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  • Camille Abily (ex-Bleue/Ambassadrice CDM U20) : « [Il y a] vraiment des joueuses de qualité »
    Publié le 6 août 2018 14:29



    C'est avec le sourire aux lèvres et un brin de nostalgie que Camille Abily est passée dans la zone mixte un peu avant les Bleuettes, pour nous donner son sentiment sur l'entrée en lice des joueuses de Gilles Eyquem dans cette Coupe du Monde, dont elle est l'une des ambassadrices.


    "Je ne suis plus joueuse, ça fait bizarre d'être là (rires), c'est fou (sourire)."

    Coeurs de Foot - En tout cas, ça fait plaisir de vous voir...

    Camille Abily - C'est gentil, merci (sourire).

    Coeurs de Foot - Tu as suivi le match en live au stade, qu'est-ce que tu en as pensé ?
    C. A. - Les Françaises ont fait une bonne entame de match en marquant rapidement donc c'était important. Après il y a toujours un peu de déception quand on prend un but, je me met à leur place, mais ça leur permet aussi de se remobiliser et de montrer que lorsqu'on se relâche un petit peu, les adversaires peuvent nous faire mal. Donc voilà c'était un bon match, mais difficile avec la chaleur tout de même, j'imagine.

    Coeurs de Foot - C'est une bonne entrée en matière des Bleues tout de même ?
    C. A. - Très belle entrée en matière. Gagner 4-1, c'est bien, car le goalaverage est important. On a vu que les Pays-Bas n'ont gagné que 2-1 contre la Nouvelle-Zélande, donc c'est de bon augure pour la suite.

    Coeurs de Foot - Justement les deux prochains adversaires des Bleues seront un peu plus coriaces à battre, donc il va falloir redoubler d'efforts ?
    C. A. - On peut le penser, maintenant il faut voir ce que le Ghana fera aussi, mais je pense que ça sera un niveau supérieur. Au niveau athlétique, la Nouvelle-Zélande a l'air très très costaud, puis les Néerlandaises ont les connait, c'est une équipe qui est capable de jouer techniquement mais qui a aussi un impact physique important. Donc il va falloir qu'elles élèvent encore leur niveau de jeu, mais elles ont vraiment des joueuses de qualité et je sais qu'ils vont tout faire [les joueuses et le staff] pour sortir première de ce groupe.

    Coeurs de Foot - En tant qu'ancienne joueuse, je pense que tu as un avis assez analyste sur ce match.
    C. A. - (rires)

    Coeurs de Foot - Quels sont les points d'améliorations selon toi ?
    C. A. - C'est difficile, je ne suis pas la coach. Le staff aura son point de vue à ce sujet. Mais c'est sûr qu'il faut parfois utiliser un peu plus la largeur et notamment en première mi-temps, quelques fois il y avait un ou deux couloirs qui pouvaient être libérés, utilisés plus les côtés, mais après comme je disais, c'est un premier match avec beaucoup de pression, donc c'est jamais évident. Mais je trouve qu'elles ont fait une très belle entame et elles auraient pu mettre encore plus de buts. Ça viendra pour les prochains matches j'espère.


    Dounia MESLI

    http://www.coeursdefoot.fr/event/cam...s-de-qualite-/
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    • Les joueuses, plus exposées aux blessures
      Lisa Durel | 11 août 2018



      Une fois n'est pas coutume chez Foot d'Elles, parlons des différences entre les joueurs et les joueuses de football. Non pas en qualité ou en intensité de jeu, non pas en termes de légitimité. Mais en termes de prévention santé. Et de blessures.


      Une récente étude américaine a montré que les joueuses sont plus susceptibles de subir les effets des commotions cérébrales suite à des chocs à la tête que leurs homologues masculins. Que cela soit bien évidemment les chocs entre joueuses, mais aussi les simples têtes, les femmes sont plus vulnérables que les hommes.

      98 individus et un an d'étude



      L'étude a été menée entre 98 individus, entre 18 et 50 ans, 49 hommes et 49 femmes, et les comparaisons ont été faites entre caractéristiques équivalentes, en âge comme en nombre de têtes, approximativement. Les observations ont été émises après un an d'étude. La substance blanche, responsable de la bonne propagation des informations dans le système nerveux, se trouve plus fréquemment endommagée chez les femmes que chez les hommes, et c'est évidemment un problème, puisque si cette substance se trouve désorganisée, les fonctions cognitives des joueuses sont impactées, sur le long terme. Ainsi, si chez les hommes, les chercheurs ont pu trouver 3 zones particulièrement concernée par des altérations du cerveau, ils en ont trouvé 8 chez les femmes.

      Les séquelles de commotions cérébrales sont immédiates et peuvent être prises en charge rapidement, tandis que celles qui attaquent la substance blanche sont bien plus subtiles, et l'étude met en évidence l'altération de la substance blanche dans les cerveaux féminins plus que masculins, suite à ces expositions égales aux têtes. Il est urgent de déterminer le réel impact de ces attaques sur les joueuses et joueurs qui n'ont pas développé de symptômes particuliers, mais qui sont souvent exposés aux têtes. C'est une question d'autant plus épineuse que l'exposition à des chocs superficiels ou plus graves débute dès le plus jeune âge.

      Les explications : la dysmorphie sexuelle



      On peut commencer à expliquer cette différence par le dimorphisme sexuel : les hommes et les femmes sont par essence biologiquement différent. Ainsi, pour le crâne, on note environ 17 éléments différenciant entre la boîte crânienne masculine et féminine et la substance blanche agit différemment chez les mâles et les femelles. Rappelons-le, le cerveau n'épouse pas parfaitement la boîte crânienne, mais flotte dans le liquide céphalo-rachidien. Ainsi, à chaque choc, le cerveau peut aller heurter l'os, ou se tort, en tout cas souffre, ce qui peut provoquer des lésions diverses. Les hommes possédant une musculature au niveau du coup et du soutien crânien plus forte que les femmes - et de manière générale une propension à développer une musculature plus forte, à cause de la testostérone, hormone sécrétée chez les mâles, qui a un impact direct sur le développement des muscles -, le cerveau pourrait être un peu mieux protégé des chocs plus insignifiants. L'évolution a été de plus ingrate avec les femmes, poussant ce dimorphisme sexuel un peu plus en avant : l'homme est historiquement le chasseur et le guerrier, tandis que les femmes restaient au camp de base pour s'occuper de la progéniture. Les rôles se rééquilibrent légèrement lorsque l'agriculture est inventée, mais cela reste un rôle d'abord féminin. Ainsi, les mâles développent une musculature plus forte, propice à la course et à la bataille, tandis que les femelles ont une musculature beaucoup plus fine et un bassin plus large, pour enfanter.



      « C'est une piste, mais la réflexion vient d'être posée et personne n'a la réponse exacte aux questionnements médicaux. »

      C'est une piste, mais comme la réflexion vient d'être posée, personne n'a la réponse exacte ni les recommandations les plus appropriées. « Théoriquement, faire des exercices pour renforcer la structure musculaire pourrait faire chuter les « chances » de blessures et de commotions. », souligne Brittany Wilcox, kinésiologue au Pickering Sports Medicine and Wellness Center. « Mais globalement, on n'a pas vraiment de réponses, seulement des pistes et il est aussi possible que la génétique joue. Que faire contre la génétique ? Ce ne sont malheureusement pas les seules blessures inhérentes à la morphologie et la génétique féminine. Ainsi, il est prouvé que les femmes sont plus vulnérables face aux blessures ligamenteuses, les fameux ACL - rupture des ligaments croisés ndlr -. L'angle Q, ou quadriceps, est l'angle par lequel le quadriceps est lié au tibia, comparativement à la ligne formée par le ligament reliant la rotule au tibia. Il est plus large chez les femmes, parce que le bassin est par définition plus large. C'est biologique. On ne peut rien y faire, à part mettre l'accent sur des exercices pour renforcer les muscles quadriceps. »

      Si vous souhaitez donc évoquer les différences entre le football au féminin et au masculin, ayez en tête les bons arguments : les femmes sont plus exposées aux blessures. Et que malheureusement, les études menées n'ont pas encore produit de résultats satisfaisants. Pour aider la recherche, les américaines Megan Rapinoe et Abby Wambach - grande spécialiste des têtes, avec 77 buts marqués durant sa longue carrière - ont décidé de léguer leur cerveau à la science. On pourrait aussi questionner le bien fondé de faire concourir les joueuses sur des terrains synthétiques, aux effets dévastateurs sur les hanches et les genoux des joueuses.


      Crédits images : Robert Michael/AFP/Getty Images / JEFF MCINTOSH / THE CANADIAN PRESS / Hayley Canal

      http://www.footdelles.com/les-joueus...aux-blessures/
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      • ANGLETERRE - Pauline PEYRAUD-MAGNIN (Arsenal) : "Je pense que c'est le bon endroit..."

        L'ex-doublure de Sarah Bouhaddi a rejoint Arsenal cet été. La gardienne espère y trouver du temps de jeu et prétendre ainsi à la Coupe du Monde 2019 avec l'équipe de France.

        Peyraud-Magnin entrée en jeu Ã* vingt minutes de la fin face au PSG (photo Arsenal WFC)
        Peyraud-Magnin entrée en jeu à vingt minutes de la fin face au PSG (photo Arsenal WFC)



        Après trois saisons consécutives où elle s'était imposée comme titulaire en D1 à Issy, Saint-Etienne puis Marseille, la gardienne Pauline Peyraud-Magnin retournée dans ce club formateur n'a pas eu l'opportunité de s'exprimer pleinement.
        C'est outre-Manche qu'elle a décidé de poursuivre sa carrière en signant à Arsenal. En pleine préparation avec son club, elle est entrée en jeu face au PSG ce dimanche et continue son intégration et sa découverte du style anglais.

        Interrogée à l'issue de la large victoire face à la Juventus (5-0), il y a une semaine, elle n'a pas encore eu l'occasion de jouer mais se montrait optimiste : "Ça se passe très bien, les filles sont super, le coach, le staff, tout le monde a été très accueillant avec moi, ça fait plaisir". Arrivée à Londres, elle est installée en colocation avec deux autres partenaires et continue son adaptation avec la langue de Shakespeare : "Au début c'est vrai que c'était compliqué, mais maintenant j'ai un peu plus de vocabulaire, et du coup cela va un peu mieux. Je m'acclimate bien à mon nouveau chez et surtout à Londres qui est une très belle ville que j'aime beaucoup".

        photo David Price/Arsenal WFC
        photo David Price/Arsenal WFC

        Troisième du dernier championnat à un point derrière Manchester City, Arsenal espère bien retrouver la Ligue des Champions à la fin de la saison. Pour la Lyonnaise de naissance, c'est aussi du temps de jeu qu'elle est venue chercher du côté de la Tamise : "Mon objectif est de faire partie de l'Equipe de France cette année et de participer à la Coupe du Monde. Il faut que j'ai du temps de jeu, et je pense que c'est le bon endroit pour en avoir". Au sein d'une équipe où figure la gardienne néerlandaise, championne d'Europe en 2017, la concurrence sera rude même si elle pourrait y trouver du temps de jeu : "Pour l'instant, il n'y a pas trop de hiérarchie. Après que pense que Sari (Van Veenendaal) va jouer, mais je vais avoir du temps de jeu aussi. On n'en pas parlé avec le coach si j'allais avoir du temps de jeu dans les Coupes (ndlr : FA Cup et FA WSL Conti Cup), on verra au cours de l'année".

        Il faudra aussi s'adapter au jeu anglais, plus engagé, ce qui ne semble pas perturber la gardienne d'1,73 m : "Au niveau physique c'est un peu plus percutant, c'est vrai qu'on se prend de sacrés coups ici, mais j'aime bien ce jeu-là. L'arbitrage, au début ça surprend mais on s'acclimate vite à celui-ci". Quant au jeu de son équipe et des comparaisons avec ses dernières saisons, Arsenal se montre comme une équipe au visage offensif :"A Arsenal, on joue aussi l'attaque. Avec Lyon il fallait marquer des buts, il fallait être exigeant avec tout le monde et c'était vraiment porté vers l'attaque. Je pense que tout coach veut marquer des buts et attaquer, c'est normal".Et si le coaching de Joe Montemurro arrivé il y a quelques mois est différent de Lyon, les automatismes avec ses partenaires de la défense prennent aussi forme.

        Si le championnat reprendra seulement le 9 septembre, dès ce dimanche 19 août, Arsenal jouera en WSL Cup face à West Ham.


        L'entraîneur Montemurro lors de la signature de Pauline Peyraud-Magnin
        Pauline a joué contre les plus grandes footballeuses du monde. Elle a remporté trois Ligues des champions ce qui est un incroyable accomplissement pour une jeune joueuse. Ce qui en dit long sur ses compétences.

        Lundi 13 Août 2018
        Sylvain Jamet

        https://www.footofeminin.fr/ANGLETER...it_a14976.html
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        • #U20WWC - HAÏTI et Nerilia ou le rêve devenu réalité

          La jeune et prometteuse haïtienne Nérilia Mondesir a signé un doublé face à l'Allemagne lundi. Une performance unique pour ce pays où seulement 150 footballeuses sont recensées.

          Nerilia aura inscrit 1 but contre la Chine et deux contre l'Allemagne (photo FIFA.com)
          Nerilia aura inscrit 1 but contre la Chine et deux contre l'Allemagne (photo FIFA.com)



          Trois matchs, trois buts mais trois défaites, Nerilia Mondésir est satisfaite d'avoir marqué mais cette joie contrastait avec l'élimination après deux matchs. Lundi après son doublé face à l'Allemagne, élue joueuse du match, elle déclarait : "Je suis heureuse d'avoir permis à mon équipe de marquer deux buts dans ce match. On a beaucoup rêvé de jouer une Coupe du Monde et nous l'avons fait. C'est le rêve de toutes les joueuses. Nous l'avons fait. On a perdu, mais cela reste magnifique".

          Une expérience unique pour ces joueuses qui a permis de grandir plus vite. Le sélectionneur Marc Collat appréciait cette opportunité : "Elles ont des talents, tout le monde peut le voir. On a beaucoup appris contre des équipes comme l'Allemagne et le Nigeria. C'est notre première Coupe du Monde. On a marqué des buts, personne n'espérait, ne l'imaginait".

          "Ça va beaucoup aider pour que dans 4 ou 5 ans, on soit meilleures"

          Si Haïti, éliminé de la course à la Coupe du Monde 2019 par la Jamaïque à la différence de buts, n'aura pas l'opportunité de rejouer aussitôt ce type de compétition, l'avenir reste de mise : "Cette équipe-là a beaucoup de talents. On est arrivé ici avec des ambitions. Je ne vous cache pas qu'à la suite du deuxième match contre le Nigeria, c'était la déception d'être éliminé. Quand on fait le bilan au bout de ses trois matchs, on se rend compte que le football de haut niveau se jouer sur des détails. On apprend. Il nous a manqué peut-être un peu plus d'expérience du haut niveau avant cette compétition. Les filles reviendront encore plus fortes dans les années futures." Pour Nerilia, elle espère aussi qu'Haïti sera de nouveau présent parmi les représentants de la CONCACAF : "Avoir joué contre des grandes joueuses, ça va beaucoup aider pour que dans 4 ou 5 ans, on soit meilleures" déclarait-elle lundi soir.

          "Je ne veux pas les décevoir"

          Les Haïtiennes ont fait le spectacle sur le terrain et en tribune (photo FIFA.com)
          Les Haïtiennes ont fait le spectacle sur le terrain et en tribune (photo FIFA.com)


          Pour la Montpelliéraine, sa prestation lui permettra aussi à titre individuel de continuer à se trouver une place au sein de l'effectif héraultais. Si elle ne compte que 3 matchs en D1 à ce jour, elle a un mot clé : "travail" : "Je travaille beaucoup. Je suis bien physiquement et mentalement et cette compétition-là m'aide à avoir plus confiance en moi et continuer à jouer à Montpellier". Entourée d'attaquantes internationales réputées, elle ne semble pas effrayer : "Je sais qu'ici il y a beaucoup de bonnes joueuses, il faut travailler pour être à la hauteur. Le fait de jouer avec de grandes joueuses, cela me permet d'apprendre beaucoup. Il faut continuer pour passer un cap." Avec un contrat fédéral signé pour cinq saisons depuis janvier 2017, Montpellier a décidé de miser sur l'avenir et elle souhaite leur rendre cette confiance : "Je ne veux pas les décevoir, j'ai beaucoup travaillé ici pour que quand je revienne à Montpellier, je puisse marquer et faire des bons matchs".

          "Les années qui viennent seront bénéfiques"

          Pour le football haïtien, elle peut aussi être l'exemple à suivre et à sa manière permettre un développement de la pratique comme la qualification à cette Coupe du Monde a pu le laisser entrevoir pour Marc Collat : "Cette qualification a permis de débloquer des fonds qui ont permis aux filles de se préparer pendant plus de deux mois. Cela a été bénéfique pour tout le groupe." Et même si tout n'a pas été possible, Haïti a en tout cas ravi les spectateurs par son enthousiasme : "Il y avait une bonne colonie haïtienne qui nous a accompagnée au cours des trois matchs. Cela a mis de l'ambiance et je crois que sur certains stades, il y en avait besoin".

          Petit poucet qualifié dans la douleur dans la zone CONCACAF, il reste à en tirer les bénéfices pour l'avenir : "Même si on est éliminé, cela va ouvrir des portes au-delà de ces filles qui ont passé un relais et j'espère qu'il sera repris par d'autres" souhaitait Marc Collat, concluant : "On a su dans ces trois matchs malgré la défaite à chaque fois montrer les valeurs du football haïtien et je crois que les années qui viennent seront bénéfiques pour le football féminin haïtien".

          Vendredi 17 Août 2018
          Sebastien Duret

          https://www.footofeminin.fr/U20WWC-H...te_a14987.html
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          • Pernille HARDER élue Joueuse UEFA de la saison 2017-2018

            Pernille Harder, est la sixième lauréate différente sur les six éditions de ce prix, et a terminé devant les deux autres "finalistes" lyonnaises, Ada Hegerberg et Amandine Henry, dans un vote émis par un panel de journalistes et des entraîneurs de premier plan.

            Pernille HARDER élue Joueuse UEFA de la saison 2017-2018

            TOP 10

            1 Pernille Harder (Wolfsburg et Danemark) - 106 points
            2 Ada Hegerberg (Lyon) - 61 points
            3 Amandine Henry (Portland Thorns, Lyon et France) - 41 points
            4 Dzsenifer Marozsán (Lyon et Allemagne) - 32 points
            5 Lucy Bronze (Lyon et Angleterre) - 20 points
            6 Lieke Martens (Barcelona et Pays-Bas) - 17 points
            7 Wendie Renard (Lyon et France) - 16 points
            8 Fran Kirby (Chelsea et Angleterre) - 15 points
            9 Eugénie Le Sommer (Lyon et France) - 13 points
            10 Shanice van de Sanden (Lyon et Pays-Bas) - 7 points

            Pourquoi Harder ?

            Déjà proche de devancer Lieke Martens l'année dernière, après avoir mené le Danemark à sa première finale dans le Championnat d'Europe féminin de l'UEFA, l'attaquante de 25 ans a été l'âme de Wolfsburg, finaliste de l'UEFA Women's Champions League. Une finale au cours de laquelle elle a donné l'avantage à son équipe dans la prolongation à Kyiv avant le retour irrésistible de Lyon.

            Harder a également accompli le doublé en Allemagne avec Wolfsburg et maintenu le Danemark dans la course à la qualification en Coupe du Monde de la FIFA.

            Palmarès 2017/18 : doublé Coupe-championnat d'Allemagne, finale de l'UEFA Women's Champions League

            Stats personnelles
            Championnat
            Matches : 21 - Buts : 17

            UEFA Women's Champions League
            Matches : 8 - Buts : 8 - Passes décisives : 6

            Éliminatoires de la Coupe du Monde féminine de la FIFA
            Matches : 5 - Buts : 5 - Passes : 3

            La réaction de Harder
            "Je suis extrêmement fière et honorer de recevoir ce prix, car j'ai toujours rêvé de jouer au plus haut niveau depuis que je suis enfant. Je tiens à remercier en particulier ma famille pour son soutien, ainsi que mes coéquipières, mes entraîneurs et le staff de l'équipe nationale."


            Palmarès du trophée
            2017/18 ─ Pernille Harder (Wolfsburg et Denmark)
            2016/17 ─ Lieke Martens (Rosengård/Barcelone et Netherlands)
            2015/16 ─ Ada Hegerberg (Lyon et Norvège)
            2014/15 ─ Célia Šašić (FFC Frankfurt et Allemagne)
            2013/14 ─ Nadine Kessler (Wolfsburg et Allemagne)
            2012/13 ─ Nadine Angerer (FFC Frankfurt et Allemagne)

            Vendredi 31 Août 2018
            Source UEFA.com

            https://www.footofeminin.fr/Pernille...18_a15062.html
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            • Tout porte à croire que le foot féminin va exploser dans les prochaines années
              Pierre Rondeau - 27 août 2018 à 11h48 - mis à jour le 28 août 2018 à 10h36

              Les matchs de la Division 1 sont désormais diffusés par Canal+, avec un dispositif offrant une visibilité inédite au football féminin. Et ce n'est sans doute que le début.


              Lucy Bronze et Sandy Baltimore lors du match PSG-Lyon de D1 féminine du 18 mai 2018 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) | Franck Fife / AFP


              La première division du football féminin français a repris le 25 août. Sont notamment attendus pour cette saison l'ogre Lyonnais, quintuple champion d'Europe en titre, et le puissant outsider parisien, armé de ses pétrodollars qataris. Mais la véritable nouveauté, c'est l'arrivée du groupe Canal+, chargé de la retransmission des matchs.

              En novembre dernier, le diffuseur historique du foot masculin s'est octroyé les droits télévisés de la D1 féminine jusqu'en 2023, pour une somme d'environ un million d'euros par saison.

              Si ce montant reste 727 fois moins important que le total pour la Ligue 1, il faut souligner qu'il a tout de même été multiplié par neuf par rapport à 2011. Canal+, reconnu pour sa compétence et son sérieux dans la valorisation des droits, va garantir une diffusion continue de ce sport en plein boom, après des apparitions anecdotiques sur Eurosport et France 4.

              Un pari économique

              L'opération répond très certainement à un calcul stratégique de la quatrième chaîne: acheter des droits à bas coûts et espérer récupérer une part d'audience significative sur le long terme.

              Canal+ paye «seulement» un million d'euros pour acquérir les droits de la D1 féminine, là où beINSport et MédiaPro vont débourser 1,153 milliard dès 2020 pour la Ligue 1, en rêvant de réaliser une part d'audience quasiment comparable. La manoeuvre est limpide de bon sens.

              Canal+ continuera d'apparaître comme une chaîne sportive, malgré la perte des droits de diffusion du foot masculin, et profitera du formidable engouement pour le sport féminin, en évolution permanente et de plus en plus coté -le tout sans casser la tirelire.

              Cette stratégie s'avèrera sans doute gagnante-gagnante: la chaîne, en souhaitant optimiser ses chances, soutiendra la visibilité de la ligue et fera sa publicité; la D1 féminine gagnera en réputation, en notoriété et en image de marque. Canal+ compte attirer un nouveau public et la fédération de nouvelles pratiquantes.

              Une popularité croissante

              Pour l'instant, le foot féminin reste moins prisé que son homologue masculin. Les audiences sont plus faibles, avec des pics à un million de téléspectateurs et téléspectatrices sur de grosses affiches -là où des PSG-OM ou des OL-Monaco en Ligue 1 drainent plus du double. Les stades restent malheureusement vides et le jeu continue à être déprécié. Mais tout pourrait changer d'ici quelques années et cela sera largement au bénéfice de la chaîne cryptée.

              Depuis la victoire des Bleus à la Coupe du monde cet été, tout le foot français va profiter d'un enthousiasme exceptionnel et d'une visibilité conséquente. Depuis la reprise des différents championnats, les enceintes sont pleines -une première depuis très longtemps.

              D'après les spécialistes, cet effet Coupe du monde devrait se faire sentir pendant plusieurs années. Il sera aussi à l'avantage du foot féminin, avec un public féminin comme masculin désireux de voir le plus de matchs possible.

              En juillet dernier, le directeur de la Ligue de football professionnel, Didier Quillot, appelait déjà les femmes à se rendre au stade : «Il y a à l'évidence de plus en plus de femmes qui apprécient le football, et je les appelle toutes à rejoindre leurs maris et enfants afin d'aller tous ensemble au stade, fin août, à la reprise de notre championnat».

              La Coupe du monde féminine des moins de 20 ans, organisée en Bretagne du 5 au 24 août, a d'ailleurs été un immense succès populaire, avec des stades remplis et une couverture médiatique soutenue. Une réussite avant la Coupe du monde adultes l'an prochain, elle-aussi organisée en France.

              Dès la rentrée, on peut espérer une augmentation des licences au sein des clubs amateurs -de nouvelles pratiquantes fans de foot, très certainement consommatrices de matchs à la télévision.

              Le nombre de joueuses licenciées a été multiplié par plus de 2,5 entre 2011 et 2017; la tendance devrait encore s'intensifier avec l'effet Mondial. Et avec seulement 130.000 licenciées côté filles contre près de deux millions côté garçons, le potentiel est démesuré.

              Un jeu plus intéressant

              Le jeu lui-même devrait également être à l'avantage du foot féminin, malgré une réputation quelque peu calamiteuse. Vu par une partie des spécialistes comme ennuyeux, peu technique et lourd physiquement, le foot féminin apparaît pourtant comme plus intensif, plus équitable et plus juste que le foot masculin.

              D'après David Sumpter, mathématicien américain et auteur de Soccermatics, «le jeu déployé par les femmes est plus offensif, plus attrayant» -en tout cas d'un point de vue statistique.

              Pour arriver à cette conclusion, le chercheur a étudié la localisation des frappes offensives et a montré que plus les tirs sont tentés à l'extérieur de la surface, moins l'équipe est performante sur la durée et au maximum de ses capacités. À l'inverse, plus l'écart entre les tirs tentés à l'intérieur de la surface et ceux à l'extérieur de la surface est grand, plus l'équipe présente un niveau intéressant.

              Sumpter a alors comparé le coefficient de détermination entre «écart tirs à l'intérieur / tirs à l'extérieur de la surface» et «performance sportive» entre le foot masculin, sur les cinq grands championnats européens, et le foot féminin, lors des deux dernières Coupes du monde et des Jeux olympiques 2008 et 2012.

              Résultat : l'indicateur est bien plus élevé chez les filles que chez les garçons. Les footballeuses seraient plus efficaces et plus compétitives : «Sans la puissance et sans la force, le jeu déployé par les femmes est plus offensif, plus attrayant, plus construit, plus élaboré et plus clair», conclut Sumpter -encore un facteur en théorie favorable à l'essor du foot féminin.

              Tous les voyants indiquent que le foot féminin connaît actuellement son âge de bronze et qu'il devrait bénéficier d'une croissance exceptionnelle dans les années à venir. C'est en tout cas le voeu d'un certain nombre d'acteurs, de Canal+ à la Fédération française de football. Tout dépend maintenant de la capacité des joueuses à nous faire vibrer, rêver et chanter.

              http://www.slate.fr/story/166373/spo...minin-d1-essor
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              • Heimebane, quand la réalité devient fiction
                Olivier De Los Bueis | 29 août 2018




                Emmenée par les excellents Ane Dahle Torp et l'ancien joueur John Carew, la série norvégienne Heimebane (« terrain à domicile ») a gagné le droit à une seconde saison. Un succès spectaculaire sur un sujet qui pourrait ne pas sembler étranger à Corinne Diacre : une femme, à la tête d'une équipe pro masculine. Tout un programme.


                Ane Dahle Torp face à John Carew.

                Une femme à la tête d'une équipe professionnelle masculine ? Une fiction devenue réalité, en France, notamment à Clermont avec Corinne Diacre. L'actuelle sélectionneuse des Bleues avait défrayé la chronique en devenant la coach de l'équipe auvergnate en Ligue 2 en 2014. Le président Claude Michy, en précurseur, avait tenté le coup, avec succès, malgré le scepticisme empreint de machisme de certains au moment de sa nomination. 119 matchs plus tard, Diacre quittait le CF63 pour la FFF. Une aventure qui avait attiré les médias du monde entier en Auvergne avant que la curiosité ne s'estompe, car après tout, diplômée, Diacre était avant tout une coach qualifiée avant d'être une femme. Auparavant, l'éphémère Helena Costa, toujours à Clermont, ou l'Italienne Carolina Morace en D3, avaient également tenté l'aventure. Mais ce qui ne surprend pas dans un sens (un homme pour entraîner des femmes), surprend toujours dans l'autre.

                Une série de foot qui parle d'une femme

                En Norvège, la réalité, elle, est devenue fiction. Dans ce pays très à cheval sur l'égalité homme-femme, où récemment les footballeuses internationales ont obtenu d'être rémunérées autant que les garçons pour leurs apparitions en équipe nationale, ce sujet a séduit une productrice norvégienne, Vilje Katrin Hagen et la société Motlys. En 2014, année où Diacre prend la direction de Clermont en France, celle-ci contacte alors Johan Fasting, scénariste reconnu de séries, avec cette idée. Raconter l'histoire d'une femme nommée à la tête d'une équipe pro norvégienne. Heimebane (« home ground » en anglais) était née. Fasting était connu pour des productions classiques, mais où les femmes avaient toujours le premier rôle. Dans cette nouvelle série, il va donc sans surprise mettre une femme à l'honneur. Campée par l'excellente actrice norvégienne Ane Dahl Torp, qu'on avait vue notamment dans le film catastrophe La Vague, Helena Christiansen va devenir la coach d'une équipe en difficulté.

                John Carew superstar ?


                Ane Dahle Torp face à John Carew.

                Au-delà de la simple série sur un club de football, où la production norvégienne a pourtant tenu à ce que les scènes sportives collent le plus possible à la réalité avec des acteurs capables de jouer, dans le sillage de l'ancienne star de l'Olympique Lyonnais, John Carew, rival d'Ane Dahl Torp à l'écran, Heimebane propose aussi de découvrir l'envers du décor. Car si on a pu suivre les difficultés rencontrées par une Diacre en France (sexisme hélas encore trop ordinaire), cette série nous fait entrer dans le vestiaire du club mais aussi dans le vestibule de la maison d'Helena Christiansen (le nom de l'héroïne, ndlr). Elle nous montre comment les choix professionnels de cette mère de famille impactait sa fille. Précise, bien écrite, parfaitement interprétée, Heimebane réussit donc la prouesse de s'intéresser au football (la fin de carrière difficile des joueurs par exemple) et à la condition de la femme, même dans un pays qui met celle-ci à l'honneur. Mais également de captiver les supporters de football comme les mères de famille qui n'ont pas d'appétence pour ce sport.

                La chaîne NRK peut se frotter les mains d'avoir tenté le pari. Heimebane a séduit un public nombreux, obtenu une volée de prix nationaux et internationaux (notamment aux Berlinales) pour la qualité de son script et de celle de ses acteurs. Du coup, une seconde saison a été commandée aux producteurs. Ceux-ci seraient sur le point de vendre le programme en Espagne et souhaitent obtenir une diffusion maximale hors des frontières scandinaves. D'autres pays semblent intéressés même si pour le moment, les chaînes françaises n'ont pas encore fait un pas en avant pour acheter les droits de la série. Mais, si 2019 est l'année de la confirmation pour Heimebane à domicile, on voit mal comment cette série ne ferait pas l'événement rapidement à l'extérieur des frontières norvégiennes.


                Crédit photos : NRK.

                http://www.footdelles.com/heimebane-...vient-fiction/
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                • Lotta Schelin, l'ancienne buteuse de l'Olympique lyonnais, met un terme à sa carrière
                  Publié le 30 août 2018 15:59



                  Un grand nom du championnat de France de D1, de l'Olympique lyonnais et de l'équipe de Suède vient de tirer le rideau. Lotta Schelin, 34 ans, a officialisé ce jeudi la fin de sa carrière de footballeuse. Ayant joué durant huit saisons à l'OL (de 2008 à 2016), l'attaquante aura remporté huit titres de championne de France, 5 Coupes de France, et surtout trois Ligues des championnes en 2011, 2012 et 2016.


                  Elle aura également affolé les compteurs, en témoignent ses 218 buts en 223 matches officiels avec le club rhodanien et ses deux titres de meilleure buteuse de D1 en 2012/13 et 2014/15. Elle avait quitté la capitale des Gaules en 2016 pour rejoindre le FC Rosengard, son dernier club. «Je suis très heureuse de vous avoir représentés et heureuse de tout ce que nous avons accompli ensemble. (...) D'autres buts et défis m'attendent.» , a t-elle écrit sur les réseaux sociaux. Si l'officialisation intervient aujourd'hui, Schelin n'avait en réalité plus disputé de rencontres officielles depuis l'année dernière, aussi bien en sélection qu'en club. La faute à des blessures et douleurs persistantes au cou et à la tête, des gênes ressenties à la suite d'un match de championnat au printemps et qui l'ont ensuite handicapée pendant l'Euro 2017, notamment pour son jeu de tête. Depuis, elle avait espéré faire son retour à la compétition, une porte qui s'est finalement refermée au fil du temps.

                  Lotta Schelin est à ce jour la meilleure buteuse de l'histoire de la sélection suédoise avec 88 réalisations en 185 sélections. Avec la Suède, elle a remporté la médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Ancienne co-capitaine de la sélection scandinave, Lotta Schelin a annoncé sa fin de carrière le même jour où la Suède doit affronter l'Ukraine dans le groupe 4 des éliminatoires de la Coupe du monde 2019 en France. Un groupe dont la Suède occupe la première place à égalité avec le Danemark (15 pts), cinq points de plus que l'Ukraine, troisième. Seul les premiers des sept groupes des éliminatoires seront directement qualifiés pour la Coupe du monde, les quatre meilleurs deuxièmes devront disputer des barrages.


                  ***Image en une : Maya Mans
                  Arnaud Le Quéré

                  http://www.coeursdefoot.fr/event/lot...a-sa-carriere/
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                  • The Best - FIFA Football Awards 2018 : la liste des finalistes dévoilée

                    Les finalistes des The Best - FIFA Football Awards 2018, la cérémonie de remise des récompenses, sont désormais connus.

                    photo FIFA
                    photo FIFA



                    Le 24 septembre prochain, les meilleurs footballeurs et footballeuses se retrouveront au Royal Festival Hall pour connaître les meilleur(e)s joueurs, joueuses et entraîneur(e)s de la saison passée.

                    Liste des finalistes pour les The Best - FIFA Football Awards 2018:

                    The Best - Joueuse de la FIFA :
                    Ada Hegerberg (Norvège / Olympique Lyonnais)
                    Dzsenifer Marozsán (Allemagne / Olympique Lyonnais)
                    Marta (Brésil / Orlando Pride)

                    The Best - Entraîneur de la FIFA pour le football féminin:
                    Reynald Pedros (France / Olympique Lyonnais)
                    Asako Takakura (Japon / Équipe nationale du Japon)
                    Sarina Wiegman (Pays-Bas / Équipe nationale des Pays-Bas)

                    Lundi 3 Septembre 2018
                    Source : FIFA

                    https://www.footofeminin.fr/The-Best...ee_a15073.html
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                    • Verónica Boquete : la conquistador
                      Lisa Durel | 4 septembre 2018



                      Verónica Boquete, dite Veró, est une héroïne flamboyante espagnole. Voix active pour son sport, le football, elle a su également défier les discriminations et inspirer les jeunes générations espagnoles.


                      Les débuts et la réalité Espagnole


                      Boquete naît en Galice, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Tombée amoureuse du ballon rond dès qu’elle a pu commencer à jouer, la jeune espagnole connaît une ascension fulgurante et permet à son équipe de se qualifier régulièrement en Coupe du Monde… Non, ça, ce serait dans un univers parallèle. Dès sa prime jeunesse, Boquete se heurte aux discriminations : le football en Espagne, c’est un sport d’hommes et de garçons. Son père est coach et un de ses frères aînés jouait. La passion de la famille Boquete est communicative. Elle débute à 6 ans et, la première année où elle commence la pratique, une règle l’empêche de jouer avec les garçons. Boquete commence à jouer seule, puis la règle a changé. Elle évoluera donc avec des garçons jusqu’à ses 15 ans.



                      En quittant Saint-Jacques-de-Compostelle, Verónica Boquete donne l’élan nécessaire à sa carrière. Mais elle n’oublie pas les discriminations. « Quand j’étais enfant c’était très difficile de jouer au football, et ça l’était encore plus pour les filles avant moi. Comprendre que l’on ne peut pas jouer quand on a cet âge est dur et je suis reconnaissante de la façon dont mes parents ont pris en main les choses. Mon père s’est battu pour que la règle change. C’était dur aussi parce qu’on entend tout un tas de chose et rien n’est prêt ou fait pour les filles. » confie la capitaine Espagnole à nos confrères de TheseFootballTimes.co. Pas de vestiaires, pas de douches pour elle. Pour espérer se débarrasser de la poussière et de la sueur, Boquete doit rentrer chez elle.

                      La carrière internationale et la « mutinerie »



                      La carrière de la jeune espagnole décolle vraiment lorsqu’elle endosse l’uniforme national. Sous la houlette d’Ignacio Quereda, Verónica Boquete fait ses débuts. C’est là où elle s’autorise le rêve de devenir footballeuse professionnelle. Et c’est justement parce qu’on lui a jamais dit qu’elle pouvait le devenir qu’elle se bat aujourd’hui pour inspirer les jeunes générations espagnoles. « En Espagne, il n’y a pas d’information concernant le football pratiqué par les femmes, j’ignorais qu’il y avait une équipe nationale et encore moins que l’on pouvait jouer en Coupe du Monde. » En 2010, Boquete part aux USA et ce sont les Chicago Red Stars qui s’octroieront ses services pour le reste de la saison de WPS. C’est le début de sa carrière internationale, qui l’emmènera en Russie, en Suède avec le Tyresö FF dont elle garde un bon souvenir, les rêves de Ligue des Championnes, les Portland Thorns et le PSG, et, actuellement, la Chine. C’est sous son capitanat que l’équipe nationale accède pour la première fois à une Coupe du Monde. Et c’est sous son capitanat que les joueuses mènent une mutinerie pour alerte la fédération Espagnole des mauvais traitements dont elles souffrent.



                      Car tout n’est pas rose. Même si Quereda a la réputation d’être un entraîneur excessivement exigeant, ses commentaires dépassent souvent les bornes de la décence. Il dit de ses joueuses qu’elles sont stupides, mentalement retardées. Grosses quand il n’est pas satisfait de leur physique. Il refuse d’appeler des joueuses – même de très bonnes joueuses – s’il les a pris en grippe. Il cherche à tout contrôler, hurle sur ses joueuses jusqu’à ce qu’elles fondent en larmes, les interdit de prendre position contre les surfaces synthétiques canadiennes. Le problème c’est que Quereda est un bon ami d’Ángel María Villar, le président de la fédération Espagnole – et d’aucuns disent qu’il a eu le poste grâce à cette amitié -. Après la campagne canadienne, les joueuses passent à l’offensive. Et elles n’ont plus rien à perdre, même si elles risquent de ne plus être appelées.

                      Boquete ne se prive pas pour témoigner et lance des accusations graves sur les conditions d’entraînements, jugées insuffisantes et peu professionnelles, le manque de respect de l’entraîneur et son incompétence. D’autres joueuses se rallient à ces témoignages, sacrifiant leur carrière pour le bien de l’équipe. D’anciennes joueuses vont elles aussi sortir de leur silence. L’audace de Boquete et sa place proéminente dans la « mutinerie » des Espagnoles lui coûteront sa place en équipe nationale : elle sera écartée du groupe pour l’Euro 2017 par le coach Jorge Vilda, remplaçant de Quereda.

                      Un engagement permanent pour les jeunes générations



                      La capitaine Espagnole ne s’arrête pas là dans son engagement. En 2013, c’est elle qui lance sur la plateforme change.org une pétition à l’adresse de l’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts pour que les joueuses soient enfin intégrées à FIFA, sa franchise à succès. C’est chose faite en 2015, pour également célébrer la Coupe du Monde féminine. Alors qu’elle joue au PSG, on apprend que Boquete et sa compatriote Paredes reversent 1% de leur salaire respectif à Common Goal, fonds collectif qui soutient les associations caritatives du monde entier. Elles choisissent de soutenir la cause féminine.

                      Leader charismatique et impliquée, Boquete dirige également des cliniques. Elle va plus loin, dans cette optique d’éducation, une thématique qui semble la passionner : elle a fondé sa propre école, en Galice qui permet aux enfants de 4 à 16/18 ans de s’épanouir dans le football, mais aussi dans d’autres sports. Le plus beau ? L’école est mixte. La Galice est devenue une région dynamique grâce à cette école et la détermination de l’ancienne capitaine espagnole.

                      Même si plusieurs milliers de kilomètres séparent Veró de l’Espagne désormais et que l’exil de l’équipe nationale l’a frappée, sa lutte contre les discriminations est loin d’être terminée. Grande joueuse qui se destine à devenir coach, Boquete ne laisse tomber ni l’Espagne ni les prochaines générations.


                      Crédits photo : Juan/Martin, NWSL, Diego Diaz,

                      http://www.footdelles.com/veronica-b...-conquistador/
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                      • Angleterre : Quand Wilfried Zaha aide financièrement la section féminine de Crystal Palace
                        Publié le 6 septembre 2018 05:39



                        Wilfried Zaha, l'attaquant star de l'équipe masculine de Crystal Palace, a apporté de sa poche une aide financière à la section féminine du club.


                        L'enfant de Crystal Palace, le pur produit du centre de formation, a décidé de rendre en quelques sortes ce que le club du sud-est de Londres lui a donné. Mercredi, le club communiquait sur son site officiel que Wilfried Zaha avait apporté "une contribution financière substantielle" pour aider la section féminine.

                        Contrairement à l'équipe masculine qui évolue au sein de la très lucrative Premier League, l'équipe féminine ne possède qu'un statut amateur. Certes les 21 joueuses qui évoluent en deuxième division anglaise perçoivent des émoluments de la part du club et d'Utilita Energy, le principal sponsor depuis trois saisons. Mais malgré cela, le Crystal Palace Ladies Football Club peine financièrement dans un football anglais qui tend vers la professionnalisation. A tel point que le club encourage ses joueuses à trouver elles-mêmes des sponsors pour l'aider financièrement et étendre son réseau.

                        "Tout le monde sait ce que Crystal Palace signifie pour Wilf"

                        Face à cette situation, Wilfried Zaha a donc mis la main à la poche pour aider la section féminine. Il faut dire que l'attaquant ivoirien de 25 ans en a les moyens, lui qui a paraphé en août un contrat qui lui rapportera 130 000 livres Sterling (environ 144 000 euros) par semaine. Mais le geste n'en est pas moins louable. Mercredi, le club de Crystal a donc publiquement exprimé sa gratitude pour le coup de pouce de Wilfried Zaha envers ses homologues féminines.

                        "Tout le monde sait ce que Crystal Palace signifie pour Wilf et il veut donner les mêmes opportunités à la prochaine génération de joueuses en herbe du Palace Ladies qu'il a appréciée lors de son passage dans des équipes juniors. Nous sommes reconnaissants pour le soutien de Wilf et pour le soutien continu du Club de football Crystal Palace et Utilita Energy, qui permet à notre équipe senior de jouer dans le championnat féminin de deuxième division anglaise."

                        Sur Twitter, le joueur s'est empressé de répondre à ce message de remerciement avec ce message : "No problem happy to help" (pas de problème, heureux d'apporter mon aide).




                        Arnaud Le Quéré

                        http://www.coeursdefoot.fr/event/ang...rystal-palace/
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                        • La campagne publicitaire de la FA WSL, pour promouvoir la pratique du football chez les jeunes filles
                          Publié le 7 septembre 2018 04:22



                          Toujours plus. L'Angleterre continue de prendre de l'avance, avec cette nouvelle campagne publicitaire visant à promouvoir la pratique du football chez les jeunes filles. Les difficultés rencontrées par les filles vers la pratique sont nombreuses et cette vidéo permet de mieux comprendre ces problématiques, afin de faire réagir les personnes autour. Une initiative qui permet aussi aux jeunes filles de prendre confiance en elles, pour jouer au football sans complexe.

                          Article connexe => Angleterre (FA WSL) : Vers un championnat 100 % professionnel


                          Une conseillère d'orientation qui demande à une jeune fille ce qu'elle veut faire plus tard, et qui lui répond "footballeuse professionnelle". Une fille jouant au football avec son équipe et qui affirme vouloir être une "footballeuse professionnelle". Une maman qui va chercher sa fille à l'école et qui est fière qu'elle veuille devenir une "footballeuse professionnelle", tout en étant assidue en cours. Une petite fille déguisée en "footballeuse" à une fête organisée avec ses amies et qui scande qu'elle est une "footballeuse". Ou encore un papa promenant son bébé de quelques mois au parc et rêvant de voir sa fille devenir "une grande footballeuse un jour". Et même une adolescente en compagnie de ses amies, allant en cours et portant le maillot du Reading FC (club où a joué Anissa Lahmari) affirmant également qu'elle sera une "footballeuse professionnelle".



                          Autant de scénarios qui rappellent certaines difficultés que rencontrent certaines jeunes filles, dans leur envie de jouer au football et leur rêve de devenir joueuse professionnelle. A l'instar des internationales anglaises, Lucy Bronze, Alex Greenwood, Isobel Christiansen et co, qui ont certainement eu plusieurs obstacles à passer pour atteindre leur objectif de jouer en équipe nationale, entre autres. Une initiative porteuse et prometteuse qui confirme et affirme encore une fois la volonté et l'ambition de l'Angleterre, de devenir l'une des puissances mondiales du Football Féminin, avec en premier lieu cet "engagement" fort d'avoir un championnat féminin 100% professionnel.


                          Dounia MESLI

                          http://www.coeursdefoot.fr/event/la-...jeunes-filles/
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                          • La #meufdefoot, c’est elle
                            Lucie Tanneau | 11 septembre 2018




                            Rien ne prédestinait Emilie Ros a devenir une des twittos les plus en vu du foot, notamment celui pratiqué par les femmes. Et pourtant, avec son hashtag #Meufdefoot, la Parisienne rassemble une vraie communauté de passionnés du ballon rond.



                            Elle raconte l'aventure à grand coups de « ouf » et de « hallucinant ». Emilie Ros est une communicante née. Et une adepte des réseaux sociaux, particulièrement de Twitter. C'est comme ça qu'est né le hashtag #meufdefoot.

                            « Je suis une fan de Twitter, je twitte tout le temps, sur tous les sujets qui m'intéressent. Et comme c'est la mode sur le réseau, j'invente des hashtags en fonction des sujets. Pour la bouffe j'utilise #adieumonslim et pour le foot #meuf de foot », commence Emilie Ros.

                            Supportrice du PSG

                            Si elle n'est pas du tout sportive, elle a toujours été une amatrice de foot. « Je suivais les potes qui jouaient en bas du quartier : Creil où j'habitais, Nogent-sur-Oise où mon petit frère jouait, les Portugais de Montataire... », raconte-elle. Puis elle s'est mis à live-twitter des matches du PSG et des Bleus particulièrement.

                            Avec Meufdefoot, elle s'est aussi intéressée au foot pratiqué par les femmes et suit désormais les filles du PSG et les Bleues. « Beaucoup de filles se sont mis à utiliser ce hashtag et il rassemble maintenant des supportrices de Saint-Etienne, de Lyon, de Marseille, de Lille, c'est génial », se félicite Emilie. Des femmes, mais aussi des hommes. L'objectif pour Emilie : « Parler foot, partager cette passion commune, même si on est pas expert, dans le respect ». Elle tente de ne pas voir les mauvais côtés du mini buzz médiatique créé par son invention, « les c*** qui me conseillent de retourner en cuisine, j'essaie de ne pas leur répondre ! », assure-t-elle.

                            Des marques invitent les meufs de foot au bord des terrains

                            Depuis 2014, première fois où elle l'a utilisé « si ses (mes) souvenirs sont bons », #meufdefoot prend de l'ampleur. A tel point que pendant l'Euro 2016, des marques la contactent pour l'inviter à participer à des opérations marketing, et à des matches, sur le terrain. « Vous vous rendez compte, moi Emilie, 36 ans, de Creil, invitée à voir des matches de l'Euro en bord de pelouse ! Je ne viens pas de ce monde, c'est un truc de fou ! » Dynamique et bavarde, elle n'hésite pas à associer d'autres meufs de foot aux invitations histoire de renforcer la communauté et de faire des rencontres « en vrai ». Elle se rapproche ainsi d'Isa de Monaco et de Céline de Marseille.



                            Puis, elle décide de déposer sa marque à l'Inpi pour la protéger. « Je ne voulais pas que ce marqueur de notre communauté de meufs supportrices de foot soit repris pour du business ou avec des valeurs qui ne sont pas les miennes ». Mais l'Inpi refuse de déposer des noms de domaine juste pour bloquer une éventuelle utilisation, il faut faire de cette nouvelle marque quelque chose de concret. Alors Emilie se « creuse le cerveau » et choisit de décliner son hashtag en tee shirt.

                            « On a lancé le projet avec Julien et Sébastien du blog PK Foot qui ont été parmi les premiers à m'inviter à des opé, c'est important pour moi de m'en souvenir, et ils sont devenus des amis ». Ensemble, ils dessinent donc des tee shirts ornés du marqueur #meufdefoot et choisissent des partenaires pour fabriquer en France (tee shirt corner) et en coton bio. « Mon but n'est pas de quitter mon job et de me faire de l'argent avec des trucs à 5€ », justifie la désormais chef d'entreprise. « Mais j'avoue que ça me fait plaisir de recevoir les photos des filles qui portent ces maillots, on a même eu des grands-mères et leur petit fille comme clientes ! »

                            La boutique en ligne est lancée en mai 2018. Coupe du monde oblige les ventes décollent vite. 200 unités de tee shirts et sweats sont vendus.

                            Des actions pour la Coupe du Monde féminine ?

                            Pendant ce temps, Emilie Ros continue de twitter. Elle a aussi changé de boulot. Après le Parc Astérix, France Télévision, et une agence de communication généraliste, la trentenaire a rejoint Uniteamsport en octobre dernier. « L'aventure Meufdefoot m'a aidé a décrocher ce poste je pense : ça montre que je sais susciter la curiosité, créer une communauté, que j'aime le sport », détaille-t-elle.



                            Désormais, si son boulot lui prend du temps, elle garde aussi des créneaux pour Meuf de foot. Elle participe notamment chaque lundi à 17 heures, à la « tribune PSG » avec Bruno Salomon sur France Bleu Ile de France. Elle réfléchit aussi à décline #meufdefoot par clubs et à faire bouger les meufs de foot pour la Coupe du Monde féminine en France l'été prochain.

                            #minimeufdefoot

                            En attendant, elle sort une nouvelle collection de tee shirts, dès fin septembre. « Ce sont des papas et des mamans qui m'ont contacté pendant la Coupe du Monde, j'ai dit oui : on vient de créer un tee shirt #minimeufdefoot », raconte-elle, ravie.

                            Parce qu'il n'y a pas d'âge pour commencer.


                            Crédit Photos : Radio France Christophe Abramowitz, Twitter Emilie Ros

                            http://www.footdelles.com/la-meufdefoot-cest-elle/
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                            • NWSL - Du rififi au Sky Blue FC
                              Lisa Durel | 18 septembre 2018



                              La NWSL est la première ligue américaine à avoir survécu aussi longtemps aux tumultes financiers. Parmi les équipes qui concourent, Sky Blue FC, basé dans le New Jersey, est le club à la plus longue longévité. Mais la question se pose, suite à de nombreuses révélations sur les conditions catastrophiques dans lesquelles évoluent les joueuses : est-ce que le Sky Blue FC sera capable de survivre une saison de plus ?


                              Des temps plus heureux, avec Nadia Nadim et Christie Rampone en tête de file

                              Le fonctionnement de la NWSL diffère de la D1F, notamment au niveau de l'organisation. Il n'y a pas de relégation. Il existe des franchises indépendantes, d'autres équipes sont affiliées à des franchises de MLS - par exemple les Thorns/Timbers, l'Utah Royals FC/Real Salt Lake, l'Orland Pride/Orlando City -. Des salary caps, un syndicat des joueuses, une organisation qui est censée veiller au bon fonctionnement des différentes franchises. Sauf que depuis un an, c'est-à-dire depuis la démission surprise du commissaire Jeff Plush, la NWSL n'a plus de tête. Des franchises meurent à chaque année, parfois avec des signes avant-coureurs, parfois brutalement, comme la fin des Boston Breakers, encore dans la gorge des nombreux fans de la franchise. Sky Blue tient bon. Club aux résultats moyens à médiocres, se battant pour la fin du classement contre les Boston Breakers et plus récemment avec le Washington Spirit, il compte pourtant dans ses rangs de très bonnes joueuses : Christie Pearce, Heather O'Reilly ou encore Sam Kerr. Et c'est par Sam Kerr, le prodige Australien, que vient le scandale.



                              Les sources du scandale

                              En 2017, Kerr avait fait sensation. Alors que tout semblait perdu pour le Sky Blue FC, ce sont ses hat-tricks qui sauvent la saison. Certes, le Sky Blue FC n'atteindra pas les play-offs, mais ses remontées spectaculaires lui offrent sur un plateau d'argent le titre de MVP (most valuable player) de la ligue américaine. En 2018, Kerr évolue sous l'uniforme des Chicago Red Stars. Mais, lors d'une rencontre contre son ancien club, l'Australienne d'ordinaire si démonstrative lors de ses buts, semble presque s'excuser de son hat-trick. Pourquoi ?

                              C'est Dan Lauletta, l'une des plus grandes sources concernant tous les dessous de la NWSL, qui recueille ses propos : « Pour être tout à fait honnête, je n'ai pris aucun plaisir. Je préférerais que les choses se passent mieux ici et j'aurais aimé pouvoir rester. J'ai marqué trois buts, mais je n'étais pas moi-même aujourd'hui. Jouer contre ces filles, ça me rend malade. Ce sont mes amies pour la vie. (...) Je vais tout simplement dire que les filles méritent mieux et je n'aurais pas d'autres commentaires. Ce sont de chouettes filles. Elles donnent tout ce qu'elles ont à ce club et cette ligue et méritent juste mieux. J'aurais aimé pouvoir prendre chacune d'elles avec moi mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. J'avais l'impression que j'allais me mettre à pleurer en plein milieu de ce match. »



                              Les langues se délient

                              Alors, drama queen, Samantha Kerr ? Ce serait trop vite catégoriser l'Australienne, sincère dans ses propos. Il est vrai que la NWSL n'a rien de l'eldorado promis : il y a de nombreux problèmes de gestions, et dépendant du statut de la licence, petite soeur d'une franchise de MLS ou indépendante, ils peuvent être plus ou moins graves, plus ou moins dégradants, plus ou moins scandaleux. Ainsi, il y a quelques années, c'est la capitaine du Canada, Christine Sinclair, qui avait déclenché un mini-séisme en pointant du doigt l'état lamentable des chambres d'hôtel réservées aux joueuses des Thorns, dont les lits étaient colonisés par des punaises. De nombreux dysfonctionnements ont été montrés, notamment chez le Washington Spirit et les fans directement assis derrière les cages. La liste est longue mais personne n'avait pour l'instant supputé de l'horreur qui règne au Sky Blue FC.


                              Caroline Stanley, l’autre voix du scandale

                              Ce sont nos confrères de The Equalizer, John D. Halloran, Dan Lauletta et Allison Lee, qui enquêtent en premier suite aux sous-entendus de Sam Kerr. Et ce qu'ils en tirent est alarmant et au-delà de tout ce qu'on aurait pu croire, surtout venant de la franchise la plus ancienne des USA. Sous couvert d'anonymat, les langues se délient. Caroline Stanley témoigne ouvertement, après avoir joué pour le club en 2016. Son déménagement dans le New Jersey se passe très mal. Elle se trouve sans logement, annulé à la dernière seconde, et surtout sans moyen de communication avec le club. Elle termine dans un logement minuscule en compagnie de 4 autres joueuses. Dave Hodgson, ancien entraîneur adjoint, vient soutenir ce témoignage sur l'état des hébergements, même s'il doit admettre que cela s'est amélioré en 2018. Mais visiblement pas pour toutes, puisque certaines joueuses devaient se contenter de dormir sur le canapé des autres. D'autres ont également l'immense privilège de vivre dans des logements assez insalubres pour devoir couvrir les fenêtres avec des morceaux de cartons, des fenêtres d'ailleurs faites de sacs plastiques. Et si elles ne sont pas contentes, elles peuvent tout aussi bien se débrouiller toutes seules pour trouver un autre logement.

                              Au coeur de la jungle



                              Et s'il ne s'agissait seulement que de l'hébergement. Le Sky Blue FC partage un stade avec l'université du New Jersey, Rutgers. Un de leur centre d'entraînement est surnommé « La Jungle », puisqu'il ne dispose ni de vestiaires - bon, certes, admettons -, mais plus grave, ni de douches, ni d'eau courante, ce qui signifie aussi pas d'autres toilettes que des cabines de chantiers. Peu glorieux. L'organisation doit promettre que les choses vont changer et assure que des douches et bains à glace mobiles ont été commandés. « Quand il n'y a même pas de douches dans les vestiaires de votre stade, vous ne vous sentez pas une seconde professionnelle », défend Stanley. « Quand vous n'avez pas de responsable des équipements, vous vous pointez à l'entraînement dans votre tenue, parce que vous n'avez pas de vestiaires et vous partez couverte de sueur, vous lavez votre tenue, et vous ne vous sentez pas professionnelle. Vous ne pouvez clairement pas être au meilleur de votre forme dans ces conditions. »

                              Certes, il faut se doucher, mais il faut aussi se vêtir. C'est un énième problème pour le Sky Blue FC, qui ne fournirait qu'un lot très restreint d'équipement : des joueuses font état de deux chaussettes, deux paires de shorts pour l'entraînement, une paire de crampons à l'année. Cela pourrait paraître insignifiants, mais quand on cumule le tout, l'organisation du Sky Blue FC n'a rien de professionnelle et ne semble avoir aucune envie de respecter ses athlètes.



                              Et enfin il faut se déplacer. On l'a vu récemment, un match a dû être reporté dû à l'incapacité des joueuses de Sky Blue de se présenter en temps et en heure au stade, à cause d'un avion annulé : pour procéder à des économies radicales, le Sky Blue FC pousse ses joueuses à prendre le premier ou le dernier avion de la journée et elles voyagent souvent le jour même pour se dispenser de frais hôteliers et de bagages.

                              Des économies de bout de chandelle désastreuses

                              La liste s'allonge et ne semble pas vouloir s'arrêter. Conséquence de ce désastre professionnel, l'équipe n'a absolument remporté aucune victoire de la saison et l'a terminée sur un déchirant 5-0 contre le Chicago Red Stars. L'image la plus criante sera néanmoins celle du coup de sifflet final de Washington Spirit - Sky Blue FC, avec les joueuses des deux équipes, abattues, assises sur la pelouse du Maryland Soccer Plex, après une désastreuse saison.

                              Là où cela devient coton, c'est que le propriétaire du Sky Blue FC n'est autre que le gouverneur du New Jersey, Phil Murphy, qui l'a acheté pour... sa fille, bien qu'il annonce en juillet dernier avoir acheté la franchise afin d'adresser « l'injustice fondamentale de l'absence d'une ligue professionnelle féminine aux US. ».



                              En juillet, les supporters de l'équipe du Sky Blue FC, eux-mêmes lésés, ont poussé l'organisation à rendre des comptes. De cette provocation sont nées des promesses d'améliorations. Mais un mois plus tard, toujours pas d'eau courante.

                              Le véritable problème du club, au-delà de sa structure, reste que financièrement et administrativement, il est abandonné. On ne peut exiger des résultats si on ne paye pas correctement ses employés, ce qui est le cas. L'implication du gouverneur Murphy se réduit à des grandes phrases données en pâture aux médias, et la NWSL ne dispose toujours pas de commissaire, depuis la démission surprise de Jeff Plush, qui saurait à la fois interpeller la fédération Américaine et donner un cadre et un soutien plus stricts au club.

                              Alors que Carli Lloyd renvoie sa frustration à ses coéquipières, le club du New Jersey vacille. Quand on voit le triste sort réservé au Western New York Flash, au FC Kansas City ou encore aux Boston Breakers, on ne peut que mettre en doute la future longévité du club du New Jersey. Peut-être que cette dernière humiliation face aux Red Stars sera, effectivement, la dernière ? Et si c'est le cas, triste jour pour le football.


                              Crédits photos : Lewis Gettier, Sky Blue FC, Washington Spirit

                              http://www.footdelles.com/nwsl-du-ri...u-sky-blue-fc/
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                              • #FIFAWWC - Billetterie de la Coupe du Monde : tout ce qu'il faut savoir

                                Mercredi 19 septembre, sur le toit de la Tour Montparnasse, la mascotte Ettie a pris son premier envol à destination de la Coupe du Monde 2019. Avec un prix d'entrée moyen du billet de match à moins de 9€, le Comité Local d'Organisation a décidé de proposer une formule accessible à tous pour un événement "familial et populaire". Décryptage.


                                Un match moyen à moins de 9 Euros avec les packs


                                25€ pour trois matchs, voici le pack d'entrée possible pour l'événement qui se déroulera dans neuf stades en France du 7 juin au 7 juillet prochain. Pour assister aux derniers matchs de la compétition, à Lyon, avec les demi-finales et finale, une tarification est proposée dès 50 euros... 52 matchs et près d'1,35 million de billets sont mis en vente pour cette Coupe du Monde de la FIFA. Derrière cette formule, le Comité d'Organisation avec la FFF et la FIFA ont exposé les éléments clés du dispositif.

                                Un déploiement en plusieurs étapes vient de débuter ce mercredi. Dans un premier temps, ce sont des packs villes qui sont proposés. "Notre public cible, c'est une famille de 4 personnes". Les formules proposées ont fait l'objet d'un travail minutieux comme l'explique le Directeur du LOC Erwan Le Prévost : "On travaille depuis deux ans. A partir du moment où le positionnement de l'événement est d'être familial et populaire, la politique doit aller avec. On a été à la rencontre de notre potentiel client pour voir la faisabilité".

                                Un enjeu social pour les villes

                                Le budget et le prix du billet, l'élément clé du dispositif pour Erwan Le Prévost : "Il faut être lucide, aujourd'hui ce n'est pas naturel d'aller voir un match de football féminin. Les gens ont un pouvoir d'achat limité. Si je vais voir un match de football, ce sera au détriment d'autres choses (cinéma, parc, musée...)". Derrière ces choix tarifaires les mieux adaptés d'après les études du LOC, un gros travail de fond doit débuter dans chaque ville hôte à compter du 25 septembre. "On est certains que l'offre est la bonne. Après comment cela va se transformer en offre d'achats, c'est tout le travail à mener dès maintenant". Les acteurs locaux vont donc être pleinement impliqués pour utiliser leurs moyens et réseaux pour informer et permettre les achats : "L'enjeu pour les villes est d'utiliser cette Coupe du Monde comme un vecteur social à destination de tous les publics, des associations et structures locales pour permettre au plus grand nombre d'assister à cette Coupe du Monde."



                                "Un spectacle dedans et en dehors du stade"

                                Les éléments de communication seront aussi différentes selon les villes : "On n'organise pas une Coupe du Monde mais neuf Coupes du Monde. La façon dont on va communiquer à Valenciennes sera différente de celle de Paris et Lyon qui sont habitués au football féminin de haut niveau. A Valenciennes, on propose un spectacle culturel et familial. A Reims, l'exceptionnel, ce sera de recevoir une Coupe du Monde, à Lyon ce sera d'avoir les plus beaux matchs".

                                L'attractivité viendra aussi des animations autour de chaque match. Car si certaines équipes ne draineront pas naturellement un fort public, l'enjeu est de créer une appétence par des activités : "Tout l'enjeu est ce que l'on va leur proposer dans les stades, la valeur ajoutée. Un match dure une heure et demie mais on va travailler avec les villes d'accueil pour proposer autour du stade des animations pour les personnes profitent d'un spectacle dedans et en dehors du stade et que les gens aient envie de revenir." Un travail qui concernera ensuite d'autres publics.

                                Ouverture grand public des packs : 19 octobre



                                Car après l'ouverture des packs au grand public, le 19 octobre, il sera temps suite au tirage de la Coupe du Monde de proposer des billets au match. Une offre prioritaire VISA sur le site de la FIFA suivra quelques jours après le tirage au sort du 8 décembre, avant qu'au premier trimestre 2019, une autre campagne sur les billets par match grand public ne s'ouvre jusqu'à la dernière ligne droite. Les volumes de places et les communications seront adaptées en fonction des achats de packs : "Si les stades ne sont pas pleins, le spectacle ne sera pas réussi" précise enfin le Directeur du tournoi. Les nouvelles cibles toucheront aussi les touristes venus dans les villes pas pour la Coupe du Monde mais qui pourrait aussi profiter de l'occasion pour faire un détour au stade durant leur séjour.

                                >> Les packs détaillés par ville


                                A retenir

                                Packs accessibles à la famille du football

                                Clubs, Ligues, Districts et Licenciés vont bénéficier d'une période d'exclusivité d'achat avec jusqu'à 15% de réduction avant l'ouverture grand public des packs le 19 octobre. Ces bons de commande seront mis à disposition par le LOC auprès des publics concernés.
                                Important : Les packs ne sont pas nominatifs.

                                Packs Grand Public
                                L'ouverture aura lieu le 19 octobre et sera accessible sur le site internet de la FIFA : https://fr.fifa.com/fifawwc/tickets
                                >> Les packs détaillés par ville

                                Billets à l'unité

                                Une phase de pré-vente exclusive destinée aux détenteurs d'une carte VISA ouvrira du 10 au 23 décembre inclus. Elle permettra d'acheter en avant-première les billets à l'unité. Au premier trimestre 2019, selon les stocks disponibles, les billets à l'unité seront mis en vente pour tous.

                                Top-matches/Matchs classiques
                                Les matches sont divisés en deux catégories : les matches classiques ou les top-matches.
                                Jusqu'au tirage au sort, le 8 décembre 2018, les top-matches seront définis en fonction de leurs jour et horaire. Par exemple, une rencontre se jouant un samedi après-midi ou en soirée peut être considérée comme un top-match. Le match d'ouverture, les demi-finales et la finale seront également des rencontres à part. Après le 8 décembre, date du Tirage au Sort officiel qui se tiendra à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, certaines rencontres seront requalifiées top-matches en fonction des affiches décidées.

                                Mercredi 19 Septembre 2018
                                Sebastien Duret

                                https://www.footofeminin.fr/FIFAWWC-...ir_a15103.html
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                                • #FIFAWWC - Billetterie : le détail des packs par ville

                                  Retrouvez le détail ville par ville des formules packs proposées.












                                  Mercredi 19 Septembre 2018
                                  Sebastien Duret

                                  https://www.footofeminin.fr/FIFAWWC-...le_a15104.html
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                                  • Marché des transferts - La FIFA publie son premier rapport
                                    Lisa Durel | 20 septembre 2018



                                    Si on ne peut nier que la pratique féminine du football prend son envol - à chaque Coupe du Monde, l'engouement se répercute sur les licenciées -, il y a encore des progrès à faire. Mais si nous avions l'impression d'être à un tournant clé, le premier rapport de la FIFA sur le marché des transferts féminins vient confirmer cette intuition. Décryptage.


                                    C'est le premier en son genre. Et la FIFA n'a aucun mal à le reconnaître. Ce rapport met en avant le système règlementaire mis en place par l'instance mère du football avec toutes les fédérations membres et les clubs qui sont affiliés, la plateforme ITMS, pour International Transfer Matching System. Si les transferts de ces messieurs sont réglementés avec cette plateforme depuis 2010, ce n'est qu'en 2017 que la FIFA décide de mettre les transferts féminins à l'essai. L'idée globale est d'assurer une transparence totale dans les échanges et le mercato.



                                    Récapitulatif du rapport

                                    Il est à savoir qu'il n'y a qu'en France que la licence d'agent est nécessaire pour exercer le métier, pourtant extrêmement réglementé. La Fédération Française de Football est une exception : les autres « agents », qui exercent au sein d'autres associations, sont des « intermédiaires ». Pour s'inscrire, les exigences sont spécifiques à chaque fédération, mais les connaissances pointues en termes de juridique ne sont pas tout le temps requises. Contrairement à la France, qui impose aux aspirants agents un double socle dans un examen sans pitié, l'un sur le droit général, le second sur les règlementations spécifiques FIFA, FFF et LFP.

                                    Ainsi, il existe trois catégories d'agents : ceux qui ont leur licence française et peuvent exercer à travers le monde, les intermédiaires inscrits qui ne peuvent théoriquement exercer que dans une région spécifique - et passer par un avocat mandataire ou un autre agent pour les marchés passés dans un autre territoire - et les menteurs. Et, dans le football pratiqué par les femmes, par manque d'intérêt, par manque de volume financier, par manque de contrôles, il y a beaucoup de menteurs qui se permettent de signer des têtes d'affiche. Devoir systématiquement passer par une plateforme contrôlée par les fédérations et la FIFA permet donc d'éviter, théoriquement, les excès.



                                    Le rapport s'étend donc du 1er janvier 2018 au 1er septembre, ce qui retire le mercato hivernal et une partie des agents libres. Ce rapport concerne également uniquement les joueuses jouissant du statut de professionnelles, or, nombreuses sont celles qui évoluent au top niveau tout en restant sous le statut amateur. On apprendra par ailleurs que ce sont les américaines qui sont les plus friandes de la France, avec 8 transferts réalisés à destination du marché hexagonal. Les transferts les plus communs sont réalisés entre l'Australie et les USA, avec l'échange assez classique et récurrent entre la W-League Australienne et la NWSL Américaine.

                                    En tout et pour tout, en 8 mois, ce sont :
                                    • 577 transferts internationaux
                                    • 539 joueuses
                                    • 63 nationalités
                                    • Seulement 3,3% de ces transferts qui ont impliqué des fonds
                                    • 493 235 USD
                                    • 198 clubs appartenant à 65 des 211 associations membres de la FIFA, principalement dans la zone UEFA (le CONMEBOL et la CONCACAF viennent ensuite)
                                    • Principalement des joueuses en fin de contrat qui passent d’un club à un autre

                                    Pour la même période, chez les hommes, ce sont :
                                    • 15 049 transferts internationaux
                                    • 7,10 milliards USD
                                    • 15,7% des transferts impliquant un échange monétaire
                                    • 2363 clubs pour 158 des 211 associations membres de la FIFA



                                    Pourquoi comparer les rapports est un mauvais réflexe

                                    Evidemment, on peut tout de suite monter sur nos grands chevaux pour hurler sur la différence hallucinante entre les joueuses et les joueurs, notamment sur le volume financier déplacé. Nous ne sommes pas à un demi-million chez les féminines, alors que les hommes génèrent des revenus équivalent au PIB du Kirghizistan (True story).

                                    Sauf que les chiffres comparatifs parlent d'eux-mêmes : au-delà d'un récapitulatif sur les nations impliquées, les zones FIFA les plus actives et le nombre de joueuses qui ont fait leurs valises pour aller d'un pays à un autre, le rapport montre que le marché est loin d'être à maturité. Ce qui n'est évidemment pas le cas des hommes, pour qui l'exercice est un peu plus ancien que pour les filles. Donc, lorsque la plateforme ITMS est devenue obligatoire chez les hommes, les masses financières, le nombre de clubs et de joueurs impliqués étaient déjà dans un marché en maturation. Cette remarque s'applique également à la différence salariale importante.

                                    Ce monitoring de la FIFA et ces premiers jalons sont précieux : ils permettent de poser les premières pierres de comparaison d'un marché encore très timide, mais qui ne demande qu'à exploser. La richesse des échanges culturels et sportifs, ainsi que le changement de mentalité de certaines fédérations - notamment Nord-Américaine, avec le Canada Soccer qui revient sur son protectorat d'Amérique du Nord et encourage désormais ses joueuses à tenter l'aventure Européenne - ne peuvent qu'être bénéfiques. Et ce n'est pas Amandine Henry qui nous dira le contraire !

                                    Même si le nombre de licenciées augmente de manière significative d'année en année grâce aux efforts fournis par les clubs et la Fédération, ce sont les implications globales qui vont vraiment compter et permettre au marché d'effectuer son basculement vers quelque chose de plus prospère. Mais la question peut se poser : est-ce que l'apport et le basculement de la pratique féminine vers un monde aussi opulent que celui des hommes ne seraient justement pas un piège de corruption du Beau Jeu tel que nous le connaissons aujourd'hui ? A vos commentaires !

                                    Le rapport complet est disponible ici en anglais


                                    Crédits photo : @ FABRICE COFFRINI / AFP / OL / Joe Petro/Icon Sportswire via Getty Images / Portland Thorns
                                    En image à la une : le plus gros transfert de tous les temps en France, la superstar Alex Morgan à l’OL.


                                    http://www.footdelles.com/marche-des...emier-rapport/
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                                    • FRANCE FOOTBALL crée le ballon d'Or féminin

                                      Alors que la FIFA révelera ce lundi soir la meilleure joueuse de la saison écoulée, France Football se lance aussi dans le domaine avec le Ballon d'Or féminin qui récompensera la meilleure joueuse du monde, élue par un jury de journalistes spécialistes du football féminin.



                                      Créé en 1956 par des journalistes de la rédaction de France Football, le Ballon d'Or® masculin a donc désormais son pendant féminin. Le Ballon d'Or® féminin récompensera la meilleure joueuse de football du monde, élue par un jury de journalistes spécialistes du football féminin. Les nommées pour ce prix seront révélées lundi 8 octobre entre 9h et 19h15. Le lendemain, France Football proposera un dossier spécial avec les listes complètes des nommées.



                                      Lundi 24 Septembre 2018
                                      Sebastien Duret

                                      https://www.footofeminin.fr/FRANCE-F...in_a15121.html
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                                      • FIFA - PEDROS meilleur entraîneur, MARTA meilleure joueuse

                                        Pour sa première saison à l'OL, Reynald Pedros a signé un doublé (Ligue des Champions - Championnat de France) et s'est vu remettre le prix FIFA d'entraîneur de l'année d'une équipe féminine.




                                        Si la Coupe de France a échappé à l'OL, le club lyonnais a réussi une belle saison sportive avec une troisième Ligue des Champions consécutive et un douzième championnat successif. A bientôt 47 ans, l'ancien nantais s'offre une belle reconnaissance après des débuts d'entraineur plus ou moins difficile.

                                        >> La réaction de Pedros

                                        Le Président de la FFF a salué cette performance sur le site de la fédération : "Ce trophée récompense la qualité de l’entraîneur de Lyon, mais également la politique sportive de tout un club. L’OL est une référence dans le football féminin et fait partie des meilleurs clubs du monde. Ce trophée illustre plus largement l’essor du football féminin français alors que nous organisons la Coupe du monde 2019 en France. Il souligne plus globalement la qualité reconnus de nos entraîneurs et de notre formation."

                                        Palmarès
                                        2017 : Sarina Wiegman (Pays-Bas)
                                        2016 : Silvia Neid (Allemagne)
                                        2015 : Jill Ellis (Etats-Unis)
                                        2014 : Ralf Kellermann (Wolfsbourg, ALL)
                                        2013 : Silvia Neid (Allemagne)
                                        2012 : Pia Sundhage (SUE/Etats-Unis)
                                        2011 : Norio Sasaki (Japon)
                                        2010 : Silvia Neid (Allemagne)

                                        MARTA encore !



                                        Alors que six Lyonnaises figuraient dans le top 10, dont deux parmi les trois nommés, c'est la Brésilienne Marta qui a eu la préférence des votes devant Dzsenifer Marozsán et Ada Hegerberg. Marta a une nouvelle fois pu compter sur les votes de pays moins développés en matière de football féminin (Samoa Américaines, Bolivie, Burkina Faso, Equateur, Grèce, Guatemala, Guinée, Iran, Jamaïque, Corée du Nord, Macao, Madagascar, Mongolie, Ste Lucie, Ouganda, Vanuatu, Venezuela, Bulgarie, Salvador, Hong-Kong...) pour collecter un maximum de points. Rappelons malgré tout que le vote est réalisé comme suit :
                                        • 25% – votes des sélectionneurs nationaux
                                        • 25% – votes des capitaines des sélections nationales
                                        • 25% – votes des médias représentant le football féminin
                                        • 25% – votes en ligne

                                        Palmarès
                                        2018 : Marta (Orlando Pride/USA, Brésil)
                                        2017 : Lieke Martens (FC Rosengård/SUE, FC Barcelone/ESP, Pays-Bas)
                                        2016 : Carli Lloyd (Houston Dash, Etats-Unis)
                                        2015 : Carli Lloyd (Houston Dash, Etats-Unis)
                                        2014 : Nadine Kessler (Vfl Wolfsbourg, Allemagne)
                                        2013 : Nadine Angerer (Brisbane Roar/AUS, Allemagne)
                                        2012 : Abby Wambach (Etats-Unis)
                                        2011 : Homare Sawa (INAC Kobe Leonessa, Japon)
                                        2010 : Marta (Santos, Brésil)
                                        2009 : Marta (Santos, Brésil)
                                        2008 : Marta (Umeå IK/SUE, Brésil)
                                        2007 : Marta (Umeå IK/SUE, Brésil)
                                        2006 : Marta (Umeå IK/SUE, Brésil)
                                        2005 : Birgit Prinz (1.FFC Frankfurt, Allemagne)
                                        2004 : Birgit Prinz (1.FFC Frankfurt, Allemagne)
                                        2003 : Birgit Prinz (1.FFC Frankfurt, Allemagne)
                                        2002 : Mia Hamm (Washington Freedom, Etats-Unis)
                                        2001 : Mia Hamm (Washington Freedom, Etats-Unis)

                                        >> Le détail des votes :
                                        lv0pa4mjlvmuktxj0v3e.pdf (466.82 Ko)

                                        Mardi 25 Septembre 2018

                                        https://www.footofeminin.fr/FIFA-PED...se_a15123.html
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                                        • The Best FIFA - Les réactions de Dzsenifer MAROZSAN et Reynald PEDROS

                                          Nommée pour le titre de meilleure joueuse, Dzsenifer Marozsan et son entraîneur Reynald Pedros, élu meilleur entraîneur ont répondu aux questions de footofeminin ce lundi soir à Londres


                                          Dzsenifer Marozsan

                                          Comment vous sentez-vous ce soir (ndlr : lundi) ?

                                          Je vais profiter de cette soirée, je vais passer du temps avec ma famille et en profiter, même si je n'ai pas gagné le trophée. J'en profite pour féliciter Marta qui est une très grande joueuse. Ada aussi méritait de gagner ce soir. Je suis contente d'être présente à cet évènement.

                                          Où en est votre blessure ?
                                          Pour le moment, on ne peut pas dire exactement quand je reprendrais, mais je suis sur le chemin du retour, ça se passe bien. Peut-être dans un mois

                                          Que pensez-vous de la signature de Jessica Fishlock ?
                                          J'ai appris la nouvelle aujourd'hui, je suis vraiment très contente de sa venue parce que j'ai joué avec elle en Allemagne à Frankfurt. C'est une grande joueuse et elle va beaucoup nous aider. Bienvenue à Lyon Jess !

                                          Avez-vous un mot sur votre entraîneur Pedros qui a reçu le trophée de meilleur entraineur ?
                                          C'est super, je suis contente pour lui, c'est vraiment quelqu'un de bien. Il a fait du bon boulot la saison dernière. J'espère que ça va continuer cette année et que nous gagnerons beaucoup de trophée ensemble et qu'il sera parmi les nominés la saison prochaine.

                                          Pedros : "Le foot féminin est attrayant"



                                          Est-ce que vous vous attendiez à gagner le trophée ?

                                          Non, je ne m'attendais pas à le gagner, c'est une cérémonie prestigieuse, mais en même temps, ce trophée est important pour le foot féminin.
                                          On avait tous de grosses chances de gagner ce trophée, celles qui étaient présentes avaient gagné quelque chose, chacun avait sa chance. Encore une fois c'est important de gagner ce trophée, mais aussi de passer un message pour dire que le foot féminin existe, que le foot féminin est attrayant, il grandi. C'est à travers ce genre de trophée qu'on peut toucher beaucoup plus de monde. Tout simplement, je ne suis pas sûr que dans la salle, il y ait beaucoup de grands joueurs ou de grands dirigeants qui regardent souvent du foot féminin.

                                          Est-ce en train de changer ?
                                          Oui c'est en train de changer déjà par les telles que Canal + s'est approprié, il y aussi la coupe du monde a la fin de la saison. Il faut que ça change, le foot féminin a largement sa place dans la sphère footballistique et il faut qu'on en parle dans les années à venir comme on parle du foot masculin.

                                          La saison 2017-2018 a-t-elle répondu à vos attentes ?
                                          Il y a mieux à faire, c'est d'aller chercher ce troisième titre, on a échoué sur la Coupe de France, voila ça veut dire qu'il y a encore des titres à aller chercher, C'est bien parce qu'il faut avancer, même si gagner le championnat et la ligue des champions c'est déjà une très belle saison, je pense qu'il va falloir compléter tout ça cette année avec la coupe de France.

                                          A Londres, Sylvain Jamet

                                          Mardi 25 Septembre 2018
                                          Sylvain Jamet

                                          https://www.footofeminin.fr/The-Best...OS_a15124.html
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                                          • Stéphanie Frappart, le sifflet dans la peau
                                            René Zyserman | 26 septembre 2018



                                            Première femme à arbitrer une rencontre professionnelle masculine, Stéphanie Frappart a déjà fait l'unanimité autour d'elle, autant pour ses qualités humaines que pour ses compétences techniques.


                                            10 août 2014, Nîmes-Brest (0-0), Ligue 2. A la bonne heure. Une date qu'elle n'oubliera pas de sitôt. L'arbitre est une femme, ne vous en déplaise, messieurs, dames. Ce jour-là, Stéphanie Frappart entre dans l'histoire en devenant la première femme arbitre à diriger un match professionnel. « Une récompense du travail accompli, une reconnaissance et une fierté aussi », concède la Val-d'Oisienne qui, depuis, officie régulièrement en Ligue 2. Reconnue par ses pairs, respectée par le milieu du foot, elle n'a certes pas connu une ascension fulgurante, mais a bel et bien franchi les étapes, les unes après les autres.



                                            Une carrière qu'elle a su bâtir à force d'humilité, « de travail, de persévérance et de rigueur ». Plaisir et émotion, dribbles et petits ponts. Premières foulées à 11 ans, avant de succomber à l'appel du sifflet. « J'ai voulu apprendre les règles du jeu, ça m'a plu » et elle a continué à siffler. 17 ans, l'heure des choix. Jouer ou arbitrer, telle est la question. Pas de réflexion métaphysique, ni de crise existentielle pour Stéphanie qui s'empare d'une noble vocation et, pour cela, se pare de rouge (pour les cartons) et de noir (pour les habits). Tout cela, pour mieux incarner son personnage. Entre la fac de sport et les entraînements, le rythme s'accélère. Stéphanie, aussi.

                                            « Être au bon endroit pour prendre la bonne décision »

                                            Déterminée. Inspirée. Passionnée. Entre un pied à la fédération sportive et gymnique du travail (elle est directrice des activités), et un autre sur les pelouses de Ligue 2, c'est de la (très) haute voltige. Mais les sommets, elle va rapidement les tutoyer. Coupe du monde 2015, JO 2016 à Rio. Elle enchaîne et fait... un carton. Désignée pour arbitrer la finale de la Coupe du monde U20 féminine, elle rêve de celle qui se déroulera, en 2019, sur son territoire. « La Coupe du Monde Féminine, c'est la plus belle compétition de football. Il y a de l'émotion, de l'engouement, du rêve. C'est le très haut niveau ». Mais pas de doute, le niveau, elle l'a.



                                            Préparation intensive et quotidienne, sur tous les plans. Physique, technique, tactique. Elle épluche les matches, décortique les séances vidéo pour mieux « analyser le jeu », « comprendre les acteurs » et « connaître les équipes » pour mieux « anticiper les situations », « être au bon endroit » pour « prendre la bonne décision ». A l'aide de son préparateur physique personnel, elle ne lésine pas sur les charges de travail, les séances et ne compte pas les heures, ni la sueur qui la rende meilleure. Pascal Garibian, le directeur technique de l'arbitrage, ne s'y trompe pas : « elle est soumise à des tests physiques identiques à ceux des hommes.» Mais le jeu en vaut la chandelle, car le jeu, c'est « mon objectif », s'enthousiasme-t-elle. Et la suite ? Considérée comme la meilleure arbitre de Ligue 2 par certains acteurs, elle ne « souhaite pas brûler les étapes ». « Quand ce sera le moment, je le saurais », concède-t-elle, modeste et rêveuse avant de conclure : « mais comme tout compétiteur, j'espère aller le plus haut possible ». Nous aussi...


                                            Crédit photos : FFF

                                            http://www.footdelles.com/stephanie-...-dans-la-peau/
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                                            • Mélanie Briche « Le foot pro est un monde à part qui reste assez misogyne »

                                              02/10/2018 à 16:31

                                              Unique, rare, trop peut-être... Mélanie Briche est la seule entraîneure au niveau national. En toute simplicité et avec douceur, la coach de la N3 du Rodéo FC se confie sur sa passion et sur la difficulté d'être une femme dans ce milieu d'homme. Interview.


                                              Comment vous est venue la passion d'entraîner et de manager une équipe ?

                                              Je suis dans le sport depuis que je suis toute petite. J'ai commencé dans le « hand » jusqu'aux années lycée. Quand j'étais Junior (-16/-18), j'ai entrainé les U9/U11 en handball. Après, j'ai connu le foot en tant que joueuse avec Toulouse et j'ai continué à entraîner au foot. Puis, j'ai passé mes diplômes du BE1, puis le DEF jusqu'à devenir responsable de l'école de foot et de la pré-formation des féminines du TéFécé. Je me suis donc retrouvée dans le giron du foot féminin. Par la suite, j'ai suivi mon entraîneur Jean-Pierre Bonnet quand il a changé de club et j'ai commencé chez les garçons.

                                              Pourquoi avoir commencé par le Handball et non par le foot ?
                                              Les filles ne jouaient pas trop au foot à mon époque... Il n'y avait pas d'équipe féminine, il n'y avait rien ! Je jouais déjà au ballon quand j'étais toute petite et ce jusqu'au lycée mais je n'étais pas en club. Ça aurait été différent si j'étais née dans ces dix dernières années.

                                              Quels souvenirs gardez-vous de ces années handball ?
                                              Que du positif. Ma joie, c'était de transmettre ma passion, d'évoluer ensemble à travers le jeu, vouloir gagner, s'améliorer et progresser. Mon objectif, c'était de ne pas s'ennuyer aux entraînements : c'est important, surtout chez les petits.

                                              C'était difficile pour une jeune femme de se faire respecter en tant qu'entraîneure dans ce sport ?
                                              Le handball, c'est mixte ! Il n'y a pas du tout la même mentalité qu'au foot. C'est 50/50 au niveau des licenciés. Les filles jouent avec les garçons jusqu'à très tard. Le handball est un sport de l’Éducation Nationale que l'on pratique en EPS. Il y a des valeurs sportives qui sont portées par les professeurs et c'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'au « hand » on a gagné beaucoup de titres de champions que ce soit en masculin ou en féminin.

                                              Quelles sont les différences de coaching ou de management entre les deux sports : handball/football ?
                                              Aucune. L'objectif est de progresser et de gagner, c'est pareil. L'essentiel, c'est de marquer plus de buts que son adversaire. (Rires)

                                              « C'est vrai que j'ai eu affaire à quelques petites réticences... »

                                              Dans le foot, vous avez entraîné les moins de 18 ans du TéFécé, vous êtes passée par Saint-Alban, Toulouse St Jo en CFA2 avant de rejoindre le Rodeo FC. Dans les quatre clubs où vous avez exercé, avez-vous rencontré des difficultés parce que vous étiez une femme ?
                                              Avec les joueurs, jamais ! Quand on sait jouer au foot, qu'on parle foot et que c'est juste, il n'y a pas de soucis. La passion du sport nous unie. En plus, j'ai un CV Sportif, j'ai été sélectionnée à dix reprises en équipe de France de football féminin, j'ai été quatre fois championne de France... ça aide !

                                              Et avec les dirigeants ?
                                              Avec les dirigeants, c'est vrai que j'ai eu affaire à quelques petites réticences. Quand monsieur Bonnet m'a appelé pour encadrer les 18 ans de Toulouse St Jo, c'était un peu compliqué mais finalement ils ont vu que ça marchait et la réticence s'est vite levée. Il y a cette mentalité « foot garçon » même si ça tombe et que de plus en plus de petites filles jouent au foot à la récré et viennent s'inscrire dans les clubs de foot.

                                              Vous avez entraîné des 18 ans et vous avez été responsable de l'école de foot du Téfécé de 98 à 2004. C'est quelque chose d'important pour vous d'exercer un rôle auprès des enfants et des jeunes ?
                                              Oui. Ce rôle éducatif, d'apprentissage, a une grande importance pour moi. Il y a beaucoup de reconnaissance avec les enfants. D'ailleurs, en dehors du milieu du foot, je travaille avec les petits : je suis éducatrice sportive, je donne des cours de gym pour les gamins et je forme également les éducateurs sportifs. Je me rappelle que quand j'étais petite, je faisais beaucoup de sport avec mon père, avec mes cousins, mes copains, ma sœur... C'est bon pour le développement de l'enfant.


                                              Le portrait de Mélanie Briche réalisé par France Télévisions

                                              Vous entraînez aujourd'hui dans un club de quartier au Rodéo FC. Qu'est-ce que vous essayez d'enseigner aux jeunes de ce club et de quelle manière ?
                                              Il faut beaucoup les encadrer. La touche féminine apporte beaucoup pour les garçons. Je joue un rôle maternel, même pour les grands... Le fait que je sois une femme les apaise. C'est un avantage, ça m'aide beaucoup. La relation est plus posée. Il y a moins de rentre-dedans. On le sait, les mecs aiment bien se rentrer dedans entre-eux. C'est la nature masculine !

                                              Vous êtes la seule femme entraîneure au Niveau National. C'est difficile de devenir entraîneur au plus haut niveau quand on est une femme ?
                                              Je n'ai pas essayé d'aller plus haut et de passer le diplôme. Ma carrière n'est pas faite pour entraîner au niveau professionnel. Ma situation d'éducatrice me plaît. C'est plus une passion ! Ce qui m'enthousiasme, c'est d'allier les deux : la passion du foot et ma situation professionnelle.

                                              Est-ce que vous pensez qu'un jour on pourra voir une femme entraîner en Ligue 1 ? Est-ce que le monde du foot en a besoin ?
                                              Je pense qu'on pourra le voir. Par contre, ce n'est pas un besoin, ce n'est pas le terme exact. Au niveau de la Fédération déjà, il y a un peu plus de filles et c'est déjà pas mal dans les décisions politiques, ça permet d'avoir un autre regard. Mais, le foot pro est un monde à part qui reste assez misogyne. Avoir une entraîneure femme en Ligue 1 permettrait de faire changer cette mentalité. Mais chaque chose en son temps...

                                              « On ne supporte pas quand les filles font de l'ombre aux garçons... »

                                              Corinne Diacre, votre ex-coéquipière chez les Bleues, est aujourd'hui selectionneure de l'équipe de France Féminine de football. Est-elle un modèle pour vous ?
                                              Non, car chacun sa direction, sa passion, mais j'espère qu'elle emmènera l'équipe Nationale dans le carré final et qu'elle ira plus loin que ces prédécesseurs masculins. Je lui souhaite toute la réussite ! Ce serait super pour la promotion du foot féminin. Dans les autres nations, aux Etats-Unis, en Suède, en Allemagne, ce sont des femmes qui entraînent. Il n'y a donc pas de raison que ça ne marche pas en France !

                                              Quelles relations entretenez-vous avec les joueurs de votre équipe au Rodeo FC ?
                                              Ça marche bien. Ce sont des relations compréhensives, positives, presque affectives. Il y a une petite touche personnelle pour chacun, je suis à leur écoute. Il faut déjà être juste, être ferme et cohérent mais jamais agressif. Ça ne marche pas ça. Quand on attaque quelqu'un verbalement, l'autre fait la même chose. Le conflit ne mène à rien. C'st l'écoute qui est importante. Il faut prouver par les actes : là ça marche, là ça marche pas. Il faut qu'ils s'en rendent compte par eux-mêmes. Après, si ça rentre tant mieux, si ça ne rentre pas alors tant pis. Chacun est réceptif différemment par rapport aux consignes...

                                              En tant que femme, êtes-vous vu différemment par les coachs adverses ?
                                              Nos relations sont professionnelles, amicales, courtoises. La touche féminine est toujours plus agréable. Il y a plus de sourires, ils sont plus détendus, plus tranquilles. Avec les délégués et les arbitres, ça apaise aussi. Je ne critique jamais l'arbitrage. On discute tranquillement et si quelque chose nous a surpris alors on en discute au calme à la fin.

                                              Le football féminin est influencé par le football masculin. Qu'en pensez-vous ?
                                              Maintenant, avec les centres de formation féminin qui se sont créés, la façon de faire est trop masculine. Je trouve que le jeu est dénaturé. On voit des joueuses qui portent trop le ballon, qui sont dans le un-contre-un et ça commence à m'ennuyer. Les centres de formation, c'est bien mais ils sont tellement sur le modèle masculin que ça change le niveau de jeu. On est plus dans le défi. Il y a moins de jeu, moins de talent, on est moins dans le génie du jeu. C'est un peu comme le rugby quand il s'est professionnalisé. Maintenant, quel ennui quand on regarde un match entre deux commotions cérébrales !

                                              Le jeu féminin justement est différent du jeu masculin. Essayez-vous d'enseigner cette touche féminine à vos joueurs masculins au Rodéo FC ?
                                              C'est compliqué, ce n'est pas instinctif. Quand on joue au foot, on joue avec ses qualités. La puissance dans les quadriceps et la vitesse dans les jambes des hommes font que ce n'est pas forcément le même jeu...

                                              Ne préféreriez-vous pas entraîner une équipe de féminines ?
                                              Oui, si le projet du club est structuré et qu'on y met les moyens, pourquoi pas. Si c'est compatible avec mon emploi du temps professionnel, ça pourrait m'attirer. C'est compliqué de vivre du football... Pourquoi pas devenir entraîneure professionnel un jour, je ne ferme pas la porte, mais c'est souvent des contrats d'un an ou deux et après on ne sait plus trop s'il faut lâcher son CDI à côté. C'est un milieu difficile, très changeant. Après, il faut voir avec la professionnalisation ou non des clubs par rapport aux féminines mais en général on met les copains des copains. Même chez les filles, il y a très peu d'entraîneures femmes. Il y a deux entraîneures en D1, en D2 il n'y en a qu'une... c'est pas beaucoup ! Aussi, gérer les filles, c'est plus psychologique, donc plus compliqué.

                                              Vous avez été l'attaquant des Féminines du TéFécé à la grande époque en 2004. Que pensez-vous de la situation actuelle de l'équipe féminine toulousaine ?
                                              Actuellement, elles ont 3 matchs, 3 défaites. Quand on voit ce qu'était le TéFécé jusqu'en 2004... On jouait toujours le titre chaque année en D1 et là, les voir dernière de D2, ça fout les boules ! Tout ça pour une histoire de pognon... Il n'y a aucune volonté de la part du Toulouse FC de faire quelque chose de ses féminines. Avec les moyens et les infrastructures de ce club, c'est incompréhensible de ne pas être en D1. Le problème ? Il est simple ! On ne supporte pas quand les filles font de l'ombre aux garçons... Il ne faut pas que les filles fassent trop par rapport aux mecs. Je l'ai senti à l'époque où je jouais. Alors que nous, on est juste contentes de jouer au foot, de se faire plaisir. On gagnait trois francs six sous... Ce ne sont pas les féminines qui coutent de l'argent à un club ! Même si ça se professionnalise, ça reste ridicule par rapport à ce que touche un joueur masculin professionnel au TéFécé.

                                              Pour terminer, quel est votre rêve de coach ?
                                              Je rêverai que l'équipe de France Féminine soit championne du monde, qu'il y ait une ligue professionnelle féminine française et qu'on mette les moyens pour structurer les clubs pour les féminines afin d'avoir des filles qui jouent de plus en plus.

                                              Keevin Hernandez

                                              Crédit photo : L'Equipe

                                              http://www.actufoot.com/national/mel...ssez-misogyne/
                                              Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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                                              • Ashlyn Harris - la fierté jusqu'au bout des doigts
                                                Lisa Durel | 1 octobre 2018




                                                Elle a porté le brassard de capitaine pour l'une des dernières franchises à être entrée en jeu au sein de la National Women's Soccer League, l'Orlando Pride. Plébiscitée par les fans à de nombreuses reprises, Ashlyn Harris a décidé de donner un sens particulier à sa carrière de gardienne. Retour sur le parcours de celle qui sauve bien plus que des tirs.

                                                Une lionne dans les cages


                                                Harris naît à Satellite Beach, en Floride. Elle y grandit avec son frère, Chris. Les batailles quotidiennes de sa famille marque Ashlyn. Que cela soit dans l'obtention de bons alimentaires tout comme l'absence de leurs parents, à cause des rotations professionnelles inlassables pour tenter de leur offrir une enfance décente. Cela se solde par un divorce chaotique qui affecte beaucoup les enfants Harris : Chris le prend très mal et, pour Harris, la seule solution a été la fuite en avant. Elle se consacre corps et âmes au football, sa clé d'entrée dans des sphères qu'elle n'aurait pu atteindre autrement : c'est ainsi qu'elle peut rejoindre l'université de Caroline du Nord, où elle jouera sous la coupe du légendaire Anson Dorrance, ancien coach de l'USWNT qui remporta la première Coupe du Monde en 1991.



                                                Gardienne physique qui apprécie les duels, elle remporte la Coupe du Monde U23, avant d'être convoquée en équipe Senior, remporte deux fois le championnat de la NCAA avec les Tar Heels, et le championnat de la WPS avec le Western New York Flash. Elle passe par une expérience en Europe, à Duisbourg en Frauen Bundesliga, et au Tyresö FF, en Suède, à l'époque où d'autres joueuses de l'USWNT sont aussi dans l'équipe, Press, Klingenberg, Krieger. Gardienne titulaire du Washington Freedom puis du Washington Spirit aux USA, elle participe à la fondation de la franchise d'Orlando, l'Orlando Pride. La native de Floride devient rapidement une figure de proue de la franchise, même si elle cède, sur blessure, son brassard à Ali Krieger. Elle remporte régulièrement en NWSL le titre du « save of the week » et d'aucuns diront qu'Harris les obtient plus parce qu'elle fait partie des joueuses préférées, que par le côté spectaculaire de ses arrêts.

                                                Après l'élimination d'Hope Solo suite à ses propos déplacés contre l'équipe de Suède, Harris se dispute la place de titulaire avec la gardienne des Chicago Red Stars, Alyssa Naeher. Si Jill Ellis semble avoir jeté son dévolu sur une gardienne avec moins de leadership mais qui prend moins d'initiative risquée, Harris ne baisse pas les bras : l'objectif est de faire la sélection pour France 2019.

                                                Faire la différence

                                                Chausser des gants est une chose. Mais l'histoire personnelle d'Harris l'inspire à être beaucoup plus. La souffrance, les luttes, les maladies mentales comme les addictions et la dépression lui sont familières. Alors, elle utilise son sport comme une plateforme. Elle ose s'exprimer, rappeler que c'est important d'en parler, de ne pas avoir honte. Et surtout de montrer que « c'est okay de ne pas aller bien », en ses propres termes. Elle ne reviendra chez elle, en Floride, que lorsque sa mère sera devenue sobre.

                                                « Avoir de vraies discussions à ce propos m'a fait grandir et progresser, sur le chemin du pardon et de l'acceptation. Et parce que TWLOHA m'a aidée, je suis désormais capable d'aider les autres. » - Ashlyn Harris

                                                Et ce n'est que le début du chemin de la rédemption. Elle s'associe avec Jamie Tworkowski et devient une des ambassadrices de l'association « TWLOHA », « To Write Love on her Arms », qui aide les personnes luttant contre la dépression et ses effets dévastateurs. « Grâce à ce que j'ai appris avec TWLOHA, j'ai beaucoup mûri. J'ai désormais une meilleure compréhension de l'addiction et de la dépression », confie-t-elle à Ambitious. « Avoir de vraies discussions à ce propos m'a fait grandir et progresser, sur le chemin du pardon et de l'acceptation. Et parce que TWLOHA m'a aidée, je suis désormais capable d'aider les autres. » Humble, la gardienne de l'Orlando Pride l'est : « Ces discussions sont si dures, on préfère les éviter ou les mettre de côté. J'ai toujours voulu être honnête. Raconter mon histoire n'a d'intérêt que si les gens peuvent s'y reconnaître ou s'y identifier. Et je crois qu'au fil des années, les gens ont senti la connexion qu'ils pouvaient avoir entre leur histoire et la mienne. Et ce que je retiendrai de tous ces titres, de tous ces championnats, du Victory Tour et de la Coupe du Monde, ce n'est finalement que les gens que j'ai pu rencontrer et avec qui j'ai pu échanger. Les entendre me dire « j'étais en train de lutter et tu as changé ma vie », cela dépasse toutes les médailles d'or du monde. », raconte Harris au micro de Women's Soccer France.

                                                12 juin 2016 dans le coeur

                                                Sa mission ne s'en tient pas uniquement à la santé mentale. Ashlyn Harris s'est également faite la voix des jeunes LGBTQA+ opprimés. Si elle est la première à s'emparer des réseaux sociaux pour protester conter un acte homophobe ou transphobe, notamment lorsque Aniya Wolf, une jeune adolescente, se voit interdire l'accès au bal de promo de son école, parce qu'il porte - et très bien en plus - un costume, dress code traditionnellement masculin. Ashlyn Harris s'empare de l'affaire et participe à sa médiatisation. Harris a toujours eu au coeur ce soutien aux causes LGBTQA+, à l'égalité et à la fin des discriminations.

                                                Ce qui s'est passé le 12 juin 2016, lors de la fusillade du Pulse à Orlando, laissant 50 victimes, 49 innocents et un terroriste dans la seconde fusillade la plus meurtrière de l'histoire des USA, laisse une marque indélébile dans l'esprit d'Harris. Elle portera le maillot aux couleurs arc-en-ciel pendant le mois des fiertés Américain, rendra hommage aux victimes - notamment lors d'un Washington - Orlando lourd en émotions, où le match a été suspendu à la 49e minute - et poursuivra son combat contre les discriminations avec d'autant plus de ferveur que c'est aussi sa ville qui est meurtrie.

                                                Role model impeccable, vocale et audacieuse, Ashlyn Harris marque son engagement à travers son attitude, son ouverture avec les fans, son franc-parler. Et son humilité par rapport à des combats qui sont plus grands que simplement porter le maillot et le blason Américain.


                                                Crédit image : Ashlyn Harris / instagram // Women's Soccer France / Orlando City SC / Stephen M. Dowell/Orlando Sentinel

                                                http://www.footdelles.com/ashlyn-har...ut-des-doigts/
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                                                • Le PSG envisage de coupler les matches de l'élite féminine et masculine
                                                  Philippe Jallon | 3 octobre 2018



                                                  Et si l'on proposait un billet unique pour les matches à domicile des équipes féminine et masculine du PSG ? Le club parisien envisage de concrétiser cette suggestion dans un avenir plus ou moins proche. Il ne reste plus qu4à surmonter les obstacles et les préjugés.


                                                  Selon L'Équipe du 9 septembre 2018, la direction du PSG réfléchit sérieusement à la perspective d'un billet couplé donnant droit, le même jour, au match de l'équipe pro féminine et à celui de l'équipe élite masculine. La rencontre féminine se disputerait au stade Jean-Bouin, juste avant le match des garçons au Parc des Princes.

                                                  Une vraie bonne idée

                                                  Deux matches le même jour (pour le prix d'un seul ?) dans deux stades tout proches l'un de l'autre. Les mêmes spectateurs pourraient ainsi encourager, à quelques heures d'intervalle, Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani puis Kylian Mbappé et Neymar.

                                                  La formule aurait l4avantage de promouvoir les matches de football pratiqué par les femmes en s'appuyant d'emblée sur un marché captif, celui des abonnements, et en courtisant deux nouvelles cibles potentielles, celle des adeptes de l'équipe masculine qui découvriraient - un peu mieux - le foot pratiqué par les femmes et celle des adeptes de l'équipe féminine qui découvriraient - un peu plus - le foot pratiqué par les hommes.

                                                  L'opération aurait en outre la faveur du Stade-Français, ne serait-ce que pour la notoriété de son enceinte sportive et pour les recettes de billetterie supplémentaires qu'elle lui apporterait.

                                                  Une fausse bonne idée

                                                  Pour généreux qu'il apparaisse, le couplage des billets se heurte à des obstacles matériels difficiles à surmonter en l'état. Mathématiquement, seul un match sur quatre est susceptible de donner lieu à un billet « mixte », puisque les deux équipes doivent jouer le même jour à domicile.



                                                  Les quatre autres principaux obstacles échappent en principe au bon vouloir du PSG et de ses dirigeants. Le groupe Canal+ privilégiera sans nul doute la diffusion du Top 14 de rugby, générateur de meilleures audiences, plutôt qu'une D1 féminine aux chiffres d'Audimat plutôt confidentiels. Une bonne exposition cathodique du PSG féminin présuppose alors une (re)négociation à trois, où la voix du club porterait moins que celles du diffuseur et de la ligue.

                                                  Les deux obstacles de nature financière semblent encore plus difficiles à surmonter. Il s'agira tout d'abord de convaincre le public d'acheter un billet couplé sans grever le budget des ménages ni la trésorerie du club, tout en offrant aux exploitants de Jean-Bouin l'argent qui leur est dû.

                                                  La préfecture de police de Paris (donc in fine le ministère de l'Intérieur) devra en outre accepter de déployer des forces de l'ordre à horaires rapprochés sur deux sites au lieu d'un. Il s'agit bien là d'un obstacle financier, puisque les autorités sont habilitées depuis peu à facturer leurs opérations de maintien de l'ordre - et au prix fort.

                                                  Le quatrième et dernier obstacle tient à la fréquentation du stade Jean-Bouin, ou plutôt à la faible affluence lors des matches de l'équipe féminine. Il s'agit là d'un obstacle certes financier (payer plus cher pour voir deux rencontres), mais aussi matériel (avoir le temps ou l'envie d'assister à deux matches quasi consécutifs) et surtout psychologique (vaincre les préjugés phallocrates et misogynes).

                                                  Quelques pistes de réflexion

                                                  On peut imaginer moult formules susceptibles de dynamiser la fréquentation des stades lors des matches des femmes, mais aussi de féminiser quelque peu le public du Parc des Princes. En voici quelques-unes, chiffres à l'appui.

                                                  2 + 2 = 50 %

                                                  Puisque l'argent reste le nerf de la guerre psychologique, incitons les gens à se distraire en dépensant moins. Il suffirait par exemple de vendre des billets spéciaux pour groupes de quatre, mais avec une obligation de stricte parité : deux filles + deux garçons = moitié prix pour tout le monde !

                                                  Une telle formule peut s'utiliser de différentes façons, c'est-à-dire pour un seul match (masculin ou féminin) ou en couplant deux matches (masculin et féminin). Il faudra juste en parler aux comptables du club et aux logisticiens des stades, afin de leur éviter un ulcère ou une grosse migraine.

                                                  1 + 1 = 1

                                                  Les dirigeants du PSG suggèrent une sorte de lever de rideau qui n'en est pas un : un match dans un stade, comme « lever de rideau » pour un match dans un autre stade. On ne saurait faire plus hypocrite !



                                                  Un vrai lever de rideau, c'est un match qui se dispute avant un autre match, mais dans le même stade et sur la même pelouse. Il faut juste que le jardinier en chef soit d'accord.

                                                  Et que le public soit d'accord aussi. Faute de quoi, les gens n'arriveront au stade que pour le match « principal » et snoberont ainsi le lever de rideau.

                                                  Et si l'on inversait l'ordre des matches, en faisant jouer le match des garçons en lever de rideau, puis le match des filles en prime time ? Là encore, le risque majeur serait de voir les trois quarts du public filer à la parisienne avant même que les footballeuses n'arrivent sur le terrain.

                                                  L'argent pourrait fournir là aussi un levier providentiel, à travers la mise en place d'un bonus offensif attractif. Plusieurs méthodes sont envisageables pour inciter le public à voir l'ensemble des deux matches. Chaque billet « mixte » serait en partie remboursable (en espèces, en nature ou par l'obtention d'un billet à tarif réduit pour une rencontre ultérieure) à condition que les gens assistent aux deux matches. Si les filles lèvent le rideau, le bonus ne concernerait que les personnes entrées avant le lever de rideau. Et si les garçons lèvent le rideau, le bonus serait offert seulement après le match principal.
                                                  Cela nécessiterait sans doute une réorganisation de la billetterie et des guichets, mais l'expérience vaut d'être tentée.

                                                  11 + 11 = 22

                                                  Tout le monde connaît le cérémonial. Avant chaque match, des enfants et des préados accompagnent les deux équipes sur le terrain. Et pourquoi pas leur adjoindre une personne adulte de l'autre sexe ? On verrait ainsi Thomas Meunier, tout cramponné, serrant d'un côté la menotte d'un petit garçon et de l'autre la main d'Ève Périsset. Ou bien, à l'occasion d'un match de D1, Grace Geyoro serrant la paluche d'Adrien Rabiot et celle d'une gamine.

                                                  La présence éphémère sur le terrain de vingt-deux pros dans chaque équipe offrirait un coup de projecteur intéressant sur le football pratiqué par les femmes, en même temps qu'une belle opération marketing. Reste à savoir quelles footballeuses ou footballeurs pros iraient serrer les mains de l'équipe adverse.



                                                  11 + 11 = 11

                                                  Encore plus d'audace ? On a ça en rayon.

                                                  Et si l'on organisait un match vraiment mixte, où chaque équipe se composerait de footballeurs et de footballeuses ? Il s'agirait forcément d'un match amical, de préférence entre deux clubs rivaux (idéalement, le PSG et l'OL), mais pas d'un match sans enjeu.

                                                  L'enjeu, c'est la récompense : seuls les meilleures garçons et seules les meilleures filles de chaque club pro seraient titulaires, et ainsi de suite pour le banc de touche.

                                                  La règle serait simple : sexe unique au poste de gardien de but (avec changement de sexe à la mi-temps) et obligation de mettre au moins une fille dans chaque ligne (défense, milieu, attaque). Donc, cinq joueurs de champ et cinq joueuses de champ dans chaque équipe, avec inversion du « genre » de chaque poste en seconde mi-temps. Le quatuor arbitral (mixte, lui aussi) aménagerait bien évidemment la cartographie des sanctions, afin d'éviter toute opération de boucherie.

                                                  Cette « inversion des genres » aurait ainsi l'avantage de proposer, en doublant les postes, une équipe masculine et une équipe féminine au grand complet : la feuille de match inclurait forcément l'ensemble des titulaires et du banc de touche, puisqu'il y aurait une « rotation » à la mi-temps.

                                                  Le prétexte idéal d'un tel match à mixité absolue serait que le PSG remporte le championnat de Ligue 1 juste devant l'OL et que l'OL remporte le championnat de D1 juste devant le PSG. C'est bien sûr un cas de figure que l'on ne saurait programmer d'avance, mais auquel il n'est pas interdit de réfléchir et que l'on peut préparer dès maintenant.

                                                  http://www.footdelles.com/psg-match-feminin-masculin/
                                                  Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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                                                  • Ballon d’Or® féminin - La liste des nommées : trois Françaises, sept de l'OL

                                                    France Football a révélé ce lundi les nommées pour le premier Ballon d’Or® féminin qui récompensera la meilleure joueuse du monde. Le prix sera remis le 3 décembre, au cours d’une cérémonie retransmise en direct à partir de 20h45 sur la chaine L’Équipe.



                                                    Les nommées pour le Ballon d’Or® féminin :

                                                    Lucy Bronze / Olympique Lyonnais - Angleterre

                                                    Pernille Harder / Werder Brême - Danemark
                                                    Ada Hegerberg / Olympique Lyonnais - Norvège
                                                    Amandine Henry / Olympique Lyonnais - France
                                                    Lindsey Horan / Portland Thorns - États-Unis
                                                    Francesca Kirby / Chelsea - Angleterre
                                                    Sam Kerr / Red Stars Chicago - Australie
                                                    Saki Kumagai / Olympique Lyonnais - Japon
                                                    Amel Majri / Olympique Lyonnais - France
                                                    Dzsenifer Marozsan / Olympique Lyonnais - Allemagne

                                                    Marta / Orlando Pride - Brésil
                                                    Lieke Martens / FC Barcelone - Hollande
                                                    Megan Rapinoe / Seattle Reign FC - États-Unis
                                                    Wendie Renard / Olympique Lyonnais - France
                                                    Christine Sinclair / Portland Thorns - Canada



                                                    https://www.facebook.com/Francefootb...7181876744352/

                                                    Mardi 9 Octobre 2018
                                                    Sebastien Duret

                                                    https://www.footofeminin.fr/Ballon-d...OL_a15174.html
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