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[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

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    Lucas Paqueta (OL) : l'île à la joie




    Le milieu brésilien de l'OL est né sur une île sise dans la baie de Rio, où il a développé un caractère calme et serein. Il l'a quittée pour le football et porte aujourd'hui le nom de ce bout de terre, «Paqueta».






    (A. Martin/L'Équipe)
    Hugo Guillemet, à Lyon24 octobre 2020 à 00h00
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    C'est un coin de paradis coupé du monde et surtout de l'agitation de Rio de Janeiro, un petit point microscopique au milieu de l'immense baie de Guanabara, un havre de paix sans voiture, cerclé d'une mer d'huile. L'île de Paqueta vit au rythme du ferry qui la relie à la mégalopole brésilienne : des Cariocas en congés débarquent, les glacières chargées de bières fraîches, dont ils profitent les pieds dans le sable et la tête ailleurs. Le soir, le bateau les ramène en ville reposés, revigorés. C'est là, dans cette absolue quiétude, qu'a grandi Lucas Tolentino Coelho de Lima.




    Lucas Paqueta en bref
    23 ans.
    Club : Lyon.
    Poste : milieu offensif.
    2019 : en juillet, il remporte la Copa América avec le Brésil. Il joue 5 minutes lors de cette compétition, en quarts de finale, contre le Paraguay (0-0, 4-3 aux t.a.b.).





    Lucas « Paqueta » a pour nom de footballeur celui de l'île de sa vie, il le porte fièrement sur les épaules, floqué au dos de ses maillots, et c'est d'ailleurs comme cela qu'il veut qu'on l'appelle, ainsi qu'il l'a demandé à tout le monde lors de sa signature à l'OL, fin septembre. « L'enfance de Lucas était paisible, résume Cristiane, sa mère. Il allait à l'école et, le reste du temps, il jouait au ballon sur la plage de Moreninha. »

    Cette longue étendue de sable fin et de quelques herbes sauvages, à deux pas de la maison familiale, a vu les premières frappes, pieds nus, du petit crack à la patte gauche déjà magique. « C'est là que j'ai peaufiné ma technique, glisse le milieu lyonnais en détournant le regard, d'un sourire timide. C'était le début, c'était seulement du jeu, de la joie, avec mon frère et nos amis. »



    Paqueta parle d'un débit lent et d'une voix posée. Les réponses sont courtes, il les ponctue en se tournant vers Isabelle Dias, l'interprète et accompagnatrice historique des Brésiliens à l'OL, comme pour trouver refuge auprès d'une personne de confiance face à un monde qu'il découvre.



    Quand on vient d'une île de 3 000 habitants où il est de coutume de se dire bonjour lorsqu'on se croise dans la rue, et où l'on se déplace à pied, en bicyclette ou en charrette, il faut du temps pour s'adapter à la nouveauté, même à 23 ans. Lucas Paqueta a pourtant quitté l'île très jeune, dans sa neuvième année, puisque Flamengo, le plus grand club de Rio, l'avait repéré et parce que son talent balle au pied était déjà trop grand pour se circonscrire à deux kilomètres carrés.




    «Je veux retrouver mon bon football. Mon football du Brésil. Mon foot est un foot heureux»

    Lucas Paqueta






    Avec Matheus, son aîné de deux ans, Lucas formait un imbattable duo, à Moreninha, et les enfants de passage, le soir venu, remontaient sur le bateau le nez dans leurs tongs : ils n'auraient que des défaites à raconter le lendemain à l'école. « Depuis tout petits, nous avons toujours été ensemble, et Lucas s'est toujours démarqué, la preuve est qu'il jouait avec moi alors qu'il n'avait même pas l'âge d'être inscrit au foot », se remémore Matheus, aujourd'hui professionnel à Tombense (D3 au Brésil). « Mon frère a toujours été mon principal compagnon de jeu, et j'ai toujours voulu avoir sa vitesse, son habileté, son talent, souffle Paqueta. On est deux joueurs différents donc on était complémentaires ; moi, je suis plus classique que lui, j'ai un football plus réfléchi. »




    11


    Lucas Paqueta compte 11 sélections avec le Brésil. Il a inscrit 2 buts avec la Seleçao. Vendredi, il a été appelé en sélection olympique, en compagnie du Lyonnais Bruno Guimaraes.





    Réfléchi, mais avec quelques extravagances, aussi : le Lyonnais aime les petits ponts, les sombreros et les lobs. C'est d'ailleurs de cette manière, et de 35 mètres, qu'il a inscrit son premier but avec Flamengo, en février 2017, face à un gardien qui avait eu l'imprudence de trop s'avancer. Il a failli ouvrir son compteur à l'OL comme cela, dimanche dernier à Strasbourg (3-2), d'une louche délicieuse par-dessus Bingourou Kamara, avant que l'arbitre n'annule le but pour hors-jeu.

    »

    Mais ramener son football à sa seule esthétique serait réducteur. « Il a un sens de la passe et du jeu vers l'avant au-dessus de la moyenne, dit de lui Rudi Garcia, avec qui il échange beaucoup, en italien, depuis trois semaines. Ce qui est plaisant, c'est qu'il ne rechigne pas sur le travail défensif, et c'est très bien pour un entraîneur. » Le coach rhodanien l'a utilisé relayeur droit en Alsace, mais il loue sa polyvalence et compte aussi sur sa recrue au poste de meneur de jeu, ou bien comme faux ailier, par exemple. « Ma meilleure position est d'être sur le terrain, ironise le joueur. Derrière ou devant, ce n'est pas le plus important. Je veux surtout apporter de la joie dans le jeu de l'équipe, comme me l'a demandé Juninho. »



    Il a grandi de 27 centimètres en trois ans





    Paqueta avait perdu la sienne, à l'AC Milan, tout autant que sa place dans le onze, et c'est pour cela que le directeur sportif brésilien de l'OL a pu l'attirer, cet automne, contre 20 M€. L'ex-icône du stade Gerland était tombée sous le charme de ce meneur élégant, technique et décisif, il y a trois ans au Brésil. Il avait même proposé son nom à Lyon, sans suite à l'époque.




    Et un an après, il était trop tard ; au sortir d'une superbe saison 2018 qui le consacra meilleur joueur du pays, Paqueta s'est envolé pour Milan encombré de deux fardeaux : l'étiquette de « nouveau Kaka » et un transfert record à 38,5 M€. Il ne marquera qu'un seul but pour les Rossoneri en 44 matches et environ 2 400 minutes de jeu.



    « Il n'y a pas de revanche aujourd'hui, et je remercie même ce passage qui a pu être douloureux, assure le joueur. Ça fait partie de la vie. Maintenant, je veux retrouver mon bon football. Mon football du Brésil. Mon foot est un foot heureux. Et je sens la bonne énergie pour cela ici. »

    Pour Paqueta, chaque épreuve est positive, et il en a traversé. Pour s'entraîner à Flamengo, enfant, il a sacrifié sa douce vie sur l'île, et son sommeil. « Il était courageux, résume sa mère. Il quittait la maison à 8 heures le matin et il prenait le dernier ferry, à minuit, pour rentrer. » « Mon grand-père, aujourd'hui décédé, m'accompagnait, et je faisais tous ces trajets avec beaucoup de bonheur, promet le joueur. J'arrivais chez moi à 1 heure du matin, mais c'est ma famille qui m'a donné cette force d'accomplir tout ça. »



    Son père, Marcelo, formateur parachutiste, est moins présent à la maison mais il s'implique aussi beaucoup dans la carrière de ses fils et tient un rôle capital lorsque celle du cadet est freinée par un retard osseux : à 15 ans, il ne mesure que 1,53 m et ne fait plus le poids dans sa catégorie. « Nous l'avons emmené chez plusieurs endocrinologues dans l'espoir d'un résultat rapide, explique le paternel. Mais c'est son corps qui était comme cela. Alors nous avons fait confiance à Flamengo. » Le club carioca fait suivre à l'adolescent le Projeto Soma, un programme de renforcement physique et nutritionnel qui a fait ses preuves, par le passé, avec Zico et Bebeto. Paqueta grandit de 27 centimètres en trois ans.



    Sa carrière chez les grands pouvait se lancer. En déclin en Italie, Paqueta a vu un signe du destin lorsque Lyon l'a contacté, lui dont l'épaule et le bras gauche sont tatoués d'un lion, d'une lionne et d'un lionceau. « Ce tatouage montre simplement Lucas, moi et notre fils Benicio, détaille Eduarda, son épouse. C'était une bonne coïncidence d'être appelé par un club dont le lion est l'emblème, une identification en plus, et c'est important pour Lucas. J'espère qu'il pourra être très heureux de jouer ici. » Paqueta n'attend que ça : retrouver à l'OL l'insouciance et la joie qui l'habitaient, enfant, sur le sable de Moreninha.



    publié le 24 octobre 2020 à 00h00

    l'Equipe

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      Post-formation, deux écoles en action (1/2) : l'autre regard de l'OL






      Les dirigeants de l'OL parient de plus en plus sur des joueurs venus de l'extérieur dans l'espoir notamment de réaliser de belles plus-values sur le marché des transferts.






      Hervé Penot 25 octobre 2020 à 00h06

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      Adversaires ce dimanche soir, Lyon et Monaco ont souvent misé sur de jeunes joueurs formés dans d'autres clubs et connu des fortunes diverses à ce jeu-là.

      À l'ombre du Groupama Stadium, derrière une main courante, Rayan Cherki, Melvin Bard, Sinaly Diomandé, accompagnés de certains équipiers, regardent la réserve de l'OL tomber face à Andrézieux en N2 (0-1). À la lumière d'un soleil couchant, juste avant d'entamer leur huis clos de veille de match contre Monaco, ils supportent leurs potes de promo. Cherki, 17 ans, a donné quelques coups de main l'an passé à ses collègues. Diomandé, l'Ivoirien, 19 ans, arrivé en septembre 2019 en provenance de Bamako, n'a fait, lui, que passer avant de monter chez les pros.

      Sur le terrain, Habib Keita (18 ans), son ami du FC Guidars, son club au Mali, acheté 1 million d'euros (550 000 euros pour Diomandé), en septembre (contrat jusqu'en 2025), dévoile une patte gauche soyeuse dès son entrée en deuxième période. Devant, Reo Griffiths (20 ans), l'Anglais débarqué en 2018 de Tottenham, se balade à la pointe de l'attaque sans grand succès..

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      À l'OL, depuis environ cinq ans, le club mise de plus en plus sur la post-formation, ces joueurs venus d'ailleurs apporter leur savoir-faire. Ce choix de l'extérieur n'est pas une nouveauté. Sidney Govou était formé au Puy, Maxwel Cornet et Miralem Pjanic à Metz, entre autres : ils s'étaient pointés tous les trois, juste après leur majorité, avec, déjà, du poil au menton.

      «Lucas Tousart est le symbole de notre recrutement post-formation (...). Il nous a beaucoup apporté sur le terrain et financièrement ensuite»

      Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation lyonnais



      Mais l'OL a décidé d'intensifier cette pratique pour s'attaquer, notamment, à un marché moins coûteux et parfois très lucratif. «Mais le but, ce n'est pas que letraining center se transforme en trading center comme à Monaco, à une période. Cette post-formation s'est en fait accélérée pour deux raisons, explique Jean-François Vulliez, le directeur du centre. Le marché des jeunes s'est envolé économiquement, et, à 22, 23, 24 ans, ils valent très chers. Et en post-formation, il y a moins d'incertitudes qu'avec un jeune de 14, 15, 16 ans. On doit pouvoir renforcer notre effectif pour aller à terme en pro. Il faut que le groupe N2 apprenne le métier de footballeur dans un vestiaire pro avec différentes cultures et une concurrence accrue. Ça doit aider chacun à sortir de sa zone de confort pour aller chercher son temps de jeu.»



      Cette philosophie comble aussi les manques entrevus, ces profils moins polis par les orfèvres du cru. Habib Keita proposait ainsi un pedigree absent dans les catégories inférieures. «Il faut trouver un équilibre entre toutes les catégories, explique Vincent Ponsot, le directeur du football lyonnais, entre les joueurs de haut niveau qu'on prend (Depay...), les joueurs qu'on forme (Caqueret, Cherki..) et donc cette post-formation (Diomandé...).»

      Il prend comme modèle Lucas Tousart, acheté à 18 ans, à Valenciennes 2, 5 millions et revendu au Hertha Berlin 25 millions en janvier. «C'est le symbole de notre recrutement post-formation. Il a comblé nos manques dans notre formation, on avait des mecs techniques comme Houssem (Aouar), pas le travailleur plus physique. Ils nous a beaucoup apporté sur le terrain et financièrement ensuite.»




      Cela ne fonctionne pas toujours. Oumar Solet, grand espoir local, récupéré contre un peu plus d'un million à Laval en janvier 2018, s'est envolé cet été vers Salzbourg pour 4,5 millions (avec des bonus et 20 % pour Laval). «Quand des joueurs veulent partir, on ne peut rien faire. Solet même si on l'a bien vendu, on n'a pas réussi avec lui car il avait un potentiel énorme», admet Ponsot.




      Des gros coups réussis avec Tanguy Ndombele vendu à Tottenham ou Ferland Mendy au Real Madrid




      La perte des Lyonnais dès la fin de leurs années de formation a ajouté aux angoisses des dirigeants. Le départ de Pierre Kalulu, en juillet, du côté du Milan AC, comme un temps celui de Willem Geubbels à Monaco en 2018 (20 millions), a marqué les esprits. L'OL a compris que la protection de ses joyaux posait parfois problème. D'où l'intérêt de s'ouvrir au monde tout en étant attentif à ne pas bloquer l'expression des enfants du cru... Pas toujours simple.

      L'OL a toutefois réussi des sacrés coups, comme Tanguy Ndombele (acheté 10 millions à 20 ans, et vendu 60 à Tottenham) ou Ferland Mendy (acheté 5 millions au Havre à 22 ans et vendu 48 millions au Real), mais sort d'une année moins aboutie. Héritier Deyonge, international des moins de 18 ans belge, venu d'Eindhoven, a ainsi rejoint en prêt Utrecht.



      «Quand le marché sur les jeunes a explosé, on a eu de plus en plus de difficultés pour les garder. Certains sont impatients, des sommes astronomiques sont proposées, et on est obligés de faire des choix de plus en plus tôt, poursuit Ponsot. À l'exception de Martial, qu'on a été contraints de vendre (à Monaco), notre premier objectif, c'est que nos jeunes jouent avec nous. Mais on ne rivalise pas avec certains clubs... Donc en parallèle, il y a un marché d'opportunités qu'on saisit, comme pour Sinaly. On a aussi un partenariat avec Dakar Sacré-Coeur, avec la Pelé Academia (depuis 2019, à Rio). Et s'il y a des opportunités, et pas uniquement pour combler un trou, on les saisit...» L'OL tente de se réinventer pour rester au top. Et ce marché de la post-formation est devenu un intéressant terrain de chasse...



      Jean-François Vulliez : «La dernière étape avant les pros»


      Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation de l'OL, explique le concept de post-formation : «Ce n'est pas simple car il n'y a pas une définition précise. C'est, disons, la dernière étape de la formation avant d'entrer dans le groupe pro. On passe dans le groupe de la réserve et cette formation doit permettre à des jeunes de franchir les ultimes étapes. Ça va, en gros, de 17 à 22 ans. On commence par les U18, U19, là où on entre dans le foot d'adulte. C'est un âge biologique où les jeunes ont atteint leur maturité physique, ils ont même dépassé leur pic de croissance de six mois, un an parfois, et on peut travailler alors avec des fortes intensités. On bosse athlétiquement, la partie psychologique est plus tardive. Ces jeunes, en passant chez les pros, continuent de se développer avant d'atteindre leur maturité. En pro, ils sont confrontés au plus haut niveau avec des entraînements plus exigeants. Ils emmagasinent alors ce qui leur servira plus tard.»





      publié le 25 octobre 2020 à 00h06

      l'Equipe

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      • issu du journal



        Le milieu de l'OL, un secteur où la concurrence est féroce




        Contrairement aux autres secteurs, l'entrejeu de l'OL compte deux fois plus de titulaires potentiels que de places. Chaque week-end, les choix de Rudi Garcia font donc des déçus.






        Thiago Mendes et Houssem Aouar lors de la réception de Marseille (1-1), le 4 octobre. (A. Martin/L'Équipe)



        Hugo Guillemet, à Décines 31 octobre 2020 à 00h25


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        Le terrain d'entraînement venait tout juste d'être arrosé, il faisait bon, grand soleil, et ils sont arrivés les derniers sur la pelouse en jonglant avec un ballon tout en se chambrant gentiment en portugais. Lucas Paqueta, Thiago Mendes, Jean Lucas et Bruno Guimaraes affichaient un large sourire, vendredi, avant d'attaquer la séance matinale. Pas sûr que les quatre milieux brésiliens le conservent, dimanche soir à Lille : au moins deux d'entre eux, et peut-être même trois, s'assiéront sur le banc de touche au coup d'envoi. « C'est vrai qu'il y a une grosse concurrence dans notre secteur mais elle est saine, désamorce Thiago Mendes. Nous, on est là pour être à disposition de notre entraîneur. C'est lui qui choisit les meilleurs pour composer son équipe. »




        L'ex-Nordiste (28 ans) est bien placé pour en parler. Depuis trois matches, il fait partie de ces « meilleurs » puisque Rudi Garcia le titularise systématiquement. Depuis la trêve, l'OL vient d'enchaîner deux victoires (3-2 à Strasbourg, 4-1 contre Monaco) avec Mendes, Paqueta et Aouar au milieu. Si le technicien lyonnais poursuit sa logique, il ne devrait rien changer à Lille, même si Maxence Caqueret pourrait suppléer Paqueta. « Une concurrence saine, c'est aussi montrer à ceux qui jouent et qui gagnent que c'est normal de continuer, abonde Garcia. Mais ce n'est pas une règle générale, au vu de la qualité des joueurs qu'il y a dans ce secteur et qui ne débutent pas... »




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        Pour ne pas les perdre, le coach essaie d'être « proche d'eux » et insiste publiquement, dès qu'il en a l'occasion, sur leur rôle en cours de match : « Ceux qui entrent en jeu sont très importants. Il faut se mettre à la place de l'adversaire, quand vous voyez Mendes et Aouar sortir, puis Guimaraes et Caqueret entrer, il ne voit pas de différence ! Donc c'est un plus. »



        Beaucoup de créateurs, mais un jeu de contres





        Il y a aussi une inadéquation, à l'OL, entre la construction par le directeur sportif Juninho d'un effectif très riche en milieux créateurs, plutôt adaptés au jeu de possession, et la stratégie mise en place depuis deux matches par Garcia, avec un minimum d'échanges dans l'entrejeu et des contres supersoniques à la récupération. « Avoir la possession ou pas est un faux débat. L'essentiel est de gagner. S'il faut avoir la possession pour gagner à Lille, on le fera, explique l'entraîneur. S'il faut gagner sans avoir le ballon, on le fera aussi. On doit avoir une équipe en mesure de tout faire. »




        En ce moment, donc, elle évolue en attaques rapides et Garcia a fait de Mendes sa pièce maîtresse car il est adapté à ce schéma. « Thiago a peut-être le jeu long le plus performant de l'effectif. Il est capable d'ouvrir le jeu à droite comme à gauche et de lancer les attaquants en profondeur, détaille Rudi Garcia. Il est également bon de la tête et il est le plus défensif de nos milieux. Dans une équipe, il faut toujours un équilibre et Thiago nous l'offre. » Au détriment de Guimaraes, indispensable avant la crise, devenu international, mais qui n'a pas débuté depuis plus d'un mois.




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        Caqueret, incontournable depuis le « Final 8 » de la C1, pourrait récupérer une place à Lille mais ce serait celle de Paqueta, recruté pour plus de 20 M€ (à l'AC Milan) par Juninho. « La possession, je ne pense pas que ça soit important, ajoute Thiago Mendes. L'important, c'est que cette manière de jouer fonctionne, puisqu'on gagne. » Garcia conclut : « Je me dois de faire les bons choix pour faire gagner l'équipe. Pas pour faire plaisir aux uns et aux autres. »




        publié le 31 octobre 2020 à 00h25

        L'Equipe

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          issu du journal



          Ligue 1 : Bruno Guimaraes et Maxence Caqueret (OL) se sentent déclassés




          Passés de pièces maîtresses à remplaçants depuis quelques matches, les deux jeunes milieux de terrain de l'OL Bruno Guimaraes et Maxence Caqueret vivent très mal une période qu'ils espèrent vite voir se terminer. Et pourquoi pas dès dimanche (21 heures) contre Saint-Étienne.






          Bruno Guimaraes et Maxence Caqueret. (A. Mounic/L'Équipe)


          Hugo Guillemet, avec V. D.07 novembre 2020 à 00h15
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          C'était il y a deux mois et demi et cela ressemble à une éternité. Le 16 août, sur les bords de la pelouse du stade de Restelo de Lisbonne, au lendemain d'une victoire historique face à Manchester City, en quarts de finale de la Ligue des champions (3-1), Juninho bavardait sur ce trident de jeunes milieux de terrain, Caqueret - Bruno Guimaraes - Aouar, devant lequel l'Europe écarquillait les yeux. « On peut voir loin avec eux, c'est sûr, souriait le directeur sportif brésilien. Le milieu est le coeur d'une équipe. Prenez les exemples des plus grandes : le Real a gagné avec Casemiro-Kroos-Modric, le Barça avec Busquets-Xavi-Iniesta... Il n'existe pas de grande équipe sans un grand milieu. Les nôtres sont jeunes, oui, mais ils sont aussi très intelligents. »



          Cette intelligence est mise à l'épreuve de la patience pour 2 d'entre eux, depuis environ un mois, par Rudi Garcia : depuis qu'il a chamboulé son onze et réorganisé l'équipe en 4-2-3-1 contre l'OM (1-1, le 4 octobre), Bruno Guimaraes (22 ans) puis Maxence Caqueret (20 ans) ont perdu leur place. La mise au banc du Brésilien était plus évidente. Bien moins performant qu'au printemps, il avait besoin de souffler. Mais il ne s'imaginait pas souffler si longtemps. Son entourage estime aujourd'hui logique qu'il ait connu une baisse de régime, après être arrivé du Brésil fin janvier et avoir accepté de jouer « sentinelle », un poste nouveau pour lui. Mais le joueur vit très mal la période psychologiquement, d'autant qu'il a perdu la place qu'il venait tout juste de conquérir en sélection brésilienne.





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          Pour Caqueret, la pilule est au moins aussi difficile à avaler : l'international Espoirs doit sa sortie du onze à son test positif au Covid-19 en sélection, le 10 octobre. Il n'était pas dans le groupe à Strasbourg (le 18), l'OL a gagné avec Paqueta à sa place (3-2) et Garcia n'a plus rien changé contre Monaco (4-1, le 25) et sur le terrain du LOSC dimanche (1-1). « Cette équipe s'est dégagée parce qu'elle a gagné deux fois de suite et parce qu'elle a encore fait un bon résultat à Lille, a répété le coach lyonnais, hier. Et parfois c'est important d'envoyer le message que ceux qui jouent et gagnent peuvent continuer à jouer. » Mais quand le temps dure pour les autres, envoyer le message inverse est important aussi. « Bien sûr, j'y réfléchis, même si ça ne veut pas dire que ça ne sera pas la même équipe contre Saint-Étienne (dimanche, 21 heures), a poursuivi le technicien. Mais c'est important de concerner tout le monde, il faudra faire tourner... »






          Comme Bruno Guimaraes, Caqueret vit mal ce passage. Le jeune milieu de terrain formé au club a la sensation de revivre la même période qu'il y a environ un an, lorsqu'il s'était fait une place dans l'équipe avant d'en sortir sans explications. Avec la légitimité supplémentaire, aujourd'hui, d'avoir regagné son statut en enchaînant 4 performances de très haut niveau cet été, face au PSG (0-0, 5-6 aux tirs au but, en Coupe de la Ligue), à la Juventus (1-2, en Ligue des champions), à Manchester City et au Bayern (0-3, encore en C1).



          Au club, le cas des deux hommes n'est pas encore un problème : on décrit deux joueurs très faciles à gérer, même dans la frustration, et plus intelligents que la moyenne. Pour le derby dimanche soir, alors que l'OL aura le ballon, Garcia réfléchit à quelques changements, et au moins l'un des deux pourrait avoir une bonne surprise. Ils sont impatients de saisir cette nouvelle chance.



          publié le 7 novembre 2020 à 00h15

          L'Equipe

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            ©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT





            OL : Vincent Ponsot évoque sa relation avec Juninho
            • 7 NOVEMBRE 2020 A 11:14


            Nommé directeur général du football, Vincent Ponsot est le bras droit de Jean-Michel Aulas. Le dirigeant s'est exprimé sur sa relation avec Juninho, revenu au club en 2019 comme directeur sportif.




            L'été dernier, Vincent Ponsot a été nommé directeur général du football à l'OL. Dans un entretien accordé à L'Equipe, il a évoqué sa relation avec Juninho, arrivé comme directeur sportif en avril 2019. "Ce n'est pas que cela ait été compliqué, mais disons que je suis un animal à sang froid, et Juninho un animal à sang chaud. Je suis un gestionnaire, et lui un technicien sportif, raconte-t-il. Il a fallu que l'on trouve tous les deux un bon mode de fonctionnement. Je pense qu'on l'a trouvé, et de toute façon, c'est une belle personne, donc il n'y avait pas de raison que cela ne fonctionne pas."



            Le dirigeant explique son rôle au sein du club. "Je fais la même chose qu'avant : mettre en œuvre la stratégie décidée par le président et le conseil d'administration, sur le plan football, décrypte-t-il. Aujourd'hui, notre projet, c'est l'équipe pro masculine, dont le patron est Juninho, l'équipe pro féminine, le centre de formation masculin et féminin, notre développement à l'international, à Dakar, au Brésil, à Farense, et c'est OL Reign (la franchise féminine aux Etats-Unis).


            "Il n'y a qu'un patron, c'est Jean-Michel Aulas"




            Vincent Ponsot a tenu a rappelé que le Brésilien et Rudi Garcia sont les garants de l'aspect sportif au club. "Aujourd'hui. Celui qui prend les décisions à court terme pour le sportif, c'est Rudi Garcia. Après, il y a quelqu'un qui prend en charge le sportif sur le moyen terme, c'est Juninho, déclare-t-il. Quand on recrute un joueur, il y a des données à prendre en compte, des sujets économiques ou des modalités techniques qui peuvent faire que son choix ne se réalise pas. Mais s'il décide de prendre un joueur, je ne vais pas dire que je ne suis pas d'accord."



            Il a également évoqué l'arrivée de Lucas Paquetá, plus gros transfert du dernier mercato. "On a fait un choix ensemble. On ne savait pas, au moment où on a contacté Paquetá, que personne n'allait partir, et si on l'avait su, on ne l'aurait peut-être pas recruté tout de suite, ça c'est possible. Juninho le voulait, mais dans le cadre du remplacement de certains joueurs. Comme on arrivait en fin de mercato et que tout pouvait se décider le dernier jour, on a fait le choix de le prendre, pour garantir la compétitivité de l'équipe, affirme-t-il. Sur la question de qui décide, il n'y a pas à l'OL de question sur qui est numéro deux ou numéro trois. On est 565 salariés, je suis directeur général football, et il y a un directeur général du groupe, qui est Thierry Sauvage. Mais à l'OL, il n'y en a qu'un qui décide. Il n'y a qu'un patron, c'est Jean-Michel Aulas."





            Olympique & Lyonnais

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              Rayan Cherki (OL) est frustré par son temps de jeu



              Les proches de Rayan Cherki ont discuté avec les dirigeants de l'OL jeudi, cherchant des solutions pour apaiser sa frustration. Le jeune joueur, star de la formation locale, est un sujet majeur à Lyon, opposé à Saint-Étienne dimanche (21 heures), en Ligue 1.






              Rayan Cherki. (V. Michel/L'Équipe)



              Hervé Penot 06 novembre 2020 à 20h58




              Son temps de jeu a fondu comme l'avance de Donald Trump sur Joe Biden en Pennsylvanie. Rayan Cherki (17 ans), grand espoir de l'OL, s'impatiente dans sa peau de doublure. Depuis le 27 août, il n'a disputé que cinq minutes, contre l'OM (1-1, le 4 octobre), la faute à une équipe qui donne satisfaction (2 succès, 1 nul sur le terrain de Lille), la faute aussi à une configuration tactique de transitions rapides qui l'a desservi, notamment contre le LOSC, quand l'expulsion de Marcelo a rebattu les cartes. Il sortait d'ailleurs, juste avant la réception de Marseille, de 2 titularisations sans grand impact (il a été noté 3 à Lorient, comme tous les attaquants, et 5 contre Nîmes) dans un collectif en souffrance.



              Ses proches ont pris rendez-vous jeudi auprès des dirigeants pour tenter d'apaiser la frustration naissante du gamin. L'objectif : comment gérer l'actif supposément le plus important du club à court terme et éviter de trop grandes tensions ?



              Le sujet reste très sensible. Dans l'esprit des boss, Cherki incarne le futur, et en creux un transfert mirobolant. Ce n'est pas pour rien que l'OL a autorisé la diffusion dans Téléfoot (TF 1) d'une saison dans les pas de Cherki, sorte de reportage au long cours sur son nouveau Benzema. L'image du gone grimpant les marches de la gloire a de quoi ravir mais sa situation actuelle l'éloigne de ce tableau idyllique, même si l'entraîneur, Rudi Garcia, apprécie l'ado, et, comme il le souligne souvent, son amour pour le jeu. Il lui parle d'ailleurs dès qu'il sent la situation se tendre. Mais Paqueta ou Tino Kadewere, ses possibles concurrents, n'ont pas démérité, loin de là. Et l'entraîneur cherche avant tout des résultats immédiats, moins le retour sur investissement.

              On savait la concurrence féroce à Lyon, avec un calendrier étique. Le cas Cherki rappelle cette réalité, en attendant peut-être un mercato hivernal qui libérera des places.



              Mais le joueur a encore des progrès à réaliser pour s'imposer. Son attitude à l'entraînement lui a ainsi parfois valu des remontrances, notamment celles de Marcelo ou de Memphis Depay, très récemment. Sa manière de vouloir trop dribbler, d'oublier le replacement défensif ou les règles basiques d'un exercice a irrité ces leaders. C'était leur façon de lui montrer le chemin à suivre. Djamel Benlamri a d'ailleurs un rôle intéressant depuis son arrivée, l'Algérien a pris Cherki sous son aile, il n'hésite pas à lui tracer des limites, à l'encourager, à l'aider comme un grand frère.



              Certaines de ses réactions épidermiques ont aussi fait grincer des dents, notamment à Strasbourg (3-2), où il a repris de manière un poil irrespectueuse un intendant, ou face à l'OM, où il a montré des signes d'énervement après n'être entré en jeu que cinq minutes. Pas simple pour Cherki, longtemps protégé, de voir son statut vaciller et cette frustration l'envahir. « Je ne l'ai vu que trois jours mais c'est un bon gars, il écoute et c'est logique qu'il ait encore des progrès à faire, apprendre à ne pas recevoir la balle que dans les pieds, à faire ces appels-"contre-appels" pour désarçonner ses adversaires », souligne Bernard Diomède, le sélectionneur des moins de 19 ans, en écho à ce qui s'entend à Lyon.



              Contre Saint-Étienne dimanche (21 heures, en Ligue 1), même s'il commence le match comme remplaçant, il devrait fouler la pelouse du Groupama Stadium. Il l'attend. Certains dirigeants aussi.




              publié le 6 novembre 2020 à 20h58

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              • Sinaly Diomandé (Lyon) a sauté les étapes




                Trois ans après avoir intégré un centre de formation, le défenseur de l'OL devrait être titulaire ce soir face à Saint-Étienne (21 heures) pour la troisième fois cette saison.





                Sinaly Diomandé, défenseur de l'OL. (E. Garnier/L'Équipe)


                Hervé Penot 08 novembre 2020 à 00h15


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                Ce soir, contre Saint-Étienne, Sinaly Diomandé disputera le trente et unième match de compétition officielle de sa carrière. Les stades pleins, bruyants ? Il n'en a jamais connu entre le National 2, dès son arrivée à l'OL (16 rencontres), l'an passé, ou la Youth League (6 sorties). Ce ne sera pas encore pour le derby.

                À 19 ans, l'Ivoirien possède un CV maigrichon, où figurent trois années de formation en tout et pour tout. Mais il affiche déjà deux sélections avec la Côte d'Ivoire, en octobre, trois ans après avoir fait ses débuts au Mali dans l'académie de Jean-Marc Guillou, fameuse usine à champions, à l'été 2017.



                Parti rejoindre son grand frère à Bamako, Diomandé séduit les formateurs avec son équipe de quartier. « Et comme on ouvrait une académie à Djekanou en Côte d'Ivoire, on l'a envoyé là-bas car ça le rapprochait aussi de sa famille », explique Vincent Dufour, le directeur général des académies JMG.

                Diomandé découvre alors les séances tactiques, techniques, lui qui n'a jamais connu d'apprentissage. « Comme on l'a récupéré à 16 ans - d'habitude, c'est vers 12-13 ans -, il y avait des manques. Et nous, on fait des matches contre des équipes de quartiers, pas de Championnat. Et il a beaucoup progressé car il écoutait et appliquait à vitesse grand V, explique Adrien Gaignon, manager de l'académie à Djekanou. Car techniquement, ce n'était pas ça au début... »

                Il lui faut un an pour devenir titulaire, un autre pour s'imposer. L'académie dispute un tournoi à Saint-Joseph (Loire) en avril 2019, puis un amical contre Andrézieux.



                « Il me rappelle Kolo Touré, arrivé un peu plus tard aussi

                Vincent Dufour, directeur général des académies Jean-Marc Guillou.




                Florian Maurice, alors chargé du recrutement à l'Olympique Lyonnais, tombe sous le charme. « Sa détente impressionnait, un recruteur m'avait dit : "Il ne saute pas, il vole." Et il était très fort à l'impact », se souvient Gaignon. Diomandé fait un essai à l'OL puis signe comme dans un rêve un contrat de quatre ans. « On avait cette part d'incertitude tactique en raison des gros manques, explique Jean-François Vulliez, le patron du centre de formation olympien. Mais il apprenait, faisait des grosses erreurs et les réglait vite. »



                Sa progression supersonique le mène dans le groupe au Final 8 de la Ligue des champions puis à une place de titulaire en défense centrale depuis deux journées en raison des absences de Jason Denayer, blessé. Et ce soir, c'est la suspension de Marcelo qui doit lui permettre de rester dans le onze de départ.

                Patrice Beaumelle, son sélectionneur, a apprécié « son état d'esprit », Anthony Lopes avoue être « très très impressionné ». Dufour insiste : « Il me rappelle Kolo Touré, arrivé un peu plus tard aussi (il quitte Abidjan pour Arsenal à 20 ans, en 2002). Il a une marge de progression tactique et technique immense. Mais les deux s'affirmaient comme des tauliers, pas les plus fins techniquement au départ mais avec eux, tu vas à la guerre. » Si Diomandé pouvait avoir la même carrière que son aîné...




                publié le 8 novembre 2020 à 00h15

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                • Eugénie Le Sommer devient secrétaire générale de l'UNFP



                  Eugénie Le Sommer est membre du Comité directeur de l'UNFP. (A. Réau/L'Équipe)




                  L'attaquante de l'OL Eugénie Le Sommer est devenue lundi secrétaire générale du syndicat des joueurs.

                  10 novembre 2020 à 11h00



                  Deux ans après être devenue la première femme membre du Comité directeur de l'UNFP, Eugénie le Sommer a été désignée lundi secrétaire générale de l'Union nationale des footballeurs professionnels.




                  À l'issue de son assemblée générale, qui s'est tenue lundi, le syndicat a dévoilé la composition de son nouveau Comité directeur. Une deuxième femme l'intègre : Kadidiatou Diani, l'attaquante internationale du PSG. Yunis Abdelhamid, Kadidiatou Diani, Léo Dubois, Brice Maubleu, Valentin Rongier, Lindsay Rose et Adrien Thomasson font également leur entrée.


                  Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch restent les coprésidents, mais une longue page se tourne avec le départ de Jean-Jacques Amorfini. Le vice-président du syndicat depuis le milieu des années 80 a quitté le Comité directeur. C'était un des premiers compagnons de route de Philippe Piat, l'inamovible président de l'UNFP, depuis 1969. Il reste toutefois vice-président d'honneur avec René Charrier.



                  publié le 10 novembre 2020 à 11h00

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                  • Aulas, l’objectif impossible fixé à Garcia

                    Jean-Michel Aulas, a évoqué ce mercredi l'avenir de Rudi Garcia. Le président de l'OL n'est pas pressé de lancer les discussions.

                    Si l'Olympique Lyonnais (5e) remonte lentement vers le haut du classement de Ligue 1, l'avenir de Rudi Garcia sur le banc du club reste des plus incertains. Arrivé en octobre 2019 pour remplacer Sylvinho, l'ancien entraîneur de l'OM verra son contrat prendre fin au 30 juin 2021. A un plus de sept mois de l'échéance, Garcia ne sait toujours pas s'il sera prolongé. Et son président ne semble pas pressé de lui apporter une réponse. Jean-Michel Aulas semble même vouloir compliquer les choses. Invité à s'exprimer sur le sujet ce mercredi, au micro de RMC Sport, l'homme fort de l'OL a sous-entendu une drôle de condition à une potentielle prolongation de son entraîneur : "Même si c'est un sujet que l'on a souvent abordé, j'ai dit qu'on ne prendra pas position d'ici la fin de la saison. On se réunira le 31 décembre. J'espère qu'on sera premiers à cette époque-là, pour envisager les choses de manière différente."

                    Mission impossible pour Garcia ?

                    Autrement dit, si l'Olympique Lyonnais n'est pas devant le PSG (et les autres) à l'heure de quitter l'année 2020, Rudi Garcia aura de bien faibles chances de poursuivre l'aventure lyonnaise au-delà de son contrat initial. Une mission qui semble bien compliquée sur le papier puisque Lyon possède déjà sept points de retard sur le leader parisien. JMA n'a-t-il pas avoué à mot couvert qu'il ne prolongerait pas Rudi Garcia ?

                    https://www.msn.com/fr-fr/sport/foot...ia/ar-BB1aTT8K

                    Publié le 11/11/20

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                    • Mattia De Sciglio, la botte secrète de l'OL
                      • Publié le 11/11/2020 15:00

                      Après avoir fait toute sa carrière en Italie, Mattia De Sciglio s'est décidé à passer de l'autre côté des Alpes cette saison. Prêté par la Juventus, le défenseur âgé de 28 ans est en train de découvrir l'OL et la Ligue 1. Une nouvelle expérience qui semble plutôt lui plaire jusqu'à présent.




                      Mattia De Sciglio à l'entraînement de l'OL©Maxppp




                      Un rendez-vous manqué. Entre Mattia De Sciglio et la France, l'histoire aurait pu débuter en janvier dernier. A ce moment, le Paris Saint-Germain et la Juventus discutaient très sérieusement d'un échange entre le polyvalent latéral italien et Layvin Kurzawa, qui était en fin de contrat le 30 juin 2020. Alors que le deal était en bonne voie, tout a capoté. Maurizio Sarri, entraîneur des Bianconeri à l'époque, avait mis son véto, assurant avoir encore besoin de Mattia De Sciglio, dont le profil lui offrait plus de possibilités. De plus, la Juve estimait la valeur de son défenseur, encore sous contrat jusqu'en 2022, supérieure à celle de l'international tricolore. Les Turinois demandaient donc une somme supplémentaire en plus de leur joueur.



                      Un rendez-vous manqué avec le PSG, mais pas avec l'OL





                      Tout cela a donc fini par faire échouer cet échange. Un épisode sur lequel l'international italien est revenu dans un entretien accordé à OLTV. «Je ne sais pas pourquoi le transfert a échoué. On a beaucoup parlé de ça, surtout au mois de janvier où j'étais assez proche du Paris Saint-Germain. Mais au dernier moment, il n'y a pas eu d'accord entre la Juventus et le Paris Saint-Germain. Donc l'opération a capoté.» Mais le club de la capitale a de nouveau activé cette piste le 18 septembre dernier. Le Corriere dello Sport expliquait que Leonardo songeait à lui pour venir compenser la blessure de Juan Bernat. Mais c'est bien Lyon qui a réussi à l'attirer dans ses filets le 5 octobre, en toute fin de mercato. Un coup surprise sorti de la botte magique des Gones dans le money time du mercato.




                      «J'ai choisi l'OL car Lyon m'a tout de suite prouvé sa volonté de me prendre. L'OL a cru en moi. Cette confiance que m'a apporté l'OL, c'est vraiment ce qui m'a poussé à accepter tout de suite ce prêt. C'était également le moment pour moi de tenter l'expérience à l'étranger», a expliqué le joueur né à Milan sur OLTV, avant de poursuivre : «je prends cette saison avec l'objectif de me relancer et de retrouver de la continuité que j'avais auparavant. Continuité que je n'ai pas pu retrouver la saison passée. Je prends cette nouvelle étape avec beaucoup d'enthousiasme et j'ai également en vu le prochain Euro qui aura lieu en juin (2021). J'espère faire de grandes choses avec l'OL pour y participer. Je donnerai mon maximum pour aider l'OL à atteindre ses objectifs cette saison. Après, je ne sais pas. Peut-être que je resterai ici, peut-être que je retournerais en Italie. Pour le moment, je n'en ai aucune idée.»



                      Retrouver du temps de jeu et la Squadra Azzurra





                      Prêté par la Juventus sans option d'achat, Mattia De Sciglio compte donc mettre son temps à Lyon à profit pour retrouver du temps de jeu et tenter de faire son retour en Squadra Azzurra. Le latéral aux 39 capes n'a, en effet, plus été appelé en sélection depuis le 11 juin 2019. Ce jour-là, il avait joué 25 minutes lors de la victoire 2 à 1 face à la Bosnie-Herzégovine. Autant dire que l'ancien de l'AC Milan a une folle envie de défendre à nouveau les couleurs de l'Italie et de se faire une place dans le groupe qui disputera l'Euro en 2021. Mais avant de penser à cela, il lui faut s'imposer à l'OL. Un club où Rudi Garcia, avec lequel il échange parfois en Italien, a tout de suite dit tout le bien qu'il pensait de lui.



                      «Mattia de Sciglio est au-dessus techniquement et dans son intelligence de jeu, cela se voit tout de suite», avait expliqué le technicien tricolore. Mais, pour le moment, Mattia De Sciglio n'a pas eu beaucoup l'occasion de s'exprimer depuis qu'il a posé le pied sur le sol lyonnais. Arrivé juste avant la trêve internationale d'octobre, il a dû patienter avant de faire ses débuts sous le maillot rhodanien. Le 18 octobre, il était entré en jeu face à Strasbourg. Le temps pour lui de jouer 18 minutes, alors que son équipe s'était imposée 3 à 2. Une semaine plus tard, il entrait de nouveau en jeu face à Monaco (victoire 4-1). Il avait passé une dizaine de minutes sur la pelouse du Groupama Stadium.



                      De Sciglio se sent bien à Lyon





                      Depuis, plus rien. Lors du déplacement à Lille (1er novembre, 1-1), le numéro 22 de Lyon n'était pas dans le groupe car il était malade. Une semaine plus tard, le 8 novembre, celui qui attendait avec impatience de disputer le derby n'était pas de la partie car de nouveau malade d'après l'OL. Il devra donc profiter de la trêve de novembre pour continuer à travailler, s'adapter pour enfin retrouver les terrains de Ligue 1 avec les Gones. Des Gones avec lesquels il échange parfois en français et avec lesquels il se sent plutôt bien comme il l'a avoué au site officiel de l'OL.



                      «Je suis très content d'être ici, d'être dans un grand club comme l'Olympique Lyonnais qui a écrit l'histoire du football en France. C'est une grande équipe. On voit la grandeur de l'OL grâce à son organisation, à l'équipe qui est en place. C'est une formation jeune mais très forte. On le voit aussi à travers le stade, le centre de formation, le centre d'entraînement. Tout ça fait que Lyon est un grand club. Je suis très heureux de vivre cette expérience en France, hors d'Italie. C'est une expérience qui sera positive pour moi et qui va me permettre de grandir en tant que joueur ainsi qu'en tant que personne.» Le bonheur est visiblement dans le prêt pour Mattia De Sciglio !


                      Foot Mercato

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                        Thiago Mendes (OL) : « On attendait trop de moi »




                        Le milieu de terrain brésilien de Thiago Mendes revient sur les causes de sa première saison ratée à l'OL, après son transfert de Lille. Et explique comment il a remonté la pente.





                        De notre envoyé spécial à Lyon, Hugo Guillemet mis à jour le 21 novembre 2020 à 19h09


                        Son front, marqué d'une cicatrice, porte encore les séquelles d'un accident de la route survenu il y a un peu plus de deux mois, en se rendant à l'entraînement. Thiago Mendes avait ensuite manqué deux journées de Championnat (Montpellier le 15 septembre, Nîmes le 18).



                        Mais le Brésilien de 28 ans est un dur au mal : il est revenu dans un groupe en manque de confiance et de résultats puis a conquis une place de titulaire, en retrouvant l'impact qu'il avait au LOSC (2017-2019), où l'OL l'a acheté pour 25 M€. En ce moment, Rudi Garcia en fait son homme de base au milieu de terrain, où l'entraîneur rhodanien apprécie ses qualités physiques et de jeu long. Et le joueur a accepté d'évoquer sa bonne période, sans occulter la mauvaise.




                        « Que s'est-il passé ces derniers mois à Lyon pour qu'on retrouve le "vrai" Thiago Mendes, celui de Lille ?



                        (Sourire.) C'est vrai que cette première saison à l'OL n'a pas été idéale, mais c'était une saison d'apprentissage où j'ai emmagasiné beaucoup d'expérience. Là, je me sens mieux, je connais davantage mes coéquipiers, eux me connaissent mieux aussi. Je suis plus à l'aise et le travail que je fournis est en train de payer.


                        Mais pourquoi cette première saison ratée ?



                        Je crois que c'est un ensemble de choses. Mon premier match contre Monaco s'était bien passé (3-0), j'avais fait deux passes décisives, mais j'ai ensuite senti quelque chose de lourd sur mes épaules. J'entendais Thiago Mendes par-ci, Thiago Mendes par-là... C'était vraiment lourd, on attendait trop de moi, il y avait beaucoup de pression concernant mon arrivée. C'était un très gros transfert et je me suis mis à ressentir toute cette attente comme un poids énorme.




                        Jusqu'à ce que, cet été, vous songiez à partir...



                        Oui, c'est vrai que j'y ai réfléchi. J'ai eu des propositions de plusieurs clubs. On en a beaucoup discuté avec mon épouse et mon agent. Et puis je ressentais aussi beaucoup de pression de la part de certains supporters...

                        « Avec Kelly (son épouse), on a longuement discuté. Partir ? Ne pas partir ? Finalement, je me suis dit qu'il fallait que je reste pour relever ce challenge »





                        Comment ça ?



                        Des choses ont été dites, comme quoi j'allais en boîte de nuit, ou que je buvais de l'alcool. Des choses fausses. On parlait beaucoup de moi et c'était lourd à supporter. Donc avec Kelly (son épouse), on a longuement discuté. Partir ? Ne pas partir ? Finalement, je me suis dit qu'il fallait que je reste pour relever ce challenge. Les gens attendaient beaucoup de moi, donc je me devais de persévérer pour réussir à aider cette équipe et à apporter de la joie aux supporters.



                        Vous êtes aujourd'hui titulaire. Comment avez-vous réussi à retourner cette situation ?


                        Tout simplement par du travail quotidien. Je donne vraiment tout à l'entraînement, toujours à haute intensité. D'ailleurs, les préparateurs physiques du club m'ont beaucoup aidé à sortir de cette mauvaise période, à devenir ce nouveau Thiago Mendes. Aujourd'hui, je me sens super bien et ça fait la différence. J'espère que ça va continuer comme ça.




                        Vous avez joué en sentinelle d'un milieu à trois ou dans un milieu à deux. Où va votre préférence ?



                        Je préfère jouer dans la position que l'entraîneur choisit pour moi (rires). Non, sincèrement, sentinelle ou dans un milieu à deux, ce n'est pas exactement pareil, mais tout me va du moment que je joue et que j'aide les autres.

                        « On a une équipe très dense avec beaucoup de joueurs très forts. Et peu importe qui joue, on a confiance en eux pour donner le meilleur »





                        À Lille, vous frappiez les coups de pied arrêtés. Et l'OL est en difficulté dans ce domaine...



                        Il y a déjà des tireurs désignés par le coach dans l'équipe, il y a Memphis (Depay) et Houssem (Aouar) qui frappent bien notamment. Mais, après, si Rudi Garcia me choisit, bien sûr que je suis à sa disposition (sourires).




                        Après quatre titularisations de suite, il vous a sorti du onze avant la trêve pour le derby (2-1, le 8 novembre). Comment l'avez-vous vécu ?



                        Évidemment que j'étais déçu de ne pas débuter, mais c'est normal non ? Après, je peux aussi comprendre les raisons qui l'ont poussé à faire un peu tourner. Il fallait que d'autres joueurs puissent retrouver du rythme. On a une équipe très dense avec beaucoup de joueurs très forts. Et peu importe qui joue, on a confiance en eux pour donner le meilleur. Donc, oui, j'étais déçu, mais je n'étais pas le seul dans ce cas, il y avait aussi Paqueta, Tino (Kadewere)...

                        «Qu'on sorte de la cave ou qu'on soit titulaire, il faut se dire que la donne n'est jamais figée, il faut sans cesse conquérir un espace de jeu »





                        Et ce sont vos entrées qui ont renversé ce match.



                        C'est vrai qu'il y a eu des changements en seconde période et ç'a changé la donne, on a renversé le score. Et, au final, toute l'équipe était très heureuse d'avoir obtenu ce résultat, les titulaires comme les remplaçants.




                        Que trouvez-vous le plus dur : sortir du trou à l'époque ou bien garder votre place de titulaire aujourd'hui ?



                        Ce sont des moments vraiment différents à gérer pour un joueur. Les deux situations sont difficiles, en fait. Qu'on sorte de la cave ou qu'on soit titulaire, il faut se dire que la donne n'est jamais figée, il faut sans cesse conquérir un espace de jeu, il faut travailler pour sa place afin de pouvoir être important pour l'équipe.

                        « Tous les joueurs au Brésil rêvent de venir en Europe et de vêtir le maillot de l'OL »





                        D'autant plus au milieu à l'OL, où la concurrence est importante... Comment se passe-t-elle entre vous, Paqueta, Guimaraes, Jean Lucas, Caqueret...



                        On est tous amis dans la vie et ça se ressent dans le groupe. On sait tous qu'à la fin c'est Rudi Garcia qui va décider qui va jouer. Donc nous, on a juste à donner notre meilleur. On arrive à être heureux entre nous au quotidien, indépendamment de qui va jouer ou non, on doit juste être à la disposition du coach.



                        En énumérant les noms ça fait beaucoup de Brésiliens !



                        Oui, on est six au club (lui, Marcelo, Paqueta, Guimaraes, Jean Lucas, Camilo), c'est une petite colonie (sourires). Mais, vous savez, tous les joueurs au Brésil rêvent de venir en Europe et de vêtir le maillot de l'OL. Quand j'étais petit, lorsque je voyais Juninho avec ce maillot, moi aussi, je rêvais de venir à Lyon.

                        « Lorsque j'ai voulu être transféré, il (Juninho) a su trouver les bons mots avec moi, en restant positif. Il m'a expliqué qu'il fallait que je sois patient, que j'allais surmonter mes difficultés »





                        Quelle est votre relation avec lui aujourd'hui ? Comme directeur sportif, il a aussi investi beaucoup sur Guimaraes puis Paqueta, qui sont vos concurrents...




                        On a une relation très ouverte, sincèrement, on se parle beaucoup. Quels que soient les moments difficiles que j'ai pu vivre à l'Olympique Lyonnais, il a toujours été là. On a toujours beaucoup discuté et échangé, même encore aujourd'hui alors que ma situation sportive est meilleure. Lorsque j'ai voulu être transféré, il a su trouver les bons mots avec moi, en restant positif. Il m'a expliqué qu'il fallait que je sois patient, que j'allais surmonter mes difficultés, que j'allais y arriver. Je savais que des joueurs à mon poste étaient arrivés ou allaient venir. Mais, pour moi, ce n'est pas un problème, c'est plutôt une valeur supplémentaire pour le club de prendre des joueurs de ce talent, c'est positif au final pour l'OL. »



                        publié le 21 novembre 2020 à 17h39mis à jour le 21 novembre 2020 à 19h09

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                          issu du journal



                          Ligue 1 : en grande forme, l'OL fonce sur Paris comme un avion de chasse




                          Depuis la trêve d'octobre, les joueurs de Rudi Garcia sont passés d'ennuyeux et impuissants à enthousiasmants et efficaces. Ce nouvel OL arrive lancé pour défier le PSG, dimanche (21 heures).






                          Il n'avait pas arrêté de le marteler pendant deux mois et cela l'avait fait passer pour un entraîneur qui se cherchait des excuses : « Notre saison démarrera vraiment à la fin du mercato. » Il faut reconnaître que Rudi Garcia n'avait pas tort, finalement, même si les supporters lyonnais auraient peut-être aussi aimé voir leur équipe prendre des points avant la première trêve d'automne.

                          Depuis la fermeture de cette interminable fenêtre de transferts, le 5 octobre, l'OL a pris 19 points sur 21 (6 victoires, 1 nul). Et la belle série comptable s'est accompagnée du constat que quelque chose avait profondément changé dans le jeu.



                          Trois fois moins de centres...




                          « On montre des belles choses sur les derniers matches. Ce qui nous intéresse, c'est d'enchaîner les victoires, même si parfois on gagne en étant moins séduisants, explique le latéral droit Léo Dubois. On avait un manque de réussite devant le but, aujourd'hui, on l'a pleinement. » Lui et Maxwel Cornet ont surtout cessé d'inonder les surfaces adverses de centres et l'OL est sorti d'un schéma de jeu bien trop prévisible pour les défenses.



                          Avant le match à Strasbourg (3-2, le 18 octobre), Lyon tenait la possession, faisait circuler le ballon en « U » de manière stéréotypée et centrait sans décalage préalable ni déséquilibre, de manière abusive (voir infographie). Cela donnait la sensation d'une impuissance. Garcia l'a compris et, depuis sept journées, ses joueurs chassent le ballon plus haut sur le terrain pour favoriser une transition plus rapide.



                          La vitesse de ses attaquants est un atout dans ce schéma et, sans vrai joueur de tête dans la surface en l'absence de Moussa Dembélé, sur le banc, les Lyonnais attaquent l'axe par des combinaisons, ou la technique de Depay, Aouar, Paqueta ou Guimaraes crée des différences.



                          ... mais des tirs trois fois plus efficaces




                          « On dit aujourd'hui qu'on est plus efficaces, plus en réussite, énumère Garcia. Mais on n'est pas devenu anormalement efficaces. C'est surtout qu'avant, on était anormalement inefficaces, je n'ai pas arrêté de le dire. Et je vais prêcher pour ma paroisse, mais on est aujourd'hui plus précis, plus présents offensivement, donc peut-être qu'on progresse aussi. »


                          Il n'y a pas de doute sur la progression de l'OL dans la qualité de son jeu offensif, et l'entraîneur lyonnais a raison de s'en féliciter puisqu'il en porte une part de responsabilité. Il a su reprendre la main en arrêtant de tâtonner et en installant durablement le 4-3-3, il a donné des repères à ses hommes et n'a par exemple pas hésité à très vite s'appuyer sur Paqueta, au milieu de terrain, comme un homme de base.








                          Il a aussi adopté un management psychologique global en n'oubliant pas, depuis des semaines, de quasi systématiquement commencer ses interventions publiques en félicitant l'état d'esprit de ses remplaçants. Il a ainsi diffusé l'idée, dans son groupe, que chacun doit se sentir important, qu'il entre à l'heure de jeu ou bien sorte du terrain à ce moment-là du match.

                          Enfin, et là est l'autre évolution très visible du jeu de l'OL, l'efficacité devant le but s'est inversée, comme le soulignent Dubois et Garcia, car les Lyonnais ont désormais besoin de trois fois moins de tirs pour marquer un but. Ce n'est pas simplement que tout réussit aujourd'hui à des attaquants lyonnais qui rataient tout avant la trêve d'octobre, cette lecture serait trop simpliste, même s'il y a un peu de cela.


                          C'est surtout que l'OL, désormais, sait prendre sa chance face à des défenses hors de position et des gardiens moins protégés. Lyon pique en contre, les trois attaquants titulaires ont tous retrouvé un gros capital confiance, ils tentent des choses, multiplient les appels dans toutes les zones et le jeu lyonnais s'en trouve plus varié et donc plus difficile à lire pour l'adversaire.

                          L'OL peut aujourd'hui adopter un jeu direct, en arrivant au but en trois passes, mais également alterner avec des phases d'attaques placées. Il faudra maintenant à peu près tout bien faire, dimanche au Parc des Princes, pour espérer un résultat face au Paris-SG.



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                          • Dortmund : Favre viré (officiel) Par Youcef Touaitia - Actu Allemagne, Mise en ligne: le 13/12/2020 à 16h00 13 Taille du texte: Email Imprimer Tweet Malgré la qualification pour les 8es de finale de la Ligue des Champions, en milieu de semaine, le Borussia Dortmund a décidé de se séparer de Lucien Favre. Le coach suisse n'a pas résisté à la raclée subie contre Stuttgart (1-5), samedi en Bundesliga. Favre n'est plus l'entraîneur de Dortmund. Lucien Favre a souvent senti le vent du boulet depuis son arrivée, à l'été 2018. Deux ans et demi plus tard, l'entraîneur suisse a fini par tomber dans le ravin du côté du Borussia Dortmund. En effet, le club allemand a annoncé son licenciement, ce dimanche. Favre prend la porte «Lucien Favre n'est plus l'entraîneur du Borussia Dortmund. Les dirigeants du BVB ont décidé à l'unanimité de libérer Favre et son adjoint Manfred Stefes avec effet immédiat» , peut-on lire dans un communiqué paru sur le site officiel du BvB. «Nous remercions tous Lucien Favre pour son excellent travail au cours des 30 derniers mois lors desquels lui et son équipe ont accroché deux fois la deuxième place de Bundesliga. En tant que professionnel et en tant que personne, Lucien Favre ne fait aucun doute» , a rajouté le directeur exécutif, Hans-Joachim Watzke. - Source: Maxifoot, http://www.maxifoot.fr/football/arti...58.htm#footref

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                            • Aujourd'hui une nouvelle déstabilisation de notre club est lançée aprés les joueurs Aouar,Memphis les voilà maintenant qu'ils s'attaquent à l'entraineur Garcia en faisant le bug (partira il à la fin de saison ??)bref j'aimerais bien qu'ils s'occupent plutôt du seul club qui les interessent Marseille et qu'ils arrêtent de nous pelér le jonc en cherchant continuellement des angles d'attaques contre l'OL

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                                Comment Lucas Paqueta a changé la saison de l'OL



                                Arrivé fin septembre en provenance de l'AC Milan, le milieu brésilien a transformé le jeu de l'OL.




                                Hugo Guillemet (avec H. P.) 22 décembre 2020 à 22h49




                                Lorsque nous l'avions rencontré à la fin du mois d'octobre, Lucas Paqueta n'avait posé ses valises à Lyon que depuis quelques jours et son discours restait assez vague sur le rôle qu'il comptait tenir à l'OL : « Je veux surtout apporter de la joie à l'équipe, comme me l'a demandé Juninho, confiait-il timidement. Je sens la bonne énergie ici. » Deux mois plus tard, le constat est que le milieu brésilien répond au souhait de son directeur sportif. Mais il donne surtout beaucoup plus que ça à la formation de Rudi Garcia. Dont de l'énergie, justement, qui contamine avantageusement ses coéquipiers. « Il est collectif et généreux, résume son entraîneur. Il emmène tout le monde derrière lui. Sur le plan de l'investissement pour l'équipe, il donne le ton et ça déteint sur les autres. Il n'est pas le seul, mais c'est bien d'avoir un joueur comme ça. »

                                Garcia l'a utilisé dès qu'il a pu, à Strasbourg (3-2, le 24 octobre), et il ne s'en est plus passé depuis, dessinant son onze-type actuel autour de lui. « Comme c'est un très bon joueur qui nous apporte autant défensivement qu'offensivement, sa présence nous donne une ''balance'', analyse le défenseur belge Jason Denayer. C'est-à-dire que maintenant, au milieu, on a un joueur un peu plus défensif (Thiago Mendes), un autre joueur un peu plus offensif (Houssem Aouar), et puis on a Paqueta, qui fait les deux. »

                                L'OL s'attendait à un meneur technique ; il a vu un meneur technique mais encore plus que cela : l'ex-Milanais emmène sa dimension physique et son goût du combat à une équipe qui en avait souvent manqué. « Il a un engagement, une envie et une agressivité qui donnent un plus, confirme son compatriote Cris, l'ex défenseur de l'OL, qui en connaît un rayon sur le sujet. Son arrivée a aussi fait changer Thiago Mendes, qui a plus de confiance en lui. Le foot, c'est parfois une pièce d'un puzzle qui change beaucoup de choses. » La pièce manquante, cette fameuse « balance » dont parle Denayer.


                                Lucas Paqueta en action contre Brest (2-2). (F. Faugère/L'Équipe)

                                «On s'est dit : « ******, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu ça !»

                                Brendan Chardonnet, défenseur de Brest et adversaire de l'OL mercredi dernier



                                « Défensivement, il est rugueux, solide sur ses appuis, il récupère pas mal de ballons, énumère Brendan Chardonnet, le défenseur de Brest. Mais après, avec sa patte gauche, il trouve des passes superbes pour ses attaquants. Il a beaucoup d'activité, il court beaucoup, il ne se cache jamais. » Le joueur breton reste impressionné par ce qu'il a vu, mercredi dernier au Groupama Stadium (2-2). Sur le banc au coup d'envoi, Paqueta avait transformé l'OL lors de son entrée, peu avant l'heure de jeu. « Il a de suite imposé son emprise sur le milieu de terrain, témoigne-t-il. Après le match, on s'est tous regardés entre nous, en se disant : ''******, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu un milieu rayonner comme ça ! '' »



                                Le Brésilien est passé à côté d'une seule rencontre : à Angers, le 22 novembre (1-0), parce qu'il revenait d'un long périple avec la Seleçao, qu'il a d'ailleurs retrouvée grâce à sa renaissance à l'OL. Il avait obtenu ce jour-là la note de 3/10 dans L'Équipe, mais c'était une exception : s'il n'a pas encore assez joué pour intégrer le classement général, sa moyenne actuelle (6,25) le situerait à la première place.



                                6,25



                                La moyenne de Lucas Paqueta dans L'Équipe (8 notes au total). Le Brésilien a même reçu un 8 lors de chacun de ses deux derniers matches, à Paris (1-0) et à Nice (4-1).

                                Ses performances dessinent même une progression, qui va de pair avec une confiance toujours plus forte, et ses deux dernières sorties en L1 ont été fantastiques (voir chiffre). Il a d'abord considérablement réduit l'influence du Parisien Marco Verratti lors de la victoire de l'OL au Parc des Princes (1-0, le 13 décembre), même s'il n'a pas fait que ça, et a délivré un récital technique, samedi soir, à Nice (4-1), où son impact et son aisance ont découragé ses adversaires.

                                « Il a un formidable talent mais au-delà de ce talent et de cette capacité à jouer à une touche et toujours vers l'avant, il travaille beaucoup pour l'équipe, reprend Garcia, conquis. Tout le mérite revient à Juninho. » Le directeur sportif brésilien, qui échange très souvent avec Paqueta pour le conseiller et faciliter son intégration, avait fait de ce dossier sa priorité lors du dernier mercato. Il l'avait mené seul, des heures au téléphone avec son homologue de l'AC Milan Paolo Maldini, et avait choisi d'assumer le pari sportif et financier pour un joueur qui n'avait pas fait ses preuves en Europe jusque-là.



                                La part de risque paraît bien faible, aujourd'hui, tandis que les 20 M€ dépensés pour le transfert semblent minimes au vu de la place qu'a déjà pris le Brésilien à Lyon. « Cela fait très longtemps que je ne me suis pas senti chez moi », a confié ce dernier sur ses réseaux sociaux, en français dans le texte, après la victoire à Nice. Comment pourrait-il encore progresser ? « Je pense qu'il doit être plus décisif en termes de buts et passes décisives (0 dans les deux catégories pour l'instant). Avec sa grosse frappe, il doit plus tenter sa chance », sourit Garcia, qui mesure bien la sienne d'avoir un tel joueur autour duquel bâtir son onze, chaque semaine.



                                publié le 22 décembre 2020 à 22h49

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                                Ligue 1
                                Nantes (FRA)
                                Lyon (FRA)

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                                • Désolé pour l’anglais - https://www.ligue1.com/Articles/OPIN...depay-kadewere

                                  LE SPIRO: Lyon capable of ending PSG domination

                                  Watch out Paris Saint-Germain: in-form Olympique Lyonnais are ready to make a long overdue return to the summit of the French game, warns Ligue1.com’s Matthew Spiro.


                                  It has been a difficult year on so many levels, but as a budding Ligue 1 enthusiast I have found events on the pitch extremely heartening over these final weeks of 2020. The emergence of Lyon, Lille and perhaps even Marseille as genuine rivals to PSG’s domestic hegemony has brought a wave of excitement and intrigue that is more than welcome after three years of Parisian domination. We have a serious title race on our hands and 2021 promises be to be thrilling!

                                  Lyon’s rise, in particular, feels like an event that will significantly alter the Ligue 1 landscape. This is a club that has the history, fan-base, infrastructure, financial clout and quality to compete for major honours year in year out. In fact, OL should be competing with PSG. Finishing 29 points adrift of the champions, as they did in 2018/19, or languishing 28 points behind at the end of the curtailed 2019/20 campaign is simply not acceptable for this traditional giant. The club’s current form – they have taken 26 points from the last 30 on offer – has propelled them into the heart of this season’s title race, and it feels like the start of something big, something long-standing.

                                  As an Englishman who first moved to France to work on Ligue 1 in 2002, I spent many of my early years reporting on ‘Le Grand l’OL’ – the Lyon side that trampled all over the French game, winning seven consecutive league titles with a swagger and a style that rendered its opponents helpless and scared stiff. Witnessing first-hand the warmth and class of this football club on so many famous nights at Stade de Gerland – the thrilling Champions League clashes with Real Madrid, Werder Bremen, Manchester United or Barcelona shine brightest in my mind – was a genuine privilege and ensured that Lyon will always have a dear place in my football memory bank.

                                  WATCH: Lyon end 2020 on a high against Nantes



                                  But just as the Juninho years were magic, the ensuing seasons of underachievement have been deeply frustrating. Lyon have just one Coupe de France trophy to show for their last 12 years of toils; that’s not good enough. Nor is finishing seventh and failing to qualify for Europe acceptable.

                                  The first signs that Lyon were on their way back arrived during the Final Eight in Lisbon when Rudi Garcia’s men eliminated Juventus and Manchester City on their way to the Champions League semi-finals. ‘Those performances helped us understand the level that we’re capable of playing at,’ midfielder Houssem Aouar told when I interviewed him a fortnight. Indeed, if Lyon can defend so well and attack so ruthlessly against two European superpowers, they can surely string together a run of wins in Ligue 1? The penny seems to have dropped.

                                  Unsettled by the extended transfer window, and handicapped by the lack of a pre-season, Lyon made a stuttering start this term. They were reportedly ready to cash in on Memphis Depay during the summer, and possibly Aouar or Moussa Dembélé too, yet the financial crisis across Europe meant that those players ended up staying. Since the window closed in October, Lyon have been imperial. Their newfound belief and maturity was clearly on display at the Parc des Princes earlier this month, as the visitors registered a solid, professional 1-0 win over PSG thanks to Tino Kadewere’s goal. The unfussy, no-frills nature of the performance, and the relatively low-key celebrations at the final whistle, suggested to me that this was no freak result and that Lyon aren’t going to stop here.

                                  Rudi Garcia deserves credit, of course, but so too do Bruno Cheyrou and his recruitment team. Lucas Paqueta has been a brilliant signing in midfield, adding even more quality to an area that already had Bruno Guimaraes, Aouar, Maxence Caqueret and Thiago Mendes. If the others are all technical and good at moving the ball quickly, Paqueta brings penetration through his dribbles and the ability to pass cleverly through the lines. I wouldn’t swap Lyon’s midfield for PSG’s right now.

                                  In attack, Kaderwere – the Zimbabwean striker who finished as top scorer in Ligue 2 with Le Havre last year – had adapted seamlessly to life in the top tier. Garcia made the tough decision to drop Dembélé, who has never quite clicked with the club captain Depay, and Lyon now possess an attacking trio that looks as complementary as it is efficient: Karl Toko Ekambi brings the speed, Kadewere the hard running and physical presence, Depay the skill, power and sheer class. Kylian Mbappé and Neymar may still be considered as Ligue 1’s two leading lights, but Lyon’s Dutch master is not far behind and arguably exerts even more influence on his team’s performances.

                                  Lyon can push PSG all the way this season – no question. So too can Lille, who have pieced together a strong squad and, in Christophe Galtier, possess the best manager in the division. The champions will need to raise their game if they are to clinch a fourth straight title. That in itself is good news for French football. But the fact that Lyon are flourishing once again could be the best news of all.

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                                  • Tactique
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                                    Tactique : comment l'OL est passé d'un jeu basé sur les ailes à une animation offensive beaucoup plus intérieure



                                    Obsédé par les ailes en début de saison, Lyon a repensé son jeu entre les lignes pour guérir, finissant champion d'automne devant le PSG grâce au nul arraché à Rennes (2-2) samedi.





                                    Le Brésilien Thiago Mendes est l'un des joueurs clés du milieu lyonnais. (A. Martin/L'Equipe)


                                    Raphaël Cosmidis10 janvier 2021 à 13h17



                                    Après un début de championnat moyen, Rudi Garcia a bouleversé les principes de son équipe. L'OL est passé d'un jeu basé sur les couloirs et les centres à une animation offensive beaucoup plus intérieure, incarnée par le nouveau venu Lucas Paqueta. Si celle-ci a balbutié à Rennes hier soir (2-2), les bonnes séquences collectives sont nées au centre du terrain, dans les pieds de milieux mobiles et créatifs.


                                    Le match nul et vierge à Bordeaux le 11 septembre et la défaite (1-2) à Montpellier 15 septembre avaient vu les Rhodaniens tenter 48 centres au total. Lors des quatre dernières journées, contre Nice (4-1), Nantes (3-0), Lens (3-2) et Rennes (2-2), avec une possession de balle similaire, ils n'ont tenté que 47 centres en cumulé, soit un de moins en 180 minutes de plus. Lissé sur une saison, cette dynamique donnerait une moyenne de moins de 12 centres par match. Ce serait la plus faible de Ligue 1 (Reims est aujourd'hui dernier avec 13) et un genre d'exploit statistique étant donné que Lyon a plus souvent le ballon que l'adversaire.



                                    Cette transformation, le leader actuel du championnat la doit à une réorganisation de son milieu de terrain et de son trio d'attaque, inaugurée à Strasbourg mi-octobre (3-2). Avec Mendes-Paqueta-Aouar au coeur du jeu et Depay dans un rôle de faux 9 et quasi 10, entouré par Kadewere et Toko Ekambi.



                                    Gaucher, Lucas Paqueta peut plus facilement s'orienter vers l'intérieur du jeu





                                    Auparavant confiée aux latéraux, l'accélération du jeu des Gones revient désormais aux deux relayeurs, Houssem Aouar et Lucas Paqueta. Le Brésilien démarre très bien sa carrière en France. Au-delà de ses qualités naturelles (technique, protection de balle, mouvement), il se distingue de ses concurrents au club très simplement : gaucher, il peut plus facilement s'orienter vers l'intérieur du jeu dans cette position intérieure dans la moitié droite du terrain. Les deux relayeurs lyonnais évoluent d'ailleurs en faux pied pour mieux attaquer l'espace entre les lignes.



                                    Proches de Thiago Mendes, les deux hommes demandent le ballon dans les pieds puis cherchent une solution derrière les milieux adverses. Tous deux capables de masquer leur passe ou de percuter balle au pied, ils résistent aussi bien au pressing.





                                    Reculé, Paqueta va trouver Depay entre les lignes.

                                    Reculé, Aouar va trouver Kadewere entre les lignes.




                                    Depuis ces positions reculées, face aux milieux adverses, leur qualité de projection initie les meilleures combinaisons lyonnaises, notamment juste après avoir donné un ballon entre les lignes. Leurs courses depuis l'arrière créent les principaux changements de rythme dans l'animation offensive de leur formation.




                                    Après s'être appuyé sur Depay, Paqueta va demander le ballon pour un une-deux.

                                    Lancé face au jeu, Aouar va être servi dans l'espace libre par Depay.




                                    Memphis Depay se révèle indispensable au sein de ce style de jeu et les rumeurs de départ doivent effrayer les supporters lyonnais, d'autant plus que le seul joueur capable de l'imiter dans son rôle est parti à Nice (Amine Gouiri). Le Néerlandais a toujours joué à la frontière de plusieurs postes : ailier buteur au PSV Eindhoven, il a signé à Manchester United pour y tenir la même fonction. En échec, il a débarqué à Lyon où il fallu quelques temps pour qu'il s'épanouisse.




                                    C'est finalement la sélection batave, en le replaçant dans l'axe, qui a résolu l'énigme. Sa rupture du ligament croisé en décembre 2019 n'a pas enlevé à Depay sa justesse dans les déplacements et sa capacité à faire jouer les autres.



                                    Souvent moins explosifs après cette blessure, les joueurs doivent compenser en progressant dans un autre domaine. Depay semble avoir définitivement abandonné ce qu'il aurait pu être sur le côté pour briller dans l'axe (11 buts et 5 passes décisives cette saison en 1386 minutes de Ligue 1). Accompagné par Toko Ekambi et Kadewere, qui s'occupent d'attaquer la profondeur quand lui décroche pour devenir le quatrième milieu lyonnais, Depay dynamise les attaques lyonnaises.




                                    Derrière Toko Ekambi et Kadewere qui fixent la ligne défensive, Depay peut recevoir le ballon entre les lignes et combiner.

                                    Alors que Toko Ekambi va attaquer la profondeur, Depay va demander le ballon en décrochant.



                                    Fort dos au jeu, Depay sait jouer en une touche ou temporiser pour trouver un partenaire lancé dans le bon tempo. Sa relation avec Aouar est particulièrement fructueuse. L'international français aime apparaître lancé entre les lignes et même continuer son appel jusque dans le dos de la défense. Les décrochages de Depay lui ouvrent des espaces qu'il interprète très bien. Avec Paqueta, Aouar, Depay et même Kadewere, qui joue juste très souvent, l'OL regorge de potentielles combinaisons entre les lignes adverses.





                                    Paqueta va trouver Depay pour un appui-soutien vers Aouar, lancé face au jeu.

                                    Ouvert par Depay, l'intervalle entre les deux centraux rennais va être attaqué par Aouar. Kadewere va rater sa passe sur le coup.



                                    Revenu au score en fin de match hier soir à Rennes grâce à un coup de pied arrêté et de bonnes entrées de la part de Cherki et Caqueret, Lyon peut représenter un sacré problème pour le PSG : un jeu clarifié et cohérent qui correspond aux joueurs, des individualités en forme et de la richesse sur le banc. La deuxième partie de saison de Cherki intrigue. Ambidextre, explosif, mobile, dribbleur et apte à garder le ballon dos au jeu, le jeune formé au club peut jongler entre les registres pour gagner du temps de jeu. Lyon aura sans doute besoin de lui, au moins de temps en temps, pour gagner tout court.

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                                      Pourquoi l'OL connaît un début d'année compliqué




                                      L'OL n'a pas encore retrouvé, en 2021, la force et l'inspiration qui l'avaient ramené au sommet de la L1, en décembre. Pour des raisons diverses.





                                      La déception des Lyonnais lors de leur défaite face à Metz (0-1), le 17 janvier. (A. Martin/L'Équipe)
                                      Vincent Duluc24 janvier 2021 à 00h10
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                                      C'est un peu plus qu'une impression visuelle. C'est la réalité des résultats et des statistiques. Et c'est suffisamment étalé dans le temps, en deux semaines et trois matches face à Lens (3-2, le 6 janvier), Rennes (2-2, le 9 janvier) et Metz (0-1, le 17 janvier), pour que cela ressemble à une tendance : en 2021, l'OL n'a pas encore retrouvé ses standards de la fin d'année 2020.



                                      Des difficultés à maintenir la pression



                                      À la 90e minute de son match contre Metz, l'OL a concédé sa première défaite depuis 124 jours et 16 rencontres (la dernière datant du 15 septembre, face à Montpellier 1-2), dans un match que les Messins n'ont pas volé, au-delà de l'annulation discutable du but de Toko Ekambi.

                                      Avec 23 tirs à 18, les Lyonnais n'ont pas contrôlé grand-chose et se sont exposés aux courants d'air, un constat conforté par les chiffres de 2021. En regard de leur belle série de la fin d'année 2020 (29 points sur 33 possibles en onze journées), les indicateurs majeurs sont en baisse : 1,43 point de moyenne contre 2,63, et 2 buts encaissés de moyenne contre 0,81.

                                      lire aussiComment Jason Denayer est devenu défenseur : « Je ne savais pas quoi faire »
                                      Surtout, l'OL a connu une demi-heure de panique absolue dans sa seule victoire face à Lens (3-0 puis 3-2), et s'est extrait miraculeusement d'une médiocrité profonde à Rennes (0-2 puis 2-2), grâce au talent de Memphis Depay. Lyon joue moins en bloc, et semble incapable de maintenir une pression sur la durée, physiquement.



                                      Des individualités en baisse



                                      Karl Toko Ekambi et Tino Kadewere, moteurs en novembre-décembre, n'ont pas été décisifs lors des trois derniers matches, même si le premier a marqué, face à Metz, un but que d'autres arbitres au VAR auraient accordé. Mais, ces deux dernières semaines, l'OL a perdu un peu d'efficacité dans toutes ses lignes.

                                      Face à Metz, Lopes a vu sa responsabilité engagée sur le but, parti d'un ballon perdu par Cherki. De Sciglio est à la peine à droite comme à gauche, l'approche du derby rappelant que Cornet avait réussi deux passes décisives à l'aller (2-1, le 8 novembre). Au milieu, surtout, Thiago Mendes et Paqueta n'ont pas semblé revenus du Brésil, après un automne formidable.


                                      Le deuxième est suspendu ce soir, alors que Bruno Guimaraes, décevant depuis la reprise du jeu en juillet, a annoncé qu'il allait mieux, hier, au Progrès, après avoir contracté le Covid-19 pendant les fêtes, au Brésil, et avoir souffert du genou depuis l'été.



                                      Slimani, un impact en question



                                      L'OL a donc remplacé Moussa Dembélé, prêté à l'Atlético de Madrid, par Islam Slimani, qui était à six mois de la fin de son contrat à Leicester. Selon l'époque choisie du passage de Dembélé, le challenge accepté par l'international algérien (32 ans) est plus ou moins surmontable. Mais faire mieux que son prédécesseur, cette saison, est jouable : l'ancien du Celtic (2016-2018) a inscrit un but, contre Reims (3-0, le 29 novembre), en 670 minutes et seize apparitions.

                                      lire aussiLe classement de la L1
                                      En treize minutes face à Metz (0-1), Slimani a donné un ballon qu'il aurait dû garder, ce qui constitue un péché moins grand que le contraire, mais il lui faudra du temps, de jeu, notamment, après qu'il a joué 19 minutes avec Leicester entre le 7 mars et son transfert à Lyon. Qu'a-t-il encore à donner ? Le derby pourrait aider à le savoir.

                                      publié le 24 janvier 2021 à 00h10

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                                        Rudi Garcia envoie un message à son banc



                                        Rudi Garcia n'a offert que des miettes à ses remplaçants, dimanche, malgré la large victoire à Saint-Étienne (5-0). Un choix revendiqué, et un message.



                                        Vincent Duluc 26 janvier 2021 à 00h05



                                        Sous le double effet de l'absence de trois titulaires (Aouar, Paqueta et Cornet) et d'une très large victoire que plus rien ne pouvait remettre en cause, dimanche soir, à Saint-Étienne (5-0), les remplaçants lyonnais qui s'échauffaient le long de la ligne de touche, au stade Geoffroy-Guichard, ont dû trouver le temps inhabituellement long. Jamais, depuis qu'il dirige l'OL, Rudi Garcia n'avait attendu aussi longtemps pour faire des changements, surtout depuis que cinq remplacements sont autorisés : à un match par semaine, l'entraîneur lyonnais avait toujours veillé, jusque-là, à calmer les frustrations et à récompenser les joueurs du banc.

                                        lir
                                        Dimanche, on dirait que l'air du temps, très frais, était plutôt à la punition. Rudi Garcia a choisi en effet de faire passer un message à ses remplaçants, et pour qu'il soit plus clair encore, l'entraîneur lyonnais l'a sous-titré en conférence de presse, alors qu'on l'interrogeait sur ces changements tardifs : «Un, ceux qui étaient sur le terrain méritaient de rester. J'étais même prêt à aller avec les mêmes jusqu'au bout. Deux, je n'étais pas content des entrants lors du dernier match. C'est aussi un message que j'ai envoyé au groupe.»


                                        Ce n'est pas la première fois que le banc ne pèse pas assez




                                        Depuis le début de la saison, Rudi Garcia n'avait jamais conservé son onze de départ au-delà de la 78e minute, changeant régulièrement deux ou trois joueurs avant l'heure de jeu, et cette fois, il a attendu la 85e. Ce n'était même pas pour récompenser les remplaçants, plutôt pour protéger les titulaires : «Finalement, j'ai pensé que c'était bien de ne pas prendre de cartons préjudiciables pour la suite, d'où les sorties de Thiago Mendes, Léo Dubois et Bruno Guimaraes. Je vous donne de manière très honnête les raisons pour lesquelles les changements ont eu lieu très tard, ce qui n'est pas dans mes habitudes.» Ils les a surtout données à haute voix, donc, pour que tout le monde l'entende.

                                        Tentons, donc, de décrypter les coupables face à Metz (0-1), la semaine dernière. La mesure de rétorsion ne peut pas concerner les premiers entrants, Aouar et Cornet (68e), qui étaient blessés et n'ont pas joué à Saint-Étienne. Les autres entrants étaient Slimani et Cherki (76e), puis Guimaraes (90e). De fait, Cherki a perdu le ballon sur l'action du but messin et Slimani découvre sa nouvelle équipe.

                                        Ce n'est pas la première fois que le banc ne pèse pas assez ; quand il pèse, c'est parce que les titulaires, mis au repos, retrouvent leur place. On peut dresser deux constats. Un, depuis la victoire au Parc des Princes contre le PSG (1-0), le coaching de Rudi Garcia intervient en moyenne dix minutes plus tard ; deux, en dehors de OL-ASSE (2-1), où les titulaires ont fait un retour gagnant, et du renversement à Rennes (2-2), le score et le rapport de force évoluent rarement favorablement aux Lyonnais quand les joueurs du banc apparaissent. D'où le message appuyé, dimanche, à Geoffroy-Guichard, où Malo Gusto, 17 ans, un gone de Décines, a disputé sa première minute professionnelle.

                                        L'Equipe

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                                        • LA NASA A CHAMBRÉ L'OL APRÈS LE BUT DE DUBOIS CONTRE BORDEAUX


                                          30/01/2021 à 08h13

                                          Léo Dubois a inscrit un superbe but pour offrir la victoire à Lyon contre Bordeaux (2-1) en ouverture de la 22e journée de Ligue 1. De quoi lui valoir un petit message de la NASA.


                                          Un but stratosphérique tout simplement! Léo Dubois a offert la victoire à Lyon contre Bordeaux ce vendredi (2-1) sur une frappe aussi belle qu'incroyable.

                                          Dans un angle fermé, le latéral droit de l'OL a trouvé la lucarne gauche des Girondins. Une merveille qui lui a valu les félicitations et un petit chambrage en provenance de la NASA, l'agence gouvernementale en charge du pojet spatial aux Etats-Unis.




                                          Une réponse qui fait directement suite à un message du compte twitter en anglais du club rhodanien: "Salut la NASA. Je viens de penser que vous aimeriez savoir que Léo Dubois vient d'envoyer une fusée", a lancé l'OL sur les réseaux sociaux.


                                          Dubois enchaîne les bons matchs




                                          Leader provisoire de la Ligue 1 grâce à ce but de l'international tricolore, l'OL peut attendre sereinement les matchs de Paris contre Lorient et de Lille contre Dijon ce dimanche. Déjà auteur d'une très belle performance lors du derby contre Saint-Etienne (5-0), Léo Dubois a récidivé face à Bordeaux.

                                          "Je pense qu'il l'a fait exprès hein, s'est amusé son conéquipier Marcelo après la victoire contre les Girondins. Une frappe à la Roberto Carlos? Cafu! Tout le monde l'appelle Cafu maintenant! C'était un but magnifique et qui nous donne la victoire en plus."

                                          Dans une forme étincelante, le défenseur lyonnais a marqué les esprits avec sa mine dans la lunette de Benoit Costil. Si Elon Musk rencontre des difficultés avec le lancement de ses prochaines fusées, Léo Dubois pourra l'aider comme il a aidé Lyon à se rapprocher des étoiles.

                                          RMC

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                                          • OL: AULAS RÉVÈLE AVOIR REFUSÉ DES OFFRES DE RACHAT SUPÉRIEURES À 500 MILLIONS D'EUROS




                                            05/02/2021 à 21h13


                                            Dans l'émission "Comme Jamais" sur RMC Sport, Jean-Michel Aulas révèle avoir reçu des offres supérieures à 500 millions d'euros pour racheter l'OL. Ce qui tranche avec son premier budget, d'un peu plus de 2 millions d'euros, qu'il avait à sa disposition en 1987.


                                            Président de l'Olympique Lyonnais depuis 1987, Jean-Michel Aulas disposait à ses débuts d'un budget de 16 millions de francs. Ce qui correspond aujourd'hui 2,3 millions d'euros.

                                            "Oui, aujourd'hui ce sont les clubs de National 2 qui ont ce budget", remarque-t-il au cours de son interview accordée à RMC Sport pour l'émission Comme Jamais. "J'ai dû amener l'équivalent d'une année de chiffre d'affaires de l'ordre d'environ 20 millions de francs. Évidemment, j'ai remis régulièrement pour suivre l'aventure", se rappelle-t-il aussi.

                                            Valorisé à 600 millions d'euros


                                            Ces souvenirs tranchent, 34 ans après, avec les offres de rachat qu'il a reçues ces dernières années pour son joyau. "Disons que j'ai refusé des propositions supérieures à 500 millions d'euros", révèle Jean-Michel Aulas. "Ce ne sont pas des gens qui ont appelé directement, précise-t-il. C'est par l'intermédiaire de banquier d'affaires."

                                            Alors combien vaut aujourd'hui l'OL? "Difficile à dire", répond-il prudemment. Il lâche cependant un indice, confirmant qu'il évalue l'OL bien au-delà du demi-milliard d'euros. "La dernière augmentation de capital s'est faite sur une valeur de 600 millions d'euros", assure Jean-Michel Aulas, qui au cours de cet entretien exceptionnel, s'est confié sur son parcours, sa famille, l'actualité du club et l'avenir sportif de celui-ci.



                                            "Il y en a eu à plusieurs reprises, et encore récemment"


                                            "J'ai eu des moments d'interrogation quand il y a eu des offres importantes, parce que j'ai une famille, un fils qui aurait eu son mot à dire. Je ne lui ai pas dit que nous avions des offres aussi importantes. Il y en a eu à plusieurs reprises, et encore récemment. J'ai eu à réfléchir mais ma décision a été d'être en harmonie avec ce que j'avais construit, d'aller le plus loin possible sur le plan sportif, en ayant assuré la pérennité de la situation", ajoute le dirigeant, qui avance la relation avec les supporters et son rêve ultime de coupe d'Europe.



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                                            • ..Compatir autant que nous indigner







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                                              Droits TV


                                              issu du journal


                                              Thibault Le Rol « avait envie de croire » au projet Téléfoot de Mediapro



                                              Recruté comme journaliste vedette par Mediapro pour la chaîne Téléfoot l'été dernier, le présentateur, Thibault Le Rol interviendra une dernière fois à l'antenne dimanche. Il se confie sur cette aventure éphémère.






                                              Thibault Le Rol fera dimanche soir sa dernière apparition sur la plateau de la chaîne Téléfoot. (J. Prévost/L'Équipe)


                                              Sacha Nokovitch06 février 2021 à 00h05



                                              Le 21 août dernier, Thibault Le Rol, transfuge de beIN Sports, avait ouvert la chaîne Téléfoot. Dimanche, après le Classique OM-PSG, ses collègues et lui clôtureront près de six mois d'une aventure un peu folle, et acteront la fermeture de leur chaîne qu'ils n'avaient pas vu venir. Le journaliste raconte son sentiment, sans regrets et avec la satisfaction du travail bien fait.



                                              « La Ligue de football professionnel penchait encore jeudi sur la possibilité de maintenir l'antenne de Téléfoot jusqu'à l'issue de la saison... avant de trouver un accord avec Canal +. Comment avez-vous accueilli la nouvelle ?



                                              On l'a pris comme un petit uppercut, même si les dernières semaines étaient bien rudes, remplies de quelque chose de très dur à vivre : l'incertitude. L'épée de Damoclès a fini par tomber... Je n'en avais pas envie mais je voulais savoir. Le coup est fatal et, depuis, c'est la tristesse qui prédomine.



                                              Vous aviez ouvert l'antenne de Téléfoot en août. Quand vous y repensez, vous vous dites quoi ?


                                              Que je n'aurais peut-être pas dû écrire ce que j'avais dit sur le plateau (il sourit) : "Téléfoot, la nouvelle chaîne du foot pour les mois et les années à venir." C'est ce à quoi je croyais, dur comme fer. Il y avait évidemment une part de doute, de risque - on n'est pas complètement naïfs -, mais on avait envie de croire aux quatre années du cycle de droits, voire plus.

                                              « On avait 80 % (du foot français) et aujourd'hui on a 0 %...ainsi va la vie ! »





                                              En septembre, dans "L' Équipe", vous déclariez : "On est devenus incontournables... Canal moins." C'était prématuré ?


                                              C'était très factuel. On avait 80 % du foot français (L1 et L2) ainsi que la Ligue des champions et la Ligue Europa (en co-diffusion avec RMC Sport). Par la force des choses, on devenait incontournables et Canal un peu moins à ce moment-là. Voilà, on avait 80 % et aujourd'hui on a 0 %... ainsi va la vie !


                                              Vous ajoutiez : "Comme dans tout nouveau projet, il y a une part de risque." L'aviez-vous mal estimée ?



                                              J'avais essayé de l'estimer le mieux possible en essayant de recouper des informations sur ce projet de Mediapro, en étudiant des données quasiment macroéconomiques qui me dépassent parfois. J'ai mené ma petite enquête... Même si ce n'est pas drôle aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir pris ce risque, d'avoir relevé ce challenge, d'avoir rencontré ces gens-là, d'avoir vécu ces six mois. Autant à beIN Sports, j'étais moins exposé aux débuts en 2012, autant là j'étais au coeur du réacteur de ce lancement, avec une quotidienne, une hebdomadaire (produite par TF1), le multiplex du dimanche... J'ai appris énormément.




                                              Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris, début octobre, que votre employeur, Mediapro, avait décidé de ne plus payer les droits et d'entamer un bras de fer avec la Ligue ?


                                              C'était de la stupéfaction. On ne l'avait pas vu venir, on l'avait appris dans L'Équipe. On a essayé de comprendre... Il y avait tout de même le spectre de la pandémie, cela pouvait s'entendre un petit peu qu'il y ait des soucis économiques. Ce n'était pas encore l'heure de l'abattement. Il n'était pas du tout question que la chaîne ferme à ce moment-là... C'est ensuite devenu un engrenage, de semaine en semaine, jusqu'à aujourd'hui.

                                              « On avait un peu l'impression de s'être fait berner... comme le foot français. »





                                              Lorsque l'arrêt est officialisé en décembre dernier, comment réagissez-vous ?



                                              Là, ça fait mal ! On se rend réellement compte que cela va se terminer, on est presque K.-O. Mais il faut continuer à aller travailler, il y a un peu de poker face à partir de ce jour-là, à l'antenne. Mais on est fiers de ne pas avoir baissé pavillon et on va continuer comme cela jusqu'à dimanche soir. On est touchés par tout le vent de sympathie qui surgit, c'est le signe d'une rédaction qui est restée digne jusqu'au bout.



                                              Vous twittiez ce jour-là sur votre compte "le milliard aux alouettes". Aviez-vous le sentiment de vous être fait avoir dans cette histoire ?


                                              Oui, on avait un peu l'impression de s'être fait berner... comme le foot français. La rédaction ressemble à un dommage collatéral d'un business qui a mal tourné.



                                              Ces dernières semaines étaient-elles les plus compliquées pour toutes les équipes ?



                                              C'était difficile pour tout le monde, forcément. Quand tu es à l'antenne, c'est encore un peu plus particulier, tu ne peux pas prendre les téléspectateurs en otage. Je dis "téléspectateurs" parce qu'il n'y a pas que des abonnés qui nous regardent... c'est la grande mode (il fait référence au piratage) ! Il fallait faire le job : avoir du sourire, du feel good, de l'entrain. C'était du plaisir les premiers mois et ces dernières semaines, ces derniers jours, c'était devenu un devoir. Ce n'était pas facile de garder un sourire de façade, je me revois me mettre des petites tapes sur le visage pendant le générique de début d'émission.


                                              La casse sociale sera terrible. Avez-vous été informé de la façon dont vous serez accompagné à partir de la semaine prochaine ?



                                              Non, il y a des discussions en cours mais aujourd'hui rien n'est acté. La direction de la rédaction discute avec la direction de Mediapro pour connaître la marche à suivre... Mais aujourd'hui, on est encore estomaqué et on pense à bien terminer.

                                              « Ça s'est mal goupillé, on arrête tout. Le navire coule... sauf qu'il y a des personnes à bord. Le mal est fait. »





                                              Qui est le principal responsable de ce fiasco selon vous ?



                                              Je n'ai pas envie de pointer du doigt, je n'ai pas tous les tenants et les aboutissants, mais c'est l'échec d'un business. Ça s'est mal goupillé, on arrête tout. Le navire coule... sauf qu'il y a des personnes à bord. Le mal est fait.



                                              Dans le milieu toujours concurrentiel du sport à la télé et en pleine crise, pensez-vous pouvoir rebondir ou songez-vous à vous orienter vers d'autres projets ?


                                              Non, j'ai envie de continuer dans ce milieu-là du sport et de la télé, même si ce n'est pas vraiment la sécurité en ce moment. C'est flou, même un peu sombre... mais je ne veux pas abdiquer à 31 ans. »

                                              publié le 6 février 2021 à 00h05

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                                              • issu du journal


                                                Décryptage : la Ligue 1 cherche un successeur à Juninho pour les coups francs




                                                Si Memphis Depay, Alexandre Golovine et Niclas Eliasson ont marqué sur coup franc ce week-end, les spécialistes du genre sont devenus rares en Ligue 1.






                                                81e : Niclas Eliasson inscrit le troisième but de Nîmes sur coup franc direct face à Monaco (3-4), dimanche. (S. Mantey/L'Équipe)



                                                Yann Soudé 09 février 2021 à 00h30



                                                À Lyon, Juninho n'a pas encore trouvé d'héritier et n'en trouvera sans doute jamais. S'il sait ne pas être « en compétition » avec « le roi des coups francs », Memphis Depay s'inscrit néanmoins dans la lignée des derniers maîtres artificiers passés par l'OL comme Clément Grenier, Michel Bastos ou Nabil Fekir. Contre Strasbourg (3-0), samedi, le capitaine néerlandais des Gones a marqué son cinquième but sur coup franc direct depuis ses débuts en Ligue 1 en 2017, ce qui fait de lui l'un des rares spécialistes du genre parmi les joueurs en activité en Championnat. Rares, car sur les dix dernières saisons, on a compté au maximum 36 coups francs réussis en 2012-2013, soit moins d'un par journée.


                                                Face à Strasbourg (3-0) samedi, Memphis Depay a inscrit son cinquième but sur coup franc direct depuis qu'il évolue en Ligue1. (S. Mantey/L'Équipe)




                                                Comme Depay, qui avait « beaucoup travaillé » la veille du match, Niclas Eliasson, buteur contre Monaco (3-4) dimanche, ne jure que par l'entraînement. À l'époque où il évoluait dans le froid de Solna (Suède), l'ailier de Nîmes avait même sollicité les services d'une entraîneure spécialisée dans la technique de frappe, Eija Feodoroff.

                                                Aux yeux d'Eliasson, « ce n'est qu'en répétant le même geste que l'on peut construire la confiance nécessaire pour être performant le moment venu ». Sauf que les tireurs de coups francs comme lui sont souvent livrés à eux-mêmes dans les clubs français. « Ce que j'ai constaté, c'est qu'ils travaillent sans organisation ni intensité de concentration, regrette Pascal Grosbois, un ancien milieu de terrain de D1 devenu spécialiste des coups de pied arrêtés. Or, pour mieux rivaliser avec les clubs étrangers, ces séances nécessitent d'être planifiées et les coups de pied arrêtés travaillés régulièrement, de manière dosée, affinée et subtile. »



                                                Grosbois, parti du constat que seul Juninho (28 coups francs réussis en L1 sur ses 44 avec l'Olympique Lyonnais) « travaillait avec la rigueur nécessaire », a développé une méthode basée entre autres sur les rituels de grands champions comme « Roger Federer, Rafael Nadal (tennis) ou Jonny Wilkinson (rugby) ». Avec l'idée d'accompagner les tireurs de coups francs « dans la construction de leur routine mentale et la création d'un geste de référence ».



                                                « L'un des amis de mon père m'avait conseillé de faire comme si je coupais le ballon en deux lorsque je le frappais »

                                                Florent Mollet (MHSC)






                                                Aujourd'hui membre du staff de la sélection d'Haïti, il est notamment intervenu ponctuellement auprès des clubs d'Angers, de Niort (L2) ou de Laval (National). « La réussite de Juninho n'était pas liée au hasard, observe Grosbois. À l'époque, les ballons changeaient chaque semaine, et il travaillait toujours avec celui du match qui allait arriver afin d'appréhender au mieux sa texture. Il était très pointilleux. C'était aussi l'un des premiers à utiliser un mur de mannequins par exemple. »

                                                Ils sont dans le vent


                                                Trois buts ont été inscrits sur coups francs directs ce week-end à l'occasion de la 24e journée de Ligue 1. Un record depuis près de 10 ans.


                                                C'est en France qu'on en tente le plus...


                                                Ligue 1 : 275, Premier League : 221, Liga : 217, Serie A : 203, Bundesliga : 135.


                                                (Nombre de coups francs directs tentés cette saison dans les cinq grands championnats européens)


                                                ...mais qu'on en réussit le moins


                                                Ligue 1 : 4 %, Premier League : 4,1 %, Serie A : 4,4 %, Liga : 5 %, Bundesliga : 6 %


                                                .
                                                (Pourcentage de réussite cette saison dans les cinq grands championnats)


                                                De nos jours, la méthode s'est démocratisée. À Montpellier, Florent Mollet délaisse ainsi régulièrement les traditionnels « piquets plantés dans l'herbe pour les gros mannequins blancs, beaucoup plus robustes, hauts et larges » et donc plus semblables aux adversaires rencontrés le week-end. Connu comme une référence dans le domaine en France, le milieu n'a jamais collaboré avec un entraîneur spécialement dédié aux coups de pied arrêtés et n'en ressent pas le besoin, préférant cultiver seul sa spécificité. « Ce qui fait la beauté des tireurs de coups francs, c'est que chacun a sa gestuelle, développe-t-il. Quand j'étais tout gamin, l'un des amis de mon père m'avait conseillé de faire comme si je coupais le ballon en deux lorsque je le frappais. » Ses mots ne l'ont jamais quitté, et si Mollet admet qu'il ne travaille « plus trop » les coups francs en ce moment, il reconnaît l'importance d'observer un rituel. « J'oriente toujours mon pied d'appui vers le ballon quand je le pose. Je sais combien de pas de recul je vais faire, je les compte et je m'y tiens. Il n'y a pas de hasard. »



                                                Grenier deux fois plus fort que Neymar


                                                Classement des meilleurs tireurs de coups francs directs actuellement en L1.


                                                1) Grenier (Rennes) : 8


                                                2) Khazri (Saint-Étienne) : 7


                                                3) Boudebouz (Saint-Étienne) : 6


                                                4) Depay (Lyon), Mollet (Montpellier) et Di Maria (PSG) : 5


                                                7)Payet (OM), Corchia (Nantes) et Neymar (PSG) : 4



                                                Construire son geste référence, se l'approprier et le perfectionner, « c'est l'une des étapes qui vont permettre au tireur d'entrer dans sa bulle, précise Grosbois. Quel que soit l'environnement, le joueur doit pouvoir maîtriser ses nerfs. » Sans personne d'autre que lui pour le guider, donc. « Les clubs de L1 ne voient pas encore l'utilité d'un entraîneur dédié aux coups de pied arrêtés, regrette Grosbois. Alors qu'à Manchester City, Pep Guardiola ne s'est pas gêné pour embaucher un Français, Nicolas Jover. C'est dommage, car il y a un potentiel inexploité. »



                                                publié le 9 février 2021 à 00h30

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                                                  L1



                                                  L'OL futur champion en Ligue 1 ?



                                                  Le club de Jean-Michel Aulas futur nouveau champion ? (Alain GROSCLAUDE/Alain grosclaude l'equipe)


                                                  Selon une projection des points en fin de saison effectuée par l'Observatoire du football à partir d'un modèle statistique, l'Olympique Lyonnais sera champion de France.




                                                  15 février 2021 à 10h39
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                                                  Dans sa dernière lettre hebdomadaire, l'Observatoire du football, groupe de recherche faisant partie du Centre International d'Étude du Sport (CIES), présente la projection des points en fin de saison pour les équipes de vingt-deux ligues à travers l'Europe. Cette projection a été effectuée à partir d'un modèle statistique prenant en compte les tirs cadrés, tentés ou concédés, la possession de balle, ainsi que ses propres passes dans le tiers adverse et celles des adversaires.



                                                  L'OL champion, Troyes et Clermont directement promus en Ligue 11




                                                  Selon cette projection, et malgré la défaite du dernier week-end contre Montpellier (1-2), l'Olympique Lyonnais serait sacré champion de France en fin de saison avec 82 points, soit un de plus que le PSG, trois d'avance sur le LOSC et neuf sur Monaco.

                                                  Au niveau de la deuxième division, Clermont Foot serait directement promu en Ligue 1 avec 70 points, cinq de moins que Troyes mais un de plus que Toulouse, qui serait ainsi contraint de passer par les barrages, où il pourrait se frotter au FC Nantes.



                                                  Le Bayern, l'Atlético et Manchester City également sacrés




                                                  Sans surprise, les actuels leaders de Bundesliga, le Bayern Munich (+6 points sur RB Leipzig), de Liga, l'Atlético Madrid (+3 sur Barcelone) et de Premier League, Manchester City (+14 sur Manchester United) seraient champions, tandis qu'en Italie l'Inter redécouvrirait la joie du titre après onze saisons en disette, en devançant le Milan (+2) et la Juventus (+3).

                                                  publié le 15 février 2021 à 10h39

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                                                    Touché par la crise économique, le foot français attend des actes de l'État



                                                    Proches du gouffre, les clubs pros, dont une délégation a échangé avec des ministres ce mardi, espèrent obtenir très vite des aides d'urgence des pouvoirs publics. Et estiment ne pas être assez soutenus par la ministre des Sports.



                                                    Jean-Michel Blanquer et Roxana Maracineanu ont échangé ce mardi avec quatre présidents de clubs français. (Ludovic Marin/AFP)


                                                    Etienne Moatti


                                                    (avec A.H.)mis à jour le 16 février 2021 à 19h59

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                                                    Même à distance et en visioconférence, la délégation envoyée au front par le football professionnel français a fait bloc ce mardi face aux ministres (*). Ils étaient quatre présidents derrière leurs écrans pour exposer les risques immédiats de faillite des clubs français touchés par la crise sanitaire (huis clos, retrait des sponsors...) et la défaillance de Mediapro, l'éphémère diffuseur du Championnat de France. Tous des « présidents-propriétaires ».

                                                    (*) Participaient Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et des Sports, Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, et Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises.

                                                    Le premier à se lancer a été le plus modeste des quatre, Pierre-Olivier Murat (Rodez), le plus petit budget de L2. Ce gestionnaire rigoureux a expliqué que ses joueurs gagnaient en moyenne 6 000 euros bruts par mois, qu'il faisait travailler 200 personnes les jours de match et craignait pour la survie de son club. Dans la foulée, Loïc Féry (Lorient) a rappelé, lui aussi, sa prudence, avec neuf exercices comptables positifs sur les 11 dernières saisons. Il a remis 15 millions d'euros dans son club pour parer au plus pressé et présente tout de même des pertes d'au moins 25 millions d'euros.


                                                    Même chose pour Laurent Nicollin (Montpellier), qui « ne perd jamais d'argent » et a « bouffé » 25 millions d'euros sur ses fonds propres « en un claquement de doigts » pour survivre. Jean-Michel-Aulas (Lyon) va, lui, connaître plus de 100 millions d'euros de pertes, sur un total astronomique de 1,3 milliard d'euros pour l'ensemble de la L1.



                                                    La LFP plaide pour un plan d'urgence à court terme


                                                    Face à cette situation, Vincent Labrune et Arnaud Rouger, respectivement président de directeur général exécutif de la LFP, ont plaidé pour un plan d'urgence à court terme. Avec la volonté de pouvoir bénéficier, par exemple, du dispositif assez large pour les entreprises soumises à des restrictions d'activité (S1 et S1 bis), qui concerne notamment des secteurs comme les remontées mécaniques ou la restauration. Une avancée dans ce domaine est jugée possible, car le dispositif existe d
                                                    La prolongation de la compensation pour la billetterie pour la deuxième partie de la saison pourrait aussi être obtenue. En revanche, d'autres demandes ont moins de chances d'aboutir, comme la prise en charge par l'État de la taxe Buffet (5 % sur les droits télévisés). Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation et des Sports, l'a clairement laissé entendre. L'idée que le PGE (prêt garanti par l'État) contracté par la LFP la saison dernière ne soit pas remboursé et transformé en subvention ne devrait pas non plus être retenue.


                                                    Le « propos malheureux » de Roxana Maracineanu


                                                    Les dirigeants du football français ont aussi plaidé, à moyen terme, pour d'autres dossiers, comme l'allongement de la durée des contrats télévisés (aujourd'hui de quatre ans maximum) ou le droit à l'image individuel. Au cours de la réunion, ils ont estimé ne pas être soutenus par Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux Sports.

                                                    Alors qu'ils insistaient sur le rôle du football dans l'économie du pays et dans la société, elle leur a répondu « vous êtes du sport ». La ministre entendait ainsi rappeler que ce secteur est soumis à des règles précises. « Un propos malheureux », ont néanmoins estimé les responsables de club présent lors de la réunion. Du côté du ministère, on reconnaît que les échanges ont été « assez directs ». Mais on insiste sur le fait que la ministre a rappelé « avec beaucoup de conviction qu'il y avait déjà eu des aides de l'État au football professionnel ».



                                                    publié le 16 février 2021 à 19h08mis à jour le 16 février 2021 à 19h59

                                                    l'Equipe

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