Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Le foot féminin, vues d'ailleurs...

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • #D2F - En cas de reprise, premier objectif : finir les matchs aller



    Lors de la réunion du COMEX du 21 janvier, le format de reprise des championnats nationaux a été à l'ordre du jour. Si l'incertitude plane quand à une date possible de reprise, le format sera similaire à celui présenté pour les compétitions de Ligue et DistrictDans son procès-verbal du 21 janvier 2021, le COMEX précise :
    "Le Comité Exécutif valide les conditions de reprise et nouveaux formats envisagés pour les championnats nationaux (D2 féminine, National 2, National 3, D2 Futsal, Championnat National U19, Championnat National Féminin U19, Championnat National U17 et Coupe Nationale de Football d’Entreprise), si le contexte sanitaire le permet dans une formule identique à celle adoptée pour les championnats de Ligues et de Districts.
    Cette formule imposée par les circonstances exceptionnelles vise en premier lieu à terminer la phase aller. Pour les rencontres retours, les groupes sont scindés en deux : un groupe de maintien pour les clubs dans la seconde moitié du classement et un groupe d’accession pour les autres
    ".

    Il restera aussi à déterminer le format pour les accessions entre les Ligues et les championnats nationaux normalement prévus sous forme de barrages.
    "Dans l’hypothèse d’un retard trop important dans le calendrier de reprise de ces compétitions, un réexamen sera opéré pour déterminer la gestion de la fin de saison pour l’ensemble des compétitions. Le format des phases d’accession notamment celle concernant la D2 Futsal et la D2 féminine sera examiné en fonction des calendriers et dates disponibles lors de la reprise."

    L'expérience de la Coupe de France masculine pour reprendre la D2 ?

    A l'instar de la Coupe de France masculine dont les matchs en retard du 5e tour, ceux des 6e et 7e tours ont débuté depuis ce samedi 30 janvier 2021, le protocole sanitaire qui pourrait être soumis au Ministère pour approbation serait une possibilité afin d'essayer de reprendre.

    Car dans un contexte sanitaire toujours incertain, il est difficile de se projeter et la baisse de la circulation du virus n'annonce pas un contexte favorable avant mars voire avril. Dans ce cas, ce qui est actuellement expérimenté en Coupe pourrait être une alternative, à adapter si nécessaire. Les retours d'expérience permettront d'en étudier la faisabilité pour une application sur la D2 féminine en se rapprochant de ce qui a permis à la D1 féminine de se poursuivre sans jusqu'à présent être impactée par des reports liés au COVID-19. Car au terme au championnat, en théorie, deux équipes de D1 sont prévues à la relégation.


    Rappel du format adopté pour les championnats
    - Tout mettre en œuvre pour tenter d’arriver à terminer au moins la phase aller dans l’ensemble de ses championnats;
    - Le jour de la reprise des championnats, reprendre à partir de la journée qui devait être jouée au moment de l’arrêt, et non à la journée correspondant à la date de la reprise

    - Arrêter à la fin de la phase aller puis organiser un mini-championnat
    Cette solution impliquera de modifier la formule sportive de la compétition puisque la phase retour sera annulée.
    Cette nouvelle formule sportive, visant à réduire le nombre de matchs à disputer, est organisée dans les conditions suivantes:
    -La phase aller doit avoir été intégralement disputée dans chaque groupe (toutes les équipes du groupe se sont donc rencontrées une fois);
    -Dès que l’intégralité de la phase aller a été disputée, il est procédé à une seconde phase, incluant toutes les équipes du groupe (y compris les équipes non éligibles à l’accession), étant précisé que tous les points acquis par chaque équipe lors de la phase aller sont conservés pour la seconde phase :

    • Mini-championnat « poule d’accession » : les équipes de la première partie du classement à l’issue de la phase aller s’affrontent toutes une fois, afin de générer un classement cumulant phase aller et mini-championnat, sur la base duquel se feront les accessions en division supérieure,
    • Mini championnat « poule de maintien » : les équipes de la seconde partie du classement à l’issue de la phase aller s’affrontent toutes une fois, afin de générer un classement cumulant phase aller et mini-championnat, sur la base duquel se feront les relégations en division inférieure.

    January 31, 2021, 5:14 pm

    https://www.footofeminin.fr/D2F-En-c...er_a17022.html
    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

    Commentaire


    • UEFA - L'Euro U19 2021 annulé

      Après l'Euro U17 annulé le 18 décembre dernier, l'UEFA a été aussi contrainte de prendre la décision d'annuler l'édition 2021 de la catégorie U19 en raison de la pandémie du COVID-19





      Le Comité exécutif de l'UEFA réuni ce 23 février a pris cette décision pour les championnats d'Europe 2020-2021 des catégories U19, masculin et féminin.

      "Pour arriver à cette décision, le Comité exécutif de l’UEFA a tenu compte des grandes difficultés que poseraient les restrictions gouvernementales en vigueur actuellement lors des déplacements des équipes et de l’organisation des mini-tournois. Les associations membres de l’UEFA ont été consultées et soutiennent cette décision. Bien qu’il soit regrettable qu’aucune compétition jeunes ne puisse avoir lieu cette saison, la santé et la sécurité des jeunes athlètes doivent primer, étant donné les circonstances actuelles."

      Qualificatif pour la Coupe du Monde U20 prévue en 2022 au Costa Rica, l'instance européenne n'a pas précisé ce qu'il adviendra des modalités de qualification alors que la compétition éliminatoire n'avait pas pu débuter et avait déjà fait l'objet de reports. Un nouveau coup dur aussi pour les générations actuelles privées des Coupes du Monde U17 et U20 en 2020, des championnats d'Europe U17 et U19 2020 et donc 2021.

      Mercredi 24 Février 2021
      Sebastien Duret

      https://www.footofeminin.fr/UEFA-L-E...le_a17067.html
      Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

      Commentaire


      • JO - Le tournoi féminin débutera le 21 juillet

        Le calendrier du tournoi olympique verra le tournoi féminin ouvrira les JO avant l'inauguration le 21 juillet. La finale se déroulera le 6 août.



        Comme lors des dernières éditions et pour préserver des temps de repos suffisant entre chaque rencontre, les tournois de football débuteront avant la cérémonie d'organisation des Jeux Olympiques prévue le vendredi 23 juillet 2021.

        Les 12 équipes disputeront la première journée le mercredi 21 juillet, avant d'enchaîner les 24 et 27 juillet 2021 la phase de groupes. Les quarts de finale se tiendront le vendredi 30 juillet, les demi-finales le 2 août, le match pour la médaille de bronze le 5 août et enfin la finale le vendredi 6 août.

        Le premier match aura lieu à Sapporo le 21 juillet à 16h30 locales soit 8h30 françaises. Sept stades situés dans six villes accueilleront les rencontres (Sapporo, Miyagi, Kashima, Saitama, Yokohama, Tokyo).

        Durant ce tournoi en dehors de la finale, les heures des coups d'envoi des rencontres en France se situeront entre 8h30 et 12h30. Seule la finale sera à un horaire très matinal au stade Olympique de Tokyo (11h00 locales, 3h00 françaises, 21h00 à New York...).

        A ce jour, 10 des 12 qualifiés sont connus. Une compétition où la France ne prendra pas part, pas plus que l'Allemagne, tenante du titre :
        - Japon
        - Brésil
        - Nouvelle-Zélande
        - Grande-Bretagne
        - Pays-Bas
        - Suède
        - Zambie
        - Canada
        - États-Unis
        - Australie

        Deux doubles confrontations initialement prévues en février ont été reportées aux 9 et 13 avril. D'un côté, la Chine jouera la Corée du Sud, et de l'autre, le Chili sera opposé au Cameroun.



        Jeudi 25 Février 2021
        Sebastien Duret

        https://www.footofeminin.fr/JO-Le-to...et_a17069.html
        Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

        Commentaire


        • Brigitte HENRIQUES : "Dans notre programme, on a un plan performance 2024 pour le football féminin"

          Vice présidente déléguée de la Fédération française de football, Brigitte Henriques a accepté de répondre à nos questions lors de sa venue à la Ligue Méditerranée de Football. L'élection FFF, le foot féminin, la D2, l'ancienne internationale se livre.




          Qu’est-ce qui vous a poussé à poursuivre l'aventure avec M. Le Graët ?

          Ça fait 11 ans que je travaille à ses côtés. Je suis la dernière de l’épopée 2011. La raison est que la société traverse une crise sans précédent avec le Covid. C’est une crise sanitaire mais on voit bien que l’ensemble des troupes commence à trouver le temps long. On voit qu’on est dans une société où psychologiquement ça commence à être un peu difficile pour tout le monde. Je crois que dans des moments comme ceux-là, avec aussi la crise financière que traversent la LFP et les clubs pro avec MediaPro, c’est important d’avoir de la stabilité. C’est aussi important d’avoir un président qui a de l’expérience. Puis je suis quelqu’un de fidèle, j’allais surtout pas quitter l’équipe dans un moment compliqué. Je me retrouve dans cette équipe qui est la nôtre, je me retrouve dans le programme. J’ai aussi envie que le football continue d’accueillir dans les meilleures conditions tous les jeunes, les moins jeunes. Qu’on puisse aider les clubs dans cette période difficile. Offrir aux parents un cadre sécuritaire pour leurs enfants avec des éducateurs formés et des dirigeants, bénévoles, engagés. C’est ce qui m’a poussée à continuer. Faut pas oublier non plus, on est champion du monde, troisième au classement FIFA avec les filles. Je rêve encore avec le football, j’ai été joueuse internationale, ça continue de me faire rêver.

          Vous avez parlé des féminines. Quelle sera la place du football féminin dans cette nouvelle mandature ?
          Depuis 2011, on est passé de 50 000 à 207 000 licenciées. On est aussi passé de 25 000 à 37 000 dirigeantes. On a féminisé les instances parce qu’on ne faisait pas partie du paysage. C’était très important, à l’image de la société, d’avoir un football qui accueille les femmes. On a aussi augmenté le nombre d’éducatrices, on compte 1 200 arbitres. On est à un tournant, les autres pays progressent également. Dans notre programme, on a un plan performance 2024 pour le football féminin. On veut aller plus loin sur la D1 Arkema, sur la D2, avoir plus de structurations, un championnat plus attractif. On veut aussi mettre en place la pré-formation puisqu’aujourd’hui les joueuses sont formées à partir de 15 ans jusqu’à 18 ans. Alors que c’est l’âge d’or pour pouvoir commencer à évoluer en professionnel. On va développer les sections sportives dans les collèges. On va aussi monter des centres de perfectionnement. Il y a tout ça à mettre en place. On va travailler également sur le statut de la joueuse pour permettre aux jeunes joueuses, comme les garçons, de pouvoir signer des contrats aspirants. Puis, surtout ce qui est important, c’est qu’il y a beaucoup de clubs qui forment des joueuses mais les indemnités de formation n’existent pas. Donc c’est quelque chose qu’on est en train de mettre en place pour aider les clubs et les récompenser de leurs efforts en matière de formation. Comme pour les garçons, la France est dans le top 2 des pays qui forment des joueuses. Il est important d’avoir une reconnaissance de ce que font les clubs.

          Reprise de la D2 : "Ca a été une longue bataille depuis plusieurs mois."

          La deuxième division française peut reprendre. Les joueuses se sont beaucoup battues pour ça. Ça doit être une certaine joie de voir ce championnat reprendre ?

          Elles se sont battues et je le comprends très bien. Ça fait 4 mois que je me bats auprès du Ministère mais les règles sont les règles et c’est normal. On parle d’enjeux de santé, on parle de restrictions liées au contexte sanitaire. Des réunions avec le gouvernement je n’ai pas arrêté d’en faire, toutes les semaines. C’est vrai que ça s’est joué sur la dernière semaine. On a pu obtenir qu’elles soient reconnues comme public prioritaire. La règle c’était 50% de contrats fédéraux pour l’ensemble des clubs. Aujourd’hui, on sait que la D2 féminine n’a pas les moyens d’avoir des joueuses professionnelles en leur sein. Ce qui a permis que la D2 reprenne, c’est que toute cette population qui joue en D2 a plus de 102 joueuses qui sont sur le statut des athlètes de haut niveau et qui sont dans une sélection nationale. C’est ce qui a permis au gouvernement de nous donner le feu vert. Contrairement à ce qui a pu être dit, ça a été une longue bataille depuis plusieurs mois. Je suis vraiment contente de célébrer cette victoire de la reprise de la D2. J’ai eu beaucoup de bonheur à l’annoncer aux présidents de clubs de D2. Il n’y avait pas de discriminations, la N2 a repris en même temps parce que les clubs ont une moyenne d’au moins 10 contrats fédéraux par club. Je suis triste pour la D2 futsal, on a aussi envie qu’ils reprennent. Il faut vraiment que les clubs professionnalisent leurs structures. On sait qu' aujourd'hui, les clubs défraient les joueurs et les joueuses parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Probablement par manque de temps et d’accompagnement aussi de notre part sur le fait de mettre en place des contrats fédéraux. Mais on va y arriver et l’important c’est que ça reprenne. C’est une grande joie.


          Crédit photo : Icon Sport

          Mardi 2 Mars 2021
          Ridha Boukercha

          https://www.footofeminin.fr/Brigitte...in_a17072.html
          Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

          Commentaire


          • #D2F - De nouvelles mesures gouvernementales annulent la reprise accordée !

            Le ministère des Sports a annoncé ce jour l’arrêt des championnats de D2 Féminine et de National 2 dans le cadre des nouvelles mesures renforcées de sécurité sanitaire annoncées par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Ces deux compétitions avaient été respectivement autorisées à reprendre les 18 et 19 février dernier.



            Le président de la Fédération Française de Football a réagi ce jeudi midi à l’annonce du ministère des Sports d’arrêter à nouveau les championnats de National 2 et de D2 Féminine.

            "Depuis le début de cette crise, la FFF a toujours respecté les recommandations gouvernementales et, à son niveau, pleinement participé à la lutte contre cette épidémie. À la suite du renforcement des mesures sanitaires annoncées par le gouvernement ce jour, nous prenons donc acte de la décision du nouvel arrêt des championnats de National 2 et de D2 Féminine qui avaient pourtant été autorisés à reprendre il y a quinze jours. Tous les clubs masculins et féminins engagés dans ces championnats s’étaient remarquablement remobilisés et adaptés pour enfin reprendre le jeu et la compétition dans le respect d’un protocole sanitaire strict. Cette reprise était raisonnée et raisonnable. Elle résultait d’un travail constructif avec le ministère des Sports et ouvrait une perspective positive de reprise progressive des compétitions. Mais il faut admettre que le gouvernement fait tout pour enrayer cette épidémie et la santé reste la priorité."

            C'est un très gros coup dur pour les équipes et joueuses de ces championnats qui entrevoyaient une reprise. Cette annonce ne pourra pas rester sans un impact et des conséquences. Car malgré des joueuses de haut niveau, des effectifs partiellement en contrats fédéraux, ces éléments ne suffisent plus alors que le gouvernement renforce son dispositif.

            Cette annonce devra amener le prochain COMEX à prendre des décisions concernant la D2 féminine, la Coupe de France féminine et aussi toutes les autres compétitions stoppées depuis fin octobre. Le spectre d'une saison blanche et l'impact qui en découlera ne seront pas sans conséquences.



            Jeudi 4 Mars 2021
            Sebastien Duret

            https://www.footofeminin.fr/D2F-De-n...e-_a17078.html
            Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

            Commentaire


            • Cinéma - La vie de Marinette PICHON adaptée au cinéma

              Un biopic réalisé par Virginie Verrier adaptant la vie de Marinette Pichon et intitulé "Marinette" fera l'objet d'un tournage à partir de la rentrée prochaine.


              Marinette Pichon en stage à Clairefontaine en 1995



              La réalisatrice Virginie Verrier adapte pour l’écran la vie de la pionnière du football français Marinette Pichon. Il s’agira du second film de la réalisatrice après « À 2 HEURES DE PARIS » sorti en salles en 2018 et actuellement disponible sur NETFLIX. Le film intitulé « MARINETTE » s’appuie en partie sur la biographie de la footballeuse « NE JAMAIS RIEN LACHER » parue aux éditions FIRST/PLON en 2018 dont la réalisatrice a acquis les droits via sa société
              de production VIGO FILMS.

              Née en 1975, Marinette Pichon est l’une des plus grandes stars mondiales de la discipline. Détectée à l’âge de 5 ans, elle deviendra la première joueuse
              française à faire carrière aux États-Unis (hommes/femmes confondus) et la recordwoman du nombre de buts et de sélections en équipe de France (hommes/femmes confondus).

              De son enfance, ravagée par un père violent et alcoolique, jusqu’au rêve américain (elle fut sacrée meilleure joueuse et meilleure buteuse de la prestigieuse ligue US en 2002 et 2003 et MOST VALUABLE PLAYER en 2003) en passant par son parcours en équipe de France, portrait d’une gamine issue d’un milieu ouvrier que rien ne prédestinait à ce parcours hors norme.

              Sa carrière de joueuse, son combat de femme


              Virginie Verrier (photo DR)


              Une vie de femme, de guerrière, de battante, une ode sans concessions à la liberté, au dépassement de soi, à la résilience. Le film, qui se déroule sur 3 décennies (1980-2006), offre en parallèle de la carrière sportive de Marinette des thématiques à forte résonance avec l’actualité : les violences familiales (subies dans son enfance), la violence faite aux femmes (subie dans sa vie privée), le sport comme véhicule d’émancipation pour les femmes, l’évolution et la reconnaissance du foot féminin français sur les 3 dernières décennies, l’homosexualité (Marinette s'est vue décerner le OUT D'OR 2018), la PMA…

              « MARINETTE » sera le 1er biopic de sportive (non fictive) réalisé en France et le premier au monde réalisé par une femme. Tourné en France et aux États-Unis, le film sera porté en partie par un casting international. Le tournage devrait débuter à la rentrée prochaine.

              Jeudi 4 Mars 2021
              Sebastien Duret

              https://www.footofeminin.fr/Cinema-L...ma_a17079.html
              Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

              Commentaire


              • Football au féminin - Une reconnaissance tardive, des conséquences aujourd'hui

                En cette Journée Internationale des Droits de la Femme ce 8 mars, l'occasion est donnée de rappeler le long chemin de croix que les footballeuses ont dû accomplir pour exister puis être reconnues. Ce retard n'est pas sans conséquence aujourd'hui encore.





                A l'heure où la pandémie remet tout en questions, le football n'échappe pas à la règle. La longue reconnaissance du football pour les femmes a été un frein à son développement et son expansion ralentissant les investissements et sa professionnalisation.

                C'est avant tout un problème sociétal qui est la cause de ce retard. A l'instar des Jeux Olympiques réservés aux hommes pendant plusieurs olympiades, la place de la femme dans le sport a été interdite ou tout du moins très souvent moquée par ces messieurs ou alors autorisée à titre de loisir parfois seulement pour certains sports souvent individuels.

                Les tentatives de pratiques féminines durant les années 10 puis 20 étaient rares mais encourageantes grâce à la volonté de femmes d'accéder au sport. Quelques associations se sont créées comme Fémina Sport avant la fondation de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France permettant d'organiser des championnats et rencontres internationales.

                Des opposants à toutes périodes

                Des militantes à l'image d'Alice Milliat ont combattu les stéréotypes, qui voulaient que le sport ne soit pas fait pour le corps féminin, en prenant les choses en main pour défendre la légitimité d'un sport mixte. Un combat long et difficile, sans soutiens financiers et face à de farouches opposants masculins.

                L'arrivée de la Seconde Guerre Mondiale va entraîner un arrêt brutal des pratiques sportives féminines, et une interdiction formelle à l'image des décisions prises en France sous le régime de Vichy.

                Pour renaître de ses cendres, le football va devoir se montrer patient. Ce n'est qu'au cours des années 60 que les femmes commencent à entrevoir la possibilité de fouler les terrains, balle au pied. On retrouve à plusieurs endroits à travers la France quelques échos de ces "suffragettes" qui veulent aussi avoir le droit de pratiquer le football.

                Mais les obstacles sont nombreux et le premier d'entre eux partout dans le Monde vient des fédérations qui ne voient pas d'un bon oeil l'émergence de la pratique féminine. Le phénomène se retrouve partout et ce sont des fédérations féminines qui commencent à voir le jour pour que ces femmes puissent continuer à se pratiquer et développer leurs structures. Cependant certains hommes y voient une opportunité surtout lucrative à l'image des premières Coupes du Monde officieuses en 1970 ou encore 1971.

                L'économie comme un frein pour les décideurs

                Ces événements internationaux amènent les Fédérations à ouvrir la place aux footballeuses. Une première étape dans une reconnaissance encore longue car tous n'affichent pas les mêmes ambitions. La volonté est avant tout d'encadrer le développement du football au féminin en assurant sa gestion mais pas nécessairement de lui donner des moyens de se développer. Le premier championnat de France organisé en 74-75 se résume à trois journées en première phase puis trois tours à élimination directe. Une formule qui sera densifiée par la suite mais avec des moyens longtemps limités.

                Le football féminin doit faire face à une vision toujours très machiste de ses dirigeants. Des argumentaires de supposées contre-indications médicales, de physiques non adaptés pour ce sport mais aussi d'autres renvoyant les femmes au foyer ont fait que la réticence était de mise pour dévaloriser le football au féminin.

                Il faut attendre le début des années 80 pour que l'UEFA crée un premier championnat d'Europe pressé par certaines fédérations nationales, et dix ans de plus pour que la FIFA lance une première Coupe du Monde. Les Jeux Olympiques s'ouvrent au football en 1996, grâce au fort développement du soccer outre-Atlantique. La Ligue des Champions est apparue seulement en 2001, tout comme la Coupe de France (ex-Challenge de France). Derrière cela, les intérêts économiques ont toujours existé et existent encore pour les décideurs.

                Les footballeuses subissent aujourd'hui le retard de leur reconnaissance

                Si en France, la Division 1 féminine tend à se professionnaliser, le championnat n'en a pas encore pleinement la structuration, ni le statut. Les joueuses qui ont la possibilité de signer des contrats fédéraux depuis un peu plus de dix ans ne disposent pas de la même couverture qu'un joueur professionnel masculin. Sans chercher de comparaison salariale avec les hommes, le développement professionnel féminin est encore tout récent. Ce retard n'est pas sans conséquence dans le contexte actuel, où des choix économiques sont en train de se faire. A traitement non égalitaires des pratiques masculines et féminines, les décisions s'en retrouvent disparates.

                Lorsque la Coupe de France masculine a pu reprendre pour les équipes masculines au 6e tour avec des équipes départementales, régionales et nationales, son homologue féminine pourrait ne pas connaître le même destin. Les championnats masculins professionnels de L1 et L2 se poursuivent ainsi que l'anti-chambre qu'est le National. Chez les femmes, la Division 1 Arkema a pu disposer d'une autorisation tandis que la Division 2 doit suivre les volte-face ministérielles alors son statut amateur n'est que le fait d'une prise de conscience tardive des différents décideurs pour la développer depuis plusieurs années.

                Le sport féminin n'est pas un loisir, le sport se pratique pour le dépassement de soi, la volonté de battre des records... Ce que les joueuses font au quotidien depuis des décennies, devant en plus du combat sur le terrain, vaincre les préjugés, les barrières sociétales et le manque d'investisseurs, n'est que le terrible constat d'années de retard prises contre leurs volontés.

                Les choses ont évolué mais le chemin est encore long pour que le droit des femmes à pratiquer le sport professionnellement soit mieux reconnu. En cette période de pandémie, l'exemple est criant des disparités nées de ces années de combat pour exister. La médiatisation est aussi à l'image de ce retard. Le football comme tous les sports est mixte, à condition de donner la place qu'il mérite. Sur les dix dernières années, son évolution semble s'être accélérée mais il faudrait éviter qu'il ne soit ralenti car homme ou femme, tous doivent avoir les mêmes droits, à égalité...

                Lundi 8 Mars 2021
                Sebastien Duret

                https://www.footofeminin.fr/Football...ui_a17086.html
                Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                Commentaire


                • Assemblée Générale de la FFF - Quels projets pour chaque candidat pour le Football Féminin ?

                  L'élection du nouveau Président de la FFF se déroulera ce samedi 13 mars. Depuis un mois, les trois candidats sont entrés en campagne et ont présenté leurs projets. Le football au féminin fait partie des différents axes de proposition. Le point sur les projets


                  Les compétitions



                  Les propositions du programme de Michel Moulin


                  Championnats seniors

                  Une réforme des championnats est prévue dans chacun des programmes. Sujets évoqués depuis plusieurs saisons par différents clubs et dirigeants, le passage de la D1 à 14 équipes est proposé par Michel Moulin. Dans cette liste, il propose également la création d'une D3 pour lisser les écarts de niveaux entre la D2 et le R1. Un échelon supplémentaire aussi proposé par la liste de Frédéric Thiriez qui souhaite une professionnalisation de la D1 à travers notamment la création au sein de la FFF d’une Ligue Nationale du Football Féminin.
                  Quant à la liste du Président sortant, il est proposé sans en préciser le détail de redessiner l’architecture des compétitions féminines afin de professionnaliser la gestion du plus haut niveau et de garantir un temps de jeu important pour les joueuses formées en France.

                  Coupe de France
                  La liste de Noël Le Graët propose à travers le développement du football ultramarin d'ouvrir cette compétition aux équipes issues des territoires d'Outre-Mer.

                  Compétitions jeunes
                  Tandis que la liste de Le Graët veut garantir un temps de jeu important pour les joueuses formées en France qui pourrait passer par des compétitions jeunes revues, la liste de Michel Moulin est la plus concrète dans ses propositions avec la création d'un championnat U21 ou U23 pour faciliter la transition vers le monde professionnel et d'une Coupe "Alice Milliat" équivalent de la Coupe Gambardella.


                  Statut des joueuses et instances

                  Frédéric Thiriez souhaite une égalité de traitement en permettant aux joueuses d'avoir les mêmes possibilités de carrière que leurs homologues masculins. Pour cela, il donnera compétence à une Ligue Nationale du Football Féminin avec pour objectif la mise en œuvre de la professionnalisation de l’élite (compétitions, statut de la joueuse).
                  Un nouveau statut de la joueuse également proposé par Michel Moulin qui souhaite donner les mêmes avantages aux joueuses professionnelles qu'aux joueurs masculins sur le plan de la convention collective avec les mêmes protections mais évoque aussi une égalité de traitement et de salaire entre hommes et femmes.
                  Quant à la liste de Noël Le Graët, elle souhaite dynamiser les échanges avec les clubs professionnels, à travers notamment les instances mises en place au sein de la FFF, pour assurer le développement de la professionnalisation du football féminin (réglementation, statut des joueuses…) mais aussi la création pour chaque compétition concernée d'une commission associant les représentants des clubs et permettant un dialogue direct avec la FFF.


                  Les moyens financiers

                  La liste de Michel Moulin souhaite une meilleure parité en alignant notamment la prise en charge des frais kilométriques entre football masculin et féminin.
                  Frédéric Thiriez qui compte notamment sur sa liste le Président de Fleury Pascal Bovis, souhaite aussi mettre fin aux discriminations entre clubs pro et clubs amateurs au sein du football féminin, et entre football féminin et masculin.
                  Pour la liste de Noël Le Graët, une proposition vise à renforcer les moyens financiers à travers l'amélioration de la valorisation des compétitions (diffusion, naming,...) afin d'accroître les perspectives des ressources des clubs avec la FFF.


                  La formation des joueuses

                  Sans en apporter le détail dans le programme, le projet de Michel Moulin vise à être plus près de la réalité des clubs pour que le football féminin soit un courant fort du football français, tout en continuant sa progression. Les deux autres clubs sont plus détaillées sur leurs propositions.
                  Noël Le Graët et ses colistiers veulent renforcer la formation existante et développer la préformation à travers le plan "Performance Football Féminin 2024". Cela se traduirait dans les pôles espoirs féminins par le développement des outils d’aide à la performance et le recrutement de techniciens spécialisés (analyse vidéo, préparation physique et mentale…). Quant à la préformation U13-U15, cela passerait par l'augmentation du nombre de sections sportives scolaires avec la création de 20 sections sportives féminines premier cycle, la revoyure de l’articulation entre la formation dans les pôles et la formation dans les clubs selon un modèle adaptable aux différentes réalités des clubs, protection du parcours de formation pour les clubs formateurs, renforcement de la post-formation et du double projet (développement des possibilités d’insertion professionnelle) et aussi l'ouverture de 4 centres de formation féminins dans des clubs.
                  Pour Frédéric Thiriez, il souhaite engager avec la Direction Technique Nationale une vraie réflexion sur l'âge et le profil des filles en Pôle Espoirs et généraliser la formation des joueuses dans les Pôles Espoirs. Parmi les axes de travail, il est aussi présenter un resserrement du maillage des structures de formation (sections sportives collèges et lycées, pôles espoirs…) en pérennisant des postes d’éducateurs.


                  Le football de la base


                  Des propositions sur le développement des sections féminines dans le programme de Noël Le Graët


                  Le projet de Noël Le Graët propose d'accompagner les clubs dans le développement des sections féminines en renforçant le label École de Football Féminine existant et les dotations liées, en mettant en place une dotation spécifique pour les sections loisir féminines. Avec l'objectif de 90% des clubs accueillant des féminines et 10 000 équipes au total sur la mandature, il souhaite poursuivre la majoration des subventions pour le développement de la pratique féminine (infrastructures) comme cela a été mise en place à l'occasion de la Coupe du Monde féminine.
                  Sans en préciser le détail, le programme de Michel Moulin souhaite renforcer les moyens du football amateur au sens large en redéployant les aides fédérales vers plus de proximité et en diminuant les coûts au sein de la FFF.
                  Pour Frédéric Thiriez, différents axes sont évoqués pour la base. Le souhait est d'augmenter le nombre d'installations sportives pour l'accueil de licenciés avec pour objectif d'atteindre sur 10 ans un million de licenciées. Il explique que si on veut un football féminin d'élite performant, il faut agir à la base. Il propose de se rapprocher plus des écoles, au niveau des petites filles, au niveau des équipements pour avoir plus de féminines, de jeunes féminines, tout en assurant la formation des éducateurs et éducatrices et la mutualisation des terrains entre l'école et les clubs. D'autres aspects évoquent aussi d'adapter les règlementations (mixité, accord entre les clubs pour des équipes féminines, équipes féminines dès le plus âge...)


                  La féminisation


                  Une gouvernance dédiée au sein de la FFF proposé par Frédéric Thiriez


                  Michel Moulin souhaite mettre en place une meilleure parité à tous les niveaux. L'arbitrage féminin est évoqué dans le programme à travers des campagnes de communication pour recruter et fidéliser de nouveaux arbitres. Les bénévoles et éducateurs sont évoqués au sens large avec un souhait d'une meilleure reconnaissance.
                  Pour Frédéric Thiriez, le souhait est d'accroître la formation d'éducatrices et d'arbitres en les valorisant et les accompagnant dans leurs missions. Il souhaite aussi à travers une nouvelle gouvernance créer un « conseil des internationaux » composé une douzaine d’anciens joueurs internationaux, entraîneurs, arbitres, masculins et féminins, qui pourront être sollicités par le Comex et être de formidables ambassadeurs du football dans les territoires.
                  Le projet de la liste de Noël Le Graët vise le recrutement et fidélisation de 500 arbitres féminines supplémentaires, la création d’une première licence gratuite pour les arbitres et les dirigeantes. Sur le plan des dirigeantes, il est proposé d'intégrer 1500 femmes aux formations spécifiques aux fonctions de dirigeantes sur l’ensemble du mandat pour atteindre un tiers de femmes dans les instances au début du prochain mandat. Enfin il est présenté une adaptation des dispositifs de financement des formations pour atteindre 3000 éducatrices formées sur la mandature au travers de modules de formation gratuits.


                  Les programmes complets



                  Michel MOULIN : "Pour une rupture utile"
                  Noël LE GRAËT : "Au cœur du jeu"
                  Frédéric THIRIEZ : "Fédérons les énergies"

                  Mercredi 10 Mars 2021
                  Sebastien Duret

                  https://www.footofeminin.fr/Assemble...in_a17091.html
                  Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                  Commentaire


                  • #D2F - Les joueuses exigent la reprise de leur championnat à la date initiale : le 18 avril !

                    Après la volte-face survenue concernant la reprise de la D2 d'un accord annoncé le 19 février à la suspension quelques jours plus tard, les différents acteurs de D2 continuent de se mobiliser pour demander la reprise.


                    (photo DR)



                    L'annonce faite par la FFF d'avoir eu l'accord gouvernemental pour la reprise de la D2 féminine le 19 février tombait comme un "ouf" de soulagement pour bon nombre d'acteurs des 24 clubs de D2. Mais la douche froide est tombée lorsque le 4 mars, la FFF signifiait à travers son Président avoir pris acte de la non possibilité de poursuivre la reprise accordée.

                    Un refus lié à la structuration même du championnat dont le statut amateur, la part de joueuses en contrat n'est pas de nature au regard des dernières dispositions gouvernementales de donner un avis favorable à un allégement de certaines dispositions. Le conseil de crise du 1er mars dernier a donc mis fin, tout du moins pour le moment à un avis favorable du Ministère en charge des Sports.

                    Derrière cette annonce, se pose la question même du devenir des compétitions féminines ou tout du moins de leur statut. Depuis plusieurs saisons, les exigences ont augmenté, les contrats fédéraux en D2 ont augmenté mais plafonné à cinq par club jusqu'en juin dernier, cela ne permettait pas d'accroître le nombre de joueuses en contrat. La décision tardive mais nécessaire d'autoriser à 12 contrats par club en D2 n'a pas permis à chaque club d'organiser financièrement ou contractuellement pour avoir un effectif plus important sous contrat. A ce jour, un tout petit peu moins de 100 joueuses disposent d'un contrat fédéral sur les 450 ayant pris part à au moins un match. Il convient d'y ajouter d'autres types contrats mais cela reste inférieur à 50% des effectifs.

                    Si la D2 n'a donc pas encore pu reprendre, les entraîneurs et joueuses espèrent que un feu vert, en rappelant que la FFF avait annoncé que celle pourrait s'effectuer le 18 avril et ainsi finir dans un format réadapté la saison. Cela permettrait à deux clubs d'accéder en D1 et d'avoir une relégation de la D1 à la D2.


                    Le communiqué

                    Nous, joueuses de D2F, exigeons la reprise de notre championnat au 18 avril comme initialement prévu !


                    Nous, joueuses de football évoluant dans le Championnat de France de 2ème Division, que nous soyons professionnelles, semi-professionnelles, amatrices (défrayées ou pas) nous entrainons toutes entre 5 et 8 fois par semaine. Condition sine qua non pour évoluer à un tel niveau !
                    C’est avec engagement, passion, sérieux et détermination que nous pratiquons ce sport.

                    Plusieurs d’entre nous sont internationales, françaises ou étrangères, et sont très fières de représenter leur pays d’origine dans les compétitions internationales. Certaines ont déjà disputé des Coupes du Monde, des JO, d’autres préparent les prochains JO de Tokyo.
                    Depuis le mois d’octobre, notre championnat est à l’arrêt alors que dans le même temps les 3 premières divisions masculines de football ont repris (Ligue 1, Ligue 2 et National 1) contre seulement la 1ère division chez les femmes. Soit 58 équipes d’hommes contre 12 équipes de femmes !!!

                    Où est l’égalité entre les sexes dans le Football en France ?
                    Notre championnat est à l’arrêt, pourtant nos amies de D2F du Basket et du Hand ont repris et si nous en sommes très heureuses pour elles, nous nous posons la question de l’égalité entre les sports !
                    Notre championnat est à l’arrêt, pourtant nos amies de la D2F en Espagne, Italie et Angleterre continuent à jouer !
                    Où est l’égalité au sein de l’Union Européenne ?
                    Après des mois de lobbying et de lutte, nos dirigeants, que nous remercions, avaient enfin obtenu le 19 février de la part du ministère des sports et de la FFF une autorisation de reprise de notre championnat au 18 avril et une possible reprise de la Coupe de France Féminine en mars. Les matches en retard avaient même été programmés.
                    Ces deux super nouvelles ont mis fin à des mois d’incertitudes, de doutes et de déprime pour certaines. L’euphorie et la joie de reprendre la compétition nous ont galvanisées !
                    Joie de courte durée, le 3 mars la Ministre des sports revenait sur sa décision et prononçait un arrêt de notre championnat qui, comble de l’absurde, n’avait pas encore repris ! Et deuxième coup de massue, le lendemain le président de la FFF prenait acte de la décision ministérielle !
                    Ce yoyo émotionnel a eu et a toujours un effet dévastateur sur notre motivation mais aussi sur notre santé mentale ! On joue autant avec nos nerfs que notre avenir !

                    Nous nous attendions à un vrai soutien de la part de la Ministre des Sports et certainement pas à un coup de poignard après nous avoir accordé le droit de rejouer !
                    Du Président de la FFF nous attendions qu’il défende avec vigueur ses joueuses au lieu de subir sans aucune réaction une décision inique !
                    Alors pour justifier l’injustifiable on nous objecte que :

                    1- « la situation épidémique est catastrophique » : bizarrement le virus n’est problématique que pour les femmes de D2 mais pas pour les hommes. Et ce alors que nous avions à suivre le même protocole sanitaire !
                    2- « vous n’êtes pas des joueuses de haut niveau » : le nombre de joueuses internationales A et jeunes françaises et étrangères ou inscrites sur les listes de haut-niveau s’élève en D2F à 180 !
                    3- « vous n’êtes pas professionnelles » : le nombre de joueuses vivant du football s’élève pourtant en D2F à 250 ! Sans oublier que nous sommes 600 à vivre notre passion au quotidien, à nous investir tous les jours à haute intensité, à avoir un investissement de professionnelles mais sans la reconnaissance, ni les moyens !

                    Que d’injustices, que de sexisme !!
                    Nous voulons être reconnues à la hauteur de notre investissement !
                    N’étant pas à une injustice près, la Coupe de France pour les femmes a elle-aussi disparu en catimini, sans aucune annonce, comme si elle était quantité négligeable !
                    Ministère des Sports et FFF sont peu enclins à défendre le Football pratiqué par les femmes. Oublient-ils que la D2 est l’antichambre de la D1 et donc des équipes de France, que beaucoup de joueuses de D1 sont passées par la D2, que le Football
                    Féminin Français repose en grande partie sur la formation effectuée par les clubs de D2 ?
                    Ne pas reprendre le championnat de D2 c’est exposer le Football Féminin Français à des dégâts irréversibles et irrattrapables tant au niveau de nous, les joueuses, que de nos clubs qui sont mis en péril.
                    Le 18 avril est encore loin, il est donc encore temps de limiter les dégâts !

                    Nous n’accepterons pas, nous n’accepterons plus ce sexisme ordinaire qui nous relègue systématiquement au second plan ! Il en va de notre avenir !

                    Nous, joueuses de D2, exigeons la reprise de notre championnat au 18 avril comme initialement prévu !

                    Vendredi 12 Mars 2021
                    Sebastien Duret

                    https://www.footofeminin.fr/D2F-Les-...l-_a17095.html
                    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                    Commentaire


                    • le real va se qualifier en uwcl la saison prochaine... elles viennent de taper l'atletico aujourd'hui et donc, des leur 1ere saison en tant que real, elles se qualifient en ldc.

                      Commentaire


                      • Une section féminine au Stade Rennais ?

                        Ouest-France rapportait ce lundi une information concernant la création d'une section féminine au Stade Rennais. Le pensionnaire de Ligue 1 fait partie des rares clubs de l'élite masculine à ne pas avoir suivi le mouvement de développement des sections féminines depuis une dizaine d'années.


                        Dernier en date, le RC Lens a créé sa section féminine il y a un an, en intégrant le club féminin d'Arras. Un rapprochement qui fut long à se dessiner mais qui est désormais réalité. Cependant d'autres clubs de Ligue 1 n'ont pas comme le Stade Rennais franchi le pas, malgré parfois des réunions et projets qui n'ont jamais abouti : SCO Angers et La Croix Blanche, Nîmes Olympique et Football Féminin Nîmes Métropole Gard.

                        A l'occasion des 120 ans du club rennais, Romain Danzé a fait cette annonce. Le Stade Rennais ne ferait donc plus partie de ceux-là et pourrait enfin franchir le pas. Cela ne se fera pas avec un rapprochement avec un autre club rennais indique le quotidien régional, alors que le Cercle Paul Bert Bréquigny Rennes qui a évolué en D2 féminine, souhaite conserver une section féminine pour laquelle il a toujours eu de la reconnaissance.

                        Comme le Stade Brestois ou encore le FC Nantes, le Stade Rennais devrait franchir les différentes étapes en développant une section féminine chez les jeunes puis créer des équipes seniors dans un second temps. Cela passera alors par des débuts en District avant de rejoindre le niveau régional et d'ambitionner les championnats nationaux.

                        Une brève tentative déjà dans les années 70

                        Une équipe féminine au Stade Rennais, ce ne serait pas une première même si cela fut assez éphémère. Le 18 avril 1973 dans les pages sports de Ouest-France, un appel était fait pour préparer la future saison pour celles qui "peuvent déclarer... leur flamme pour le ballon rond". Son instigatrice Yolande Clossais fut entendue avec 90 réponses et dès juin 1973, l'équipe participait et gagnait un tournoi à sept. L'équipe durant trois saisons jouera des rencontres face aux clubs locaux mais aussi des équipes plus remarquables comme le champion de Yougoslavie, Mašinac Niš, ou encore les Anglaises de Chelsea. L'histoire ne dura cependant pas très longtemps car faute de reconnaissance du club rennais, l'équipe disparut en 1976. Son initiatrice Yolande Clossais poursuivit au SC Le Rheu dans la périphérie rennaise.



                        Mardi 16 Mars 2021
                        Sebastien Duret

                        https://www.footofeminin.fr/Une-sect...is_a17112.html
                        Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                        Commentaire


                        • Coupe du Monde 2023 - Qualifications zone UEFA : le format adopté, les têtes de série connues

                          Le Comité Exécutif de l'UEFA a arrêté l'organisation des qualifications à la Coupe du Monde 2023 dans sa confédération. Voici les modalités en attendant le tirage au sort des groupes qui se tiendra le 30 avril prochain.




                          48 équipes prendront part aux qualifications à la Coupe du Monde dans la zone UEFA. Lors de la phase de groupes, les équipes seront réparties en huit groupes de 6 équipes qui se rencontreront en matchs aller-retour soit dix matchs.

                          Ces rencontres se dérouleront par paire aux cinq périodes prévues dans le calendrier international arrêté par la FIFA à savoir :
                          - 13-21 septembre 2021
                          - 18-26 octobre 2021
                          - 22-30 novembre 2021
                          - 4-12 avril 2022
                          - 29 août-6 septembre 2022

                          A l'issue de la phase de groupes, les premiers de chaque groupe soient huit équipes seront qualifiées directement pour la Coupe du Monde en Australie et Nouvelle-Zélande.

                          Les huit équipes classées deuxième disputeront les matchs de barrage. Quatre oppositions seront tirées au sort pour des matchs à disputer en aller-retour entre les 3 et 11 octobre 2022.

                          Huit qualifiés en phase de groupe, huit équipes en barrages

                          Cependant, la FIFA a alloué 11 qualifications directes à l'UEFA pour la Coupe du Monde et une place de barragiste. A l'issue des barrages, trois équipes seront qualifiées directement, une autre devra passer par le tournoi de barrage organisé par la FIFA.

                          Pour classer ces équipes, l'UEFA a prévu de classer les quatre vainqueurs des doubles confrontations suivant les modalités ci-après :
                          - Les résultats des matches de barrage (trois points sont accordés pour une victoire, un point pour un match nul et zéro point pour une défaite) sont ajoutés aux résultats des matches de la phase de groupe.

                          Les critères suivants sont appliqués ensuite pour classer les quatre équipes dans l’ordre :
                          - plus grand nombre de points obtenus ;
                          - meilleure différence de buts ;
                          - plus grand nombre de buts marqués ;
                          - plus grand nombre de buts marqués à l’extérieur ;
                          - plus grand nombre de victoires ;
                          - plus grand nombre de victoires à l’extérieur ;
                          - total le plus faible de points disciplinaires sur la base uniquement des cartons jaunes et des cartons rouges reçus par les joueuses et les officiels de l’équipe (carton rouge = 3 points, carton jaune = 1 point, expulsion pour deux cartons jaunes au cours d'un match = 3 points) ;
                          - meilleure position dans le classement par coefficient des équipes nationales féminines de l’UEFA utilisé pour le tirage au sort de la phase de groupe.


                          Le classement des coefficients : la France tête de série

                          Basés sur les résultats et scores des phases de qualification et phase finale du Championnat d’Europe féminin de l’UEFA 2015-17, de la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019 (compétition européenne de qualification de l’UEFA et phase finale de la FIFA) et de la Championnat d’Europe féminin de l’UEFA 2019-22 (matches de groupe de la phase de qualification uniquement).

                          1. Pays-Bas (43,961)
                          2. Allemagne (41,924)
                          3. Angleterre (41,443)
                          4. France (40,898)
                          5. Suède (39,714)
                          6. Espagne (38,913)
                          7. Norvège (38,758)
                          8. Italie (36,399)

                          9. Danemark (35,265)
                          10. Belgique (34,951)
                          11. Suisse (34,066)
                          12. Autriche (33,693)
                          13. Islande (33,458)
                          14. Ecosse (30,700)
                          15. Russie (30,117)
                          16. Finlande (29,765)

                          17. Portugal (28,937)
                          18. Pays de Galles (28,677)
                          19. République tchèque (28,115)
                          20. Ukraine (27,127)
                          21. République d'Irlande (25,414)
                          22. Pologne (25,302)
                          23. Slovénie (22,582)
                          24. Roumanie (22,156)

                          25. Serbie (21,889)
                          26. Bosnie-Herzégovine (20,479)
                          27. Irlande du Nord (19,526)
                          28. Slovaquie (17,951)
                          29. Hongrie (16,676)
                          30. Belarus (16,540)
                          31. Croatie (15,988)
                          32. Grèce (13,602)

                          33. Albanie (13,292)
                          34. Macédoine du Nord (12,730)
                          35. Israël (12,518)
                          36. Azerbaidjan (11,688)
                          37. Turquie (11,526)
                          38. Malte (11,480)
                          39. Kosovo (10,489)
                          40. Kazakhstan (10,198)

                          41. Moldavie (9,510)
                          42. Chypre (7,688)
                          43. Iles Féroé (7,478)
                          44. Géorgie (7,085)
                          45. Lettonie (6,977)
                          46. Monténégro (6,772)
                          47. Lituanie (6,359)
                          48. Estonie (6,108)
                          49. Luxembourg (2,779)
                          50. Andorre (1,903)

                          Pas de matchs officiels joués sur la période : Arménie, Bulgarie
                          NB : Gibraltar, Liechtenstein, Saint-Marin ne comptent d'équipes nationales A.

                          Lundi 15 Mars 2021
                          Sebastien Duret

                          https://www.footofeminin.fr/Coupe-du...es_a17099.html
                          Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                          Commentaire


                          • Championnats amateurs et Coupe de France féminine - L'arrêt acté !

                            Le Comité exécutif de la FFF a décidé d’arrêter toutes les compétitions amateurs départementales et régionales métropolitaines pour 2020-2021, en raison de l’épidémie de la Covid-19 et des mesures sanitaires renforcées.





                            Le Comité exécutif (Comex) de la Fédération Française de Football a pris la décision ce mercredi 24 mars 2021 de mettre un terme à l’ensemble des compétitions amateurs départementales et régionales métropolitaines pour la saison 2020-2021, en raison de l’épidémie de la Covid-19 et des mesures sanitaires renforcées.

                            À date, le calendrier, déjà contraint, ne permet plus d’envisager une reprise des compétitions amateurs précise l'instance. Cette décision du Comex de la FFF entraîne une saison blanche pour toutes les compétitions amateurs, sans aucune montée ni descente pour les clubs engagés dans ces championnats.

                            D2 féminine : décision différée

                            Les situations des championnats de National 2 et de Division 2 féminine, suspendus par le ministère des Sports, feront l’objet d’un examen ultérieur au regard des perspectives de reprise possible définies par l’État, lors du prochain Comex de la FFF.

                            Le Comex de la FFF a également arrêté définitivement les championnats nationaux (Division 2 futsal, U19 féminine, U17 et U19 nationaux, National 3), de même que l’édition 2020-2021 de la Coupe de France féminine. Contrairement à son homologue masculine, la Coupe de France dont les clubs de D1 avaient disputé un tour est donc annulée définitivement.

                            March 24, 2021, 5:11 pm

                            https://www.footofeminin.fr/Champion...e-_a17131.html
                            Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                            Commentaire


                            • #D2F - Les clubs attendent une décision avant de préparer la prochaine saison... dans le flou

                              Alors que le dernier COMEX de la FFF avait laissé entrevoir une petite fenêtre d'espoir, les annonces du Président ce mercredi 31 mars devraient finalement sonner le glas de l'hypothétique reprise.




                              Prendra, reprendra pas, depuis fin octobre, les joueuses, éducateurs et dirigeants des clubs de D2 féminine ne savent plus quoi en penser. Si le collectif des clubs a souhaité une reprise, le dernier COMEX de la FFF le 24 mars s'en était tenu à l'attente des directives ministérielles. Le 18 avril apparaissait alors comme une date éventuellement plausible.

                              Mais depuis ce mercredi soir, cela semble très compromis et c'est désormais vers un arrêt total que l'anti-chambre de la D1 s'oriente. Cependant le prochain COMEX est prévu le 22 avril à moins qu'une décision ne soit prise plus rapidement au regard des annonces du Président de la République.

                              Si tel est le cas, un épineux problème devra être traité par la FFF à savoir celui des relégations de D1. Car si la D2 ne reprend pas, cela signifie, pas de reprise. Or le règlement prévoit obligatoirement au moins d'une descente. L'absence de montée pourrait-il amener à justifier de déroger à ce point de règlement ? Le service juridique de la FFF va devoir argumenter sa décision, et donner au COMEX le pouvoir de modifier exceptionnellement la règle.

                              A quand la reprise 2021-2022 ?

                              Au delà de cette saison, la reprise n'est pas encore difficile à programmer. L'été dernier, la possibilité des matchs amicaux avait été longue à dessiner et il semble que la nouvelle saison ne devrait pas non plus être simple à préparer pour les clubs.

                              Dans son allocution télévisée ce mercredi soir, Emmanuel Macron a évoqué un échéancier concernant la pratique sportive : « Nous allons bâtir entre la mi-mai et le début de l'été un calendrier de réouverture progressive pour la culture, le sport, le loisir, l'événementiel, nos cafés et restaurants ».

                              Une annonce qui restera liée à l'évolution de la situation sanitaire et cet échéancier ne permet pas pour autant d'espérer que l'été se passera dans les meilleures dispositions. Cette fois-ci, est-ce que la D2 pourra cependant obtenir plus de reconnaissance de sa pratique de haut niveau ?

                              Mercredi 31 Mars 2021
                              Sebastien Duret

                              https://www.footofeminin.fr/D2F-Les-...ou_a17150.html
                              Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                              Commentaire


                              • ANGLETERRE - Des avancées majeures et des moyens accrus


                                La Fédération anglaise que la France rencontre ce vendredi soir a mis en quelques saisons de considérables moyens pour promouvoir les compétitions féminines et hisser la sélection nationale parmi les nations référentes dans le monde, avec l'Euro en ligne de mire. Lors du dernier programme mis en place « game plan for growth “ sur la période 2017-20, celui a donné les résultats suivants : 3.4 millions de femmes et jeunes filles jouent au football. Il y a 9 251 équipes féminines en Angleterre (+54% en quatre ans).

                                Un championnat avec une licence pour y accéder

                                La FA WSL est un championnat a douze équipes avec une montée et une descente vers le Championship. Leicester City est l’équipe qui montera en fin de saison après avoir remporté le Championship dimanche dernier. Leicester était l’une des trois équipes de D2 à être professionnelle avec Liverpool et London City Lionesses.

                                Toutes les équipes de la FA WSL sont professionnelles avec plus ou moins de moyen selon le budget accordé par le club masculin. Les clubs doivent obtenir la licence auprès de la FA après vérification que les critères sont bien suivis, ce qui ne semble pas être le cas cette saison à Birmingham puisqu’une enquête a été ouverte.

                                Des budgets de plus en plus conséquents



                                Les clubs anglais sont des Sociétés Anonymes et voient leur budget publier officiellement sur le registre des sociétés. Pour la saison dernière, seules trois équipes ont publié leur budget 2019/20 à ce jour. Le champion Chelsea avec £ 5,673,041 (soit 6,5 millions d'Euros). Tottenham qui était promu du Championship et passait professionnel pour la première fois dispose de £1,832,204 (2,1 millions d'Euros) contre £269,116 (310 000 €) la saison précédente en étant semi-pros. Le troisième club qui a déjà publié ses comptes pour la saison dernière est Manchester United avec £2,033,000 (2,34 millions d'Euros).

                                Le budget minimal pour les clubs de FA WSL est de l’ordre de £1M jusqu’à £5.7M pour Chelsea pour la saison 2019/20. On peut aussi prévoir une grosse augmentation de budgets pour la saison 2020/2121 en cours avec l’arrivée de plusieurs joueuses de la sélection américaine (Heath, Press, Morgan, Lavelle, Mewis et Dahlkemper) sans oublier le transfert le plus onéreux du football féminin avec Pernille Harder passée de Wolfsbourg à Chelsea pour plus de 300 000€.
                                A l’inverse les clubs moins fortunés qui ne sont pas soutenus par un club de Premier League ont eu tendance à baisser leur budget et certains ont dû même recevoir une aide du gouvernement anglais pour pouvoir terminer la saison. En effet sans aucune recette de billetterie, il est très difficile pour un club d’équilibrer ses comptes. Le gouvernement a octroyé un total de £ 680,000 pour que Bristol et Birmingham ainsi que quatre clubs de Championship puissent terminer la saison 2020/2021. Au total, le gouvernement anglais a versé £2,900,000 à l’ensemble du football féminin depuis le début de la pandémie en mars 2020. Une grosse partie de cette somme ayant permis de payer pour les tests Covid-19 des joueuses des deux divisions avec plus de 900 tests effectués par semaine.

                                Plus de 8 millions d'Euros pour les nouveaux droits TV

                                La FA WSL a tout d'abord vendu les droits de naming à Barclays de 2019 à 2022 pour environ £10M avec pour résultat de redistribuer £500,000 (575 000 €) entre les douze équipes selon leur classement final.

                                La FA a également vendu les futurs droits télés à la BBC et Sky Sports pour environ £7 à £8M par saison, alors que jusqu'à présent la BBC et BT Sport diffusait gratuitement un ou deux matchs par semaine en prenant à leur charge tous les frais de productions. Sky Sports va diffuser de 35 à 44 matchs par saison et la BBC en diffusera de 18 à 22 sur ses chaînes. Cette accord est conclu pour trois saisons jusqu’en 2024. Les revenus seront redistribués à 75% pour les équipes de la FA WSL et 25% pour les équipes du Championship.

                                Ces droits télés vont permettent au clubs anglais de pouvoir augmenter leur budget de manière significative en particulier pour les petits clubs, puisque cela pourrait leur permettre de gonfler leur budget de l'ordre de 50%. Pour les clubs du big 4 (Arsenal, Chelsea, Manchester United et City) cet apport sera bien sur moindre en pourcentage mais utile pour attirer des joueuses de haut niveau.

                                Un budget accru pour la sélection nationale



                                La FA met énormément de moyens pour la sélection anglaise, l’un des derniers rapports publiés par l’UEFA en 2015 mettait l’Angleterre comme numéro 1 en Europe au niveau de l’investissement dans le football féminin et les budgets ont sensiblement augmenté depuis ce rapport.

                                Tout est structuré dans le but de remporter un tournoi international avec trois points centraux :
                                - Lioness Player Pathway qui permet de définir le cheminent de la joueuse Elite et son développement des équipes de jeunes vers l’équipes senior
                                - England Women’s Blueprint for Success qui définit toutes les actions de manière précises et comment supporter les joueuses qui seront les internationales de demain
                                - Women’s Talent ID Strategy qui définit la stratégie d’identification des joueuses qui seront les internationales de demain.

                                Des centres de formation pour les clubs

                                Le système de formation est pyramidal pour les joueuses élites. Les clubs les mieux cotés par la fédération anglaise dispose de centres de formation les RTC (régional talent club) où les meilleures joueuses de chaque région s’entrainent deux soirs par semaine avec match le samedi jusqu’en U16. Ensuite les joueuses peuvent entrer dans les académies pour faire un double projet au lycée puis éventuellement à l’université. Le championnat des académies est un Championnat U21. Alternativement les jeunes peuvent aller jouer en D2 (Championship) ou D3 (FA WNL) pour se faire les dents et jouer à un meilleur niveau.

                                Au niveau des joueuses élites, la formation a pour but de préparer encore mieux la joueuse demain aux standards de jeu internationaux et de clubs de haut-niveau.

                                De plus en plus d'entraîneures diplômées



                                Le nombre de coachs féminins avec la licence UEFA a doublé entre 2017 et 2020 passant de 41 à 82. Tout diplôme confondu, le nombre de coachs féminins est aussi en augmentation de 18% avec 34 581 entraîneures. Au niveau de la D1 et D2, le nombre était de trois en 2016/17 et est passé à treize en 2019/20. Dans les sélections anglaises senior et jeunes, le nombre est passé de trois à cinq en 2019/20. La FA a mis en place une nouvelle stratégie pour 2020-24

                                De nouvelles actions d'envergure dans le programme 2020-2024



                                Au niveau de l’équipe nationale d’Angleterre la cible n’a pas changé, le but est de gagner un tournoi international Euro ou Coupe du monde avant 2024.
                                Il y a également un programme de développement du coaching et également des arbitres puisque les arbitres actuels de la FA WSL sont des semi-pros qui ont un travail en dehorse de l’arbitrage. Le niveau de l’arbitrage est d’ailleurs un gros problème pour la FA WSL.

                                La Fédération Anglaise travaille énormément à la fois pour les joueuses Elite et également pour le développement du football amateur, elle essaye également de faire de la FA WSL le meilleur championnat féminin dans le monde avec une grosse présence marketing, le FA player et tous les accords commerciaux.

                                April 8, 2021, 12:50 pm

                                https://www.footofeminin.fr/ANGLETER...us_a17167.html
                                Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                Commentaire


                                • JO2020 - Tirage au sort du tournoi olympique : les chapeaux connus

                                  Après les récentes qualifications du Chili et de la Chine, les 12 équipes qualifiées pour le Tournoi Olympique féminin de Football attendent désormais de connaître leurs adversaires à l’occasion des tirages au sort organisés le 21 avril prochain à 10h00 au siège de la FIFA, à Zurich.





                                  Samantha Johnson présentera l’événement, qui sera retransmis en direct le 21 avril par la FIFA. Deux FIFA Legends, Lindsay Tarpley et Ryan Nelsen, l’assisteront lors de la cérémonie. Lindsay Tarpley, ancienne internationale américaine a remporté deux médailles d’or olympiques (Athènes 2004 et Pékin 2008), et Ryan Nelsen, capitaine de la sélection néo-zélandaise lors des JO de Pékin 2008 et de Londres 2012.

                                  Le Japon, pays hôte, occupera la première place dans le groupe E. Les équipes féminines sont réparties dans quatre chapeaux, déterminés au regard du Classement mondial féminin FIFA/Coca-Cola du 16 avril 2021.

                                  Les 12 équipes seront versées dans trois groupes de quatre (groupes E à G). Les chapeaux se composent comme suit :
                                  Chapeau 1 : Japon, États-Unis et Pays-Bas
                                  Chapeau 2 : Brésil, Grande-Bretagne et Suède
                                  Chapeau 3 : Australie, Canada et Chine
                                  Chapeau 4 : Chili, Nouvelle-Zélande et Zambie

                                  Lors de chaque compétition, la FIFA veille à ce qu’aucun groupe ne contienne plusieurs équipes de la même confédération. Cela signifie d'ores et déjà que Pays-Bas et Brésil seront dans le même groupe, et que ce même groupe sera constitué de la Chine ou de l'Australie (issus de la même confédération que le Japon) et enfin de la Nouvelle-Zélande ou de la Zambie (le Chili étant de la même confédération que le Brésil). Avec le même principe, Japon et Canada seront nécessaires ensemble. Toujours avec ces conditions, les États-Unis hériteront de la Grande-Bretagne ou la Suède, mais aussi de l'Australie ou la Chine.

                                  Si le stade de Tokyo accueillera le premier match des Samouraïs Bleus, les deux finalistes du tournoi féminin auront le plaisir de se battre pour la médaille d’or dans le tout nouveau stade olympique, qui sera aussi le théâtre des cérémonies d’ouverture et de clôture. Les stades de Sapporo, Miyagi, Kashima, Saitama et Yokohama sont les autres antres retenus pour accueillir les rencontres du 21 juillet au 7 août 2021.

                                  Vendredi 16 Avril 2021
                                  Sebastien Duret

                                  https://www.footofeminin.fr/JO2020-T...us_a17185.html
                                  Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                  Commentaire


                                  • Bleues - 17 avril 1971 : il y a 50 ans, premier match reconnu par la FFF

                                    Il y a cinquante ans, Françaises et Néerlandaises s’affrontaient à Hazebrouck, dans le Nord de la France, pour ce qui est considéré comme le premier match féminin officiel. Plusieurs joueuses de cette historique rencontre se souviennent cette époque.


                                    L'affiche de la rencontre



                                    « Cette époque, c’était un rêve. Le paradis. » Marie-Louise Butzig, aujourd'hui décédée, se souvenait en 2011 de cette rencontre. Celle qui a grandi dans les Ardennes là où elle a découvert le football. Marie-Louise était gardienne de but de l’équipe de France de foot. Une des pionnières à avoir participé au premier match officiel des Tricolores, le 17 avril 1971, à Hazebrouck, face aux Pays-Bas. A ses côtés, Régine Pourveux, Marie-Bernadette Thomas, Nicole Mangas, Colette Guyard, Betty Goret, Marie-Christine Tschopp, Jocelyne Ratignier, Michèle Monier, Jocelyne Henry, Claudine Dié, Maryse Lesieur, Nadine Juillard, Marie-Claude Harant, Ghislaine Royer. Un peu plus d’un an avant, le Conseil fédéral du 29 mars 1970 avait officiellement reconnu le football féminin. En face, l'adversaire néerlandais était composé de joueuses

                                    L’apparition de clubs féminins un peu partout en France notamment en Alsace (Schwindratzheim fut l’un des premiers clubs dès le milieu des années 60), avait contraint les dirigeants à accepter l’idée de voir des filles taper dans un ballon de foot (à la fin de la saison 1970- 1971, la France compte 2170 femmes sur 758 559 licenciés). Même si ce n’était pas forcément du goût de tout le monde. « A l’époque, on entendait beaucoup de remarques désagréables, se souvenait Marie-Louise Butzig. A mon travail, certains disaient que je ferais mieux d’aller repriser les chaussettes plutôt que d’aller jouer au foot... »


                                    Les Françaises fêtent leur victoire face aux Pays-Bas et hissent Jocelyne Ratignier, auteure d'un triplé (photo archive La Voix du Nord)

                                    Remplaçante lors de cette première rencontre officielle (une équipe de France avait participé à plusieurs matches, notamment contre l’Italie en 1969 et 1970 et l'Angleterre en 1969), Ghislaine Royer-Souef, dite Gigi, avait elle aussi le regard qui s’éclaire et le débit qui s’accélère à la simple évocation de cette époque. « Que de bons souvenirs ! C’est toute ma jeunesse, une période d’insouciance. A cette époque, c’était compliqué de jouer au foot quand on était une fille. On entendait plein de quolibets. Alors on faisait preuve d’intelligence en laissant dire. Nous assouvissions notre passion et c’était bien le plus important. »

                                    En ce mois d’avril 1971 où les attendent les Néerlandaises, comme toujours, les filles se rendent en bus dans le Nord de la France. Colette Guyard s'était aussi remémorée ce match en 2011 « J’avais à peine dix-huit ans. L’ambiance dans le car était toujours très conviviale. On chantait des chansons un peu paillardes, on jouait à la belote, on se racontait des histoires et au retour, le bus s’arrêtait dans la ferme de mes parents et toutes les filles descendaient pour manger. C’était la fête. » De ce match face aux Pays-Bas disputé dans le froid durant 70 minutes et devant 1500 spectateurs, elle se souvient de la large victoire de la France (4-0), en maillot blanc, et du triplé de Jocelyne Ratignier, joueuse de Flacé-Macon. « Nous n’étions pas très physiques et nos petits gabarits étaient souvent un handicap. Heureusement nous compensions avec la technique. Ce match était également une préparation pour aller jouer la Coupe du monde au Mexique » (compétition organisée par la Fédération Internationale du Football Féminin (FIEFF), basée à Turin, dissidente de la FIFA).

                                    Mais à l'issue de la rencontre, Pierre Geoffroy annonça que cette rencontre leur permettait de se qualifier pour le Mexique, alors qu'un représentant de la Fédération Internationale de Football Féminin était venu spécialement d'Italie. « Le plus incroyable à l’époque, c’est que nous avons appris après cette victoire contre les Néerlandaises que ce succès nous qualifiait directement pour notre première Coupe du Monde au Mexique ! ».

                                    Quand à la première buteuse d'un match reconnu par la FFF, Jocelyne Ratignier se remémorait un bref souvenir dans le livre "La Grande Histoire des Bleues" de Claire Gaillard : « J'ai des images assez parcellaires de ce match. J'étais dans un état de très grande concentration avant la rencontre, pendant le trajet et évidemment sur le terrain. Mais je ne me souviens que d'un seul but ; je ne sais d'ailleurs pas lequel, c'est étrange ! ».


                                    Le onze de départ à Hazebrouck

                                    Sur le banc de l’équipe de France de cette époque Pierre Geoffroy, décédé en 1994, a marqué l’histoire du foot féminin français. Ou plutôt « Monsieur » Geoffroy comme l’appellent encore toutes les joueuses. Journaliste au quotidien L’Union, Pierre Geoffroy, épaulé dans les taches administratives par Louis Petitot, fut le moteur de la renaissance du football féminin en France. Par une petite annonce, il recruta suffisamment de filles pour monter une équipe sous les couleurs du Stade de Reims. Le football féminin pouvait alors entamer son développement. « Il mériterait une statue, lâche sans hésiter Marie-Louise Butzig. C’est lui qui a fait revivre le foot féminin en France. C’était un très très grand monsieur et j’en garderai un souvenir éternel. »

                                    Avec le Stade de Reims qui formait alors l’essentiel de l’équipe de France, il portera le foot féminin à travers le monde. « Toutes nos vacances étaient consacrées au foot, rappelle Ghislaine Royer-Souef. Ce sport nous a offert une incroyable ouverture sur le monde. En 1971, nous avons joué au stade Aztèque de Mexico devant 60000 personnes. Nous sommes aussi parties en tournée à Taiwan (1978), aux États-Unis et au Canada (1970), aux Antilles (1974) et même en Indonésie (1984). D’ailleurs, les Américaines ont découvert le foot grâce à nous, quand nous avons effectué une tournée là-bas avec le Stade de Reims et l’AS Roma. » Pas toujours évident pourtant à cette époque de consacrer beaucoup de temps au football, pratique loin, très loin même, d’être entrer dans les mœurs pour les femmes.


                                    Michèle Monier, la première capitaine

                                    Cinquante ans plus tard, l’équipe de France est devenue une nation référente. Petit à petit, le combat de nombreuses femmes, mais aussi d’hommes, a conduit les Bleues vers des sphères bien plus élevées. Qualifiées pour la première fois pour un Championnat d’Europe, en 2001 puis le 16 novembre 2002, au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, devant 23 680 spectateurs enthousiastes et souvent les yeux embués, elles s’offraient leur billet pour leur première Coupe du monde, en 2003, aux États-Unis. L’été 2011, la Coupe du Monde en Allemagne a été un accélérateur médiatique avant les premiers JO en 2012.


                                    Samedi 17 avril 1971 - 20h30
                                    FRANCE - PAYS-BAS : 4-0 (2-0)
                                    Hazebrouck (Stade des Sports)
                                    Temps froid - Terrain bon
                                    Spectateurs : 1 500
                                    Arbitre : M. Jonchère
                                    Buts : Jocelyne RATIGNIER 7', 16', 51', Marie-Claire HARANT 60'

                                    FRANCE :
                                    Marie-Louise Butzig (Vrigne aux Bois) ; Régine Pourveux (Stade de Reims), Marie-Bernadette Thomas (Stade de Reims), Nicole Mangas (Stade de Reims), Colette Guyard (Sézanne), Betty Goret (Saint-Quentin), Marie-Christine Tschopp (Lyon), Jocelyne Ratignier (Flacé Mâcon), Michèle Monier (Stade de Reims) (cap.), Jocelyne Henry (Stade de Reims), Claudine Dié (Stade de Reims). Entr.: Pierre Geoffroy
                                    Entrées en jeu : Ghislaine Royer (Stade de Reims), Maryse Lesieur (Stade de Reims), Marie-Claire Harant (Stade de Reims), Nadine Juillard (Stade de Reims), Chantal Serre (Stade de Reims),
                                    *Selon les archives retrouvées, les sources divergent sur les joueuses ayant pris part à la rencontre


                                    Le match

                                    Lors de cette rencontre, la supériorité tricolore fut flagrante. Les Hollandaises ne franchirent qu'à de rares occasions le milieu de terrain par Van Hoof laissant ainsi Marie-Louise Butzig tranquille en dehors d'une intervention dans chaque période. Deux frappes lointaines de l'ailière mâconnaise Jocelyne Ratignier trompèrent la gardienne Alregtjen (7e, 16e). Jocelyne Henry trouva ensuite la transversale. Jocelyne Ratignier s'offrait un triplé en reprenant une balle repoussée par la défense après un bon travail de Lesieur (3-0, 51'). Quelques minutes plus tard, Marie-Claire Harant clôtura la marque.

                                    Samedi 17 Avril 2021

                                    https://www.footofeminin.fr/Bleues-1...FF_a17188.html
                                    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                    Commentaire


                                    • Europe - Une Super Ligue aussi pour les équipes féminines ?

                                      Depuis ce dimanche, l'Europe du football est secouée par les annonces de la Super Ligue européenne des clubs avec 12 clubs participant permanents. Une compétition féminine est aussi à l'étude.




                                      "Douze des clubs européens les plus importants annoncent aujourd'hui (ce dimanche) avoir conclu un accord pour la création d'une nouvelle compétition, The Super League, gouvernée par ses clubs fondateurs" a révélé le communiqué.

                                      Une version féminine est aussi envisagé par ces clubs qui indique dans leur communication : "Dès que possible, après le début de la compétition masculine, une ligue féminine semblable sera lancée, ce qui contribuera à l’avancement et au développement du football féminin".

                                      Le socle de clubs pourrait être sensiblement, cette annonce de compétition pourrait aussi secouer le monde des équipes féminines. Car les clubs concernés (AC Milan, Arsenal, l'Atlético, Chelsea, le Barça, l'Inter, la Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, le Real Madrid et Tottenham) possèdent pour la grande majorité des sections féminines au plus haut niveau voire jouer la Ligue des Champions féminine de l'UEFA

                                      Le Président du Real, Florentino Pérez, a apporté sa vision de ce projet de Super League masculine : "Nous allons aider le football à tous les niveaux pour l'amener à occuper la place qu'il mérite, dit-il. Le football est le seul sport global à compter 4 milliards de fans et notre responsabilité, en tant que grands clubs, est de satisfaire les attentes des supporters".

                                      La déclinaison féminine aurait à la différence de la compétition masculine la possibilité de générer de nouvelles recettes beaucoup plus importantes car celle de l'instance européenne, ne génère pas jusqu'à présent de droits TV ou de recettes majeures.

                                      Depuis hier, UEFA, Fédérations (dont FFF), Ligues professionnelles (dont LFP), joueurs et même la FIFA ont répondu par communiqués pour s'opposer à ce projet.

                                      Mardi 20 Avril 2021
                                      Sebastien Duret

                                      https://www.footofeminin.fr/Europe-U...es_a17197.html
                                      Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                      Commentaire


                                      • Coupe du Monde 2023 - Éliminatoires : les chapeaux connus

                                        Le tirage au sort de la phase de qualification à la Coupe du Monde 2023, qui débutera à la rentrée prochaine, se tiendra le vendredi 30 avril. Les chapeaux ont été constitués en vue de ce tirage.



                                        Le trophée de la Coupe du Monde détenus par les États-Unis (photo FIFA)



                                        51 équipes réparties en six groupes de six équipes (groupes D à I) et trois groupes de cinq (A, B et C) se disputeront de septembre 2021 à l'automne 2022 les onze billets directement qualificatifs pour la Coupe du Monde 2023 en Australie et Nouvelle-Zélande.

                                        Pour ce tirage au sort, les équipes ont été réparties en six pots suivant le classement des pays établi par l'UEFA basés sur les précédentes phases qualificatives.

                                        Sans surprise, la France figure parmi les neuf têtes de série.

                                        Les chapeaux sont :

                                        Chapeau 1 : Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, FRANCE, Suède, Espagne, Norvège, Italie, Danemark
                                        Chapeau 2 : Belgique, Suisse, Autriche, Islande, Écosse, Russie, Finlande, Portugal, Pays de Galles
                                        Chapeau 3 : République tchèque, Ukraine, Irlande, Pologne, Slovénie, Roumanie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Irlande du Nord
                                        Chapeau 4 : Slovaquie, Hongrie, Belarus, Croatie, Grèce, Albanie, Macédoine du Nord, Israël, Azerbaïdjan
                                        Chapeau 5 : Turquie, Malte, Kosovo, Kazakhstan, Moldavie, Chypre, Iles Féroé, Géorgie, Lettonie
                                        Chapeau 6 : Monténégro, Lituanie, Estonie, Luxembourg, Arménie, Bulgarie

                                        Seules quatre fédérations n'ont pas engagé d'équipes à savoir Andorre, Liechtenstein et Gibraltar qui disposent d'une sélection nationale depuis peu de temps, tandis que Saint-Marin est la seule sélection à ne pas encore avoir été créée.


                                        Comment se qualifier ?

                                        Les vainqueurs des 9 groupes seront qualifiés directement. Les seconds prendront part aux play-offs.
                                        Les play-offs se dérouleront en deux tours. Le premier tour mettra aux prises les six moins bon seconds en match aller simple. Les trois vainqueurs joueront contre les trois meilleurs seconds en match aller simple. A l'issue de ce second tour, les deux vainqueurs ayant le meilleur classement (basé sur les résultats de la phase de groupe et du 2e tour de barrage) sront qualifiés directement. La troisième équipe disputera les barrages inter-confédérations organisés par la FIFA.

                                        Pour l'équipe en play-off inter-confédération, elle prendra part à un tournoi organisé en Australie et Nouvelle-Zélande avec 10 équipes (dont 1 équipe européenne) réparties en trois groupes de trois joueront des matchs. Pour les deux groupes de trois équipes, les deux équipes les moins bien classées se rencontreront dans chaque groupe et joueront contre l'équipe tête de série du groupe, exempte du premier tour. Cette dernière (soit 2 équipes) jouera un match amical contre l'Australie ou la Nouvelle-Zélande. Dans le groupe de 4 équipes, des demi-finales puis une finale seront disputées. A l'issue de ces play-offs, trois équipes se qualifieront pour la Coupe du Monde.


                                        Le calendrier

                                        Phase de groupe

                                        13–21 Septembre 2021
                                        18–26 Octobre 2021
                                        22–30 Novembre 2021
                                        4–12 Avril 2022
                                        29 Août–6 Septembre 2022

                                        Play-offs UEFA
                                        3–11 Octobre 2022

                                        Inter-confederation play-offs
                                        Dates non précisées

                                        Mardi 20 Avril 2021
                                        Sebastien Duret

                                        https://www.footofeminin.fr/Coupe-du...us_a17198.html
                                        Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                        Commentaire


                                        • #D2F - L'insoutenable attente d'une décision

                                          Les semaines passent et le bout du couloir n'arrivent toujours pas pour les joueuses, entraîneurs et dirigeants des clubs de D2. Repoussé dans un premier temps au mois de mai, un COMEX va se tenir ce vendredi




                                          Depuis la volte-face début mars entre annonces fédérales et revirement gouvernemental, les entraînements se poursuivent encore dans une majorité des équipes en attendant une annonce définitive. Cependant la perspective de reprise s'amenuise au fil des semaines. Les restrictions plus strictes appliquées en avril n'ont pas permis de déroger pour effectuer d'une reprise et les annonces gouvernementales de lever certaines restrictions ne semblent pas arriver rapidement.

                                          La D2 est-elle dans une impasse ? La cause majeure reste la méconnaissance de cette compétition en pratique de haut-niveau alors qu'elles ne cessent de se structurer pour répondre aux attentes fédérales. Tout comme le National 2 masculin, les arguments fournis n'ont pas convaincu ou n'ont pas été suffisant pour le Ministère alors qu'un protocole strict avait été proposé par la FFF permettant de garantir des conditions de suivi régulier par le biais de test avant les rencontres.

                                          6 matchs en 13 mois !

                                          Séances quotidiennes pour certaines équipes, encadrement médical pour le suivi depuis cet été. Et pourtant en 13 mois, les équipes ont joué seulement six matchs. Un bien maigre total pour des joueuses internationales jeunes françaises ou étrangères, ou encore en formation en Pôle ou section sportive ? Celles-ci se retrouvent lésées et freinées dans leur parcours sportif, professionnel et leur avenir. Un retard qui ne pourra jamais être comblé.

                                          Finalement avec cette situation, quel crédit donné à une compétition du deuxième échelon national qui ne joue pas car non considérée de haut niveau. Comment l'expliquer à des investisseurs, des dirigeants qui accompagnent ces clubs pour tendre vers un fonctionnement proche du professionnalisme, et prétendre atteindre la D1 Arkema pour les plus ambitieux ? Ces sportives sont une minorité mais ne font pas parties des publics reconnus pour maintenir leur activité professionnelle normale.

                                          Le sport féminin a encore des leviers à faire tomber

                                          Il convient dès à présent, reprise ou non, qu'une réflexion profonde soit menée pour permettre à cette compétition d'être jugée à sa juste valeur. Si l'enjeu sportif passe au second plan dans la lutte face au COVID-19, un autre enjeu existe bien. Le sport féminin a encore tellement de levier à faire tomber. Si la D1 doit se professionnaliser rapidement, la D2 a aussi besoin d'être plus reconnue pour ne pas se retrouver dans l'imbroglio actuel.

                                          Le COMEX de la FFF avait repoussé son annonce à ce 22 avril au 6 mai. A cette date-là, il restait juste assez de dates pour finir les matchs aller, après plus de sept mois d'arrêt. Et si la saison blanche était annoncée, on se retrouverait sportivement avec un championnat sans montée, comme cela a été appliqué dans les divisions inférieures et une D1 qui pourrait se terminer sans descente, faute d'avoir pu relancer la D2.

                                          Mais les dernières négociations entre fédérations et Ministère qui ont eu lieu ce jeudi vont pouvoir aboutir à une décision plus rapide puisqu'un COMEX se tiendra finalement exceptionnellement ce vendredi 23 avril 2021.

                                          Les clubs de N2 veulent une réponse rapide



                                          Dans un communiqué, le collectif des clubs de N2 qui concerne 64 équipes a demandé soit rapidement prise par le COMEX de la FFF, déplorant le manque de considération. Une annonce faite par un web-media sans même que les clubs ne soient directement informés par la FFF. Une situation inacceptable pour le collectif de clubs qui se sentent considérés comme une variable d'ajustement. En conclusion, les clubs ont demandé solennellement à la FFF une prise de décision cette semaine.

                                          Vendredi 23 Avril 2021
                                          Sebastien Duret

                                          https://www.footofeminin.fr/D2F-L-in...on_a17202.html
                                          Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                          Commentaire


                                          • #D2F - Clap de fin et saison blanche

                                            L'annonce est tombée ce vendredi à la suite d'un COMEX exceptionnel et alors que le Gouvernement ne semble pas prêt à desserrer immédiatement l'étreinte. La D2 féminine tout comme le N2 masculin voient la fin d'une longue attente.





                                            Le Comex de la FFF a décidé vendredi 23 avril de mettre un terme aux championnats de Division 2 féminine et de National 2 2020-2021, en raison de la pandémie Covid-19 et des mesures sanitaires prises par le gouvernement.

                                            Le Comité exécutif (Comex) de la Fédération Française de Football a pris la décision ce vendredi 23 avril de mettre un terme aux championnats de Division 2 féminine et de National 2 masculin pour la saison 2020-2021, en raison de la pandémie de la Covid-19 et des mesures sanitaires prises par le gouvernement.

                                            L'impossibilité de report a accéléré la décision

                                            À la suite des dernières annonces du gouvernement, le Comex de la FFF a étudié la possibilité d’une reprise à compter du 3 mai mais, en raison d’un calendrier très restreint, avec un nombre important de journées à disputer, sans aucune possibilité de report, avec des délais incompressibles et nécessaires d’entraînements auparavant, il apparaît impossible de mettre en place une reprise satisfaisante et raisonnable de ces compétitions. La FFF tient à rappeler qu’elle avait obtenu du gouvernement un visa exceptionnel de reprise en février 2021 pour ces deux compétitions mais il avait été suspendu jusqu’à présent.

                                            Conformément aux décisions prises concernant les autres compétitions, le Comex de la FFF a également décidé de déclarer une saison blanche pour ces deux championnats, ce qui signifie qu’aucune montée ni descente concernant les clubs engagés en D2 féminine et en National 2 n’aura donc lieu cette saison.

                                            Depuis le début de cette crise sanitaire, la FFF a toujours agi dans l’intérêt de ses acteurs et la protection de leur santé dans un contexte sportif, économique et opérationnel difficile.

                                            Vendredi 23 Avril 2021
                                            Sebastien Duret

                                            https://www.footofeminin.fr/D2F-Clap...he_a17205.html
                                            Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                            Commentaire


                                            • #D2F - L'AFPF, l'UNECATEF et l'UNFP regrettent l'arrêt du championnat

                                              Différents collectifs du football (AFPF, UNECATEF et UNFP) ont affiché leur déception et leur incompréhension suite à la décision de la Fédération Française de Football de mettre un terme de façon prématurée au championnat de football féminin de D2, suspendu depuis la fin du mois d’octobre.


                                              Le communiqué




                                              L’ensemble des secondes divisions des autres disciplines sportives collectives (handball, basket ball, volley ball) ont toutes reprises ou ne se sont jamais arrêtées.
                                              - Comment expliquer un traitement distinct entre discipline ?
                                              - Comment comprendre une telle différence de traitement entre sport masculin et sport féminin ?
                                              - Comment justifier que le football masculin poursuive ses compétitions depuis le mois d’octobre jusqu’à sa 3ème division nationale alors que seule la D1 Arkéma féminine joue ses compétitions ?

                                              Nous avions pourtant mis en avant des arguments objectifs et entendables en faveur de la continuité du championnat de D2, puis de sa reprise, puisqu’il s’agit d’un championnat :
                                              - dont les joueuses sont titulaires de contrats de travail dans les limites fixées par la fédération,
                                              - dont les joueuses ont continué à disputer des matches internationaux dans le cadre des mises à disposition en sélection nationale,
                                              - dont les joueuses sont testées régulièrement et dont les employeurs mettent en place des protocoles sanitaires nécessaires à la préservation de la santé de tous, et validé par la Fédération,
                                              - dont les clubs ont, durant ces six derniers mois, maintenu l’activité des joueuses sous la supervision de leurs entraineurs afin de permettre à chacune d’entre elles de conserver son niveau sportif et d’être prête à reprendre le championnat.

                                              Nous ne pouvons par ailleurs soutenir une décision prise sans concertation préalable.

                                              Alors que la programmation de seulement 5 matchs aurait suffi à éviter une saison blanche, en permettant de finir la phase aller, dans une période qui pouvait s’étendre de la mi-mai à la fin juin, cette décision apparaît comme injuste, et elle réduit à néant les investissements des clubs, des staffs et des joueuses.

                                              Dans une période où le Covid affecte la survie de nos clubs et de nos emplois, et alors que la professionnalisation du football féminin est un objectif que nous poursuivons tous, une telle décision marque un réel coup d’arrêt pour le développement du football professionnel féminin.

                                              Nous le regrettons.

                                              Samedi 24 Avril 2021
                                              Sebastien Duret

                                              https://www.footofeminin.fr/D2F-L-AF...at_a17207.html
                                              Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                              Commentaire


                                              • FFF - Championnats : décisions du COMEX du 6 mai 2021

                                                La FFF a publié ce mercredi en fin de journée le PV du COMEX de sa réunion du 6 mai 2021 relatives aux décisions qui s'appliquent suite à l'annonce de la saison blanche.





                                                Le Comité Exécutif a adopté les décisions suivantes, qui s’appliquent aux championnats arrêtés en 2020/2021, à l'exception des championnats de National 1 / National 2, D1 féminine / D2 féminine et D1 Futsal / D2 futsal pour lesquelles le COMEX statuera ultérieurement.

                                                Voici les décisions :

                                                ➢ 1. Composition des championnats
                                                La décision de saison blanche implique que la saison 2021/2022 doit démarrer avec la même composition des championnats qu’au début de la saison 2020/2021 sous réserve des points 2 et 4 ci-dessous.
                                                Il est toutefois précisé que si une équipe a fait l’objet en 2020/2021 d’une décision remettant en cause, pour quelque motif que ce soit, son maintien dans la poule (notamment : forfait général, mise hors compétitions, exclusion, rétrogradation…etc.), alors cette décision devra être appliquée et l’équipe en question repartira donc en 2021/2022, a minima, dans la division immédiatement inférieure à celle dans laquelle elle évoluait en saison 2020/2021.

                                                ➢ 2. Vacances
                                                Dans le cas où il existera des places vacantes au sein d’un groupe, pour quelque motif que ce soit (équipe qui ne se réengage pas, équipe rétrogradée pour raison administrative ou disciplinaire…etc.), il y aura lieu, sauf dans la situation visée à la fin du point 3 ci-dessous, d’appliquer les règles en matière de vacance prévues dans les textes de l’instance concernée, en se fondant sur le classement final de la saison 2019/2020.

                                                ➢ 3. Retour à la structure initiale des championnats
                                                En raison de l’application de la règle « toutes les montées / une seule descente » fixée la saison dernière par le Comité Exécutif (réunion du 16 avril 2020) pour les championnats de Ligues et Districts, la plupart des Ligues et des Districts avaient prévu de faire le nécessaire, à la fin de la saison 2020/2021, pour retrouver la structure initiale de leurs championnats en 2021/2022.
                                                Cela devra finalement être mis en œuvre à la fin de la saison 2021/2022, après décision du Comité de Direction de l’instance concernée, en vue d’un retour à la structure initiale des championnats en 2022/2023.
                                                Toutefois, si l’instance concernée constate une ou plusieurs vacances au sein d’un championnat et que le fait de ne pas combler cette ou ces vacances lui permet de retrouver la structure initiale de ce championnat dès le début de la saison 2021/2022, il appartient à son Comité de Direction de déroger aux règles en matière de vacance prévues dans ses textes, dans cette situation uniquement, afin de permettre un retour immédiat à la structure initiale.

                                                ➢ 4. Championnats générationnels
                                                En ce qui concerne la composition des championnats générationnels pour la saison 2021/2022, compte-tenu de la grande diversité des situations dans l’ensemble des territoires, le Comité Exécutif laisse la liberté à chaque instance, via son Comité de Direction ou le cas échéant par son Assemblée Générale, de prendre la décision qui lui paraitra la plus adaptée à sa situation, qui pourra notamment consister à permettre de faire un glissement générationnel en fonction de la pyramide des championnats et permettre de modifier, lorsque cela s’avère indispensable, le format de la compétition, voire, le cas échéant, les critères de sélection des équipes participant au championnat concerné.
                                                Il est précisé que tous les championnats de jeunes qui ne sont pas générationnels restent bien entendu soumis à la règle définie au point 1 ci-avant, à savoir repartir en 2021/2022 avec la même composition des championnats qu’en 2020/2021.

                                                Discipline : Dispense de 6 matchs sauf en D1 qui a été maintenue
                                                Afin de rétablir une certaine équité entre les licenciés suspendus en matchs et les licenciés suspendus à temps, il est décidé, selon les conditions et modalités détaillées ci-dessous, une dispense d’exécution de peine pour les suspensions en matchs, prononcées au titre de la saison 2020/2021, dans la limite de 6 matchs,

                                                Afin de tenir compte du fait que certains championnats ne sont pas concernés par la saison blanche, cette dispense d’exécution de peine s’appliquera, à compter de la saison 2021/2022, de la manière suivante :
                                                • Si un licencié sanctionné d’une suspension en matchs, non purgée en totalité, veut reprendre la compétition à l’occasion d’une rencontre officielle disputée par une équipe dont le championnat a été arrêté en 2020/2021, il bénéficie alors d’une dispense d’exécution de peine, dans la limite de 6 matchs.
                                                • Si un licencié sanctionné d’une suspension en matchs, non purgée en totalité, veut reprendre la compétition à l’occasion d’une rencontre officielle disputée par une équipe dont le championnat a été maintenu en 2020/2021 (L1, L2, N1, D1 Féminine, D1 Futsal), sa suspension doit alors être purgée, avec cette équipe, selon les modalités habituelles de purge définies à l’article 226 des Règlements Généraux, sans dispense d’exécution.
                                                En ce qui concerne la purge de ce licencié avec une autre équipe de son club, évoluant dans un championnat qui a été arrêté en 2020/2021, il y a lieu d’appliquer la dispense d’exécution de peine fixée ci-avant.

                                                Il est également précisé, comme la saison dernière, que :
                                                - La sanction elle-même n’est ni modifiée dans son quantum, ni annulée ou amnistiée, et en ce qui concerne les matchs restant éventuellement à purger, après décompte des 6 matchs susmentionnés, il y a lieu d’appliquer les modalités habituelles de purge de l’article 226 des Règlements Généraux ;
                                                - La dispense d’exécution de peine ne s’applique qu’aux licenciés personnes physiques (les suspensions de terrain et les sanctions de matchs à huis clos non purgées en 2020/2021 restent donc à purger en 2021/2022).

                                                >>> Le PV en intégralité

                                                May 12, 2021, 1:25 pm

                                                https://www.footofeminin.fr/FFF-Cham...21_a17236.html
                                                Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                                Commentaire


                                                • Statut fédéral de la joueuse - Les modifications adoptées par le COMEX

                                                  Le Comité Exécutif du 6 mai 2021 a adopté les propositions de modifications de textes relevant de sa compétence concernant notamment le Statut Fédéral de la joueuse suite au groupe de travail de Commission Fédérale du Statut du Joueur




                                                  Article 1 - Champ d'application

                                                  Il est précisé que le respect des règles relatives aux quotas et nombres limités de contrats, de joueuses mutées temporairement, reclassées amateurs ou extracommunautaires telles que prévues dans le présent Statut s’apprécie à chaque instant de la saison sportive. Selon les cas, le départ, la mutation, l’indisponibilité définitif(ve), le congé maternité, le changement de nationalité ou la signature d’un contrat fédéral pourra ouvrir droit à une nouvelle possibilité de recrutement / mutation / reclassement.


                                                  NB. Pour rappel l'article 1.5 précise : "Les clubs de D1 peuvent muter à titre temporaire quatre joueuses maximum dans la même saison. Les clubs de D1 ou de D2 ne peuvent accueillir, au maximum, que trois joueuses mutées à titre temporaire dans la même saison


                                                  1.3. Obligation de contracter

                                                  Les clubs du Championnat de France Féminin de D1 et du Championnat de France Féminin de D2 ont l’obligation de faire signer un contrat fédéral aux joueuses ayant été sous contrat fédéral la saison précédente ou la saison en cours.
                                                  Les clubs du Championnat de France Féminin de D1 ont également l’obligation de faire signer un contrat fédéral aux joueuses ayant été sous contrat fédéral la saison précédente.

                                                  La joueuse professionnelle (au sens de l’article 2.2. du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs de la FIFA) âgée de plus de 18 ans au 31 décembre de la saison en cours enregistrée, pour la saison en cours ou la saison précédente, auprès d’une association étrangère et qui demande à être qualifiée pour un club évoluant en D1 a l’obligation, durant toute la saison, de signer un contrat fédéral. Il est précisé que le fait d’avoir été licenciée amateur au cours de la saison sportive dans un club de niveau inférieur à la D1 ne permet pas de déroger à la règle visée ci-dessus relative à l’obligation de signer un contrat fédéral pour pouvoir évoluer dans un club de D1.


                                                  2.3.2. Durée du contrat


                                                  Pour les clubs Championnat de France Féminin D1, la durée d’un contrat de travail ne peut être supérieure à 5 saisons sportives. Une joueuse de moins de 18 ans (à la date de signature du contrat fédéral) ne peut signer de contrat fédéral d’une durée supérieure à trois saisons sportives.

                                                  Pour les clubs du Championnat de France Féminin D2, la durée d’un contrat de travail ne peut être supérieure à 1 saison sportive. Le contrat de travail s’achève obligatoirement la veille à minuit d’une saison sportive, soit le 30 juin (sauf autre date de début de saison sportive arrêtée par la F.F.F.)

                                                  Le contrat de travail à durée déterminée prend fin par l’arrivée du terme fixé par les parties. Le contrat peut être résilié dans les cas limitatifs prévus par l’article L 1243-1 du Code du Travail :
                                                  - Résiliation anticipée (en cours d’exécution) par un accord entre le club et la joueuse.
                                                  - Résiliation pour faute grave ; résultant d’un fait ou d’ensemble de faits qui constituent une violation des obligations découlant du Code du Travail d’une importance telle qu’elle rend immédiatement impossible le maintien des relations contractuelles.
                                                  - Résiliation immédiate du contrat de travail en cas de force majeure, pour un fait imprévisible, irrésistible (insurmontable pour les parties) et extérieur aux parties.
                                                  - Résiliation anticipée pour inaptitude physique de la joueuse dûment constatée par le médecin du travail.


                                                  Article 4 - Homologation du contrat fédéral


                                                  Changement de statut au sein du club
                                                  A titre dérogatoire, une joueuse amateure peut devenir joueuse fédérale au sein du même club entre le 31 janvier et le 30 avril. Le contrat devra alors obligatoirement être conclu jusqu’au 30 juin de la saison suivante.

                                                  Conclusion d’un contrat avec un autre club
                                                  Une joueuse sous contrat fédéral est libre de conclure un contrat fédéral avec un autre club si son contrat fédéral avec son club actuel expire dans les six mois. Le contrat ne peut prendre effet qu’à partir du 1er juillet de la saison suivante.
                                                  Dans ce cas, le club d’accueil est tenu d’en informer le club actuel de la joueuse ainsi que la Commission Fédérale du Statut du Joueur, par écrit, avant d’entamer toute négociation avec la joueuse concernée.


                                                  Article 7 - Qualification


                                                  Pour les joueuses fédérales et reclassées amateurs, la date d’enregistrement de la licence est fixée conformément à l’article 82 des Règlements Généraux.
                                                  Les joueuses fédérales sont soumises au délai de qualification prévu à l’article 89 des Règlements Généraux.

                                                  Il est précisé pour les joueuses fédérales que cette qualification sportive ne sera pleine et entière qu’à la réception et homologation d’un contrat fédéral dont la date d’effet ne peut être postérieure à la date d’enregistrement de la licence fédérale.

                                                  Le changement de statut au sein du club, tel que défini à l’article 5 ci-avant, ne modifie pas la date d’enregistrement de la licence initiale.


                                                  Mercredi 12 Mai 2021

                                                  https://www.footofeminin.fr/Statut-f...EX_a17238.html
                                                  Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                                  Commentaire


                                                  • D1/D2 - Règlement des championnats de France : des modifications apportées par le COMEX

                                                    Sur propositions de la commission fédérale des Pratiques Seniors, le COMEX a apporté des modifications aux Règlements des Championnats de France féminin.


                                                    Article 6 :
                                                    Ajout de conditions afin de diminuer le risque de ne pas débuter la saison à 12 équipes.

                                                    Article 8.I.B : Suppression de l’obligation de l’École Féminine de Football devenu obsolète dans le cadre du football féminin de haut-niveau. Par ailleurs, éviter les doublons avec les labels et la licence club.

                                                    Article 10 : Conséquence de l’ajout à l’article 6 afin de préciser les cas de départage d’équipes issues de groupes différents.

                                                    Article 24 : Augmenter le nombre de licenciés sur le banc de touche en D1F.


                                                    ARTICLE 6 - CHAMPIONNAT DE FRANCE FÉMININ DE D1 ARKEMA

                                                    6.1 Les 12 équipes qualifiées pour disputer le Championnat de France Féminin de D1 Arkema sont :
                                                    a) les 10 équipes classées jusqu’à la 10ème place incluse de D1 Arkema de la saison précédente
                                                    b) les 2 équipes ayant obtenu le meilleur classement dans chacun des 2 groupes de D2 au terme de la saison précédente
                                                    c) Le cas échéant, et jusqu’à la date du 17 juillet, le club nécessaire pour atteindre le nombre de 12 clubs défini au présent règlement, est le club classé 11ème de la D1 Arkema à l’issue de la saison précédente.

                                                    d) le ou les équipes nécessaires pour atteindre le nombre de 12 participants prévu au présent règlement, et jusqu’à la date du 17 juillet, dès lors que le total de ceux prévus aux paragraphes a), b) et c) ne l’atteint pas, désignés exclusivement parmi les équipes classées 2ème des 2 groupes du Championnat de France Féminine de D2 à l’issue de la saison précédente selon les critères suivants :
                                                    1. l’équipe classée meilleure deuxième de D2 de la saison précédente. Les équipes classées exclusivement deuxième sont départagées par le nombre de points obtenus lors des rencontres aller et retour qui les ont opposés aux cinq autres équipes classées de la 1ère à la 6ème place de leur groupe selon les modalités de classement précisées à l'article 10.2 ci-après.
                                                    2. la seconde meilleure équipe classée deuxième de D2 de la saison précédente selon les modalités de l'alinéa 1 ci-dessus.


                                                    ARTICLE 8 - OBLIGATIONS


                                                    . OBLIGATIONS SPORTIVES
                                                    A. Les clubs participants à la D1 Arkema et la D2 sont dans l’obligation :
                                                    a) de s’engager et de participer à la Coupe de France Féminine,
                                                    b) d’avoir une équipe participant intégralement au Championnat National Féminin U19 de la saison en cours.
                                                    ou
                                                    d’avoir une équipe féminine U18 (ou U19) ou U15 participant intégralement à un championnat féminin régional, ou de district correspondant, de la saison en cours.
                                                    c) d’avoir une École Féminine de Football telle que définie au point B. ci-dessous

                                                    B. L’ÉCOLE FÉMININE DE FOOTBALL
                                                    Une Ecole Féminine de Football doit répondre à l’ensemble des obligations suivantes :
                                                    1. Obligations en matière d’accueil :
                                                    - Minimum 20 licenciées féminines enregistrées U6F à U11F.
                                                    - 2 équipes participant à au moins dix plateaux organisés par les Ligues et/ou Districts.
                                                    - Minimum un demi terrain mis à disposition pour l’entraînement.
                                                    - Minimum un vestiaire mis à disposition et dédié aux jeunes féminines.
                                                    2. Obligations en matière d’encadrement :
                                                    - Minimum 1 éducatrice ou 1 éducateur diplômé(e) FFF par équipe.
                                                    - Minimum deux dirigeant(e)s accompagnateurs(trices) par équipe.
                                                    Les clubs de D1 Arkema et D2 Féminine doivent répondre à l’ensemble des obligations susmentionnées au plus tard le 30 avril de la saison en cours pour se voir octroyer le statut d’Ecole Féminine de Football.



                                                    ARTICLE 10 - RÈGLES DE DÉPARTAGE

                                                    2. En cas d’égalité de points, le classement des clubs participant à un groupe différent est établi de la façon suivante :
                                                    a) En cas d’égalité de points, il est tenu compte de la différence entre les buts marqués et les buts concédés (y compris les buts comptabilisés à la suite d’un forfait ou d’un match perdu par pénalité).
                                                    b) En cas de nouvelle égalité, il est tenu compte du plus grand nombre de buts marqués.
                                                    c) En cas de nouvelle égalité, est retenu le club ayant le moins de pénalité au titre du Carton Bleu.
                                                    d) En cas de nouvelle égalité, un tirage au sort départage les équipes.


                                                    ARTICLE 24 – ENCADREMENT DES ÉQUIPES


                                                    Les staffs de D1 pourront être plus nombreux sur le banc en D1 (photo UEFA)


                                                    2. Il ne peut être toléré sur le banc de touche que sept licenciés au maximum, en Championnat de France Féminin de Division 1 Arkema, et cinq licenciés au maximum, en Championnat de France Féminin de Division 2, dont l’éducateur en charge de l’équipe, pour chacun des clubs en présence, en plus des joueuses remplaçantes ou des joueuses remplacées, les unes et les autres en survêtement.

                                                    Mercredi 12 Mai 2021

                                                    https://www.footofeminin.fr/D1-D2-Re...EX_a17239.html
                                                    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

                                                    Commentaire

                                                    Chargement...
                                                    X