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Équipe de France A, campagne 2015-2017

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  • #WEURO2017 - Groupe C : Les BLEUES prêtes à mettre les pendules à l'heure

    Après le nul face à l'Autriche, la France s'attaque à son voisin suisse pour l'ultime journée de la phase de groupe avec la nécessité de retrouver du jeu.


    La Suisse avec Dickenmann n'a pas dit son dernier mot dans cet Euro (photo UEFA.com)


    Après avoir rencontré deux équipes au jeu défensif et physique, Olivier Echouafni espère que son adversaire ira plus de l'avant : "Pour se qualifier, elle va devoir sortir et ne pas faire bloc bas". Un avantage selon le sélectionneur qui regrettait le jeu autrichien ayant empêché son équipe de développer son football. Le système de jeu français devrait donc permettre de trouver des solutions qui ont manqué précédemment : "En fonction de ça, on essaie de trouver des solutions, on les trouve dans l’ensemble. Il s’agit maintenant de se libérer. On va entrer dans une nouvelle compétition avec pratiquement des matches couperet".

    Frustrées samedi soir, les partenaires d'Amandine Henry restent malgré tout confiantes en leurs capacités face à un adversaire aussi à se qualifier : "Elles vont jouer leurs cartes à fond pour la qualification mais on ne va rien lâcher. On va chercher la qualification et tout donner sur le terrain. C’est normal qu’elles soient motivées, mais nous le sommes aussi". Il faut pour les Bleues éviter tout calcul. Si le match nul suffit, une victoire serait préférable pour prendre la première place et éviter probablement l'Angleterre dès les quarts de finale. Echouafni précisait ne pas vouloir se contenter du nul : "Il faut en tenir compte malgré tout. L’idée, c’est de vouloir gagner le match et pas se contenter d’un nul".

    Echouafni : "On a envie d'aller de l'avant"

    Face à la France, une équipe suisse qui croit encore à ses chances mais qui a montré des difficultés dans le domaine défensif. De quoi encourager le jeu français à aller de l'avant : "On a envie de jouer, d’aller de l’avant et d’avoir en face de nous une équipe qui joue. Elles connaissent nos qualités, nos arguments. Elles savent qu’on est invaincus depuis 10 mois, qu’on est capables de revenir au score, d’être patientes. Tout ça va nous aider pour la rencontre" selon Olivier Echouafni. Pour la Suisse, Martina Voss-Tecklenburg, la sélectionneuse allemande connaît l'équation et attend de son équipe qu'elles soient au top : "Les quarts de finale, c’est notre objectif. On sait qu’on a besoin de six points. On n’a pas encore atteint notre objectif. C’était bien de gagner contre l’Islande, mais on n’a rien gagné. On sait qu’on doit être à 100% contre la France pour gagner. On a beaucoup analysé les Françaises".

    L'impatience est la même de part et d'autre pour espérer prolonger l'aventure. L'attaque suisse Ramona Bachmann trépigne : "On a vraiment hâte de jouer ce match et on va tout donner pour gagner ce match. Les Françaises ne sont pas imbattables et c’est bon à savoir."

    Un nouveau turn-over dans le onze



    Après le nul face à l'Autriche, les choix du staff tricolore avec cinq changements ont été commentés. Cependant le sélectionneur se justifie dans une compétition où il faut gérer l'état de fatigue. Cette option lui a permis de faire appel à 17 des 23 joueuses en deux matchs. Des choix jugés comme une richesse par la milieu de terrain Amandine Henry décisive lors des deux premiers matchs. "On a de la chance d’avoir un banc de touche. On va faire un changement, on ne va pas forcément voir la différence. Après, on joue avec les qualités et les défauts de chacune et là, ce sera plutôt par la percussion, d’autres par la technique." Echouafni déclarait à la veille de cette rencontre continuer à apporter des modifications dans l'équipe : "J’ai trouvé la formule et j’apporterai encore des changements. Une compétition peut être longue et on s’attend à un match difficile". Si malgré ces hésitations en défense, la gardienne Sarah Bouhaddi est confirmée comme étant la numéro 1, la défense pourrait bien retrouver l'allure du premier match mais c'est dans l'animation offensive que les changements les plus importants devraient survenir. A noter que deux Françaises seraient suspendues en quart de finale en cas de nouvel avertissement : Renard et Houara d'Hommeaux.


    LE POINT SUR LE GROUPE

    1. France, 4 pts (2-1) (discipline : malus 2)
    2. Autriche, 4 pts (2-1) (discipline : malus 3)
    3. Suisse, 3 pts (2-2)
    4. Islande, 0 pt (1-3)

    - La France sera qualifiée avec un match nul. Si la France perd et l'Autriche aussi, la deuxième place se sera décidée grâce à la différence de buts globale, les buts marqués puis les critères disciplinaires. Si les deux équipes sont toujours à égalité, la France sera devant grâce à son coefficient.
    - L'Autriche sera qualifiée avec un match nul ou en cas de défaite si la Suisse ne gagne pas. Si l'Autriche et la France sont à égalité de points, les deux nations seront départagées par la différence de buts globale, les buts marqués puis les critères disciplinaires. Si les deux équipes sont toujours à égalité, la France sera devant grâce à son coefficient.
    - La Suisse sera qualifiée avec une victoire, éliminée avec tout autre résultat. Elle terminera première du groupe si elle s'impose et si l'Autriche ne gagne pas.
    - L'Islande est éliminée et assurée de terminer quatrième du groupe.

    LES CRITÈRES DE CLASSEMENT
    En cas d'égalité de points de plusieurs équipes du même groupe à l'issue des matches de groupe de la phase finale, les critères suivants sont appliqués dans l'ordre indiqué pour établir leur classement :
    a. plus grand nombre de points obtenus dans les matches du groupe disputés entre les équipes concernées ;
    b. meilleure différence de buts dans les matches du groupe disputés entre les équipes concernées ;
    c. plus grand nombre de buts marqués dans les matches du groupe disputés entre les équipes concernées ;
    d. si, après l’application des critères a) à c), plusieurs équipes sont toujours à égalité, les critères a) à c) sont à nouveau appliqués exclusivement aux matches du groupe entre les équipes concernées afin de déterminer leur classement final. Si cette procédure ne donne pas de résultat, les critères e) à h) s’appliquent ;
    e. meilleure différence de buts dans tous les matches du groupe ;
    f. plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;
    g. total le plus faible de points disciplinaires sur la base uniquement des cartons jaunes et des cartons rouges reçus durant tous les matches du groupe (carton rouge = 3 points, carton jaune = 1 point, expulsion pour deux cartons jaunes au cours d'un match = 3 points) ;
    h. position dans le classement par coefficient des équipes nationales féminines de l’UEFA utilisée pour le tirage au sort de la phase finale (voir l'annexe B.1.2.b du classement).


    SUISSE - FRANCE
    Breda (Rat Verlegh Stadion)
    Arbitres : Katalin Kulcsár (Hongrie) assistée de Judit Kulcsár (Hongrie) et Ekaterina Kurochkina (Russie). 4e arbitre : Bibiana Steinhaus (Allemagne)
    Coup d'envoi à 20h45
    En direct sur France 3 et Eurosport

    AUTRICHE - ISLANDE se joue également à 20h45

    Les confrontations en matchs officiels

    02/05/98 QCM France - Suisse : 3-0 (Pichon 4', Lattaf 8', 45')
    04/10/97 QCM Suisse - France : 1-2 (Macheret 5' ; Lindegger 24' c.s.c., Lagrevol 32')
    29/10/83 QCE Suisse - France : 0-0
    07/05/83 QCE France - Suisse : 1-1 (Musset 27' ; Moser 50' s.p.)

    Total confrontations amicaux inclus : 20 matchs, 12 victoires, 4 nuls, 4 défaites, 39 buts pour, 22 buts contre


    Mercredi 26 Juillet 2017
    Sebastien Duret

    http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...re_a13886.html
    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

    Commentaire


    • #WEURO2017 - Groupe C : Qualification dans la douleur pour les BLEUES

      Réduites à dix puis menées au score, les Bleues ont éprouvé les pires difficultés à décrocher le point du match nul nécessaire à la qualification. Une force mentale et un coup franc d'Abily l'a permis.


      Les Bleues ont été à la peine pour se qualifier (photos UEFA.com)


      Les Bleues auraient pu rentrer dès demain en France après un scénario catastrophe juste avant la vingtième minute de jeu. Expulsion puis but en faveur de la Suisse, la réussite fuyait les Tricolores mais elles ont su s'accrocher pour revenir à la marque, sans s'énerver et décrocher leur billet pour les quarts.

      C'est le genre de scénario qui fédère une équipe. Après match, les joueuses françaises mettaient en avant le mental qui a été nécessaire pour parvenir à inverser la tendance dans une partie mal engagée. Sur le terrain, la France a de nouveau pêché dans la finition, obligée de courir après le score face à un adversaire regroupé. La délivrance est venue pour la troisième fois en trois matchs sur coup de pied arrêté. Après le penalty contre l'Islande, le corner face à l'Autriche, cette fois-ci la patte droite d'Abily sur coup franc a permis de prendre le point du match nul nécessaire à la qualification (1-1, 76'). Depuis un an, la milieu de terrain française excelle dans cet exercice où elle peaufine ses frappes en fin d'entraînement. Celui frappé à la 34e minute avait été manqué mais le suivant fut le bon avec aussi l'aide de la gardienne suissesse sur le coup qui a commis une erreur d'appréciation.

      Cinq minutes catastrophiques


      Le scénario était mal engagé avec l'ouverture du score suissesse


      Avant de devoir courir après le score, la France avait eu les premières occasions. Renard plaçait une premier coup de tête sans danger (9e). C'est sur l'un des rares mouvements offensifs aboutis avec au départ Périsset puis Abily pour lancer Diani à droite et un centre en retrait de Lavogez que la gardienne Thalmann devait sortir une détente sur sa gauche décisive (16e). Dans la minute qui suivait, Karchaoui gérait mal un ballon côté gauche, Bachmann partait au but et Périsset lui coupait la trajectoire. Carton rouge et des Bleues réduites à dix (17e). Le coup franc qui suivait frappé par Moser était déposé sur la tête de Crnogorcevic, étrangement seule au second poteau (1-0, 19'). Une aubaine pour la Suisse qui allait ensuite faire bloc.

      Lavogez, titulaire pour la première fois dans cet Euro, répondait par une frappe enroulée sans danger (25e) puis servait Abily pour une frappe vicieuse à ras de terre bien sortie par la gardienne adverse (29e). Thalmann réussissait alors son match lisant bien le jeu (31e). Mais la Suisse avait son poison pour semer le doute dans la défense française. Karchaoui était proche du carton pour une faute sur Bachmann (34e) qui lançait Dickenmann en contre venir conclure par une frappe (41e).

      Le mental n'a pas lâché


      Malgré le rouge de Périsset et le but encaissé, la France est revenue


      Malgré le retard d'un but à la pause, Echouafni gardait le même groupe. La Suisse subissait, recevant ses premiers avertissements. Les actions tricolores stoppées, il fallait profiter des coups de pied arrêtés ce que faisait donc Abily suite à une faute de la buteuse Crnogorčević sur Le Sommer. La France tenait ce résultat nul suffisant et pouvait donner un grand ouf de soulagement avant de penser à la suite.

      Le quart de finale dimanche prochain, probablement face à l'Angleterre, se jouera sans Périsset, exclue, mais aussi Renard qui a reçu un second avertissement lors de ce premier tour. Un nouveau handicap pour les Bleues qui n'ont marqué que sur coups de pied arrêtés, et n'ont mené au score depuis le début de l'Euro que lors des dernières minutes de France - Islande (86e).

      >> RÉACTIONS

      Classement

      1. Autriche, 7 pts (5-1)
      2. France, 5 pts (3-2)
      -------------------------------
      3. Suisse, 4 pts (3-3)
      4. Islande, 0 pt (1-6)


      Championnat d'Europe de l'UEFA - Groupe C - Troisième journée
      SUISSE - FRANCE : 1-1 (1-0)

      Breda (Rat Verlegh Stadion)
      Temps légèrement couvert - Terrain bon
      Spectateurs : 6 711
      Arbitres : Katalin Kulcsár (Hongrie) assistée de Judit Kulcsár (Hongrie) et Ekaterina Kurochkina (Russie). 4e arbitre : Bibiana Steinhaus (Allemagne)
      Buts :
      1-0 Ana Maria CRNOGORCEVIC 19' (Coup franc de Moser à 22 m légèrement décalé à droite qui dépose le ballon au second poteau sur la tête de Crnogorčević esseulée à 10 m du but)
      1-1 Camille ABILY 76' (Coup franc direct à 20 m décalé sur la gauche près de l'angle de la surface frappé direct du droit sous la barre, la gardienne suisse rate son intervention)
      Avertissements : Bernauer 66', Calligaris 68', Dickenmann 72' pour la Suisse ; Renard 14', Henry 43' pour la France
      Expulsion : Périsset 17' pour la France

      Suisse : 1-Gaëlle Thalmann ; 9-Ana-Maria Crnogorčević, 14-Rahel Kiwic, 13-Lia Wälti, 5-Noelle Maritz ; 8-Cinzia Zehnder (6-Géraldine Reuteler 80'), 22-Vanessa Bernauer, 7-Martina Moser (18-Viola Calligaris 65'), 11-Lara Dickenmann (cap.) ; 10-Ramona Bachmann, 19-Eseosa Aigbogun (3-Meriame Terchoun 79'). Entr.: Martina Voss-Tecklenburg
      Non utilisées : 12-Stenia Michel, 21-Seraina Friedli, 2-Jana Brunner, 4-Rachel Rinast, 15-Caroline Abbé, 16-Fabienne Humm, 17-Sandra Betschart, 20-Sandrine Mauron, 23-Vanessa Bürki
      France : 16-Sarah Bouhaddi ; 2-Eve Périsset, 19-Griedge Mbock Bathy Nka, 3-Wendie Renard (cap.), 22-Sakina Karchaoui ; 23-Onema Grace Geyoro, 6-Amandine Henry ; 20-Kadidiatou Diani (8-Jessica Houara d'Hommeaux 83'), 10-Camille Abily (17-Gaëtane Thiney 88'), 11-Claire Lavogez (18-Marie-Laure Delie 71') ; 9-Eugénie Le Sommer. Entr.: Olivier Echouafni
      Non utilisées : 1-Laëtitia Philippe, 21-Méline Gérard, 4-Laura Georges, 5-Sandie Toletti, 7-Clarisse Le Bihan, 12-Elodie Thomis, 13-Camille Catala, 14-Aïssatou Tounkara, 15-Elise Bussaglia





      Jeudi 27 Juillet 2017
      Sebastien Duret

      http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...ES_a13890.html
      Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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      • #WEURO2017 - Réactions après SUISSE - FRANCE : "On a eu les tripes"

        Après ce match nul décroché face à la Suisse, Olivier Echouafni, Camille Abily, Wendie Renard et Amandine Henry ont réagi sur cette difficile qualification.


        Echouafni (photo UEFA.com)

        Olivier Echouafni

        "Quand on voit le scénario, c'est un sacré soulagement. Quel caractère cette équipe, on n'a jamais aussi bien joué à 10 qu'à 11. Il y a eu une vraie solidarité. Elles se sont exceptionnellement démenées, ont pris les choses en main. Il faut avoir le cœur costaud. C’est une grande satisfaction. Le scénario n’a pas été simple, mais on y a cru jusqu’au bout. Notre égalisation et notre qualification, au vu du match, à 10 contre 11 pendant 75 minutes, est largement méritée. J’ai connu d’autres scénarios en tant que joueur et entraîneur. Ce soir, c’était assez particulier. On aurait pu imaginer beaucoup de scénarios, mais celui-là peut-être que je ne l’aurais pas cru. Il y a quelques déchets, mais c’est logique, contre une équipe suisse qui nous attendait. A la mi-temps, je leur avais dit de ne pas s'affoler. On s’en est très bien sortis. Je savais qu’on allait avoir une situation sur coup de pied arrêté et c’est ce qu’il s’est passé.
        Ça fait quelques mois qu’on le dit que cette équipe a du caractère. Elle vient de le montrer une nouvelle fois. Ce n’est pas donné à n’importe quelle équipe ce qu’elles ont réalisé ce soir. C’est un grand moment de fierté d’être avec ce groupe-là. Il ne faudra pas qu’à chaque fois on se mettre un handicap. Il faut qu’on soit dans l’action, pas dans la réaction. On a peut-être besoin d’être piquées pour pouvoir mettre en place notre idées. Je pense qu’au prochain match on commencera à 10 et on fera entrer une fille pendant le match.
        (Le coup franc d'Abily) Elle en a tellement travaillé qu'elle est récompensée. Elle s'était même blessée.
        (L'Angleterre en quart ?) L’Angleterre est une grande équipe, mais une nouvelle compétition va commencer et croyez-moi, les Anglaises ne voulaient pas nous rencontrer et elles vont nous rencontrer. Elles savent ce qu’on est capables de faire. Elles ont dû voir ce soir qu’à 10 contre 11, on a été présentes. Les Anglaises se sont très, très bien préparées. Elles ont un sélectionneur qui donne beaucoup d’impulsion dans le jeu. Cette équipe a beaucoup d’atouts offensifs, mais nous aussi. On est capables de les contrer et elles le savent bien."

        Camille Abily
        "Soulagée parce que c'était dur de jouer à une de moins, de réussir à revenir. J'ai eu peur, je me suis dit ce n'est pas possible de finir ma carrière en Bleue comme ça. C'est sur que je les ai beaucoup travaillés (les coups francs). Je sais que ça peut être une arme. J'en avais eu un en première mi-temps. Je l'avais manqué. J'essaye de me concentrer au maximum sur les coups francs. A chaque fois que je suis concentrée, je peux accrocher le cadre. Ça nous a réussi. Tant mieux.
        Lors de cette première partie, il y a des choses positives, il y a des choses négatives. On nous reprochait l'aspect mental. Ce soir, on veut retenir l'aspect mental. Mentalement, on a rien lâché. On a joué presque tout le match à dix. Ça ne sait pas trop vu.
        Il va nous manquer deux joueuses importantes en quart. Mais je fais confiance à l'équipe, à celles qui vont jouer. Ça peut être un match référence, un match clé. On a sorti tout ce que l'on avait. On ne peut pas nous reprocher de ne pas nous être battues"

        Amandine Henry : "On est restées solidaires"

        Wendie Renard

        "Un soulagement, on ne peut pas imaginer. On a eu un scénario catastrophique durant les vingt premières minutes. Je prends un jaune, c'est ma première faute, derrière Eve (Périsset) qui prend un but. Ce n'est pas pour nous. On avait supposé avant le début du match que peut-être elles allaient nous attendre. Elles nous ont encore plus attendu.
        On a montré ce soir qu'on avait du cœur, qu'on avait un mental. A dix contre onze, on a montré de belles choses. Bravo au groupe, on a fait un boulot fantastique, on a eu les tripes.
        L'efficacité nous fuit. On manque de réussite mais on arrive à se créer des opportunités. Le plus dur dans le foot, c'est de créer des situations. On arrive à le faire. Maintenant il faut que l'on arrive à avoir ce petit brin de chance qui nous fait défaut.
        (La suspension) Sur le coup, j'y ai pensé. On est un groupe. Il y a Lolo (Georges) qui sera là, je sais qu'elle répondra présent. Je préférerai être sur le terrain. C'est le destin, on ne décide pas. Avec Eve, on aurait préféré finir sans carton. C'est la vie. On va soutenir les coéquipières à fond".

        Amandine Henry
        "Quand on est sous pression, quand on court après le score ce n'était pas évident. On est restées solidaires, ensemble. Camille nous met un magnifique coup franc. Il y a eu des sentiments partagés : la pression qui est redescendue, de la joie, de la rage, on est allé chercher cette victoire (sic).
        On ne va pas se priver des coups de pied arrêtés. Toutes les équipes vont jouer en bloc. Si on arrive à revenir au score, tant mieux pour nous.
        (L'Angleterre en quart ?) Rien nous fait peur. On a toutes les capacités et le talent dans l'équipe pour rivaliser, on fera tout pour passer en demi-finale. Le staff technique va nous décortiquer cette équipe, en long et en travers et on verra comment les contrer."

        Martina Voss-Tecklenburg (sélectionneuse de la Suisse)
        "On a vu beaucoup de bonnes choses, on a tout donné. On avait la bonne tactique. A la mi-temps, la France a changé sa stratégie. Bravo à la France. Elles ont réussi à marquer contre nous, c’est le foot. On a joué 75 minutes contre 10, ça n'a rien changé pour la France. On avait besoin de chance. On a vraiment essayé, mais au final, c’est la tactique qui n’a pas marché. On a joué les contres, mais on n’a pas marqué plus de buts. La première mi-temps contre l’Autriche nous a empêché de nous qualifier. Aujourd’hui, on était si proches de la qualification contre la France. Maintenant, il va falloir se concentrer sur les éliminatoires de la Coupe du Monde. Les jeunes vont pouvoir apprendre de cette expérience."

        Ramona Bachmann, Joueuse du match
        "Notre équipe a très bien joué aujourd’hui. Je pense qu’on aurait mérité les trois points. Le problème, c’est qu’on a perdu contre l’Autriche et c’est pour ça qu’on ne se qualifie pas. On n’a pas perdu la qualification aujourd’hui. Je sais que tout le monde a tout tenté, mais ce n’était pas suffisant."

        Jeudi 27 Juillet 2017
        Sebastien Duret

        http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...es_a13891.html
        Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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        • Envoyé par Rem56 Voir le message
          #WEURO2017 - Réactions après SUISSE - FRANCE : "On a eu les tripes"

          Après ce match nul décroché face à la Suisse, Olivier Echouafni, Camille Abily, Wendie Renard et Amandine Henry ont réagi sur cette difficile qualification.


          Echouafni (photo UEFA.com)

          Olivier Echouafni

          "Quand on voit le scénario, c'est un sacré soulagement. Quel caractère cette équipe, on n'a jamais aussi bien joué à 10 qu'à 11. Il y a eu une vraie solidarité. Elles se sont exceptionnellement démenées, ont pris les choses en main. Il faut avoir le cœur costaud. C’est une grande satisfaction. Le scénario n’a pas été simple, mais on y a cru jusqu’au bout. Notre égalisation et notre qualification, au vu du match, à 10 contre 11 pendant 75 minutes, est largement méritée. J’ai connu d’autres scénarios en tant que joueur et entraîneur. Ce soir, c’était assez particulier. On aurait pu imaginer beaucoup de scénarios, mais celui-là peut-être que je ne l’aurais pas cru. Il y a quelques déchets, mais c’est logique, contre une équipe suisse qui nous attendait. A la mi-temps, je leur avais dit de ne pas s'affoler. On s’en est très bien sortis. Je savais qu’on allait avoir une situation sur coup de pied arrêté et c’est ce qu’il s’est passé.
          Ça fait quelques mois qu’on le dit que cette équipe a du caractère. Elle vient de le montrer une nouvelle fois. Ce n’est pas donné à n’importe quelle équipe ce qu’elles ont réalisé ce soir. C’est un grand moment de fierté d’être avec ce groupe-là. Il ne faudra pas qu’à chaque fois on se mettre un handicap. Il faut qu’on soit dans l’action, pas dans la réaction. On a peut-être besoin d’être piquées pour pouvoir mettre en place notre idées. Je pense qu’au prochain match on commencera à 10 et on fera entrer une fille pendant le match.
          (Le coup franc d'Abily) Elle en a tellement travaillé qu'elle est récompensée. Elle s'était même blessée.
          (L'Angleterre en quart ?) L’Angleterre est une grande équipe, mais une nouvelle compétition va commencer et croyez-moi, les Anglaises ne voulaient pas nous rencontrer et elles vont nous rencontrer. Elles savent ce qu’on est capables de faire. Elles ont dû voir ce soir qu’à 10 contre 11, on a été présentes. Les Anglaises se sont très, très bien préparées. Elles ont un sélectionneur qui donne beaucoup d’impulsion dans le jeu. Cette équipe a beaucoup d’atouts offensifs, mais nous aussi. On est capables de les contrer et elles le savent bien."

          Camille Abily
          "Soulagée parce que c'était dur de jouer à une de moins, de réussir à revenir. J'ai eu peur, je me suis dit ce n'est pas possible de finir ma carrière en Bleue comme ça. C'est sur que je les ai beaucoup travaillés (les coups francs). Je sais que ça peut être une arme. J'en avais eu un en première mi-temps. Je l'avais manqué. J'essaye de me concentrer au maximum sur les coups francs. A chaque fois que je suis concentrée, je peux accrocher le cadre. Ça nous a réussi. Tant mieux.
          Lors de cette première partie, il y a des choses positives, il y a des choses négatives. On nous reprochait l'aspect mental. Ce soir, on veut retenir l'aspect mental. Mentalement, on a rien lâché. On a joué presque tout le match à dix. Ça ne sait pas trop vu.
          Il va nous manquer deux joueuses importantes en quart. Mais je fais confiance à l'équipe, à celles qui vont jouer. Ça peut être un match référence, un match clé. On a sorti tout ce que l'on avait. On ne peut pas nous reprocher de ne pas nous être battues"

          Amandine Henry : "On est restées solidaires"

          Wendie Renard

          "Un soulagement, on ne peut pas imaginer. On a eu un scénario catastrophique durant les vingt premières minutes. Je prends un jaune, c'est ma première faute, derrière Eve (Périsset) qui prend un but. Ce n'est pas pour nous. On avait supposé avant le début du match que peut-être elles allaient nous attendre. Elles nous ont encore plus attendu.
          On a montré ce soir qu'on avait du cœur, qu'on avait un mental. A dix contre onze, on a montré de belles choses. Bravo au groupe, on a fait un boulot fantastique, on a eu les tripes.
          L'efficacité nous fuit. On manque de réussite mais on arrive à se créer des opportunités. Le plus dur dans le foot, c'est de créer des situations. On arrive à le faire. Maintenant il faut que l'on arrive à avoir ce petit brin de chance qui nous fait défaut.
          (La suspension) Sur le coup, j'y ai pensé. On est un groupe. Il y a Lolo (Georges) qui sera là, je sais qu'elle répondra présent. Je préférerai être sur le terrain. C'est le destin, on ne décide pas. Avec Eve, on aurait préféré finir sans carton. C'est la vie. On va soutenir les coéquipières à fond".

          Amandine Henry
          "Quand on est sous pression, quand on court après le score ce n'était pas évident. On est restées solidaires, ensemble. Camille nous met un magnifique coup franc. Il y a eu des sentiments partagés : la pression qui est redescendue, de la joie, de la rage, on est allé chercher cette victoire (sic).
          On ne va pas se priver des coups de pied arrêtés. Toutes les équipes vont jouer en bloc. Si on arrive à revenir au score, tant mieux pour nous.
          (L'Angleterre en quart ?) Rien nous fait peur. On a toutes les capacités et le talent dans l'équipe pour rivaliser, on fera tout pour passer en demi-finale. Le staff technique va nous décortiquer cette équipe, en long et en travers et on verra comment les contrer."

          Martina Voss-Tecklenburg (sélectionneuse de la Suisse)
          "On a vu beaucoup de bonnes choses, on a tout donné. On avait la bonne tactique. A la mi-temps, la France a changé sa stratégie. Bravo à la France. Elles ont réussi à marquer contre nous, c’est le foot. On a joué 75 minutes contre 10, ça n'a rien changé pour la France. On avait besoin de chance. On a vraiment essayé, mais au final, c’est la tactique qui n’a pas marché. On a joué les contres, mais on n’a pas marqué plus de buts. La première mi-temps contre l’Autriche nous a empêché de nous qualifier. Aujourd’hui, on était si proches de la qualification contre la France. Maintenant, il va falloir se concentrer sur les éliminatoires de la Coupe du Monde. Les jeunes vont pouvoir apprendre de cette expérience."

          Ramona Bachmann, Joueuse du match
          "Notre équipe a très bien joué aujourd’hui. Je pense qu’on aurait mérité les trois points. Le problème, c’est qu’on a perdu contre l’Autriche et c’est pour ça qu’on ne se qualifie pas. On n’a pas perdu la qualification aujourd’hui. Je sais que tout le monde a tout tenté, mais ce n’était pas suffisant."

          Jeudi 27 Juillet 2017
          Sebastien Duret

          http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...es_a13891.html
          OK Echouafni compte uniquement "sur le caractère" :rolleye:
          Tu m'étonnes que cette équipe n'a pas d'automatisme...
          Gomis est rentré dans l'histoire de la LDC!!! :lov:

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          • Bleues - La COLOMBIE et l'ESPAGNE à la rentrée

            Alors qu'elle dispute actuellement l'Euro aux Pays-Bas, la France va entrer dès septembre dans sa préparation à la Coupe du Monde 2019. Deux matchs sont programmés les 15 et 18 septembre.


            Les Bleues avaient déjà joué à Caen en 2012 face au Pays de Galles


            L’Equipe de France Féminine affrontera la Colombie et l’Espagne à la rentrée 2017. Le premier match face à la Colombie, 22ème au classement mondial, aura lieu le vendredi 15 septembre au Stade Michel d’Ornano de Caen (21h00) tandis que celui contre l’Espagne, 13ème nation mondiale et également quart de finaliste de l’Euro, se jouera le lundi 18 septembre au Stade de l’Epopée à Calais (21h00).

            Le match face à la Colombie sera le quatrième des Bleues qui compte 2 victoires (JO 2012 et 2016) pour 1 défaite lors de la Coupe du Monde 2015. Face à l'Espagne, ce sera la 12e confrontation, la dernière remontant à novembre 2016 au Mans avec un succès 1-0.

            Qualifiées pour la Coupe du Monde Féminine 2019 en tant que pays-hôte, les Bleues débuteront ainsi une période de deux ans de matches amicaux.

            Samedi 29 Juillet 2017
            Sebastien Duret

            http://www.footofeminin.fr/Bleues-La...ee_a13901.html
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            • #WEURO2017 - ANGLETERRE - FRANCE : entre confiance et méfiance

              Adversaires lors de la dernière Coupe du Monde (1-0) et l'Euro 2013 (3-0), avec des succès tricolores, France et Angleterre se retrouvent pour un quart de finale d'une compétition majeure six ans après la mémorable qualification aux tirs au but à la Coupe du Monde 2011 des Bleues.



              L'histoire a été plutôt favorable aux Bleues face à l'Angleterre qui n'a plus battu la France depuis les deux premières confrontations en 1973 (2-0) et 1974 (3-0). Les deux équipes se sont affrontés deux fois au cours de la saison 2016-2017. Après un match nul à Doncaster (0-0), la France s'est imposée à l'arrachée lors de la SheBelieves Cup (2-1). Une victoire au mental lors d'un tournoi sur lequel le sélectionneur s'est appuyé pour préparer cet Euro. L'esprit n'est pas nécessairement à la revanche comme le souligne Olivier Echouafni mais ce match a fait date depuis sa prise de fonction : "Être capables quoi qu’il se passe de revenir dans un match, c’est important. Ça va nous aider demain et pour le restant de la compétition. Le match à la SheBelieves a dû laisser des traces car elles savent que tout peut arriver. C'est la première fois depuis ma prise de fonction qu'on va réellement les rencontrer en compétition. C'est une équipe qui, comme nous, s'est très, très bien préparée".

              Si la France a souffert lors de ce premier tour avec une victoire sur penalty et deux matchs nuls (1-1) après avoir été menée au score. A l'inverse, l'Angleterre arrive en pleine confiance et n'a pas eu le temps de courir après le score. Ce scénario difficile, le sélectionneur français en fait un atout : "On a vécu une première phase de groupe difficile où on s’est endurcies, contrairement à l’Angleterre qui a connu une phase de groupes facile avec beaucoup de buts marqués. Demain (ndlr : dimanche), ça va faire un très beau match".

              Echouafni : "Elles savent ce qu'on est capable de faire"

              Mark Sampson, son homologue souhaite profiter de la bonne dynamique de son équipe, qui avait déjà brillé avec une 3e place à la Coupe du Monde 2015 et ce malgré une défaite en phase de groupe face aux Bleues (0-1). "On veut continuer sur notre lancée. Parfois, on a un espèce de sentiment. Ce sentiment qu’on va gagner. Le match peut être difficile, mais il faut avoir ce "feeling". On l'a eu plusieurs fois dans le passé quand on s'est dit que c'était un match vraiment difficile, mais on a réussi à gagner ce match, donc c’est bon pour nous. Parmi toutes les équipes qui sont encore là, il n'y a que la France qu'on n’a pas encore battue. Donc ça nous donne confiance."

              Après la qualification décrochée face à la Suisse, Olivier Echouafni avait vu en son équipe de nouveaux espoirs pour défier l'Angleterre : "C'est une grande nation qui marque des buts, mais une nouvelle compétition va commencer. Croyez-moi, les Anglaises ne voulaient pas nous rencontrer, elles savent ce qu'on est capable de faire. Elles ont vu qu'à 10 contre 11, on avait encore des forces et du caractère. Rien ne pourra nous arrêter, on fera un match plein face à cette équipe."

              Sampson : "Ça va se jouer sur des détails"

              Des propos sur lesquels Mark Sampson avait réagi dès le lendemain après la victoire face au Portugal s'appuyant sur son bilan favorable depuis sa prise de fonction après l'Euro 2013 : "Le sélectionneur de la France est un peu né de la dernière pluie, il découvre les grandes compétitions. Il a joué 3 matches en grande compétition et en a gagné 1, j'en ai joué 11 et j'en ai gagné 9". L'équipe qu'il a façonnée en quatre ans semble à son summum : "Nous sommes une équipe expérimentée et je suis un entraîneur expérimenté, le match ne se joue pas dans une salle de presse, bonne chance à eux". Echouafni a finalement tempéré ce samedi : "Il avait raison (de dire que j’étais un novice dans le jeu)"

              De même pour Mark Sampson qui posait plus son discours : "Ce sera un match serré, ça va se jouer sur des détails. Nous sommes l’équipe la plus complète que j’ai eue en trois ans. En ce moment, nous sommes confiantes. Le groupe a vraiment hâte de jouer. On doit combiner cette excitation à de la motivation. On veut être à notre meilleur niveau et on est prêtes pour tout." Le combat sur le terrain s'annonce disputé. Si Camille Abily n'a pas trop suivi les échanges à distance des deux sélectionneurs, elle a réagi ainsi ce samedi : "Je ne le connaissais pas avant 2013. Je suis content pour eux s’ils sont confiants. J’ai confiance en mon équipe, j’ai confiance en mon staff et on verra à la fin du match."


              La confrontation France - Angleterre à l'Euro 2013



              Dimanche 30 Juillet 2017
              Sebastien Duret

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              • #WEURO2017 - La FRANCE à nouveau stoppée en quart

                Pas de dernier carré pour les Bleues en championnat d'Europe. Après les échecs en 2009 et 2013, la troisième fois n'aura pas été la bonne face à une équipe anglaise efficace en attaque et solide devant son but.


                Les Anglaises continuent l'aventure grâce à Taylor (photo UEFA.com)


                Le refrain se répète pour la troisième fois consécutive dans une grande compétition. La France est tombée en quart de finale, sans trouver la faille, concédant un but à l'heure de jeu de la meilleure buteuse de la compétition Jodie Taylor.

                L'élimination de 2013 restait comme un échec après les bonnes prestations en 2011 et 2012. Cependant depuis cinq ans, la France n'a pas réussi à faire mieux battue en quart par une équipe anglaise plus efficace.

                Pour cette rencontre, le sélectionneur français devait se passer de Wendie Renard, sa capitaine, et Eve Périsset, suspendues pour défier une équipe anglaise au complet et victorieuse de ces trois matchs de groupe. Georges était associée en défense centrale avec Mbock Bathy, confiant les couloirs à Houara d'Hommeaux et Karchaoui. Le milieu de terrain français défensif était renouvelé avec Henry et Geyoro, puis Abily se retrouvait devant avec Diani et Le Sommer sur les côtés et Delie en pointe.

                Aucun but dans le jeu pendant l'Euro


                Henry a aussi tenté quelques frappes sans succès


                Entre deux équipes qui s'attendaient, la première période était fermée avec aucun tir cadré. Bouhaddi rassurait sa défense sur sa première intervention (2e). Après une première tentative de Taylor au dessus, Diani prenait le couloir gauche à plusieurs reprises mais sans trouver la solution. Abily alertait en profondeur Delie qui tentait une frappe trop croisée gênée par la capitaine anglaise (11e). Les coups francs frappés par Nobbs côté anglais ou Abily côté français n'étaient pas plus aboutis laissant un 0-0 pour le retour aux vestiaires.

                La France n'arrivait pas suffisamment à peser offensivement. Si l'abattage d'Henry et de Geyoro étaient indéniables au milieu de terrain, Le Sommer apportait du dynamisme en contre, mais dès lorsque la France devait trouver les espaces face au mur anglais, cela se compliquait par manque de créativité mais aussi de précision dans certaines transmissions. Houara d'Hommeaux trouvait bien Le Sommer lancée au second poteau mais sa tête était trop décroisée (54e).

                Le froid réalisme anglais


                Diani retenue par Bronze, passeuse décisive et défenseure accrocheuse !


                L'Angleterre plus pragmatique réalisait ce qu'elle avait souhaité. Récupérant un ballon au milieu de terrain dans les pieds de Le Sommer, Bronze accélérait dans l'axe, décalait sur la droite à Taylor qui avait pris de vitesse Karchaoui et Mbock pour venir conclure face à Bouhaddi d'une frappe en force que la gardienne tricolore touchait sans pouvoir la repousser (1-0, 60').

                Les Françaises avaient un sursaut et mettaient à la peine la défense anglaise dans les instants qui suivaient. Une reprise de Diani était dégagée juste devant son but par Bronze (63e). Sur le corner qui suivait, Mbock disputait un duel aérien avec Bardsley, le ballon revenait sur Abily qui décalait pour Delie dont la frappe cadrée était bloquée par la gardienne anglaise (64e). Blessée, elle allait quitter ses partenaires quelques minutes plus tard. Les changements offensifs tricolores en fin de match ne bousculaient pas l'équipe anglaise et le dernier coup de tête de Le Bihan terminait dans les gants de Chamberlain (90+5e).

                L'histoire se répète pour les Bleues qui sont tombées sur une équipe anglaise dont le potentiel et la solidité affichés depuis le début de la compétition peur laisser entrevoir de prétendre au titre. Il leur faudra cependant défier le pays hôte jeudi soir. La France pour sa part se prépare à entamer deux longues années de matchs amicaux pour préparer la Coupe du Monde qu'elle organisera.


                Championnat d'Europe de l'UEFA - Quart de finale
                Dimanche 30 juillet 2017
                - 20h45
                ANGLETERRE - FRANCE : 1-0 (0-0)
                Deventer (Stadion De Adelaarshorst)
                Temps nuageux (21°C) - Terrain excellent
                Spectateurs : 6 283
                Arbitres : Esther Staubli (Suisse) assistée de Belinda Brem (Suisse) et Sanja Rodjak Karšić (Croatie). 4e arbitre : Lina Lehtovaara (Finlande)
                But :
                1-0 Jodie TAYLOR 60' (Le Sommer perd le ballon au milieu de terrain. Bronze récupère et lance Taylor sur le côté droit qui frappe à 10 m du but en levant son ballon du droit par dessus Bouhaddi n'a pas la main assez ferme)
                Avertissements : J.Scott 33', Taylor 62' pour l'Angleterre ; Mbock Bathy Nka 82' pour la France

                Angleterre : 1-Karen Bardsley (13-Siobhan Chamberlain 75') ; 2-Lucia Bronze, 5-Stephanie Houghton (cap.), 16-Millie Bright, 3-Demi Stokes ; 11-Jade Moore, 4-Jill Scott ; 7-Jordan Nobbs, 23-Francesca Kirby, 18-Ellen White ; 9-Jodie Taylor. Entr.: Mark Sampson
                Non utilisées : 21-Carly Telford, 6-Josanne Potter, 8-Isobel Christiansen, 10-Fara Williams, 12-Casey Stoney, 14-Karen Carney, 15-Laura Bassett, 17-Nikita Parris, 19-Toni Duggan, 20-Alex Greenwood, 22-Alex Scott
                France : 16-Sarah Bouhaddi ; 8-Jessica Houara d'Hommeaux, 4-Laura Georges, 19-Griedge Mbock Bathy Nka, 22-Sakina Karchaoui ; 23-Onema Grace Geyoro, 6-Amandine Henry (cap.) ; 20-Kadidiatou Diani (12-Elodie Thomis 65'), 10-Camille Abily (11-Claire Lavogez 78'), 19-Eugénie Le Sommer ; 18-Marie-Laure Delie (7-Clarisse Le Bihan 90'). Entr.: Olivier Echouafni
                Non utilisées : 1-Laëtitia Philippe, 21-Méline Gérard, 5-Sandie Toletti, 13-Camille Catala (blessée), 14-Aïssatou Tounkara, 15-Elise Bussaglia, 17-Gaëtane Thiney
                Suspendues : 2-Eve Périsset, 3-Wendie Renard






                Lundi 31 Juillet 2017
                Sebastien Duret

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                • #WEURO2017 - Olivier ECHOUAFNI : "Les anciennes méritaient beaucoup mieux que cette élimination"

                  Le sélectionneur est revenu sur l'élimination des Françaises. Evoquant la déception mais aussi les regrets pour les anciennes comme Camille Abily, mais aussi Laura Georges et Elise Bussaglia


                  Echouafni au premier plan, et Mark Sampson, derrière (photo UEFA.com)

                  Le match

                  Il nous a manqué plus de réalisme. Ça s’est joué sur des détails entre deux grandes nations du football avec des identités de jeu bien distinctes. C'est le haut niveau. On aurait pu faire mieux, on encaisse un but sur me mauvaise relance. Après ca s’enchaine mal. On n'a pas eu beaucoup d'occasions, il faut savoir concrétiser. On n’a pas réussi à être efficace dans le dernier geste, ce qu'ont su faire les Anglaises et ce but nous fait un petit peu mal. Il vient au mauvais moment. Derrière, on a une très, très bonne réaction et on n’arrive pas à égaliser. Cette équipe anglaise nous a mise sous pression, mais on a su répondre.

                  La déception
                  Je suis déçu par la qualité de jeu de nos adversaires, des équipes qui ne se créent pas de jeu, qui n'ont pas beaucouq d'occasions. On a réussi malgré cela à se créer des occasions.
                  Je suis vraiment déçu pour mon groupe, pour mes joueuses qui ont beaucoup donné, beaucoup d’énergie, beaucoup de sacrifices. Que l’aventure s’arrête là ça me déplaît. On avait mis beaucoup de choses en place, beaucoup de travail. Il y a de la déception, oui, parce qu’en fait, on pensait pouvoir les maîtriser et ce but vient tout sacrifier. L’aventure s’arrête au niveau de l’Euro mais il y a une préparation à faire pour la Coupe du Monde.

                  "Il y a une suite qui va se mettre en place"

                  Une phase de transition

                  Il faut digérer tout ça, on voulait faire sortir les anciennes par la grande porte. Elles auraient mérité vraiment beaucoup mieux que cette élimination. Ce soir (ndlr : dimanche), je suis vraiment déçu pour elles. Vous avez avec Camille (Abily), d'autres aussi comme Elise (Bussaglia), Laura (Georges). C'est comme ça, c'est cruel c'est dur. Malheureusement on n'a pas réussi à leur offrir cette demi-finale. Ça ne s’arrête pas là. C'est une période de transition, il va falloir réorganiser pour la suite.

                  L'avenir avec les jeunes
                  Les jeunes apprennent, ce n'est pas facile, c'est dur à accepter parce que je pense que l'on aurait mérité un peu mieux. Il n'y a pas réellement de déception, un peu de frustration car on s'est créé un nombre important d'occasions. Il y a des jeunes joueuses pleines de talents avec aussi de l'insouciance. Quelque fois, elles sont capables de faire une bêtise qui peut coûter chère. Mais c'est aussi ça l'apprentissage. Il faut continuer à travailler en club, améliorer les conditions d'entraînement.
                  Nous avons une volonté de vouloir repartir de l’avant parce qu’il y a une phase de transition qui se met en place. Je pensais qu’on en avait les moyens et l’Angleterre a stoppé notre élan. Un élan momentané. Il y a une suite qui va se mettre en place et ce football féminin est en train de prendre de l’ampleur.

                  L'avenir du sélectionneur
                  Il y a eu beaucoup de travail fait ces dernières semaines. Ce n'est pas le moment, laissez-nous digérer un petit peu tout ça. On a tout loisir ensuite de faire un point avec le Président.

                  Avec Eurosport et UEFA.com

                  Lundi 31 Juillet 2017
                  Sebastien Duret

                  http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...on_a13911.html
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                  • #WEURO2017 - La FRANCE patientera pour le dernier carré européen

                    Cinq ans après leur dernière demi-finale aux JO en 2012, l'équipe de France attend toujours d'atteindre dans le top 4 d'une compétition avec cette nouvelle élimination. Pour un Euro, il faudra attendre au moins 2021.




                    La qualification en demi-finales d'un championnat d'Europe n'est pas encore pour cette fois. Lors des cinq précédentes participations à une phase finale les Bleues avaient échoué en phase de groupe (phases finales à 8 en 1997, 2001 et 2005) ou en quart de finale (phases finales à 12 en 2009 et 2013). Espérée au regard des investissements des dernières années et de l'expérience acquise, cette qualification n'est pas encore arrivée dans cette compétition européenne.

                    En 1997, les Françaises avaient été éliminées pour un but aux dépens de l'Espagne. En 2001, la compétition avait tourné court après deux défaites et un dernier match joué sans enjeu pour les Bleues. En 2005, la différence de buts avait aussi éliminé les Bleues, moins favorable aux Bleues face à la Norvège pour un but.

                    Tirs au but malheureux en 2009 et 2013

                    La première qualification pour les quarts de finale avait eu lieu en 2009 lors du passage de la compétition à 12 équipes. Les Bleues n'avaient pas hérité d'un groupe facile avec l'Allemagne et la Norvège mais accrochaient finalement la deuxième place à la différence de buts devant la Norvège. En quart de finale, elles se retrouvaient opposées aux Pays-Bas, deuxième de leur groupe. Face à un adversaire regroupé et au jeu physique, les Bleues n'ont pas trouvé la faille, échouant aux tirs au but (4-5) après les échecs consécutifs de Franco, Meilleroux et Herbert.

                    L'Euro 2013 en Suède ouvrait de nouvelles perspectives avec deux demi-finales consécutives en Coupe du Monde et aux JO ainsi que la première phase de groupe achevée par trois victoires qui donnaient confiance. C'est cependant contre toute attente que les Bleues allaient buter sur une équipe danoise, sauvée au tirage au sort, pour jouer les quarts. Menées au score après un but de Rasmussen (28e), Necib égalisait sur penalty (71e). Les Françaises avec leurs 31 frappes dans cette rencontre en 120 minutes ne trouvaient plus le chemin des filets. Les Danoises commençaient bien la séance de tirs au but, au contraire de Necib, qui échouait. Delannoy, très habile dans cet exercice, trouvait malheureusement le poteau, et Arnth Jensen qualifiait son équipe (2-4).

                    Deux demi-finales qui remontent à 2011 et 2012

                    C'est finalement en Coupe du Monde, sous la direction de Bruno Bini, que les Bleues ont atteint leur première demi-finale en 2011. Si en 2003, la France avait été éliminée après 1 victoire, 1 nul et 1 défaite, cette fois-ci, sa deuxième participation était marquée par deux victoires face au Nigeria (1-0) et au Canada (4-0) avant de terminer sur une défaite face à l'Allemagne et une seconde place dans le groupe (2-4). Le quart de finale allait opposer les Bleues à l'Angleterre, première de son groupe. Menées au score après un but de Jill Scott (59e), Bussaglia envoya son équipe en prolongation (88e). La décision eut lieu aux tirs au but. Malgré l'échec d'entrée d'Abily, les autres Françaises ne tremblaient pas avec le dernier tir signé Le Sommer, tandis que Rafferty et White échouaient. Les portes des demi-finales s'ouvraient aux Bleues et face à elles, les redoutables Américaines qui s'imposèrent (3-1). Dans le match de classement, la France s'inclina 2-1 face à la Suède.

                    Un an plus tard pour leurs premiers JO, à Londres, les Bleues vont aussi atteindre les demi-finales de la compétition. Deuxième de leur groupe derrière les Etats-Unis, la France sortait la Suède (2-1) avant de rencontrer le Japon, champion du Monde en titre en demi-finale. Menées 2-1, les Bleues eurent l'opportunité de revenir à 2-2 mais le penalty frappé par Bussaglia termina juste à côté du poteau (79e). Un échec qu'elle n'avait jamais connu dans cet exercice. Cette rencontre fut celle où les Bleues ont été le plus proche d'une finale comme le reconnaissait après match Elise Bussaglia : "Franchement, il y avait largement la place d’inverser la tendance et gagner le match". Comme l'année précédente, la France terminait 4e après une cruelle défaite concédée face à un Canada replié et buteur dans les arrêts de jeu.

                    Cinq ans d'attente, sept d'ici 2019

                    En 2015, avec un nouveau sélectionneur, Philippe Bergerôo, les Bleues abordaient aussi la compétition avec l'ambition d'atteindre les demi-finales. Vainqueur de l'Angleterre (1-0), mais surprises par la Colombie (0-2), la France réagissait devant le Mexique (5-0) avant de disposer facilement de la Corée du Sud en huitième (3-0). L'Allemagne se présentait sur le chemin des quarts de finale. Une rencontre que les Bleues allaient dominer, ouvrant le score par Necib (64e). Mais un penalty accordé à l'Allemagne, et réussi par Sasic (84e) changeait l'issue de la rencontre, décidée aux tirs au but. Les quatre premiers tirs de chaque côté était réussi, Sasic réussissait le cinquième allemand, au contraire de Lavogez et la demi-finale s'envolait (4-5).

                    Dernière compétition disputée par les Bleues, les JO en 2016, se sont aussi achevés par une élimination en quart de finale. Deuxième derrière les Etats-Unis, la France était opposée au Canada, première de son groupe avec trois victoires dont l'une face à l'Allemagne (2-1). Le Canada allait réduire à néant le rêve de médaille (0-1) avant l'élimination à ce même stade de l'Euro 2017.

                    Lundi 31 Juillet 2017
                    Sebastien Duret

                    http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...en_a13906.html
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                    • Foot Euro (Femmes)
                      Oliver Echouafni : «Déçu par nos adversaires»

                      Publié le lundi 31 juillet 2017 à 00:24 | Mis à jour le 31/07/2017 à 00:29

                      Après l'élimination de la France par l'Angleterre (0-1), en quarts de finale de l'Euro, le sélectionneur des Bleues Olivier Echouafni a regretté le jeu produit par ses adversaires lors du tournoi.


                      Olivier Echouafni, «déçu par [ses] adversaires»

                      Olivier Echouafni (sélectionneur de l'équipe de France, au micro d'Eurosport) : «Ce n'est pas réellement une déception, il y a un peu de frustration. C'est difficile à accepter, on aurait mérité mieux (...). Je suis surtout déçu par la qualité de jeu de nos adversaires. Dans notre groupe (au 1er tour), on n'avait que des équipes qui attendaient, qui ne produisaient pas de jeu, donc pas de spectacle et malgré cela, on a réussi à se créer des situations»

                      L'aventure s'arrête au niveau de l'Euro, mais il y déjà une préparation qui doit se faire en prévision de la Coupe du monde. (Sur son avenir) Ce n'est pas le moment, laissez-nous digérer un petit peu tout ça.

                      Je suis content de mon équipe, de mes joueuses, de ce qu'elles ont fait dans cet Euro. Depuis dix mois, il faut savoir que c'est notre première défaite. Notre série s'est arrêtée ce soir peut-être au mauvais moment. Ça s'est joué sur des détails. On n'a pas réussi à être efficace dans le dernier geste. Ce but nous fait un petit peu mal, il est venu peut-être au mauvais moment. On a une très bonne réaction, et finalement on n'arrive pas à égaliser. Je suis vraiment déçu pour mon groupe, elles ont beaucoup donné, fait beaucoup de sacrifices (...). Le haut niveau c'est ça, on apprend.»

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                      • Foot Euro (Femmes)
                        Elodie Thomis : «On doit marquer nos buts»

                        Publié le dimanche 30 juillet 2017 à 23:53 | Mis à jour le 31/07/2017 à 00:23

                        Elodie Thomis, entrée en fin de match lors de la défaite de la France face à l'Angleterre (0-1) en quart de finale de l'Euro, regrette le manque de réalisme des Bleues.


                        Elodie Thomis :
                        «C'est une déception totale. Il y avait vraiment la place de faire quelque chose. Sur le match on joue bien, on se crée des occasions. On a poussé, mais elles mettent le but à un moment important de la partie. Courir après le score contre cette équipe, ce n'est pas facile. Le mental on l'a toujours eu, on a été critiqué, mais on est resté dans notre bulle. On doit marquer nos buts. Il y a eu une époque où on marquait énormément, là ça ne veut pas rentrer.

                        Le coach (Olivier Echouafni) nous a dit de relever la tête, qu'il était fier de ce qu'on avait fait, qu'un jour on arrivera à faire quelque chose avec cette équipe. Il faut continuer à travailler. Il y a une belle génération qui arrive derrière. Je reste contente de ce que le groupe a fait. On est tombé contre des équipes qui jouaient avec le cœur.

                        (Sur son avenir) Pour le moment je ne vais pas arrêter. Mais je sais qu'il ne faut pas être gourmande. On verra comment se lance ma saison. Ce serait bête de s'arrêter là mais deux ans c'est long, j'aurai 31 ans au mois d'août. Il y a des choses à penser.»

                        «Il faut se remettre en question» (Elise Bussaglia)

                        Elise Bussaglia :
                        «Une immense déception, une désillusion. On savait que ce serait très disputé. Je ne sais pas ce qui a manqué, un petit grain de folie peut être. C'était un match serré, les Anglaises ont réussi à ouvrir le score et pas nous. Ces dernières années, on s'arrête toujours là. Il faut se remettre en question, travailler, continuer d'avancer, analyser les choses. (Sur son avenir en Bleues) Pour l'instant la question ne se pose pas, je vais rentrer à Barcelone pour commencer la nouvelle saison.»

                        Laura Georges : «On s'attendait à plus. Il a manqué de la réussite, de la concentration pendant tout le match. On aurait dû rester plus solide. Il y a peut-être de la fatigue aussi. Il manquait Wendie (Renard) et Eve (Perisset) pour être au complet, mais on avait l'équipe pour aller plus loin, passer le relais aux filles pour ces demies. L'histoire se répète parce qu'on s'arrête toujours en quart de finale. Il reste deux ans à travailler avant cette Coupe du monde, il y a de la qualité, il faut continuer à bosser. (Sur son avenir chez les Bleues). C'est sûrement mon dernier d'Euro, mais pour la suite on verra. Je vais faire le point mais il y a beaucoup de choses en jeu.»

                        N. G., à Deventer

                        https://www.lequipe.fr/Football/Actu...os-buts/822069
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                        • Foot Euro (Femmes)
                          Camille Abily : «Il y aura toujours une déception»

                          Publié le lundi 31 juillet 2017 à 00:07 | Mis à jour le 31/07/2017 à 00:30

                          Camille Abily, la milieu de terrain de l'équipe de France, éliminée (0-1) par l'Angleterre en quarts de finale de l'Euro, quitte l'équipe nationale sans avoir remporté le moindre titre.


                          Camille Abily (milieu de terrain de l'équipe de France) :
                          «C'est fini, c'est dur, car on avait à coeur de faire mieux. J'aurais aimé finir par une finale, j'avais en tête ce 6 août. J'ai voulu profiter des derniers instants et remercier le public. Il y aura toujours une déception de ne pas avoir atteint une finale, rapporter un titre avec l'équipe de France. On avait de la qualité. On disait qu'on était une génération dorée mais on n'a pas su gagner. J'espère qu'on va tirer des enseignements de cet Euro pour que la France puisse gagner le Mondial en 2019 à domicile. Il y avait une équipe performante qui n'a pas su être efficace. Ce n'est pas un Euro réussi, nos résultats le montrent. On avait fait une belle saison, mais on est championnes du monde des matches amicaux.»

                          Claire Lavogez (milieu offensif de l'équipe de France) : «On manque d'efficacité, de créativité. On devrait plus oser. En quart de finale, il faut que chacune joue pour l'autre. Le but nous met dans le dur. Si on ne l'avait pas pris, on aurait pu bien finir. C'est toujours des détails et ça nous coûte cher. On était prévenues. Déjà en poules, on fait des petits scores, des matches nuls, pour l'équipe de France, c'est incroyable. On a réussi à passer, en pensant qu'aujourd'hui, ça allait être autre chose, malheureusement, cela n'a pas été le cas. Elles (les Anglaises) n'ont rien de plus que nous. Peut-être un peu plus d'envie. Le talent ne fait pas tout.»

                          Jessica Houara d'Hommeaux (défenseur de l'équipe de France) : «Ça ne passe pas encore cette fois-ci, on s'était donné pour objectif d'atteindre les demi-finales. L'objectif n'est pas rempli. C'est une grosse déception pour nous, pour l'équipe de France. Il n'y a pas grand-chose de positif à retirer de cet Euro, il faut être honnête. On n'a pas produit le jeu qu'on aurait dû produire. Maintenant, si j'ai envie de retirer quelque chose de positif, c'est notre mental. Il faut que tout se mette en place. Il faut laisser le temps le temps. Je sais qu'on va être décriées, le staff aussi, mais il ne faut pas, car le staff nous a apporté énormément, même si cela ne s'est pas toujours vu. Il faut les laisser travailler car dans deux ans on a une belle compétition à vivre et à gagner. Il faut de la stabilité. On va faire en sorte de beaucoup travailler pour réussir à passer ce cap des quarts de finale.»

                          Sy. D.

                          https://www.lequipe.fr/Football/Actu...ception/822073
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                            Eugénie Le Sommer, après la défaite face à l'Angleterre : «Je ne sais pas ce qu'il va falloir modifier»

                            Publié le dimanche 30 juillet 2017 à 23:05 | Mis à jour le 30/07/2017 à 23:58

                            Les Françaises ont été éliminées par l'Angleterre en quarts de finale de l'Euro, dimanche soir. Un niveau où elles s'arrêtent pour la quatrième fois de rang en grandes compétitions.


                            Eugénie Le Sommer ne comprenait pas les raisons de l'échec après le match. (F.Mons/L'Equipe)

                            Eugénie Le Sommer, attaquante de l'équipe de France : «C'est une grosse déception. On voulait enfin passer ce quart. Nous aurions aimé nous créer davantage d'occasions et en mettre une au fond, mais elles ont attendu notre erreur. Nous sommes trop entrées dans leur jeu. Il y a encore du travail. Je ne sais pas ce qu'il va falloir modifier mais le groupe a tout donné. On avait pourtant l'effectif pour faire de belles choses. Les longs ballons ont gagné, c'est dommage pour le football. On a des choses à montrer, un jeu de qualité quand on veut jouer, mais on n'a pas réussi à le démontrer». - N.G.

                            Amandine Henry, milieu de l'équipe de France (au micro de France Télévisions) : «Ce soir, on ne méritait pas de prendre un but comme ça. Mais on a joué avec le feu. Ce qui nous a manqué, c'est de l'agressivité, du jeu, de la folie. Il va falloir maintenant se tourner vers l'avenir, avec l'objectif de la Coupe du monde en France (en 2019). Il faudra rebondir mais là, c'est difficile.»

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                            • Foot Euro (Femmes)
                              Quatre quarts maudits pour les Bleues

                              Publié le dimanche 30 juillet 2017 à 23:20 | Mis à jour le 31/07/2017 à 00:29

                              Depuis l'Euro 2013, l'équipe de France a systématiquement échoué en quarts de finale lors des grands rendez-vous. Cette années, les Bleues n'ont pas échappé à la malédiction.


                              2013, la désillusion


                              Quatrièmes du Mondial 2011 puis des JO 2012, les Bleues visent la victoire finale à l'Euro suédois. Leur excellent parcours en phase de poules (3 victoires, sept buts marqués, un seul encaissé) les conforte dans l'idée que c'est leur année. Face à des Danoises repêchées par tirage au sort à l'issue de la phase de poules, les joueuses de Bini encaissent un but dès la 28e minute. Elles parviennent à égaliser sur penalty par Necib (72e) puis Abily trouve la barre transversale durant la prolongation (107e). Lors de la séance de tirs au but, Necib et Delannoy manquent leur tentative.

                              2015, l'élimination cruelle

                              Marquées par l'expérience suédoise, les Françaises arrivent au Canada avec plus d'humilité mais rêvent quand même d'une médaille mondiale. A Montréal, elles livrent un match titanesque face à l'Allemagne, dominent outrageusement la première période, sans parvenir à marquer. Elles ouvrent enfin le score à la 64e grâce à une frappe déviée de Necib. Sasic remet les deux équipes à égalité sur penalty (74e). Durant la prolongation, Thiney a la balle de match au bout du pied, mais son tir passe à côté (116e). Les larmes de Claire Lavogez, qui manque son tir au but, viennent clore un scénario douloureux pour les Bleues.



                              2016, naufrage à Sao Paulo

                              Au Jeux Olympiques, les Bleues ont une revanche à prendre sur le Canada qui les a privées du bronze en 2012 à Londres. Les Françaises passent totalement à côté de leur sujet, incapables de mettre de l'impact et leur jeu en place. L'image de Bergeroo, sans réaction sur son banc alors que ses joueuses prennent l'eau, symbolise la faillite de cette équipe qui s'incline piteusement (1-0).

                              2017, la malédiction se confirme

                              Sortie aux forceps de la phase de poules, la France retrouve l'Angleterre en quarts. Une équipe contre laquelle elle n'a plus perdu depuis 1974. Privées de Wendie Renard, la patronne de la défense, les Bleues quittent une grande compétition en quart de finale pour la quatrième fois de suite.

                              Syanie Dalmat, à Tilburg

                              https://www.lequipe.fr/Football/Actu...-bleues/822051
                              Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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                              • Envoyé par Rem56 Voir le message
                                Foot Euro (Femmes)
                                Oliver Echouafni : «Déçu par nos adversaires»

                                Publié le lundi 31 juillet 2017 à 00:24 | Mis à jour le 31/07/2017 à 00:29

                                Après l'élimination de la France par l'Angleterre (0-1), en quarts de finale de l'Euro, le sélectionneur des Bleues Olivier Echouafni a regretté le jeu produit par ses adversaires lors du tournoi.


                                Olivier Echouafni, «déçu par [ses] adversaires»

                                Olivier Echouafni (sélectionneur de l'équipe de France, au micro d'Eurosport) : «Ce n'est pas réellement une déception, il y a un peu de frustration. C'est difficile à accepter, on aurait mérité mieux (...). Je suis surtout déçu par la qualité de jeu de nos adversaires. Dans notre groupe (au 1er tour), on n'avait que des équipes qui attendaient, qui ne produisaient pas de jeu, donc pas de spectacle et malgré cela, on a réussi à se créer des situations»

                                L'aventure s'arrête au niveau de l'Euro, mais il y déjà une préparation qui doit se faire en prévision de la Coupe du monde. (Sur son avenir) Ce n'est pas le moment, laissez-nous digérer un petit peu tout ça.

                                Je suis content de mon équipe, de mes joueuses, de ce qu'elles ont fait dans cet Euro. Depuis dix mois, il faut savoir que c'est notre première défaite. Notre série s'est arrêtée ce soir peut-être au mauvais moment. Ça s'est joué sur des détails. On n'a pas réussi à être efficace dans le dernier geste. Ce but nous fait un petit peu mal, il est venu peut-être au mauvais moment. On a une très bonne réaction, et finalement on n'arrive pas à égaliser. Je suis vraiment déçu pour mon groupe, elles ont beaucoup donné, fait beaucoup de sacrifices (...). Le haut niveau c'est ça, on apprend.»

                                https://www.lequipe.fr/Football/Actu...rsaires/822079
                                Magnifique, l'Allemagne éliminée par le Danemark, ça va permettre à cette bande de machos de la Fff qui en fait font semblant de faire quelque chose pour les féminines,, de justifier cette très pitoyable campagne européenne en disant que nos adversaires ont progressé, ce qui est vrai mais ne justifie en rien cette mascarade, tellement pitoyable dans le jeu, tellement médiocre par les joueuses retenues, notamment les Montpellieraines et parisiennes, bon d'accord nos joueuses n'ont pas trop tiré vers le haut tant elles étaient au niveau de nos victoire, Ol, coupe de France et de la coupe d'Europe., la chance en moins, mais quand même sélectionner Thiney et la faire jouer de même l'arrière droite Montpellieraine c'est quand même une faute très très grave.. Il est pas si con que ça Bergeroo d'avoir passé la main. Ce que je ne comprend pas c'est Abilly, qui en d'autres temps s'est tirée aux us et au PSG en faisant un bras d'honneur à JMA et donc à notre institutions, ainsi que Renard. qu'est-ce qu'elles sont venues faire là-dedans, j'ai beauup de mal à croire qu'elles ne savaient pas.. Bon le Blinis n'était pas le pire on dirait, pourtant qu'elle médiocrité celui là, c'est dire où nous en sommes. Franchement Pedros va avoir du boulot pour recoller les morceaux. Je l'en crois capable et s'il réussi à remettre la machine en route nous devrons nous souvenir.
                                Et loin des esclavages, l'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons

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                                • #WEURO2017 - Camille ABILY : "Ce furent de bons moments"

                                  La carrière en Bleue de Camille Abily s'est achevée à peine 70 kilomètres d'où elle avait débuté il y a 16 ans, sur le terrain néerlandais.




                                  Les larmes aux yeux, Camille Abily a disputé sa 183e rencontre en Bleue à Deventer lors de ce quart de finale de l'Euro perdu face à l'Angleterre (0-1). Le 26 septembre 2001, c'est à Hoogeven, aux Pays-Bas qu'elle avait disputé ses premières minutes entrant en jeu dans les derniers instants à la place d'Elodie Woock. La France battait ce jour-là les Pays-Bas en match amical (3-1) avec notamment un doublé de Marinette Pichon également présente au stade ce dimanche soir mais derrière le micro pour commenter sur France 3. Pour Camille Abily, il reste encore une saison à jouer avec l'Olympique Lyonnais où elle a prolongé son contrat jusqu'en juin 2018.

                                  L'émotion était cependant forte pour celle qui lors du match précédent avait permis aux Bleues de se qualifier grâce à un but sur coup franc face à la Suisse (1-1). "Il y a beaucoup d'émotions. Ça y est, c'est le dernier match avec l'équipe de France. J'espérais que ce soit le 6 août malheureusement on n'a pas réussi à franchir ces quarts". Un stade sur lequel les Bleues butent depuis l'Euro 2013.

                                  Ce dimanche soir, Abily analysait à chaud cette défaite : "On aurait pu faire mieux. Elles nous mettent un but, on a eu quelques opportunités mais elles ont été très efficaces. C'est aussi une équipe très athlétique" avant de revenir sur cette carrière en Bleue : "Ce furent que de bons moments. Malheureusement je n'ai pas réussi à gagner un titre avec ma génération en Equipe de France." Le regret n'était pas nécessairement ce soir, rappelant que la France a déjà eu des opportunités plus belles : "Par le passé, on a eu des opportunités qu'on n'a pas su saisir aussi".

                                  Titrée en club, Camille Abily souhaite à ses plus jeunes coéquipières de la sélection de connaître un titre avec la France alors que la Coupe du Monde 2019 se profile. Elle la suivra dans le stade mais comme supportrice : "je serai contente de les encourager". Cette nouvelle génération qui commence à prendre des marques doit encore grandir selon elle : "Grace (Geyoro) et Kadi (Diani) ont un potentiel exceptionnel. Elles peuvent devenir de grandes joueuses. J'espère qu'elles vont aider l'équipe de France à gagner un titre". Malgré la déception, la n°10 des Bleues a en tout cas décidé de ne pas manquer ces derniers instants : "Je vais quand même profiter de ces derniers moments".

                                  Sur qu'elle ne pourra pas laisser le football de côté et que son caractère et son expérience sur le terrain laisseront quelques temps un manque à l'Equipe de France.

                                  >> SES STATS EN BLEUE

                                  Lundi 31 Juillet 2017
                                  Sebastien Duret

                                  http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...ts_a13912.html
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                                  • Bleues - Olivier ECHOUAFNI conforté à son poste par Noël LE GRAËT

                                    Le Président de la FFF a confirmé dans ses fonctions le sélectionneur des Bleues Olivier Echouafni en contrat jusqu'en juin 2018.


                                    photo UEFA.com


                                    L'élimination des Bleues en quart de finale alors que le Président de la FFF souhaitait voir l'équipe atteindre le dernier carré n'a pas changé la situation d'Olivier Echouafni qui termine sa première saison avec une défaite.

                                    Interrogé sur le sujet par l'AFP, le Président Noël Le Graët qui l'a nommé en septembre dernier s'est ainsi exprimé : "Oui. Je trouve que c'est quelqu'un qui s'est impliqué énormément dans cette équipe, il n'avait pas une connaissance exceptionnelle du foot féminin il y a un an. Il a fait 15 matches, et connu une défaite."

                                    Un choix que le Président de la FFF a aussi argumenté en ajoutant : "Il est très motivé, les joueuses l'apprécient. Il tirera lui aussi les conséquences de ce tournoi pour s'améliorer, trouver les formules. C'est un garçon intelligent qui doit certainement nous faire progresser tous".

                                    Eliminées en quart de finale, tout comme l'Allemagne, l'Espagne et la Suède, la France n'a pas été à la hauteur des espoirs attendus, Noël Le Graët ne souhaite pas à nouveau bousculer les Bleues qui sont à deux ans de la Coupe du Monde en France : "L'objectif est de ne pas bouleverser quelque chose qui doit pouvoir fonctionner demain".

                                    Dans cette optique, une prolongation du contrat jusqu'en 2019 est envisagée par le patron de la Fédération : "Je le verrai dans les jours qui viennent. Je vais partir en vacances, lui aussi. On se verra à mon retour."

                                    A la rentrée, les Bleues disputeront deux matchs le vendredi 15 septembre à Caen face à la Colombie puis le lundi suivant face à l'Espagne à Calais. Le début d'une période de deux ans de matchs amicaux pour préparer la sélection à "sa" Coupe du Monde.

                                    Avec AFP


                                    LE BILAN 2016-2017 : 8 victoires, 6 nuls et 1 défaite



                                    Mardi 1 Août 2017
                                    Sebastien Duret

                                    http://www.footofeminin.fr/Bleues-Ol...ET_a13916.html
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