Annonce

Réduire
Aucune annonce.

[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

Réduire
Ceci est une discussion importante.
X
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Revendez le stade vite car l'Ogre Parisien et Monégasque vont nous manger ...ou allé faire joujou avec Bordeaux et autre équipe de L1 ..remettez vous vite en question et trouvez une solution qui passe déjà par un coach digne de se stade et de votre investissement

    Commentaire


    • Lyon, le cas Nabil Fekir


      Paradoxalement, le retour du Bleu va poser des problèmes à Bruno Genesio.:-o

      Nabil Fekir est dans les temps ! Blessé au genou lors du derby le 25 février dernier puis "arthroscopié" le 14 mars, son grand retour était programmé depuis des semaines contre Amiens, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à peine entré en jeu à un quart d'heure de la fin, ses actives participations aux buts deux et trois (3-0) ont rassuré. Maintenant, si son entraîneur ne se plaindra certainement pas du retour express de celui qui vise toujours une participation à la prochaine Coupe du monde et qui n'a plus que cinq matches avec l'OL pour s'illustrer, ça va obliger Bruno Genesio à remodeler une équipe qui tournait rond avant son retour (cinq victoires). Depuis le derby et sans son maître à jouer, Genesio avait cherché la bonne formule, se faisant au passage allumer par les impitoyables réseaux sociaux, jusqu'à ce qu'il place Memphis Depay dans l'axe, soit comme avant-centre, soit en soutien de celui-ci, comme lors des deux dernières journées où il a mitonné un 4-4-2 en losange inédit pour son équipe mais apprécié par le Néerlandais. On sait que celui-ci ne goûte guère devoir rester le long de la ligne gauche. Recentré, il a brillé et l'OL gagné, avec des victoires face à Toulouse (2-0), Metz (0-5) et Amiens (3-0) et un Depay impliqué dans dix des onze derniers buts de l'OL en Ligue 1. À voir ces statistiques, ce nouveau positionnement de Depay et la gestion de l'absence de Fekir ont été une réussite.

      «Garder le 4-4-2»


      La question est donc de savoir vers quelle formule Genesio compte s'orienter pour finir la saison maintenant que l'international est revenu. Un problème de riche, certes, mais un problème quand même, quand bien même l'ancien et mythique avant-centre de l'OL Fleury Di Nallo affirme que «Fekir n'est pas encore à son niveau». Il paraît inconcevable que le coach ne remette pas Fekir dans son onze type. Lors de sa dernière titularisation, face aux Verts (1-1), Lyon évoluait alors en 4-2-3-1 avec Tousart et Ndombele à la récupération, Traoré, Fekir et Depay de droite à gauche derrière Mariano. Puis Genesio s'est orienté vers un 4-3-3, avant d'opter donc plus récemment pour le 4-4-2. Pour Di Nallo, l'entraîneur rhodanien a intérêt à conserver ce dernier système : «C'est celui qui me paraît le plus à même de placer attaquants et milieux offensifs un peu comme on veut, vu leur polyvalence. C'est le système qui, à mon sens, règle le plus de problèmes. Et je ne pense pas une seconde qu'il ne mettra pas Fekir.» D'accord, mais à quel poste ? Et si tel est le cas, il faudra bien enlever quelqu'un. Ça peut être Traoré en pointe ou Aouar au milieu, sachant que la vraie place de Fekir est dans l'axe, où ses qualités d'adresse et de percussion font merveille, tout près des attaquants. Il peut aussi être aligné en pointe au coté de Traoré ou Mariano, avec Depay derrière. Dans tous les sens, il reste cinq rencontres pour terminer devant l'OM et permettre en même temps à Fekir d'être du voyage en Russie, ce qui ne sera peut-être pas le plus facile.

      Jean-Marie Lanoë

      France Football

      Commentaire


      • OL: «Un profil à la Verratti»… Qui est Nicolo Barella, le milieu italien de Cagliari qui intéresserait Lyon?


        FOOTBALL D’après le président de Cagliari (Serie A), l’OL serait prêt à faire une offre importante pour recruter cet été le milieu de terrain de 21 ans…

        Jérémy Laugier


        Publié le 17/04/18 à 17h57 — Mis à jour le 17/04/18 à 18h07





        A en croire le président de Cagliari, son jeune milieu de terrain Nicolo Barella pourrait faire l’objet d’une « offre importante » de l’OL dans les prochaines semaines.
        A 21 ans, le prometteur et polyvalent joueur de l’actuel 14e de Serie A coûterait déjà « au moins 40 millions d’euros » dans l’esprit de son président Tommaso Giulini.
        A moins que vous ne soyez un improbable mordu de la lutte pour le maintien en Serie A, vous ne connaissez sans doute pas encore Nicolo Barella. Ce milieu de terrain italien de 21 ans, qui se révèle avec son club formateur de Cagliari, aurait tapé dans l’œil de l’Inter, de la Juve… mais aussi de l’Olympique Lyonnais en vue du prochain mercato estival.


        FrSerieA
        @FrSerieA
        Tommaso Giulini (Président Cagliari): "Barella plait à l'Inter ? Il plait à tout le monde, on me dit que Lyon aurait une offre importante de prête, on verra. On ne le vendra pas en dessous de 40M€"

        12:19 - 17 avr. 2018
        75
        87 personnes parlent à ce sujet
        Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité


        Dans une interview accordée au Corriere dello Sport ce mardi, le président de Cagliari Tommaso Giulini vient de se laisser aller à une confidence concernant son joueur le plus prometteur : « On me dit que Lyon aurait une offre importante de prête, on verra ». Mais qui est exactement ce polyvalent milieu relayeur sous contrat jusqu’en 2022 ?

        « Il a un meilleur jeu long que Verratti »


        « C’est un joueur évoluant à la fois numéro 6 et numéro 8 dans le 3-5-2 ou le 4-2-3-1 mis en place dans son club, confie Valentin Pauluzzi, correspondant du football italien pour L’Equipe à Milan. Il a un profil à la Verratti, à savoir plutôt petit et un peu râblé. Il n’a pas son aisance technique dans le jeu court mais je trouve qu’il a un meilleur jeu long. Il montre aussi beaucoup de personnalité dans la gestion du ballon et il va au charbon. Il est assez complet. »



        Lancé dans le grand bain de la Serie A en mai 2015, à seulement 18 ans, Nicolo Barella a dû passer par un prêt de six mois à Côme (Serie B, de janvier à juin 2016) avant de signer deux années pleines au plus haut niveau avec son club formateur (6 buts en 29 matchs de championnat cette saison) et de frapper à la porte d’une Squadra Azzurra en reconstruction.

        « Pas en dessous de 40 millions d’euros »


        « Il se distingue par son intelligence de jeu, explique Giancarlo Cornacchia, responsable d’un site consacré à l'actualité de Cagliari. Il illumine son équipe et il en est un joueur incontournable depuis deux ans. Le club tient une pépite avec lui et les dirigeants vont chercher à bien le vendre. » A ce propos, Tommaso Giulini ne compte pas faire semblant puisqu’il a d’ores et déjà annoncé qu’il ne le lâcherait « pas en dessous de 40 millions d’euros », tout en lui voyant « des similitudes avec Nainggolan » (AS Roma et ex-Cagliari). Une perspective qui pourrait de fait mettre l’OL hors jeu.


        Simone Rovera

        @SimoneRovera
        Il y a un mois le président du Cagliari disait «Barella vaut au moins 30M». Peut être que c’est trop, quand même je ne crois pas que Lyon pourrait s’aligner sur ce prix. Dans cette itv au CorSport il dit «On me dit que l’OL serait prêt à faire une offre importante... on verra». https://twitter.com/_scampia/status/986218907462787073

        15:04 - 17 avr. 2018
        11
        Voir les autres Tweets de Simone Rovera
        Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité


        Finaliste de l’Euro U19 en 2016 et demi-finaliste du Mondial U20 l’an passé, Nicolo Barella deviendrait en effet dans ces conditions (et de très loin), le transfert le plus cher de l’histoire à Lyon, après Lisandro Lopez (24 millions d’euros en 2009). « Il aurait fallu se placer dessus dès l’été dernier car là, l’investissement s’annonce énorme », constate Valentin Pauluzzi. Comme en 2012, lorsqu’un certain Marco Verratti quittait Pescara (Serie B) et rejoignait le PSG pour 12 millions d’euros. Déjà un autre temps.

        20 minutes sports...

        Commentaire


        • LYON : POURQUOI BRUNO GENESIO EST L’UN DES HOMMES FORTS DE LA FIN DE SAISON LYONNAISE



          PUBLIÉ LE 19 AVRIL 2018 À 07H30 - MIS À JOUR LE 19 AVRIL 2018 À 15H51 ARTHUR MERLE


          Alors que l’OL entame un sprint de cinq « finales » à disputer pour se qualifier en Ligue des Champions, Bruno Genesio pourrait bien être l’homme de la fin de saison rhodanienne. D’abord parce qu’il a mis en place un système qui convient à tous ses meilleurs éléments. Mais aussi parce qu’avec le retour de Nabil Fekir, il aura inévitablement des choix forts à faire.





          Lyon va nettement mieux. Sur une série de cinq victoires consécutives en Ligue 1, dont quatre après le huitième de finale retour de Ligue Europa contre le CSKA Moscou, le club rhodanien a semble-t-il parfaitement digéré son élimination de la C3. Un jeu plus séduisant, des hommes forts de plus en plus réguliers et une moyenne de plus de trois buts inscrits par match sur ses quatre dernières rencontres : la bande à Bruno Genesio a retrouvé la forme au meilleur des moments. Loin d’y être étranger, le coach des Gones aura un rôle plus important que jamais à jouer dans la dernière ligne droite.

          REPLACER MEMPHIS DANS L’AXE, LE CHOIX PAYANT DE GENESIO


          Son but victorieux dans les dernières secondes de l’Olympico, le 18 mars dernier (2-3), avait de nouveau fait de Memphis Depay le héros lyonnais d’un soir. Mais le Néerlandais est encore plus sous le feu des projecteurs depuis son passage dans l’axe contre Toulouse, une semaine plus tard (2-0). Au cours d’une prestation marquée d’un doublé, l’ancien joueur de Manchester United a affiché un visage extrêmement séduisant et rarement montré sur une rencontre entière jusque-là. Malgré le retour de suspension de Mariano le week-end suivant, Genesio a de nouveau décidé de titulariser le joueur de 24 ans à Metz, cette fois dans un système en losange. Avant de le faire descendre d’un cran contre Amiens, au poste de meneur de jeu dans la même organisation, avec une réussite similaire. Le genre de réussite qui lui a permis de totaliser quatre buts et cinq passes décisives sur ses trois derniers matchs.

          UN CHOIX DE SYSTÈME JUDICIEUX… À CONSERVER ?


          L’autre décision importante de l’entraîneur lyonnais a concerné le système de l’OL. Réclamé depuis longtemps par les supporters, le passage en 4-4-2 losange a été testé -avec succès- à partir du déplacement chez la lanterne rouge (0-5). L’avantage ? Il permet de mettre Tanguy Ndombele, Houssem Aouar, et donc Memphis Depay, pour ne citer qu’eux, dans les meilleures dispositions. Et il semble taillé sur mesure pour Nabil Fekir, de retour contre Amiens après plus d’un mois et demi d’absence. Mais contrairement au 4-2-3-1 longtemps utilisé cette saison, il ne permet d’aligner « que » trois joueurs à vocation offensive, contre quatre auparavant. Une donnée pas si importante quand Lyon devait se passer de son capitaine et de Maxwel Cornet. Mais avec un groupe désormais au complet, c’est un petit casse-tête qui attend Genesio. De là à abandonner son losange pour pouvoir aligner davantage de forces offensives ? Cela paraîtrait surprenant.

          MEMPHIS, MARIANO, TRAORÉ… A LA RECHERCHE DE LA « CONCURRENCE SAINE »


          Le technicien rhodanien dispose désormais de toutes ses forces vives, dont la majorité en forme. De quoi instaurer une concurrence importante aux avant-postes. Nabil Fekir est « à 100% », selon les dires de Genesio en conférence de presse mercredi, et sera très certainement titulaire vendredi à Dijon. Si l’on part du principe que le gaucher sera positionné en meneur de jeu, le calcul est simple : il reste deux places pour quatre hommes (Depay, Traoré, Mariano, Cornet), sans compter les jeunes pousses Myziane Maolida et Amine Gouiri… Intéressant, tant l’apport des remplaçants en fin de match pourrait s’avérer crucial dans les cinq dernières étapes de cette course au podium. Cette concurrence ne sera cependant utile à l’écurie rhodanienne que si elle est saine. Autrement dit, les forts caractères que sont Mariano et Depay devront parfois accepter de prendre place sur le banc ou d’être remplacés à l’heure de jeu. Et c’est précisément là que Genesio aura un rôle important à jouer : dans sa communication avec les joueurs en question, mais surtout dans la gestion de son turnover. Des chois forts seront à faire et ils seront « assumés », à en croire l’homme de 51 ans.

          LAISSEZ PLACE AU NOUVEAU GENESIO


          « Je trouve que parfois, il faut avoir de la mesure, ce qui n’empêche pas les critiques. Je trouve que les jugements définitifs font passer ce qui tiennent ces jugements-là pour des imbéciles ». Incisif, voire taquin, Genesio était en forme mercredi devant la presse. L’homme est semble-t-il plus confiant, et l’entraîneur a forcément gagné en légitimité grâce à ses récents choix payants. Un temps évasif concernant son avenir, le technicien s’est même dit « frais, déterminé, et très endurant mentalement pour finir cette fin de saison sur le podium et pour [se] préparer à la prochaine » il y a quelques jours. Toujours conforté par Jean-Michel Aulas, qui est notamment monté au créneau sur le plateau de TLM récemment, Genesio semble prêt à s’affirmer, en allant jusqu’à directement répondre à ses « détracteurs » : « Pas de jeu, pas de fonds de jeu, aucune équipe, aucune complémentarité, que des exploits individuels. Moi je répète ce que vous dites, je le crois quand vous le dites ! (…) Bien évidemment qu’il faut du talent, des qualités individuelles. Mais lorsqu’on en marque beaucoup, je pense qu’il y a autre chose aussi derrière. Il y a aussi des mouvements, de la complémentarité, des choses mises en place à l’entrainement ». L’entraîneur des Gones semble effectivement plus frais que jamais. Et sera quoiqu’il arrive un acteur essentiel de cette fin de saison lyonnaise.

          Football 365....

          Commentaire


          • Hugues Esteban, un référent référence à l'OL




            Publié le vendredi 20 avril 2018 à 00:15


            En poste depuis deux ans à l'Olympique lyonnais, Hugues Esteban est chargé de faire le lien entre son club - et employeur - et les groupes de supporters lyonnais.

            LYON – Sa jeunesse et ses frêles épaules cintrées dans une chemise de jean aux boutons nacrés offrent un sérieux décalage avec sa fonction de «référent supporters» qu'il a le bon goût de ne pas angliciser à chaque coin de phrase (SLO pour Supporters Liaison Officer). Hugues Esteban (24 ans), en poste à Lyon depuis avril 2016, n'a pas la gueule d'un emploi qu'on pouvait imaginer destiné à un Golgoth à même de se faire respecter des groupes de supporters. Au début, ces derniers se sont montrés sceptiques, admet Thierry Boirivent, responsable du groupe Rouge & Bleu (100 adhérents dans le Virage sud) : «Nous aussi, la première fois quand on l'a vu, on s'est dit : “II ne va pas faire l'affaire”, lâche-t-il dans un sourire. Mais il n'y a pas que le physique pour se faire respecter, il y a aussi la façon de se présenter. Hugues en impose, il ne se laisse pas marcher dessus.»

            Pas de recette miracle, ni de formation pour y parvenir, il a appris sur le tas ce métier encore embryonnaire en France, même si la loi Larrivé de mai 2016 l'a rendu obligatoire : «Il n'y a pas de formation définie, en France en tout cas. Il n'y a pas de livres, ni d'école pour vous expliquer comment fonctionne ce boulot.» Lui a pu bénéficier du travail effectué en amont par le club de Jean-Michel Aulas, qui a installé son référent dès 2004 (à temps partiel jusqu'en 2006), et ainsi marcher dans les pas de ses quatre prédécesseurs dont ceux de Florian Charrel, qui l'a recruté : «J'ai eu deux entretiens officiels et un troisième moins officiel.» Comprendre : la rencontre avec les quatorze groupes de supporters lyonnais et l'appréhension qui va avec. «Honnêtement, je craignais que cela se passe mal, qu'ils ne veuillent pas de moi. Mais j'ai été recruté par Florian, avec qui les supporters s'entendaient bien, c'était une façon de dire “c 'est lui que j'ai choisi”. Il faut du temps, cela ne se fait pas par téléphone mais par des échanges directs.»


            «Quand le club dit non, il faut le justifier»

            Chaque week-end ou presque, ce salarié de l'OL arpente les terrains, les tribunes, au plus près des fans rhodaniens «pour faire remonter le ressenti auprès du club. Je suis l'entre-deux, le tampon, je dois me faire comprendre de toutes les parties, de la direction du club, des leaders des groupes de supporters et des instances publiques.» «On a de superbes relations avec lui, admet Thierry Boirivent. C'est du donnant-donnant. Quand on a des questions, on attend ses réponses, et quand il a des questions, on lui donne nos réponses.»

            Mais il reste salarié du club, donc, quelque part, partial quand les relations se tendent... «Forcément, il penche pour le club mais si nos arguments sont bons, il va nous appuyer, poursuit Boirivent. Il nous défend pas mal, comme il l'a fait sur les abonnements et la mise en place des tarifs.» Ni schizophrénique («pour l'instant, ça va, je ne prends pas de médicament») «ni directeur de la sécurité adjoint ou stadium manager bis», il se considère comme «l'entrée des supporters vers les différents services du club. Et quand le club dit non, il faut le justifier».

            Il discute des déplacements, de leurs besoins en places, en matériel, de la logistique (heure d'arrivée au stade, les effectifs attendus) «mais je ne suis pas là pour prendre des décisions, plutôt pour faire remonter des informations du club vers les supporters et des supporters vers le club». Ce titulaire d'une licence professionnelle management sport et loisirs marche sur un fil, «au milieu», et s'il a découvert Gerland à l'âge de cinq ans, il a pour lui de n'avoir jamais appartenu à un groupe. Une évidence pour Thierry Boisrivent : «En venant d'un groupe de supporters, on perd en crédibilité, mieux vaut amener un œil extérieur.»

            Exactement l'avis d'Antoine Mordacq, patron de la Direction nationale de lutte contre le hooliganisme : «Hugues Esteban n'est pas là depuis très longtemps donc il a encore un regard neuf. Il est écouté et respecté au sein des clubs institutionnalisés de supporters. Il est aussi reconnu par les autorités comme un interlocuteur crédible.» Une neutralité qui lui permet d'aller boire une bière avec (presque) tous les supporters lyonnais. D'ailleurs, après cet exercice médiatique qui le stressait plus qu'un match au Groupama Stadium, c'est ce qu'il avait prévu.

            L'Equipe

            Commentaire


            • Lyon doit faire face à une frange minoritaire d'extrême droite de son public


              Publié le vendredi 20 avril 2018 à 00:10


              Précurseur dans son dialogue avec ses groupes de supporters, l'Olympique Lyonnais doit toutefois faire face à une frange minoritaire indépendante et proche du mouvement identitaire qui lui a récemment causé de gros problèmes.


              Bilel Ghazi (avec Grégoire Fleurot)

              Du côté de l'Olympique Lyonnais, c'est une hypothèse que l'on se refuse d'envisager. La question peut pourtant se poser : la prochaine finale de Ligue Europa sera-t-elle la dernière rencontre européenne disputée au Groupama Stadium avant plusieurs mois ? À la suite du huitième de finale retour de C 3 face au CSKA Moscou (2-3, 1-0 à l'aller), le 15 mars, l'UEFA a ainsi ouvert une enquête pour «lancement d'objets et déclenchements de feux d'artifice, troubles dans le stade, blocage d'escaliers et comportement raciste». Or, l'OL est justement sous le coup d'une exclusion avec sursis de la prochaine compétition européenne à la suite de violences et de l'envahissement du terrain contre Besiktas (2-1, le 13 avril 2017). Un sursis qui pourrait tomber si les incidents du 15 mars sont considérés du même ordre que ceux survenus face aux Turcs. Et si Lyon réfute l'équivalence, trois des cinq chefs d'accusation correspondent bien aux motifs pour lesquels Lyon avait été sanctionné le 19 avril 2017.

              Même si elle est abordée avec transparence par ses dirigeants, pour l'Olympique Lyonnais, la problématique est complexe. D'autant plus que le club rhodanien a toujours fait du dialogue avec ses supporters un principe et une force. À l'échelle nationale, l'OL paraît même un modèle dans le genre, comme Strasbourg. Dans sa façon d'interagir, chaque partie y trouve son intérêt. Pour le club, à l'exception d'événements où les supporters s'offrent des largesses avec le consentement plus ou moins explicite des dirigeants, l'utilisation d'engins pyrotechniques est rare et, dans les périodes sportives compliquées, la contestation se limite le plus souvent à des banderoles ou à des entretiens entre responsables de groupes et acteurs du club.

              «Les limites, c'est qu'il n'y ait ni politique ni violence» - Xavier Pierrot, stadium manager de l'OL

              Du côté des supporters, en plus d'être considérés comme partie prenante de la vie du club, les groupes peuvent compter sur les facilités de leurs dirigeants pour organiser l'animation de leurs tribunes et sur leur soutien ou assistance dans des situations de conflit dont ils ne portent pas la responsabilité. Comme lors du déplacement en Ligue des champions à Séville (0-1), en septembre 2016, où les supporters lyonnais avaient dû faire face à un usage excessif et inapproprié de la force par la police locale.

              «Dialoguer, ce n'est pas un effort de notre part, explique Xavier Pierrot, le stadium manager de l'OL. Pour nous, il est naturel et normal de discuter. Il faut savoir se respecter des deux côtés. À partir de là, ça permet de fixer les règles. Au quotidien, ça nous permet également de mettre des limites. Les limites, c'est qu'il n'y ait ni politique ni violence. La seule politique au sein de notre stade, c'est "le rouge et le bleu sont nos couleurs". Et le fait d'avoir un lien fort, ça nous permet de nous dire les choses les yeux dans les yeux quand la situation le réclame.»

              Cela a notamment été nécessaire après la réception du CSKA Moscou, marquée également par des heurts entre un groupe de supporters et les forces de l'ordre au pied du stade, juste avant la rencontre. Une importante réunion a ainsi eu lieu jeudi dernier en préfecture avec la présence de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), le parquet de Lyon et l'OL, accompagné de représentants des deux principaux groupes de supporters, «Lyon 1950» et le «Kop Virage Nord».


              «Maintenant que Paris est sous contrôle, Lyon est devenu le principal bastion de hooligans en France» - Nicolas Hourcade, sociologue

              Si plusieurs thématiques ont pu être abordées entre les différentes parties, celles de la violence et du racisme sont forcément venues animer les débats. D'autant que les deux sont étroitement liées. «Ce qui s'est passé à l'extérieur du stade, c'est un amalgame entre des jeunes des groupes de supporters et des leaders de l'extrême droite lyonnaise qui ne font pas partie de ces groupes, explique Xavier Pierrot. Cela dépasse totalement le cadre du stade et de l'OL. Cela ne nous a pas empêchés de nous voir avec les groupes de supporters sur le sujet. Et on travaille avec eux pour avoir une approche plus globale d'un match.»

              L'une des difficultés de la tâche réside dans l'équilibre à trouver entre dialogue et intransigeance. Notamment lorsque l'OL participe activement, grâce à son système de vidéo-surveillance, à l'identification de personnes impliquées dans les incidents avant la rencontre face au CSKA Moscou ou auteurs de saluts nazis durant celle-ci. «Je ne vais pas répondre à leur place mais les groupes de supporters connaissent la règle du jeu et ils n'ont pas été surpris par l'attitude du club, précise toutefois Xavier Pierrot. La limite a été très clairement franchie par certains de leurs membres, qui ont sûrement suivi des personnes qu'il ne fallait pas suivre. Que le club travaille avec les forces de l'ordre et la justice pour trouver les coupables, ça ne surprend personne et c'est la moindre des choses.»

              Autre difficulté, si aucun leader d'un des groupes de supporters officiels ne figure parmi les personnes interpellées à la suite des événements du mois dernier, le club rhodanien fait face à la présence, dans son stade ou dans son périmètre, de personnes loin d'être attirées, en premier lieu, par le football. Une frange radicale qui a ses habitudes dans la partie basse du virage sud et regroupée notamment au sein de la «Mezza Lyon», un regroupement de hooligans proche de la mouvance identitaire. Un groupuscule honni par la direction du club et plus particulièrement par le président Jean-Michel Aulas, très sensible à la question et au déficit d'image qu'elle pourrait poser. Même si, du côté de l'OL, on précise «ne pas pouvoir faire de délit de faciès et contrôler la pensée des gens», le moindre faux pas est guetté pour essayer d'écarter progressivement les membres les plus radicaux de ses tribunes.

              «Maintenant que Paris est sous contrôle, Lyon est devenu le principal bastion de hooligans en France et ça attire aussi du monde, décrypte Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste de la question des supporters en France. Celui qui habite dans la Loire et qui va à Lyon, ce n'est pas toujours par passion pour l'OL. Il sait qu'il peut retrouver des gens attirés par la violence et qui ont les mêmes idées politiques que lui. Il ne faut ni sous-estimer ni surestimer le problème. Depuis des années, il y a des franges radicales violentes ou d'extrême droite dans le public de l'OL mais ça ne représente que quelques dizaines de personnes, qui peuvent devenir entre 150 et 200 sur de gros matches. Quand on entend certains médias, on a l'impression que toute la tribune faisait un salut nazi contre le CSKA...» Malgré les efforts de l'OL, c'est pourtant cette frange minoritaire qui pourrait causer de gros tracas au club rhodanien.

              Lyon
              Groupama Stadium.
              Inauguré en 2016.
              57 100 places.
              Affluence moyenne cette saison : 44 526.
              Taux de remplissage : 78 %.
              Nombre d'abonnés : 19 449.
              Principaux groupes de supporters : Kop virage nord, Lyon 1950, Hex@gones et Générations OL
              .

              l'Equipe

              Commentaire


              • OL : les revenus liés au sponsoring rapportent gros

                Par Willy Sonthonnax

                publié de 23 avril 2018



                LE BILAN FINANCIER DES CLUBS DE L’ÉLITE A RÉCEMMENT ÉTÉ RENDU PUBLIC PAR LA LIGUE DE FOOTBALL PROFESSIONNEL (LFP). L’OL SE PLACE AU 3E RANG EN CE QUI CONCERNE LES REVENUS LIÉS AU SPONSORING ET À LA PUBLICITÉ.



                La LFP a récemment rendu public le bilan financier des clubs du championnat de France à l’issue de la saison 2016-2017. L’Olympique lyonnais fait figure de bon élève. Le club de Jean-Michel Aulas pointe même à la 3e position au classement des revenus relatifs au « sponsoring (partenariats) et à la publicité ». Des chiffres qui révèlent plutôt bien l’attractivité, la puissance et l’image que les clubs renvoient sur le marché économique. Dans cette catégorie, sur l’exercice précédent, c’est le Paris Saint-Germain qui écrase logiquement la concurrence avec 154,2 M€ de recettes. Très loin derrière, on retrouve l’Olympique de Marseille en seconde position avec 30,7 M€. L’OL se place juste derrière les Phocéens avec 29,1 M€ de revenus générés par le sponsoring et la publicité. Le club de la capitale des Gaules devance notamment des clubs comme l’AS Monaco (18,3 M€), l’AS Saint-Etienne (10,7 M€) ou encore les Girondins de Bordeaux (10,5 M€).

                Lyon Capitale

                Commentaire


                • Commentaire


                  • Une audition devant la commission de discipline qui nourrit la rivalité OM-OL


                    Publié le jeudi 26 avril 2018 à 00:36


                    Le passage de l'OM et de l'OL devant la commission de discipline, mardi, après les incidents ayant émaillé leur dernière rencontre, vient encore nourrir leur rivalité.



                    Bilel Ghazi et Mathieu Grégoire

                    LYON et MARSEILLE - Jacques-Henri Eyraud a été le premier à dégainer. Dans la nuit de mardi à mercredi, le président de l'OM s'est fendu d'un « J'ai compris... » sur Twitter. Un peu plus tôt, la commission de discipline de la LFP avait prononcé ses sanctions après les incidents de la fin de rencontre entre l'OM et l'OL (2-3), le 18 mars, infligeant trois matches de suspension au Lyonnais Anthony Lopes (son coéquipier Marcelo a pris deux matches avec sursis) et au Marseillais Adil Rami. Au terme des auditions, Eyraud avait déclaré devant la commission : «Je viens pour la première fois, sans a priori, j'aimerais que la justice soit appliquée, vous êtes là pour ça.»

                    L'expression utilisée ensuite sur Twitter reprenait exactement celle employée par Bernard Tapie, en 1990, après la main de Vata lors de la demi-finale de la Coupe des clubs champions face au Benfica. «Je suis atterré parce que Jacques-Henri Eyraud vient d'entrer au conseil d'administration de la LFP à ma demande et je n'ai pas compris le "J'ai compris "??,réagissait, hier matin, le président de l'OL Jean-Michel Aulas. Si je devais comprendre ce qui est sous-tendu, ça fait peur. Ce serait indirectement des accusations. Je pense qu'il y a d'autres explications et je suis certain qu'il va en donner.»


                    Jacques-Henri Eyraud

                    @jheyraud
                    25 Avr
                    "J'ai compris"...


                    Jean-Michel AULAS

                    @JM_Aulas
                    @ol @LFPfr @FFF Jacques Henry est ce en ta qualité de nouveau Membre du conseil d'administration de la LFP ou de President de l'OM que tu fais cette déclaration après la Commission de discipline ? Au fait et pour être complètement transparent tu as compris quoi ?

                    10:41 - 25 avr. 2018
                    923
                    1 626 personnes parlent à ce sujet






                    Si le président de l'OM, joint hier, n'a pas souhaité le faire, à la veille de la demi-finale aller de Ligue Europa face à Salzbourg, on en sait désormais plus sur la manière dont s'est déroulée l'audition de mardi soir et sur les stratégies employées par les deux clubs. L'OM a eu tendance à charger les joueurs lyonnais quand l'OL s'est attelé à les défendre plutôt qu'à attaquer les Marseillais.

                    Des doutes sur un certificat médical:cloown:


                    Initialement, l'OM avait ainsi demandé que la commission convoque huit joueurs de l'OL. En plus de Marcelo, Lopes et Diakhaby, l'OM visait Ferri, Rafael, Diop, Tousart et Morel. En s'appuyant sur le rapport d'un expert en lecture labiale, intégré dans un document d'une soixantaine de pages, les dirigeants marseillais ont notamment souligné les propos grossiers tenus par Ferri et Diakhaby à l'encontre de Rami, lorsque celui-ci se chauffait avec Marcelo. Avant de reprocher à Morel d'avoir montré à Rami le tableau d'affichage, après qu'il eut tenté d'apaiser les tensions et qu'il se soit vu inviter à aller voir ailleurs par le défenseur central de l'OM parce qu'il n'avait «fait qu'une petite carrière».

                    En parallèle, pour montrer que les torts étaient partagés et qu'ils n'étaient pas dans une stratégie offensive, l'OL a exploité des images sur lesquelles on voit le gardien marseillais Steve Mandanda bousculer à deux reprises Diakhaby. Tout en demandant à la commission de ne pas convoquer et sanctionner l'international français.

                    Jean-Michel Aulas accepte les sanctions de la LFP, mais regrette l'attitude de l'OM


                    La commission s'est donc surtout penchée sur le cas des joueurs convoqués. Et notamment sur celui d'Anthony Lopes, accusé d'avoir porté un coup à Walid Baaloul, un intendant de l'OM. Ce dernier s'était vu signifier deux jours d'ITT et trente de soin par le médecin traitant de sa femme et de ses enfants. Mais lors de l'audition, un membre de la commission de discipline, ancien médecin légiste et actuel expert auprès de tribunaux, a relevé deux irrégularités sur le certificat médical de l'intendant, touché à un tympan et aux vertèbres selon l'OM : au vu des images, il conteste que le tympan a été atteint, soulignant que deux coups auraient dû être portés pour cela. Ce membre de la commission a aussi expliqué que Baaloul aurait dû avoir un arrêt de travail, et non une ITT. Mais l'OM a rétorqué que l'intendant a d'abord déposé plainte avant de se faire signifier une ITT.

                    La drôle de défense de Rami


                    Par ailleurs, l'exploitation de différentes images a pu jeter le trouble dans l'esprit de la commission. Celles notamment saisies par une caméra fixe du stade, réquisitionnées par le délégué du match et qui montrent qu'avant de porter un coup à Baaloul, Lopes est saisi par un bras qui le fait disparaître au coeur de la mêlée et qui semble être justement celui de l'intendant. Adil Rami, lui, n'aurait lui pas été aidé dans sa défense par les explications qu'il a lui-même fournies sur son comportement dans le tunnel menant aux vestiaires. Auditionné en visioconférence, mardi soir, le Marseillais a expliqué être revenu sur ses pas pour vérifier que tous ses coéquipiers étaient sortis du terrain, puis avoir voulu s'expliquer avec Ferri sur les raisons qui avaient poussé le milieu de l'OL à s'en prendre grossièrement à sa mère. Mais les images visionnées en simultané par la commission de discipline montraient que l'international français cherchait, entre autres, une confrontation avec Marcelo.

                    Commission de discipline : Trois matches de suspension pour Anthony Lopes et Adil Rami
                    En coulisses, les raisons du traitement tardif de cette affaire a également fait parler. L'OM qui soupçonne l'OL d'avoir voulu faire retarder cette échéance pour empêcher notamment Rami de purger sa suspension durant sa récente convalescence. Comme l'autorise le règlement, l'OL a, en fait, demandé le report de l'audition du 12 avril pour trois raisons : les vacances à l'étranger de son directeur juridique et financier Vincent Ponsot ainsi que de son avocat, en plus de la grève SNCF. Des motifs jugés recevables par la commission de qui avait fixé l'audition au 3 mai. Face à l'insistance du club phocéen, elle l'avait ensuite avancée à mardi.

                    Commentaire


                    • Jean-Michel Aulas, en réponse à Jacques-Henri Eyraud : «Il est en train de disjoncter»


                      Publié le vendredi 27 avril 2018 à 23:38 | Mis à jour le 27/04/2018 à 23:43


                      Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, réagit aux accusations de Jacques-Henri Eyraud et estime que l'OM n'a pas su se défendre devant la commission de discipline.


                      Hervé Penot

                      Contacté vendredi pour réagir aux propos de son homologue marseillais, Jean-Michel Aulas s'est montré particulièrement étonné. «C'est tellement désagréable, dit-il. Vulgairement, je dirais qu'il a pété les plombs car je suis choqué par ces attaques personnelles. Il dit que nous avons demandé des reports mais nous avons le droit à en demander un, ce que nous avons fait car Vincent Ponsot (directeur général adjoint) et Me Joseph Aguera, notre avocat, étaient en vacances. Il y a eu une proposition pour le 3 mai et on est finalement revenu en arrière à la demande de Marseille. Tout ce qu'il dit est faux. Je pense qu'il est en train de se justifier vis-à-vis de ses groupes de supporters car la décision est très éloignée de ce qu'il avait tenté d'obtenir.»

                      »
                      À Lyon, on considère que les arguments utilisés par l'OM devant la commission de discipline, mardi, se sont retournés contre le club sudiste. Me Aguera, l'avocat de l'OL, parle d'une séance «surréaliste», à ses yeux : «Je suis stupéfait. On parle des gens qui se sont levés mais on est arrivés tous en même temps...» Pour l'avocat, Lyon a choisi de défendre ses joueurs, alors que Marseille a surtout voulu mettre en cause ses adversaires. «J'ai été stupéfait de l'agressivité avec laquelle ils ont attaqué le club et la commission, poursuit-il. Déjà, ils sont venus avec un rapport de 37 pages sans nous l'avoir envoyé, ce qui est contraire à tout principe déontologique.»



                      +8


                      L'avance actuelle de Lyon sur Marseille à la différence de buts. Les deux clubs comptent 69 points au classement, mais l'OL affiche un bilan de + 39 buts et l'OM de + 31. En cas d'égalité sur ce critère également à la fin de la saison, Lyon finirait devant grâce à ses victoires lors des confrontations particulières (2-0, 3-2).



                      La présentation de Jacques-Henri Eyraud n'a pas non plus obtenu un franc succès dans les rangs lyonnais. «Ce power point était un peu surréaliste, il y avait même le maillot de Fekir à Saint-Étienne, détaille l'avocat. On a dit que nous étions des provocateurs. Qu'ils défendent Rami, c'est leur droit, mais que l'OM demande à ce que huit joueurs de l'OL (dont Ferri et Tousart) soient convoqués et sanctionnés ! Et en plus, ils voulaient un retrait de points ! La commission a même dit : ''Défendez Adil Rami mais n'attaquez pas les autres''. Sur les vidéos, on voit Mandanda mettre Diakhaby à terre à deux reprises mais on n'a pas demandé à Mandanda de passer devant la commission. À la fin, le président de l'OM a fait une déclaration : ''Je vous demande de rendre justice, et si vous ne le faites pas, j'en tirerai toutes les conséquences.'' Jean-Michel Aulas a pourtant expliqué que la voiture des dirigeants de l'OL avait été coursée à la fin du match au Vélodrome et qu'il a fallu l'intervention de la BAC pour couper la route aux poursuivants. Ils croient peut-être qu'ils vont être 2es ou 3es sur tapis vert. La commission a pris une décision pleine de sagesse et d'équilibre.»

                      «Ce sont des dénonciations calomnieuses, ce qui a été fait contre nous, contre Lopes, comme dans cette interview»

                      Jean-Michel Aulas insiste : «Quand il dit que j'ai menacé, j'ai effectivement dit que ses propos étaient diffamatoires. Ce sont des dénonciations calomnieuses, ce qui a été fait contre nous, contre Lopes, comme dans cette interview. Je suis vraiment surpris qu'un administrateur de la Ligue puisse avoir cette attitude. Il est en train de disjoncter. Il parle aussi de mes tweets, mais ça reste un moyen de communication utilisé par les hommes politiques, les chefs d'entreprise. Il oublie que, quand la décision a été donnée par la commission, il twittait trente minutes plus tard : ''J'ai compris... '' Tout le monde sait à quoi il faisait référence (à une phrase de Bernard Tapie en 1990). Je l'ai interpellé pour savoir ce qu'il avait compris mais je n'ai pas reçu de réponse. Et quand il m'appelle ''Don Giovanni Michele''... C'est encore de la dénonciation calomnieuse. Il dit qu'il veut rendre coup pour coup mais, moi, j'ai été convoqué par le conseil national de l'éthique pour avoir tenu des propos avec humour dans l'émission L'Équipe d'Estelle (*). Là, ce n'est pas de l'humour. Je vais prendre de la hauteur même si, franchement, je ne comprends pas.»


                      Jacques-Henri Eyraud

                      @jheyraud
                      "J'ai compris"...

                      00:19 - 25 avr. 2018
                      9 470
                      7 311 personnes parlent à ce sujet
                      Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité




                      (*) Le 25 janvier, invité à exprimer sa préférence entre Nasser al-Khelaïfi, le président du?PSG, ou Bertrand Desplat, celui de Guingamp, il avait répondu?: «Choisir entre la peste et le choléra, c'est difficile.»


                      L'Equipe du jour..

                      Commentaire


                      • Tensions avec l'OM : l'OL n'écarte pas des suites judiciaires


                        Le 28/04/2018 à 13:32 mis à jour à 13:38



                        Depuis le début de la semaine, les tensions entre les clubs de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique Lyonnais n’ont pas cessé. Après les décisions de la commission de discipline mardi dernier, qui ont sanctionné les incidents lors du dernier « Olympico », une interview très incisive du président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, dans L’Equipe et La Provence ce samedi, laissant penser que Jean-Michel Aulas fait grandement jouer son influence au sein des instances, a fait réagir ce dernier.

                        Dans un communiqué, l’OL se dit choqué de la manière dont le club marseillais s’en prend à la Ligue et « à ses commissions indépendantes (…) dans des termes portant atteinte à leur honneur. »


                        Alors que les Marseillais estiment qu’Anthony Lopes aurait dû être beaucoup plus sévèrement sanctionné qu’Adil Rami – ils ont été suspendus trois matches chacun – l’OL affirme que son gardien « n’a eu de cesse de pacifier les débats avant de répondre instinctivement à une agression physique dont il a été victime. »

                        L’OL reproche au club adverse sa méthode lors de la réunion de la commission, « adoptant une attitude contraire à tous les principes (en accusant) l’institution OL et son président dans des termes tous diffamatoires et hors de propos. »

                        L’OL a « demandé à ses conseils d’étudier les suites judiciaires qui pourraient être données à l’attitude et aux propos du Président de l’Olympique de Marseille et se réserve d’user, sereinement mais fermement, de toutes les voies de droit. »

                        A un peu plus de deux semaines de la finale de Ligue Europa à Lyon, que l’Olympique de Marseille pourrait jouer, avec dans son sillage près de 20 000 supporters du club, cette escalade a de quoi interpeller et inquiéter.

                        J.F.G

                        Le progrés du jour
                        ;.

                        Commentaire


                        • Pourquoi l'OM n'a pas convaincu la commission de discipline


                          Publié le dimanche 29 avril 2018 à 01:00 | Mis à jour le 29/04/2018 à 01:00


                          «L'Équipe» a pu consulter la notification de la commission de discipline sur les échauffourées d'OM-OL. Qui confirme que le club marseillais a payé sa ligne de défense ultra-offensive.


                          José Barroso (avec Bilel Ghazi)

                          La plume se veut synthétique mais le texte s'étale sur huit pleines pages. L'Équipe a pu consulter la notification de la décision rendue mardi par la commission de discipline de la Ligue sur les échauffourées à la fin d'OM-OL (2-3), le 18 mars. Depuis, le président marseillais Jacques-Henri Eyraud et son homologue lyonnais Jean-Michel Aulas s'écharpent dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Le premier suspecte le second d'avoir usé de son influence pour aboutir à des sanctions «disproportionnées» (3 matches de suspension pour Adil Rami et Anthony Lopes, 2 matches avec sursis pour Marcelo) ; le second reproche au premier des attaques «calomnieuses».

                          À la lecture de ces huit pages, qui débutent par un digest des nombreux auditionnés (dirigeants, joueurs, arbitre, avocats...), pas de grosse révélation croustillante. Tous les acteurs impliqués dans les incidents assurent être intervenus pour calmer le jeu. Lopes explique ainsi avoir voulu «séparer Marcelo et Adil Rami, dans un souci d'apaisement». Rami rétorque avoir subi des insultes de Diakhaby («Je vais te niquer ta mère») et de Ferri («Ferme ta gueule» et «Fils de pute», propos «confirmés par expertise orthophonique» selon l'avocat de l'OM, Me Grimaldi). Le défenseur dit ensuite avoir «essayé de canaliser le problème avec Marcelo mais celui-ci a évité toute discussion et lui a envoyé des bisous et fait des clins d'oeil en guise de provocation».

                          Eyraud a cité des dates qui surprennent:cloown:


                          Le passage le plus éclairant arrive dans la seconde moitié de la notification. Elle concerne la défense ultra-offensive des dirigeants marseillais. Dans leur viseur : Anthony Lopes, clairement ciblé. L'avocat de l'OM, Me Grimaldi, demande que son coup sur l'intendant marseillais Walid Baaloul, «qui est un acte volontaire, soit qualifié de brutalité».

                          En conséquence, le juriste réclame que le gardien lyonnais soit «sanctionné de deux ans de suspension» assorti d'un «retrait de points au classement de l'OL». Grimaldi va même jusqu'à réclamer des «mesures conservatoires», c'est-à-dire avec effet immédiat, pour prévenir tout appel. Ce n'est pas tout. Lorsqu'il prend la parole ensuite, Eyraud parle d'un «multirécidiviste». L'OM va même rappeler «ses antécédents» en citant trois dates, assez surprenantes : le 31 janvier 2017 (le gardien avait barré le nom de Saint-Étienne sur son maillot collector de la Coupe de France), le 2 novembre 2017 (Lyon-Everton, avec peut-être une confusion avec le match aller, le 19 octobre, où Lopes avait été frappé par un spectateur anglais), et le 9 décembre 2017 (l'OL joua le lendemain à Amiens, sans rien de particulier concernant l'international portugais).

                          Lors de son audition, exprimée sous la forme d'un texte lu, Eyraud développe ensuite le même argumentaire que dans l'entretien paru hier dans nos colonnes. D'abord, le regret que cette affaire soit passée devant la commission aussi tard. Ensuite, la menace de tourner le dos à la charte des présidents de L 1. La réponse circonstanciée de la commission, juste après, sonne comme un désaveu cinglant à la ligne de défense marseillaise. Après s'être interrogée «sur l'intérêt et la qualité, au sens juridique des termes, pour un club de demander des sanctions disciplinaires à l'égard d'un autre», elle rappelle qu'il «appartient à la commission d'analyser les comportements litigieux et de sanctionner selon les circonstances que l'organe disciplinaire apprécie souverainement». Une manière de dire qu'elle a peu apprécié voir l'OM vouloir se substituer à elle. Ce que le camp lyonnais - manifestement bien conseillé - avait bien assimilé, l'avocat rhodanien Joseph Aguera soulignant que «contrairement à l'OM, l'OL ne demande aucune sanction à l'encontre d'Adil Rami».

                          Pour autant, la commission étaiera sa décision finale d'éléments d'une autre sorte. Pour justifier les trois matches à Rami, elle indique que son coup d'épaule sur Marcelo, «intervenu en dehors d'une phase de jeu», n'a pas été relevé le soir même par les arbitres (ce qui autorise une autosaisine de la commission) et «constitue un acte de brutalité au sens [...] des règlements».

                          Quant à la charge de Lopes sur Baaloul, elle relève un geste « inadmissible » mais n'a pas retenu tous les éléments médicaux apportés par l'OM. «L'ITT (de 2 jours délivrée à l'intendant par le médecin de sa femme et de ses enfants) ne précise pas si elle résulte de la gifle portée par Lopes ou des blessures causées par l'attroupement», note-t-elle. Avant de retourner là aussi le plaidoyer du club : lors de l'audition, l'avocat de l'OM a précisé que ce médecin avait délivré ce certificat avec cette ITT sur les conseils de l'avocat de M. Baaloul, «ce qui suffit à remettre en cause la crédibilité de cette pièce», conclut-elle.


                          l'Equipe du jour..

                          Commentaire


                          • OL-Nantes : les tops et les flops


                            Retour sur la précieuse victoire de samedi après-midi (2-0) qui permet notamment aux Lyonnais de devancer Monaco au classement.


                            Le 29/04/2018 à 07:30 mis à jour à 22:56

                            LES TOPS

                            La 2e place

                            En battant logiquement Nantes, l’OL avait mis la pression sur Monaco dont la seconde place apparaissait de plus en plus fragile. L’équipe championne de France, qui n’a pas réussi à faire mieux que match nul face au promu amiénois (0-0), a donc abandonné son strapontin de dauphin du PSG à l’OL. S’il remporte ses trois derniers matches face à Troyes, Strasbourg et Nice, l’OL sera donc qualifié directement en Ligue des champions.

                            Memphis



                            Avec un nouveau but à son compteur (le 7e en six matches de rang), Memphis a une fois de plus démontré que son repositionnement dans l’axe de l’attaque Lyonnaise l’avait transformé. Inarrêtable, il s’est retrouvé dans tous les bons coups offensifs de son équipe. Et c’est d’ailleurs sur une de ses percées qu’il offre involontairement le but du KO à Traoré.



                            Il n’a pas tout réussi, il a croqué quelques occasions, mais le Burkinabé n’a jamais renoncé à provoquer. Il a été récompensé par un but, le 11 en Ligue 1 et le 4e consécutif.


                            LES FLOPS


                            La polémique qui n’en finit plus

                            Comme si ca ne suffisait pas, c’est au tour de Mourad Boudjellal, le président du RC Toulon, de remettre une pièce dans la machine infernale de la polémique OM-OL. «Nous aussi on a envie d’aller chez Jean-Michel Aulas. On a envie d’aller tout casser parce qu’il le mérite bien ». Des propos irresponsables et inutilement provocants qui n’ont fait rire personne à Lyon, et surtout pas Bruno Genesio, scandalisé. « Comment, quand on est président de club de haut niveau, appeler à la haine même si c’est sur le ton de l’humour ? Cette personne ne doit plus mettre les pieds dans un stade ». On ne sait pas quand et comment cette guéguerre va s’arrêter mais le plus tôt sera le mieux. Avant, on l’espère, qu’il y ait un vrai incident entre supporters de deux camps.

                            Une faible équipe nantaise

                            Après un été difficile, le FC Nantes avait longtemps navigué dans les eaux européennes. Mais depuis la trêve, l’équipe entrainée par Claudio Ranieri est revenue à son point de départ. Et avance à un rythme de relégable ou presque. Si Anthony Lopes a eu quelques arrêts à faire sur des frappes pas vraiment dangereuses, l’animation offensive des canaris a été globalement très terne. Sans un très bon Tatarusanu, Nantes serait reparti de Décines avec une valise de buts. Léo Dubois, qui rejoindra l’OL l’été prochain, n’a pas été à son avantage, impliqué sur les deux buts de Memphis et Traoré.


                            Le progrès

                            Commentaire


                            • Aulas, l’ennemi qui vous veut du bien
                              Source : Par Nicolas Kssis-Martov - SoFoot.com

                              Jean-Michel Aulas trimbale sa stature de Tonton Flingueur avec la négligence du vieux sage qui a déjà tout vu. En fin de compte, il maîtrise surtout l'art de se rendre incontournable. Et cela au-delà des 240 signes d'un gazouillis.

                              Jean-Michel Aulas est en train de voler la vedette au PSG trop occupé à panser ses plaies et se trouver un futur entraîneur, voire même à l'OM, pourtant sur son petit nuage européen. Le président de l'OL doit savourer la séquence. Car il le sait trop bien, peu importe que l'on parle de moi en bien ou en mal, l'important c'est que tout le monde le fasse. Aulas squatte donc l'actualité. Il vous en remercie.

                              De Marseille à Toulon, l'axe du mal passe par le Rhône. Il est possible d'interpréter de multiples façons ces clashs à répétition avec son homologue marseillais, Jacques-Henri Eyraud, puis désormais la tête brûlée du rugby français, Mourad Boudjellal. Avec un peu de cynisme et une lichette de complotisme, il serait tentant de se demander si tout ce remue-ménage médiatique n'a pas pour finalité ultime de gonfler les enchères des droits télé en réinventant de nouvelles rivalités capables d'alimenter l'affiche du samedi soir.

                              Seul contre tous
                              On aurait presque envie de prendre l'affaire au premier degré. Cette passe d'armes a certes les atours d'une commedia dell’arte, elle révèle surtout l’ADN profond d'un club qui s'identifie à son boss jusque dans son style de grand méchant loup et sa place singulière au sein de la grande famille du foot français. Tout d'abord parce qu'on ne doute pas une seconde que Jean-Michel Aulas y prenne un certain plaisir, ce qui n'exclut pas de la lucidité : depuis plus de trente ans, il a fini par comprendre que son OL ne serait grand qu'au cœur de la tempête et seul contre tous.

                              Certains on dû d'ailleurs oublier cette période pas si lointaine où les Gones faisaient figure de vilains mastodontes capitalistes, hégémoniques et sans âmes de la Ligue 1. La mauvaise réputation, notamment politique, de ses supporters (jusqu'à une confrontation violente sur une aire d'autoroute entre Bad Gones et South Winners marseillais) ou encore le goût avéré et quasi trumpien du tweet de son président participe de ce storytelling sulfureux. Le geste de Fekir dans le Chaudron couronnera cette saison l'idée que Lyon aime être détesté et sait se défendre.

                              Peu importe après tout qu'on lui accole l'image de « Parrain » qui impose la crainte et le respect. Peu importe qu'on dénonce son impunité devant les instances de discipline de la LFP. Peu importe surtout que se multiplient les interviews assassines. Au contraire : « Venez donc tout casser chez moi », semble s'amuser celui qui sait jongler autant avec les millions qu'avec les réseaux sociaux.

                              Car tout le monde lui reconnaît d'avoir construit une belle maison, dont il est en outre propriétaire (une exception quand, de Lille à Marseille, les enceintes PPP ruinent les finances publiques). De son centre de formation à la promotion du foot féminin (après la finale de la Ligue Europa, le Parc OL accueillera la finale de la prochaine Coupe du monde féminine en 2019), sa contribution à l'exception française dans le ballon rond reste unique. Il devrait être le bon élève méritant. Apparemment, il s'amuse de continuer à la recréer.

                              Le hater transformé en preux chevalier
                              Sa capacité à susciter malgré tout l'hostilité et l'agacement surpasse donc le seul trait de caractère, la maladresse de com' ou le penchant pour le contre-pied (le hater des arbitres qui devient le preux chevalier à leur rescousse). Alors que tous les centres de gravité (sportif, économique, etc.) éloignent les regards de la capitale des Gaules, voilà qu'un seul homme arrive à monopoliser toutes les attentions.

                              Et nul doute que si tout se passe bien lorsque les Marseillais entreront sur le terrain contre Arsenal ou l'Atlético, les caméras réaliseront d'abord un gros plan sur un homme penché sur son smartphone.
                              IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

                              Commentaire


                              • Mathieu Gorgelin, gardien sans filet




                                Publié le samedi 5 mai 2018 à 18:06 | Mis à jour le 05/05/2018 à 19:11


                                Remplaçant d'Anthony Lopes, suspendu pour les trois derniers matches de la saison, le discret numéro 2 lyonnais Mathieu Gorgelin s'appuiera sur son caractère placide pour aider l'OL à rester sur le podium de la L 1.

                                À quelques jours de débuter son intérim dans le but lyonnais, Mathieu Gorgelin a connu quelques désagréments dont il se serait bien passé. Rien à voir avec le foot et l'angoisse de remplacer Anthony Lopes, suspendu pour les trois dernières rencontres de L1. Juste la crainte de s'être fait flouer après avoir acheté un bateau de pêche qui, jusqu'à jeudi et l'intervention de son père Dominique, ne démarrait pas.

                                Pour le reste, l'accueil de Troyes en fin d'après-midi, et bien qu'il ne compte que cinq petits matches de L 1 à vingt-sept ans, ne l'empêche pas de dormir, ni de manger. Lors d'un déjeuner familial dans la semaine, sa maman s'est bien enquise de la situation, éventuellement stressante, mais le gardien, au club depuis l'âge de douze ans, a secoué la tête et répondu : «Non, je suis bien.» Puis ils sont passés à autre chose, ils ont parlé des petits-enfants, de pêche («sa deuxième passion, qui lui permet de s'évader du foot» selon son père), de vélo qu'il pratique à l'intersaison pour se préparer physiquement.

                                Un recul qui ne surprend pas Dominique, ancien gardien de but également et qui l'a initié au brochet et à la truite dans l'Ain : «Depuis sa naissance, il est comme ça. Enfant, on le mettait dans un coin, il ne parlait pas, il jouait tout seul. Il se met dans sa bulle et rien ne l'atteint.» En février dernier, à l'heure d'affronter Saint-Étienne (1-1), rien, ni dans sa voix, ni dans le regard, ne trahissait la moindre inquiétude : «Que ce soit un match que j'aborde sur le banc ou dans la peau d'un titulaire, je ne change pas mes habitudes. [...] Quel que soit l'adversaire.» Et les Verts, il connaît. Sa première titularisation, en novembre 2013 (1-2), se déroula dans l'ambiance brûlante de Geoffroy-Guichard que Joël Bats, alors entraîneur des gardiens lyonnais, avait contribué à chauffer encore un peu plus en accrochant l'écharpe du club aux filets de Gorgelin. Ce jour-là, il fut très bon, crédité d'une note de 7 dans L'Équipe après trois arrêts déterminants : «Je n'ai pas paniqué, il ne pouvait pas m'arriver grand-chose. On attend simplement que cela se passe.»


                                Ce détachement dit beaucoup de ce garçon «sobre» (son père), «timide», se souvient Nicolas Puydebois, assez loin du portrait des gardiens foldingues qu'on fait habituellement : «Antho (Lopes) a un fort caractère, cela se voit, il est un peu sanguin, sourit l'ancienne doublure de Grégory Coupet (2002-2005). Mathieu est plus introverti, et dans ce milieu du foot, les gentils se font bouffer.» «C'est la glace et le feu, confirme Gilles Rousset, ancien gardien de l'OL (1990-1993), aujourd'hui en charge des gardiens au centre de formation. Mathieu peut donner l'impression de ne pas être ambitieux mais il est déterminé dans son jeu. C'est un garçon qui ne fait pas d'esclandre. Être numéro 2, c'est un état d'esprit : il faut être impliqué, être toujours prêt. Cela aurait peut-être été plus dur d'être sur le banc pour Antho, une bombe à retardement, que pour Mathieu, qui a beaucoup de recul, qui est un père peinard.»

                                «Mathieu, au départ, était légèrement devant Antho. Cela a tourné quand il est parti en prêt au Red Star et qu'Anthony est resté»

                                Un caractère qui lui vaudra sûrement la saison prochaine de retourner à sa place, sur le banc, sans que le gamin d'Ambérieu-en-Bugey (Ain) ne prenne ombrage de cette situation de numéro 2 sans ambition, constat fait en interne selon Puydebois. «Ce statut semble lui convenir, il a laissé entendre qu'il aimerait faire toute sa carrière à Lyon. Greg (Coupet, entraîneur des gardiens lyonnais) m'avait dit justement qu'il voulait le faire progresser sur ce point, l'amener à titiller encore plus Anthony.» Rémy Vercoutre a bien connu ce contexte à Lyon : «Je ne pense pas qu'il soit résigné. Mais il est conscient de sa chance d'être numéro 2 dans un grand club européen, oui. Il aime l'OL très fortement, il y a été formé et il s'inscrit dans un projet plus collectif que personnel.» Son père acquiesce mais constate, néanmoins, une évolution, depuis 2016 et la prolongation de son contrat jusqu'en 2020 à l'issue de laquelle Mathieu déclara : «On est bien à Lyon.»

                                «C'est son caractère de toujours chercher à faire mieux, assure Dominique. Mais c'est vrai que son discours a changé : il a fondé une famille, il a acheté à Lyon et il se sent bien dans ce groupe. Et je crois qu'il ne veut pas partir de l'OL sans avoir prouvé. Il veut rendre. Il me dit souvent que le club a été à ses côtés, qu'il en est là grâce à tous ses coaches.» Qui, longtemps, l'ont choisi, lui plutôt que Lopes, dans le but des équipes de jeunes, se rappelle Gilles Rousset : «Mathieu, au départ, était légèrement devant Antho. Cela a tourné quand il est parti en prêt au Red Star (en 2011) et qu'Anthony est resté. Quand il a été amené à jouer, Anthony était prêt et il a été bon.»

                                Son père et son frère suivront le match canne à pêche à la main

                                Depuis, Gorgelin s'est fondu dans le banc lyonnais, sans jamais faire de vagues et Bruno Genesio sait qu'il lui épargne une crise d'ego, l'état d'esprit du garçon ayant séduit jusqu'au Red Star où Vincent Doukantié l'a dirigé durant une saison : «Tout de suite, on a vu beaucoup de qualités, un talent évident. Mathieu était un gros travailleur avec une sérénité et une maturité surprenantes à son âge. Il sait ce qu'il veut, où il veut aller et comment. Quand il a remplacé notre gardien titulaire, blessé, on n'a eu ni crainte, ni peur. Il a fait le taf.»

                                Dimanche, contre Troyes, puis face à Strasbourg et Nice, c'est tout ce que le staff lui demande : «Il répondra parce que c'est un très bon gardien, toujours impliqué au quotidien, analyse Vercoutre. Il mérite d'être en lumière.» Pour Rousset également, aucune inquiétude, «c'est un garçon posé et pas émotif», soutenu par des coéquipiers qui ont rapidement établi une digue une fois la suspension de Lopes confirmée. «Il n'est pas tordu, il est aimé du club, de ses partenaires, loue Vercoutre. Il va avoir dix mecs devant lui qui vont se défoncer pour que cela se passe bien et c'est réconfortant.» L'intéressé, que le club a préservé des tâches médiatiques cette semaine, sait que c'est l'heure, son heure : «Les trois derniers matches qu'il va jouer vont lui être profitables, pense Puydebois. Ils vont changer l'image qu'on a de lui car il va enchaîner et gagner en légitimité.»

                                Mais rien ne viendra troubler son quotidien dans les prochaines heures. Ni celui de son père, Dominique, qui ne sera pas au Groupama Stadium en fin d'après-midi pour voir ça : il y a un an, il avait sollicité une invitation pour un club de pêche assez select où l'on taquine l'esturgeon. «Quand on a su que Mathieu allait jouer, il était trop tard pour annuler. Avec mon autre fils, Arnaud, on suivra ça sur le téléphone.» Tranquillement, au bord de l'eau, sans angoisse. C'est, visiblement, de famille.

                                L'Equipe

                                Commentaire


                                • OL : combien font trois et Troyes ?


                                  Publié le dimanche 6 mai 2018 à 00:05 | Mis à jour le 06/05/2018 à 01:05

                                  Pour repousser l'ESTAC ce dimanche après-midi, Lyon compte sur le seul trio en Europe à plus de quinze buts en Championnat, avec Depay, Mariano Diaz et Fekir.


                                  Vincent Duluc

                                  Il y avait l'Affaire Louis' Trio, le groupe lyonnais du regretté Hubert Mounier. Voici une autre belle affaire, et un autre beau trio : avec Mariano Diaz (18 buts), Nabil Fekir (17 buts) et Memphis Depay (16 buts), l'OL dispose au coeur du sprint pour une place en Ligue des champions d'une variété offensive assez rare, d'autant que Bertrand Traoré (11 buts) n'est pas très loin, au classement des buteurs de la L 1. Les comparaisons à ce stade de la saison (voir par ailleurs) confirment que ce genre de phénomène groupé ne survient pas tous les jours.


                                  Le trio imprévu


                                  L'OL a un pouvoir offensif qui s'est montré inégalement collectif, cette saison, et même parfois désespérant à l'occasion. Mais le sprint des Lyonnais, qui ont remporté sept victoires d'affilée en L 1 avant la venue de Troyes cet après-midi, a valorisé la force de frappe de ce qui est d'ores et déjà la meilleure attaque de toute l'histoire du club en D 1 et L 1, avec 79 buts. Cela reste une tendance de l'ère Bruno Genesio, l'OL ayant inscrit 114 buts la saison dernière, toutes compétitions confondues.

                                  Voir l'image sur Twitter

                                  OptaJean

                                  @OptaJean
                                  1979 - Lyon compte 3 joueurs ayant inscrit au moins 15 buts en Ligue 1 cette saison, une 1ère dans l’élite depuis Lille en 1978/79 (Pleimelding, Cabral & Olarevic) :

                                  🇩🇴Mariano - 18 buts ⚽️

                                  🇫🇷Nabil Fekir - 17 ⚽️

                                  🇳🇱Memphis Depay - 16 ⚽️

                                  Puissance.@OL

                                  20:00 - 5 mai 2018
                                  925
                                  541 personnes parlent à ce sujet
                                  Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité




                                  La grande force du club lyonnais aura été de remplacer totalement un trio à 61 buts, toutes compétitions confondues la saison dernière, avec les départs de Lacazette (37), Tolisso (14) et Valbuena (10). Le miracle, s'il existe, et la performance sont là, avec pour meilleur buteur un avant-centre qui, à vingt-quatre ans, n'avait pas été titulaire une seule fois en Liga. Et qui ne l'est plus vraiment à Lyon, mais c'est une autre histoire.


                                  Le printemps de Memphis


                                  Depuis la dernière trêve internationale, tout a changé dans l'animation offensive de l'OL : aligné dans l'axe avec les Pays-Bas face à Anthony Lopes et au Portugal (3-0, le 26 mars), à Genève (Suisse), Memphis Depay a enchaîné dans cette position, Genesio revenant à un losange qu'il connaît bien et qui était la base de l'ère Rémi Garde. Le Néerlandais (24 ans) a livré des matches de très haut niveau depuis. On ne voit plus que ses qualités. Il se déplace bien, joue avec les autres, est constamment décisif, puisqu'il a été impliqué sur 12 buts lors des 6 derniers matches ! L'ancien joueur du PSV et de MU n'avait plus été aussi fort depuis son remarquable Mondial 2014.


                                  Il marche sur l'eau, et les autres joueurs offensifs avec lui. Bruno Genesio, qui a des souvenirs, observe, à propos de son équipe plus que de ses attaquants : « La confiance c'est bien, mais il faut continuer de faire autant d'efforts les uns pour les autres. » Le losange, qui demande beaucoup de travail défensif dans la largeur à Aouar et Ndombele, avec le secours régulier de Ferri ces derniers temps, laisse Mariano Diaz sur le banc plus souvent que Traoré, ainsi que Cornet. L'entraîneur lyonnais résume : « Une saison est faite de gros sacrifices et d'une multitude de petits sacrifices. »


                                  Olympique Lyonnais

                                  @OL
                                  #OLESTAC Selon vous, combien de buts la #TeamOL va-t-elle encore inscrire d'ici la fin de saison ? 🔴🔵

                                  18:02 - 5 mai 2018
                                  173
                                  70 personnes parlent à ce sujet
                                  Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité



                                  L'avenir en question


                                  La question de l'avenir du trio n'est pas particulièrement aiguë. Un seul départ a été anticipé, celui de Nabil Fekir (24 ans), en vertu d'un accord de longue date avec le joueur, sous contrat jusqu'en 2020. Il ne sait pas s'il ira à la Coupe du monde mais sait qu'il ne sera plus lyonnais la saison prochaine : même si l'OL se qualifie pour la Ligue des champions, ce qui diminuerait la pression financière, le gaucher sera le gros transfert de l'été lyonnais.


                                  Pour le reste, les rumeurs sont les mêmes que pour tous les attaquants qui marquent des buts et les esprits : l'Espagne porte un autre regard sur Mariano Diaz, qui plaît à l'Angleterre, et l'Europe, soudain, regarde Memphis Depay avec des yeux différents, par-delà la rumeur hivernale de l'AC Milan. Tout cela est très classique. Et la Ligue des champions participerait à mettre de l'ordre dans ce décor. Reste au trio à enchaîner contre Troyes, tout à l'heure. « Par le passé, on a eu des déconvenues contre des équipes de ce genre,souligne Genesio, et il ne faut pas que ça se reproduise... »

                                  Mariano Diaz, Nabil Fekir et Memphis Depay ont tous trois dépassé les 15 buts après 35 journées de L 1. C'est une première à ce stade, pour trois joueurs d'une même équipe, sur les 40 dernières saisons. En Europe, les derniers à l'avoir fait en Championnat sont Messi-Suarez-Neymar avec le FC Barcelone et Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo avec le Real Madrid en 2015-2016.

                                  ..L'Equipe

                                  Commentaire


                                  • OL : Nabil Fekir, la cour anglaise


                                    Publié le lundi 7 mai 2018 à 00:05


                                    Annoncé sur le départ en fin de saison, le capitaine de l'OL est courtisé par de grands clubs anglais. Dont Chelsea et Liverpool.

                                    Bilel Ghazi


                                    LYON - Comme révélé dimanche dans nos colonnes, Nabil Fekir (24 ans) vit probablement ses dernières semaines à l'OL. Auteur de la meilleure saison de sa carrière (vingt-deux buts et sept passes décisives en trente-sept matches toutes compétitions confondues), le capitaine rhodanien dispose, depuis longtemps, d'un accord moral avec son club formateur pour un transfert lors du prochain mercato. « Il n'y a pas d'accord dans le contrat qui prévoit un départ, tentait de nuancer son président Jean-Michel Aulas, après la victoire face à Troyes dimanche après-midi (3-0). Quand il a signé, j'avais dit que le jour où Nabil souhaiterait s'en aller, il pourrait venir me voir. Et qu'alors on trouverait un accord. Ça peut-être cette année, mais si on a le bonheur de jouer la Ligue des champions la saison prochaine, ça pourrait être dans deux ans. »

                                    «Nous verrons en fin de saison»

                                    Tant au regard des aspirations du joueur que des deux années de contrat qui lui restent, la première hypothèse est toutefois la plus probable. Pour son international français (dix sélections), l'OL aurait même fixé la barre minimale des négociations à environ 60 M€ et pourrait n'avoir aucun mal à la voir atteinte. Les prétendants ne manquent pas. Dans le cas d'un départ d'Antoine Griezmann, l'Atlético de Madrid lorgne son profil et le Championnat espagnol est loin de lui déplaire.

                                    82

                                    Lyon a marqué 82 buts en Ligue 1 cette saison, c'est son meilleur total de buts marqués en Ligue 1 dans son histoire. Opta
                                    Mais c'est surtout du côté de l'Angleterre que pourraient survenir les offensives les plus importantes. Arsenal est un courtisan de longue date, mais les Gunners ne disputeront pas la Ligue des champions et cela pourrait constituer, pour eux, un frein dans ce dossier. Comme évoqué hier par Canal +, Liverpool est également sur un dossier qu'il suit depuis deux saisons et sur lequel il a déjà été tenté d'avancer de manière concrète par le passé.


                                    Même si Jean-Michel Aulas a démenti tout accord avec les Reds : « Ces informations n'ont pas lieu d'être. Je ne sais pas d'où elles sortent. Si on avait dû négocier et signer pour Nabil avec un club, je serais le premier averti. Il n'y a pas de contact, je suis un peu étonné de cette nouvelle. » Tandis que Manchester United a pris des renseignements dès le début de saison, ces dernières semaines, plusieurs sources évoquent surtout un intérêt grandissant de Chelsea, qui aurait, pour le moment, un temps d'avance sur le dossier. Le club londonien avait d'ailleurs dépêché, une nouvelle fois, l'un de ses recruteurs pour superviser l'attaquant lyonnais lors de la réception de Nantes samedi dernier (2-0).

                                    Courtisé par les grands d'Angleterre, Nabil Fekir pourrait donc bien voir son avenir s'inscrire du côté de la Premier League la saison prochaine. « Il n'y a rien pour l'instant, souriait l'intéressé, dimanche après-midi. Il reste deux matches que l'on prépare au mieux et on se concentre sur ça. Nous verrons en fin de saison. » Il sera alors sûrement temps de lancer l'un des feuilletons de l'été.

                                    L'Equipe

                                    Commentaire


                                    • Fekir, la bataille d’Angleterre


                                      Nabil Fekir, 24 ans, pourrait jouer de l’autre côté de la Manche la saison prochaine, après cinq saisons en pro à l’Olympique Lyonnais.

                                      Auteur d’une saison très convaincante, le meneur de jeu lyonnais suscite de grandes convoitises de l’autre côté de la Manche. Mais l’OL n’est pas prêt à lâcher son joyau à n’importe quel tarif.
                                      Ils lui font presque tous les yeux doux. Arsenal (de longue date pour l’associer à Alexandre Lacazette), Manchester United ou encore Chelsea plus récemment. Mais c’est surtout Liverpool, d’après Canal + , qui semble le club le plus chaud pour attirer Nabil Fekir dans ses filets rouges. Les dirigeants des Reds auraient même transmis une proposition à leurs homologues lyonnais de l’ordre de 65 millions d’euros. Ça tombe plutôt bien, car Lyon ne veut pas céder son capitaine pour moins de 60 millions.


                                      Aulas : « Il n’y a aucun accord »

                                      Alors que les Olympiens venaient de faire le métier en battant Troyes (3-0) dans la chaleur du Groupama Stadium dimanche après-midi, le sujet occupait tous les esprits en zone mixte. Sans surprise, le joueur a temporisé. « Il n’y a rien pour le moment, a lâché Nabil Fekir sans fuir ses responsabilités. Il reste deux matches très importants et je me concentre là-dessus. Pour le reste, on verra en fin de saison. » Le gaucher de l’OL n’a pas fermé la porte à un départ, quel que soit d’ailleurs le classement final du club, même si une qualification en Ligue des champions pourrait aider au statu quo. Son agent, Jean-Pierre Bernès, indiquait dans nos colonnes au mois de mars dernier : « La carrière d’un joueur n’est pas forcément liée à la situation sportive de son club. Éventuellement, en fin de saison, s’il y avait une décision à prendre, on s’assiérait avec le président Aulas et on trouverait la bonne solution. En respectant, avant tout, l’Olympique Lyonnais. Chez moi, on ne part pas comme un sauvage ou après un bras de fer. »

                                      Le patron de l’OL a donné sa version dimanche. « Il n’y a aucun accord avec Liverpool, a-t-il affirmé. Et il n’y a rien dans le contrat de Nabil (Ndlr : qui se termine en 2020) qui prévoit un départ dès cette saison. Je lui avais simplement dit, quand il avait signé, que le jour où il voulait partir, il pourrait venir me voir et on trouverait un accord. Ça peut être cette année, mais si on joue la Ligue des champions, ça pourrait également être dans un an. » Le président lyonnais laisse donc la porte ouverte à un transfert dès cet été. Il fait habilement monter les enchères en envoyant un message aux courtisans qui devront mettre le prix pour s’offrir le joyau de l’OL. Sachant qu’une participation éventuelle du Lyonnais au Mondial avec les Bleus ferait encore monter les prix. On n’en est pas là bien sûr, mais le possible départ de Nabil Fekir pourrait animer fortement la gazette du prochain mercato estival.

                                      Par Pierrick LE PEZENNEC | Publié le 08/05/2018 à 06:05
                                      Le Dauphiné.com

                                      Commentaire


                                      • Medias : Juninho quitte son poste de commentateur

                                        Rédaction , publié le mardi 08 mai 2018 à 09h27

                                        Suite à un différend avec des journalistes de la chaîne et des problèmes personnels, Juninho a décidé de rompre son contrat avec Globo TV.

                                        La raison officielle fait état de problèmes personnels à régler mais il semblerait qu'officieusement, ça en soit tout autre. Juninho n'est plus commentateur pour la chaîne brésilienne Globo puisque l'ancien milieu de l'OL a demandé la résiliation de son contrat pour raisons personnelles donc. La chaîne a accepté et lui a déjà trouvé un remplaçant qui officiera pour la Coupe du monde en Russie. Seulement, ce départ ressemble avant tout à une éviction. Il y a une semaine, Juninho s'était montré particulièrement virulent sur le plateau d'une émission. Il s'en était pris à un « sectoriste », journaliste qui suit un club au quotidien, du site « Uol » et à la profession « Les sectoristes sont bien pires de nos jours », avait-il déclaré sur le programme SporTV Selection. Des propos qui ne sont pas passés dans le département journaliste de Globo et qui ont sûrement mis un terme à la collaboration malgré le communiqué officiel.

                                        https://sports.orange.fr/football/au...00012BboG.html
                                        ⠕⠇⠽⠍⠏⠊⠟⠥⠑ ⠠⠇⠽⠕⠝⠝⠁⠊⠎

                                        Commentaire


                                        • Thomas Lemar's slide at Monaco may convince Lyon to let Nabil Fékir go


                                          The Monaco playmaker has been poor since having his head turned. Knowing when to let a player leave is so important

                                          By Adam White and Eric Devin for Get French Football News

                                          Adam White and Eric Devin

                                          Mon 7 May 2018 16.54 BST Last modified on Mon 7 May 2018 19.18 BST


                                          There was some trepidation at the Parc OL on Sunday afternoon, even with the hosts having the considerable advantage of playing earlier in the day than their two rivals for the top three, Monaco and Marseille. The source of this apprehension was a raft of rumours that had emerged linking Lyon’s captain, Nabil Fékir, with a €70m move to Liverpool in the summer. Fékir has also been linked with Barcelona at points this season, but these rumours seem to have serious weight to them, with precise details offered by one of France’s most reliable outlets, RMC, and the player himself offering only a stock response about waiting until the end of the season, with two matches yet to play. Fékir was, in any event, slightly off the boil on the afternoon, with Lyon needing Bertrand Traoré to deliver a man-of-the-match performance to record their eighth consecutive victory.

                                          If Fékir seemed momentarily distracted, his performance was at least functional, unlike a handful of other players who have been unsettled for most, if not all of the current campaign. Last season, Fabinho, Jean Michaël Seri and Thomas Lemar were in most experts’ Ligue 1 team of the season. They have also, like Fékir at present, seemingly been on the verge of moving on to pastures new, only to have nothing come of those moves, and they have more often than not turned in dour performances, with those of Lemar in particular bordering on the perfunctory.



                                          With Monaco’s match kicking off half an hour after the game in Lyon, Lemar’s team badly needed a result against struggling Caen to keep pace with Les Gones. Returning to the club of his youth, however, Lemar was very disappointing. Monaco did earn a win, with young striker Moussa Sylla scoring a brace, but Lemar was very poor, with L’Équipe rating his performance a three and describing it as “missing all that is necessary to exist, he retreats into apathy.”

                                          If one can resist the urge to make a witticism about French existentialism here, this performance can be seen as not only a microcosm of Lemar’s season as a whole, but also the dangers associated with not only a player having their head turned but of not knowing when to let players go.

                                          In the weekend’s final match, Nice’s visit to Marseille, Seri, playing against a bitter derby rival with both sides needing a win to keep pace with their rivals for the Champions’ League (Marseille) and the Europa League (Nice), was similarly poor. Like Lemar, who has dealt with a nagging shoulder injury, the Ivorian has struggled with his fitness this season, with a hamstring issue causing him to miss a month of action in November. However, after not getting a move to Barcelona, he too has seemed indifferent. Some of this may be down to more of the attacking load being given to summer arrival Pierre Lees-Melou, as well as the extended absence of fellow midfield lynchpin Wylan Cyprien, but on the whole he has been well below the dynamic presence that graced Les Aiglons last season.


                                          Thomas Lemar’s form has been poor in recent matches. Photograph: Valery Hache/AFP/Getty Images
                                          Fabinho, too, has looked off the boil after his mooted move to Paris Saint-Germain failed to materialise, though not to the same levels of Seri and Lemar. A move to Atlético Madrid is now being tipped, but one has to wonder if Monaco and Nice could have performed at a higher level this season without these talented, albeit distracted, stars with Lyon setting the example in that regard. While Fékir did look less than his best against Troyes, he has performed at an exceptional level throughout the season and would likely be in the running for player of the season had he not missed some six weeks with injury. Much of this, of course, is down to his having become the focal point of his side’s attack, with Alexandre Lacazette and Mathieu Valbuena having been sold in the summer.




                                          Along with Corentin Tolisso, it was clear that Lyon was no longer the ideal place for that trio; Tolisso and Lacazette had earned the chance to prove themselves on a higher level, while Valbuena, at 33, was in search of a final payday. Aulas had no compunction over letting those players go, and even if there has been the odd bump in the road this season, including a frustrating Europa League exit, Lyon’s present place in the table, as well as the resurgence of Fékir, shows the wisdom of letting players who could become potential distractions move on. Nice and Monaco allowed more than a few players to leave this summer (Kylian Mbappé, Dalbert Henrique, Younes Belhanda, Benjamin Mendy, Tiemoué Bakayoko, Bernardo Silva), and one can understand the risks involved in such wholesale departures, but using the current table as a yardstick, it has become increasingly difficult to give any credence to the philosophy of not allowing players who have served the club well to seek a new challenge.

                                          The Guardian UK

                                          Commentaire


                                          • The top 10 breakthrough stars of the season in Europe's big leagues




                                            European club football
                                            Guardian Sport Network
                                            Some exciting talent has emerged across Europe this season, from Liverpool to Lyon and Leverkusen

                                            By Martin Laurence for WhoScored, part of the Sport Network

                                            Martin Laurence

                                            Wed 9 May 2018 15.28 BST


                                            10) Trent Alexander-Arnold, Liverpool

                                            Trent Alexander-Arnold has profited from injuries to both Nathaniel Clyne and Joe Gomez over the course of the season to become Liverpool’s first-choice right-back. Having started eight game in the Champions League this season, the academy graduate is clearly a player Jürgen Klopp trusts on the big occasions. The 19-year-old’s endeavour, delivery and willingness to get on the ball have made him a fan favourite at Anfield. Rating 7.04

                                            9) Ferland Mendy, Lyon
                                            A product of the famed Le Havre academy responsible for nurturing Paul Pogba, Riyad Mahrez and Benjamin Mendy, left-back Ferland was snapped up by Lyon last summer and has been a regular in the side, making 22 starts in Ligue 1 in his debut season. The 22-year-old’s ability on the ball and five assists have helped Lyon’s push for a place in the Champions League next season. Rating: 7.05


                                            8) Giovani Lo Celso, PSG

                                            The Fiver: the Guardian's take on the world of football
                                            Read more
                                            While Giovani Lo Celso’s name has been known in his native Argentina for some time – he earned a £8.5m move to PSG back in 2016 before returning to Rosario on loan, this has been his breakout season in Europe. The heir to veteran midfielder Thiago Motta, 22-year-old Lo Celso offers far more creativity and technique than the Italian international, and has also more than made up for the loss of Blaise Matuidi. His tenacity in the centre of the pitch has been outstanding, averaging the most tackles per 90 minutes (4) of players to make 20 or more appearances in Ligue 1, while he has supported attacks well to boot, chipping in with four goals and three assists despite starting just 17 of 32 appearances. Rating 7.06

                                            7) Marius Wolf, Eintracht Frankfurt

                                            Marius Wolf had to bide his time but he has certainly made his mark for Eintracht Frankfurt this season. The 22-year-old playmaker had started just four top flight matches before the current campaign but he has become a regular in Niko Kovac’s side this time around. With five goals and eight assists in the Bundesliga this season, he has had a direct hand in more goals than any of his team-mates. A solid all-rounder who is capable of playing in a variety of positions on the right or in the middle of the park, Wolf will make a loan move from Hannover permanent for around €500,000 this summer. His market value must be well over 10 times that figure now. Rating 7.08

                                            6) Fabián Ruiz, Real Betis


                                            Fabián made his Real Betis debut back in 2015, but he had amassed just nine starts before this season. The 22-year-old attacking midfielder has become a mainstay in the side under new manager Quique Setién, whose brand of free-flowing football has brought the best from the Betis youth product. He has made 28 starts this season and had a direct hand in nine goals (scoring three and setting up six) and he has proven an able replacement for Dani Ceballos, who joined Real Madrid last summer. Fabián is more than willing to do the dirty work, averaging the most tackles for his side (2.4 per game). His ability to win the ball and use it intelligently could see him following his old team-mate out the door, as he is set to be in demand this summer. Rating 7.19

                                            5) Rodri, Villarreal


                                            While defensive midfielder Rodri was a consistent squad member for Villarreal last season, he is now one of the first names on the teamsheet for the Yellow Submarine. With 34 LaLiga appearances in the current campaign, the youngster has emerged as the next big hope in the Sergio Busquets’ mould for the Spain national team, earning a first call up earlier this year and hoping to make the cut for Julen Lopetegui’s enviable World Cup squad. Strong in the air and on the ground in terms of winning possession, averaging 2.9 tackles per game, Rodri’s safety first approach on the ball has seen him dictate play for Villarreal, averaging 66.2 passes per game at an 89.7% accuracy. Rating 7.23

                                            4) Tanguy Ndombele, Lyon


                                            It only took three top-flight appearances for newly promoted Amiens at the start of this season to convince Lyon that Tanguy Ndombele would be a sound investment, securing his transfer on loan initially with an option to buy this summer. Lyon will no doubt trigger that transfer clause though he may not remain at the club – or in France – next season. There is widespread interest in the holding midfielder and Lyon may try to make a quick and sizeable profit on the 21-year-old. There’s no wonder so many clubs are courting Ndombele, who has pulled the strings from deep under Bruno Génésio, completing 89.7% of his passes and registering six assists. Rating 7.31


                                            3) Jorge, Monaco

                                            Thomas Lemar's slide at Monaco may convince Lyon to let Nabil Fékir go
                                            Read more
                                            Monaco signed Jorge for €8.5m in January 2017 with Benjamin Mendy’s impending departure in mind. The young Brazilian has a very different approach to Mendy but he has performed admirably at left-back. Jorge is far more defensive than his predecessor, highlighted by a whopping 3.1 tackles and 3 interceptions per game. Monaco have unsurprisingly deteriorated following the sales of a number of key players, but Jorge has been the pick of the replacements for the dethroned champions this season. Rating 7.32

                                            2) Leon Bailey, Bayer Leverkusen

                                            Leon Bailey made waves with Genk in the Europa League last season to earn a move to Bayer Leverkusen in January 2017 and he has pushed on this season. Having only made eight substitute appearances last season for Bayer, Bailey has since made a spot on the left wing his own. Still just 20, the Jamaican has scored nine goals and registered six assists in the Bundesliga this campaign. The youngster’s pace and delivery from wide have been devastating at times. Rating 7.34

                                            1) Houssem Aouar, Lyon

                                            Houssem Aouar had just 35 minutes of top-flight football to his name before this season, so few could have predicted the impact he would have at Lyon. The 19-year-old has started 25 of his 30 appearances in Ligue 1 this time around and been crucial to the club’s quest to finish as runners-up to runaway leaders PSG. The teenager has had a direct hand in 10 goals from a variety of roles in midfield (five goals, five assists) and has all the tools to become one of the continent’s top box-to-box players. Aouar has averaged 2.5 dribbles, 2.1 tackles and a pass accuracy of 85.6% this season. Rating 7.37



                                            The Guardian UK

                                            ..Ce sont les meilleurs jeunes joueurs européens selon le quotidien anglais...
                                            Dernière modification par descartes, 10/05/2018, 15h30.

                                            Commentaire


                                            • Nabil Fekir : ne pas disputer la Coupe du monde «serait une très, très grosse déception»


                                              Publié le jeudi 10 mai 2018 à 21:22


                                              Auteur de la meilleure saison de sa carrière en club, le capitaine lyonnais estime avoir accompli les efforts nécessaires pour pouvoir prétendre à participer à la Coupe du monde avec les Bleus.


                                              Bilel Ghazi

                                              Mercredi en fin de matinée, après l'entraînement, à trois jours d'un rendez-vous capital à Strasbourg pour son équipe, Nabil Fekir s'est présenté en toute décontraction, survêtement de son équipementier sur les épaules. Au coeur du jeu lyonnais comme de son actualité, tant en raison de son avenir que de son éventuelle participation à la Coupe du monde, le capitaine de l'OL n'en garde pas moins un certain détachement à l'évocation de tous ces sujets. Sa seule préoccupation au moment d'entamer cet entretien ? Le terminer à temps pour aller chercher sa fille et passer l'après-midi à ses côtés.

                                              «Comment appréhendez-vous cette fin de saison ?


                                              En pleine confiance car on se sent vraiment bien et on est portés par une belle dynamique ! Il nous reste deux matches pour décrocher notre qualification en Ligue des champions. Malheureusement, on aura des suspendus mais on s'évertue à se préparer de la meilleure des manières possibles.


                                              Comment vivez-vous les sanctions qui frappent l'OL (Anthony Lopes a été suspendu cinq matches ferme, Marcelo et Mouctar Diakhaby deux dont un avec sursis pour les incidents survenus le 18 mars face à l'OM) ?


                                              Je les trouve un peu sévères. Mais on ne peut rien y faire. Ce n'est pas ça qui doit nous empêcher de remporter nos deux derniers matches et nous qualifier pour la C1. Après, bien sûr, c'est triste de voir qu'une partie de cette fin de saison se joue en coulisses. À nous d'en faire abstraction.


                                              On a le sentiment que la rivalité entre Lyon et Marseille a passé un cap ces dernières semaines. Comment le groupe le vit-il ?


                                              Honnêtement, on s'en fout ! On se focalise sur le terrain. Pour ma part, je n'ai pas trop eu envie de me mêler à ce débat. C'est inutile de jeter de l'huile sur le feu. Tout ce qui s'est passé, c'est regrettable mais, maintenant, il faut passer à autre chose. Ça reste du football, il ne faut pas l'oublier.


                                              Il semblait difficile de vous imaginer deuxièmes dans cette dernière ligne droite après votre élimination en huitièmes de finale de Ligue Europa face au CSKA Moscou (2-3, le 15 mars)...


                                              On revient de loin. On avait peut-être besoin de se retrouver au pied du mur pour que tout le monde se réveille et se remette la tête à l'endroit. On a su mettre en place le travail nécessaire pour retrouver le bon chemin. Pour moi, c'était compliqué à vivre car j'étais écarté des terrains et je ne pouvais pas aider l'équipe (il s'est blessé le 25 février face à Saint-Étienne, 1-1). Maintenant, on ne se le cache pas, on aurait dû aller plus loin dans toutes les Coupes. C'est rageant. Ça s'explique un peu par l'inexpérience. Mais j'espère qu'on en a tiré les leçons.


                                              Après avoir subi une arthroscopie du genou droit, vous avez retrouvé la compétition le 20 avril, face à Dijon (5-2). Comment vous sentez-vous ?


                                              Je ne ressens plus aucune douleur, j'ai retrouvé mes sensations et, surtout, je prends du plaisir sur le terrain ! C'était devenu primordial de passer par cette arthroscopie pour enlever cette gêne qui me pénalisait. J'ai joué un petit moment avec celle-ci et j'essayais de faire avec. Mais à un moment donné, j'ai senti que ça n'allait plus... J'aime le football, j'aime trop jouer ! Mais quand le corps ne suit pas, ça ne sert à rien de forcer.


                                              Malgré cette absence, vous réalisez la meilleure saison de votre carrière.


                                              Ce qui compte à mes yeux, c'est d'être en bonne santé et prendre du plaisir. Derrière, si je peux aider l'équipe en étant décisif, ce n'est que du plus. Je pense que mon rendement et ma progression, c'est le fruit de mon travail. J'ai pris en maturité, de par les matches disputés et de par mes blessures. Je passe du temps à travailler devant le but ou avec de la vidéo. En dehors de l'entraînement, je fais aussi encore plus attention à l'alimentation, au repos. On essaye de gagner continuellement en sérieux, en étant le plus pointilleux possible. C'est ça qui paye.


                                              Vous n'étiez pourtant pas réputé comme un joueur manquant de sérieux...


                                              Ah non, ce n'est pas ça (rires) ! Mais il s'agit parfois de se priver quand on a envie de se faire un petit plaisir, faire plus d'efforts, rester plus longtemps à l'entraînement... Mais je n'étais pas non plus dispersé !


                                              Entre les nombreux départs l'été dernier et le fait que vous êtes le meneur de jeu de l'OL, étiez-vous conscient qu'une partie de la saison de votre équipe pouvait reposer sur vos épaules ?


                                              J'étais insouciant moi ! Je ne pensais pas à ça ! Le football, ça se joue à onze, je ne suis pas seul (rires) ! Après, c'est vrai qu'il y a des joueurs un peu plus importants et il faut parfois savoir endosser ce rôle-là.


                                              D'autant que vous aviez hérité du brassard...


                                              Et tout s'est bien passé. J'ai senti que j'avais la confiance de tout le club. De mon entraîneur à ma direction, en passant par le staff ou mes coéquipiers. Cela a impliqué beaucoup plus de responsabilités et de prises de parole. Mais ça fait grandir et je pense m'en être plutôt pas mal tiré.

                                              Cela vous a incité à forcer votre nature : vous êtes une personne introvertie.


                                              Finalement, je pense que j'avais ça en moi. Quand je parle devant le groupe ou en aparté avec un de mes coéquipiers, ça vient du coeur. Je ne prépare aucun de mes discours. Je m'exprime toujours à l'instinct. C'est sûr que les années précédentes, je prenais beaucoup moins la parole car il y avait plus d'anciens. Pour celui qui ne me connaît pas, je peux paraître introverti, un peu dans mon coin, limite timide. Mais dans le vestiaire, au milieu de mes coéquipiers, c'est beaucoup plus facile pour moi de me lâcher.

                                              Votre avenir alimente l'actualité...


                                              Oui, j'ai lu qu'on m'envoyait déjà un peu partout (sourire). Mais comme je l'ai dit, je suis à Lyon, il reste deux matches et ensuite on verra. En tout cas, je vous le garantis, pour l'instant, il n'y a rien. Le président me fait confiance et je suis très bien à l'OL.


                                              Disposez-vous d'un accord moral avec votre président pour quitter le club cet été ?


                                              Comme à chaque joueur quand il signe un contrat, le président m'avait dit qu'on discuterait le jour où je souhaiterais partir. Il n'y a pas un joueur qui dit "je vais signer à vie dans un club". Ce n'est pas comme ça dans ce milieu. Mais je ne dispose d'aucun accord pour partir en fin de saison. Je suis en contrat jusqu'en juin 2020. Et je laisse faire le destin.

                                              Donc vous n'avez pas encore frappé à sa porte ?


                                              Non, et vous pouvez le lui demander (rires) ! On a une fin de saison importante et ce n'est pas le moment. Ça ne trotte même pas dans un coin de ma tête. J'essaye de vivre au jour le jour, d'avancer tout doucement.


                                              Contractuellement, on peut pourtant penser que le moment semble propice à un départ, autant pour vous que pour le club...


                                              Franchement, je n'y pense pas. Après, dans le football, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Ça va très vite. Un club qui se manifeste, le président qui ne veut plus me garder, un changement d'entraîneur... On ne sait jamais. Regardez l'année dernière, ça ne se passait pas au top pour moi, et cette année, ça va beaucoup mieux.


                                              Une qualification en Ligue des champions pourrait-elle peser dans votre choix ?


                                              Bien sûr ! Lyon, c'est mon club de coeur, celui que je supporterai à vie. C'est toujours délicat pour un Lyonnais de coeur comme moi d'évoquer et d'imaginer le jour où je pourrai quitter mon cocon.

                                              En cas de départ, quel Championnat pourrait vous plaire ?

                                              L'Espagne, l'Angleterre ou même l'Allemagne. Mais la France aussi, c'est pas mal (rires) !


                                              Votre match à Strasbourg est le dernier avant l'annonce de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Y pensez-vous ?


                                              Dire non, ça serait mentir. Mais promis, ça ne m'empêche pas de dormir, ça ne me hante pas l'esprit. Après, quel joueur n'aimerait pas en être ? On fait le maximum sur le terrain pour compliquer les choix du sélectionneur.


                                              Êtes-vous confiant ?


                                              Ce qui est certain, c'est que j'ai confiance à 100 % en mes qualités. Pour le reste, je reste serein en toutes circonstances. J'ai tout donné cette saison et je n'ai aucun regret. Donc je vis cette attente super bien. La liste est dans un petit coin de ma tête sans être une obsession. Je me suis fixé cet objectif et je veux aller en Russie. Ne pas y être, ça serait une très, très grosse déception. Mais je me dis qu'au moins, j'ai déjà fait ce qu'il fallait faire.



                                              Le fait que vous ayez joué la quasi-intégralité de la saison dans l'axe peut-il jouer en votre défaveur ?


                                              Si le sélectionneur a besoin de moi en tant que défenseur, je suis prêt à jouer défenseur ! Cette question, je ne cesse de l'entendre. J'entends, par exemple, que je ne pourrais pas jouer à droite. Mais sans aucune arrogance, je joue où tu veux. À droite, à gauche, en soutien, devant. J'ai retrouvé le coffre, le volume de jeu. Je peux faire les efforts. Donc le fait que j'aie très peu joué sur un côté cette saison, c'est une fausse excuse pour ceux qui veulent mettre ma polyvalence en question.


                                              Pensez-vous également que votre entrée face au Luxembourg (0-0, le 3 septembre) puisse alimenter certaines réserves ?


                                              Je suis d'accord sur le fait que je n'ai pas fait une bonne rentrée ce jour-là. Même si c'était difficile de faire la différence en dix minutes face à une équipe qui jouait dans son intégralité devant son but. Mais je comprends qu'on attendait plus de moi et j'aurais dû faire la différence. Reste que cette saison m'a particulièrement servi et je ne suis pas le même joueur qu'à son entame. Ça m'a servi de leçon.

                                              Qu'est-ce que représente la Coupe du monde pour vous ?

                                              C'est le summum, le top. Les meilleurs joueurs sont réunis et c'est là que tu te jauges. Ça fait partie des rêves, des objectifs qu'on se fixe dès qu'on est tout petit. Comme la Ligue des champions ou l'Euro.»

                                              Ligue 1 : le classement
                                              Le programme de la 37e journée
                                              22
                                              Le nombre de buts inscrits par Nabil Fekir cette saison, toutes compétitions confondues, son record. Il a également délivré 7 passes décisives.


                                              L'Equipe

                                              Commentaire


                                              • Ligue 1 : Lyon gagné par la peur après sa défaite à Strasbourg


                                                Publié le dimanche 13 mai 2018 à 01:15 | Mis à jour le 13/05/2018 à 01:44


                                                Alors qu'il croyait avoir fait le plus dur en menant à Strasbourg, l'OL s'est écroulé en fin de match (2-3). Une défaite qui coûte aux Lyonnais la deuxième place et donne de l'espoir à Marseille.


                                                Hervé Penot


                                                L'OL doit trembler. A-t-il perdu un simple joker ou beaucoup plus à Strasbourg dans un final étourdissant (2-3) ? D'une place en Ligue des champions qui semblait se dessiner à deux minutes de la fin du temps réglementaire hier, l'équipe, aujourd'hui troisième, se retrouve au bord du gouffre. C'est peut-être un peu excessif mais c'est assurément le sentiment qui animait les joueurs au moment de rentrer aux vestiaires, têtes basses, regards dans le vide. Comme plombés par un scénario invraisemblable.

                                                Monaco double l'OL dans la course à la Ligue des champions

                                                Ils étaient si loin de l'effervescence, de la folie qui s'emparait alors de la Meinau quand le speaker annonçait le maintien de Strasbourg en Ligue 1. Il était pourtant difficile au public de faire plus de bruit que durant la rencontre, mais cette victoire acquise au bout du bout contre Lyon, sur deux buts incroyables - une tête de Da Costa (88e) puis un coup franc en pleine lucarne de Liénard (90e+4) -, semblait tellement improbable... En un claquement de doigts, tout s'est écroulé pour les Lyonnais, à commencer par le rêve de C 1 direct, et pointe maintenant la peur de tout perdre dans quelques jours à la maison contre Nice, alors que Monaco s'est imposé sur le fil devant Saint-Étienne (1-0).

                                                3
                                                Lyon a encaissé 3 buts sur ses 4 tirs cadrés subis samedi, après n'en avoir encaissé que 2 lors de ses 27 précédents tirs cadrés subis en L 1. Opta


                                                Que s'est-il passé pour voir l'OL s'affaisser tel un vieux matelas alors qu'il avait le match en main, que Strasbourg ne poussait plus vraiment en deuxième période ? À vouloir trop gérer son avantage (2-1), Lyon s'est peut-être vu trop beau, est tombé dans des travers qu'on lui connaissait il y a quelques mois : trop de facilité et une forme de suffisance. L'erreur majeure est venue de Maxwel Cornet, remplaçant d'un Memphis fantomatique en dépit d'une passe décisive vers Aouar. L'Ivoirien a tenté une remise de la tête dans l'axe, ratée, qui a été récupérée par des Alsaciens qui n'en demandaient pas tant.

                                                La suite ? Un centre de Seka et un coup de boule de Da Costa, plus prompt que Diakhaby, hors service défensivement hier (2-2, 88e). Qu'aurait fait Mapou Yanga-Mbiwa, celui qui devait suppléer l'absence de Marcelo, suspendu, avant la décision du CNOSF (voir page 4) ? On ne le saura jamais, mais les erreurs de Diakhaby ont coûté cher, comme cet ultime coup franc concédé par Tousart et Diakhaby dans le temps additionnel devant la surface. Il était écrit que Lyon sombrerait de manière inattendue sur une frappe inouïe de Liénard. D'un coup, le ciel s'écroulait sur les Lyonnais.


                                                Comment être aussi peu investi pour un tel rendez-vous ?

                                                Menés logiquement sur un tir de Bahoken, entre les jambes de Gorgelin, consécutif à une première bourde de Diakhaby, les partenaires de Fekir ont certainement disputé l'une de leurs pires mi-temps cette saison : c'était le néant ou presque, à l'image du capitaine et de Memphis Depay, bouffé par un Foulquier de combat. Que se passait-il chez les Olympiens, incapables de la moindre action collective, du moindre mouvement ? Les joueurs étaient totalement pris à l'impact, bousculés dans l'agressivité, comme si cette rencontre comptait pour du beurre. Comment être aussi peu investi pour un tel rendez-vous ?

                                                Bruno Genesio (entraîneur de Lyon) : «On a manqué d'expérience»

                                                Cette attitude rappelait les pires errements des Lyonnais, ces instants où l'état d'esprit était une simple option... Un penalty d'entrée de deuxième période pour une faute de Martinez sur Fekir avait semblé finalement siffler la fin de la sieste (1-1, Fekir), d'autant que l'OL doublait la mise sur une belle inspiration d'Aouar. Lyon reprenait les choses en main, régnait sur le milieu sereinement mais sans jamais tenter de pousser Strasbourg à la faute. Et puis il y a eu cette tête foirée de Cornet, ce final fou... La peur a peut-être aujourd'hui changé de camp entre les Olympiques, et il faudra vite trouver les solutions pour le choc contre Nice, un adversaire qui aura une revanche à prendre après l'affront de l'aller (5-0). Lyon n'avait jamais été aussi proche de décrocher sa place en Ligue des champions, il n'a jamais été aussi proche de perdre gros, même s'il reste maître de son destin.

                                                Il y a fort à parier que les Lyonnais seront maintenant les premiers supporters de l'Atlético dans leur Groupama Stadium mercredi, en finale de la Ligue Europa contre Marseille. Un succès des Espagnols offrirait une place directe en C 1 au troisième de la Ligue 1...

                                                L'Equipe du jour..

                                                Commentaire


                                                • Porté par Memphis Depay face à Nice, Lyon arrache sa qualification pour la Ligue des champions

                                                  Publié le dimanche 20 mai 2018 à 01:08
                                                  Dans un match irrespirable, un triplé de Memphis Depay a permis à l'OL de battre Nice (3-2), de remporter son combat à distance avec l'OM, et de retrouver la Ligue des champions.


                                                  Vincent Duluc l'Equipe

                                                  Les Lyonnais auront tremblé jusqu'au bout comme des enfants, mais c'est à peu près de leur âge, et le grand bonheur d'une qualification directe pour la phase de groupes de la Ligue des champions est venu récompenser une équipe joueuse, qui a de l'avenir, et qui aura réussi l'immense performance de remporter neuf de ses dix derniers matches de L 1 pour grimper sur le podium. Les nouvelles de Monaco et de l'OM avaient très vite confirmé aux Lyonnais qu'ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour arracher leur qualification directe pour la C 1, mais il aura fallu une seconde période renversante et le triplé de Memphis Depay, le joueur qui a porté l'OL au printemps, pour qu'ils laissent l'OM derrière eux.


                                                  Parce qu'à la mi-temps l'OL était loin derrière, mené par un but de Plea (18e), dans une première période maîtrisée par l'organisation niçoise, cette capacité à fermer tous les espaces en position basse et à ressortir rapidement le ballon. Traoré avait trouvé le poteau (32e), Fekir aurait dû obtenir le deuxième penalty qu'il avait réclamé (44e), mais l'OL défendait si mal sur la largeur que son losange était condamné. La décision de Bruno Genesio de revenir en 4-3-3, en lançant Mariano à la place de Ndombele (46e) aura été une brillante idée, et Memphis Depay aura su quoi faire d'un exil qui l'avait longtemps chagriné : le Néerlandais a absolument tout changé, montrant les qualités d'un joueur de niveau mondial tout au long du printemps. Il a d'abord égalisé de près sur un centre de Fekir (48e), il a inscrit un coup franc génial en anticipant que le mur sauterait (65e), et il a fini par un ballon piqué parfait sur un service de Traoré (86e), à un moment où le Groupama Stadium ne respirait plus. Le public, qui s'était levé pour ovationner Nabil Fekir à sa sortie, en sa soirée d'adieux, aura tremblé comme une feuille après le deuxième but de Plea (88e), depuis l'entrée de la surface, dans la crainte de l'imminence d'une catastrophe, mais elle n'est pas arrivée, pas cette fois.

                                                  Marseille aura perdu deux finales à Lyon cette semaine, et si la seconde s'est déroulée sans lui, le club marseillais était dans tous les esprits et dans la plupart des conversations. L'OL, hier soir, a beaucoup plus battu l'OM que Nice. Par-delà cette rivalité exacerbée que le sprint a provisoirement tranchée, l'OL se trouve à l'heure du bilan. L'évidence est que la qualification en C 1 a validé une nouvelle politique sportive orientée vers les jeunes joueurs (Mendy, Ndombele et même Aouar sortent de leur première saison en L 1), qui aura été l'une des explications des trous d'air vécus en cours de route. Les joueurs ont porté en triomphe Bruno Genesio hier soir, après le deuxième podium de l'entraîneur lyonnais en deux saisons et demie à la tête de l'équipe, donnant à voir des images qui soulignent aussi un lien affectif.

                                                  Les virages mécontents quand même !


                                                  L'entraîneur lyonnais a atteint l'objectif, et Jean-Michel Aulas ayant clairement annoncé qu'il serait maintenu dans ces conditions, il y a peu de raisons qu'il change d'avis. Mais la soirée qui aurait dû être complètement joyeuse jusqu'au bout, considérant l'enjeu et le retour dans le grand monde, a vu les kops des deux virages indifférents à la présentation des joueurs au bout de la saison, comme si la rancune d'une finale de Ligue Europa livrée à l'OM ne s'était pas dissipée.

                                                  C'est Lyon qui a gagné hier soir, mais alors que le reste du public était là pour la fête, les associations de supporters avaient préparé des banderoles et les ont sorties, invitant Bruno Genesio à « tourner la page » et demandant à Jean-Michel Aulas de cesser de tweeter, notamment. Mais il est probable que leur volonté d'influence se heurtera à celui qui détient le pouvoir. « On en discutera prochainement avec eux les yeux dans les yeux, mais c'est vrai que je n'ai pas apprécié », a lâché Jean-Michel Aulas à propos des banderoles du virage nord. L'OL est en Ligue des champions et une partie de ses supporters sont prêts à casser la vaisselle ? La saison lyonnaise aura été étrange jusqu'au bout. Réussie, globalement, mais étrange.

                                                  .


                                                  Vincent Duluc

                                                  Commentaire


                                                  • Jean-Michel Aulas : «J'ai une petite pensée pour Marseille, qui a tout perdu...»


                                                    Publié le dimanche 20 mai 2018 à 01:22 | Mis à jour le 20/05/2018 à 01:40
                                                    Jean-Michel Aulas a réglé ses comptes avec l'Olympique de Marseille mais aussi avec ses propres supporters, à l'issue de la victoire face à Nice (3-2) et de la qualification de Lyon pour la Ligue des champions samedi.


                                                    Jean-Michel Aulas n'a pas manqué d'envoyer quelques piques à l'Olympique de Marseille après la victoire de l'OL contre Nice (3-2), offrant la troisième place aux Gones. «J'ai une petite pensée pour Marseille qui a tout perdu (...)», a déclaré le président lyonnais, avant de revenir sur les sanctions «injustes» qui ont touché son club et ses joueurs lors de la passe d'armes entre les deux Olympiques. Pour l'homme fort de l'OL, la qualification de son équipe pour la Ligue des champions aux dépens de l'OM est méritée : «le football c'est comme la vie, il y a un juste retour des choses».

                                                    Jean-Michel Aulas n'a pas non plus été tendre avec ses propres supporters, dont les banderoles demandaient le départ de Bruno Genesio mais critiquaient aussi son comportement, notamment son usage des réseaux sociaux : «Ce n'est pas au bout de trente ans que l'on va m'apprendre à gérer un club», leur a répondu JMA.

                                                    l'Equipe

                                                    Commentaire

                                                    Chargement...
                                                    X