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  • GRAND STADEOL : comment mieux desservir le Groupama Stadium





    Par La Rédaction

    publié de 30 décembre 2017





    AVEC LE DÉVELOPPEMENT DE L’EST LYONNAIS, LE TEMPS TOURNE. CERTAINS N’HÉSITENT PAS À RAPPELER AU MONDE POLITIQUE LES PROMESSES QUI AVAIENT ÉTÉ FAITES SUR LA DENSIFICATION DES TRANSPORTS EN COMMUN LOURDS DANS L’EST ET LA QUESTION DU TRAMWAY 365 JOURS PAR AN AU STADE DE L’OL, À L’IMAGE DE JEAN-MICHEL AULAS.

    Le patron de l’Olympique lyonnais a fait le pari d’un développement de l’Est lyonnais, en y implantant son stade. Aujourd’hui, Jean-Michel Aulas estime qu’ »il y a deux besoins au moins : une connexion qui avait été prévue entre la gare du Groupama Stadium et le réseau Sytral pour que cette liaison événementielle devienne permanente, et la nécessité d’avoir une liaison qui permettrait de relier Eurexpo, le Groupama Stadium et Saint-Exupéry ». En dehors des événements, ce sont 1000 personnes par jour qui se rendent au stade, un chiffre amené à doubler, au minimum, avec l’arrivée du pôle de loisirs en 2018, le raccord avec Eurexpo permettrait également à l’Olympique lyonnais de remplacer les actuelles navettes bus entre les parkings relais qui y sont situés, et le stade. Pour Xavier Pierrot, stadium manager de l’OL, une nouvelle desserte va dans le sens des évolutions : « On veut alléger la circulation autour de la Part-Dieu, ça passera par le développement de la gare TGV de Saint-Exupéry, sous-exploitée, et un transport qui ne soit pas Rhônexpress. » Olivier Ginon, le patron de GL Events, appuie lui aussi sur une liaison entre Eurexpo, qu’il dirige, Saint-Exupéry et le stade. « C’est indispensable, économiquement, pour une ville comme Lyon », affirme-t-il. Le public qui se rend aux salons au parc des expositions via l’aéroport ne peut y accéder directement. À proximité, on retrouve aussi d’immenses zones industrielles qui ne sont desservies par aucun transport en commun lourd.

    AULAS, AVOCAT DE POIDS POUR L’EST


    Si l’on se réfère au contrat, une desserte Saint-Ex, le stade, Eurexpo en dehors de Rhônexpress est tout bonnement impossible. Pour Jean-Michel Aulas, il va cependant falloir trouver une solution : « Aujourd’hui, on se cache derrière un accord. Si le Sytral gère au détriment de Rhônexpress en transportant un certain nombre de personnes à Saint-Exupéry, il doit contribuer à la perte de ressources de la concession. C’est ça qui est étonnant, pour ne pas dire aberrant. » « Ce que je reproche aujourd’hui, poursuit-il, c’est qu’on ne saisisse pas l’opportunité de la privatisation de l’aéroport, récupéré en partie par Vinci, pour régler ce problème. Lors de l’inauguration du terminal 1, j’évoquais la situation avec le patron de Vinci, cette discussion peut avoir lieu aujourd’hui. Vinci est ouvert avec le Sytral pour trouver une solution. » Aulas assoit son argumentaire : « Si on veut une cohérence politique, il faut agir. Il suffit de regarder le PLU : on va avoir 25 000 m2 de surface commerciale de l’autre côté du périphérique ; il va y avoir des centaines de logements qui vont se construire. Ne pas se préoccuper du sujet du tram, ce n’est plus faire une erreur, c’est pécher. » Jean-Michel Aulas se dit prêt aujourd’hui à venir autour de la table des négociations : « On paye déjà pour que les gens viennent au Groupama Stadium. On est prêt à aider, soit par l’investissement, soit par un abondement pour les gens qui viennent au stade : par exemple, dans le prix du billet, qu’une partie soit affectée au transport en commun. Le plus dur est fait, il y a la gare. Il reste la liaison entre le stade et Eurexpo, chiffrée à 40 millions d’euros, et une connexion pour aller récupérer le tracé de Rhônexpress sur une partie doublée, ça ne dépasse pas les 15 millions d’euros. Pour un peu plus de 50 millions, on trouve une solution pour le développement de l’Est lyonnais. »

    « LE TRAMWAY, C’EST AUSSI UNE MANIÈRE DE NE PAS ALLER DROIT DANS LE MUR »


    Sur sa lancée, Jean-Michel Aulas va plus loin dans le développement de l’Est : « On avait imaginé une liaison en télécabines qui partirait du Groupama Stadium pour aller dans un premier temps au Grand Large, puis en bordure de parc de l’autre côté du lac, où il pourrait y avoir des parkings relais. Ça permettrait de toucher les gens de Genève et de l’Ain. » Rhônexpress se veut rassurant : « Nous collaborons avec le Sytral depuis plusieurs années sur l’infrastructure partagée avec le T3 et les navettes qui desservent le Groupama Stadium. Rhônexpress n’a jamais été et ne sera jamais un frein au développement de l’Est lyonnais. Rhônexpress voit un grand intérêt au développement de cette zone et travaille avec ses équipes sur des études complémentaires pour accompagner la croissance de la fréquentation des différentes lignes de tram. » Avec le déclassement de l’A7, l’Est va devenir l’une des portes d’entrée majeures de Lyon, et les Grand-Lyonnais attendent les infrastructures qui leur permettront de ne pas prendre leur voiture et nourrir le flot continu du contournement Est. Pour Xavier Pierrot, « le tramway, c’est aussi une manière de ne pas aller droit dans le mur ».

    Florent Deligia

    Lyon Capitale

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    • Espagne : le seléctionneur Lopetegui ouvre la porte à Mariano, pas à Hernandez

      Jean Canesse


      MONDIAL 2018 - Très en vue à Lyon depuis l'été, Mariano Diaz est suivi par le sélectionneur espagnol. L'attaquant d'origine dominicaine est "sélectionnable" selon Julen Lopetegui, ce qui ne serait pas le cas de Lucas Hernandez.
      La saison est radieuse pour Mariano Diaz. L'attaquant lyonnais, arrivé cet été du Real Madrid, a réalisé une première moitié de championnat de belle facture, à tel point qu'il est entré dans le viseur des techniciens de la sélection espagnole.


      "Mariano est Espagnol et sélectionnable. Nous sommes allés le voir et nous suivons son évolution", a lâché le sélectionneur Julen lopetegui lors d'une interview publiée cette nuit sur le site officile du quotidien ASAs.


      Né en Espagne, Mariano avait précédemment opté pour la sélection dominicaine mais il n'y a disputé qu'un match, amical, en 2013. Sa réussite actuelle avec l'Olympique Lyonnais (19 matches joués, 13 buts, 3 passes décisives) l'ont certainement poussé à tenter sa chance avec la Roja en vue d'une place dans le groupe qui disputera le prochain Mondial 2018 en Russie.


      AS

      @diarioas
      Lopetegui: “A Mariano ya fuimos a verle; le seguimos de cerca" http://ver.as/aspho1

      10:46 AM - Dec 31, 2017

      Lopetegui: “A Mariano ya fuimos a verle; le seguimos de cerca"
      El seleccionador brinda con AS por un 2018 repleto de éxitos en el Mundial. Lopetegui pasa revista a todos los temas de actualidad de La Roja.


      as.com
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      Impossible pour Hernandez, affirme Lopetegui



      Julen Lopetegui a été moins ouvert pour Lucas Hernandez. Egalement interrogé sur la possibilité du Français de grandir les rangs espagnol prochainement, l'ancien coach du FC Porto a fermé la porte. "Avec les pays sud-américains, il y a une double nationalité. Concernant les autres joueurs, comme celui qui est cité (Lucas Hernandez, ndlr), les gens ne savent pas qu’ils ne sont pas sélectionnables, a affirmé Lopetegui avant de persister. On ne peut pas être Français et Espagnol, ou Italien et Espagnol. Vous devez être l’un ou l’autre parce que c’est ce que dit la Communauté économique européenne."

      Né en France, le défenseur de l' Atlético Madrid ne possède pas la nationalité espagnole mais aimerait jouer avec la Roja, affirmait le journal Marca au début du mois. A l'époque, le journal ibérique évoquait même un intérêt émanant directement de Lopetegui et des "problèmes administratifs" retardant l'obtention de ladite nationalité espagnole. Le joueur, lui, ne s'est pas exprimé publiquement au sujet de cette possibilité.

      eurosport

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      • OL




        « Essayer de faire du Greg… »



        À l’occasion de la reprise hier, Grégory Coupet a officiellement enrôlé sa tenue d’entraîneur des gardiens, en remplacement de Joël Bats. 21 ans après son arrivée à l’OL, l’un des hommes les plus titrés du club ouvre une nouvelle page.

        Le 01/01/2018 à 07:29 mis à jour à 07:29


        Grégory Coupet a intégré hier le staff professionnel en remplacement de Joël Bats. Il n’a pas encore eu à diriger une séance spécifique pour les gardiens. Puisque ce dimanche a été consacré à des tests physiques. Les premières séquences foot sont prévues cet après-midi et mardi matin en Andalousie le jour où Joël Bats mettra le cap sur Montréal. Une page s’est bien tournée à l’Olympique Lyonnais. En effet, le jour de ses 45 ans, Grégory Coupet, 529 matches joués avec l’OL de janvier 1997 à juin 2008 a été appelé à assurer la continuité derrière « Monsieur Jo », qui a façonné des gardiens d’exception de 2000 à 2017. Grégory Coupet, deuxième joueur le plus fidèle au maillot lyonnais derrière Serge Chiesa, recordman des matches européens disputés avec l’OL (94) et affichant un palmarès aussi épais que le bottin, a donc ouvert une nouvelle ère.

        « On était en contact quotidiennement avec Joël. J’ai beaucoup parlé par rapport à Anthony Lopes, je ne vais pas arriver avec mes gros sabots, je vais essayer de faire du Greg… », explique Grégory Coupet. L’arrivée de l’ancien international à l’étage le plus haut de l’encadrement, matérialise le passage de témoin. Peu à peu, les légendes lyonnaises d’hier s’installent. Et même si l’arrivée de Juninho, tant souhaitée par Jean-Michel Aulas, n’est pas pour tout de suite, l’OL entend garantir sa culture club. « Je suis plus extraverti que Jo, je vais faire attention de ne pas faire de bruit par rapport à Bruno (Genesio). Je démarre sur la pointe des pieds. J’ai vu Anthony (Lopes), je suis complètement derrière lui, on commence à se chambrer. J’aurai les quatre gardiens (Anthony Lopes, Mathieu Gorgelin, Lucas Mocio, Dorian Grange). Ce sera une belle complicité avec les quatre », avoue Grégory Coupet.

        L'hommage à son prédécesseur

        À l’OL, il n’y aura plus de journée avec Joël Bats. On gardera au chaud les images d’un personnage particulier, avec ses cheveux au vent, ce short bermuda enfilé même à zéro degré, ses coups de gueule, son humour pinçant parfois. « Concernant Joël, le mot approprié, c’est merci pour tout, les titres, cet accompagnement physique, technique psychologique. Jo, c’est une base de données extraordinaire, tu voyages avec lui. Il a gagné en tant que joueur, il avait la recette. Et en tant qu’entraîneur des gardiens, il a aiguisé la gagne avec l’OL. Il avait une capacité à aller chercher les choses », stipule Grégory Coupet, lui-même ex-élève de Joël et qui apportera un autre style dans ce monde du football qui bouge tant…

        Christian Lanier
        Le Progrès

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        • Son nouveau poste à l'OL, Lopes, Juninho, Domenech... Coupet se confie


          03/01/2018 à 20h19

          Grégory Coupet a succédé à son mentor Joël Bats au poste d'entraîneur des gardiens à l'Olympique lyonnais cet hiver. Invité de Team Duga ce mercredi sur RMC, il s'est confié à propos de sa nouvelle vie. Et sans surprise, coacher à l'OL est "un véritable plaisir" pour lui.
          Pendant près de huit ans, de 2000 à 2008 et son départ pour l'Atlético de Madrid, Grégory Coupet a été coaché par Joël Bats à l'Olympique lyonnais. Depuis, les années sont passées. Coupet a ensuite joué au PSG avant de prendre sa retraite, puis d'entamer sa formation d'entraîneur. Et aujourd'hui, il a succédé au poste de coach des gardiens de l'OL. L'ancien portier s'est confié sur sa nouvelle vie à RMC dans Team Duga.

          "Lopes a un niveau exceptionnel"

          Entraîneur les gardiens lyonnais est "un véritable plaisir" pour lui, malgré l'appréhension de prendre la suite de Bats. "Prendre sa succession et prétendre ne serait-ce que faire presque ausi bien, ce serait déjà une belle chose. J'espère apporter ma patte", confie Grégory Coupet.

          Pour lui, le gardien n°1 des Gones, Anthony Lopes "doit confirmer ce qu'il est en train de faire" car "il a un niveau exceptionnel". "J'aimerais que les gens le voient aussi grand que moi, en taille en tout cas! Tout le monde pensait que j'étais plus grand en taille alors qu'il fait un centimètre de plus que moi", observe celui qui aimerait amener à l'international portugais "un charisme encore supérieur".




          Ne pas reproduire le management de Domenech


          Grégory Coupet est comblé par sa nouvelle vie: "Je suis un sportif à part entière. Je ne sais pas rester en place. Je me retrouve exactement dans ce que j'aime." En 18 ans de carrière, le Lyonnais en a côtoyé des entraîneurs. Suffisamment pour éviter quelques pièges. Comme ses relations délicates avec Raymond Domenech en équipe de France... "Dans le management, il y a eu des choses très compliquées entre Domenech et moi. C'est sûr qu'il y a pas mal de points sur lesquels je suis avisé. Je sais ce que j'ai subi en tant que joueur. Donc, en tant qu'entraîneur, je vais éviter d'en faire de même à un joueur."

          Membre éminent de l'OL conquérant de la première décennie 2000, Coupet évoque aussi les bruits autour d'une possible arrivée de Juninho dans le staff: "Ce serait un véritable bonheur. Ne serait-ce que pour l'image, ce serait quelque chose de très fort. Après, le personnage est quelqu'un de très précieux dans le travail aussi. On a Claudio (Caçapa, ndlr), on a Cris qui travaillent merveilleusement bien aussi."

          RMC

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          • Eljif Elmas, ici à droite face à Andrés Iniesta et l'Espagne, plaît beaucoup à l'OL©Maxppp



            Selon les informations de FotoMaç en Turquie, l'Olympique Lyonnais aurait proposé 10 M€ à Fenerbahçe pour son talent macédonien Eljif Elmas.



            Si Bruno Genesio a laissé entendre au Progrès que le mercato d’hiver serait plutôt calme du côté de l’Olympique Lyonnais, les recruteurs rhodaniens continuent à parcourir l’Europe et le monde pour dénicher de futures potentielles recrues. Visiblement, les scouts des Gones ont repéré un prospect très intéressant en Turquie, du côté de Fenerbahçe.
            Selon les informations de Takvim et FotoMaç, les Lyonnais apprécient tout particulièrement le profil du milieu offensif de l’écurie stambouliote Eljif Elmas (18 ans). Mieux, les deux quotidiens sportifs turcs révèlent que les pensionnaires du Groupama OL Stadium ont soumis une offre de 10 M€ aux dirigeants du Fener pour les convaincre de lâcher leur prometteur élément.
            Fenerbahçe mise beaucoup sur lui
            Seulement, les actuels 3es de Süper Lig ont balayé cette proposition d’un revers de main, sans même réfléchir. Les médias locaux indiquent que la direction turque mise énormément sur l’international macédonien (3 capes avec les A), arrivé à l’été 2017 en provenance de Rabotnicki, où il sortait d’une brillante saison (6 réalisations en 33 apparitions en Prva Liga).
            Fenerbahçe, avec qui il n’a pas encore joué la moindre minute (l’imposant quota de joueurs étrangers ne l’a pas permis jusqu’ici), considère que ce grand espoir, sous contrat jusqu’en juin 2022, pourrait lui rapporter bien plus à l’avenir. D’autant que l’OL n’est pas le seul club à s’être penché sur lui dernièrement. D’après Sporx, Manchester United était ainsi venu aux renseignements au cœur de l’automne. On risque donc de continuer à entendre parler d’Eljif Elmas dans les mois à venir. À Lyon ou ailleurs.

            foot mercato...

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            • Mercato: le conseil de Genesio à Geubbels courtisé par des grands clubs


              05/01/2018 à 19h18

              Sous contrat aspirant à Lyon jusqu’en juin 2019, le jeune Willem Geubbels suscite les convoitises de plusieurs clubs européens. Mais pour Bruno Genesio, le joueur de 16 ans ne devrait pas partir si tôt.
              En juillet 2017, l’OL a une nouvelle fois été désigné meilleur centre de formation de France selon les critères établis par la Fédération française de football (FFF). Une habitude pour le club du président Aulas. Alors que l’été dernier, Gonalons (AS Rome), Tolisso (Bayern) et Lacazette (Arsenal) ont quitté leur cocon lyonnais, les nouvelles générations tapent déjà à la porte de l’équipe première avec les Aouar, Maolida, Gouiri ou Geubbels.


              Ce dernier est d’ailleurs un exemple de précocité. Entré en jeu pour la première fois en L1 le 23 septembre dernier contre Dijon (3-3), le joueur d’à peine 16 ans compte déjà deux apparitions dans l’élite, une en Coupe de la Ligue, et une… en Ligue Europa. Face à l’Atalanta le 7 décembre, l’attaquant est devenu le deuxième plus jeune joueur à disputer cette compétition.




              Le Bayern et Salzbourg sur le coup


              Une performance qui a vite tapé dans l’œil de grands clubs européens. Dont le Bayern Munich, qui propose 8 à 9 millions d’euros pour Geubbels, sous contrat aspirant à l’OL jusqu’en juin 2019. Le Red Bull Salzbourg surveille également de près le cas de l’international U18. De quoi le tenter à un départ? Geubbels a déjà refusé un premier contrat en août dans son club formateur, et Jean-Michel Aulas aimerait qu’il signe pro à l’OL avant le 31 janvier prochain.


              Genesio: "Ce qu'on lui a proposé est déjà exceptionnel"


              "Ce qu’il fait, et ce qu’on lui a proposé au niveau sportif, est déjà exceptionnel. Je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de joueurs de 16 ans qui aient joué un match de L1 ou de Coupe d’Europe. Je pense que pour lui, il serait beaucoup plus raisonnable de rester au club encore quelques années et de poursuivre sa progression dans un contexte favorable", s’est exprimé de son côté Bruno Genesio en conférence de presse ce vendredi avant le déplacement à Nancy (samedi, 21h), en Coupe de France.



              "On croit toujours que l'herbe est plus verte ailleurs"


              "J’ai senti qu’il avait envie de rester dans son club formateur. Mais d’autres éléments entrent en ligne de compte et ce n’est pas à moi d’intervenir là-dessus. On croit toujours que l’herbe est plus verte ailleurs, mais partir tôt à l’étranger peut être déstabilisant. Ici, tout le monde le connaît et il connaît tout le monde. On a de la patience et un savoir-faire. On a amené beaucoup de joueurs au très haut niveau".

              D.W avec Edward Jay

              RMC

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              • COUPE DE FRANCE : NANCY - OL (21H)


                La nouvelle coupe d’Houssem Aouar


                Ce soir devant Nancy, Houssem Aouar jouera son premier match dans une coupe nationale. C’est l’occasion de donner des nouvelles de celui qui s’est révélé lors de la première partie de saison.


                Le 06/01/2018 à 06:53 mis à jour à 06:54




                Houssem Aouar jouera ce soir son vingt-cinquième match avec l’Olympique lyonnais. Celui qui n’a pas encore vingt ans est déjà parvenu à se faire un nom. En aussi peu de temps, la performance est réelle. « La coupure a fait du bien. C’est une période qui permet d’analyser ce que l’on a fait de bien et de moins bien lors de la première partie de saison. Et pour moi, le plus dur demeure de confirmer. Ce sera la phase un peu plus délicate, car je suis un peu plus connu et reconnu », admet Houssem. Face au pensionnaire lorrain de L2, Houssem Aouar va s’offrir une première. « Je n’ai encore jamais joué un match de coupe nationale. On sait qu’un match de coupe se joue souvent à quitte ou double. N’importe quelle équipe peut en éliminer une autre, alors il faudra être présent, et ne pas prendre à la légère cette équipe nancéienne. Il faudra montrer que nous sommes une grande équipe et que nous avons des ambitions », relate Houssem. Si l’homme a déjà été utilisé à trois postes différents au milieu, c’est son rayonnement dans l’axe qui a crevé l’écran. « Si je me suis si vite adapté, c’est en grande partie grâce à mes coéquipiers qui m’ont mis dans les meilleures dispositions, et je les remercie », explique l’espoir olympien.

                « Je dois progresser sur certaines phases de jeu »

                Maintenant, cet OL à la mode Aouar devra veiller à protéger son joueur, au moment où, déjà, des noms de très grands clubs (Barcelone, Arsenal) sont arrivés sur le tapis. C’est presque insensé pour un joueur ayant débuté en pro le 16 février 2017 (en ligue Europa face à Alkmaar). L’homme en contrat jusqu’en 2020, se mettrait-il à rêver ? « Le fait de voir que des grands noms s’intéressent à moi, c’est flatteur, je suis très content, ça me fait plaisir. Mais je confirme que je veux vraiment me concentrer sur mon club, car j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et à corriger. J’ai des objectifs à atteindre en termes de progression sur certaines phases de jeu. Et le but est aussi d’être titulaire le plus grand nombre de fois ».

                Au moment où la Coupe de France se rappelle au bon souvenir de l’OL, et que le dernier de ses cinq succès dans cette épreuve remonte déjà à 2012 avec Gonalons, Grenier, Lacazette, Houssem Aouar a une page à écrire. « La Coupe de France est prestigieuse, j’ai en tête des images de victoires de l’OL, c’est marquant », dit Houssem. Avec un joueur de cette trempe à la baguette, les espoirs sont là…

                Christian Lanier

                Le progrès

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                • Bruno Genesio : «J'ai pris du recul»


                  Publié le samedi 6 janvier 2018 à 00:15

                  L'entraîneur de Lyon fait le point sur cette première partie de saison et évoque sa situation personnelle avant le déplacement à Nancy (samedi, 21h00).


                  Hervé Penot

                  ALGORFA (ESP) - Dans les couloirs de l'hôtel La Finca, à Algorfa, lieu du stage hivernal de l'OL, chacun vaque à ses occupations dès la fin des entraînements. Certains joueurs enfilent les peignoirs, direction le spa, Bruno Genesio, lui, a choisi, en cette fin d'après-midi, de tester le tapis de course. L'heure est à la détente avant une deuxième partie de saison captivante. L'entraîneur du troisième de L1 fait le point avant son entrée en lice en Coupe de France.

                  Le classement de la L1

                  Le premier bilan



                  « Nous virons avec 41 points, comme Monaco, l'un des meilleurs totaux de l'histoire de l'OL. Ça s'est très bien passé dans l'ensemble, avec ce succès à Saint-Étienne (5-0), même s'il y a eu différentes phases. Si on a lâché des points un peu bêtement sur certains matches comme contre Bordeaux (3-3) ou à Angers (3-3), d'autres rencontres nous ont été favorables, comme à Amiens (2-1) ou Caen (2-1). Nous avons été très performants à l'extérieur en L 1 avec une série en cours de six succès d'affilée. Ça veut dire quelque chose. Le mauvais point, c'est l'élimination en Coupe de la Ligue (8es de finale) à Montpellier (1-4). En dehors de la défaite, l'image renvoyée n'était pas la bonne. »

                  L'axe de progression


                  « On doit être plus forts dans les phases de conservation, de maîtrise, dans le jeu placé. Je vais insister sur le jeu. On a été très efficaces sur les contres, sur les attaques rapides, moins dans la maîtrise des blocs bas. C'est un axe de progression de l'équipe sur lequel on va travailler pour passer un nouveau palier. »




                  Son changement d'image


                  « C'est plus agréable, mais mon cas est secondaire, même si j'ai l'impression d'avoir gagné un peu de crédit. Tout ça reste éphémère et j'ai pris du recul. Ce qui se disait me touchait plus avant. J'avais l'impression que ce n'était pas justifié, que les critiques étaient disproportionnées. On peut, de toute façon, perdre un match sans tout remettre en cause. On croit que quand on porte le maillot de Lyon, Mrwonaco ou Paris, on est obligés de prendre les trois points. Regardez (Unai) Emery, après la défaite à Strasbourg (1-2), c'était limite si on ne voulait pas le virer ! C'est incroyable quand vous voyez les résultats du PSG. Comme si les adversaires étaient là pour s'amuser ! Si le foot était aussi simple... »

                  Le groupe et la Coupe


                  « Je ne pense pas qu'il y aura de grands changements. On verra s'il y a des départs. Un milieu défensif (le club y avait songé récemment) ? Il y a des jeunes au club dans ce registre, qui peuvent assumer ce rôle. On doit, en tout cas, retrouver surtout très vite ce qui a fait notre force en première partie de saison car tout va se jouer en janvier-février. Il ne faudra pas être en retard. Et la Coupe de France est une compétition importante. Nous sommes ambitieux, on veut aller le plus loin possible, même si ce n'est pas un objectif en soi car il y a beaucoup de paramètres dans cette épreuve. Et passer Nancy ne sera pas facile... »

                  L'Equipe

                  Commentaire


                  • Bruno Genesio : «Se méfier des compliments»


                    L’entraîneur lyonnais n’a pas vraiment apprécié le laxisme affiché à certains moments par son équipe devant Nancy. Et prévient en mettant l’accent sur l’importance des prochaines échéances.


                    Le 10/01/2018 à 07:09 mis à jour à 07:11


                    L’histoire s’est bien terminée à Nancy. Et l’OL a donc, un peu miraculeusement, évité de se mettre dans de sales draps dès le début de l’année. Personne ne peut envier ce qui se passe à Bordeaux, humilié devant Granville, et qui est train de passer à la moulinette sous la pression des réseaux sociaux et autres… Bruno Genesio lui, n’ignore pas que le couperet n’est pas passé très loin au stade Marcel Picot. L’OL ne bénéficiera pas toujours d’un Maxwel Cornet animé d’une aussi belle confiance pour sauver sa peau à la dernière seconde.

                    Comme de coutume, l’entraîneur lyonnais a pris le temps de visionner ce 32e de finale. Et a pointé ce qu’il avait déjà constaté à chaud. « Ce match contre Nancy a été un avertissement sans frais. On a une équipe très jeune. Il y a eu beaucoup de compliments individuels et collectifs et c’est tout le problème, alors que les joueurs doivent encore apprendre. Il faut se méfier des compliments », dit Bruno Genesio.

                    « Une partie de la saison se joue sur janvier-février »

                    Les mots de l’entraîneur de l’OL ont même été assez forts : « Il y a eu de la suffisance et de la facilité ». Bruno Genesio a même laissé entendre qu’un « complexe de supériorité » avait animé l’équipe. Maintenant, les Lyonnais préparent leurs retrouvailles avec la L1, matérialisées par la réception d’Angers dimanche. « Contre Nancy, nous avions le match en main et tous les éléments pour faire une deuxième période plus tranquille. Il n’y avait aucune raison pour que le match bascule en faveur des Lorrains », ajoute Bruno Genesio. La semaine est bien placée sur le thème du rappel à l’ordre. Du reste, dès le coup de sifflet final, Anthony Lopes avait déjà mis l’accent sur cet aspect : « Nous nous sommes fait peur, il faudra se servir de cette expérience. « On a vu ce qui nous attendait en janvier-février. Sur ces deux mois, se joue une partie de la saison. C’est là qu’il faut améliorer le contenu, même si je répète, l’essentiel dans un premier temps était de se qualifier devant Nancy », prévient de son côté, Bruno Genesio. Reste que la piqûre de rappel nancéienne a peut-être évité à l’OL de prendre une mauvaise grippe.

                    Coupe de France : le 16 e de finale Monaco - OL a été fixé au mercredi 24 janvier à 21h et sera retransmis en direct sur France 3.

                    Christian Lanier
                    le progrès

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                    • FOOTBALL - OLYMPIQUE LYONNAIS


                      Comme un air de famille


                      Un temps pour les féminines, un autre pour les masculins. Jean-Michel Aulas, qui a présenté les nouvelles têtes de janvier à l’OL - Henry, Brian, Coupet - a aussi exposé ses vœux pour 2018.

                      Le 11/01/2018 à 05:34 mis à jour à 05:34


                      Deux ans après l’inauguration en grande pompe d’un stade qui fait sa fierté, Jean-Michel Aulas avait un large sourire hier pour sa première conférence de presse de l’année.

                      Une belle occasion pour lui, de présenter ses vœux, mais aussi les « nouveaux visages » de janvier à l’OL féminin et masculin. Amandine Henry, Morgan Brian, et Grégory Coupet. Aux côtés de Reynald Pedros ou de Bruno Genesio, il incarnait le patron heureux d’une institution bien portante.

                      « On est très heureux avec l’arrivée de Greg (Coupet), de s’inscrire dans une logique de l’institution, où les gens qui ont participé à un moment ou un autre à l’évolution du club, comme lui, Cris, Claudio (Caçapa) et d’autres, viennent retrouver la famille et l’agrandir », expliquait-il.

                      J.-M. Aulas rappelle l’importance capitale de la Ligue des Champions


                      « Je crois au destin, poursuivre mon aventure à l’OL est quelque chose de fort pour moi », a rétorqué Grégory Coupet. « Je vais continuer ce travail d’accompagnement que faisait Joël avec les gardiens, j’ai cette sensibilité comme lui, qui permettra d’entretenir un lien très fort avec eux. Je suis un jeune entraîneur, je ferai sans doute des erreurs, mais je serai là avec mon enthousiasme et mon savoir-faire dans le leadership, comme lorsque j’étais un joueur cadre du club. »

                      C’est aussi cette fidélité au club, qui est ressortie des propos d’Amandine Henry, de retour après son titre américain. « C’est un plaisir de revenir aux sources, de m’entraîner avec les meilleures joueuses dans le meilleur club du monde », a-t-elle affirmé.

                      L’ambition est le moteur du club. Certes, l’OL gagne bien plus avec ses filles ces dernières années, mais dans un contexte il est vrai plus difficile, Jean-Michel Aulas rêve en grand aussi pour son équipe masculine.

                      « On veut ramener l’OL sur la première marche. Mon credo contre le PSG ne doit pas s’entendre de mauvaise manière, mais économiquement, Lyon, Marseille, Bordeaux ou d’autres, ont l’obligation de jouer la Ligue des Champions. La saison prochaine, les clubs qui y participeront, percevront 150 millions d’euros, donc ceux qui ne la joueront pas, seront pénalisés. S’il n’y a que deux places sûres pour la France, ça veut dire qu’il faut être très fort, mais aussi qu’il faut faire respecter l’équité », a-t-il appuyé, tout en rappelant ce que serait une saison réussie pour lui en mai prochain : « Une place sur le podium. » Et pour qu’elle soit très réussie, il faudra « un titre, d’un trophée. »

                      Le match était terminé, on est dans un stade privé, j’étais chez moi.

                      Jean-Michel Aulas assumant les fumigènes brandis par les Bad Gones, Bruno Genesio ou encore lui-même à la fin du match OL - OM.

                      Jean-François Gomez
                      Le progrès

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                      • Envoyé par descartes Voir le message
                        FOOTBALL - OLYMPIQUE LYONNAIS


                        Comme un air de famille


                        Un temps pour les féminines, un autre pour les masculins. Jean-Michel Aulas, qui a présenté les nouvelles têtes de janvier à l’OL - Henry, Brian, Coupet - a aussi exposé ses vœux pour 2018.

                        Le 11/01/2018 à 05:34 mis à jour à 05:34


                        Deux ans après l’inauguration en grande pompe d’un stade qui fait sa fierté, Jean-Michel Aulas avait un large sourire hier pour sa première conférence de presse de l’année.

                        Une belle occasion pour lui, de présenter ses vœux, mais aussi les « nouveaux visages » de janvier à l’OL féminin et masculin. Amandine Henry, Morgan Brian, et Grégory Coupet. Aux côtés de Reynald Pedros ou de Bruno Genesio, il incarnait le patron heureux d’une institution bien portante.

                        « On est très heureux avec l’arrivée de Greg (Coupet), de s’inscrire dans une logique de l’institution, où les gens qui ont participé à un moment ou un autre à l’évolution du club, comme lui, Cris, Claudio (Caçapa) et d’autres, viennent retrouver la famille et l’agrandir », expliquait-il.

                        J.-M. Aulas rappelle l’importance capitale de la Ligue des Champions


                        « Je crois au destin, poursuivre mon aventure à l’OL est quelque chose de fort pour moi », a rétorqué Grégory Coupet. « Je vais continuer ce travail d’accompagnement que faisait Joël avec les gardiens, j’ai cette sensibilité comme lui, qui permettra d’entretenir un lien très fort avec eux. Je suis un jeune entraîneur, je ferai sans doute des erreurs, mais je serai là avec mon enthousiasme et mon savoir-faire dans le leadership, comme lorsque j’étais un joueur cadre du club. »

                        C’est aussi cette fidélité au club, qui est ressortie des propos d’Amandine Henry, de retour après son titre américain. « C’est un plaisir de revenir aux sources, de m’entraîner avec les meilleures joueuses dans le meilleur club du monde », a-t-elle affirmé.

                        L’ambition est le moteur du club. Certes, l’OL gagne bien plus avec ses filles ces dernières années, mais dans un contexte il est vrai plus difficile, Jean-Michel Aulas rêve en grand aussi pour son équipe masculine.

                        « On veut ramener l’OL sur la première marche. Mon credo contre le PSG ne doit pas s’entendre de mauvaise manière, mais économiquement, Lyon, Marseille, Bordeaux ou d’autres, ont l’obligation de jouer la Ligue des Champions. La saison prochaine, les clubs qui y participeront, percevront 150 millions d’euros, donc ceux qui ne la joueront pas, seront pénalisés. S’il n’y a que deux places sûres pour la France, ça veut dire qu’il faut être très fort, mais aussi qu’il faut faire respecter l’équité », a-t-il appuyé, tout en rappelant ce que serait une saison réussie pour lui en mai prochain : « Une place sur le podium. » Et pour qu’elle soit très réussie, il faudra « un titre, d’un trophée. »

                        Le match était terminé, on est dans un stade privé, j’étais chez moi.

                        Jean-Michel Aulas assumant les fumigènes brandis par les Bad Gones, Bruno Genesio ou encore lui-même à la fin du match OL - OM.

                        Jean-François Gomez
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                        Article a conserver au Chaud et a ressortir en fin de saison ...

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                        • L’OL revient à la maison


                          Après sept derniers matches, dont un seul à domicile, l’OL est de retour dimanche au Groupama Stadium avec la venue d’Angers qui lui proposera très vraisemblablement de résoudre un problème vieux comme le monde.


                          Le 12/01/2018 à 05:38 mis à jour à 05:39


                          Home, sweet home, comme le suggéreraient quelques chanteurs de ballades américaines. Il faut remonter au 17 décembre dernier et à la venue furieuse de l’OM pour noter la dernière prestation à domicile de l’OL. Avant, et après, il gambada à Caen, à Reggio contre l’Atalanta, Amiens, Montpellier, Toulouse, et à Nancy pour un bilan globalement positif même si la gifle reçue à la Mosson fait toujours mal.

                          Pour en rester au championnat, la réception dimanche d’Angers est presque un événement. Elle ouvre, d’ailleurs, une période intense de huit matches en un mois avec au menu le PSG et Monaco à deux reprises. Le SCO n’est ni le PSG ni l’ASM, mais le rendez-vous est tout aussi important.

                          Actuel avant-dernier de la L1, et éliminée des deux coupes nationales, il ne devrait pas débarquer l’esprit aventureux. En ce dimanche de retrouvailles avec le juvénile Groupama Stadium, la question consistera à savoir comment l’OL va trouver les clés du coffre-fort.

                          L’interrogation n’est pas nouvelle. Elle est même l’un des points d’ancrage du jeu et il est nul besoin de rappeler qu’on ne joue pas de la même façon avec Guardiola qu’avec Mourinho.

                          Plus facile à l’extérieur


                          Bruno Genesio, lui, a voulu donner une alternative supplémentaire à son équipe en appuyant sur le bouton attaques rapides. De manière plus générale, l’OL est la meilleure équipe à l’extérieur avec 23 points récoltés en dix sorties. Mine de rien, Angers s’est glissé au 8e rang et a bien l’intention d’améliorer ce classement très rapidement.

                          7e équipe à domicile, l’OL est ainsi devant un redoutable exercice. La possession, qui les attend, devra rimer avec conclusion. On sait que l’une des facéties du football vous permet de marquer après trois passes. Ce cas de figure pourrait se produire si Angers est contraint de sortir ou après des ballons perdus.

                          La récupération sera l’un des ingrédients sur le chemin de la victoire. Les autres, plus attendus, tiennent dans les attaques placées. Elles exigent de la précision, de la variété, et de l’obstination. On ajoute qu’elles n’excluent ni les coups de pied arrêtés ni les exploits individuels qui entrent bien dans le registre d’un Fekir ou d’un Memphis.

                          Il faudra bien tout cela pour estoquer un adversaire aux abois sans oublier, ce n’est pas indiqué dans tous les manuels, une grosse dose de patience.

                          37 000 à 40 000 spectateurs sont attendus ce dimanche pour le retour de l’OL à domicile dans le cadre de la 20

                          e
                          journée de L1.

                          Antoine Osanna
                          Le Progrès

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                          • OL, ASM, OM: la bataille des trois redémarre


                            La 19e journée de championnat donne ce week-end le coup d’envoi à la lutte sans merci à laquelle se livrent Monaco, l’OL, et l’OM pour le podium. Premier round avec Rennes-OM, Monaco-Montpellier et OL-Angers.

                            Vu 2326 fois Le 13/01/2018 à 07:14 mis à jour à 08:29 Réagir


                            Ils sont trois positionnés sur la ligne de départ avec la même idée fixe. Puisqu’il est dit et écrit que cette édition 2017-2018 est dévolue au PSG, comme les précédentes, d’ailleurs, Monaco, l’OL, et l’OM entament l’acte 2 d’une bataille au long cours où on a envie de dire que chaque point comptera.

                            À commencer par ceux de ce week-end. Il propose à l’OM de retourner à Rennes quelques semaines après le désormais célèbre « On a perdu un match qu’on a gagné » de Rudi Garcia et on se doute que le clan lyonnais suivra cette rencontre de l’après-midi avant de bifurquer sur le rendez-vous nocturne entre Montpellier et Monaco, prélude à la demi-finale de la coupe de la ligue.

                            La régularité, d’abord

                            Un rapide coup d’œil sur cette seconde moitié de championnat montre que l’OL devra aller au Vélodrome et à Louis II et que cela ressemble à un désagrément. Bruno Genesio préfère un regard plus périphérique. « Tout se jouera sur la régularité. L’équipe la plus régulière, et qui aura réussi des performances contre des adversaires dits plus faibles, sera sur le podium. On est actuellement sur une bonne dynamique et c’est quelque chose d’important car elle apporte beaucoup de confiance. »

                            En effet, le classement indique un OL dans la roue de Monaco et avec trois longueurs d’avance sur l’OM.

                            Et c’est tout sauf négligeable. « Ces prochaines confrontations directes seront importantes, bien sûr. Mais, les matches gagnés avant la trêve à Caen, à Amiens, et à Toulouse sont très importants dans la course au podium et ce sont ces rencontres qu’il faudra aussi gagner au retour. »

                            On n’en est pas tout fait là. Avant le PSG, dont tout le monde parle déjà, Angers et Guingamp intègrent parfaitement cette catégorie décrite par l’entraîneur lyonnais.

                            Après tout, chaque match vaut trois points et ils seront peu à reprocher une défaite face au mastodonte parisien. En revanche, la tonalité ne devrait pas être la même en cas de déconvenue demain et mercredi au Roudourou. « On va recevoir dix fois jusqu’en mai et il est très important de redémarrer le championnat par une victoire à domicile et un contenu, si possible, satisfaisant » souligne Genesio.

                            Qu’en pense Angers ? On devine ses sentiments. Ils ne devraient guère se manifester dans cette lutte pour la Ligue des Champions que Jean-Michel Aulas qualifie de vitale et qui mérite une précision utile : le troisième français pourrait être qualifié directement si les prochains vainqueurs de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa le sont déjà via leur championnat. À méditer.

                            Antoine Osanna

                            Le progrès

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                            • OL : Willem Geubbels, des records et un imbroglio

                              Par Corentin Marabeuf


                              publié de 12 janvier 2018



                              APPARU À QUATRE REPRISES AVEC LES PROFESSIONNELS CETTE SAISON, LE CHASSEUR DE RECORDS WILLEM GEUBBELS (16 ANS), N’A TOUJOURS PAS SIGNÉ SON PREMIER CONTRAT PROFESSIONNEL AVEC L’OL. DE QUOI FAIRE PARLER DE LUI CES DERNIERS JOURS.


                              Lorsqu’il nous parlait de lui en juillet dernier, Gérard Bonneau avait vu juste. « C’est un joueur qui arrivera en haut plus rapidement que les autres », nous disait le célèbre recruteur lyonnais, à propos de Willem Geubbels (16 ans). Déjà apparu avec les professionnels, l’attaquant va plus vite que ses copains du centre de formation et que ses illustres aînés. A 17 ans, Karim Benzema débutait à peine en CFA, quand le Villeurbannais, à 16 ans, à déjà battu des records de précocité au plus haut niveau. En décembre, il est devenu le plus jeune joueur à disputer un match de Ligue Europa (à 16 ans et 113 jours), depuis la création de la compétition. Mieux que Romelu Lukaku (16 ans et 127 jours), détenteur du record jusque-là. L’ailier est aussi le premier joueur né au 21e siècle à évoluer en Ligue 1. Mais ce n’est pas pour cela que le numéro 13 rhodanien fait parler de lui ces derniers jours. Conscient de posséder un élément promis à un avenir radieux, Jean-Michel Aulas travaille depuis quelques semaines déjà, sur la signature du premier contrat professionnel de sa pépite. Problème, le dossier traîne en longueur et le board lyonnais commence à s’agacer. En témoignent les récentes déclarations du président rhodanien.


                              UNE DEADLINE FIXÉE AU 31 JANVIER

                              En attendant de, peut-être, signer son premier contrat professionnel avec son club formateur, Willem Geubbels est sous contrat aspirant jusqu’en juin 2019. Ce qui attise les convoitises de quelques grosses écuries européennes. L’attaquant serait notamment sur les tablettes de Chelsea, Tottenham, le Bayern Munich ou encore Liverpool. Mais à en croire son président, le jeune Lyonnais à tout intérêt à rester à l’OL, certainement pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que d’autres ayant quitté le nid trop tôt. « On sait bien que lorsqu’on sort du centre de formation, c’est plus facile de réussir à Lyon qu’ailleurs. D’ailleurs, je demandais des nouvelles hier du petit (Jordy) Gaspar qui était parti l’année dernière, souriait Jean-Michel Aulas, mercredi. Je ne sais pas où il est. Il devait jouer à Monaco, je ne sais pas s’il joue régulièrement. En tout cas, je ne l’ai pas vu jouer très régulièrement… » Prêté par l’ASM au Cercle Bruges, l’arrière droit n’a joué que dix matches en deuxième division belge. Une manière de faire comprendre à Geubbels que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Les discussions avec le père du jeune homme devraient aller en ce sens. « Je vais rencontrer la semaine prochaine le papa de Willem, on va faire en sorte de trouver une solution avant le 31 janvier. On a besoin de légitimer les investissements de la formation, construire l’équipe de demain », a souligné le boss rhodanien. Quoi qu’il en soit, JMA croit savoir que son joueur « a envie de rester à Lyon ». La deadline fixée au 31 janvier, donc, pourrait finir le convaincre.


                              UN RÔLE À JOUER EN DEUXIÈME PARTIE DE SAISON ?


                              Si le visage de Willem Guebbels n’est pas encore connu du grand public, les observateurs lyonnais ont pris l’habitude d’apercevoir l’international U17 français à l’entraînement des professionnels. Il y prend part presque systématiquement. Pleinement intégré à l’équipe première de l’OL, l’attaquant, la plupart du temps, redescend avec le groupe de National 2 le week-end. Dans ce championnat, depuis le début de la saison, il a déjà marqué six buts, dont un triplé à Schiltigheim (3-0) qui avait impressionné en haut lieu.
                              A la fin de l’année 2017, Willem Geubbels est ensuite régulièrement apparu avec les grands. Trois jours après son entrée en Ligue Europa face à l’Atalanta Bergame (0-1), l’ailier avait convaincu à Amiens (2-1), lorsqu’il avait remplacé Maxwel Cornet un peu après l’heure de jeu. « Il est très jeune. Ce qu’il fait et ce qu’on lui propose est assez exceptionnel. Il n’y a pas beaucoup de jeunes de 16 ans qui ont eu l’occasion de jouer un match de Coupe d’Europe ou de Ligue 1, indiquait Bruno Genesio, la semaine dernière. Pour lui, il est beaucoup plus raisonnable de rester quelques années ici et de continuer sa progression dans un contexte favorable. C’est mon avis. Après chacun prendra sa décision. » D’autant que le droitier pourrait rapidement avoir un rôle à jouer avec les professionnels. Derrière Maxwel Cornet et Myziane Maolida, qui brille par intermittence, il apparaît comme une solution de rechange fiable à Memphis ou Bertrand Traoré. Buteur en amical l’été dernier, le longiligne ailier (1,85 mètre, 72 kilos), a toutes les cartes en main pour s’imposer à l’OL dans les prochaines années. « Maintenant, il y a d’autres éléments qui rentrent en ligne de compte. Moi, je me contente du projet sportif », a rappelé son entraîneur. Quoi qu’il décide, le chasseur de records fait déjà beaucoup de bruit du haut de ses 16 ans.







                              Lyon Capitale

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                              • Lyon : les jeunes Amine Gouiri et Myziane Maolida en concurrence pour le poste de numéro neuf

                                Publié le dimanche 14 janvier 2018 à 00:00


                                En l'absence de Mariano Diaz, Amine Gouiri et Myziane Maolida, les jeunes issus du centre de formation de l'OL, se disputent la place d'attaquant de leur équipe.


                                Hervé Penot et Bilel Ghazi

                                Avant de retrouver, logiquement cette semaine, son attaquant titulaire Mariano Diaz, sur le flanc en raison d'une hernie, Bruno Genesio, l'entraîneur lyonnais, a le choix entre deux produits issus du centre de formation de l'OL, Myziane Maolida, dix-huit ans, et Amine Gouiri, dix-sept ans, pour le remplacer en pointe. Décryptage de deux joueurs qui vont pouvoir jouer libérés, Bruno Genesio ayant expliqué qu'aucun nouveau joueur offensif ne rejoindrait le club cet hiver.

                                Leur style


                                Amine Gouiri. On est dans l'avant-centre de surface, le buteur des petits espaces. Il est bien moins dans l'évitement que son équipier, ce qui rend son travail plus délicat à son âge. Il est en effet toujours plus difficile d'exister dans la boîte. Physiquement très robuste, il a aussi une explosivité intéressante qui lui permet de se dégager rapidement des marquages et de frapper dans la foulée. Il doit encore travailler son volume de jeu et sa concentration.

                                Myziane Maolida. Il possède une réelle fluidité dans son jeu, une grande capacité à sortir, par ses déplacements, les adversaires de leur zone de confort et à les éliminer. Il peut évoluer en pointe mais apparaît pour l'instant plus à son aise sur un côté ou dans un rôle de deuxième attaquant qui met en valeur sa vitesse, sa prise d'espaces. Il a tendance à ne pas toujours lever la tête. Lacazette avait dit à son sujet qu'il était plus fainéant que lui à ses débuts. Mais plus talentueux aussi...


                                Leur saison


                                Amine Gouiri. Il émerge seulement maintenant dans le collectif en raison d'un début de saison perturbé par la Coupe du monde des moins de 17 ans en Inde (6-28 octobre). Il a d'ailleurs inscrit cinq buts en quatre matches là-bas. Cette épreuve lui a fait prendre du retard en club mais Genesio, qui l'avait utilisé lors des matches amicaux de juillet, n'a pas hésité à le lancer ensuite contre Montpellier (0-0, 19 novembre). Il revient fort.

                                Myziane Maolida. Le gamin, venu de la région parisienne à quinze ans à l'OL, est en avance. Il est déjà entré treize fois en jeu, dont huit en L 1. Il a même débuté à Everton (2-1, le 19 octobre) en Ligue Europa, avant d'ajouter deux autres entrées en jeu en C 3. Le choisir en Angleterre, en qualité de 9, Mariano étant blessé, dit beaucoup de la confiance que lui accorde Genesio. Il a aussi déjà débloqué son compteur but à Nice (5-0, le 26 novembre), ce qui lui permet de toiser son pote de quasi promo.

                                Leur état de forme


                                Amine Gouiri. La décision de Genesio de le titulariser à Nancy (3-2, 32es de finale de Coupe de France, samedi dernier) souligne le petit avantage qu'il a pris en ce début d'année dans la course à la succession très provisoire de Mariano Diaz. Il a montré des qualités dans son travail dos au but, dans ses accélérations au coeur de la défense, mais il a raté un but par manque d'application. La qualification atténue son erreur mais il devra s'en servir pour comprendre les réalités du très haut niveau.

                                Myziane Maolida. Son entrée à la place de Gouiri à Nancy (72e), samedi dernier, a été très intéressante. Il a aidé sa formation à obtenir une qualification inattendue sur la fin. Ses mouvements ont servi à décontenancer les défenseurs adverses. Très utile, il a montré que son rôle de remplaçant ne l'avait pas affecté. Il a su saisir sa chance. Mais cela sera-t-il suffisant pour pousser Genesio à changer son fusil d'épaule et à le titulariser ?


                                Notre pari : avantage Gouiri


                                Il a manqué un but à Gouiri contre Nancy pour assurer sa place. Genesio va-t-il le «sanctionner» pour son raté ? Pas certain, d'autant qu'il a dit, vendredi en conférence de presse, avoir apprécié les performances du duo. Le profil de Gouiri permet à l'OL d'avoir un homme dans la surface, ce qui est important dans le style des Olympiens. Cela n'enlève rien aux qualités de Maolida, dont la vitesse pourrait être utile sur des joueurs déjà fatigués...


                                l'Equipe.fr

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                                • Aulas et le PSG : «Si j’avais trente ans de moins, j’aimerais ressembler à Nasser Al-Khelaïfi»

                                  >PSG|Anthony Faure| 18 janvier 2018, 20h05 | MAJ : 18 janvier 2018, 20h36


                                  Jean-Michel Aulas assure que, sur la durée, dépasser le PSG « est possible ». AFP AFP
                                  Le président de l’OL se confie avant le choc face au PSG dimanche soir. Il affirme avoir beaucoup d’estime pour Nasser Al-Khelaïfi, mais combat avec fermeté le modèle qu’il représente.
                                  Trente ans à la tête de l’OL, 68 ans, et toujours la même foi. Avant le choc face à Paris dans son Groupama Stadium, dimanche soir, Jean-Michel Aulas répète que le modèle lyonnais est le bon, quitte à égratigner celui du PSG.

                                  Vous avez été très critique en 2017 vis-à-vis du PSG, au point de froisser fortement Nasser Al-Khelaïfi. Vous n’avez pas le sentiment d’être parfois allé trop loin ?


                                  Jean-Michel Aulas. J’adore Nasser, c’est une personnalité attachante. Il a plein de qualités. Maintenant, le modèle qu’il représente, je le trouve dangereux pour le football français et en l’occurrence pour Lyon, Marseille, Bordeaux ou Saint-Etienne, qui sont dans une économie réelle. On n’arrive pas à avoir des informations précises mais un budget annuel de l’ordre de 800 M€, c’est beaucoup et dangereux pour les clubs à taille humaine.

                                  Mais vous comprenez qu’il puisse être agacé quand vous « tapez » sur son club ?


                                  Franchement, il y a des moments où on s’entend très bien. Je sais qu’il a horreur que je dise ce que j’aime dire, c’est-à-dire que le PSG crée dans la bulle du football une inflation dangereuse en France. Mais l’homme est attachant. On peut dissocier le système qu’il représente et l’homme. Et il n’est pas en cause. Ce qui est en cause, ce sont les structures du football français qui légitiment cet état de fait. Je n’en veux pas à Nasser, je combats le système qu’il représente. Ça n’enlève rien à l’estime que j’ai pour lui. L’homme n’est absolument pas en cause. Si j’avais trente ans de moins, j’aimerais bien lui ressembler. Il est intelligent, élégant, à l’aise. Et puis il n’a pas de problèmes économiques (rires).

                                  En tant que président de l’OL, vous avez l’impression de ne pas lutter à armes égales ?


                                  Ce n’est pas qu’une impression. C’est un manque d’équité. Il y a le sujet des moyens sans limites, le sujet des conflits d’intérêts (être président de BeIN et président de club), il y a le sujet général du respect des règles du fair-play financier. Neymar, par exemple, je ne sais pas s’il est salarié à 100 % du PSG ou salarié en partie du Qatar pour la Coupe du monde. Le PSG, en tant que vitrine du foot français à l’international, c’est magnifique. Quand le PSG gagnera la Ligue des champions, le foot français en bénéficiera. Je ne suis pas négatif à 100 %, j’essaye de faire une analyse objective. Je ne veux pas être taxé d’antiparisianisme, anti-PSG ou anti-Nasser. Je dis les choses, comme souvent, un peu plus tôt que les autres et sans avoir peur de me faire tirer les oreilles.

                                  Mais les prix sont en train d’exploser, comme le prouve le transfert de Coutinho au Barça. Le PSG n’est-il pas obligé de se mettre à ce niveau-là pour gagner la Ligue des champions ?


                                  C’est le paradoxe de l’œuf et la poule. On est dans un environnement où le PSG veut gagner pour des raisons géopolitiques la Ligue des champions. Et à une époque où le foot anglais a su se structurer non pas avec un seul club mais avec cinq ou six clubs qui ont généré des droits TV largement supérieurs aux autres, en France, on n’a pas su équilibrer et contrôler les ressources du PSG, mais on a su complètement bloquer l’élitisme des clubs comme Marseille, Bordeaux ou Lyon en favorisant la Ligue 2. L’inflation générée en France par le PSG est une inflation artificielle car les fonds utilisés sont les sous d’un Etat. Le PSG essaye de rattraper et de dépasser les clubs les plus puissants, mais ce sont des clubs qui génèrent leurs propres ressources.

                                  L’ambition de l’OL, c’est toujours de dépasser le PSG ?


                                  Sur la durée, je pense que c’est possible à travers les investissements qui ont été faits. Car d’un côté, nous, on va grandir avec nos propres ressources et, de l’autre côté, la régulation, qu’elle soit européenne ou française, permettra de rendre plus équitable la compétition. J’espère que, d’ici 2023, il y aura eu une régulation et que les investissements très importants qu’on a faits pourront nous permettre de nous retrouver là où on devait être.

                                  En janvier 2017, vous avez ouvert 20 % de votre capital à un fonds d’investissement chinois. Cette part pourrait-elle s’accroître à court ou moyen terme ?


                                  Le fonds d’investissement chinois est entré chez nous pour diminuer l’endettement lié au stade, continuer à investir dans les infrastructures et aussi faire des investissements en Chine, notamment dans la formation. On fait parfois le rapprochement entre le Qatar à Paris et la Chine à Lyon. Mais c’est totalement différent. C’est exactement l’inverse : ce sont des fonds qui sont utilisés pour développer le football français en Chine. C’est de l’exportation. C’est à comparer avec Airbus. C’est le contraire de la technique qui consiste à faire venir des fonds pour utiliser des technologies en France. Et il n’est pas prévu du tout que les investissements chinois aillent au-delà de 20 %.

                                  Un président chinois à l’OL à moyen terme, c’est exclu ?

                                  C’est impossible.

                                  L’OM, le PSG et Monaco ont des propriétaires étrangers. Désormais, même les dirigeants de Saint-Etienne envisagent de vendre à des investisseurs étrangers

                                  Ce qui se passe dans le foot français, c’est ce que je dénonce depuis deux ou trois ans. Les dirigeants stéphanois ne sont pas devenus idiots. Si aujourd’hui ils sont obligés de vendre, c’est la conséquence de la surinflation en France à cause du PSG et un peu de Monaco. Si on a un jour 20 clubs détenus par des étrangers, tout le monde comprendra ce que je dis depuis deux ans. Je défends un tout autre modèle, où les fonds propres sont français en priorité.

                                  Comment faites-vous pour être toujours aussi motivé et offensif après trente ans à la tête de l’OL ?


                                  Il y a le sens des responsabilités. Et puis quand je vais à Marseille et que les supporteurs marseillais me disent : « Ce que vous faites, c’est formidable et c’est vous qu’on aurait aimé avoir à l’OM », ou quand je vais supporter l’équipe féminine et que les gens sont enchantés de tout ce qu’on a fait pour le foot féminin, ça donne de l’énergie. C’est le côté populaire du foot. Vous savez, les gens critiquent ma communication sur Twitter. Sur Twitter, il peut avoir quelques mots qui dépassent ma pensée. Mais 99 % des échanges, ce sont des échanges populaires.

                                  Vous n’avez jamais envisagé de passer la main ?

                                  Il y a eu des moments de grande déception, mais non, j’ai un modèle, je vais préparer ma succession. Il y a aujourd’hui au conseil d’administration quatre ou cinq personnes qui sont susceptibles de la prendre. J’aurais peut-être envie à un moment donné d’avoir d’autres responsabilités dans les organisations françaises et internationales de foot. Mais aujourd’hui, je suis un homme heureux à l’OL. Je suis heureux dans mon bureau du Groupama Stadium. C’est une immense satisfaction. On a créé sur le site plus de 700 emplois. Dimanche, contre le PSG, il y aura 2700 personnes pour servir dans les meilleures conditions les 60 000 spectateurs, puisqu’on va battre le record d’affluence. Et là, je suis objectif, c’est aussi grâce à Neymar, Mbappé et Nasser qu’on va battre le record de recettes du Groupama Stadium (rires).

                                  Le Parisien

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                                  • AULAS  AU FIGARO: «JE PRÉFÈRE FEKIR À NEYMAR»

                                    Par La rédaction

                                    Mis à jour le 19/01/2018 à 16h22 – Publié le 18/01/2018 à 19h39

                                    Avant le choc de Ligue 1 contre le Paris SG dimanche, le président lyonnais tacle le modèle économique du club parisien.



                                    Propos recueillis par Baptiste Desprez et Martin Couturié

                                    Avant de prendre son TGV pour Lyon ce jeudi, le président de l’OL s’est longuement confié au Figaro dans un salon du restaurant Le Train Bleu, à Paris. Souriant, parfois taquin, il a affiné ses critiques contre le modèle économique du PSG.

                                    LE FIGARO. – Ce Lyon-PSG, dimanche, vous excite-t-il ou vous fait-il peur ?

                                    Jean-Michel AULAS.- Un peu les deux. C’est un match excitant dans un grand stade, qui sera plein, avec deux très bonnes équipes. Mais l’une des deux est très très bonne et extraordinaire d’individualités, d’organisation et de puissance. On peut donc être inquiet.

                                    Votre victoire mercredi à Guingamp (0-2) prouve-t-elle que l’OL est en pleine forme ?

                                    On avait de bons résultats ces derniers temps mais en délivrant un jeu de moins bonne qualité. Néanmoins, à Guingamp, on a rendu une belle copie, sur une excellente pelouse et face à un club qui ne ferme pas le jeu. Même si Paris sera très largement favori, on imagine que tout peut se passer sur un match. C’est à double tranchant : y croire, cela va dire qu’on va jouer et jouer cela veut dire qu’on se met en danger et qu’il y a un risque de prendre un carton. (Sourire.)

                                    Le budget du premier, le PSG, est de l’ordre de 800 millions d’euros et quatre fois supérieur à celui du deuxième, l’OL.

                                    Jean-Michel Aulas
                                    Est-ce qu’il y aura une motivation supplémentaire de briller par rapport à vos déclarations récurrentes sur la situation financière du PSG ?


                                    Il ne faut pas tout mélanger. Il y a d’un côté un match entre l’OL et le PSG et de l’autre un combat d’idées entre une économie durable du football, la nôtre, et une économie, je dirais, un peu artificielle. Il y a d’un côté des investisseurs privés qui mettent leur propre argent avec des règles de concurrence libérale et de l’autre une anomalie avec des fonds d’État qui viennent investir dans des proportions bien plus importantes. Le budget du premier, le PSG, est de l’ordre de 800 millions d’euros et quatre fois supérieur à celui du deuxième, l’OL. Et on joue dans la même compétition…

                                    Que préconisez-vous ?



                                    La solution, c’est de réguler. L’UEFA est en train de le faire avec le fair-play financier. Le combat d’idées et de stratégies se poursuit. Mon rôle de dirigeant du football français et d’un club à taille humaine et d’argent naturel, c’est de faire en sorte que l’on puisse trouver, sur le plan national et européen, des règles qui permettent d’avoir l’équité entre les clubs. Aujourd’hui, pour pouvoir être compétitif, il faut impérativement avoir accès à la Ligue des champions, qui rapporte entre 100 et 150 M€ par an à chacun de ses participants. Donc c’est vital pour les clubs qui ont de vrais investisseurs. La France n’ayant que deux places (la 3e donnant droit au tour préliminaire), et le PSG en prenant une, cela pose un sérieux problème. Et cela peut vous amener, pour faire aussi bien que le PSG, à un process inflationniste qui va pénaliser tout le monde et peut déboucher sur un problème économique structurel.



                                    Ne craignez-vous pas d’être catalogué « anti-PSG » ?

                                    J’applaudis à deux mains le PSG. Contre le Real Madrid en Ligue des champions, même si le président Florentino Perez est un ami, je serai évidemment supporteur du PSG. Nasser est un type super bien, un dirigeant de qualité. Il est riche, beau, jeune, intelligent… Mes réticences ne le concernent pas mais le modèle dans lequel il s’inscrit.

                                    Ça me fait plaisir, je me dis que je ne suis pas complètement idiot, mais des fois on a l’impression de prêcher dans le désert.

                                    Jean-Michel Aulas
                                    Que proposez-vous concrètement en plus du fair-play financier de l’UEFA ?


                                    Pourquoi pas un salary cap ? Et limiter le nombre de joueurs à 25 dans un effectif. C’est une mesure de salut public sur le plan des comptes. Il faudrait aussi obliger les clubs à avoir 10-15 joueurs formés localement sur la feuille de match. Après, il y a le sujet qui oppose la DNCG française (gendarme financier du foot) et le fair-play financier. Le FPF n’autorise que des déficits à hauteur de 30 millions d’euros. Même si vous avez de l’argent et que vous déséquilibrez les autres, vous êtes sanctionnés. En France, ce n’est pas ça. Si vous pouvez payer vos déficits, tout va bien. Il faut que les règles soient homogènes entre la France et l’Europe.

                                    Avez-vous l’impression d’être entendu ?

                                    Je ne l’étais pas du tout au début. Probablement parce que je m’exprimais mal. (Sourire.) Maintenant, je suis entendu, mais paradoxalement parce que l’Europe m’a entendu avant la France. Ça me fait plaisir, je me dis que je ne suis pas complètement idiot, mais des fois on a l’impression de prêcher dans le désert.

                                    Si j’avais trente ans de moins, je rêverais de ressembler à Nasser et d’avoir ses moyens

                                    Jean-Michel Aulas
                                    Comment voulez-vous réduire l’écart avec le PSG ?


                                    Avec ce qui fait la force de l’OL. On a quatre piliers : d’abord, la formation et l’académie. Ensuite, ce sont les infrastructures avec notre stade et nos bénéfices qui nous permettent de réinvestir. Enfin, il y a la parité féminine. On a été les premiers à mettre en avant le foot féminin, non pas pour se faire plaisir, mais parce que le foot se prête très bien à cette évolution. Notre modèle est clair et nous permettra de franchir un cap.

                                    Votre homologue parisien entend-il votre discours ?

                                    Il ne peut pas l’entendre et forcément parfois ça l’agace. Pour ne pas le froisser, j’ai changé, non pas le discours, mais sa formulation, de manière à montrer que ce n’est pas un problème de jalousie ni d’homme, mais d’écosystème. Si j’avais trente ans de moins, je rêverais de ressembler à Nasser et d’avoir ses moyens. (Sourire.)

                                    S’offrir Neymar, ce n’est pas désagréable…

                                    C’est fabuleux. Nasser est dans son rôle et le fait bien. Vous savez, je regardais déjà le PSG sans Neymar ; là, forcément il apporte quelque chose en plus. Après, je préfère Nabil (Fekir) à Neymar. Ne le mettez pas en titre car Neymar va vouloir prouver le contraire dimanche contre nous. (Rire.) Nabil, c’est notre petit Neymar. Et Traoré ressemble aussi beaucoup à Neymar dans son dribble, sa manière d’accélérer. On n’est pas en reste à l’OL, avec nos moyens.

                                    Si on est en Ligue des champions régulièrement, notre modèle est hyper rentable et forcément ambitieux

                                    Jean-Michel Aulas
                                    Lyon a ouvert son capital à des investisseurs chinois. Allez-vous continuer dans ce sens ?


                                    Non. On a volontairement limité à 20 %. Ce fonds chinois veut avoir un retour sur investissement et nous a permis de diminuer notre endettement par rapport au stade, mais aussi de créer une structure en Chine qui nous permet d’exporter. On est en train de construire en Chine notre troisième académie, de la même manière qu’on en a au Liban, au Vietnam, au Sénégal ou en Corée. Ce qui manque à l’OL, c’est le côté international de sa marque.

                                    Deux ans que votre stade est opérationnel. Dans quels domaines pouvez-vous faire mieux ?


                                    On va déjà plus loin avec notre projet de « smart city ». Le stade et le centre d’entraînement, c’est fait. Le premier hôtel de 150 chambres voit le jour. On attaque les travaux des 15 000 m2 de bureaux qui permettront l’installation d’un centre médical et on lance le terrassement pour le centre de loisirs avec diverses activités (foot en salle, vague de surf, bowling, karting, patinoire). On a déjà créé 700 emplois et l’objectif est d’en créer plus de 1 000 par an. La France a besoin de créateurs et d’économie libérale, je pense que Lyon a des atouts dans ce domaine.


                                    L’économie générée grâce à votre stade peut-elle vous permettre de gagner un jour la Ligue des champions ?


                                    Oui, s’il y a la régulation. Manchester City et le PSG sont les deux clubs qui ont plus de 800 millions d’euros d’actif joueurs, nous, on a de l’actif sur des infrastructures et c’est forcément plus durable. Si on est en Ligue des champions régulièrement, notre modèle est hyper rentable et forcément ambitieux…

                                    Le Figaro

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                                    • OL : Tanguy Ndombele, progression capitale


                                      Publié le mercredi 24 janvier 2018 à 00:05 | Mis à jour le 24/01/2018 à 00:12


                                      Étincelant face au PSG dimanche, le milieu relayeur lyonnais a rappelé son énorme potentiel, qui pourrait le mener très haut.


                                      Bilel Ghazi et Hugo Delom

                                      LYON - Ses racines franciliennes ont probablement agi comme un puissant levier de motivation. Pour sa première saison en L 1, Tanguy Ndombele a réussi à marquer les esprits à l'occasion des trois rencontres qu'il a pu disputer face au PSG. Après avoir livré un premier aperçu de ses qualités au Parc des Princes avec Amiens lors de la première journée (0-2), le milieu relayeur a ensuite laissé éclater tout son talent face au leader du Championnat sous le maillot de l'OL, qu'il a rejoint fin août (*). Au match aller (0-2, le 17 septembre) comme au retour (2-1), dimanche. De quoi le rendre impatient d'affronter, de nouveau, le PSG ? « Je ne dis pas non, sourit-il. Mais ça serait mieux en finale de la Coupe de France ! »

                                      79%


                                      Il affiche 79 % de dribbles gagnés (33/42), meilleur ratio parmi les joueurs de l'OL à minimum vingt dribbles tentés en L 1 cette saison.
                                      «Les Bleus ? J'y pense. Même si ça reste un objectif à long terme»

                                      Originaire d'Épinay-sous-Sénart (Essonne), Ndombele (21 ans) a rappelé lors du choc de dimanche qu'il était assurément l'un des gros coups du dernier mercato estival. Joueur puissant et technique, l'international Espoirs a réussi à faire parler, avec brio et à intervalles réguliers, une prise de balle assez juste pour s'orienter avec puissance et rapidité dans le sens du jeu afin de casser les lignes adverses. « D'où ça vient ? C'est un secret, se marre le Lyonnais, qui avoue s'être inspiré de Giannelli Imbula, côtoyé à Guingamp. Plus sérieusement, j'ai toujours eu cette faculté, depuis tout petit, à aller vers l'avant dès ma prise de balle. Ça vient à l'instinct, même si je l'ai perfectionnée. Comment ? Ça aussi, c'est un secret (rires) ! »


                                      Tanguy Ndombele (Lyon) : «Je me sens prêt pour les Bleus»

                                      Au-delà du travail accompli sur sa qualité première, Ndombele montre surtout, en ce début d'année, une progression tactique certaine en étant l'un des garants du passage réussi de l'OL du 4-2-3-1 au 4-3-3. « C'est un joueur qui est réfléchi et intelligent, souligne son entraîneur Bruno Genesio. Avec le ballon, pour l'utiliser au mieux, avec une prise d'informations avant tout le monde pour faire les bons choix. Ou sans le ballon, pour équilibrer l'équipe. Quand Nabil (Fekir) dézone, il est là, en équilibre, aux côtés de notre milieu défensif Lucas Tousart. C'est intéressant car il est l'un de ces joueurs capables de régler les problèmes tactiques par leur intelligence de jeu. »

                                      89%


                                      Tanguy Ndombele affiche 89 % de passes réussies en Ligue 1 cette saison (543/613), meilleur ratio chez les Lyonnais à minimum 150 passes derrière Jérémy Morel (91 %).
                                      Après avoir connu une petite période de creux, qu'il explique par le fait qu'il a eu à enchaîner les rencontres de haut niveau pour la première fois de sa carrière, l'ancien Guingampais a repris le fil d'une progression particulièrement prometteuse au regard des domaines dans lesquels il peut encore franchir des paliers. « C'est un joueur qui peut susciter autant d'enthousiasme que de déception en raison de la régularité qu'il doit encore trouver, exprime le recruteur d'un club étranger présent au Groupama Stadium dimanche soir. Il est capable de faire des choses extraordinaires. Mais c'est un joueur d'instinct qui soulève une seule réserve sur sa capacité à devenir un "top-player" : sa faculté à être plus réfléchi pour faire preuve de davantage de maîtrise dans ses choix ou gestes. »

                                      Vincent Duluc «Ndombele ne sait pas tout faire»


                                      63%



                                      Il en est à 63 % de duels gagnés en Ligue 1 cette saison (106/168), meilleur ratio chez les Lyonnais à minimum cinquante duels disputés.
                                      Il a toutefois encore le temps de se perfectionner pour exploiter pleinement un potentiel déjà affirmé. Et viser ensuite l'équipe de France ? « J'y pense, reconnaît-il. Même si ça reste un objectif à long terme. Je ne suis pas pressé. » Au regard de la manière dont sa carrière s'est subitement accélérée, le Lyonnais peut aussi imaginer que les choses vont parfois très vite dans le football.

                                      (*) Prêt payant de 2 M€ assorti d'une option d'achat de 8 M€, auxquels peuvent s'ajouter divers bonus.

                                      L'Equipe du jour...

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                                      • Cinq choses à savoir sur Mariano Diaz


                                        A l'occasion du choc entre Monaco et Lyon ce mercredi soir (21h05) en Coupe de France, Mariano Diaz pourrait être aligné à la pointe de l'attaque rhodanienne. L'occasion pour FF.fr de lister les cinq choses indispensables à savoir sur lui.

                                        Un parcours pas comme les autres



                                        Né à Barcelone et formé au Real Madrid, le parcours de Mariano n'a rien de «classique». Il connaît quatre clubs dans sa jeunesse et commence une formation à l'Espanyol Barcelone (de 2002 à 2006), avant d'effectuer un passage à Premià de Mar, un autre au CF Badalona (où il y reste jusqu'en 2011), puis de s'engager avec le Real Madrid à l'âge de 18 ans. Après cela, il passe près de quatre années à jouer dans les catégories inférieures de la Maison Blanche, où il évolue avec l'équipe C. Mariano marque 15 buts en 26 matches de Segunda B en 2013-2014. Tout ça avant d'apparaître avec la Castilla en 2014, puis d'être appelé par Zidane (en 2016-2017) pour disputer des bouts de matches avec les professionnels...


                                        Un attaquant insatiable...


                                        Avec son numéro 9, Mariano a toujours confirmé sa réputation d'attaquant à l'ancienne. Et sur le terrain, ça se voit : il est un véritable prédateur. Par son pressing intense et incessant, il démontre une motivation bien au-dessus de la moyenne. Attiré par le but, il n'hésite pas à tenter sa chance dans (pratiquement) n'importe quelle position. Et c'est souvent précis (47 % de ses frappes en Ligue 1 sont cadrées cette saison). Toutes compétitions confondues, il a trouvé le chemin des filets à 14 reprises (en 24 matches). Autre chiffre intéressant : 28 % des buts de Lyon en Championnat sont à mettre à son actif... Des performances plus qu'honorables sachant qu'il dispute sa première saison complète chez les professionnels.


                                        ...qui déplaît beaucoup à certains


                                        Ses choix parfois égoïstes sur le terrain ont tendance à énerver plus d'un observateur. Son style de jeu, qui repose essentiellement sur la finition des actions, laisse croire à certains qu'il ne pense pas assez au collectif et beaucoup trop à l'individuel. Mais Mariano est un vrai renard des surfaces et il semblerait que ce soit cela qui fasse sa force...

                                        Bilel Ghazi

                                        @BilelGhazi
                                        Mariano Diaz dégage déjà le profil du joueur qui peut amener des stats à Lyon mais aucune plus-value dans le jeu! Parfois horrible #OLDFCO

                                        19:34 - 23 sept. 2017
                                        57 57 réponses 209 209 Retweets 384 384 j'aime



                                        L'un des meilleurs buteurs espagnols du «Big Five»


                                        En 2017-2018, sur les cinq grands Championnats européens, Mariano est tout simplement le deuxième meilleur buteur espagnol. Avec 14 buts au compteur (dont 13 en Ligue 1), le natif de Barcelone se place juste derrière Aritz Aduriz, l'attaquant de Bilbao (15 buts marqués dont 7 en Championnat). Il devance de très bons avants-centres comme Alvaro Morata (12 buts), Iago Aspas (12), Rodrigo (11) ou encore Iago Falqué (10).
                                        Et si l'on ne comptabilise que les buts marqués en Championnat, il est le leader des Espagnols.


                                        Un (minime) espoir de participer à la Coupe du monde en Russie


                                        A 24 ans, Mariano Diaz rêverait de disputer la Coupe du monde 2018 avec l'Espagne. En décembre dernier, lors d'une interview accordée à Téléfoot, il n'avait pas caché son objectif : «Jouer avec l'Espagne serait un rêve, comme disputer la Coupe du monde en fin de saison. J'espère être convoqué et faire partie de cette aventure». D'autant plus que Julen Lopetegui, le sélectionneur de la Roja, s'était exprimé dans la foulée lors d'une interview pour As sur le cas de l'ancien madrilène : «Mariano est Espagnol et sélectionnable. Nous sommes allés le voir et nous suivons son évolution». A voir s'il connaîtra prochainement sa première sélection avec l'Espagne...


                                        Mehdi Es Skheifi
                                        France football

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                                        • Lyon : La science de la passe de Tanguy Ndombele


                                          Publié le vendredi 26 janvier 2018 à 17:05


                                          Contre le PSG dimanche dernier, le milieu lyonnais Tanguy Ndombele a démontré sa très grande qualité de passes. Un atout qui le classe parmi les milieux au potentiel énorme. Décryptage tactique.


                                          Nathan Gourdol

                                          Déniché fin août à Amiens, Tanguy Ndombele est arrivé à l'OL dans un relatif anonymat, malgré une réputation déjà bien établie auprès de ceux qui l'avaient déjà côtoyé. Milieu box to box, puissant, Ndombele semble avoir toutes les qualités pour réaliser une grosse carrière. Dimanche, lors du choc au Groupama Stadium contre le PSG, il a rayonné, pour obtenir la note de 8 dans L'Equipe. En plus de son abattage énorme, avec cette faculté à conserver toujours la bonne distance de marquage avec ses adversaires, le joueur de 21 ans a régalé sur quelques passes de très grande qualité.


                                          Ndombele, progression capitale


                                          «Sa première force, c'est sa qualité de passe. Elle est forte, précise, fouettée», notait d'ailleurs Philippe Le Maire, son formateur à Guingamp, au moment de présenter le talent méconnu à son arrivée à l'OL, dans les colonnes du Progrès. Ndombele l'a bien prouvé contre les Parisiens. Nous avons listé plusieurs transmissions de l'ex-Amiénois, pour saisir les subtilités de sa technique de passes.



                                          Sur cette première séquence, Ndombele est servi en retrait par Aouar, pressé par Verratti. Avant même de recevoir le ballon, son corps est orienté de trois quart, pour aller vite de l'avant. Il n'a alors qu'à pivoter pour remettre le ballon dans la course d'Aouar, avec une passe dosée de l'intérieur du pied droit. Si son corps avait davantage été tourné vers son camp au moment de la passe d'Aouar, Ndombele aurait perdu du temps pour se mettre dans le sens du jeu, encourant le risque de voir Verratti revenir sur lui.


                                          Un autre exemple de la parfaite orientation de son corps est visible sur ce une-deux joué avec Cornet côté droit. Avant même de recevoir la passe de l'Ivoirien, Ndombele est de trois quart. Il garde ainsi deux choix, un contrôle orienté vers l'avant ou l'arrière, ou une transmission en une touche à Cornet qui a poursuivi son action. Il opte pour ce dernier choix, avec une nouvelle passe de l'intérieur du pied droit, dans le bon timing. Lo Celso, au marquage de Ndombele sur l'action, n'a pas le temps d'intervenir car le geste du milieu lyonnais était préparé avec la position de son corps au départ de l'action.
                                          « C'est un joueur qui est réfléchi et intelligent, soulignait son entraîneur Bruno Genesio après le match. Avec le ballon, pour l'utiliser au mieux, avec une prise d'informations avant tout le monde pour faire les bons choix». Son orientation du corps mêlée à sa capacité à analyser la position de ses partenaires en une fraction de secondes lui permettent ainsi de renverser le jeu sans trop de déchets.


                                          89%
                                          Tanguy Ndombele affiche 89% de passes réussies en Ligue 1 cette saison (543/613), meilleur ratio chez les Lyonnais avec un minimum de 150 passes derrière Jérémy Morel (91%).



                                          On peut le voir sur cette l'action ci-dessus, où, sur une passe de Fekir venant de la droite, Ndombele est déjà prêt à distribuer côté gauche. Il a anticipé un départ sur cette aile, en l'occurrence celui d'Aouar, qu'il parvient à décaler sur un pas, avec une passe fouettée précise. Le gain de temps de Ndombele grâce à sa transmission rapide permet à l'OL de trouver un surnombre. «J'ai toujours eu cette faculté, depuis tout petit, à aller vers l'avant dès ma prise de balle. Ça vient à l'instinct, même si je l'ai perfectionnée», note Ndombele.




                                          La synthèse de ses qualités peut se résumer à cette action de la 62e minute, où il a failli se muer en passeur décisif pour Mariano. Sur une passe latérale anodine de Tousart, Ndombele lève la tête au moment de contrôler (2e image), dans la même seconde. Comme l'orientation de son corps est parfaite, il peut jouer de l'avant sans avoir besoin de rajouter une touche de balle. Son analyse au moment de la passe lui permet de déceler un intervalle dans la couverture parisienne et d'alerter Mariano d'une passe claquée de l'intérieur du pied. On remarque que l'attaquant lyonnais, qui a levé le bras pour demander le ballon, enclenche sa course une demi-seconde après la passe de Ndombele. Le ballon, qui n'est pas touché, ralentit sa course à l'entrée de la surface, ce qui permet à Diaz d'effectuer une touche pour se décaler et tirer. Trapp détournera finalement en corner.



                                          Pour le plaisir, voici une dernière séquence de passe de Ndombele. Trouvé dans le rond central par Marcelo, le joueur de 21 ans - positionné de trois quarts comme à son habitude - a le temps de jeter un coup d'œil devant au moment du contrôle. Sa passe en pivotant lui permet de trouver Maxwel Cornet, éliminant deux Parisiens grâce à la soudaineté de son geste.


                                          L'Equipe

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                                          • L’OL VOYAGE EN 1ÈRE CLASSE !


                                            27/01/2018


                                            Lors de la 23e journée de Ligue 1 Conforama, l’Olympique Lyonnais défie les Girondins de Bordeaux (dimanche, 17h) avec une 8e victoire de rang à l’extérieur en ligne de mire.

                                            Les voyages forment la jeunesse. Avec la série qu’elle est en train de réaliser à l’extérieur, celle de l’Olympique Lyonnais est en train de grandir à vitesse grand V. Car depuis mi-octobre, l’équipe rhodanienne ne fait pas de détails lorsqu’elle joue loin du Groupama Stadium. Sept déplacements, sept succès, le record de victoires consécutives à l’extérieur du club en Ligue 1 Conforama n’a pas résisté…

                                            Sur ses 7 victoires de rang, l’Olympique Lyonnais a assuré le spectacle en marquant 3,3 buts par match en moyenne. Mariano Diaz s’est particulièrement mis en évidence en étant impliqué sur 7 buts (4 réalisations et 3 passes décisives). Houssem Aouar, déterminant avec notamment son doublé sur la pelouse de l’Amiens SC (1-2, 17e journée), a quant à lui été à l’origine de 5 réalisations (3 buts et 2 passes décisives). En marquant à 6 reprises, Memphis Depay a inscrit 67% de ses buts sur cette série. Tourné vers l’attaque, l’OL n’en a pas pour autant oublié de défendre. En sept déplacements, les Gones n’ont jamais encaissé plus d’un but par rencontre et récolté 4 clean sheets.


                                            Un avenir prometteur ?

                                            Dauphin du Paris Saint-Germain, l’Olympique Lyonnais possède l’un des effectifs les plus jeunes de Ligue 1 Conforama. Cette saison, 16 joueurs sur les 24 qui ont joué en championnat ont moins de 25 ans. Une force plus qu’une faiblesse pour le club rhodanien, qui a égalé son meilleur total de points après 22 journées de ces dix dernières saisons en battant le PSG (48 points comme en 2014/2015). Difficile à piéger, l’OL n'a concédé que 2 défaites en 22 matchs, une première depuis 2005/2006 (1 défaite). C’est le plus petit total en Ligue 1 Conforama cette saison avec le Paris SG.

                                            Aouar fait son trou

                                            Il est LA révélation lyonnaise de la saison avec Tanguy Ndombele. Du haut de ses 19 ans, Houssem Aouar vient d’enchaîner 14 titularisations de suite en Ligue 1 Conforama (1211 minutes jouées). De plus en plus important, Aouar n’est pas étranger à l’excellente forme actuelle des Gones. Lorsque son jeune milieu de terrain est titulaire, l’OL s’impose dans 73% des cas contre 43% quand il n’est pas aligné dès le coup d’envoi.

                                            Un match aller spectaculaire

                                            Lyonnais et Bordelais vont se retrouver pour leur deuxième round de la saison. Le premier avait été particulièrement spectaculaire avec un match nul 3-3 arraché par les Girondins dans les ultimes minutes de la partie. Nabil Fekir avait illuminé la rencontre en inscrivant le 3e de ses 16 buts d’une frappe monumentale déclenchée de la ligne médiane.


                                            Dimanche, sur le terrain des Girondins de Bordeaux (17h), l’OL aura l’occasion d’affoler un peu plus les compteurs. Si les hommes de Bruno Genesio s’imposent pour la 8e fois de suite en déplacement, ils égaleront tout simplement la plus longue série de victoires à l’extérieur sur une même saison de Ligue 1 Conforama, déjà réalisée par l’OM du 15 février au 23 mai 2009 et le PSG du 14 janvier au 18 avril 2017. Les Bordelais sont prévenus, cet OL a une faim de lion !

                                            LFP.fr

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                                            • Maxwell Cornet (OL) : « Je ne suis pas un tricheur »


                                              Publié le dimanche 28 janvier 2018 à 00:10 | Mis à jour le 28/01/2018 à 00:22


                                              Sorti d'une période difficile et marquée par les sifflets d'une partie de son public, l'attaquant lyonnais évoque son retour en confiance.


                                              Bilel Ghazi

                                              LYON - Exemplaire d'investissement, Maxwel Cornet (21 ans) perd parfois en lucidité offensive ce qu'il offre en efforts défensifs. Suffisamment en tout cas pour avoir longtemps rendu clivante l'appréciation de ses performances cette saison. Au point de s'attirer les sifflets d'une partie du public alors qu'il devait déjà composer avec la concurrence de Bertrand Traoré sur l'aile droite de l'Olympique Lyonnais. Mais l'entorse du genou gauche du Burkinabé fin novembre a justement ouvert une fenêtre d'expression plus grande à l'international ivoirien qui a su en profiter pour retrouver de son efficacité et de son crédit. L'ancien Messin a ainsi été titularisé à huit reprises (2 buts) alors qu'il ne l'avait été que deux fois lors des 13 premières journées (0 but).

                                              « Quelle a été la principale modification consécutive à votre changement de statut en l'absence de Bertrand Traoré ?


                                              Le fait d'être un joueur en confiance. Un joueur avec du temps de jeu, il est différent de celui qui en a moins. Que ce soit pour terminer les actions ou même percuter. Du fait d'enchaîner les matches, je suis un peu plus libéré dans ma tête, j'ai un peu plus de repères et je m'éclate sur le terrain. Je suis un joueur qui a besoin d'enchaîner. Je ne me ménage pas offensivement et défensivement. Et si je n'ai pas les jambes pour faire les efforts... Maintenant, je sais que le football est fait de concurrence. On a un groupe de qualité et j'ai pour ma part une concurrence très saine avec Bertrand (Traoré).




                                              Il y a quelques mois, on aurait pu penser que ce mois de janvier allait s'articuler autour d'interrogations sur votre avenir...
                                              Je ne me focalisais pas sur le mercato. Je suis sous contrat à Lyon jusqu'en juin 2021. Après, on ne sait jamais de quoi est fait le foot. Mais j'étais concentré sur le terrain. Les rumeurs de transfert, je n'y faisais pas attention.



                                              Qu'est-ce qu'apporte le fait d'évoluer sur un côté quand on a été formé dans l'axe ?


                                              Une palette supplémentaire. Et de jouer, de progresser. Il y avait énormément de concurrence dans l'axe quand je suis arrivé à Lyon. Notamment avec "Alex" (Lacazette). En tant que jeune joueur, le plus important, c'est de jouer et de prendre du plaisir. Jouer sur les flancs, ça ne m'était pas inconnu. Quand je le fais, c'est avec plaisir. Je commence à m'y habituer et à perdre un peu mes repères dans l'axe, du coup. Mais ça ne s'oublie pas quand même (rires). C'est un poste que j'aime beaucoup, j'aime être devant le but, faire des appels.


                                              Vous êtes un peu victime de votre gros volume de courses...


                                              On va dire ça comme ça (rires) ! J'ai le coffre pour répéter les efforts dans les deux sens du jeu. Je pense que c'est important pour l'équipe et qu'il faut croire que c'est appréciable pour le coach (rires). Il ne veut plus m'en sortir. Mais s'il fait appel à moi dans l'axe, ça sera avec plaisir.

                                              «Je travaille pour être plus lucide. Il faut faire des efforts intenses mais importants pour l'équipe, pas des efforts inutiles»

                                              Vous avez connu une période compliquée avec parfois les sifflets de votre propre public. Qu'avez-vous ressenti ?


                                              C'était un peu dommage de subir cette réaction. Mais j'ai essayé de faire abstraction de ça pour être concentré à 200 % sur le terrain. Ce n'était pas facile. Mais je pense que j'ai un mental assez costaud pour passer outre. Et je n'en veux pas du tout à ces supporters qui sont là pour voir du spectacle, prendre du plaisir. Quand ils ne sont pas contents, je ne peux pas leur enlever ce pouvoir. Dans ce genre de période, on peut entendre tout et n'importe quoi de la bouche de tout le monde. Donc j'ai surtout écouté mes proches, mais j'ai aussi essayé de les rassurer car ils étaient les premiers déçus. La vie est belle et se faire siffler, ce n'est pas la pire des choses qui puisse arriver à un joueur. Je suis un bon vivant qui ne se prend pas la tête. Ça doit être mon côté ivoirien !


                                              Le vestiaire n'avait pas apprécié cette attitude d'une partie du public...


                                              Cela m'a marqué. Voir Marcelo réclamer au public de ne pas me siffler et de me soutenir, ça ne m'a pas surpris. On est dans un vestiaire où on s'entend tous bien et on se soutient. Ça m'a fait plaisir de savoir que le groupe était derrière moi.

                                              )
                                              C'est aussi parce que vous êtes populaire au sein du vestiaire...



                                              Yeah ! (rires) C'est parce que je suis quelqu'un d'entier, de bon vivant. Je ne suis pas un tricheur, aussi. Je suis le premier à charrier avec Jérémy Morel qui n'en manque pas une !
                                              Pensez-vous qu'on ne remarque pas assez les efforts que vous faites et la conséquence que cela peut avoir sur votre lucidité ?
                                              Offensivement comme défensivement, je fais les courses. Et après, peut-être que dans la lucidité c'est un peu plus compliqué. Mais je travaille sur ça et je ne suis pas inquiet. Forcément, ce qu'on remarque, c'est le but, la passe décisive. Lorsque tu fais un effort de quatre-vingts mètres et que tu enlèves le ballon dans les pieds de l'attaquant adverse, cela n'empêche pas certains de se demander pourquoi je ne suis pas plus présent sur la contre-attaque, ou on retient le manque de lucidité pour faire le geste parfait en oubliant l'effort que tu viens d'accomplir. Mais je ne fais pas trop attention à ça.


                                              Trop y réfléchir pourrait vous inciter à être moins impliqué dans l'effort collectif ?


                                              Ça ne serait pas moi. Mais je travaille pour être plus lucide. Il faut faire des efforts intenses mais importants pour l'équipe, pas des efforts inutiles qui vont te coûter de l'énergie pour rien.


                                              Vous contribuez à poser de bons problèmes à votre entraîneur, Bruno Genesio...


                                              C'est un entraîneur qui m'a beaucoup apporté. Quand c'était difficile pour moi, il n'a pas cessé de me parler. Il n'a jamais douté de moi. Quand il y a eu les sifflets, il m'a toujours soutenu avec ses adjoints. C'était important pour moi de savoir que j'avais la confiance du staff et du groupe. C'est quelque chose qui a contribué à me blinder mentalement. Et là, c'est primordial de poser des problèmes au coach au moment où il fait sa composition d'équipe. Donc c'est cool qu'il ait des problèmes en ce moment (rires) ! C'est qu'on a un bon groupe ! »

                                              L'Equipe du jour...

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                                              • Aulas et le vieux fantasme de la désignation des arbitres


                                                Par Grégory Schneider — 29 janvier 2018 à 12:39



                                                L’une des dernières digues du football français a sauté dimanche et, d’une certaine façon, il faut savoir gré au président de l’ Olympique lyonnais Jean- Michel Aulas de l’avoir dynamité : l’influence des présidents de club sur la désignation des arbitres de Ligue 1. Les faits : l’attaquant bordelais Malcolm saute comme un marsupial et s’étale de tout son long dans la surface lyonnaise alors que personne ne le touche et l’ arbitre, François Letexier, siffle un penalty qui permettra aux Girondins de l’emporter.






                                                Retour sur la vitesse de Morel qui crée une rafale de vent, emportant le malheureux Malcom.

                                                19:20 - 28 janv. 2018

                                                Les mots d’Aulas : «C’était une mauvaise idée de nommer M. Letexier comme arbitre de ce match. Compte tenu de l’ affaire Mariano [Letexier avait sifflé un penalty tout aussi imaginaire pour Lyon le 20 décembre à Toulouse, ndlr], arbitrer de nouveau l’OL le mettait dans une situation psychologique difficile.» Aulas a lâché ça comme à son habitude c’est-à-dire sous contrôle, faussement allusif : il installe une idée.

                                                Enveloppes de billets


                                                Son mérite : exhumer enfin un combat souterrain qui fait rage depuis dix ans dans les coulisses du foot français, c’est-à-dire le droit de regard des clubs sur ceux qui les arbitrent. Quand il dirigeait la Ligue pro, Frédéric Thiriez en avait rêvé, cherchant à récupérer la tutelle d’une corporation sous l’égide de la Fédération, ce qui doit censément la protéger des appétits des présidents. Les enveloppes de billets ou les prostituées offertes aux arbitres appartiennent en effet à un folklore ancien et révolu : la manière moderne d’influer sur les décisions du directeur de jeu, c’est à la fois de le payer en bonne et due forme – ce qui est fait depuis la professionnalisation de l’arbitrage – et de désigner untel plutôt que tel autre. Les présidents savent. Qu’untel est fragile sous la pression d’une retransmission sur Canal + ou d’un enjeu démultiplié, que tel autre aura tendance à siffler dans le sens du vent (de la grosse équipe) pour ne pas être harcelé par les polémiques, qu’un autre encore peut avoir à l’ esprit de compenser une erreur ancienne…

                                                Point de vue capitalistique


                                                Les désigner, c’est ainsi chercher à influer sur le résultat du match à venir , se garantir au-delà de l’influence d’une différence de budget ou d’une supériorité sportive présumée. Depuis un an, Aulas est élu au comité directeur de la Fédération : il est donc le supérieur hiérarchique du patron de la direction technique de l’arbitrage Pascal Garibian, qui coiffe les fameux «désignateurs», ceux-ci opérant grâce à un logiciel complexe tenant compte de paramètres multiples comme le passif de tel arbitre avec tel club, son appartenance à telle ligue géographique, l’influence du match sur le classement d’un club appartenant à la ligue de l’arbitre (en cas de lutte pour le maintien, par exemple ), le niveau puisque les meilleurs sont envoyés sur les matchs télévisés…

                                                Quand Aulas parle de «mauvaise idée», il s’invite dans ces désignations : l’étape suivante, c’est «on aurait dû me demander mon avis» et l’étape d’après, c’est «ceux qui investissent le plus dans le foot ont quand même un droit de regard sur la qualité de ceux qui influent sur le résultat, c’est-à-dire le fruit de leurs investissements». Du point de vue capitalistique, le raisonnement se tient. Mais il revient à tuer le football, c’est-à-dire à augmenter la part d’influence sur le match qui se joue en coulisse au détriment du terrain. Ce n’est pas une petite chose.

                                                Grégory Schneider
                                                Liberation

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                                                • Clément Grenier, l’impasse décisive


                                                  Par Le Libéro Lyon


                                                  Publié le: 31 janvier 2018


                                                  MERCATO. Entre euphorie disproportionnée, âge d’or méjugé et, surtout, quatre années complètement gâchées, l’histoire de Clément Grenier avec l’OL a suscité énormément d’incompréhension. La seule certitude, c’est qu’il était arrivé au bout de son histoire à Lyon. Et que ce transfert à Guingamp ressemble à une bonne nouvelle pour tout le monde.



                                                  L’histoire du Libéro et celle de Clément Grenier sont assez liées. Certes, il était là avant, mais on sait désormais qu’on sera là après. Car quand le site publie ses premiers articles, au printemps 2013, Grenier est en feu. Enfin, c’est ce que croit la France. Ici, on a bien identifié que des « coups de Juni » masquent des matches moins consistants, même s’il y a quelque chose de beau à se montrer décisif quand on n’arrive pas à faire autre chose. D’ailleurs, il n’y a aucun acharnement à l’encontre du garçon, souvent bien servi au conseil des classes et pas loin du podium du Rank 2013.

                                                  N’empêche, quand JMA s’emballe, comme il l’a fait trois ans plus tôt avec Gourcuff et deux ans plus tard avec Valbuena -à croire que le flair se perd-, on fait la moue (mais pas la guerre). Les cinq mois qui suivent nous donnent raison, mais on ne se vantera pas pour les cinq ans. Car l’hiver 2013-14 restera un enchantement aussi intense qu’éphémère, et Clément Grenier n’y est pas pour rien.



                                                  Grenier, ça marche à l’ombre


                                                  A posteriori, ses contempteurs vous diront que son importance ne valait pas celle de Gourcuff, Fofana et Gonalons. Enfin, pour faire un losange, il faut être quatre, et il n’est de toute façon pas question de nier : c’est là, à l’ombre mais pas trop quand même, que Clément Grenier donne le meilleur de lui-même. Là qu’il a grandi, dans celle d’Enzo Reale, et là qu’il s’est senti le mieux, dans celle de Yoann Gourcuff. Un relayeur joueur, propre, bien plus combatif qu’on ne veut bien se le rappeler aujourd’hui. Moins clutch, mais plus au service de l’ensemble.

                                                  Olympique Lyonnais
                                                  (Photo Bruno Perrel – Panoramic)

                                                  Sauf que ça n’a pas duré, tout le monde s’est blessé (sauf Gonalons) et personne ne s’en est jamais vraiment remis (même Gonalons). Clément Grenier se fait opérer fin août 2014 pour une pubalgie. Son objectif est alors de revenir pour le Derby à Geoffroy-Guichard, prévu le 30 novembre. Il ne reviendra en fait qu’une semaine avant celui de Gerland, cinq mois après. C’est à peu près là qu’on l’a perdu. Entre la tête et le corps, c’est un peu l’histoire de l’œuf et la poule : on ne sait plus qui a usé l’autre. Grenier joue 44 matches, ou plutôt il fait 44 apparitions, en quatre saisons, dont 23 pour le seul exercice 2015-16, ce qui lui permettra d’offrir à Lacazette le premier but de l’histoire de l’Outil.

                                                  Pas grand-monde ne croit en son prêt à la Roma, en 2017 et, de fait, il n’en portera le maillot qu’à six reprises. Mais là encore subsiste une ambiguïté, puisque sa seule titularisation est une réussite. Pas de quoi susciter les espoirs les plus fous chez les supporters de l’OL à son retour, et pour cause : Grenier semble appartenir à l’histoire mais plus du tout au présent. Quand débute la nouvelle saison, Lopes, Gorgelin, Ferri et Fekir sont les seuls joueurs de l’effectif à l’avoir connu titulaire indiscutable. Et ça commence à dater.



                                                  On y croit Armor

                                                  Grenier est alors le joueur de National 2 le plus médiatisé de France. Pas pour ses stats, plutôt bonnes, mais parce qu’il reste une figure prisée des médias. Il faut dire qu’il aime ça -à moins que ce ne soit ses conseillers-, et que cette exposition inversement proportionnelle à sa présence sur les terrains de Ligue 1 lui vaut pas mal de railleries et d’animosité. Pas sûr, d’ailleurs, que ce soit du goût d’Antoine Kombouaré. Pourtant, l’entraîneur de Guingamp a voulu Clément Grenier, et il l’a eu après avoir personnellement insisté. Et c’est probablement son meilleur coup de com’ depuis longtemps. « Grenier la starlette » rejoint un club modeste, « Grenier le noceur » file dans une petite ville calme et « Grenier le fainéant » opte pour un coach exigeant. Un vrai choix sportif. Loin de la lumière, là où on le préfère.

                                                  HH (avec PP)

                                                  Le Libero Lyon

                                                  Commentaire


                                                  • Lopes, le gant des lyonnais


                                                    Anthony Lopes, le gardien de but très offensif des Lyonnais

                                                    Publié le vendredi 2 février 2018 à 20:02

                                                    Énergique, agressif et provocateur, le gardien de l'OL a laissé à terre Kylian Mbappé, il y a deux semaines. Une action qui renforce le décalage entre son image et son efficacité du moment, qui en fait un des meilleurs à son poste en L 1.


                                                    Régis Dupont (avec V.D.)

                                                    Soubresaut ou cassure ? Le week-end passé, Anthony Lopes a plongé dans les pieds de Maxime Poundjé, provoqué un penalty et contribué à la défaite lyonnaise à Bordeaux (1-3). Un match raté, événement rare dans sa saison, qu'on peut envisager comme une conséquence du sommet tendu face au PSG (2-1), une semaine plus tôt. «Il a peut-être laissé beaucoup d'énergie avec tous les commentaires subis après Paris, c'est une explication plausible», a reconnu, vendredi, son entraîneur, Bruno Genesio. S'il avait été mieux protégé par Maxwel Cornet sur cette action, le gardien lyonnais aurait sans doute échappé à cette interrogation. Mais depuis sa sortie trop engagée devant Kylian Mbappé, le 21 janvier dernier, il se savait en sursis. «On met tous les deux de l'engagement, le foot est un sport de contact, avait-il réaffirmé dans les couloirs du stade Louis-II, trois jours après les faits. On ne va pas revenir là-dessus, il y a eu assez de débats ».
                                                    Lesdits débats ont pourtant été rouverts cette semaine par Mbappé lui-même. Expulsé pour un mauvais coup sur le Rennais Ismaïla Sarr, mardi en demi-finales de Coupe de la Ligue, l'attaquant parisien a immédiatement exprimé son amertume sur le mode « deux poids deux mesures ». «Ce qui est arrivé avec Mbappé arrive avec tous les gardiens, ose pourtant Miguel Lopes, aujourd'hui défenseur de Akhisar Belediyespor (D1 turque). C'est d'abord de la malchance, une action où deux joueurs se précipitent pour avoir le ballon. Ç'a fait du bruit parce que c'était face à Mbappé mais sur le fond il n'y a pas de problème, il n'y a rien de volontaire. » Carlos Dinis, son premier sélectionneur portugais (en moins de dix-sept ans), rectifie : « Pour moi, il aurait dû être expulsé, même s'il ne partait pas dans l'intention de faire mal, même s'il a pris le ballon avant son adversaire. Son geste n'était pas maîtrisé. »

                                                    Depuis l'incident Mbappé, c'est comme si un couvercle avait été soulevé, exposant une forme de défiance hexagonale envers ce gardien atypique. Sollicité quelques jours avant le fameux sommet OL-PSG, Rémy Vercoutre nous expliquait : «Quand tu es dans un grand club, c'est souvent comme ça. Anthony peut déranger parce qu'il est bon, qu'il est dans un grand club, et qu'il est entièrement dévoué à l'OL. »


                                                    Lopes est lyonnais avant tout, tant pis si c'est contre le monde entier. La façon dont il a chambré les supporters amiénois après un penalty envoyé sur son poteau par Gaël Kakuta, le 10 décembre dernier (2-1), a, avec d'autres épisodes provoc', flétri son image au-delà des frontières rhodaniennes. Sa façon d'en rajouter, d'être souvent au cœur de l'embrouille, agace. Il a été victime d'une double fracture d'une vertèbre après une sortie semblable à celle du 21 janvier, il y a quatre ans ; il a failli laisser un tympan au stade Saint-Symphorien en décembre 2016, mais peine à susciter la compassion. «Je pense que ce n'est pas quelque chose qui lui déplaît forcément, pense Vercoutre. Ça renforcerait plutôt sa détermination. »

                                                    Pour devenir ce qu'il est aujourd'hui, pour vaincre les réticences au sein-même de son club, il a toujours lutté. Contre la concurrence, contre certains entraîneurs, contre lui-même. «Jeune, il était un peu enrobé, rappelle Vercoutre. Il a fait un gros travail sur son hygiène de vie, sur son alimentation. À ce moment-là, il a montré à tout le monde à quel point il en voulait. Il était très dur avec lui-même et très fort mentalement. » Le choix de la sélection portugaise va dans le même sens. Concurrencé à l'OL par Mathieu Gorgelin, titulaire chez les Bleuets, Lopes candidate au pays de ses parents. «C'est son père qui avait payé le voyage, se souvient Carlos Dinis. Il était un peu timide, avait peur de faire des fautes en portugais, mais en trois ou quatre entraînements il nous avait montré beaucoup de qualités. À cet âge-là, on cherche surtout ceux qui ont une grosse capacité de travail, d'analyse, une marge de progression. Il avait ce potentiel. »

                                                    Rui Patricio : «À notre poste, on ne peut pas se permettre le moindre relâchement, même quand ça va bien. Et lui ne se relâche jamais»

                                                    Son deuxième match sous la tunique portugaise ? Contre la France de Gorgelin. «Le choix de cette sélection a été très opportun », pense Vercoutre. La présence de Joël Bats au sein du staff lyonnais l'aide aussi. «Il a toujours bluffé pas mal de monde, rappelle le gardien caennais. Au fur et à mesure de sa progression, certains entraîneurs croyaient en ses possibilités, d'autres moins. Les choix ne se faisaient pas forcément contre lui, mais pas en sa faveur. Joël Bats, lui, a toujours cru en lui.»

                                                    Sur bien des points, il est le fils de l'ex-entraîneur des gardiens de l'OL, parti cet hiver à l'Impact de Montréal sur cet ultime succès : aujourd'hui, Anthony Lopes est très bon. «Joël a une manière très particulière de préparer ses gardiens, il leur demande d'être agressif, de ne pas subir », rappelle Vercoutre. « Oui, Anthony est agressif dans son jeu, il a l'attitude du gardien qui veut protéger son équipe quoi qu'il arrive, note Miguel Lopes. C'est important pour une équipe d'avoir un gardien dynamique, actif, qui cherche en permanence à aider ses défenseurs. » «Il est très rapide, très agile, détaille Rui Patricio, le titulaire en seleçao. À notre poste, on ne peut pas se permettre le moindre relâchement, même quand ça va bien. Et lui ne se relâche jamais. Il s'entraîne comme il joue, veut toujours gagner, faire plus et mieux. »

                                                    Cela aurait pu ne pas suffire, pourtant. Son envergure relativement modeste (1,84 m), à rebours des canons actuels pour son poste, a entre autres nourri quelques doutes. «Je n'ai jamais compris qu'on revienne toujours sur sa taille, répond Vercoutre. J'ai toujours trouvé que ce n'était pas si flagrant et qu'il compensait super bien grâce à sa tonicité. » « Il a cru en lui, il s'est donné à fond, très fort, alors qu'au début ce n'était pas gagné, estime encore le Caennais. Sa carrière est indissociable de celle de Mathieu Gorgelin et aujourd'hui, celui qui a réussi, c'est “Antho”. Il est parti d'un peu plus loin et il est allé un peu plus haut que ce que certains imaginaient.»

                                                    En 2016 il est même devenu champion d'Europe. Face aux Bleus, ce qui peut aussi expliquer la vigueur de certains commentaires des dernières semaines. Au Portugal, il est vu autrement. «C'est vraiment un bon mec, humble, il m'a beaucoup aidé à m'intégrer quand j'ai signé à Lyon, assure Miguel Lopes. C'est le type de personne qu'on veut avoir comme ami.» Anthony Lopes a vingt-sept ans, il a encore le temps de s'en faire plein.

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