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OL VS OM: Billetterie...

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  • OL VS OM: Billetterie...

    Lobby, clans, amicales, parrainages...

    Qui roule pour qui ?

    Les vedettes de l'écran savent bien que tous les réseaux ne sont pas hertziens... Voici les plus puissants d'entre eux, ceux dont il vaut mieux avoir l'appui pour rester en haut de l'affiche.

    LES PARRAINS HAUT PLACÉS
    En 2005, l'émission de Marc-Olivier Fogiel, « On ne peut pas plaire à tout le monde », est menacée - déjà - de disparaître. Fort opportunément, plusieurs hommes politiques prennent des nouvelles du « formidable Marco » auprès des patrons de la télé publique. Fogiel conteste que l'émission doive sa survie momentanée à ces manifestations de soutien. De là à prétendre qu'elles lui ont nui... La plupart des stars de l'écran savent que l'affichage d'un copinage fort peut s'avérer bien utile. Quand Jean-Pierre Raffarin, alorsPremier ministre, indique aux dirigeants de TF1 qu'il s'inviterait bien au 20-heures de TF1, ces derniers, qui font alors des misères à Claire Chazal, reçoivent le message cinq sur cinq. Aujourd'hui, à France Télévisions, nul n'ignore que Daniela Lumbroso est amie avec Michèle Alliot-Marie, et que son mari, Eric Ghebali, a de solides accointances à gauche et le coup de fil facile, mais pourtant cette rentrée, l'animatrice est nettement moins en cour auprès de l'équipe Carolis « très UMP ». Car l'appel aux parrainages haut placés ne marche pas à tous les coups. Karl Zéro a fait donner Fabius et Sarko pour sauver « le Vrai Journal ». Il n'y a gagné qu'un sursis d'un an. Le réseau rassure la vedette soumise aux aléas de l'audience. Mais le réseau ne résout pas tout. Et surtout n'explique pas tout. Ainsi Harry Roselmack fait partie du Club Averroès, un cercle militant pour la promotion des minorités dans les médias, en théorie apolitique, mais créé par Amirouche Laïdi, un élu de l'UMP, proche de Sarkozy. C'est donc avec la bénédiction du ministre de l'Intérieur, que TF1 a décidé de faire un exemple d'intégration en embauchant le journaliste antillais. Pour autant, l'indépendance politique de Harry Roselmack, tout à fait décomplexé sur l'utilité des réseaux, semble totale.

    LES RÉSEAUX POLITIQUES
    Ils sont indispensables, surtout pour les responsables des chaînes et les producteurs. Chez France Télévisions, la méthode de nomination du président (élu par le Conseil supérieur de l'Audiovisuel, mais avec le feu vert officieux du gouvernement) conduit ce dernier à utiliser ses chaînes pour récompenser ceux qui ont contribué à le faire élire. Puis pour préparer sa campagne de réélection. Comme le président est en principe malin, il tente en prime de se garantir en cas d'alternance, en faisant travailler aussi des producteurs liés à l'opposition ! Marc Tessier, le prédécesseur de Patrick deCarolis (biographe de Bernadette Chirac), avait fait l'admiration des connaisseurs par son talent à distribuer des contrats à des gens utiles, ou supposés tels : le producteur Dominique Ambiel, ancien conseiller de Raffarin, a pu travailler sur France 3 dès qu'il a quitté Matignon. La productrice Dominique Cantien, compagne de Philippe Douste-Blazy, a toujours été bien servie par France 2, malgré des audiences très moyennes. Les réseaux politiques existent évidemment aussi sur les chaînes privées, parce que les entreprises de l'audiovisuel ont toujours des services à demander au pouvoir. Et vice versa. Chez TF1, la plupart des dirigeants en pincent pour Nicolas Sarkozy - grand ami du principal actionnaire Martin Bouygues. Anne Barrère (épouse du directeur de l'information Robert Nahmias) produit l'émission littéraire de PPDA, et conseille Bernadette Chirac pour sa communication. Les responsables de M6 ont aussi un tropisme de droite : le président Nicolas deTavernost a été formé par Jérôme Monod, l'éminence grise de Chirac.

    LES AMICALES
    Certaines montent en puissance comme le club informel des « anciens de La Cinq », qui règne aujourd'hui sur France Télévisions (Patrick de Carolis, le président, et Patrice Du-hamel, son directeur général, en sont les étendards). Les anciens d'écoles de commerce, comme HEC, sont eux aussi en pleine ascension autour de Rodolphe Belmer (directeur de Canal+), Jean-Baptiste Jouy (directeur des programmes de France 2) ou à M6 (Alexis de Gemini, Régis Ravanas, Emmanuel Chain...).

    LE CLAN ARDISSON
    Toujours très puissant et porté par ses succès à la scène comme à l'écran (Ruquier, Beigbeder, Baffie, Taddeï, Corti,...). Va-t-il se maintenir sur Canal+ ? En revanche, le clan Bourges est en baisse : le petit milieu a cessé de croire - temporairement - dans les chances d'élection du consultant Pascal Josèphe (l'héritier de la « méthode Bourges ») à la tête de France Télévisions.

    LA PLANÈTE « GAY-FRIENDLY »
    Elle fait beaucoup fantasmer ces derniers temps dans l'audiovisuel. Dans cette mouvance, on n'est pas forcément « homo ». Il semble « cool » en tout cas d'en faire partie ! Tous les groupes de médias ont pris une participation dans le capital de la chaîne Pink TV, sur laquelle on a pu voir Frédéric Mitterrand, Bruno Masure ou Claire Chazal. Certains paranos ont cru que sous l'ère Tessier il fallait être gay pour réussir à France Télévisions. On pourrait pourtant citer un célèbre producteur, certifié gay, qui travaille bien plus avec l'équipe Carolis qu'avec ses prédécesseurs !

    LE « LOBBY » FRANC-MAÇON
    Réel mais sans doute exagéré comme le précédent. Suffit-il d'être maçon pour séduire Patrick Le Lay - qui n'a jamais caché son appartenance ? Non, évidemment. Certains continuent pourtant à utiliser ces grosses ficelles, à TF1 ou ailleurs. Ainsi ce producteur de documentaires qui avait proposé un deal à Marc Tessier : en échange d'une commande, il promettait de mobiliser ses frères au sein du CSA pour lui assurer sa réélection à la tête de France Télévisions !



    Ainsi la téloche française est de gauche ?! ... :mdr:
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