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  • 69FAJA
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    PSG : Pierre Ménès se fait (encore) salement allumer par Mediapart


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    Publié Vendredi 16 Novembre 2018 à 12:30 Dans : PSG, Ligue 1.

    Se confiant dans Télérama, le patron du pôle Enquêtes à Mediapart est revenu une nouvelle fois sur les accusations faites à l'encontre de son média par différents spécialistes du football, dont le plus connu d'entre-eux, Pierre Ménès, lequel estime que Mediapart dégaine à tout va sur le Paris Saint-Germain afin de profiter de l'importance du PSG pour prendre des abonnés. Pour Fabrice Arfi, qui vise clairement le consultant de Canal+ sans le nommer, ce dernier mélange tout et n'importe quoi afin de masquer ses propres intérêts financiers avec le football et le Paris SG.

    « Lorsqu’on révèle des informations qui n’ont pas trait aux stratégies sportives – soit des dérives financières ou des pratiques discriminatoires –, ces grands prêtres du commentaire footballistique, au lieu de nous répondre sur le fond de nos révélations, nous disent « Mediapart, vous n’y connaissez rien au foot ! » Mais nos enquêtes, par exemple sur le fichage ethnique au PSG, ne nécessitent pas une connaissance du sport pour voir qu’il y a un problème discriminatoire. Le PSG lui-même qualifie ces fichiers d’illégaux. Il y a un ensemble de personnes qui se croient propriétaires de tout ce qui, de près ou de loin, touche à l’industrie du football. Au lieu de discuter des informations, ils disqualifient celui qui les apporte et les met sur la table. Je ne parle même pas des liens d’intérêt qu’il peut y avoir entre certains commentateurs et certains objets de leurs commentaires. Ni de ce petit monde clos de gens qui vivent dans un monde très fermé, de clubs, de fédérations… C’est comme un réflexe de tortue romaine pour protéger le milieu auquel on appartient. Il y a une absence de distance qui, de mon point de vue, est problématique (...) Il y a un point compliqué, que l’on peut retrouver dans le journalisme politique : la fierté de fréquenter un ministre ou un dirigeant de club, des joueurs très connus, d’être dans les avions pour aller voir les matchs, de faire le tour d’Europe pour les suivre... C’est en réalité la tragédie du rubricard un peu trop installé, du journaliste « habitué ». Là, on le voit très bien dans le monde du football, sans même aller jusqu’à parler d’éventuels conflits d’intérêts. Je pense d’ailleurs qu’il serait intéressant que certains commentateurs patentés du football, que l’on voit notamment faire de la publicité pour des sites de paris en ligne, fassent des déclarations d’intérêts, puisque ça ne leur pose pas de problèmes d’avoir des relations commerciales liées à leur sujet », balance le journaliste de Mediapart, qui est donc sans pitié avec Pierre Ménès, lequel avait déjà répondu mercredi à une première charge plus précise d'un journaliste du média d'Edwy Plenel.

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  • 69FAJA
    a répondu
    PSG : Mediapart accuse Pierre Ménès et Daniel Riolo de rouler pour le PSG


    Photo Icon Sport

    Publié Mercredi 14 Novembre 2018 à 12:00 Dans : PSG, Ligue 1.

    Les révélations au compte-gouttes de Mediapart sur le Paris Saint-Germain, dans le cadre des Football Leaks, suscitent bien des commentaires, et forcément pas tous très flatteurs pour le média, accusé soit de faire durer le plaisir pour gagner plus d'abonnés, soit d'uniquement taper sur le PSG car cela fait plus de buzz. Et parmi ceux qui ne sont pas tendres avec Mediapart, il y a Pierre Ménès et Daniel Riolo. Pour le consultant de Canal+ et le journaliste de RMC, le média d'Edwy Plenel a trouvé une poule aux oeufs d'or et l'exploite.

    Mais ce mercredi, Michaël Hajdenberg, journaliste pour Mediapart, répond aux critiques de Pierre Ménès et Daniel Riolo, les accusant d'être complices intéressés du Paris Saint-Germain. « C’est très spécial les liens qui unissent certains commentateurs sportifs à leurs sources, à leur milieu. En quelques clics, on découvre ainsi que Pierre Ménès a récemment écrit dans le magazine du PSG. Bénévolement, précise-t-il (...) Imagine-t-on un chroniqueur politique discourir la semaine dans les grands médias, et écrire le week-end pour le journal du Parti socialiste ? Ce n’est plus un ménage : c’est un conflit d’intérêts. A l’évidence, le club s’attire la sympathie d’un homme dont l’opinion compte. Il en attend un renvoi d’ascenseur, si ce n’est tous les week-end, au moins sur les dossiers les plus chauds, quand la direction joue sa tête. Dans les Football Leaks, Pierre Ménès apparaît d'ailleurs dans un fichier Excel du club comme un « influenceur ». A ce titre, le club prévoit de lui envoyer un maillot, affiche son ambition de nouer « une relation plus forte » avec ce chroniqueur du Canal Football Club, planifie dans son plan de communication intitulé « une passion intacte » d’utiliser au mieux la relation Pierre Ménès/Thiago Motta (le joueur du PSG lui avait rendu visite à l’hôpital). Pierre Ménès relativise, il assure qu'il n'y peut rien s'il est suivi par 2,5 millions de followers sur Twitter. Il assure que son maillot, c’est en fait lors d'une opération Nike qu'il l'a reçu, et que s’il profite occasionnellement des deux places offertes que lui offre le club dans la corbeille (la tribune des VIP du Parc des princes), c’est parce qu’il ne peut pas aller ailleurs dans le stade (vu sa notoriété et ce qu’elle génère) », écrit le journaliste de Mediapart au sujet de Pierre Ménès.

    Et Daniel Riolo n’échappe pas aux critiques de Michaël Hajdenberg, cette fois pour son approche du dossier concernant le fichage ethnique au Paris Saint-Germain. « En 2011, quand nous avions sorti l’affaire des quotas, on nous avait rétorqué que nous montions en épingle un simple projet, une discussion de travail, qu’il était impossible qu’un tel projet de blanchir les équipes soit mis en œuvre. Sept ans plus tard, ce n’est toujours pas bien grave, mais au motif, cette fois, que tous les clubs le font. Quel succès. Qui aurait pu imaginer, en 2011, après les excuses publiques de Laurent Blanc, que cela donnerait envie à toute la Ligue 1 de se mettre instantanément aux quotas ? (...) Un journaliste d’investigation prend des mois pour enquêter, ce flemmard, alors qu’eux mouillent leur chemise tous les week-end sous les spots des plateaux TV. Et il va jusqu’à s’offusquer que des éducateurs justifient leur recrutement ethnique par la peur du communautarisme : il ferait mieux de fréquenter les terrains (...) Parce qu’il ne passe pas sa vie en salle de presse à Clairefontaine, ce journaliste s’imagine que la binationalité est un problème mineur, que ce n’est pas si dramatique si quelques joueurs choisissent un jour de jouer pour une autre équipe nationale. Est-il aveugle pour comparer ce choix à celui que ferait le diplômé d’une grande école française, dont la scolarité aurait été financée par la France, et qui choisirait d’aller gagner sa vie à Londres ? (...) Ces journalistes font partie de la grande famille du football. Ils peuvent faire semblant d’être franc, courageux, indépendants. Mais sur les sujets d’importance, on ne trahit pas sa famille », fait remarquer, sur son blog, le journaliste de Mediapart. Le débat risque de se muscler..

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  • descartes
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    TRANSFERTS AVORTÉS, CHANGEMENT DE POSTE… LISANDRO LOPEZ SE PAIE VIOLEMMENT L’OL ET AULAS


    14/11/2018 à 18h36 Parti en 2013 pour le Qatar, Lisandro Lopez nourrit visiblement depuis une rancœur tenace envers l’OL.

    Dans un entretien accordé au média argentin Identidad Racinguista, l’attaquant de 35 ans raconte la fin de son aventure lyonnaise, entre conflits avec la direction concernant son transfert et repositionnement côté gauche mal vécu.






    82 buts et des cœurs conquis mais aussi de la rancœur… l’aventure lyonnaise a laissé plus que des regrets à Lisandro Lopez. Parti de l’OL en 2013 pour le Qatar, l’attaquant de 35 ans en a visiblement encore gros sur le cœur. Dans un entretien accordé au média argentin Identidad Racinguista, celui qui évolue désormais au Racing Club en Argentine raconte les raisons qui l’ont poussé à quitter le club. "Au bout de six mois, j'ai dit que je préférais être sur le banc"


    "Après trois ans et presque 80 buts à Lyon, l'entraîneur (Rémi Garde à l’époque ndlr) décide de me mettre ailier gauche, avec Gomis en numéro 9, Lacazette de l’autre côté et Gourcuff ou Grenier en créateur. Je n'étais pas d'accord, assure le buteur. Au bout de six mois, j'ai décidé de rendre le brassard et j'ai dit que je préférais être sur le banc plutôt que de jouer à ce poste."



    Des problèmes de schéma de jeu et de poste, mais aussi de transfert. Frustré par une situation sportive qui ne lui convenait plus, Lisandro Lopez a commencé à chercher une porte de sortie. Certaines options, aussi prestigieuses étaient-elles, ont été retoquées par Jean-Michel Aulas.



    "Tout était réglé avec Tottenham et le président a fermé la porte"


    "A la fin de la saison, j'avais la possibilité d'aller à la Juventus mais le président de Lyon a fermé la porte. Je n’avais pas d’agent donc je discutais moi-même avec les entraîneurs, poursuit le joueur. A une semaine de la fin du mercato, André Villas-Boas, à Tottenham, m'appelle. Tout était réglé et le président m'a encore fermé la porte. J'ai appris à ce moment-là que Villas-Boas avait voulu me faire venir à Chelsea, mais qu'on ne me l'avait jamais dit. J'étais tellement déçu et frustré que je me suis promis de ne plus jamais jouer en Europe."

    Désireux de rejoindre le Racing Club, l’attaquant a de nouveau dû surmonter des contraintes, financières cette fois, en raison du prix fixé par la direction de l’OL. "J'ai appelé Ayala pour venir au Racing mais il m'a dit que Lyon demandait 6 ou 7 millions d’euros. Il ne me restait qu'un an de contrat et j’essayais de partir. Les clubs brésiliens eux voulaient des joueurs renommés mais libres… Un jour, on m’a dit que le président d’Al-Gharafa me voulait. Lyon essayait de m'envoyer à Monaco ou à Naples. Mais comme je m'étais dit que je ne jouerais plus jamais en Europe, je suis parti au Qatar."

    la rédaction BFM

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  • descartes
    a répondu



    ... Foot L1 Lyon
    Lyon : un capital joueurs de 394 millions d'euros


    Publié le jeudi 15 novembre 2018 à 17:55 | Mis à jour le 15/11/2018 à 18:28La direction a fait évaluer le capital joueurs de son effectif par Ginkyo Ratings, une société spécialisée. C'est une nouvelle façon de mettre en valeur un club et d'attirer les investisseurs.

    Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


    C'était une idée née dans les couloirs feutrés d'une réunion au ministère de Finances : en 2014, en marge d'une réunion où ils étaient conviés, les dirigeants lyonnais et Ginkyo Ratings, une entreprise basée à Lyon et membre de l'Observatoire de l'immatériel, sont alors convenus de travailler ensemble sur un projet. Comment faire apparaître la valeur des joueurs dans les états financiers, comment donner un poids à ces actifs jamais comptabilisés dans les bilans ?

    Jean-Michel Aulas évoquait dans nos colonnes, lors de notre enquête sur « la vraie valeur des clubs de L1 » (L'Equipe du 19 octobre), ses propres chiffres : ils seront dévoilés ce vendredi par Vincent Ponsot, le directeur général adjoint de l'OL. Ce capital joueur atteindra environ 394 M€ au 30 juin dernier. Le duo de tête ? Memphis Depay et Nabil Fekir, valorisés à un peu plus de 50 M€ chacun selon les chiffres avancés par le club. Mais depuis, Ndombele et Aouar pointent dans les mêmes eaux.

    On constate aussi que Tousart, autre espoir, est au-dessus de 33 M€. Cette évaluation est loin d'être un gadget puisqu'elle est au coeur d'une stratégie plus globale des dirigeants pour valoriser leurs actifs. « L'idée était en fait de valoriser les joueurs formés par le club qui n'apparaissaient nulle part dans les états financiers. Les comptabiliser, les intégrer dans le bilan était donc novateur», explique Pierre Caillet, le président de Ginkyo Ratings, qui parle ainsi de la valeur du footballeur et non d'une valeur de transfert.


    Sept domaines d'évaluation

    « Nous avons une expertise dans la valorisation des actifs immatériels, donc hors bilan, poursuit-il. Les clubs de foot ne sont pas des entreprises comme les autres, les joueurs ne sont intégrés que lorsqu'il y a un transfert. Ensuite, si le joueur a un prix, il perd chaque année en raison de son amortissement et les jeunes n'apparaissent nulle part. » Que valent ainsi des Aouar ou des Fekir, formés à l'OL ? Ginkyo Ratings, qui a aussi travaillé sur Nice, a établi sept thèmes d'évaluation : le physique, la technique, le mental, la tactique, le potentiel, le relationnel et le capital santé.

    Chaque garçon (centre de formation compris) est jugé par un collège de six personnes (trois en interne et trois en externe). Les entraîneurs lyonnais participent à cette évaluation comme des anciens joueurs ou entraîneurs comme Eric Carrière, Alain Roche, Raymond Domenech, Gérard Houllier... « C'est très bien fait, explique un évaluateur qui a l'obligation de garder l'anonymat. Ça prend du temps. On donne des notes de 1 à 10 sur plein de points comme par exemple pied droit, pied gauche, relance, duels aériens, potentiel, quelle image le joueur renvoie, est-il "bankable" ? etc. Ce n'est pas toujours facile mais si on n'a pas d'avis sur un domaine, on peut le mettre aussi. »

    Tout est donc précis, pointu. « Notre méthodologie se base ensuite sur des équations linéaires que nous avons mises au point avec un laboratoire mathématique lyonnais, souligne Pierre Caillet. Nous sommes partis sur un modèle développé par l'Observatoire de l'immatériel et la Direction générale des entreprises du ministère de l'Economie qu'on a décliné sur le foot. Et notre méthode remise à Bercy a été auditée par un collège d'experts internationaux qui l'a validé le 8 janvier. Les clubs peuvent donc demander à évaluer à leur juste valeur leurs effectifs avec l'intégration dans les états financiers. Sur chaque joueur, tout est passé au crible, on a 200 points de référence. Et grâce à l'outil mathématique, si on sent que certaines notes ne correspondent pas à la réalité, en raison par exemple de soucis que peut rencontrer un évaluateur avec un joueur, elle est éliminée d'entrée, ça écrête illico pour être le plus juste possible. » En 2016, l'OL était évalué à 190 M€. Les chiffres de cette saison seront donc un atout de poids auprès des actionnaires et des possibles futurs investisseurs, ce qui est aussi le but d'une telle expertise.


    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Football Leaks :



    Chelsea ciblé par la FIFA pour des transferts de mineurs, dont celui du Lyonnais Bertrand Traoré





    Publié le mardi 13 novembre 2018 à 16:50Selon des documents Football Leaks dévoilés mardi par Mediapart, l'attaquant burkinabé de l'OL était encore mineur lorsque les Blues l'ont enrôlé. Une infraction croissante en Europe que la Fifa peine à sanctionner.

    Partager sur Facebook Tweeter Google+partagesBertrand Traoré n'avait que 15 ans lorsque son entourage s'est mis d'accord avec Chelsea . ( L'Équipe)
    L'attaquant Bertrand Traoré, transféré à l'été 2017 à l'OL en provenance de Chelsea pour 10 M€, était mineur lorsque les Blues l'ont recruté en 2010 ou 2011 au Burkina Faso contre 400 000 livres (460 000 euros), et son cas, parmi d'autres similaires reprochés par la Fifa au club de Londres, a fait l'objet d'une demande de sanction par le rapporteur de la commission de discipline de l'instance pour - entre autres - « transfert international illégal de mineur », rapporte Mediapart, mardi, documents Football Leaks à l'appui.
    L'article de Mediapart
    Le club anglais risque gros : selon le média en ligne, le service Intégrité et Conformité de la Fifa, qui correspond au premier des trois niveaux de contrôle des transferts au sein de l'instance mondiale, a proposé de frapper les Blues d'une interdiction de transferts de quatre mercatos, pour des infractions portant sur 19 joueurs, dont 14 mineurs transférés illégalement. Pour le seul Traoré, 23 ans aujourd'hui, le rapporteur a demandé que Chelsea soit privé de transferts pendant un mercato.

    « Mauvaise foi »


    Sauf exceptions, la FIFA n'autorise les transferts de joueurs âgés de 16 à 18 ans qu'entre clubs de l'Union Européenne. Officiellement, Chelsea a enregistré l'arrivée de Traoré en 2014, après ses 18 ans (il est né le 6 septembre 1995), mais des révélations de presse ont conduit la Fifa à ouvrir une première enquête, refermée faute de preuves en 2013, puis une seconde, en octobre 2015, lorsqu'il a été notamment avéré qu'il avait joué, en octobre 2011 (à 16 ans), un match contre les U18 d'Arsenal.

    À la Fifa qui pointait sa « mauvaise foi », le club a alors fini par avouer avoir acquis une option sur le joueur auprès de sa mère, quand il avait 15 ans, contre 177 000 euros, plus 15 000 euros pour son club, l'Association Jeunes Espoirs de Bobo-Dioulasso.

    Ce n'est pas tout. Pour la Fifa, le club « a payé l'école [privée du joueur] en Angleterre [de 2011 à 2013] alors qu'il était mineur », et il « a aidé et facilité le déménagement de sa mère et de son frère ». Des coups de pouce classiques pour convaincre un jeune joueur et son entourage. Le rapporteur du cas Traoré pointe aussi la durée de l'option, quatre ans et demi, alors qu'un mineur ne peut signer pour plus de trois ans.

    Course au jackpot


    Entre 2014 et 2016, la commission de discipline de la Fifa a déjà épinglé le FC Barcelone, l'Atlético de Madrid et le Real Madrid pour des transferts illégaux de mineurs, mais Mediapart souligne que, submergée par le nombre d'enquêtes ouvertes sur ce phénomène croissant (les demandes d'enregistrements pour des joueurs mineurs auprès de la Fifa ont doublé entre 2011 et 2017), elle tarde désormais à sanctionner. Dans le dossier de Chelsea, le rapporteur, désigné en 2016, n'avait pas encore été auditionné en janvier 2018. Idem celui désigné dans une procédure visant Manchester City, dans le collimateur depuis octobre 2015 pour sept transferts illégaux de mineurs.

    Mediapart raconte encore comment la Fifa est parfois alertée par un club qui s'estime spolié par un autre. C'est le cas de l'AJ Auxerre, dont le président, Francis Graille, s'est plaint en décembre 2017 qu'un jeune Franco-Gabonais formé dans l'Yonne ait signé pour le RB Salzbourg avant ses 16 ans. Dans son courrier à la Fifa cité par Mediapart, l'ancien président du Losc et du PSG soupçonne aussi le club autrichien d'avoir enregistré le joueur dans un club satellite sous statut amateur pour éviter de verser à l'AJA une indemnité de formation. Voilà bien le coeur du sujet : si tant de clubs aimantent des mineurs, quitte à jouer avec les règles, comme Monaco en France, selon d'autres Football Leaks dévoilés mardi, c'est qu'ils peuvent rapporter le jackpot.


    Tous nos articles sur les Football Leaks


    J. LB.

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    OL-Hoffenheim : incorrigibles Lyonnais !





    Publié le jeudi 8 novembre 2018 à 00:24
    Les Lyonnais ont mené de deux buts en supériorité numérique mais n'ont pu valider un succès qui leur aurait quasiment offert la qualification (2-2).



    Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


    Quand le speaker a rappelé que l'OL était toujours deuxième de son groupe, derrière City, le stade, largement vidé, résonnait encore des sifflets des plus mécontents. Comme en Allemagne deux semaines plus tôt (3-3), Lyon s'est fait rattraper sur le fil (2-2) sur une reprise de près de Kaderabek dans le temps additionnel (90e + 2), et l'équipe ne peut vraiment s'en prendre qu'à elle-même. Comment, alors qu'elle menait de deux buts et qu'elle était en supériorité numérique depuis la 51e minute, a-t-elle laissé filer une victoire qui lui aurait quasiment déjà assuré sa place en huitièmes de finale de la Ligue des champions ? Mais doit-on encore s'étonner de ces scénarios avec les Lyonnais ?

    On a revu tout ce que l'on connaît de l'OL en une soirée : l'incroyable inconstance, l'incapacité à gérer ses temps faibles, une grande fébrilité au fil des minutes mais aussi une qualité qui aurait dû lui permettre de s'imposer bien plus facilement. Le système choisi en 3-5-2, après une petite période de flottement, avait parfaitement fonctionné pour fermer les couloirs.

    Les Allemands ne pouvaient plus se balader dans ces zones et l'apport de Morel derrière permettait aussi de gérer ces espaces. Le coup semblait impeccable, d'autant que Nabil Fekir, sur un cafouillage dans la surface avec un Baumann peu à l'aise (1-0, 19e), puis Tanguy Ndombele d'une reprise détournée (2-0, 28e) avaient donné un avantage. Un net avantage ? C'est une expression à bannir avec Lyon... L'équipe montrait pourtant par instants un visage séduisant, et notamment une certaine maturité dans sa gestion de sa nuit, en restant bien en place même si quelques signes avant-coureurs laissaient craindre le pire juste avant la pause. Mais de là à voir l'OL céder contre une formation réduite à dix...




    Nabil Fekir : «C'est triste pour nous»

    Un terrible sentiment de gâchis


    On ne comptait plus d'ailleurs les occasions ratées, notamment par Memphis Depay, qui semble avoir perdu la confiance, un comble pour un garçon qui réclame une place de titulaire comme un dû. Denayer voyait ainsi son but refusé pour un hors-jeu logique (52e), Fekir frappait sur le gardien (54e)... Même si la réduction du score par Kramaric (65e) sur une action individuelle et un manque d'agressivité défensive laissaient craindre le pire quand on connaît les errements lyonnais, l'OL poursuivait sur sa lancée : raté de Fekir (69e), arrêt du gardien sur un tir du capitaine olympien (73e), raté de Depay sur une percée de Ndombele (81e) ou encore cette frappe de Mendy (90e + 1) sur le gardien qui allait entraîner le contre, la faute de Morel et ce coup franc fatal...



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    Olympique Lyonnais@OL
    #OLHOF Bruno Genesio : « On aurait dû marquer ce troisième but. Ensuite on recule beaucoup trop après leur premier but. Beaucoup d’agacement et de colère ce soir. On laisse filer 2 points. Le système avait bien fonctionné. On doit tuer le match. »
    23:48 - 7 nov. 2018

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    Il va falloir maintenant se remettre de ce coup très dur dans une période lourde, même si rien n'est encore perdu : l'OL possède toujours un avantage sur les Allemands grâce à la différence de buts particulière, mais cela nécessite de finir au même niveau qu'eux alors qu'un City revanchard va se pointer au Groupama Stadium et que Donetsk aura peut-être encore des cartes en main lors de la dernière journée... Pas évident. Bruno Genesio va devoir chercher de nouvelles ressources. Tactiquement, il avait vu juste avec son organisation mais c'est dans les têtes que le boulot s'annonce le plus délicat. Il y avait même un sentiment d'inéluctabilité sur cette ultime action allemande, comme si cette fragilité semblait impossible à soigner. Tout le contraire des Allemands en somme. Il y avait tant d'espaces en seconde période, de possibilités de contres qu'il apparaît inconcevable que les équipiers de Fekir, parfois trop faciles, pas assez tueurs, n'aient pas pu en profiter.

    Cela ne va pas arranger les affaires de l'entraîneur auprès de certains supporters, ni celles de Depay d'ailleurs, hué par certains à sa sortie... Lyon est maintenant contraint de régler la mire dès samedi à Guingamp. Mais il doit y avoir une énorme frustration en interne après une telle performance. Tout ne fut pas à jeter, loin de là. Il n'est pas certain que ce système à trois défenseurs survive à ce nul et à cet adversaire car l'OL n'a pas d'autre choix que de s'imposer en Bretagne. L'atmosphère risquerait sinon d'être de plus en plus viciée...


    8


    Lyon a encaissé huit buts lors de ses quatre derniers matches de Ligue des champions, soit un de plus que lors de ses neuf précédents.

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Lucas Tousart (OL) : Un début de saison «plutôt mitigé»

    Publié le lundi 5 novembre 2018 à 12:15
    Dans un entretien à l'AFP, Lucas Tousart fait le point sur le début de saison «plutôt mitigé» de son équipe. Avant d'affronter Hoffenheim en Ligue des champions mercredi, le milieu défensif estime que l'OL est «toujours dans les clous».

    Partager sur Facebook Tweeter Google+0 partagesLucas Tousart et l'OL affronteront Hoffenheim ce mercredi en Ligue des champions. ( F.Faugère/ L'Equipe)



    L'Olympique Lyonnais joue gros contre Hoffenheim en Ligue des champions, mercredi. Deuxième du groupe derrière Manchester City, le club rhodanien peut faire un grand pas vers les huitièmes de finale en battant Hoffenheim. «C'est un match capital. Nous arrivons au tournant de la phase de poules après avoir disputé trois matches. Cela passe forcément par une victoire. Il faut gagner pour bien nous positionner en vue de la qualification», a expliqué Lucas Tousart à l'AFP, ce lundi. «Le bilan reste satisfaisant en Ligue des Champions car nous avons notre destin entre nos mains. C'est le plus important.»

    Sur le début de saison de l'OL, qui a livré une prestation indigeste contre Bordeaux ce samedi (1-1), le milieu défensif a estimé qu'il était «plutôt mitigé» : «Quoi qu'on en dise, nous sommes toujours dans les clous. Nous sommes en course en Ligue des champions et en championnat, nous pourrions être mieux positionnés mais nous sommes toujours dans le coup. Il y a eu des hauts et des bas. Il y a mieux à faire, nous le savons mais nous restons dans nos objectifs.»

    L'international espoir, qui admet que la défense est «fébrile» et l'attaque manque «d'efficacité», est également revenu sur le cas Depay. «C'est un joueur atypique, un grand joueur, un bon camarade, capable de faire basculer des situations à lui seul comme à Angers (2-1). Ses réactions ne regardent que lui. C'est son état d'esprit. Il est dommage que cela ait fuité. Le coach a fait son travail en intervenant. Il avait à coeur d'en parler mais nous avons surtout besoin d'être concentré sur le terrain. Memphis sera prêt (mercredi).»

    En Ligue des champions mercredi, l'OL pourra compter sur Nabil Fekir, qui a fait son retour après un mois d'absence. «C'est l'une des pièces-maîtresses de notre effectif, il va nous aider. Il le montre chaque fois qu'il a le ballon. Il va nous aider», a conclu Lucas Tousart.



    Avec AFP

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    Tanguy Ndombele, drôle de pare-feu pour l'OL

    Publié le dimanche 4 novembre 2018 à 21:48
    Stigmatisé par son président, le milieu international illustre une période où l'OL se préoccupe plus de ses individualités que de son collectif défaillant.


    Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


    À Lyon, sous le feu des projecteurs, une individualité en chasse une autre. Et pas forcément pour de bonnes raisons. Après avoir été vampirisée par le cas de Memphis Depay, l'actualité de l'OL a glissé ces derniers jours autour de Tanguy Ndombele. Mais si le Néerlandais avait largement contribué à centrer les débats autour de sa personne, la manière dont le milieu relayeur a soulevé les discussions interpelle.

    Remplacé à la pause face à Bordeaux, samedi (1-1), l'international français s'est attiré un commentaire acerbe de son président, Jean-Michel Aulas, après la rencontre. «On a eu des attitudes qui n'étaient parfois pas les bonnes, regrettait le dirigeant. Mentalement, on doit être forts dans nos têtes. Bruno Genesio a tenté de changer de système car Ndombele n'était pas très concerné aujourd'hui. Cela peut arriver.» Porter le débat sur l'investissement du joueur n'en est pas moins discutable. Bien sûr, l'ancien Amiénois est loin d'avoir livré sa meilleure prestation à Lyon. Mais il était loin d'être le seul dans ce cas. Et son remplacement visait notamment à répondre à la difficulté pour l'OL de défendre sur la largeur dans un 4-4-2 en losange. D'où le passage (peu convaincant), à la pause, au 4-2-3-1 et la rentrée de Bertrand Traoré.

    Entre la nécessité de laisser sur la pelouse Lucas Tousart pour garder un certain équilibre et la prestation convaincante d'Houssem Aouar, buteur, la sortie de Ndombele se défendait. Encore plus à quatre jours d'un match capital de C1 face à Hoffenheim, pour lequel Lyon aura bien besoin de l'une de ses meilleures individualités. Sans qu'il soit, forcément, nécessaire de surinterpréter sa dernière prestation.
    La gestion de l'affaire Depay avait déjà étonné

    À moins, peut-être, de s'interroger sur un possible lien de cause à effet entre celle-ci et la manière dont son président avait placé son joueur au coeur d'un buzz sur son avenir deux jours plus tôt. Sur Twitter, «JMA», en réponse à une intervention de Vikash Dhorasoo - «Ndombele ? Je ne pense pas qu'Aulas le laissera partir au PSG» -, avait ainsi indiqué : «Mais comment VD peut-il énoncer ce type d'information : évidemment que le PSG peut envisager de faire une offre, c'est le joueur qui décide.»Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité




    En interne, certains s'étaient déjà interrogés sur la manière dont Aulas avait géré publiquement l'affaire Depay. En réponse à la sortie du joueur, qui avait réclamé «plus de respect» de la part de son entraîneur, après avoir débuté sur le banc face à Angers (2-1), le président lyonnais avait estimé «qu'il en avait trop fait», tout en rappelant suffisamment de fois qu'il «est un grand joueur». Ce qui a donc laissé certains perplexes face à une situation où l'attitude récente du joueur a pu irriter le reste du groupe. Et samedi, face aux sifflets suscités par la prestation de l'ancien Mancunien dont il est proche, JMA avait appelé à «soutenir les joueurs en difficulté». Une mansuétude dont n'a pas vraiment profité Ndombele, stigmatisé pour sa sortie décevante.

    Dans une période où l'absence d'un directeur sportif se fait ressentir et tandis que certains manques collectifs apparaissent désespérants, Lyon semble même s'éloigner de problématiques plus profondes au profit de débats sur ses individualités qu'il nourrit lui-même, largement.

    Bilel Ghazi l'Equipe

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    L’OL, DEUXIÈME CLUB LE PLUS FORMATEUR DES GRANDS CHAMPIONNATS





    29/10/2018 à 09h38
    • RMC Sport : s'abonner
    Le Centre International d’Etude du Sport (CIES) a dévoilé ce lundi le nouveau classement des clubs ayant formé le plus de joueurs actuellement présents dans les cinq grands championnats ainsi que celui regroupant les 31 championnats de l’élite en Europe. L’Ajax domine le premier, le Real et l’OL le second.






    Bonne nouvelle pour les dirigeants et les fans du Real Madrid, le club Merengue est actuellement en tête d’un classement. Le triple champion d’Europe, qui vit un début de saison terrible, est toujours au sommet de la hiérarchie des clubs fournissant le plus de joueurs aux cinq grands championnats.

    Comme en témoigne le classement divulgué ce lundi par le Centre International d’Etude du Sport (CIES), le dauphin du Real n’est autre que l’OL. Alors que 36 joueurs formés au Real jouent dans le Big 5 (soit quatre de moins qu’il y a un an), les Lyonnais sont 35 (+4 joueurs).


    On retrouve ensuite le Barça (34), l’Athletic Bilbao (26), le PSG, Rennes et Manchester United (24).




    L'Ajax, premier pourvoyeur d'Europe

    Dans le classement regroupant les 31 ligues européennes, le leader est également toujours le même. L’Ajax, avec 7 joueurs de plus qu’en 2017, recense 77 éléments et devance le Dynamo Kiev et le Partizan Belgrade (69).

    Juste derrière le Barça (47), l’Olympique Lyonnais est toujours le premier club français (45), devant le PSG (40) et l’AS Monaco (38).

    JBi
    RMC sports

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    issu du journal
    ... Foot L1




    Lyon coeur fragile




    Publié le dimanche 28 octobre 2018 à 00:05
    L'équipe de Bruno Genesio, bousculée en première période, progresse au classement grâce à sa victoire à Angers (2-1). Mais seulement au classement.


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    Angers - L'OL a gagné avant et après son match de Ligue des champions à Hoffenheim, mardi (3-3). L'OL a concédé un nombre de tirs enfin acceptable hier à Angers (14). L'OL est à portée du podium. Voilà ramassé, en trois phrases, l'essentiel des bonnes nouvelles pour l'équipe de Bruno Genesio après un voyage à Angers où elle a été portée par l'orgueil de Memphis Depay et aidée par l'expulsion d'Ismaël Traoré.
    Angers - Lyon : Le film du match
    L'entraîneur lyonnais a évoqué « une entame de match très compliquée, on peut dire jusqu'à la mi-temps, où on n'a pas su se créer suffisamment d'occasions parce qu'on a manqué de verticalité, de profondeur dans notre jeu. On a fait preuve d'un peu de fébrilité, ce qui a permis à Angers de se créer trois ou quatre occasions très nettes. »

    Si la frappe de Pierrick Capelle n'avait pas croisé le pied gauche d'Anthony Lopes (5e) et la tête de Stéphane Bahoken le poteau (11e), le constat de Bruno Genesio aurait sans doute été moins positif à l'issue de la rencontre. Plus dans le ton de son discours à lapause, dans le vestiaire : « Ça n'a pas été forcément tendre, maintenant je pense qu'il a raison, des fois on doit se bouger, a reconnu Lucas Tousart. On pense trop que ça va le faire facilement, mais ici on sait que c'est toujours dur de gagner, ça passe par beaucoup de combat physique et je pense qu'au début on n'était pas prêts. »

    «Lopes nous a permis de rester dans le match» Bruno Genesio, l'entraîneur de Lyon

    Battus dans l'agressivité, les duels aériens et sur les deuxièmes ballons, les Lyonnais ont tangué très fort jusqu'à l'expulsion d'Ismaël Traoré (34e). Un seul joueur émergeait alors : Anthony Lopes : « Il a été décisif et nous a permis de rester dans le match », convenait Genesio. De sa cage, l'intéressé a moyennement apprécié le spectacle : « On savait qu'ils allaient venir nous chercher, nous presser très haut. On a eu une première période très compliquée... On progresse au niveau comptable, on va retenir ça. »

    Ensuite, il y a eu Memphis Depay, plus de mobilité et de justesse. Mais il y a eu, aussi, les prestations inquiétantes de Marcelo et Bertrand Traoré ou la première titularisation manquée de Jordan Ferri. Et ce but encaissé à la 88e minute qui a rappelé l'égalisation subie à Hoffenheim. « Au lieu de passer une fin de match tranquille, on se complique un peu la tâche », a rappelé Anthony Lopes, lassé comme d'autres par cette équipe si irrégulière d'un match ou d'une mi-temps à l'autre, qui grimpe au classement sur un fil.

    L'Equipe

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    Foot L1 Lyon


    Lyon : l'ascension expresse de Tanguy Ndombele en 10 dates





    Publié le vendredi 26 octobre 2018 à 18:15


    Encore en L2 il y a un an et demi, Tanguy Ndombele (21 ans) a rapidement franchi de nombreux paliers pour s'affirmer comme l'un des hommes forts de l'OL et devenir international. Retour en dix dates sur son impressionnante ascension.




    Y.S. Partager sur Facebook Tweeter Google+
    9 octobre 2016 : premier contrat pro


    Formé à Guingamp, Tanguy Ndombele n'est pas conservé par l'EAG. En 2014, il rejoint Amiens, où il évolue pendant deux saisons avec l'équipe réserve. Il intègre progressivement l'équipe pro en 2015 et s'impose comme un titulaire en L2 lors de la saison 2016-2017. Alors âgé de 19 ans, il signe son premier contrat pro avec le club picard.


    Ndombele bientôt trop grand pour Lyon ?

    19 mai 2018 : Amiens monte en L1


    À l'issue de la dernière journée de L2 et d'un match au scénario fou à Reims (victoire 2-1 grâce à un but à la dernière minute du temps additionnel), Amiens valide sa montée dans l'élite. Ndombele est l'un des hommes forts de son équipe. Il a donné sept passes décisives et marqué deux buts en 30 matches disputés en Championnat, faisant déjà étalage de ses qualités de percussion.
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    30 juin 2017 : prolongation à Amiens




    La nouvelle saison n'a pas encore commencé qu'Amiens prolonge d'un an son milieu de terrain. Le joueur de 20 ans est désormais lié au club picard jusqu'en 2020.


    26 août 2017 : débuts réussis en Ligue 1




    Dès ses premiers matches de L1, Tanguy Ndombele démontre qu'il a le niveau pour jouer dans l'élite. Malgré la défaite contre le PSG (0-2), il se montre solide au Parc des Princes lors de la première journée. Puis il impressionne quelques semaines plus tard à l'occasion de la victoire d'Amiens contre Nice (3-0). Alors que le mercato touche à sa fin, Hoffenheim, la Sampdoria, des clubs anglais ainsi que l'OL tentent de le recruter. Tanguy Ndombele, entouré d'Angelo Fulgini et Lys Mousset, vit ses premiers matches avec les Espoirs. ( P.Lahalle/ L'Equipe)

    30 août 2017 : première convocation avec les Espoirs




    Le bon début de saison de Ndombele ne passe pas inaperçu. Maxime Lopez déclare forfait pour les match de l'équipe de France Espoirs face au Chili (1er septembre) et au Kazakhstan (5 septembre). L'Amiénois est convoqué pour le remplacer. Il entrera en jeu lors de ces deux rencontres (et compte aujourd'hui 9 sélections avec les Espoirs).


    31 août 2017 : signature à l'OL




    Tout s'accélère en cette fin d'été pour le milieu de terrain. L'OL, qui vient de laisser filer Corentin Tolisso et Sergi Darder, le recrute lors du dernier jour du mercato (prêt payant d'un an à 2 M€ assorti d'une option d'achat à 8 M€). Ndombele a préféré l'offre de l'OL à celles d'Hoffenheim et de l'Inter.



    17 septembre 2017 : superbe match au Parc des Princes




    Pour son premier match avec l'OL, Tanguy Ndombele marque les esprits au Parc des Princes (défaite 2-0). Il bouscule les milieux de terrain du PSG, percute, casse les lignes, trouve la transversale d'une frappe surpuissante avant de céder sa place à l'heure de jeu.

    27 avril 2018 : nommé parmi les meilleurs espoirs




    Auteur de six passes décisives en L1 et de nombreuses prestations de très haut niveau, Ndombele réalise une saison pleine avec Lyon. Devenu un titulaire indiscutable aux côtés de Tousart et Aouar, il participe à la qualification de l'OL pour la Ligue des champions. Et le milieu de terrain fait partie des quatre nommés pour le titre de meilleur espoir de la L1 (avec Malcom, Aouar et Mbappé, qui l'emporte).


    4 octobre 2018 : première convocation chez les Bleus




    Alors que Corentin Tolisso est victime d'une rupture des ligaments croisés, Didier Deschamps choisit d'appeler Tanguy Ndombele pour le remplacer chez les Bleus. Une première convocation que le Lyonnais trouve «vraiment impensable» étant donné son parcours. Le milieu de terrain signe notamment une excellente entrée en jeu contre l'Islande (2-2) à Guingamp, son club formateur. Ndombele, auteur d'un match plein à Hoffenheim. ( S.Mantey/ L'Equipe)



    23 octobre 2018 : haut niveau en Ligue des champions




    Ndombele découvre également en ce début de saison la Ligue des champions. Et dans cette compétition aussi, le milieu de terrain se montre à son avantage. Il impressionne lors de la victoire surprise de l'OL à Manchester City (1-2) puis est à nouveau décisif sur la pelouse d'Hoffenheim (3-3), inscrivant même un joli but. Même s'il a prolongé son contrat en septembre jusqu'en 2023, l'OL sait qu'il ne sera pas évident de retenir son joueur au-delà de la saison 2018-2019.

    L'Equipe

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    FOOTBALL - LIGUE 1


    Memphis Depay, ange et démon de l'Olympique lyonnais



    Le Lyonnais est définitivement un joueur à part. Sa prestation devant Nîmes l’a encore montré. Il enthousiasme, agace, et on se dit que sa gestion ne doit pas être évidente.
    • Le 21/10/2018 à 05:00
    • mis à jour à 08:09
    Memphis Depay a influencé le succès de l’OL vendredi face à Nîmes au Groupama Stadium. Photo Stéphane GUIOCHON préc.suiv.
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    Memphis Depay ne laisse pas indifférent. C’est le moins que l’on puisse dire. Entre ses frasques techniques et ses qualités naturelles, on a encore du mal à choisir et, surtout, à s’habituer. On se dit aussi qu’il doit provoquer quelques maux de tête chez ses entraîneurs. Vendredi, face à Nîmes, Bruno Genesio choisit de le laisser une heure et demie et de sortir Dembélé qui n’avait pas spécialement démérité.

    Une recherche forcenée de la beauté au détriment de la simplicité





    Le coach mettait ainsi un mouchoir sur une supériorité numérique vendangée et ce ballon piqué raté dans un un contre un décisif avec Bernardoni. Le geste illustrait son égocentrisme, une recherche forcenée de la beauté au détriment de la simplicité, et c’est sans doute aujourd’hui encore une barrière vers les plus grands clubs européens.

    On connaît l’épilogue de la rencontre avec ce but qui tuait les dernières velléités gardoises. Il intervenait après une curieuse série de dix matches à sec. Il faut, en effet, remonter, à la venue d’Amiens, le 12 août dernier, pour trouver trace du premier but de Memphis et le constat est paradoxal quand on se souvient que le Lyonnais signa 10 buts et 6 passes décisives entre la 30e et la 38e journée de la saison précédente. JMA, le protecteur


    Le mystère du buteur est une réalité du jeu et il est vrai que Memphis est un joueur énigmatique. Ainsi, quand on lui demanda si cette deuxième réalisation allait booster sa confiance, il répondit : « Je ne me pose pas la question. J’ai eu quelques occasions de marquer, mais ce n’est pas ce à quoi je pense quand je joue. Ce n’est pas mon objectif le plus important. »

    Quelques minutes auparavant, Jean-Michel Aulas avait évoqué ce joueur, dont il sait qu’au-delà de la carapace, il faut utiliser la fibre affective et presque paternelle. « C’est un garçon tellement généreux au plan de l’attitude qu’à un moment donné, il est récompensé. Et comme il est croyant, on va dire que c’est Dieu qui l’a récompensé. Au-delà de son talent, c’est un vrai leader, et c’est un bonheur de l’avoir dans l’équipe. »




    Mon but est de jouer pour Dieu, et ensuite, de prendre du plaisir dans mon jeu

    Memphis Depay





    Angélique quand il pense au collectif, presque démoniaque lorsqu’il oublie ses coéquipiers démarqués, Memphis demeure un acteur essentiel de l’OL. D’ailleurs, la Hollande renaissante s’appuie sur lui. Ronald Koeman l’a installé en électron libre, et ça marche, comme en témoignent son doublé contre le Pérou et son but contre l’Allemagne. Cela nous ferait oublier qu’il prend, parfois, des libertés avec le jeu.



    Antoine OSANNA


    Le progrès
    Dernière modification par descartes, 21/10/2018, 12h40.

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    issu du journal
    ... Foot Bleus Tanguy Ndombele gagne le respect

    Publié le dimanche 14 octobre 2018 à 00:03L'entrée en jeu du Lyonnais face à l'Islande et son attitude au quotidien ont plu en interne. Pour l'instant, c'est un sans-faute.

    Vincent Garcia Partager sur Facebook Tweeter Google+


    Comme sur le terrain face à l'Islande (2-2), Tanguy Ndombele n'a pas mis longtemps à se sentir à l'aise hier face aux médias à Clairefontaine, pour sa première véritable sortie publique depuis qu'il a intégré les Bleus. Kylian Mbappé a reçu toutes les louanges ou presque pour avoir retourné une situation très défavorable face aux solides Islandais mais l'entrée du milieu défensif, jeudi, à la 66e minute de jeu, a eu aussi son petit effet. C'est grâce notamment à une récupération de sa part dans les pieds d'un adversaire, suivie d'une passe dans le bon tempo, qu'est arrivée la réduction de l'écart.
    Tanguy Ndombele : « C'était vraiment impensable »
    D'une manière générale, après quelques minutes timides, le Lyonnais, pour sa première sélection, a montré de belles promesses dans l'utilisation du ballon et une complicité intéressante avec Mbappé. D'ailleurs, l'attaquant parisien, comme Paul Pogba, fait partie des deux joueurs qui sont venus le féliciter pour sa prestation. « Ça se passe plutôt bien, a dit le nouveau, hier. Le groupe m'a bien accueilli dès le premier jour. J'appréhendais un peu, je ne connaissais personne, même si j'avais joué contre certains joueurs. Mais le groupe, le staff, tout le monde m'a mis à l'aise. »

    Lundi et mardi derniers, après le repas du soir, Ndombele (21 ans) a filé au bâtiment des Espoirs pour saluer ceux avec lesquels il partageait son quotidien il y a encore un mois. Mais sa place est désormais chez les grands, où il est arrivé sans fracas et avec humilité.



    Deschamps lui a dit de continuer sur ce chemin





    Bizuté au son de « Papa allô » du rappeur Alonzo, qu'il a chanté devant tout le groupe, l'ancien Amiénois, né en banlieue parisienne, a pu se rapprocher au fil des jours de Mbappé, Pogba, Kimpembe ou Matudi. « Il a fait une superbe entrée pour sa première sélection, a d'ailleurs souligné le milieu défensif de la Juventus Turin. On le connaît, on le voit en Ligue 1 et il fait de très bonnes choses avec Lyon. À lui de continuer à travailler et à apprendre. Il est calme, discret dans la vie, c'est bien. Sur le terrain, il exprime tout son potentiel et son talent pour l'instant. Tant mieux. »

    Le joueur est content de son intégration en bleu et cela semble réciproque. Didier Deschamps lui a glissé quelques mots après son match face à l'Islande pour lui dire de continuer sur ce chemin. « Quand on entre dans des matches pareils, on se dit qu'on n'a rien à perdre, a expliqué Ndombele, hier. Mais c'est difficile parce qu'il y a beaucoup d'intensité. Je reste assez satisfait de ce que j'ai fait pour une première. Mais je pense que je peux mieux faire. » Le milieu défensif de l'OL a énuméré les qualités qu'il pourra apporter à l'équipe de France, « la percussion », « la qualité de passes », alors que Corentin Tolisso, victime d'une rupture des ligaments croisés, est blessé pour un bon moment encore.


    Comme beaucoup avant lui, il a été impressionné par N'Golo Kanté - « il court partout, il ne s'arrête pas » - et sa soif de progresser laisse penser qu'il peut encore surprendre à l'avenir : « Quand on s'entraîne avec des joueurs pareils, je regarde beaucoup, je regarde ce que je peux améliorer. Je regarde Pogba, Steven (Nzonzi), plein d'autres. J'ai à apprendre de tout le monde. Je suis là pour cela. »






    L'Equipe du jour..


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    PSG-OL (5-0), l'antisèche : Un gamin, Mbappé ? Les gamins, ce sont les Lyonnais


    Vincent Bregevin
    Il y a 10 heuresMis à jour il y a 48 minutes
    • 22
    LIGUE 1 - Lyon a payé au prix fort une dernière demi-heure catastrophique au Parc des Princes, où l'OL a explosé face au PSG (5-0) et Kylian Mbappé, auteur d'un fabuleux quadruplé. Le talent du jeune attaquant parisien a fait la différence. Mais il a profité d'une naïveté coupable des Rhodaniens, pourtant réputés pour être bien plus consistants dans les grands matches. Notre antisèche.




    Le jeu : Lyon a enquiquiné Paris… avant de le faire briller


    Ce PSG-OL a été assez bizarre. Avec une succession de faits de jeu qui ont longtemps pris le pas sur le jeu. Il y en a eu quand même, et les Gones ont été plus cohérents que les Parisiens dans ce domaine. Ils ont semblé très proche de l'égalisation, même en début de seconde période après l'expulsion de Lucas Tousart. Mais ce carton rouge avait bel et bien déséquilibré Lyon.
    Sans son milieu de terrain défensif, le club rhodanien a commis l'irréparable en voulant évoluer un cran plus haut. Les boulevards se sont créés dans le dos de la défense rhodanienne. Face à Neymar et Mbappé, cela ne pardonne pas. Le talent incroyable des deux attaquants parisiens a fait le reste, on y reviendra. Mais les hommes de Bruno Genesio les ont mis dans les meilleures conditions. Leur gestion de la dernière demi-heure a été catastrophique. Et ils l'ont payé au prix fort.

    Les joueurs : Mbappé, c'est complètement fou


    Il provoque le penalty de l'ouverture du score et marque les quatre autres buts. Il est aussi à l'origine de l'expulsion de Lucas Tousart. Kylian Mbappé en a fait voir de toutes les couleurs à l'OL. Au début, il semblait pourtant dans un soir sans, avec beaucoup de mauvais choix. A la fin, il a enfoncé la porte de l'histoire avec fracas et un quadruplé légendaire en l'espace de 13 minutes. Ce gamin de 19 ans était déjà un véritable OVNI. Mais il continue de repousser les limites du possible.

    VIDÉO - Tuchel : "Mbappé aurait pu en mettre cinq ou six... voire sept"

    01:14

    Sa performance éclipse fatalement celle des autres, mais Neymar a été brillant dans son rôle de créateur et Thiago Silva déterminant dans celui de chef de défense parisienne. A l'OL, on retient surtout Tanguy Ndombele, qui a régné dans l'entrejeu pendant une heure. Anthony Lopes aussi. Même s'il est coupable sur le penalty concédé, même s'il a concédé cinq buts, le Portugais a aussi remporté pas mal de duels. Et Lucas Tousart, pour d'autres raisons que l'on évoque ci-dessous.


    Le facteur X : Tousart a plombé l'OL


    On aurait pu choisir la sortie sur blessure de Nabil Fekir, l'individualité majeure de l'OL, qui a précédé de l'ouverture du score du PSG. Mais elle n'a pas empêché les Gones de dominer la première période, même avant qu'ils soient en supériorité numérique. Ce qui a tout changé, c'est l'expulsion de Lucas Tousart.

    Et le milieu lyonnais peut s'en vouloir. Déjà parce que la faute qui entraîne son deuxième carton jaune n'était pas nécessaire car il avait des coéquipiers pour le couvrir. Aussi parce qu'elle intervient dans les derniers instants du temps additionnel de la première période. La sortie de Tousart a totalement déséquilibré le collectif rhodanien et l'OL a explosé en seconde période. Alors qu'elle était largement évitable.

    VIDÉO - Genesio : "On a été beaucoup trop joueurs"

    01:55



    La stat : 36,9%


    Il y a beaucoup de statistiques intéressantes sur matches. Certaines concernent évidemment Kylian Mbappé. Mais on a retenu un chiffre inédit en première période. Le PSG a eu la possession de balle la plus faible de l'ère QSI avec seulement 36,9%. Cela en dit long sur la performance collective des Lyonnais sur la première période. Aussi sur le manque d'efficacité des Gones. Il s'est confirmé dans une seconde période où Paris a rééquilibré les débats. A l'arrivée, l'OL a adressé autant de tirs que Paris (16 chacun). Mais il n'a pas marqué le moindre but. Et il en a concédé cinq.


    Le tweet qui résume tout

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    B/R Football@brfootball
    He’s won the World Cup, Ligue 1 twice, he scored four goals in a 13-minute span today, and he’s 19.@KMbappe is on top of the world
    12:06 AM - Oct 8, 2018


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    La décla : Bruno Genesio (entraîneur de yon)
    " Il faudra tirer les enseignements de cette lourde défaite parce que pendant une heure, on a fait quasiment jeu égal avec Paris. Mais ensuite il faut avoir davantage de maturité."

    La question : Comment expliquer la dernière demi-heure de Lyon ?


    Lyon n'a pas les mêmes moyens que Paris. Il n'a pas Neymar et Kylian Mbappé dans son équipe. Cela ne l'a pas empêché de faire mieux que le PSG dans le jeu. Comme la saison passée au Parc. Et surtout comme au Groupama Stadium où il avait vaincu l'ogre parisien. Mais dimanche soir, cela n'a duré qu'une heure. Une heure durant laquelle l'avantage au score du PSG tenait surtout à sa réussite. Et à quelques cadeaux de l'OL. Déjà. La sortie d'Anthony Lopes sur le penalty était pour le moins hasardeuse. Et l'expulsion de Lucas Tousart était plus naïve qu'autre chose.

    La naïveté, c'est ce qui a perdu Lyon dans la dernière demi-heure. Physiquement, les Gones allaient fatalement souffrir après avoir joué mercredi en Ligue des champions. Tactiquement, ils ont tout fait pour le payer cash. Car ils ont offert au PSG la possibilité d'utiliser ses atouts après l'avoir admirablement contrarié jusque-là. C'est d'autant plus troublant pour une formation qui avait prouvé ses qualités pour limiter le potentiel de ses adversaires, dans les grands matches en général et face à Manchester City en particulier. Mais au Parc, après avoir été dans le vrai, elle a eu tout faux.

    Anthony Lopes a pris cinq buts au ParcGetty Images

    Eurosport

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    issu du journal
    ... Foot L1


    La soirée en enfer de l'OL sur la pelouse du PSG



    Publié le lundi 8 octobre 2018 à 00:25



    Entre les blessures de Fekir et de Rafael, les cinq buts encaissés et l'expulsion de Tousart, l'OL a vécu un cauchemar au Parc des Princes.

    Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+


    À un souffle de la pause, les Lyonnais devaient encore croire en leur destin, en leur plan collectif. D'accord, ils étaient menés d'un but, avaient déjà perdu Rafael et Nabil Fekir sur blessures, mais pour la première fois de son histoire qatarienne, d'après les statistiques données par Canal +, le PSG, en difficulté devant les mouvements adverses, s'était vu confisquer la balle dans des proportions inattendues (69 % pour l'OL) et avait surtout été réduit à dix après l'expulsion de Presnel Kimpembe (35e). Mais tout ça, c'était avant...

    Quand Lucas Tousart a écopé d'un deuxième jaune en crochetant Kylian Mbappé avant la mi-temps (45e + 2), l'horizon s'est assombri considérablement. Comme contre Dijon (3-0), où il avait été expulsé il y a dix jours, le milieu défensif, qui avait été essentiel dans son positionnement axial dans la zone de Neymar, n'a pas su se maîtriser au moment où l'ex-attaquant de Monaco lui filait sous le nez. Son regard, à l'instant de récolter le rouge, en disait long sur son erreur. Il savait l'avantage numérique mort et la fin de ce combat des chefs certainement très différent...

    Le score (5-0) peut paraître un peu lourd, évidemment, avec cette faute de main de Di Maria, non sifflée (21e), mais la jeunesse lyonnaise a payé pour apprendre. Comme Bruno Genesio, son entraîneur. Il a préféré conserver son trio d'attaque et redescendre Aouar à côté de Ndombele alors qu'il aurait peut-être fallu resserrer en envoyant Diop, même si cette option l'obligeait à faire son troisième changement. Il y avait un risque à abattre toutes ses cartes, il y avait un risque encore plus immense à laisser finalement trop de liberté aux artilleurs du PSG devant des milieux défensifs moins portés sur la récupération pure. Et Neymar ou Mbappé se sont alors régalés dans des espaces enfin ouverts.
    Anthony Lopes : « On n'a pas été au niveau »


    Pourtant, l'OL a eu les moyens de revenir au score...




    Bien sûr, tout a été ensuite tricoté à l'envers : même en gardant cette équipe et en acceptant cet équilibre instable, l'OL a eu les moyens de revenir au score. Comment Cornet a-t-il raté l'occasion d'égaliser seul devant le gardien (48e) ? Lui-même doit s'interroger alors qu'il lui suffisait de pousser la balle plus sèchement... Cela aurait-il modifié le sens de ce choc ? On n'en est pas certains du tout tant ensuite il devenait impossible à l'axe de lire les projections parisiennes, les courses de Mbappé, dont on parierait qu'il a déjà des années de métier dans les cannes tant ses déplacements étourdissaient les Olympiens.

    Au fil des minutes, l'OL s'est enfoncé dans la nuit : les buts s'enchaînaient à un rythme fou tandis que leurs attaques s'amenuisaient. Les vagues de la première période laissaient la place à des vaguelettes bien inoffensives... Memphis Depay trouvait bien la barre sur un lob détourné par Buffon (82e) comme Cornet avait trouvé le poteau à 1-0 sur un contre heureux (54e)... Mais c'est derrière que ça écopait sec. En titularisant Jérémy Morel à la place d'un Marcelo moins saignant ces dernières semaines, Genesio prenait l'option d'un bloc haut, d'un pressing avec les risques inhérents à cette décision. Pas certain qu'avec le Brésilien l'OL aurait mieux défendu, et cela avait plutôt bien marché avant la sortie de Tousart... Pas assez bien protégés par leurs équipiers, les deux compères ne pouvaient que constater les dégâts.

    La trêve va reposer les têtes lyonnaises, qui peuvent toujours se dire que ce PSG-là habite à un autre étage. Que le combat pour la Ligue des champions se disputera contre d'autres adversaires. On saura, en tout cas, dans deux semaines, contre Nîmes, comment le groupe a digéré son cauchemar parisien.



    L'Equipe

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    exclusivité abonnés
    ... Foot L1 Lyon Jean-Michel Aulas, au sujet de Memphis Depay (OL) : «Il me rappelle les Juninho, Edmilson...»

    Publié le samedi 6 octobre 2018 à 18:15Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, dit tout le bien qu'il pense de Memphis Depay, dont il attend un grand match, ce dimanche soir (21h00), contre le PSG.

    Hervé Penot Partager sur Facebook Tweeter Google+




    «Comment se sont passés les premiers contacts avec Memphis Depay ?



    Je le connaissais car j'étais dans le même hôtel que les Pays-Bas au Brésil (Coupe du monde 2014) et il avait explosé lors de cette compétition. Mais c'est Bruno Cheyrou qui a pensé à lui. Nous étions en vacances et je lui avais décrit le profil que je recherchais. Il m'a dit : "Il y a ce garçon qui est malheureux à Manchester alors qu'il a un talent fou." Comme je l'avais suivi depuis le Brésil, on a pris contact avec Manchester et son agent. On l'a eu ensuite au téléphone pour lui indiquer qu'on avait besoin de son aide pour convaincre Mourinho et le président de Manchester. MU était ambitieux, l'avait acheté au prix fort. Dans la discussion, j'avais ressenti un garçon qui savait où il voulait aller.



    Que diriez-vous de lui ?



    C'est un joueur à l'opposé de l'image qu'il donne sur les réseaux sociaux. Quand on le connaît bien, il est d'une discrétion extrême, il n'est pas du tout le gars qui veut paraître, il est paisible. Je me suis rendu compte au fil des discussions que c'est un garçon qui a plein de choses à exprimer. Nous avons une relation de confiance dans les moments difficiles comme plus faciles. Certains disent qu'il est le joueur du président, mais ce n'est pas vrai. (Rires.)



    Quels sont vos rapports ?



    Il a une histoire un peu freudienne avec un problème de papa. J'ai donc essayé non pas d'avoir une relation de président à joueur mais d'avoir une écoute particulière. Il n'a pas le fond qu'on lui prête. C'est quelqu'un de très humain, qui a des choses à prouver, et pas seulement dans le foot. Et on lui fait confiance. Au moment de son retard cet été à l'entraînement, j'ai beaucoup parlé avec lui par WhatsApp pour lui dire qu'il fallait qu'il sorte grandi de cette opération. Et même s'il pensait avoir raison, il devait intégrer que c'était un joueur exceptionnel et que nous comptions sur lui pour les autres aussi. Il a peut-être des raisonnements qui peuvent paraître particuliers au début, mais quand on connaît son parcours, ça s'explique totalement. Je l'apprécie vraiment.

    «Il a dit que si une offre arrivait, il n'était pas contre. Si ça peut vexer ? Mais ça ne me vexe pas du tout. Et, pour que les gros clubs le veuillent, il doit beaucoup donner à l'OL...»



    Avez-vous eu des moments tendus ?



    Non, pas tendus, mais des échanges où nous n'étions pas d'accord. Je lui disais : "Memphis, tu dois montrer l'exemple. Tu as tout pour réussir. Et quand tu parles d'aller dans un très grand club, je trouve ça normal car Lyon n'est pas l'équivalent de MU ou du Real. Mais tu peux y aller seulement en montrant ce que tu sais faire."



    Aurait-il pu partir cet été ?



    Il a dit que si une offre arrivait, il n'était pas contre. Si ça peut vexer ? Mais ça ne me vexe pas du tout. Et, pour que les gros clubs le veuillent, il doit beaucoup donner à l'OL...



    Quel était son comportement quand il ne jouait pas l'an passé ?



    Il était malheureux, vexé. On en a parlé. Mais dans ce cas, je ne veux pas enlever l'autorité de l'entraîneur qui explique sa position et que je soutiens. Car elle est juste et efficace. Il avait connu une période identique à Manchester. On savait que ça allait lui faire mal, mais il a réagi. Il est généreux avec les autres, on le voit dans ses vidéos sur Instagram. Bon, il aime le côté esthétique qui peut être énervant pour certains.



    Au club, certains pensent qu'il peut entraîner des jeunes sur la voie du bling-bling ?



    Mais c'est aussi une icône, non pas uniquement sur Instagram. C'est ce que je dis à l'Académie, il l'est sur le terrain. Les jeunes prendront peut-être les deux de lui. Et alors ? Je le dis aux responsables : c'est ça le foot business, les joueurs utilisent les réseaux sociaux. Et si les jeunes chez nous veulent être comme lui sur un terrain, pas de soucis. (Rires.)



    Comment avez-vous géré son cambriolage lors du match contre Nice (31 août) ?



    Il partait dans la foulée en sélection. J'ai fait en sorte de trouver à l'intérieur du club le soutien nécessaire. Flo (Florian Maurice, en charge du recrutement à l'OL) est allé voir, on a pris contact avec le préfet de police, etc. On a tout fait pour l'aider et l'entourer. Ce n'était d'ailleurs pas qu'un problème d'argent mais d'objets auxquels il tenait.



    Vous rappelle-t-il d'autres joueurs de l'OL ?


    Il me rappelle les Juninho, Edmilson, la classe, et j'en oublie... On en a eu des grands joueurs, avec Karim (Benzema) par exemple, avec qui j'ai gardé les mêmes relations. Ou Nabil (Fekir), même s'il est plus introverti.»

    L'Equipe

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    Memphis Depay (OL), entre ombre et lumière

    Publié le samedi 6 octobre 2018 à 19:45La star lyonnaise, vingt-quatre ans, n'est pas seulement un joueur talentueux et parfois difficile à gérer. Sa personnalité est bien plus complexe que cela.



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    Derrière ses fringues mode, son amour des caisses flashy, sa vie exposée sur Instagram comme un roman-photo des Kardashian, une attitude bling-bling qui déplaît chez certains éducateurs lyonnais craintifs de ses effets sur la jeunesse locale - mais a-t-elle vraiment besoin de lui pour épouser l'ère du temps ? - se cache un autre Memphis Depay, plus profond, marqué, à quatre ans, par le départ de son père dont il abandonnera le nom...

    Son corps tatoué comme une oeuvre d'art raconte un peu son histoire, ses bonheurs et ses failles, dévoile ses héros comme son grand-père maternel, sorte de figure tutélaire, décédé alors qu'il entrait dans l'adolescence. Comprendre Memphis Depay (24 ans), c'est comprendre une enfance de combats, de révoltes, c'est saisir cette revanche sur l'existence, cette volonté de prendre la lumière pour éteindre les braises du passé.

    À Lyon, on a appris à découvrir, peut-être pas à connaître, ni toujours à comprendre, cet écorché vif arrivé en janvier 2017, capable de renâcler contre certaines décisions mais «qui s'excuse après et ne monte jamais vraiment dans les tours», souligne un membre de l'encadrement. Comment accepter qu'il revienne une semaine en retard à la reprise sans donner de nouvelles ? La faute à une incompréhension sur les dates de ses congés suivant la version officielle... (*) L'affaire s'est réglée sans conséquences notoires, sauf une retenue sur salaire. Bruno Genesio et Jean-Michel Aulas savent qu'ils doivent le gérer comme une star, avec ses humeurs et ses caprices. «Il n'avait pas totalement tort mais pas raison non plus, reprend Aulas. Je lui ai dit que nous comptions sur lui pas seulement pour marquer des buts mais dans l'attitude charismatique.» Pas sûr que des équipiers lui en aient d'ailleurs tenu rigueur. «Il y a l'image qu'on voit à la télé et celui qu'il est vraiment, explique Lucas Tousart. Il est vachement abordable, très gentil avec les autres, notamment avec les jeunes.» Memphis Depay avec le boxeur britannique Anthony Joshua, champion du monde des lourds, en décembre 2016 à Manchester. (PA Photos/ABACA)

    Son but en mars à Marseille a changé le destin de l'OL... et le sien



    Une preuve ? En mai, il invite toute l'équipe à un barbecue, histoire de cimenter les liens avant un mercato de tous les possibles. Resté finalement à l'OL, il récidive en août avec les familles, cette fois. On est loin de l'individualiste forcené ou de cette arrogance affichée qui brouille certainement les analyses. Et si ce côté hautain lui servait de protection ?

    Ses proches insistent sur son grand coeur, moins mis en valeur que ses tenues extravagantes ou son «caractère particulier», expression souvent employée à son propos. «Il m'a marqué quand nous sommes allés voir les enfants malades à l'hôpital, où nous étions restés plus de trois heures, explique Isabelle Dias, en charge des joueurs étrangers à Lyon. Je n'ai jamais vu un joueur enlacer autant de temps un enfant. Pourtant, ce ne sont pas des situations faciles mais il était très, très touché. Il a écrit un mot sur le tableau :"Que Dieu te protège."»

    Après un repas donné par la fondation OL en l'honneur des sans-abri, deux jours plus tard, il se fend d'une visite près du périph chargé de cadeaux pour des démunis dans la rue... «Il est très humain, sensible», insiste-t-elle. En ville, personne n'a entendu parler de sorties nocturnes, de fêtes impromptues d'un garçon en couple avec Lori Harvey, fille d'un célèbre animateur US. Le club a pourtant des antennes partout... Un soir que Depay est aperçu à l'aéroport, direction les Pays-Bas, Jean-Michel Aulas l'appelle, légèrement inquiet. Renseignement pris, il se rend à l'anniversaire de sa maman. «Et le lendemain matin, il était à l'entraînement, poursuit Aulas. Ça veut dire beaucoup, pour moi, de ce qu'il est.» Memphis Depay en compagnie de sa petite amie, Lori Harvey. (SIPA)
    En interne, on loue d'ailleurs son professionnalisme à l'entraînement, même s'il faut parfois le piquer pour qu'il redevienne le Depay destructeur. Pour éviter des efforts défensifs moins prononcés et un individualisme exacerbé qui ont pu irriter ponctuellement. L'an passé, Genesio l'avait laissé en costard une fois puis mis remplaçant avant qu'il ne devienne le héros contre l'OM (3-2, but à la 90e minute, le 18 mars, au Stade-Vélodrome) en entrant dans une soirée qui a changé le destin lyonnais. Et le sien (19 buts, 9 passes décisives en L1 en 2017-2018).

    L'opération s'est reproduite quand il a été sorti du onze contre Donetsk (2-2), mardi, ce qu'il n'a évidemment pas apprécié du tout. Elle avait déjà eu lieu à Manchester, lorsque Louis van Gaal, mécontent de son match contre Stoke (0-2, le 26 décembre 2015 : une de ses erreurs avait conduit à un but), l'avait expédié en réserve. Son capitaine de l'époque, Wayne Rooney, avait alors conseillé au Néerlandais (21 ans à l'époque) de faire profil bas et de ne pas venir avec tous ses «trucs bling-bling». Mais il avait débarqué au match en Rolls-Royce, vêtu d'une veste en cuir et d'un chapeau de cow-boy. Une anecdote dont l'intéressé se souvient sans honte : «J'ai beaucoup mûri depuis, je ne suis plus le même Memphis», admet-il.

    «Malgré des difficultés parfois dans les relations de tous les jours, Bruno a réussi. Il a été patient dans le relationnel et lui a toujours montré sa confiance. Même si Memphis a été vexé, malheureux, note Aulas, c'est un garçon qui a beaucoup d'amour-propre et il a surpassé tout ça.» Le lien avec ses dirigeants ne s'est jamais rompu. Même dans certains moments plus tendus. Car le président assure avoir une confiance «intuitive et raisonnée» en lui. D'où un certain espace de libertés...

    Il croit en lui et plus encore en Dieu



    La saison dernière, Depay lui demande ainsi une faveur : pouvoir s'envoler en Amérique du Sud après un match important. «Il était le parrain du fils d'un de ses meilleurs amis. Je lui ai dit :"Memphis, c'est possible, mais garantis-moi un grand match." Ce soir-là, il a marqué...» Mission accomplie et photo de la cérémonie avec Depay portant le bébé envoyée sur le portable de JMA via SMS.

    Dans le vestiaire, il trouve en Kenny Tété, son ami néerlandais qu'il réconforte en cette période difficile, Bertrand Traoré, ancien de l'Ajax, ou Cheikh Diop, entre autres, des proches de discussion, lui qui ne parle pas le français. «Il peut être clivant, admet-on dans son entourage. Certains peuvent lui reprocher son arrogance, d'autres aimer son originalité. Mais il ne se demande pas si on l'aime ou pas, il fait le job. Il a un côté très américain, va souvent là-bas. Et dans tous les cas, il croit en lui.» Et encore plus en Dieu. Depay envoie fréquemment des messages bibliques ou des citations à ses proches. Sa préférée : «Toute la gloire revient à Dieu.» Sa célébration quand il marque (oreille bouchée) est d'ailleurs un message qui lui est dédié. Le Livre saint comme compagnon de route, donc, et le rap comme passion.

    Sans être un ambianceur dans le groupe, il ne lâche jamais son son. Va-t-il sortir dans le car, avant Paris, son CD (Akwaaba) enregistré avec deux artistes ghanéens dont le clip, en ligne cette semaine, a été tourné sur ses terres paternelles ? Ce retour aux sources quand on connaît son rapport conflictuel à son géniteur n'a rien d'anecdotique, comme le choix de reverser tous les gains de la vente dans sa fondation créée récemment pour aider les enfants sourds et aveugles de ce pays d'Afrique de l'Ouest. Vraiment si loin du bling-bling qu'il apprécie tant aussi...

    (*) Le joueur estimait être en vacances après son passage en sélection en juin, le club dès son départ de l'OL à la fin de la saison.

    L'Equipe

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    Lyon : Vincent Ponsot, la force de l'ombre

    Publié le vendredi 5 octobre 2018 à 20:45 | Mis à jour le 05/10/2018 à 23:04Discret et méconnu, le directeur général adjoint juridique de l'Olympique Lyonnais est souvent considéré comme le personnage le plus important du club derrière Jean-Michel Aulas, qui lui voue une confiance totale.

    Bilel Ghazi (avec Mathieu Grégoire) Partager sur Facebook Tweeter Google+


    «Il est intransférable.» Prononcés par Jean-Michel Aulas, ces mots résonnent étrangement. Mais bannie ou presque du langage du président lyonnais, qui aime rappeler ne jamais retenir un joueur contre son gré, l'expression ne concerne pas l'un de ses éléments à crampons. Dans l'institution établie par «JMA», Vincent Ponsot est un pilier. Sûrement le plus important derrière le «boss». Directeur général adjoint juridique, l'homme de 43 ans est de tous les dossiers, toutes les décisions ou presque. Il est celui qui régule, négocie, applique, analyse et contrôle. Omniprésent en coulisses et particulièrement discret lorsqu'il en sort. «Dans le milieu, il est identifié et redouté pour ses compétences, apprécie Jean-Michel Aulas. C'est sûrement le meilleur juriste du football français, et je ne pense pas trouver de positions contradictoires à ce sujet.»

    Méconnu du grand public, Vincent Ponsot est devenu incontournable à l'OL, où il est arrivé en 2009 en provenance des services juridiques de la Ligue (LFP), comme pour les interlocuteurs du club. À l'exception des journalistes. Pour ces derniers, l'ériger au rang de source relève d'un fantasme condamné à ne jamais être assouvi. Volontairement distant avec les médias, l'homme cultive même une froideur qui rend toute approche vaine. «Cette attitude, je l'adopte uniquement par protection de ma fonction», consentait-il en substance, il y a quelques mois, comme pour s'en excuser.

    Au coeur des négociations de contrats ou de partenariats, impliqué dans le développement à l'international de l'OL, du football féminin ou du centre de formation et toujours en première ligne lorsqu'il faut défendre les intérêts de son club devant les institutions, l'homme a bâti sa réputation sur sa parfaite maîtrise des textes. La pertinence comme l'efficacité de ses lignes de défense ont même sorti Lyon de suffisamment de mauvaises passes pour alimenter, chez certains, la suspicion d'un club qui bénéficierait parfois d'une supposée indulgence. «Quand certains nourrissent le doute erroné d'un club protégé par les institutions, je vois surtout quelqu'un de trop performant devant les commissions de discipline», oppose Aulas. «Par la qualité de ses argumentaires, aucun club n'est probablement aussi bien défendu que Lyon,consent un membre de la LFP. Par sa droiture, il force même le respect de ceux qui peuvent s'opposer à l'OL.»

    Travailleur acharné, il lui arrive souvent de «fermer» le stade quand il n'y passe pas quelques nuits blanches. Notamment en période de mercato, un des domaines où il a bâti sa réputation. Dans l'année, seules deux semaines l'éloignent du quotidien du club. Une passée à l'étranger pour une coupure familiale - il est marié et père de deux filles - et l'autre au ski. «Il fait partie de ces personnes disponibles jour et nuit, apprécie Bruno Genesio, l 'entraîneur lyonnais. Il est impliqué à 100 % dans sa fonction. C'est quelqu'un de calme, avec beaucoup de recul et de sang-froid.»




    «Quand il dit quelque chose, c'est comme s'il l'avait écrit. Dans l'époque où on vit, ça vaut de l'or» - L'agent Frédéric Guerra




    Également directeur des ressources humaines d'OL Groupe, dont il est seul non-administrateur autorisé à siéger au conseil d'administration, Vincent Ponsot jouit même d'un «droit» rare dans le milieu. «Il a cette capacité à cadrer le président avec assez de fermeté pour être entendu, mais également assez de forme pour ne pas l'offusquer, sourit un membre du club. Je pense que très peu ont la méthode pour se le permettre dans le milieu. Si ce n'est personne.» Sur le sujet, «JMA» corrige la forme, mais ne dit pas autre chose dans le fond. «J'exprimerais cette idée différemment, rebondit le président lyonnais. Sa crédibilité fait que je l'écoute. L'ambition que je nourris pour mon club m'incite à être extrêmement innovant et à prendre des risques. Vincent m'évite de commettre des bêtises concernant le respect du droit et me permet de respecter à la lettre le règlement sans rester statique. Il est là pour ça : pour faire et empêcher de faire ce qui n'est pas admis.»

    Dans l'entourage des joueurs, certains en ont déjà été avisés. À la pointe des réflexions sur la réglementation de la profession d'agent, Vincent Ponsot refuse, officiellement, de négocier avec les personnes qui ne sont pas détentrices de la licence ou non accompagnées d'un avocat à défaut. «C'est quelqu'un de très droit qui se veut irréprochable, explique Frédéric Guerra, agent lyonnais. Il a une intégrité hors normes et une discrétion qui inspire. Et quand il dit quelque chose, c'est comme s'il l'avait écrit. Dans l'époque où on vit, ça vaut de l'or.»

    Lors de la conclusion du transfert de Moussa Dembélé dans les dernières heures du mercato, le 31 août, Ponsot a ainsi exigé, malgré l'urgence, qu'un agent possédant une licence en France soit présent pour finaliser le dossier, ce qui n'était pas le cas des représentants de l'international Espoirs. Mais cela ne protège pas de toutes les zones grises. En juin, l'OL a ainsi été assigné devant la commission des agents sportifs de la FFF par l'ancien représentant de Ferland Mendy, Laurent Menestrier, qui reproche au joueur et à Lyon de ne pas avoir respecté le mandat qui le liait selon lui à l'ancien Havrais, au moment de son départ du HAC, en juin 2017 (*).

    Originaire de Toulon, où il possède un restaurant, cet amoureux de rugby et du RCT, dont il a été salarié, s'interdit toutefois de s'épancher sur le sportif, même si Bruno Genesio pense «qu'il a une vraie culture foot». Tout comme il laisse peu de prises sur qui il est dans la sphère privée, rendue étanche de celle professionnelle. «C'est plus qu'un ami, raconte Julien Fournier, le directeur général de l'OGC Nice. On s'est connus à l'époque des soirées toulonnaises, nous étions à la faculté de Toulon, puis on a fait ensemble le DESS droit et économie du sport au CDES de Limoges. Malgré notre amitié, quand il bossait à la LFP ou maintenant dans les relations entre l'OL et l'OGCN, il ne me fait pas de cadeaux. Je me souviens de l'épineux dossier Ben Arfa, et son passage de Lyon à Marseille, à l'été 2008, quand j'étais secrétaire général de l'OM. Lyon nous avait donné un accord par écrit pour le transfert, puis s'était rétracté et avait demandé plus d'argent. L'affaire a été portée devant la commission de discipline, il instruisait le dossier pour la LFP, il a été impitoyable. Pour Pléa en 2014 ou dernièrement Maolida, je savais qu'il serait une barre de fer dans les négociations. Mais le jour où il voudra acheter un joueur à Nice, il sera bien reçu, lui aussi, ne vous inquiétez pas pour ça !» Vincent Ponsot ne devrait pas s'en offusquer.

    (*) En avril 2017, Ferland Mendy avait résilié unilatéralement ce mandat : «J'étais sans nouvelle de lui depuis six mois, expliquait-il à «L'Équipe» le 12 septembre. (...) J'avais découvert qu'il travaillait avec des gens qui n'avaient pas le droit d'être agents sportifs en France.» Laurent Menestrier a aussi assigné l'OL devant le tribunal de grande instance de Lyon, qui examinera l'affaire début décembre.

    Vincent Ponsot en bref

    43 ans.
    Directeur général adjoint juridique d'OL Groupe ; directeur juridique d'OL Groupe ; directeur des ressources humaines d'OL Groupe.
    2009 : le 8 novembre, jour du mémorable OL-OM (5-5), il intègre ses fonctions de directeur général adjoint juridique de l'Olympique Lyonnais. Il avait été repéré au sein des services juridiques de la LFP par le président de l'OL, Jean-Michel Aulas.




    L'Equipe

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    issu du journal
    ... Foot L1 OL


    Docteur OL et Mister Lyon

    Publié le samedi 6 octobre 2018 à 00:05L'équipe de Bruno Genesio peut se montrer brillante lors des grands chocs et ordinaire voire médiocre face à des oppositions moins prestigieuses.

    Régis Dupont Partager sur Facebook Tweeter Google+


    La prestation inégale de l'Olympique Lyonnais face au Chakhtior Donetsk (2-2, mardi) n'a pas spécialement atténué le constat. La formation de Bruno Genesio garde, cette saison encore, sa capacité à se mettre au niveau de l'adversaire. Elle gaspille contre les petits et assure face aux gros. À la veille du choc de la 9e journée face au Paris-SG, sur la pelouse du Parc des Princes, elle a pris six points sur six contre les deux clubs les plus prestigieux qu'elle a croisés (Manchester City en C 1, Marseille en L 1).


    Lyon - Chakhtior : Un point, c'est fou


    Mais joue-t-elle différemment d'un événement à l'autre ? Oui et non, a assuré vendredi son entraîneur : « On est tombés dans des clichés nous concernant. On vient de faire six matches pour un total de trois victoires et trois nuls. On a pris quatre points sur six possibles en Ligue des champions. Contrairement à ce que je peux entendre, on ne choisit pas nos matches. À Caen, certes, on n'a pas affiché un bon visage. Contre Nantes, malgré ce nul (1-1, samedi dernier), on a eu les occasions pour gagner. Et contre le Chakhtior, on a su revenir malgré un contexte particulier. » À Caen, où ils avaient récolté un nul décevant (2-2), les Lyonnais s'étaient échinés à jouer avec un bloc médian haut. Parmi les joueurs de champ, seuls Marcelo (6), Denayer (5) et Tousart (29) évoluaient en deçà de la ligne médiane. Ils avaient cédé sur deux coups de pied arrêtés mais avaient aussi souffert dans la gestion de la profondeur.


    En C 1, Lyon court beaucoup


    Bruno Genesio a évalué lui-même le gouffre, deux jours après l'exploit de son équipe sur la pelouse de Manchester City, en dévoilant ce chiffre brut : à l'Etihad Stadium, les joueurs de l'Olympique Lyonnais ont couru 18 kilomètres de plus (115,2 km au total) que quatre jours plus tôt à Caen, où ils avaient concédé, à 11 contre 10, un nul assez piteux (2-2). Dix-huit kilomètres, est-ce tant que ça ? Oui. Cela représente 15 % d'efforts en moins, pour résumer grossièrement. C'est comme si chaque joueur avait, d'un match à l'autre, parcouru quatre tours de piste en moins !

    L'affaire rappelle une chose, tout de même : en Ligue des champions, Lyon court beaucoup. Plus que son adversaire lors de la première journée, moins lors de la deuxième, où l'OL a plus subi qu'agressé. Mais beaucoup plus, par exemple, que la France en finale de la Coupe du monde (à peine 100 km). « La clef pour chaque match, c'est l'intensité, rappelle Genesio. Les grandes équipes en mettent, notamment en Europe. Mes joueurs ne choisissent pas leurs matches, mais ils doivent être plus constants dans l'intensité. »


    Lyon choisit son camp


    La position moyenne des Lyonnais face à Manchester City est particulière. Pour contrer l'extrême densité des Citizens dans l'axe, le 4-4-1-1 de Bruno Genesio a ressemblé, dans les faits, à un 2-8 au sein duquel seule la charnière Marcelo-Denayer respectait sa position théorique . En Angleterre, l'ensemble a encore plus penché à droite que d'habitude. Houssem Aouar et Ferland Mendy, attirés naturellement vers le coeur du jeu, se sont recentrés constamment ou presque vers le secteur où le Mancunien Delph venait créer le surnombre. C'est le paradoxe de l'OL des grands soirs : sa défense centrale ne joue pas excessivement haut, mais tout le reste de l'équipe passe la majeure partie de son temps dans le camp adverse. Le volume de courses collectif compense. Face à Nantes, en revanche, six joueurs de champ (plus Anthony Lopes) ont touché majoritairement le ballon dans leur propre camp. Un ordinaire dont les Lyonnais ne peuvent, apparemment, se contenter. À Manchester, les Lyonnais ont évolué dans ce que l'on pourrait appeler grossièrement un « 2-8 ». On pouvait relever un écart très important entre les lignes : près de 25 mètres entre la défense centrale Denayer-Marcelo (n° 5 et 6) et les latéraux. Avec un milieu densifié, l'OL avait peut-être réussi son meilleur match de la saison.


    La discipline collective


    Les Lyonnais ont été signalés sept fois hors jeu contre le Chakhtior Donetsk, le pire total de la deuxième journée de Ligue des champions. Cela n'était arrivé que quatre fois sur la pelouse de Manchester City, une formation qui évolue pourtant très haut. La preuve que la jeunesse de l'OL lui coûte, parfois. « La clef du match face à City, c'est qu'on a été solidaires, qu'on a su défendre et attaquer ensemble », a rappelé vendredi Jason Denayer.

    Cette cohésion semble conditionner son efficacité : deux buts en onze tentatives contre City (contre un but en vingt-trois tirs pour le champion d'Angleterre), c'est un ratio presque aussi élevé que face à l'OM (quatre buts pour quinze frappes), à l'inverse du « couac » niçois : zéro but malgré vingt-neuf tirs. Devant le but, au moins, il y a deux versions de l'OL.

    L'Equipe du jour..

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    Tanguy Ndombele, dans la lignée des grands milieux de terrain lyonnais

    Publié le lundi 1er octobre 2018 à 19:30«Il a tout», confiait récemment l'ancien milieu de Lyon Philippe Violeau dans nos colonnes. Milieu complet, Tanguy Ndombele rappelle que l'OL a souvent été bien pourvu dans ce secteur. Quelles qualités emprunte-t-il à ses illustres prédécesseurs ?

    Cyril Olives-Berthet Partager sur Facebook Tweeter Google+


    «J'aime piocher chez tout le monde», expliquait un jour Tanguy Ndombele. Aux portes des Bleus, chez qui il pourrait être appelé jeudi, le milieu lyonnais impressionne depuis plusieurs semaines. Certaines de ses qualités rappellent quelques glorieux anciens comme Corentin Tolisso, Michael Essien, Mahamadou Diarra ou encore Tiago.



    Il est polyvalent comme Tolisso


    Lors de la présentation de Tanguy Ndombele, son entraîneur Bruno Genesio avait souligné son «intelligence, qui lui permet de récupérer les ballons». Christophe Pelissier, qui fut l'entraîneur du milieu relayeur à Amiens, avait aussi mis cela en avant lorsque nous l'avions interrogé : «Son intelligence l'autorise à jouer plus bas sur le terrain.» Le QI football de Ndombele lui permettant d'être très polyvalent, le coach des Picards l'utilisait comme ailier droit dans son 4-4-1-1 et l'avait même fait jouer latéral droit en Coupe de la Ligue.

    Genesio n'a pas encore été aussi loin, mais il lui a parfois confié l'aile droite dans son 4-4-2 losange d'avril et mai derniers. Le manager lyonnais a déjà dirigé un joueur aussi intelligent et polyvalent que Ndombele : Corentin Tolisso. Après avoir percé à droite de la défense en 2013-2014 (11 matches sur 15), il avait dépanné à gauche à plusieurs reprises la saison suivante. Aligné deux fois en attaque par Genesio en 2016-2017, l'international français a également été utilisé à plusieurs postes par Jupp Heynckes au Bayern l'an dernier (ailier droit, milieu droit...).


    Il casse les lignes comme Essien


    C'est une autre expression récurrente à son sujet. Dans les bouches de Genesio, Pelissier ou encore son prédécesseur dans l'entre jeu lyonnais, Philippe Violeau. «Dans mes prises de balle, j'ai toujours eu cette faculté à aller de l'avant, à casser les lignes, assurait-il le 23 janvier dernier. Je joue comme ça depuis que je suis petit et j'ai progressé là-dessus.»

    «Les perforations de Ndombele ont encore mis le milieu de l'OM en difficulté», analysait aussi Jean-Philippe Durant dans nos colonnes il y a quelques jours, après la victoire de l'OL contre Marseille (4-2). Ce profil box to box, avec une grande puissance balle au pied, «fait penser à Michael Essien», comme l'avançait Jean-Michel Aulas lors de sa présentation. Ses passes cassent aussi les lignes et font progresser le jeu. Face à Dijon, 19 de ses 40 passes l'ont été vers l'avant. Contre Caen, c'était 24 sur 52. Un ratio moyen de 46-47%, bien plus élevé que celui affiché par Adrien Rabiot, Marco Verratti (PSG) ou encore Morgan Sanson, qui tournent entre 20 et 30% de passes vers l'avant. Ndombele, milieu porté vers l'avant. ( P.Lahalle/ L'Equipe)



    Il récupère comme Diarra


    Les caractéristiques physiques de Ndombele (1,81m, 76 kg) rappellent celles du Malien Mahamadou Diarra (1,83m, 76 kg), arme de dissuasion massive à l'époque du grand OL (2002-2006). Fort dans l'impact, Ndombele a remporté 272 duels depuis son arrivée à Lyon : seuls André (Rennes) et Guilbert (Caen) le devancent. «Il est impressionnant. C'est un récupérateur hors normes», pour Philippe Violeau. Sa puissance et son explosivité ont notamment mis à mal les Dijonnais, mercredi soir. Bientôt buteur comme Tiago ?


    Depuis son arrivée à l'OL, Tanguy Ndombele prend de plus en plus de poids offensif. Auteur de sept passes décisives la saison dernière en L1, il en est déjà à quatre depuis le mois d'août. Face à l'OM, il a notamment été à l'origine de deux buts. L'intervalle trouvé sur le terrain de Manchester City (2-1) pour Memphis Depay a aussi marqué les esprits, même si le Néerlandais a échoué sur le poteau.

    «Très précis dans ses transmissions» pour Philippe Violeau, il a réussi 1752 passes depuis l'été 2017 et fait partie du Top 5 de la L1 sur cette période. Le jeune Lyonnais profite aussi d'une technique largement au-dessus de la moyenne; son goût pour le dribble lui permet de ressortir le ballon proprement, même sous une énorme pression, comme cela fut le cas sur le terrain de City. Ainsi, avec 88 dribbles réussis depuis son arrivée à Lyon, il évolue dans les mêmes sphères que Kylian Mbappé (90).
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    Un profil technique qui évoque celui de Tiago. Entre 2005 et 2007, associé à Juninho, Toulalan ou Diarra, le Portugais avait été impliqué sur 20 buts toutes compétitions confondues (13 buts, 7 passes décisives). «Il me manque d'être plus décisif. Je dirais que la plupart des relayeurs marquent. Je réfléchis un peu trop encore pour le moment avant de frapper. Je dois passer un cap là-dessus et m'améliorer », reconnaissait-il dans le Courrier Picard, il y a quelques mois. Pour le moment, il n'a marqué qu'une seule fois avec l'OL, face à Villarreal en Ligue Europa. Car sa progression est loin d'être achevée.

    L'Equipe

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  • descartes
    a répondu
    La marche en avant de Tanguy Ndombele (Lyon)

    Publié le mardi 2 octobre 2018 à 00:00Le jeune milieu de terrain (21 ans) fait preuve d'une influence grandissante dans le jeu de l'OL.

    Bilel Ghazi Partager sur Facebook Tweeter Google+


    Depuis les tribunes de l'Etihad Stadium, où il a assisté à la défaite de son équipe face à Lyon (2-1), en raison de sa suspension, il y a deux semaines, Pep Guardiola s'est certainement retrouvé conforté dans son appréciation de Tanguy Ndombele (21 ans). Comme Mauricio Pochettino, son homologue de Tottenham, l'entraîneur espagnol de Manchester City fait partie de ces techniciens tombés sous le charme du milieu relayeur lyonnais et qui ont incité leurs clubs à passer à l'offensive, cet été, pour l'international français espoirs.

    Auteur d'une ascension fulgurante, l'ancien Guingampais s'est ainsi taillé une jolie réputation qui dépasse désormais largement les frontières de la Ligue 2 (Amiens), où il évoluait encore il y a moins de dix-huit mois. «Il a progressé dans le volume de jeu, dans la projection et l'utilisation du ballon, détaillait, la semaine dernière, son entraîneur, Bruno Genesio. Il est dans une phase de progression très importante depuis le début de saison. Quand on procède à un recrutement, on note un potentiel. Une marge de progression est également identifiée. Ensuite, c'est le travail du joueur qui doit confirmer cela.» Sa nonchalance est aussi sa force

    Depuis son arrivée à Lyon, en août 2017, les fruits de ce travail sont toujours plus notables. Après avoir prolongé son contrat d'une saison supplémentaire, soit jusqu'en juin 2023, en septembre, le milieu fait même preuve d'une influence grandissante dans le jeu lyonnais. Décrit comme un personnage attachant et sympathique au sein du vestiaire rhodanien, Ndombele traîne pourtant toujours une apparente désinvolture. Celle-ci ne freine plus son ascension. Non conservé par Guingamp à ses dix-sept ans puis mis à la porte par Amiens, avant de se voir offrir une deuxième chance par le club picard, le natif de Longjumeau a désormais pleinement pris conscience des exigences du haut niveau. Pour mieux les concilier avec son tempérament.

    «Pour atteindre le haut niveau, il y a obligatoirement la rigueur et les exigences du quotidien, note Christophe Pélissier, l'entraîneur d'Amiens. Mais son insouciance, c'est aussi une force pour lui. Dans son approche des matches, c'est quelqu'un de très performant. Son côté détaché lui permet de ne pas se poser plus de questions lorsqu'il joue un match de Ligue des champions avec Lyon que lorsqu'il disputait un match de Ligue 2 avec nous. Donc, quand on gratte un peu, ce côté parfois désinvolte, on comprend qu'il en joue aussi.»

    Et pour ceux qui l'ont connu, son éclosion au haut-niveau est loin de surprendre. «Quand on l'a côtoyé, on ne peut pas être étonné, explique le Rennais James Léa-Sliki, dont il est resté proche depuis leur passage au centre de formation de Guingamp. Il a eu la force mentale pour se remettre en question sur certains points, notamment la répétition des efforts.Pour moi, il n'a pas fini de surprendre et de franchir les étapes !» Bruno Genesio a d'ailleurs son idée sur ce qui aidera son joueur à atteindre la pleine expression de son potentiel. «Il doit franchir un dernier palier dans la finition, juge le technicien. C'est le seul élément qui lui manque pour qu'il devienne un très, très grand joueur.»


    l'Equipe du jour..

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  • aferkiw
    a répondu
    Nabil Fekir : limite libre


    Par Grégory Schneider — 1 octobre 2018 à 19:46



    Avant Lyon-Donetsk en Ligue des champions ce mardi, retour sur le cas nébuleux de l’'attaquant des Bleus, à la fois indépendant sur le terrain et entravé par son entourage et les contingences écrasantes du foot contemporain.
    • Nabil Fekir : limite libre
    A chaque fois qu’on a croisé en dehors du terrain Nabil Fekir, en piste ce mardi avec Lyon face aux Ukrainiens du Chakhtior Donetsk pour la deuxième journée du tour de poule de Ligue des champions, il vivait un moment compliqué. Forcément : les médias ne lui valent rien, ou plutôt «dès qu’'il y a plus de trois journalistes en face de lui, il est perdu» (un proche), ce qui pousse à travailler sur les marges, c’est-à-dire sur les expressions. Un haussement de sourcil : Fekir trouve la question bizarre, il ne la sent pas ou il n’'est pas d'’accord avec ce qu’elle sous-entend. Un sourire gêné : merci de passer à autre chose. Un hochement de tête en regardant son interlocuteur dans les yeux : il investit (à minima) ce qu'’il dit.

    Magnifique joueur d’entraînement

    Même sur le terrain, Fekir ne se départ jamais d’un regard un peu éteint, comme si les paupières étaient lourdes : le fond de l’air est un peu excitant, puisque rien ne sera jamais donné par le joueur. En revanche, le terrain parle. Le 15 septembre, à Caen, on a vu l'’attaquant lyonnais se promener sur le terrain comme le contremaître fait le tour des dépendances ; sans s’énerver, avec la lassitude distante de celui qui aurait eu mieux à faire. Fekir avait tout de même marqué (2-2), signe que le jeu pur suffit chez lui à faire émerger des gestes de classe indépendamment d’un contexte qu’'il juge inintéressant et morne ; son entraîneur était écoeœuré après-coup mais le président de l'’OL, Jean-Michel Aulas, avait twitté dans la soirée comme on dépose les armes aux pieds du champion : «Nabil va remobiliser son groupe», c'’est son équipe, au petit gars.

    Et Fekir (25 ans) avait dans la foulée détruit à lui tout seul la défense de Manchester City (2-1) à l'’Etihad Stadium sous les yeux de son père, invité à grands frais par Aulas, preuve éclatante de la manière dont le foot tourne, aujourd’hui comme hier : le grand joueur dispose, il fait comme il veut, l’'environnement - président, équipiers, coachs - n'’a aucune alternative au fait d’'aller dans son sens à la fois pour s’'assurer un présent (les victoires) et un futur (une soixantaine de millions minimum tomberont dans les caisses de l’OL quand Fekir sera transféré). C'’est un charme.

    Mais le chaos menace : quand il entraînait le Paris-SG, Laurent Blanc expliquait entre autres son rôle comme une force de contention envers ses stars et la plus grande de toutes, Zlatan Ibrahimovic, dont la toxicité augmentait quand il ne marquait pas ou se sentait d'’une façon ou d’'une autre en échec - un coup à faire exploser un vestiaire. Fekir n’'est pas de cette trempe-là.

    A Istra, où les Bleus ont vécu cinq semaines jusqu'’au titre mondial, ses voisins de vestiaire ne l'’ont pas entendu, à la notable exception de Djibril Sidibé - souvent considéré comme une sorte de référent (pour ne pas dire d’'autorité, à la fois érudit et mesuré) aux yeux de ses coéquipiers musulmans, ce qu’'est Fekir même si on ne peut bien sûr pas présumer de ce qui les liait durant l'’épopée russe. La grande affaire du joueur là-bas, ce ne fut pas tant les bouts de matchs que le sélectionneur lui concéda - pas simple d’'être le supplétif d’'Antoine Griezmann en équipe de France - que les entraînements : en privé, certains internationaux tricolores se sont dit sidérés par la gestuelle et l'’habileté technique du Lyonnais, et on parle d’'un contexte extrêmement élitiste, où quelques-uns des plus grands joueurs de leur époque (Griezmann mais aussi Kylian Mbappé ou Paul Pogba) vivaient les petites oppositions à 10 contre 10 sur terrain réduit comme un instrument, certes ludique, pouvant installer durablement l'’idée de leur propre supériorité. Exister là-dedans, c’'est exister tout court.

    Duplex dans le salon du grand-père

    On confesse avoir découvert Nabil Fekir en janvier 2015 sur un cloaque au stade de la Licorne d'’Amiens, et on avait été frappé par sa différence, pour ne pas parler d’'incapacité à être raccord avec le contexte lyonnais de l’'époque : une génération de jeunes joueurs issus du centre de formation du club (le gardien Anthony Lopes, le défenseur Samuel Umtiti - aujourd'’hui au FC Barcelone -, les milieux Jordan Ferri et Corentin Tolisso, l’'attaquant Alexandre Lacazette) à la fois sûre d’'elle et très nette, voire transparente, dans son approche du métier et des à-côtés qui vont avec ; des types maîtrisant la grammaire collective rhodanienne sur le terrain et le langage en dehors, une merveilleuse vitrine à la fois du savoir-faire maison et d’une sorte d’'enfance de l’'art auquel le football renvoie souvent.

    Fekir, lui, menait déjà un combat parallèle. Ne sachant quoi faire de ses mains, il les occupait en remontant son short toutes les vingt secondes, semblant errer sur son aile droite jusqu'’à ce que le ballon lui parvienne : là, il se lançait dans des initiatives exclusivement individuelles (dribble, frappe, débordement), disputant en vérité son match à lui. Ce qui posait déjà une double problématique : celle de son indépendance, c’'est-à-dire de sa liberté, et celle de son inclusion dans un contexte qui ne lui serait pas complètement dévolu. Le mystérieux demi-tour du FC Liverpool, qui a renoncé à prendre le joueur au printemps alors que le transfert était ficelé pour une somme dépassant les 60 millions d’euros, a beaucoup fait causer : si le club anglais a laissé dire que le genou droit du joueur (gravement blessé fin 2015 lors d’un match avec les Bleus) n’'avait pas passé la rampe d'’examens médicaux poussés, plusieurs sources concordantes ont fait état de l'’attitude d’'un (très) proche de Fekir, réclamant quelques millions dans le deal au tout dernier moment, une sorte d'’acte de piraterie relativement fréquent qui aura cependant rebuté les Anglais. Un jeu d’'ombre qui l’'aura accompagné assez vite, et qui avait battu son plein en mars 2015.

    L’'histoire avait fait du bruit : après avoir donné son accord pour rejoindre la sélection algérienne, le joueur avait fait volte-face sous l’'effet d’une quadruple intervention, mobilisant les quatre personnes les plus influentes du football français ou peu s'’en faut : Aulas bien sûr, puisque la valeur d’un international algérien est bien moindre que celle d’'un joueur qui fait son trou chez les Bleus ; l’'agent Jean-Pierre Bernès, qui devint le conseiller de Fekir dans la foulée ; le président de la Fédération française de foot, Noël Le Graët, ainsi que son sélectionneur, Didier Deschamps. Quatre coups de fil en deux heures : un blitz. Posant la question du libre arbitre du joueur (Aulas étant son employeur), ainsi que sa porosité aux jeux d'’influence qui l’'entourent. Les Algériens ont hurlé, parlant du pot de terre contre le pot de fer et dénonçant une manipulation. Dont ils n'’étaient pas exempts eux-mêmes : quand la deuxième chaîne de télévision publique organisait un duplex dans le salon de son grand-père, lequel, les larmes aux yeux, promettait «pour bientôt […] une grande nouvelle pour le peuple algérien», alors que le gamin balançait encore entre les sélections française et algérienne, ça relève de la lutte d’'influence aussi. Le point le plus intrigant, c’'est que rien n’a jamais permis de savoir pour quel maillot Nabil Fekir aurait balancé s’'il avait été complètement libre de son choix. On était là pour l'’épilogue : une conférence de presse du joueur à Clairefontaine avant un match douloureux (1-3) face à la seleçao brésilienne, où le joueur avait tout de go reconnu le coup de fil de Deschamps en amont de sa décision - le sélectionneur l’'avait engueulé dans la foulée - avant de ne pas dire grand-chose d’'autre, le responsable média coupant d’'un «il a dit ce qu’'il avait à dire» toute relance consécutive à l'’annonce on ne peut plus lacunaire de l’attaquant lyonnais. Un horrible soupçon pèse depuis, paradoxalement renforcé par les accents de tendresse - souvent protecteurs - utilisés à son endroit par ceux qui l'’approchent : Nabil Fekir ne s’'appartient pas.

    Mais il faut voir au-delà. Si le fantasme de l’'appartenance nationale joue a plein chez les supporteurs ou le grand public, il est souvent accessoire chez les joueurs eux-mêmes, la double culture de certains ouvrant en réalité la possibilité d’'indexer le choix d’une sélection sur son niveau, ou permettant de faire plaisir à ceux à qui on doit (ou croit devoir) quelque chose. Plus généralement, la carrière de Fekir apparaît comme ouverte à tous les vents, une barque chahutée par gros temps sous lequel nagent les prédateurs marins.

    Astuces et ligne de fuite

    Ça complique l’'approche : alors que Blaise Matuidi était suspendu pour le quart de finale de la dernière Coupe du monde face à la sélection uruguayenne et qu’il fallait bien lui trouver un remplaçant à gauche, Deschamps et son staff s'’étaient longuement interrogés sur la possibilité d'’intégrer dès le coup d’'envoi un Fekir par ailleurs plus que satisfaisant lors de ses entrées en jeu en Russie. Avant de reculer. Corentin Tolisso a finalement fait la maille : l'’ancien coéquipier lyonnais de Fekir fait un peu tout bien et rien très bien, c’est un couteau suisse et son profil académique est encore le miroir où le foot français préfère se reconnaître. Possible que Fekir en soit sorti grandi : invisible au coup d’envoi et devant se contenter des quelques minutes habituelles, mais grandi. Aulas jure ses grands dieux que Fekir est encore plus fort que Karim Benzema, enfant de l’OL quadruple vainqueur de la Ligue des champions.

    Jean-Michel Aulas dit beaucoup de choses. Il affirmait voilà trois ans que son club avait trouvé «son [Lionel] Messi» : l’'hyperbole servait certainement les desseins du président lyonnais à l'’heure de valoriser son joueur sur le marché des transferts, mais elle crédite aussi l'’idée d’'un joueur à part, vivant d’'astuces et de lignes de fuite sur le terrain et payant une sorte de tribut au foot militarisé de son temps. Un joueur libre. Et un peu prisonnier de cette image-là : un joueur contraint, donc.

    Grégory Schneider
    Dernière modification par aferkiw, 02/10/2018, 12h01.

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  • descartes
    a répondu
    Comment Lyon est reparti de l'avant après son match nul à Caen

    Publié le samedi 29 septembre 2018 à 00:00 | Mis à jour le 29/09/2018 à 00:06A chaque échelon du club, on a su se remobiliser après le nul à Caen (2-2) il y a deux semaines. Depuis, l'OL a tout gagné, a evacué les doutes et s'est hissé à la deuxième place du Championnat.

    Hervé Penot (avec Bilel Ghazi)

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    C'était il y a deux semaines, quasiment une éternité à l'échelle lyonnaise. Dans les couloirs du stade d'Ornano, à Caen, au sortir du nul (2-2), les visages étaient crispés, les mots acérés, les tensions externes palpables alors que se profilaient un déplacement à hauts risques sur le terrain de Manchester City pour la première journée de Ligue des champions et la réception piégeuse de l'OM, le dimanche suivant. Quinze jours et trois succès plus tard (City, 2-1 ; Marseille 4-2 ; Dijon 3-0), l'OL est transfiguré. La mobilisation a été totale à tous les étages. Chacun, à son niveau, a participé à cet embellissement qui ne sera toutefois validé que si l'OL (2e avant cette 8e journée) s'impose contre Nantes, ce samedi soir.

    Le rôle du président : éviter la crise


    Trente et un ans de présidence offrent une certaine connaissance des moments stratégiques. Jean-Michel Aulas a tout contrôlé, du début à la fin. Dès sa sortie de Caen, il a enclenché l'une de ses méthodes de communication préférées : un tweet pour mettre en avant Nabil Fekir, capitaine en difficulté. «Je ne fais jamais ça par hasard», nous disait-il mardi dernier. Il avait prévu de montrer sa confiance en sa star, de parler le lendemain à l'entraînement à ses hommes puis de rejoindre Manchester la veille du match avec son groupe.

    Olympique Lyonnais@OL
    · 17 h
    En réponse à @OL et 2 autres
    "On est dans un grand club. Malgré la jeunesse du groupe il y a beaucoup de maturité. La semaine dernière on a su répondre présent sur deux gros matchs mais il faut continuer" #OLFCN

    Olympique Lyonnais@OL
    "Le président @JM_Aulas est un meneur d'hommes. On a eu des discussions collectives qui avaient pour but de nous faire progresser tous. Staff et joueurs, tout le monde y a adhérer" #OLFCN
    16:11 - 28 sept. 2018

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    En Angleterre, il a encore tenu des discours mobilisateurs, évoquant le plaisir à prendre tout en rappelant qu'une victoire contre... Marseille était nécessaire. «J'avais beaucoup d'échos sur le président Aulas, raconte Léo Dubois, arrivé cet été. Ça n'a pas été une surprise. On a eu des discussions collectives avec lui qui n'avaient pas pour intention de nous critiquer, mais de nous faire progresser. C'est vraiment un meneur d'hommes. Tout le monde a adhéré, et ça s'est vu sur le terrain. C'est un club qui sait où il veut aller, et ça part de Jean-Michel Aulas.»D'autres présidents auraient été moins maîtres de leurs nerfs. Et de la gestion d'une situation susceptible de provoquer une crise...

    Le rôle de l'entraîneur : maintenir le groupe sous pression


    Au coeur des critiques après une entame de saison très décevante, Bruno Genesio est sorti renforcé d'un enchaînement qui avait tout pour l'enfoncer. Le 4-4-1-1, l'alternance entre pressing haut et bloc bas ou les titularisations de Maxwel Cornet et Cheikh Diop à City, en Ligue des champions (2-1, le 19 septembre). La performance de haute volée face à l'OM de Bertrand Traoré (deux buts, un penalty et un carton rouge provoqués), piqué au vif après avoir été remplaçant à Manchester, quatre jours plus tôt (4-2, dimanche). Le turnover pleinement convaincant et décisif à Dijon (3-0), mercredi.
    Bruno Genesio, chronique d'un emballement
    Lors des trois derniers matches, le technicien lyonnais a eu tout juste dans ses choix, dans son management ou dans ses discours, qui ont maintenu son groupe sous pression. «J'ai une bonne étoile, sourit l'intéressé, après avoir insisté sur le plus grand mérite à accorder à ses joueurs. Après, je ne vais pas faire dans la fausse modestie. Je suis content de ce qu'on a mis en place et ce qui a bien fonctionné. Tactiquement ou dans les choix. Mais c'est aussi parce que les joueurs ont appliqué ce qu'on avait préparé et donné tout ce qu'ils avaient à donner qu'on a pu redresser la barre.»

    Le rôle des joueurs : se hisser à la hauteur des événements


    Rien n'est possible sans les acteurs du jeu, ceux qui possèdent les clés sur le terrain. Et ils ont été au coeur de cette remontée. Il fallait être sacrément costauds pour s'imposer à City, et on pense à Maxwel Cornet, parfois critiqué mais vrai guerrier. Il s'est démené dans son couloir droit, comme ses équipiers à la hauteur des événements dans leur investissement et dans leur état d'esprit. On pouvait l'imaginer sur les deux premiers rendez-vous.

    21Lyon n'a perdu qu'un seul de ses vingt et un derniers matches face à Nantes en Ligue 1 (15 victoires, 5 nuls), c'était le 6 décembre 2008 (défaite1-2). Il s'est par ailleurs imposé quatorze fois lors de ses quinze dernières réceptions de Nantes, notamment lors des dix dernières. Sa dernière défaite à domicile contre les Canaris remonte au 20 décembre 1996 (0-1).

    Peut-être moins à Dijon, dans un match au profil de match piège. Là encore, en une mi-temps, les Lyonnais ont plié l'affaire (3 buts) grâce à des nouveaux venus : Moussa Dembélé a marqué deux fois, Martin Terrier, une. Ils ont montré qu'ils n'étaient pas venus pour un rôle de doublures. Le duo Ndombele-Aouar a affiché sa complémentarité, entre puissance et finesse, et Jason Denayer sa qualité défensive. Quant à Fekir, le capitaine, absent à Dijon (cheville), il a connu une magnifique semaine entre City et l'OM. Reste aux Lyonnais à confirmer contre Nantes...
    L'Equipe du jour

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  • descartes
    a répondu
    CHRONIQUE «OM SWEET OM» «Jean-Michel Aulas…», le chant de supporteur marseillais qui puise ses racines dans le Tennessee

    Par Stéphanie Harounyan, correspondante à Marseille — 17 septembre 2018 à 13:04Un supporteur de l'OM brandissant un portrait de la star du chant marseillais, le 2 mai. Un supporteur de l'OM brandissant un portrait de la star du chant marseillais, le 2 mai. Photo Boris Horvat. AFP
    • «Jean-Michel Aulas…», le chant de supporteur marseillais qui puise ses racines dans le Tennessee

    Cette saison, notre correspondante à Marseille raconte les petites et grandes histoires du club phocéen et de la ville construite autour. Episode 3, enquête sur un tube de supporteurs.

    A LIREEpisode 2, le mercato coupe les cheveux en quatre



    Ça tient à quoi, un tube ? Mélodie simple, paroles basiques. Et une magie qui l’impose en bouche, presque malgré soi. La chanson Jean-Michel Aulas (on va tout casser chez toi) est un authentique tube. Dimanche soir au Vélodrome, Guingamp sitôt évacué sur un brancard (4-0), les Marseillais l’ont entonné en chœur, comme un seul douzième homme. Enfin, on avait une raison de la chanter : dimanche prochain, l’OM joue à Lyon pour la sixième journée du championnat et cette fois, Jean-Michel, c’est la bonne, «on va tout casser chez toi !» Du moins va-t-on se casser la voix sur ta chanson…



    Née au printemps en pleine campagne européenne des Olympiens, cette Marseillaise a survécu à tout : à la défaite face à Madrid en finale, aux tubes de l’été, à Benjamin Pavard, et même aux matchs à huis clos, décidés la semaine dernière par l’UEFA pour punir quelques supporteurs qui justement, ont tout cassé chez Aulas. Un pur tube, dont le succès dépassant le stade a généré moults commentaires. On lit notamment qu’il s’agit d’une traduction du Don’t take me home des supporteurs anglais. On apprend encore que Dimitri Payet eu droit à sa versionlorsqu’il officiait pour le club londonien de West Ham. Et avant ? Quid de la chanson originale ? A qui doit-on dire merci pour ce moment ? «C’est comme les comptines»

    Sur cette question, internet a botté en touche, m’obligeant à repousser les limites du ridicule : j’ai «shazamé» Jean-Michel Aulas«Aucun résultat, nous n’arrivons pas à bien entendre», a répondu, gênée pour moi, l’application censée reconnaître n’importe quel air. A l’heure de l’apéro, je noyais mon chagrin dans un pote quand celui-ci m’a donné la clé : «Quand il n’y a plus d’espoir avec Shazam, il te reste Pat !» Le Pat en question officie aux services musicaux de la Sacem, où tout compositeur doit déposer ses chansons. Son métier : mettre un nom sur une chanson, en s’aidant d’une méga base de données. Autant dire l’homme de ma situation.

    «Avec les hymnes sportifs, c’est toujours compliqué, me prévient Pat. C’est comme les comptines. Certaines sont créées ex nihilo et ne sont associées à aucun auteur.» Cas pratique avec Quand le virage se met à chanter, souvent enchaîné au Vélodrome avec le mythique Ce soir on vous met le feu. Ce dernier est clairement identifié : Skoda Lasky est une polka tchèque des années 30, rhabillée des décennies plus tard par Annie Cordy (Frida Oum Papa) avant d’envahir les stades, sacralisé in fine par I Am (Le feu). Pour Quand le virage…, en revanche, le logiciel Sacem reste muet. «Personne ne l’a déposé, note Pat. Donc personne ne touche rien dessus.» Imagination sans limite

    Car le dépôt d’une chanson à la Sacem conditionne le paiement des droits d’auteur… qui s’appliquent aussi aux chants de supporteurs. «Le principe, détaille Pat, c’est que si tu fais de l’argent en utilisant une musique, tu dois rémunérer l’auteur. Ce ne sont pas les supporteurs qui payent, bien sûr, mais les chaînes de télé, qui retransmettent les matchs. Y compris pour un chant entonné par les supporteurs en fond sonore.»En raccrochant, laissant Pat à mes recherches, j’ai tenté d’imaginer l’argent encaissé par les White Stripes avec son Seven Nation Army,repris en mode Po Polopopopo Po dans tous les stades du monde…

    Une montagne de billets plus tard, Pat me rappelle. La machine de la Sacem a parlé : Jean-Michel Aulas serait dérivé d’un tube country américain, Achy Breaky Heart, millésimé 1992. De son auteur, Don Von Tress, Wikipédia dit seulement qu’il habitait à Cypress Inn, Tennessee, avec sa femme Jeanne. Pour l’interprète, par contre, il faut rendre hommage à la vie, dont l’imagination est sans limite : Billy Ray Cyrus, sorte de Mike Brant relooké en cow-boy, n’est autre que le père de la très découverte Miley Cyrus. Achy Breaky Heart, sacré single de l’année aux Country Music Awards, sera son unique tube. Son site officiel, comme semble l’être la suite de sa carrière, est aujourd’hui «en construction». Je lui ai quand même envoyé un message dans l’onglet «contact», au cas où… Pour lui dire merci et surtout, lui suggérer de regarder le match de dimanche.

    Libération

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  • aferkiw
    a répondu
    A l’Olympique lyonnais, une com à fables

    Par Grégory Schneider, envoyé spécial à Caen (Calvados) — 16 septembre 2018 à 20:36




    Englués en milieu de classement de la Ligue 1 après leur match nul (2-2) contre Caen samedi, les Gones déballent des storytellings contradictoires pour expliquer leur supériorité contrariée.
    • A l’Olympique lyonnais, une com à fables

    On confesse avoir toujours trouvé à l’Olympique lyonnais une sorte de charme canaille, et on s’est souvent senti très seul avec cette pensée-là. Car on ne voit rien. Il n’est nulle part. Enfin si : il faut faire résonner les situations entre elles, penser à quelque chose (un mot, une attitude) puis à quelque chose d’autre, et imaginer un ping-pong entre les deux.

    On s’est pointé au stade Michel-d’Ornano de Caen samedi pour voir des Lyonnais au bord de la crise de nerfs arracher grâce à l’appui de l’arbitre Johan Hamel un nul (2-2) inespéré contre des Normands affichant un budget prévisionnel annuel représentant environ 12 % de celui de l’OL (285 millions d’euros, un mastodonte) et l’image avec laquelle on est reparti est celle du défenseur brésilien des Gones, Rafael Da Silva Pereira dit Rafael ; regard clair, discours transparent, le type sous la double toise de sa responsabilité personnelle et des réalités de son sport.

    Ça donnait quelque chose comme : «[Nos difficultés] ne sont pas dues à un manque d’agressivité ou un défaut d’attitude mais à un manque de sensations collectives. Nous ne sommes pas ensemble.» Dix minutes plus tôt, dans une salle attenante, son entraîneur, Bruno Genesio, s’était pourtant dit écœuré «par le manque d’engagement, d’investissement et d’intensité» des joueurs lyonnais. Du coup, on a convoqué l’attaquant Memphis Depay sur le sujet.

    Un présent : «Vous êtes d’accord avec votre coach ?»

    Depay : «Je ne sais pas. Il a dit quoi ?»

    Un journaliste : «Que vous manquiez d’engagement. D’agressivité.»

    Depay : «Ah. Si c’est ça, je suis d’accord. Il a raison.» Et il a filé.

    Tourmenteur

    Mais alors ? Et Rafael ? Il a raison aussi. Pendant les arrêts de jeu, il a marché sur le pied du milieu guinéen du stade Malherbe de Caen, Baissama Sankoh, qui a mimé un coup de tête en retour : le Brésilien tombe comme foudroyé et carton rouge pour Sankoh, qui a retrouvé son tourmenteur tout à son ironie - sur le mode «tu as vu, je t’ai bien baisé» - en revenant dans le couloir menant à son vestiaire après le match. Les Lyonnais sont des diables. Il y a quelque chose de l’embourgeoisement (peu de courses, pas d’intensité) qui les traverse mais pour autant, ils sont encore capables d’aller puiser au fond des enfers pour en ramener les maléfices nécessaires à leur propre survie. Samedi, le champion du monde tricolore Nabil Fekir n’en a pas foutu une rame. Au cœur de la seconde période, il n’en mettra pas moins sa tête sur un ballon dégagé du pied par le défenseur de Caen Alexander Djiku, ce qui conduisit à l’expulsion de celui-ci : si le staff caennais déplorait après-coup la «naïveté» de Djiku, Fekir n’en a pas moins pris le risque de se faire ouvrir le crâne pour la cause. C’est très difficile à comprendre.

    Mais on peut essayer. Une vision noire consisterait à y lire une manière de décadence au long cours, des joueurs très cher payés privés de titres (le championnat, les deux Coupes) depuis que les gazo-dollars qataris ont mis le Paris-SG hors d’atteinte et qui vivent dans un espace schizophrène entre le lustre du club et l’impossibilité de gagner, ce qui expliquerait à la fois le découragement et les ruades. Une vision sportive décrirait les maléfices - la rouerie des joueurs, l’arbitrage systématiquement favorable - comme les dernières traces d’un savoir-faire ancien ; le président du club, Jean-Michel Aulas siégeant par exemple depuis mars 2017 au comité exécutif d’une Fédération française de foot qui, faut-il le rappeler, exerce une tutelle hiérarchique sur les hommes au sifflet. «Ben sûr qu’on est lésé par l’arbitre, expliquait du reste sans ambages l’attaquant caennais Enzo Crivelli samedi. Les gros sont avantagés. C’est le foot. Il est comme ça.»

    «Mister Nobody»

    Aulas, lui, change d’échelle géographique et historique, ce qui lui permet de dérouler un storytelling à l’opposé : le pot de terre (lui) contre le pot de fer. C’est la vision romanesque, celle d’un club en résistance contre la mondialisation, c’est-à-dire contre son époque. Cette résistance a un visage : celui de Bruno Genesio, figure d’un club dont il aura défendu les couleurs dix saisons comme joueur (1985-1995) avant d’y revenir en 2005 pour faire son chemin dans l’encadrement technique. Puisque la concurrence surfe sur des théoriciens brillants (l’Allemand Thomas Tuchel au Paris-SG, les Portugais Leonardo Jardim et Miguel Cardoso à Monaco et Nantes) ou des hommes de réseaux (Rudi Garcia à Marseille, Jean-Louis Gasset à Saint-Etienne), Genesio eu tôt fait d’apparaître comme un Mister Nobody, voire une marionnette que son président manipule à l’envi, entraîneur d’autant moins contrariant qu’il ne sait tirer sa légitimité que d’un homme et d’un seul. La ficelle est un peu grosse.

    Tous les entraîneurs du monde sont à la merci de leur président : Genesio comme les autres, lequel Genesio a placé Lyon sur le podium la saison passée avec une qualification en Ligue des champions à la clé (un bon point) avant de peiner à relancer la machine cette saison (un mauvais point). La grande affaire de ce début de saison lyonnais fut celle-ci : le 1er septembre, soit vingt-quatre heures après la défaite (0-1) des Rhodaniens devant l’OGC Nice, une courte vidéo est apparue sur les réseaux sociaux montrant le coach des Gones coursant un individu au cœur de la nuit.

    Les premières réactions furent compatissantes : l’énième provocation d’un supporteur dans un contexte de rejet d’une partie du public envers un Genesio jugé par les fans un peu court pour le poste de coach, une insulte envers sa propre fille, le coach lyonnais réagissant comme vous et moi. Une enquête du journal l’Equipe a cependant désintégré l’hypothèse du traquenard. Cette nuit-là, l’entraîneur, qui fêtait ses 52 ans, a été vu dans trois établissements différents sans que personne ne lui tombe dessus, l’embrouille résulte d’un selfie réclamé avec plus ou moins d’insistance selon les versions, il était tout de même 4 h 30 du matin passé au moment de l’altercation et après tout, c’est Genesio qui prend une personne en chasse et non l’inverse. Samedi, on s’est posé devant l’intéressé pendant qu’il dévidait posément sa «colère»envers ses joueurs avec l’idée de superposer le noctambule et l’entraîneur de club.

    Et on y est parvenu sans difficulté. On parle, là, d’un type normal, qui dit (et fait donc, rapport à l’altercation) à peu près les choses comme il les sent, décrivant les errances lyonnaises à Caen non pas comme une trahison à son endroit, mais comme un décalage avec l’implication que nécessite le sport de haut niveau, ainsi qu’un déficit de loyauté des joueurs envers le club et les conditions (logistique, compétences, salaire) dont ils bénéficient dans la deuxième équipe la plus riche de France. Le brave type dans le dur, qui regarde ses interlocuteurs dans les yeux par correction et qui, pour avoir consacré toute sa vie au football, ne s’exprime qu’à travers les codes de celui-ci. Au bout du bout, Genesio s’est vu poser la question qui tue : est-ce qu’il a encore l’impression que son message passe, la récurrence de ses critiques envers l’investissement de ses ouailles laissant pour le moins planer comme un doute ? Autant lui demander carrément s’il sert encore à quelque chose.

    Mais le Lyonnais n’a même pas tiqué : «Il faut poser la question aux joueurs. Ils sont en mesure de vous répondre, pas moi.» Demander aux joueurs ? A Houssem Aouar par exemple, 20 ans seulement, et une tête de six pieds de long samedi parce que son coach a eu l’outrecuidance de le juger en méforme et de le mettre sur le banc en début de saison ? A l’attaquant burkinabé Bertrand Traoré, qui jouait face à Caen comme on descend en bas de chez soi pour promener son chien ? A Rafael, celui qui ne voit aucun manque d’implication à l’issue d’un match où des joueurs à 200 000 euros mensuels se sont fait marcher dessus par des joueurs à 35 000 ? Mais bon sang, à quoi on joue ?

    Toutes les histoires

    Qu’est-ce que Genesio fait là, à répondre honnêtement et à courser des types à pas d’heure, alors que le dispositif lyonnais pèse des tonnes et que le coach qui en supporte le poids est de facto le ministre de quelque chose, un ministre ne pouvant décemment être vu - donc possiblement filmé - en train de courir après un type à qui il vient de refuser un selfie ? A force de raconter toutes les histoires en même temps, à commencer par celle d’un club ancré dans l’Hexagone luttant à armes inégales avec des équipes sous pavillon qatari (le Paris-SG), russe (Monaco) ou américain (Marseille), l’Olympique lyonnais finit aussi par poser toutes les questions en même temps. Quel est le périmètre exact du travail d’entraîneur dans le foot d’aujourd’hui ?

    Qu’est-ce que raconte vraiment une compétition (la Ligue 1) si inégalitaire qu’un club comme l’OL est assuré de terminer chaque saison entre la deuxième et la cinquième place par la seule force de sa masse salariale, alors que son coach passe raconter devant les micros toutes les cinq ou six semaines que ses joueurs se foutent du monde ? L’OL est-il la preuve d’une déviance (l’individualisme des joueurs) disant l’époque ou révèle-t-il la nature profonde du football ? Surtout, quel est le calcul d’un Aulas bataillant sur tous les fronts (Twitter, les instances, la construction de son stade) pour faire exister le club tout en dupliquant à l’infini le même modèle managérial aux commandes techniques du club ; des coachs droits, exclusivement nourris par le foot hexagonal, scolaire, un peu vintage aussi ?

    Mercredi, le club ira promener ses tourments existentiels sur la pelouse de Manchester City en Ligue des champions. Ils peuvent toujours gagner ou perdre : l’impression générale est que ces gars-là pédalent dans le vide. Et que les histoires qu’ils racontent pour le cacher sont de plus en plus difficiles à trouver.

    Grégory Schneider envoyé spécial à Caen (Calvados)

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