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  • Égalité Hommes-Femmes, un match mixte du Variétés Club de France face au Stade de REIMS

    Un match oppose ce mercredi des équipes mixtes du Variétés Clubs de France et du Stade de Reims pour l'égalité hommes-femmes au stade Auguste Delaune (19 heures).




    Terre historique de la renaissance du football féminin à la fin des années 60, la cité rémoise accueille à moins de trois de l'ouverture de la Coupe du Monde une rencontre mixte en faveur de l'égalité hommes-femmes dont les bénéfices seront dédiés à deux associations luttant contre les discriminations, les violences et les exclusions dont sont victimes les femmes : la Fondation des femmes et Femmes relais 51.

    Des champions du Monde 1998 (Laurent Blanc, Christian Karembeu, Robert Pirès, Fabien Barthez), renforcés notamment par Claude Puel, Luis Fernandez, Arsène Wenger, des anciennes internationales (Marinette Pichon, Brigitte Henriques, Laura Georges, Jessica Houara d'Hommeaux...), des anciens joueurs rémois (Cédric Fauré, Franck Signorino...) mixés avec les joueuses actuelles et anciennes du Stade de Reims, des personnalités du foot et du spectacle tel Ary Abittan, Claudia Tagbo ou encore le handballeur Daniel Narcisse, la handballeuse Allison Pineau.… constitueront les effectifs de ces équipes.

    L'arbitrage sera aussi mixte tantôt féminin, tantôt masculin.

    Brigitte Macron et Muriel Robin au coup d'envoi

    beINSPORTS 1 proposera à partir de 18h30 la retransmission de ce match de gala mixte, dont le coup d’envoi sera donné par la Première Dame Brigitte Macron aux côtés de Muriel Robin, sera commentée par un duo mixte, Margot Dumont et Julien Brun, accompagnés à la présentation et en bord terrain par Anne-Laure Bonnet qui relaiera les réactions des différents protagonistes de la soirée.



    Billet : 5 à 15 euros la place
    >> Cliquez ici
    Prise d'antenne sur beINSPORTS 1 à 18h30

    Mercredi 20 Mars 2019
    Sebastien Duret

    https://www.footofeminin.fr/Egalite-...MS_a15595.html
    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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    • Match de gala Mixte - Les Rémois.e.s gagnent pour une bonne cause, un chèque de 20 000 € remis

      Représentants du football, du sport ou encore du spectacle, le stade Auguste Delaune a accueilli ce mercredi soir une rencontre de gala mixte au profit de deux associations en faveur des droits des femmes, la Fondation des femmes et Femmes relais 51. A l'occasion de cet événement, un chèque de 20 000 € a été remis.



      Pour cette rencontre diffusée par beINSPORTS, la première dame de France et l'humoriste et comédienne Muriel Robin ont donné le coup d'envoi fictif devant un peu moins de 10 000 spectateurs.

      Les sportives et sportifs ont ensuite fait le spectacle avec neuf buts inscrits dont la belle ouverture du score de Julie Decaudain face à Sandrine Roux encore la conclusion de la Rémoise Evanna Soyeux (2-3). La sélection rémoise composée de joueuses actuelles et d'anciens rémois a pris le dessus en seconde période face aux ex-internationales tricolores et Champions du Monde 1998.

      "C'est bien de parler de mixité, mais il faut que ça se traduise par des actes. Si ce genre de match permet de faire évoluer les mentalités, et soyons fous de régler les problèmes, c'est une bonne chose. Les femmes doivent avoir une place de choix dans la société" a déclaré Laurent Blanc à l'AFP.




      Match de gala mixte
      Mercredi 20 mars 2019
      - 19h00
      STADE DE REIMS Mixte - VARIÉTÉS CLUB DE FRANCE Mixte : 7-2 (2-2)
      Reims (Stade Auguste Delaune)
      Spectateurs : 9 559
      Arbitres : Clémence Goncalves assistée de Stéphanie Di Benedetto et Nabila Zaouak

      Buts :
      1-0 Julie DECAUDAIN 2' (Frappe du droit de 20 m en lucarne)
      2-0 David DUCOURTIOUX 10' (Passe de Piérel pour Ducourtioux qui ouvre son pied droit)
      2-1 Frédéric PIQUIONNE 37' (Contre attaque avec Piquionne seule face à la gardienne qui ouvre son pied droit)
      2-2 Frédéric PIQUIONNE 39' (Nouveau contre, Piquionne élimine le gardienne et vient marquer du droit dans le but vide)
      3-2 Evanna SOYEUX 60' (Centre de Brison repris de volée du plat du pied droit)
      4-2 Joffrey BERTOLINO 70' (Suite à un corner renvoyé, Bertolino reprend du gauche de 15 m)
      5-2 Cédric FAURE 78' s.p. (Penalty frappé du droit qui prend le gardien à contre-pied sur sa gauche)
      6-2 Cédric FAURE 82' (Reprise de volée du gauche)
      7-2 Stéphane DUMONT 89' (Centre de Bertolino repris de la tête plein axe par Dumont)

      Reims : 25-Pauline Moitrel (1-Sébastien Hamel 46') ; 19-Bénédicte Simon (21-Giorgia Spinelli 31', 19-Bénédicte Simon 76'), 6-Mohamed Fofana (23- 31'), 4-Pascal Prince (cap.) (5-Franck Mazuel 20', 6-Mohamed Fofana 66'), 3-Franck Signorino (18-Evanna Soyeux 31', 22-Chloé Piérel 76') ; 2-David Ducourtioux (3-Franck Signorino 66'), 10-Stéphane Dumont (11-Mamadou Kamissoko 31', 7-Joffrey Bertolino 66'), 16-Julie Decaudain (17-Agathe Dumont 31', 10-Stéphane Dumont 66'), 24-Aurore Paprzycki (8-Jérôme Monier 31', 16-Julie Decaudain 76') ; 22-Chloé Piérel (12-Jonathan Brison 31', 13-Fabrice Harvey 83', 2-David Ducourtioux 89'), 9-Cédric Fauré (24-Charlotte Noël 46', 9-Cédric Fauré 76'). Entr.: David Guion et Amandine Miquel
      Non utilisées : Martins, Gervasoni
      Variétés : 42-Sandrine Roux (1-Gaëtan Huard 23') ; 19-Laura Georges (16-Dimitri Yachvili 85'), 5-Laurent Blanc, 6-Christian Karembeu (2-Daniel Narcisse 61'), 17-Jessica Houara d'Hommeaux (23-Sabrina Delannoy 55') ; 10-Claude Puel (cap.) (14-François Clerc 83') ; 8-Omar Da Fonseca (12-Frédéric Piquionne 5', 4-Sidney Govou 46', 7-Vegedream 76'), 11-Robert Pirès (3-Jérémie Bréchet 83'), 39-Claudia Tagbo (18-Elodie Thomis 24', 22-Lisa Zimmouche 63') ; 20-Marinette Pichon (15-Brigitte Henriques 53', 25-Alizé Lim 71'), 9-Sonny Anderson (36-Jean-Michel Lesage 56', 34-Robert Malm 78'). Entr.: Jacques et Baptiste Vendroux
      (24-Camelia Toumi 81')
      Non utilisés : 4-Antoine Kombouaré, 13-Jok'Air, 28-Corinne Lebailly, 32-Karl Olive, 33-Olivier Dall'Oglio, 35-Patrick Guillou, 37-Jean-Michel Guédé



      Jeudi 21 Mars 2019
      Sebastien Duret

      https://www.footofeminin.fr/Match-de...is_a15597.html
      Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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      • En italie, l'affiche Juve fiorentina au juventus stadium se jouera devant plus de 35 000 personnes

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        • ITALIE - 39 027 spectateurs pour le succès de la JUVENTUS face à la FIORENTINA

          Après l'Espagne, l'Italie a atteint un record historique de spectateurs pour un match de championnat. Une affiche entre la récente section féminine de la Juve face à la Fiorentina à l'Allianz Stadium.

          photo Juventus FC
          photo Juventus FC



          Les aficionados s'étaient donnés rendez-vous ce dimanche à l'Allianz Stadium pour la 19e journée du championnat féminin italien. Au coude à coude avant la rencontre avec un seul point d'écart, la Juve grâce à un but de la Danoise Sofie Junge-Pedersen (84') a permis à son équipe de creuser l'écart à trois journées de la fin. Créée à l'été 2017, la section féminine disputait pour la première une rencontre dans le stade où évolue habituellement l'équipe masculine. Une rencontre réalisée avec des billets gratuits offerts par la Juve.

          Le choc entre l'OL et le PSG le samedi 13 avril prochain à 20h45 permettra t-il de faire tomber le record en championnat de France qui stagne aujourd'hui à 12 263 spectateurs le 8 octobre 2011 au Stade de Roudourou à Guingamp.

          Lundi 25 Mars 2019
          Sebastien Duret

          https://www.footofeminin.fr/ITALIE-3...NA_a15609.html
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          • Trophée des Championnes - Une première édition en 2019

            Annoncé pour calmer les ardeurs par le Président de la FFF lors de l'Assemblée Générale qui avait fait suite à l'épique finale entre le PSG et Lyon le 31 mai 2018, le trophée des Championnes verra le jour en 2019-2020.

            Une affiche OL - PSG le 21 septembre prochain ?
            Une affiche OL - PSG le 21 septembre prochain ?



            Non organisé cette saison pour des raisons calendaires, et son annonce soudaine et non planifiée, la rencontre se déroulera donc le samedi 21 septembre 2019 entre les 3e et 4e journées de championnat.

            En l'attente de l'adoption du règlement, nous ne connaissons pas le choix qui sera effectué en cas de doublé Coupe - Championnat. Il est probable que les dispositions du Trophée des Champions masculins soit adoptée : « Si le club champion de la Ligue 1 est également vainqueur de la Coupe de France, la place attribuée au champion de la Ligue 1 est alors attribuée au club ayant terminé la saison précédente à la deuxième place de la Ligue 1 ».

            Pour le moment, la lutte pour le titre en championnat se déroule entre Lyon et le PSG alors que la finale de la Coupe de France opposera le 8 mai à Châteauroux Lyon et Lille (19h00).

            Dimanche 24 Mars 2019
            Sebastien Duret

            https://www.footofeminin.fr/Trophee-...19_a15610.html
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            • C'est n'importe quoi ce trophée des champions. Déjà chez les mecs je trouve ça inutile, mais là, l'affiche va encore moins changer. En plus, on se retrouve avec un calendrier débile. 15j entre la J1 et la J2 pour avoir à nouveau 15j entre la J3 et la J4 et 15 jours entre la J4 et la J5. alors qu'on pourrait enchainer J1 à J4 avec 1 matche par semaine.
              24 août : D1 - J1
              31 août : dates FIFA
              7 septembre : D1 - J2
              14 septembre : D1 - J3

              21 septembre : Trophée des Championnes
              28 septembre : D1 - J4
              5 octobre : dates FIFA
              12 octobre : D1 - J5

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              • Pour le match retour, mercredi, il faudra être très attentives car l'adversaire semble en forme, selon cet article :
                "C'est ce que l'on appelle ne pas faire de détails. Après sa défaite (2-1), mercredi dernier, face à l'Olympique Lyonnais en Ligue des champions féminine, Wolfsburg n'a fait qu'une bouchée de son adversaire du jour, le Borussia Mönchengladbach. Les coéquipières d'Alexandra Popp ont humilié Mönchengladbach 8 buts à 0. Les buts ont été inscrits par Alexandra Popp (18e, 61e, 64e), Caroline Graham Hansen (36e, 40e), Noelle Maritz (66e) et Ewa Pajor (75e). Les Allemandes retrouveront l'OL ce mercredi pour un match retour décisif pour la qualification. "
                Alors Sarah et compagnie défensive, méfiance et sérieux hein !!

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                • Envoyé par tasslehoff Voir le message
                  C'est n'importe quoi ce trophée des champions. Déjà chez les mecs je trouve ça inutile, mais là, l'affiche va encore moins changer. En plus, on se retrouve avec un calendrier débile. 15j entre la J1 et la J2 pour avoir à nouveau 15j entre la J3 et la J4 et 15 jours entre la J4 et la J5. alors qu'on pourrait enchainer J1 à J4 avec 1 matche par semaine.
                  24 août : D1 - J1
                  31 août : dates FIFA
                  7 septembre : D1 - J2
                  14 septembre : D1 - J3

                  21 septembre : Trophée des Championnes
                  28 septembre : D1 - J4
                  5 octobre : dates FIFA
                  12 octobre : D1 - J5
                  Ce calendrier est totalement mal foutu... le Trophée des Champions (ou Supercoupe de France) ouvre traditionnellement le bal dans la saison. Du très gros n'importe quoi encore de la part de la fédé...
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                  • #D2F - ARRAS FCF fusionnera avec le RC LENS en 2020

                    L'information a été officialisée ce lundi par le RC Lens. Arras FCF va être intégré au RC Lens dans le cadre d'une fusion absorption pour la saison 2020-2021.


                    #D2F - ARRAS FCF fusionnera avec le RC LENS en 2020


                    Après plusieurs mois d'attente, le conseil d'administration du RC Lens a validé ce lundi le développement d'une section féminine au sein de l'institution Sang et Or.
                    La formule qui a été adoptée est une fusion-absorption qui sera réalisée lors du premier semestre 2020 avec Arras FC Féminin pour permettre l'engagement des équipes sous les couleurs du Racing Club de Lens au féminin au début de la saison 2020/2021. Pour la saison prochaine, afin de préparer cette fusion, le RC Lens apportera son soutien à l'équipe première d'Arras dans le cadre d'une convention de partenariat.

                    Par ailleurs, le Racing Club de Lens qui avait aussi été en contact avec le FCF Hénin-Beaumont envisage de proposer au club héninois la mise en en oeuvre d'un partenariat technique ciblé sur la formation à partir de 2020/2021.

                    La mairie d'Arras s'est félicitée de cette décision dans un communiqué : "Cette décision est une excellente nouvelle à bien des niveaux ! D'abord pour le club d'Arras FC Féminin qui avait besoin de cette aide capitale pour continuer le développement de son club, qui est devenu, au fil des années, une véritable référence régionale en matière de football féminin. C'est une belle récompense au regard de l'engagement du club et de son président. C'est ensuite une excellente nouvelle pour le sport arrageois en général".

                    Mercredi 3 Avril 2019
                    Sebastien Duret

                    https://www.footofeminin.fr/D2F-ARRA...20_a15634.html
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                    • Reims réécrit son histoire
                      Pascal Boutreau | 3 avril 2019



                      Club pionnier du championnat féminin, le Stade de Reims a assuré dimanche sa montée en Division 1. Avec un groupe très jeune, les Rouges et Blanches peuvent croire en un bel avenir.


                      « Une saison D1ngue ». Dimanche, les joueuses du Stade de Reims ont enfin pu sortir les tee-shirts préparés depuis un moment pour l’attendue montée en D1. Malgré une défaite face à Orléans (1-3), la première de leur saison, les voilà assurées d’évoluer l’an prochain parmi l’élite nationale. A trois journées du terme, avec 10 points d’avance sur leurs dauphines de l’US Saint-Malo tenues en échec dimanche par La Roche-sur-Yon (0-0), les Champenoises ne peuvent en effet plus être rejointes. Logique récompense pour l’équipe dirigée par Amandine Miquel quasi intouchable tout au long de la saison avec aujourd’hui un bilan de 16 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 63 buts marqués et seulement 13 encaissés.

                      Ancienne joueuse de Chelsea, arrivée à la tête des Rouge et Blanches en janvier 2017 alors que les Marnaises pointaient à une anonyme 9e place en D2, Amandine Miquel savoure. « Malgré la défaite de ce dimanche, nous avons fêté cette montée comme il le fallait, confie-t-elle. La montée était notre souhait pour cette saison de Coupe du monde. Nous avions terminé deuxième l’an dernier et avec l’effectif de cette saison, c’était l’objectif défini par le club qui souhaitait replacer les féminines au haut niveau. Maintenant, c’est bien de monter en D1, mais il faudra y rester. L’effectif est jeune mais beaucoup de joueuses sont déjà internationales dans des sélections jeunes ou à l’étranger (Melissa Gomes avec le Portugal, Mélissa Herrera avec le Costa Rica, Phallon Tullis-Joyce avec les États-Unis, Giorgia Spinelli avec l’Italie, Tanya Romanenko avec l’Ukraine). Sur le groupe de 22, je ne dois en avoir que 3 qui ne sont pas internationales. Cette jeunesse est un peu à double tranchant. Elle va nous permettre d’avoir notre noyau dur pour la saison en D1. Mais en revanche, il y a encore un manque de maturité comme on l’a vu ce dimanche où les filles sont un peu sorties de leur match avec les médias et le public plus nombreux que d’ordinaire. »

                      Contrairement à certains clubs professionnels où la section féminine vit loin du groupe pro masculin, le Stade de Reims féminin est parfaitement intégré. « David Guion (entraîneur de l’équipe masculine de Ligue 1 actuellement en course pour une place européenne) était là hier pour le match, il est revenu ce matin me féliciter pour la montée, raconte la coach. Les pros, les féminines, le centre de formation sont réunis dans un même lieu. Nous sommes un club où tout le monde est très proche. »



                      Cinq fois championnes de France

                      Un club historique aussi tant chez les garçons (notamment deux finales de Coupe d’Europe en 1956 et 1959 et 6 titres de Champion de France entre 1949 et 1962) que chez les filles. « Les grands clubs ne meurent jamais » entend-on souvent dans le monde du foot dès qu’un club à la riche histoire revient sur le devant de la scène. Si cet adage n’a pas toujours lieu d’être, la liste des grands clubs du passé aujourd’hui relégués dans les tréfonds d’obscures championnats régionaux étant particulièrement longues, il colle pourtant parfaitement au Stade de Reims féminin.

                      Le stade de Reims et le foot au féminin sont en effet intimement liés. C’est dans la sous-préfecture de la Marne, qu’au début des années 70, la pratique féminine a revu le jour. A l’initiative de Pierre Geoffroy, journaliste du quotidien régional L’Union, une équipe est alors née. Avec quelques autres clubs français, notamment en Alsace, elle a inspiré de nombreuses femmes. Ainsi fut créé en 1974 le premier Championnat de France composé de 16 équipes (VGA Saint-Maur, Stade de Reims, FC Rouen, US Fourmies, FC Metz, FC Vendenheim, AS Valentigney, ESF Vitry, AS Romagnat, Caluire, Cannes-Bocca Olympique, AFR Cavaillon, AS Orléans, Bergerac, Limoges et Challans). Quelques mois plus tard, les Rémoises devenaient les premières championnes de France de « l’ère moderne » à l’issue d’une finale remportée 5-0 face à l’AS Orléans. Les Marnaises, dont la plupart des joueuses composaient également l’équipe de France, remporteront quatre autres titres en 1976, 1977, 1980 et 1982. Elles se contenteront du statut de finalistes en 1978, 1979 et 1980, battues dans chacune de ces trois finales par les Nordistes de l’AS Etroeungt. Viendra ensuite une période plus anonyme jusqu’à une première relégation en 1986. La liquidation judiciaire du club en 1992 marquera la fin de la section féminine du Stade Reims. Il faudra attendre 2014 pour retrouver une équipe féminine sous le maillot floqué du Stade de Reims. Une première montée en Division 2 en 2016, puis, l’apothéose cette saison avec ce retour en Division 1.

                      https://www.footdelles.com/reims-reecrit-son-histoire/
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                      • Foot ITA(F)
                        Laura Agard (Fiorentina) : « Personne n'avait imaginé que le stade serait plein »

                        Publié le vendredi 5 avril 2019 à 17:50

                        La défenseure française de la Fiorentina, Laura Agard (29 ans), a pris part à la rencontre de Championnat contre la Juventus Turin, qui s'est déroulée le 24 mars dernier à l'Allianz Stadium devant 39 000 spectateurs. Elle nous a raconté cette expérience inédite.


                        Laura Agard évolue à la Fiorentina depuis le début de la saison. (ACF Fiorentina)


                        « Qu'est-ce qui a motivé votre choix de quitter la France et Montpellier pour l'Italie ?
                        Vous allez peut-être trouver cela bizarre mais pour moi, dans la vie, il y a des petits signes. Tout au long de la saison dernière, j'en ai vu. J'avais envie d'une nouvelle expérience à l'étranger car en France j'avais fait le tour des clubs (elle a notamment joué à Montpellier, l'OL ou Toulouse). Quand j'ai eu une opportunité, je l'ai saisie. Je n'ai pas eu de problème avec Montpellier où j'avais encore un an de contrat.

                        Comment s'est présentée la Fiorentina ?
                        C'est passé par l'agent avec lequel je travaille. Je lui ai dit que s'il y avait une opportunité à l'étranger, j'y réfléchirais. Il a reçu plusieurs propositions. La Fiorentina était le club qui me voulait le plus. J'ai toujours rêvé de jouer en Italie. On ne parle pas beaucoup du championnat, mais le fait d'amener des joueuses étrangères ça peut faire parler.

                        Aviez-vous une appréhension concernant le niveau de ce championnat ?
                        Je m'étais quand même un peu renseignée. J'ai été agréablement surprise par le niveau général. C'est un autre type de football. Je ne pourrais pas vous dire actuellement que Montpellier est cent fois plus fort que la Fiorentina. Je ne le pense pas. Mais je ne me suis pas trop posé la question, j'ai pris la décision et je me suis dit qu'on verrait.

                        « Ça a eu un impact au-delà de l'Italie »

                        Il y a dix jours, la Juventus Turin a réalisé un grand coup médiatique en ouvrant son stade à ces féminines pour un match de Championnat contre votre club. Que pensez-vous de cette initiative ?

                        Je suis arrivée en août donc j'ai très peu de recul. Cette année, c'est la première année où chaque journée de Championnat, un match est diffusé sur Sky Sports. J'espère qu'il y en aura de plus en plus comme ce qu'il se fait actuellement en France. Nous avons joué sur le terrain des garçons (au stade Artemio-Franchi), qui est un très grand stade, en Ligue des champions. Pour la Juventus, c'était une première. J'ai eu beaucoup de messages issus de personnes que je connais dans le milieu du foot. On m'a demandé des retours sur la manière dont s'est passé le match. On m'a dit que ça devait être super. Je pense que ça a eu un grand impact, au-delà de l'Italie. C'est vraiment intéressant pour la suite.

                        Racontez-nous l'ambiance dans le stade...
                        Ça change, on n'est pas habituées à jouer devant autant de monde. On n'a pas énormément de spectateurs tous les dimanches. Jouer dans un stade avec presque 40 000 personnes... Quelques semaines avant, on jouait à Rome, donc on était à l'hôtel. On regardait le match retour de Ligue des champions où la Juventus a gagné 3-0 contre l'Atlético. Le stade était plein et on rigolait à table en se disant que nous aussi ce serait comme ça. En vérité, personne, pas même les Italiennes, n'avait imaginé que le stade serait plein. C'était une belle journée pour tout le monde (la Fiorentina s'est inclinée 0-1) même si une fois qu'on est sur le terrain, je ne m'en rendais plus compte. J'étais concentrée. C'était quand même plus plaisant que les autres dimanches (rires). »

                        Syanie Dalmat

                        https://www.lequipe.fr/Football/Actu...-plein/1006016
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                        • 25 907 : Le record d'affluence pour un match féminin en France est tombé

                          Alors que la Coupe du Monde se profile en France et fera tomber de nouveau le record, ce samedi soir au Groupama Stadium, le duel entre l'OL et le PSG a fait tomber celui du championnat et même de France toutes rencontres confondues.





                          Avec plus de 25 000 spectateurs et une entrée a minima à 5 Euros, ce record est historique. Il est 25 907 selon le décompte officiel à garnir l'enceinte lyonnaise.

                          Le record du championnat a plus que doublé avec ce chiffre en passant de 12 263 à 25 907. Celui détenu par un match de club déjà avec l'OL face au PSG en Ligue des Champions est aussi effacé (22 050). Enfin, la sélection nationale qui détenait le record lors d'un match de qualification face à la Grèce en 2016 joué à Rennes est aussi tombé (24 835). Mais sur ce dernier point, avec la Coupe du Monde en France, un nouveau record tombera inévitablement.


                          Le top 5 du championnat de D1

                          25 907 spectateurs

                          13/04/19 Lyon - PSG : 5-0, Décines-Charpieu (Groupama Stadium)

                          12 263 spectateurs
                          08/10/11 Guingamp-Lyon : 0-5, Guingamp (Stade de Roudourou)

                          10 122 spectateurs
                          01/11/14 Lyon-PSG : 2-1, Lyon (Stade de Gerland)

                          8 704 spectateurs
                          18/11/18 PSG-Lyon : 1-1, Paris (Stade Jean-Bouin)

                          7 945 spectateurs
                          06/11/16 Guingamp-Marseille : 4-0, Guingamp (Stade de Roudourou)


                          Le top 5 des Bleues

                          24 835 spectateurs

                          03/06/16 France - Grèce : 1-0, Rennes (Roazhon Park)

                          23 680 spectateurs
                          16/11/02 France - Angleterre : 1-0, Saint-Étienne (Stade Geoffroy Guichard)

                          22 870 spectateurs
                          19/01/19 France - États-Unis : 3-1, Le Havre (Stade Océane)

                          22 053 spectateurs
                          19/09/15 France - Brésil : 2-1, Le Havre (Stade Océane)

                          20 059 spectateurs
                          20/10/17 France - Angleterre : 1-0, Valenciennes (Stade du Hainaut)

                          *il n'est pas tenu des matchs en lever de rideau des Bleues


                          Le top 5 de la Coupe de France

                          12 480 spectateurs

                          31/05/18 (Finale) PSG - Lyon : 1-0, Strasbourg (Stade de la Meinau)

                          10 217 spectateurs
                          09/02/19 (Quart) Lyon - PSG : 1-0, Décines-Charpieu (Groupama Stadium)

                          8 782 spectateurs
                          15/05/16 (Finale) Montpellier - Lyon 1-2, Grenoble (Stade des Alpes)

                          6 616 spectateurs
                          19/05/17 (Finale) PSG - Lyon 1-1 (tab 6-7), Vannes (Stade de la Rabine)

                          6 588 spectateurs
                          07/06/14 (Finale) Lyon - PSG : 2-0, Le Mans (MMArena)

                          *il n'est pas tenu de la finale en lever de rideau au Stade de France en 2008


                          Le top 5 en France pour la Ligue des Champions

                          Il est à relever le match européen entre clubs français à détenir la meilleure affluence s'est disputé le 1er juin 2017 lors de la finale de la Ligue des Champions à Cardiff remportée aux tirs au but par l'OL face au PSG (22 433 spectateurs)

                          22 050 spectateurs
                          23/04/16 (Demi) Lyon - PSG : 7-0, Décines-Charpieu (Parc Olympique Lyonnais)

                          21 921 spectateurs
                          13/04/13 (Demi) Lyon - Juvisy : 3-0, Lyon (Stade de Gerland)

                          20 837 spectateurs
                          29/04/18 (Demi) Lyon - Manchester City (ANG) : 1-0, Décines-Charpieu (Groupama Stadium)

                          20 123 spectateurs
                          09/04/11 (Demi) Lyon - Arsenal (ANG) : 2-0, Lyon (Stade de Gerland)

                          19 214 spectateurs
                          29/04/17 (Demi) Lyon - Manchester City (ANG) : 0-1, Décines-Charpieu (Parc OL)

                          Dimanche 14 Avril 2019
                          Sebastien Duret

                          https://www.footofeminin.fr/25-907-L...be_a15672.html
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                          • Coupe du Monde 2023 - La FIFA confirme neuf candidats à l'organisation

                            C'est un nombre record de fédérations qui se sont portées candidates dans le processus de candidature à l'organisation de la Coupe du Monde 2023.

                            photo FIFA.com
                            photo FIFA.com



                            Jamais la FIFA n'avait eu autant de candidats pour l'organisation d'une Coupe du Monde, quelle que soit la catégorie. L'édition 2023 s'annonce déjà historique. Alors qu'en 2019, la France postulait aux côtés de la Corée du Sud, quatre ans plus tard, neuf pays ont confirmé. Après le Canada en 2015, et la France en 2019, les confédérations asiatique, africaine et sud-américaines sont fortement représentées.

                            - Afrique du Sud
                            - Argentine
                            - Australie
                            - Bolivie
                            - Brésil
                            - Colombie
                            - Corée du Sud (a formulé un intérêt de coorganisation avec la Corée du Nord)
                            - Japon
                            - Nouvelle-Zélande

                            La FIFA a transmis différents documents pour préparer le dossier de candidature qui seront à renvoyer par les fédérations pour le 4 octobre.

                            Mercredi 17 Avril 2019
                            Sebastien Duret

                            https://www.footofeminin.fr/Coupe-du...on_a15682.html
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                            • Coupe du Monde 2019 - 720 000 billets vendus à J-50

                              55 % des places ont été vendues à 50 jours du début de la compétition. Les stades de la compétition ne désemplissent pas et sept rencontres seront à guichets fermés.

                              photo DR
                              photo DR



                              À cinquante jours du début de la Coupe du monde féminine de la FIFA en France (7 juin-7 juillet), 720 000 billets ont déjà trouvé preneurs a notamment le Comité d'organisation ce 18 avril alors qu'il ne reste plus que 50 jours avant le début de la 8e édition de la Coupe du monde Féminine de la FIFA. À un mois et demi du début de la compétition, 720 000 billets, sur les 1,3 millions disponibles, ont trouvé preneurs.

                              Sept matchs à guichets fermés

                              7 juin 2019, France - Corée du Sud, Paris (Parc des Princes)
                              7 juillet 2019, Finale, Décines-Charpieu (Groupama Stadium)
                              2 juillet 2019, première demi-finale, Décines-Charpieu (Groupama Stadium)
                              3 juillet 2019, deuxième demi-finale, Décines-Charpieu (Groupama Stadium)
                              17 juin 2019, Nigeria - France, Rennes (Roazhon Park)
                              15 juin 2019, Pays-Bas - Cameroun, Valenciennes (Stade du Hainaut)
                              20 juin 2019, Suède - États-Unis, Le Havre (Parc Océane)

                              La rencontre France - Norvège, à Nice, le 12 juin 2019, pourrait être l'une des prochaines à être annoncée à guichets fermés.

                              >> Billetterie

                              Vendredi 19 Avril 2019
                              Sebastien Duret

                              https://www.footofeminin.fr/Coupe-du...50_a15684.html
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                              • FIFA - Cérémonie de la FIFA : Deux nouveaux prix

                                La FIFA a annoncé, ce lundi 6 mai, qu'elle ajoutait deux prix dédiés aux féminines, ceux de meilleure gardienne et de l'équipe type de la saison, à sa cérémonie annuelle de trophées, qui aura lieu le 23 septembre, à Milan.

                                Marta avec le trophée remporté en 2018 (photo FIFA.com)
                                Marta avec le trophée remporté en 2018 (photo FIFA.com)



                                «Je ne peux pas penser à un meilleur moment pour introduire ces prix, a déclaré Zvonimir Boban, le secrétaire général adjoint de la Fédération internationale, en cette année de Coupe du monde, qui aura lieu en France, du 7 juin au 7 juillet. C'est un nouveau pas dans la bonne direction pour mieux faire connaître le football féminin.» La cérémonie des trophées de la Fifa - les «The Best» se déroulera à la Scala de Milan et récompense désormais les prix suivants

                                - Meilleur joueur
                                - Meilleure joueuse
                                - Meilleur entraîneur d'une équipe masculine
                                - Meilleur entraîneur d'une équipe féminine
                                - Meilleur gardien
                                - Meilleure gardienne*
                                - XI FIFPro masculin
                                - XI FIFPro féminin*
                                - Prix Puskás (plus beau but)
                                - Prix du Fair Play
                                - Prix des Supporters

                                Samedi 11 Mai 2019
                                Sebastien Duret

                                https://www.footofeminin.fr/FIFA-Cer...ix_a15767.html
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                                • VATICAN - Une sélection féminine créée

                                  Alors que le Vatican a constitué depuis une cinquantaine d'années une équipe masculine, la sélection féminine fera ses débuts le 26 mai prochain face à l'AS Roma.


                                  (photo : Sport in Vaticano)



                                  Composée à plus de 50% de membres du personnel travaillant au Vatican ainsi que d'épouses et de filles d'employés, la sélection féminine va voir le jour. "Le pape François a donné une impulsion considérable aux femmes au sein du Vatican, par conséquent, cette initiative est une extension de celle-ci", a déclaré Danilo Zennaro, représentant de Sport in Vaticano, qui organise les activités de football du Vatican.

                                  Alors que l'équipe masculine a été créée il y a 48 ans, cette équipe sera dirigée par Susan Volpini. L'équipe disputera un match amical face à l'AS Roma, le 26 mai prochain, 4e de la dernière série A, avant de jouer à Vienne en juin prochain lors d'un tournoi organisé par l’hôpital pour enfants du Vatican "Bambino Gesù".

                                  "Cela leur permettra d'atteindre leur meilleure condition physique et de mettre en pratique des solutions tactiques", a déclaré Volpini. "Même si elles perdent 30-0, cela n'a pas d'importance", a-t-elle déclaré. "Ce qui compte, c’est que ces femmes aient l’occasion de connaître des joueuses professionnelles. Gagner ou perdre, c’est aussi créer des liens et des amitiés."

                                  Mercredi 15 Mai 2019
                                  Sebastien Duret

                                  https://www.footofeminin.fr/VATICAN-...ee_a15782.html
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                                  • Foot Coupe du Monde 2019
                                    Jean-Michel Aulas croit en l'équipe de France, et veut continuer à développer le foot féminin

                                    Publié le mercredi 15 mai 2019 à 13:06 | Mis à jour le 15/05/2019 à 13:19

                                    Alors que son équipe féminine disputera samedi la finale de la C1 contre Barcelone à Budapest (18 heures), le président de l'OL s'est exprimé sur le développement du foot féminin, et sur la Coupe du monde dans trois semaines en France. Il estime notamment que les Bleues peuvent conquérir le titre, qui se jouera à Lyon.


                                    Jean-Michel Aulas espère voir au moins l'équipe de France féminine dans le dernier carré de la Coupe du Monde. (A.) Martin/ L'Équipe


                                    Samedi, à Budapest, l'équipe féminine de l'OL tentera de décrocher une sixième Ligue des champions contre le FC Barcelone. Dans un entretien accordé à l'AFP, le président lyonnais Jean-Michel Aulas, qui a cru très tôt au foot féminin, a donné son point de vue et livré quelques clés sur l'expansion du phénomène et la Coupe du monde, dans trois semaines en France.

                                    « L'enjeu pour le foot féminin [...] serait que les filles arrivent en demi-finale à Lyon »

                                    Pour lui, la compétition « sera une réussite incroyable. La plupart des stades ont une affluence déjà assurée. Au Groupama Stadium, les demi-finales et la finale se joueront à guichets fermés. C'était un pari au moment de notre candidature. Nous avons 17 000 réservations d'Américains, sur les 59 000 billets mis en vente sur chacun de nos trois matches. Les télés ont fait en sorte d'acquérir les droits, plus modestes que pour les garçons, mais c'est une ouverture grand public. On est dans une spirale vertueuse avec un public qui sera présent. Et on voit arriver comme annonceurs TV des entreprises du CAC 40 qui s'orientaient plutôt vers le rugby, notamment, et qui se tournent maintenant vers le foot féminin. Les revenus liés à la pub sur les retransmissions seront très proches de ce qu'ils ont été pour l'Euro 2016 ou le Mondial. »

                                    Il espère voir les Bleues dans le dernier carré : « Ce serait la meilleure des choses. L'enjeu pour le foot féminin et son équilibre économique serait que les Bleues arrivent en demi-finale à Lyon. Elles en ont la capacité. La France est championne du monde chez les garçons, et ce serait historique d'avoir aussi les filles dans le même cycle. Il y a un alignement des planètes pour cette équipe nationale, que je crois capable aussi de gagner la finale. »

                                    « Sur le plan européen, nous avons probablement donné l'envie à tous les grands clubs d'investir »

                                    À propos de la réussite de l'OL, il rappelle qu'au départ, il avait été inspiré par Louis Nicollin, l'ex-président de Montpellier : « Il a été précurseur et m'avait invité à prendre cette orientation (le foot féminin). » Et l'OL a ensuite été suivi par les grands clubs, selon lui : « Sur le plan européen, nous avons probablement donné l'envie à tous les grands clubs de pouvoir le faire (investir) soit en rachetant un club, soit en faisant progresser une section féminine intégrée. Les quatre demi-finalistes de la Ligue des champions étaient cette saison tous des grands clubs européens, et la finale Lyon-Barça témoigne aussi de la volonté du Barça d'être au plus haut niveau. »

                                    Avec des moyens qui restent encore très éloignés de l'univers masculin, mais des axes de développement : « Le budget de charges a progressivement évolué, poursuit le dirigeant lyonnais. Il est cette saison entre 7 et 8M d'euros. Nous sommes en cours de négociations pour faire partie de la National women soccer league, la ligue fermée américaine, pour avoir un accord de participation avec une franchise déjà présente ou avec une équipe financée et développée par l'OL. »

                                    https://www.lequipe.fr/Football/Actu...eminin/1018917
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                                    • Le football féminin en Palestine, vue par Claudie Salameh
                                      Lisa Durel-Wilcox | 16 mai 2019



                                      Le football, c’est comme l’Eurovision : à l’origine un pur divertissement et spectacle, il s’est mué au fil des années en pion de l’échiquier géopolitique. Si en Occident, nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour demander l’égalité, en Orient, ce ne sont pas du tout les mêmes types de problèmes que les joueuses rencontrent. Entretien avec Claudie Salameh, capitaine de l’équipe nationale de Palestine.


                                      Contre le conservatisme de la société palestinienne


                                      L’histoire commence dans les villes de Ramallah et de Bethlehem : dans les écoles de Ramallah a lieu le premier tournoi réunissant des équipes féminines et les joueuses les plus douées des différentes écoles sont appelées à former la première équipe de la ville. En parallèle, à Bethlehem, l’université décide de présenter la première équipe féminine de Palestine. C’est une réelle opportunité : les joueuses comme Claudie Salameh jouent la plupart du temps dans la rue, souvent avec leurs frères et les garçons de leur famille, sans pouvoir oser rêver de devenir footballeuses.



                                      Le football en Palestine est une tradition masculine, comme pour beaucoup de pays. Mais dans ce pays sous tension, les joueuses doivent faire face au conservatisme culturel et religieux. « Le football est le sport le plus populaire de la Palestine. Mais le conservatisme qui y règne limite bien souvent les libertés des femmes et leurs droits en général. Les premières années ont été extrêmement difficiles : on nous a insultées, on a questionné notre féminité, et certains ont même voulu que nous arrêtions de jouer. Au fil du temps, les gens ont commencé à nous accepter en tant qu’athlètes et ont progressivement reconnu que nous avions le droit de pratiquer le football comme n’importe qui d’autre. Puis, les autorités officielles nous ont reconnues. Nous avons affronté des challenges ambitieux et nous avons remis en cause les frontières et les limites sociales de ce pays, à travers notre dure labeur. Aujourd’hui, la situation a bien changé : le football pratiqué par les femmes s’est propagé à travers le pays et désormais nous avons plusieurs équipes nationales avec différentes tranches d’âge. Et c’est quelque chose que je n’avais même pas espéré quand j’ai commencé à jouer », nous confie la capitaine Salameh.

                                      Une responsabilité à prendre



                                      « Nous avions une responsabilité que nous avons endossé dès le premier match auquel j’ai participé, en 2008 », un match mené face au président de la FIFA d’alors, le très controversé Joseph Blatter, pour la journée de la femme. Ce jour-là, les joueuses de l’équipe nationale de Palestine affrontaient l’équipe universitaire de Bethlehem. Rien que le fait de pouvoir fouler le terrain était un acte politique et une fierté qui dépassait l’amour du football. Cela représentait tous les sacrifices et toute l’adversité que les joueuses et Salameh ont consenti. La Palestine est une société à domination patriarcale importante, ce qui a une répercussion directe sur le quotidien des femmes, jusque dans leur prise de décision. Alors les voir courir en short et avoir un vrai rôle au sein d’une communauté, et se rendre compte que leur réussite est à la fois leur fardeau et leur fierté, sans devoir rendre des comptes à des personnes de sexe masculin, c’est une aberration pour la société palestinienne. « Les traditions obsolètes ont été dépassées. Maintenant, les femmes ne sont plus cantonnées à être des épouses ou à avoir des métiers « socialement acceptables ». Nous avons prouvé que nous étions de vraies athlètes, avec de vraies compétences et talents. Et cela a eu un impact positif sur la société palestinienne. J’ai eu la chance de grandir dans une famille un peu plus libérale de Ramallah, sans quoi je n’aurais jamais pu accomplir tout ceci. »



                                      Aujourd’hui, l’équipe Palestinienne est encore timide dans le classement Coca-Cola de la FIFA, à la 107e place actuellement. Certes, la Palestine n’a jamais participé à la Coupe du Monde. Mais ce ne sont pas uniquement les palmarès qui font les grandes équipes. « Personnellement, je pense que l’équipe a fait un bon bout de chemin. Mais nous avons encore tant à accomplir et d’obstacles à franchir pour améliorer notre niveau et nous ouvrir de nouvelles portes. Nous avons les talents nécessaires, la volonté et les atouts pour y arriver. J’espère que nous allons continuer de grandir et que le PFA va mettre des moyens pour permettre aux jeunes talents de se révéler. » Et du chemin, il y en a encore à parcourir.

                                      La route est encore longue



                                      Mais cela n’empêche pas Claudie Salameh de se souvenir de ces moments de grâce, qui valent tout l’or du monde : « J’ai eu tant de moments iconiques. A chaque fois qu’on me désigne comme la joueuse du match, ou celle qui a le plus marqué, je ressens le même honneur. Dans ces moments, j’en arrive à oublier la douleur. Les obstacles. Les challenges. Les mauvaises circonstances et les mauvaises nouvelles. Dans ces moments-là, j’arrive à me convaincre que l’on n’a pas rien sans rien. Mon moment le plus fou ? Marquer trois buts pendant l’Asian Cup en Jordanie en un seul match, ce qui m’a valut le titre de joueuse du match. Ce n’était pas la première fois, mais c’était aussi pendant un match international pendant un moment plus que difficile dans ma vie personnelle. »

                                      « Il y a encore tant à accomplir. Aujourd’hui, les femmes souffrent encore de discriminations et d’inégalités inacceptables. Que cela soit au niveau salarial comme au niveau médiatique, les femmes sont encore bien loin d’être les égales des hommes. Elles n’ont pas encore le rang d’icônes, si fréquent chez les hommes. Les récompenses ne sont pas non plus les mêmes que pour les hommes. Et l’ensemble de ces discriminations montrent bien qu’il existe un indéniable gap entre les hommes et les femmes. Et il est temps que cela change. »

                                      « Le changement ne doit pas uniquement s’effectuer auprès des instances sportives, mais dans la société dans son ensemble. Les Associations doivent travailler de conserve pour faire avancer les choses. Cela prendra du temps également, mais les médias devront investir plus de temps sur la couverture des féminines. En réalité, à toutes les échelles, nous nous devons de faire avancer les choses en montrant notre soutien aux femmes, pas uniquement les joueuses. Des fans aux médias, en passant par les joueuses, les organisations, les fédérations : nous avons tous un rôle à jouer. » Et nous avons tous des responsabilités qu’on ne doit pas décliner.

                                      Changer la vision des joueuses pour changer la vision de la femme



                                      « Le sport, c’est quelque chose de formidable : il a le pouvoir de rassembler les gens. Maintenant, les femmes devraient être considérées comme les hommes. De manière professionnelle. Comme des athlètes. Et c’est en changeant cette vision que l’on a des femmes que nous ferons progresser l’ensemble de la société. Si on parvenait à couvrir les féminines aussi bien que les hommes, si on en faisait la promotion de la même manière, alors l’image de la femme qui se cantonne à la cuisine changera. Nous ne sommes pas que des jolies filles. Nous sommes des athlètes. Des professionnelles. Nous devons inspirer les prochaines générations. Croire en soi et en ses rêves sont la clé. Nous devons comprendre qu’il n’y a rien d’impossible tant qu’on y met les moyens. J’ai eu la chance d’être soutenue par ma famille et mon mari. Je suis reconnaissante de ce soutien et de cet environnement favorable : sans eux, je n’en serai pas là aujourd’hui. »

                                      Merci à Claudie Salameh pour sa disponibilité !


                                      Crédits images : Getty, FIFA, AFP

                                      https://www.footdelles.com/le-footba...audie-salameh/
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                                      • Bilan de la saison 2018/2019 : Des chiffres et des records
                                        Publié le 20 mai 2019 13:53



                                        Avant de se tourner définitivement vers la Coupe du Monde qui se prépare, on prend le temps de revenir sur quelques uns des chiffres qui ont marqué la saison qui vient de s'achever. L'occasion d'évoquer la suprématie lyonnaise qui se prolonge, avec la victoire de l'OL ce week-end en Ligue des Championnes.


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                                        C'est un moment historique pour la D1 qui ne compte désormais plus de clubs 100 % féminin. Après Juvisy en 2017, devenu la section féminine du Paris FC, Soyaux a pris la décision de fusionner avec le club masculin d'Angoulême. Deux villes voisines et désormais un même club, l'ASC pour Angoulême Soyaux Charente. Une fusion essentielle pour tenter de rester dans l'élite pour les années qui viennent alors que la D1 va compter la saison prochaine 10 sections féminines de clubs masculins professionnels.

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                                        Pour le FC Metz, cette saison a constitué une première puisque le club lorrain est parvenu à se maintenir en D1, après deux tentatives infructueuses. La fin de l'ascenseur, au terme d'une saison marquée par deux changements d'entraîneur et des jeunes joueuses qui ont montré l'exemple à l'image de Léa Khelifi, auteure de 8 buts et 6 passes décisives cette année en D1.

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                                        C'est la deuxième saison consécutive que les deux équipes promues en D1 parviennent à se maintenir (le FC Metz et Dijon). Une performance qui n'est pas forcément durable, comme en témoigne la descente du LOSC, après s'être sauvé la saison dernière. Pourtant, ce constat s'accompagne d'un autre, celui d'une course au maintien devenu l'un des principaux centres d'intérêt en D1. Même si la lutte a été moins folle que la saison dernière, cette tendance s'est confirmée cette année, avec Rodez et Lille qui ont maintenu la pression jusqu'au bout.

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                                        Deux chiffres en un, pour évoquer trois joueuses qui comptent désormais six Coupes d'Europe chacune à leur palmarès. Wendie Renard, Sarah Bouhaddi et Eugénie Le Sommer ont remporté tous les titres glanés par l'OL sur la scène européenne. Une moisson qui pourrait bien évidemment se poursuivre, avec Vienne comme potentielle destination pour les supporters lyonnais au printemps prochain...

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                                        On poursuit avec les superlatifs puisque cette saison est marqué à la fois par la quatrième victoire consécutive de Lyon en Ligue des Championnes (depuis 2016) et le quatrième triplé Coupe-Championnat-Coupe d'Europe de l'OL (2012, 2016, 2017 et 2019). Des chiffres qui témoignent de l'emprise lyonnaise aussi bien sur la scène nationale qu'au niveau européen puisque ces quatre dernières saisons, un seul titre a échappé à Lyon sur les 12 que les coéquipières de Dzsenifer Marozsan pouvaient remporter.

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                                        La politique « d'ouverture » de Corinne Diacre en équipe de France avaient donné des idées l'été dernier. Désormais, on pouvait intégrer l'équipe de France sans nécessairement évoluer à Lyon, au PSG, à Montpellier ou au Paris FC. Cette donnée avait pesé sur le mercato estival avec des internationales n'hésitant pas à changer d'air pour essaye d'intégrer les 23 pour le Mondial. Au final, elles sont 5 joueuses de D1 dans ce cas, Solène Durand et Julie Debever (Guingamp), Maéva Clémaron (Fleury), Viviane Asseyi (Bordeaux) et Élise Bussaglia (Dijon). À cette liste, il faut également ajouter Emelyne Laurent prêtée par l'OL à Guingamp sur la deuxième partie de saison. À l'étranger Aïssatou Tounkara et Pauline Peyraud-Magnin, parties du Paris FC et de l'OL, sont parvenues à s'imposer, respectivement à l'Atlético de Madrid (champion d'Espagne) et dans les buts d'Arsenal (champion d'Angleterre).

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                                        Associé à la renaissance du football féminin en France à la fin des années 1960, le Stade de Reims avait quitté la D1 en 1989, après avoir notamment remporté la première édition de championnat de France en 1975. 30 ans après, les Rémoises font leur retour dans l'élite pour la saison prochaine.

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                                        Comme le nombre de points récoltés par Montpellier en D1 cette saison. Malgré la 3e place arrachée par les Héraultaises, c'est le plus faible total obtenu depuis que l'équipe porte les couleurs du MHSC, soit depuis le début des années 2000. Jusqu'à présent, les moins bonnes saisons sur le plan comptable avaient été réalisées dans les années 2000 (2002 et 2008 où le MHSC avait remporté l'équivalent de 41 points).

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                                        C'est le nombre de buts inscrits par Lyon cette saison en D1, dont une dizaine face à Bordeaux, Soyaux ou Guingamp. Un chiffre impressionnant (moyenne de 4 buts par match), mais depuis que Lyon a pris le contrôle de la D1 en 2007, c'est le plus faible nombre de buts inscrits par les championnes de France.
                                        Sur le chemin de ses 13 titres, l'OL n'est descendu qu'à trois reprises sous la barre des 100 buts, en 2008 (93 buts), et 2014 (95) et cette saison (89). En soi, cette nouvelle semble plutôt rassurante pour le championnat et son intérêt, même s'il faudra encore du temps avant que Lyon ne descende de son nuage encore très haut perché.

                                        59+59
                                        Alors que la Coupe du Monde approche, certaines joueuses savent déjà qu'elles regarderont la compétition à la télévision (et/ou depuis les tribunes). Pour des raisons différentes, c'est notamment le cas des deux meilleures buteuses de D1, Marie-Antoinette Katoto (22 buts) et Ada Hegerberg (20). Toutes compétitions confondues, elles ont inscrit 59 buts cette saison, soit autant qu'Ewa Pajor (28) et Pernille Harder (31), les deux joueuses de Wolfsburg, meilleures buteuses de Bundesliga et qui manqueront également le Mondial...

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                                        On reste en Europe pour le dernier chiffre de la saison avec plus de 60.000 spectateurs qui ont assisté au match de Liga entre l'Atlético de Madrid et le FC Barcelone au Wanda Metropolitano de Madrid. Une affluence qui constitue un record mondial pour un match entre deux clubs féminins et qui témoigne de l'intérêt grandissant pour la discipline sur le continent européen. En France, le record de la D1 a également été battu cette saison avec une plus modeste affluence de 25.907 spectateurs pour la victoire 5-0 de Lyon face au PSG le 13 avril dernier. Une dynamique à confirmer lors de la Coupe du Monde...


                                        Photo : UEFA / Twitter
                                        Hichem Djemai

                                        https://www.coeursdefoot.fr/event/bi...t-des-records/
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                                        • L’histoire des « Coupes du monde » avant la Coupe du monde de la FIFA

                                          Si vous demandez à un adepte de football féminin en quelle année s’est déroulée la première Coupe du monde féminine, il y a fort à parier pour qu’il vous réponde « 1991 ». Il n’aura pas totalement tort, mais il vous aura certainement donné cette réponse en pensant au Mondial féminin organisé en Chine par la FIFA. Oui mais voilà, de nombreuses Coupes du monde officieuses ont eu lieu bien des années avant cette date. Des tournois méconnus qui ont poussé la FIFA à organiser le Mondial chinois de 1991, la fausse bonne réponse de notre question initiale.

                                          La capitaine danoise Lis Westberg en 1971 (photo DR)
                                          La capitaine danoise Lis Westberg en 1971 (photo DR)



                                          Saviez-vous que des dizaines de Coupes du monde féminines officieuses avaient été organisées aux quatre coins du monde entre les années soixante-dix et quatre-vingt ? Par « officieuses », nous entendons « non reconnues » par la Fédération internationale de football (FIFA). Cette dernière n’ayant eu d’yeux que pour le football masculin pendant des décennies. En témoigne le nombre d’années qui sépare les premiers Mondiaux masculins et féminins organisés par la FIFA : 1930 pour les hommes ; 1991 pour les femmes... Un gap de soixante-et-un ans qui n’a pas empêché certaines organisations indépendantes de mettre sur pied des tournois féminins aussi méconnus qu’extraordinaires.

                                          L’impensable Mondial mexicain

                                          Si la France peut accueillir la Coupe du monde en 2019, elle le doit sans conteste à des acteurs de l’ombre ayant œuvré pendant des années pour faire rayonner la discipline à travers le monde. Dans son ouvrage « Football féminin : les Coupes du monde officieuses », le journaliste Thibault Rabeux revient sur les tournois féminins fondateurs des années soixante-dix et quatre-vingt. L’une des compétitions les plus marquantes est sans nul doute celle disputée au Mexique en 1971. Un tournoi appelé Mundial qui réunissait six nations dont l’équipe de France. Trucage du tirage au sort, « sabotage » avant la demi-finale Mexique-Italie, joueuses anglaises plâtrées à l’issue d’un match, l’équipe d’Argentine privée d’entraineur... Les anecdotes de nos jours inimaginables liées au Mundial se comptent par dizaines. Et que dire de la finale Mexique - Danemark jouée au mythique stade Azteca de Mexico devant 110 000 spectateurs ? Une affluence qui, à l’aube du Mondial en France, reste un record pour un match de football féminin.

                                          L’Italie, pionnière du football féminin

                                          Le Mexique ne fut pas le seul pays à accueillir des compétitions internationales féminines non organisées par la FIFA. En Europe, l’Italie a considérablement œuvré au développement du football féminin. La Fédération italienne organisa de nombreux tournois baptisés Mundialito dans les années quatre-vingt. Des « petites Coupes du monde » qui réunissaient à intervalle régulier les meilleures nations du monde de l’époque comme l’Italie, l’Angleterre, la France, l’Allemagne ou encore les États-Unis. L’équipe américaine fut d’ailleurs créée dans la précipitation en 1985 après avoir reçu une invitation à participer à la troisième édition du Mundialito en Italie. Une première équipe US des plus contestables comme l’explique Thibault Rabeux dans son livre...

                                          L’Asie, terre d’expérimentation du foot féminin

                                          René Delahaye et la capitaine finlandaise en 1978 (photo DR)
                                          René Delahaye et la capitaine finlandaise en 1978 (photo DR)


                                          L’Asie de son côté n’est pas en reste non plus. Des organisations indépendantes comme l’Asian Ladies Football Confederation (ALFC) voient le jour à la fin des années soixante. Soucieuses de faire disputer aux footballeuses les mêmes compétitions que leurs homologues masculins, les femmes à la tête de l’ALFC mettent tout en œuvre pour organiser des tournois de football féminin. C’est ainsi que la première Coupes d’Asie féminine est créée en 1975, suivie trois ans plus tard par des tournois internationaux appelés Women's World Invitational Tournament. Ceux-ci sont organisés tous les trois ans à Taïwan de 1978 à 1987. Le Stade de Reims remporte la première édition dans des conditions dantesques avant d’être remplacée trois ans plus tard lors de la seconde édition par le FC Vendenheim, alors porte-drapeau français.

                                          A l’ouest de l’île de Taïwan, en Chine continentale, d’autres tournois féminins commencent à voir le jour. Le plus mémorable étant probablement le Xi’an Women’s Tournament organisé en 1984. Ce dernier réunit huit équipes dont l’Italie, le Japon, l’Australie et la curieuse formation texane du Sting Soccer Club. Comme évoqué précédemment, les États-Unis n’ont pas eu d’équipe féminine nationale avant l’année 1985. Alors lorsqu’il fallait représenter les Stars and Stripes à l’étranger à l’occasion d’évènements internationaux avant cette date, la Fédération américaine envoyait sa meilleure équipe sur la scène nationale, le Sting SC. Une formation composée de joueuses toutes âgées de moins de dix-neuf ans et encore scolarisées. Un jeune âge qui n’empêcha pas l’équipe texane de triompher à l’issue du tournoi de Xi’an dans des conditions rocambolesques ! Un incroyable succès qui convainquit définitivement la Fédération américaine de créer une équipe nationale féminine. Pour d’obscures raisons, aucune joueuse du Sting Soccer Club ne fit partie de la première sélection retenue pour disputer le Mundialito italien en 1985...

                                          Le tournoi test de la FIFA

                                          Par peur de perdre le contrôle du football féminin au profit d’organisations indépendantes comme l’ALFC par exemple, la FIFA se décide enfin à organiser une Coupe du monde « test » pour « évaluer la viabilité d’une future Coupe du monde féminine ». Celle-ci se déroule du 1er au 12 juin 1988 en Chine. Pour la première fois, une nation de chaque association continentale est représentée. C’est dans ce contexte que la Côte d’Ivoire dispute le premier match officiel de son histoire face au Pays-Bas le 1er juin 1988.

                                          A noter qu’aucune phase éliminatoire n’a eu lieu avant le tournoi. Afin de promouvoir au mieux la discipline, les différentes associations ont fait le choix d’envoyer leurs meilleurs représentants. C’est la raison pour laquelle l’UEFA a sélectionné la Suède et la Norvège, respectivement championnes d’Europe en 1984 et 1987. Des choix arbitraires que l’on mettra volontiers sur le compte de la bonne cause ! D’autant que Suédoises et Norvégiennes se sont retrouvées en finale du tournoi, avec à la clé une victoire un à zéro de la Norvège.

                                          « A l’heure du bilan, joueuses, organisateurs et spectateurs sont conquis. En 26 rencontres disputées, 81 buts sont inscrits, soit une moyenne d’un peu plus de trois réalisations par match. 360 000 spectateurs se sont rendus dans les différents stades et 200 millions de téléspectateurs ont visionné les huit matches retransmis en direct », peut-on lire dans le livre « Football féminin : les Coupes du monde officieuses ». Un bilan positif qui donna le feu vert à la FIFA pour organiser trois ans plus tard, en Chine toujours, la première Coupe du monde officielle de football féminin.

                                          « Football féminin : les Coupes du monde officieuses »

                                          L’aventure continue : revivez en détails les tournois féminins les plus marquants des années soixante-dix et quatre-vingt en découvrant l’ouvrage de Thibault Rabeux « Football féminin : les Coupes du monde officieuses ». Des récits inédits racontés par les joueuses de l’époque elles-mêmes que l’on aurait peine à imaginer de nos jours. Vous découvrirez également le long processus ayant conduit à l’organisation de la première Coupe du monde féminine de la FIFA en 1991.

                                          « Football féminin : les Coupes du monde officieuses » par Thibault Rabeux. Disponible en version numérique et brochée sur Amazon.
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                                          L’histoire des « Coupes du monde » avant la Coupe du monde de la FIFA

                                          Lundi 3 Juin 2019

                                          https://www.footofeminin.fr/L-histoi...FA_a15836.html
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                                          • CIES : Un rapport pointe « la concentration des meilleures footballeuses dans un nombre limité de clubs »
                                            Publié le 5 juin 2019 13:03



                                            Une étude du CIES, rendue publique ce mercredi, pointe une « concentration » des moyens et des joueuses dans un nombre restreint de clubs. Évoquant une possible reproduction des dérives observées dans le football masculin, le rapport conclut sur la nécessité de réfléchir à « des mécanismes régulateurs »...


                                            A l'approche du Mondial, le CIES (Centre International pour les Études sur le Sport) a publié son troisième rapport sur la composition des championnats féminins professionnels « les plus développés », à savoir la NWSL (États-Unis), la FA WSL anglaise, la Bundesliga (Allemagne), la Damallsvenskan (Suède) et la D1 française.

                                            Le document conclut notamment que l'on observe une « concentration des meilleures footballeuses dans un nombre limité de clubs » avec la crainte d'une reproduction des « effets négatifs » liés aux « logiques de marché » déjà observés dans le football masculin.

                                            Une professionnalisation qui se confirme

                                            Une étude qui s'est notamment attachée à prendre en compte plusieurs critères, l'age moyen des effectifs, le nombre d'internationales, de joueuses expatriées et la proportion de ces deux catégories (internationales, expatriées) dans le temps de jeu global des différentes équipes.

                                            La NWSL aux États-Unis est aujourd'hui le championnat où la moyenne d'âge est la plus élevée, signe de la maturité de la Ligue américaine, stabilisée après plusieurs tentatives infructueuses dans les années 2000. Une moyenne plus élevée qui peut également s'expliquer par l'existence d'un championnat universitaire, qui retarde l'entrée des jeunes joueuses dans l'univers professionnel avec le système de la Draft.

                                            En France, la moyenne s'est stabilisée autour de 25 ans (25,4) alors que le Bundesliga est le seul championnat à avoir connu une baisse sensible depuis 2017 (de 25,5 à 24,7 ans en moyenne). Une élévation de la moyenne d'âge censée traduire en partie la possibilité pour les joueuses de connaître des carrières plus longues avec des situations globalement plus stables et donc plus favorables pour s'investir pleinement dans le football.

                                            Recruter les meilleures, ici ou ailleurs

                                            En Angleterre, les auteurs observent une élévation spectaculaire de l'âge moyen des équipes depuis 2017 (de 23,9 à 26 ans).Un afflux de joueuses expérimentées en FA WSL et un plus grand nombre de joueuses étrangères, avec une proportion qui est passée de 33,3 à 40,8 % entre 2017 et 2019. Une ouverture qui intervient alors que le championnat anglais est devenu intégralement professionnel depuis cette saison, proposant des opportunités de plus en plus attractives pour des joueuses de premier plan.

                                            L'exemple le plus frappant est peut-être celui d'Arsenal. Après avoir recruté Vivianne Miedema (internationale néerlandaise), venue du Bayern à l'été 2017, les Gunners ont continué de se fournir en Bundesliga. L'été dernier, Tabea Kemme (Allemagne), Lia Wälti (Suisse), et Viktoria Schnaderbeck (Autriche) sont arrivées en provenance d'Allemagne sans oublier Pauline Peyraud-Magnin, la gardienne tricolore venue de l'Olympique Lyonnais en France.

                                            Arsenal, champion d'Angleterre cette saison, est le club parmi les 5 championnats étudiés à offrir le plus de temps de jeu à des joueuses venues de l'étranger (78,9%). Dans le top 5 de ce classement, on retrouve 4 clubs anglais, avec Bristol City (59,8%), West Ham (59,3%) et Chelsea (54,8%).

                                            Plus que l'origine des joueuses et le nombre d'expatriées dans chaque club, ce qui semble déterminant, c'est la volonté des clubs de ses différents championnats de disposer des meilleures joueuses possibles, quitte justement à aller les chercher à l'étranger. Dans le cas d'Arsenal, on constate par exemple que 98,8 % du temps de jeu est donné à des internationales (anglaises ou expatriées), ce qui semble en faire le critère principal dans la construction de l'effectif.

                                            Une mobilité accrue des joueuses

                                            Le plus souvent, un championnat développé attire d'abord les talents des pays limitrophes, à l'image de la NWSL aux États-Unis avec le Canada (12 joueuses), la Bundesliga allemande avec l'Autriche (20 joueuses), ou encore l'Angleterre avec les pays britanniques (55 joueuses entre l’Écosse, l'Irlande et le Pays de Galles). Une proximité qui peut participer à booster les performances des équipes nationales, comme on a pu le voir vu avec l'Autriche à l'Euro 2017, ou cette année avec la qualification de l'Écosse en Coupe du Monde.

                                            Mais ce ''bon voisinage'' ne suffit pas pas expliquer l'explosion du nombre de transferts au niveau international qui traduit d'abord une forme de ''course aux armements'' entre les meilleurs clubs en Europe et aux États-Unis.Fait à noter, l'étude du CIES indique que la D1 féminine est un championnat où le temps de jeu des joueuses expatriées est plus limitée qu'en FA WSL (40,8%) ou en Bundesliga (33,7%) contre 24,7 % en France (2019), après un pic à 27,5 % en 2018 (et quelques polémiques).

                                            Si l'Espagne ne fait pas partie du champ l'étude, on y retrouve les mêmes tendances. Du côté du FC Barcelone, finaliste de la dernière Champions League et de l'Atlético de Madrid champion d'Espagne, plus de 90 % du temps de jeu en Liga est donné à des joueuses internationales, ici selon nos propres calculs. Pour les Blaugranas, on atteint le chiffre de 97,2 % sur la saison 2018/2019, le Barça étant le club qui compte le plus de joueuses de son effectif présentes à la Coupe du Monde en France (15). Des chiffres dont se rapprochent également la Juventus de Turin, double-championne d'Italie, avec 85,1 % (selon nos calculs) du temps de jeu donné à des internationales cette saison en Serie A. Les Bianconere opèrent depuis l'été dernier un recrutement qui semble plus tourné vers l'international (Aluko, Junge Pedersen, Ekroth) après avoir séduit quelques unes des meilleures joueuses transalpines depuis le lancement de la section féminine en 2017.

                                            Comme les garçons ?

                                            Des données qui alimentent le constat des auteurs de l'étude sur « le développement économique [en cours] au sommet de la pyramide du football féminin professionnel » avec une « concentration des meilleures footballeuses dans un nombre limité de clubs ».

                                            Un tableau qui les amène à alerter sur une série de risques comme la « spéculation sur les jeunes joueuses », une trop forte « concentration des moyens ». Le risque d'un possible « déséquilibre compétitif » qui amène selon eux à la nécessité de mener une réflexion sur des « mécanismes régulateurs ».

                                            Hichem Djemai

                                            https://www.coeursdefoot.fr/event/ci...ite-de-clubs-/
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                                            • Je comprends pas très bien leur étude et la conclusion qui en découle.
                                              2 points :
                                              il parle de la concentration des meilleurs joueuses dans un nombre limitée de clubs alors que dans l'étude il y a le championnat US qui est justement construit pour qu’il n’y ait pas de concentration.
                                              l'étude essaye de corréler le % de temps de jeux des étrangères a je sais pas quoi, mais au final, la finale de LDC a opposé 2 clubs qui ont ce % totalement opposé.

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                                              • Bleues - Ces pionnières du Parc des Princes... en 1973

                                                Pour la seconde fois de son histoire, l'équipe de France féminine évoluera au Parc des Princes, 45 ans et demi, après les pionnières de 1973 face à l'Irlande.

                                                L'équipe de France en 1973 au Parc des Princes (photo archive FFF)
                                                L'équipe de France en 1973 au Parc des Princes (photo archive FFF)


                                                Debout de gauche à droite : Marie-Bernadette Thomas, Dominique Dewulf, Nicole Carrié, Marie-Louise Butzig, Nicole Mangas, Annie Bataille, Arlette Bihler
                                                Accroupies : Armelle Binard, Betty Goret, Régine Pourveux, Michèle Bariset, Michèle Wolf, Dominique Tedeschi, Nicole Revet



                                                1973, l'équipe de France féminine existe depuis moins de trois ans officiellement, et une opportunité unique s'offre aux Tricolores le 10 octobre 1973. Alors que l'on dénombre 5 518 joueuses en France, 14 d'entre elles se voient ouvrir les portes du Parc des Princes pour une rencontre face à l'Irlande.

                                                Au sein de la FFF, une commission centrale a été créée pour le développement du football féminin, des championnats régionaux s'organisent mais le championnat de France n'a pas encore vu le jour alors que Reims, Rouen ou encore Vendenheim sont les fers de lance. L'UEFA reconnait tout juste de son côté la pratique féminine alors qu'en Italie, au Danemark, en Angleterre ou encore au Mexique, la pratique se développe mais n'est pas reconnue.

                                                Une équipe de télévision en reportage

                                                Cette rencontre proposée en lever de rideau de l'équipe de France Espoir face à l'Italie revêt un caractère plus que symbolique. C'est l'occasion de montrer et de convaincre le public. Une équipe de télévision de l'O.R.T.F. suivra même les joueuses dès leur rassemblement à 15 h et jusqu'à l'après-match.

                                                Pour cette première, l'accueil du public est sympathique. Les curieux présents pour y assister ne s'attendaient probablement pas à une telle exhibition. Dans France Football, Jean-Paul Oudot décrivait : "Les spectateurs ont transformé leurs quolibets d’usage en rumeurs flatteurs (...) Les tirs ne sont guère puissants, les contacts rares, le rythme constant et soutenu. Mais toutes les footballeuses... ont des gestes de... footballeurs et c'est bien là l'essentiel. Sur le plan tactique, elles n'ont rien, non plus, à envier aux hommes."

                                                Gérard Albouy écrivait pour sa part dans Le Monde : "Il semble que le football féminin ait trouvé sa voie, celle d'un jeu agréable à l'œil, où les contacts sont évités au maximum, les actions collectives décomposées et simplifiées, même si l'exécution n'est pas toujours égale à l'inspiration. Ce ne fut pourtant pas le cas pour les quatre buts magnifiques réussis par les "footballeuses" françaises, qui firent preuve en ces occasions d'une intelligence de jeu, d'un sang-froid et d'une précision que pourraient leur envier bien des footballeurs."

                                                "Cette victoire de Paris ouvre des perspectives d'avenir"

                                                Les joueuses surnommées les "suffragettes du Mouvement de Libération du Football Féminin" ne sont pas là pour tirer la moindre gloire de la victoire 4-0 face à l'Irlande mais celle d'avoir une reconnaissance. Armelle Binard, Michèle Wolf et Dominique Dewulf, auteure d'un doublé, sont les buteuses de cette soirée mémorable.

                                                Michèle Monnier, responsable technique de la sélection, déclarait à l'issue de la rencontre : "Ce match était important pour nous. Nous jouions notre avenir car si la partie avait été médiocre et si nos filles avaient perdu, il est à peu près certain que le football féminin aurait été considéré pour longtemps comme un parent pauvre. Cette victoire de Paris ouvre des perspectives d'avenir pour la conclusion d'autres rencontres. Ce dont rêvent nos filles c'est de pouvoir, un jour, préparer sérieusement leurs matchs internationaux ce qui n'a jamais été le cas, pas même la semaine dernière".

                                                Il faudra attendre presque 36 ans pour revoir un match féminin au Parc des Princes, le 18 octobre 2009 entre le PSG et Juvisy. Puis encore quelques années avec la Ligue des Champions. Quarante-cinq ans plus tard, c'est l'Équipe de France qui sera de retour au Parc des Princes dans un match qui sera aussi un tournant. Un match d'ouverture d'une Coupe du Monde féminine organisée en France et devant un public record pour la sélection française en France puisque ce seront 48 800 spectateurs qui garniront l'enceinte du PSG.


                                                Mercredi 10 octobre 1973
                                                FRANCE - IRLANDE : 4-0 (1-0)

                                                Paris (Parc des Princes)
                                                Lever de rideau de France - Italie Espoirs (9 000 spectateurs)
                                                2 périodes de 35 minutes
                                                Buts : Armelle Binard 4', Michèle Wolf 46', Dominique Dewulf 49', 51'

                                                France : Marie-Louise Butzig (Reims) ; Régine Pourveux (Reims), Nicole Carrié (Rouen), Nicolas Mangas (Reims), Marie-Bernadette Thomas (Reims) ; Annie Bataille (Rouen), Dominique Dewulf (Reims) ; Armelle Binard (Rouen), Michèle Wolf (cap.) (Strasbourg), Arlette Bihler (Strasbourg), Michèle Bariset (Strasbourg). Entr.: Michèle Monnier
                                                Banc : Betty Goret (Reims), Dominique Tedeschi (Bergerac), Nicole Revet (Rouen)

                                                Mercredi 5 Juin 2019
                                                Sebastien Duret

                                                https://www.footofeminin.fr/Bleues-C...73_a15843.html
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                                                • Football
                                                  Des sénatrices préconisent le rattachement de la D1 à la LFP


                                                  Les Bleues ont inspiré à quatre sénatrices un rapport sur l'égalité entre les femmes et les hommes. (S. Boué/L'Équipe)

                                                  La délégation aux droits des femmes du Sénat a adopté, jeudi, un rapport sur le football féminin qui préconise le rattachement de la D1 à la LFP pour favoriser l'égalité entre les femmes et les hommes.
                                                  R.P. 06 juin 2019 à 19h43


                                                  À la veille de l'ouverture de la Coupe du monde, on ne compte plus les études, colloques et autres rapports sur le foot féminin. Parmi les derniers en date, le rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat, adopté jeudi. Intitulé « Mondial 2019 : vive les footballeuses ! Un mois qui fera progresser l'égalité femmes-hommes », il a été rédigé par un quatuor de sénatrices composé d'Annick Billon, Céline Boulay-Espéronnier, Victoire Jasmin et Christine Prunaud. Leur objectif : monter qu'à l'instar des Bleues, « les femmes peuvent aujourd'hui s'engager dans tous les domaines, y compris ceux que l'on pourrait spontanément, encore aujourd'hui, considérer comme masculin ».

                                                  Sans surprise, les parlementaires soulignent que le « contexte est globalement favorable au développement du football féminin » grâce notamment à « l'engagement de la Fédération française de football en faveur de la féminisation de la pratique et de la gouvernance du football ». Elles constatent également que « les joueuses bénéficient d'un réel capital de sympathie et incarnent des valeurs dans lesquelles le public se reconnaît volontiers ».

                                                  La D1, rattachée à terme à la LFP ?

                                                  Centrées sur l'égalité entre les joueuses et leurs homologues masculins, les sénatrices préconisent « le rattachement, à terme, du championnat de football féminin à la Ligue de football professionnel, au même titre que le championnat masculin ». Elles estiment que « cette formule est plus pertinente que la création d'une ligue féminine autonome qui isolerait le football féminin et serait en contradiction avec l'objectif de mixité qu'elle défend ».

                                                  Les parlementaires s'appuient notamment sur les propos de Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française de football qu'elles ont auditionnée : « Si la gouvernance du football féminin n'est pas rattachée à la Ligue de football professionnel, c'est tout simplement parce que le football féminin n'est pas professionnel ! » a expliqué Brigitte Henriques devant la délégation, avant de lancer : « On peut raisonnablement penser qu'après la Coupe du monde, il faudra entre cinq et dix ans pour que les joueuses puissent enfin bien vivre de leur métier ». D'autres rapports auront, d'ici là, été rédigés.

                                                  https://www.lequipe.fr/Football/Actu...la-lfp/1026776
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                                                  • Arbitrage - Stéphanie FRAPPART promue en Ligue 1

                                                    Le Comité exécutif de la FFF, réuni ce vendredi 7 juin à Paris, a promu Stéphanie Frappart en tant qu'arbitre de Ligue 1 pour la saison 2019-2020.





                                                    Sur proposition de la Commission Fédérale des Arbitres, le Comité exécutif de la FFF a affecté les arbitres de Ligue 1 pour la saison 2019-2020. Jérémie Pignard et Stéphanie Frappart ont été promus. Cette dernière devient la première arbitre Fédéral 1 dans l’histoire du football français.

                                                    Éric Borghini, président de la Commission Fédérale des Arbitres (CFA), sur le site de la FFF : "Je félicite Stéphanie Frappart pour sa nomination en Ligue 1. Depuis son arrivée en Ligue 2 en 2014, elle a suivi une progression constante. Sa promotion est avant tout le fruit de son travail, de sa rigueur et de ses qualités développées sous la direction de la DTA. Comme tout nouvel arbitre à ce niveau, elle peut encore progresser. Stéphanie saura se montrer à la hauteur des espoirs placés en elle".

                                                    Stéphanie Frappart est également citée : "Je suis fière et honorée de cette nomination. C’est un réel bonheur, la récompense d’années de travail et de sacrifices. Je tiens à remercier la DTA et la CFA de leur confiance Etre la première femme à devenir arbitre de Ligue 1 est à la fois un privilège, un honneur et une responsabilité. J’espère que mon parcours va encourager les jeunes filles et les femmes à s’engager dans l’arbitrage".


                                                    Quelques dates

                                                    14 décembre 1983 : naissance au Plessis Bouchard
                                                    septembre 1993 : débute le football comme joueuse à l'AS Herblay
                                                    12 février 1997 : obtention sa première licence d'arbitre dans le Val d'Oise
                                                    juin 2005 : Jeune Arbitre de la Fédération
                                                    juin 2008 : nommée Arbitre Fédérale 5
                                                    juin 2009 : nommée Arbitre Fédérale 4
                                                    juin 2011 : nommée Arbitre Fédérale 3
                                                    6 août 2011 : premier match dirigé en National (Rouen - Dijon)
                                                    11 mai 2014 : élue meilleure arbitre aux trophées de l'UNFP
                                                    juin 2014 : nommée Arbitre Fédérale 2
                                                    8 août 2014 : premier match dirigé en Ligue 2 (Niort -
                                                    1er janvier 2015 : nommée parmi les 19 arbitres de l'Elite européenne
                                                    juin/juillet 2015 : participation à la Coupe du Monde au Canada
                                                    août 2016 : participation au tournoi olympique au Brésil
                                                    juin/juillet 2017 : participation au championnat d'Europe aux Pays-Bas dont une demi-finale
                                                    août 2018 : participation à la Coupe du Monde U20 en France dont la finale
                                                    28 avril 2019 : premier match dirigé en Ligue 1 (Amiens - Strasbourg)
                                                    11 mai 2019 : deuxième match dirigé en Ligue 1 (Nice - Nantes)
                                                    7 juin 2019 : nommée Arbitre Fédérale 1

                                                    https://www.footofeminin.fr/Arbitrag...-1_a15857.html
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