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    issu du journal


    Sinaly Diomandé (OL) : « Je ne pouvais déjà pas manger... »




    Le défenseur lyonnais Sinaly Diomandé, pas toujours nourri à sa faim, raconte les difficultés de son ascension météorite.



    Sinaly Diomandé pose pour notre photographe. (A. Martin/L'Équipe)



    Hervé Penot 19 février 2021 à 00h10
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    Du quartier de Yopougon, à Abidjan, à l'OL, le monde de Sinaly Diomandé, 19 ans, s'est agrandi à une vitesse supersonique. Arrivé à l'été 2019 en provenance de l'Académie de Jean-Marc Guillou en Côte d'Ivoire, où il n'a jamais disputé de rencontres officielles, l'Ivoirien s'est déjà installé dans le groupe pro. L'absence récente de Jason Denayer a même propulsé titulaire celui dont les idoles se nommaient Sergio Ramos et Kolo Touré. Le défenseur nous raconte son parcours hors norme...


    « Comment s'est passée votre enfance en Côte d'Ivoire ?



    C'était un peu compliqué... Mon père avait trois femmes, je suis le dernier de la première, qui a eu sept enfants ; la deuxième en a eu cinq ; et la troisième, trois. Et elles ne s'entendaient pas toujours... Nous vivions tous ensemble dans une cour commune (1), moi dans une pièce avec mes quatre frères. Et comme j'ai décidé d'arrêter l'école en CM1 pour faire du foot, ça a fâché mon père. Il ne me donnait plus rien, notamment pour manger, je me débrouillais avec des grands frères ou des amis du quartier.

    (1) Ce sont des cours délimitées par des habitations assez précaires dans des quartiers populaires.


    C'était tendu avec votre père ?



    C'était un peu dur... Je regardais un match de foot, il éteignait la télé. Dans le couloir, quand on se croisait, on se regardait mal.... Mon frère a dit un jour : "Il vaut mieux quitter..." (partir)

    « Des fois, je faisais la sieste car ça permettait d'arriver plus vite au seul repas de la journée »





    Mangiez-vous toujours à votre faim ?



    Le soir, il y avait toujours à manger et ma mère faisait le maximum. Mais le matin ou le midi... Des fois, je faisais la sieste car ça permettait d'arriver plus vite au seul repas de la journée. J'avais 14-15 ans. Mon père, menuisier-maçon, voulait que je travaille la mécanique pour rapporter des sous. Mais ce n'était pas mon truc de réparer des voitures le matin et d'aller jouer dans mon petit club de quartier l'après-midi. On a besoin de se reposer dans le foot, et de manger.




    Et vos équipements ?



    Quand je n'avais pas de chaussures, je partais aider un maçon pour avoir de l'argent et m'en acheter. Je m'occupais du sable, du ciment. Mon aîné a investi ensuite un peu, puis m'en a donné. Et j'ai eu la chance, grâce à lui, de faire la détection de Jean-Marc Guillou au Mali (à l'été 2017). J'ai été pris (il est allé ensuite dans le centre en Côte d'Ivoire) et là, chaque mois, on me donnait 15 000 Francs CFA (23 € environ) et la nourriture ne manquait pas. Les agents de l'Académie m'ont alors parlé d'un voyage en France pour un tournoi (avril 2019). Et voilà comment j'ai été pris par Lyon. Mon coach à l'Académie m'a prévenu : "Quand t'as le ballon, donne-le à Aouar ! Tu défends et tu te replaces." (rire.)



    Étiez-vous intimidé en arrivant ?



    Oui, et comme je suis timide dans la vie... Tu vois les gars à la télé, et d'un coup, tu te retrouves à côté d'eux... Je ne parlais pas au début, sauf aux Africains comme Berto (Traoré) (2). Lui est venu vers moi. Et puis il y a eu Moussa (Dembélé), Jason (Denayer), Maxwel (Cornet)... Là, j'ai pris confiance. J'attendais les heures d'entraînement avec impatience car à la maison, je me sentais seul. Ensuite, tout s'est enchaîné....

    (2) Le Burkinbè est parti à Aston Villa en septembre. Cités plus loin dans l'interview, Moussa Dembélé a, lui, été prêté à l'Atlético de Madrid, avec option d'achat ; Joachim Andersen prêté à Fulha



    Avec notamment votre présence dans le groupe en C1, à Turin, d'abord, et la sélection nationale...



    Ça fait vraiment bizarre... C'est inoubliable. Je voyais Ronaldo de près mais surtout Bonucci. Je l'ai regardé tout le match (1-2, le 7 août) car on m'appelait (Leonardo) Bonucci à l'Académie. Et puis il y a eu l'équipe nationale... Honnêtement, mes larmes ont coulé un peu quand j'ai eu ma première sélection (8 octobre 2020 en Belgique, 1-1)...


    Avez-vous eu peur de ne pas avoir le niveau en arrivant à l'OL ?



    Non, jamais. Sur le terrain, c'est un autre monde. Il n'y a plus de stars. Je suis costaud. Je fais le boulot.



    Osiez-vous "rentrer" dans les stars à l'entraînement ?



    (Rire.) Ben oui ! Et y'a des costauds. Moussa (Dembélé) par exemple. Même quand tu le tapais, il ne parlait pas, t'encourageait même. Ça m'a beaucoup motivé à aller plus fort dans les duels. Les autres, Memphis (Depay), Tino (Kadewere), quand je les touche un peu, ça parle, ça crie mais bon, ce n'est pas mon problème. C'est ce que je vais faire à l'entraînement, je vais le refaire en match. Tout le monde faisait ami avec moi, me parlait pour que je ne leur rentre pas dedans (rire). Mais je devais m'imposer, montrer au coach (Rudi Garcia) que s'il avait un problème en défense, il pouvait compter sur moi.

    « Alors quand je suis arrivé ici, je me suis dit : « Une grande famille m'attend au pays. Faut pas lâcher »





    Tout va tellement vite pour vous...



    Quand je suis arrivé, la première fois, ils m'ont présenté le stade, le musée, je n'avais jamais vu ça. Vous voyez toutes les épreuves surmontées et se trouver ici... Mais je voulais jouer en Europe. J'avais des objectifs. J'ai même failli intégrer la sélection des moins de 17 ans mais ils m'ont dit de payer. Avec quoi ? Je ne pouvais déjà pas manger... Alors quand je suis arrivé ici, je me suis dit : "Une grande famille m'attend au pays. Faut pas lâcher."



    Mais ce n'est pas si simple de changer d'univers...



    Au début, j'ai dit à mon frère que je voulais rentrer. Il faisait froid et mes agents ne me donnaient pas de chaussures. Mon frère a dû me calmer.

    « Rudi Garcia a même dit en début de saison : "Quand votre sponsor vous envoie des chaussures, pensez à Sinaly les gars !" »





    Vous n'aviez pas de chaussures ?



    En fait, je suis arrivé avec celles de Côte d'Ivoire, mais quand les crampons ont été un peu usés, je glissais. J'en ai parlé à Florian Maurice (alors responsable de la cellule de recrutement) et Joachim (Andersen) lui en a donné. Mais lui chausse du 45, je pense, et moi du 44, j'ai joué avec ça pendant trois ou quatre mois. Ensuite, comme j'étais dans le groupe, mes agents s'en sont occupés. Dans le vestiaire, Rudi Garcia - qui ne connaît pas cette histoire, je pense - a même dit en début de saison : "Quand votre sponsor vous envoie des chaussures, pensez à Sinaly les gars !"




    Vous sentez-vous en mission ?


    Oui. Mon objectif c'est de rassembler les trois femmes de mon père qui sont un peu séparées. Je veux rendre tout le monde heureux. Le foot te fait "réussir" plein de vies, je nourris ma famille, ça me fait plaisir de donner des équipements à des potes du quartier, d'aider. Souvent Antho (Lopes) me file des gants. Je dis aux gars : "Quand vous ne portez plus quelque chose, donnez-moi !"



    Quels sont vos rêves aujourd'hui ?


    Je suis super bien ici, dans un grand club. Mais je vois encore plus haut. Et si je dois terminer à Lyon, ce sera avec plaisir. J'ai encore beaucoup à apprendre mais je ne suis pas trop surpris de ce qui m'arrive car je bosse dur. Et je garde la tête haute. Je sais que je viens de très loin... »


    publié le 19 février 2021 à 00h10

    l'Equipe

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    • OL: PAQUETA EXPLIQUE SON ÉCHEC À MILAN ET REMERCIE LEONARDO




      RR


      Le 27/02/2021 à 19:44

      Brillant depuis le début de la saison, Lucas Paqueta prouve que Lyon a eu raison de miser 20 millions d'euros sur lui malgré ses difficultés rencontrées à l'AC Milan. Dans une interview à L'Equipe, le milieu brésilien explique pourquoi il n'a pas réussi à se faire une place en Italie et remercie Juninho de lui avoir fait confiance.

      Son arrivée ressemblait à un pari. Une idée séduisante mais quelque peu osée vu les 20 millions d’euros investis et son passage mitigé à l’AC Milan. Cinq mois après sa signature, son bilan est plus que positif. Par sa science du jeu, son aisance technique, sa précision de passe et sa faculté à bien faire jouer son équipe, Lucas Paqueta est rapidement devenu incontournable à l’OL.

      Dans un secteur où la concurrence est forte, le milieu brésilien de 23 ans se régale dans le Rhône. Et prouve que les dirigeants lyonnais ont eu raison de lui faire confiance. "Vous savez, à Milan, je m'étais mis beaucoup de pression. Trop, même. Donc en arrivant ici, à Lyon, je me suis dit que je ne m'en mettrai pas. Que je donnerai le meilleur de moi-même tout simplement", raconte-t-il dans un long entretien donné à L’Equipe.


      "Juninho savait exactement qui j'étais"



      Ses difficultés rencontrées en Italie s’expliqueraient donc par cette pression et un statut de grand espoir pas si simple à assumer. "Parfois, les choses dans le football ne se passent pas comme elles le devraient. On s'imagine des choses, on se met une pression... C'est inexplicable, parfois il n'y a pas de motif à un échec. Même si mon expérience à Milan n'a pas été extraordinaire, du moins pas celle que certains attendaient, elle m'a beaucoup servi. Car je suis aujourd'hui un meilleur joueur. Je suis un Paqueta différent, un Paqueta plus fort, un Paqueta qui a retrouvé l'essence de ce qu'il était au Flamengo", explique-t-il.

      Après des débuts prometteurs sous les ordres de Gennaro Gattuso, Paqueta était retourné dans l’ombre, ne parvenant pas à convaincre Marco Giampaolo et Stefano Pioli. A Lyon, actuel troisième de Ligue 1, c’est le discours du directeur sportif Juninho qui l’a séduit. Sans lui, il n’aurait pas rejoint les Gones.

      "Lui a d'abord été très sincère avec moi quand il m'a appelé : il savait la période que je traversais à Milan. Mais surtout, il me connaissait avant Milan. Il savait exactement qui j'étais. Il savait que je pouvais redevenir ce joueur comme à Flamengo, un guerrier qui se bat pour l'équipe. Aujourd'hui, quand je joue, je veux récompenser Juninho de la confiance qu'il a placée en moi", affirme Paqueta, également reconnaissant envers Leonardo, qui avait insisté pour le faire venir à Milan en 2019.

      SUR LE MÊME SUJET
      "Leonardo m'a beaucoup aidé, accompagné. Pendant une demi-saison avec lui, ça s'est bien passé pour moi. On peut dire qu'il était mon mentor, oui. Mais ensuite, il est parti à Paris. À ce moment-là, je me suis senti un peu seul, pas encore parfaitement adapté à la culture, au club", souligne Paqueta. Auteur de quatre buts cette saison en Ligue 1, il sera à nouveau très attendu dimanche pour le choc de la 27e journée contre l'OM (21h) au Vélodrome.

      RMC sports

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      • Foot,
        L1,
        OL


        avant-première abonnés


        Lucas Paqueta (OL) : « Je voulais lutter contre les costauds »






        Le milieu de l'OL Lucas Paqueta, attendu comme un leader technique, explique son goût pour les duels et le combat, qu'il porte en lui depuis son enfance au Brésil avant le choc de dimanche soir entre l'OL et l'OM (21 heures).



        Hugo Guillemet, à Lyon mis à jour le 27 février 2021 à 20h14




        Il a profité d'un week-end de libre, la semaine dernière, pour visiter Paris et voir la tour Eiffel. Lucas Paqueta - appelez-le « Paqueta » tout court - n'a pas encore découvert Lyon, « il faisait trop froid », et la situation sanitaire ne lui a toujours pas permis de voir la ville du club qu'il a rejoint à la fin du mercato estival, à l'automne. Il aura le temps de le faire, car il compte bien durer à l'OL.

        Enfin serein après un passage compliqué à l'AC Milan, où le directeur sportif rhodanien Juninho est allé le chercher pour un peu plus de 20 M€, le milieu brésilien de 23 ans semble débarrassé de son statut de crack qui lui pesait sur les épaules. La Ligue 1 n'a pas découvert qu'un meneur technique : Paqueta est aussi un leader dans le combat, il le revendique. Avec déjà quelques mots de français, qu'il comprend, et avec l'aide d'Isabelle Dias, qui s'occupe de lui depuis son arrivée, l'international auriverde s'est longuement confié sur ses premiers mois réussis en France.




        « On vous a beaucoup vu évoluer en numéro 8, mais aussi en 6 et, à Brest, en 10. Quel est le vrai poste de Paqueta ?



        Le vrai poste, c'est sur le terrain (Rires.) Non, sincèrement, je me sens bien
        dans toutes les positions au milieu, puisque aujourd'hui j'ai la confiance du coach Rudi (Garcia) et de mes coéquipiers. Ce que je veux, c'est défendre, attaquer, défendre, attaquer, défendre, attaquer...




        À votre arrivée, on pensait que vous alliez surtout attaquer : on avait l'image d'un numéro 10, dribbleur, technique... Donc en fait, vous êtes un box-to-box ?



        Oui ! Là où j'ai été formé, à Flamengo, il faut démontrer une très grande volonté sur le terrain, c'est dans la culture du club. On m'a appris cette exigence, en me demandant beaucoup d'efforts là-bas. Et ça donne un peu ce que je suis aujourd'hui. Le style Paqueta, c'est un mélange de combat pour récupérer le ballon et de joie pour jouer avec.




        Vous avez donc acquis ce goût du combat au centre de formation ?



        Non, pas tout à fait. Dans ma vie, j'ai toujours été quelqu'un qui aimait vaincre, tout le temps. Donc je pense que j'avais déjà cette volonté de guerrier en moi. De toute façon, ça ne peut pas s'acquérir. La culture de Flamengo m'a simplement aidé à le développer. Et c'est ce que j'essaye d'apporter à l'OL. Quand j'étais enfant, ma mère me disait toujours qu'il fallait que j'apprenne à perdre. Et moi, je lui répondais : "Maman, je veux bien apprendre à perdre, mais sans perdre !'' La défaite m'apporte un trop gros sentiment de tristesse. Avec mon frère (Matheus, de deux ans son aîné), quand on jouait pieds nus, dans la rue ou sur la plage, on s'interdisait de perdre.

        « Mes modèles ? C'était Kaka et Zico. Parce qu'ils ont connu les mêmes difficultés que moi à l'adolescence, ils étaient petits, maigres »





        Personne n'a donc jamais battu les frères de l'île de Paqueta ? (*)



        (Il rit.) Franchement, je pense pouvoir vous dire sans mentir que non, personne n'a jamais gagné contre les deux frères de Paqueta, sur le sable ou sur le terrain. Même enfants, on donnait absolument tout et on est toujours sortis vainqueurs sur notre île.

        (*) Lucas Tolentino Coelho de Lima est né et a grandi sur l'île de Paqueta, située dans la baie de Rio de Janeiro. Il tire son nom de cette petite île peuplé d'environ 3 000 habitants.



        Que mettait-on en avant dans votre jeu à l'époque ? Ce goût du combat, ou votre technique ?



        Ça dépendait, parce que mon jeu était déjà un ensemble de plusieurs choses. Je me disputais beaucoup avec mon père à ce sujet, car il me disait que j'avais les caractéristiques d'un numéro 10. Mais moi, même si j'étais tout petit, que je faisais deux têtes de moins que les autres, je voulais aller au combat, je voulais lutter contre les costauds.



        Vos modèles étaient des milieux travailleurs ?



        Non, plutôt des 10, car c'était Kaka et Zico. Et parce qu'ils ont connu les mêmes difficultés que moi à l'adolescence, ils étaient petits, maigres. Ils manquaient de force, de taille, ils ont tardé à grandir. Moi, c'était pareil, j'ai suivi le même traitement que Zico (*) et j'ai grandi tardivement.

        (*) Il ne mesurait que 1,53 m à 15 ans (1,80 m aujourd'hui). Flamengo a alors fait suivre au joueur le Projeto Soma, un programme de renforcement physique et nutritionnel déjà utilisé sur Zico dans le passé.


        Connaissez-vous votre classement aux notes de notre journal ?



        Oui, je regarde chaque semaine. Je crois bien que je suis premier (Rires.) 6,25/10, c'est ça ?


        Raté, 6,21...


        (Rires.) Je suis venu pour donner le meilleur de moi-même, de toute façon. Je crois que je me suis plutôt bien adapté à l'OL et à la Ligue 1 puisque je me sens bien sur le terrain et bien avec tout le monde ici au club.



        Il faut relativiser cette moyenne, due en partie à vos performances avant Noël. Car depuis les Fêtes, on vous voit moins rayonnant.



        Je pense que mes adversaires ont bien compris ma façon de jouer, ils se sont adaptés et c'est donc plus difficile pour moi aujourd'hui, je suis mieux pris, je sens que le marquage sur moi a évolué. Ils me connaissent ! C'est à moi de trouver des solutions pour m'adapter et ainsi permettre à l'OL de continuer à avancer.


        L'OL joue moins bien car Paqueta est moins bien ? Ou bien est-ce parce que l'OL joue moins bien que l'on voit moins Paqueta ?



        C'est une question compliquée, mais je pense avoir compris (Sourire.) C'est vrai que quand je suis à mon meilleur niveau ça aide l'équipe à atteindre le sien. J'ai cette responsabilité pour qu'on joue bien. Mais il y a aussi d'autres joueurs dans ma zone qui m'aident beaucoup quand je suis moins en forme comme Léo (Dubois), Thiago (Mendes), Memphis (Depay) ou Houssem (Aouar). De toute façon, on doit tous s'entraider afin de compenser quand l'un d'entre nous est moins bien afin que l'équipe continue de performer. Ça vaut pour moi, pour Memphis...

        « À Milan, je m'étais mis beaucoup de pression. Trop, même. Donc en arrivant ici, à Lyon, je me suis dit que je ne m'en mettrai pas »





        Avec 3 buts lors des 4 derniers matches, vous le suppléez comme buteur... C'était une pression de Rudi Garcia, qui voulait vous voir marquer plus ?



        Non, ce n'est pas vraiment une pression du coach... Ni même une pression tout court. Vous savez, à Milan, je m'étais mis beaucoup de pression. Trop, même. Donc en arrivant ici, à Lyon, je me suis dit que je ne m'en mettrais pas. Que je donnerais le meilleur de moi-même tout simplement. Si les buts viennent, tant mieux. Aujourd'hui, ils sont là, c'est bien.


        Cette pression était liée à votre étiquette de "crack", que vous n'avez plus aujourd'hui ?



        Non, je connaissais ma responsabilité, je savais pourquoi j'étais là-bas... Parfois, les choses dans le football ne se passent pas comme elles le devraient. On s'imagine des choses, on se met une pression... C'est inexplicable, parfois il n'y a pas de motif à un échec. Même si mon expérience à Milan n'a pas été extraordinaire, du moins pas celle que certains attendaient, elle m'a beaucoup servi. Car je suis aujourd'hui un meilleur joueur. Je suis un Paqueta différent, un Paqueta plus fort, un Paqueta qui a retrouvé l'essence de ce qu'il était au Flamengo. La pression existe encore, elle existera toujours, mais elle ne vient plus de moi.

        »
        Votre compatriote Bruno Guimaraes a connu une trajectoire un peu similaire à l'OL : des débuts extraordinaires, puis un creux. En parlez-vous tous les deux ?



        Je ne pense pas qu'on puisse parler de hauts et de bas nous concernant... On peut dire qu'il y a eu des très bonnes phases, et d'autres plus normales. Mais il n'y en a pas eu de mauvaises. On discute beaucoup avec Bruno, on s'aide car on s'apprécie énormément. Bruno est un grand joueur, on est heureux tous les deux. En tout cas, moi, je suis heureux quand je suis sur le terrain avec lui.

        « Sans Juninho ? Non, je ne serais pas venu à Lyon. Aujourd'hui, quand je joue, je veux le récompenser de la confiance qu'il a placée en moi »





        Il y a aussi Juninho à l'OL. Auriez-vous signé ici s'il n'était pas là ?


        Non. Lui a d'abord été très sincère avec moi quand il m'a appelé : il savait la période que je traversais à Milan. Mais surtout, il me connaissait avant Milan. Il savait exactement qui j'étais. Il savait que je pouvais redevenir ce joueur comme à Flamengo, un guerrier qui se bat pour l'équipe. Aujourd'hui, quand je joue, je veux récompenser Juninho de la confiance qu'il a placée en moi.




        Saviez-vous qu'il avait parlé de vous à l'OL en 2017 ?



        Oui, je le sais (Sourire.) Mon agent m'en a parlé. J'étais heureux d'apprendre que, déjà en 2017, il m'avait repéré. Mais bon, les discussions avaient avancé avec d'autres clubs...



        Vous étiez trop cher, aussi.


        Oui, peut-être ! (Rires.)


        Vous avez cette volonté de satisfaire aux exigences de Juninho. À l'AC Milan, c'était pareil avec Leonardo, qui vous avait fait venir. Avez-vous besoin d'un mentor pour jouer en confiance ?



        Je ne sais pas si j'en ai besoin. À Milan, je suis arrivé dans un nouveau pays, sur un nouveau continent, c'était une langue différente. Leonardo m'a beaucoup aidé, accompagné. Pendant une demi-saison avec lui, ça s'est bien passé pour moi. On peut dire qu'il était mon mentor, oui. Mais ensuite, il est parti à Paris. À ce moment-là, je me suis senti un peu seul, pas encore parfaitement adapté à la culture, au club. Mais cette expérience m'a aidé : j'ai beaucoup grandi comme joueur et comme homme. Ici, à Lyon, c'est vrai que Juninho me transmet de la confiance et vous voyez un Paqueta prêt, adapté à ses coéquipiers, identifié au club. Mais tout cela, je le dois donc aussi à Milan et à Leonardo, que je veux remercier. Il m'a aidé et grâce à lui je suis devenu quelqu'un capable d'affronter les difficultés.



        Vous a-t-il écrit quand vous avez signé à l'OL ?



        Oui. Il m'a souhaité la bienvenue en France, et bonne chance.

        « Je compte bien m'inscrire dans la durée à Lyon. Ici, je suis redevenu qui je suis vraiment »





        Quelle image aviez-vous de Lyon avant d'arriver ?



        Celle du Brésil, donc très positive. Là-bas, on dit que c'est un club qui accueille très bien les Brésiliens. Juninho, comme d'autres, a marqué l'histoire de l'OL. C'est un club de Brésiliens, je suis vraiment heureux d'être ici et je veux à mon tour marquer l'histoire de mon empreinte.



        Vous vous dîtes que c'est un passage, et qu'il faudra un jour rejoindre à nouveau un très grand club européen ?



        Non, je suis très heureux ici et je compte bien m'inscrire dans la durée. Ici, je suis redevenu qui je suis vraiment et j'ai retrouvé ma confiance. Je veux faire un grand Championnat et je veux surtout porter ce maillot de l'OL en Ligue des champions. Avec des supporters : j'ai vraiment hâte de les découvrir dans le stade et de communier avec eux.


        Votre célébration de but les a déjà beaucoup marqués. Quelle est cette danse ?



        J'adore danser, j'ai toujours aimé ça. Cette célébration, c'est ma marque, j'ai toujours fait ça. C'est un pas de funk. J'aime beaucoup la funk. Après la publication d'une vidéo où on dansait avec Jean Lucas, j'ai découvert sur les réseaux sociaux que les Lyonnais aimaient aussi beaucoup ce genre de musique. Je ne l'ai pas fait exprès, je ne le savais pas, personne ne m'en avait parlé. Mais tant mieux ! »



        publié le 27 février 2021 à 18h00mis à jour le 27 février 2021 à 20h14

        L'Equipe

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        • L1


          exclusivité abonnés


          Qu'a fait Bruno Genesio depuis son départ de l'OL ?




          Depuis son départ de l'OL, Bruno Genesio a eu plusieurs pistes avant son passage au Beijing Guoan. Libre depuis le 6 janvier, il a été approché par Montpellier pour la saison prochaine mais devrait rejoindre Rennes.







          Cyril Olivès-Berthet mis à jour le 2 mars 2021 à 19h02



          Vice-champion de France en 2016, demi-finaliste de la Ligue Europa en 2017, Bruno Genesio a obtenu des résultants probants avec l'OL, mais c'est sans éclat particulier, qu'il s'est toujours maintenu dans le Top 4 de la L1. Il a finalement quitté son club de coeur à l'été 2019. « Je m'en mords encore les doigts », dira Jean-Michel Aulas six mois plus tard. C'est que son ancien coach bénéficiait, et bénéficie toujours, d'une belle cote sur le marché.


          Libéré de son contrat lyonnais, il avait eu de nombreuses pistes pour rebondir. Dijon avait par exemple longuement discuté avec lui pour prendre la suite d'Antoine Kombouaré mais trois jours de discussions n'avaient pas permis de trouver un accord et il avait refusé le projet. Le Maroc l'avait dragué pour lui confier le poste de DTN et gérer l'après-Renard. Vice-champion d'Arabie saoudite, Al-Hilal avait pensé à lui. Mais Bruno Genesio s'était aussi rapproché de Pini Zahavi pour lui confier son avenir et s'ouvrir les portes de la Premier League.



          Proche de signer à Newcastle


          Le super-agent de 77 ans a oeuvré pour dégoter une place en Angleterre à celui que l'on surnomme affectueusement « Pep » Genesio pour avoir infligé une leçon au Manchester City de Pep Guardiola lors de la phase de groupes de la C1 2018-2019 (2-1, 2-2). À l'époque, Mike Ashley devait vendre Newcastle à Peter Kenyon. Proche du nouveau propriétaire, Pini Zahavi l'avait convaincu d'embaucher Bruno Genesio à la tête des Magpies. Mais Ashley a finalement fait marche arrière et le deal est tombé à l'eau.

          Profitant de l'immense réseau de son représentant, Bruno Genesio a finalement signé au Beijing Guoan. Une aventure qui s'est achevée le 6 janvier dernier. Depuis, il était la priorité de Montpellier pour prendre la suite de Michel Der Zakarian l'été prochain. Il en avait même discuté avec le directeur sportif Bruno Carotti. Le timing, la région et la possibilité d'obtenir un contrat long l'intéressaient. Alors qu'il clamait son « envie de faire un break », Rennes a réussi à le convaincre de replonger dès maintenant, deux mois après la fin de son expérience chinoise.



          Une drôle d'expérience en Chine





          Pas fermé à une destination exotique, Bruno Genesio a découvert en Chine un autre football et une autre vie. Deux choses totalement bouleversées par la crise sanitaire liée au coronavirus. Le technicien de 54 ans a notamment dirigé son équipe depuis la France par visioconférence pendant plusieurs semaines. Le Championnat chinois et la Ligue des champions se sont déroulés dans une bulle sanitaire : pendant quasiment six mois, il a été coupé du monde. « Vivre si longtemps en autarcie, c'est une drôle d'épreuve, surtout familialement, confiait-il dans nos colonnes le 7 janvier. Je me suis rendu compte à quel point l'éloignement est un manque. J'avais besoin d'être là pour mes enfants. Cela a été très dur pour eux aussi. »

          Sportivement, il a connu des réussites avec le Beijing Guoan où il s'est notamment appuyé sur Cédric Bakambu. Vice-champion 2019 derrière le Guangzhou Evergrande avec 70 points (record du club), il a terminé troisième la saison suivante. Il a aussi atteint les quarts de finale de la Ligue des champions 2020 où il a été éliminé par le futur champion, Ulsan Hyundai (0-2). « Tout ce que je découvre m'a ouvert l'esprit sur bien d'autres choses, sur bien plus que le foot, nous expliquait-il fin octobre. J'ai appris sur moi-même. Je ne serai plus le même quand je rentrerai. » Il va pouvoir le prouver plus rapidement qu'il ne le pensait.



          publié le 2 mars 2021 à 17h59mis à jour le 2 mars 2021 à 19h02

          L'Equipe

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          • OL: CHERKI "AIME BIEN LA PRESSION" ET ATTEND D'AVOIR RÉELLEMENT SA CHANCE


            RR avec EJ



            Le 05/03/2021 à 17:46




            Ad 1 of 1Barré par le trio Tino Kadewere-Memphis Depay-Karl Toko Ekambi, Rayan Cherki doit se contenter d'un temps de jeu limité depuis le début de la saison. Mais le jeune attaquant de l'OL assure être patient et prêt à renverser la hiérarchie établie par Rudi Garcia.

            Il attend de renverser l'ordre établi. Confronté à la concurrence de Memphis Depay, Tino Kadewere, Karl Toko Ekambi et Islam Slimani, Rayan Cherki doit se contenter de miettes depuis le début de la saison. Vingt minutes par-ci, un quart d’heure par-là, et parfois rien du tout comme mercredi face au Stade Rennais, lorsqu’il est resté sur le banc toute la rencontre (1-0). De quoi frustrer le jeune attaquant lyonnais (17 ans), présenté comme le nouveau crack du football français à ses débuts?


            "Il faut que je bosse plus que tout le monde"




            "Franchement, ça se passe plutôt bien. Je me mets différents paliers, que j'essaie d'atteindre rapidement. J'ai beaucoup de patience. J'essaie d'apprendre au quotidien avec mes coéquipiers", a-t-il répondu ce vendredi en conférence de presse, à la veille de recevoir Sochaux en 16e de finale de la Coupe de France (samedi 18h45).



            C’est dans cette compétition, il y a un an à Nantes, qu’il avait crevé l’écran avec deux buts en moins de dix minutes, deux passes décisives et un penalty provoqué. Depuis, Rudi Garcia utilise sa pépite avec parcimonie.

            "Je pense que j’ai un peu de talent, mais si je veux devenir un grand, il faut que je bosse plus que tout le monde. C'est quelque chose de très important. Le talent c'est une chose, mais le travail est plus important. C'est ancré en moi. J'aime travailler depuis tout petit. C'est encore une saison d'apprentissage, mais je me sens de mieux en mieux sur un côté. C'est ça qui fait que je vais gratter encore plus de temps de jeu. Quand on est joueur, on a envie de jouer tous les matchs. Mais le football, ce n'est pas comme ça. Il faut gratter ce qu'il y a à gratter", a expliqué Cherki. Sûr de ses qualités, il apprend à "être patient", déterminé à renverser la hiérarchie dans les semaines à venir.



            Garcia estime qu'il a "beaucoup progressé"





            "J'aime bien la pression. C'est quelque chose qui me pousse à aller plus loin, plus vite, plus fort. C'est ça qui plaît, quand on me regarde jouer. (…) J’ai besoin de temps de jeu pour pouvoir prouver au coach que moi aussi j’ai ma place. S’il me fait confiance, tant mieux. Quand il me fera confiance, je lui prouverai qu’il aurait dû me faire confiance avant. Je me dis que quand le coach va me donner réellement ma chance, ce sera à moi de lui montrer que je peux apporter quelque chose en plus sur cette fin de saison. Il me fait confiance, mais quand j'aurai un peu plus de temps de jeu, là je pourrai dire qu'il me fait totalement confiance", a-t-il insisté. Un message bien reçu par Garcia, satisfait par les progrès accomplis par son jeune joueur ces derniers mois.
            "C'est un garçon qui a beaucoup de capacités, évidemment. Il est encore très jeune, mais il faut qu'on arrête de dire ça pour se réfugier. Les grandes qualités de Rayan - au-delà du talent inné dans la capacité d'éliminer ou d'utiliser les deux pieds - c'est qu'il a très envie, qu'il vit football. Du plaisir, il doit en prendre. Mais le plaisir, ce n'est pas que faire un petit pont et dribbler, mais aider l'équipe, défendre comme il l'a fait à Marseille (1-1). C'est le premier qui est entré à Marseille, et il le méritait. Il a été bon dans la semaine de travail. Il l'a dit lui-même, et on l'a beaucoup aidé dessus, mais son replacement et son travail défensif, il a beaucoup progressé ces derniers temps", a détaillé Garcia en conférence de presse. La réception de Sochaux pourrait permettre à Cherki de montrer à nouveau l’étendue de son talent.

            RR avec EJ

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            • OL


              issu du journal



              Memphis Depay, homme d'excès dont l'état de forme influe sur les résultats de l'OL





              Le capitaine de l'OL n'est jamais neutre. Il peut être souvent très bon, parfois insuffisant mais quasiment jamais moyen.



              Memphis Depay lors de la rencontre entre Lyon et Nantes (3-0), le 23 décembre dernier. (A. Martin/L'Équipe)


              Hervé Penot 05 mars 2021 à 00h05



              L'ambitieux a réuni ses équipiers, en cercle, près de la surface rennaise dans un appel à l'unité, à la solidarité. Pas question de relâcher l'étreinte alors que l'OL vient tout juste d'ouvrir le score (1-0). Memphis Depay balance ses mots, plein coeur, comme des balles. Tino Kadewere avoue : « C'était un moment important. Le match n'était pas fini, on venait de marquer et le capitaine a parlé... Il est magnifique. » Comme si souvent, Depay a débloqué la situation en s'arrachant sur une course plein axe avant d'offrir un cadeau à Houssem Aouar. Le Néerlandais poursuit ainsi sa saison de tous les excès. Elle a parfois tourné à l'envers comme au début, avant le mercato estival, ou à l'endroit bien plus souvent depuis.

              lire aussiTransferts : Memphis Depay devrait attendre la fin de saison avant de quitter l'OL
              À nos notes, il se balade entre 3 (5 fois dont 3 avant le mercato estival) et 9 (1 fois). Et un seul 5 contre Reims... son prochain adversaire en L1. Jamais moyen en somme. Cette photographie résume sa manière d'être entre prises de risque et amour du beau jeu, entre volonté de plaire et d'en jeter plein la vue. Son jeu se rapproche de son style bling-bling, tatouages tape-à-l'oeil, look dernier cri. Depay ne passe jamais inaperçu. Quitte à en faire trop. « Il est surtout très bon », glissait Rudi Garcia alors qu'on évoquait avec lui la courbe sinusoïdale de son Néerlandais.


              Comment pourrait-il s'en plaindre ? Il lui a offert un statut de capitaine et Depay le lui rend bien. 14 buts (2e en L1), 8 passes décisives (1er, à égalité avec Bamba) : les chiffres claquent comme des coups de fouet. Cela permet à l'entraîneur aussi de pouvoir le sortir, comme contre Rennes, sans que la star ne montre de signes d'irritation. « Je ne le juge pas en fonction des notes, explique Luis Fernandez, car ça peut faire partie de son style d'être fluctuant. Mais c'est un vrai leader technique. Je le vois même dans un registre autant passeur que buteur. L'autre jour, à Brest (3-2, le 19 février), il donne la balle à Aouar alors qu'il peut jouer en solo. Cette année, il réussit des passes vers Kadewere et Toko Ekambi car ce sont des joueurs qui prennent bien la profondeur. »



              « Par moments, sur le terrain, il y avait une certaine négligence. Mais quand il a la motivation, il attaque et défend »

              Luis Fernandez




              Depay se régale de leurs caractéristiques, leur ouvre souvent la porte en sortant de l'axe. « Ce n'est pas seulement un individualiste, insiste Fernandez. Par moments, sur le terrain, il y avait une certaine négligence, je vais presser mais ensuite je reviens en marchant, mais quand il a la motivation, il attaque et défend. Ça me rappelle un peu Dembélé (Ousmane). Lui donner le capitanat a été une super idée car il assume. » Tant il aime se glisser au centre des attentions, au coeur des débats. « Il est surtout présent dans les grands matches et sera capital pour la suite », ajoute l'ancien entraîneur du PSG (1994-96, 2000-2003).

              Comme l'an passé où, avant sa blessure au genou (ligaments croisés en décembre), ses cinq buts ont propulsé l'OL en huitièmes de finale de la C1. Depuis 2017, il est même le seul joueur des 5 Championnats majeurs avec Lionel Messi à avoir inscrit au minimum 40 buts et délivré 40 passes décisives. «Je le sens investi, continue Fernandez, plus régulier. Il a pensé qu'il allait partir au Barça (il était proche de signer l'été dernier) et comme son contrat finit en fin de saison, il est dans une situation idéale vu l'économie du foot. Il prend le risque de rester comme ça car il a le mental pour. Et il sera là jusqu'à la dernière journée. »


              En interne, on n'en doute pas. Être le capitaine de l'équipe qui brise l'hégémonie du PSG serait une ligne écrite en lettres d'or sur son CV... « Memphis est surtout un joueur qui hait la défaite, rappelle Garcia, et il transmet ça à ses équipiers. Il y a un OL avec son capitaine, son fer de lance, mais je n'oublie pas les autres. La star ici, c'est l'équipe. Et les autres l'ont démontré. » Mais avec un joueur un peu plus star que les autres. Et surtout jamais neutre.


              publié le 5 mars 2021 à 00h05


              L'Equipe

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              • Salaires L1,


                OL


                issu du journal



                Vincent Ponsot, directeur général du football de l'OL, sur les salaires du club : «Des raisons de cohérence générale»



                Le directeur général du football de l'OL explique la politique salariale du club à l'égard des joueurs qui y sont formés et qui figurent chaque saison parmi les plus hauts salaires.






                Vincent Ponsot, le directeur général du football à l'OL. (A. Martin/L'Équipe)


                Vincent Duluc, Hervé Penot (avec (H. G.) 18 mars 2021 à 23h00
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                Depuis presque toujours, les joueurs formés à l'OL obtiennent une reconnaissance financière de leur club formateur, avant même leur transfert. Cela permet à l'OL de prolonger leur contrat et de ne pas les laisser partir libres, mais c'est une constante, qui a touché toutes les têtes d'affiche issues du centre de formation, depuis dix ans, transférées alors qu'elles émargeaient, le plus souvent, dans une fourchette de 200 000 à 350 000 euros par mois.



                « L'OL a-t-il une politique salariale particulière pour les joueurs formés au club ?



                Il n'y a pas fondamentalement de différence dans notre politique salariale entre les joueurs formés au club et les autres. De manière générale, à Lyon, on est assez sensible au fait que le contrat du joueur soit en adéquation avec son niveau de performance. Il est très souvent arrivé que si un joueur, avec encore trois ans ou quatre ans de contrat, passait des paliers au niveau sportif, on se donne rendez-vous pour améliorer son contrat. Malheureusement, cela ne marche pas dans l'autre sens... Mais ce n'est pas bon de laisser un joueur sous-payé dans un effectif, et on est attentifs à cela pour des raisons de cohérence générale. Je pense qu'on a cette réputation-là. Après, quand on va chercher un joueur à l'extérieur, c'est dans un contexte de concurrence, et la concurrence mène à l'inflation.



                L'OL ayant l'identité d'un club formateur, est-ce un levier dans la négociation, pour les joueurs formés au club ?



                Oui, bien sûr. Pour nous, dans notre modèle général, il est important de garder des joueurs formés au club, donc quand on fait face à une concurrence sur ces joueurs-là, leurs agents l'utilisent dans la négociation. On est sensibles à ce sujet-là, mais sans pour autant dépasser certaines limites.




                Dans le classement des plus hauts salaires sur les dix dernières saisons, depuis l'éclosion de la génération Lacazette, Umtiti, Gonalons, on retrouve beaucoup de joueurs formés au club...



                C'est en lien avec ce que j'ai évoqué plus haut. Le meilleur exemple, c'est en 2015, quand on finit deuxièmes avec la génération Lacazette, Umtiti, Tolisso, Fekir ou Ferri : il leur restait tous trois ou quatre ans de contrat, et on les a tous revus pendant l'été pour les revaloriser significativement. C'était justifié.



                Mais était-ce aussi pour maintenir leur valeur plus longtemps sur le marché ?



                C'est une cohérence entre la performance et le niveau du contrat. Derrière ces salaires, il y a le montant du coût de la formation, pour les joueurs formés, et le montant du transfert, pour ceux que l'on a recrutés à l'extérieur. Par exemple, on peut donner un peu plus en salaire à un joueur libre, parce qu'il n'a rien coûté en formation, et rien en transfert. Il y a un ensemble de critères, qui doivent, au bout du compte, déboucher sur une grille salariale cohérente.



                Le recours important au recrutement en post-formation a-t-il modifié l'approche salariale vis-à-vis des joueurs formés au club ?



                On a pu saisir des opportunités à ce niveau-là, et cet aspect a pu provoquer une inflation salariale. Comme on ne pouvait pas accepter une trop grande différence avec les joueurs formés, cela nous a amenés à revoir notre position vis-à-vis d'eux. Mais cela nous a aussi amenés à être plus vigilants sur des recrutements post-formation, et revisiter notre équilibre entre les joueurs recrutés à cet âge-là et les joueurs formés. À un moment donné, on en a peut-être un peu trop fait. Donc on en fait moins, et il y a un certain nombre de joueurs formés qui, du coup, ont eu des salaires plus importants. »



                Depay, toujours plus haut



                Le contrat de Memphis Depay, 27 ans, a encore grimpé d'un étage (480 000 €). Alors qu'à l'automne, il était prêt à quitter l'OL pour Barcelone, avec un salaire, en Catalogne, très largement inférieur, il termine sa dernière année olympienne sur des bases record. Jamais un Lyonnais n'avait gagné autant d'argent. Comme beaucoup de joueurs, il bénéficie d'un contrat évolutif, lui qui est arrivé en janvier 2017. Personne n'aurait imaginé à cette époque - lui le premier - le voir aller au bout de son histoire. Alors qu'il pensait se servir de l'OL comme d'un tremplin, il peut finalement devenir le capitaine de l'équipe qui brisera l'hégémonie du PSG en Ligue 1, ce qui ferait une ligne supplémentaire sur son CV.








                C'est un secret mal caché : Depay (14 buts et 9 passes décisives en L1 cette saison) ne devrait pas prolonger. Jean-Michel Aulas dit pourtant espérer le conserver plus longtemps. « C'est la fin d'une aventure... pour cette année, dit-il. Memphis est un joueur de grand talent, de classe mondiale et il peut être l'homme d'un grand bonheur (le titre). J'ai toujours souhaité que Memphis reste et on lui a fait des propositions mais il n'est pas revenu pour l'instant. Mais il a toujours exprimé son ambition, ses valeurs même quand il n'est pas parti à Barcelone car ça n'avait pas été possible. Économiquement, on a eu une franche relation. »

                C'est le président qui lui avait annoncé en personne l'impossibilité du deal barcelonais. Depay l'avait mal pris, se disant même prêt à payer de sa poche son départ : on n'est jamais certain de voir le train du Barça repasser... Mais la star lyonnaise s'est vite remise dans le projet. « Jusqu'au bout, on sera prêts à discuter avec lui, prévient Aulas. On croit qu'on va renouveler. Ce n'est pas possible pour l'instant, mais si on est tout en haut en fin de saison, pourquoi pas ? J'en serais très heureux. » Pas certain toutefois que ce voeu aboutisse avec le plus gros salaire du club. Son départ laissera un trou sportif, moins financier...



                publié le 18 mars 2021 à 23h00


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                • OL-PSG


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                  Juninho (OL) - Leonardo (PSG), des relations ténues mais pas tendues




                  Les deux Brésiliens Juninho et Leonardo, directeurs sportifs de l'OL et du PSG qui se disputent le titre cette saison, ont une relation simplement cordiale, lointaine mais respectueuse. Même si quelques évènements les ont parfois rapprochés.





                  Hugo Guillemet (avec Éric Frosio)19 mars 2021 à 19h15
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                  Dimanche soir, dans les entrailles du Groupama Stadium, Lucas Paqueta aura peut-être l'occasion d'apercevoir ses deux mentors européens ensemble, dans le même couloir. Le milieu brésilien avait été recruté à l'AC Milan en janvier 2019 par Leonardo, qui avait tout fait pour sa bonne intégration en Italie. Le départ du dirigeant vers le PSG, l'été suivant, avait été mal vécu par le joueur, qui nous l'a récemment confié. Un an plus tard, la main tendue était celle de Juninho, et le directeur sportif avait su attirer le meneur de jeu à l'OL, après d'interminables discussions destinées à construire un lien de confiance aujourd'hui très solide.


                  Mais au-delà de leur nationalité, de leur poste et de cette proximité avec Paqueta, « Juni » et « Leo » ont peu de choses en commun. Leur carrière de joueur ne les a jamais réunis, d'abord : quand le futur Lyonnais est transféré de Recife à Vasco da Gama en 1995, le futur Parisien a déjà quitté Rio de Janeiro. Il ne revient au pays qu'en 2001, précisément au moment où Juninho débarque à Lyon. Et quand ce dernier rentre au Brésil y finir sa carrière, en 2011, Leonardo entame son premier bail en tant que dirigeant du PSG.


                  « Je ne crois pas qu'ils se connaissent, témoigne Francisco "Chico Ney", le grand frère de Leonardo. Ils n'ont pas exactement le même âge (46 ans pour Juni, 51 pour Leo) et ne se sont jamais croisés avec la Seleçao (respectivement 40 et 60 sélections). Ce sont des générations proches mais différentes. Ils n'ont jamais participé à des débats ou des émissions ensemble. À mon avis, ils n'ont aucune relation, ni amicale, ni professionnelle. »



                  Leonardo a conseillé Juninho avant son arrivée à Lyon


                  Ce n'est certainement pas de l'amitié, mais la relation entre les deux dirigeants existe quand même : avant de faire son grand retour à l'OL, au printemps 2019, Juninho a appelé Leonardo et les deux hommes ont longuement échangé. Le Lyonnais a questionné son aîné sur les ficelles du métier et ce dernier a pris plaisir à partager ses expériences et à conseiller celui qui deviendrait bientôt son rival en Ligue 1. Cette relation a perduré pendant le début de saison dernière, lorsque Sylvinho était l'entraîneur de l'OL (mai - octobre 2019), avant de s'éteindre progressivement.

                  Le Lyonnais perçoit depuis toujours le Parisien comme un expert dans ce rôle de directeur sportif. « J'aime bien prendre l'exemple de Leonardo, il a fait un super travail à l'AC Milan, confiait-il d'ailleurs à ce propos en octobre 2011 dans L'Équipe. Si Paris est champion, ce ne sera pas par hasard. C'est un exemple qui m'inspire, même si nous ne sommes pas très proches. »

                  Près de dix ans plus tard, les deux hommes, issus de milieux différents, ne partagent pas non plus la même vision de la société brésilienne et n'échangent jamais sur ce sujet entre eux. Mais ils se respectent beaucoup professionnellement, malgré leur antagonisme politique. « Juni incarne la gauche, les classes populaires, quand Leonardo incarne la droite classique, capitaliste, détaille un journaliste de Radio Globo, qui a travaillé avec le Lyonnais entre 2014 et 2018. Ils ont des concepts de vie différents, mais Juninho a un grand respect pour la carrière de Leonardo. Il voulait l'inviter une fois pour participer à son émission "Futebol de verdade", mais ça n'avait pas abouti. »



                  En concurrence il y a six mois sur Paqueta




                  Les deux hommes ont eu une petite passe d'armes, l'été dernier, par médias interposés, au sujet de Neymar. Leonardo avait sèchement réagi (« Je demande à l'OL de ne pas parler de nos joueurs et de notre club ») à une phrase de Juninho sur l'attaquant brésilien que certains journaux avaient sorti d'une longue interview sur la société brésilienne (« Il a signé à Paris uniquement pour l'argent. Le PSG lui a tout donné, tout ce qu'il voulait, et maintenant il souhaite partir avant la fin de son contrat »). Le feu n'avait en réalité jamais pris entre les deux directeurs sportifs, qui s'en étaient très vite expliqués en privé. Juninho avait ainsi pu contextualiser sa déclaration auprès de son aîné, qui ne lui en tenait pas rigueur : il était monté au créneau pour défendre son club.



                  Leonardo (à gauche au côté de Nasser al-Khelaïfi) et Juninho (à droite en compagnie de Jean-Michel Aulas) en tribune au Parc des Princes lors de PSG-OL (0-1), le 13 décembre. (Baptiste Fernandez/Icon Sport/Icon sport)

                  Quelques semaines plus tard, un dossier bien plus sérieux les avait mis concurrence : celui de Paqueta, dont l'Europe entière savait qu'il voulait quitter Milan. Juninho et Leonardo avaient alors tenté le coup. La suite, c'est Cristiane, la mère du joueur brésilien, qui la raconte : « Leo nous a appelés mais il voulait le faire venir lors du mercato d'hiver (en janvier 2021), dévoile-t-elle. Lucas ne voulait pas attendre six mois de plus. Juni, lui, était prêt à le faire venir tout de suite. Quand Lucas lui a parlé, il m'a dit : "Oui, c'est ça que je veux. Je veux jouer à Lyon." » Ce sera contre Paris, dimanche soir, sous le regard de ses deux mentors protecteurs. Qui pourraient ne pas être assis si loin l'un de l'autre, en tribune.


                  publié le 19 mars 2021 à 19h15

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