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  • FFF - Le football féminin à l'honneur de l'Assemblée Fédérale

    Ce samedi 14 décembre à Paris se tenait l'Assemblée d'hiver de la FFF. Le football féminin et la Coupe du Monde ont été à l'honneur dans le rapport moral présenté par la Vice-Présidente de la FFF Brigitte Henriques.


    Coupe du monde féminine 2019 : une grande réussite


    En compagnie de Erwan Le Prévost, directeur du Comité Local d'Organisation, Brigitte Henriques, a présenté le bilan de l'organisation de la Coupe du monde féminine de la FIFA, France 2019 (du 7 juin au 7 juillet dernier, 52 matches), et des effets bénéfiques dans les territoires qui se sont mobilisés pour cet événement. La FFF a consacré un budget de 16 M€ sur deux saisons au volet "Héritage" lié à cette Coupe du monde. "Son héritage, qui se matérialise déjà avec bientôt 200 000 licenciées, sera celui de tous les clubs et districts, et de toutes les ligues" a souligné Brigitte Henriques

    Concernant la compétition, elle s'est achevée sur un bilan positif en termes d'organisation, sportif, populaire et médiatique :
    - 1 080 000 billets vendus (pour un objectif initial de 772 000).
    - 80 % de taux de remplissage des stades, 16 matches à guichets fermés, 31 % de spectateurs venus de l'étranger, 404 000 personnes dans les fans-zones.
    - 52 000 places offertes à des populations défavorisées.
    - 9,9 millions de téléspectateurs en moyenne sur TF1 pour les matches de l'Équipe de France Féminine, 999 000 en moyenne sur Canal + dont 12,13 millions pour France - Brésil
    - 1,12 milliard de téléspectateurs dans le Monde dont 60,67 millions pour France - Brésil
    - 1 872 articles de presse écrite
    - 2 500 volontaires

    FFF - Le football féminin à l'honneur de l'Assemblée Fédérale

    Une dernière année de mandature

    Pour la saison 2019-2020, dernière de la mandature en cours, quatre grands objectifs ont été présentés par Florence Hardouin dans le cadre du projet "Ambition 2020" où la pratique féminine reste un axe majeur.

    Dimanche 15 Décembre 2019
    Sebastien Duret

    https://www.footofeminin.fr/FFF-Le-f...le_a16391.html
    Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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    • International - L'OL acquiert le club de REIGN FC

      L’Olympique Lyonnais a annoncé que les discussions exclusives engagées depuis le 25 novembre dernier en vue de l’acquisition du Reign FC, membre fondateur de la NWSL (National Women’s Soccer League), ont abouti à la signature d’un contrat de rachat des actifs du club pour un montant de 3,51 m$.





      Ces actifs seront portés par une société de droit américain nouvellement créée et détenue à hauteur de 89,5% par OL Groupe, représentant un investissement de 3,145 m$. Bill Predmore, précédent investisseur et dirigeant du Reign FC, détiendra 7,5% du capital. Tony Parker, 4 fois champion NBA, Président de LDLC ASVEL (club de basketball détenteur des titres de champion de France féminin et masculin) et ambassadeur de la marque OL aux États-Unis, investira également à hauteur de 3%.

      Avec cette acquisition, OL Groupe devient, via la nouvelle structure américaine, actionnaire de la NWSL, aux côtés des autres équipes. Le championnat NWSL se jouera entre 9 équipes en 2020 sur 24 journées avant une phase de play-offs.

      Jean-Michel Aulas assurera la présidence du Conseil d’Administration au sein duquel siègera également Tony Parker. Bill Predmore sera le CEO du club, accompagné d’un COO nommé par OL Groupe. La finalisation de l'opération est prévue en janvier prochain.

      Les principaux objectifs de cet investissement sont :
      - la mise en place d’un projet sportif ambitieux aux États-Unis et la volonté d’accompagner le Reign FC au plus haut niveau, comme l’Olympique Lyonnais a su le réaliser avec son équipe féminine en Europe. Deux joueuses qui ont porté les couleurs de l’Olympique Lyonnais figurent actuellement dans l’effectif du Reign FC : Megan Rapinoe et Jessica Fishlock.
      - le développement de la marque OL sur le territoire américain, grâce à une visibilité accrue et à la volonté de mettre en place des synergies B2B et de communication entre les 2 équipes sur les 2 continents ;
      - la consolidation de la place de l’Olympique Lyonnais, engagé depuis plus de 10 ans et précurseur en France, en tant qu’acteur référent du football féminin dans le monde ; le succès de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2019, dont les demi-finales et la finale se sont jouées au Groupama Stadium, a démontré l’attractivité nouvelle du football féminin et sa globalisation ;
      - le partage de compétences et de savoir-faire en termes de formation des jeunes joueuses à travers un partenariat noué entre les académies des deux clubs.

      https://www.footofeminin.fr/Internat...FC_a16400.html
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      • Espagne : Un pré-accord signé pour la création d'une convention collective du football féminin
        Publié le 21 décembre 2019 12:53



        La Primera Iberdrola se rapproche encore de la mise en place d'un statut professionnel pour les joueuses de l'élite du football espagnol. Après la grève des joueuses en novembre dernier, les négociations qui ont suivi ont abouti cette semaine à un pré-accord, qui doit désormais être validé d'ici le 15 janvier 2020.


        Le texte final n'est pas encore signé, mais les négociations semblent avoir avancé de manière décisive en Espagne. Les joueuses de Primera Iberdrola pourraient donc disposer d'une convention collective, sur la base du pré-accord établi cette semaine. Un texte qui garantit un salaire annuel minimum, des règles concernant le temps de travail et les repos, mais également en cas de blessure ou de grossesse.

        Ce pré-accord a été signé vendredi, alors que des divergences semblaient subsister seulement quelques jours plus tôt. D'éventuelles différences qui auraient fait planer de nouveau la menace d'une grève des joueuses, à l'image de celle observée les 16 et 17 novembre dernier, entraînant l'annulation des 8 rencontres de la 9e journée.

        Un texte qui offre des garanties aux joueuses

        Le pré-accord validé hier, reprend largement les demandes des joueuses et de l'AFE (Association des Footballeurs Espagnols, syndicat majoritaire chez les joueuses espagnoles). Le salaire minimum serait fixé à 16.000 euros par mois pour les joueuses à plein temps (équivalent de 35h par semaine, calculées par semestre). Pour les joueuses à temps partiel, le plancher est fixé à 75 % d'un temps plein (trois-quarts temps).

        En principe aucune joueuse ne pourra donc être payée moins de 12.000 euros, lorsqu'elle est à temps partiel. Cette nouvelle règle va notamment entraîner des augmentations de salaire, pour toutes les joueuses dont le temps de travail est aujourd'hui inférieur au seuil des 75 %. Des mécanismes qui pourraient immédiatement augmenter les revenus de 30 à 40 % des joueuses de première division en Espagne.

        Cet accord garantirait des temps de repos (1 jour et demi minimum par semaine) et de vacances (30 jours), mais aussi l'assurance de continuer à percevoir l'intégralité de son salaire en cas de blessure. Les joueuses en période de grossesse verraient également leur contrat garanti, voir prolongé si « l'heureux événement » intervient pendant la dernière année de contrat.

        Cet ensemble de règles et de droits seraient retranscrit dans un texte qui compterait 43 articles, et qui à sa manière établirait donc un statut professionnel pour les joueuses évoluant en Primera Iberdrola. Un accord potentiellement historique qui attend désormais d'être ratifié par les différentes parties, avant le 10 janvier, puis ratifié le 15 janvier 2020. Il s'appliquerait dès cette saison (de manière rétroactive à partir du 1er juillet 2019) et serait prolongé de saison en saison.

        Un accord en suspens

        L'ACFF (Association des Clubs de Football Féminin), qui représente 13 des 16 clubs de Primera Iberdrola a conditionné « l'entrée en vigueur » de cette convention à « l'obtention des ressources suffisantes » pour « permettre de répondre aux obligations contenues dans le pré-accord ». Une clause qui renvoie notamment au conflit entre la Fédération Espagnole (RFEF), l'ACFF et le groupe de télévision Mediapro au sujet des droits TV de la Primera Iberdrola.

        Pour l'ACFF, l'enjeu est d'avoir accès au Programme Élite créé par la RFEF et qui garantit une somme de 500.000 euros par clubs. L'adhésion à ce programme est pour le moment conditionné par la Fédération au retrait des clubs concernés de l'accord de droits TV avec le groupe Mediapro, diffuseur de la Primera Iberdrola.

        L'ACFF et Mediapro souhaitent au contraire qu'un compromis soit trouvé pour permettre à Mediapro de continuer à diffuser les matches du championnat espagnol (2 rencontres par semaine), avec de l'argent versé aux clubs pour la cession des droits TV, tout en donnant accès aux clubs au Programme Élite de la RFEF et les sommes associées.

        Une situation qui maintient pour le moment l'incertitude sur la viabilité d'un tel accord, avec des tractations qui vont donc se poursuivre dans les prochaines semaines. Une dernière période d'incertitude alors que cette convention collective représente le possible aboutissement de négociations entamées à l'automne 2018.


        Photo : AFE
        Hichem Djemai

        https://www.coeursdefoot.fr/event/es...tball-feminin/
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        • A Tahiti, Stéphanie SPIELMANN contribue à développer la pratique féminine

          Arrivée il y a cinq ans à Tahiti, l'ex-Fédinoise Stéphanie Spielmann contribue au développement du football féminin à l'autre bout du Monde. Elle a également participé au programme de mentorat initié par la FIFA et a intégré le staff belge au cours de l'année 2019




          Pouvez-vous nous rappeler votre parcours en France métropolitaine ?

          Je n'ai joué uniquement qu'au FC Vendenheim. Jocelyne KUNTZ fut la première à m'offrir la possibilité de découvrir la D1 lors de la saison 2005/2006 puis j'ai eu comme coach pendant deux saisons Dominique STEINBERGER avec lequel nous avons été championne de France de D2 2006/2007, puis la saison suivante, avons obtenu une belle 7ème place en D1. L'année suivante j'ai commencé à travailler pour le club. Tout d'abord en entraînant les U16, puis ensuite, j'ai été nommé entraîneur de l'équipe réserve pendant cinq saisons. J'ai passé mes diplômes d'entraîneur jusqu'à l'obtention de mon Brevet d'Etat 1er degré en juin 2012 puis de mon BEF par la suite. Je dois énormément au FC Vendenheim et à toutes les personnes que j'y ai côtoyées.

          Comment s’est produite l’opportunité d’aller à Tahiti ?
          J'ai eu la chance d'y aller en vacances en 2009. J'ai tout de suite voulu aller rencontrer des joueuses de football et voulu en savoir plus sur le championnat local. En rentrant en métropole et après un gros coup de cœur pour l'île, j'ai appris qu'en 2011, tout avait été arrêté pour le football féminin sur l'île. C'est donc avec cette idée en tête plus l'envie de découvrir réellement Tahiti que j'ai quitté le FC Vendenheim en décembre 2014 pour rejoindre Tahiti.

          "Les sélections relancées"


          Stéphanie Spielmann avec le staff belge dans le cadre du programme de mentorat organisé par la FIFA

          Que représente la pratique féminine dans ce pays ?

          Nous avions pour cette saison, trois championnats (U16 en foot à 5, U23 et Seniors en foot à 9). Le contexte à Tahiti est particulier puisque nous sommes à la fois une fédération directement rattachée à la FIFA et à l'OFC mais nous sommes également la ligue de Polynésie rattachée à la FFF. Ceci est une vraie force et c'est très enrichissant de pouvoir s'inspirer de différentes politiques, de plans de formations ou de développement. Pour le football féminin par exemple, nous mettons en place des actions FIFA, OFC mais également FFF.

          Quelles sont les missions ?
          Je suis en charge du développement du football féminin pour la Polynésie au sein de la Direction Technique dont le directeur est Patrice FLACCADORI. On m'a également demandé de relancer la Sélection A féminine et de créer les premières Sélection U17F et U19F.



          A propos de la sélection nationale ? Quelle est son histoire ? Ses meilleures performances ?
          En 2011, tout s'est arrêté pour le football féminin, y compris pour les sélections féminines. La volonté de la FTF et du Président Thierry ARIIOTIMA était que Tahiti soit à nouveau présent sur la scène internationale. Nous avons donc redémarré en 2017 avec la première Sélection U16F et une participation aux éliminatoires pour les qualifications à la Coupe du Monde U17. L'année suivante avec l'équipe Seniors. Enfin en 2019, la première Sélection Nationale U19 de Tahiti a pris part aux éliminatoires OFC et a ramené pour la première fois une belle médaille de bronze.


          Un programme de mentorat avec le sélectionneur belge


          Stéphanie Spiemann à droite avec le staff belge


          Afin d'assurer la croissance du football féminin sur le terrain et en dehors, les grands noms et les futures stars de l'entraînement féminin ont été réunis pour participer au tout premier Programme de mentorat d'entraîneures de la FIFA. Des vainqueures de Coupes du Monde Féminines de la FIFA seniors et dans les catégories de jeunes, des médaillées d'or olympiques et techniciennes qui ont contribué à changer le visage du football dans leur pays, ont été jumelées à des talents émergents pour apporter leurs conseils, leur expérience et leurs connaissances à la prochaine génération d'entraîneures. Plus de 80 candidats avaient posé leur candidature pour participer à la première édition. Quelques 21 paires ont participé au cours de l'année 2019 à une année de communication directe. Ainsi Stéphanie Spielmann a été retenue. Elle a ainsi intégré en immersion le staff de la sélection A de Belgique avec pour mentor Ives Serneels. La clôture de ce dispositif a eu lieu les 2 et 3 décembre à Zurich au siège de la FIFA.


          Des Tahitiennes en Europe


          Vaihei Samin à gauche avec Stéphanie Spielmann


          L'arrivée de Stéphanie Spielmann à Tahiti a permis de faciliter l'arrivée de jeunes joueuses talentueuses en Europe. Ainsi Kiani WONG au Pôle de Strasbourg évoluait au FC Vendenheim puis à Cardiff cette saison. Vaihei SAMIN est pour sa part au pôle de Tours et actuellement à Fleury 91

          A Tahiti, Stéphanie SPIELMANN contribue à développer la pratique féminine

          Mardi 7 Janvier 2020
          Sebastien Duret

          https://www.footofeminin.fr/A-Tahiti...ne_a16409.html
          Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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          • Arsenal a fait illusion pendant un temps mais c'est dramatiquement faible, elles sont en train de prendre la raclée de l'année. Le PSG va s'amuser avec, j'ai bien peur que ce ne soit encore elles qu'on retrouve en quarts

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            • Le rachat du Reign FC par OL Groupe confirme les ambitions planétaires de Jean-Michel Aulas
              Philippe Jallon | 15 janvier 2020



              Pourquoi l’Olympique lyonnais (à travers OL Groupe) et Jean-Michel Aulas ont-ils acquis le Reign FC, club 100 % féminin où évoluent Megan Rapinoe et Allie Long ? Certainement pas pour faire de la figuration aux États-Unis ni pour limiter leurs ambitions au territoire états-unien. Cette emplette de luxe formalise le vœu de transformer la marque OL en plaque tournante dans l’univers féminin du football.


              Dévoilée le 10 octobre 2019, négociée dès le 25 novembre, officialisée le 19 décembre 2019 et finalisée en janvier 2020. L’acquisition du Reign FC par la maison mère de l’OL ne représente ni un coup de tête, ni un coup de dés, ni un coup isolé, ni un coût prohibitif. Il s’agit là d’une opération à la fois sportive, financière et stratégique mûrement réfléchie. Tous les éléments officiels de cette opération le confirment, de même que toutes ses implications potentielles.

              Rappel des faits

              Le Reign FC a cofondé en 2012 la NWSL (National Women’s Soccer League), dont le championnat passera de neuf clubs en 2019 à douze clubs pour la nouvelle saison qui commence en avril 2020. Établi au nord-ouest des États-Unis dans la ville de Tacoma, à une cinquantaine de kilomètres de Seattle, le Reign FC dispose à la fois d’une équipe première et d’un centre de formation de footballeuses de tout niveau, en particulier celui de l’élite.

              La championne du monde et Ballon d’or 2019, Megan Rapinoe, est la joueuse emblématique de ce club qui compte parmi son effectif la Galloise Jessica Fishlock. Les deux femmes ont déjà porté le maillot de l’OL et ont dit tout le bien qu’elles pensaient du rachat du Reign FC par Lyon.

              Une pluie de compétences

              Avant même d’évoquer le volet contractuel de la transaction proprement dite, faisons un peu de name dropping en soulignant la présence de personnages clés lors de l’annonce officielle du rachat. Il y avait bien sûr Bill et Theresa Predmore, les fondateurs et désormais actionnaires minoritaires du club américain, de même que Jean-Michel Aulas, patron de l’Olympique lyonnais et président de sa maison mère OL Groupe.

              La présence de trois autres personnes suggère un non-dit de l’opération, en l’occurrence le geste stratégique et la formidable ambition qui la sous-tendent. L’ancien basketteur Tony Parker, patron de l’Asvel (Villeurbanne), ambassadeur international de l’OL, ami personnel et partenaire en affaires d’Aulas avait fait le déplacement, de même que Sonia Bompastor, qui dirige le centre de formation des footballeuses de l’OL. Enfin, Amanda Duffy, la présidente de la NWSL, était aussi sur la tribune.

              Jean-Michel Aulas passe un contrat

              Jean-Michel Aulas, infatigable promoteur du football au féminin, ne limite plus à l’Hexagone ou à l’Europe ses ambitions pour le sport roi pratiqué par les reines du stade. Il y a fort à parier que le contrat, revu et corrigé par un bataillon de juristes, contient des clauses révélatrices à cet égard.

              Notons que lors de la présentation officielle du rachat à Tacoma, Jean-Michel Aulas n’a rien dit du patrimoine culinaire et architectural de l’ancienne capitale des Gaules. Il a d’emblée mis en avant la dimension entrepreneuriale, le pouvoir d’achat et le vif intérêt de Lyon pour les affaires à haut niveau. L’ère n’est plus à l’absorption en 2004 de la section féminine du FC Lyon, mais à la préparation d’un projet galactique, tant par le rayonnement du Reign FC, de l’OL et de leurs joueuses dans leurs propres championnats, que par l’exportation de la marque et du savoir-faire de l’OL sur l’ensemble de la planète.

              Le contrat de cession (3,15 millions d’euros) stipule que Theresa et Bill Predmore conservent 7,5 % des parts du Reign FC, que Tony Parker en acquiert 3 % et qu’OL Groupe détient 89,5 % du capital. Si Jean-Michel Aulas devient président du conseil d’administration du Reign FC, le fondateur du club continue au quotidien de le diriger (CEO) et la fondatrice reste à la tête de la Reign Academy, le centre de formation que le club consacre uniquement aux footballeuses.

              Une stratégie audacieuse

              Tous les éléments que l’on vient d’énumérer préfigurent sans nul doute une opération à grande échelle et à nombreuses ramifications. Répondons d’emblée à la question la plus basique : oui, bien sûr qu’OL Groupe et Aulas veulent remporter à la fois le championnat américain avec Reign FC et le championnat français avec l’OL. Mais il faut voir encore plus loin et offrir un enracinement encore plus profond.

              La formation voit double

              La présence de Sonia Bompastor à Tacoma en décembre dernier et le maintien de Theresa Predmore à son poste n’ont rien d’anecdotique. C’est d’abord et avant tout par la formation que les deux clubs veulent sceller l’excellence de leur coopération, autant dire de leur sororité. De fait, les deux clubs offrent une prometteuse complémentarité. L’OL est connu pour la qualité de son centre et de ses équipements de formation, comparables à ceux des hommes, tandis que le Reign FC jouit à Tacoma d’un stade beaucoup plus impressionnant que ceux où évoluent les équipes féminines en France.

              Il y a donc fort à parier que les footballeuses en centre de formation à Lyon et à Tacoma auront l’occasion d’entremêler leur destin sinon leur quotidien. La confrontation à un autre pays, à une autre langue, à un autre contexte sportif et à un autre style de jeu, tout cela permet à une footballeuse en devenir de gagner en expérience et en maturité. Même chose, d’ailleurs, pour des joueuses qui évoluent déjà dans l’équipe première. Et il est probable que les flux se feront dans les deux sens, OL-Reign et Reign-OL, pour le bien de toutes.

              Les copines d’abord

              La section féminine de l’Olympique lyonnais a compris avant beaucoup d’autres clubs l’importance d’un centre de formation performant. Le club rhodanien en tire aujourd’hui les bénéfices et engrange les titres nationaux et européens comme nul autre sur la planète foot.

              Cette excellence est appelée à devenir aussi la marque de fabrique du Reign FC (qui a naguère régné sur le football étatsunien) et de son centre de formation. Le club de Lyon y trouvera un intérêt majeur en obtenant peut-être, un droit de préemption par l’OL sur les joueuses formées à Tacoma. Car même si le plafond salarial américain est rehaussé en 2020 pour les clubs de la NWSL, les footballeuses gagnent plus à jouer chez les cadors des grands championnats européens. Un pacte préférentiel faciliterait le transfert à Lyon d’une joueuse évoluant à Tacoma. De quoi éviter que les pépites aillent dans des clubs concurrents, à l’instar de Sam Kerr vers Chelsea après son passage chez les Chicago Red Stars.

              La saisonnalité du football n’étant pas la même des deux côtés de l’Atlantique, il y a fort à parier que Lyon n’hésitera pas à payer des piges aux meilleures joueuses américaines avant le démarrage de leur championnat ou en fin de saison, donc pendant les traditionnels coups de mou des équipes françaises dont la saison commence l’été.

              Le ROI du business

              Jean-Michel Aulas est, tout le monde le sait, l’homme d’un stade. Le Groupama Stadium, c’est lui. Les joueuses du Reign FC évoluent dans le Cheney Stadium de Tacoma, qui n’a certes rien à envier au football de France, mais qui n’a pas non plus été construit pour le soccer. Le bâtisseur Aulas voudra sans doute faire construire un stade à la mesure de ses ambitions féminines à Tacoma. Ce n’est pas encore d’actualité, mais on peut déjà prendre les paris.

              Jean-Michel Aulas et Tony Parker sont, tout le monde le sait, les rois du merchandising. Ils savent vendre les maillots et l’image de leurs stars mieux que quiconque. Nul doute qu’avec Megan Rapinoe en tête de proue américaine, les ventes de maillots vont atteindre des sommets à l’OL comme chez sa nouvelle filiale.

              Encore faudra-t-il que le football au féminin gagne en popularité aux États-Unis. Non pas par rapport au foot masculin (c’est déjà fait), mais par rapport aux autres sports. La présence de la patronne de la NWSL lors de l’annonce du rachat n’est, là non plus, certainement pas anodine. L’argent d’OL Groupe et d’Aulas pourrait par exemple financer des campagnes de publicité en faveur du foot pratiqué au Reign FC et dans tout le pays. Ou financer une campagne d’image dont le porte-drapeau aurait pour nom Megan Rapinoe.

              Stratégie à double tranchant : autant Rapinoe répand l’enthousiasme quand elle approuve une initiative, autant elle se répand en sarcasmes dès lors que – Donald Trump en sait quelque chose – l’on devient son ennemi.

              Un jeu à triple bande

              L’acquisition du Reign FC ne constitue pas pour Aulas une fin en soi, mais un moyen de contribuer au rayonnement continental de la marque OL. On parle ici du continent américain, qui lui-même s’inscrit dans une stratégie lyonnaise à visée planétaire. Car l’objectif ultime de l’homme d’affaires français consiste à exporter la marque OL dans tous les continents.

              La mécanique entrepreneuriale a déjà commencé en direction de la Chine. Le chinois IDG Capital Partners possède maintenant 20 % du club lyonnais. En contrepartie, OL Groupe exporte vers la Chine son savoir-faire en matière de formation, de merchandising et de billetterie.

              On peut présumer que des synergies germeront non seulement entre l’OL et Reign FC, mais aussi entre les deux centres de formation, voire entre Lyon, Tacoma et la Chine. Cela passerait, comme on l’a suggéré ci-dessus, par des stages de joueuses dans le centre de formation partenaire, ou encore par des échanges ou des prêts de footballeuses.

              Des opérations à la fois sportives et professionnelles pourront donc naître d’un partenariat franco-américano-chinois sous l’égide de Jean-Michel Aulas. Par exemple, à travers l’organisation de matches entre les centres de formation pilotés par Sonia Bompastor et Theresa Tredmore, entre les équipes premières (mais aussi U20, U19, etc.) de l’OL et du Reign FC. Et, pourquoi pas aussi, en organisant des matches d’un championnat national dans un autre pays, ce qui expliquerait pourquoi la patronne de la NWSL s’intéresse de si près au rapprochement Reign-OL. On pourrait même organiser des matches de gala entre les deux équipes, à Lyon, à Tacoma, voire dans des stades en Chine.

              Une telle stratégie ne tient pas à la seule monétisation d’un club et de son effectif. Les footballeuses elles-mêmes ont tout à y gagner. Par l’obtention de primes, certes, mais aussi par des méthodes pédagogiques plus diversifiées et par des confrontations sportives directes susceptibles d’élever leur niveau de jeu – donc d’accroître leur propre valorisation financière.


              Photo à la une : Archives

              https://www.footdelles.com/le-rachat...-michel-aulas/
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              • Les clubs féminins ont enfin voix au chapitre dans le rapport annuel de l’UEFA
                Philippe Jallon | 22 janvier 2020



                La nouvelle étude annuelle de l’UEFA sur le paysage européen du football en club consacre désormais – c’est une première – un chapitre au football pratiqué par l’élite féminine en club. Ce bref chapitre montre à la fois que les clubs féminins ont franchi un cap et qu’il faudra encore un peu de temps pour que les clubs évoluent dans des paysages similaires, sinon identiques, tant chez les femmes que chez les hommes.


                L’UEFA impose, à compter de la saison 2019-2020, plusieurs exigences minimales en matière de licences aux 485 clubs féminins qui évoluent dans l’équivalent d’une première division à travers un championnat (52 nations) ou une coupe (37 nations). D’où la nouveauté d’une analyse spécifique du football pratiqué par l’élite féminine en club.

                Des différences structurelles majeures

                Deux différences structurelles majeures émergent de ce rapport. Alors qu’il existe 28 ligues de football indépendantes des 55 fédérations nationales chez les hommes, on ne dénombre chez les femmes qu’une seule ligue de football (en Irlande du Nord) pour 52 fédés nationales. L’autre différence majeure tient au nombre de clubs évoluant dans le championnat de première division, avec une moyenne de 12,3 équipes chez les hommes et de 9,3 équipes chez les femmes.

                De fait, les championnats féminins se jouent le plus souvent à 8 clubs (dans 16 pays dont le Danemark et les Pays-Bas) ou à 12 clubs (dans 14 pays dont la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie et la Suède). Les deux extrêmes sont Gibraltar, où le premier championnat au féminin s’est disputé la saison dernière avec 3 clubs, et l’Espagne, où 16 clubs sont engagés dans le championnat national.

                Unité dans la diversité

                Cette diversité de contextes a pour corollaire une diversité de structuration sportive et administrative des compétitions. La saison dernière, seuls 36 % des clubs masculins de l’élite disposaient aussi d’une section féminine. Et, comme on l’a indiqué ci-dessus, une coupe nationale n’est organisée que dans 37 pays. Hors tours préliminaires ou régionaux, les coupes nationales féminines impliquent de 6 équipes (îles Féroé) à 71 équipes (Angleterre) et se disputent en 2 à 8 tours, mais le plus souvent en 6 tours.

                Si la France et 27 championnats de l’élite proposent des confrontations aller-retour avec l’ensemble des autres clubs de même division, 10 championnats se jouent sur trois tours et 6 championnats nécessitent quatre tours. Le championnat se joue sur deux saisons séparées dans 10 pays, dont 6 pays où l’on pratique un championnat avec successivement deux tours réguliers puis deux phases de poules.

                Les règles en matière de nationalité des joueuses présentent elles aussi une grande disparité et quelques originalités. Pas moins de 30 pays imposent des restrictions concernant la nationalité des footballeuses dans les clubs. C’est au Portugal que le quota de joueuses formées à l’étranger est le plus faible, puisque la feuille de match doit inclure 10 joueuses formées dans le pays. À l’inverse, la Lettonie accepte que les clubs fassent jouer simultanément 8 étrangères. L’Angleterre coupe la poire en deux, avec l’obligation d’aligner une moitié de joueuses formées dans le pays.

                Nul doute que les prochains rapports annuels de l’UEFA fourniront des analyses et des chiffres plus complets sur l’élite des clubs et de leurs footballeuses. On aimerait voir, en particulier, des éléments précis sur les centres de formation et leur géographie, la professionnalisation, le montant et l’impact des transferts, ainsi que le salaire moyen des joueuses.

                Rappel méthodologique

                Le rapport de l’UEFA se limite au football pratiqué en club, donc hors compétitions par nations. Alors que les données des clubs masculins concernent l’année financière 2018, la compilation de tendances et de chiffres relatifs aux clubs féminins – ou sections féminines – est plus récente, puisqu’elle porte sur la saison 2019 (pour les championnats d’été dans les pays à hiver rigoureux) ou 2019-2020.

                L’analyse s’intéresse exclusivement à la catégorie senior d’élite, donc pas aux catégories de jeunes (U20, U17, etc.) ni aux championnats ou phases de coupes en divisions locales ou inférieures.

                Les équipes féminines de deux pays disputent les compétitions dans un championnat étranger, en l’occurrence le Liechtenstein en Suisse et Saint-Marin en Italie. Il n’y a pas de championnat féminin en Andorre.

                https://www.footdelles.com/les-clubs...nuel-de-luefa/
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                • Futsal - Un projet de tournoi national seniors féminin

                  A l'instar du Beach Soccer, la FFF va proposer un tournoi national seniors féminin. La pratique est peu développée en France et cette action est une première initiative alors que les voisins européens sont beaucoup plus avancés.





                  Dans son dernier PV paru ce 27 janvier sur le site de la FFF, le Bureau Exécutif de la Ligue du Football Amateur évoque un projet d’organisation d’un Tournoi national de Futsal féminin senior qui serait constitué d’équipes issues de territoires qui proposent déjà un championnat.

                  Les participants de cette première seraient choisis parmi les territoires qui proposent déjà une compétition féminine, à savoir les Ligues de Paris Ile de France et d’Occitanie, les Districts des Hauts de Seine, de Loire Atlantique, d’Ille et Vilaine, des Ardennes et de l’Escaut ainsi que de l’équipe du club support de l’organisation, précise le BELFA.

                  Huit équipes participants pour lesquelles les 7 issues des qualifications seront qualifiés selon les critères laissés à la discrétion des territoires concernés.

                  La France en retard

                  Au niveau des sélections nationales, la FFF ne propose pas de sélections futsal même s'il y a déjà eu une expérimentation il y a quelques saisons. Les universités et le football scolaire sont plus avancés et proposent depuis déjà une dizaine d'années chaque saison des compétitions qualificatives pour les championnats d'Europe universitaires et coupe du monde scolaire.

                  Au niveau des instances, l'UEFA organise depuis la saison dernière un championnat d'Europe futsal. La France n'avait pas engagé d'équipes aux contraires de ses voisins espagnol (tenant du titre), italien, belge ou encore anglais. 23 sélections étaient présentes pour cette première. La seconde édition débutera en mars prochain par les qualifications.

                  https://www.footofeminin.fr/Futsal-U...in_a16455.html
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                  • ANGLETERRE - Maeva CLEMARON (Everton) : "La chance de connaitre des structures aussi professionnelles"

                    Maéva Clémaron fait un très bon début de saison avec Everton. Son club qui l’an dernier se battait avec Yeovil pour éviter la descente en FA Women Championship est actuellement à la cinquième place du championnat à égalité de points avec Manchester United derrière l’intouchable top3 composé d'Arsenal, Chelsea et Manchester City. L’internationale française a trouvé sa place à la base du milieu de terrain. Footofeminin est allé à sa rencontre fin décembre lors de la dernière journée de championnat avant la trêve afin de découvrir comment se passait son intégration en Angleterre.




                    Son intégration dans le club et la vie de tous les jours

                    « Franchement ça se passe vraiment bien, ça a été complique au début parce qu’il fallait que je m’adapte à la langue, à leur jeu à leur culture. C’est vrai que ça a été difficile les premier matchs. Maintenant c’est de mieux en mieux, je prends de plus en plus de repère et de plaisir. »

                    La nourriture, la météo anglaise, en particulier ce jour il faisait un froid polaire avec vent et pluie à Southport au nord-ouest de l’Angleterre.
                    « Franchement, on ne mange pas si mal. Il y a pas mal de critiques sur l’Angleterre. Je mange très bien à la cantine du club, on a une nourriture de très bonne qualité. On peut aussi trouver de très bons restaurants également. Ce n’est pas aussi horrible que l’on pense en France. Pour le temps par contre, c’est vrai que c’est différent de chez nous.»

                    Les conditions d’entrainements au club
                    « On est avec les garçons (à Finch Farm à l’Est de la ville), c’est ultra professionnel, les structures sont au top pour progresser. Je suis contente d’avoir la chance de connaitre des structures aussi professionnelles qu’à Everton. »

                    En comparaison avec les clubs fréquentés en France, Everton a plus de moyen pour investir dans son équipe féminine ?
                    « C’est vrai que c’est différent, je ne critiquerai pas Fleury et mes anciens clubs. Je pense que chacun faisait comme ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient et les conditions qu’on leur laissait. Quand on est dans un club qui a déjà des structures professionnelles existantes c’est beaucoup plus simple»

                    La Coupe du monde et son faible tant de jeu
                    « Je n’ai pas joué pendant la Coupe du monde, mais je m’y étais préparée avant. Pour moi ça reste une chance d’avoir fait la Coupe du monde. Je me suis tenue prête à chaque fois à la disposition du groupe si la coach avait besoin de moi, même pour une seconde. Je savais ce qu’il en était en allant à la Coupe du monde. Faire partie de cette aventure c’était une magnifique expérience de vie en tant que footballeuse. »

                    A propos de l’architecture qui est son autre métier
                    « Je l’ai mise en stand-by les premiers mois, puisqu’il fallait que je prenne mes repères en anglais. Je vais commencer à reprendre un petit peu en Janvier, je vais prendre quelques projets à distance pour l’agence pour laquelle je travaillais à Paris. Pendant ce temps, j’ai aussi travaillé sur le design de bijoux, on me l’a proposé avec un discours, un concept et un projet assez intéressant donc vous le verrez dans quelque temps. C’était une autre échelle que celle de l’architecture mais c’était génial. »

                    Intégration réussie !
                    Maeva Clemaron a donc parfaitement réussi son intégration sur et en dehors des terrains et son anglais est excellent. Elle a été invitée récemment à un podcast et s’exprime vraiment bien => à écouter

                    L'occasion de mieux comprendre pourquoi la FA WSL est la nouvelle terre promise pour les joueuses françaises quand elles y trouvent de bonnes conditions de travail et un championnat qui leur fait développer des qualités différentes de celles traditionnelles que l’on recherche en France.


                    Ses stats

                    Championnat

                    10 matchs (9 titularisations) - 780 minutes - 0 but
                    WSL Cup
                    3 matchs (3 titularisations) - 248 minutes

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                    • RECORD - Christine SINCLAIR dépasse Abby WAMBACH

                      Elle avait quitté la France et la Coupe du monde avec 182 buts au compteur, avant d'en ajouter un lors du dernier match du Canada en 2019 contre la Nouvelle-Zélande. Il lui aura fallu vingt-trois minutes de jeu en 2020 pour venir à hauteur puis dépasser Abby Wambach avec 185 buts internationaux, record mondial.

                      Sinclair, recordwoman des buts en sélection
                      Sinclair, recordwoman des buts en sélection



                      Dans un peu plus d'un mois, Christine Sinclair fêtera les vingt ans de sa première cape sous le maillot canadien. Deux jours plus tard, elle fêtera les vingt ans de son premier but international. Elle n'avait que 16 ans à l'époque, et personne ne pouvait se douter qu'elle deviendrait un jour la meilleure buteuse du monde en sélection... la faute en partie à la concurrence des voisines états-uniennes, et notamment sa contemporaine Abby Wambach, qui portait son total de buts à 184 après avoir dépassé sa compatriote, la légende Mia Hamm, avant de prendre sa retraite suite au titre mondial en 2015.

                      Le Canada n'a jamais fait partie des meilleures nations mondiales, ce malgré une médaille de bronze lors des deux dernières Olympiades. Difficile donc de se projeter... mais Christine Sinclair est une joueuse d'exception, et l'a montré à maintes reprises au fil des années. Joueuse complète qui est plus qu'une simple buteuse, leader exemplaire, on se souviendra entre autres de son triplé en demi-finale des Jeux olympique en 2012 contre... les États-Unis, qui avaient cependant fini par obtenir la qualification pour la finale.

                      Ce record est anecdotique mais a une belle importance symbolique. Tout d'abord, parce que le nombre de buts inscrits est tout simplement impressionnant. Ensuite, parce qu'il demande une excellence dans la durée remarquable, encore plus alors qu'il s'agit d'une joueuse qui n'est pas états-unienne. Il aura fallu vingt ans à Christine Sinclair pour y parvenir. Celle qui la battra n'est peut-être pas encore née, à moins qu'Alex Morgan ou Vivianne Miedema ne s'invitent dans la discussion... d'ici là, la Canadienne aura peut-être atteint la barre des 200 buts, qui sait.

                      Sa réaction
                      « Je suis vraiment une fière Canadienne, et quand j’ai débuté dans l’équipe nationale, j’avais le but et le rêve de dépasser Mia Hamm un jour. J’aurais évidemment dû viser plus haut, ne sachant pas qu’Abby Wambach allait la dépasser, mais je n’aurais jamais pu imaginer atteindre le total que j’ai. Pour tous ceux qui m’ont soutenu pendant ma carrière, je dis un gros merci. »



                      Jeudi 30 Janvier 2020
                      Charlotte Vincelot

                      https://www.footofeminin.fr/RECORD-C...CH_a16458.html
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                      • Au firmament mondial, et petit poucet européen : les paradoxes du football féminin suédois
                        Camille Cordouan | 29 janvier 2020



                        Lors du Mondial en France en juillet dernier, peu étaient ceux qui auraient misé une couronne suédoise sur une médaille pour les Blagult, la sélection féminine suédoise de football. Elles ont pourtant fini troisièmes, battant les Anglaises de Lucy Bronze, Ellen White et consort dans la petite finale. Le football suédois, plus performant que le football français, allemand, ou anglais ?


                        Au commencement, 1917


                        1917 Lindesberg, ville située à deux cents kilomètres à l’Ouest de Stockholm. Pour la première fois en Suède, une équipe de femmes foule un terrain de football. Leur nom: le club de football féminin de Lindesberg. Leur adversaire : l’IFK Lindesberg. Une équipe d’hommes, d’un certain âge. Ce jour-là, un millier de personnes assistent à la rencontre, les médias aussi sont là. On est en pleine Première guerre mondiale.

                        En cette année 1917, des scènes similaires se déroulent à Gävle et Sandviken (170 km au nord de Stockholm). Même configuration toujours : équipes de jeunes femmes face à des hommes mûrs. Des matchs sans enjeu, si ce n’est caritatif. Les bénéfices de ces rencontres sont reversés à des œuvres de charité.

                        L’histoire rappelle celle observée ailleurs en Europe, en France, en Italie. Au cœur de la Première guerre mondiale, des femmes s’autorisent pour la première fois à frapper dans un ballon de football.

                        Mais comme ailleurs en Europe, premiers matchs, premières hostilités.

                        À Göteborg, Hugo Levin, personnalité locale importante, répond aux aspirations des femmes à jouer au football en leur conseillant de s’adonner au bandy (sorte de hockey joué sur un terrain de football) ou au hockey. C’est qu’en ce début de XXème siècle en Suède, le football est perçu comme le sport viril par excellence. Un sport de contact. Donc d’hommes. Une sorte d’école de la masculinité permettant aux garçons de devenir de vrais hommes.

                        Au lendemain de la Première guerre mondiale, dans ce monde confus et chaotique où les frontières ont été redessinées et les jeunes hommes décimés, on cherche l’ordre et la stabilité. Des repères. Il n’est pas question de brouiller la ligne de démarcation entre masculin et féminin. Le major Viktor Balck, officier suédois, un des premiers membres du comité olympique, appelé le père du sport suédois, y va sans détour : « C’est contre la féminité de donner des coups de pied ».


                        Ce n’est féminin de donner des coups de pieds, telle est l’opinion qui conduit à éteindre la football féminin en Suède au début du XXème siècle. Crédit photo : Populär Historia

                        C’est ainsi qu’en Suède comme ailleurs en Europe, la première vague de pionnières s’éteint. Les fédérations de football les unes après les autres brandissent la même interdiction à l’endroit des femmes.

                        Commence une longue hibernation footballistique, à peine interrompue dans les années 50, à Umeå, ville proche du cercle polaire. Un journal local à l’idée d’organiser un tournoi de football, une version hommes, une version femmes, durant deux années consécutives (1950-1951), entre quatre équipes. L’expérience ne connaîtra pas de lendemains. On ignore pourquoi.

                        1966 : les filles d’Öxabäck

                        L’histoire du football féminin reprend soudain en 1966, dans une commune de deux cents habitants située dans le district du Västergötland, au sud de Göteborg : Öxabäck.

                        Öxabäck en Suède, c’est Juvisy, c’est Soyaux. C’est une bande de filles, sœurs, épouses de footballeurs qui décident que leur tour est venu. Elles créent une équipe de football féminin, composée essentiellement de femmes travaillant dans l’usine textile du coin. Elles obtiennent l’aval de l’association sportive locale. Et ça c’est fondamental. En Suède, les associations sportives jouent un rôle clé dans la promotion du sport. Ce sont elles, sous l’impulsion de leurs bénévoles, qui créent des sections sportives, les soutiennent, mettent à disposition des structures, des terrains. Ces associations sont enracinées à la vie des villages, dans tout le pays. Elles s’inscrivent dans une organisation du sport extrêmement décentralisée : la fédération nationale, relayée en fédérations locales, dont le rôle est d’appuyer les associations sportives locales.


                        Les filles d’Öxabäck font figure de pionnières en Suède, en créant leur équipe de football en 1966.

                        En Suède, l’impulsion du football féminin est venue du plus petit échelon.

                        Les filles d’Öxabäck poussent. Elles en ont assez de jouer contre des vieux. Elles lancent un appel dans tout le Västergötland, pour que des équipes adverses se constituent, qu’elles trouvent enfin contre qui jouer. En 1968, le premier championnat du Västergötland voit le jour autour de six équipes. Öxabäck écrase tout sur son passage et remporte la compétition jusqu’en 1974 non stop.

                        Les filles d’Öxabäck essaiment. Le mouvement est lancé et ne s’arrêtera plus. Si la fédération reconnaît le football féminin en 1970, l’impulsion réelle donnée à la discipline vient du bas : des associations sportives locales, comme Öxabäck, mais également des fédérations et gouvernements locaux. Ainsi, en 1969, deux districts du pays, Närkes FF et Stockholm FF, lancent des championnats « officiels » de football féminin administrés par le gouvernement fédéral.

                        Le succès du football féminin est confirmé par le nombre toujours croissant de pratiquantes. On passe de 728 licenciées en 1970 à 9 387 deux ans plus tard, et 26 522 en 1980.


                        En dix ans, le nombre de licenciées passe de 728 à 26 522. Source: Svenska Fotballförbundets arsbereättelser, 1970-1980Pour autant, la pratique interpelle : on se demande si les règles du jeu doivent être les mêmes pour les hommes et les femmes, si les terrains doivent être de même grandeur, et la durée des matchs plus courte.

                        Pourquoi un tel succès ?

                        Les années 60 et 70, sont des décennies de vastes interrogations sur la place des femmes dans la société. Les femmes s’émancipent, travaillent, et l’aspiration à jouer au football est à la jonction des sujets qui agitent la société suédoise. Les partis politiques relaient ces questionnements. Et notamment les sociaux-démocrates, alors au pouvoir. Le discours du Premier ministre Olof Palme en 1972, lors du congrès de son parti est resté dans les mémoires. Il affirme que l’égalité hommes femmes doit progresser, point de départ de nombreuses réformes, dont l’objectif est « de créer un meilleur équilibre entre les droits, les obligations et les opportunités des hommes et des femmes».


                        Le Premier ministre Olof Palme a beaucoup œuvré pour l’égalité femmes hommes. Crédit photo : Francofil

                        Mais ces femmes-là, que l’on accepte enfin de voir en short et chaussettes sur des terrains de football, ne sont pas des briseuses de normes sociales. Simplement des femmes aspirant à pratiquer un sport qu’elles aiment. Elles ne comptent pas parmi les têtes de file féministes. Elles profitent de leurs combats, qui façonnent une société nouvelle. Elles profitent également des ambitions suédoises en matière de sport. En 1969 est lancé le grand plan gouvernemental « Sport pour tous ». Y compris le football. Y compris pour les femmes.

                        Et finalement qu’importe que la fédération suédoise de football ne soit pas particulièrement moteur dans le développement du football féminin. Les associations et fédérations locales sont le premier soutien.

                        1970-2019 les années au sommet

                        Les conditions favorables dont ont bénéficié les footballeuses suédoises explique la place que le pays occupe sur la scène footballistique européenne.

                        Depuis 1973 et leur premier match officiel contre la Finlande (0-0), les Blagult figurent parmi les nations qui comptent. Un palmarès à rendre jalouses nombre de sélections. Les Suédoises remportent cinq fois le tournoi des trois nations nordiques (Suède, Danemark, Finlande puis Norvège à partir de 1978). Elles sont finalistes de la Coupe du monde en 2003, troisièmes en 1991, 2011 et 2019. Elles remportent l’Euro en 1984 face à l’Angleterre, emmenées par les légendaires Pia Sundhage (actuelle sélectionneuse du Brésil après avoir coaché les USA), Anette Börjesson, Helen Johansson, Elisabeth Leidinge, Ann Jansson, Lena Videkull.


                        Pia Sundhage, légende du football en Suède offre à la Suède le premier Euro de son histoire. Crédit photo Svensk Fotboll

                        Quand la Suède se lance dans une compétition internationale, ce n’est pas pour faire de la figuration.

                        La performance lors de la dernière Coupe du monde en France s’inscrit dans cette réussite. La Suède est désormais sixième au classement FIFA. Pourtant, à y regarder de plus près, il existe un paradoxe suédois. Au classement UEFA des clubs, les résultats sont moins brillants. Le FC Rosengård, meilleur club suédois, pointe à la neuvième place, loin derrière Olympique Lyonnais Féminin et autres Wolfsburg. Le second club suédois, Linköpings FC, est 19ème. On ne parle pas du reste. De même, les déclarations de la gardienne Hedvig Lindahl après la victoire de la Suède sur l’Angleterre à l’issue de la petite finale en juillet dernier : « C’est le même résultat qu’en 2011 mais, à titre personnel, j’ai le sentiment d’avoir mieux joué. Je crois qu’il y a huit ans, la Suède faisait partie des nations de pointe. Nous étions en avance sur les autres. Aujourd’hui, beaucoup nous ont dépassées. De ce point de vue, cette médaille représente un exploit plus important. J’en suis très fière. »


                        La gardienne Hedvig Lindahl mesure combien le football féminin a évolué rapidement ces dernières années. Crédit photo : Hedvig Lindahl

                        L’excellent résultat de la dernière coupe du monde suscite un intérêt croissant du grand public pour leur équipe nationale. Les audiences ont été bonnes durant le dernier Mondial et les différentes enquêtes conduites par le Elite Fotball Dam, l’organisation qui regroupe les clubs des deux premières divisions suédoises, prouvent que l’intérêt du public croît, ainsi que l’intérêt des jeunes filles à se mettre au football.

                        Muter ou mourir

                        Il n’en reste pas moins que les clubs de la Damallsvenskan sont aux abonnés absents sur la scène européenne. En Ligue des Championnes cette saison, les deux clubs suédois Piteå IF et Kopparbergs/Göteborg FC se sont fait sortir dès les seizièmes de finale.

                        Le football féminin en Suède semble à l’aube d’une mutation. Il est nécessaire de changer de dimension rapidement, pour ne pas être relégué au rang de championnat périphérique. La première division nationale, la Damallsvenskan, dans laquelle évolue la majeure partie des internationales suédoises les Rebecka Blomqvist et autres Mimi Larsson, doit effectuer sa mue rapidement si elle souhaite conserver ses meilleurs talents. Le départ l’été dernier de Kosovare Asslani et Sofia Jakobsson pour l’ambitieux CD Tacon (futur Real Madrid) est peut-être le début d’un mouvement de plus grande ampleur.

                        Les joueuses ne vivent pas de leur sport. Du moins très peu d’entre elles.

                        Même si les salaires ont en moyenne augmenté de 57% depuis 2009, les joueuses gagnent jusqu’à 1900€ par mois. Ainsi, en 2017, seules 27% des joueuses avaient des revenus 100% liés au football, grâce notamment aux contrats de sponsoring individuel. Elles sont donc contraintes de travailler en parallèle. Cette situation est dénoncée par des syndicats tels que l’Union, par la voix de son président Martin Linder : « La discrimination salariale est interdite depuis près de 40 ans. Depuis 1994, les employeurs doivent faire des chartes salariales pour détecter et corriger les écarts de salaires irréconciliables. Cela vaut également pour le football ».


                        Martin Linder, président du syndicat Union pointe les différences de salaire entre hommes et femmes dans le football. Crédit photo : Kollega.se

                        Les salaires des joueuses sont pourtant le premier poste de dépense des clubs. Il représente en moyenne 62% (moyenne sur les douze clubs de première division).

                        La recherche de ressources supplémentaires est donc indispensable. Le sponsoring est la première d’entre elles. A l’instar de la Première Division Arkema ou de Barclay’s first league, la Damallsvenskan a trouvé son sponsor officiel. En 2018, le groupe immobilier Obo est devenu le partenaire officiel, sur cinq ans, pour un investissement à hauteur de 3,8 millions d’euros, dont près 130 000 reversés directement aux clubs, et un million pour des projets communautaires.

                        De même, autre source de financement intéressante, pour la première fois cette année, les clubs qui comptaient des joueuses en sélection pour le Mondial ont pu bénéficier de compensations versées par la FIFA : l’organisation mondiale du football a prévu un montant total de 730 000€, soit trente fois moins que pour les hommes.

                        Clubs cherchent ressources

                        Les droits de retransmission constituent également une source de revenus en hausse. En 2019, 1,3 millions d’euros ont été reversés aux clubs féminins au titre des droits télévisés (17,5 millions d’euros pour les hommes). Depuis 2015, les matches de première division sont diffusés via leur propre plate-forme obosdamallsvenskan.TV. Par ailleurs, nent group a obtenu les droits de diffusion des championnats européens majeurs (D1, Bundesliga et Super League anglaise), ainsi que les matchs de la Suède en vue de la qualification pour l’Euro en Angleterre en 2021.

                        Les résultats viennent : il y a cinq ans, seuls 6% des répondants d’une enquête menée par la Elite Fotball Dam indiquaient avoir de l’intérêt pour la première division suédoise. Le chiffre grimpe aujourd’hui à 28%. Facebook et Instagram sont également utilisés comme des relais efficaces auprès du grand public.

                        Cette quête de ressources est la préoccupation majeure de tous les clubs de football féminin aujourd’hui, qui n’ont pas encore trouvé leur business model. En France, on assiste à la fin des clubs 100% féminins. Ce mouvement arrivera peut-être en Suède où la mixité n’est pas de mise dans nombre de structures d’élite. Ainsi, des vice-championnes Kopparbergs/Göteborg FC, ou encore Eskilstuna United et Växjö DFF : 100% féminines. Plus intéressant Linköpings, affiliée à un club de hockey sur glace. A voir si ces structures sont pérennes à l’avenir.

                        La saison qui reprend dans quelques semaines permettra d’y voir plus clair en ces temps post Coupe du monde. On saura alors si le public se pressera plus nombreux que les 500 spectateurs enregistrés en moyenne par match, si les audiences télévisées confirment les promesses enregistrées. On saura alors et surtout si la Damallsvenken parviendra à former, conserver, attirer de nouveaux talents, et si les clubs suédois parviendront à se tailler une place à la droite des géantes lyonnaises et des louves de Wolfsbourg. Les Blagult, quant à elles, n’ont qu’un objectif : voir l’Angleterre en 2021 où se déroulera le prochain Euro.


                        Crédit Photo Une : Figaro Sports

                        https://www.footdelles.com/au-firmam...minin-suedois/
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                        • Espagne : La convention collective du football féminin enfin signée, les joueuses reçues au Parlement
                          Publié le 19 février 2020 19:02



                          Le football féminin espagnol a désormais sa convention collective. Un texte qui permet à la discipline de faire un grand pas vers le professionnalisme, et de rejoindre, à sa manière, la FA WSL anglaise. Le texte signé mardi a eu droit aux honneurs du parlement espagnol, avec une cérémonie organisé ce mercredi à Madrid.


                          C'est l'aboutissement de longues négociations qui se sont étalées sur près d'un an et demi entre les clubs et les représentants des joueuses de première division espagnole. Un accord désormais signé et qui garantit un statut professionnel à toutes celles qui évoluent en Primera Iberdrola. Cette convention collective, a été qualifiée de « première pierre » par Ainhoa Tirapu, gardienne de l'Athletic Bilbao et partie prenante des négociations.

                          Le football féminin au parlement espagnol

                          Pour « célébrer » cet accord, une cérémonie a eu lieu ce mercredi dans l'enceinte du Palais des Cortès, lieu où se réunissent les députés espagnols. C'est la présidente du Congrès des députés en personne, Meritxell Batet, qui a officié durant cette cérémonie organisée au Parlement pour entériner la signature de cet accord. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de citer Megan Rapinoe dans son discours...

                          Les joueuses étaient présentes en nombre pour cette occasion, parmi elles, on peut citer Priscila Borja (Betis Séville), Jade Boho (EDF Logrono) ou encore Silvia Meseguer et Olga Garcia (Atlético de Madrid), aux côtés d'Ainhoa Tirapu qui a pris la parole durant cette cérémonie.

                          Du côté de David Aganzo, président de l'AFE (Association des Footballeurs Espagnols), le texte à des allures de « convention pionnière », qui pourrait donner des idées à travers l'Europe. En effet, elle garantit désormais un salaire minimum de 16.000 euros par an pour les joueuses à temps plein, et de 12.000 euros an pour les joueuses à trois-quarts temps (75 % d'un temps plein), qui constitue désormais le seuil plancher pour signer un contrat dans un club de première division en Espagne (contre un mi-temps auparavant).

                          Une mesure qui va entraîner des augmentations mécaniques de salaires pour les joueuses avec les plus bas revenus, notamment celles qui étaient employées à mi-temps jusqu'à présent, ou encore les joueuses qui touchaient moins de 16.000 euros.

                          Des professionnelles du football

                          Cette convention apporte une série de garanties financières aux joueuses, en terme de rémunération, mais aussi de droit à l'image, à partir du moment où elles ont disputé au moins 10 matches dans une saison, ou été convoquées à 12 reprises en match officiel. Elle précise également certaines règles concernant le temps de travail, le temps de repos (un jour et demi par semaine), les vacances (30 jours par an)... La convention s'applique par ailleurs de manière rétroactive, c'est-à-dire depuis le début de la saison en cours.

                          Le texte est censé également apporté des garanties pour des joueuses qui connaîtrait une ou plusieurs périodes de grossesse pendant leur carrière, avec des prolongations mécaniques de contrat pour les joueuses qui attendraient un enfant alors qu'elles évoluent dans le championnat espagnol.

                          Autant de pas en avant qui ont été validés au terme d'un chemin tortueux, notamment ces dernières semaines alors qu'un pré-accord avait été signé entre les différentes parties le 15 décembre dernier. Parmi les points encore à régler, la question des droits TV, et notamment la volonté de certains clubs de conserver leurs droits à l'image à côté d'un accord global de cession des droits de diffusion.

                          Des négociations serrées en coulisse

                          Un aspect qui peut sembler accessoire, mais qui a visiblement participé à bloquer la partie financière du dossier, rendant inapplicable la convention pré-signée par les représentants des joueuses (AFE, Futbolistas ON) et l'ACFF (Association de Clubs de Football Féminin), qui regroupe notamment 13 des 16 clubs de Primera Iberdrola (à l'exception de l'Athletic Bilbao, le FC Barcelone et le CD Tacon).

                          La solution trouvée a été proposée par le groupe Mediapro (qui diffuse une partie des matches du championnat), en ajoutant une enveloppe d'1,1 million d'euros, en plus des 2,4 millions d'euros versés au titre de l'accord signé au printemps 2019 sur les droits TV. 1,1 million qui seraient répartis entre 11 clubs de manière à assurer financièrement l'application de l'accord.

                          Restent cinq clubs qui ont fait des choix différents concernant les droits de diffusion : le FC Séville qui a négocié de manière séparée avec Mediapro, et les quatre clubs hors de l'accord de diffusion : l'Athletic Bilbao, le FC Barcelone, le Madrid CFF et le CD Tacon (qui deviendra officiellement la section féminine du Real Madrid à partir de la saison prochaine).

                          Une résolution qui exclut de fait la fédération espagnole (RFEF), qui est pourtant chargée de l'organisation du championnat (depuis cette saison), mais finalement restée en marge de cet accord. Ruben Alcaine, président de l'ACFF a d'ailleurs « oublié » de mentionner la fédération dans ses remerciements lors de la cérémonie au Palais des Cortès, signe que certains désaccords persistent en dépit de la signature de cette convention.


                          Photo : Mediapro / Twitter
                          Hichem Djemai

                          https://www.coeursdefoot.fr/event/es...-au-parlement/
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                          • FRANCE FOOTBALL consacre son numéro du 3 mars au foot féminin

                            Haut les filles ! FF publie un numéro 100% foot féminin cette semaine en kiosque ce mardi 3 mars, en voici le sommaire.




                            SOMMAIRE
                            Bas les masques !

                            Il a donc fallu attendre quelque 3 849 numéros de France Football pour voir l’intégralité du magazine consacrée au football féminin sous toutes ses facettes. Il ne s’agit ni d’une prise de risque...

                            ZONE MIXTE
                            Les 10... matches de légende du foot féminin

                            Rencontres de Coupe du monde ou des Jeux, finales de Ligue des champions ou sommets de Championnats, ces confrontations sont entrées dans l’histoire. 1 États-Unis - Norvège (1991) Bien sûr, ce n’est...

                            TÉMOIGNAGES
                            Ils se lèvent tous pour elles

                            Plus dense. Plus spectaculaire. Plus disputé. Plus attractif. Le football féminin est de plus en plus respecté comme l’attestent ces témoignages d’acteurs du ballon rond version masculine. La preuve...

                            Jean-Michel Aulas « Elles ne crient pas, elles jouent »
                            Le président de l’OL, inlassable promoteur du football féminin, souligne que le temps de jeu effectif y est supérieur de 15 % à celui du football masculin. « Pourquoi aimez-vous le football féminin ?...

                            LES INVITÉS
                            Bouhaddi-Lopes « Derrière nous, il n’y a que les filets »

                            Même poste, même tempérament, même amour du métier, même club. Les deux gardiens de l’OL ont accepté de croiser leurs ressentis de numéro 1. Sans prendre de gants. À l’ombre du stade imposant que l’on...

                            HISTOIRE
                            Montpellier Loulou et ses filles

                            Bien avant l’avènement de l’Olympique Lyonnais, Montpellier a joué un rôle moteur en matière de professionnalisme chez les filles sous l’impulsion de son président disparu, Louis Nicollin. Flash-back....

                            PORTRAITS
                            Nadia Nadim Au nom de tous les siens

                            Elle a fui l’Afghanistan à 12 ans avec sa famille, grandi au Danemark, joué aux États-Unis puis en Angleterre, avant de se poser au Paris-SG en janvier 2019. À part ça, elle travaille avec des ONG,...

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                            Asseyi-Shaw Flingueuses associées

                            Partenaires d’attaque sous le maillot bordelais depuis l’été dernier, Viviane Asseyi et Bunny Shaw incarnent la belle dynamique d’une équipe qui s’est immiscée en l’espace de quelques mois parmi les...

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                            Une femme à la tête des Bleues, des licenciées en hausse, un sport de plus en plus médiatisé, et pourtant, les bancs de la D1 sont presque tous occupés par des hommes. Elles sont deux ou, plutôt,...

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                            Nos cousines d’Amérique

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                            Vic Akers, le pionnier

                            Au début des années 2000, il a été celui qui a conduit les Arsenal Ladies tout en haut de l’Europe. Si vous avez suivi l’Arsenal d’Arsène Wenger, vous vous souvenez sans doute de ce monsieur au visage...

                            REPORTAGE
                            Lewes FC égalité

                            Dans ce club anglais un peu particulier, joueuses et joueurs gagnent les mêmes salaires, sont considérés de la même manière et disposent des mêmes conditions de travail. Une révolution que FF est allé...

                            RÉCIT
                            Megan Rapinoe 100 jours dorés

                            Sorties glamour, publicités, engagements politiques et qualification olympique... La Ballon d’Or FF 2019 ne chôme pas depuis trois mois. Megastar de la Coupe du monde et militante tous terrains, Megan...

                            GRAND ANGLE
                            Quand la BD se pique au jeu

                            La dessinatrice Chloé Wary décrit avec vérité et couleurs la vie d’une équipe d’adolescentes dans leur coin de banlieue. Barbara ne comprend pas « les meufs en ballerine ». Elle, elle salive devant...

                            RENDEZ-VOUS
                            Un tournoi made in France

                            Sur l’exemple de plusieurs tournois amicaux à l’étranger, la FFF a décidé de lancer sa propre compétition féminine cette semaine. France, Pays-Bas, Brésil, Canada. Quatre équipes, et autant de...

                            Mardi 3 Mars 2020
                            Sebastien Duret

                            https://www.footofeminin.fr/FRANCE-F...in_a16522.html
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                            • UEFA - Les Tours Elite U19 et U17 reportés

                              L'UEFA a dès à présent annoncé le report des Tours Elite U17 et U19 prévus en mars et avril





                              Alors que mardi prochain au siège de l'UEFA sera organisée une réunion extraordinaire en présence par visioconférence des représentants des 55 Fédérations affiliées. Les parties prenantes seront invitées à discuter de l’action du football européen face au virus COVID-19.

                              Entre cas déclarés de joueurs et joueuses touchés, difficultés des moyens de transport aériens, l'instance européenne a d'ores et déjà officialisé le report des Tours Elite U17 (prévus entre le 14 et 29 mars) et les Tours Elite U19 (prévus du 4 au 11 avril prochain)] précisant dans son communiqué : "À la lumière des développements dus à la propagation du COVID-19 en Europe et aux restrictions de voyage associées imposées par les gouvernements, tous les mini-tournois de la phase Elite des championnats d'Europe U17 et WU17, U19 et WU19, qui doivent avoir lieu entre le 14 mars et 14 avril 2020, sont reportés. Il s'agit d'une mesure de précaution générale, prise pour éviter que des joueur(se)s - dont beaucoup seraient des mineur(e)s - ne se retrouvent coincés loin de leur famille en cas de déclaration de verrouillage ou de quarantaine par les gouvernements hôtes."

                              La sélection U17 devait se rendre du 15 au 23 mars en Angleterre alors que la sélection U19 était normalement du 6 au 14 avril au Portugal. Les dates de report ne sont pour le moment pas connues, l'UEFA précisant que de plus amples informations sur le report de ces compétitions seront fournies en temps utile, après une évaluation approfondie des options.

                              Jeudi 12 Mars 2020
                              Sebastien Duret

                              https://www.footofeminin.fr/UEFA-Les...es_a16564.html
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                              • UEFA - Qualifications Euro 2021 et Ligue des Champions : reports en prévision...

                                Qualifications à l'Euro 2021, Ligue des Champions Féminine, toutes ces rencontres internationales sont menacées de report selon les dernières informations qui circulent et alors que les compétitions internationales U17F et U19F de l'UEFA le sont déjà.





                                Mardi prochain au siège de l'UEFA sera organisée une réunion extraordinaire en présence par visioconférence des représentants des 55 Fédérations affiliées. Les parties prenantes sont invitées à discuter de l’action du football européen face au virus COVID-19.

                                À la lumière des derniers développements relatifs à la propagation du virus COVID-19 en Europe et au changement d’orientation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UEFA a invité ce jeudi les représentants de ses 55 associations membres, les conseils d’administration de l’Association des clubs européens et de European Leagues, ainsi qu’un représentant de la FIFPro à participer à une vidéoconférence mardi 17 mars pour aborder la question de l’action du football européen face à la pandémie.

                                Les discussions porteront sur l'ensemble des compétitions nationales et européennes, y compris l’UEFA EURO 2020 masculin. Entre cas déclarés de joueurs et joueuses touchés, difficultés des moyens de transport aériens, l'instance européenne en concertation avec ses membres pourraient bien prendre la décision de reporter jusqu'à une date à définir les rencontres qu'elles organisent.

                                Les quarts de finale de la Ligue des Champions féminine prévus les 25/26 mars et 1er/2 avril sont concernés tout comme les qualifications à l'Euro 2021 prévues début avril durant la période internationale.

                                Jeudi 12 Mars 2020
                                Sebastien Duret

                                https://www.footofeminin.fr/UEFA-Qua...on_a16563.html
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                                • FFF - La Fédération suspend toutes les compétitions de tout niveau jusqu'à nouvel ordre

                                  Deux heures après l'annonce du Président Emmanuel Macron invitant notamment à limiter au maximum les rassemblements, fermer les écoles et limiter les déplacements, le Président de la FFF a annoncé suspendre toutes les compétitions, entrainements et tournois qu'ils soient nationaux, régionaux ou départementaux.





                                  Dans une allocution télévisée ce jeudi soir, le Président de la République Emmanuel Macron avait annoncé plusieurs mesures pour lutter contre la pandémie de coronavirus, dont la fermeture des établissements scolaires dès lundi. Aucune annonce concrète n'avait été faite concernant la tenue des événements sportifs sur le territoire français, si ce n'est la demande de « limiter au maximum les rassemblements ».

                                  Le Président de la FFF Noël Le Graët l'a effectué à travers une déclaration ce jeudi soir à 22:30 : "Les annonces du Président de la République conduisent la Fédération Française de Football à prendre ses responsabilités pour contribuer sans ambiguïté à endiguer la crise sanitaire qui frappe notre pays. En conséquence, je souhaite annoncer dès ce soir la suspension de l’ensemble des activités et compétitions gérées par la Fédération, ses ligues et ses districts, sur l'ensemble du territoire. Ainsi, tous les championnats amateurs féminins et masculins, de toutes les catégories d’âge, les divers tournois et rassemblements, les entraînements et l’activité des écoles de football sont interrompus à compter de demain vendredi 13 mars, et jusqu'à nouvel ordre. Ils reprendront dès que les conditions sanitaires le permettront."

                                  A noter qu'au niveau européen, une décision sera prise mardi prochain à l'occasion d'une visioconférence organisée par la FFF et ses 55 fédérations affiliées.

                                  Jeudi 12 Mars 2020
                                  Sebastien Duret

                                  https://www.footofeminin.fr/FFF-La-F...re_a16565.html
                                  Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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                                  • FIFA - Les matchs internationaux en suspens en mars et avril

                                    Au vu de la situation actuelle concernant le Covid-19, le Bureau du Conseil de la FIFA a décidé ce vendredi que les règles générales qui obligent normalement les clubs à mettre leurs joueurs à disposition des équipes nationales ne s’appliqueront pas aux prochaines fenêtres internationales de mars/avril.


                                    FIFA - Les matchs internationaux en suspens en mars et avril


                                    La situation évolue rapidement dans le monde entier et plusieurs autorités publiques ont d’ores et déjà imposé diverses restrictions sur les déplacements internationaux. La FIFA est consciente que, dans les circonstances actuelles, la tenue des matches pourrait non seulement présenter des risques pour la santé des joueurs (et du grand public), mais également compromettre significativement l’intégrité sportive de ces rencontres dans la mesure où certaines équipes pourraient être privées de leurs meilleurs éléments et d’autres non.

                                    Afin d’éviter tout risque sanitaire inutile ainsi que de potentielles injustices sportives, nous recommandons donc que tous les matches internationaux initialement prévus en mars et avril soient reportés jusqu’à ce qu’ils puissent se dérouler dans un environnement sûr et sécurisé, tant pour les joueurs que pour le grand public. La décision finale à cet égard revient aux organisateurs des compétitions respectives ou aux associations membres concernées en cas de matches amicaux.

                                    La FIFA étudiera les possibilités de reprogrammer tout match reporté en consultation avec les confédérations et les parties prenantes concernées. Elle reste convaincue qu’avec la bonne volonté et la flexibilité de tous les acteurs, des solutions adéquates seront trouvées pour permettre aux matches d’avoir lieu en temps voulu avec des perturbations minimes.

                                    Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités nationales et internationales compétentes en matière de santé publique (notamment l’Organisation mondiale de la Santé) et, compte tenu des avis d’experts que nous avons reçus à ce sujet, nous estimons que cette mesure et cette recommandation sont les plus appropriées et les plus responsables au vu des circonstances actuelles.

                                    Samedi 14 Mars 2020
                                    Sebastien Duret

                                    https://www.footofeminin.fr/FIFA-Les...il_a16568.html
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                                    • JO - Le tournoi olympique reporté d'un an

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                                      JO - Le tournoi olympique reporté d'un an


                                      C'est désormais une certitude les Jeux Olympiques de Tokyo ne se déroulent pas cet été. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a demandé lors d'un entretien téléphonique mardi au président du CIO, Thomas Bach, de reprogrammer les JO de Tokyo à l'été 2021 rapporte L'Equipe ce à quoi le Président du CIO a répondu favorablement.

                                      « Dans les circonstances actuelles, sur la base des informations fournies par l'Organisation mondiale de la santé, le président du CIO et le Premier ministre du Japon ont conclu que les Jeux de la XXXIIe olympiade à Tokyo doivent être reprogrammés à une date au-delà de 2020, mais pas plus tard que l'été 2021, afin de sauvegarder la santé des athlètes et de toutes les personnes impliquées dans les Jeux Olympiques et la communauté internationale », indique le CIO dans un communiqué ce mardi après-midi.

                                      Le Tournoi Olympique où participe 12 sélections nationales féminines de football se retrouve ainsi décalé d'un an et pourrait après le report de l'Euro 2020 entrainer le report à l'été 2022 de l'Euro féminin de football. Un tournoi où sont qualifiés le Japon, le Brésil, la Nouvelle-Zélande, la Grande Bretagne, les Pays-Bas, la Suède, le Canada, les Etats-Unis, la Zambie, l'Australie et où reste à déterminer le vainqueur de la confrontation Corée du Sud - Chine, pour le moment programmée en juin, tout celle entre le Chili et le Cameroun. Deux duels initialement prévus en mars et avril mais finalement reportés dans le contexte actuel.

                                      Mardi 24 Mars 2020
                                      Sebastien Duret

                                      https://www.footofeminin.fr/JO-Le-to...an_a16580.html
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                                      • Coupe du Monde 2019 - Le film officiel de la compétition

                                        Retrouvez le film officiel de la Coupe du Monde de la FIFA 2019 organisée en France. Un film de 52 minutes qui retrace les émotions, moments forts de la compétition remportée par les États-Unis.




                                        Dimanche 29 Mars 2020
                                        Sebastien Duret

                                        https://www.footofeminin.fr/Coupe-du...on_a16585.html
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                                        • Le football féminin en France a 50 ans : âge rebelle ?
                                          Camille Cordouan | 28 mars 2020


                                          (crédit photo : FFF)

                                          La Fédération Française de Football a officialisé le football féminin il y a cinquante ans, le 29 mars 1970. Il ne faut pas croire que les Françaises ont attendu les années 70 pour taper dans un ballon de football. Après un demi-siècle d’existence officielle, le football féminin est-il en pleine croissance ou entre-t-il dans l’âge de la maturité ?



                                          Le football féminin en France comme dans d’autres pays européens trouve ses racines dans la Grande Guerre. Le 30 septembre 1917 à Paris, a lieu le premier match de l’histoire du football féminin en France. Il oppose deux équipes du Fémina Sport, club fondé à Paris en 1912 par deux athlètes : Thérèse Brulé et Suzanne Liébrard. La première sautait en hauteur, la seconde en longueur. Le journal L’Auto, ancêtre de l’Equipe, écrit dans son édition du 2 octobre 1917 « Pour la première fois des jeunes filles ont joué au football ».

                                          Le foot féminin en France a donc éclos durant l’horreur de la Première Guerre mondiale. Son terrain de jeu est Paris, avant de s’étendre progressivement. La Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France (FSFSF) est créée, le premier championnat est organisé, avec succès : sur la saison 1922-1923, dix-huit équipes participent au Championnat de Paris.


                                          Le Fémina Sport en 1920 (crédit photo : museedusport)

                                          Mais les années d’après-guerre signent la fin de ce premier âge d’or. Les hommes rentrent du front, réintègrent une société dans laquelle il leur faut retrouver une place. Certains voient d’un mauvais œil ces femmes qui se piquent de pratiquer un sport qui n’est pas pour elles. Le journal L’Auto écrit : « Les sportifs sont souvent agacés de voir appeler football ce qui ne rappelle que d’assez loin le vrai football qui est un jeu viril, décidé, rapide, où il faut montrer de vraies qualités masculines ».

                                          Des règles spécifiques sont appliquées aux femmes en 1923 (terrains plus petits, possibilité de se protéger la poitrine, matchs plus courts). On propose même d’appeler le foot féminin le « ballon » pour ne pas lui appliquer le même nom qu’au foot masculin.

                                          Les années 20 seront fatales. On accuse le football féminin de détourner les jeunes filles de leur devoir. Le décès d’une joueuse en plein match en 1926 lui colle l’image de sport risqué. Le foot féminin français fait l’objet de critiques de plus en plus virulentes auquel il ne résistera pas. Henri Desgrange dans L’Auto : « Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public : oui d’accord. Mais qu’elles se donnent en spectacle, à certains jours de fêtes, où sera convié le public, qu’elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n’est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable ! »

                                          Au Royaume-Uni, pays berceau du football féminin, la discipline est interdite le 5 décembre 1921. En 1932, la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France supprime le foot féminin de ses activités encadrées. La pratique tente de subsister à Paris, et, faute de moyens, finit par disparaître vers 1937. Le régime de Vichy va même jusqu’à « interdire vigoureusement » le foot féminin en 1941, le jugeant « nocif pour les femmes ». Fin du premier acte.

                                          S’écoulent des décennies perdues, où le football féminin en France est marginal, confiné, considéré comme une difformité vouée à faire rire. C’est l’histoire désormais bien connue des filles de Reims, à l’origine une attraction de kermesse, à l’arrivée une des plus grandes équipes de la France des années 70 et 80. L’histoire également, moins connue mais tout aussi durable des filles de Soyaux, près d’Angoulême en Charente, qui ont exigé de jouer, d’avoir une équipe. L’histoire d’équipes qui ont commencé à fleurir ici et là, en cette fin des années 60 qui a poussé la Fédération à reconnaître le football féminin.



                                          Le syndrome de la petite dernière

                                          Une officialisation sans trompette ni fanfare. En cinquante ans, le football féminin a pris soin de ne pas trop déranger. Un peu comme un enfant arrive dans une famille déjà nombreuse. Le football féminin a pris la place qu’on lui donnait, surtout ne pas trop demander, dans une France où les mentalités sont très fermées.



                                          Et si la pratique n’a pas disparu comme dans les années 30, c’est grâce à la détermination, l’acharnement sans doute, des pionnières de la deuxième génération des années 60 et 70, celles qui ont bravé les insultes et les quolibets pour jouer au football. Lorsqu’on demande à Sarah M’Barek, ex internationale tricolore, ex coach de Montpellier et Guingamp et actuelle sélectionneuse nationale de Djibouti, de citer quelques unes de ces femmes qui ont permis au football féminin de perdurer, croître, malgré l’adversité, les noms se bousculent : Brigitte Henriques actuelle secrétaire de la FFF, Elisabeth Bougeard-Tournon nouvelle conseillère communication de Corinne Diacre, Marilou Duringer, joueuse puis dirigeante du FC Vendenheim, ou encore Marinette Pichon, la première joueuse à avoir franchi l’Atlantique pour jouer dans le championnat américain.



                                          Le parcours de ces femmes, d’abord joueuses, à Reims, Soyaux, FC Vendenheim rappelle que le football féminin s’est d’abord fait par les clubs, rappelle Annie Fortems, pionnière et fondatrice de Juvisy (devenu le Paris FC après la fusion des deux clubs en 2016). Et Sarah M’Barek renchérit. Si le football féminin s’est installé, c’est grâce aux présidentes, dirigeantes de clubs, joueuses qui se sont toujours comportées comme des professionnelles même quand elles n’en avaient pas les moyens, jouant dans des conditions difficiles, dans l’ombre des hommes toujours.



                                          Il faut attendre le tournant des années 2000 pour que l’encéphalogramme relativement statique de la FFF s’anime. Noël le Graët encourage la féminisation des instances, Aimé Jacquet ouvre Clairefontaine aux femmes. Côté clubs, deux grosses cylindrées préparent leurs sorties d’écuries : Montpellier de Louis Nicollin, le premier à avoir cru aux footballeuses, et Jean-Michel Aulas avec l’Olympique Lyonnais, son produit haut de gamme qui vingt ans plus tard allait afficher le plus beau palmarès du football tricolore avec treize championnats et six Ligues des Championnes.

                                          50 ans de football féminin, et ce paradoxe : alors que la France possède les meilleurs clubs de football féminin au monde, avec l’OL, le PSG, Montpellier, et maintenant Bordeaux, elle est toujours en quête d’un premier titre majeur. Il y a bien eu cette demi-finale perdue face à l’Allemagne en 2011, mais depuis… On ne revient pas sur la déception du Mondial en France l’été dernier.


                                          Déception pour les Bleues lors du dernier Mondial en France, qui n’a pas permis de décrocher son premier titre majeur (crédit photos Libération)

                                          Et pour les 50 années qui viennent ?

                                          Sarah M’Barek le souligne, 50 ans, dans la vie d’un être humain, c’est la maturité, dans le football féminin, c’est encore en France, l’âge de l’enfance : « Beaucoup de choses ont changé en cinquante ans, en particulier les conditions d’entraînement, de jeu, de préparation, la formation, l’encadrement. L’esprit des joueuses a également changé. Elles savent maintenant qu’elles peuvent être professionnelles, vivre de leur passion ».

                                          Mais pour la sélectionneuse de Djibouti, ce qui n’a pas changé, c’est la mentalité. Si les plus jeunes sont plus ouverts, beaucoup de personnes en France restent fermées, réfractaires. La comparaison avec Djibouti est à ce titre éclairante « Djibouti en est encore aux débuts du football féminin. Mais ici, filles et garçons ont les mêmes moyens, on est prises au sérieux. »


                                          Sarah M’Barek est la sélectionneuse de Djibouti depuis 2019 (crédit photos MHSC On Air)

                                          « Il faut arrêter de comparer sans cesse football féminin et football masculin, ce sont deux pratiques différentes, même si elles vont tendre l’une vers l’autre avec l’accroissement rapide des capacités athlétiques des joueuses. »

                                          Le palmarès de l’équipe de France doit également se garnir. C’est aux yeux de Sarah M’Barek, une condition importante pour le développement du football féminin en France, l’attachement du public à une équipe tricolore qui dominerait le monde du ballon rond.

                                          La fin du « C’est déjà bien ce qu’on a »

                                          Pour Annie Fortems, il est temps de taper du poing sur la table. L’ère du « c’est déjà bien ce qu’on a » doit cesser. Pour la pionnière, la voix des footballeuses doit porter plus loin, plus fort. Comme les footballeuses espagnoles en grève, comme les américaines en procès contre leur fédération pour discrimination salariale, un combat dans lequel elles ont rallié nombre de leurs homologues masculins. Des voix fortes, c’est ce qui manque encore. Une Megan Rapinoe qui porte haut les valeurs du football féminin, comme vecteur d’accueil et d’intégration de toutes celles qui veulent jouer, quelque soit leurs origines, leurs croyances, leurs orientations sexuelles. La Ballon d’Or 2019 s’est également engagée aux côtés d’Elisabeth Warren lors des primaires démocrates. Une voix également comme celle d’Ada Hegerberg, qui boycotte la sélection norvégienne pour cause d’inégalité de traitement entre équipes masculine et féminine et prend, sans relâche, la parole sur la place des femmes dans le football.


                                          Le 11 mars dernier, face au Japon, Megan Rapinoe et ses coéquipières ont joué le maillot à l’envers pour protester contre leur fédération et les écarts de salaire avec les hommes (crédit photo Ronald Martinez / AFP )

                                          Pour Annie Fortems, les joueuses sont encore trop cantonnées à la suscitation de vocations. On les voit dans des spots télévisés pour « banaliser » la pratique : « Bien sûr que c’est indispensable de montrer aux petites filles qu’elles aussi peuvent jouer au football. Cela augmentera notre vivier de joueuses, mais il faut à présent aller plus loin ».

                                          Plus loin, ce sont les mesures fortes « radicales », prônées par Annie Fortems. Professionnalisation de toutes les joueuses de D1 et D2. Salaire d’au moins 10 000€ en D1. Et à ceux qui pointent le fait que le football féminin n’a pas encore trouvé son modèle économique, Annie Fortems rétorque qu’il est à présent temps de partager les ressources entre football féminin et masculin, puisque la pratique des hommes passe avant celle des femmes depuis un siècle. A ce titre l’idée d’imposer 50% de sport féminin à la télévision est à ses yeux une bonne idée, mais qui ne doit pas servir de prétexte pour ne pas faire évoluer la situation financière des sportives.


                                          Pour Annie Fortems, fondatrice de Juvisy, le football féminin doit sortir du « C’est déjà bien ce qu’on a » (crédit photos Florence Brochoire)

                                          Sarah M’Barek alerte de la nécessité de ne pas s’endormir. L’Angleterre, les Pays Bas, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne mettent un coup d’accélérateur. Dans ce football féminin qui connaît au début de ces années 2020 un réel essor, il ne faut pas se laisser distancer. Il est important de laisser une place plus grande aux personnes de terrain, celles qui se consacrent depuis des années au football féminin et qui connaissent parfaitement ce domaine. « Nous avons à présent la chance d’avoir des personnes qui se consacrent aujourd’hui au football féminin non par défaut, mais par vocation. Il est important de les écouter. La grève des joueuses de Guingamp en février 2018 ne disait pas autre chose. C’était un message envoyé à nos dirigeants sur la situation réelle des joueuses ».

                                          Il n’est plus temps de se contenter de ce qu’on a. Le 29 mars 2020, le football féminin en France aura 50 ans. L’âge rebelle.

                                          https://www.footdelles.com/le-footba...s-age-rebelle/
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                                          • Histoire - épisode 1 - Les années 1960, prémices d'une renaissance

                                            Avant que la FFF ne reconnaissance le football féminin, il aura fallu quelques années. L'occasion de revenir en détail sur cette histoire qui remonte à 50 ans.



                                            Dès le milieu des années 1960, la pratique du football par les femmes renaît. Car quarante ans plus tôt, les femmes avaient manifesté leur intérêt pour ce sport que l'homme s'était accaparé sans laisser la moindre ouverture. Il suffit de lire le journal officiel de la Fédération qui dans son numéro du 23 février 1965 proposait une étude sur les femmes et le football aux conclusions cinglantes sous la plume de Pierre Delaunay, ancien secrétaire général de l'UEFA et de la FFF. « Il est hors de notre pensée d’admettre qu’elles puissent vraiment le pratiquer. S’agissant d’un sport où toute rudesse loyale n’est pas exclue, celui-ci est universellement considéré comme devant être joué uniquement par des hommes. (...) Outre-Rhin, nous savons que récemment, des équipes féminines ont joué entre elles. Elles auraient même envisagé de jouer en France des matches d’exhibition. Je crois que ce dernier terme caractériserait bien de semblables rencontres si elles devaient provoquer la venue de spectateurs. (...) Toute tentative organisée ne peut-être semble-t-il que vouée à l’échec, même si elle devait être encouragée ; encore une fois, le football ne s’adresse, à notre sens, qu’à la gent masculine. »

                                            C'est donc comme théâtre d'exhibition lors de fêtes locales ou de kermesses que des rencontres féminines sont organisées. Le simple intérêt de proposer ces divertissements semblent avant tout pour attirer du public et donc d'augmenter les recettes. Les choses évoluent donc très lentement mais un peu partout en France dès le milieu des années 1960, on relève quelques matchs d'exhibition de premières équipes composées de femmes. Du côté de Nice, à l'été 1964 au stade Corbella, dans un match exclusivement féminin, ce sont des hôtesses de l'air de l'aéroport qui sont en démonstration face aux hôtesses de l'accueil de Nice.


                                            Août 1964, un magazine féminin fait l'écho d'une rencontre féminine à Nice

                                            Le football se lève à l'Est


                                            La célèbre annonce parue dans L'Union est le point de départ de l'équipe rémoise


                                            En 1965, du côté d'Humbécourt (Haute-Marne), une équipe féminine rencontre les Pompiers du Village en guise de clou de la fête annuelle. Cela se répétera chaque année jusqu'en 1970. Mais une nouveauté apparait en 1967, puisque le match oppose l'équipe féminine du CS Humbécourt à une équipe composée de femmes des villages environnants. Le 20 août 1967, l'AS Gertsheim en Alsace organise une rencontre face aux Mosellanes de Woelfling devant un millier de spectateurs. En Alsace, une équipe féminine se forme au sein du FC Schwindratzheim dès 1965-1966. Dès la saison 1969-1970, une compétition est mise en place dans le Bas-Rhin dès septembre 1969 avec 9 équipes et alors que l'Alsace compte déjà 18 équipes (15 dans le Bas-Rhin et 3 dans le Haut-Rhin). Le FC Schwindratzheim le remporte en finale devant Notre Dame de Strasbourg avec notamment Marilou Duringer, dans ses rangs, qui sera l'une des grandes artisanes du développement du football féminin. Deux ans plus tard, 25 clubs évoluent dans les championnats alsaciens.

                                            Au lendemain de mai 1968, ces initiatives se multiplient dans une société en plein bouleversement. A Reims, une annonce parue le 9 juillet 1968 dans le quotidien L'Union rédigée par le journaliste Pierre Geoffroy trouve écho. Pour autant, ces joueuses n'avaient pas d'esprit féministe ou de revendication, elles voulaient, toutes jouer au foot. Les réponses sont nombreuses et surprennent Pierre Geoffroy et Richard Gaud, également salarié à L'Union et premier entraîneur. Elles sont une douzaine à rapidement répondre favorablement motivées plus que jamais.

                                            Un lever de rideau au stade Delaune entre Reims et Schwindratzheim


                                            L'équipe alsacienne du FC Schwindratzheim avec Marie-Lou Duringer en bas, troisième en partant de la droite (photo DR)


                                            Moins de deux mois après leur premier entraînement, le 24 août, ces femmes sont présentées en lever de rideau de la rencontre de Division 2 entre le Stade de Reims et Valenciennes devant près de 6 000 spectateurs lors d'un match contre le FC Schwindratzheim. Une victoire 3-1 au terme de 60 minutes grâce au doublé de Liliane Roth-Laval et au but de Michèle Darbre et dirigée par l'arbitre féminine Hortense Wittemann. Le lendemain se déroule une seconde rencontre lors de la kermesse de l’Union Sports remportée par Reims sur le score de 2-1 devant 2 000 spectateurs. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais les joueuses voulaient continuer. Le début d'une longue aventure rémoise qui va les porter à travers le monde (Tchécoslovaquie, Italie, Mexique, Canada, Haïti, États-Unis, Indonésie...). Le 27 octobre, elles rencontrent le CS Humbécourt en lever de rideau d'un match de DH à Saint-Dizier pour une victoire 10-1.

                                            En Champagne, la dynamique rémoise porte ses fruits et un Challenge du Coq Sportif est lancé le 23 mars 1969 avec 13 équipes. Le FCF Reims le remporte lors d'une phase finale à 4 organisée au stade Delaune le 29 septembre 1969 face à Marnaval (2-0). La Ligue du Nord-Est se montre dynamique avec 20 clubs qui fonctionnent à l'automne 1970 en attendant l'organisation du premier championnat régional. Fer de lance de la promotion du football féminin, le 10 novembre 1969, le FCF Reims devient la section féminine du Stade de Reims. Le club joue son premier match le 16 novembre 1969 au stade Jean Bouin de Paris en baisser de rideau de RC Paris-Neuilly - AS Aix, face à une sélection de joueuses du Nord-Est. Il entame sa tournée autour du monde, puis, participe et remporte le premier championnat du Nord Est.

                                            En région parisienne, la première section féminine naît au sein de la VGA Saint-Maur en 1967-1968 suivie par le Racing Club de Joinville en octobre 1968, qui remporte le premier championnat parisien lancé en 1971 face à la VGA (1-1, 2-0). Plus au Sud, le phénomène est le même notamment en Côte d'Azur, du côté de Nice avec le CSC Vieux Nice en juin 1968 qui effectue uniquement des entrainements puis de Menton où des basketteuses quittent les baskets pour les chaussures à crampons en 1970. Ce District crée un championnat dès 1970 avec six équipes. A Marseille, l'histoire du Stade de Reims fait écho et l'OM et remporte le championnat créé en Ligue du Sud-Est en 1970-1971.

                                            Entre 1968 et 1971, toute la France ou presque est concernée


                                            En Février 1970, Sainte-Foy-lès-Lyon foule la pelouse de Gerland


                                            Dans le Lyonnais, la pratique se développe aussi autour de Lyon. Huit clubs sont dénombrés parmi lesquels Sainte-Foy-lès-Lyon sous la houlette de Mme Toutain qui a entraîné son équipe lors du premier match féminin de l’histoire joué à Gerland, en lever de rideau d'OL - Bordeaux, le 15 février 1970 contre Saint-Maurice-de-Beynost (8-1), où encore Caluire fondé le 1er mai 1968 par une jeune Alsacienne, Marie-Christine Tschopp qui sera plus tard capitaine de l'équipe de France. A la base de cette fondation, la constitution d'une équipe de copines à l'occasion d'une fête locale. Caluire réalise le doublé, championnat-coupe en Ligue du Lyonnais en 1971-1972. En mars 1970, l'AS Montchat crée aussi son équipe puis à Toussieu, l'équipe féminine prend naissance le 14 juillet 1970. En juin 1970, un premier tournoi organisé à Lyon voit la victoire de Caluire face à Sainte-Foy. A Saint-Étienne, le FC Saint-Étienne se lance aussi en novembre 1970 puis l'ASSE ouvre une section féminine en novembre 1970 qui aura l'honneur de jouer en lever de rideau des Verts le 2 juin 1972. Le championnat de la Loire apparait finalement en 1971-1972 avec huit équipes. Tout au Nord, c'est du côté de Dunkerque puis de Bergues que sont recensées les premiers équipes en 1970. Etrouengt crée aussi son équipe en 1971 à l'occasion d'une kermesse. Quelques équipes sont aussi localisées dans l'Aisne rattachée à la Ligue de Picardie.

                                            A l'Ouest, les premières équipes féminines se signalent en 1968 du côté de la Saint-Aubin de Guérande et l'AS Gagnerie à Saint-Herblain en Loire-Atlantique. Dix clubs existent officiellement et se lancent dans le premier championnat organisé en Ligue Atlantique à compter du 6 décembre 1970. En Ligue du Centre, un championnat à six clubs est organisé et l'Arago Sport Orléans créé en 1970 par Bernard Ranoul est la première équipe du Loiret, participant à sa première compétition en 1971 dans le championnat d'Eure-et-Loire. Le District de l'Indre organise aussi son premier championnat dominé par la Berrichonne de Châteauroux. Enfin, la Ligue du Centre-Ouest n'est pas en reste et recense pour sa part 21 équipes parmi lesquelles Soyaux. Dès 1968, l'Association Sportive de Soyaux crée en son sein une section féminine afin de la faire participer à des fêtes de village et à des tournois où se rencontrent des équipes féminines. Le 1er match officiel de la section a lieu le 20 mars 1971 au stade Chanzy d'Angoulême avec Claude Fort, son entraîneur toujours présent au club.

                                            Quelques régions mettront plus de temps à voir la pratique féminine se développer. Quelques équipes se forment en Lorraine, Normandie et Picardie existent bien en 1970 mais ne permettent pas l'organisation de championnats immédiatement. La Bretagne étonnamment, Midi, Corse, Auvergne, Bourgogne et Franche-Comté sont aussi plus longues à se développer, les trois premières attendant l'année 1973.

                                            Alors que plusieurs fédérations indépendantes et dédiées à la pratique féminine se créent en Europe à l'image de la Tchécoslovaquie, l'Italie (1968), l'Angleterre (1969), en novembre 1969, un article du journal sportif français Miroir Sprint appelle à la création d'une Fédération française de football féminin. Toujours pas reconnues par les instances fédérales, les Rémoises pensent à créer leur propre « fédé ». « C'est là qu'ils se sont dit, on ne peut pas les laisser filer... » analysait Ghislaine Souef-Royer, parmi les premières joueuses rémoises.

                                            >> A suivre...

                                            Dimanche 29 Mars 2020
                                            Sebastien Duret

                                            https://www.footofeminin.fr/Histoire...ce_a16583.html
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                                            • Histoire - épisode 2 - ll y a 50 ans, la reconnaissance fédérale

                                              29 mars 1970 est souvent cité en référence pour la reconnaissance du football féminin. Mais dès août 1969, le Conseil Fédéral a été interrogé sur le sujet, autorisant la pratique féminine avant de la généraliser.


                                              Les Rémoises s'entraînent et leurs dirigeants se lancent dans un combat pour la reconnaissance (photo SDR)



                                              L'élan donné par plusieurs équipes incitent certaines Ligues à l'été 1969 a interrogé la FFF pour connaître sa position. Lors de sa séance du 30 août 1969, le Conseil Fédéral sous la Présidence de Jacques Georges répond aux demandes d'informations présentées par les Ligues du Lyonnais et du Sud Est. Le Conseil donne alors son "accord de principe" en vue de la création de sections féminines au sein des clubs affiliés de la FFF. Les Ligues régionales disposent pour la première fois de la latitude pour délivrer des licences dans les mêmes conditions que les joueurs.

                                              Pour autant, le Conseil Fédéral précise ne pas autoriser la pratique de ces joueuses en mixité, ni les modalités pour la création d'épreuves féminines précisant : "intervenir ultérieurement après un examen approfondi". Il est alors demandé à la Commission Centrale Médicale, jusqu'alors défavorable à la pratique des femmes, et à l'Instructeur National, Georges Boulogne de réaliser un rapport. Le 19 septembre, le Conseil Fédéral précise les modalités avec la constitution d'un groupe de travail qui étudiera les modalités visant à la création d'épreuves féminines après examen des rapports demandés. Néanmoins, avant de donner aux propositions qui seront établies sur les divers points un caractère définitif ou avant de le soumettre à la censure de l'Assemblée Fédérale, le Conseil réunira selon les nécessités les Présidents et Secrétaires des Ligues, les membres du Conseil d'Administration du Groupement du Football Professionnel et les Présidents des clubs de 1re et 2e divisions.

                                              30 août 1969, première date décisive



                                              Alors que Gilles Delamarre milite dans Miroir Sprint pour la création d'une 4F, Fédération Française de Football Féminin. Pierre Geoffroy déclare alors un an plus tard dans un article paru en 1971 dans l'Union que la FFF avait décidé de créer une Commission Spéciale pour contrôler le mouvement et éviter qu'il ne lui échappe, alors même qu'ils étaient peu nombreux à porter intérêt au football féminin.

                                              Étape suivante, lors de l'Assemblée Fédérale du 13 février 1970. Un an après son arrivée à la Présidence de la FFF, Jacques Georges qui avait ordonné de nombreux groupes de travail pour développer le football français qui comptait alors 600 000 licenciés, voit de nombreuses propositions formulées aux dirigeants avec en ligne de mire la volonté d'atteindre le million de pratiquants. L'AG fait état d'un large programme d'actions issus de groupes de travail. De très nombreuses propositions étaient formulées notamment le développement du football de masse à travers les jeunes, le foot à effectif réduit, l’amélioration du football d'élite.

                                              Toujours dans le cadre du football de masse, le Conseil Fédéral décide la création prochaine d'une commission chargée d'animer ce secteur "particulier". Alors que le 7 mars 1970, à l’initiative du club rémois, une réunion est organisée indépendamment de la FFF au club du Coq Sportif. La FFF nomme lors du Conseil Fédéral suivant réuni les 28 et 29 mars 1970 à Cannes sa Commission d'étude chargée de l'organisation nationale du football féminin. Celle-ci comprend dix personnes issues de différents territoires moteurs : trois femmes Martine Augustin (de Nantes), Mlle Deldick, Mme Emilie Toutain (du Lyonnais) et sept hommes : Pierre Geoffroy (Reims), M. Bardiaux, Maurice Lecomte, Marcel Le Gal (Sézanne), Robert Petitqueux (Nice), Louis Petitot (Président de la Ligue du Nord-Est) et Alfred Tugend (Schwindratzheim).

                                              Cette commission se réunira une première fois le samedi 2 mai au siège de la FFF. Suite à cette dernière, M. Louis Petitot rapporte l'étude réalisée sur la situation du football féminin au Conseil Fédéral des 12 et 13 juin 1970.

                                              Des premières règles définies par la FFF


                                              En 1969-1970, les premières joueuses sont licenciées comme celle de Marilou Duringer en mars 1970 mais la spécificité féminin est précisée la saison suivante


                                              Le 24 juillet 1970, le Conseil Fédéral, après avoir entendu Fernand Sastre, décide de la prise en charge de l'organisation du football féminin par une Commission centrale, qui sera nommée par le Conseil Fédéral.

                                              Plusieurs dispositions relatives au jeu sont arrêtées :
                                              - Durée des matchs : deux fois 35 minutes
                                              - Dégagement de la gardienne de but, autorisée à avancer jusqu'aux 16 mètres en faisant rebondir la balle au sol
                                              - Fautes de main : indulgence demandée aux arbitres en cas de protection instinctive de la poitrine
                                              - Remplacement des joueuses : trois remplaçantes sans possibilité de faire entrer la même joueuse
                                              Par ailleurs, il est souhaitable que les gardiennes de but utilisent un système de protection de la poitrine.

                                              Une circulaire précisant les modalités de qualification des joueuses a également été délivrées aux Ligues régionales. Les Licences Jeunes sont délivrées aux joueuses nées en 1956 et après, les autres, nées avant 1956, sont licenciées adultes, aucun surclassement ou déclassement n'étant autorisés. Elles seront 2 170 à l'issue de la saison 1970-1971 puis 4 900 un an plus tard.

                                              Autres spécificités adoptées, les corners tirés aux 18 mètres, ou encore l'utilisation d'un ballon "minimes". Néanmoins, ces deux points pouvaient avec accord des deux équipes être modifiés pour une pratique classique.

                                              La première Commission Centrale Féminine nommée en août 1970

                                              Pour la saison 1970-1971, la Commission est nommée le 29 août 1970. Neuf personnes la constituent avec deux femmes ! Mlles Martine Augustin, Mme Emilie Toutain, sept hommes dont le futur sélectionneur Pierre Geoffroy, et Jean Flageul (Nancy), Marcel Le Gal, Pierre Leprou, Robert Petitqueux, Louis Petitot et Alfred Tugend. M. Jean Sadoul est par ailleurs nommé délégué du Conseil Fédéral pour cette Commission. Louis Petitot, par ailleurs de la Ligue du Nord Est est nommé président, Mme Emilie Toutain, vice-Présidente. Marcel Le Gal, entraîneur de Sézanne, est nommé secrétaire de cette Commission. Il est chargé d'élaborer un statut féminin, soumis ensuite à la Commission centrale des Statuts et Règlements. Celui-ci est adopté lors de l'Assemblée Fédérale du 24 juin 1972 à Royan et mis en application dès la saison 1972-1973. Deux catégories de joueuses existent alors les "Jeunes" de moins de 15 ans et les Adultes. Rapidement une troisième catégorie pour les plus jeunes est créée puis le temps de jeu passe à 2 périodes de 40 minutes en adultes.

                                              Une première étape concrétisant le chemin parcouru depuis l’époque, pas si lointaine, où il était encore écrit en février 1965 dans le magazine France Football : "Toute tentative organisée ne peut être semble t-il que vouée à l’échec. Encore une fois, le football ne s’adresse, à notre sens, qu’à la gent masculine." Finalement l’apparition de clubs féminins un peu partout en France a pourtant contraint les dirigeants à accepter l’idée de voir des filles pratiquer ce sport.

                                              A cette même occasion, le Conseil Fédéral autorise le déroulement de la rencontre internationale le 19 septembre 1970 d'une sélection française mais l'histoire ne fut pas si simple...

                                              >> A suivre

                                              Dimanche 29 Mars 2020
                                              Sebastien Duret

                                              https://www.footofeminin.fr/Histoire...le_a16584.html
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                                              • FFF : Le cap des 200.000 licenciées a été franchi
                                                Publié le 29 mars 2020 11:23




                                                La Fédération Française de Football a annoncé avoir franchi le cap des 200.000 licenciées. Un chiffre communiqué alors que le 29 mars coïncide avec les 50 ans de la reconnaissance du football féminin par les instances fédérales.

                                                Ce chiffre de 200.000 inclut aussi bien les joueuses (158.364), les éducatrices et entraîneures, les arbitres et dirigeantes. La barre des 100.000 avait elle, été franchie en 2013. Spécifiquement pour les joueuses, c'est en février 2016 que la FFF avait annoncé avoir atteint le chiffre des 100.000. La courbe s'est donc accentuée ces dernières années, alors que la FFF dénombrait moins de 90.000 licenciées en 2012, avec moins de 60.000 joueuses.

                                                Des chiffres qui montrent également qu'il faudra attendre avant de pouvoir mesurer pleinement un « effet Coupe du Monde 2019 ». Avant le Mondial, Brigitte Henriques, vice-présidente de la FFF, avait d'ores et déjà annoncé un objectif de 250.000 licenciées, dont 200.000 joueuses comme prochaine étape. Dans l'immédiat, la hausse actuelle s'inscrit dans un mouvement initié depuis une dizaine d'années, et qui pour le moment ne semble pas ralentir.

                                                La rédaction

                                                https://www.coeursdefoot.fr/event/ff...a-ete-franchi/
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                                                • UEFA - Reports des matchs des Bleues en juin, annulation de l'Euro U19F et report de l'Euro U17F

                                                  A l'issue d'une réunion organisée ce mercredi midi en visioconférence avec l'ensemble des 55 fédérations, plusieurs décisions majeures ont été prises par l'instance.





                                                  Tous les matchs de qualifications de l'Euro 2021 prévus en juin dont les deux des Bleues face à l'Autriche et au Kazakhstan sont reportés jusqu'à des dates non arrêtées. Cela va permettre de libérer des dates pour les championnats nationaux.

                                                  Les phases finales des Championnats d'Europe jeunes féminins sont aussi concernés de manière différente. L'Euro U19F qui n'est pas qualificatif prévu en juin est aussi alors que les Tours Elite début avril avaient été reportés dans un premier temps.

                                                  Pour l'Euro U17F, qualificatif pour la Coupe du Monde U17F normalement prévu en Inde en novembre prochain, la phase finale qui devait avoir lieu début mai en Suède est reportée, alors même que les Tours Elite restent à jouer pour déterminer les équipes qualifiées.

                                                  L'Euro 2021 reporté ?

                                                  Si l'instance européenne ne s'est pas encore prononcée sur la phase finale de l'Euro 2021 en Angleterre, le report de l'Euro masculin du 11 juin au 11 juillet 2021 et celui des Jeux Olympiques du 23 juillet au 8 août 2021 devrait avoir pour incidence de modifier les dates de l'Euro féminin possiblement reporté en 2022.

                                                  Mercredi 1 Avril 2020
                                                  Sebastien Duret

                                                  https://www.footofeminin.fr/UEFA-Rep...7F_a16586.html
                                                  Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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                                                  • FFF - Communiqué : reprise ou arrêt, décision différée

                                                    La Fédération Française de Football, à l’issue d’un Comité exécutif qui s’est déroulé ce matin du 3 avril 2020, tient à rappeler que face à la crise sanitaire que traverse notre pays, la priorité du football est à la lutte contre la pandémie du coronavirus, la santé de tous, dans le respect scrupuleux des consignes de confinement et des gestes barrières.





                                                    Le président de la FFF, Noël Le Graët, a pris la décision de suspendre les activités de l’ensemble des championnats, des écoles de football et des clubs amateurs dès le 12 mars dernier, aussitôt après les déclarations du président de la République, afin de contribuer de manière exemplaire et solidaire à l’effort collectif national pour combattre la pandémie de coronavirus.

                                                    Cette crise sanitaire entraîne de nombreuses inquiétudes compréhensibles dans le monde du football amateur, parmi les présidents de ligue, de district et les dirigeants de clubs. La FFF a parfaitement conscience de la situation, sur le plan sportif, social et économique. Elle-même subira les retombées négatives de cette crise, avec le report des quatre matches de l’équipe de France A, l’incertitude concernant la finale de la Coupe de France, notamment.

                                                    Dans ce contexte, la FFF souhaite rappeler la mission du football ainsi que les principes des décisions qui seront prises. Le choix de reprendre ou non les compétitions reposera sur le seul intérêt général. Ne pas reprendre les championnats, alors que les conditions sanitaires le permettraient, pourrait être catastrophique sur le plan du rôle social que joue le football au sein de la société, tous les jours, sur l’ensemble du territoire.

                                                    La possibilité de reprise existe toujours, l'annonce d'un arrêt prématuré

                                                    À ce stade de la crise sanitaire, il est encore difficile de se projeter dans la période post-pandémique. Mais la possibilité de reprise de nos championnats existe toujours. Il serait donc prématuré de prononcer aujourd’hui l’arrêt de la saison.

                                                    La FFF prendra ainsi la décision de reprendre les championnats ou de les arrêter à l’issue de la période actuelle des mesures de confinement. Cette décision tiendra compte de l’ensemble des critères : l’impact sur nos clubs et nos licenciés, les conditions de reprise possibles au regard des critères de santé publique, ainsi que les conditions de préparation pour les joueurs.

                                                    Plusieurs fins possibles mais une décision uniforme sur le territoire

                                                    Cette décision s’appuiera également sur les principes suivants :
                                                    - Une reprise des compétitions ne signifierait pas disputer l’intégralité des journées qu’il reste à disputer pour aller au bout des championnats. Il est exclu d’imposer un rythme de reprise irréaliste, en fonction du niveau des championnats, pour les faire aller à leur terme. Une réalisation partielle de la saison sera envisagée.
                                                    - La date de fin des championnats sera logiquement dépendante du niveau de compétition. Ainsi, pour les championnats régionaux et départementaux, il n’est pas envisageable d’aller au-delà du 30 juin.
                                                    - Un système avec montée et sans descente, la déclaration d’une saison blanche pour les championnats nationaux, est exclu. Cette décision ne répondrait en effet à aucune logique sportive. Si le championnat en cours est réputé pouvoir délivrer un verdict dans un sens, il en est de même dans l’autre.
                                                    - Quel que soit le sort des compétitions sur la fin de saison, les règles de fixation des classements seront établies au niveau national, et homogènes sur l’ensemble du territoire.

                                                    Création d'un fonds exceptionnel de solidarité

                                                    Sur le plan économique, la Fédération assure que l’intégralité du budget alloué au football amateur cette saison (86 M€) sera maintenu. L’ensemble des aides prévues seront distribuées, indépendamment de l’arrêt des activités sportives. Les clubs nationaux ont ainsi perçu cette semaine le versement de 6,5 M€. Des avances de trésorerie sont également consenties pour répondre aux urgences.

                                                    Afin de soutenir les clubs en difficulté, la Fédération a pris la décision d’ajouter à ces budgets un fonds exceptionnel de solidarité, avec la participation des ligues et des districts. Ce fonds de solidarité supplémentaire sera mis en place dans les prochaines semaines pour venir en soutien des clubs amateurs parmi les plus impactés économiquement par les retombées de cette crise sanitaire.

                                                    Vendredi 3 Avril 2020
                                                    Sebastien Duret

                                                    https://www.footofeminin.fr/FFF-Comm...ee_a16587.html
                                                    Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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