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Le topic des Cahiers du Football

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  • Olimas
    a répondu

    Toujours plus de spectacle en L1 : Bordeaux propose une représentation théâtrale de La Marche de l’Empereur avant les matches.

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  • Ryback
    a répondu
    Et hop ! Une tit' mise à jour ! ::D


    Le ski hors piste sans bâtons et sans skis, c'est trop fun, mais c'est très technique.


    Afin de combler son déficit d'image par rapport à Coupet, les conseillers de Barthez lui ont demandé de faire des trucs dingues, comme sourire ou faire des clins d'œil à la caméra.


    Après plusieurs mois passés à mûrir dans son cocon de plâtre, le Chevanton est fin prêt pour la cueillette.


    Progrès de la discipline au PSG : désormais, les joueurs se tirent eux-mêmes les oreilles après les matches.


    Pas terrible, le faire-part de décès du foot français.


    Toujours plus de spectacle en L1 : Bordeaux propose une représentation théâtrale de La Marche de l’Empereur avant les matches.


    Quand un Rennais est content, il hurle sa joie à la face du monde.


    Charles Itandle a sa méthode bien à lui pour avoir les gants qui collent.


    Ce supporter se faisait une joie de voir jouer Marseille, mais les mises en examen du procès des comptes de l'OM ont décimé le Vélodrome.


    Ikéa Marseille
    "Anigo sur le banc?" (F365). Qu'il apprenne d'abord à se servir correctement de son bureau et après on verra.

    pipeau le hobby
    Gérard Houllier (L'Équipe): "Il y a des choses plus importantes dans la vie que le foot". Un bon PSG-OM, par exemple.

    forçat Italia
    Silvio Berlusconi (L'Équipe): "Gattuso a atteint une grande maturité technique". C'est ça, et Umberto Bossi possède un sens aigu de la démocratie?

    Inter Paul
    "Le Guen retrouvera chez les Rangers des joueurs connus du championnat de France comme Pierre-Fanfan" (F365). Les organisations internationales de lutte contre la criminalité se félicitent de cette première arrestation.

    match à haut risque
    "Robert Louis-Dreyfus défend sa gestion de l'OM" (Le Monde). Il serait plus prudent d'envoyer l'équipe réserve.

    chauffard away
    Cédric Carrasso (om.net): "Avec l’engagement que l’on a montré ce soir, l’OM peut renverser n’importe qui". Tu crois que Civelli récupèrera son permis?

    chikungunya
    "PSG : réunionnite aiguë" (L'Équipe). Voilà qui explique les mouvements de Landrin.

    vessies et lanternes
    "En Martinique, Sarkozy joue la discrétion" (L'Humanité). C'est ça, et le PSG joue à une touche de balle?

    renvoi aux six mètres
    Jean-Michel Aulas (lequipe.fr): "Ce match contre Milan aurait dû avoir lieu l'année dernière en demi-finale, sans cet incident de jeu contre Eindhoven en quart de finale". Un jour, il faudra arrêter d'accabler Govou.

    Bernard-l'ermite Mendy
    "Un crustacé hirsute sorti des profondeurs" (Nouvel Observateur). Fausse alerte, c'est juste une coquille vide.

    qui ne saute pas?
    Guus Hiddink (lequipe.fr): "Nous avons été éliminés par une équipe qui n'a pas la reconnaissance internationale qu'elle mérite". Toi aussi tu as déjà oublié son nom, hein?

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  • Xabi
    a répondu
    Envoyé par papaddy
    bisque ::) ::
    merci!!!

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  • papaddy
    a répondu

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  • Xabi
    a répondu
    Envoyé par papaddy
    Au saumon, mes préférées !
    tu pourrais mettre les deux derniers diapos en ligne stp papaddy??

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  • papaddy
    a répondu
    Au saumon, mes préférées !
    jour de glaire
    Jean-Michel Aulas (AFP): "Enfin on a lavé quelque chose qu'on avait au fond de la gorge avec le PSV". Plus de remontées acides, promis?
    les souffrances du jeune Werder
    "Cambriolage à la FFF" (L'Équipe). Micoud ferait n’importe quoi pour mettre son nom dans les 23.
    happy days
    Arsène Wenger (F365): "Les gens critiquaient [Michel Platini] toujours un peu jusqu’à la fin de sa carrière et après tout le monde disait que c’était un joueur formidable". Et puis on allait manger du gâteau au chocolat en regardant Goldorak.

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  • Xabi
    a répondu
    est ce que qulqun pourrait mettre les deux dernier daipos en ligen j'arrive pas à les voir depuis leur site!
    thxs

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  • invité
    Invité a répondu
    maison Klose
    "Effenberg se paie Klinsmann" (lequipe.fr). Décidément, la Mannschaft, c'est toujours le bordel.

    farce et attrape
    Rudi Roussillon (lequipe.fr): "Maintenant, il est hors de question de ne pas prendre de points, ça ne me plairait pas, je leur ai dit avec ma casquette de président". Et ça a marché?

    terrassement
    Tiago (lequipe.fr): "On veut éviter Barcelone, qui me paraît au-dessus de tout le monde en ce moment". Malheureusement, vous n'échapperez pas au PSG, qui est en-dessous de tout en ce moment.

    pointure
    Édouard Cissé (But! Paris): "En match, il existe des périodes où j'ai des coups de pompe". Comment expliquer que les spectateurs ont tout le temps envie de t'en donner?

    antithèseÉdouard Cissé (But! Paris): "À Paris, accomplir des bons matches ne sert à rien si la victoire n'est pas au bout". Et si vous commenciez à en faire, des bons matches, juste pour voir si ta théorie tient le coup?

    vil pingre
    Jean-Michel Aulas (OLTV): "Si [Juninho] avait des jeunes enfants garçons, on leur ferait signer un contrat à vie". Mais avec une période d'essai de deux ans.

    jour de glaire

    Jean-Michel Aulas (AFP): "Enfin on a lavé quelque chose qu'on avait au fond de la gorge avec le PSV". Plus de remontées acides, promis?

    triviale poursuite
    Frédéric thiriez (L'Équipe): "Ça m'en touche une sans bouger l'autre". Communication avec José Anigo: chaque jour, la recherche progresse.

    objectifs trop ciblés
    "Metz loupe le coche" (sport.fr). Qu'ils s'entraînent sur le président d'abord, il est moins mobile.

    chambre d'hôte
    Martina Hingis (L'Équipe): "Je viens à Paris pour gagner". C'est bon, arrêtez un peu les vannes, maintenant.

    petit-suicidé"Metz abat son joker" (lefigaro.fr).Qu'ils ne viennent pas se plaindre s'ils descendent en L2 après.

    les souffrances du jeune Werder
    "Cambriolage à la FFF" (L'Équipe). Micoud ferait n’importe quoi pour mettre son nom dans les 23.

    dans le vice versa
    Modeste M’Bami (L'Équipe): "Bon de sortie, ça ne veut rien dire". Mauvais d’entrée, en revanche, on comprend tout de suite.

    mille excuses
    "AS Rome : Super Pippo en renfort?" Pape Diouf quitte l'OM?

    marmiton
    "Moretti s’est fait voler la recette du match contre Lyon" (L'Équipe). Tant pis, la voici: alors vous mettez Juninho et le ballon à 63 mètres, et Porato dans les buts…

    la plaie des coupables
    "Trois supporters du Paris-SG ont été condamnés pour racisme par le tribunal correctionnel de Paris (...) Pendant leur procès, ils ont plaidé l'ignorance et le suivisme." (lequipe.fr)

    happy days
    Arsène Wenger (F365): "Les gens critiquaient [Michel Platini] toujours un peu jusqu’à la fin de sa carrière et après tout le monde disait que c’était un joueur formidable". Et puis on allait manger du gâteau au chocolat en regardant Goldorak.

    1, 2, 3, soleil
    Modeste M'Bami (L'Équipe): "Personne ne bouge sur le terrain". Arrête de te retourner.

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  • Philou
    a répondu
    Envoyé par Ryback
    Tu vois que j'y bosse de temps en temps...

    Ca va poto ?
    Ca va Formidablement bien en cet Apres-midi ensoleillé2 mars
    ::D

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  • Ryback
    a répondu
    Envoyé par Philou
    osana au plus haut des cieux! loué soit le seigneur! mazeltoff! ryback a mis a jour son topic-ding-
    Tu vois que j'y bosse de temps en temps...

    Ca va poto ?

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  • Philou
    a répondu
    osana au plus haut des cieux! loué soit le seigneur! mazeltoff! ryback a mis a jour son topic-ding-

    sinon je suis pour la cretaion d'un pedret'thon, histoire de soutenir jordy

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  • Alcatel
    a répondu
    Jurisprudence Edmilson, comme disent les Cahiers: à Lyon, on fait une première année moyenne, et la seconde on déchire tout.

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  • cleymor
    a répondu
    oula on touche pas à mon Tiago !

    la classe ce type ::

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  • Ryback
    a répondu
    Envoyé par Alcatel
    Je le répète: magie de OL Formation, l'an prochain Pedretti sera meilleur que Tiago :: (et rejoindra son coéquipier Toulalan en Equipe de France).
    Tu me sembles très sûr de toi... mask
    "plus fort que Tiago"... c'est un peu exagéré, non ?

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  • Alcatel
    a répondu
    Je le répète: magie de OL Formation, l'an prochain Pedretti sera meilleur que Tiago :: (et rejoindra son coéquipier Toulalan en Equipe de France).

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  • Ryback
    a répondu
    Envoyé par Jonilson
    Ils en ont pas marre de casser Pedretti...
    Ca passera quand il jouera +... et mieux... ;))

    (Ce qui ne devrait pas tarder à arriver étant donné qu'il évolue de match en match... :: )

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  • Jonilson
    a répondu
    Ils en ont pas marre de casser Pedretti...

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  • Ryback
    a répondu

    Découvrant la L1 du haut des tribunes, Laszlo Bölöni ne peut réfréner une grimace de dégoût.


    Prestance, charisme et assurance: le conseiller en communication gestuelle du PSG a fait du bon boulot avec Blayau.


    Document: Benoît Pedretti serait encore en activité en tant que footballeur.


    Cet homme est-il :
    1. Bernard Tapie témoignant incognito lors d'un énième procès?
    2. Le mystérieux chef de LO haranguant des supporters pour dénoncer le football, opium du peuple?
    3. Le chanteur Alain Barrière mettant le feu au Stade de la Route-de-Lorient?


    Dans le remake de "La Soupe aux Choux", comme dans l'original, un gentil extraterrestre débarque dans un bled paumé du fin fond de la France.


    persiffle dans les oreilles
    Cédric Carrasso (L'Équipe): C’est (…) comme si on avait gagné un trophée". La tête de Blayau, ça vous va?

    pointes à pitres
    Pierre Blayau (AFP): "Je présente mes excuses solennelles au public du Parc des Princes". Alors lui, c'est Landrin. Et puis lui, c'est Kalou.

    culs bénis
    "Coupe du monde 2006 : Le séminaire est ouvert". (lequipe.fr). La Seleçao est déjà arrivée?

    soins palliatifs
    Albert Emon (lequipe.fr): "J'ai surtout pensé au jeu". Oh oui, le pauvre... Tu as des nouvelles?

    le bonjour d'Alfred
    Philippe Doucet (C+): "Hier soir, au Parc, c'était Ionesco, c'était Ubu Roi". Et ta palette, c'est du Van Gogh?

    souvenirs de guère
    José Delfim (L'Équipe): "Il y avait les jeunes de CFA 2 et nous, les plus anciens". Oh, les jeunes de CFA2, ils ont sans doute joué plus que toi depuis trois ans.

    révolte du poilu
    Frédéric Thiriez (lequipe.fr): "Les amoureux du football en ont assez du spectacle lamentable qu'offrent deux de nos principaux clubs. Cela doit cesser". Bon, en même temps, ce n'est qu'un 0-0 de plus.

    treize ans de malheur
    Guy Cazadamont (omnet.fr): "Je ne suis jamais venu au Parc des Princes faire une commission de sécurité". Oui, en fait t'étais à Béthune dans le bureau de Mellick, on sait.

    rêve éventé
    Frédéric Thiriez (lequipe.fr): "J'espère que la raison l'emportera". Non, ce sera encore Lyon.

    métempsycose
    Pape Diouf (F365): "Nous préférerions perdre un match et les trois points plutôt que notre âme". De toute façon, votre âme va certainement être transférée à Chelsea en fin de saison.

    cocktail
    Pape Diouf (AFP): "Cette inconscience le dispute à l'incohérence avec un soupçon d'incompétence et un zeste de provocation". Ça manque un peu de citron, non?

    temps mort
    Guy Lacombe (F365): "Ce PSG-OM est un véritable match de Coupe d’Europe à l’ancienne". Celle où le football français perdait toujours à la fin?

    franc-maçon
    Florentino Perez (lequipe.fr): "J'ai agi comme un père qui donne ce qu'il y a de mieux à ses enfants et les enduit en erreur".

    mimétisme
    "Domenech veut 'dépasser le cadre'" (tsr.ch). Faisant ainsi preuve d'une belle solidarité avec ses attaquants.

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  • Ryback
    a répondu
    L'avis des CdF sur "l'affaire PSG-OM"...

    LE JOURNALISME SANS QUESTION

    E. M. - lundi 6 mars 2006

    Dans la position de l'entreprise lésée, Canal+ a surtout souligné ses propres contradictions, et montré l'abandon de toute forme de journalisme sur son antenne, lors de la venue de Pape Diouf et Pierre Blayau sur le plateau de Jour de Foot…

    "L'affaire" PSG-OM a une nouvelle fois souligné le ridicule des médias, Canal+ en tête, lorsqu'ils persistent à faire de cette rencontre une affiche exceptionnelle. En quoi ce match de dinosaures en voie d'extinction est-il plus un "clasico" que le Saint-Étienne-Nantes qui s'est justement retrouvé en prime time dimanche soir, suite à la reprogrammation de Paris-Marseille? Un match qui a comporté en dix minutes plus de jeu et d'occasions que l'intégralité de PSG-OM... Et qu'est-ce qui a empêché la chaîne cryptée de boycotter à son tour cette mascarade en refusant de la diffuser? Une telle décision aurait pourtant crédibilisé les déclarations scandalisées d'Alexandre Bompard, directeur des sports de la chaîne…

    Comme cette comédie n'était en soi pas suffisante, Canal+ nous a fait le plaisir d'en organiser un épisode surréaliste samedi soir lors de Jour de Foot, dont les invités furent successivement Pierre Blayau et Pape Diouf. Successivement, puisque de toute évidence, un débat direct n'a pas été possible, pour des raisons que l'on ignore puisque la chaîne cryptée n'a pas daigné les communiquer. Peut-être les deux protagonistes ne souhaitaient-ils pas que des parcelles de vérité émergent d'une confrontation. Ce simple fait suffit à démontrer le niveau d'indigence de ceux qui dirigent le football et les clubs français.



    Le pire aura été l'attitude affligeante, au point d'en être incompréhensible, de l'animateur Lionel Rosso, qui s'est contenté de poser (plusieurs fois) des questions d'ordre complètement général, qui ont amené des réponses évasives et sans intérêt, s'épargnant d'apporter la moindre contradiction ou une simple réplique à ses invités. À croire qu'il ne connaissait strictement rien du dossier… Bilan : le téléspectateur qui voulait se faire une opinion n'a strictement rien appris, et celui qui avait déjà arrêté la sienne a pu tranquillement rester sur ses positions.
    Le lendemain, sur le plateau de Téléfoot, Thierry Gilardi a eu comparativement le mérite de placer Pape Diouf devant certaines de ses contradictions. Si maintenant, TF1 donne des leçons de journalisme à Canal+…


    UN JOUR, LE RIDICULE LES TUERA

    Étienne Melvec - lundi 6 mars 2006

    Le "boycott sportif" des dirigeants marseillais a achevé de faire de l'affiche PSG-OM une mascarade sans intérêt. À force de jouer avec le feu, les deux clubs vont finir par se réduire en cendres.

    Achevée par un 0-0 que l'on peut trouver retentissant si l'on apprécie le comique burlesque, la folle semaine de l'OM et du PSG a alimenté la chronique à défaut de la légende. Dans les heures précédant ce désormais fameux PSG-OM, Pape Diouf s'est offusqué du fait que personne n'ait pris au sérieux les menaces de boycott émises quelques jours plus tôt... Il faut dire qu'en dépit des précédents, peu d'amateurs de foot pouvaient croire qu'on en arrive à une telle extrémité, pour des raisons qui sont apparues à la fois embrouillées, contradictoires et en partie masquées pour ce qui est de leurs vraies motivations. De quels intérêts cette rencontre a-t-elle été l'otage?


    Un revirement difficile à expliquer

    À partir du moment où l'OM n'avait pas contesté les conditions d'organisation du match et les dispositions de sécurité (les mêmes que celles de la saison précédente), ni la reconduction tacite du gentlemen's agreement limitant à mille les places offertes aux supporters visiteurs (accord en vigueur depuis plusieurs saisons et qui s'est appliqué au Vélodrome lors du match aller), ses dirigeants ont eu du mal à justifier leur revirement autrement que par des facteurs internes au club provençal.
    La chronologie de la semaine souligne l'intervention des groupes de supporters et leur exigence subite de places supplémentaires, ceux-ci s'étant subitement rappelés le droit (prévu par la Ligue) de porter à 2000 la capacité de la tribune "visiteurs" du Parc des Princes. Cette exigence a été encouragée par La Provence, qui a notamment souligné que la réponse de Jean-Philippe d'Hallivillée – responsable sécurité du PSG, évoquant une demande trop tardive – ne se référait à aucun point de règlement (L'Équipe, 04/03).

    Le pressing des associations de supporters s'est alors renforcé sur le staff phocéen, lequel a pu ensuite dénoncer à bon compte la vente par le PSG des places situées dans la partie supérieure de la tribune. Une démarche qui apparaît mercantile et fort peu judicieuse dans le contexte, même si les choses s'étaient également déroulée de cette façon la saison passée.


    Peur sur la ville
    En invoquant des raisons à géométrie très variable et en s'embrouillant dans le nombre de places supplémentaires demandées et accordées, le président de l'OM a trahi son propre empêtrement, les questions de sécurité n'étant manifestement pas le seul mobile. Même si Pape Diouf a agité la nécessité de protéger les supporters marseillais, son fil rouge a plutôt semblé s'enrouler autour du "respect" dû à ceux-ci, l'équipe première ne pouvant se déplacer sans eux, selon lui.

    Le dispositif ayant cependant été le même la saison passée, il en a été réduit à tenir un discours imprégné d'une dramatisation très sarkozyste sur les conditions qui se seraient aggravées, et qui auraient fait planer la menace d'un danger infiniment plus grand. L'évocation récurrente de la grave blessure d'un supporter marseillais, survenue en 2002 à la suite d'un jet de siège, était pourtant sans objet, la partie basse étant désormais protégée par une couverture composée d'une partie en plexiglas et d'un filet. Plus emphatiques encore, les craintes affichées d'un nouveau "Furiani" ou d'éventuels décès lui ont permis de se réfugier derrière un sens des responsabilités qu'il serait le seul à exercer. Comme si les risques liés aux violences dans les stades ou le caractère malsain des PSG-OM dataient de mercredi dernier...
    La confusion du discours présidentiel a surtout paru indiquer l'impossibilité de dire tous les tenants et aboutissants de la décision.


    Diouf dans la fosse
    On pensait pourtant qu'avec Pape Diouf, l'Olympique de Marseille était enfin dirigé par une personnalité rationnelle et peu sujette aux crises de démagogie – n'ayant pas besoin d'assurer sa légitimité en excitant le peuple phocéen. Cet épisode semble malheureusement indiquer que la paix sociale constatée depuis le début de la saison, en dépit d'une entame catastrophique et d'un parcours accidenté, a fait et fait encore l'objet de tractations dans lesquelles les associations de supporters pèsent de tout leur poids. Au point d'avoir imposé des solutions absurdes à une non-crise?
    En dépit de l'incongruité de ce "boycott sportif", les porte-parole des associations ont exprimé leur satisfaction dans des termes manifestant leur "osmose" avec les dirigeants, une conception infantile de "l'honneur" et un victimisme classique. "On a bien vu qu'autant la fédération que le PSG, que Canal+, tout le monde était anti-marseillais", a ainsi déclaré Christian Cataldo, président des Dodgers, sur le site officiel de l'OM, tandis que Rachid Zeroual évoquait presque explicitement le pacte passé avec ses interlocuteurs (1).

    On peut d'ailleurs se demander si ces représentants n'ont pas très largement excédé leurs prérogatives en parlant au nom de tous les supporters du club. Si, au décompte final, l'OM passe à un ou deux points d'une qualification européenne, les fins stratèges qui ont choisi, à quelques journées de la fin du championnat, de ne pas jouer la victoire à Paris contre une équipe en plein doute, pourraient faire les frais d'un retour de bâton.


    Coup de dés gagnant
    Mais avec ce match nul arraché par les jeunes, l'opération est bénéficiaire pour l'OM, du moins pour le moment. José Anigo qui s'était pourtant juré de rester loin des caméras, a pu affirmer sur Canal+ que ce résultat "donnait raison" aux dirigeants, évoquant même un être supérieur dans le ciel, responsable de cette justice immanente... Ce paradoxal exploit comblera d'aise une grande partie des supporters, enclins à renouer avec la mythologie des "minots" et avec les vertus transcendantales du maillot blanc

    Alors que la position prise par Pape Diouf risquait d'offrir à ses opposants internes l'occasion de le fragiliser et de remettre en cause, sur un seul coup foireux, une stabilité durement acquise et encore fragile, il sort renforcé et obtient une sorte d'union sacrée – sur des bases pourtant douteuses. En choisissant de jouer sur de vieux ressorts, il prend le risque de les voir se retourner contre lui, un jour ou l'autre, quand il s'agira de récolter la tempête.


    Il reste que le spectacle offert avant et pendant le match n'a pas vraiment embelli l'image de la Ligue 1, ni celle de l'OM et du PSG (ce dernier faisant surtout les frais de sa contre-performance). S'il s'agissait de remettre en scène une opposition entre Marseille et Paris, de l'entretenir à coups d'opérations démagogiques et d'attiser les haines, c'est très réussi, et c'est la preuve que le foot hexagonal aura bien du mal à sortir de la rivalité – pourtant préfabriquée au début des années 90 – entre ses deux gros clubs.
    Quoiqu'une porte de sortie existe: le jour viendra où à force de s'être ridiculisés tout en s'étant montrés incapables de remporter des titres, le PSG et l'OM n'intéresseront plus qu'une fraction de supporters nostalgiques. Car au-delà d'un manque flagrant de respect pour la compétition, les spectateurs, téléspectateurs et le diffuseur, les témoins de cette galéjade ne peuvent qu'être partagés qu'entre le dégoût, la pitié ou l'hilarité... Avant que l'indifférence ne finisse par l'emporter.

    (1) "Ils ont été solidaires avec nous jusqu'au bout. Maintenant on se doit de leur renvoyer l'ascenseur et on est dans l'honneur de leur rendre l'hommage qu'ils ont pu nous rendre. On va tenir nos troupes à Marseille pour ne pas qu'il y ait d'incidents et pour être solidaire de la démarche dans laquelle le club est resté, c'est-à-dire sur l'insécurité des supporters".

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  • TnT
    a répondu
    Moi ce qui me fait le plus marrer c'est que ce soit les Cahiers du Foot qui critique L'Equipe ...

    Alors qu'ils n'étaient pas les derniers à cracher sur Barthez .... sous couvert de pseudo "ironie" mask

    Ils savent très bien que la manière dont ils utilisent cette arme qu'est l'ironie ils arrivent à toucher plus précisement que les "saintes-nitouches" ...

    "Vierges effarouchées tartufiennes" ou "Chevalier avec son IRONie SHIELD" ... quel est le mieux ?

    Ou plutôt le moins pire ... si je puis dire

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  • Philou
    a répondu
    Envoyé par Ryback
    Et oui... tout vient à point... bisque

    Qu'est-ce tu as pensé de l'article sur la relation entre les médias et "leurs" siffleurs ?
    simple confirmation de mon avis perso:
    beaucoup "d"amateurs de foot" ne sont que des (télé)spectateurs moutons frustrés par des décennies d'echec de l'equipe nationale abreuvés de telefoot, ayant découvert les joies de la victoire et le multiethnisme français en 98, agissant comme des enfants gâté aujourd'hui: le beau jouet EDF est cassé (ou marche moins bien)...ils en veulent un autre tout beau, tout neuf quitte a jeter ken barthez, ken domenech et dans quelques années ken zizou.

    quant a l'equipe, la charte m'interdit une certaine franchise dans l'expression de mon degoût pour ce "journal".

    mais ce post est trop serieux pour ce lieu.............

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  • Ryback
    a répondu
    Envoyé par Philou
    et ben c'est pas trop tôt...mask
    Et oui... tout vient à point... bisque

    Qu'est-ce tu as pensé de l'article sur la relation entre les médias et "leurs" siffleurs ?

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  • Philou
    a répondu
    et ben c'est pas trop tôt...mask

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  • Ryback
    a répondu
    franc-maçon
    Florentino Perez (lequipe.fr): "J'ai agi comme un père qui donne ce qu'il y a de mieux à ses enfants et les enduit en erreur".

    mimétisme
    "Domenech veut 'dépasser le cadre'" (tsr.ch). Faisant ainsi preuve d'une belle solidarité avec ses attaquants.

    flop 16
    "Blatter veut des Championnats à 16" (lequipe.fr). Mais où la France va trouver autant d'équipes?

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  • Ryback
    a répondu
    Voilà un article que j'ai trouvé très intéressant concernant les sifflets contre Barthez... et les critiques de "sainte ni touche" contre ces même siffleurs...
    A lire... et surtout méditer...


    LES SIFFLEURS ET LES MORALISTES

    Pierre Martini - vendredi 3 mars 2006

    Quand des journalistes sportifs s'offusquent des sifflets contre Barthez, qu'ils ont pourtant eux-mêmes largement encouragés…

    Dans le football, les Tartufe se livrent une guerre sans nom, mais sans merci, pour mélanger avec le plus de science possible l'hypocrisie et la bonne conscience. La palme du mois revient incontestablement aux journalistes de L'Équipe qui ont réussi le tour de force de jouer les vierges outragées en réaction aux sifflets qui ont été dirigés vers Fabien Barthez.

    Des chroniqueurs patentés à l'éditorialiste anonyme (1), on a fustigé les siffleurs en faisant mine de ne pas comprendre les raisons de leur geste. Il faut tout de même avoir un certain culot pour incriminer la seule bêtise des spectateurs, en faisant mine d'oublier la campagne massive menée depuis quelques semaines par le quotidien sportif (et son satellite France Football) en faveur de Grégory Coupet.
    À coups de sondages, de gros titres, d'éloges vibrants et d'interviewes complaisants du portier lyonnais, les deux journaux ont réuni toutes les conditions propices au dénigrement de son rival marseillais… D'autre part, à force d'organiser le "duel" entre les deux gardiens, de mettre en scène leur "rivalité", de dramatiser le choix de Domenech (voir la Revue de stress du n°21 des Cahiers), quelle surprise y a-t-il à ce que des spectateurs s'emparent de ce débat en exprimant leur position de la manière la plus expéditive qui soit?


    L'Équipe en son miroir
    Car si cette manière est également la plus crétine (voir La psychologie du siffleur), il faut peut-être rendre un hommage minimal aux auteurs des sifflets: en effet, ils savent très bien que ces sifflets vont immanquablement être entendus, amplifiés, commentés et interprétés... par les journalistes. Peut-être, simplement, parce que ceux-ci savent inconsciemment reconnaître leurs créatures, même s'il leur faut, après avoir excité la bêtise de leurs lecteurs, s'en désolidariser ensuite. Vincent Duluc s'interroge ainsi sur cet "aveuglement qui pose la question de la culture sportive d'un pays", sans pousser l'analyse jusqu'à s'interroger sur le vecteur monopolistique de la culture sportive dans ce même pays…

    Le quotidien sportif prend d'ailleurs un risque. Non pas celui de voir démasquer ses contradictions et sa mauvaise foi (ne rêvons pas), mais plutôt celui de se fâcher, en définitive, avec ses propres lecteurs, ceux qui adhèrent le plus à sa philosophie. Car le spectateur du Stade de France qui, mercredi soir, a défoulé ses propres frustrations sur Fabien Barthez n'a-t-il pas exactement le profil-type du lecteur (et du journaliste) de L'Équipe, enclin à dénigrer par principe le sélectionneur national, à brûler ce qu'il a adoré (ou ce qu'il va adorer), à se livrer au lynchage du faible, à la critique gratuite, au défaitisme, aux petites lâchetés anonymes?


    À l'heure où le journal s'adonne à grand exercice d'autosatisfaction pour célébrer ses 60 ans, l'épisode a quelque chose de comique. Et quand Christophe Chenut, directeur de la publication, déclare à l'AFP "On a la plus importante et la meilleure rédaction sportive de la planète. 350 journalistes de sport qui ne font que cela toute la journée, cela donne une grande puissance d'analyse et de recherche d'info", il est difficile de réprimer un éclat de rire à la pensée de tous ces éditos écrits avec du jus de topinambour en guise d'encre, de tous ces articles qui s'aplatissent devant le G14 et ses porte-parole, de toutes ces polémiques infantiles qui croient user de la liberté de la presse, et de toutes ces indignations hypocrites vendues pour de la capacité critique…

    Tartufe, écrivions-nous au début de ce texte? Si le personnage de Molière revenait aujourd'hui, il recevrait instantanément une carte de presse et une place de parking au 4, rue Rouget-de-Lisle, à Issy-les-Moulineaux.


    (1) À la manière du soldat inconnu, l'éditorialiste anonyme symbolise probablement l'indigence générique du journaliste sportif tel que l'idéalise le quotidien du sport et de l'automobile

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