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[OL] Articles de presse : Saison 2020/2021 (sans blabla)

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    Article du journal LE PARISIEN (de Julien Huet) du 16 octobre 2021 sur Peter BOSZ, article qu'on trouve en clair sur ce journal :

    Ligue 1 : «Je ne suis pas un policier», Peter Bosz, l’entraîneur de l’OL, se raconte

    Sa passion pour le foot, sa trajectoire, ses ambitions, sa méthode, le nouvel entraîneur de l’Olympique lyonnais se livre avec franchise avant de défier Monaco ce samedi.

    Passé par le banc de l'Ajax Amsterdam, du Borussia Dortmund et du Bayer Leverkusen, Peter Bosz découvre la Ligue 1 à 57 ans. Christophe Saidi/FEP/Icon SportPar Julien Huët, correspondant à Lyon
    Le 16 octobre 2021 à 07h21« À chaque interview, on en apprend des choses sur toi ». « C’est normal : quand tu es vieux comme moi, il y a des choses à dire ». Sitôt notre entretien terminé, Peter Bosz avait encore le sens de la formule pour répondre en se marrant au chef de presse de l’OL. Une certitude, à 57 ans, le technicien néerlandais est un passionné avec lequel on ne s’ennuie pas une seconde. Il a accepté de se dévoiler avant le choc face à Monaco, ce samedi soir (21 heures).
    Comment est née votre passion pour le football ?
    PETER BOSZ. Ouh, il faut remonter loin en arrière ! (sourires).Aux Pays-Bas, tu ne peux commencer le football qu’à l’âge de huit ans. Mais, dans mon village, à Apeldoorn, où les gens n’avaient pas beaucoup d’argent, un de nos voisins entraînait dans un tout petit club et a dit à mon père de me laisser venir. J’ai ainsi commencé à cinq ans. Pour mon premier match, mes parents ne m’avaient pas acheté de maillot, car ils attendaient de voir si cela allait me plaire. À la maison, on n’avait pas de voiture, mon papa avait un puch. Tu ne sais pas ce que c’est ? C’est une espèce de moto avec un grand guidon. Il m’emmenait au foot là-dessus et je m’accrochais à lui bien caché.
    Aviez-vous des posters dans votre chambre ? Par exemple de Cruyff ou de Neeskens ?
    Cruyff, oui. Que Cruyff. J’aimais le foot car je n’avais rien d’autre. Jamais mes parents ne m’ont proposé de jouer au tennis ou à autre chose. Aujourd’hui il y a plein de choix. À mon époque, on allait au foot et pas ailleurs, on ne se posait même pas la question.
    Avez-vous toujours su que vous seriez entraîneur ?
    Dès mon arrivée adolescent au Vitesse Arnhem, je fréquentais une école de sport avec cette idée en tête, devenir entraîneur après ma carrière de joueur. J’avais déjà obtenu mes diplômes à 18 ans. Mais j’ai joué presque 20 ans, jusqu’à mes 36 ans.
    Où prenez-vous davantage de plaisir ? Comme entraîneur ou comme joueur ?

    Newsletter PSG express
    Nos informations sur le club de la capitale
    S'inscrire à la newsletterToutes les newslettersOn pourrait dire que le meilleur est d’être joueur mais, maintenant, c’est moi qui prends les décisions, ce n’était évidemment pas le cas quand j’étais joueur ! Et moi, j’ai su très tôt que je voulais prendre les décisions.
    Qu’avez-vous appris de vos expériences de joueur ou de coach dans cinq pays différents ?
    On apprend avec chaque entraîneur dans chaque club et dans chaque pays. Aujourd’hui encore, j’apprends de Claudio (Caçapa), Rémi (Vercoutre) et de l’OL en général. J’ai toujours été ouvert pour apprendre. À mon avis, il faut arrêter quand tu penses tout savoir car cela signifie que tu n’es plus motivé pour être meilleur qu’avant.
    « Le président m’a demandé de mettre en place un jeu offensif, attractif et dominant »
    Peter BoszVous parlez de vos adjoints. Est-ce que vous déléguez beaucoup ?
    Aujourd’hui, il y a tellement de choses à gérer, tellement de gens qui rentrent dans mon bureau : le chef de presse, Juninho, Vincent Ponsot, le team manager… C’est impossible de manager une équipe tout seul.
    D’où votre volonté de venir à Lyon avec trois hommes de confiance ?
    Le président m’a demandé de mettre en place un jeu offensif, attractif et dominant. Pour installer cela dans un nouveau club, je ne pouvais pas agir seul. Je travaille avec mes adjoints, Hendrie Krüzen et Rob Mass, depuis longtemps. Quand je parle de pressing haut, ils savent exactement ce que je veux faire. C’est la même chose avec mon préparateur physique, Terry Peter, car il faut que cet aspect athlétique soit en adéquation avec le système de jeu.
    La mission est claire : associer le résultat et la manière ?
    Oui. Pour moi, gagner ne suffit pas. Attention, c’est le plus important bien sûr ! Mais gagner d’une manière qui ne me plaît pas, non, je ne veux pas…
    On vous présente souvent comme un obsédé de foot, comme votre directeur sportif Juninho ?
    Il vient toujours dans mon bureau. On discute du match, du rapport avec les joueurs, de ce qu’on peut mieux faire, de sa vision… J’aime beaucoup ces discussions car il a joué longtemps ici et connaît mieux le championnat que moi. Surtout, il a évolué longtemps au très haut niveau et c’est toujours intéressant d’échanger avec ces gens-là. Alors que, honnêtement, je n’aime pas parler avec des personnes qui pensent connaître le foot mais qui en fait ne le connaissent pas.
    Peter Bosz sur la pelouse du Parc des Princes lors de PSG-OL en septembre dernier. Philippe Lecoeur/FEP/Icon SportComment êtes-vous à la maison ?
    Je vis juste avec ma femme ici à Lyon. Les enfants sont grands, j’ai même déjà des petits-enfants. Il y a bien sûr d’autres choses qui m’intéressent : la famille, lire le journal le matin… J’aime d’autres choses, j’ai une Harley-Davidson aux Pays-Bas par exemple mais, il faut être honnête, je suis souvent au centre d’entraînement. J’arrive à 7h45 ou 8 heures et je repars vers 17 ou 18 heures, ça dépend…
    Arrivez-vous à dormir après un match ?
    Malheureusement non, il y a trop d’adrénaline dans le corps, je ne dors presque pas ! D’abord, je revisionne le match avec mon ordinateur. Cela dure environ 4 heures car je prends des notes pour savoir ce qu’on a bien fait, ce qu’on peut améliorer et ce que je vais dire le lendemain aux joueurs. De temps en temps, j’arrive à dormir quelques heures en fin de nuit quand même.
    Avez-vous pris le temps de découvrir Lyon ?
    Pas trop encore. Quand tu es nouveau dans un club, il faut connaître tout le monde, les infrastructures, l’organisation. Cela prend du temps.
    On vous entend régulièrement asséner quelques critiques publiquement sur vos propres joueurs. Est-ce pour les piquer ?
    Absolument pas. Je fais cela car les supporters ne sont pas bêtes. Quand j’étais joueur, je détestais les coachs qui disaient des choses aux médias qui n’étaient pas vraies, je ne comprenais pas… Je ne vais pas dire qu’un joueur a été bon alors qu’il a été mauvais. Les fans ont vu le match. Je veux être honnête avec mes joueurs mais aussi avec les supporters.
    « Si je suis disponible, ce sera une possibilité de devenir sélectionneur des Pays-Bas »
    Peter BoszOn ressent aussi que vous placez le collectif au-dessus de tout ?
    Absolument. À 100 %. Aucun joueur ne peut gagner tout seul. Même à Paris, Messi, Neymar et Mbappé ont besoin de joueurs derrière eux. C’est pareil chez nous : l’avant-centre a besoin d’un bon centre, les ailiers ont besoin de bons ballons pour centrer et ainsi de suite…
    Quid des statuts dans un effectif ?
    Même si des professionnels aguerris ne sont pas à considérer de la même façon que des jeunes de 17 ou 18 ans, j’essaie de donner du temps à tout le monde. Pendant la préparation, j’ai parlé trente minutes avec chacun de mes joueurs. C’était pour tout savoir : leur jeu, leurs ambitions mais aussi leur vie personnelle, s’ils sont mariés, s’ils ont des enfants, quels hommes ils sont…
    Quelles sont les règles dans votre vestiaire ?
    Je sais que le monde a changé mais il doit quand même y avoir des règles. J’en ai mis en place certaines mais les joueurs ont le droit d’essayer de me convaincre qu’une règle n’est pas bonne et qu’il faut la modifier. Je suis ouvert, les joueurs peuvent venir dans mon bureau. Je ne suis pas un policier. Si le joueur a un bon argument, j’écoute, je réfléchis et, de temps en temps, je change la règle.
    Un exemple ?
    J’ai interdit le téléphone avant les matchs, pendant la réunion ou quand les joueurs sont sur la table de massage. Car, pour moi, c’est un manque de respect par rapport au kiné qui s’occupe de ton corps. Mais un joueur m’a dit : « Coach, je suis tout seul sur une machine pendant une heure, il n’y a personne d’autre dans la pièce, est-ce que je peux prendre mon téléphone ? » Il m’a convaincu.
    Une dernière question : ambitionnez-vous de devenir sélectionneur des Pays-Bas ?
    La Fédération me l’a déjà demandé mais j’avais refusé car j’étais sous contrat avec Leverkusen, c’était après Ronald Koeman et avant Frank De Boer. Avant Koeman, j’avais aussi été sondé mais j’étais à Dortmund. C’est une ambition mais à condition que je sois libre. Si je suis disponible, ce sera une possibilité. Mais si ça ne dure pas trop longtemps car à 70 ans je ne suis plus entraîneur !
    Vous l’avez promis à votre femme ?
    (Rires) Je l’ai promis à moi-même. Oui, le foot c’est ma vie mais il n’y a pas que ça.

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  • tendreg
    a répondu
    Foot
    L1Clément Grenier va s'entraîner à l'OL



    Clément Grenier, ici sous les couleurs de Rennes. (P. Lahalle/L'Equipe)Le milieu de terrain Clément Grenier (30 ans), sans club depuis la fin de son contrat avec Rennes, participera aux séances de la réserve lyonnaise à partir de lundi.

    H.G.07 octobre 2021 à 11h08
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    Sans club depuis la fin de son contrat avec Rennes, le 30 juin, Clément Grenier n'a pas encore trouvé de point de chute pour poursuivre sa carrière. L'international français (5 sélections) a effectué une préparation physique seul cet été.

    Afin de rester au niveau dans l'attente d'une opportunité, le milieu de terrain (30 ans) s'est entendu cette semaine avec l'Olympique Lyonnais, son club formateur, afin de s'entraîner avec l'équipe réserve dirigée par son ancien coéquipier Gueïda Fofana à partir de lundi.

    L'Ardéchois a disputé 154 matches avec l'OL entre 2009 et 2018. Le club avait songé à lui parmi d'autres possibilités cet été dans le cas où Thiago Mendes partait, mais le Brésilien était finalement resté.

    lire aussiToute l'actu de la Ligue 1
    publié le 7 octobre 2021 à 11h08

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    OL: C'EST QUOI LE PROBLÈME?





    Jean-Guy Lebreton

    Le 16/08/2021 à 12:19




    Votre programme dans un instantLyon a débuté la saison de Ligue 1 par deux contre-performances face à Brest et Angers. Au-delà des résultats, les prestations de l’équipe entraînée par Peter Bosz inquiètent et le mercato estival confirme en partie les problèmes structurels du club rhodanien.

    Quatrième de Ligue 1 la saison passée et devancé de peu par Monaco dans la course au podium et à la Ligue des champions, l’OL connait un début d’exercice 2021-2022 compliqué. Tenue en échec à domicile par Brest (1-1) puis humiliée à Angers ce dimanche (3-0), l’équipe rhodanienne a déçu.

    17e du classement de Ligue 1 après les deux premières journées, les Gones comptent déjà trois longueurs de retard sur l’OM et Nice, deux concurrents désignés pour l’Europe. Seule bonne nouvelle, les Lillois et les Monégasques ne sont pas au mieux. Insuffisant pour redonner le sourire à des supporters qui n’ont pas caché leur désarroi après la lourde défaite angevine.



    Bosz fracasse l’état d’esprit du groupe




    Face au SCO, Lyon a coulé et les cadres se sont noyés sur la pelouse du stade Raymond Kopa. Anthony Lopes a commis une faute de main sur le premier but, Karl Toko-Ekambi a raté une occasion devant le but vide, Maxwel Cornet et Léo Dubois étaient dépassés, et Marcelo…

    Eh bien... le Brésilien, attendu comme un leader de l’équipe, a fait preuve d’une incroyable fragilité dans son duel avec le très jeune Mohamed-Ali Cho (17 ans). Après le cuisant revers de son équipe, Peter Bosz a regretté les erreurs du collectif et surtout l’incroyable manque d’envie de ses joueurs.

    "Nous n'avons pas vu vraiment une équipe qui veut gagner, cela me dérange. On peut parler de la défense, ou de performances individuelles. Mais le football commence avec la mentalité de vouloir gagner un match, a taclé le technicien néerlandais en conférence de presse. Là-dessus, il faut donner 100%. Je l'ai vu du côté d'Angers, mais pas dans mon équipe."

    Et l’ancien coach de l’Ajax, demi-finaliste de la Ligue des champions en 2019, de préciser quitte à repasser à l’Anglais pour mieux se faire comprendre: "Notre mentalité n'était pas bonne. Je ne suis pas vraiment inquiété mais it makes me crazy (sic)."


    Des joueurs pas adaptés à la méthode Bosz?




    En quelques semaines à la tête de l’équipe première, Peter Bosz en perd déjà son français. L’ancien joueur passé notamment par Toulon semble comprendre qu’il aura besoin d’un peu plus de temps pour mettre en place sa tactique et son style de jeu. Adepte du 4-3-3 et d’un football basé sur la possession, l’union avec Lyon pourrait faire des merveilles mais le jeu reste assez poussif jusqu’ici.

    Contre Angers, la volonté de relancer court depuis la défense a clairement été visible Mais les imprécisions techniques ont mis la défense sous pression. Et elle a fini par craquer et concéder (ou offrir) des occasions aux Angevins qui n’en demandaient pas tant. La défense, c’est peu justement là où le bât blesse à l’OL.

    Après trois victoires prometteuses en tout début de préparation estivale, l’équipe chère au président Aulas a sombré derrière avec 14 buts encaissés en cinq matchs.

    De l’aveu même de Peter Bosz, Brest ou le SCO aurait pu en marquer plus en championnat. En jouant très haut dans sa moitié de terrain, la défense lyonnaise doit se montrer impeccable et limiter les pertes de balle. Trop juste techniquement, ou friables mentalement, certains joueurs ont montré leurs limites.



    Quelques absents ou retour tardifs




    Tout juste auréolé d’un titre olympique à Tokyo avec le Brésil, Bruno Guimaraes a disputé ses premières minutes de la saison avec Lyon contre le SCO. Si son retour aurait pu faire du bien, il a semblé un peu précipité et le milieu auriverde n’a finalement pas apporté grand-chose. Idem pour Lucas Paqueta, également de retour, après avoir perdu en finale de Copa America et enchaîné par plusieurs semaines de congés. Pas à 100%, le maître à jouer de l’OL n’a pas su métamorphoser le jeu de son équipe comme il l’a fait tant de fois en 2020-2021.

    En attaque, Jeff Reine-Adélaïde aurait pu apporter sa touche technique sur un côté et ainsi permettre à Islam Slimani de briller dans l’axe mais le milieu offensif soigne actuellement une nouvelle blessure de longue durée au genou. Taulier de la défense, Jason Denayer manque cruellement. Le central belge se remet avec difficulté du Covid-19.



    Un mercato limité





    Histoire de compenser les absences temporaires de certains joueurs majeurs de l’équipe, Peter Bosz aurait pu composer avec les recrues estivales. Mais là encore, l’OL n’a pas spécialement brillé. Si le président Aulas rappelle à l’envi que le club n’a pas urgemment besoin d’argent, Lyon s’est montré assez chiche au niveau du recrutement.

    Outre la promotion de certains jeunes issus du centre de formation comme Castello Lukeba, Malo Gusto ou Florent Da Silva, la formation rhodanienne n’a recruté que deux joueurs…pour un total de zéro euro.

    Le Brésilien Henrique et Damien Da Silva sont arrivés libres pendant le mercato estival. Aussi bien le latéral gauche, qui découvre l’Europe à 27 ans, que l’ex-Rennais semblent plutôt avoir le profil de second couteaux dans la rotation que de titulaires indiscutables.
    Damien Da Silva à l'échauffement de l'OL © Icon Sport
    Au rayon des départs, Lyon a finalement vendu pour près de 30 millions d’euros, quitte à se séparer de joueurs prometteurs comme Jean Lucas (11M€ vers Monaco) ou Melvin Bard (3M€ vers Nice). En attaque, Memphis Depay n’a toujours pas été remplacé et si le groupe semble bien fourni dans l’axe il lui manque peut-être un ou deux ailiers.

    Reste désormais si l’OL va recruter d’ici la fin du mercato. Les profils de Xherdan Shaqiri et surtout Layvin Kurzawa plaisent à la direction. Encore faut-il trouver des accords avec Liverpool et le PSG pour le Suisse et l’international tricolore. La fin de l’été s’annonce rythmée et pourrait aussi permettre de retrouver un Houssem Aouar à son meilleur niveau. Comme perturbé par les rumeurs autour de son avenir, et une hospitalisation express, le meneur de jeu n’y arrive pas en ce début de saison.


    Bosz-Juninho, un décideur de trop?




    Il faut remonter jusqu'à la saison 2010-11, pour voir l'OL entamer une saison de Ligue 1 par deux matchs sans victoire. Un début d’exercice compliqué où l’on cherche nécessairement des responsables. SI Peter Bosz gère le terrain, Juninho s’occupe du mercato. Officiellement, l’entente est toujours bonne entre les deux hommes. En même temps difficile de faire pire qu’entre le Brésilien et Rudi Garcia… L’entraîneur et son directeur sportif ont des tâches bien identifiés au club. Le technicien batave l’a rappelé pas plus tard que vendredi, à deux jours de la déroute contre Angers.

    "Ce n’est pas moi qui décide, c’est Juni, Juninho. Depuis que je suis là, j’ai tous les jours des contacts avec Juninho et cela se passe très bien, a expliqué Peter Bosz en conférence de presse. C’est important aussi parce que c’est important que j’apprenne la manière de penser de Juninho, comment il voit les joueurs, comment il voit notre jeu. Comme il a beaucoup d’expérience surtout dans ce club ici à Lyon, moi je n’en ai pas, donc c’est très important. On a un bon contact et je suis en très bon contact avec lui, on parle tous les jours. Même quand je sors d’ici, je vais encore boire un café avec lui et là on parle foot, on parle de notre effectif, on parle football."


    Dimanche prochain lors de la troisième journée de L1, l’OL recevra Clermont au Groupama Stadium (13h). Face au surprenant promu auvergnat, auteur d’un sans-faute en deux journées, les protégés de Peter Bosz n’auront plus le droit à l’erreur. Il faudra gagner afin de ne pas signer le pire début de saison du club depuis 2000-2001.
    • Il y a 21 ans, les Gones avaient attendu la cinquième journée pour battre un adversaire… avant d’échouer à quatre points de Nantes dans la course au titre. Une qualification en Ligue des champions ne se gagne pas dès les mois d’août mais Lyon doit rapidement se reprendre afin de ne pas perdre trop de terrain face à ses concurrents directs.



    Jean-Guy Lebreton


    Journaliste RMC Sport

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    L1,

    OL

    avant-première abonnés



    Le début de saison inquiétant de l'OL de Peter Bosz




    Les Lyonnais ont livré un match d'une immense faiblesse, à Angers, balayés sur des choses simples. Les débuts de Peter Bosz sont bien plus difficiles que prévu.




    Les joueurs lyonnais saluent leurs supporters après leur revers face à Angers, dimanche (0-3). (S. Boué/L'Équipe)



    Vincent Duluc, à Angers mis à jour le 15 août 2021 à 19h44
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    Raymond Devos définissait ainsi le néant : un trou noir, sans rien autour. On ne trouvera pas mieux pour décrire le jeu de l'OL, dimanche à l'heure du déjeuner, à Angers (0-3), où les Lyonnais ont été joyeusement concassés par des Angevins formidables, qui ont réalisé des choses sortant de l'ordinaire : courir, presser, gagner des duels, faire des efforts les uns pour les autres, se comporter comme une équipe.


    Il serait réducteur d'évoquer le SCO de Gérald Baticle en se limitant à ces vertus morales, alors qu'il a montré bien d'autres qualités encore (lire par ailleurs), mais s'agissant de ce qu'a montré l'OL à Raymond-Kopa, en comparaison, le compte est vite fait : rien.


    « On n'a rien fait, rien, ça me rend fou ! Il y avait des supporters aujourd'hui, ils sont venus de loin, mais qu'est-ce qu'on a donné aux supporters ? Rien, rien du tout »

    Peter Bosz, entraîneur de Lyon




    Peter Bosz parle suffisamment bien français pour avoir balancé quelques vérités, mais quand la colère est montée, c'est l'anglais qui lui est venu, au milieu de deux phrases (« It makes me crazy... »). Cela le rend fou, et voilà une synthèse de la colère du nouvel entraîneur de l'OL : « Aujourd'hui, Angers, c'était une équipe, et nous, on était onze joueurs qui ont fait leur truc dans leur coin. Au foot, il faut vouloir gagner et se donner à 100 %. C'est ce que j'ai aimé à Angers, et que je n'ai pas vu dans mon équipe. Qu'est-ce qu'on a fait avec le ballon ? Rien. On n'a rien fait, rien, ça me rend fou ! Il y avait des supporters aujourd'hui, ils sont venus de loin, mais qu'est-ce qu'on a donné aux supporters ? Rien, rien du tout. Si on veut gagner quelque chose, la mentalité doit changer vite. Je n'ai pas du tout aimé ce que j'ai vu. »

    Il n'est pas le seul, mais il est le responsable. Lyon est déjà à cinq longueurs du PSG après deux journées, un match nul contre Brest (1-1, le 7 août), qu'il aurait dû perdre, et cette gifle à Angers (0-3). Et il existe au moins une continuité avec la préparation : l'OL a encaissé 14 buts lors de ses cinq derniers matches, amicaux compris, et cette entame catastrophique en Ligue 1, qui renvoie par sa faiblesse aux heures creuses de l'ère Sylvinho (mai-octobre 2019), ne s'assortit d'aucune lueur, d'aucune flamme.


    N'apparaît que le flou des intentions, de l'organisation et de la hiérarchie, puisque les rotations n'améliorent en rien la situation, pour indiquer que Peter Bosz aura besoin de temps, ou alors d'autres joueurs.


    17


    Lyon s'est incliné à l'extérieur pour la 1re fois en Ligue 1 depuis le 15 septembre 2020 à Montpellier (1-2), soit la fin d'une série de 17 matches sans perdre loin de leurs bases pour les Gones dans l'élite (11 victoires, 6 nuls). Opta



    À Angers, l'OL a eu plusieurs occasions nettes, un ciseau de Dembélé (13e), une tête incroyablement manquée par Toko Ekambi (45e), ou encore une tête de Slimani sur un centre de Dubois (57e), mais son jeu a été d'une faiblesse extrême, et son agressivité inexistante, ou mal contrôlée, ce qui renverra Cornet à la douche (65e).


    Rien à sauver


    À 0-2, le remplacement de Slimani par le limité Henrique montrait le souci de Bosz d'éviter une avalanche, mais elle n'aura pas été si loin. Elle aurait pu être plus ample si les arbitres ne traitaient pas le temps additionnel avec un tel dédain (deux minutes seulement en première période après 4'30'' d'arrêt de jeu pour la blessure de Cho, une minute en seconde période après de multiples changements et blessures), comme si la différence de buts ne comptait pas dans un Championnat.

    Il n'y a rien à sauver du match des Lyonnais, qui n'ont rien fait ensemble, et dont le milieu de terrain a été d'une faiblesse terrifiante, Paqueta compris, en première période, perdant tous les ballons qui ont permis aux Angevins de percuter une défense vite dépassée par le récital de Cho et de ses amis. Il n'y a personne non plus à sauver dans ce match, qui a vu Marcelo se perdre et marquer un c.s.c. venu d'ailleurs (36e).




    Le désarroi d'Anthony Lopes et Marcelo, auteur d'un c.s.c., dimanche à Angers (0-3). (S. Boué/L'Équipe)



    Moussa Dembélé semble perdu, encore une fois, Cherki n'a pas joué une minute, les leaders supposés ne mènent pas grand-chose, et le projet de Peter Bosz, à ce jour, est invisible : on sent la direction quand il parle mais pas quand son équipe joue, ce qui pose déjà un problème aigu, une semaine avant d'être confronté à l'élan de Clermont (dimanche prochain, 13 heures).

    La théorie d'un effectif insuffisant est envisageable, mais avec prudence : l'OL a certes perdu Depay (désormais au FC Barcelone), ce qui n'est pas rien, mais a gardé tout le reste de l'effectif champion d'automne il y a huit mois, ce qui devrait largement suffire à déboucher sur un autre spectacle et un autre niveau de performance.


    Le recrutement peut aider, mais il ne faudrait pas, non plus, prendre Xherdan Shaqiri pour un nouveau Depay, après 34 buts en neuf saisons de Championnat depuis qu'il a quitté Bâle. À Lyon, la semaine va être lourde et tendue.


    publié le 15 août 2021 à 19h20mis à jour le 15 août 2021 à 19h44

    L'Equipe

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    Lyon


    issu du journal


    Juninho, en première ligne à l'OL



    Après l'échec de la nomination de Sylvinho en 2019 puis ses problèmes relationnels avec Rudi Garcia, le directeur sportif de l'OL joue gros cette saison.






    Juninho lors de la présentation de Peter Bosz à Lyon. (A. Martin/L'Équipe)


    Hervé Penot 03 août 2021 à 00h10


    Son aura de géant n'a pas été entamée. Pour les supporters, Juninho reste « Juni », le héros d'un temps révolu, un passeur de bonheur. Rien ne l'atteint. Depuis sa prise de pouvoir sur le secteur sportif, il y a deux ans, les résultats ont pourtant pris une pente savonneuse puisque l'OL a manqué les deux dernières qualifications pour la Ligue des champions, même si le premier échec mérite d'être relativisé en raison de l'arrêt du Championnat après la 28e journée, en raison de la pandémie de Covid-19.

    Son choix initial d'entraîneur (Sylvinho, intronisé fin mai 2019 et écarté le 7 octobre suivant) était une erreur, il l'a reconnu ; la relation avec le deuxième (Rudi Garcia) a fini sur du trash-talking. Leurs mauvais rapports ont largement affecté les résultats et donc peut-être une place en C1. Si les critiques de Garcia ne pouvaient pas avoir d'effets sur les fans, eu égard à son image locale, elles ont, quand même, été entendues en interne. À défaut d'être soutenues.



    Un duo complémentaire avec Bosz




    On sait que le Brésilien de 46 ans manque encore de recul dans un métier où le contrôle des émotions joue un rôle majeur. Il apprend un nouveau job tout en ayant quasiment des réflexes d'entraîneur, ce qui faisait dire à Garcia qu'il l'imaginerait bien lui succéder sur le banc, où il pourrait enfin aller au bout de ses idées. Ce ne sera pas le cas, même s'il prépare ses diplômes...

    Et Juni semble avoir trouvé en Peter Bosz le parfait complément : un technicien dont il avait étudié le profil bien longtemps avant le départ de Garcia. Leurs premiers échanges ont confirmé une vision commune. Ils se parlent très souvent, et Bosz apprécie ses connaissances. Mais les résultats seront les seuls révélateurs de la consistance du duo, de son efficacité.



    « On peut être le héros d'un club et perdre du crédit au bout d'un moment »

    Jean-Michel Aulas




    « On peut être le héros d'un club et perdre du crédit au bout d'un moment, admet Jean-Michel Aulas. Ce sera une année importante car en deux ans, il a eu les moyens, on a dépensé autour de 160 M€ lors des deux derniers mercatos. Juni fait du très bon boulot et aujourd'hui, nous avons des joueurs dans toutes les lignes. »

    Mais le Brésilien va devoir avaler le départ de Jean Lucas, son protégé, que Bosz tenait aussi beaucoup à garder : « On a beaucoup de milieux, il faut donc en faire partir un ou deux. Et c'est le travail de la direction sportive, poursuit Aulas. Mais il faut qu'on réussisse tous ensemble avec Vincent (Ponsot, directeur du football), Juni et moi-même, même si je prends un peu de recul. » Pour permettre aussi à Juni de s'affirmer dans son nouveau rôle. Cette saison sera importante pour qu'il gagne, ou pas, du crédit.





    Anthony Lopes. (J. Faure/L'Équipe)


    Le joueur à suivre - Le défi de Lopes



    Depuis ses débuts comme titulaire, en 2013, Anthony Lopes (30 ans) s'est rarement trouvé dans une telle situation à l'entame d'une saison. Le club cherche à recruter André Onana (25 ans), le Camerounais au profil de numéro 1, et ça en dit long sur le combat que le Portugais va devoir mener pour conserver sa place si le gardien de l'Ajax venait à signer à l'OL. La réaction de certains supporters, heureux de l'arrivée du Lion indomptable, l'a déçu, lui qui a toujours été très proche des tribunes.
    Lopes connaît toutefois la situation : Onana est suspendu jusqu'en novembre et partira, logiquement, à la CAN (9 janvier- 6 février), ce qui va lui laisser le temps de montrer qu'il possède encore la main. Au sortir d'une année décevante, le portier doit assurément hausser le curseur, montrer qu'il faudra être costaud pour le déloger. Sous peine d'une grande désillusion. Il a déjà trouvé en Rémy Vercoutre, un ancien de la maison, un entraîneur avec qui le courant passe bien. Cela peut l'aider dans sa quête.
    Il lui faudra aussi peaufiner son jeu au pied, ce qui n'est pas sa spécialité, pour donner satisfaction à un entraîneur qui refuse les dégagements lointains intempestifs. Un nouveau départ, donc, pour Lopes, même s'il va aussi devoir composer avec une défense pas toujours bien réglée et un style de pressing qui pourrait le mettre en difficulté. Il devra donc être attentif, ne pas rester trop sur sa ligne, anticiper sur ses placements. Un vrai challenge l'attend.


    publié le 3 août 2021 à 00h10

    L'Equipe

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  • Blaize Pascal
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    OL


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    Avec Gusto et Lukeba, l'OL joue la carte jeunes





    Le latéral droit Malo Gusto et le défenseur central Castello Lukeba, formés à l'OL et âgés de 18 ans, ont crevé l'écran contre Wolfsburg. Peter Bosz pourra s'appuyer sur eux cette saison.






    Les jeunes Lyonnais Malo Gusto et Castello Lukeba. (A. Réau/L'Equipe, Stéphane Guiochon/Le Progrès/MaxPPP)



    Hugo Guillemet 19 juillet 2021 à 18h00



    r

    Il n'est pas donné à tout le monde, à 18 ans, d'arracher les applaudissements nourris du Groupama Stadium, même quand il n'y a que 8 000 personnes en tribunes. Malo Gusto et Castello Lukeba y sont pourtant parvenus, et à plusieurs reprises, samedi soir face à Wolfsburg (4-1). Des tacles bien sentis, des débordements et deux centres lasers pour l'un, des duels remportés, des passes entre les lignes et une sortie de balle spectaculaire pour l'autre : les deux Gones ont enchanté un public lyonnais qui ne demande qu'à s'enflammer pour ses jeunes du centre de formation.



    « Ce sont des talents, a affirmé Peter Bosz après la rencontre. Ils doivent encore travailler, mais ils ont très bien joué, avec beaucoup de confiance. » L'entraîneur néerlandais a rétabli une certaine méritocratie à l'OL : il l'a répété, les meilleurs joueront, peu importe leur âge, leur contrat ou leur statut. Gusto, latéral droit tonique, a très vite tapé dans l'oeil du technicien. Lukeba, défenseur central gaucher, a également séduit dès les premiers entraînements par son intelligence et son assurance.

    « Il était obnubilé par sa volonté de casser les lignes, balle au pied ou avec la passe »

    Amaury Barlet, entraîneur de Lukeba au centre de formation de l'OL



    « La compréhension du jeu a toujours été un gros point fort chez Castello, juge Amaury Barlet, aujourd'hui responsable des moins de 17 ans à l'Académie, qui a coaché le défenseur en moins de 12, moins de13 et moins de 16. C'est un travailleur, un passionné né en décembre donc qui a toujours été plus jeune que les autres. Il a fait preuve de patience dans son parcours sans être surclassé avant ses 16 ans. Il a tracé sa route lentement mais sûrement. Dès l'école de football, il a connu le cursus foot et futsal mis en place à l'Académie, il a développé toutes ces années cette vitesse dans la prise d'informations et dans les prises de décision. Il était obnubilé par sa volonté de casser des lignes, balle au pied ou avec la passe. »


    « J'étais surpris quand j'ai vu que c'est lui qui allait jouer en charnière avec Marcelo contre Wolfsburg, complète Jérémie Sutter, représentant de la société Score Agencies, qui gère les intérêts de Lukeba. Quand on a un entraîneur qui ne regarde pas la carte d'identité, mais aussi ce qu'il se passe sur le terrain... Il a une carte à jouer, même s'il ne faut pas tirer des conclusions trop hâtives. »



    Repositionnement gagnant pour Gusto





    Malo Gusto, doublure de Léo Dubois, parviendra certainement à grappiller du temps de jeu cette saison, grâce à son profil de latéral explosif. « Quand il était avec le groupe U16, c'était déjà un joueur athlétique, puissant, très engagé, avec beaucoup d'activité, détaille Barlet. Il jouait alors milieu, ou piston droit parfois lorsqu'on jouait à trois derrière. Puis les moins de 17 ans nationaux ont eu besoin d'un latéral droit au cours de la saison et ils sont venus chercher Malo qui méritait d'aller voir plus haut. Ça a été dur pour lui d'accepter ce repositionnement. Mais quand il a compris qu'il avait les qualités des latéraux modernes, il a foncé. Jouer dans la densité du milieu, où il avait du déchet, lui a permis de s'affiner sur le plan technique. »



    « Moi, je travaille dur de mon côté, et j'attends de voir ce qu'il va se passer »

    Malo Gusto





    « Je l'ai senti relâché samedi, il a joué sans pression, se félicite un proche de Gusto. Ce qu'on voit là, on l'aurait déjà vu l'an dernier. Il n'avait que 17 ans, mais Garcia aurait pu le faire rentrer un peu plus souvent. » Le joueur semble en tout cas ravi avec Bosz. « La méthode change, il y a beaucoup de jeu, on prend du plaisir, a-t-il déclaré il y a quelques jours. J'espère qu'il va beaucoup m'apporter. Moi, je travaille dur de mon côté, et j'attends de voir ce qu'il va se passer. »


    L'Equipe

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  • Blaize Pascal
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    ACTUALITÉS

    (Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)




    Pierre Rondeau : "L’OL reste un club durable et populaire" 2/2

    Le 17 juin prochain, l'économiste spécialiste du football Pierre Rondeau sortira son livre "Fin de partie pour le foot ?". A cette occasion, le co-directeur de l'Observatoire du sport a évoqué pour Olympique-et-Lyonnais.com l'avenir du ballon rond, le passage de la Ligue 1 de 20 à 18 clubs en 2023 ou encore le modèle économique bâti par Jean-Michel Aulas à l'OL.




    Olympique-et-Lyonnais.com : Quel est l’objectif de votre livre ?




    Pierre Rondeau : C’est en quelque sorte la suite du « Le foot va-t-il exploser ? » que j’ai écrit en 2018 avec Richard Bouigue. L’idée était de reprendre ce qu’on avait écrit à ce moment-là face aux menaces qui guettaient le monde du football, notamment l’hyperinflation dont il était victime, mais aussi l’augmentation des inégalités. Aujourd’hui, ce sport traverse une crise et j’ai voulu revenir dessus, sans pouvoir prétendre qu’il s’agit d’un éclatement car cette période difficile est encore en cours. J’ai rédigé ce livre en temps réel, de décembre à avril, donc il y a encore des rebondissements et des évolutions sur lesquels je n’ai pas pu réfléchir dans le bouquin. La réflexion a été très courte et je précise qu’il y a peut-être des oublis donc j’invite chacun à venir poursuivre cette observation avec moi.

    Je reviens notamment sur l’arrêt de la saison en raison de la Covid, sur l’échec de Mediapro/Téléfoot, sur la Super League européenne ou encore sur l’arrêt du football amateur. Ce que je dis, et que nous notions déjà en 2018, c’est que plutôt que d’attendre que le football n’explose, prenons des mesures pour lutter contre cela. Ce n’est pas une critique mais plutôt un cri d’alarme.

    J’évoque également l’étude que j’avais pu faire pour l’UNFP qui mettait à mal les propos de Jean-Michel Aulas sur le coût économique de la fin de saison. Le président de l’OL souhaitait reprendre le championnat. Dans cette étude, j’avais chiffré à l’époque que cet arrêt ne risquait pas de mettre en péril les finances des clubs. Dans ce livre, je fais amende honorable car je m’étais trompé. Mes paramètres étaient faux car ils incluaient les droits TV de Mediapro. Il aurait peut-être fallu prendre une autre décision à ce moment-là.



    "Si on ne fait rien aujourd’hui, des clubs risquent la faillite"




    Pensez-vous que le monde du football parviendra à suivre un modèle économique plus responsable ?




    Malheureusement j’ai du mal à le croire. Pour citer Jérémie Bastien, on a assisté à la plus grande crise conjoncturelle de l’histoire du football, mais plutôt que de profiter de cela pour modifier la structure de ce sport, on a préféré attendre qu'elle se résorbe, et elle s’arrêtera certainement. Les états n’ont pas imposé, mis à part en Angleterre, une régulation aux clubs. Ces derniers ont préféré maintenir leur train de vie en espérant que tout redevienne comme avant. Leur dette a explosé, on parle d’un montant de 7 milliards d’euros dans toute l’Europe. Si demain il y a un nouveau un ralentissement du modèle (ce qui pourrait arriver en France avec les droits TV), on pourrait assister à l’explosion du football, et à l’affirmation d’une Super League européenne car si on ne fait rien aujourd’hui, des clubs risquent la faillite et d’autres, les tout-puissants, vont en profiter.





    On vous sent assez pessimiste concernant l’avenir du football…




    Oui, mais je n’ai pas envie de l’être. C’est simplement un constat. Pour prendre le cas français et l’exemple des droits TV, on s’avance pour l’instant vers une Ligue 1 valorisée à moins de 600 millions d’euros. Il faut d’ailleurs déjà trouver le diffuseur. Les performances françaises en coupes d’Europe ne sont pas bonnes. Alors bien sûr, nous sommes champions du monde, mais la crise a révélé toutes les failles du notre football. C’est pour cela que je me positionne comme un pessimiste, et je préférerai que les gens ensuite me disent que je me suis trompé car nos dirigeants ont changé. J’ai envie qu’on me dise que j’avais tort. Mais ce qui se passe aujourd’hui n’est pas fait pour me rassurer.



    "Le football français doit repartir à la conquête de sa popularité"




    Quelles seraient vos solutions pour retrouver un football français vertueux ?



    Le point qui me paraît essentiel, c’est que le football français reparte à la conquête de sa popularité, de ses fans, de sa médiatisation. Il doit retrouver un entrain collectif en sa faveur. L'une des propositions que je fais, c’est de revoir le système des droits TV par une réforme politique et législative en modifiant le code du sport pour le rendre plus flexible. Cela permettrait de trouver un nouveau public. Pourquoi ne pas imposer également la gratuité de certaines rencontres comme cela était le cas à l’époque avec l’OL en Ligue des champions sur TF1 ? Car si le jeune public se désintéresse du football, ce n’est pas à cause des jeux vidéo comme cela peut être dit, mais parce qu’il faut payer 70 euros par mois pour regarder ce sport.

    Il faut également sortir, pour certains clubs, de la télé-dépendance. Ils doivent diversifier les recettes, se baser sur la billetterie, le marchandising, le sponsoring, sur le local, etc… Exiger de nouveau des clubs qu’ils possèdent des fonds propres, ce n’est plus le cas depuis la crise. Concernant, les salaires, il faudrait imposer une forme de plafonnement comme l’a faite l’Espagne au moment de la crise des subprimes. On peut aussi aller plus loin en revoyant la formation des entraîneurs en France, sortir du tout trading, limiter le nombre de joueurs sous contrat par effectif, il y a beaucoup de choses à faire. C’est très important à signifier, mais je n’impose rien, ce ne sont que des propositions. Je souhaite en débattre avec le plus grand nombre.



    La Ligue 1 à 18, est-ce une bonne chose ?



    Quel aveu d’échec ! C’est dommageable et inquiétant que la France ne soit pas capable d’avoir 20 clubs dans l’élite. Même si on a l’exemple de l’Allemagne. A voir si cela a sportivement un impact. Cette décision a été poussée par beIN Sport et Canal. Il y aura plus de rencontres lors des coupes d’Europe en 2024, donc il fallait anticiper la question du calendrier. Pour les clubs concernés, cela peut être intéressant. Mais de 1998 à 2002, les équipes disputaient des matches amicaux lorsqu’elles ne jouaient ni en championnat ni en coupes d’Europe. Au total, ils avaient donc le même nombre d’affiches. Je pense que cette décision était avant tout économique et médiatique. Les diffuseurs ont fait le forcing pour cela car ils ne sont pas intéressés pour diffuser toutes les rencontres de Ligue 1 car cela leur coûte cher. Comme ils ont déjà beaucoup de droits, ils voulaient également s’offrir des places dans leur programmation.



    "Il n’y a pas de risque que l'OL rentre en perdition"




    En cette période de crise, comment jugez-vous le modèle construit par Jean-Michel Aulas à l’OL ?




    Le club perd aujourd’hui de l'argent à cause de la crise et de ses échecs sportifs, mais il reste solvable car il tient grâce à ses fonds propres avec des actifs immobiliers importants. Il a décidé d’ancrer le club dans une forme de pérennité. Même s’il n’est pas qualifié en Ligue des champions, il n’y a pas de risque qu’il rentre en perdition et qu’il devienne un nouvel Arsenal incapable d'aller en coupe d’Europe.



    Par rapport à d’autres clubs, ce système lui permet-il de mieux passer ces moments difficiles ?



    Je pourrais être plus inquiet pour l’OL si comme Marseille, il devait compter sur un actionnaire pour renflouer les caisses. L’OM est toujours en déficit de 30 ou 40 millions d'euros malgré ses efforts et il n’a pas d’actifs ni de fonds propres. Lyon est dans la même situation sportivement, mais il n’a pas de problématiques économiques. C’est un club très bien géré, ce qui lui permet de se sauver face à un péril qui guetterait d’autres clubs à cause de la situation actuelle.


    "L’OL aurait la crédibilité pour participer à la Super League"




    Peut-il être mis en danger par cette crise ?




    Pour l’instant, il n’est pas inquiété car il a des garanties. Donc oui et non car il peut se passer beaucoup de choses. Mais l’OL reste un club durable et populaire. Il aura des difficultés à avoir des problèmes dans le futur. J’ai tout de même le sentiment que Lyon aurait la crédibilité pour participer à la Super League Européenne, au même titre que le PSG. Si ça venait à ce faire, ce que je ne souhaite pas, les trois seuls clubs français à pouvoir y participer seraient l’Olympique lyonnais, Paris et Marseille.




    Le lancement prochain d’OL Vallée sera-t-il un plus pour le club ?



    Ce sont des fonds propres comme le stade, son centre de formation, l’Arena... A l’inverse des autres clubs, l’OL en a constitué ces dernières années. L’Olympique lyonnais a su gérer de façon pérenne ses finances.



    Lyon Capitale

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  • Blaize Pascal
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    DROITS TV: AULAS NE CROIT PAS AU RETRAIT DE CANAL+ ET RÉPOND À SAADA....Parle aussi de nouveaux sponsors pour l'OL


    Alexandre Jaquin


    Le 14/06/2021 à 21:29Dans une interview accordée ce lundi au Progrès, Jean-Michel Aulas a évoqué la situation des droits TV de la Ligue 1. En répondant notamment à Maxime Saada, le président du directoire de Canal +.

    Après le fiasco de Mediapro, la Ligue de football professionnel fait face à un nouveau souci de taille à l’aube de l’été. Le dernier appel d’offres pour les droits TV de la Ligue 1 s’est soldé vendredi par l’arrivée d’Amazon, qui a décroché 80% des matchs jusqu’en 2024 (pour 250 millions d’euros). De quoi déclencher la colère de Canal +, qui a annoncé son retrait en guise de protestation. Une situation tendue à l’heure où la chaîne cryptée venait de récupérer deux matchs par journée de L1 (pour 332 millions d’euros).



    "L’enjeu me semble vital pour Canal +"




    Jean-Michel Aulas, qui a participé aux négociations en tant que membre du comité de pilotage des droits TV, s’étonne de cette décision. "Je ne comprends pas pourquoi Canal + n’a pas fait l’effort, même pas de s’aligner, mais de nous écouter. On a eu l’impression qu’il réglait un compte dans le contexte ou l’enjeu me semble vital pour eux", explique le président de l’OL dans une interview accordée au Progrès.


    Le patron des Gones répond également à Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, qui a critiqué sur RMC sa réaction lors de l’attribution des droits TV à Mediapro en mai 2018. "Il avait regretté que, le jour de l’attribution, j’avais trouvé que c’était un jour important pour le foot français. Quand on est entrepreneur et qu’on vous propose 1,2 milliard au lieu de 700 millions, si vous ne trouvez pas que c’est bien, c’est que vous êtes maso ou complètement aveugle, se défend Aulas. On a tenu compte des remarques de Maxime Saada, et on a cette fois ci toutes les garanties qui permettent de s’assurer que le foot français, sur cette période-là, va bénéficier de toute la force et toute la puissance."

    Interrogé sur la position de Canal + dans ce dossier, JMA ne croit pas à un retrait définitif de la chaîne cryptée: "Pas du tout. Je ne vois pas du tout comment Canal peut se priver d’avoir accès aussi à la Ligue 1".



    Aulas annonce trois nouveaux partenaires à l’OL


    Lors de cet entretien avec Le Progrès, Aulas en a profité pour dévoiler l’arrivée de trois nouveaux partenaires pour l’OL, en plus d’Ali Express (officialisé en mars). "On va annoncer dans les jours qui viennent la signature d’un très gros contrat avec le n°1 des constructeurs chinois de voiture électrique, qui a racheté la marque MG dont le siège est à Liverpool. Il apparaîtra sur le maillot. Les deux clubs qu’il va supporter en Europe seront Lyon et Liverpool, c’est un clin d’œil à Gérard Houllier. On va annoncer l’arrivée de Boulanger, qui était avec Lille. On va signer avec Fagor, un constructeur d’électroménager polonais. De très gros partenaires vont aussi arriver chez les féminines, que ce soit à OL Reign ou ici."

    Une manière de relancer la machine lyonnaise, après une saison décevante, conclue par une défaite à domicile contre Nice (2-3) et une quatrième place en championnat. "On va continuer d'investir et de valoriser, résume Aulas. On aura une bonne équipe, un budget significatif consacré au recrutement. Il y aura aussi des départs car des joueurs souhaitent partir. On ne donnera pas d’indications avant, ni sur les montants ni sur les joueurs parce qu’on est dans un jeu à plusieurs. Si on dévoile notre stratégie, les autres vont nous empêcher de la mener à terme".


    https://twitter.com/AlexJaquinAlexandre JaquinJournaliste RMC Sport

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  • Blaize Pascal
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    EUROPA LEAGUE




    (Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)



    L’OL en route vers l’Europa LeagueAprès une saison sans disputer de coupe d’Europe, l’Olympique lyonnais retrouvera la Ligue Europa pour la première fois depuis l’exercice 2017-2018. Tour d’horizon des adversaires et des enjeux de cette compétition pour l’OL.


    Au coup de sifflet final de cet OL – Nice du 23 mai dernier, la déception était palpable sur le visage de Jason Denayer et de ses coéquipiers. La défaite 3 à 2 envoyait l’Olympique lyonnais en Europa League. L’objectif du podium et de la Ligue des champions s’envolait, et avec eux, les espoirs nés d’une première place à la mi-course.

    Le 16 septembre prochain, l’OL entamera donc sa campagne de C3. Au programme, six matches de poules contre des adversaires issus des chapeaux 2, 3 et 4. En effet, le club rhodanien devrait être tête de série dans cette compétition au vu de son indice UEFA, ce qui doit logiquement lui conférer un avantage lors du tirage au sort. Ce dernier aura lieu le 27 août.



    Naples, Leverkusen ou encore Leicester


    Jean-Michel Aulas et les siens auront tout de même la possibilité d’affronter des formations assez solide comme la Real Sociedad, le Real Betis, Leicester, le Bayer Leverkusen, Naples ou encore la Lazio de Rome. Les autres équipes assurées de figurer en Ligue Europa la saison prochaine sont Marseille, Francfort, West Ham, Braga et Lokomotiv Moscou.

    Les autres qualifiés seront connus après les tours préliminaires qui se dérouleront du 5 au 26 août. L’AZ Alkmaar et Fenerbahçe participeront notamment à ces qualifications. Des formations issues des barrages de la Ligue des champions viendront également garnir les rangs de cette C3. Une fois la phase de poules terminée, il faudra aussi compter avec les clubs reversés de C1, régulièrement des équipes de gros calibre.



    L’OL sera ambitieux


    Comme l’a assuré le président lyonnais lors de la présentation de Peter Bosz, l’OL souhaite jouer le coup à fond dans cette coupe. "On peut se donner les moyens d'être à nouveau ambitieux. Notre projet est d'aller le plus haut possible en France et en Europe, a-t-il affirmé. Cela fait partie des projets de gagner la Ligue Europa." Un bon parcours serait en effet une bonne chose pour les Rhodaniens, privés de compétition continentale en 2020-2021. A l’image de la demi-finale en 2017 contre l'Ajax d'Amsterdam qui avait soulevé les foules et marqué le public. Cela lui permettrait en plus de combler les pertes financières liées à la crise sanitaires et aux échecs sportifs de cette saison

    Lyon Capitale

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  • Blaize Pascal
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    avant-première abonnés



    Dembélé, Reine-Adelaïde, Koné : ces retours de prêt qui encombrent l'Olympique Lyonnais



    De nombreux joueurs vont revenir à l'Olympique Lyonnais cet été. Il va falloir trouver des points de chute à certains pour éviter un engorgement.



    Jeff Reine-Adelaïde et Moussa Dembélé vont retrouver l'effectif de l'OL. (A. Martin/P. Lahalle/L'Équipe)



    Hervé Penot




    Peter Bosz, intronisé entraîneur de l'OL la semaine passée, s'est déjà mis au boulot. Même dans les Caraïbes, sur l'île de Curaçao, où il se trouve en vacances, il a fait chauffer son ordinateur pour analyser les performances de sa future équipe, juger des qualités et des défauts de chacun. S'il possède des idées précises sur le fonctionnement d'un groupe, l'entraîneur néerlandais (57 ans) sera confronté à un problème majeur : à quoi ressemblera son effectif au début de la saison alors qu'une cargaison de prêtés revient ?

    lire aussiPeter Bosz : « J'ai une philosophie offensive, attractive »
    L'an dernier, les dirigeants avaient réussi un coup de maître en trouvant des points de chute, mais à la dernière minute, à Tete (Fulham), Rafael (Basaksehir), Joachim Andersen (Fulham) et Youssouf Koné (Elche puis Hatayspor) mais ces deux derniers s'apprêtent à reprendre le chemin de Lyon. À première vue, on n'est pas inquiet pour l'avenir d'Andersen qui, s'il a décidé de ne pas rester à Fulham (relégué), où il avait récupéré le brassard, aura profité de son séjour anglais pour taper dans l'oeil de certaines écuries de Premier League.


    Le directeur sportif Juninho (à gauche) et le nouvel entraîneur de Lyon, le Néerlandais Peter Bosz, lors de sa présentation dimanche dernier. (A. Martin/L'Équipe)



    À moins que Bosz ne trouve dans le défenseur (25 ans) des qualités qui correspondent à ses aspirations, l'OL, en quête de liquidités, compte le vendre. Avec Marcelo, Denayer, Sinaly Diomandé et l'arrivée de Damien Da Silva (Rennes), le club devra logiquement se séparer de son Danois. Plus compliqué sera le destin de Koné (25 ans) puisque ses deux prêts se sont soldés par deux échecs majeurs. Pas certain qu'un club ne mise sur le latéral gauche à moins que l'OL n'utilise son club satellite au Portugal (Farense, qui descend en D2) pour lui trouver un point de chute. Si le Malien l'accepte évidemment...



    L'embouteillage au milieu



    Pour accueillir tous les milieux, l'agrandissement du vestiaire ne sera pas de trop : Pape Diop (Dijon), Camilo (Cuiaba au Brésil jusqu'en décembre 2021), Jeff Reine-Adélaïde (Nice), Jean Lucas (Brest) reviennent. Si les deux premiers (respectivement 23 et 22 ans) semblent destinés à éclore ailleurs, l'autre duo pourrait entrer dans la concurrence si personne ne venait aux renseignements. Ce sera plus compliqué pour « JRA », opéré des croisés du genou gauche après avoir été victime de la même blessure sur l'autre jambe l'an passé, que pour Jean Lucas. Nice ne compte d'ailleurs pas lever l'option d'achat de 25 M€.

    L'avènement de Maxence Caqueret (21 ans), la concurrence de Bruno Guimaraes, de Paqueta et de Thiago Mendes, sans oublier le prometteur Habib Keita (19 ans), risquent de faire des dégâts. D'où la nécessité de se séparer de certains et pourquoi pas de Thiago Mendes, que l'OL ne bloquera surtout pas...


    Le cas Dembélé


    Devant, le retour de Moussa Dembélé modifie le tableau. L'Atlético de Madrid n'a pas levé l'option de 33 M€ et lui ne compte pas spécialement retrouver l'OL. L'international Espoirs (24 ans) devrait pouvoir trouver preneur mais il n'ira pas n'importe où. Pas certain qu'il accepte de rester une doublure de luxe comme en Espagne où il n'a quasiment pas joué. Et son association avec Islam Slimani n'offre pas sur le papier toutes les garanties de complémentarité...

    Héritier Deyonge, 19 ans, ou Lenny Pintor, 20 ans, eux aussi prêtés (l'un n'a pas joué à Utrecht et l'autre s'est fait les croisés à Troyes en février) n'entrent pas forcément dans les plans mais ce sont des jeunes plus simples à gérer. Reste que Bosz, avant de penser à amener ses propres joueurs, devra d'abord espérer quelques départs. Et le plus tôt serait le mieux...


    L'Equipe

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  • Blaize Pascal
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    (Photo by Fred TANNEAU / AFP)




    OL : Anderson, Violeau et Di Nallo analysent la saison lyonnaise
    • 27 MAI 2021 A 18:10
    Trois anciens joueurs de l'OL dont Sonny Anderson, Fleury Di Nallo et Philippe Violeau ont accepté, pour O&L, de revenir sur la saison de l'OL qui a pris fin avec la défaite face à Nice (2-3) et la 4e place du championnat.


    Quatrième de cet exercice 2020-21, l'Olympique lyonnais n'aura pas atteint l'objectif fixé en début de saison qui était le podium et une qualification pour la prochaine Ligue des champions. Joueur de l'OL entre 1999 et 2003 durant lesquelles il aura glané deux titres de champion de France, Sonny Anderson estime que cette saison est un demi-échec pour la formation rhodanienne. "L’OL avait tout simplement le niveau pour être en Ligue des champions, confie-t-il. Mais l’échec, c’est quand vous avez l’effectif, la possibilité d'être en C1 et que vous vous donnez tous les moyens et que vous n’y êtes pas arrivé. Mais là, je ne pense pas que l’OL se soit donné les moyens pour y arriver".



    Trop d'inconstance et un manque de régularité




    Après une première partie de championnat conclue à la première place avec un titre honorifique de champion d'automne, l'OL semblait avoir les cartes en main pour aller chercher un huitième titre qui le fuit depuis 2008. Mais trop d'inconstance durant le phase retour avec 5 défaites (toutes à domicile) contre 1 (à Montpellier) lors des 19 premières journées de la saison, ont réduit à néant les espoirs de titre pour le club de Jean-Michel Aulas. Une inconstance et un manque de régularité pointés du doigt par Philippe Violeau, ancien milieu à l'OL entre 1997 et 2003 : "Par définition, la régularité, c’est qu’il y a des manquements. Lille a été l’équipe la plus régulière du championnat et termine devant. Ils n’ont ni failli défensivement, ni au milieu, ni offensivement et l’état d’esprit était là. Oui, on peut se dire qu’a un moment donné, c’était plus un problème défensif, un autre plus un problème offensif. Dans une saison, il y a des hauts et des bas et moins on en a, plus on a plus de chance de terminer devant."



    Et d'ajouter : "L’exemple parfait, c'est là dernière journée. On s’est donné la chance de pouvoir jouer ce dernier et même si on était ne maîtrisait pas complètement notre sort, on savait qu’en gagnant on avait mis toutes les chances de notre côté et on chute sur la dernière marche. C’est ce qui est le plus rageant".



    Une état d'esprit défaillant



    Privé de titre depuis 2012 et son succès en finale de la coupe de France, l'OL court après son glorieux passé. Malgré le deuxième budget de France et des infrastructures de haut niveau, l'Olympique lyonnais n'arrive plus à inscrire son nom sur le palmarès d'une compétition. Pour Sonny Anderson, l'état d'esprit n'est pas bon. L'ancien buteur nous confie les raisons : "Je le répète depuis pas mal de temps. Il faut faire une équipe avec des joueurs qui veulent construire quelque chose avec le club. Il faut aimer gagner et faire gagner. Aujourd’hui, vous avez une génération qui n’est peut-être pas identifiée à gagner quelque chose avec le club ou écrire l’histoire". Arrivé à l'OL à la fin du 20e siècle en provenance du FC Barcelone, l'avant-centre auriverde déplore une mentalité différente par rapport à son époque et son passage dans la capitale des Gaules. "C’est un problème de mentalité, assure-t-il. Les joueurs n'ont pas cette envie de gagner des titres, être dans la construction d’un club mais plutôt écrire leur histoire personnelle en voulant jouer dans tels clubs et se montrer afin de pouvoir aller dans un grand club".



    "On est beaucoup plus individualiste"




    Egalement présent aux prémices de la grande époque lyonnaise au début des années 2000, Philippe Violeau rejoint son ancien coéquipier à ce sujet. Néanmoins, le Vendéen estime que cette différence de comportement est symptomatique d'une évolution de la société. "Je pense aussi que l’on doit faire avec notre temps, l’évolution avec les nouvelles mentalités. On ne peut pas comparer les groupes de l’époque avec ceux d’aujourd’hui, insiste Philippe Violeau. Aujourd’hui, on a des groupes qui sont peut-être plus compliqués à souder collectivement, en revanche, il y a certainement plus de qualité individuelle."

    Et de préciser le fond de sa pensée : "Nous étions peut-être moins forts individuellement mais l’esprit d’équipe permettait d’arriver à des résultats par le biais d’un groupe. Ce qui est peut-être moins le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, on est beaucoup plus individualiste que l’on pouvait l’être dans le passé. Parfois, on préfère briller personnellement que pour l’équipe".



    L'OL prend trop de buts



    Talon d'Achille de l'OL depuis de nombreuses saisons, la défense est en perpétuel mouvement du côté des septuples champions de France. Même si la charnière centrale Jason Denayer - Marcelo semble être stabilisé, les Lyonnais prennent trop de buts. Pour preuve. Lille, champion de France cette saison, a encaissé 23 buts contre 43 pour l'OL. Pour Fleury Di Nallo, ancien attaquant de l'OL (1960-74), le club de Jean-Michel Aulas est trop friable défensivement pour espérer remporter le titre. "J’ai trouvé que l’axe central, ce sont deux très bons joueurs, deux bons défenseurs mais on prend beaucoup de buts, indique-t-il. Je dis toujours, à 0-0 on peut toujours gagner. Si on ne prend pas de but, on peut toujours remporter le match à la dernière minute".

    Meilleur buteur de l'OL avec 222 buts en 494 apparitions sous le maillot rhodanien, Fleury Di Nallo pointe également un problème d'équilibre dans cette équipe avec des défenseurs à la merci de l'adversaire. "Les défenseurs sont livrés à eux-mêmes, explique l'ancien petit prince de Gerland. Les attaquants arrivent directement sur eux. Ils ne sont pas arrêtés. Par exemple, Lille joue avec 4 milieux, deux dans l’axe, deux sur les côtés qui sont toujours bien en place. Il ne se livrent pas et récupèrent des ballons."

    Fleury Di Nallo n'hésite pas à pointer du doigt les joueurs de l'entrejeu lyonnais qui ne font pas assez d'effort à son goût. "Sur les trois milieux de terrain à l'OL qui défend ? Thiago Mendes quand il défend, il fait des fautes, Guimaraes ne défend pas, Aouar, s’il joue dans l’axe c’est pareil et Caqueret, il court et accroche quelques ballons. Il n’est pas dur sur l’homme comme Benjamin André. Paqueta ne défend pas et quand il vient derrière, il est dangereux pour son équipe".

    Privé de Ligue des champions pour la deuxième saison de suite, l'Olympique lyonnais devra se contenter de la Ligue Europa. Une compétition dans laquelle l'OL avait atteint le dernier carré en 2017. Un parcours identique est le souhait de son directeur sportif, Juninho.


    Olympique-et-Lyonnais

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    OL

    avant-première abonnés


    Entretien exclusif - Rudi Garcia : «Juninho a fait des choses dans mon dos»



    Rudi Garcia est revenu sur son expérience à la tête de l'OL. L'ancien entraîneur rhodanien estime que Juninho, son directeur sportif, ne lui a pas apporté le soutien attendu.







    Hervé Penot


    mis à jour le 25 mai 2021 à 21h15

    Rudi Garcia ne sera pas resté au-delà de son année et demi de contrat signée au départ de Sylvinho en octobre 2019. Il quitte le club sur une quatrième place, juste au pied du podium. Il n'a donc pas atteint l'objectif annoncé au début de saison, ce qui est un échec national, mais il aura permis à l'OL d'accrocher pour la deuxième fois de son histoire les demi-finales de la Ligue des champions. Garcia a accepté pour L'Équipe de revenir sur son passage sur le banc lyonnais et d'expliquer notamment les problèmes relationnels rencontrés avec Juninho, son directeur sportif, qui ont pu avoir, à leur manière, un impact sur les résultats...



    « Avez-vous vécu cette fin de saison comme un échec personnel ?


    J'assume évidemment ma part. Si on n'est pas en Ligue des champions, je suis en partie responsable mais la saison, commencée le 8 juin, reste excellente avec la finale de la Coupe de la Ligue (perdue aux tirs au but contre le PSG, 0-0, 5-6 aux t.a.b., le 31 juillet 2020) et la demie de C1 (perdue contre le Bayern Munich, 0-3, le 19 août) même si j'aurais aimé avoir ces 79 points et être troisièmes. Ça aurait été exceptionnel.



    Vous ne disputiez pas de Coupe d'Europe et le PSG a perdu 8 matches : est-ce que ça n'ajoute pas aux regrets ?




    Je pense qu'on aurait pu faire mieux et même mieux que troisièmes. Mais si on finit quatrièmes, c'est le reflet de notre saison même si on était à 45 minutes de disputer la C1. Ce qui est sûr, c'est que j'ai aimé le club, son président et la compétence de Vincent Ponsot (directeur général du football) avec un des stades les plus beaux d'Europe. Quand on a vécu la ferveur contre la Juve (1-0, le 26 février 2020 en huitièmes de finale aller de la C1), on se dit que si nos supporters avaient été là... Mais c'était pour tout le monde pareil.



    Vous n'avez pas été bien accueilli pourtant...



    J'ai été mal accueilli par certains mais je croyais qu'après les Coupes et le titre de champion d'automne, ça changerait. Il y a des minorités bruyantes mais en ville les messages reçus étaient vraiment sympas. J'ai aussi la satisfaction d'être la deuxième équipe de France en termes de temps de jeu pour les jeunes. C'était l'un des objectifs, les lancer et favoriser ceux qui ont une valeur marchande mais aussi faire jouer les recrues brésiliennes et au bout d'un moment, il y a la quadrature du cercle...



    Mais c'est la sixième fois de suite que vous ratez la Ligue des champions (AS Rome 2016, OM 2016-2019, Lyon 2019-2021)...



    ... Dire ça c'est soit de la subjectivité, soit de la malveillance. Si on dit que je n'ai pas participé à la qualification de la Roma en Ligue des champions avec 19 journées et donc que mes points n'ont pas été utiles lors de ma troisième année (le club italien a terminé 3e en 2015-2016 avec 80 points et était 5e avec 34 points au moment où Garcia a été limogé)... Je fais le pompier de service quand je prends l'OM 12e (automne 2016) et qu'on finit 5e. J'arrive à Lyon, qui est à un point de la relégation - et avec seulement 28 journées (la saison a été arrêtée en mars en raison de la pandémie de Covid-19) - je dois disputer la C1 (Final 8 à Lisbonne en août)... C'est de la mauvaise foi.

    « Après deux ou trois victoires en novembre, le directeur sportif ne venait plus me féliciter. J'ai découvert que quand les recrues brésiliennes ne jouaient pas, il n'était pas heureux. Il aurait préféré gagner mais avec ses joueurs. »





    Qu'est-ce que qui aura marqué votre passage ici ?



    La tragédie de mon passage ici, c'est le décès de Gérard Houllier (le 14 décembre 2020), humainement et professionnellement. Ça a été un moment très difficile sur un plan personnel. Et il était capital dans l'équilibre du club. Il savait mettre de l'huile dans les rouages. Il était celui qui pouvait expliquer le rôle de directeur sportif à Juninho qui manquait de cette expérience. Il est capital dans un club que tous les gens soient les uns derrière les autres comme on l'a vu à Lille. Ici, il y avait trop de dissensions dans ma relation avec Juni.



    Que s'est-il passé réellement avec Juninho ?



    Ça s'est bien passé au début. Les choses ont commencé à se gâter sans que je m'en aperçoive. Après deux ou trois victoires en novembre, le directeur sportif ne venait plus me féliciter. J'ai découvert que quand les recrues brésiliennes ne jouaient pas, il n'était pas heureux. Il aurait préféré gagner mais avec ses joueurs. Il s'est beaucoup investi, et c'est une qualité, mais je pense certainement qu'il a dû leur promettre d'être titulaire. On en a discuté, il m'a dit que si c'était à refaire, il ne s'avancerait pas sur ces choses-là. Mais ça aurait freiné l'éclosion de certains jeunes comme Caqueret en particulier. L'avis de Juni était que Jean Lucas était meilleur. Le problème a dû venir de là au départ. Et les choses se sont vite dégradées. À la trêve hivernale, je suis allé voir Vincent Ponsot, et je lui ai dit : ''Qu'est-ce qui se passe ? Que cherche Juni, à prendre le poste ? Ce n'est pas possible de continuer comme ça. Je lui laisse les clés s'il les veut.''

    S'il avait fallu démissionner, je l'aurais fait alors que je pense que le club me correspondait totalement. J'ai posé la question dans mon entourage et Vincent m'a dit non. Mais déjà, c'était compliqué. Et on est leaders en décembre... Mais il s'était déjà fâché avec tout le monde, avec Bruno Cheyrou (responsable du recrutement), en qui il voyait peut-être un concurrent. Avec Vincent Ponsot en septembre et c'est même moi qui ai calmé le jeu avec Juni pour recoller les morceaux. Je lui disais que Bruno était à sa disposition etc. Et demandez même du côté du centre de formation...




    Comment se matérialisaient ces difficultés ?


    D'abord, quand on ne vous félicite plus après des victoires, vous comprenez... Et quand j'allais le voir en seconde partie de saison, on ne parlait que de composition, de tactique mais pas de projet de club, de recrutement, ou de politique de jeunes. Tout ce qui incombe à un directeur sportif. Je pense qu'il deviendra un très bon directeur sportif mais il lui faudra de l'expérience. Il est encore trop dans le mode joueur, dans la prise de décision impulsive. Il n'aimait pas l'attitude de certains joueurs mais ne se rendait pas compte qu'il faisait la même chose avec les joueurs sud-américains.



    C'est-à-dire ?



    Quant à la 16e journée, Juni accorde à Jean Lucas de repartir au Brésil deux matches avant la fin de l'année. Il dit : ''il ne joue pas assez, Caqueret joue à sa place etc.'' Mais il me manquait des joueurs au milieu et je ne voulais pas. C'est Jean-Michel Aulas qui me le récupère. Mais Juni l'envoie ensuite au Brésil pour la dernière journée sans me le dire Fmais j'avais alors récupéré du monde... Je découvre des choses comme ça. Il a fait des choses dans mon dos, parlé aux joueurs dans mon dos, laissé certains critiquer le coach comme Jean Lucas. Il a manqué d'objectivité et de traitement équitable.

    Regardez l'affaire Houssem Aouar (suspendu pour avoir refusé de s'entraîner après un match à Angers) : il est suspendu alors que j'avais proposé une forte sanction financière mais pas sportive. Et c'est déjà arrivé que d'autres joueurs aient connu des moments comme ça dans la saison mais on ne les a pas sanctionnés car ils étaient plus proches du directeur sportif... Pour un coach, c'est compliqué... Avant le match à Monaco (3-2, le 2 mai), il avait même la volonté d'exclure Aouar, Cherki et Depay du groupe. Heureusement que le président a été ferme et m'a laissé ces trois joueurs à disposition. Sinon on n'aurait pas marqué le premier but et le troisième but puisque Depay et Cherki n'auraient pas été là... Mais je mets ça sur le fait qu'il soit trop épidermique, trop à fleur de peau.

    « Il fallait garder tout le monde concerné contrairement aux avis trop tranchés de Juni »





    Ce n'était toutefois pas une guerre ouverte à la Anigo-Deschamps à l'époque de l'OM ?



    Non, pas du tout, c'était plus froid. Et encore, on a collaboré au mieux puisque le président était présent. Mais il y a des choses que les joueurs sentent, ils ne sont pas dupes.



    Certains vous ont parlé ?



    À mots couverts. J'ai tout fait pour accompagner Rayan car si la N2 avait continué, certains en interne voulaient qu'il retourne s'y entraîner... Maxence n'aurait pas beaucoup joué non plus. Je n'oublie pas que je dois m'appuyer sur une Académie de haut niveau. Rayan a fait ses 30 matches dans la saison, Maxence a explosé. Melvin (Bard), Sinaly (Diomandé) ont joué et ça aurait été à leur détriment. Attention, j'étais bien content de voir l'arrivée de Bruno Guimaraes (au mercato d'hiver 2020) et de Paqueta (l'été dernier) et c'est Juni, il n'y a rien à dire. Ce sont des bons choix. Paqueta a été indispensable et s'est imposé. Mais quand Bruno a un peu moins joué, ça a été un souci... J'ai composé avec tout ça. Ça ne met pas de l'harmonie en interne, j'ai beaucoup soutenu Rayan, j'ai beaucoup parlé avec Houssem (Aouar). Il fallait garder tout le monde concerné contrairement aux avis trop tranchés de Juni.



    Et comment étaient vos relations avec Jean-Michel Aulas ?



    Il a toujours tout su. Je l'ai eu quasiment tous les soirs au téléphone. Je l'ai informé de tout. Lui est intelligent, a de la bouteille. Et j'aurais tellement aimé le laisser en C1. Je ne peux plus rien changer mais humainement et professionnellement, j'ai découvert un homme incroyable.



    Il aurait pu trancher en votre faveur ?



    Non, jamais. Juni est une idole du club, c'était un formidable joueur et j'espère qu'il sera un grand directeur sportif. Je n'allais pas être l'homme qui a fait partir Juni. Je le répète, j'aurais aimé un Houllier pour l'aider. C'est comme ça... On était pourtant partis sur de bonnes bases avant ces histoires Jean Lucas puis Bruno Guimaraes mais c'étaient mes choix sportifs. Et je ne dis pas que j'avais tout bon.



    Quels sont vos regrets ?



    C'est le propre d'un coach d'en avoir. Après chaque match on en a si ça ne fonctionne pas. Parfois, ça se joue à pas grand-chose comme contre Lille. Et puis même avant Nice (2-3, dimanche), voir que Christophe Revel (entraîneur des gardiens), qui a fait un travail extraordinaire, allait partir... Quand tu joues une place en C1 et que tu vois ça l'après-midi du match et qu'on écrit que c'est le gardien qui l'a demandé... Est-ce que ça ne joue pas sur l'équilibre psychologique du match d'Antho (Anthony Lopes) ? Je n'en sais rien. Mais c'est une erreur de management.

    «Il réagissait comme un coach. Depuis novembre, il a mis des coups francs contre son camp. J'admire le joueur mais le directeur sportif a manqué de réflexion avant d'agir. »





    En septembre, on avait écrit dans L'Équipe que vous partiriez...



    Je n'étais au courant de rien à cette époque. J'ai eu confiance dans le président et on a toujours fait ce qu'on s'est dit. Même si je savais que je n'avais pas que des amis en interne... Moi, c'est à partir de novembre que ça a commencé, quand on a gagné. Le pire, c'est que Juni m'a soutenu au début de saison, il était là quand on faisait des nuls en série, il m'a même défendu publiquement.


    Jean-Michel Aulas a apaisé les tensions entre Rudi Garcia et Juninho. (A. Martin/L'Équipe)



    Vous vous parliez quand même ?



    Oui je l'informais de tout. Je continuais à envoyer la composition d'équipe le jour du match. Je n'ai rien contre lui. Je n'ai pas bien compris surtout. On aurait pu échanger sur nos différends mais si c'est marcher sur les plates-bandes de l'autre, ce n'est pas possible. Il réagissait comme un coach. Depuis novembre, il a mis des coups francs contre son camp. J'admire le joueur mais le directeur sportif a manqué de réflexion avant d'agir.



    Une aventure se termine. Comment envisagez-vous la suite ?



    On va voir. Il n'y a pas beaucoup de clubs qui m'intéressent. On attendait la fin des Championnats, il y a des contacts. Ce sera un club en C1 ou qui la vise. Mais c'est du 50/50 : je peux aussi ne pas entraîner. Je suis assez difficile sur le projet. Mais je souhaite aussi le meilleur à l'institution OL, son président le mérite. »



    publié le 25 mai 2021 à 16h42mis à jour le 25 mai 2021 à 21h15

    l'Equipe

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    ,
    Lyon
    issu du journal




    Quel entraîneur, quelles recrues ? Pour l'OL, le plus dur commence




    Sans Ligue des champions, sans argent, l'OL va devoir réussir une intersaison maligne pour conserver intactes ses ambitions. Et ça commencera par le choix de l'entraîneur.





    Jean-Michel Aulas et Juninho se creusent la tête pour trouver des recrues à la hauteur des ambitions de l'OL, sans l'argent de la Ligue des champions. (A. Martin/L'Équipe)



    Hervé Penot (avec A. Cl.)25 mai 2021 à 00h00




    Les dirigeants de l'OL entrent dans une phase de réflexion décisive en vue de la saison prochaine. Ils vont d'abord devoir recruter un entraîneur après le non-renouvellement de contrat de Rudi Garcia. Ce sera une clé de cette intersaison, même si, à sa grande époque, Jean-Michel Aulas assurait qu'il cherchait le pilote de sa Formule 1 comme pour préciser que l'effectif suffisait à sa propre réussite. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, où le groupe a montré des limites.

    L'OL espère toujours chiper Christophe Galtier, priorité des priorités, à Nice. En plus de ses excellents résultats avec Saint-Étienne et Lille, il a laissé une superbe image à Lyon du temps où il était l'adjoint d'Alain Perrin. Galtier conserve d'ailleurs toujours des relations téléphoniques avec certains membres du club.




    Juninho, le directeur sportif, regarde d'abord du côté des bons coups, des joueurs libres





    La marge de manoeuvre sera ensuite limitée au moment de renouveler l'effectif : la non-qualification pour la Ligue des champions, l'objectif majeur, va impacter le coeur de l'été. L'OL doit garder son standing sans pour autant creuser des déficits. L'an passé, les décideurs ont renforcé leur trésorerie avec deux prêts garantis par l'État de 92,6 M€ en juillet et de 76,4 M€ en décembre. Il s'agissait de conserver le train de vie d'une institution ambitieuse et de tenter d'enrayer les pertes financières des droits télé et des huis clos.

    Qu'en sera-t-il l'an prochain du côté des diffuseurs ? Personne ne le sait et cette lourde incertitude brouille la vision d'ensemble, même si l'OL reste une structure parfaitement gérée et bien moins perturbée que d'autres par la pandémie. « L'Olympique Lyonnais prépare d'ores et déjà la construction d'un nouveau projet ambitieux », insistait ainsi lundi l'OL dans un communiqué.


    Mais Juninho, le directeur sportif, regarde d'abord du côté des bons coups, des joueurs libres et c'est un signe qui ne trompe pas. Damien da Silva (33 ans), le Rennais, va renforcer l'axe de la défense en qualité de quatrième défenseur et le Brésilien Henrique (27 ans, Vasco), libre, le suivre pour combler le côté gauche occupé par Maxwel Cornet qui aura un bon de sortie.

    Voilà aussi l'une des problématiques olympiennes : entre le bon de sortie et la sortie, il existe parfois un gouffre. Il n'est ainsi pas imaginable de voir partir Houssem Aouar sans une belle contrepartie. Qui offrira 25 ou 30 M€ pour l'international français, après une saison en dents de scie ? Pas simple. D'autant que les possibles intéressés risquent aussi de réduire la voilure cet été.


    Moussa Dembélé ne compte pas revenir




    Et quid des retours de prêt ? Joachim Andersen, qui revient de Fulham, sera-t-il acheté par un club anglais comme cela se murmure ? L'OL devra attendre d'en savoir plus. Comme pour Jeff Reine-Adélaïde victime d'une rupture des ligaments croisés : Nice voudra, a minima, réduire largement l'option d'achat (25 M€) s'il veut encore le conserver, ce qui n'est plus une certitude.

    Youssouf Koné sort, quant à lui, de deux prêts catastrophiques la même saison en Espagne (Elche) et en Turquie (Hatayspor). Comment le relancer ? Dans un milieu déjà fourni, il faudra faire face aux retours de Jean Lucas (Brest) et de Pape Cheikh Diop (Dijon). Devant, c'est Moussa Dembélé, l'homme qui a été champion d'automne en France et champion d'Espagne en mai, qui s'interroge. L'Atletico de Madrid, qui a un lourd déficit, ne lèvera pas l'option d'achat à 33 M€, mais l'attaquant ne compte pas revenir à Lyon.

    Le prochain entraîneur gérera tout ça. Sans grands moyens, sans Ligue des champions, l'OL devra cibler les bonnes personnes, être malin. L'été lyonnais sera chaud.


    publié le 25 mai 2021 à 00h00

    l'Equipe

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    OÙ VA NOTRE OL ?



    PUBLIÉ LE 24 MAI 2021


    La saison 2020-2021 de l’Olympique Lyonnais est un échec total. Deuxième budget de France, Lyon n’a non seulement pas su profiter des errements du Paris Saint-Germain pour décrocher le titre de champion de France qui le fuit depuis 2008. Pire, il n’a même pas été capable de terminer sur le podium. Le tout dans un exercice sans coupe d’Europe ce qui, on en était sûr, allait favoriser l’équipe de Rudi Garcia. Las ! A l’image d’une dernière sortie cataclysmique contre Nice (2-3), cette équipe a manqué de régularité et d’âme. Les leaders sont toujours aux abonnés absents. Memphis Depay brille par ses statistiques mais son influence n’a jamais approché celle d’un Lisandro Lopes ou d’un Sonny Anderson. Anthony Lopes vient de vivre la saison la plus difficile de sa carrière, plombée par une pléiade de polémiques et d’erreurs. Prolongé de deux saisons, Marcelo est considéré par ses dirigeants, Juninho en tête, comme une valeur sûre de la Ligue 1 à son poste. Au point d’essayer de nous faire croire qu’il est plus intéressant de conserver le Brésilien plutôt que de faire revenir Joachim Andersen, ciblé par plusieurs cadors de Premier League !



    Depuis le dernier titre de l’OL en 2008, Lille a été champion de France deux fois.


    Et pourtant, la France du foot s’accorde à penser que l’OL est un plus grand club que le LOSC. Foutaise ! Avec son budget, ses installations, ses joueurs, Lyon était évidemment mieux armé que Lille au début de la saison. Des Lillois qui, en plus, ont dû se farcir la Ligue Europa pendant six mois. C’est étonnant car, à l’OL, on a entendu chaque année de Ligue Europa que l’enchaînement des matchs jeudi-dimanche était une épine dans le pied ! Foutaise ! Une excuse de plus irrecevable pour un club qui n’arrive plus à gérer les tournants des saisons.

    Champion d’automne, l’OL s’est sabordé au cours d’une seconde partie de championnat rythmée par les rumeurs autour de l’avenir du coach.


    Comment diable fait ce club pour ne jamais apprendre de ses erreurs ?


    Dans les mêmes circonstances, la fin de l’ère Gérard Houllier avait été un calvaire, même si personne ne veut s’en souvenir. Les dernières semaines de Rémi Garde avaient aussi été difficiles. Et il avait fallu que Bruno Genesio confirme l’imminence de son départ pour que l’équipe sorte la tête de l’eau et arrive à arracher le podium à la fin du championnat 2018-2019.


    Rudi Garcia est dans l’œil du cyclone des supporters de l’OL. Il l’était de toute façon depuis son arrivée. Dans quelques années, le coach pourra, sourire en coin, se vanter d’avoir lancé Yaya Soumaré, Florent Da Silva, Malo Gusto, Habib Keita (la belle affaire, au maximum 15 minutes en cumulé !). Il pourra aussi, et cette fois-ci on est sérieux, rappeler que son OL a réussi l’exploit d’éliminer coup sur coup la Juventus Turin et Manchester City en Ligue des Champions. Par contre, il n’a pas ramené l’OL à sa place, en Ligue des Champions. Cet échec est le sien, il doit l’assumer.

    Jean-Michel Aulas et Juninho ont aussi évidemment leur part de responsabilité. Le crédit du Brésilien semble encore illimité aux yeux de certains fans. Il n’a probablement pas toutes les cartes en main. Mais quel directeur sportif les a ? Il y a trop d’incohérences dans un club qui, par exemple, vante les promesses de trois jeunes défenseurs centraux (Diomandé, Lukeba, Ndiaye) puis semble sur le point d’engager un central expérimenté (le Rennais Da Silva) pour faire le nombre. Où va notre OL ? En Ligue Europa. Si on veut positiver, on dira après tout que ce n’est pas si mal. Car on connaît beaucoup de grands clubs français qui aimeraient terminer quatrième quand ils ratent leur saison.

    Julien Huët

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    Ligue 1 : l'OL est au fond du trou après le terrible fiasco !
    • Publié le 24/05/2021 08:59

    Après une folle dernière soirée de Ligue 1, l'Olympique Lyonnais n'a pas réussi à s'emparer de la troisième place du podium synonyme de qualification en Ligue des Champions. Les Gones terminent à la quatrième place et joueront l'Europa League. Une terrible déception.




    L'OL a chuté face à Nice©Maxppp
    Finir en beauté, tel était l'objectif de l'Olympique Lyonnais ce dimanche soir au Groupama Stadium face à l'OGC Nice. En effet, plusieurs personnalités du groupe rhodanien vivaient leur dernière soirée entre Rhône et Saône, à l'image Gérald Baticle, qui va entraîner le SCO d'Angers, de Christophe Revel (entraîneur des gardiens) ou encore de Rudi Garcia, qui a annoncé son départ. Même chose du côté des joueurs avec notamment le capitaine Memphis Depay, en fin de contrat, ou encore Maxwel Cornet, qui a un bon de sortie. Tout ce joli petit monde espérait donc terminer sur une bonne note cet exercice 2020-21.

    Soutenus par quelques supporters présents autour du Groupama Stadium, les Gones avaient, en effet, encore l'occasion de terminer sur le podium. Quatrièmes avant le coup d'envoi de cette 38e et dernière journée de Ligue 1 Uber Eats, les Olympiens (76 points) pouvaient encore espérer dépasser l'AS Monaco (3e, 77 points) dans la dernière ligne droite. Pour cela, il fallait absolument l'emporter face aux Aiglons et que le club princier ne s'impose pas dans le même temps à Lens. La première partie du contrat n'a malheureusement pas été respectée. Après avoir mené au score par deux fois (1-0, puis 2-1), les Lyonnais se sont finalement inclinés 3 à 2 face aux Niçois.



    Une immense déception


    Un match à l'image de leur saison, avec une mi-temps jouée et une deuxième insipide. Cette défaite empêche donc l'OL de prendre la troisième place du podium. Et l'OL peut avoir de sacrés regrets puisque Monaco n'est pas parvenu à faire mieux qu'un match nul à Lens (0-0). Si les Gones s'étaient donc imposés face à Nice, ils seraient passés devant au classement. Une terrible désillusion. Après le coup de sifflet final, les Olympiens, qui disputeront donc la C3, étaient déçus et abattus à l'instar d'Anthony Lopes, au micro de Canal+.

    «On a tout perdu. Je n'ai pas de mots. C'est très dur. Si Lyon mérite d'aller en Ligue des Champions ? Sur notre deuxième partie de saison (il s'arrête)...non je ne pense pas. On a pêché dans pas mal sur de matchs. On a perdu beaucoup de points à domicile. C'est très dur mentalement cette saison (il souffle). Il va falloir se relever pour aller de l'avant». Idem pour Maxence Caqueret. « C’est une très grosse déception. On ne gagne pas. C’est encore plus frustrant quand on voit le résultat de Monaco. On aurait pu et dû faire mieux. On va devoir corriger cela dès la saison prochaine.»



    Garcia enrage


    Memphis Depay, lui, ne sera plus là. Mais le Néerlandais était tout aussi déçu. «Nous avons perdu le fil du match. On a concédé deux buts en seconde période. Je pense qu'on a arrêté de jouer un peu. On a contrôlé la première période et je suis triste de la manière dont le match s'est déroulé. On ne peut pas jouer au football sérieusement comme ça. Je suis énervé. Il faut oublier ça. C'est un peu à l'image de notre saison. Lyon mérite la 3e place ? Oui et non. On s'est battu en équipe, toute la saison. Si on met de côté quelques fois... mais c'est comme ça, on ne peut plus rien faire d'autre. Il faut se regarder dans le miroir.»

    Rudi Garcia était aussi catastrophé. «C’est un scénario cauchemar pour nous. Nous n’avons pas été capables de battre une équipe qui ne jouait plus rien. On a fait une bonne première mi-temps. On était devant à la pause. On fait une deuxième mi-temps très mauvaise. On prend un deuxième but indigne d'une équipe pro. Ensuite on est mené et ça devient dur et on se retrouve à la porte de la Ligue des Champions. La faute revient à moi d’abord, à l’équipe ensuite. Nous n’avons pas réussi à ramener un trophée au Président, au club, aux supporters. C’est la fausse note de cette fin de saison».

    Mercato
    Foot

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  • Blaize Pascal
    a répondu
    Entre “mouiller” et “souiller” le maillot, il n’y a qu’une lettre



    Victor Levarlet 24 mai 2021 - 06:43



    Après avoir mené 1-0 puis 2-1, et alors que Monaco n’a jamais réussi à se défaire du RC Lens (0-0), les Lyonnais ont réussi l’exploit de totalement déjouer en deuxième période, au point de se faire remonter puis dépasser par l’OGC Nice (2-3). Si l’OL jouait sa place sur le podium, le club azuréen était 9ème et déjà en vacances avant la rencontre. Concentration, envie, réaction… Cet OL manquait de tout pour rêver mieux qu’une quatrième place, synonyme de qualification en Europa League. Il faut du changement à l’Olympique lyonnais, et vite !

    Le pire des scénarios

    Les Lyonnais connaissaient la donne. Avant de regarder du côté du stade Bollaert pour voir si Monaco (77 points avant la 38ème journée, contre 76 pour les Gones) allait buter face au RC Lens, ils devaient d’abord à tout prix l’emporter au Groupama Stadium face à l’OGC Nice d’Amine Gouiri. Avant le match, peu nombreux sont ceux qui misaient sur des Niçois impliqués : ils pouvaient finir au mieux 8èmes, juste pour l’honneur. Dès le début, et à l’image de beaucoup d’autres matchs de l’OL cette saison, on a senti les Gones motivés par l’idée d’ouvrir le score rapidement. Le premier quart d’heure n’est pas encore atteint lorsque Memphis sert Toko-Ekambi d’un centre tendu, que le Camerounais catapulte au fond des filets après avoir devancé Thuram et Benítez.

    Alors qu’on imagine l’OL bien embarqué, les premières menaces commencent à planer dans la foulée sur le but d’Anthony Lopes. Le gardien portugais sort deux belles parades, empêchant son compatriote Rony Lopes de contrarier ses plans de podium. En revanche, il ne peut rien lorsque Dolberg se retrouve seul suite à un centre à ras-de-terre, certainement étonné de se retrouver si tranquille au milieu de la défense lyonnaise. A la demi-heure de jeu, l’OL a déjà proposé un parfait condensé de sa saison.

    Pourtant, emmené par un Memphis bien décidé à jouer les héros, les hommes de Rudi Garcia vont reprendre l’avantage juste avant la mi-temps. Après un numéro de soliste, le Hollandais sert une nouvelle fois Toko-Ekambi qui n’a plus qu’à pousser le ballon de la tête. On pense même que les Gones font le break lorsque Aouar conclut parfaitement un centre de Toko-Ekambi venu du côté droit. Malheureusement, la VAR est implacable : l’ancien Angevin est hors-jeu sur l’avant-dernière passe de Paquetá. Qu’importe, Lyon est sur de bons rails, surtout que les nouvelles en provenance du ch’Nord sont bonnes.

    Débute alors une deuxième mi-temps inexplicable. En cinq minutes (51ème puis 56ème), les supporters lyonnais assistent médusés à un relâchement défensif global, total et impardonnable. Celui d’Anthony Lopes d’abord, qui se troue littéralement sur la mine de 25 mètres envoyée par Kamara. Puis celui de toute la défense lyonnaise, totalement absente au marquage de William Saliba qui n’a alors plus qu’à ajuster Lopes. Petite cerise sur le gâteau : le centre enroulé est distillé par Amine Gouiri, pur produit de la formation lyonnaise.

    Si prendre deux buts coup sur coup dans un match avec autant d’enjeu sera vu par beaucoup comme une faute professionnelle, la réaction des joueurs lyonnais lors des 35 minutes qui ont suivi peut probablement être interprétée comme un coup-bas contre l’institution. Au lieu de se révolter, et alors qu’ils étaient certainement au courant de l’évolution du score à Bollaert, les joueurs de Garcia ont arrêté de jouer et se sont fait totalement maîtriser par des Niçois impeccables défensivement. Cela paraîtra certainement incroyable à ceux qui n’ont pas vu le match, mais l’OL ne s’est créé aucune occasion franche lors de la dernière demi-heure… Rappelons qu’une victoire les aurait envoyés en C1.

    C’est donc avec le sale goût de la défaite et de la trahison que les supporters lyonnais ont pris, prennent, ou prendront leur café ce matin. Mais aussi avec l’irrésistible envie de faire un grand ménage au sein de l’institution.


    Les leaders doivent en tirer les conséquences




    Rudi Garcia est évidemment le premier d’entre eux. Sur le match d’hier, il était de son devoir de trouver les mots et les joueurs à la hauteur des enjeux de cette 38ème et dernière journée. Pourtant, tout le monde en est ressorti avec la désagréable impression qu’on était dans un match lambda de la mi-février, un dimanche à 17h. De manière plus globale, le bilan des deux saisons de l’ancien entraîneur de l’OM sonne comme un retentissant échec. La septième place de la saison dernière pouvait être en partie excusée par le fait qu’il était arrivé en cours de saison (en octobre 2019, en remplacement de Sylvinho, ndlr), et que celle-ci avait été tronquée par la Covid-19. De plus, les apparences avaient été bien sauvées par le merveilleux mois d’août 2020, au cours duquel l’OL avait tenu tête à plusieurs cadors européens (la Juventus, Manchester City) avant de tomber avec les honneurs en demi-finale face au Bayern Munich (0-3). En revanche, il est très difficile de trouver des excuses pour la quatrième place de cette année. Craints par les supporters, les départs estivaux annoncés (Depay, Aouar, Dembélé) n’avaient pas eu lieu, malgré un mercato à rallonge. Tout le monde voyait donc l’OL tenir la dragée haute au PSG, au cours d’une saison sans coupe d’Europe ni Coupe de la Ligue. Mais le coach lyonnais n’a été en mesure ni de transmettre la rage de vaincre à ses joueurs, ni de disposer de relais suffisamment solides au sein de son groupe.

    Mais où étaient-ils ces fameux leaders de vestiaire cette saison ? Certainement pas dans les buts. Anthony Lopes, si rassurant par le passé, vient de traverser une saison médiocre. Touché par les critiques à répétition sur l’explosivité de son jeu, il n’a jamais su retrouver la confiance qui fut la sienne par le passé. Déjà coupable d’un coup de poing inexplicable ayant entraîné un penalty lors du match crucial à Monaco (3-2) en début de mois, le Portugais avait été sauvé par un but dans les dernières minutes de Rayan Cherki. Hier en revanche, aucun coéquipier n’a été en mesure de masquer les insuffisances du gardien lyonnais. La question de son maintien au poste de numéro 1 devra faire l’objet d’une discussion entre Juninho et le coach qu’il choisira pour la saison prochaine.

    Le meneur d’hommes de l’OL 2020-2021 n’était pas non plus Marcelo, dont les mérites étaient régulièrement vantés par Garcia lors de la première partie de saison. Il convient même de s’interroger sur le bien-fondé de sa prolongation à l’OL fin mars 2021. Depuis, le Brésilien s’est littéralement liquéfié… S’annonçant lui-même comme « motivé à 400% » avant l’avant-dernier match de la saison, il s’était illustré par une faute de concentration ayant entraîné l’ouverture du score nîmoise. Quant à hier, les supporters lyonnais se demandent bien où il était au moment de marquer Dolberg et Saliba sur les premier et troisième buts niçois.

    Reste Memphis Depay. Celui qui souhaitait déjà quitter l’OL pour Barcelone l’été dernier avait fini par se faire une raison : avant de partir libre comme l’air, il acceptait de tout donner une dernière fois, afin de rendre à Jean-Michel Aulas la confiance inébranlable qu’il lui a toujours accordée. 20 buts et 12 passes décisives plus tard, tout le monde s’accorde à dire que la saison de Memphis Depay est indéniablement une réussite. Avec l’imminence de son départ, beaucoup de nos confrères se sont empressés de tirer un coup de chapeau à l’une des stars de la Ligue 1 Uber Eats. « Memphis Depay est-il le meilleur attaquant de l’histoire de l’OL ? » osait même l’Équipe sur son site il y a trois jours. La réponse est non bien évidemment (comme 87% des sondés le pensaient), tant son passage à Lyon est plus contrasté que ce que laissent supposer ses stats de la saison qui vient de se terminer. Très individualiste et disposant d’un ego surdimensionné, il avait donné du fil à retordre à Bruno Genesio lorsque celui-ci entraînait encore l’OL. Ne se remettant jamais, ou en tout cas pas assez, en question, il ressort beaucoup d’inconstance de ses performances lyonnaises, malgré des chiffres en sa faveur (76 buts et 57 passes décisives). Ayant annoncé lui-même que l’OL constituait un tremplin pour rebondir vers un club d’un standing supérieur, il est grand temps de tourner la page Memphis, un leader bien plus statistique que technique.


    Le temps des vaches maigres ?



    L’OL disputera donc l’Europa League la saison prochaine. Les plus optimistes diront qu’il s’agit d’un progrès par rapport à la saison dernière. Néanmoins, compte tenu de la différence de gains entre une qualif’ en C1 et une qualif’ en C3, et parce que la crise sanitaire a indéniablement laissé des traces dans les finances de l’OL, les supporters lyonnais peuvent légitimement s’attendre à vivre des moments difficiles.

    Juninho devra trouver un entraîneur d’abord, et le Brésilien sait pertinemment qu’un projet contenant une participation en C1 aurait été bien plus attractif pour les potentiels candidats. De plus, l’ancien numéro 8 devra s’atteler à composer un staff complet, sans qu’on sache réellement si le nouvel entraîneur débarquera avec le sien, ou si Juni compte y mettre sa patte. L’arrivée annoncée de Remy Vercoutre au poste d’entraîneur des gardiens, avant la nomination de l’entraîneur principal, laisse à penser que Juninho aura son mot à dire dans la composition du futur staff de l’OL.

    Niveau mercato, les premières annonces confirment la tendance inquiétante que Lyon ne se montrera pas dépensier cet été. Coup sur coup, deux transferts à 0€ ont été divulgués : Damien Da Silva (Rennes) et Henrique (Vasco de Gama). Dans la continuité de ce mercato low-cost, des discussions auraient été entamées pour négocier le retour de Clément Grenier, dans une opération similaire à celle réalisée avec Steed Malbranque en 2012. Bien sûr, on aimerait rêver en se disant que l’OL va vendre certains joueurs de retour de prêt (Andersen, Dembélé), des joueurs souhaitant voguer vers d’autres cieux (Aouar) et profiter de certaines économies de salaires (Depay) pour recruter quelques noms ronflants. Mais le club présidé par Jean-Michel Aulas risque à nouveau de se heurter à une réalité implacable au moment de sonder les cibles : la C3 c’est bien, la C1 c’est mieux.

    Finalement, et pour repartir sur des bases saines, il semblerait que la stratégie la plus judicieuse soit de se tourner à nouveau vers le centre de formation, pilier de l’institution OL. A l’image de Maxence Caqueret, Rayan Cherki ou Melvin Bard, l’OL Academy regorge de talents prêts à endosser des responsabilités. Pour les supporters, ce sera la garantie de voir des Gones fiers de porter le maillot de l’OL. Une bonne base pour se reconstruire une identité de jeu, une vraie.

    Crédit photo : Damien LG

    Planète Lyon

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  • Blaize Pascal
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    OL: DEPAY PART TRÈS "ÉNERVÉ" APRÈS L'ÉCHEC DE LA QUALIFICATION EN LIGUE DES CHAMPIONS


    GL
    Le 24/05/2021 à 6:49

    Pour son dernier match avec l'OL ce dimanche face à l'OGC Nice, Memphis Depay a connu la défaite (3-2). L'attaquant néerlandais est apparu très frustré au micro de Canal + après la partie, alors que les Gones n'ont pas réussi à se qualifier pour la prochaine Ligue des champions.

    Memphis Depay a disputé ce dimanche, face à l'OGC Nice, le dernier match de sa carrière avec l'OL. L'attaquant néerlandais partira sur une défaite (3-2) et une quatrième place au championnat, forcément une immense déception pour celui qui avait plus tôt livré un message d'adieux aux supporters.



    "Je suis énervé"


    Avec un succès, l'OL aurait pu prendre la 3e place occupée par l'AS Monaco, qui a obtenu dans le même temps le nul face à Lens (0-0). Mais le club de Jean-Michel Aulas devra se contenter de la Ligue Europa la saison prochaine. Sans Memphis Depay, qui partira libre à l'issue de son contrat.



    "On a perdu le fil du match. Je suis triste, bien sûr. Je voulais partir avec une victoire. Je suis triste de la manière dont le match s'est déroulé. On a arrêté de jouer, a estimé Depay au micro de Canal + après la défaite face à Nice. Je suis enervé. C'est un peu à l'image de notre saison. Il faut se regarder dans le miroir pour voir ce qu'on a fait de mal."

    Leader à la mi-championnat, l'OL n'a pas su tenir la distance face au LOSC, le PSG et l'AS Monaco. Forcément une immense déception mais aussi l'annonce de changements à venir au sein du club rhodanien, alors que Rudi Garcia a confirmé son départ ce dimanche soir.
    Arrivé en janvier 2017 en provenance de Manchester United, Memphis Depay devrait lui bien participer à la prochaine Ligue des champions, annoncé notamment avec insistance du côté du FC Barcelone. S'il a assuré pourtant ne pas savoir encore de quoi son avenir sera fait, Memphis Depay participera en attendant à l'Euro 2020, où il a été sélectionné par l'équipe des Pays-Bas.


    RMC sports

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  • Thelonious
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    Le Monde

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    OL-PSG


    avant-première abonnés



    Juninho (OL) - Leonardo (PSG), des relations ténues mais pas tendues




    Les deux Brésiliens Juninho et Leonardo, directeurs sportifs de l'OL et du PSG qui se disputent le titre cette saison, ont une relation simplement cordiale, lointaine mais respectueuse. Même si quelques évènements les ont parfois rapprochés.





    Hugo Guillemet (avec Éric Frosio)19 mars 2021 à 19h15
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    Dimanche soir, dans les entrailles du Groupama Stadium, Lucas Paqueta aura peut-être l'occasion d'apercevoir ses deux mentors européens ensemble, dans le même couloir. Le milieu brésilien avait été recruté à l'AC Milan en janvier 2019 par Leonardo, qui avait tout fait pour sa bonne intégration en Italie. Le départ du dirigeant vers le PSG, l'été suivant, avait été mal vécu par le joueur, qui nous l'a récemment confié. Un an plus tard, la main tendue était celle de Juninho, et le directeur sportif avait su attirer le meneur de jeu à l'OL, après d'interminables discussions destinées à construire un lien de confiance aujourd'hui très solide.


    Mais au-delà de leur nationalité, de leur poste et de cette proximité avec Paqueta, « Juni » et « Leo » ont peu de choses en commun. Leur carrière de joueur ne les a jamais réunis, d'abord : quand le futur Lyonnais est transféré de Recife à Vasco da Gama en 1995, le futur Parisien a déjà quitté Rio de Janeiro. Il ne revient au pays qu'en 2001, précisément au moment où Juninho débarque à Lyon. Et quand ce dernier rentre au Brésil y finir sa carrière, en 2011, Leonardo entame son premier bail en tant que dirigeant du PSG.


    « Je ne crois pas qu'ils se connaissent, témoigne Francisco "Chico Ney", le grand frère de Leonardo. Ils n'ont pas exactement le même âge (46 ans pour Juni, 51 pour Leo) et ne se sont jamais croisés avec la Seleçao (respectivement 40 et 60 sélections). Ce sont des générations proches mais différentes. Ils n'ont jamais participé à des débats ou des émissions ensemble. À mon avis, ils n'ont aucune relation, ni amicale, ni professionnelle. »



    Leonardo a conseillé Juninho avant son arrivée à Lyon


    Ce n'est certainement pas de l'amitié, mais la relation entre les deux dirigeants existe quand même : avant de faire son grand retour à l'OL, au printemps 2019, Juninho a appelé Leonardo et les deux hommes ont longuement échangé. Le Lyonnais a questionné son aîné sur les ficelles du métier et ce dernier a pris plaisir à partager ses expériences et à conseiller celui qui deviendrait bientôt son rival en Ligue 1. Cette relation a perduré pendant le début de saison dernière, lorsque Sylvinho était l'entraîneur de l'OL (mai - octobre 2019), avant de s'éteindre progressivement.

    Le Lyonnais perçoit depuis toujours le Parisien comme un expert dans ce rôle de directeur sportif. « J'aime bien prendre l'exemple de Leonardo, il a fait un super travail à l'AC Milan, confiait-il d'ailleurs à ce propos en octobre 2011 dans L'Équipe. Si Paris est champion, ce ne sera pas par hasard. C'est un exemple qui m'inspire, même si nous ne sommes pas très proches. »

    Près de dix ans plus tard, les deux hommes, issus de milieux différents, ne partagent pas non plus la même vision de la société brésilienne et n'échangent jamais sur ce sujet entre eux. Mais ils se respectent beaucoup professionnellement, malgré leur antagonisme politique. « Juni incarne la gauche, les classes populaires, quand Leonardo incarne la droite classique, capitaliste, détaille un journaliste de Radio Globo, qui a travaillé avec le Lyonnais entre 2014 et 2018. Ils ont des concepts de vie différents, mais Juninho a un grand respect pour la carrière de Leonardo. Il voulait l'inviter une fois pour participer à son émission "Futebol de verdade", mais ça n'avait pas abouti. »



    En concurrence il y a six mois sur Paqueta




    Les deux hommes ont eu une petite passe d'armes, l'été dernier, par médias interposés, au sujet de Neymar. Leonardo avait sèchement réagi (« Je demande à l'OL de ne pas parler de nos joueurs et de notre club ») à une phrase de Juninho sur l'attaquant brésilien que certains journaux avaient sorti d'une longue interview sur la société brésilienne (« Il a signé à Paris uniquement pour l'argent. Le PSG lui a tout donné, tout ce qu'il voulait, et maintenant il souhaite partir avant la fin de son contrat »). Le feu n'avait en réalité jamais pris entre les deux directeurs sportifs, qui s'en étaient très vite expliqués en privé. Juninho avait ainsi pu contextualiser sa déclaration auprès de son aîné, qui ne lui en tenait pas rigueur : il était monté au créneau pour défendre son club.



    Leonardo (à gauche au côté de Nasser al-Khelaïfi) et Juninho (à droite en compagnie de Jean-Michel Aulas) en tribune au Parc des Princes lors de PSG-OL (0-1), le 13 décembre. (Baptiste Fernandez/Icon Sport/Icon sport)

    Quelques semaines plus tard, un dossier bien plus sérieux les avait mis concurrence : celui de Paqueta, dont l'Europe entière savait qu'il voulait quitter Milan. Juninho et Leonardo avaient alors tenté le coup. La suite, c'est Cristiane, la mère du joueur brésilien, qui la raconte : « Leo nous a appelés mais il voulait le faire venir lors du mercato d'hiver (en janvier 2021), dévoile-t-elle. Lucas ne voulait pas attendre six mois de plus. Juni, lui, était prêt à le faire venir tout de suite. Quand Lucas lui a parlé, il m'a dit : "Oui, c'est ça que je veux. Je veux jouer à Lyon." » Ce sera contre Paris, dimanche soir, sous le regard de ses deux mentors protecteurs. Qui pourraient ne pas être assis si loin l'un de l'autre, en tribune.


    publié le 19 mars 2021 à 19h15

    L'Equipe

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    Salaires L1,


    OL


    issu du journal



    Vincent Ponsot, directeur général du football de l'OL, sur les salaires du club : «Des raisons de cohérence générale»



    Le directeur général du football de l'OL explique la politique salariale du club à l'égard des joueurs qui y sont formés et qui figurent chaque saison parmi les plus hauts salaires.






    Vincent Ponsot, le directeur général du football à l'OL. (A. Martin/L'Équipe)


    Vincent Duluc, Hervé Penot (avec (H. G.) 18 mars 2021 à 23h00
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    Depuis presque toujours, les joueurs formés à l'OL obtiennent une reconnaissance financière de leur club formateur, avant même leur transfert. Cela permet à l'OL de prolonger leur contrat et de ne pas les laisser partir libres, mais c'est une constante, qui a touché toutes les têtes d'affiche issues du centre de formation, depuis dix ans, transférées alors qu'elles émargeaient, le plus souvent, dans une fourchette de 200 000 à 350 000 euros par mois.



    « L'OL a-t-il une politique salariale particulière pour les joueurs formés au club ?



    Il n'y a pas fondamentalement de différence dans notre politique salariale entre les joueurs formés au club et les autres. De manière générale, à Lyon, on est assez sensible au fait que le contrat du joueur soit en adéquation avec son niveau de performance. Il est très souvent arrivé que si un joueur, avec encore trois ans ou quatre ans de contrat, passait des paliers au niveau sportif, on se donne rendez-vous pour améliorer son contrat. Malheureusement, cela ne marche pas dans l'autre sens... Mais ce n'est pas bon de laisser un joueur sous-payé dans un effectif, et on est attentifs à cela pour des raisons de cohérence générale. Je pense qu'on a cette réputation-là. Après, quand on va chercher un joueur à l'extérieur, c'est dans un contexte de concurrence, et la concurrence mène à l'inflation.



    L'OL ayant l'identité d'un club formateur, est-ce un levier dans la négociation, pour les joueurs formés au club ?



    Oui, bien sûr. Pour nous, dans notre modèle général, il est important de garder des joueurs formés au club, donc quand on fait face à une concurrence sur ces joueurs-là, leurs agents l'utilisent dans la négociation. On est sensibles à ce sujet-là, mais sans pour autant dépasser certaines limites.




    Dans le classement des plus hauts salaires sur les dix dernières saisons, depuis l'éclosion de la génération Lacazette, Umtiti, Gonalons, on retrouve beaucoup de joueurs formés au club...



    C'est en lien avec ce que j'ai évoqué plus haut. Le meilleur exemple, c'est en 2015, quand on finit deuxièmes avec la génération Lacazette, Umtiti, Tolisso, Fekir ou Ferri : il leur restait tous trois ou quatre ans de contrat, et on les a tous revus pendant l'été pour les revaloriser significativement. C'était justifié.



    Mais était-ce aussi pour maintenir leur valeur plus longtemps sur le marché ?



    C'est une cohérence entre la performance et le niveau du contrat. Derrière ces salaires, il y a le montant du coût de la formation, pour les joueurs formés, et le montant du transfert, pour ceux que l'on a recrutés à l'extérieur. Par exemple, on peut donner un peu plus en salaire à un joueur libre, parce qu'il n'a rien coûté en formation, et rien en transfert. Il y a un ensemble de critères, qui doivent, au bout du compte, déboucher sur une grille salariale cohérente.



    Le recours important au recrutement en post-formation a-t-il modifié l'approche salariale vis-à-vis des joueurs formés au club ?



    On a pu saisir des opportunités à ce niveau-là, et cet aspect a pu provoquer une inflation salariale. Comme on ne pouvait pas accepter une trop grande différence avec les joueurs formés, cela nous a amenés à revoir notre position vis-à-vis d'eux. Mais cela nous a aussi amenés à être plus vigilants sur des recrutements post-formation, et revisiter notre équilibre entre les joueurs recrutés à cet âge-là et les joueurs formés. À un moment donné, on en a peut-être un peu trop fait. Donc on en fait moins, et il y a un certain nombre de joueurs formés qui, du coup, ont eu des salaires plus importants. »



    Depay, toujours plus haut



    Le contrat de Memphis Depay, 27 ans, a encore grimpé d'un étage (480 000 €). Alors qu'à l'automne, il était prêt à quitter l'OL pour Barcelone, avec un salaire, en Catalogne, très largement inférieur, il termine sa dernière année olympienne sur des bases record. Jamais un Lyonnais n'avait gagné autant d'argent. Comme beaucoup de joueurs, il bénéficie d'un contrat évolutif, lui qui est arrivé en janvier 2017. Personne n'aurait imaginé à cette époque - lui le premier - le voir aller au bout de son histoire. Alors qu'il pensait se servir de l'OL comme d'un tremplin, il peut finalement devenir le capitaine de l'équipe qui brisera l'hégémonie du PSG en Ligue 1, ce qui ferait une ligne supplémentaire sur son CV.








    C'est un secret mal caché : Depay (14 buts et 9 passes décisives en L1 cette saison) ne devrait pas prolonger. Jean-Michel Aulas dit pourtant espérer le conserver plus longtemps. « C'est la fin d'une aventure... pour cette année, dit-il. Memphis est un joueur de grand talent, de classe mondiale et il peut être l'homme d'un grand bonheur (le titre). J'ai toujours souhaité que Memphis reste et on lui a fait des propositions mais il n'est pas revenu pour l'instant. Mais il a toujours exprimé son ambition, ses valeurs même quand il n'est pas parti à Barcelone car ça n'avait pas été possible. Économiquement, on a eu une franche relation. »

    C'est le président qui lui avait annoncé en personne l'impossibilité du deal barcelonais. Depay l'avait mal pris, se disant même prêt à payer de sa poche son départ : on n'est jamais certain de voir le train du Barça repasser... Mais la star lyonnaise s'est vite remise dans le projet. « Jusqu'au bout, on sera prêts à discuter avec lui, prévient Aulas. On croit qu'on va renouveler. Ce n'est pas possible pour l'instant, mais si on est tout en haut en fin de saison, pourquoi pas ? J'en serais très heureux. » Pas certain toutefois que ce voeu aboutisse avec le plus gros salaire du club. Son départ laissera un trou sportif, moins financier...



    publié le 18 mars 2021 à 23h00


    L'Equipe

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    OL


    issu du journal



    Memphis Depay, homme d'excès dont l'état de forme influe sur les résultats de l'OL





    Le capitaine de l'OL n'est jamais neutre. Il peut être souvent très bon, parfois insuffisant mais quasiment jamais moyen.



    Memphis Depay lors de la rencontre entre Lyon et Nantes (3-0), le 23 décembre dernier. (A. Martin/L'Équipe)


    Hervé Penot 05 mars 2021 à 00h05



    L'ambitieux a réuni ses équipiers, en cercle, près de la surface rennaise dans un appel à l'unité, à la solidarité. Pas question de relâcher l'étreinte alors que l'OL vient tout juste d'ouvrir le score (1-0). Memphis Depay balance ses mots, plein coeur, comme des balles. Tino Kadewere avoue : « C'était un moment important. Le match n'était pas fini, on venait de marquer et le capitaine a parlé... Il est magnifique. » Comme si souvent, Depay a débloqué la situation en s'arrachant sur une course plein axe avant d'offrir un cadeau à Houssem Aouar. Le Néerlandais poursuit ainsi sa saison de tous les excès. Elle a parfois tourné à l'envers comme au début, avant le mercato estival, ou à l'endroit bien plus souvent depuis.

    lire aussiTransferts : Memphis Depay devrait attendre la fin de saison avant de quitter l'OL
    À nos notes, il se balade entre 3 (5 fois dont 3 avant le mercato estival) et 9 (1 fois). Et un seul 5 contre Reims... son prochain adversaire en L1. Jamais moyen en somme. Cette photographie résume sa manière d'être entre prises de risque et amour du beau jeu, entre volonté de plaire et d'en jeter plein la vue. Son jeu se rapproche de son style bling-bling, tatouages tape-à-l'oeil, look dernier cri. Depay ne passe jamais inaperçu. Quitte à en faire trop. « Il est surtout très bon », glissait Rudi Garcia alors qu'on évoquait avec lui la courbe sinusoïdale de son Néerlandais.


    Comment pourrait-il s'en plaindre ? Il lui a offert un statut de capitaine et Depay le lui rend bien. 14 buts (2e en L1), 8 passes décisives (1er, à égalité avec Bamba) : les chiffres claquent comme des coups de fouet. Cela permet à l'entraîneur aussi de pouvoir le sortir, comme contre Rennes, sans que la star ne montre de signes d'irritation. « Je ne le juge pas en fonction des notes, explique Luis Fernandez, car ça peut faire partie de son style d'être fluctuant. Mais c'est un vrai leader technique. Je le vois même dans un registre autant passeur que buteur. L'autre jour, à Brest (3-2, le 19 février), il donne la balle à Aouar alors qu'il peut jouer en solo. Cette année, il réussit des passes vers Kadewere et Toko Ekambi car ce sont des joueurs qui prennent bien la profondeur. »



    « Par moments, sur le terrain, il y avait une certaine négligence. Mais quand il a la motivation, il attaque et défend »

    Luis Fernandez




    Depay se régale de leurs caractéristiques, leur ouvre souvent la porte en sortant de l'axe. « Ce n'est pas seulement un individualiste, insiste Fernandez. Par moments, sur le terrain, il y avait une certaine négligence, je vais presser mais ensuite je reviens en marchant, mais quand il a la motivation, il attaque et défend. Ça me rappelle un peu Dembélé (Ousmane). Lui donner le capitanat a été une super idée car il assume. » Tant il aime se glisser au centre des attentions, au coeur des débats. « Il est surtout présent dans les grands matches et sera capital pour la suite », ajoute l'ancien entraîneur du PSG (1994-96, 2000-2003).

    Comme l'an passé où, avant sa blessure au genou (ligaments croisés en décembre), ses cinq buts ont propulsé l'OL en huitièmes de finale de la C1. Depuis 2017, il est même le seul joueur des 5 Championnats majeurs avec Lionel Messi à avoir inscrit au minimum 40 buts et délivré 40 passes décisives. «Je le sens investi, continue Fernandez, plus régulier. Il a pensé qu'il allait partir au Barça (il était proche de signer l'été dernier) et comme son contrat finit en fin de saison, il est dans une situation idéale vu l'économie du foot. Il prend le risque de rester comme ça car il a le mental pour. Et il sera là jusqu'à la dernière journée. »


    En interne, on n'en doute pas. Être le capitaine de l'équipe qui brise l'hégémonie du PSG serait une ligne écrite en lettres d'or sur son CV... « Memphis est surtout un joueur qui hait la défaite, rappelle Garcia, et il transmet ça à ses équipiers. Il y a un OL avec son capitaine, son fer de lance, mais je n'oublie pas les autres. La star ici, c'est l'équipe. Et les autres l'ont démontré. » Mais avec un joueur un peu plus star que les autres. Et surtout jamais neutre.


    publié le 5 mars 2021 à 00h05


    L'Equipe

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    OL: CHERKI "AIME BIEN LA PRESSION" ET ATTEND D'AVOIR RÉELLEMENT SA CHANCE


    RR avec EJ



    Le 05/03/2021 à 17:46




    Ad 1 of 1Barré par le trio Tino Kadewere-Memphis Depay-Karl Toko Ekambi, Rayan Cherki doit se contenter d'un temps de jeu limité depuis le début de la saison. Mais le jeune attaquant de l'OL assure être patient et prêt à renverser la hiérarchie établie par Rudi Garcia.

    Il attend de renverser l'ordre établi. Confronté à la concurrence de Memphis Depay, Tino Kadewere, Karl Toko Ekambi et Islam Slimani, Rayan Cherki doit se contenter de miettes depuis le début de la saison. Vingt minutes par-ci, un quart d’heure par-là, et parfois rien du tout comme mercredi face au Stade Rennais, lorsqu’il est resté sur le banc toute la rencontre (1-0). De quoi frustrer le jeune attaquant lyonnais (17 ans), présenté comme le nouveau crack du football français à ses débuts?


    "Il faut que je bosse plus que tout le monde"




    "Franchement, ça se passe plutôt bien. Je me mets différents paliers, que j'essaie d'atteindre rapidement. J'ai beaucoup de patience. J'essaie d'apprendre au quotidien avec mes coéquipiers", a-t-il répondu ce vendredi en conférence de presse, à la veille de recevoir Sochaux en 16e de finale de la Coupe de France (samedi 18h45).



    C’est dans cette compétition, il y a un an à Nantes, qu’il avait crevé l’écran avec deux buts en moins de dix minutes, deux passes décisives et un penalty provoqué. Depuis, Rudi Garcia utilise sa pépite avec parcimonie.

    "Je pense que j’ai un peu de talent, mais si je veux devenir un grand, il faut que je bosse plus que tout le monde. C'est quelque chose de très important. Le talent c'est une chose, mais le travail est plus important. C'est ancré en moi. J'aime travailler depuis tout petit. C'est encore une saison d'apprentissage, mais je me sens de mieux en mieux sur un côté. C'est ça qui fait que je vais gratter encore plus de temps de jeu. Quand on est joueur, on a envie de jouer tous les matchs. Mais le football, ce n'est pas comme ça. Il faut gratter ce qu'il y a à gratter", a expliqué Cherki. Sûr de ses qualités, il apprend à "être patient", déterminé à renverser la hiérarchie dans les semaines à venir.



    Garcia estime qu'il a "beaucoup progressé"





    "J'aime bien la pression. C'est quelque chose qui me pousse à aller plus loin, plus vite, plus fort. C'est ça qui plaît, quand on me regarde jouer. (…) J’ai besoin de temps de jeu pour pouvoir prouver au coach que moi aussi j’ai ma place. S’il me fait confiance, tant mieux. Quand il me fera confiance, je lui prouverai qu’il aurait dû me faire confiance avant. Je me dis que quand le coach va me donner réellement ma chance, ce sera à moi de lui montrer que je peux apporter quelque chose en plus sur cette fin de saison. Il me fait confiance, mais quand j'aurai un peu plus de temps de jeu, là je pourrai dire qu'il me fait totalement confiance", a-t-il insisté. Un message bien reçu par Garcia, satisfait par les progrès accomplis par son jeune joueur ces derniers mois.
    "C'est un garçon qui a beaucoup de capacités, évidemment. Il est encore très jeune, mais il faut qu'on arrête de dire ça pour se réfugier. Les grandes qualités de Rayan - au-delà du talent inné dans la capacité d'éliminer ou d'utiliser les deux pieds - c'est qu'il a très envie, qu'il vit football. Du plaisir, il doit en prendre. Mais le plaisir, ce n'est pas que faire un petit pont et dribbler, mais aider l'équipe, défendre comme il l'a fait à Marseille (1-1). C'est le premier qui est entré à Marseille, et il le méritait. Il a été bon dans la semaine de travail. Il l'a dit lui-même, et on l'a beaucoup aidé dessus, mais son replacement et son travail défensif, il a beaucoup progressé ces derniers temps", a détaillé Garcia en conférence de presse. La réception de Sochaux pourrait permettre à Cherki de montrer à nouveau l’étendue de son talent.

    RR avec EJ

    BFM TV

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    L1


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    Qu'a fait Bruno Genesio depuis son départ de l'OL ?




    Depuis son départ de l'OL, Bruno Genesio a eu plusieurs pistes avant son passage au Beijing Guoan. Libre depuis le 6 janvier, il a été approché par Montpellier pour la saison prochaine mais devrait rejoindre Rennes.







    Cyril Olivès-Berthet mis à jour le 2 mars 2021 à 19h02



    Vice-champion de France en 2016, demi-finaliste de la Ligue Europa en 2017, Bruno Genesio a obtenu des résultants probants avec l'OL, mais c'est sans éclat particulier, qu'il s'est toujours maintenu dans le Top 4 de la L1. Il a finalement quitté son club de coeur à l'été 2019. « Je m'en mords encore les doigts », dira Jean-Michel Aulas six mois plus tard. C'est que son ancien coach bénéficiait, et bénéficie toujours, d'une belle cote sur le marché.


    Libéré de son contrat lyonnais, il avait eu de nombreuses pistes pour rebondir. Dijon avait par exemple longuement discuté avec lui pour prendre la suite d'Antoine Kombouaré mais trois jours de discussions n'avaient pas permis de trouver un accord et il avait refusé le projet. Le Maroc l'avait dragué pour lui confier le poste de DTN et gérer l'après-Renard. Vice-champion d'Arabie saoudite, Al-Hilal avait pensé à lui. Mais Bruno Genesio s'était aussi rapproché de Pini Zahavi pour lui confier son avenir et s'ouvrir les portes de la Premier League.



    Proche de signer à Newcastle


    Le super-agent de 77 ans a oeuvré pour dégoter une place en Angleterre à celui que l'on surnomme affectueusement « Pep » Genesio pour avoir infligé une leçon au Manchester City de Pep Guardiola lors de la phase de groupes de la C1 2018-2019 (2-1, 2-2). À l'époque, Mike Ashley devait vendre Newcastle à Peter Kenyon. Proche du nouveau propriétaire, Pini Zahavi l'avait convaincu d'embaucher Bruno Genesio à la tête des Magpies. Mais Ashley a finalement fait marche arrière et le deal est tombé à l'eau.

    Profitant de l'immense réseau de son représentant, Bruno Genesio a finalement signé au Beijing Guoan. Une aventure qui s'est achevée le 6 janvier dernier. Depuis, il était la priorité de Montpellier pour prendre la suite de Michel Der Zakarian l'été prochain. Il en avait même discuté avec le directeur sportif Bruno Carotti. Le timing, la région et la possibilité d'obtenir un contrat long l'intéressaient. Alors qu'il clamait son « envie de faire un break », Rennes a réussi à le convaincre de replonger dès maintenant, deux mois après la fin de son expérience chinoise.



    Une drôle d'expérience en Chine





    Pas fermé à une destination exotique, Bruno Genesio a découvert en Chine un autre football et une autre vie. Deux choses totalement bouleversées par la crise sanitaire liée au coronavirus. Le technicien de 54 ans a notamment dirigé son équipe depuis la France par visioconférence pendant plusieurs semaines. Le Championnat chinois et la Ligue des champions se sont déroulés dans une bulle sanitaire : pendant quasiment six mois, il a été coupé du monde. « Vivre si longtemps en autarcie, c'est une drôle d'épreuve, surtout familialement, confiait-il dans nos colonnes le 7 janvier. Je me suis rendu compte à quel point l'éloignement est un manque. J'avais besoin d'être là pour mes enfants. Cela a été très dur pour eux aussi. »

    Sportivement, il a connu des réussites avec le Beijing Guoan où il s'est notamment appuyé sur Cédric Bakambu. Vice-champion 2019 derrière le Guangzhou Evergrande avec 70 points (record du club), il a terminé troisième la saison suivante. Il a aussi atteint les quarts de finale de la Ligue des champions 2020 où il a été éliminé par le futur champion, Ulsan Hyundai (0-2). « Tout ce que je découvre m'a ouvert l'esprit sur bien d'autres choses, sur bien plus que le foot, nous expliquait-il fin octobre. J'ai appris sur moi-même. Je ne serai plus le même quand je rentrerai. » Il va pouvoir le prouver plus rapidement qu'il ne le pensait.



    publié le 2 mars 2021 à 17h59mis à jour le 2 mars 2021 à 19h02

    L'Equipe

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    Lucas Paqueta (OL) : « Je voulais lutter contre les costauds »






    Le milieu de l'OL Lucas Paqueta, attendu comme un leader technique, explique son goût pour les duels et le combat, qu'il porte en lui depuis son enfance au Brésil avant le choc de dimanche soir entre l'OL et l'OM (21 heures).



    Hugo Guillemet, à Lyon mis à jour le 27 février 2021 à 20h14




    Il a profité d'un week-end de libre, la semaine dernière, pour visiter Paris et voir la tour Eiffel. Lucas Paqueta - appelez-le « Paqueta » tout court - n'a pas encore découvert Lyon, « il faisait trop froid », et la situation sanitaire ne lui a toujours pas permis de voir la ville du club qu'il a rejoint à la fin du mercato estival, à l'automne. Il aura le temps de le faire, car il compte bien durer à l'OL.

    Enfin serein après un passage compliqué à l'AC Milan, où le directeur sportif rhodanien Juninho est allé le chercher pour un peu plus de 20 M€, le milieu brésilien de 23 ans semble débarrassé de son statut de crack qui lui pesait sur les épaules. La Ligue 1 n'a pas découvert qu'un meneur technique : Paqueta est aussi un leader dans le combat, il le revendique. Avec déjà quelques mots de français, qu'il comprend, et avec l'aide d'Isabelle Dias, qui s'occupe de lui depuis son arrivée, l'international auriverde s'est longuement confié sur ses premiers mois réussis en France.




    « On vous a beaucoup vu évoluer en numéro 8, mais aussi en 6 et, à Brest, en 10. Quel est le vrai poste de Paqueta ?



    Le vrai poste, c'est sur le terrain (Rires.) Non, sincèrement, je me sens bien
    dans toutes les positions au milieu, puisque aujourd'hui j'ai la confiance du coach Rudi (Garcia) et de mes coéquipiers. Ce que je veux, c'est défendre, attaquer, défendre, attaquer, défendre, attaquer...




    À votre arrivée, on pensait que vous alliez surtout attaquer : on avait l'image d'un numéro 10, dribbleur, technique... Donc en fait, vous êtes un box-to-box ?



    Oui ! Là où j'ai été formé, à Flamengo, il faut démontrer une très grande volonté sur le terrain, c'est dans la culture du club. On m'a appris cette exigence, en me demandant beaucoup d'efforts là-bas. Et ça donne un peu ce que je suis aujourd'hui. Le style Paqueta, c'est un mélange de combat pour récupérer le ballon et de joie pour jouer avec.




    Vous avez donc acquis ce goût du combat au centre de formation ?



    Non, pas tout à fait. Dans ma vie, j'ai toujours été quelqu'un qui aimait vaincre, tout le temps. Donc je pense que j'avais déjà cette volonté de guerrier en moi. De toute façon, ça ne peut pas s'acquérir. La culture de Flamengo m'a simplement aidé à le développer. Et c'est ce que j'essaye d'apporter à l'OL. Quand j'étais enfant, ma mère me disait toujours qu'il fallait que j'apprenne à perdre. Et moi, je lui répondais : "Maman, je veux bien apprendre à perdre, mais sans perdre !'' La défaite m'apporte un trop gros sentiment de tristesse. Avec mon frère (Matheus, de deux ans son aîné), quand on jouait pieds nus, dans la rue ou sur la plage, on s'interdisait de perdre.

    « Mes modèles ? C'était Kaka et Zico. Parce qu'ils ont connu les mêmes difficultés que moi à l'adolescence, ils étaient petits, maigres »





    Personne n'a donc jamais battu les frères de l'île de Paqueta ? (*)



    (Il rit.) Franchement, je pense pouvoir vous dire sans mentir que non, personne n'a jamais gagné contre les deux frères de Paqueta, sur le sable ou sur le terrain. Même enfants, on donnait absolument tout et on est toujours sortis vainqueurs sur notre île.

    (*) Lucas Tolentino Coelho de Lima est né et a grandi sur l'île de Paqueta, située dans la baie de Rio de Janeiro. Il tire son nom de cette petite île peuplé d'environ 3 000 habitants.



    Que mettait-on en avant dans votre jeu à l'époque ? Ce goût du combat, ou votre technique ?



    Ça dépendait, parce que mon jeu était déjà un ensemble de plusieurs choses. Je me disputais beaucoup avec mon père à ce sujet, car il me disait que j'avais les caractéristiques d'un numéro 10. Mais moi, même si j'étais tout petit, que je faisais deux têtes de moins que les autres, je voulais aller au combat, je voulais lutter contre les costauds.



    Vos modèles étaient des milieux travailleurs ?



    Non, plutôt des 10, car c'était Kaka et Zico. Et parce qu'ils ont connu les mêmes difficultés que moi à l'adolescence, ils étaient petits, maigres. Ils manquaient de force, de taille, ils ont tardé à grandir. Moi, c'était pareil, j'ai suivi le même traitement que Zico (*) et j'ai grandi tardivement.

    (*) Il ne mesurait que 1,53 m à 15 ans (1,80 m aujourd'hui). Flamengo a alors fait suivre au joueur le Projeto Soma, un programme de renforcement physique et nutritionnel déjà utilisé sur Zico dans le passé.


    Connaissez-vous votre classement aux notes de notre journal ?



    Oui, je regarde chaque semaine. Je crois bien que je suis premier (Rires.) 6,25/10, c'est ça ?


    Raté, 6,21...


    (Rires.) Je suis venu pour donner le meilleur de moi-même, de toute façon. Je crois que je me suis plutôt bien adapté à l'OL et à la Ligue 1 puisque je me sens bien sur le terrain et bien avec tout le monde ici au club.



    Il faut relativiser cette moyenne, due en partie à vos performances avant Noël. Car depuis les Fêtes, on vous voit moins rayonnant.



    Je pense que mes adversaires ont bien compris ma façon de jouer, ils se sont adaptés et c'est donc plus difficile pour moi aujourd'hui, je suis mieux pris, je sens que le marquage sur moi a évolué. Ils me connaissent ! C'est à moi de trouver des solutions pour m'adapter et ainsi permettre à l'OL de continuer à avancer.


    L'OL joue moins bien car Paqueta est moins bien ? Ou bien est-ce parce que l'OL joue moins bien que l'on voit moins Paqueta ?



    C'est une question compliquée, mais je pense avoir compris (Sourire.) C'est vrai que quand je suis à mon meilleur niveau ça aide l'équipe à atteindre le sien. J'ai cette responsabilité pour qu'on joue bien. Mais il y a aussi d'autres joueurs dans ma zone qui m'aident beaucoup quand je suis moins en forme comme Léo (Dubois), Thiago (Mendes), Memphis (Depay) ou Houssem (Aouar). De toute façon, on doit tous s'entraider afin de compenser quand l'un d'entre nous est moins bien afin que l'équipe continue de performer. Ça vaut pour moi, pour Memphis...

    « À Milan, je m'étais mis beaucoup de pression. Trop, même. Donc en arrivant ici, à Lyon, je me suis dit que je ne m'en mettrai pas »





    Avec 3 buts lors des 4 derniers matches, vous le suppléez comme buteur... C'était une pression de Rudi Garcia, qui voulait vous voir marquer plus ?



    Non, ce n'est pas vraiment une pression du coach... Ni même une pression tout court. Vous savez, à Milan, je m'étais mis beaucoup de pression. Trop, même. Donc en arrivant ici, à Lyon, je me suis dit que je ne m'en mettrais pas. Que je donnerais le meilleur de moi-même tout simplement. Si les buts viennent, tant mieux. Aujourd'hui, ils sont là, c'est bien.


    Cette pression était liée à votre étiquette de "crack", que vous n'avez plus aujourd'hui ?



    Non, je connaissais ma responsabilité, je savais pourquoi j'étais là-bas... Parfois, les choses dans le football ne se passent pas comme elles le devraient. On s'imagine des choses, on se met une pression... C'est inexplicable, parfois il n'y a pas de motif à un échec. Même si mon expérience à Milan n'a pas été extraordinaire, du moins pas celle que certains attendaient, elle m'a beaucoup servi. Car je suis aujourd'hui un meilleur joueur. Je suis un Paqueta différent, un Paqueta plus fort, un Paqueta qui a retrouvé l'essence de ce qu'il était au Flamengo. La pression existe encore, elle existera toujours, mais elle ne vient plus de moi.

    »
    Votre compatriote Bruno Guimaraes a connu une trajectoire un peu similaire à l'OL : des débuts extraordinaires, puis un creux. En parlez-vous tous les deux ?



    Je ne pense pas qu'on puisse parler de hauts et de bas nous concernant... On peut dire qu'il y a eu des très bonnes phases, et d'autres plus normales. Mais il n'y en a pas eu de mauvaises. On discute beaucoup avec Bruno, on s'aide car on s'apprécie énormément. Bruno est un grand joueur, on est heureux tous les deux. En tout cas, moi, je suis heureux quand je suis sur le terrain avec lui.

    « Sans Juninho ? Non, je ne serais pas venu à Lyon. Aujourd'hui, quand je joue, je veux le récompenser de la confiance qu'il a placée en moi »





    Il y a aussi Juninho à l'OL. Auriez-vous signé ici s'il n'était pas là ?


    Non. Lui a d'abord été très sincère avec moi quand il m'a appelé : il savait la période que je traversais à Milan. Mais surtout, il me connaissait avant Milan. Il savait exactement qui j'étais. Il savait que je pouvais redevenir ce joueur comme à Flamengo, un guerrier qui se bat pour l'équipe. Aujourd'hui, quand je joue, je veux récompenser Juninho de la confiance qu'il a placée en moi.




    Saviez-vous qu'il avait parlé de vous à l'OL en 2017 ?



    Oui, je le sais (Sourire.) Mon agent m'en a parlé. J'étais heureux d'apprendre que, déjà en 2017, il m'avait repéré. Mais bon, les discussions avaient avancé avec d'autres clubs...



    Vous étiez trop cher, aussi.


    Oui, peut-être ! (Rires.)


    Vous avez cette volonté de satisfaire aux exigences de Juninho. À l'AC Milan, c'était pareil avec Leonardo, qui vous avait fait venir. Avez-vous besoin d'un mentor pour jouer en confiance ?



    Je ne sais pas si j'en ai besoin. À Milan, je suis arrivé dans un nouveau pays, sur un nouveau continent, c'était une langue différente. Leonardo m'a beaucoup aidé, accompagné. Pendant une demi-saison avec lui, ça s'est bien passé pour moi. On peut dire qu'il était mon mentor, oui. Mais ensuite, il est parti à Paris. À ce moment-là, je me suis senti un peu seul, pas encore parfaitement adapté à la culture, au club. Mais cette expérience m'a aidé : j'ai beaucoup grandi comme joueur et comme homme. Ici, à Lyon, c'est vrai que Juninho me transmet de la confiance et vous voyez un Paqueta prêt, adapté à ses coéquipiers, identifié au club. Mais tout cela, je le dois donc aussi à Milan et à Leonardo, que je veux remercier. Il m'a aidé et grâce à lui je suis devenu quelqu'un capable d'affronter les difficultés.



    Vous a-t-il écrit quand vous avez signé à l'OL ?



    Oui. Il m'a souhaité la bienvenue en France, et bonne chance.

    « Je compte bien m'inscrire dans la durée à Lyon. Ici, je suis redevenu qui je suis vraiment »





    Quelle image aviez-vous de Lyon avant d'arriver ?



    Celle du Brésil, donc très positive. Là-bas, on dit que c'est un club qui accueille très bien les Brésiliens. Juninho, comme d'autres, a marqué l'histoire de l'OL. C'est un club de Brésiliens, je suis vraiment heureux d'être ici et je veux à mon tour marquer l'histoire de mon empreinte.



    Vous vous dîtes que c'est un passage, et qu'il faudra un jour rejoindre à nouveau un très grand club européen ?



    Non, je suis très heureux ici et je compte bien m'inscrire dans la durée. Ici, je suis redevenu qui je suis vraiment et j'ai retrouvé ma confiance. Je veux faire un grand Championnat et je veux surtout porter ce maillot de l'OL en Ligue des champions. Avec des supporters : j'ai vraiment hâte de les découvrir dans le stade et de communier avec eux.


    Votre célébration de but les a déjà beaucoup marqués. Quelle est cette danse ?



    J'adore danser, j'ai toujours aimé ça. Cette célébration, c'est ma marque, j'ai toujours fait ça. C'est un pas de funk. J'aime beaucoup la funk. Après la publication d'une vidéo où on dansait avec Jean Lucas, j'ai découvert sur les réseaux sociaux que les Lyonnais aimaient aussi beaucoup ce genre de musique. Je ne l'ai pas fait exprès, je ne le savais pas, personne ne m'en avait parlé. Mais tant mieux ! »



    publié le 27 février 2021 à 18h00mis à jour le 27 février 2021 à 20h14

    L'Equipe

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    OL: PAQUETA EXPLIQUE SON ÉCHEC À MILAN ET REMERCIE LEONARDO




    RR


    Le 27/02/2021 à 19:44

    Brillant depuis le début de la saison, Lucas Paqueta prouve que Lyon a eu raison de miser 20 millions d'euros sur lui malgré ses difficultés rencontrées à l'AC Milan. Dans une interview à L'Equipe, le milieu brésilien explique pourquoi il n'a pas réussi à se faire une place en Italie et remercie Juninho de lui avoir fait confiance.

    Son arrivée ressemblait à un pari. Une idée séduisante mais quelque peu osée vu les 20 millions d’euros investis et son passage mitigé à l’AC Milan. Cinq mois après sa signature, son bilan est plus que positif. Par sa science du jeu, son aisance technique, sa précision de passe et sa faculté à bien faire jouer son équipe, Lucas Paqueta est rapidement devenu incontournable à l’OL.

    Dans un secteur où la concurrence est forte, le milieu brésilien de 23 ans se régale dans le Rhône. Et prouve que les dirigeants lyonnais ont eu raison de lui faire confiance. "Vous savez, à Milan, je m'étais mis beaucoup de pression. Trop, même. Donc en arrivant ici, à Lyon, je me suis dit que je ne m'en mettrai pas. Que je donnerai le meilleur de moi-même tout simplement", raconte-t-il dans un long entretien donné à L’Equipe.


    "Juninho savait exactement qui j'étais"



    Ses difficultés rencontrées en Italie s’expliqueraient donc par cette pression et un statut de grand espoir pas si simple à assumer. "Parfois, les choses dans le football ne se passent pas comme elles le devraient. On s'imagine des choses, on se met une pression... C'est inexplicable, parfois il n'y a pas de motif à un échec. Même si mon expérience à Milan n'a pas été extraordinaire, du moins pas celle que certains attendaient, elle m'a beaucoup servi. Car je suis aujourd'hui un meilleur joueur. Je suis un Paqueta différent, un Paqueta plus fort, un Paqueta qui a retrouvé l'essence de ce qu'il était au Flamengo", explique-t-il.

    Après des débuts prometteurs sous les ordres de Gennaro Gattuso, Paqueta était retourné dans l’ombre, ne parvenant pas à convaincre Marco Giampaolo et Stefano Pioli. A Lyon, actuel troisième de Ligue 1, c’est le discours du directeur sportif Juninho qui l’a séduit. Sans lui, il n’aurait pas rejoint les Gones.

    "Lui a d'abord été très sincère avec moi quand il m'a appelé : il savait la période que je traversais à Milan. Mais surtout, il me connaissait avant Milan. Il savait exactement qui j'étais. Il savait que je pouvais redevenir ce joueur comme à Flamengo, un guerrier qui se bat pour l'équipe. Aujourd'hui, quand je joue, je veux récompenser Juninho de la confiance qu'il a placée en moi", affirme Paqueta, également reconnaissant envers Leonardo, qui avait insisté pour le faire venir à Milan en 2019.

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    "Leonardo m'a beaucoup aidé, accompagné. Pendant une demi-saison avec lui, ça s'est bien passé pour moi. On peut dire qu'il était mon mentor, oui. Mais ensuite, il est parti à Paris. À ce moment-là, je me suis senti un peu seul, pas encore parfaitement adapté à la culture, au club", souligne Paqueta. Auteur de quatre buts cette saison en Ligue 1, il sera à nouveau très attendu dimanche pour le choc de la 27e journée contre l'OM (21h) au Vélodrome.

    RMC sports

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