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Juninho Pernambucano devient Juninho de Lyon

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  • Juninho Pernambucano devient Juninho de Lyon

    Quelle ingratitude d'oser remettre en cause le talent et l'abnégation d'un joueur qui a contribué, plus que jamais, à faire de notre OL qui ne gagnait rien, un OL qui gagne tout, enfin presque. N'ayant pas le pouvoir de supprimer un topic, j'en crée un autre pour contre balancer cette infamie. Pauvre l'OL, tes « supporters » ont oublié que ton histoire récente est étroitement liée à celle d’un joueur en particulier.

    Eté 2001, l'OL se cherche un meneur de jeu. Dhorasoo a des incompatibilités d'humeur avec la moitié de l'équipe et Malbranque paraît encore un peu léger. L'OL, second du dernier championnat aurait certainement pu viser plus haut si les Marlet, Govou et Anderson avaient eu une rampe de lancement véritablement efficace. Qui a oublié ce triste Bayern-OL, dans lequel les lyonnais solides défensivement, ont été incapable de construire une action? Rappelez-vous de la composition du milieu de terrain ce soir là: Violeau, Laigle, Foé et Linarès, il manquait véritablement quelque chose! Régulièrement on évoque Meriem ("le futur Zidane" ), Sorlin, Savio, Zenden, Quint... Santini lui, veut et exige Eric Carrière! Il l'aura! On pense alors, quand le canari revêt sa tenue de gone le 31 août 2001, qu'il est la principale recrue de notre OL, plus que jamais favori du championnat. Eric aura marqué l’OL lors de son passage, mais restera malgré tout dans l'ombre d'un joueur arrivé beaucoup plus discrètement.

    Le transfert de Carrière fut compliqué. Annoncé rapidement en juin, il aura fallu attendre la fin du mercato pour finaliser sa venue pour 12M d'euros. Entre temps, Bernard Lacombe a activé son réseau brésilien. Et quand il fait la demande d'un milieu offensif à Marcelo, l'ancien défenseur de l'OL n'hésite pas une seconde et lâche deux mots qui resteront pour jamais associer à la légende olympienne: JUNINHO PERNAMBUCANO. Bernard Lacombe le connaît déjà! Il a pu apprécier sa réputation de joueur technique et de passeurs lors des recrutements d'Edmilson et de Cacapa quelques mois plus tôt! Pour le grand public, il est soit inconnu soit confondu avec son homonyme Juninho Paulista. Mais les quelques avertis et les quelques chanceux qui, comme moi, suivent le football sud-américain grâce à Didier Roustan (il n'a pas que des défauts) sur une chaîne périphérique, connaissent ce joueur de talent qui a largement contribué aux succès du Vasco à la fin des années 90: Une copa libertadorés, un championnat du brésil et un championnat carioca. Avec Romario, Juninho est l'idole des tribunes du São Januário. Et ce peuple carioca vibre à chaque coup franc tiré par ce natif de Recife.

    Moi, je vibre avec eux quand j'apprends dans le progrès que l'OL est intéressé par ce joueur, déjà convoité par l'inter ou le real. Alors j'espère et je prie les dieux du football (Santa Maradona...) qu'il devienne lyonnais. N'ayant pas encore Internet à cette époque, j'attends chaque jour l'OL info pour entendre de la bouche de Philippe Montanay la bonne nouvelle tant espérée. Et c'est long, car le joueur est en conflit avec son club qui refuse de le laisser partir. Le contrat est rompu mais l'OL doit s'assurer de la légalité de la transaction. Le président Aulas lance même un ultimatum. « A la reprise, il devra être lyonnais ou il ne le sera jamais ». Enfin, à la mi-juillet, Antonio Augusto Ribeiro Reis débarque à Satolas en compagnie de Marcelo. Bernard Lacombe et Sonny Anderson sont là pour l'accueillir. Aucune conférence de presse! Le joueur signera quelques jours plus tard son contrat dans la discrétion.

    Mais il n'arrive pas en terrain conquis pour autant! Jacques Santini, qui ne l'a jamais vu joué et qui attend toujours Eric Carrière, reste sceptique. Ses premières prestations finiront de convaincre tout le petit monde de l'olympique lyonnais. Il débute en championnat contre Lens à Bollaert. Dès cette première rencontre il laisse deviner ses grandes facultés de passeur et de tireurs de coup francs. Lors de sa première sortie à Gerland, contre Sedan, on découvre sur le côté droit, un joueur plein de talent, surmotivé et chauffeur de stade! Sur une passe de Sonny, qui réalise un coup du sombrero, il est tout près d'inscrire son premier but d'une géniale reprise de volée. Cela n'arrivera pas plus tard que la semaine suivante à Bastia. Mêmes acteurs et cette fois cela fait mouche: Sonny décale notre homme la droite, passement de jambe, fixation, frappe au ras du sol au 20m et but!

    Fin août, Eric Carrière arrive à Lyon. On suppose alors que Santini va placer l'ancien nantais et Juninho en concurrence sur le côté droit et laisser Pierre Laigle sur la gauche! Il n'en est rien! Santini, convaincu par l'apport extraordinaire du brésilien décide de la maintenir sur la droite et d'installer Carrière à gauche! Cette association va être à la clé du plus beau jeu produit à Gerland depuis l’époque Moizan- Tigana- Chiesa- Maroc. Nos attaquants se régalent, Carrière et Juninho se trouvent les yeux fermés et jouent main dans la main. Les OL-Nantes et OL - Rennes du mois de septembre 2001 en sont les meilleurs exemples. Passeur et buteur Juninho devient vite indispensable à cette équipe, et déjà il revêt les habits du sauveur de Gerland, comme lors de ce match contre Sochaux. Alors remplaçant, il assiste impuissant à l’ouverture du score des sochaliens sur une pelouse à la limite du praticable. Il entre à 20 mn de la fin, se place dans l’axe derrière les deux attaquants, prend le jeu à son compte, tape sur la barre, tire ce coup franc des 25 m et égalise à 10mn de la fin dans un Gerland qui exulte et qui bénit son sauveur quand il embrasse le plus beau des blasons qui orne son maillot !

    Le joueur est exceptionnel, mais son talent est à l’image de sa personnalité. Juninho n’est pas seulement un grand joueur de foot, il est aussi un homme de cœur. Touché par son expulsion contre Leverkusen (la seule à ce jour sous le maillot lyonnais) et par le peu de réconfort de son entraîneur, il n’oublie pas pourtant de dédier le premier des ses deux buts contre Rennes à Santini touché par le deuil. Il réalise une très bonne première saison, et déjà on remarque que le jeu lyonnais dépend de la forme de son meneur. Contre Lens, pour le titre, le 4 mai 2002, il répond présent. Il est plus que jamais le métronome du milieu de terrain et sur quelques dribbles chaloupés et une passe géniale dans la profondeur, il offre le troisième but à Pierre Laigle. Juninho clôt sa première saison lyonnaise sur ce petit exploit individuel. L’OL est champion de France pour la première fois de son histoire.

    Santini quitte l’OL, Le Guen s’installe à la tête de l’équipe. Si en 2001, l’OL péchait par manque de milieux offensifs, la saison suivante, Le Guen n’a que l’embarras du choix : A qui confier les clés du jeu lyonnais : Carrière, Dhorasoo ou Juninho ? Bah aux trois ! L’entraîneur breton prend et réussit l’incroyable pari d’aligner trois meneurs de jeu de vocation sur le terrain et sur la même ligne : Juninho à droite, Dhorasoo à gauche et Carrière dans l’axe ! Technique, technique et technique ! Les premiers effets ne se font pas attendre : lors des trois premiers matchs officiels de cette saison 2002-2003, l’OL inscrit 14 buts ! Parmi ceux-ci, Juninho est l’auteur de trois joyaux : une frappe de 30 mètres contre Guingamp, une reprise de volée et un coup franc en deux temps magistral contre Sedan. Même si Dhorasoo descend d’un cran et que Juninho permute à gauche, les trois maîtres du jeu continuent d’évoluer côte à côte. Ils participent tous les trois à ce merveilleux but de Sonny Anderson contre l’Inter. Notre Juninho devient de plus en plus décisif : Il inscrit des buts qui valent de l’or : à Nice et à Montpellier ! Ce dernier offre un second titre de champion à l’OL.

    En 2003-2004, Juninho et l’OL réalisent une aussi belle saison. En championnat, il empile les buts, l’OL compte dix points de retard sur Monaco au mois de février (comme d’habitude) et l’OL devient triple champion de France. Ce qui change vraiment, c’est le parcours européen. Juninho prend une autre dimension et l’OL continue de grandir sur la scène continentale : Un penalty contre Anderlech, un coup franc historique contre Kahn et le bayern et surtout un match à sa main contre le celtic permettent à l’OL de jouer son premier huitième de finale de C1. Ah ce match contre le Celtic !! Il est résume à lui seul ce qu’est Juninho pour l’Olympique Lyonnais. L’OL est au pied du mur, il se sublime ! Dixième minute de jeu, il envoie un de ses coups francs magiques sur la barre : Elber n’a plus qu’à pousser au fond ! L’OL s’enlise et on se dirige vers un malheureux 1-1, quand aux 30m, il prend ses responsabilités, tire et marque ! Que le football est simple quand Juninho a le ballon ! L’OL a peur, deux buts partout, il ne reste que quelques minutes à jouer quand un penalty venu du ciel vient soulager tout Gerland ! C’est bien sûr Juninho qui le tire et qui délivre tout un peuple. C’est encore lui qui assène le coup de grâce à la Real Sociedad en huitième de final… Que dire de plus que l’OL lui doit beaucoup !

    A 29 ans il entame sa quatrième saison lyonnaise. Cette fois-ci il est le propriétaire unique de la technique du milieu de terrain. La finesse et la vista de Dhorasoo et Carrière ont été remplacées par la puissance et l’impact d’Essien et de Diarra ! Plus que jamais, Juninho est le leader technique et moral de cette équipe. C’est lui qui prend la parole avant le match, c’est lui qui dirige le jeu pendant le match ! Fenerbahce, Brême et toute l’Europe apprennent à prononcer « Juninho Pernambucano ». Il est encore un des grands artisans du parcours européen de l’OL et du quatrième titre consécutif. Ce chef d’œuvre contre Marseille vient clore une saison toujours plus exceptionnelle. Mais il y a des buts et des matchs qui comptent plus que les autres quand on supporte l’OL ! Ninel, Rambert, Di Nallo et Chiesa ont écrit leur légende en faisant taire Geoffroy Guichard et en ramenant Saint-Etienne à sa place éternelle de Banlieue ! Et Juninho, lui, il a fait taire les stéphanois dès sa première visite ! Pour cela, encore plus que pour toute autre chose, Juninho Pernambucano est devenu Juninho le lyonnais. Et il continue ! Cette année l’Olympiacos et surtout le Real ont appris à le connaître ! L’Europe est sur le point de lui appartenir et on lui souhaite de d’éclabousser le mondial de toute sa classe !

    Sonny Anderson est arrivé à Lyon avec déjà le statut de grand joueur ! Juninho lui est devenu un grand joueur avec l’OL. Il est comme Di Nallo puis Chiesa et Cavéglia, une incarnation de ce club. Son talent et sa réussite se confondent avec les succès de l’OL et réciproquement ! Tout le monde s’accorde pour dire qu’il est le joueur de classe mondial si rare dans le championnat de France ! Il n’y a bien que sur ce forum pour trouver cet esprit clientéliste de pseudo supporters qui osent encore douter de Juninho.

    Savourons chaque jour, chaque match la chance que nous avons de voir jouer ce joueur sous notre maillot ! Il le porte fièrement ! Alors soyons fiers de Juninho de Lyon.
    https://twitter.com/phanou_herko

  • #2
    bravo Phanou,

    J'ai fait beaucoup plus court que toi dans le post sur Juninho le maudit ou Juninho le bénit........ mais je partage la totalité de ta pensée. oui on a de la veine de possèder un tel bonhomme (au sens littéral du terme) et un tel joueur dans notre eefectif.
    et l'avenir nous le dira peut-être, mais quelque chose me dit que Cris est de la même cuvée, de ces cuvées millésimées qui font les années d'exception.

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    • #3


      Quel beau discours, je me demandais l'autre soir, à une heure tardive , si Lyon gagne la coupe d'europe, c'est bête à dire , mais je serais déçu que Claudio soulève la coupe , je verrai plus Juni ou même soyons fou ! Papa AULAS à la place d'un joueur !

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      • #4
        idem je pense pareil! super bien raconter! et je dirai chapeau l'artiste

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        • #5
          respect phanou...et tellement vrai

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          • #6
            Juni !!!!!!!!!!! Juni !!!!!!!!!!!!!!!Juni !!!!!!!!!!!!!! des son arriver c'étais mon joueur préférer . Pour son jeu son esprit enfin tout ! On devrait parler lui dans les livres d'histoires Je rapelle son vrai nom quand meme : Antonio Augusto Ribeiro Reis . Je ne sait pas pourquoi il s'apelle juninho mais il a rajouter pernambucano en rapport avec la ville de pernambuco pour ne pas qu'on le confond avec l'ancien joueur de Glasgow juninho paulista .

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            • #7
              Magnifique Phanou :oo :oo
              Tu vient d'écrire le texte que beaucoup de Lyonnais ont rêvé d'écrire ;)

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              • #8
                Envoyé par Rorogone
                Magnifique Phanou :oo :oo
                Tu vient d'écrire le texte que beaucoup de Lyonnais ont rêvé d'écrire ;)

                Oui mais c'est lui qui l'a écrit !!
                Nan sérieux ce que tu à écrit c'est ce que je pense!!
                Bravo à toi!!!::)
                un tit clik c'est gratuit: http://nico38ol.labrute.fr

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                • #9
                  Que dire ... rien, t'as tout résumé . Bravo .
                  sigpic

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                  • #10
                    Ca répond très bien à l'autre topic en résumant son histoire avec brio, et en montrant pourquoi il est si indispensable.

                    Commentaire


                    • #11
                      hei hei hei, Juninho e' nosso rei

                      Chant des supporters du Vasco da Gama .


                      :oo
                      sigpic

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                      • #12
                        ouais c'est honteux de critiquer juninho juste parce qu'il est un peu moins en réussite sur coup franc ces derniers temps et apres y a les pleureuses qui diront "juninho il est trop fort "quand il aura mit un coup franc de 30 m contre le psv

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                        • #13
                          Même si Juninho est un joueur exceptionnel il faut pas en faire des tonnes. Personne n'est irremplaçable, et le jour où il partira, d'autres joueurs prendrons sa place, comme avec Anderson.
                          Ribéry,Nasri,Taiwo,Cana,Carrasso,Zubar,Valbuena... Place aux jeunes !

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                          • #14
                            Envoyé par pierre.om
                            Même si Juninho est un joueur exceptionnel il faut pas en faire des tonnes. Personne n'est irremplaçable, et le jour où il partira, d'autres joueurs prendrons sa place, comme avec Anderson.
                            Exact, mais pour l'instant j'ai pas envie qu'il parte!
                            Juni on t'aime,
                            Juni on t'adore!

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                            • #15
                              juninho n'est pas si fort que ça , sa technique est tout juste bonne , bref un bon joueur qui met des coup franc d'où cette impression de grand joueur

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                              • #16
                                Envoyé par metalll
                                juninho n'est pas si fort que ça , sa technique est tout juste bonne , bref un bon joueur qui met des coup franc d'où cette impression de grand joueur
                                Toi t'as pas vu les slaloms qu'il a fait contre l'Om et le PSG... -ding-
                                Valar Dohaeris

                                ...:crazy:

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                                • #17
                                  Envoyé par Phanou Herko
                                  Quelle ingratitude d'oser remettre en cause le talent et l'abnégation d'un joueur qui a contribué, plus que jamais, à faire de notre OL qui ne gagnait rien, un OL qui gagne tout, enfin presque. N'ayant pas le pouvoir de supprimer un topic, j'en crée un autre pour contre balancer cette infamie. Pauvre l'OL, tes « supporters » ont oublié que ton histoire récente est étroitement liée à celle d’un joueur en particulier.

                                  Eté 2001, l'OL se cherche un meneur de jeu. Dhorasoo a des incompatibilités d'humeur avec la moitié de l'équipe et Malbranque paraît encore un peu léger. L'OL, second du dernier championnat aurait certainement pu viser plus haut si les Marlet, Govou et Anderson avaient eu une rampe de lancement véritablement efficace. Qui a oublié ce triste Bayern-OL, dans lequel les lyonnais solides défensivement, ont été incapable de construire une action? Rappelez-vous de la composition du milieu de terrain ce soir là: Violeau, Laigle, Foé et Linarès, il manquait véritablement quelque chose! Régulièrement on évoque Meriem ("le futur Zidane" ), Sorlin, Savio, Zenden, Quint... Santini lui, veut et exige Eric Carrière! Il l'aura! On pense alors, quand le canari revêt sa tenue de gone le 31 août 2001, qu'il est la principale recrue de notre OL, plus que jamais favori du championnat. Eric aura marqué l’OL lors de son passage, mais restera malgré tout dans l'ombre d'un joueur arrivé beaucoup plus discrètement.

                                  Le transfert de Carrière fut compliqué. Annoncé rapidement en juin, il aura fallu attendre la fin du mercato pour finaliser sa venue pour 12M d'euros. Entre temps, Bernard Lacombe a activé son réseau brésilien. Et quand il fait la demande d'un milieu offensif à Marcelo, l'ancien défenseur de l'OL n'hésite pas une seconde et lâche deux mots qui resteront pour jamais associer à la légende olympienne: JUNINHO PERNAMBUCANO. Bernard Lacombe le connaît déjà! Il a pu apprécier sa réputation de joueur technique et de passeurs lors des recrutements d'Edmilson et de Cacapa quelques mois plus tôt! Pour le grand public, il est soit inconnu soit confondu avec son homonyme Juninho Paulista. Mais les quelques avertis et les quelques chanceux qui, comme moi, suivent le football sud-américain grâce à Didier Roustan (il n'a pas que des défauts) sur une chaîne périphérique, connaissent ce joueur de talent qui a largement contribué aux succès du Vasco à la fin des années 90: Une copa libertadorés, un championnat du brésil et un championnat carioca. Avec Romario, Juninho est l'idole des tribunes du São Januário. Et ce peuple carioca vibre à chaque coup franc tiré par ce natif de Recife.

                                  Moi, je vibre avec eux quand j'apprends dans le progrès que l'OL est intéressé par ce joueur, déjà convoité par l'inter ou le real. Alors j'espère et je prie les dieux du football (Santa Maradona...) qu'il devienne lyonnais. N'ayant pas encore Internet à cette époque, j'attends chaque jour l'OL info pour entendre de la bouche de Philippe Montanay la bonne nouvelle tant espérée. Et c'est long, car le joueur est en conflit avec son club qui refuse de le laisser partir. Le contrat est rompu mais l'OL doit s'assurer de la légalité de la transaction. Le président Aulas lance même un ultimatum. « A la reprise, il devra être lyonnais ou il ne le sera jamais ». Enfin, à la mi-juillet, il débarque à Satolas en compagnie de Marcelo. Bernard Lacombe et Sonny Anderson sont là pour l'accueillir. Aucune conférence de presse! Le joueur signera quelques jours plus tard son contrat dans la discrétion.

                                  Mais il n'arrive pas en terrain conquis pour autant! Jacques Santini, qui ne l'a jamais vu joué et qui attend toujours Eric Carrière, reste sceptique. Ses premières prestations finiront de convaincre tout le petit monde de l'olympique lyonnais. Il débute en championnat contre Lens à Bollaert. Dès cette première rencontre il laisse deviner ses grandes facultés de passeur et de tireurs de coup francs. Lors de sa première sortie à Gerland, contre Sedan, on découvre sur le côté droit, un joueur plein de talent, surmotivé et chauffeur de stade! Sur une passe de Sonny, qui réalise un coup du sombrero, il est tout près d'inscrire son premier but d'une géniale reprise de volée. Cela n'arrivera pas plus tard que la semaine suivante à Bastia. Mêmes acteurs et cette fois cela fait mouche: Sonny décale notre homme la droite, passement de jambe, fixation, frappe au ras du sol au 20m et but!

                                  Fin août, Eric Carrière arrive à Lyon. On suppose alors que Santini va placer l'ancien nantais et Juninho en concurrence sur le côté droit et laisser Pierre Laigle sur la gauche! Il n'en est rien! Santini, convaincu par l'apport extraordinaire du brésilien décide de la maintenir sur la droite et d'installer Carrière à gauche! Cette association va être à la clé du plus beau jeu produit à Gerland depuis l’époque Moizan- Tigana- Chiesa- Maroc. Nos attaquants se régalent, Carrière et Juninho se trouvent les yeux fermés et jouent main dans la main. Les OL-Nantes et OL - Rennes du mois de septembre 2001 en sont les meilleurs exemples. Passeur et buteur Juninho devient vite indispensable à cette équipe, et déjà il revêt les habits du sauveur de Gerland, comme lors de ce match contre Sochaux. Alors remplaçant, il assiste impuissant à l’ouverture du score des sochaliens sur une pelouse à la limite du praticable. Il entre à 20 mn de la fin, se place dans l’axe derrière les deux attaquants, prend le jeu à son compte, tape sur la barre, tire ce coup franc des 25 m et égalise à 10mn de la fin dans un Gerland qui exulte et qui bénit son sauveur quand il embrasse le plus beau des blasons qui orne son maillot !

                                  Le joueur est exceptionnel, mais son talent est à l’image de sa personnalité. Juninho n’est pas seulement un grand joueur de foot, il est aussi un homme de cœur. Touché par son expulsion contre Leverkusen (la seule à ce jour sous le maillot lyonnais) et par le peu de réconfort de son entraîneur, il n’oublie pas pourtant de dédier le premier des ses deux buts contre Rennes à Santini touché par le deuil. Il réalise une très bonne première saison, et déjà on remarque que le jeu lyonnais dépend de la forme de son meneur. Contre Lens, pour le titre, le 4 mai 2002, il répond présent. Il est plus que jamais le métronome du milieu de terrain et sur quelques dribbles chaloupés et une passe géniale dans la profondeur, il offre le troisième but à Pierre Laigle. Juninho clôt sa première saison lyonnaise sur ce petit exploit individuel. L’OL est champion de France pour la première fois de son histoire.

                                  Santini quitte l’OL, Le Guen s’installe à la tête de l’équipe. Si en 2001, l’OL péchait par manque de milieux offensifs, la saison suivante, Le Guen n’a que l’embarras du choix : A qui confier les clés du jeu lyonnais : Carrière, Dhorasoo ou Juninho ? Bah aux trois ! L’entraîneur breton prend et réussit l’incroyable pari d’aligner trois meneurs de jeu de vocation sur le terrain et sur la même ligne : Juninho à droite, Dhorasoo à gauche et Carrière dans l’axe ! Technique, technique et technique ! Les premiers effets ne se font pas attendre : lors des trois premiers matchs officiels de cette saison 2002-2003, l’OL inscrit 14 buts ! Parmi ceux-ci, Juninho est l’auteur de trois joyaux : une frappe de 30 mètres contre Guingamp, une reprise de volée et un coup franc en deux temps magistral contre Sedan. Même si Dhorasoo descend d’un cran et que Juninho permute à gauche, les trois maîtres du jeu continuent d’évoluer côte à côte. Ils participent tous les trois à ce merveilleux but de Sonny Anderson contre l’Inter. Notre Juninho devient de plus en plus décisif : Il inscrit des buts qui valent de l’or : à Nice et à Montpellier ! Ce dernier offre un second titre de champion à l’OL.

                                  En 2003-2004, Juninho et l’OL réalisent une aussi belle saison. En championnat, il empile les buts, l’OL compte dix points de retard sur Monaco au mois de février (comme d’habitude) et l’OL devient triple champion de France. Ce qui change vraiment, c’est le parcours européen. Juninho prend une autre dimension et l’OL continue de grandir sur la scène continentale : Un penalty contre Anderlech, un coup franc historique contre Kahn et le bayern et surtout un match à sa main contre le celtic permettent à l’OL de jouer son premier huitième de finale de C1. Ah ce match contre le Celtic !! Il est résume à lui seul ce qu’est Juninho pour l’Olympique Lyonnais. L’OL est au pied du mur, il se sublime ! Dixième minute de jeu, il envoie un de ses coups francs magiques sur la barre : Elber n’a plus qu’à pousser au fond ! L’OL s’enlise et on se dirige vers un malheureux 1-1, quand aux 30m, il prend ses responsabilités, tire et marque ! Que le football est simple quand Juninho a le ballon ! L’OL a peur, deux buts partout, il ne reste que quelques minutes à jouer quand un penalty venu du ciel vient soulager tout Gerland ! C’est bien sûr Juninho qui le tire et qui délivre tout un peuple. C’est encore lui qui assène le coup de grâce à la Real Sociedad en huitième de final… Que dire de plus que l’OL lui doit beaucoup !

                                  A 29 ans il entame sa quatrième saison lyonnaise. Cette fois-ci il est le propriétaire unique de la technique du milieu de terrain. La finesse et la vista de Dhorasoo et Carrière ont été remplacées par la puissance et l’impact d’Essien et de Diarra ! Plus que jamais, Juninho est le leader technique et moral de cette équipe. C’est lui qui prend la parole avant le match, c’est lui qui dirige le jeu pendant le match ! Fenerbahce, Brême et toute l’Europe apprennent à prononcer « Juninho Pernambucano ». Il est encore un des grands artisans du parcours européen de l’OL et du quatrième titre consécutif. Ce chef d’œuvre contre Marseille vient clore une saison toujours plus exceptionnelle. Mais il y a des buts et des matchs qui comptent plus que les autres quand on supporte l’OL ! Ninel, Rambert, Di Nallo et Chiesa ont écrit leur légende en faisant taire Geoffroy Guichard et en ramenant Saint-Etienne à sa place éternelle de Banlieue ! Et Juninho, lui, il a fait taire les stéphanois dès sa première visite ! Pour cela, encore plus que pour toute autre chose, Juninho Pernambucano est devenu Juninho le lyonnais. Et il continue ! Cette année l’Olympiacos et surtout le Real ont appris à le connaître ! L’Europe est sur le point de lui appartenir et on lui souhaite de d’éclabousser le mondial de toute sa classe !

                                  Sonny Anderson est arrivé à Lyon avec déjà le statut de grand joueur ! Juninho lui est devenu un grand joueur avec l’OL. Il est comme Di Nallo puis Chiesa et Cavéglia, une incarnation de ce club. Son talent et sa réussite se confondent avec les succès de l’OL et réciproquement ! Tout le monde s’accorde pour dire qu’il est le joueur de classe mondial si rare dans le championnat de France ! Il n’y a bien que sur ce forum pour trouver cet esprit clientéliste de pseudo supporters qui osent encore douter de Juninho.

                                  Savourons chaque jour, chaque match la chance que nous avons de voir jouer ce joueur sous notre maillot ! Il le porte fièrement ! Alors soyons fiers de Juninho de Lyon.
                                  amen, gloria allejuia
                                  Ultra anti hooligans

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                                  • #18
                                    Pas technique le Juni : ben décidément on aura tout lu ici . Parce que depuis qu'il est à Lyon , je l'ai vu tenter et réussir :

                                    - des doubles contacts ( finale contre Lens, avant de lancer Laigle en profondeur )

                                    -des coups du sombrero ( Monaco en 2003/04, sur une longue relance d'Edmi, Juni colé à la ligne de touche côté gauche nous fait ce truc splendide )

                                    -des feintes en tout genre , contre le Celtic à Gerland : il s'arrête , fait mine de partir d'un côté avant de s'en aller en sens inverse, superbe . Mention spéciale aussi à sa ballade au Vel' la saison passée, crochet et feintes ca y allait.

                                    -des "pedalas", assez souvent , les plus réussis à Bordeaux il y a quelques saisons, contre Paris il y a pas si longtemps.

                                    - des roulettes : celle contre l'ASM est mémorable, car il l'enchaine juste après quelques feintes subtiles. A Metz cette saison il en tente une mais se fait balancer au mileu :mad:

                                    J'en oublie pas mal , ma mémoire etant perfectible. Le bouseux qui parle sans savoir doit pas être au courrant de tout ca.
                                    sigpic

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                                    • #19
                                      En 2 mots : Trop fort ::)
                                      Juni is back

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                                      • #20
                                        Envoyé par pierre.om
                                        Même si Juninho est un joueur exceptionnel il faut pas en faire des tonnes. Personne n'est irremplaçable, et le jour où il partira, d'autres joueurs prendrons sa place, comme avec Anderson.
                                        Comme beaucoup de Marseillais avec Didier Dragba (mdr)


                                        Je ne parle pas forcément de toi ;))

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                                        • #21
                                          pffuu pffuu pffuu
                                          Merde, j'en ai la larme à l'oeil...
                                          pffuu pffuu

                                          :: QUEL HOMME!!!::
                                          Actionnaire minoritaire

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                                          • #22
                                            Envoyé par ed57
                                            Pas technique le Juni : ben décidément on aura tout lu ici . Parce que depuis qu'il est à Lyon , je l'ai vu tenter et réussir :

                                            - des doubles contacts ( finale contre Lens, avant de lancer Laigle en profondeur )

                                            -des coups du sombrero ( Monaco en 2003/04, sur une longue relance d'Edmi, Juni colé à la ligne de touche côté gauche nous fait ce truc splendide )

                                            -des feintes en tout genre , contre le Celtic à Gerland : il s'arrête , fait mine de partir d'un côté avant de s'en aller en sens inverse, superbe . Mention spéciale aussi à sa ballade au Vel' la saison passée, crochet et feintes ca y allait.

                                            -des "pedalas", assez souvent , les plus réussis à Bordeaux il y a quelques saisons, contre Paris il y a pas si longtemps.

                                            - des roulettes : celle contre l'ASM est mémorable, car il l'enchaine juste après quelques feintes subtiles. A Metz cette saison il en tente une mais se fait balancer au mileu :mad:

                                            J'en oublie pas mal , ma mémoire etant perfectible. Le bouseux qui parle sans savoir doit pas être au courrant de tout ca.
                                            Et tu oublie aussi la roulette enchainée par le passement de jambes contre paris ou il traverse plus de la moitié du terrain avant de frapper sur le poteau de Letizi!!!!:mad:
                                            un tit clik c'est gratuit: http://nico38ol.labrute.fr

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                                            • #23
                                              Envoyé par nico38ol
                                              Et tu oublie aussi la roulette enchainée par le passement de jambes contre paris ou il traverse plus de la moitié du terrain avant de frapper sur le poteau de Letizi!!!!:mad:
                                              Non, sur cette action il ne fait pas de roulette , j'ai la vidéo ;) Il fait juste des "pédalas" ! Ca aurait fait le but de l'année ::(
                                              sigpic

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                                              • #24
                                                Envoyé par ed57
                                                Non, sur cette action il ne fait pas de roulette , j'ai la vidéo ;) Il fait juste des "pédalas" ! Ca aurait fait le but de l'année ::(
                                                C'est pareil!!!
                                                Il nous avait sorti une action de feu!!
                                                Par contre la roulette il l'a réussie contre Nantes ça j'en suis sur à 300%::)
                                                un tit clik c'est gratuit: http://nico38ol.labrute.fr

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                                                • #25
                                                  Je crois que cette petite mise au point s'imposait... Merci Phanou.

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