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  • Ah, sutpidité quand tu nous tiens...

    Excusez du doublon au cas ou quelqu'un l'aurait aussi mentionné.

    Article extrait de Le Figaro:


    Les ralliements à George Weah se multiplient au Liberia

    AFRIQUE Arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, l'ex-footballeur sera opposé à Frances Johnson Sirleaf pour le second tour qui se tiendra dans deux semaines.

    Tanguy Berthemet
    [26 octobre 2005]

    A MONROVIA, les résultats de l'élection présidentielle ne devraient pas vraiment surprendre. Les chiffres qui devraient être publiés ce matin sont en fait connus depuis plus de cinq jours. George Weah, qui a obtenu 28,3% des voix, sort en tête de ce premier tour suivi d'Ellen Johnson-Sirleaf créditée de 19,8%. Seulement la Commission nationale électorale (NEC) a préféré attendre ce matin pour rendre un verdict définitif. «Nous avons reçu des plaintes. Nous ne pouvions pas publier avant d'avoir enquêté», explique Frances Johnson Morris, présidente de la Nec. Une prudence salutaire. Le vote se doit d'être incontestable dans ce pays qui peine à oublier quatorze années de guerre civile et où toute contestation peut offrir l'occasion de la rallumer.


    Reste que les supporters de l'ex-star du football et de la «Dame de fer» ne sont pas embarrassés de ces scrupules pour, dès samedi, fêter la «victoire» et lancer la campagne pour le second tour prévu le 8 novembre. Le duel final promet d'être plus tendu que la campagne bon enfant qui a départagé les 22 candidats à la présidence. Fort d'une confortable avance, Weah, 39 ans, semble avoir pris l'avantage. Le discours simple et direct de «Mr George», le destin de ce gamin pauvre des rues de Monrovia devenu buteur vedette, a achevé de conquérir la jeunesse misérable de la capitale.


    Mais son passé est loin d'être sa seule arme. De meeting en meeting, le sportif s'est peu à peu forgé une âme de politique, transformant ses handicaps en avantages. «C'est vrai que je ne suis pas allé à l'école. Mais dans ma vie je suis allé à l'étranger, j'ai travaillé pour réaliser des choses que peu de gens ont su faire et j'ai gagné de l'argent honnêtement», a-t-il ainsi martelé. Le message, cent fois répété sur sa radio «King FM» ou sur sa télé «Clare TV», a fait mouche. Dégoûté d'une classe politique qui l'a conduit de dictatures en guerre civiles jusqu'à la ruine du pays, le Liberia semble prêt à accueillir cet homme jeune élevé loin du sérail.


    A cette fraîcheur, Ellen Johnson-Sirleaf a choisi d'opposer son professionnalisme. A 66 ans, elle revendique ses diplômes d'Harvard, et sa carrière à la Banque Mondiale ou aux Nations Unies. «Je veux mettre cette expérience au service du pays», explique-t-elle en insistant sur son parcours «d'activiste politique». Mais cet activisme, notamment au côté de Charles Taylor, pourrait miner aujourd'hui sa candidature. Déjà à cause de cette ancienne alliance, l'homme d'affaire Varney Sherman, cinquième lors du premier tour, a déjà apporté son soutien à Weah. Et d'autres soutiens pourraient suivre. Pour les observateurs, l'élection n'est néanmoins pas encore joué pour George Weah. «Le jeu est encore très ouvert car au delà des ralliements des uns et des autres, il a un jeu complexe de solidarité tribale qui est extrêmement difficile de prévoir», rappelle un diplomate présent au Liberia.
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