il y a moins d'incertitudes qu'avec un jeune de 14, 15, 16 ans. On doit pouvoir renforcer notre effectif pour aller à terme en pro. Il faut que le groupe N2 apprenne le métier de footballeur dans un vestiaire pro avec différentes cultures et une concurrence accrue. Ça doit aider chacun à sortir de sa zone de confort pour aller chercher son temps de jeu.»



      Cette philosophie comble aussi les manques entrevus, ces profils moins polis par les orfèvres du cru. Habib Keita proposait ainsi un pedigree absent dans les catégories inférieures. «Il faut trouver un équilibre entre toutes les catégories, explique Vincent Ponsot, le directeur du football lyonnais, entre les joueurs de haut niveau qu'on prend (Depay...), les joueurs qu'on forme (Caqueret, Cherki..) et donc cette post-formation (Diomandé...).»

      Il prend comme modèle Lucas Tousart, acheté à 18 ans, à Valenciennes 2, 5 millions et revendu au Hertha Berlin 25 millions en janvier. «C'est le symbole de notre recrutement post-formation. Il a comblé nos manques dans notre formation, on avait des mecs techniques comme Houssem (Aouar), pas le travailleur plus physique. Ils nous a beaucoup apporté sur le terrain et financièrement ensuite.»




      Cela ne fonctionne pas toujours. Oumar Solet, grand espoir local, récupéré contre un peu plus d'un million à Laval en janvier 2018, s'est envolé cet été vers Salzbourg pour 4,5 millions (avec des bonus et 20 % pour Laval). «Quand des joueurs veulent partir, on ne peut rien faire. Solet même si on l'a bien vendu, on n'a pas réussi avec lui car il avait un potentiel énorme», admet Ponsot.




      Des gros coups réussis avec Tanguy Ndombele vendu à Tottenham ou Ferland Mendy au Real Madrid




      La perte des Lyonnais dès la fin de leurs années de formation a ajouté aux angoisses des dirigeants. Le départ de Pierre Kalulu, en juillet, du côté du Milan AC, comme un temps celui de Willem Geubbels à Monaco en 2018 (20 millions), a marqué les esprits. L'OL a compris que la protection de ses joyaux posait parfois problème. D'où l'intérêt de s'ouvrir au monde tout en étant attentif à ne pas bloquer l'expression des enfants du cru... Pas toujours simple.

      L'OL a toutefois réussi des sacrés coups, comme Tanguy Ndombele (acheté 10 millions à 20 ans, et vendu 60 à Tottenham) ou Ferland Mendy (acheté 5 millions au Havre à 22 ans et vendu 48 millions au Real), mais sort d'une année moins aboutie. Héritier Deyonge, international des moins de 18 ans belge, venu d'Eindhoven, a ainsi rejoint en prêt Utrecht.



      «Quand le marché sur les jeunes a explosé, on a eu de plus en plus de difficultés pour les garder. Certains sont impatients, des sommes astronomiques sont proposées, et on est obligés de faire des choix de plus en plus tôt, poursuit Ponsot. À l'exception de Martial, qu'on a été contraints de vendre (à Monaco), notre premier objectif, c'est que nos jeunes jouent avec nous. Mais on ne rivalise pas avec certains clubs... Donc en parallèle, il y a un marché d'opportunités qu'on saisit, comme pour Sinaly. On a aussi un partenariat avec Dakar Sacré-Coeur, avec la Pelé Academia (depuis 2019, à Rio). Et s'il y a des opportunités, et pas uniquement pour combler un trou, on les saisit...» L'OL tente de se réinventer pour rester au top. Et ce marché de la post-formation est devenu un intéressant terrain de chasse...



      Jean-François Vulliez : «La dernière étape avant les pros»


      Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation de l'OL, explique le concept de post-formation : «Ce n'est pas simple car il n'y a pas une définition précise. C'est, disons, la dernière étape de la formation avant d'entrer dans le groupe pro. On passe dans le groupe de la réserve et cette formation doit permettre à des jeunes de franchir les ultimes étapes. Ça va, en gros, de 17 à 22 ans. On commence par les U18, U19, là où on entre dans le foot d'adulte. C'est un âge biologique où les jeunes ont atteint leur maturité physique, ils ont même dépassé leur pic de croissance de six mois, un an parfois, et on peut travailler alors avec des fortes intensités. On bosse athlétiquement, la partie psychologique est plus tardive. Ces jeunes, en passant chez les pros, continuent de se développer avant d'atteindre leur maturité. En pro, ils sont confrontés au plus haut niveau avec des entraînements plus exigeants. Ils emmagasinent alors ce qui leur servira plus tard.»





      publié le 25 octobre 2020 à 00h06

      l'Equipe

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      • issu du journal



        Le milieu de l'OL, un secteur où la concurrence est féroce




        Contrairement aux autres secteurs, l'entrejeu de l'OL compte deux fois plus de titulaires potentiels que de places. Chaque week-end, les choix de Rudi Garcia font donc des déçus.






        Thiago Mendes et Houssem Aouar lors de la réception de Marseille (1-1), le 4 octobre. (A. Martin/L'Équipe)



        Hugo Guillemet, à Décines 31 octobre 2020 à 00h25


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        Le terrain d'entraînement venait tout juste d'être arrosé, il faisait bon, grand soleil, et ils sont arrivés les derniers sur la pelouse en jonglant avec un ballon tout en se chambrant gentiment en portugais. Lucas Paqueta, Thiago Mendes, Jean Lucas et Bruno Guimaraes affichaient un large sourire, vendredi, avant d'attaquer la séance matinale. Pas sûr que les quatre milieux brésiliens le conservent, dimanche soir à Lille : au moins deux d'entre eux, et peut-être même trois, s'assiéront sur le banc de touche au coup d'envoi. « C'est vrai qu'il y a une grosse concurrence dans notre secteur mais elle est saine, désamorce Thiago Mendes. Nous, on est là pour être à disposition de notre entraîneur. C'est lui qui choisit les meilleurs pour composer son équipe. »




        L'ex-Nordiste (28 ans) est bien placé pour en parler. Depuis trois matches, il fait partie de ces « meilleurs » puisque Rudi Garcia le titularise systématiquement. Depuis la trêve, l'OL vient d'enchaîner deux victoires (3-2 à Strasbourg, 4-1 contre Monaco) avec Mendes, Paqueta et Aouar au milieu. Si le technicien lyonnais poursuit sa logique, il ne devrait rien changer à Lille, même si Maxence Caqueret pourrait suppléer Paqueta. « Une concurrence saine, c'est aussi montrer à ceux qui jouent et qui gagnent que c'est normal de continuer, abonde Garcia. Mais ce n'est pas une règle générale, au vu de la qualité des joueurs qu'il y a dans ce secteur et qui ne débutent pas... »




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        Pour ne pas les perdre, le coach essaie d'être « proche d'eux » et insiste publiquement, dès qu'il en a l'occasion, sur leur rôle en cours de match : « Ceux qui entrent en jeu sont très importants. Il faut se mettre à la place de l'adversaire, quand vous voyez Mendes et Aouar sortir, puis Guimaraes et Caqueret entrer, il ne voit pas de différence ! Donc c'est un plus. »



        Beaucoup de créateurs, mais un jeu de contres





        Il y a aussi une inadéquation, à l'OL, entre la construction par le directeur sportif Juninho d'un effectif très riche en milieux créateurs, plutôt adaptés au jeu de possession, et la stratégie mise en place depuis deux matches par Garcia, avec un minimum d'échanges dans l'entrejeu et des contres supersoniques à la récupération. « Avoir la possession ou pas est un faux débat. L'essentiel est de gagner. S'il faut avoir la possession pour gagner à Lille, on le fera, explique l'entraîneur. S'il faut gagner sans avoir le ballon, on le fera aussi. On doit avoir une équipe en mesure de tout faire. »




        En ce moment, donc, elle évolue en attaques rapides et Garcia a fait de Mendes sa pièce maîtresse car il est adapté à ce schéma. « Thiago a peut-être le jeu long le plus performant de l'effectif. Il est capable d'ouvrir le jeu à droite comme à gauche et de lancer les attaquants en profondeur, détaille Rudi Garcia. Il est également bon de la tête et il est le plus défensif de nos milieux. Dans une équipe, il faut toujours un équilibre et Thiago nous l'offre. » Au détriment de Guimaraes, indispensable avant la crise, devenu international, mais qui n'a pas débuté depuis plus d'un mois.




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        Caqueret, incontournable depuis le « Final 8 » de la C1, pourrait récupérer une place à Lille mais ce serait celle de Paqueta, recruté pour plus de 20 M€ (à l'AC Milan) par Juninho. « La possession, je ne pense pas que ça soit important, ajoute Thiago Mendes. L'important, c'est que cette manière de jouer fonctionne, puisqu'on gagne. » Garcia conclut : « Je me dois de faire les bons choix pour faire gagner l'équipe. Pas pour faire plaisir aux uns et aux autres. »




        publié le 31 octobre 2020 à 00h25

        L'Equipe

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          issu du journal



          Ligue 1 : Bruno Guimaraes et Maxence Caqueret (OL) se sentent déclassés




          Passés de pièces maîtresses à remplaçants depuis quelques matches, les deux jeunes milieux de terrain de l'OL Bruno Guimaraes et Maxence Caqueret vivent très mal une période qu'ils espèrent vite voir se terminer. Et pourquoi pas dès dimanche (21 heures) contre Saint-Étienne.






          Bruno Guimaraes et Maxence Caqueret. (A. Mounic/L'Équipe)


          Hugo Guillemet, avec V. D.07 novembre 2020 à 00h15
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          C'était il y a deux mois et demi et cela ressemble à une éternité. Le 16 août, sur les bords de la pelouse du stade de Restelo de Lisbonne, au lendemain d'une victoire historique face à Manchester City, en quarts de finale de la Ligue des champions (3-1), Juninho bavardait sur ce trident de jeunes milieux de terrain, Caqueret - Bruno Guimaraes - Aouar, devant lequel l'Europe écarquillait les yeux. « On peut voir loin avec eux, c'est sûr, souriait le directeur sportif brésilien. Le milieu est le coeur d'une équipe. Prenez les exemples des plus grandes : le Real a gagné avec Casemiro-Kroos-Modric, le Barça avec Busquets-Xavi-Iniesta... Il n'existe pas de grande équipe sans un grand milieu. Les nôtres sont jeunes, oui, mais ils sont aussi très intelligents. »



          Cette intelligence est mise à l'épreuve de la patience pour 2 d'entre eux, depuis environ un mois, par Rudi Garcia : depuis qu'il a chamboulé son onze et réorganisé l'équipe en 4-2-3-1 contre l'OM (1-1, le 4 octobre), Bruno Guimaraes (22 ans) puis Maxence Caqueret (20 ans) ont perdu leur place. La mise au banc du Brésilien était plus évidente. Bien moins performant qu'au printemps, il avait besoin de souffler. Mais il ne s'imaginait pas souffler si longtemps. Son entourage estime aujourd'hui logique qu'il ait connu une baisse de régime, après être arrivé du Brésil fin janvier et avoir accepté de jouer « sentinelle », un poste nouveau pour lui. Mais le joueur vit très mal la période psychologiquement, d'autant qu'il a perdu la place qu'il venait tout juste de conquérir en sélection brésilienne.





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          Pour Caqueret, la pilule est au moins aussi difficile à avaler : l'international Espoirs doit sa sortie du onze à son test positif au Covid-19 en sélection, le 10 octobre. Il n'était pas dans le groupe à Strasbourg (le 18), l'OL a gagné avec Paqueta à sa place (3-2) et Garcia n'a plus rien changé contre Monaco (4-1, le 25) et sur le terrain du LOSC dimanche (1-1). « Cette équipe s'est dégagée parce qu'elle a gagné deux fois de suite et parce qu'elle a encore fait un bon résultat à Lille, a répété le coach lyonnais, hier. Et parfois c'est important d'envoyer le message que ceux qui jouent et gagnent peuvent continuer à jouer. » Mais quand le temps dure pour les autres, envoyer le message inverse est important aussi. « Bien sûr, j'y réfléchis, même si ça ne veut pas dire que ça ne sera pas la même équipe contre Saint-Étienne (dimanche, 21 heures), a poursuivi le technicien. Mais c'est important de concerner tout le monde, il faudra faire tourner... »






          Comme Bruno Guimaraes, Caqueret vit mal ce passage. Le jeune milieu de terrain formé au club a la sensation de revivre la même période qu'il y a environ un an, lorsqu'il s'était fait une place dans l'équipe avant d'en sortir sans explications. Avec la légitimité supplémentaire, aujourd'hui, d'avoir regagné son statut en enchaînant 4 performances de très haut niveau cet été, face au PSG (0-0, 5-6 aux tirs au but, en Coupe de la Ligue), à la Juventus (1-2, en Ligue des champions), à Manchester City et au Bayern (0-3, encore en C1).



          Au club, le cas des deux hommes n'est pas encore un problème : on décrit deux joueurs très faciles à gérer, même dans la frustration, et plus intelligents que la moyenne. Pour le derby dimanche soir, alors que l'OL aura le ballon, Garcia réfléchit à quelques changements, et au moins l'un des deux pourrait avoir une bonne surprise. Ils sont impatients de saisir cette nouvelle chance.



          publié le 7 novembre 2020 à 00h15

          L'Equipe

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            ©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT





            OL : Vincent Ponsot évoque sa relation avec Juninho
            • 7 NOVEMBRE 2020 A 11:14


            Nommé directeur général du football, Vincent Ponsot est le bras droit de Jean-Michel Aulas. Le dirigeant s'est exprimé sur sa relation avec Juninho, revenu au club en 2019 comme directeur sportif.




            L'été dernier, Vincent Ponsot a été nommé directeur général du football à l'OL. Dans un entretien accordé à L'Equipe, il a évoqué sa relation avec Juninho, arrivé comme directeur sportif en avril 2019. "Ce n'est pas que cela ait été compliqué, mais disons que je suis un animal à sang froid, et Juninho un animal à sang chaud. Je suis un gestionnaire, et lui un technicien sportif, raconte-t-il. Il a fallu que l'on trouve tous les deux un bon mode de fonctionnement. Je pense qu'on l'a trouvé, et de toute façon, c'est une belle personne, donc il n'y avait pas de raison que cela ne fonctionne pas."



            Le dirigeant explique son rôle au sein du club. "Je fais la même chose qu'avant : mettre en œuvre la stratégie décidée par le président et le conseil d'administration, sur le plan football, décrypte-t-il. Aujourd'hui, notre projet, c'est l'équipe pro masculine, dont le patron est Juninho, l'équipe pro féminine, le centre de formation masculin et féminin, notre développement à l'international, à Dakar, au Brésil, à Farense, et c'est OL Reign (la franchise féminine aux Etats-Unis).


            "Il n'y a qu'un patron, c'est Jean-Michel Aulas"




            Vincent Ponsot a tenu a rappelé que le Brésilien et Rudi Garcia sont les garants de l'aspect sportif au club. "Aujourd'hui. Celui qui prend les décisions à court terme pour le sportif, c'est Rudi Garcia. Après, il y a quelqu'un qui prend en charge le sportif sur le moyen terme, c'est Juninho, déclare-t-il. Quand on recrute un joueur, il y a des données à prendre en compte, des sujets économiques ou des modalités techniques qui peuvent faire que son choix ne se réalise pas. Mais s'il décide de prendre un joueur, je ne vais pas dire que je ne suis pas d'accord."



            Il a également évoqué l'arrivée de Lucas Paquetá, plus gros transfert du dernier mercato. "On a fait un choix ensemble. On ne savait pas, au moment où on a contacté Paquetá, que personne n'allait partir, et si on l'avait su, on ne l'aurait peut-être pas recruté tout de suite, ça c'est possible. Juninho le voulait, mais dans le cadre du remplacement de certains joueurs. Comme on arrivait en fin de mercato et que tout pouvait se décider le dernier jour, on a fait le choix de le prendre, pour garantir la compétitivité de l'équipe, affirme-t-il. Sur la question de qui décide, il n'y a pas à l'OL de question sur qui est numéro deux ou numéro trois. On est 565 salariés, je suis directeur général football, et il y a un directeur général du groupe, qui est Thierry Sauvage. Mais à l'OL, il n'y en a qu'un qui décide. Il n'y a qu'un patron, c'est Jean-Michel Aulas."





            Olympique & Lyonnais

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              Rayan Cherki (OL) est frustré par son temps de jeu



              Les proches de Rayan Cherki ont discuté avec les dirigeants de l'OL jeudi, cherchant des solutions pour apaiser sa frustration. Le jeune joueur, star de la formation locale, est un sujet majeur à Lyon, opposé à Saint-Étienne dimanche (21 heures), en Ligue 1.






              Rayan Cherki. (V. Michel/L'Équipe)



              Hervé Penot 06 novembre 2020 à 20h58




              Son temps de jeu a fondu comme l'avance de Donald Trump sur Joe Biden en Pennsylvanie. Rayan Cherki (17 ans), grand espoir de l'OL, s'impatiente dans sa peau de doublure. Depuis le 27 août, il n'a disputé que cinq minutes, contre l'OM (1-1, le 4 octobre), la faute à une équipe qui donne satisfaction (2 succès, 1 nul sur le terrain de Lille), la faute aussi à une configuration tactique de transitions rapides qui l'a desservi, notamment contre le LOSC, quand l'expulsion de Marcelo a rebattu les cartes. Il sortait d'ailleurs, juste avant la réception de Marseille, de 2 titularisations sans grand impact (il a été noté 3 à Lorient, comme tous les attaquants, et 5 contre Nîmes) dans un collectif en souffrance.



              Ses proches ont pris rendez-vous jeudi auprès des dirigeants pour tenter d'apaiser la frustration naissante du gamin. L'objectif : comment gérer l'actif supposément le plus important du club à court terme et éviter de trop grandes tensions ?



              Le sujet reste très sensible. Dans l'esprit des boss, Cherki incarne le futur, et en creux un transfert mirobolant. Ce n'est pas pour rien que l'OL a autorisé la diffusion dans Téléfoot (TF 1) d'une saison dans les pas de Cherki, sorte de reportage au long cours sur son nouveau Benzema. L'image du gone grimpant les marches de la gloire a de quoi ravir mais sa situation actuelle l'éloigne de ce tableau idyllique, même si l'entraîneur, Rudi Garcia, apprécie l'ado, et, comme il le souligne souvent, son amour pour le jeu. Il lui parle d'ailleurs dès qu'il sent la situation se tendre. Mais Paqueta ou Tino Kadewere, ses possibles concurrents, n'ont pas démérité, loin de là. Et l'entraîneur cherche avant tout des résultats immédiats, moins le retour sur investissement.

              On savait la concurrence féroce à Lyon, avec un calendrier étique. Le cas Cherki rappelle cette réalité, en attendant peut-être un mercato hivernal qui libérera des places.



              Mais le joueur a encore des progrès à réaliser pour s'imposer. Son attitude à l'entraînement lui a ainsi parfois valu des remontrances, notamment celles de Marcelo ou de Memphis Depay, très récemment. Sa manière de vouloir trop dribbler, d'oublier le replacement défensif ou les règles basiques d'un exercice a irrité ces leaders. C'était leur façon de lui montrer le chemin à suivre. Djamel Benlamri a d'ailleurs un rôle intéressant depuis son arrivée, l'Algérien a pris Cherki sous son aile, il n'hésite pas à lui tracer des limites, à l'encourager, à l'aider comme un grand frère.



              Certaines de ses réactions épidermiques ont aussi fait grincer des dents, notamment à Strasbourg (3-2), où il a repris de manière un poil irrespectueuse un intendant, ou face à l'OM, où il a montré des signes d'énervement après n'être entré en jeu que cinq minutes. Pas simple pour Cherki, longtemps protégé, de voir son statut vaciller et cette frustration l'envahir. « Je ne l'ai vu que trois jours mais c'est un bon gars, il écoute et c'est logique qu'il ait encore des progrès à faire, apprendre à ne pas recevoir la balle que dans les pieds, à faire ces appels-"contre-appels" pour désarçonner ses adversaires », souligne Bernard Diomède, le sélectionneur des moins de 19 ans, en écho à ce qui s'entend à Lyon.



              Contre Saint-Étienne dimanche (21 heures, en Ligue 1), même s'il commence le match comme remplaçant, il devrait fouler la pelouse du Groupama Stadium. Il l'attend. Certains dirigeants aussi.




              publié le 6 novembre 2020 à 20h58

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              • Sinaly Diomandé (Lyon) a sauté les étapes




                Trois ans après avoir intégré un centre de formation, le défenseur de l'OL devrait être titulaire ce soir face à Saint-Étienne (21 heures) pour la troisième fois cette saison.





                Sinaly Diomandé, défenseur de l'OL. (E. Garnier/L'Équipe)


                Hervé Penot 08 novembre 2020 à 00h15


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                Ce soir, contre Saint-Étienne, Sinaly Diomandé disputera le trente et unième match de compétition officielle de sa carrière. Les stades pleins, bruyants ? Il n'en a jamais connu entre le National 2, dès son arrivée à l'OL (16 rencontres), l'an passé, ou la Youth League (6 sorties). Ce ne sera pas encore pour le derby.

                À 19 ans, l'Ivoirien possède un CV maigrichon, où figurent trois années de formation en tout et pour tout. Mais il affiche déjà deux sélections avec la Côte d'Ivoire, en octobre, trois ans après avoir fait ses débuts au Mali dans l'académie de Jean-Marc Guillou, fameuse usine à champions, à l'été 2017.



                Parti rejoindre son grand frère à Bamako, Diomandé séduit les formateurs avec son équipe de quartier. « Et comme on ouvrait une académie à Djekanou en Côte d'Ivoire, on l'a envoyé là-bas car ça le rapprochait aussi de sa famille », explique Vincent Dufour, le directeur général des académies JMG.

                Diomandé découvre alors les séances tactiques, techniques, lui qui n'a jamais connu d'apprentissage. « Comme on l'a récupéré à 16 ans - d'habitude, c'est vers 12-13 ans -, il y avait des manques. Et nous, on fait des matches contre des équipes de quartiers, pas de Championnat. Et il a beaucoup progressé car il écoutait et appliquait à vitesse grand V, explique Adrien Gaignon, manager de l'académie à Djekanou. Car techniquement, ce n'était pas ça au début... »

                Il lui faut un an pour devenir titulaire, un autre pour s'imposer. L'académie dispute un tournoi à Saint-Joseph (Loire) en avril 2019, puis un amical contre Andrézieux.



                « Il me rappelle Kolo Touré, arrivé un peu plus tard aussi

                Vincent Dufour, directeur général des académies Jean-Marc Guillou.




                Florian Maurice, alors chargé du recrutement à l'Olympique Lyonnais, tombe sous le charme. « Sa détente impressionnait, un recruteur m'avait dit : "Il ne saute pas, il vole." Et il était très fort à l'impact », se souvient Gaignon. Diomandé fait un essai à l'OL puis signe comme dans un rêve un contrat de quatre ans. « On avait cette part d'incertitude tactique en raison des gros manques, explique Jean-François Vulliez, le patron du centre de formation olympien. Mais il apprenait, faisait des grosses erreurs et les réglait vite. »



                Sa progression supersonique le mène dans le groupe au Final 8 de la Ligue des champions puis à une place de titulaire en défense centrale depuis deux journées en raison des absences de Jason Denayer, blessé. Et ce soir, c'est la suspension de Marcelo qui doit lui permettre de rester dans le onze de départ.

                Patrice Beaumelle, son sélectionneur, a apprécié « son état d'esprit », Anthony Lopes avoue être « très très impressionné ». Dufour insiste : « Il me rappelle Kolo Touré, arrivé un peu plus tard aussi (il quitte Abidjan pour Arsenal à 20 ans, en 2002). Il a une marge de progression tactique et technique immense. Mais les deux s'affirmaient comme des tauliers, pas les plus fins techniquement au départ mais avec eux, tu vas à la guerre. » Si Diomandé pouvait avoir la même carrière que son aîné...




                publié le 8 novembre 2020 à 00h15

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                • Eugénie Le Sommer devient secrétaire générale de l'UNFP



                  Eugénie Le Sommer est membre du Comité directeur de l'UNFP. (A. Réau/L'Équipe)




                  L'attaquante de l'OL Eugénie Le Sommer est devenue lundi secrétaire générale du syndicat des joueurs.

                  10 novembre 2020 à 11h00



                  Deux ans après être devenue la première femme membre du Comité directeur de l'UNFP, Eugénie le Sommer a été désignée lundi secrétaire générale de l'Union nationale des footballeurs professionnels.




                  À l'issue de son assemblée générale, qui s'est tenue lundi, le syndicat a dévoilé la composition de son nouveau Comité directeur. Une deuxième femme l'intègre : Kadidiatou Diani, l'attaquante internationale du PSG. Yunis Abdelhamid, Kadidiatou Diani, Léo Dubois, Brice Maubleu, Valentin Rongier, Lindsay Rose et Adrien Thomasson font également leur entrée.


                  Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch restent les coprésidents, mais une longue page se tourne avec le départ de Jean-Jacques Amorfini. Le vice-président du syndicat depuis le milieu des années 80 a quitté le Comité directeur. C'était un des premiers compagnons de route de Philippe Piat, l'inamovible président de l'UNFP, depuis 1969. Il reste toutefois vice-président d'honneur avec René Charrier.



                  publié le 10 novembre 2020 à 11h00

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                  • Aulas, l’objectif impossible fixé à Garcia

                    Jean-Michel Aulas, a évoqué ce mercredi l'avenir de Rudi Garcia. Le président de l'OL n'est pas pressé de lancer les discussions.

                    Si l'Olympique Lyonnais (5e) remonte lentement vers le haut du classement de Ligue 1, l'avenir de Rudi Garcia sur le banc du club reste des plus incertains. Arrivé en octobre 2019 pour remplacer Sylvinho, l'ancien entraîneur de l'OM verra son contrat prendre fin au 30 juin 2021. A un plus de sept mois de l'échéance, Garcia ne sait toujours pas s'il sera prolongé. Et son président ne semble pas pressé de lui apporter une réponse. Jean-Michel Aulas semble même vouloir compliquer les choses. Invité à s'exprimer sur le sujet ce mercredi, au micro de RMC Sport, l'homme fort de l'OL a sous-entendu une drôle de condition à une potentielle prolongation de son entraîneur : "Même si c'est un sujet que l'on a souvent abordé, j'ai dit qu'on ne prendra pas position d'ici la fin de la saison. On se réunira le 31 décembre. J'espère qu'on sera premiers à cette époque-là, pour envisager les choses de manière différente."

                    Mission impossible pour Garcia ?

                    Autrement dit, si l'Olympique Lyonnais n'est pas devant le PSG (et les autres) à l'heure de quitter l'année 2020, Rudi Garcia aura de bien faibles chances de poursuivre l'aventure lyonnaise au-delà de son contrat initial. Une mission qui semble bien compliquée sur le papier puisque Lyon possède déjà sept points de retard sur le leader parisien. JMA n'a-t-il pas avoué à mot couvert qu'il ne prolongerait pas Rudi Garcia ?

                    https://www.msn.com/fr-fr/sport/foot...ia/ar-BB1aTT8K

                    Publié le 11/11/20

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                    • Mattia De Sciglio, la botte secrète de l'OL
                      • Publié le 11/11/2020 15:00

                      Après avoir fait toute sa carrière en Italie, Mattia De Sciglio s'est décidé à passer de l'autre côté des Alpes cette saison. Prêté par la Juventus, le défenseur âgé de 28 ans est en train de découvrir l'OL et la Ligue 1. Une nouvelle expérience qui semble plutôt lui plaire jusqu'à présent.




                      Mattia De Sciglio à l'entraînement de l'OL©Maxppp




                      Un rendez-vous manqué. Entre Mattia De Sciglio et la France, l'histoire aurait pu débuter en janvier dernier. A ce moment, le Paris Saint-Germain et la Juventus discutaient très sérieusement d'un échange entre le polyvalent latéral italien et Layvin Kurzawa, qui était en fin de contrat le 30 juin 2020. Alors que le deal était en bonne voie, tout a capoté. Maurizio Sarri, entraîneur des Bianconeri à l'époque, avait mis son véto, assurant avoir encore besoin de Mattia De Sciglio, dont le profil lui offrait plus de possibilités. De plus, la Juve estimait la valeur de son défenseur, encore sous contrat jusqu'en 2022, supérieure à celle de l'international tricolore. Les Turinois demandaient donc une somme supplémentaire en plus de leur joueur.



                      Un rendez-vous manqué avec le PSG, mais pas avec l'OL





                      Tout cela a donc fini par faire échouer cet échange. Un épisode sur lequel l'international italien est revenu dans un entretien accordé à OLTV. «Je ne sais pas pourquoi le transfert a échoué. On a beaucoup parlé de ça, surtout au mois de janvier où j'étais assez proche du Paris Saint-Germain. Mais au dernier moment, il n'y a pas eu d'accord entre la Juventus et le Paris Saint-Germain. Donc l'opération a capoté.» Mais le club de la capitale a de nouveau activé cette piste le 18 septembre dernier. Le Corriere dello Sport expliquait que Leonardo songeait à lui pour venir compenser la blessure de Juan Bernat. Mais c'est bien Lyon qui a réussi à l'attirer dans ses filets le 5 octobre, en toute fin de mercato. Un coup surprise sorti de la botte magique des Gones dans le money time du mercato.




                      «J'ai choisi l'OL car Lyon m'a tout de suite prouvé sa volonté de me prendre. L'OL a cru en moi. Cette confiance que m'a apporté l'OL, c'est vraiment ce qui m'a poussé à accepter tout de suite ce prêt. C'était également le moment pour moi de tenter l'expérience à l'étranger», a expliqué le joueur né à Milan sur OLTV, avant de poursuivre : «je prends cette saison avec l'objectif de me relancer et de retrouver de la continuité que j'avais auparavant. Continuité que je n'ai pas pu retrouver la saison passée. Je prends cette nouvelle étape avec beaucoup d'enthousiasme et j'ai également en vu le prochain Euro qui aura lieu en juin (2021). J'espère faire de grandes choses avec l'OL pour y participer. Je donnerai mon maximum pour aider l'OL à atteindre ses objectifs cette saison. Après, je ne sais pas. Peut-être que je resterai ici, peut-être que je retournerais en Italie. Pour le moment, je n'en ai aucune idée.»



                      Retrouver du temps de jeu et la Squadra Azzurra





                      Prêté par la Juventus sans option d'achat, Mattia De Sciglio compte donc mettre son temps à Lyon à profit pour retrouver du temps de jeu et tenter de faire son retour en Squadra Azzurra. Le latéral aux 39 capes n'a, en effet, plus été appelé en sélection depuis le 11 juin 2019. Ce jour-là, il avait joué 25 minutes lors de la victoire 2 à 1 face à la Bosnie-Herzégovine. Autant dire que l'ancien de l'AC Milan a une folle envie de défendre à nouveau les couleurs de l'Italie et de se faire une place dans le groupe qui disputera l'Euro en 2021. Mais avant de penser à cela, il lui faut s'imposer à l'OL. Un club où Rudi Garcia, avec lequel il échange parfois en Italien, a tout de suite dit tout le bien qu'il pensait de lui.



                      «Mattia de Sciglio est au-dessus techniquement et dans son intelligence de jeu, cela se voit tout de suite», avait expliqué le technicien tricolore. Mais, pour le moment, Mattia De Sciglio n'a pas eu beaucoup l'occasion de s'exprimer depuis qu'il a posé le pied sur le sol lyonnais. Arrivé juste avant la trêve internationale d'octobre, il a dû patienter avant de faire ses débuts sous le maillot rhodanien. Le 18 octobre, il était entré en jeu face à Strasbourg. Le temps pour lui de jouer 18 minutes, alors que son équipe s'était imposée 3 à 2. Une semaine plus tard, il entrait de nouveau en jeu face à Monaco (victoire 4-1). Il avait passé une dizaine de minutes sur la pelouse du Groupama Stadium.



                      De Sciglio se sent bien à Lyon





                      Depuis, plus rien. Lors du déplacement à Lille (1er novembre, 1-1), le numéro 22 de Lyon n'était pas dans le groupe car il était malade. Une semaine plus tard, le 8 novembre, celui qui attendait avec impatience de disputer le derby n'était pas de la partie car de nouveau malade d'après l'OL. Il devra donc profiter de la trêve de novembre pour continuer à travailler, s'adapter pour enfin retrouver les terrains de Ligue 1 avec les Gones. Des Gones avec lesquels il échange parfois en français et avec lesquels il se sent plutôt bien comme il l'a avoué au site officiel de l'OL.



                      «Je suis très content d'être ici, d'être dans un grand club comme l'Olympique Lyonnais qui a écrit l'histoire du football en France. C'est une grande équipe. On voit la grandeur de l'OL grâce à son organisation, à l'équipe qui est en place. C'est une formation jeune mais très forte. On le voit aussi à travers le stade, le centre de formation, le centre d'entraînement. Tout ça fait que Lyon est un grand club. Je suis très heureux de vivre cette expérience en France, hors d'Italie. C'est une expérience qui sera positive pour moi et qui va me permettre de grandir en tant que joueur ainsi qu'en tant que personne.» Le bonheur est visiblement dans le prêt pour Mattia De Sciglio !


                      Foot Mercato

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                        Thiago Mendes (OL) : « On attendait trop de moi »




                        Le milieu de terrain brésilien de Thiago Mendes revient sur les causes de sa première saison ratée à l'OL, après son transfert de Lille. Et explique comment il a remonté la pente.





                        De notre envoyé spécial à Lyon, Hugo Guillemet mis à jour le 21 novembre 2020 à 19h09


                        Son front, marqué d'une cicatrice, porte encore les séquelles d'un accident de la route survenu il y a un peu plus de deux mois, en se rendant à l'entraînement. Thiago Mendes avait ensuite manqué deux journées de Championnat (Montpellier le 15 septembre, Nîmes le 18).



                        Mais le Brésilien de 28 ans est un dur au mal : il est revenu dans un groupe en manque de confiance et de résultats puis a conquis une place de titulaire, en retrouvant l'impact qu'il avait au LOSC (2017-2019), où l'OL l'a acheté pour 25 M€. En ce moment, Rudi Garcia en fait son homme de base au milieu de terrain, où l'entraîneur rhodanien apprécie ses qualités physiques et de jeu long. Et le joueur a accepté d'évoquer sa bonne période, sans occulter la mauvaise.




                        « Que s'est-il passé ces derniers mois à Lyon pour qu'on retrouve le "vrai" Thiago Mendes, celui de Lille ?



                        (Sourire.) C'est vrai que cette première saison à l'OL n'a pas été idéale, mais c'était une saison d'apprentissage où j'ai emmagasiné beaucoup d'expérience. Là, je me sens mieux, je connais davantage mes coéquipiers, eux me connaissent mieux aussi. Je suis plus à l'aise et le travail que je fournis est en train de payer.


                        Mais pourquoi cette première saison ratée ?



                        Je crois que c'est un ensemble de choses. Mon premier match contre Monaco s'était bien passé (3-0), j'avais fait deux passes décisives, mais j'ai ensuite senti quelque chose de lourd sur mes épaules. J'entendais Thiago Mendes par-ci, Thiago Mendes par-là... C'était vraiment lourd, on attendait trop de moi, il y avait beaucoup de pression concernant mon arrivée. C'était un très gros transfert et je me suis mis à ressentir toute cette attente comme un poids énorme.




                        Jusqu'à ce que, cet été, vous songiez à partir...



                        Oui, c'est vrai que j'y ai réfléchi. J'ai eu des propositions de plusieurs clubs. On en a beaucoup discuté avec mon épouse et mon agent. Et puis je ressentais aussi beaucoup de pression de la part de certains supporters...

                        « Avec Kelly (son épouse), on a longuement discuté. Partir ? Ne pas partir ? Finalement, je me suis dit qu'il fallait que je reste pour relever ce challenge »





                        Comment ça ?



                        Des choses ont été dites, comme quoi j'allais en boîte de nuit, ou que je buvais de l'alcool. Des choses fausses. On parlait beaucoup de moi et c'était lourd à supporter. Donc avec Kelly (son épouse), on a longuement discuté. Partir ? Ne pas partir ? Finalement, je me suis dit qu'il fallait que je reste pour relever ce challenge. Les gens attendaient beaucoup de moi, donc je me devais de persévérer pour réussir à aider cette équipe et à apporter de la joie aux supporters.



                        Vous êtes aujourd'hui titulaire. Comment avez-vous réussi à retourner cette situation ?


                        Tout simplement par du travail quotidien. Je donne vraiment tout à l'entraînement, toujours à haute intensité. D'ailleurs, les préparateurs physiques du club m'ont beaucoup aidé à sortir de cette mauvaise période, à devenir ce nouveau Thiago Mendes. Aujourd'hui, je me sens super bien et ça fait la différence. J'espère que ça va continuer comme ça.




                        Vous avez joué en sentinelle d'un milieu à trois ou dans un milieu à deux. Où va votre préférence ?



                        Je préfère jouer dans la position que l'entraîneur choisit pour moi (rires). Non, sincèrement, sentinelle ou dans un milieu à deux, ce n'est pas exactement pareil, mais tout me va du moment que je joue et que j'aide les autres.

                        « On a une équipe très dense avec beaucoup de joueurs très forts. Et peu importe qui joue, on a confiance en eux pour donner le meilleur »





                        À Lille, vous frappiez les coups de pied arrêtés. Et l'OL est en difficulté dans ce domaine...



                        Il y a déjà des tireurs désignés par le coach dans l'équipe, il y a Memphis (Depay) et Houssem (Aouar) qui frappent bien notamment. Mais, après, si Rudi Garcia me choisit, bien sûr que je suis à sa disposition (sourires).




                        Après quatre titularisations de suite, il vous a sorti du onze avant la trêve pour le derby (2-1, le 8 novembre). Comment l'avez-vous vécu ?



                        Évidemment que j'étais déçu de ne pas débuter, mais c'est normal non ? Après, je peux aussi comprendre les raisons qui l'ont poussé à faire un peu tourner. Il fallait que d'autres joueurs puissent retrouver du rythme. On a une équipe très dense avec beaucoup de joueurs très forts. Et peu importe qui joue, on a confiance en eux pour donner le meilleur. Donc, oui, j'étais déçu, mais je n'étais pas le seul dans ce cas, il y avait aussi Paqueta, Tino (Kadewere)...

                        «Qu'on sorte de la cave ou qu'on soit titulaire, il faut se dire que la donne n'est jamais figée, il faut sans cesse conquérir un espace de jeu »





                        Et ce sont vos entrées qui ont renversé ce match.



                        C'est vrai qu'il y a eu des changements en seconde période et ç'a changé la donne, on a renversé le score. Et, au final, toute l'équipe était très heureuse d'avoir obtenu ce résultat, les titulaires comme les remplaçants.




                        Que trouvez-vous le plus dur : sortir du trou à l'époque ou bien garder votre place de titulaire aujourd'hui ?



                        Ce sont des moments vraiment différents à gérer pour un joueur. Les deux situations sont difficiles, en fait. Qu'on sorte de la cave ou qu'on soit titulaire, il faut se dire que la donne n'est jamais figée, il faut sans cesse conquérir un espace de jeu, il faut travailler pour sa place afin de pouvoir être important pour l'équipe.

                        « Tous les joueurs au Brésil rêvent de venir en Europe et de vêtir le maillot de l'OL »





                        D'autant plus au milieu à l'OL, où la concurrence est importante... Comment se passe-t-elle entre vous, Paqueta, Guimaraes, Jean Lucas, Caqueret...



                        On est tous amis dans la vie et ça se ressent dans le groupe. On sait tous qu'à la fin c'est Rudi Garcia qui va décider qui va jouer. Donc nous, on a juste à donner notre meilleur. On arrive à être heureux entre nous au quotidien, indépendamment de qui va jouer ou non, on doit juste être à la disposition du coach.



                        En énumérant les noms ça fait beaucoup de Brésiliens !



                        Oui, on est six au club (lui, Marcelo, Paqueta, Guimaraes, Jean Lucas, Camilo), c'est une petite colonie (sourires). Mais, vous savez, tous les joueurs au Brésil rêvent de venir en Europe et de vêtir le maillot de l'OL. Quand j'étais petit, lorsque je voyais Juninho avec ce maillot, moi aussi, je rêvais de venir à Lyon.

                        « Lorsque j'ai voulu être transféré, il (Juninho) a su trouver les bons mots avec moi, en restant positif. Il m'a expliqué qu'il fallait que je sois patient, que j'allais surmonter mes difficultés »





                        Quelle est votre relation avec lui aujourd'hui ? Comme directeur sportif, il a aussi investi beaucoup sur Guimaraes puis Paqueta, qui sont vos concurrents...




                        On a une relation très ouverte, sincèrement, on se parle beaucoup. Quels que soient les moments difficiles que j'ai pu vivre à l'Olympique Lyonnais, il a toujours été là. On a toujours beaucoup discuté et échangé, même encore aujourd'hui alors que ma situation sportive est meilleure. Lorsque j'ai voulu être transféré, il a su trouver les bons mots avec moi, en restant positif. Il m'a expliqué qu'il fallait que je sois patient, que j'allais surmonter mes difficultés, que j'allais y arriver. Je savais que des joueurs à mon poste étaient arrivés ou allaient venir. Mais, pour moi, ce n'est pas un problème, c'est plutôt une valeur supplémentaire pour le club de prendre des joueurs de ce talent, c'est positif au final pour l'OL. »



                        publié le 21 novembre 2020 à 17h39mis à jour le 21 novembre 2020 à 19h09

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