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[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

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    Le milieu de l'OL, un secteur où la concurrence est féroce




    Contrairement aux autres secteurs, l'entrejeu de l'OL compte deux fois plus de titulaires potentiels que de places. Chaque week-end, les choix de Rudi Garcia font donc des déçus.






    Thiago Mendes et Houssem Aouar lors de la réception de Marseille (1-1), le 4 octobre. (A. Martin/L'Équipe)



    Hugo Guillemet, à Décines 31 octobre 2020 à 00h25


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    Le terrain d'entraînement venait tout juste d'être arrosé, il faisait bon, grand soleil, et ils sont arrivés les derniers sur la pelouse en jonglant avec un ballon tout en se chambrant gentiment en portugais. Lucas Paqueta, Thiago Mendes, Jean Lucas et Bruno Guimaraes affichaient un large sourire, vendredi, avant d'attaquer la séance matinale. Pas sûr que les quatre milieux brésiliens le conservent, dimanche soir à Lille : au moins deux d'entre eux, et peut-être même trois, s'assiéront sur le banc de touche au coup d'envoi. « C'est vrai qu'il y a une grosse concurrence dans notre secteur mais elle est saine, désamorce Thiago Mendes. Nous, on est là pour être à disposition de notre entraîneur. C'est lui qui choisit les meilleurs pour composer son équipe. »




    L'ex-Nordiste (28 ans) est bien placé pour en parler. Depuis trois matches, il fait partie de ces « meilleurs » puisque Rudi Garcia le titularise systématiquement. Depuis la trêve, l'OL vient d'enchaîner deux victoires (3-2 à Strasbourg, 4-1 contre Monaco) avec Mendes, Paqueta et Aouar au milieu. Si le technicien lyonnais poursuit sa logique, il ne devrait rien changer à Lille, même si Maxence Caqueret pourrait suppléer Paqueta. « Une concurrence saine, c'est aussi montrer à ceux qui jouent et qui gagnent que c'est normal de continuer, abonde Garcia. Mais ce n'est pas une règle générale, au vu de la qualité des joueurs qu'il y a dans ce secteur et qui ne débutent pas... »




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    Pour ne pas les perdre, le coach essaie d'être « proche d'eux » et insiste publiquement, dès qu'il en a l'occasion, sur leur rôle en cours de match : « Ceux qui entrent en jeu sont très importants. Il faut se mettre à la place de l'adversaire, quand vous voyez Mendes et Aouar sortir, puis Guimaraes et Caqueret entrer, il ne voit pas de différence ! Donc c'est un plus. »



    Beaucoup de créateurs, mais un jeu de contres





    Il y a aussi une inadéquation, à l'OL, entre la construction par le directeur sportif Juninho d'un effectif très riche en milieux créateurs, plutôt adaptés au jeu de possession, et la stratégie mise en place depuis deux matches par Garcia, avec un minimum d'échanges dans l'entrejeu et des contres supersoniques à la récupération. « Avoir la possession ou pas est un faux débat. L'essentiel est de gagner. S'il faut avoir la possession pour gagner à Lille, on le fera, explique l'entraîneur. S'il faut gagner sans avoir le ballon, on le fera aussi. On doit avoir une équipe en mesure de tout faire. »




    En ce moment, donc, elle évolue en attaques rapides et Garcia a fait de Mendes sa pièce maîtresse car il est adapté à ce schéma. « Thiago a peut-être le jeu long le plus performant de l'effectif. Il est capable d'ouvrir le jeu à droite comme à gauche et de lancer les attaquants en profondeur, détaille Rudi Garcia. Il est également bon de la tête et il est le plus défensif de nos milieux. Dans une équipe, il faut toujours un équilibre et Thiago nous l'offre. » Au détriment de Guimaraes, indispensable avant la crise, devenu international, mais qui n'a pas débuté depuis plus d'un mois.




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    Caqueret, incontournable depuis le « Final 8 » de la C1, pourrait récupérer une place à Lille mais ce serait celle de Paqueta, recruté pour plus de 20 M€ (à l'AC Milan) par Juninho. « La possession, je ne pense pas que ça soit important, ajoute Thiago Mendes. L'important, c'est que cette manière de jouer fonctionne, puisqu'on gagne. » Garcia conclut : « Je me dois de faire les bons choix pour faire gagner l'équipe. Pas pour faire plaisir aux uns et aux autres. »




    publié le 31 octobre 2020 à 00h25

    L'Equipe

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    Post-formation, deux écoles en action (1/2) : l'autre regard de l'OL






    Les dirigeants de l'OL parient de plus en plus sur des joueurs venus de l'extérieur dans l'espoir notamment de réaliser de belles plus-values sur le marché des transferts.






    Hervé Penot 25 octobre 2020 à 00h06

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    Adversaires ce dimanche soir, Lyon et Monaco ont souvent misé sur de jeunes joueurs formés dans d'autres clubs et connu des fortunes diverses à ce jeu-là.

    À l'ombre du Groupama Stadium, derrière une main courante, Rayan Cherki, Melvin Bard, Sinaly Diomandé, accompagnés de certains équipiers, regardent la réserve de l'OL tomber face à Andrézieux en N2 (0-1). À la lumière d'un soleil couchant, juste avant d'entamer leur huis clos de veille de match contre Monaco, ils supportent leurs potes de promo. Cherki, 17 ans, a donné quelques coups de main l'an passé à ses collègues. Diomandé, l'Ivoirien, 19 ans, arrivé en septembre 2019 en provenance de Bamako, n'a fait, lui, que passer avant de monter chez les pros.

    Sur le terrain, Habib Keita (18 ans), son ami du FC Guidars, son club au Mali, acheté 1 million d'euros (550 000 euros pour Diomandé), en septembre (contrat jusqu'en 2025), dévoile une patte gauche soyeuse dès son entrée en deuxième période. Devant, Reo Griffiths (20 ans), l'Anglais débarqué en 2018 de Tottenham, se balade à la pointe de l'attaque sans grand succès..

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    À l'OL, depuis environ cinq ans, le club mise de plus en plus sur la post-formation, ces joueurs venus d'ailleurs apporter leur savoir-faire. Ce choix de l'extérieur n'est pas une nouveauté. Sidney Govou était formé au Puy, Maxwel Cornet et Miralem Pjanic à Metz, entre autres : ils s'étaient pointés tous les trois, juste après leur majorité, avec, déjà, du poil au menton.

    «Lucas Tousart est le symbole de notre recrutement post-formation (...). Il nous a beaucoup apporté sur le terrain et financièrement ensuite»

    Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation lyonnais



    Mais l'OL a décidé d'intensifier cette pratique pour s'attaquer, notamment, à un marché moins coûteux et parfois très lucratif. «Mais le but, ce n'est pas que letraining center se transforme en trading center comme à Monaco, à une période. Cette post-formation s'est en fait accélérée pour deux raisons, explique Jean-François Vulliez, le directeur du centre. Le marché des jeunes s'est envolé économiquement, et, à 22, 23, 24 ans, ils valent très chers. Et en post-formation, il y a moins d'incertitudes qu'avec un jeune de 14, 15, 16 ans. On doit pouvoir renforcer notre effectif pour aller à terme en pro. Il faut que le groupe N2 apprenne le métier de footballeur dans un vestiaire pro avec différentes cultures et une concurrence accrue. Ça doit aider chacun à sortir de sa zone de confort pour aller chercher son temps de jeu.»



    Cette philosophie comble aussi les manques entrevus, ces profils moins polis par les orfèvres du cru. Habib Keita proposait ainsi un pedigree absent dans les catégories inférieures. «Il faut trouver un équilibre entre toutes les catégories, explique Vincent Ponsot, le directeur du football lyonnais, entre les joueurs de haut niveau qu'on prend (Depay...), les joueurs qu'on forme (Caqueret, Cherki..) et donc cette post-formation (Diomandé...).»

    Il prend comme modèle Lucas Tousart, acheté à 18 ans, à Valenciennes 2, 5 millions et revendu au Hertha Berlin 25 millions en janvier. «C'est le symbole de notre recrutement post-formation. Il a comblé nos manques dans notre formation, on avait des mecs techniques comme Houssem (Aouar), pas le travailleur plus physique. Ils nous a beaucoup apporté sur le terrain et financièrement ensuite.»




    Cela ne fonctionne pas toujours. Oumar Solet, grand espoir local, récupéré contre un peu plus d'un million à Laval en janvier 2018, s'est envolé cet été vers Salzbourg pour 4,5 millions (avec des bonus et 20 % pour Laval). «Quand des joueurs veulent partir, on ne peut rien faire. Solet même si on l'a bien vendu, on n'a pas réussi avec lui car il avait un potentiel énorme», admet Ponsot.




    Des gros coups réussis avec Tanguy Ndombele vendu à Tottenham ou Ferland Mendy au Real Madrid




    La perte des Lyonnais dès la fin de leurs années de formation a ajouté aux angoisses des dirigeants. Le départ de Pierre Kalulu, en juillet, du côté du Milan AC, comme un temps celui de Willem Geubbels à Monaco en 2018 (20 millions), a marqué les esprits. L'OL a compris que la protection de ses joyaux posait parfois problème. D'où l'intérêt de s'ouvrir au monde tout en étant attentif à ne pas bloquer l'expression des enfants du cru... Pas toujours simple.

    L'OL a toutefois réussi des sacrés coups, comme Tanguy Ndombele (acheté 10 millions à 20 ans, et vendu 60 à Tottenham) ou Ferland Mendy (acheté 5 millions au Havre à 22 ans et vendu 48 millions au Real), mais sort d'une année moins aboutie. Héritier Deyonge, international des moins de 18 ans belge, venu d'Eindhoven, a ainsi rejoint en prêt Utrecht.



    «Quand le marché sur les jeunes a explosé, on a eu de plus en plus de difficultés pour les garder. Certains sont impatients, des sommes astronomiques sont proposées, et on est obligés de faire des choix de plus en plus tôt, poursuit Ponsot. À l'exception de Martial, qu'on a été contraints de vendre (à Monaco), notre premier objectif, c'est que nos jeunes jouent avec nous. Mais on ne rivalise pas avec certains clubs... Donc en parallèle, il y a un marché d'opportunités qu'on saisit, comme pour Sinaly. On a aussi un partenariat avec Dakar Sacré-Coeur, avec la Pelé Academia (depuis 2019, à Rio). Et s'il y a des opportunités, et pas uniquement pour combler un trou, on les saisit...» L'OL tente de se réinventer pour rester au top. Et ce marché de la post-formation est devenu un intéressant terrain de chasse...



    Jean-François Vulliez : «La dernière étape avant les pros»


    Jean-François Vulliez, le directeur du centre de formation de l'OL, explique le concept de post-formation : «Ce n'est pas simple car il n'y a pas une définition précise. C'est, disons, la dernière étape de la formation avant d'entrer dans le groupe pro. On passe dans le groupe de la réserve et cette formation doit permettre à des jeunes de franchir les ultimes étapes. Ça va, en gros, de 17 à 22 ans. On commence par les U18, U19, là où on entre dans le foot d'adulte. C'est un âge biologique où les jeunes ont atteint leur maturité physique, ils ont même dépassé leur pic de croissance de six mois, un an parfois, et on peut travailler alors avec des fortes intensités. On bosse athlétiquement, la partie psychologique est plus tardive. Ces jeunes, en passant chez les pros, continuent de se développer avant d'atteindre leur maturité. En pro, ils sont confrontés au plus haut niveau avec des entraînements plus exigeants. Ils emmagasinent alors ce qui leur servira plus tard.»





    publié le 25 octobre 2020 à 00h06

    l'Equipe

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    OL
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    Lucas Paqueta (OL) : l'île à la joie




    Le milieu brésilien de l'OL est né sur une île sise dans la baie de Rio, où il a développé un caractère calme et serein. Il l'a quittée pour le football et porte aujourd'hui le nom de ce bout de terre, «Paqueta».






    (A. Martin/L'Équipe)
    Hugo Guillemet, à Lyon24 octobre 2020 à 00h00
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    C'est un coin de paradis coupé du monde et surtout de l'agitation de Rio de Janeiro, un petit point microscopique au milieu de l'immense baie de Guanabara, un havre de paix sans voiture, cerclé d'une mer d'huile. L'île de Paqueta vit au rythme du ferry qui la relie à la mégalopole brésilienne : des Cariocas en congés débarquent, les glacières chargées de bières fraîches, dont ils profitent les pieds dans le sable et la tête ailleurs. Le soir, le bateau les ramène en ville reposés, revigorés. C'est là, dans cette absolue quiétude, qu'a grandi Lucas Tolentino Coelho de Lima.




    Lucas Paqueta en bref
    23 ans.
    Club : Lyon.
    Poste : milieu offensif.
    2019 : en juillet, il remporte la Copa América avec le Brésil. Il joue 5 minutes lors de cette compétition, en quarts de finale, contre le Paraguay (0-0, 4-3 aux t.a.b.).





    Lucas « Paqueta » a pour nom de footballeur celui de l'île de sa vie, il le porte fièrement sur les épaules, floqué au dos de ses maillots, et c'est d'ailleurs comme cela qu'il veut qu'on l'appelle, ainsi qu'il l'a demandé à tout le monde lors de sa signature à l'OL, fin septembre. « L'enfance de Lucas était paisible, résume Cristiane, sa mère. Il allait à l'école et, le reste du temps, il jouait au ballon sur la plage de Moreninha. »

    Cette longue étendue de sable fin et de quelques herbes sauvages, à deux pas de la maison familiale, a vu les premières frappes, pieds nus, du petit crack à la patte gauche déjà magique. « C'est là que j'ai peaufiné ma technique, glisse le milieu lyonnais en détournant le regard, d'un sourire timide. C'était le début, c'était seulement du jeu, de la joie, avec mon frère et nos amis. »



    Paqueta parle d'un débit lent et d'une voix posée. Les réponses sont courtes, il les ponctue en se tournant vers Isabelle Dias, l'interprète et accompagnatrice historique des Brésiliens à l'OL, comme pour trouver refuge auprès d'une personne de confiance face à un monde qu'il découvre.



    Quand on vient d'une île de 3 000 habitants où il est de coutume de se dire bonjour lorsqu'on se croise dans la rue, et où l'on se déplace à pied, en bicyclette ou en charrette, il faut du temps pour s'adapter à la nouveauté, même à 23 ans. Lucas Paqueta a pourtant quitté l'île très jeune, dans sa neuvième année, puisque Flamengo, le plus grand club de Rio, l'avait repéré et parce que son talent balle au pied était déjà trop grand pour se circonscrire à deux kilomètres carrés.




    «Je veux retrouver mon bon football. Mon football du Brésil. Mon foot est un foot heureux»

    Lucas Paqueta






    Avec Matheus, son aîné de deux ans, Lucas formait un imbattable duo, à Moreninha, et les enfants de passage, le soir venu, remontaient sur le bateau le nez dans leurs tongs : ils n'auraient que des défaites à raconter le lendemain à l'école. « Depuis tout petits, nous avons toujours été ensemble, et Lucas s'est toujours démarqué, la preuve est qu'il jouait avec moi alors qu'il n'avait même pas l'âge d'être inscrit au foot », se remémore Matheus, aujourd'hui professionnel à Tombense (D3 au Brésil). « Mon frère a toujours été mon principal compagnon de jeu, et j'ai toujours voulu avoir sa vitesse, son habileté, son talent, souffle Paqueta. On est deux joueurs différents donc on était complémentaires ; moi, je suis plus classique que lui, j'ai un football plus réfléchi. »




    11


    Lucas Paqueta compte 11 sélections avec le Brésil. Il a inscrit 2 buts avec la Seleçao. Vendredi, il a été appelé en sélection olympique, en compagnie du Lyonnais Bruno Guimaraes.





    Réfléchi, mais avec quelques extravagances, aussi : le Lyonnais aime les petits ponts, les sombreros et les lobs. C'est d'ailleurs de cette manière, et de 35 mètres, qu'il a inscrit son premier but avec Flamengo, en février 2017, face à un gardien qui avait eu l'imprudence de trop s'avancer. Il a failli ouvrir son compteur à l'OL comme cela, dimanche dernier à Strasbourg (3-2), d'une louche délicieuse par-dessus Bingourou Kamara, avant que l'arbitre n'annule le but pour hors-jeu.

    »

    Mais ramener son football à sa seule esthétique serait réducteur. « Il a un sens de la passe et du jeu vers l'avant au-dessus de la moyenne, dit de lui Rudi Garcia, avec qui il échange beaucoup, en italien, depuis trois semaines. Ce qui est plaisant, c'est qu'il ne rechigne pas sur le travail défensif, et c'est très bien pour un entraîneur. » Le coach rhodanien l'a utilisé relayeur droit en Alsace, mais il loue sa polyvalence et compte aussi sur sa recrue au poste de meneur de jeu, ou bien comme faux ailier, par exemple. « Ma meilleure position est d'être sur le terrain, ironise le joueur. Derrière ou devant, ce n'est pas le plus important. Je veux surtout apporter de la joie dans le jeu de l'équipe, comme me l'a demandé Juninho. »



    Il a grandi de 27 centimètres en trois ans





    Paqueta avait perdu la sienne, à l'AC Milan, tout autant que sa place dans le onze, et c'est pour cela que le directeur sportif brésilien de l'OL a pu l'attirer, cet automne, contre 20 M€. L'ex-icône du stade Gerland était tombée sous le charme de ce meneur élégant, technique et décisif, il y a trois ans au Brésil. Il avait même proposé son nom à Lyon, sans suite à l'époque.




    Et un an après, il était trop tard ; au sortir d'une superbe saison 2018 qui le consacra meilleur joueur du pays, Paqueta s'est envolé pour Milan encombré de deux fardeaux : l'étiquette de « nouveau Kaka » et un transfert record à 38,5 M€. Il ne marquera qu'un seul but pour les Rossoneri en 44 matches et environ 2 400 minutes de jeu.



    « Il n'y a pas de revanche aujourd'hui, et je remercie même ce passage qui a pu être douloureux, assure le joueur. Ça fait partie de la vie. Maintenant, je veux retrouver mon bon football. Mon football du Brésil. Mon foot est un foot heureux. Et je sens la bonne énergie pour cela ici. »

    Pour Paqueta, chaque épreuve est positive, et il en a traversé. Pour s'entraîner à Flamengo, enfant, il a sacrifié sa douce vie sur l'île, et son sommeil. « Il était courageux, résume sa mère. Il quittait la maison à 8 heures le matin et il prenait le dernier ferry, à minuit, pour rentrer. » « Mon grand-père, aujourd'hui décédé, m'accompagnait, et je faisais tous ces trajets avec beaucoup de bonheur, promet le joueur. J'arrivais chez moi à 1 heure du matin, mais c'est ma famille qui m'a donné cette force d'accomplir tout ça. »



    Son père, Marcelo, formateur parachutiste, est moins présent à la maison mais il s'implique aussi beaucoup dans la carrière de ses fils et tient un rôle capital lorsque celle du cadet est freinée par un retard osseux : à 15 ans, il ne mesure que 1,53 m et ne fait plus le poids dans sa catégorie. « Nous l'avons emmené chez plusieurs endocrinologues dans l'espoir d'un résultat rapide, explique le paternel. Mais c'est son corps qui était comme cela. Alors nous avons fait confiance à Flamengo. » Le club carioca fait suivre à l'adolescent le Projeto Soma, un programme de renforcement physique et nutritionnel qui a fait ses preuves, par le passé, avec Zico et Bebeto. Paqueta grandit de 27 centimètres en trois ans.



    Sa carrière chez les grands pouvait se lancer. En déclin en Italie, Paqueta a vu un signe du destin lorsque Lyon l'a contacté, lui dont l'épaule et le bras gauche sont tatoués d'un lion, d'une lionne et d'un lionceau. « Ce tatouage montre simplement Lucas, moi et notre fils Benicio, détaille Eduarda, son épouse. C'était une bonne coïncidence d'être appelé par un club dont le lion est l'emblème, une identification en plus, et c'est important pour Lucas. J'espère qu'il pourra être très heureux de jouer ici. » Paqueta n'attend que ça : retrouver à l'OL l'insouciance et la joie qui l'habitaient, enfant, sur le sable de Moreninha.



    publié le 24 octobre 2020 à 00h00

    l'Equipe

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    Dominateurs contre Strasbourg, les Lyonnais ont ensuite montré un tout autre visage et ont joué à se faire peur



    Incapables de gagner depuis cinq journées, les Lyonnais ont enfin pris trois points dimanche à Strasbourg. D'abord séduisants et efficaces jusqu'à mener 3-0, ils se sont ensuite délités et ont eu très peur.



    Hugo Guillemet, à Strasbourg19 octobre 2020 à 00h05


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    Que fallait-il attendre de deux formations qui, au moment du coup d'envoi, avaient seulement battu Dijon cette saison ? Des signes montrant une volonté de relance après la trêve internationale (il y en a eu), de la maladresse et des erreurs (il y en a eu aussi), et un peu de folie, peut-être, afin de ne plus être l'équipe qui n'a gagné que contre la lanterne rouge. C'était un peu de tout cela et l'OL s'en est mieux sorti que le Racing (3-2) même s'il n'a désormais, ce matin, battu que le dernier et le 18e du Championnat. Il fallait quand même s'imposer à la Meinau, dans une belle ambiance à raviver des souvenirs du monde d'avant, quand les supporters poussaient, puisque 5 000 Strasbourgeois font autant de bruit que 20 000 spectateurs presque partout ailleurs en France en temps normal.




    Rudi Garcia avait martelé que la saison de l'OL commencerait en Alsace : à nouvelle ère, nouveau système et c'est dans un 4-3-3 « à la lyonnaise » que le technicien rhodanien a aligné son équipe, hier. Il y avait Paqueta en relayeur, à côté d'Aouar, et une attaque à trois. « On a joué avec six offensifs sur la pelouse, a dit le technicien, qui compte aussi dans le lot son latéral gauche Cornet. On avait fait ça pour avoir le ballon, pour marquer des buts. » Explication simpliste, mais ça a fonctionné : après 42 minutes, l'OL menait déjà 3-0 grâce à Kadewere, plutôt bien aidé par un Kamara maladroit (10e) et Toko Ekambi (25e, 42e), plutôt bien aidé par un Depay des grands jours. Paqueta, acheté 20 M€ à la fin du mercato et indirectement impliqué sur deux buts, a réussi ses débuts. Sa technique donne envie de le voir entouré d'Aouar, Guimaraes et Caqueret, ce qui ne pourra pas faire régresser le jeu de l'OL.




    « On n'a pas le droit de se relâcher comme cela »

    Rudi Garcia, entraîneur de l'OL



    Il y avait une contrepartie à ce système ambitieux : l'OL a concédé 9 tirs cadrés aux Strasbourgeois, ce qui est à peine moins que lors des six premières journées cumulées (11). Dans ce contexte, les Lyonnais avaient peut-être déjà gagné ce match au laboratoire d'analyses médicales, dès samedi après-midi, lorsque le dernier test sérologique passé par Anthony Lopes s'est révélé négatif : le gardien portugais, malgré une semaine de repos forcé (Covid-19), a été décisif en réalisant plusieurs arrêts déterminants (32e, 39e, 55e, 81e).



    Déterminants car l'OL a réussi la prouesse de se faire rattraper alors qu'il avait le match en main, une fois avant la pause par Diallo (43e) et une fois après par Aholou (55e), deux recrues Strasbourgeoises. Leur apport et l'état d'esprit impeccable des Alsaciens entrevu hier laissent penser que le Racing ne restera pas trop longtemps dans la zone rouge. « On n'a pas eu particulièrement plus d'occasions ici que lors de nos matches précédents, c'est juste que là on a marqué, a tempéré Garcia. Mais on n'a pas le droit de se relâcher comme cela. Et puis quand on a autant de possibilités de mettre le quatrième, il faut le mettre. »




    C'est légèrement sévère, puisque Mitrovic puis Lala ont sauvé sur leur ligne de but et à deux minutes d'intervalle deux immenses occasions de Dembélé (73e) et Marcelo (75e), qui avaient tout bien fait. Il a enfin manqué quelques centimètres à Depay (85e) pour tacler dans le but un centre de De Sciglio, auteur de débuts de nature à tirer vers le haut le niveau global des latéraux lyonnais. Il faudra donc encore régler ce problème de double-face, pour l'OL, et réussir à montrer un seul visage, lors des prochaines échéances. Le bon de préférence, puisque les Lyonnais vont changer d'horaire, et de standing d'adversaires : ils joueront les trois prochains dimanches à 21 heures contre Monaco, Lille et Saint-Étienne; avant la prochaine trêve. Après cela, ils y verront plus clair.



    publié le 19 octobre 2020 à 00h05


    l'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Le tacle du lundi – Ligue 1 : la grande déprime



    CHRONIQUE. Depuis la reprise, on a du mal à s'enthousiasmer pour des matchs du Championnat de France. Un désintérêt passager ?




    Par Florent Barraco


    Publié le 19/10/2020 à 07:00 | Le Point.fr



    rLille-Lens, un derby à huis clos... © DENIS CHARLET / AFPPROFITEZ DE
    La question peut sembler saugrenue. À cause de l'épidémie de coronavirus, le fan a été sevré de football pendant près de quatre mois. Un Euro, la crème de la crème, a été reporté. Nous devrions donc être ravis de retrouver le terrain vert et nos artistes. Pourtant, quelque chose ne fonctionne pas. Comme si notre jouet était cassé : la Ligue 1 ne passionne guère, les débats sont moins enflammés, la passion a disparu. Doit-on encore suivre le foot ?

    Depuis la reprise, impossible de vibrer. Les stades sont vides et le play-back pour mettre de l'ambiance ne change rien à l'affaire (un ronron assourdissant) : les rencontres sont sans âme. La preuve ? Le derby Lille-Lens qui aurait dû être une fête – une première depuis 2015 – a été une sorte de berceuse pour nous aider à passer le temps. Déjà pourri par la vidéo – dont l'inutilité saute aux yeux, même fermés, des adeptes du progrès –, le jeu a vu la règle des cinq changements polluer un peu plus la fluidité – et l'éthique. Les horaires des rencontres de Ligue 1, pensés en dépit du bon sens, peinent à nous pousser devant le poste – dans un monde où la vie extérieure se termine à 21 heures, comment se caler devant un Strasbourg/Lyon, pourtant étourdissant, à 13 heures ? Le psychodrame du financement de la Ligue 1 a montré que les dirigeants du foot français étaient mus davantage par l'argent (imaginaire) que par l'intérêt de la discipline.





    Sur le terrain, le niveau de jeu est loin d'être enthousiasmant. La faute à des préparations tronquées – les machines sont longues à se remettre en marche – et à un affaiblissement constant de notre Championnat de France. Ajouté à cela des pseudo mastodontes irréguliers (OM, OL, Monaco), des clubs fantômes (Bordeaux, Nantes), des ambitieux qui peinent à enchaîner (Rennes, Nice) et des petites équipes bien ternes (mis à part Lens). La saison aurait pu être excitante avec la crise du PSG – heureusement, ils sont là pour animer les débats (avec les arbitres) ! Mais avec ses récents succès, le club de la capitale est de nouveau aux avant-postes. Bref, l'ordre règne sur la Ligue 1.



    La déprime qui touche le football français pourrait-elle cesser avec la Ligue des champions, la mère de toutes les compétitions ? Peut-être, mais pas de suite. La phase de poules sera jouée à toute allure – six journées en moins de deux mois. Comme dans toute orgie, le dégoût arrive vite. Si on ajoute que, à part le PSG, on voit mal un club français s'extirper de son groupe, nos soirées européennes promettent d'être une succession de déception. On évoquera à peine la Ligue Europa, où nos clubs font de la figuration depuis près de 20 ans.



    Faut-il être inquiet ? Ou la flamme peut-elle se raviver ? Les footballeurs ont cette magie dans les pieds qui peut reconquérir les cœurs, même les plus brisés.



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    OL-OM, Ligue 1, foot spectacle, Bielsa… On a parlé foot avec Didier RoustanDaniel Riolo : « La France manque d’intellectuels qui pensent le foot »



    Le Point

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  • Wepakeiw73
    a répondu
    Peut-on renommer ce topic 2020-2021.
    Entre ça et le forum spécial transfert ETE2019 qui reste et le non création du sous forum ETE 2020, ça donne l'impression d'un forum qui se meure un peu....

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  • descartes
    a répondu
    Lyon cannot buy a win in Ligue 1. Where is it all going wrong?


    Having played in the Champions League semi-finals last month, Lyon are now in the bottom half of the Ligue 1 table

    By Adam White and Eric Devin for Get French Football News

    Adam White and Eric Devin

    Mon 28 Sep 2020 14.58 BSTLast modified on Mon 28 Sep 2020 15.24 BST
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    Memphis Depay was left out of the starting XI for Lyon’s trip to Lorient this weekend. Photograph: Philippe Lopez/AFP/Getty Images
    Lyon have not won any of their last four matches in Ligue 1. After their 1-1 draw at Lorient on Sunday, L’Équipe led with the headline “missing in action” and it is hard to disagree with that sentiment. Martin Terrier and Bertrand Traoré left the club this summer, and Karl Toko Ekambi, Jeff Reine-Adélaïde and Maxence Caqueret were all unavailable for the trip to Lorient through injury, but they were up against one of the league’s poorest defences and should have done much better.
    'Too far from his value': Arsenal bid for Houssem Aouar rejected by Lyon



    With the Coupe de la Ligue scrapped and Lyon facing no European commitments, they were hoping to focus on the league this season. They were expecting to ride the wave of unity they displayed in the Champions League and finish in the top three, but that has not been the case so far. They have not won in four matches and Léo Dubois’s late equaliser was their first goal from open play since Memphis Depay scored against Dijon in late August, a span totalling nearly 400 minutes. For a team with the third-best attack in the league last season (only PSG and Monaco scored more goals), something has gone seriously wrong. Given the promising starts made by Rennes and Montpellier, Lyon face an uphill challenge to put things right.

    So, who is to blame? Manager Rudi Garcia was quick to hold up his hands after the match. “We were lacking in the first half because I didn’t field the right team or use the right system,” he said. “With more attacking players, we were much better.” While it’s refreshing to hear a manager offer such a bold mea culpa, was he too quick to rush to judgment? His decision to adopt a new 3-4-3 formation rankled as it meant that Memphis Depay was dropped and Houssem Aouar was played as a nominal left winger, with Rayan Cherki on the right.


    Aouar and Cherki are both better suited to playing in central areas and they were poor out wide, failing to establish a creative rhythm and often ceding possession cheaply. Neither Jean Lucas nor Bruno Guimarães is suited to bringing the ball out of midfield to link with Moussa Dembélé, so the former Celtic striker (who is yet to score this season) cut an isolated figure. Unable to combine with another forward who could make runs off him and create more space, Dembélé was easily outnumbered by the Lorient defenders.

    The absentees clearly would have helped. Toko Ekambi would have used his pace on the flank to open up more space for Dembélé, and Caqueret or Reine-Adélaïde would have offered more creativity in midfield, but one obvious question towers over this match: why did Garcia not start Depay? To be fair to the manager, the Dutchman did not offer much more than Cherki or Aouar when he did come on for the second half, doing nothing to dispel the idea that he has a frosty relationship with Dembélé. This may explain why Garcia eschewed a 3-5-2. But his overly cautious tactics did not bring the best from his players. And, when it comes to his two top scorers, should he not be able to build a bridge between them on the pitch?
    Lorient president Loïc Féry: 'Watch out, because Ligue 1 is coming'


    And what about the players themselves? “There’s not enough hunger in their play,” said Garcia in his post-match comments, which were delivered amid persistent rumours linking Depay and Aouar with departures. “It’s not normal to think that the transfer window can influence the motivation of players, but when I see certain behaviour, I wonder,” added the manager. Garcia is right to wonder, but only to an extent. As a manager it is his job to ensure his players are focused on the task at hand and organised in a cohesive system. Despite his brilliant man-management against a succession of richer clubs in the Champions League, he appears unable to do the same in Ligue 1. He is currently going the way of his predecessor, Sylvinho.

    A word should also be offered for Lorient, who finally seem to be taking Christophe Pelissier’s organisational principles on board, even if their 5-4-1 (which became even more cautious once Enzo Le Fée was forced off) was a paragon of negativity. They have enough pace from players such as the scorer Yoane Wissa to stretch teams on the counter and, after a rough few weeks, this composed performance has taken them back on the right track. Still, Lyon’s disappointment is of their own making. Despite what Juninho may engineer in the transfer window, the club legend may soon find himself forced into changing managers again. Having sacked one coach at the start of last season, sacking another one early this season would be an indictment of the club’s present and future.
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    FacebookTwitterPinterest A flock of pigeons take in the Monaco v Strasbourg game. Photograph: Eric Gaillard/ReutersAdvertisement

    • Monaco showed plenty of determination in their 3-2 win over Strasbourg at the Stade Louis II on Sunday. It was a good response after their gutting defeat at Rennes last weekend and it took them into the European places. Wissam Ben Yedder scored two and the young team seem to be taking Niko Kovac’s principles to heart quite well, but the manager has to sort out his team’s ongoing discipline issues. Both Axel Disasi and Aurélien Tchouameni were sent off against Strasbourg, leaving Monaco to cling to a one-goal lead for nearly half an hour. This is a common problem. Monaco picked up 10 red cards in last season’s truncated campaign. If Monaco are to reach the top three, the players will need to show more control.
    Why Eduardo Camavinga is the most exciting teenager in world football



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    • Rennes continued their impressive run by thrashing previously unbeaten Saint-Étienne at the Stade Geoffroy-Guichard, with Eduardo Camavinga again dictating things. Now two points clear at the top and one of only two unbeaten sides, Julien Stéphan’s team seems to be picking up steam. They are imperious at the back while playing with even more freedom going forward. Playing in the Champions League will test the depth of the squad but, for now, the way they are combining youth and experience to produce a hugely entertaining style of football makes them a fantastic advertisement for the league.

    • Finally, a word for Ignatius Ganago. The Cameroonian youngster struggled to make an impact at Nice last season, but has now scored four goals in as many matches for Lens. He is thriving in Franck Haise’s high-pressing 3-4-1-2 formation, where he plays alongside the physical Florian Sotoca rather than being misused in a wide role. His €6m transfer now looks like a snip. Lens are sitting comfortably in the European positions, and their thoroughly modern combination of pressing and physicality makes them a team to watch this season.
    1 Rennes 5 7 13
    2 Lille 5 4 11
    3 Montpellier 5 5 10
    4 St Etienne 5 3 10
    5 Monaco 5 2 10
    6 Lens 5 2 10
    7 PSG 5 4 9
    8 Angers 5 -2 9
    9 Marseille 5 0 8
    10 Nice 5 -2 7
    11 Lyon 5 2 6
    12 Bordeaux 5 1 6
    13 Brest 5 -3 6
    14 Nimes 5 1 5
    15 Nantes 5 -2 5
    16 Lorient 5 -2 4
    17 Metz 5 -2 4
    18 Strasbourg 5 -6 3
    19 Reims 5 -5 1
    20 Dijon 5 -7 1
    • This is an article from Get French Football News
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    The Guardian U.K

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    a répondu


    LIGUE 1




    Cinq raisons de croire que cela va être plus serré pour le titre en Ligue 1 cette saison




    Sur le papier, il y a toujours peu de doutes quant au fait que le PSG survole la Ligue 1. Mais à y regarder de plus près, certains facteurs laissent penser que la marge pourrait se resserrer en haut du classement.



    On ne sait pas comment le PSG va démarrer sa saison




    C'est peu dire que le PSG aura eu un été mouvementé, pris dans l'intensité et l'euphorie d'un parcours européen historique. Pour les hommes de Thomas Tuchel, il n'y aura pas de répit et on peut se demander comment ces derniers aborderont la nouvelle saison d'un point de vue physique. Et si victoire finale il y a en Ligue des champions, la question se posera également sur le plan mental. Est-ce que les joueurs repartiront avec la même soif de victoire ? Donneront-ils tout dès la phase de poules de la prochaine C1 pour défendre leur titre, quoi qu'il en coûte en Championnat ? Pour le PSG, cet été brûlant est loin d'être fini et à n'en pas douter, il conditionnera le prochain exercice des Parisiens.



    Lyon est au début d'un cycle prometteur




    Quel sentiment étrange doit habiter les Gones à l'heure actuelle, tiraillés entre l'ivresse d'un fantastique parcours européen, stoppé net en demi-finale, la déception vivace de ne pas prendre part à la C1 ou la C3 la saison prochaine, et l'excitation devant l'éclosion d'une nouvelle génération brillante dans ses rangs. De tous ces éléments, les deux derniers cités contribueront sûrement à faire de Lyon le principal adversaire du PSG pour ce nouvel exercice de L1. La jeune garde s'est montrée au niveau des plus grosses joutes continentales et, délestée d'un calendrier trop chargé, elle pourra se montrer dans le Championnat national. A condition d'opérer un recrutement intelligent pour remplacer les cadres sur le départ. De quoi nourrir de grands espoirs !




    Tout va dans le sens d'une hausse de la compétitivité




    Rennes, Lille et Nice misent sur la stabilité avec des coaches reconnus auxquels sont donnés les moyens de bâtir des effectifs compétitifs. Reims travaille toujours aussi bien et malgré le défi européen qui l'attend, il faudra encore compter sur le club champenois cette saison. Quant aux promus Lorient et Lens, quand on voit avec quelle force et quelle ambition ils investissent sur le marché des transferts, tout laisse à croire que la compétitivité sera définitivement en hausse cette saison. Ce qui veut dire qu'il y aura probablement de moins en moins de matches «faciles» pour le PSG et ses concurrents. De quoi redistribuer les cartes ?




    Avec une nouvelle défense, Monaco peut faire mal




    On a tendance à oublier que le club du Rocher, malgré sa neuvième place la saison dernière, a terminé deuxième meilleure attaque derrière le PSG (44 buts inscrits pour 44 buts encaissés). Avec l'arrivée de Niko Kovac, l'ASM réglera peut-être ses soucis derrière. Kamil Glik est déjà parti vers d'autres horizons, tandis que Jemerson a été prié de trouver une porte de sortie. Place à la jeune garde Badiashile-Disasi ? Avec quelques ajustements supplémentaires, nul doute que Monaco retrouvera bien assez vite la place qui est la sienne.




    L'OM mise sur la stabilité




    Longtemps, la rumeur de son départ a fait trembler le peuple marseillais, mais André Villas-Boas a finalement décidé de rester dans la cité phocéenne. De quoi espérer de la stabilité avec une dernière saison très satisfaisante et une place de dauphin du PSG. L'arrivée de Pablo Longoria au poste de directeur sportif pourrait bien dynamiser l'activité du club sur le mercato estival, ce dont l'OM aurait bien besoin en vue de la saison qui arrive. De quoi être optimiste à quelques encablures du début du nouvel exercice.

    - A.D.
    France football

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  • jopopmk
    a répondu
    Un lien plutôt qu'une retranscription :
    Isabelle Dias

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    a répondu

    Foot
    C1,
    Lyon




    issu du journal



    Lyon entrevoit sa première saison sans Coupe d'Europe depuis 1997






    À moins d'une surprise incroyable, l'OL ne disputera pas de Coupe d'Europe l'an prochain, pour la première fois depuis la fin du XXe siècle.



    Memphis Depay pourrait bien vivre une saison sans Coupe d'Europe. (S. Mantey/L'Équipe)



    Hervé Penot 02 août 2020 à 00h35


    Battu par le PSG en finale de la Coupe de la Ligue, vendredi (0-0, 6-5 aux t.a.b.), et 7e de la L1 la saison dernière, l'OL devrait vivre pour la première fois depuis 1997 une année sans Coupe d'Europe, comme la confirmation d'une saison chaotique, marquée par des bouleversements immenses à la tête du club, entre changements d'entraîneurs (Bruno Genesio, puis Sylvinho, puis Rudi Garcia) et de direction sportive (arrivée de Juninho).



    Il sera temps après la Juventus (8es de C1 retour vendredi, 1-0 à l'aller) ou après le Final 8, en cas de qualification pour les quarts de finale, d'analyser cette période. Il ne faudra pas oublier un recrutement décevant, où un trio majeur sera resté sur la touche dans les moments clés (Andersen, Thiago Mendes, Koné).




    « Qui vous dit qu'on ne retrouvera pas le PSG à Lisbonne? »

    Marcelo, le défenseur de Lyon






    On s'avance sur l'avenir de l'OL ? Peut-être, mais on imagine mal, à moins d'un séisme, comment l'équipe pourrait remporter le trophée majeur du foot européen alors qu'elle vient tout juste de reprendre la compétition et qu'elle se coltine le tableau le plus compliqué du lot (Juve, City, Real, Bayern, Barça, Naples). Marcelo, après le match contre le PSG, vendredi soir, se voulait pourtant optimiste. « Qui vous dit qu'on ne retrouvera pas le PSG à Lisbonne ? » Sous-entendu : en finale.



    Ce serait le plus grand exploit d'un club français dans cette C1. Mais Garcia veut y croire : « Il faudra qu'on soit un peu meilleurs offensivement pour marquer, mais c'est une bonne base de travail ce qu'on a réalisé. C'était notre premier match de compétition, on a beaucoup souffert physiquement et la récupération sera un élément important par rapport à vendredi. »




    n

    L'OL n'a certainement pas à rougir de cette soirée au Stade de France : son schéma, son pressing ont longtemps bousculé Paris. Mais il a manqué cette justesse dans les derniers gestes, cette intensité, cette efficacité pas simple à retrouver après un arrêt de cinq mois. Garcia aurait aussi aimé lancer Jeff Reine-Adélaïde ou Rayan Cherki en prolongation, mais une douleur à un mollet d'Anthony Lopes l'a contraint à rester inactif. « Si ça avait craqué avant la fin, on n'avait plus de gardien en cas de tirs au but », a expliqué l'entraîneur.



    Marcelo rassurant pour la Juventus





    Il a subi beaucoup plus de changements qu'il ne les a initiés en raison de la fatigue et de douleurs, comme cette pointe derrière la cuisse de Marcelo, peut-être l'Olympien le plus solide. « Mais ce n'est pas trop grave, je devrais être là contre la Juve », assurait le Brésilien. Il le faudra vu son rôle dans la défense à trois. À l'OL, on va devoir certainement revoir les plans pour l'année prochaine et réduire l'effectif, notamment devant. Mais avec un match par semaine en L1, une fois la déception digérée, Lyon aura des arguments pour penser en grand. Même si, au club, on espère encore un miracle en C1...





    Seul Lyon peut qualifier Lyon en C1



    Vaincu sur le tard par le PSG (0-0, 5-6 aux t.a.b.) en finale de la dernière Coupe de la Ligue, vendredi, Lyon, 7e de L1, ne dispose pas de ticket pour la Coupe d'Europe, la saison prochaine. Son dernier espoir réside dans un sans-faute contre la Juve, vendredi (1-0 en 8e aller), puis au Final 8 (12-23 août). Remporter la C1 le qualifierait d'office pour l'édition suivante de la Ligue des champions. Tout autre combinaison ne lui serait d'aucun secours. Même une finale PSG-OL à Lisbonne remportée par les Parisiens.
    En dehors de Naples et de Lyon, tous les vainqueurs potentiels de la C1 2020 sont déjà qualifiés pour l'édition 2020-2021 par le biais de leur Championnat. Si l'un de ces dix-là l'emporte, la place garantie au tenant du titre deviendra vacante et reviendra au champion du 11e pays à l'indice UEFA (arrêté en juin 2019), en l'occurrence l'Ajax Amsterdam, qui sera alors dispensé des barrages. Rennes, pour l'heure attendu au 3e tour préliminaire (15 ou 16 septembre), peut aussi rejoindre Paris et Marseille directement en phase de groupes, si le vainqueur de la Ligue Europa, le 21 août à Cologne, est déjà qualifié en C1. C'est le cas de l'Inter Milan, Manchester United, le Séville FC, le Chakhtior Donetsk ou Istanbul Basaksehir.



    E. Bj.
    publié le 2 août 2020 à 00h35

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    a répondu

    OL : Lyon est une équipe lambda, Roustan sidéré par Garcia






    Photo Icon Sport

    Publié Samedi 01 Août 2020 à 21:00



    L'Olympique Lyonnais vit une saison terrible et il ne lui reste plus qu'une occasion de sortir de cette spirale descendante. A Rudi Garcia de jouer.






    Rudi Garcia s’est rapproché un peu plus d’une « performance » qu’il espérait probablement éviter, à savoir être le premier entraîneur de l’Olympique Lyonnais depuis plus de 20 ans à ne pas qualifier son équipe pour une coupe d’Europe. Dernière occasion de rectifier le tir, la Ligue des champions. Et c’est clair, si l’ancien coach de l’OM réussit à gagner la C1 avec l’OL, alors ce sera l’exploit du siècle. En attendant, la copie rendue vendredi par Lyon face au PSG n’a pas convaincu Didier Roustan, pas plus que les explications de Rudi Garcia après la rencontre. Pour le journaliste, l’entraîneur de l’Olympique Lyonnais fait des choix toujours frileux et le paie.

    « Qu’est-ce que vous voulez-dire ? Il n’allait pas dire qu’il fallait être plus conquérant, que le PSG était bon à prendre (...) Non, toujours la sécurité. Durant la prolongation, il n’y a rien. A un moment il faut le dire, il y a certaines limites (...) Je trouve que lentement mais sûrement Lyon est une équipe qui décline, mais qui paie certaines choses d’un passé relativement récent aussi. Il y a une forme de logique à ça, et même une victoire aux tirs au but aurait été un arbre qui cache la forêt. Lyon est devenu une équipe lambda, car même la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions a été juste, et contre la Juventus après la pause c’était pas ça quand même », a fait remarquer, lors de l'EDS, un Didier Roustan visiblement consterné.

    foot01

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    a répondu
    Leonardo (PSG) - Juninho (OL), deux idées directrices




    Leonardo et Juninho sont Brésiliens, ont été des piliers de la Seleçao et occupent désormais un poste similaire. Pourtant, les directeurs sportifs du PSG et de l'OL sont foncièrement différents.






    Leonardo et Juninho, les directeurs sportifs du PSG et de Lyon. (A.Martin/A.Reau/L'Equipe)



    Régis Dupont 30 juillet 2020 à 18h47



    Lors de l'interminable conférence de presse de reprise de l'OL, le 10 juin, quand Juninho a expliqué qu'il « avait le droit », en tant que directeur sportif, de donner son avis sur l'équipe, il a été repris par son président. « Tu en as même le devoir », a rectifié Jean-Michel Aulas, dans un réflexe protecteur qui dessine aussi la limite du pouvoir de l'ancien milieu de l'OL.



    À Paris, une telle intervention amicale de Nasser al-Khelaïfi pendant une déclaration de Leonardo semble inimaginable et, si elle intervenait, elle apparaîtrait plutôt comme une remise en place du directeur sportif parisien. Le champion du monde 1994 est un président bis, voire plus. Pas son équivalent lyonnais, qui se complaît dans l'ombre.




    L'un était né pour incarner ce type de poste, l'autre l'occupe parce que c'est Lyon. « Leo est volontaire, autoritaire, peu flexible, il a depuis toujours l'aura d'un décideur, résume un dirigeant brésilien qui a connu les deux hommes dans leur vie de joueurs. Il a toujours eu son mot à dire dans le vestiaire, y compris en Seleçao, où il n'hésitait pas à remettre en cause certains choix : "Non, ça, ce n'est pas bon, on devrait mettre plutôt celui-là à gauche plutôt que tel autre." Il a toujours voulu diriger. Juninho, lui, est très humain, gentil, il n'a jamais aimé les conflits. Il est là parce qu'il se considère comme lyonnais, il ne serait pas venu si on lui avait proposé le même poste à Toulouse, par exemple. Il y a un côté sentimental. Leo, lui, n'est pas un sentimental. »



    Leonardo l'interventionniste





    Quand il prend la parole, c'est dans le cadre d'une stratégie bien précise, comme lorsqu'il demande à intervenir lors de l'émission Canal Football Club, sur Canal+, en février, pour un show remarqué. « Ce que je n'aime pas, c'est qu'on commence à créer une négativité », lance-t-il après la victoire contre Lyon (4-2) et quelques jours avant le huitième de finale aller de Ligue des champions contre Dortmund (1-2). Une prise de parole qui valait surtout par son ton, offensif, et par son timing, à un moment où Paris avait besoin que la pression retombe ou soit au moins détournée des joueurs. Leonardo (50 ans) est complètement investi dans sa fonction, qu'il a déjà occupée de 2011 à 2013 à Paris, avec ce qu'elle comporte de mauvaise foi assumée.



    Quand Juninho (45 ans) accorde, au début du mois, à nos confrères du Guardianune riche interview dans laquelle il évoque les maux du Brésil, il est repris de volée par son compatriote pour avoir illustré en partie son propos par l'attitude de Neymar et son entourage. « Il a signé au PSG uniquement pour l'argent. Le PSG lui a donné tout ce qu'il voulait, et maintenant il souhaite partir avant la fin de son contrat, notait Juninho. Il doit se remettre en question et grandir. »




    « Ce serait mieux de parler de son club. Nous, on ne parle pas de la situation de l'OL et je demande à l'OL de ne pas parler de nos joueurs et de notre club », avait répliqué Leonardo sur RMC. Une petite joute verbale qui ne remet pas en cause l'estime réciproque des anciens internationaux, qui ne se sont pas côtoyés sous le maillot de la CBF.




    Le Parisien (56 sélections, 7 buts) a été champion du monde en 1994 (comme latéral gauche), puis finaliste de la Coupe du monde 1998 (comme milieu) ; il a mené l'essentiel de sa carrière de joueur et l'intégralité de sa vie de dirigeant hors du Brésil. Juninho (44 sélections, 7 buts), lui, n'a jamais obtenu le même statut que son aîné sous la tunique auriverde, ni les mêmes succès (il a été éliminé par les Bleus en quarts de finale de la Coupe du monde 2006). Mais il a achevé son parcours de joueur au Vasco de Gama, le club de Rio avec lequel il avait été deux fois champion du Brésil (en 1997 et 2000).




    « Juninho ne renie jamais ses convictions, ses idées. Il est authentique »

    Rafa Marques, animateur de l'émission « Futebol de verdade »







    Dans l'ancienne capitale nationale et ailleurs dans le pays, il a laissé une empreinte renforcée par le début de sa deuxième vie, en tant que consultant pour Globo pendant quatre ans. « Il est déterminé, investi dans tout ce qu'il entreprend, organisé, témoigne Rafa Marques, qui animait avec lui l'émission Futebol de verdade. Il est toujours dans l'échange, sait travailler en équipe, en écoutant les autres. Mais il ne renie jamais ses convictions, ses idées. Il est authentique, il dit ce qu'il pense, et il paie parfois un prix très élevé pour cela parce qu'aujourd'hui, au Brésil, on est pour ou contre, il n'y a pas d'entre-deux. »



    En 2018, Juninho avait quitté TV et Radio Globo après avoir critiqué une partie des journalistes locaux. Il avait fui le Brésil, gagné par la fièvre bolsonariste, pour s'installer aux États-Unis. Il s'appuie pourtant sur ses réseaux brésiliens pour recruter. C'est au Brésil qu'il avait choisi Sylvinho en mai 2019 (remercié en octobre et remplacé par Rudi Garcia), alors adjoint de Tite à la tête de la Seleçao, pour succéder à Bruno Genesio, mais aussi le milieu Jean Lucas. C'est au Brésil qu'il a réussi son premier coup dans ses nouvelles fonctions en enrôlant Bruno Guimaraes, le milieu défensif qui a changé la vie de l'OL en février.






    Leonardo, lui, ne cultive pas spécialement ses racines. Avec le PSG, les Brésiliens qu'il convoite ne viennent pas de l'autre côté de l'Atlantique, en dehors du cas Lucas Moura, déniché à Sao Paulo en 2013. Ses cibles sont déjà basées en Europe, comme Thiago Silva ou Marquinhos, qu'il a tous deux recrutés en Italie, le pays où ses réseaux sont le mieux établis et où il a endossé tous les costumes : joueur, entraîneur et dirigeant. Pour lui aussi, le Brésil est un lien, un point de départ. Si Juninho se sent avant tout lyonnais, Leonardo est un Parisien apparenté italien.



    L'Equipe

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  • 69FAJA
    a répondu
    OL : Bard sème la panique, opération surprise au mercato


    Photo Icon Sport

    Publié Samedi 11 Juillet 2020 à 10:00Dans : OM.

    En milieu de semaine, la presse allemande a révélé l’existence d’un accord entre Melvin Bard (OL) et le Bayern Munich.

    Jugé comme extrêmement prometteur en interne, le défenseur de l’Olympique Lyonnais ne semble toutefois pas encore avoir les faveurs de Rudi Garcia. Avant l’interruption de la saison en raison de la pandémie de Covid-19, l’entraîneur des Gones privilégiait en effet Fernando Marçal, Youssouf Koné et Maxwel Cornet au poste de latéral gauche. Cela n’a pas manqué d’exaspérer une bonne partie des supporters de l’OL, mais le club rhodanien pourrait rectifier le tir dans les jours à venir afin de s’éviter un départ catastrophique de Melvin Bard pour le Bayern Munich. Preuve que Lyon s’active, le club cherche d’urgence une porte de sortie à Fernando Marçal, selon David Barbet.

    Bien que polyvalent, le Brésilien occupe une place d’extra-communautaire, et ne s’est jamais réellement imposé comme un titulaire à Lyon, que ce soit en défense centrale ou sur le côté gauche. Par ailleurs, le journaliste indique que Juninho et Jean-Michel Aulas pourraient sacrifier Youssouf Koné, dans le scénario où Fernando Marçal ne trouverait pas de porte de sortie. L’objectif des Gones est plus que jamais de se délester d’un joueur au poste de latéral gauche afin d’envoyer un message fort à Melvin Bard, en lui prouvant qu’il peut au minimum devenir le n°2 dans ce secteur de jeu. Reste à voir si cela suffira à convaincre le défenseur de l’OL, qui a bien compris au cours des derniers mois qu’il n’avait pas une cote folle auprès du staff de Rudi Garcia. Après avoir perdu Pierre Kalulu et Amine Gouiri, Lyon refuse de voir partir une nouvelle pépite formée au club, et s’active pour s’éviter une petite catastrophe…

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    a répondu

    Lyon


    avant-première abonnés


    Avec l'élection de Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas se retrouve face à une marée verte





    Le président de l'OL va devoir composer avec une nouvelle majorité moins favorable à la « marchandisation » du sport.



    Grégory Doucet est le nouveau maire de Lyon. (JEFF PACHOUD/AFP)


    Régis Dupont 10 juillet 2020 à 18h30
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    Après avoir vécu en (très) bonne intelligence avec Gérard Collomb, maire de Lyon de 2001 à juin 2020, Jean-Michel Aulas va devoir composer avec une nouvelle équipe, moins favorable à ses orientations sur le papier, par exemple, que Yann Cucherat, l'ancien adjoint aux Sports, tête de liste LR battue aux dernières élections. « Je ne connais pas personnellement Grégory Doucet (le nouveau maire Europe Écologie Les Verts) mais il a réussi une performance incroyable en remportant haut la main les élections : on va rencontrer l'équipe des sports en pouvant apporter beaucoup à toutes les autres associations non professionnelles, assure le président de l'OL. Quant à la métropole, Bruno Bernard (son président EELV) est un homme d'entreprise aux idées plus écologiques et on va l'écouter attentivement pour améliorer notre "OL Vallée" (le périmètre d'une superficie de 50 hectares autour du stade) de Décines, déjà construite autour de principes environnementaux très orientés sur l'écologie. »

    « Il (Aulas) représente le sport business mais quand, en 2004, il a fondé l'OL féminin, ça m'a beaucoup intéressée »

    Julie Nublat-Faure, nouvelle adjointe aux Sports à Lyon



    Le discours de « JMA » se veut conciliant, dans un contexte moins porteur. « Je ne le connais pas et j'aurai à le rencontrer, comme d'autres présidents, pour évoquer des sujets précis comme les subventions, la formation des jeunes, le lien entre le sport professionnel et le sport amateur, entre le sport et la transition écologique », explique déjà Julie Nublat-Faure (42 ans), la nouvelle adjointe aux Sports. Le modèle de l'OL actuel ne semble pas correspondre à l'orientation qu'elle souhaite donner à son mandat : « Il (Aulas) représente le sport business mais quand, en 2004, il a fondé l'OL féminin, ça m'a beaucoup intéressée », nuance-t-elle.

    L'Arena qui doit prochainement sortir de terre à côté du Groupama Stadium (inauguration prévue en 2023) ? « Cela fait partie des projets qui ont été votés sous l'ancienne mandature, il ira à son terme, mais nous n'aurions sans doute pas validé un projet aussi vaste qui contribue à la marchandisation du sport et me paraît en décalage avec la crise sanitaire et environnementale actuelle, explique Julie Nublat-Faure. Avec ce projet, nous sommes exclusivement dans la marchandisation du sport, c'est à l'opposé de ma vision du sport. Notre rôle, c'est que chacun puisse faire du sport dans sa ville gratuitement, de développer les infrastructures municipales. Nous serons très tournés vers le sport au quotidien. »
    Il y a dix ans, JMA avait besoin de l'appui des politiques pour faire grandir son club. C'est moins sûr aujourd'hui


    Les deux camps devront donc faire un pas vers l'autre pour s'entendre. Mais l'enjeu est moindre pour les dirigeants de l'OL maintenant que leurs projets « structurants » (stade, académie, arena) sont achevés ou en passe de l'être. Il y a dix ans, Jean-Michel Aulas avait besoin de l'appui des politiques pour faire grandir son club. C'est moins sûr aujourd'hui. « L'OL, depuis la construction du Groupama Stadium, a peu d'aides des collectivités mais entretient des relations civiques et sociales avec les collectivités, rappelle le président du club. On espère pouvoir avancer très vite sur le projet de télécabine rejoignant le Groupama Stadium au grand Large puis à l'A 42 au-dessus du parc de Miribel », ajoute-t-il, comme pour souligner la modestie des soutiens politiques qu'il guigne.


    « Ce sera intéressant de pouvoir se mettre autour d'une table avec les représentants des grands clubs (OL, LOU, Asvel), qu'on mette en place ensemble des critères clairs de subventions, des moyens d'évaluation de ces subventions, et je crois que les grands clubs peuvent être moteurs dans la transition écologique en cours, martèle Julie Nublat-Faure. La crise du Covid a mis en lumière la vulnérabilité de notre système économique. Les grands clubs aussi peuvent et doivent repenser leur modèle économique. »

    Une drôle de perspective pour l'OL, dont le principal motif d'orgueil depuis plusieurs années n'est plus la réussite sportive mais la vigueur de son EBITDA, l'acronyme qui désigne, en gros, la capacité d'investissement du club.

    publié le 10 juillet 2020 à 18h30

    L'Equipe

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    Lucas Tousart : « Je n'ai jamais fait l'unanimité » à Lyon




    Désormais au Hertha Berlin, le milieu défensif revient sur son aventure lyonnaise. Et il analyse avec beaucoup de recul les réserves qu'il a suscitées à l'extérieur du club.






    Lucas Tousart dans les tribunes du stade olympique de Berlin, le 13 juin, lors de Hertha Berlin - Eintracht Francfort (1-4) en Bundesliga. (nordphoto/Imago/Panoramic)



    Bilel Ghazi, à Lyon mis à jour le 8 juillet 2020 à 04h32



    Près de cinq ans après son arrivée de Valenciennes, Lucas Tousart (23 ans) a vu son histoire lyonnaise s'achever subitement. Transféré au Hertha Berlin en janvier, mais prêté dans la foulée à l'OL, le milieu défensif espérait terminer la saison dans le Rhône. Mais, au sortir du confinement, les deux clubs ne sont pas parvenus à trouver un accord pour allonger son prêt.



    « J'ai des fourmis dans les jambes », souffle l'international français Espoirs, contraint d'attendre la prochaine saison de Bundesliga pour retrouver la compétition. Après un passage par Berlin, il a donc pris le temps de souffler quelques jours dans l'Aveyron, d'où il est originaire, de s'arrêter à Lyon pour boucler ses cartons, puis de s'envoler pour des vacances en Corse. « J'étais arrivé au bout d'un cycle et j'avais besoin de changement », confiait-il la semaine dernière, au moment de revenir sur son aventure lyonnaise




    « Votre but face à la Juventus (1-0, le 26 février, en 8es de finale aller de la Ligue des champions), restera le dernier souvenir marquant de votre aventure lyonnaise...



    Il y a ce petit regret de ne pas jouer le match retour. Mais l'aller et ce but, ce sont des souvenirs inoubliables. Je suis très fier de partir sur ça. J'espère que cela va aider l'équipe à se qualifier. Après, forcément j'aurais aimé disputer la finale de la Coupe de la Ligue (face au Paris Saint-Germain, le 31 juillet) et terminer la Ligue des champions. On a un peu tout essayé pour y parvenir, le club comme moi.




    Le Hertha Berlin s'y est opposé ?



    Cela n'a pas été un non catégorique. Mais ils ont posé un certain nombre de questions et de problématiques à l'OL. D'un point de vue juridique et contractuel, c'était très compliqué pour les dirigeants d'y répondre. Notamment en cas de blessure. J'ai essayé de convaincre tout le monde mais, au final, je pense que les deux clubs ne voulaient prendre aucun risque. J'ai également eu des discussions avec mon nouveau coach (Bruno Labbadia), qui voulait que j'arrive le plus rapidement possible à Berlin.

    « Il y avait des joueurs comme Valbuena, Gonalons, Tolisso ou Lacazette. J'étais impressionné. La première année a vraiment été ouf. Je me suis rendu compte de ce qu'était le haut niveau »





    Cet hiver, vous aviez conditionné votre transfert à Berlin à la possibilité de terminer la saison avec l'OL...



    J'avais envie de continuer l'aventure car j'estimais que, à la moitié de la saison, ce n'est pas le meilleur moment pour partir d'un club et changer de vie. J'avais cette envie de finir la saison avec Lyon car on avait de beaux objectifs. Mais avec la pandémie, je n'ai pas pu finir mon histoire lyonnaise comme prévu. C'est ce que je regrette le plus.



    Quelles images gardez-vous de votre passage à Lyon ?



    Il y en a un paquet ! Quand je suis arrivé de Valenciennes (2015), j'étais un gamin. Il y a eu la première fois où je suis rentré dans le vestiaire... Il y avait des joueurs comme (Mathieu) Valbuena, (Maxime) Gonalons, (Corentin) Tolisso ou (Alexandre) Lacazette. J'étais impressionné. La première année a vraiment été ouf. Je me suis rendu compte de ce qu'était le haut niveau. Sur le terrain, il y a ensuite eu cette aventure en Ligue Europa, en 2017 (élimination en demi-finales contre l'Ajax Amsterdam), avec des matches marquants. Ce fameux derby à Saint-Étienne aussi (0-5, le 5 novembre 2017), avec la présence de nos supporters. C'était un moment magnifique ! Au-delà des moments de joie, au quotidien ça a été un plaisir d'évoluer au sein de ce club. Mon aventure à Lyon m'a permis de grandir et de devenir un homme.

    En bref :
    23 ans

    Milieu défensif

    2015 : arrivé au mercato d'été en provenance de Valenciennes, il dispute le 5 décembre son premier et unique match de la saison avec Lyon, face à Angers en Ligue 1.
    2020 : le 27 janvier, il s'engage avec le Hertha Berlin, qui le laisse à l'OL sous forme de prêt. Il dispute son dernier match avec les Lyonnais lors de leur déplacement à Lille (0-1), le 8 mars en Ligue 1.




    Vous avez souvent renvoyé l'image d'un joueur de l'ombre...



    Cela ne me dérange pas car ça correspond aussi à ma personnalité dans la vie de tous les jours. Je suis une personne assez calme et réfléchie. Dans un groupe, je ne suis pas du genre à me mettre en avant. Au début de chaque saison, je n'étais pas forcément dans les plans, et tous les entraîneurs m'ont accordé, au fur et à mesure, leur confiance. Sur la longueur, je pense que ça montre que je suis un joueur sur lequel on peut compter.



    Vous avez pu avoir le sentiment de toujours devoir en faire plus pour être reconnu ?



    De toute façon, je n'ai jamais fait l'unanimité. Il y a toujours eu pas mal de réserves me concernant auprès de certains. Mais pas auprès de mes entraîneurs. Je pense qu'aucun d'entre eux ne s'est posé de question sur ma fiabilité. Ils connaissaient ma valeur et ma régularité. Après, à l'extérieur, mon profil et ma manière de jouer ne plaisaient pas à tout le monde. Devoir toujours prouver, ça fait partie de la vie d'un footballeur. On est tout le temps jugés.

    « Les critiques peuvent être pesantes lorsqu'elles sont répétitives. Mais je ne faisais pas forcément de fixette dessus. Chacun a son style de jeu, son rôle »





    Cette perception clivante, vous la comprenez ?



    Ce que les gens n'ont peut-être pas compris, c'est mon rôle et ma manière de jouer. J'avais parfois certaines consignes qui pouvaient ne pas être connues de l'extérieur. Ça fait partie de ce que mes entraîneurs me demandaient dans l'intimité de nos échanges, notamment au niveau de mon positionnement sur le terrain. Mais je comprends que j'aie pu susciter des interrogations.



    Les critiques ont pu vous toucher ?



    Certains ont des qualités naturelles et c'est plus facile pour eux. Moi, j'essaie d'apporter autre chose. Mon jeu est beaucoup basé sur le physique. Au niveau mental, ça ne fait plaisir à personne, mais les critiques, ça forge un peu. Les premières sont un peu difficiles à accepter et on ne se remet pas forcément en cause. Mais en y réfléchissant, les critiques ont aussi du bon. Elles nous permettent parfois de voir ce qui ne va pas, ce qu'on doit travailler. Après, elles peuvent être aussi pesantes lorsqu'elles sont répétitives. Mais je ne faisais pas forcément de fixette dessus. Chacun a son style de jeu, son rôle. Certaines fois, ça m'a touché, oui. Mais on est exposés et ça fait partie du métier.



    Avez-vous eu la tentation de vous couper des réseaux sociaux ?


    Je n'y vais pas très souvent. J'estime que la communication est très importante et je fais gérer mes réseaux sociaux. Mais je n'en suis pas fan. Ils ont pourtant de bons côtés, notamment en termes d'information. Mais ça peut aussi être la porte ouverte à tous les avis. Twitter est l'exemple de ça. Tout le monde est libre de donner son opinion mais, parfois, ça peut aller un peu loin. Notamment quand on t'identifie avec des insultes. Pour la famille aussi, au quotidien, ça peut être pesant. Mais ce n'est pas propre à moi, ou même au football.



    Comment appréhendez-vous votre aventure au Hertha Berlin ?


    Je ressens une certaine excitation. Avec le confinement, j'ai eu le temps de me préparer au départ. J'ai pu aller récemment à Berlin, avec ma compagne, pour visiter la ville et des appartements. On a été agréablement surpris. C'est une nouvelle expérience qui s'ouvre. Même s'il y a encore la barrière de la langue. Les cours d'allemand, c'est très compliqué (rire) ! Heureusement, là-bas tout le monde parle anglais, et on va apprendre l'allemand, petit à petit ! »

    publié le 8 juillet 2020 à 00h43mis à jour le 8 juillet 2020 à 04h32

    l'Equipe

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    LIGUE 1 «Aujourd'hui, Nabil Fekir ne serait pas lancé», Lyon et sa nouvelle gestion désespoir







    Historiquement reconnu pour sortir des jeunes de son centre de formation, l'OL, sous la férule de Rudi Garcia, peine à gérer leur temps de jeu. Une situation instable qui mène inéluctablement à une fuite des talents.

    15h32 ce mardi 10 mars. L'OL est mené 2-0 par l'Atalanta en huitièmes de finale de Youth League. Moment choisi par Amine Gouiri pour envoyer une lourde frappe dans la lucarne. Plus tard, le natif de Bourgoin-Jallieu est à l'origine de l'égalisation à 2-2 (46e), puis du 3-3, conclu par Cherki (90+3e). La seule autre fois où Gouiri frappait, c'était pour inscrire le tir au but final, synonyme de qualification. Un nouveau match plein et tourné vers l'attaque, qui mettait en exergue les deux prodiges lyonnais. Et pourtant, en pro, ça fait un long moment qu'on ne les a pas vus. Depuis le 9 février et sa titularisation contre Paris pour Cherki. Et vingt petites secondes douze jours plus tard à Metz pour Gouiri. Pour un club dont l'ADN est le centre de formation, et dont l'effectif a montré quelques limites cette saison, la gestion des jeunes espoirs interroge.



    Guimaraes et Toko Ekambi, de nouveaux concurrents




    Revenons en arrière, au mercato hivernal. En difficulté en première partie de saison, Lyon met la main au portefeuille pour renforcer significativement l'équipe. Avec Toko Ekambi en attaque et Guimaraes au milieu (sans compter Kadewere), Rudi Garcia gagne en profondeur de banc, mais retire logiquement du temps de jeu à ses jeunes joueurs. «Il y a beaucoup de concurrence aux postes de Cherki et Gouiri avec Cornet, Terrier, Traoré, Toko Ekambi, Dembélé et même Aouar, souligne Gaël Berger, journaliste pour Radio Scoop. Il y a assez peu de rotation et de solutions». C'est significativement la même chose pour Maxence Caqueret, quatrième dans la hiérarchie au milieu de terrain, derrière le trio Guimaraes-Aouar-Tousart cette saison. Gaël Berger confie : «Rudi Garcia estime qu'avec Guimaraes et Aouar, il faut un joueur au gros volume de course et doté d'une puissance plus importante. C'est pourquoi Tousart jouait. Il pense que Caqueret est trop frêle». Un argument fallacieux d'après les chiffres. Malgré son mètre 74, Caqueret récupère plus de ballons par match en Championnat que Tousart (7,4 contre 6,1 selon StatsZone).


    Mais qu'importe. La hargne et l'envie du néo-Berlinois pouvait suffire à légitimer le choix de Garcia. Jusqu'à ce match contre Lille, le dernier de la saison. Dans l'entrejeu, les joueurs avaient du mal à tenir le choc physiquement, bien cadenassés par un pressing intense et un gros marquage de près des Dogues. Pas si étonnant quand on ne fait quasiment pas tourner...




    Sur l'année civile 2020, l'OL a joué presque une fois tous les trois jours. En vue des grosses échéances (Coupe de France, huitièmes de finale de Ligue des champions contre la Juventus), Rudi Garcia a choisi de ne pas énormément faire tourner. Au grand dam des jeunes. Et de Gaël Berger : «Dembélé il est cramé depuis un moment. Il est à 42 matches joués, 37 titularisations toutes compétitions confondues (NDLR : sixième joueur le plus utilisé des cinq plus grands Championnats avant la trêve)». Dans l'effectif, le seul autre à avoir un profil de neuf pur, buteur, c'est Amine Gouiri. Et pourtant il n'a pas eu sa chance. «Gouiri il lui manque un truc, c'est qu'il n'a pas marqué dans ses entrées, déplore celui qui suit l'OL au quotidien. Mais j'ai trouvé son attitude très positive. Il ne s'est pas dit "il faut que je marque", quitte à manger des ballons. Il a été très intelligent, et jouait pour l'équipe. Il a toujours marqué beaucoup de buts, donc si tu lui donnes du temps de jeu, ça va venir. Il a ça dans le sang.»



    Choix politiques et victimes économique




    D'autres espoirs ont pu engranger plus de minutes. Comme Caqueret et Cherki. Mais dans les deux cas, ces choix dépassent le cadre du sportif. Gaël Berger analyse «Cherki, Garcia le lance car il sait bien qu'il y a une attente des supporters. Bien sûr qu'il ne le dira pas, mais ça a surement joué au moment des négociations de son contrat. C'était important de lui donner du temps de jeu avec les pros, ce qui a plutôt été une réussite d'ailleurs. Alors que pour Caqueret, pour moi ce sont plus les circonstances qui font qu'il a été lancé. À Strasbourg, il y a beaucoup d'absents quand il démarre. Au match précédent, il tente carrément de mettre Denayer en sentinelle. Là il n'avait pas vraiment d'autre choix que de mettre Caqueret. On a beau me dire que c'était prévu qu'il joue, ça fait un an et demi qu'il attendait qu'on lui donne sa chance». Sa chance, Maxence Caqueret l'a eue, et il l'a saisie. Mais Guimaraes est arrivé, éclipsant avec lui les deux très bons mois du Lyonnais dans l'esprit de Garcia. Idem pour Cherki, sans plus de succès à l'heure actuelle.
    En défense, entre mauvaises prestations, blessures et suspensions, Rudi Garcia avait l'opportunité de donner sa chance à la jeunesse. Il l'a fait. Une fois, avec Melvin Bard. «Pour moi, sa gestion c'est un mystère, souffle le journaliste lyonnais. Je me suis renseigné, et ce qu'on me dit, c'est que le staff juge qu'il n'est pas au niveau. Il a joué 40 minutes à Nîmes où il n'a été ni très performant ni en-dessous. Difficile de se faire une idée sur un match aussi particulier.» Bard, tout comme Kalulu et Diomandé, qui avaient furtivement intégré le groupe en défense, sont des victimes collatérales de la nouvelle santé économique du club. «Des joueurs achetés cher, plus âgés et avec un plus gros salaire, même s'ils sont moins performants, ils continuent à jouer. Un jeune s'il n'est pas performant, on le sort tout de suite de l'équipe, on ne lui laisse pas le temps de s'installer sur plusieurs matches pour savoir ce qu'il vaut. J'ai vu plus de matches mauvais de Marçal, Koné et Cornet à gauche, mais ils ont pour eux d'avoir un statut. »


    Un futur qui se dessine ailleurs




    Le problème, c'est qu'avec la fin de saison tronquée, Rudi Garcia n'a plus la possibilité d'offrir quelques minutes à ses jeunes pousses pour étouffer le problème. Pire, la France ne jouant plus, on se dirige tout droit vers une fuite de ces promesses vers d'autres Championnats, dont la priorité semble davantage le jeu. Une stratégie que n'utiliseront certainement pas Cherki ou Caqueret, dont le napperon en équipe première semble définitivement acquis - en attendant le mercato - mais qui pourrait être utilisée sans scrupule par d'autres. Comment en vouloir à Bard ou Kalulu de vouloir s'exiler dans un club du même calibre que l'OL et qui lui promet plus de temps de jeu ? Avec la possibilité, en plus, de reprendre une activité sportive normale, ce qui n'est plus vraiment le cas en France. Avec l'espoir, aussi, d'intégrer un système plus méritant, où les jeunes peuvent concurrencer des cadres défaillants. Comme à l'AC Milan pour Pierre Kalulu.
    «Si tu es un joueur avec du potentiel à polir, tu ne peux plus avoir de temps de jeu à Lyon, c'est terminé»
    Melvin Bard n'a aucune promesse de temps de jeu, et suivra le mercato estival de très près. D'autres pépites lyonnaises vivront un été agité. «On se dit qu'ils ont des qualités, mais à Lyon on ne les voit pas», regrette Gaël Berger. Alors, la solution se situe certainement ailleurs. Y compris pour Amine Gouiri. Cet hiver déjà, il aurait pu faire ses valises. Récit du journaliste lyonnais : «Il a eu des offres fermes de Nîmes et du Havre. Il n'avait plus qu'à y aller. Garcia lui a expliqué qu'il aurait très peu de temps de jeu, et que s'il voulait jouer pour progresser, il fallait partir. Lui voulait vraiment rester à l'OL, en prenant le risque de ne pas beaucoup jouer». Avec le résultat que l'on connaît. «Avec l'arrivée de Kadewere, il sait qu'il ne jouera pas. Gouiri ne représente pas la même chose que Cherki, donc les dirigeants n'ont pas poussé pour qu'il joue».

    Un discours envers les jeunes qui ne devrait pas plaire aux supporters lyonnais. Et à Amine Gouiri. Vendu depuis des années comme le futur grand buteur formé au club, il a toujours fait preuve d'un gros mental (NDLR : il est revenu plus fort d'une rupture des ligaments croisés la saison passée). Mais ça n'a pas suffi. Direction l'ambitieux projet niçois où la jeunesse a davantage sa place. Gaël Berger conclut : «Aujourd'hui, parmi la belle génération 2010 des Lyonnais, seuls Lacazette et Umtiti seraient peut-être lancés, mais pas les autres. Même pas Fekir. Je ne dis pas qu'aujourd'hui il n'y a pas de jeunes talentueux, mais juste qu'il faut être un phénomène pour avoir un tout petit peu de temps de jeu. Si tu es un joueur avec du potentiel à polir, tu ne peux plus le faire à Lyon, c'est terminé.»



    Émile Gilet

    France football

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    Jean-Michel Aulas (OL), grand perdant après l'ordonnance du Conseil d'État








    Le Conseil d'État a retoqué l'ensemble des requêtes du club lyonnais et l'a même condamné à payer 3 000 euros à la Ligue. Une décision qui clôture une passe difficile pour son président.




    Arnaud Hermant 09 juin 2020 à 23h43





    Jean-Michel Aulas ne lâche jamais rien. Il l'a encore prouvé ce mardi. Par le biais d'un communiqué officiel, publié sur les réseaux sociaux et le site de son club, dans lequel l'OL a dit « prendre acte de la décision du juge des référés du Conseil d'État » tout en continuant à attaquer la décision d'arrêter les Championnats prise par la Ligue, le 30 avril, et en annonçant vouloir aller sur le fond devant le Conseil d'État.

    Pour appuyer encore un peu plus son argumentaire, il a envoyé un email à 20h31 à l'ensemble des présidents de L1 et de L2 avec le communiqué de son club et ces quelques mots : « [...] Pour votre information exhaustive, je vous prie de trouver ci-joint le communiqué de presse OL qui apporte les réponses aux questions posées. » Une démarche qui a fait dire à l'un d'eux que le dirigeant rhodanien « travestissait la réalité de l'ordonnance du Conseil d'État et allait encore un peu plus s'isoler par rapport aux autres clubs ».



    « JMA » apparaît comme le grand perdant de cette séquence, qui intervient quatre jours après qu'Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, lui a confirmé que le 3 août était bien une date butoir pour finir les compétitions nationales, ce que le boss lyonnais contestait depuis plusieurs semaines avec véhémence malgré la présence de la dite date dans des documents de travail de l'UEFA du mois d'avril, sous la mention « forte recommandation ».
    Les deux requêtes de l'OL rejetées




    Devant le Conseil d'État, l'OL portait deux requêtes : la première visait à « suspendre la décision de la Ligue de football professionnel et ses effets en tant qu'elle arrête les Championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 et qu'elle homologue le classement au quotient », la deuxième à « enjoindre la Ligue de football professionnel de réexaminer les conditions permettant d'envisager une reprise des compétitions au mois d'août, ou à défaut, de prononcer la saison 2019-2020 "saison blanche", dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance... »



    Le juge Bertrand Dacosta les a rejetées. « S'agissant de la fin de la saison de Championnat, le juge des référés estime qu'il n'y a pas de doute sérieux sur la légalité de cette décision, qui pesait les avantages et les inconvénients d'un arrêt immédiat du Championnat, alors qu'une très grande incertitude affectait l'hypothèse d'un possible redémarrage des compétitions en temps utile », considère le magistrat sur ce premier point. Quant au second, « s'agissant du classement établi en tenant compte des rencontres déjà disputées, le juge valide les modalités définies par la Ligue, notamment pour le classement du Championnat de Ligue 1, compte tenu notamment de ce que tous les matchs de la 28e journée n'ont pu être joués », est-il écrit.

    L'OL, septième de L1, n'est, pour l'heure, pas qualifié pour une Coupe d'Europe. S'il ne remporte pas la Coupe de la Ligue, dont la finale contre le PSG pourrait se jouer le 25 juillet, ou la Ligue des champions (*), cette absence de scène continentale constituera une première depuis 1997. Ce qui représentera un préjudice financier de plusieurs dizaines de millions d'euros pour le club.
    Aulas s'est mis à dos pas mal de ses homologues de L1


    Dans le même temps, Amiens et Toulouse, qui ont eu une communication moins prolixe que celle d'Aulas pendant la période, ont obtenu la suspension de leur rétrogradation en L2. Il ne s'agit peut-être que d'un succès provisoire mais c'en est un. Ultime « mésaventure » pour l'OL, le Conseil d'État l'a condamné à payer 3 000 euros de frais de procédure à la Ligue « en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ».

    Cette décision de justice couronne la mauvaise passe d'Aulas depuis le début de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19. Par son acharnement à vouloir reprendre la saison même après les décisions gouvernementales et sa communication parfois critique, notamment des pouvoirs publics, il s'est mis à dos pas mal de présidents de clubs qui jugent son comportement excessif. D'autant qu'il est le patron du collège de L1.

    Autre élément qui a aussi nui au dirigeant lyonnais, ses positions changeantes. Au tout début de la crise, il a milité pour une saison blanche qui lui aurait permis d'être qualifié en Ligue des champions la saison prochaine. Il a ensuite défendu l'idée d'une saison 2019-2020 se terminant à l'automne et un démarrage de la suivante en janvier afin de se caler sur la Coupe du monde au Qatar (en novembre-décembre 2022) avant de défendre l'idée de play-offs en guise de fin de saison où son club aurait pu se retrouver... champion de France.



    Parallèlement à cela, il a eu plusieurs altercations verbales avec Jacques-Henri Eyraud, son homologue de l'OM, et a été sorti des négociations avec Canal + et beIN Sports, lui qui fait pourtant autorité parmi les dirigeants du football depuis plusieurs décennies. Pour l'OL comme pour Aulas, il est temps que cette saison 2019-2020 se termine.

    (*) L'OL a remporté son huitième de finale aller contre la Juventus (1-0, le 26 février). La compétition pourrait se terminer en août.

    publié le 9 juin 2020 à 23h43

    L'Equipe

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    LA FIN DE LA L1 : DANIEL RIOLO RACONTE CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

    (Genèse du complot contre l'OL inside)






    29/05/2020 à 20h31

    C’est la fin du feuilleton. Alors que les grands championnats reprennent en Europe, la Ligue 1 est à l'arrêt jusqu'à la fin août. On a recollé les morceaux de cette histoire de fou et on sait maintenant ce qu’il s’est passé.




    Avant le 28 avril et la décision de mettre fin à la saison:




    Malgré un contexte sanitaire effroyable, la LFP avance avec les clubs sur le scénario d’une reprise. Le protocole sanitaire prend forme et est validé. Il ressemble à ce qui se fera en Allemagne. Didier Quillot travaille sur tous les dossiers et cherche aussi à se mettre en phase avec l’UEFA. Si la situation sanitaire le permet, tout sera prêt pour une reprise en juin.

    Ceux qui alors disent qu’il faut attendre, ne pas se précipiter, penser aussi aux dégâts économiques et à la santé de notre foot sont vilipendés et quasiment traités d’assassins. Je signale, puisque je fais partie de ceux qui ont été attaqués, qu’en face, c’était pire! A aucun moment, les présidents n’ont pensé à autre chose. Chacun a pensé à son portefeuille! L’intérêt individuel a présidé à tout ce qui s’est passé. Il n’y jamais eu de position forte et commune.




    L’interview de Sylvain Kastendeuch dans Le Monde a également pesé. Le syndicat UNFP ne voulait pas reprendre. On n’a jamais vu le vote et rien ne dit qu’un mois plus tard il aurait donné le même résultat, mais cette prise de parole a compté. Néanmoins, l’idée de la reprise tient encore la route à ce moment-là.



    Tout va basculer durant le week-end des 25 et 26 avril. Le président de la République, c’est sa méthode, prend son téléphone et consulte. Le premier a lui dire qu’il ne faut surtout pas reprendre, c’est Pierre Ferracci. Le Président du Paris FC a beau affirmer qu’il ne parle pas foot avec Emmanuel Macron, c’est faux. Proche du Président, son fils Marc est témoin de mariage du Président, il parle de tout avec lui et lui donne même des conseils. Son avis est clair: Il ne faut pas reprendre car cela serait une erreur politique. La reprise sera analysée comme une faveur faite au monde du fric. Ferracci conseille aussi à Macron d’appeler Le Graët. Il lui dit en substance de parler au boss de la FFF car c’est le foutoir à la LFP. Ferracci traîne un vieux conflit avec Didier Quillot depuis une sombre affaire autour du Gazelec Ajaccio, il y a deux ans.



    Le foot devient alors un outil de communication politique. Le protocole médical de la LFP prévoit ce qui peut être assimilé à un traitement de faveur autour des tests médicaux. Après l’affaire des masques, montrer que les footeux peuvent avoir des tests, même s’ils se les payent eux-mêmes, ça pouvait passer pour une faute politique.



    L’appel de Macron à Deschamps sera aussi déterminant. Le sélectionneur des Bleus parle simplement et dans le contexte émotionnel de l’époque dit qu’il ne faut pas y aller. Il doit penser comme beaucoup de présidents de clubs que les autres pays feront pareil. Pas de calcul à ce moment là chez Deschamps. C’est moins vrai quand un mois plus tard, il déroule sa communication dans Le Parisien-Aujourd’hui en France en soutenant toujours la décision d’arrêter. Il ne pouvait clairement pas dire que le gouvernement s’était trompé. Et puis Deschamps n’a que faire de la L1. Ce n’est pas dans son champ d’action. Ses joueurs importants sont ailleurs et vont rejouer, eux. Il peut donc manier les bons sentiments sans conséquence.


    Après le 28 avril




    La décision est brutale. Et personne ne va contester. Juste après l'annonce par Edouard Philippe, à la tribune de l'Assemblée nationale, que la Ligue 1 ne pourra pas reprendre, Le Graët donne une interview au Télégramme de Brest et valide la décision. Il n’a plus qu’un seul but à présent, sauver "sa" finale de Coupe de France et les matches des Bleus de septembre.



    Canal Plus envoie une lettre pour résilier son contrat. La panique financière guette. Le Conseil d’Administration procède au vote. A l’unanimité, l’arrêt de la saison est acté

    .

    Petit à petit, la situation évolue. D’abord, à l’étranger ça sent la reprise un peu partout. Le pari d’une unanimité européenne est perdu. Le foot français vacille devant le constat du trou financier qui se profile. On commence alors à s’intéresser à qui a fait quoi et surtout à qui avait intérêt à ne pas reprendre. En coulisse, une bagarre de lobby OM/OL se met en place. Le PSG ne joue même pas l’arbitre. Militer pour la reprise, c’est être dans le camp de l’économie et c’est mal vu. Encore une histoire d’image et de communication. Pourtant la situation sanitaire s’améliore et il semble de plus en plus évident qu’on aurait du au minimum prendre son temps. Personne n’a osé parler d’économie, mais l’avenir des clubs est en péril et on ne parle même plus de compétitivité par rapport aux autres. La casse sociale s’annonce compliquée à affronter aussi.

    Très discret, Eyraud le président de l’OM ne veut pas entendre parler de reprise. Il est en guerre ouverte avec Aulas. Il a fait ses comptes. Assurer la Ligue des champions, c’est capital. Quand il entend parler d’un amendement proposé par des sénateurs proches de l’OL, visant à revenir sur la décision, il file chez Gaudin. Le sénateur le reçoit. Eyraud lui demande de faire quelque chose pour aider l’OM. Gaudin n’entend rien au foot et dit juste qu’il va se renseigner. Le lendemain, l’amendement est rejeté. Eyraud, fou de joie, appelle Gaudin pour le remercier. L’homme fort de la politique marseillaise en rigole encore: "Il me remercie, mais je n’ai rien fait!" Samia Ghali, sénatrice marseillaise, intervient médiatiquement et sur Twitter. Plusieurs personnalités politiques de la région attaquent Aulas. Une "guéguerre" stupide. L’OM peut s’estimer vainqueur du lobbying. Beaucoup de Marseillais gravitent autour du pouvoir. Le président lui-même, Sacha Houlié, jeune député très actif qui s’affiche avec un maillot de l’OM.



    Notre foot pro était déjà bien bas avant la crise. Il en est devenu écœurant





    Dans toute cette triste histoire, on a toujours été à des années-lumières de l’intérêt collectif du football français. Tout le monde n’a pensé qu’à sa boutique. Et le gouvernement s’est servi du foot pour sa communication et son message politique. La LFP a, seule, pensé au bien commun et tout le monde va profiter du plan de sauvetage (le prêt garanti par l’Etat) de 225 millions d’euros que Didier Quillot s’est battu pour obtenir.

    Il n’y a pas de bons, pas de méchants dans cette histoire. Que des gens qui se sucrent sur le foot et qui se servent de lui. Que des gens qui nous ont menti en parlant de la santé des gens quand ils bricolaient en douce pour sauver leur boutique. Quand je pense à tous ces débats sur le foot avec ou sans public, à tous ceux qui disaient penser aux supporters, à la santé des joueurs, ça fiche la nausée. Notre foot pro était déjà bien bas avant la crise. Il en est devenu écœurant.

    RMC

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    Baisse des salaires à l'OL : au cas par cash



    Sans trouver d'accord collectif sur la réduction des salaires, les dirigeants lyonnais ont négocié des solutions individuelles avec les joueurs.




    Hervé Penot 22 mai 2020 à 00h00


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    C'est un accord collectif d'entreprise espéré qui ne s'est pas concrétisé... À l'OL, alors que les employés sont passés au chômage partiel (comme les joueurs, jusqu'à lundi prochain, avant d'être mis en congés payés jusqu'au 8 juin, date de la reprise[*]), que Juninho et Rudi Garcia, les têtes de pont du projet sportif, ont montré l'exemple, Jean-Michel Aulas n'a pas réussi à fédérer autour d'une baisse globale des salaires auprès de son effectif. Le président a pourtant très tôt pris les devants en envoyant une lettre pour expliquer aux joueurs la nécessité de réduire leurs émoluments en vertu de la « solidarité » et de leur « sens des responsabilités ».

    (*) Ils auront aussi une semaine de CP en juillet.

    L'idée était un dégrèvement sur les paies d'avril, de mai et juin à hauteur de pourcentages allant de 25 à 75 % suivant les individus. Pas simple évidemment de faire avaler de telles mesures, d'autant qu'un élément important entrait en ligne de compte : les primes perçues à l'OL dépendent uniquement d'une place en... C1.

    « Quand le président évoque sans cesse l'argent que gagne l'OL, c'est que les caisses sont pleines, non ? »

    Un proche du dossier



    La Ligue des champions oubliée, à moins d'une victoire finale si la compétition reprend, les acteurs, même s'ils sont les principaux responsables de leurs échecs en Ligue 1 (7es), ne pouvaient espérer un supplément au terme de cette saison. Et comment imposer l'idée d'une baisse allant jusqu'à 75 % pour certains ?



    La démarche a surpris. « Quand le président évoque sans cesse l'argent que gagne l'OL, c'est que les caisses sont pleines, non ? Pourquoi les joueurs devraient en pâtir ? » glisse un proche du dossier comme un résumé des idées qui ont essaimé en interne.



    Un accord avec les féminines




    Des Lyonnais avaient évoqué, très tôt, l'idée de reverser des sommes aux employés, aux administratifs. Mais pas question de réduire drastiquement celles qui étaient déjà impactées par leur mise au chômage partiel. Les efforts réclamés en avril, mai et juin n'ont pas abouti de manière collective lors de ces premières négociations et l'OL a dû se résoudre à bosser au cas par cas, ce qui a finalement plutôt bien fonctionné.

    De nombreux joueurs ont ainsi accepté de raboter leurs revenus mais dans des proportions plus limitées que voulues par les dirigeants. On tournerait plutôt autour de 15 % que des 25 % minimum espérés. Certains ont aussi consenti à s'asseoir sur des bonus. D'autres, moins nombreux toutefois, ont refusé toutes ces concessions.

    La direction a eu plus de réussite avec l'OL féminin puisqu'un accord collectif a été trouvé, ce qui ne pouvait que réjouir Aulas. Le président a apprécié l'état d'esprit de ses championnes d'Europe en titre. Chez les hommes, l'équipe a un peu plus évolué en ordre dispersé, comme sur le terrain, en somme, cette année...


    L'Equipe

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    Ligue 1 : Ceferin (UEFA) a adressé un courrier à Aulas


    Publié le

    19 mai 2020
    Par

    Gwendal Chabas
    Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, avait qualifié de « prématuré » l’arrêt de la Ligue 1. Dans un courrier adressé à Jean-Michel Aulas que s’est procuré Le Parisien, le dirigeant slovène confirme que le championnat pouvait se poursuivre après le 3 août.




    Jeudi, le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin a jugé « prématurée » la décision de la Ligue de football professionnel de mettre un terme à la saison 2019 – 2020 (lire ici). Le même jour, il a envoyé un courrier à Jean-Michel Aulas. Un texte que s’est procuré Le Parisien. Dans celui-ci, le dirigeant slovène confirme que le championnat pouvait continuer après le 3 août. Une affirmation contraire aux informations annoncées par les instances françaises depuis le début de la crise.



    Le patron de la Confédération européenne a répété les conseils donnés par l’institution. « Quant à savoir si l’UEFA a effectivement donné à ses associations membres un délai au 3 août pour terminer leurs championnats nationaux, la clarification suivante devrait répondre à votre question. Les dates du 20 juillet (pour les associations nationales classées 16 à 55) et du 3 août (pour celles classées 1 à 15, qui comprend la France) ont été mentionnées dans les présentations faites lors des réunions avec secrétaires et présidents des 55 associations membres de l’UEFA le 21 avril et lors des réunions entre l’UEFA, les groupes de travail ECA (Association des clubs européens) et EL (Union des Ligues européennes), a-t-il expliqué. Cependant, nous avons toujours mentionné lors de ces réunions que ces dates ne sont que des recommandations, formulées à titre provisoire et non pas officiel. J’espère que ces explications apporteront des réponses suffisantes à vos questions. »


    Il était possible de modifier le format de la Ligue 1


    Ceferin poursuit en indiquant qu’il était possible pour les championnats d’adapter leur format afin de terminer la compétition. « Au cours d’une vidéoconférence le 23 avril, le Comité exécutif de l’UEFA a souligné à l’unanimité que la santé des joueurs, des spectateurs et de tous les acteurs du football ainsi que du public au sens large doit rester la principale préoccupation à l’heure actuelle, a-t-il insisté. […] Ces lignes directrices, envoyées dans la lettre circulaire 24/2020, précisent ce qui suit : […] la recommandation de l’UEFA était donc clairement d’encourager les associations et les ligues nationales à faire de leur mieux pour terminer les championnats nationaux en cours, soit dans le format d’origine, soit dans un format adapté, si nécessaire. Le but était de tout faire pour protéger l’intégrité des compétitions et garantir l’application du principe du mérite sportif. »

    Le 5 mai dernier, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, s’était expliquée sur la chaîne L’Equipe. « C’est la proposition que j’avais sur mon bureau : une saison qui devait se finir au 3 août à cause des dates imposées par l’UEFA », a-t-elle détaillé. Une information en partie erronée si l’on en croit ce courrier du président de l’instance européenne.

    Lyon Capitale

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    Lyon


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    La perte d'influence de Jean-Michel Aulas dans les instances du foot français




    Dans les instances, le patron de l'OL est de plus en plus isolé. La crise du coronavirus n'a pas fait remonter sa cote chez ses collègues présidents.



    Jean-Michel aurait-il perdu de son influence ?

    (A. Réau/L'Équipe)


    Arnaud Hermant mis à jour le 11 mai 2020 à 10h04



    Cette anecdote résume à elle seule la baisse d'influence de Jean-Michel Aulas dans les instances du football français. Le 30 avril, le président de l'OL était invité au bureau de la Ligue en tant que président du collège de L1. S'il n'y a pas de droit de vote, il peut faire entendre sa voix. Ce jour-là, le bureau a voté par douze voix de recommander l'arrêt des Championnats, et notamment de la L1, à la 28e journée avec un coefficient de performance. Il y avait deux autres possibilités : le boucler à la 19e journée, une option qui a obtenu deux voix et une abstention, et enfin à la 27e. Cette dernière, favorable à JMA puisque permettant à Lyon de finir cinquième de L1 (contre 7e à la 28e), n'a recueilli aucun suffrage.



    « Sa non-présence dans les trois groupes de travail (calendrier, financier et dialogue social) pendant cette crise du coronavirus (*) valide cette tendance, analyse un président de L1. De même que son absence de la délégation qui a négocié avec les diffuseurs télé. » Sur ce point, il semble qu'il ait payé ses mauvaises relations depuis plusieurs années avec Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG et de beIN sports.



    « En plus de perdre du pouvoir, il se décrédibilise et s'est mis en porte-à-faux avec la Fédération, la Ligue et les autres clubs »

    Un président de club




    « Il demeure le plus grand président des trente-cinq dernières années, il connaît tous ses dossiers et l'OL est un grand club, enchaîne un autre dirigeant. Mais pendant cette période, il a changé trop souvent d'avis : un coup, il a parlé de saison blanche, un autre, de coefficient UEFA pour attribuer les places européennes avant de s'associer au projet Rivère (le président de Nice, fin de saison à l'automne et début de la prochaine début 2021) puis de plaider pour des play-offs. Et maintenant il signe la pétition d'Amiens pour une L1 à 22 clubs... Il n'a défendu que des options vouées à l'échec. Ça ne lui ressemble pas, mais c'est un peu à l'image de la saison de son club. »





    Aujourd'hui, ses collègues lui reprochent surtout de continuer à s'opposer à l'arrêt du Championnat alors même que c'est une décision du gouvernement votée à l'unanimité par le conseil d'administration de la L1. « En plus de perdre du pouvoir, il se décrédibilise et s'est mis en porte-à-faux avec la Fédération, la Ligue et les autres clubs », tacle un patron de club.




    Il ne siège plus dans les deux organes décisionnaires du foot pro




    Si Aulas a perdu de l'influence, c'est aussi parce qu'il ne siège plus dans les deux organes décisionnaires du football professionnel : le bureau et le conseil d'administration de la Ligue. Et cela, il l'a choisi. Élu sur la liste de Noël Le Graët à l'élection de la présidence de la FFF, il a dû lâcher ses prérogatives à la Ligue. « Il s'imaginait succéder à Le Graët, pense un président. Quand il s'est aperçu que ce ne serait pas le cas, il a opéré un retour vers les clubs professionnels. À la Ligue, toutes les places étant prises, il a été élu président du collège de L1 en 2019. »

    Ses collègues de L1 sont de plus en plus nombreux, comme Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM, à penser qu'il ne peut pas rester à ce poste. « Jean-Michel Aulas est une figure du football français, mais il ne peut pas s'exprimer au nom de l'ensemble des clubs de L1 », a confié, dimanche, lors d'un point presse organisé par le syndicat Première Ligue, Loïc Féry, président de Lorient promu en L1. Un collège de Ligue 1 doit se tenir cette semaine. Il pourrait être animé.




    (*) Vincent Ponsot, le DG adjoint de l'OL, a siégé aux commissions calendrier et dialogue social.



    publié le 11 mai 2020 à 00h20mis à jour le 11 mai 2020 à 10h0

    l'Equipe

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    Les 30 qui ont fait le confinement



    issu du journal


    Les 30 qui ont fait le confinement - Noël Le Graët et Jean-Michel Aulas (n°2-3) : les anciens pèsent




    Le président de la FFF et celui de l'OL se sont gentiment accrochés par déclarations interposées. Mais la pandémie a rappelé qu'ils restent les patrons du football français.



    Noël Le Graët en compagnie de Jean-Michel Aulas (à droite). (B. Le Bars/L'Équipe)


    Régis Dupont 08 mai 2020 à 00h25
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    Ils font tous deux partie du paysage depuis plusieurs décennies et la crise récente a rappelé qu'ils occupaient encore bien l'espace. On pourrait presque imaginer un jeu d'acteurs bien rodé tant chacun reste dans son rôle. D'un côté Jean-Michel Aulas, 71 ans, président très « pro-actif » de l'Olympique Lyonnais, premier dirigeant français à avoir envisagé une saison blanche, puis à avoir proposé la mise en place de play-offs, et enfin à militer pour qu'on ne décide pas trop tôt de stopper l'exercice en cours.

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    De l'autre Noël Le Graët, 78 ans, président de la FFF, à ce titre garant de l'équité des compétitions. Une fonction qu'il aurait outrepassée en décrétant, dans la foulée des annonces gouvernementales, le 28 avril, une fin de saison des Championnats : « C'est terminé pour la Ligue 1 et la Ligue 2. »



    La décision sera entérinée le surlendemain par le conseil d'administration de la Ligue, confirmant par ricochet la prééminence de « NLG » sur le foot français, dans une période où il affiche son scepticisme par rapport à la gouvernance de la LFP : « Il faut remettre un peu d'ordre, avait-il tonné mi-avril. C'est compliqué d'avoir trop de gens qui s'expriment de façon différente sur les mêmes sujets. Il y a besoin d'une cohérence. On en manque. [...] La Ligue doit être forte. Elle se fragilise toute seule, tout le temps. »

    « Je n'ai pas de souci, à titre personnel, avec Jean-Michel »

    Noël Le Graët



    La réplique viendra donc de son « allié » Jean-Michel Aulas, membre du comité exécutif de la FFF. « Nous n'en resterons pas là », lance le Lyonnais à l'annonce des décisions de la Ligue, reprochant à Le Graët d'avoir annoncé l'arrêt des compétitions avant l'heure.

    « Je n'ai pas de souci, à titre personnel, avec Jean-Michel, avait tempéré le Breton. Il est déçu. On peut comprendre sa réaction. Laissons le temps au temps. J'aime bien les gens qui défendent leur club. Mais après, il faut rentrer dans la stratégie globale. Je sais qu'il (Aulas) deviendra sage assez rapidement. »

    « Noël est un ami. Je le soutiendrai mais il n'aurait pas dû faire une déclaration, le soir du conseil fédéral »

    Jean-Michel Aulas



    Une passe d'armes conclue le lendemain par le patron de l'OL : « J'adhère pour l'essentiel à ce que Noël dit. Dès le lendemain de la décision de la Ligue, il m'a appelé, m'a parlé d'amitié et de relation franche. Mais il y a des choses qu'on aurait dû mieux faire, en se concertant... Noël est un ami. Je le soutiendrai, mais il n'aurait pas dû faire une déclaration, le soir du conseil fédéral, le mercredi, auTélégramme. »



    Fin provisoire de la partie. À l'arrivée, chacun est resté dans sa filière. L'un incarne la sagesse, l'autre le volontarisme. Et à l'heure où des Championnats majeurs poussent à la reprise prochaine des compétitions (seule l'Allemagne a officialisé sa reprise), il serait malvenu de désigner déjà un vainqueur. Mais émerge le constat que, plus encore qu'hier, dans le foot français il y a ces deux-là devant et tous les autres derrière.

    L'Equipe

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    OL


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    Jean-Michel Aulas (OL) : « On est en train de se pendre »





    Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, pense que la décision d'arrêter la Ligue 1 était une erreur. Il est prêt à se battre pour pouvoir reprendre la saison en suivant l'exemple d'autres pays en Europe. Et est convaincu qu'un retournement de situation est encore possible.



    Jean-Michel Aulas, le président de Lyon. (A. Martin/L'Équipe)



    Hervé Penot mis à jour le 4 mai 2020 à 09h14



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    Dimanche soir, Jean-Michel Aulas (71 ans), le président de l'OL, n'a pas manqué une minute de l'intervention de Jérôme Salomon, le directeur national de la santé, sur le Covid-19. Rassuré de voir la situation sanitaire s'améliorer, il espère maintenant que la Ligue reviendra sur sa décision d'arrêter le Championnat, actée jeudi.

    Avant d'évoquer son nouveau combat, il a tenu d'abord à remettre des choses au point : « Je veux dire que nos pensées sont tournées vers le contexte sanitaire. À l'OL, nous sommes une entreprise avec 500 personnes et des proches, à qui on pense, ont été touchés par la maladie, certains même par des décès. Dire qu'on se bat seulement pour des millions, ça me choque. On est peut-être le premier club en France à avoir été sensibilisé via notre fondation. On a donné plus de 500 000 euros aux chercheurs, médecins, malades... On a fait une opération avec des centres de handicapés en finançant des tablettes récemment. On nous a habillés en quémandeurs d'argent, c'est profondément injuste. »

    Cette mise en perspective assénée, il revient sur cette période capitale à ses yeux. Et Aulas compte bien dès aujourd'hui fédérer autour de ses idées lors de l'assemblée générale extraordinaire de la Ligue.




    « Êtes-vous devenu sage comme le disait Noël Le Graët, samedi dernier ?



    Dès le lendemain de la décision de la Ligue, il m'a appelé, m'a parlé d'amitié et de relation franche. Mais il y a des choses qu'on aurait dû mieux faire, en se concertant... Noël est un ami. Je le soutiendrai mais il n'aurait pas dû faire une déclaration, le soir du conseil fédéral, le mercredi au Télégramme.



    Certains se trouvaient un peu piégés avant même les décisions de la Ligue. J'adhère pour l'essentiel à ce que Noël dit. Il veut, contrairement à la Ligue, aller au bout des finales (Coupe de France et de la Ligue) et je suis 100 % d'accord. Dans ma réflexion, je voudrais aussi qu'on puisse trouver un financement pour le foot amateur auprès de l'État. Car il y a des situations critiques.

    « Il y a eu d'abord une erreur politique »





    Comment avez-vous digéré les annonces de la LFP et cette 7e place qui vous prive de Coupe d'Europe via le Championnat ?



    Évidemment, l'OL n'avait pas fait une saison sportive exceptionnelle et je l'ai dit. À la 28e journée, nous sommes 7es, mais on est forts dans les sprints. Il y a donc un sentiment d'injustice de ne pas être européens. Il nous reste une finale de Coupe de la Ligue, nous avons fait une demi-finale de Coupe de France. Si on est autorisés, on a un 8e retour de C1 contre la Juventus (1-0, aller), un quart féminin contre le Bayern, un quart de Youth League aussi (Salzbourg).

    J'ai beaucoup consulté ces deux derniers jours des hommes politiques, des hommes du foot, de droit. Il y a eu d'abord une erreur politique. Pourquoi se précipiter pour dire qu'il est difficile de jouer avant août ? Alors qu'on ne sait pas si les autres pays vont avoir le même jugement... Il fallait faire un tour politique des quatre autres grandes Ligues. La France du sport, c'est comme la France des entreprises, elle est en compétition. On ne doit pas se précipiter en politique si on n'a pas la certitude que les autres ne font pas pareil.

    Ensuite, il y a une erreur démocratique. Il aurait été utile de consulter tous les clubs par une assemblée générale. La Ligue a cru devoir arrêter le Championnat alors qu'on pouvait attendre 15 jours, 3 semaines, jusqu'à début juin, pour savoir si les entraînements individuels et collectifs pouvaient reprendre. L'UEFA nous avait mis sur la voie avec les play-offs. On a pris une solution injuste et erronée juridiquement.




    Vous auriez aimé une autre consultation ?



    C'est une erreur de forme. En basket, en rugby, l'ensemble des clubs a été consulté. En arrêtant, on fait fi des 235 à 280 M€ de droits TV, on va beaucoup trop vite. Et on nous sort l'argument d'un prêt PGE (Prêt garanti par l'État) de 235 M€. Oui, bravo, mais c'est de la trésorerie, ça n'a rien à voir avec des recettes TV ou de sponsoring. La trésorerie permet seulement de survivre surtout à ceux en mauvaise santé... Et je suis certain que certaines sociétés de paris auraient été intéressées par des play-offs. On aurait trouvé à coup sûr des ressources utiles. On n'a donc pas pris les bonnes décisions


    .


    En prenant en compte le classement par quotient, l'OL de Rudi Garcia et Jean-Michel Aulas échoue à la 7e place de Ligue 1. (A. Martin/L'Équipe)




    Mais vos play-offs ont été moqués car ils privilégiaient l'OL...



    C'est vrai mais ce principe ne s'arrêtait pas à mon format, il y en avait un autre avec le PSG champion. Ce que je voulais, c'est que ça ne s'arrête pas. Car ça va coûter très cher à tout le monde y compris à la Ligue. Philippe Doucet (journaliste à Canal +) avait trouvé un très bon projet de play-offs que j'ai reçu, mais je ne sais pas si la Ligue l'a étudié. Tout était discutable. Voyez ce qui se passe en Italie, en Allemagne ou Espagne, aujourd'hui, avec la reprise des entraînements individualisés... On a tout accéléré et ça nous met dans une situation intenable.

    « Si nous avions été deuxièmes, on aurait essayé de trouver une solution par les play-offs pour être champions »





    Avez-vous acté quand même ces décisions de la LFP ?



    J'appelle à ce qu'on reprenne ces décisions lors de l'assemblée générale (ce lundi) ou celle du 23 mai. Je comprends les élus d'Amiens (19e) par exemple. Ou les dirigeants de Lille (4e) car l'équipe était plus proche que nous d'être en C1. C'est quoi le mérite sportif, comme disait l'UEFA (« le mérite sportif selon des principes objectifs, transparents et non discriminatoires ») ? L'OL a joué 44 matches depuis le début de saison, Nice qui pourrait être qualifié 32, dont 15 à domicile, nous 13.

    Il fallait consulter l'UEFA, la maison mère de la Fédération, écouter l'assemblée générale de la Ligue et ne pas pénaliser le PSG et l'OL car l'UEFA va finir ses compétitions. Et nous, on va se retrouver fin juillet contre le Bayern avec les filles en quart de la C1, alors que notre Championnat féminin a été arrêté et que le Bayern s'entraîne. Pareil pour Salzbourg en Youth League.




    Vous espérez un retournement de situation ?



    Bien sûr et il le faut !



    Mais si vous aviez été deuxièmes comme l'OM, vous n'auriez pas accepté cette situation ?



    Mais pas du tout ! C'est une honte ! Si nous avions été deuxièmes, on aurait essayé de trouver une solution par les play-offs pour être champions. Pour le quotient de la Fédération, d'ailleurs, on verra ce que dira le CNOSF. Il ne fallait pas arrêter le Championnat. Ça va engendrer des recours probablement très importants.

    « Comment la présidente (Nathalie Boy de la Tour) et le directeur général exécutif (Didier Quillot) peuvent laisser la situation perdurer ? »





    Quels recours envisagez-vous ?



    Pour le moment, j'appelle à la raison et à une concertation avec l'UEFA. Mais comment vont faire le PSG et l'OL pour jouer fin juillet, en cas de finale de la Coupe puis de Ligue des champions ? Il faut bien qu'on s'entraîne de nouveau. Cette situation est aberrante. Comment la présidente (de la LFP, Nathalie Boy de la Tour) et le directeur général exécutif (Didier Quillot) peuvent laisser cette situation perdurer ?


    Votre combat s'annonce difficile...



    Oui ce sera difficile mais j'ai eu des présidents de clubs étrangers, ils sont tous atterrés par la décision prise par la LFP. On s'est assis très rapidement sur 250 M€ en faisant croire que le prêt PGE allait compenser. Les 40 présidents de clubs (L1 et L2), probablement pas à l'unanimité, vont prendre conscience du déficit économique incroyable qui s'annonce. On est en train de casser le mérite sportif énoncé par l'UEFA et casser la filière économique du foot pro. Pourquoi les autres clubs européens se battent pour terminer leur saison et en ont eu l'autorisation ? On est en train de se pendre avec nos décisions.

    « Pourquoi en Italie et en Espagne, ça avance ? »





    Comment imaginez-vous votre finale de la Coupe de la Ligue ?



    Je n'en sais pas plus. J'ai simplement entendu l'autre jour au bureau de la Ligue qu'un président qui espère être qualifié par sa place en Championnat qu'il fallait l'annuler tout de suite... Je l'ai enregistré. Jouer à huis clos ? Si c'est en août, ce sera obligatoire. Pour nous, c'est vital d'être en Coupe d'Europe. Et on jouera cette chance à fond.


    Pensez-vous vraiment pouvoir encore reprendre ?



    J'y crois. Pourquoi en Italie et en Espagne, ça avance ? (le ministre des Sports italien a toutefois précisé dimanche qu'il n'était pas question pour le moment d'une reprise du championnat) Il y a des protocoles, on devait travailler dessus un peu plus. Il n'y a aucune raison légitime d'arrêter la saison, sauf peut-être dans les alcôves...


    Jean-Michel Aulas assure qu'il n'y a pas eu d'insultes entre lui et son homologue marseillais Jacques-Henri Eyraud. (F. Golési/L'Équipe)



    Entre vous et Jacques-Henri Eyraud (président de l'OM), ça s'est tendu...



    Il n'y a pas eu d'insultes au CA avec Eyraud comme l'a dit Raymond Domenech. Il (Eyraud) a fait un pamphlet dans le JDD gravissime qui fera l'objet d'une plainte en diffamation. Quand on attaque (dans cet article) ma dignité et mes qualités humaines, je réplique. Mais au-delà de ça, l'OM a fait une bonne saison. Parfois, quand on ne joue pas en Europe, on peut se consacrer au Championnat... Sinon, pourquoi j'en voudrais à l'OM sur cette décision d'arrêter le Championnat ? J'imagine que ce n'est pas l'OM qui a décidé ça.



    Comment allez-vous gérer les délicats sujets des salaires des joueurs qui pourraient être touchés ?




    Oui c'est un sujet délicat car il n'y avait pas unanimité au sein du groupe. On a trouvé des solutions différentes liées, par exemple, aux primes qui ne sont pas obligatoires. Mes joueurs ne sont pas satisfaits, ni le staff, par la décision de la Ligue. Les joueurs ont des primes, chez nous, sur des qualifications en Coupe d'Europe. Le fait d'être 7e sur tapis vert, ils préfèrent donc qu'on leur donne la possibilité de s'entraîner dès demain car on va jouer très rapidement la C1, logiquement le 8 août contre la Juve.

    Où aura lieu ce match ?
    Il n'est pas fixé encore mais logiquement c'est à Turin. Mais je ne sais pas si ce sera possible là-bas.

    Qu'avez-vous pensé de la sortie de Roxana Maracineanu, la ministre des sports, qui demandait aux clubs d'être plus prévoyants ?



    J'ai une grande admiration pour la ministre des Sports. C'est une nageuse et je sais combien c'est difficile de remporter des Championnats dans ce sport. Ce que la ministre a voulu dire - je ne vais pas l'appeler Roxana comme Jacques-Henri Eyraud car je ne suis pas assez proche d'elle pour pouvoir le faire -, c'est qu'elle était inquiète de la situation économique et ça se comprend. Nous, nous sommes en bonne santé. Quoi qu'il arrive, on saura rebondir et mener le projet que je défends jusqu'au bout. Nous ne sommes pas en péril, alors que si d'autres clubs n'étaient pas qualifiés (pour l'Europe) sur tapis vert, ce serait compliqué pour eux. »

    l'Equipe

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    Le tacle du lundi – Ligue 1 : hélas, Aulas…



    CHRONIQUE. Alors que son club devrait être privé de Coupe d'Europe, le turbulent président de l'OL déploie des trésors d'imagination… et de mauvaise foi.





    Par Florent Barraco
    Publié le 04/05/2020 à 08:00 | Le Point.fr


    Jean-Michel Aulas, le 26 février 2020. © FRANCK FIFE
    On connaît le jugement de Victor Hugo : « Être contesté, c'est être constaté. » Jean-Michel Aulas l'applique avec force et obstination. Et depuis de nombreuses années. À l'occasion de la crise sans précédent qui touche le football mondial, le turbulent patron de l'Olympique lyonnais a fait parler de lui. Pas en bien. Alors que le Covid-19 a mis fin au Championnat de France, Aulas, dont le club ne verra pas la Coupe d'Europe pour la première fois depuis 1997 (sauf en cas de victoire en Coupe de la Ligue ou, comme l'a suggéré le président lui-même, en Ligue des Champions), a déployé des trésors d'imagination pour sauver son équipe tristement septième de Ligue 1 (après 28 journées).

    Dans un premier temps, le président de l'OL a milité pour une saison blanche – sans relégation ni champion –, mais avec les mêmes qualifiés en Ligue des champions. Heureux hasard, l'OL en faisait partie. L'idée a été écartée. Échec et mat pour Aulas ? Non, au contraire. Alors que les huiles de la Ligue cherchaient une solution, nouvelle pirouette : organiser des play-off. Selon nos confrères de L'Équipe, le principe était simple : les sept premiers (encore un heureux hasard) s'affrontent pour désigner le champion de France (Lyon était à 28 points du PSG…) et les places qualificatives en Coupe d'Europe. Caramba, encore raté ! La LFP a choisi un principe, certes discutable, mais qui a le mérite de proposer une solution qui respecte l'équité sportive. Mais voilà que Jean-Michel Aulas râle encore et toujours, et menace la LFP de poursuites judiciaires… Mauvaise foi ultime : il réclame que soit appliquée la même règle pour la D1 féminine. Triple heureux hasard : l'OL est en tête avec 3 points d'écart sur le PSG, mais un affrontement entre les deux équipes rivales devait avoir lieu.



    Une force devenue une faiblesse


    On aurait attendu du grand président d'un grand club – que lui et l'OL sont – qu'en cette période particulièrement difficile il fasse preuve d'un esprit magnanime et accepte la décision – certes douloureuse. Et qu'il en profite pour faire une introspection sur l'état de son club, ses récentes décisions, sa philosophie de jeu. Si l'OL doit tout à Jean-Michel Aulas – son statut, son palmarès, sa place dans le football français –, il lui doit aussi une partie de ses derniers échecs et son désamour grandissant. Avoir confié les clés du secteur sportif à Juninho et l'éphémère Sylvinho n'était pas l'idée du siècle. Les deux néophytes ont déconstruit tout ce qui faisait le charme de Lyon sous l'époque Génésio – qui se voit ainsi réhabilité, et c'est tant mieux. Le choix étonnant de Rudi Garcia, qui sortait de deux années moyennes avec l'OM, n'a pas réussi à réparer une saison mal engagée. Mis à part la victoire face à la Juventus, l'OL a déçu : une seule victoire sur le top 5 en Ligue 1… Pour un futur européen, ça fait tache.

    L'aléa sportif se gère, se comprend et se dompte. Le désamour, moins. Depuis une décennie, les sorties présidentielles mêlant arrogance contre l'adversaire, pleurnicherie contre les arbitres, colère contre les journalistes, provocations multiples contre l'OM ou Saint-Étienne ont terni l'image de Jean-Michel Aulas. Et plus grave, celle de l'OL. Ce nouvel épisode risque de dégrader durablement la figure de l'un des plus importants personnages du football français de ces vingt dernières années. Hélas, c'est ce qu'on appelle la maladresse des habiles. Il devrait quitter Victor Hugo pour Alfred de Musset. « À défaut du pardon, laisse venir l'oubli. »

    Le Point

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    Transferts,


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    Transferts : Lyon reste sous la menace des grands clubs européens sur les dossiers Dembélé et Aouar




    Malgré les perturbations liées à la pandémie de coronavirus, l'OL devrait être attaqué par des grands clubs européens pour ses joueurs Moussa Dembélé et Houssem Aouar.






    Houssem Aouar célèbre son ouverture du score contre Angers (6-0), le 16 août 2019. (J. Prévost/L'Équipe)
    Bilel Ghazimis à jour le 6 avril 2020 à 02h27
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    Quelle que soit l'issue de cette saison, le prochain mercato s'annonce agité pour l'Olympique Lyonnais, qui s'attend à quelques offensives sur plusieurs de ses joueurs majeurs. Déjà sollicité cet hiver, son buteur Moussa Dembélé (23 ans, 22 réalisations toutes compétitions confondues cette saison) devrait disposer d'un bon de sortie cet été. Dans le viseur de grands clubs anglais (Chelsea, Manchester United), l'international Espoirs (sous contrat jusqu'en juin 2023) devrait être à l'abri des potentielles conséquences économiques d'une saison perturbée par la pandémie de coronavirus.




    Si, dans l'idéal, les dirigeants rhodaniens souhaiteraient ne pas se séparer d'un autre élément majeur, ils sont conscients qu'il pourrait leur être difficile de retenir également Houssem Aouar (21 ans, sous contrat jusqu'en juin 2023). L'été dernier, le milieu polyvalent avait déjà engagé une réflexion sur son avenir. Mais après concertation avec son entourage, le natif de Lyon avait décidé d'accomplir une saison supplémentaire avec son club formateur pour parfaire sa progression. Avec, en arrière-pensée, la volonté de découvrir les Bleus en vue de l'Euro 2020 et l'idée d'un envol dans la foulée.




    Même avec le report du Championnat d'Europe à l'été 2021, l'international Espoirs devrait conserver ses envies d'ailleurs au terme de la saison actuelle. Ces derniers mois, parmi les gros clubs européens à lui porter un intérêt, deux l'ont fait de manière plus concrète : la Juventus Turin et Manchester City. Pour les Citizens, courtisans de longue date, les interrogations portent toutefois sur leur exclusion des Coupes d'Europe pour deux saisons, prononcée mi-février par l'UEFA pour avoir enfreint les règles du fair-play financier. Une réduction de cette sanction, à l'issue de l'appel déposé devant le Tribunal arbitral du sport par le club anglais, et la perspective d'évoluer sous les ordres de Pep Guardiola pourraient toutefois séduire Aouar.



    Depay, l'enjeu de la prolongation





    L'OL pourrait également connaître un peu d'agitation autour de Memphis Depay (26 ans). Après sa grave blessure au genou gauche, mi-décembre, l'international néerlandais (51 sélections) s'est vu proposer une prolongation de contrat à laquelle il n'a toujours pas répondu. Et son bail actuel court jusqu'en juin 2021. Initialement déterminé à revenir avant la fin de la saison pour disputer l'Euro 2020, le capitaine lyonnais avait renvoyé l'impression de vouloir attendre cette compétition et les différentes perspectives qu'elle aurait pu lui offrir.

    Portés par l'envie de le conserver et de le prolonger, les dirigeants lyonnais étaient eux très réservés quant à la course contre-la-montre entamée par Depay dans sa rééducation, jugée risquée sur le plan physique. Dans ce dossier, avec le report du Championnat d'Europe, ils semblent avoir repris la main. À condition de le prolonger dans les prochaines semaines...



    publié le 6 avril 2020 à 00h00mis à jour le 6 avril 2020 à 02h27

    l'Equipe

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