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  • FFF - Le football féminin à l'honneur de l'Assemblée Fédérale

    Ce samedi 14 décembre à Paris se tenait l'Assemblée d'hiver de la FFF. Le football féminin et la Coupe du Monde ont été à l'honneur dans le rapport moral présenté par la Vice-Présidente de la FFF Brigitte Henriques.


    Coupe du monde féminine 2019 : une grande réussite


    En compagnie de Erwan Le Prévost, directeur du Comité Local d'Organisation, Brigitte Henriques, a présenté le bilan de l'organisation de la Coupe du monde féminine de la FIFA, France 2019 (du 7 juin au 7 juillet dernier, 52 matches), et des effets bénéfiques dans les territoires qui se sont mobilisés pour cet événement. La FFF a consacré un budget de 16 M€ sur deux saisons au volet "Héritage" lié à cette Coupe du monde. "Son héritage, qui se matérialise déjà avec bientôt 200 000 licenciées, sera celui de tous les clubs et districts, et de toutes les ligues" a souligné Brigitte Henriques

    Concernant la compétition, elle s'est achevée sur un bilan positif en termes d'organisation, sportif, populaire et médiatique :
    - 1 080 000 billets vendus (pour un objectif initial de 772 000).
    - 80 % de taux de remplissage des stades, 16 matches à guichets fermés, 31 % de spectateurs venus de l'étranger, 404 000 personnes dans les fans-zones.
    - 52 000 places offertes à des populations défavorisées.
    - 9,9 millions de téléspectateurs en moyenne sur TF1 pour les matches de l'Équipe de France Féminine, 999 000 en moyenne sur Canal + dont 12,13 millions pour France - Brésil
    - 1,12 milliard de téléspectateurs dans le Monde dont 60,67 millions pour France - Brésil
    - 1 872 articles de presse écrite
    - 2 500 volontaires

    FFF - Le football féminin à l'honneur de l'Assemblée Fédérale

    Une dernière année de mandature

    Pour la saison 2019-2020, dernière de la mandature en cours, quatre grands objectifs ont été présentés par Florence Hardouin dans le cadre du projet "Ambition 2020" où la pratique féminine reste un axe majeur.

    Dimanche 15 Décembre 2019
    Sebastien Duret

    https://www.footofeminin.fr/FFF-Le-f...le_a16391.html
    Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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    • International - L'OL acquiert le club de REIGN FC

      L’Olympique Lyonnais a annoncé que les discussions exclusives engagées depuis le 25 novembre dernier en vue de l’acquisition du Reign FC, membre fondateur de la NWSL (National Women’s Soccer League), ont abouti à la signature d’un contrat de rachat des actifs du club pour un montant de 3,51 m$.





      Ces actifs seront portés par une société de droit américain nouvellement créée et détenue à hauteur de 89,5% par OL Groupe, représentant un investissement de 3,145 m$. Bill Predmore, précédent investisseur et dirigeant du Reign FC, détiendra 7,5% du capital. Tony Parker, 4 fois champion NBA, Président de LDLC ASVEL (club de basketball détenteur des titres de champion de France féminin et masculin) et ambassadeur de la marque OL aux États-Unis, investira également à hauteur de 3%.

      Avec cette acquisition, OL Groupe devient, via la nouvelle structure américaine, actionnaire de la NWSL, aux côtés des autres équipes. Le championnat NWSL se jouera entre 9 équipes en 2020 sur 24 journées avant une phase de play-offs.

      Jean-Michel Aulas assurera la présidence du Conseil d’Administration au sein duquel siègera également Tony Parker. Bill Predmore sera le CEO du club, accompagné d’un COO nommé par OL Groupe. La finalisation de l'opération est prévue en janvier prochain.

      Les principaux objectifs de cet investissement sont :
      - la mise en place d’un projet sportif ambitieux aux États-Unis et la volonté d’accompagner le Reign FC au plus haut niveau, comme l’Olympique Lyonnais a su le réaliser avec son équipe féminine en Europe. Deux joueuses qui ont porté les couleurs de l’Olympique Lyonnais figurent actuellement dans l’effectif du Reign FC : Megan Rapinoe et Jessica Fishlock.
      - le développement de la marque OL sur le territoire américain, grâce à une visibilité accrue et à la volonté de mettre en place des synergies B2B et de communication entre les 2 équipes sur les 2 continents ;
      - la consolidation de la place de l’Olympique Lyonnais, engagé depuis plus de 10 ans et précurseur en France, en tant qu’acteur référent du football féminin dans le monde ; le succès de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2019, dont les demi-finales et la finale se sont jouées au Groupama Stadium, a démontré l’attractivité nouvelle du football féminin et sa globalisation ;
      - le partage de compétences et de savoir-faire en termes de formation des jeunes joueuses à travers un partenariat noué entre les académies des deux clubs.

      https://www.footofeminin.fr/Internat...FC_a16400.html
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      • Espagne : Un pré-accord signé pour la création d'une convention collective du football féminin
        Publié le 21 décembre 2019 12:53



        La Primera Iberdrola se rapproche encore de la mise en place d'un statut professionnel pour les joueuses de l'élite du football espagnol. Après la grève des joueuses en novembre dernier, les négociations qui ont suivi ont abouti cette semaine à un pré-accord, qui doit désormais être validé d'ici le 15 janvier 2020.


        Le texte final n'est pas encore signé, mais les négociations semblent avoir avancé de manière décisive en Espagne. Les joueuses de Primera Iberdrola pourraient donc disposer d'une convention collective, sur la base du pré-accord établi cette semaine. Un texte qui garantit un salaire annuel minimum, des règles concernant le temps de travail et les repos, mais également en cas de blessure ou de grossesse.

        Ce pré-accord a été signé vendredi, alors que des divergences semblaient subsister seulement quelques jours plus tôt. D'éventuelles différences qui auraient fait planer de nouveau la menace d'une grève des joueuses, à l'image de celle observée les 16 et 17 novembre dernier, entraînant l'annulation des 8 rencontres de la 9e journée.

        Un texte qui offre des garanties aux joueuses

        Le pré-accord validé hier, reprend largement les demandes des joueuses et de l'AFE (Association des Footballeurs Espagnols, syndicat majoritaire chez les joueuses espagnoles). Le salaire minimum serait fixé à 16.000 euros par mois pour les joueuses à plein temps (équivalent de 35h par semaine, calculées par semestre). Pour les joueuses à temps partiel, le plancher est fixé à 75 % d'un temps plein (trois-quarts temps).

        En principe aucune joueuse ne pourra donc être payée moins de 12.000 euros, lorsqu'elle est à temps partiel. Cette nouvelle règle va notamment entraîner des augmentations de salaire, pour toutes les joueuses dont le temps de travail est aujourd'hui inférieur au seuil des 75 %. Des mécanismes qui pourraient immédiatement augmenter les revenus de 30 à 40 % des joueuses de première division en Espagne.

        Cet accord garantirait des temps de repos (1 jour et demi minimum par semaine) et de vacances (30 jours), mais aussi l'assurance de continuer à percevoir l'intégralité de son salaire en cas de blessure. Les joueuses en période de grossesse verraient également leur contrat garanti, voir prolongé si « l'heureux événement » intervient pendant la dernière année de contrat.

        Cet ensemble de règles et de droits seraient retranscrit dans un texte qui compterait 43 articles, et qui à sa manière établirait donc un statut professionnel pour les joueuses évoluant en Primera Iberdrola. Un accord potentiellement historique qui attend désormais d'être ratifié par les différentes parties, avant le 10 janvier, puis ratifié le 15 janvier 2020. Il s'appliquerait dès cette saison (de manière rétroactive à partir du 1er juillet 2019) et serait prolongé de saison en saison.

        Un accord en suspens

        L'ACFF (Association des Clubs de Football Féminin), qui représente 13 des 16 clubs de Primera Iberdrola a conditionné « l'entrée en vigueur » de cette convention à « l'obtention des ressources suffisantes » pour « permettre de répondre aux obligations contenues dans le pré-accord ». Une clause qui renvoie notamment au conflit entre la Fédération Espagnole (RFEF), l'ACFF et le groupe de télévision Mediapro au sujet des droits TV de la Primera Iberdrola.

        Pour l'ACFF, l'enjeu est d'avoir accès au Programme Élite créé par la RFEF et qui garantit une somme de 500.000 euros par clubs. L'adhésion à ce programme est pour le moment conditionné par la Fédération au retrait des clubs concernés de l'accord de droits TV avec le groupe Mediapro, diffuseur de la Primera Iberdrola.

        L'ACFF et Mediapro souhaitent au contraire qu'un compromis soit trouvé pour permettre à Mediapro de continuer à diffuser les matches du championnat espagnol (2 rencontres par semaine), avec de l'argent versé aux clubs pour la cession des droits TV, tout en donnant accès aux clubs au Programme Élite de la RFEF et les sommes associées.

        Une situation qui maintient pour le moment l'incertitude sur la viabilité d'un tel accord, avec des tractations qui vont donc se poursuivre dans les prochaines semaines. Une dernière période d'incertitude alors que cette convention collective représente le possible aboutissement de négociations entamées à l'automne 2018.


        Photo : AFE
        Hichem Djemai

        https://www.coeursdefoot.fr/event/es...tball-feminin/
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        • A Tahiti, Stéphanie SPIELMANN contribue à développer la pratique féminine

          Arrivée il y a cinq ans à Tahiti, l'ex-Fédinoise Stéphanie Spielmann contribue au développement du football féminin à l'autre bout du Monde. Elle a également participé au programme de mentorat initié par la FIFA et a intégré le staff belge au cours de l'année 2019




          Pouvez-vous nous rappeler votre parcours en France métropolitaine ?

          Je n'ai joué uniquement qu'au FC Vendenheim. Jocelyne KUNTZ fut la première à m'offrir la possibilité de découvrir la D1 lors de la saison 2005/2006 puis j'ai eu comme coach pendant deux saisons Dominique STEINBERGER avec lequel nous avons été championne de France de D2 2006/2007, puis la saison suivante, avons obtenu une belle 7ème place en D1. L'année suivante j'ai commencé à travailler pour le club. Tout d'abord en entraînant les U16, puis ensuite, j'ai été nommé entraîneur de l'équipe réserve pendant cinq saisons. J'ai passé mes diplômes d'entraîneur jusqu'à l'obtention de mon Brevet d'Etat 1er degré en juin 2012 puis de mon BEF par la suite. Je dois énormément au FC Vendenheim et à toutes les personnes que j'y ai côtoyées.

          Comment s’est produite l’opportunité d’aller à Tahiti ?
          J'ai eu la chance d'y aller en vacances en 2009. J'ai tout de suite voulu aller rencontrer des joueuses de football et voulu en savoir plus sur le championnat local. En rentrant en métropole et après un gros coup de cœur pour l'île, j'ai appris qu'en 2011, tout avait été arrêté pour le football féminin sur l'île. C'est donc avec cette idée en tête plus l'envie de découvrir réellement Tahiti que j'ai quitté le FC Vendenheim en décembre 2014 pour rejoindre Tahiti.

          "Les sélections relancées"


          Stéphanie Spielmann avec le staff belge dans le cadre du programme de mentorat organisé par la FIFA

          Que représente la pratique féminine dans ce pays ?

          Nous avions pour cette saison, trois championnats (U16 en foot à 5, U23 et Seniors en foot à 9). Le contexte à Tahiti est particulier puisque nous sommes à la fois une fédération directement rattachée à la FIFA et à l'OFC mais nous sommes également la ligue de Polynésie rattachée à la FFF. Ceci est une vraie force et c'est très enrichissant de pouvoir s'inspirer de différentes politiques, de plans de formations ou de développement. Pour le football féminin par exemple, nous mettons en place des actions FIFA, OFC mais également FFF.

          Quelles sont les missions ?
          Je suis en charge du développement du football féminin pour la Polynésie au sein de la Direction Technique dont le directeur est Patrice FLACCADORI. On m'a également demandé de relancer la Sélection A féminine et de créer les premières Sélection U17F et U19F.



          A propos de la sélection nationale ? Quelle est son histoire ? Ses meilleures performances ?
          En 2011, tout s'est arrêté pour le football féminin, y compris pour les sélections féminines. La volonté de la FTF et du Président Thierry ARIIOTIMA était que Tahiti soit à nouveau présent sur la scène internationale. Nous avons donc redémarré en 2017 avec la première Sélection U16F et une participation aux éliminatoires pour les qualifications à la Coupe du Monde U17. L'année suivante avec l'équipe Seniors. Enfin en 2019, la première Sélection Nationale U19 de Tahiti a pris part aux éliminatoires OFC et a ramené pour la première fois une belle médaille de bronze.


          Un programme de mentorat avec le sélectionneur belge


          Stéphanie Spiemann à droite avec le staff belge


          Afin d'assurer la croissance du football féminin sur le terrain et en dehors, les grands noms et les futures stars de l'entraînement féminin ont été réunis pour participer au tout premier Programme de mentorat d'entraîneures de la FIFA. Des vainqueures de Coupes du Monde Féminines de la FIFA seniors et dans les catégories de jeunes, des médaillées d'or olympiques et techniciennes qui ont contribué à changer le visage du football dans leur pays, ont été jumelées à des talents émergents pour apporter leurs conseils, leur expérience et leurs connaissances à la prochaine génération d'entraîneures. Plus de 80 candidats avaient posé leur candidature pour participer à la première édition. Quelques 21 paires ont participé au cours de l'année 2019 à une année de communication directe. Ainsi Stéphanie Spielmann a été retenue. Elle a ainsi intégré en immersion le staff de la sélection A de Belgique avec pour mentor Ives Serneels. La clôture de ce dispositif a eu lieu les 2 et 3 décembre à Zurich au siège de la FIFA.


          Des Tahitiennes en Europe


          Vaihei Samin à gauche avec Stéphanie Spielmann


          L'arrivée de Stéphanie Spielmann à Tahiti a permis de faciliter l'arrivée de jeunes joueuses talentueuses en Europe. Ainsi Kiani WONG au Pôle de Strasbourg évoluait au FC Vendenheim puis à Cardiff cette saison. Vaihei SAMIN est pour sa part au pôle de Tours et actuellement à Fleury 91

          A Tahiti, Stéphanie SPIELMANN contribue à développer la pratique féminine

          Mardi 7 Janvier 2020
          Sebastien Duret

          https://www.footofeminin.fr/A-Tahiti...ne_a16409.html
          Since 2004. 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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          • Arsenal a fait illusion pendant un temps mais c'est dramatiquement faible, elles sont en train de prendre la raclée de l'année. Le PSG va s'amuser avec, j'ai bien peur que ce ne soit encore elles qu'on retrouve en quarts

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            • Le rachat du Reign FC par OL Groupe confirme les ambitions planétaires de Jean-Michel Aulas
              Philippe Jallon | 15 janvier 2020



              Pourquoi l’Olympique lyonnais (à travers OL Groupe) et Jean-Michel Aulas ont-ils acquis le Reign FC, club 100 % féminin où évoluent Megan Rapinoe et Allie Long ? Certainement pas pour faire de la figuration aux États-Unis ni pour limiter leurs ambitions au territoire états-unien. Cette emplette de luxe formalise le vœu de transformer la marque OL en plaque tournante dans l’univers féminin du football.


              Dévoilée le 10 octobre 2019, négociée dès le 25 novembre, officialisée le 19 décembre 2019 et finalisée en janvier 2020. L’acquisition du Reign FC par la maison mère de l’OL ne représente ni un coup de tête, ni un coup de dés, ni un coup isolé, ni un coût prohibitif. Il s’agit là d’une opération à la fois sportive, financière et stratégique mûrement réfléchie. Tous les éléments officiels de cette opération le confirment, de même que toutes ses implications potentielles.

              Rappel des faits

              Le Reign FC a cofondé en 2012 la NWSL (National Women’s Soccer League), dont le championnat passera de neuf clubs en 2019 à douze clubs pour la nouvelle saison qui commence en avril 2020. Établi au nord-ouest des États-Unis dans la ville de Tacoma, à une cinquantaine de kilomètres de Seattle, le Reign FC dispose à la fois d’une équipe première et d’un centre de formation de footballeuses de tout niveau, en particulier celui de l’élite.

              La championne du monde et Ballon d’or 2019, Megan Rapinoe, est la joueuse emblématique de ce club qui compte parmi son effectif la Galloise Jessica Fishlock. Les deux femmes ont déjà porté le maillot de l’OL et ont dit tout le bien qu’elles pensaient du rachat du Reign FC par Lyon.

              Une pluie de compétences

              Avant même d’évoquer le volet contractuel de la transaction proprement dite, faisons un peu de name dropping en soulignant la présence de personnages clés lors de l’annonce officielle du rachat. Il y avait bien sûr Bill et Theresa Predmore, les fondateurs et désormais actionnaires minoritaires du club américain, de même que Jean-Michel Aulas, patron de l’Olympique lyonnais et président de sa maison mère OL Groupe.

              La présence de trois autres personnes suggère un non-dit de l’opération, en l’occurrence le geste stratégique et la formidable ambition qui la sous-tendent. L’ancien basketteur Tony Parker, patron de l’Asvel (Villeurbanne), ambassadeur international de l’OL, ami personnel et partenaire en affaires d’Aulas avait fait le déplacement, de même que Sonia Bompastor, qui dirige le centre de formation des footballeuses de l’OL. Enfin, Amanda Duffy, la présidente de la NWSL, était aussi sur la tribune.

              Jean-Michel Aulas passe un contrat

              Jean-Michel Aulas, infatigable promoteur du football au féminin, ne limite plus à l’Hexagone ou à l’Europe ses ambitions pour le sport roi pratiqué par les reines du stade. Il y a fort à parier que le contrat, revu et corrigé par un bataillon de juristes, contient des clauses révélatrices à cet égard.

              Notons que lors de la présentation officielle du rachat à Tacoma, Jean-Michel Aulas n’a rien dit du patrimoine culinaire et architectural de l’ancienne capitale des Gaules. Il a d’emblée mis en avant la dimension entrepreneuriale, le pouvoir d’achat et le vif intérêt de Lyon pour les affaires à haut niveau. L’ère n’est plus à l’absorption en 2004 de la section féminine du FC Lyon, mais à la préparation d’un projet galactique, tant par le rayonnement du Reign FC, de l’OL et de leurs joueuses dans leurs propres championnats, que par l’exportation de la marque et du savoir-faire de l’OL sur l’ensemble de la planète.

              Le contrat de cession (3,15 millions d’euros) stipule que Theresa et Bill Predmore conservent 7,5 % des parts du Reign FC, que Tony Parker en acquiert 3 % et qu’OL Groupe détient 89,5 % du capital. Si Jean-Michel Aulas devient président du conseil d’administration du Reign FC, le fondateur du club continue au quotidien de le diriger (CEO) et la fondatrice reste à la tête de la Reign Academy, le centre de formation que le club consacre uniquement aux footballeuses.

              Une stratégie audacieuse

              Tous les éléments que l’on vient d’énumérer préfigurent sans nul doute une opération à grande échelle et à nombreuses ramifications. Répondons d’emblée à la question la plus basique : oui, bien sûr qu’OL Groupe et Aulas veulent remporter à la fois le championnat américain avec Reign FC et le championnat français avec l’OL. Mais il faut voir encore plus loin et offrir un enracinement encore plus profond.

              La formation voit double

              La présence de Sonia Bompastor à Tacoma en décembre dernier et le maintien de Theresa Predmore à son poste n’ont rien d’anecdotique. C’est d’abord et avant tout par la formation que les deux clubs veulent sceller l’excellence de leur coopération, autant dire de leur sororité. De fait, les deux clubs offrent une prometteuse complémentarité. L’OL est connu pour la qualité de son centre et de ses équipements de formation, comparables à ceux des hommes, tandis que le Reign FC jouit à Tacoma d’un stade beaucoup plus impressionnant que ceux où évoluent les équipes féminines en France.

              Il y a donc fort à parier que les footballeuses en centre de formation à Lyon et à Tacoma auront l’occasion d’entremêler leur destin sinon leur quotidien. La confrontation à un autre pays, à une autre langue, à un autre contexte sportif et à un autre style de jeu, tout cela permet à une footballeuse en devenir de gagner en expérience et en maturité. Même chose, d’ailleurs, pour des joueuses qui évoluent déjà dans l’équipe première. Et il est probable que les flux se feront dans les deux sens, OL-Reign et Reign-OL, pour le bien de toutes.

              Les copines d’abord

              La section féminine de l’Olympique lyonnais a compris avant beaucoup d’autres clubs l’importance d’un centre de formation performant. Le club rhodanien en tire aujourd’hui les bénéfices et engrange les titres nationaux et européens comme nul autre sur la planète foot.

              Cette excellence est appelée à devenir aussi la marque de fabrique du Reign FC (qui a naguère régné sur le football étatsunien) et de son centre de formation. Le club de Lyon y trouvera un intérêt majeur en obtenant peut-être, un droit de préemption par l’OL sur les joueuses formées à Tacoma. Car même si le plafond salarial américain est rehaussé en 2020 pour les clubs de la NWSL, les footballeuses gagnent plus à jouer chez les cadors des grands championnats européens. Un pacte préférentiel faciliterait le transfert à Lyon d’une joueuse évoluant à Tacoma. De quoi éviter que les pépites aillent dans des clubs concurrents, à l’instar de Sam Kerr vers Chelsea après son passage chez les Chicago Red Stars.

              La saisonnalité du football n’étant pas la même des deux côtés de l’Atlantique, il y a fort à parier que Lyon n’hésitera pas à payer des piges aux meilleures joueuses américaines avant le démarrage de leur championnat ou en fin de saison, donc pendant les traditionnels coups de mou des équipes françaises dont la saison commence l’été.

              Le ROI du business

              Jean-Michel Aulas est, tout le monde le sait, l’homme d’un stade. Le Groupama Stadium, c’est lui. Les joueuses du Reign FC évoluent dans le Cheney Stadium de Tacoma, qui n’a certes rien à envier au football de France, mais qui n’a pas non plus été construit pour le soccer. Le bâtisseur Aulas voudra sans doute faire construire un stade à la mesure de ses ambitions féminines à Tacoma. Ce n’est pas encore d’actualité, mais on peut déjà prendre les paris.

              Jean-Michel Aulas et Tony Parker sont, tout le monde le sait, les rois du merchandising. Ils savent vendre les maillots et l’image de leurs stars mieux que quiconque. Nul doute qu’avec Megan Rapinoe en tête de proue américaine, les ventes de maillots vont atteindre des sommets à l’OL comme chez sa nouvelle filiale.

              Encore faudra-t-il que le football au féminin gagne en popularité aux États-Unis. Non pas par rapport au foot masculin (c’est déjà fait), mais par rapport aux autres sports. La présence de la patronne de la NWSL lors de l’annonce du rachat n’est, là non plus, certainement pas anodine. L’argent d’OL Groupe et d’Aulas pourrait par exemple financer des campagnes de publicité en faveur du foot pratiqué au Reign FC et dans tout le pays. Ou financer une campagne d’image dont le porte-drapeau aurait pour nom Megan Rapinoe.

              Stratégie à double tranchant : autant Rapinoe répand l’enthousiasme quand elle approuve une initiative, autant elle se répand en sarcasmes dès lors que – Donald Trump en sait quelque chose – l’on devient son ennemi.

              Un jeu à triple bande

              L’acquisition du Reign FC ne constitue pas pour Aulas une fin en soi, mais un moyen de contribuer au rayonnement continental de la marque OL. On parle ici du continent américain, qui lui-même s’inscrit dans une stratégie lyonnaise à visée planétaire. Car l’objectif ultime de l’homme d’affaires français consiste à exporter la marque OL dans tous les continents.

              La mécanique entrepreneuriale a déjà commencé en direction de la Chine. Le chinois IDG Capital Partners possède maintenant 20 % du club lyonnais. En contrepartie, OL Groupe exporte vers la Chine son savoir-faire en matière de formation, de merchandising et de billetterie.

              On peut présumer que des synergies germeront non seulement entre l’OL et Reign FC, mais aussi entre les deux centres de formation, voire entre Lyon, Tacoma et la Chine. Cela passerait, comme on l’a suggéré ci-dessus, par des stages de joueuses dans le centre de formation partenaire, ou encore par des échanges ou des prêts de footballeuses.

              Des opérations à la fois sportives et professionnelles pourront donc naître d’un partenariat franco-américano-chinois sous l’égide de Jean-Michel Aulas. Par exemple, à travers l’organisation de matches entre les centres de formation pilotés par Sonia Bompastor et Theresa Tredmore, entre les équipes premières (mais aussi U20, U19, etc.) de l’OL et du Reign FC. Et, pourquoi pas aussi, en organisant des matches d’un championnat national dans un autre pays, ce qui expliquerait pourquoi la patronne de la NWSL s’intéresse de si près au rapprochement Reign-OL. On pourrait même organiser des matches de gala entre les deux équipes, à Lyon, à Tacoma, voire dans des stades en Chine.

              Une telle stratégie ne tient pas à la seule monétisation d’un club et de son effectif. Les footballeuses elles-mêmes ont tout à y gagner. Par l’obtention de primes, certes, mais aussi par des méthodes pédagogiques plus diversifiées et par des confrontations sportives directes susceptibles d’élever leur niveau de jeu – donc d’accroître leur propre valorisation financière.


              Photo à la une : Archives

              https://www.footdelles.com/le-rachat...-michel-aulas/
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              • Les clubs féminins ont enfin voix au chapitre dans le rapport annuel de l’UEFA
                Philippe Jallon | 22 janvier 2020



                La nouvelle étude annuelle de l’UEFA sur le paysage européen du football en club consacre désormais – c’est une première – un chapitre au football pratiqué par l’élite féminine en club. Ce bref chapitre montre à la fois que les clubs féminins ont franchi un cap et qu’il faudra encore un peu de temps pour que les clubs évoluent dans des paysages similaires, sinon identiques, tant chez les femmes que chez les hommes.


                L’UEFA impose, à compter de la saison 2019-2020, plusieurs exigences minimales en matière de licences aux 485 clubs féminins qui évoluent dans l’équivalent d’une première division à travers un championnat (52 nations) ou une coupe (37 nations). D’où la nouveauté d’une analyse spécifique du football pratiqué par l’élite féminine en club.

                Des différences structurelles majeures

                Deux différences structurelles majeures émergent de ce rapport. Alors qu’il existe 28 ligues de football indépendantes des 55 fédérations nationales chez les hommes, on ne dénombre chez les femmes qu’une seule ligue de football (en Irlande du Nord) pour 52 fédés nationales. L’autre différence majeure tient au nombre de clubs évoluant dans le championnat de première division, avec une moyenne de 12,3 équipes chez les hommes et de 9,3 équipes chez les femmes.

                De fait, les championnats féminins se jouent le plus souvent à 8 clubs (dans 16 pays dont le Danemark et les Pays-Bas) ou à 12 clubs (dans 14 pays dont la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie et la Suède). Les deux extrêmes sont Gibraltar, où le premier championnat au féminin s’est disputé la saison dernière avec 3 clubs, et l’Espagne, où 16 clubs sont engagés dans le championnat national.

                Unité dans la diversité

                Cette diversité de contextes a pour corollaire une diversité de structuration sportive et administrative des compétitions. La saison dernière, seuls 36 % des clubs masculins de l’élite disposaient aussi d’une section féminine. Et, comme on l’a indiqué ci-dessus, une coupe nationale n’est organisée que dans 37 pays. Hors tours préliminaires ou régionaux, les coupes nationales féminines impliquent de 6 équipes (îles Féroé) à 71 équipes (Angleterre) et se disputent en 2 à 8 tours, mais le plus souvent en 6 tours.

                Si la France et 27 championnats de l’élite proposent des confrontations aller-retour avec l’ensemble des autres clubs de même division, 10 championnats se jouent sur trois tours et 6 championnats nécessitent quatre tours. Le championnat se joue sur deux saisons séparées dans 10 pays, dont 6 pays où l’on pratique un championnat avec successivement deux tours réguliers puis deux phases de poules.

                Les règles en matière de nationalité des joueuses présentent elles aussi une grande disparité et quelques originalités. Pas moins de 30 pays imposent des restrictions concernant la nationalité des footballeuses dans les clubs. C’est au Portugal que le quota de joueuses formées à l’étranger est le plus faible, puisque la feuille de match doit inclure 10 joueuses formées dans le pays. À l’inverse, la Lettonie accepte que les clubs fassent jouer simultanément 8 étrangères. L’Angleterre coupe la poire en deux, avec l’obligation d’aligner une moitié de joueuses formées dans le pays.

                Nul doute que les prochains rapports annuels de l’UEFA fourniront des analyses et des chiffres plus complets sur l’élite des clubs et de leurs footballeuses. On aimerait voir, en particulier, des éléments précis sur les centres de formation et leur géographie, la professionnalisation, le montant et l’impact des transferts, ainsi que le salaire moyen des joueuses.

                Rappel méthodologique

                Le rapport de l’UEFA se limite au football pratiqué en club, donc hors compétitions par nations. Alors que les données des clubs masculins concernent l’année financière 2018, la compilation de tendances et de chiffres relatifs aux clubs féminins – ou sections féminines – est plus récente, puisqu’elle porte sur la saison 2019 (pour les championnats d’été dans les pays à hiver rigoureux) ou 2019-2020.

                L’analyse s’intéresse exclusivement à la catégorie senior d’élite, donc pas aux catégories de jeunes (U20, U17, etc.) ni aux championnats ou phases de coupes en divisions locales ou inférieures.

                Les équipes féminines de deux pays disputent les compétitions dans un championnat étranger, en l’occurrence le Liechtenstein en Suisse et Saint-Marin en Italie. Il n’y a pas de championnat féminin en Andorre.

                https://www.footdelles.com/les-clubs...nuel-de-luefa/
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                • Futsal - Un projet de tournoi national seniors féminin

                  A l'instar du Beach Soccer, la FFF va proposer un tournoi national seniors féminin. La pratique est peu développée en France et cette action est une première initiative alors que les voisins européens sont beaucoup plus avancés.





                  Dans son dernier PV paru ce 27 janvier sur le site de la FFF, le Bureau Exécutif de la Ligue du Football Amateur évoque un projet d’organisation d’un Tournoi national de Futsal féminin senior qui serait constitué d’équipes issues de territoires qui proposent déjà un championnat.

                  Les participants de cette première seraient choisis parmi les territoires qui proposent déjà une compétition féminine, à savoir les Ligues de Paris Ile de France et d’Occitanie, les Districts des Hauts de Seine, de Loire Atlantique, d’Ille et Vilaine, des Ardennes et de l’Escaut ainsi que de l’équipe du club support de l’organisation, précise le BELFA.

                  Huit équipes participants pour lesquelles les 7 issues des qualifications seront qualifiés selon les critères laissés à la discrétion des territoires concernés.

                  La France en retard

                  Au niveau des sélections nationales, la FFF ne propose pas de sélections futsal même s'il y a déjà eu une expérimentation il y a quelques saisons. Les universités et le football scolaire sont plus avancés et proposent depuis déjà une dizaine d'années chaque saison des compétitions qualificatives pour les championnats d'Europe universitaires et coupe du monde scolaire.

                  Au niveau des instances, l'UEFA organise depuis la saison dernière un championnat d'Europe futsal. La France n'avait pas engagé d'équipes aux contraires de ses voisins espagnol (tenant du titre), italien, belge ou encore anglais. 23 sélections étaient présentes pour cette première. La seconde édition débutera en mars prochain par les qualifications.

                  https://www.footofeminin.fr/Futsal-U...in_a16455.html
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                  • ANGLETERRE - Maeva CLEMARON (Everton) : "La chance de connaitre des structures aussi professionnelles"

                    Maéva Clémaron fait un très bon début de saison avec Everton. Son club qui l’an dernier se battait avec Yeovil pour éviter la descente en FA Women Championship est actuellement à la cinquième place du championnat à égalité de points avec Manchester United derrière l’intouchable top3 composé d'Arsenal, Chelsea et Manchester City. L’internationale française a trouvé sa place à la base du milieu de terrain. Footofeminin est allé à sa rencontre fin décembre lors de la dernière journée de championnat avant la trêve afin de découvrir comment se passait son intégration en Angleterre.




                    Son intégration dans le club et la vie de tous les jours

                    « Franchement ça se passe vraiment bien, ça a été complique au début parce qu’il fallait que je m’adapte à la langue, à leur jeu à leur culture. C’est vrai que ça a été difficile les premier matchs. Maintenant c’est de mieux en mieux, je prends de plus en plus de repère et de plaisir. »

                    La nourriture, la météo anglaise, en particulier ce jour il faisait un froid polaire avec vent et pluie à Southport au nord-ouest de l’Angleterre.
                    « Franchement, on ne mange pas si mal. Il y a pas mal de critiques sur l’Angleterre. Je mange très bien à la cantine du club, on a une nourriture de très bonne qualité. On peut aussi trouver de très bons restaurants également. Ce n’est pas aussi horrible que l’on pense en France. Pour le temps par contre, c’est vrai que c’est différent de chez nous.»

                    Les conditions d’entrainements au club
                    « On est avec les garçons (à Finch Farm à l’Est de la ville), c’est ultra professionnel, les structures sont au top pour progresser. Je suis contente d’avoir la chance de connaitre des structures aussi professionnelles qu’à Everton. »

                    En comparaison avec les clubs fréquentés en France, Everton a plus de moyen pour investir dans son équipe féminine ?
                    « C’est vrai que c’est différent, je ne critiquerai pas Fleury et mes anciens clubs. Je pense que chacun faisait comme ils pouvaient avec les moyens qu’ils avaient et les conditions qu’on leur laissait. Quand on est dans un club qui a déjà des structures professionnelles existantes c’est beaucoup plus simple»

                    La Coupe du monde et son faible tant de jeu
                    « Je n’ai pas joué pendant la Coupe du monde, mais je m’y étais préparée avant. Pour moi ça reste une chance d’avoir fait la Coupe du monde. Je me suis tenue prête à chaque fois à la disposition du groupe si la coach avait besoin de moi, même pour une seconde. Je savais ce qu’il en était en allant à la Coupe du monde. Faire partie de cette aventure c’était une magnifique expérience de vie en tant que footballeuse. »

                    A propos de l’architecture qui est son autre métier
                    « Je l’ai mise en stand-by les premiers mois, puisqu’il fallait que je prenne mes repères en anglais. Je vais commencer à reprendre un petit peu en Janvier, je vais prendre quelques projets à distance pour l’agence pour laquelle je travaillais à Paris. Pendant ce temps, j’ai aussi travaillé sur le design de bijoux, on me l’a proposé avec un discours, un concept et un projet assez intéressant donc vous le verrez dans quelque temps. C’était une autre échelle que celle de l’architecture mais c’était génial. »

                    Intégration réussie !
                    Maeva Clemaron a donc parfaitement réussi son intégration sur et en dehors des terrains et son anglais est excellent. Elle a été invitée récemment à un podcast et s’exprime vraiment bien => à écouter

                    L'occasion de mieux comprendre pourquoi la FA WSL est la nouvelle terre promise pour les joueuses françaises quand elles y trouvent de bonnes conditions de travail et un championnat qui leur fait développer des qualités différentes de celles traditionnelles que l’on recherche en France.


                    Ses stats

                    Championnat

                    10 matchs (9 titularisations) - 780 minutes - 0 but
                    WSL Cup
                    3 matchs (3 titularisations) - 248 minutes

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                    • RECORD - Christine SINCLAIR dépasse Abby WAMBACH

                      Elle avait quitté la France et la Coupe du monde avec 182 buts au compteur, avant d'en ajouter un lors du dernier match du Canada en 2019 contre la Nouvelle-Zélande. Il lui aura fallu vingt-trois minutes de jeu en 2020 pour venir à hauteur puis dépasser Abby Wambach avec 185 buts internationaux, record mondial.

                      Sinclair, recordwoman des buts en sélection
                      Sinclair, recordwoman des buts en sélection



                      Dans un peu plus d'un mois, Christine Sinclair fêtera les vingt ans de sa première cape sous le maillot canadien. Deux jours plus tard, elle fêtera les vingt ans de son premier but international. Elle n'avait que 16 ans à l'époque, et personne ne pouvait se douter qu'elle deviendrait un jour la meilleure buteuse du monde en sélection... la faute en partie à la concurrence des voisines états-uniennes, et notamment sa contemporaine Abby Wambach, qui portait son total de buts à 184 après avoir dépassé sa compatriote, la légende Mia Hamm, avant de prendre sa retraite suite au titre mondial en 2015.

                      Le Canada n'a jamais fait partie des meilleures nations mondiales, ce malgré une médaille de bronze lors des deux dernières Olympiades. Difficile donc de se projeter... mais Christine Sinclair est une joueuse d'exception, et l'a montré à maintes reprises au fil des années. Joueuse complète qui est plus qu'une simple buteuse, leader exemplaire, on se souviendra entre autres de son triplé en demi-finale des Jeux olympique en 2012 contre... les États-Unis, qui avaient cependant fini par obtenir la qualification pour la finale.

                      Ce record est anecdotique mais a une belle importance symbolique. Tout d'abord, parce que le nombre de buts inscrits est tout simplement impressionnant. Ensuite, parce qu'il demande une excellence dans la durée remarquable, encore plus alors qu'il s'agit d'une joueuse qui n'est pas états-unienne. Il aura fallu vingt ans à Christine Sinclair pour y parvenir. Celle qui la battra n'est peut-être pas encore née, à moins qu'Alex Morgan ou Vivianne Miedema ne s'invitent dans la discussion... d'ici là, la Canadienne aura peut-être atteint la barre des 200 buts, qui sait.

                      Sa réaction
                      « Je suis vraiment une fière Canadienne, et quand j’ai débuté dans l’équipe nationale, j’avais le but et le rêve de dépasser Mia Hamm un jour. J’aurais évidemment dû viser plus haut, ne sachant pas qu’Abby Wambach allait la dépasser, mais je n’aurais jamais pu imaginer atteindre le total que j’ai. Pour tous ceux qui m’ont soutenu pendant ma carrière, je dis un gros merci. »



                      Jeudi 30 Janvier 2020
                      Charlotte Vincelot

                      https://www.footofeminin.fr/RECORD-C...CH_a16458.html
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                      • Au firmament mondial, et petit poucet européen : les paradoxes du football féminin suédois
                        Camille Cordouan | 29 janvier 2020



                        Lors du Mondial en France en juillet dernier, peu étaient ceux qui auraient misé une couronne suédoise sur une médaille pour les Blagult, la sélection féminine suédoise de football. Elles ont pourtant fini troisièmes, battant les Anglaises de Lucy Bronze, Ellen White et consort dans la petite finale. Le football suédois, plus performant que le football français, allemand, ou anglais ?


                        Au commencement, 1917


                        1917 Lindesberg, ville située à deux cents kilomètres à l’Ouest de Stockholm. Pour la première fois en Suède, une équipe de femmes foule un terrain de football. Leur nom: le club de football féminin de Lindesberg. Leur adversaire : l’IFK Lindesberg. Une équipe d’hommes, d’un certain âge. Ce jour-là, un millier de personnes assistent à la rencontre, les médias aussi sont là. On est en pleine Première guerre mondiale.

                        En cette année 1917, des scènes similaires se déroulent à Gävle et Sandviken (170 km au nord de Stockholm). Même configuration toujours : équipes de jeunes femmes face à des hommes mûrs. Des matchs sans enjeu, si ce n’est caritatif. Les bénéfices de ces rencontres sont reversés à des œuvres de charité.

                        L’histoire rappelle celle observée ailleurs en Europe, en France, en Italie. Au cœur de la Première guerre mondiale, des femmes s’autorisent pour la première fois à frapper dans un ballon de football.

                        Mais comme ailleurs en Europe, premiers matchs, premières hostilités.

                        À Göteborg, Hugo Levin, personnalité locale importante, répond aux aspirations des femmes à jouer au football en leur conseillant de s’adonner au bandy (sorte de hockey joué sur un terrain de football) ou au hockey. C’est qu’en ce début de XXème siècle en Suède, le football est perçu comme le sport viril par excellence. Un sport de contact. Donc d’hommes. Une sorte d’école de la masculinité permettant aux garçons de devenir de vrais hommes.

                        Au lendemain de la Première guerre mondiale, dans ce monde confus et chaotique où les frontières ont été redessinées et les jeunes hommes décimés, on cherche l’ordre et la stabilité. Des repères. Il n’est pas question de brouiller la ligne de démarcation entre masculin et féminin. Le major Viktor Balck, officier suédois, un des premiers membres du comité olympique, appelé le père du sport suédois, y va sans détour : « C’est contre la féminité de donner des coups de pied ».


                        Ce n’est féminin de donner des coups de pieds, telle est l’opinion qui conduit à éteindre la football féminin en Suède au début du XXème siècle. Crédit photo : Populär Historia

                        C’est ainsi qu’en Suède comme ailleurs en Europe, la première vague de pionnières s’éteint. Les fédérations de football les unes après les autres brandissent la même interdiction à l’endroit des femmes.

                        Commence une longue hibernation footballistique, à peine interrompue dans les années 50, à Umeå, ville proche du cercle polaire. Un journal local à l’idée d’organiser un tournoi de football, une version hommes, une version femmes, durant deux années consécutives (1950-1951), entre quatre équipes. L’expérience ne connaîtra pas de lendemains. On ignore pourquoi.

                        1966 : les filles d’Öxabäck

                        L’histoire du football féminin reprend soudain en 1966, dans une commune de deux cents habitants située dans le district du Västergötland, au sud de Göteborg : Öxabäck.

                        Öxabäck en Suède, c’est Juvisy, c’est Soyaux. C’est une bande de filles, sœurs, épouses de footballeurs qui décident que leur tour est venu. Elles créent une équipe de football féminin, composée essentiellement de femmes travaillant dans l’usine textile du coin. Elles obtiennent l’aval de l’association sportive locale. Et ça c’est fondamental. En Suède, les associations sportives jouent un rôle clé dans la promotion du sport. Ce sont elles, sous l’impulsion de leurs bénévoles, qui créent des sections sportives, les soutiennent, mettent à disposition des structures, des terrains. Ces associations sont enracinées à la vie des villages, dans tout le pays. Elles s’inscrivent dans une organisation du sport extrêmement décentralisée : la fédération nationale, relayée en fédérations locales, dont le rôle est d’appuyer les associations sportives locales.


                        Les filles d’Öxabäck font figure de pionnières en Suède, en créant leur équipe de football en 1966.

                        En Suède, l’impulsion du football féminin est venue du plus petit échelon.

                        Les filles d’Öxabäck poussent. Elles en ont assez de jouer contre des vieux. Elles lancent un appel dans tout le Västergötland, pour que des équipes adverses se constituent, qu’elles trouvent enfin contre qui jouer. En 1968, le premier championnat du Västergötland voit le jour autour de six équipes. Öxabäck écrase tout sur son passage et remporte la compétition jusqu’en 1974 non stop.

                        Les filles d’Öxabäck essaiment. Le mouvement est lancé et ne s’arrêtera plus. Si la fédération reconnaît le football féminin en 1970, l’impulsion réelle donnée à la discipline vient du bas : des associations sportives locales, comme Öxabäck, mais également des fédérations et gouvernements locaux. Ainsi, en 1969, deux districts du pays, Närkes FF et Stockholm FF, lancent des championnats « officiels » de football féminin administrés par le gouvernement fédéral.

                        Le succès du football féminin est confirmé par le nombre toujours croissant de pratiquantes. On passe de 728 licenciées en 1970 à 9 387 deux ans plus tard, et 26 522 en 1980.


                        En dix ans, le nombre de licenciées passe de 728 à 26 522. Source: Svenska Fotballförbundets arsbereättelser, 1970-1980Pour autant, la pratique interpelle : on se demande si les règles du jeu doivent être les mêmes pour les hommes et les femmes, si les terrains doivent être de même grandeur, et la durée des matchs plus courte.

                        Pourquoi un tel succès ?

                        Les années 60 et 70, sont des décennies de vastes interrogations sur la place des femmes dans la société. Les femmes s’émancipent, travaillent, et l’aspiration à jouer au football est à la jonction des sujets qui agitent la société suédoise. Les partis politiques relaient ces questionnements. Et notamment les sociaux-démocrates, alors au pouvoir. Le discours du Premier ministre Olof Palme en 1972, lors du congrès de son parti est resté dans les mémoires. Il affirme que l’égalité hommes femmes doit progresser, point de départ de nombreuses réformes, dont l’objectif est « de créer un meilleur équilibre entre les droits, les obligations et les opportunités des hommes et des femmes».


                        Le Premier ministre Olof Palme a beaucoup œuvré pour l’égalité femmes hommes. Crédit photo : Francofil

                        Mais ces femmes-là, que l’on accepte enfin de voir en short et chaussettes sur des terrains de football, ne sont pas des briseuses de normes sociales. Simplement des femmes aspirant à pratiquer un sport qu’elles aiment. Elles ne comptent pas parmi les têtes de file féministes. Elles profitent de leurs combats, qui façonnent une société nouvelle. Elles profitent également des ambitions suédoises en matière de sport. En 1969 est lancé le grand plan gouvernemental « Sport pour tous ». Y compris le football. Y compris pour les femmes.

                        Et finalement qu’importe que la fédération suédoise de football ne soit pas particulièrement moteur dans le développement du football féminin. Les associations et fédérations locales sont le premier soutien.

                        1970-2019 les années au sommet

                        Les conditions favorables dont ont bénéficié les footballeuses suédoises explique la place que le pays occupe sur la scène footballistique européenne.

                        Depuis 1973 et leur premier match officiel contre la Finlande (0-0), les Blagult figurent parmi les nations qui comptent. Un palmarès à rendre jalouses nombre de sélections. Les Suédoises remportent cinq fois le tournoi des trois nations nordiques (Suède, Danemark, Finlande puis Norvège à partir de 1978). Elles sont finalistes de la Coupe du monde en 2003, troisièmes en 1991, 2011 et 2019. Elles remportent l’Euro en 1984 face à l’Angleterre, emmenées par les légendaires Pia Sundhage (actuelle sélectionneuse du Brésil après avoir coaché les USA), Anette Börjesson, Helen Johansson, Elisabeth Leidinge, Ann Jansson, Lena Videkull.


                        Pia Sundhage, légende du football en Suède offre à la Suède le premier Euro de son histoire. Crédit photo Svensk Fotboll

                        Quand la Suède se lance dans une compétition internationale, ce n’est pas pour faire de la figuration.

                        La performance lors de la dernière Coupe du monde en France s’inscrit dans cette réussite. La Suède est désormais sixième au classement FIFA. Pourtant, à y regarder de plus près, il existe un paradoxe suédois. Au classement UEFA des clubs, les résultats sont moins brillants. Le FC Rosengård, meilleur club suédois, pointe à la neuvième place, loin derrière Olympique Lyonnais Féminin et autres Wolfsburg. Le second club suédois, Linköpings FC, est 19ème. On ne parle pas du reste. De même, les déclarations de la gardienne Hedvig Lindahl après la victoire de la Suède sur l’Angleterre à l’issue de la petite finale en juillet dernier : « C’est le même résultat qu’en 2011 mais, à titre personnel, j’ai le sentiment d’avoir mieux joué. Je crois qu’il y a huit ans, la Suède faisait partie des nations de pointe. Nous étions en avance sur les autres. Aujourd’hui, beaucoup nous ont dépassées. De ce point de vue, cette médaille représente un exploit plus important. J’en suis très fière. »


                        La gardienne Hedvig Lindahl mesure combien le football féminin a évolué rapidement ces dernières années. Crédit photo : Hedvig Lindahl

                        L’excellent résultat de la dernière coupe du monde suscite un intérêt croissant du grand public pour leur équipe nationale. Les audiences ont été bonnes durant le dernier Mondial et les différentes enquêtes conduites par le Elite Fotball Dam, l’organisation qui regroupe les clubs des deux premières divisions suédoises, prouvent que l’intérêt du public croît, ainsi que l’intérêt des jeunes filles à se mettre au football.

                        Muter ou mourir

                        Il n’en reste pas moins que les clubs de la Damallsvenskan sont aux abonnés absents sur la scène européenne. En Ligue des Championnes cette saison, les deux clubs suédois Piteå IF et Kopparbergs/Göteborg FC se sont fait sortir dès les seizièmes de finale.

                        Le football féminin en Suède semble à l’aube d’une mutation. Il est nécessaire de changer de dimension rapidement, pour ne pas être relégué au rang de championnat périphérique. La première division nationale, la Damallsvenskan, dans laquelle évolue la majeure partie des internationales suédoises les Rebecka Blomqvist et autres Mimi Larsson, doit effectuer sa mue rapidement si elle souhaite conserver ses meilleurs talents. Le départ l’été dernier de Kosovare Asslani et Sofia Jakobsson pour l’ambitieux CD Tacon (futur Real Madrid) est peut-être le début d’un mouvement de plus grande ampleur.

                        Les joueuses ne vivent pas de leur sport. Du moins très peu d’entre elles.

                        Même si les salaires ont en moyenne augmenté de 57% depuis 2009, les joueuses gagnent jusqu’à 1900€ par mois. Ainsi, en 2017, seules 27% des joueuses avaient des revenus 100% liés au football, grâce notamment aux contrats de sponsoring individuel. Elles sont donc contraintes de travailler en parallèle. Cette situation est dénoncée par des syndicats tels que l’Union, par la voix de son président Martin Linder : « La discrimination salariale est interdite depuis près de 40 ans. Depuis 1994, les employeurs doivent faire des chartes salariales pour détecter et corriger les écarts de salaires irréconciliables. Cela vaut également pour le football ».


                        Martin Linder, président du syndicat Union pointe les différences de salaire entre hommes et femmes dans le football. Crédit photo : Kollega.se

                        Les salaires des joueuses sont pourtant le premier poste de dépense des clubs. Il représente en moyenne 62% (moyenne sur les douze clubs de première division).

                        La recherche de ressources supplémentaires est donc indispensable. Le sponsoring est la première d’entre elles. A l’instar de la Première Division Arkema ou de Barclay’s first league, la Damallsvenskan a trouvé son sponsor officiel. En 2018, le groupe immobilier Obo est devenu le partenaire officiel, sur cinq ans, pour un investissement à hauteur de 3,8 millions d’euros, dont près 130 000 reversés directement aux clubs, et un million pour des projets communautaires.

                        De même, autre source de financement intéressante, pour la première fois cette année, les clubs qui comptaient des joueuses en sélection pour le Mondial ont pu bénéficier de compensations versées par la FIFA : l’organisation mondiale du football a prévu un montant total de 730 000€, soit trente fois moins que pour les hommes.

                        Clubs cherchent ressources

                        Les droits de retransmission constituent également une source de revenus en hausse. En 2019, 1,3 millions d’euros ont été reversés aux clubs féminins au titre des droits télévisés (17,5 millions d’euros pour les hommes). Depuis 2015, les matches de première division sont diffusés via leur propre plate-forme obosdamallsvenskan.TV. Par ailleurs, nent group a obtenu les droits de diffusion des championnats européens majeurs (D1, Bundesliga et Super League anglaise), ainsi que les matchs de la Suède en vue de la qualification pour l’Euro en Angleterre en 2021.

                        Les résultats viennent : il y a cinq ans, seuls 6% des répondants d’une enquête menée par la Elite Fotball Dam indiquaient avoir de l’intérêt pour la première division suédoise. Le chiffre grimpe aujourd’hui à 28%. Facebook et Instagram sont également utilisés comme des relais efficaces auprès du grand public.

                        Cette quête de ressources est la préoccupation majeure de tous les clubs de football féminin aujourd’hui, qui n’ont pas encore trouvé leur business model. En France, on assiste à la fin des clubs 100% féminins. Ce mouvement arrivera peut-être en Suède où la mixité n’est pas de mise dans nombre de structures d’élite. Ainsi, des vice-championnes Kopparbergs/Göteborg FC, ou encore Eskilstuna United et Växjö DFF : 100% féminines. Plus intéressant Linköpings, affiliée à un club de hockey sur glace. A voir si ces structures sont pérennes à l’avenir.

                        La saison qui reprend dans quelques semaines permettra d’y voir plus clair en ces temps post Coupe du monde. On saura alors si le public se pressera plus nombreux que les 500 spectateurs enregistrés en moyenne par match, si les audiences télévisées confirment les promesses enregistrées. On saura alors et surtout si la Damallsvenken parviendra à former, conserver, attirer de nouveaux talents, et si les clubs suédois parviendront à se tailler une place à la droite des géantes lyonnaises et des louves de Wolfsbourg. Les Blagult, quant à elles, n’ont qu’un objectif : voir l’Angleterre en 2021 où se déroulera le prochain Euro.


                        Crédit Photo Une : Figaro Sports

                        https://www.footdelles.com/au-firmam...minin-suedois/
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                        • Espagne : La convention collective du football féminin enfin signée, les joueuses reçues au Parlement
                          Publié le 19 février 2020 19:02



                          Le football féminin espagnol a désormais sa convention collective. Un texte qui permet à la discipline de faire un grand pas vers le professionnalisme, et de rejoindre, à sa manière, la FA WSL anglaise. Le texte signé mardi a eu droit aux honneurs du parlement espagnol, avec une cérémonie organisé ce mercredi à Madrid.


                          C'est l'aboutissement de longues négociations qui se sont étalées sur près d'un an et demi entre les clubs et les représentants des joueuses de première division espagnole. Un accord désormais signé et qui garantit un statut professionnel à toutes celles qui évoluent en Primera Iberdrola. Cette convention collective, a été qualifiée de « première pierre » par Ainhoa Tirapu, gardienne de l'Athletic Bilbao et partie prenante des négociations.

                          Le football féminin au parlement espagnol

                          Pour « célébrer » cet accord, une cérémonie a eu lieu ce mercredi dans l'enceinte du Palais des Cortès, lieu où se réunissent les députés espagnols. C'est la présidente du Congrès des députés en personne, Meritxell Batet, qui a officié durant cette cérémonie organisée au Parlement pour entériner la signature de cet accord. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de citer Megan Rapinoe dans son discours...

                          Les joueuses étaient présentes en nombre pour cette occasion, parmi elles, on peut citer Priscila Borja (Betis Séville), Jade Boho (EDF Logrono) ou encore Silvia Meseguer et Olga Garcia (Atlético de Madrid), aux côtés d'Ainhoa Tirapu qui a pris la parole durant cette cérémonie.

                          Du côté de David Aganzo, président de l'AFE (Association des Footballeurs Espagnols), le texte à des allures de « convention pionnière », qui pourrait donner des idées à travers l'Europe. En effet, elle garantit désormais un salaire minimum de 16.000 euros par an pour les joueuses à temps plein, et de 12.000 euros an pour les joueuses à trois-quarts temps (75 % d'un temps plein), qui constitue désormais le seuil plancher pour signer un contrat dans un club de première division en Espagne (contre un mi-temps auparavant).

                          Une mesure qui va entraîner des augmentations mécaniques de salaires pour les joueuses avec les plus bas revenus, notamment celles qui étaient employées à mi-temps jusqu'à présent, ou encore les joueuses qui touchaient moins de 16.000 euros.

                          Des professionnelles du football

                          Cette convention apporte une série de garanties financières aux joueuses, en terme de rémunération, mais aussi de droit à l'image, à partir du moment où elles ont disputé au moins 10 matches dans une saison, ou été convoquées à 12 reprises en match officiel. Elle précise également certaines règles concernant le temps de travail, le temps de repos (un jour et demi par semaine), les vacances (30 jours par an)... La convention s'applique par ailleurs de manière rétroactive, c'est-à-dire depuis le début de la saison en cours.

                          Le texte est censé également apporté des garanties pour des joueuses qui connaîtrait une ou plusieurs périodes de grossesse pendant leur carrière, avec des prolongations mécaniques de contrat pour les joueuses qui attendraient un enfant alors qu'elles évoluent dans le championnat espagnol.

                          Autant de pas en avant qui ont été validés au terme d'un chemin tortueux, notamment ces dernières semaines alors qu'un pré-accord avait été signé entre les différentes parties le 15 décembre dernier. Parmi les points encore à régler, la question des droits TV, et notamment la volonté de certains clubs de conserver leurs droits à l'image à côté d'un accord global de cession des droits de diffusion.

                          Des négociations serrées en coulisse

                          Un aspect qui peut sembler accessoire, mais qui a visiblement participé à bloquer la partie financière du dossier, rendant inapplicable la convention pré-signée par les représentants des joueuses (AFE, Futbolistas ON) et l'ACFF (Association de Clubs de Football Féminin), qui regroupe notamment 13 des 16 clubs de Primera Iberdrola (à l'exception de l'Athletic Bilbao, le FC Barcelone et le CD Tacon).

                          La solution trouvée a été proposée par le groupe Mediapro (qui diffuse une partie des matches du championnat), en ajoutant une enveloppe d'1,1 million d'euros, en plus des 2,4 millions d'euros versés au titre de l'accord signé au printemps 2019 sur les droits TV. 1,1 million qui seraient répartis entre 11 clubs de manière à assurer financièrement l'application de l'accord.

                          Restent cinq clubs qui ont fait des choix différents concernant les droits de diffusion : le FC Séville qui a négocié de manière séparée avec Mediapro, et les quatre clubs hors de l'accord de diffusion : l'Athletic Bilbao, le FC Barcelone, le Madrid CFF et le CD Tacon (qui deviendra officiellement la section féminine du Real Madrid à partir de la saison prochaine).

                          Une résolution qui exclut de fait la fédération espagnole (RFEF), qui est pourtant chargée de l'organisation du championnat (depuis cette saison), mais finalement restée en marge de cet accord. Ruben Alcaine, président de l'ACFF a d'ailleurs « oublié » de mentionner la fédération dans ses remerciements lors de la cérémonie au Palais des Cortès, signe que certains désaccords persistent en dépit de la signature de cette convention.


                          Photo : Mediapro / Twitter
                          Hichem Djemai

                          https://www.coeursdefoot.fr/event/es...-au-parlement/
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