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Championnat d'Europe 2017

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  • Ce match de fou... le bon vieux coup-franc tiré à ras de terre qui fonctionne. 3-2 pour les Pays-Bas, ce match est loin d'être terminé :crazy:
    Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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    • Miedema pas loin du doublé, mais superbe arrêt de la gardienne Danoise.

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      • Et maintenant Veje pas loin d'égaliser avec une frappe qui passe pas loin de la lucarne, la gardienne était battue.

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        • Comme prévu, les dernières minutes commencent à être difficiles vu le rythme imposé tout le long du match :crazy:
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          • But de Miedema, 4-2, la messe est dite.

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            • C'est terminé, les Néerlandaises sont championnes d'Europe, victoire totalement mérité sur l'ensemble de la compétition.

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              • Rien à dire, les néerlandaises auront mérité cette victoire aussi bien sur cette finale que dans le tournoi tout entier :oui::fier:

                Leur victoire restera une surprise sans vraiment l'être, car ce fut une équipe en totale perdition à un peu plus de 6 mois de l'Euro et le fait d'avoir mis sur la touche leur ancien sélectionneur a été un vrai déclic pour les Pays-Bas, en trouvant comme par magie un fond de jeu, une cohérence et une solidité en peu de temps (et quelle alchimie devant avec Martens, Miedema et Van de Sanden devant, malgré la perte assez conséquente de Melis) :oui:

                Malgré tout, on retiendra plus de cet Euro la faillite des top nations (Allemagne, Norvège, France, Suède) et le faible niveau de jeu proposé dans toute la compétition...
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                • Résultat du jour - Finale :

                  Pays-Bas 4 - 2 Danemark
                  0-1 : Nadia Nadim 6' (SP)
                  1-1 : Vivianne Miedema 10'
                  2-1 : Lieke Martens 28'
                  2-2 : Pernille Harder 33'
                  3-2 : Sherida Spitse 51'
                  4-2 : Vivianne Miedema 89'
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                  • Envoyé par Rem56 Voir le message
                    Rien à dire, les néerlandaises auront mérité cette victoire aussi bien sur cette finale que dans le tournoi tout entier :oui::fier:

                    Leur victoire restera une surprise sans vraiment l'être, car ce fut une équipe en totale perdition à un peu plus de 6 mois de l'Euro et le fait d'avoir mis sur la touche leur ancien sélectionneur a été un vrai déclic pour les Pays-Bas, en trouvant comme par magie un fond de jeu, une cohérence et une solidité en peu de temps (et quelle alchimie devant avec Martens, Miedema et Van de Sanden devant, malgré la perte assez conséquente de Melis) :oui:

                    Malgré tout, on retiendra plus de cet Euro la faillite des top nations (Allemagne, Norvège, France, Suède) et le faible niveau de jeu proposé dans toute la compétition...
                    On peut aussi retenir le niveau des gardiennes qui s'est amélioré, meme si il reste quelques boulettes. Mêmes si effectivement les tops equipes ont été en dessous, le niveau se resserre et c'est les autres continents qui ont peu etre dû soucis a se faire pour les prochaines CDM, car avec plus d'équipes compétitives, ont va progresser plus vite.

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                    • #WEURO2017 - Les PAYS-BAS décrochent un titre mérité

                      Au terme d'une finale que les deux équipes ont animé avec six buts inscrits, les Pays-Bas ont remporté le tournoi qu'elles organisaient 4-2 face au Danemark. Les Pays-Bas sont la 4e nation sacrée championne d'Europe.




                      16 ans après l'Allemagne, les Pays-Bas ont triomphé sur leurs terres en disposant de l'équipe danoise à l'issue d'une finale animée notamment en première période où les deux équipes se sont rendu coup pour coup. Un tel scénario a été rendu possible grâce aux velléités offensives néerlandaises mais aussi une équipe danoise opportuniste.

                      Pour cette finale, la formation néerlandaise alignée ne changeait en rien de l'équipe-type alignée depuis le début du tournoi. Sixième match pour les protégées de Sarina Wiegman qui n'ont cessé d'afficher confiance, et qui vont montrer une fraîcheur physique indéniable, poussées aussi par leur public dans un stade garni de plus de 28 000 spectateurs.

                      Face à elles, le Danemark qui restait sur une qualification en demi-finale à l'issue des tirs au but face à l'Autriche. Les partenaires de Harder ne partaient pas favorites mais n'allaient pas se laisser faire. L'illustration était donnée dès les premières minutes. Après que Martens, à deux reprises, puis van de Sanden ne se soient porter dangereuses aux abords de la surface, le Danemark répondait en contre. Nadim maîtrisait mal un ballon à l'issue d'une action en contre d'Harder. Le ballon arrivait à Troelsgaard accrochée par van Es.

                      Un penalty qui lance le match


                      Nadim a ouvert le score pour le Danemark


                      L'arbitre suissesse désignait le point de penalty. Nadim se chargeait de lancer le match en transformant la sanction (0-1, 6'). Menés pour la première au score, les Pays-Bas n'allaient l'être que quatre minutes. Le temps pour Groenen de lancer van de Sanden à droite. Son accélération, décisive depuis le début du tournoi, l'était encore avec Miedema à la réception d'un centre (1-1, 10'). van de Sanden sur un nouveau centre à ras de terre voyait le ballon traverser toute la défense pour la reprise au second poteau de Martens. Lykke Petersen se détendait (16e).

                      Martens allait être à son tour une actrice majeure de cette rencontre. Servie par van Lunteren, Martens se retrouvait dos au but à 21 m. Face à trois défenseures, elle pivotait et déclenchait une frappe du gauche qui terminait dans le petit filet (2-1, 28'). La gardienne danoise était quelques minutes plus tard sous la pression de van de Sanden, évitant le but du break (32e).


                      Doublé pour Miedema

                      Ses partenaires répondaient. Harder (19e), Nadim (30e) venaient porter le danger, et la capitaine danoise trouvait l'aboutissement par une action individuelle. Lancée côté droit, elle allait éliminer Dekker dans la surface et déclencher une frappe du gauche qui se logeait au ras du montant. van de Veenendaal ne pouvait que constater l'égalisation danoise (2-2, 33'). Le Danemark se procurait une dernière opportunité par Veje mais van Lunteren venait gêner la reprise (37e).

                      En seconde période, l'intensité baissait et ce sont les Pays-Bas qui affichaient la meilleure forme physique. Le Danemark se contentait de défendre, concédant un coup franc qui allait permettre à Spitse de redonner l'avantage. Exécuté par la capitaine néerlandaise, le ballon finissait dans le coin laissé libre par la gardienne (3-2, 51'). La gardienne danoise jaillissait pour repousser une reprise de Miedema (62e). Après quelques minutes favorables aux Danoises, l'attaquante néerlandaise scellait la victoire des Oranje sur un contre (4-2, 89').

                      La joie en était que plus belle, la victoire méritée dans une compétition où les Pays-Bas ont tenu leur rang par la qualité du jeu produit mais aussi de ces joueuses à l'image de Martens, élue joueuse du tournoi.


                      RÉACTIONS

                      Sarina Wiegman, sélectionneuse des Pays-Bas

                      "Ce fut une finale grandiose, entre deux équipes qui voulaient vraiment jouer au foot et qui voulaient vraiment gagner. Les deux équipes ont joué offensif et il y a six buts marqués dans un match passionnant qui montre le niveau du foot féminin. Je pense qu'on mérite cette victoire, mais le Danemark a montré qu'elles méritaient aussi. Les joueuses ont progressé depuis deux ans, elles jouent à un niveau de plus en plus élevé. Avant la phase finale, on avait parlé de nos objectifs : on voulait montrer notre vrai visage, ce qu'on sait faire et notre solidarité. Et on l'a fait ! On a gagné tous les matches ! On va faire une énorme fête. Ensuite on pensera aux éliminatoires de la Coupe du Monde car on veut y être."

                      Nils Nielsen, sélectionneur du Danemark
                      "J'ai beaucoup aimé participer à cette finale entre deux équipes qui ont tout tenté pour marquer plus que l'autre. Les Néerlandaises sont l'équipe du tournoi et elles le méritent. Ce n'est pas facile de jouer chez soi, mais elles ont magnifiquement réussi à tenir la pression. Je suis très fier : parfois, l'autre équipe est tout simplement meilleure. Parfois, on était comme des lapins pris dans les phares, on avait du mal à défendre et à attaquer. On a eu des matches difficiles tout au long du tournoi et ça nous a rattrapé aujourd'hui. C'est fantastique qu'une équipe autre que l'Allemagne ait gagné la compétition, cela montre que le niveau du football féminin est beaucoup plus élevé aujourd'hui. Je ne suis même pas sûr qu'on arrive à se qualifier pour la Coupe du Monde, la concurrence est vraiment très âpre."

                      Source : UEFA
                      Photos : UEFA.com




                      Championnat d'Europe de l'UEFA 2017 - Finale
                      Dimanche 6 août 2017
                      - 17h00
                      PAYS-BAS - DANEMARK : 4-2 (2-2)
                      Enschede (De Grolsch Veste)
                      Temps légèrement couvert (20°C) - Terrain excellent
                      Spectateurs : 28 182
                      Arbitres : Esther Staubli (Suisse) assistée de Belinda Brem (Suisse) et Sanja Rodjak Karšić (Croatie). 4e arbitre : Bibiana Steinhaus (Allemagne)
                      Buts :
                      0-1 Nadim NADIM 6' s.p. (van Es crochète Troelsgaard à l'entrée de la surface. Nadim frappe en force du droit sur la droite de la gardienne à mi-hauteur)
                      1-1 Vivianne MIEDEMA 10' (Lancée à droite par Groenen, van de Sanden accélère couloir droit et centre pour Miedema qui reprend du gauche)
                      2-1 Lieke MARTENS 28' (van Lunteren couloir droit sert Martens à 21 m dos au but qui pivote et déclenche une frappe du gauche qui rebondit devant la gardienne avant de terminer dans le petit filet gauche)
                      2-2 Pernille HARDER 33' (Lancée par Kildemoes, Harder part côté droit depuis le milieu de terrain, arrive aux abords de la surface, entre et crochète devant Dekker pour déclencher une frappe du gauche au premier poteau qui surprend la gardienne)
                      3-2 Sherida SPITSE 51' (Coup franc à 21 m dans l'axe frappé par Spitse qui frappe le ballon à ras de terre et contourne le mur pour marquer dans le coin gauche)
                      4-2 Vivianne MIEDEMA 89' (Lancée en profondeur par Spitse, Miedema se défait du marquage de Sandvej côté gauche et place une frappe du droit au premier poteau)

                      Avertissements : Groenen 21', Dekker 43', van der Gragt 72' pour les Pays-Bas ; Nadim 45' pour le Danemark
                      Pays-Bas : 1-Sari van Veenendaal ; 2-Desiree van Lunteren (20-Dominique Janssen 57'), 6-Anouk Dekker, 3-Stephanie van der Gragt, 5-Kika van Es (4-Mandy van den Berg 90+4') ; 14-Jackie Groenen, 10-Daniëlle van de Donk, 8-Sherida Spitse ; 7-Shanice van de Sanden (13-Renate Jensen 90'), 9-Vivianne Miedema, 11-Lieke Martens. Entr.: Sarina Wiegman-Glotzbach
                      Non utilisées : 16-Angela Christ, 23-Loes Geurts, 12-Jill Roord, 15-Sisca Folkerstma, 17-Kelly Zeeman, 18-Vanity Lewerissa, 19-Sheila van den Bulk, 21-Lineth Beerensteyn, 22-Liza van der Most
                      Danemark : 1-Stina Lykke Petersen ; 8-Theresa Nielsen, 5-Simone Boye Sørensen (2-Line Røddik Hansen 77'), 12-Stine Larsen, 19-Cecilie Sandvej ; 7-Sanne Troelsgaard, 4-Maja Kildemoes (15-Frederikke Thøgersen 61'), 13-Sofie Junge Pedersen (6-Nanna Christiansen 82'), 11-Katrine Veje ; 10-Pernille Harder (cap.), 9-Nadia Nadim. Entr.: Nils Nielsen
                      Non utilisées : 16-Maria Christensen, 22-Line Johansen, 14-Nicoline Sørensen, 20-Stine Pedersen, 21-Sarah Hansen, 23-Luna Gewitz







                      Lundi 7 Août 2017
                      Sebastien Duret

                      http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...te_a13927.html
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                      • Championnes d'Europe mais dans l'anonymat général... Ce tournoi n'a pas été une bonne promo du foot féminin.

                        Et le niveau de la précédente LDC n'a pas été terrible non plus, nous y compris. Pas très bon signe tout ca...
                        No Ones Like Us, We don't care!

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                        • Envoyé par prince-eristoff Voir le message
                          Championnes d'Europe mais dans l'anonymat général... Ce tournoi n'a pas été une bonne promo du foot féminin.

                          Et le niveau de la précédente LDC n'a pas été terrible non plus, nous y compris. Pas très bon signe tout ca...
                          Arrêtes de fumer n'importe quoi !!!...:rolleye:

                          LYON
                          20 Titres de Champion de France de Basket


                          1946,,2019

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                          • Envoyé par ours11 Voir le message
                            Arrêtes de fumer n'importe quoi !!!...:rolleye:
                            Toi peut être que tu penses le contraire, mais ce que j'ai vu depuis un an en foot féminin, et bien... ça ne m'a pas fait sauter au plafond. Les défauts (notamment les gardiennes) sont toujours la, et question jeu... On y a vraiment perdu :sick:

                            Une finale d'Euro P-B Danemark et une finale de C1 avec un QSG en reconstruction (et que je trouve faiblard) c'est pas très flatteur... Équipe qu'on bat 2 fois aux TAB.

                            En ce qui concerne l'OL, on n'a probablement jamais eu autant d'individualités en termes qualitatif, mais pour l'instant collectivement c'est clairement moins bon que ce qu'on a vécu sous Lair avec une génération française bien meilleure.

                            Les critiques sur le foot féminin lues ces derniers jours ne sont pas injustifiées...
                            Dernière modification par prince-eristoff, 07/08/2017, 18h56.
                            No Ones Like Us, We don't care!

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                            • Envoyé par prince-eristoff Voir le message
                              Toi peut être que tu penses le contraire, mais ce que j'ai vu depuis un an en foot féminin, et bien... ça ne m'a pas fait sauter au plafond. Les défauts (notamment les gardiennes) sont toujours la, et question jeu... On y a vraiment perdu :sick:

                              Une finale d'Euro P-B Danemark et une finale de C1 avec un QSG en reconstruction (et que je trouve faiblard) c'est pas très flatteur... Équipe qu'on bat 2 fois aux TAB.

                              En ce qui concerne l'OL, on n'a probablement jamais eu autant d'individualités en termes qualitatif, mais pour l'instant collectivement c'est clairement moins bon que ce qu'on a vécu sous Lair avec une génération française bien meilleure.

                              Les critiques sur le foot féminin lues ces derniers jours ne sont pas injustifiées...
                              Les Pays-Bas qui ont changé de coach ont proposé un jeu agréable qui s'est avéré efficace au niveau des résultats.
                              On s'est souvent emmerdé avec l'OL (comme avec l EDF sur cet Euro et même avant la compétition) la saison passée, malgré la qualité de l'effectif.
                              On voit donc bien l'impact de la qualité du coaching sur le rendu du spectacle proposé. Intéressant en tout cas de voir une équipe qui produit du jeu s'imposer.
                              On va voir ce que Pedros (et son héritage du jeu à la nantaise dixit Jean-Mimi ^^) fera la saison qui vient.

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                              • Envoyé par interactif Voir le message
                                Les Pays-Bas qui ont changé de coach ont proposé un jeu agréable qui s'est avéré efficace au niveau des résultats.
                                On s'est souvent emmerdé avec l'OL (comme avec l EDF sur cet Euro et même avant la compétition) la saison passée, malgré la qualité de l'effectif.
                                On voit donc bien l'impact de la qualité du coaching sur le rendu du spectacle proposé. Intéressant en tout cas de voir une équipe qui produit du jeu s'imposer.
                                On va voir ce que Pedros (et son héritage du jeu à la nantaise dixit Jean-Mimi ^^) fera la saison qui vient.
                                Ah ca c'est évident que des bons coachs, ca aide à développer du jeu... Mais j'ai l'impression que les bons coachs entrainent chez les hommes et qu'ils n'ont pas envie de s'emmerder avec des petits salaires et un sport très confidentiel, médiatiquement parlant, comparé à son équivalent masculin.

                                Et on se retrouve avec Echouafni à la tête de l'équipe nationale...
                                No Ones Like Us, We don't care!

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                                • #WEURO2017 - A l'heure du bilan, les Néerlandaises reines à domicile

                                  La compétition s'est achevée sur une finale agréable et animée remportée par l'équipe la plus offensive et proposant le plus de jeu. Logiquement les Néerlandaises figurent en nombre dans l'équipe-type. Le bilan des différentes récompenses et chiffres de cet Euro.


                                  Taylor, Martens, Harder, trois joueuses qui ont marqué l'Euro


                                  0. La Norvège est la seule équipe à ne pas avoir marqué de but lors de cet Euro.

                                  1. Les Pays-Bas a remporté son premier titre en Championnat d'Europe. Ils mettent fin aux six titres consécutifs de l'Allemagne (huit au total). La Norvège avec deux titres et la Suède, un titre sont les autres lauréats de cette compétition.

                                  1. L'Autriche n'a concédé qu'un but dans la compétition, inscrit par la Française Amandine Henry.

                                  1. Le nombre de tirs cadrés par l'Islande en trois matchs disputés. C'était face à la Suisse, et cela s'est converti en but.

                                  3. Les trois équipes qui auront frappé le plus au but en moyenne dans chaque match sont tombées en quart de finale, à savoir l'Allemagne (22 tirs en moyenne par match) devant l'Espagne (18,25) et la France (16,25).

                                  3. Le nombre de cartons rouges distribués dans le tournoi. L'Italienne Daniela Sabatino, la Française Eve Périsset et la Suissesse Rahel Kiwic ont été les joueuses sanctionnées.

                                  4. L'Allemagne est l'équipe a touché le plus les montants avec 4 tentatives repoussées en 4 matchs.

                                  11. L'Angleterre est l'équipe qui a été la plus offensive au ratio de but (11 buts en 5 matchs, soit 2,2 par match). Elle devance les Pays-Bas avec 13 buts en 6 matchs (2,17 par match)

                                  13. L'audience globale de la finale de l'Euro a été de 13 millions de téléspectateurs. Ils étaient 4,1 millions à regarder le match aux Pays-Bas soit 83% de part de marché avec un pic à plus de 5,4 millions. En France, l'audience a atteint un pic à 1,9 million sur France 2.

                                  22. L'Allemagne aura détenu le trophée européen pendant 22 ans, quatre mois et quatre jours, entre le premier titre le 26 mars 1995 à son élimination le 30 juillet 2017 face au Danemark (1-2). Depuis le premier Euro en 1984, l'Allemagne a été championne 79,4 % du temps.

                                  93. En secondes, le but le plus rapide du tournoi inscrit par l'Anglaise Kirby face à l'Espagne. C'est le record de précocité depuis l'instauration d'une phase finale en 1997.

                                  28 182. Le nombre de spectateurs lors de la finale à Enschede. Il s'agit de la meilleure affluence du tournoi devant la demi-finale face à l'Angleterre (27 093) et le match d'ouverture face à la Norvège (21 732). Ces trois matchs figurent parmi les six matches présentant les meilleures affluences de l'histoire de la compétition.

                                  110 897. Le nombre de spectateurs présents sur les six matchs des Pays-Bas, soit 46 % de l'affluence globale de la compétition.

                                  240 045. Le nombre de spectateurs cumulés sur les 31 matchs de l'Euro. Le chiffre dépasse celui de 2013 où ils étaient 216 888 avec 25 matchs joués. La moyenne par match est cependant inférieure : 7 743 en 2017 contre 8 676 en 2013.


                                  Equipe-type : 5 Néerlandaises dans le onze


                                  La presse néerlandaise a félicité ses championnes


                                  Le jeu néerlandais a été récompensé collectivement mais aussi individuellement. Lieke Martens a été élue joueuse du tournoi et se retrouve avec quatre autres partenaires dans le onze du tournoi

                                  Equipe-type : Sari Van Veenendaal (Pays-Bas) - Lucia Bronze (Angleterre), Anouk Dekker (Pays-Bas), Stephanie Houghton (Angleterre), Verena Aschauer (Autriche) - Theresa Nielsen (Danemark), Jackie Groenen (Pays-Bas), Sherida Spitse (Pays-Bas), Lieke Martens (Pays-Bas) - Pernille Harder (Danemark), Jodie Taylor (Angleterre)

                                  Meilleure joueuse : Lieke Martens (Pays-Bas)


                                  Buteuses : Taylor devant, deux Néerlandaises derrière

                                  Grâce à son triplé face à l'Ecosse, Jodie Taylor a distancé les autres buteuses du tournoi avec 5 buts en quatre matchs joués. Buteuse jusqu'en quart de finale, elle n'a pas réussi à trouver la faille en demi-finale face aux Pays-Bas.

                                  Soulier d'or adidas : Jodie Taylor (Angleterre) : 5 buts
                                  Soulier d'argent adidas : Vivianne Miedema (Pays-Bas) : 4 buts
                                  Soulier de bronze adidas : Lieke Martens (Pays-Bas) : 3 buts

                                  3 buts : Sherida Spitse (Pays-Bas)
                                  2 buts : Daniela Sabatino, Ilaria Mauro (Italie), Toni Duggan (Angleterre), Carolina Mendes (Portugal), Stina Blackstenius, Lotta Schelin (Suède), Babett Peter (Allemagne), Nina Burger (Autriche), Nadia Nadim (Danemark)
                                  1 but : Ellen White, Jordan Nobbs, Nikita Parris, Francesca Kirby (Angleterre), Sarah Zadrazil, Stefanie Enzinger, Lisa Makas (Autriche), Shanice van de Sanden, Daniëlle van de Donk (Pays-Bas), Pernille Harder, Katrine Veje, Theresa Nielsen, Sanne Troelsgaard (Danemark), Cristiana Girelli (Italie), Romana Bachmann, Lara Dickenmann, Ana-Maria Crnogorčević (Suisse), Tessa Wullaert, Elke van Gorp, Janice Cayman (Belgique), Caroline Weir, Erin Cuthbert (Ecosse), Ana Leite (Portugal), Josephine Henning, Isabel Kerschowski, Dzsenifer Marozsán (Allemagne), Elena Danilova, Elena Morozova (Russie), Fanndís Fridriksdóttir (Islande), Camille Abily, Amandine Henry, Eugénie Le Sommer (France), Vicky Losada, Amanda Sampedro (Espagne)

                                  Passeuses

                                  2 : Barbara Bonansea (Italie), Lucy Bronze (Angleterre), Jackie Groenen (Pays-Bas), Pernille Harder (Danemark), Lieke Martens (Pays-Bas), Shanice van de Sanden (Netherlands), Ekaterina Sochneva (Russie), Ellen White (Angleterre), Sarah Zadrazil (Autriche)


                                  Les Pays-Bas : quatrième champion de la compétition


                                  Les Néerlandaises fêtent le titre avec leurs supporters (photo KNVB)

                                  Titres :

                                  Allemagne 8
                                  Norvège 2
                                  Pays-Bas et Suède 1

                                  Participations à la finale :
                                  Allemagne 8
                                  Norvège 6
                                  Suède 4
                                  Angleterre 2
                                  Italie 2
                                  Danemark 1
                                  Pays-Bas 1

                                  Participations aux demi-finales :
                                  Allemagne 9
                                  Norvège 9
                                  Suède 8
                                  Danemark 6
                                  Italie 6
                                  Angleterre 5
                                  Pays-Bas 2
                                  Autriche 1
                                  Finlande 1
                                  Espagne 1


                                  Mardi 8 Août 2017
                                  Sebastien Duret

                                  http://www.footofeminin.fr/WEURO2017...le_a13930.html
                                  Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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                                  • Euro 2017 : 10 chiffres à retenir !
                                    Publié le 08 août 2017 | Euro 2017
                                    Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles



                                    L’édition 2017 de la coupe d’Europe aux Pays-Bas s’est conclue dimanche, avec la victoire finale des Pays-Bas sur le Danemark (4-2). La fin d’une compétition relevée qui aura marqué les esprits. Un tournoi résumé en dix chiffres.


                                    1
                                    C’était l’Euro des grandes premières. Alors que depuis plus de 30 ans et la création du trophée en 1984, trois équipes (Suède, Norvège, Allemagne) se disputaient le titre de champion d’Europe, surtout cette dernière, qui restait sur six titres consécutifs, une nouvelle nation a été sacrée en 2017 : les Pays-Bas. Les Bataves participaient également, tout comme le Danemark, à la première finale de leur histoire. Par ailleurs, les nouveaux venus dans la compétition étaient nombreux, du fait du passage du format de 12 à 16 équipes. L’Ecosse, l’Autriche, le Portugal et la Suisse foulaient pour la première fois les pelouses d’un Euro, avec une réussite globale satisfaisante. Surtout pour les Autrichiennes, qui sont parvenues à accéder en demi-finale du premier coup.

                                    2 Le nombre de règles expérimentées par l’UEFA au cours de ce tournoi. En plus de celle permettant à une équipe de faire entrer une quatrième joueuse en prolongation, une règle utilisée à bon escient par Dominik Thalhammer et Jorge Vilda lors du quart de finale entre l’Autriche et l’Espagne. Sans oublier ce 4ème changement à la 120ème minute de la rencontre entre l’Autriche et le Danemark, au tour suivant, où Nils Nielsen avait choisi de faire rentrer Sorensen à la place de Veje. L’instance européenne du football avait aussi décrété que les représentants d’équipes présents sur le banc pourraient être sanctionnés d’un carton jaune ou d’un carton rouge en cas de mauvais comportement, deuxième spécificité de cette coupe d’Europe.

                                    3 En inscrivant un triplé en moins d’une heure lors du premier match de l’Angleterre face à l’Ecosse (6-0), l’attaquante anglaise Jodie Taylor a réalisé un exploit peu commun à l’Euro. Avant elle, seule trois joueuses avaient réussi une telle performance en phase finale. Si Marianne Pettersen reste la seule joueuse à avoir inscrit 4 buts lors d’une même rencontre, elles ne sont désormais que deux à avoir réalisé le coup du chapeau à ce stade de la compétition. La dernière fois, c’était l’œuvre d’une… Française, Angélique Roujas, en 1997. L’ancienne joueuse du Mans et de La Roche-sur-Yon avait réalisé un triplé salvateur pour les Bleues face à la Russie (3-1), qui avait permis aux Françaises d’envisager la qualification en quart de finale, avant que la Suède ne brise ses espoirs lors du dernier match des phases de poule (défaite 3-0).

                                    4 Comme le nombre d’éliminations successives en quart de finale dans une grande compétition internationale de l’équipe de France depuis 2013. Après l’élimination face au Danemark, déjà lors de l’Euro, les Bleues étaient sorties aux tirs au but face à l’Allemagne, au Canada en 2015, avant de quitter prématurément Rio après une défaite, sur le même score que face à l’Angleterre (1-0), contre le Canada, un an plus tard. En 7 tentatives depuis 2009, les Bleues ne sont parvenues à passer ce cap qu’à deux reprises, en 2011, lors de la coupe du monde en Allemagne, et l’année suivante aux Jeux de Londres.

                                    6 La victoire anglaise sur l’Ecosse (6-0) à Utrecht le 19 mai dernier est aussi entrée dans les annales. C'est le score le plus large de l’histoire de la compétition. Plusieurs fois auparavant, quelques équipes s’étaient imposées largement, mais sur un score de 5-0. Il s’agit de la Suède face à la Finlande en 2013, de l’Allemagne contre la Russie lors de l’Euro allemand en 2001 et de la Norvège face au Danemark, quatre ans auparavant.

                                    12 Sur 68 buts, 12 ont été encaissés suite aux erreurs directes d’une gardienne. On se souvient de l’intervention complètement manquée de Gaëlle Thalmann sur le coup franc de Camille Abily qui envoya la France en quart de finale, lors de la 3ème journée des phases de poule, mais aussi du dégagement totalement manquée de Patricia Morais, un jour plus tard, qui avait permis à l’Anglaise Toni Duggan d’inscrire un but qui s’avèrera finalement décisif dans la course à la deuxième place du groupe C. Le gros point noir de cet Euro 2017.

                                    80 La finale de l’édition 2017 a été diffusée dans 80 pays, un record pour un match de foot féminin alors que cette édition devrait, en termes de résonance, marquer l’histoire de la discipline. L'audience télé devrait ainsi atteindre (en tout) 165 millions de personnes, avec des parts d'audience nationales parfois très hautes, comme lors de la demi-finale entre les Néerlandaises et l’Angleterre, qui occupait 50,7% des parts d’audience dans le Plat-Pays. Outre-Manche, la rencontre a été vue par 3,2 millions de personnes sur Channel 4, ce qui représente une augmentation de 66,7% par rapport à la demi-finale de la Coupe du monde 2015 entre le Japon et l’Angleterre, également perdue par celles-ci. Mieux, en finale, 5,3 millions de personnes étaient devant leur téléviseur, sur les 17 millions d’habitants que compte le pays. Un bon exemple pour démontrer l’essor de la discipline dans toute l’Europe.

                                    114 Le nombre de sélections de l’Italienne Manuela Gabbiadini, sœur de l’attaquant de Southampton Manolo, qui a tiré sa révérence à la fin de l’Euro, d’où l’Italie a été éliminée en moins d’une semaine après deux défaites en deux matches. « Je dois la remercier pour tout ce qu'elle a fait depuis des années, pour tout ce qu'elle a fait pour le football italien », a tenu à préciser le sélectionneur italien Antonio Cabrini après sa sortie. Le beau sursaut de la Squadra Azzurra pour sa star, qui aura passé treize ans en équipe nationale, lors du dernier match des phases de poule face à la Suède (victoire 3-2), est venu illuminer le départ de la joueuse de Vérone, véritable idole de sa sélection.

                                    1997 La Norvège d’Ada Hergerberg (OL) a vécu une édition très compliquée. Avec aucun but marqué et aucun point récolté, les joueuses de Martin Sjögren sont sorties dès les phases de poules dans le groupe A, où figuraient aussi la Belgique et les deux finalistes de la compétition. Il faut remonter pile vingt ans en arrière, et à l’édition 1997 de l’Euro, pour voir l’équipe nordique, double championne d’Europe, connaître une élimination si précoce.

                                    30 205 Comme le nombre record de spectateurs pour un match de football féminin aux Pays-Bas, engrangé lors de la finale entre le pays hôte et le Danemark, où les deux équipes ont joué à guichets fermés. Le record a évolué à deux reprises depuis le début de l’Euro. En plus de la demi-finale entre l’Angleterre et la Hollande, où 27 093 personnes avaient assisté à la rencontre, le 3 août à Enschede, ce record avait déjà été battu une première fois (21 735 spectateurs), lors du match d’ouverture des Oranje face à la Norvège (victoire 1-0). En comparaison, il n’y avait « que » 22 500 supporters pour suivre des tribunes la finale de Ligue des Champions entre l’OL et le PSG, le 1er juin dernier, à Cardiff. Le plus grand nombre de fans pour un match sans le pays hôte a été établi lors de la demi-finale entre l’Autriche et le Danemark, avec 10 508 fidèles.


                                    Crédits photos : Getty images

                                    http://www.footdelles.com/article/Eu...r-_150547.html
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                                    • Ces onze joueuses qui ont marqué l’Euro...
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                                      Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles



                                      Avant de refermer la page de cette édition 2017 de la coupe d’Europe, il est de bon ton de revenir, comme de coutume, sur les 11 joueuses qui se sont faites remarquer pendant l’Euro. Une équipe au teint forcément orange, et pleine de promesses en vue de la saison à venir.


                                      Manuela Zinsberger




                                      Explosive, réactive, capable de parades exceptionnelles, comme sur cette frappe d’Amandine Henry que la gardienne du Bayern de Munich déviait sur sa barre, l’Autrichienne Manuela Zinberger aura réalisé un Euro plein, et encourageant pour la suite de la carrière de cette joueuse de seulement 21 ans. La portière d’1 mètre 77 aura surtout su relever le niveau, avec ses homologues Sari van Veenendaal et Almuth Schult, d’une édition où les performances des gardiennes ont souvent été pointées du doigt. Egalement décisive lors de la séance de tirs au but en quart de finale contre l’Espagne, Zinsberger peut s’enorgueillir de finir à la tête de la meilleure défense de l’Euro, que seule la France aura su percer (comme quoi !). Après avoir laissé échapper le titre en Bundesliga la saison passée à Wolfsburg, la Bavaroise tentera de décrocher le troisième titre de championne d’Allemagne de sa carrière lors de l’année qui s’annonce.

                                      Babett Peter



                                      Vous ne connaissiez pas de défenseure capable de finir meilleure buteuse de sa sélection, sextuple championne d’Europe en titre, grâce à deux coups de pattes sur penalty dignes d’un véritable avant-centre ? C’est désormais le cas. A 29 ans, Babett Peter a été l’une des seules allemandes à prendre ses responsabilités durant la compétition. Pas qu’en attaque puisqu’elle a aussi réalisé des prestations défensives très solides pendant la phase de poule, avant de craquer comme le reste de son équipe en quart de finale face au Danemark. Engagée au départ à Wolfsburg jusqu’en 2017, la championne d’Allemagne en titre a décidé de prolonger son aventure en Basse-Saxe, pour la saison à venir. L’une des seules choses à sauver côté allemand après cette édition.

                                      Anouk Dekker



                                      Ses adversaires tentaient de la prendre dans les airs ? Raté. En profondeur ? Aussi. En un contre un ? Essaye encore. La maîtrise de la défenseure montpelliéraine pendant ce tournoi, entachée de quelques erreurs souvent sans conséquence (les Pays-Bas n’ont encaissé que 4 buts, dont 2 lors du dernier match, pendant l’Euro). Si certaines de ses adversaires se sont aussi faites remarquées, à l’image de la Française Wendie Renard ou de l’Anglaise Steph Hougton, Dekker a su mobiliser un groupe dont elle était la taulière, et la plus âgée (hormis Loes Geurts, troisième gardienne âgée de 31 ans). Si cette saison à rallonge pourrait laisser des traces, son expérience et sa solidité seront un atout non négligeable pour le MHSC, tant en D1 qu’en Ligue des Champions.

                                      Simone Boye Sorensen



                                      La déception était visible sur son visage, aux traits durs et fermés, lorsque les Pays-Bas recevaient la Coupe d’Europe. Dure, elle l’aura aussi été sur les terrains néerlandais pendant toute la compétition. A la tête d’une défense hermétique qui aura encaissé 5 buts, dont 4 en finale, que Sorensen a dû quitter prématurément (77') puisque blessée à un genou, la joueuse de Rosengard a souvent permis au navire danois de rester à flot. Si la gravité de sa blessure n’est pas encore connue, elle devrait retrouver très vite les rectangles verts avec l’équipe suédoise de Rosengard, qui reprend le championnat le 19 août.

                                      Barbara Bonansea



                                      Eliminée après seulement deux matches, l’Italie a fait pâle figure dans cet Euro mais certains de ses éléments s’y sont montrés à leur avantage. Tel Daniela Sabatino, auteure de 2 buts lors de la victoire italienne face à la Suède en phase de groupe, Barbara Bonensea a rayonné au cours des quelques matches qui lui ont permis de montrer l’étendue de son talent à l’Europe. Dotée d’une qualité technique au-dessus de la moyenne, la joueuse de Brescia a fait des misères sur son côté gauche. Egalement passeuse décisive à 2 reprises en 3 matches, l’ancienne du Torino, qui a profité de ses vacances avancées pour se ressourcer du côté d’Ibiza, et qui clamait en 2014 son envie de pouvoir un jour vivre de sa passion, le foot, « une hérésie » d’après elle en Italie, va tenter de remporter le championnat italien avec nombre de ses partenaires en sélection (7 en plus d’elle). L’année dernière, elles avaient terminé à 8 points de la Fiorentina d’Ilaria Mauro.

                                      Camille Abily



                                      Après 183 sélections et 16 ans de bons et loyaux services en équipe de France, Camille Abily a décidé d’arrêter sa carrière en Bleue suit à la nouvelle défaite des Bleues en quart face à l’Angleterre. Auparavant, elle avait été la seule française à se distinguer un tant soit peu, au sein d’un groupe tricolore morose. D’abord en inscrivant son 37ème et dernier but en équipe nationale, d’un coup-franc à l’entrée de la surface contre la Suisse, lors du 3ème match de poule, qui permettait aux Bleues d’accéder aux quarts de finale. Ensuite en distribuant parfaitement le jeu et en disputant tous les ballons dans l’entrejeu, lors du quart de finale malheureux. Si tout n’a pas été parfait pour la lyonnaise dans la compétition, il lui restera un an (ou plus ?) à l’OL pour garnir son palmarès en club, à défaut d’avoir pu le faire en sélection, un vœu cher et donc brisé. Ce qui lui avait arraché quelques larmes après l’élimination tricolore.

                                      Shanice Van de Sanden



                                      Les organisateurs de cette édition 2017 n’ont pas dû réfléchir bien longtemps à l’identité de la mascotte de cet Euro, puisque celle-ci se cachait au sein de l’équipe nationale. Adorée par les spectateurs, qu’elle haranguait sans cesse pendant la partie avant de jouer de sa popularité lors de ses différentes sorties (en demies et en finale notamment), Shanice Van de Sanden est sans doute LA révélation de cet Euro qu’elle aura marqué de son empreinte. Ses adversaires connaissent désormais sa conduite de balle souvent irréprochable et ses courses supersoniques. Passeuse décisive à deux reprises, elle a ouvert le compteur but de cet Euro en marquant lors du match d’ouverture victorieux (1-0) face à la Norvège. Arrivée à Liverpool en 2016, elle tentera de donner le tournis aux défenses d’outre-Manche, et pourquoi pas de viser le titre, lors de la reprise de la Women’s Super League, le 23 septembre prochain. En attendant, l’ailière aux cheveux courts et au sourire enfantin a le droit à quelques jours de vacances bien mérités. La rançon de la gloire.

                                      Lieke Martens



                                      Comment la meilleure joueuse du tournoi, doublement décorée par l’UEFA, aurait pu manquer de figurer dans ce onze de l’Euro. Symbole de d'une Hollande joueuse, dotée de qualités peu communes, Lieke Martens est la tête de gondole des nouvelles championnes d’Europe (3 buts, 2 passes décisives). Chouchoute des médias, elle a la côte dans le cœur des supporters, même si son alter ego du côté droit est loin devant. Passée juste avant la compétition de Rosenborg au FC Barcelone, elle devrait également jouer un rôle prépondérant au sein de l’équipe catalane, qui s’est armée pour reprendre sa domination au niveau national, et passer ainsi un cap sur la scène européenne. Chez les féminines, au moins, le Barça peut compter sur « Neymartens ».

                                      Jackie Groenen



                                      Son sens du jeu, sa vista, ses passes millimétrées et déstabilisantes ont fait de Jackie Groenen l’une des pièces maîtresses de l’armada batave pendant l'Euro. Cette judokate chevronnée, championne nationale junior en 2011, a ouvert son palmarès de la plus belle des manières. Comme rapporté par les médias hollandais après le sacre de l’équipe nationale, la numéro 14 en sélection (le numéro du mythique Johan Cruyff) avaient été gentiment chambrée par ses partenaires de club avant la compétition. Pour sa 3ème saison au sein du club de Francfort, Groenen reviendra donc avec un large sourire et un statut transformé. La course au titre semble toutefois compliquée pour le club du Land d’Hesse.

                                      Pernille Harder



                                      On aurait pu citer la native de Kaboul Nadia Nadim, qui a mis du temps avant de marquer son premier but dans cet Euro et a su peser de tout son poids sur les défenses adverses, tout en réalisant quelques gestes techniques délicieux. Mais la femme forte de ce collectif danois se nomme bien Pernille Harder. L’attaquante de Wolfsburg s’est démenée pour permettre à son équipe de réaliser un tel parcours, et cela s’est fait ressentir, à moindre dose, dans ses statistiques (1 but, 2 passes décisives). Sa réalisation pleine de sang-froid suite à une longue course lors de la finale, illustre à peine le poids d’une joueuse qui aura régalé par ses décalages, ses remontées de balles rapides et sa facilité dans les duels, dans les grands et les petits espaces. Véritable artiste du ballon rond, Harder aurait très bien pu recevoir le trophée de meilleure joueuse décerné à Martens. Elle tentera, avec les Louves, de décrocher un deuxième titre de championne de Bundesliga la saison prochaine.

                                      Jodie Taylor



                                      Pour son tout premier match dans la compétition, elle a frappé très fort en inscrivant un triplé face à l’Ecosse lors de la large victoire anglaise. Impressionnante de puissance, de percussion et surtout de réalisme, l'attaquante d'Arsenal a frôlé le record d’Inka Grings sur une phase finale : six buts en 2009. Avec 5 buts au compteur finalement, la joueuse de 31 ans pourra en revanche regretter de n’avoir pu peser plus dans la demi-finale qui l’a opposée aux Pays-Bas. Dans ce domaine, la Néerlandaise Viviane Miedema, auteure de trois buts lors des deux derniers matches (4 en tout), ou encore Nina Burger, qui a porté l’attaque autrichienne, se sont aussi faites remarquer pendant la compétition. C’est avec la première qu’elle sera associée l’année prochaine en club, alors que les Gunners tenteront de ravir la couronne de champion d’Angleterre à Chelsea.

                                      http://www.footdelles.com/article/Eu...ro_150560.html
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                                      • Le bilan de l’Euro : Que retenir de cette édition ?
                                        Publié le 09 août 2017 | Top News
                                        Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles



                                        Alors que les Pays-Bas sont devenus, dimanche, la 4e nation de l’histoire à soulever la Coupe d’Europe, l’heure du bilan est venue. Ce qui a marché, ce qui a capoté, l’incapacité des Bleues à réagir… retour sur cette édition 2017 globalement réussie.


                                        L'Euro des surprises


                                        Est-ce l’air batave ou la concurrence renforcée qui leur a joué des tours ? On penche plus sincèrement pour la deuxième hypothèse. Mais un seul constat ressort de cet Euro : la fin de l’hégémonie des puissances dominantes d’autrefois sur le football féminin. Si le Danemark (désormais six fois demi-finaliste de la compétition) apparaît comme le seul rescapé de cette hécatombe, les favoris n’ont plus la cote dans cette Coupe d’Europe. Sortie pour la première fois depuis 20 ans dès les phases de poule, la Norvège d’Ada Hegerberg a été la première à en faire les frais. Puis il y a eu l’Allemagne et la Suède en quart de finale. L’Angleterre, grande favorite après un premier tour réussi, a montré des signes de faiblesses en quart de finale face à la France, sur qui l’on s’attardera plus tard (voir ci-dessous), avant de totalement céder face à une Hollande qui, pour sa part, aura tenu son rang, bien que plus considérée comme un outsider avant le début de la compétition.
                                        Et alors qu’on attendait beaucoup de l’Espagne, vainqueure du tournoi de l’Algarve début mars, et qui aura séduit une large partie du public et des consultants de Foot d’Elles pendant cette quinzaine, c’est plus de l’Autriche que la surprise sera venue. En battant justement la Roja aux tirs au but en quart de finale, la formation emmenée par Dominik Thalhammer, qui compte un fort contingent de joueuses de Bundesliga (13 sur 22 sélectionnées), est devenue la première équipe depuis les Pays-Bas en 2009 à accéder au dernier carré dès sa première participation. Tout cela au nez et à la barbe de l’équipe de France, qu’elle a devancé dans le groupe C que tout le monde promettait aux Bleues et à la Suisse avant mi-juillet. Pas toujours les plus belles à voir évoluer, les Autrichiennes ont fait preuve de beaucoup de générosité et d’efforts, combinés à une solidité défensive et un jeu en contre-attaque séduisants. De nombreux éléments se sont révélés à l’Europe du football, comme la gardienne Zinsberger, la défenseure Carina Wenniger, ou encore les attaquantes comme Burger, Feiersinger ou Makas. D’autres formations comme la Belgique, le Portugal, la Russie ou l’Ecosse, pas passées loin d’une qualification en quart de finale, ont montré de belles choses et peuvent prétendre, à l’avenir, jouer un rôle plus sérieux sur la scène internationale. Malgré beaucoup de talents dans leurs rangs (Bonensea, Sabatino, Di Criscio pour la première, Bachmann, Dickenmann et Moser pour la seconde), l’Italie et la Suisse se sont montrées trop justes et pas assez tranchantes pour peser dans les débats, tandis que l’Islande, qui compte aussi quelques joueuses de ballon dans ses rangs, a parfois trop usé de sa puissance physique et a multiplié les erreurs, afin de bousculer ses concurrents.
                                        Une seule nation aura fait l’unanimité tout au long de la compétition : les Pays-Bas. Joueuse, solide, imperturbable, aussi bien capable de faire craquer l’adversaire que de le rattraper, les Bataves ont timidement démarré au niveau des résultats, en affichant tout de même 3 victoire en 3 matches (la seule équipe dans ce cas avec l’Angleterre). Puis les joueuses de Sarina Wiegman, dont l’arrivée tardive, en janvier dernier, n’a pas contrarié la progression d’un groupe qui regorge de talents, au contraire, ont explosé. Sous ses ordres, Van de Sanden, Martens, Van de Donk, Groenen et Miedema ont livré la plus belle compétition de leurs carrières. Vainqueure avec la manière, cette équipe encore jeune à de l’avenir.

                                        Les Bleues ne perdent pas leurs (mauvaises) habitudes

                                        L’avenir, c’est justement ce qui inquiète le plus dans le cas des Bleues, que la majorité des fans et spécialistes (entraîneurs, joueuses ou ex-joueuses, journalistes) voyaient remporter cet été le premier trophée de l’histoire de leur sélection. Forcément marquée par ce nouveau revers des Bleues, la gardienne Laetitia Philippe, qui était du voyage en tant que remplaçante de Sarah Bouhaddi, et contactée par téléphone alors qu’elle profitait du repos qui lui a été accordé après une longue saison, explique son étonnement : «On sentait qu’on avait un groupe soudé, avec une très bonne ambiance, que tout le monde avait envie de faire quelque chose cette année ! Depuis le début de la préparation et même au cours de la saison, on sentait que tout le monde était concerné. Mais il manque toujours ce petit truc pour réussir à aller plus loin». Si elle affirme que les Bleues n’ont pas été surprises par le niveau de jeu affiché par ses adversaires, la portière du MHSC avance l’hypothèse de la fatigue, après une longue saison qui a vu deux clubs français s’affronter en finale de la Ligue des champions.

                                        Et celle-ci de se rappeler les douloureuses dernières minutes de la compétition qu’elle a vécue sur le banc : «En étant sur le banc on se sent impuissante, on les voit et on a envie de rentrer sur le terrain pour aller les aider. On sentait cette envie d’y aller de notre part, mais est-ce que c’était un problème mental, physique ?», s’interroge-t-elle. Toujours est-il qu’à deux ans de la Coupe du monde en France, cette situation interpelle : «On a une équipe de grande qualité avec de jeunes joueuses très prometteuses qui arrivent comme Grace Geyoro. Mais qu’est-ce qui cloche ? Quand on a tout pour gagner et que ça ne passe pas… Il faut se poser les bonnes questions», assène l’ancienne milieu de l’OL et du club pailladin, Melissa Plaza. Alors qu’on vantait, avant le début de la compétition, leurs nouvelles règles de vie et leur cohésion retrouvée, les Bleues n’ont pas su répondre sur le terrain. Il y a eu trop de déchet technique et pas assez de remontées de balles en bloc. Médaillé d'argent au Jeux Paralympiques de Londres en 2012, le joueur de Cécifoot Yvan Wouandji se désolait pendant la compétition : «En 2012, sous Bruno Bini, lors des JO, et un peu après, j’aimais bien notre style de jeu. Il y avait un côté espagnol, on montait beaucoup vers l’avant, les joueuses touchaient le ballon… Là elles jouaient un peu avec le frein à main, de manière timide».

                                        Problème mental, et/ou physique ?

                                        «Je sais que parfois c’est difficile de se remuer, de se dire : « Aller, il faut le chercher », et j’imagine bien que dans leurs têtes, elles s’arrachaient pour essayer de revenir, mais on ne le ressent pas. Alors est-ce que c’est parce qu’il manque quelque chose au niveau du collectif ? Est-ce qu’on se repose trop sur l’autre ?», se demandait notre consultante Sandrine Dusang à l’heure de dresser un bilan de ce parcours à nouveau décevant. Plus qu’une nouvelle élimination en quart de finale, cette sortie de route prématurée, qui a vu la fin de l’aventure de Camille Abily en équipe nationale, a aussi fissuré les rapports de cette équipe avec des supporters mécontents sur plusieurs points. Dont la communication d’Olivier Echouafni, parfois inattendue voire carrément incomprise, comme après le quart de finale perdu face à l'Angleterre (1-0), où l’ancien milieu niçois déclarait : «C'est difficile à accepter, on aurait mérité mieux (...). Je suis surtout déçu par la qualité de jeu de nos adversaires». Une réaction qui aura occasionnée de nombreux commentaires. Toujours est-il que la France manque encore d’adresse dans les deux surfaces. Elle n’a pas su proposer un jeu léché comme celui des Pays-Bas, n’a pas eu l’insolente réussite des Anglaises, et a montré de trop nombreux signes de fébrilité en défense pour être aussi solide que l’Autriche. En plus de tout ça, il a manqué de joueuses de caractère, capables de porter l’équipe comme l’ont fait par moments Abily, Henry et Renard. Bref, le chantier est immense et il faudra espérer que le soutien du public tricolore, que la Fédération va désormais s’atteler à faire prospérer, soit au rendez-vous pour transcender une équipe qui nous laisse jusqu’ici un sentiment de gâchis.

                                        Des gardiennes en porte-à-faux...

                                        Le grand point noir de cet Euro restera le débat sur le niveau des gardiennes, suite aux trop nombreuses boulettes des portières dans cet Euro. Un impact qui se traduit dans cette statistique : sur les 68 buts inscrits aux Pays-Bas, 12 ont été directement concédé suite à une grosse erreur du dernier rempart. Mais il faut rappeler que nombre de ces erreurs ont été commises lors de la phase de poule, puisqu’à compter des quarts de finale, les portières ont été presque irréprochables. «Ce n’est pas nouveau que les gardiennes soient pointées du doigt, tempère Melissa Plaza. Mais il ne faut pas se leurrer ! Sur cette compétition, on a vu des erreurs inacceptables à ce niveau-là. Maintenant c’est le jeu aussi, une fois qu’on est médiatisées, on se doit d’être à la hauteur et sur cette compétition en tout cas, j’ai trouvé que les gardiennes ont été le talon d’Achille. C’est dommage, ça fait du mal aux filles dans cette pratique parce qu’on est décrédibilisées, alors que je pense que ce sont d’excellentes gardiennes», se désole l’ancienne Guingampaise.

                                        «Les critiques étaient abusées»

                                        De son côté, Laetitia Philippe tempère : «Dès qu’on fait une boulette ça se voit tout de suite parce que généralement dans la foulée il y a but. Le poste veut ça, c’est beaucoup plus exposé, on a beaucoup plus de responsabilités. Dès qu’on passe au travers ça se voit tout de suite par rapport à un milieu de terrain qui, s’il rate une passe, ne se verra pas directement puisque le ballon peut être récupérer derrière. Mais les critiques étaient abusées et je trouve que c’était un peu s’acharner sur les gardiennes de but». «Techniquement je pense que le niveau est bon, on voit qu’elles bossent bien, elles essayent de garder le plus possible le ballon et restent en majorité très concentrées, décrypte Dominique Deplagne, entraîneur des gardiennes à Montpellier. La difficulté vient de spécificités propres aux féminines. Elles n’ont pas la puissance, la détente ou l’explosivité qu’on peut voir chez les hommes. Je trouve qu’il y a eu beaucoup d’erreur sur les ballons aériens, hauts, pas forcément des centres mais des frappes aussi», remarque l’ancien entraîneur chez les hommes, qui fait remarquer que «la taille commence à devenir importante».
                                        Philippe acquiesce : «Au poste de gardienne ça se ressent tout de suite, parce que le but fait la même taille que chez les hommes alors que les gardiennes sont plus petites». Une donnée essentielle puisque là où des goals comme Manuel Neuer, du haut de son mètre 93 et Thibault Courtois, qui atteint presque les 2 mètres (1m99), peuvent couvrir plus facilement la surface d’un but, la gardienne espagnole Sandra Panos (1m69) ou encore Sarah Bouhaddi (1m75) doivent se remuer d’avantage. «Dans le travail, on essaye de faire en sorte de compenser ce manque de puissance et d’explosivité par des exercices de placement et de déplacements, afin qu’elles soient à l’aise», explique Deplagne, alors que l’ensemble des observateurs sont d’accords pour dire qu’au final, le niveau général est sur une pente ascendante.

                                        L'arbitrage aussi a fait parler

                                        L’autre sujet de débat autour de la compétition a été, comme bien souvent, le niveau de l’arbitrage. Comme lors du premier match des Bleues où les décisions de l’arbitre italienne Carina Vitulano avaient fait parler. But refusé pour hors-jeu inexistant, sévérité par toujours bien dosée... Les arbitres de cet Euro ont parfois pêché mais le niveau global est, encore une fois, encourageant. «J’ai trouvé que c’était plutôt bien, raconte Melissa Plaza. De toute façon c’est toujours facile d’aller sur l’arbitre. Je pense qu’il faut avant tout se centrer sur soi et laisser l’arbitrage de côté ne pas compter la dessus et compter sur son équipe et sur soi-même». Pour notre consultante Sandrine Dusang, «on a vu du bien et du moins bien. Je ne sais pas si ce n’est qu’en France ou si les gens ont aussi eu cette impression à l’étranger, mais plus ça va moins on laisse passer de choses au niveau de l’arbitrage. On sait que ça peut avoir des conséquences énormes sur un match mais il faut aussi se dire que les arbitres ont le droit à l’erreur, à moins qu’on leur mette la vidéo. Nous nous sommes à la télé, on voit les ralentis, avec un point de vue différent… Il y a eu de grosses erreurs, c’est sûr, mais on a aussi eu un bon arbitrage». Surtout celui de la Française Stéphanie Frappart, au sifflet lors de la demi-finale entre les Pays-Bas et l’Angleterre. Une bonne nouvelle pour l’Hexagone.

                                        Un bilan mitigé

                                        La fin de la compétition et l’engouement extraordinaire qu’a suscité le premier titre européen des Pays-Bas, ne fera pas oublier un début de compétition légèrement plus morose. De nombreux fans et observateurs on fait remarquer à plusieurs reprises le manque de public lors des matches de poules, où l’affluence était évaluée à 6 000 spectateurs de moyennes. «Là où c’est compliqué dans ce genre de compétition c’est de ramener du monde dans les matches où l’équipe hôte n’est pas toujours concernée», observait pour Foot d’Elles Sandrine Dusang, tandis que la créatrice du FCF Juvisy, Annie Fortems, expliquait : «Attention à l’idéalisation du foot féminin qui devrait remplir les stades. On ne peut pas lui demander ça, on ne le demande à aucun autre sport. Il ne faut pas que le taux de remplissage devienne un objectif et qu’on mette ça sur le dos des filles».

                                        Des supporters attendus

                                        En 2019, la Coupe du monde devra tout de même poursuivre le développement de la discipline en parvenant à accueillir toujours plus de supporters, et de téléspectateurs. Pour Marie-Christine Terroni, ancienne présidente du club et désormais à la tête de la section féminine du Paris FC suite à la fusion entre la "Juv'" et le PFC, cet Euro pourrait jouer un rôle clé dans ce succès : «Les gens regardent et surtout apprécient ce football féminin. Ça leur donne envie de recevoir la Coupe du Monde ! Certains me disent qu’ils ont hâte suite à ce qu’ils ont vu à l’Euro», disait-elle au cours de la compétition. Au total, 240 045 spectateurs se sont massés tout au long de la compétition pour voir les match, contre 216 888 en 2013. Sur les réseaux, plus de vingt millions d'interactions sur les réseaux sociaux ont eu pour objet l’Euro, alors que de nombreux pays ont battu un record de téléspectateurs, avec des parts d’audience jusqu’ici jamais atteintes. Mais la percée n’a pas eu vraiment lieu en France où la finale n’a attiré que 1,2 million de personnes sur France 2, alors que les scores (d'audience) réalisés par l’équipe de France en début de compétition étaient encourageants.

                                        Du beau jeu, mais aussi beaucoup de déchet

                                        Sur le plan du jeu, hormis donc le débat suscité par le niveau des gardiennes, les bonnes surprises ont afflué. En plus de résultats surprenants, le niveau affiché par certaines nations a surpris, tandis que des équipes comme l’Angleterre ou l’Espagne ont confirmé leur maîtrise tactique et technique. Mais il ne faut pas nier que l’Euro a aussi connu beaucoup de déchet technique, comme s’en désole Melissa Plaza : «En termes de qualité de jeu, si je devais être objective, je dirai qu’on s’attendait à beaucoup mieux. Lors de la finale, les Hollandaises ont montré aux grosses nations qu’il fallait continuer de travailler parce qu’on pouvait vite se faire rattraper. Globalement je suis quand même déçue parce que c’est l’une des premières fois où le foot féminin est diffusé à une heure de grosse audience, sur de grandes chaînes, et donc on attendait d’elles qu’elles confirment et fassent mieux, que ce soit l’équipe de France ou les autres». Des chocs comme celui entre l’Allemagne et la Suède en phase de poule, diffusé à 21 heures sur France 3, n’ont donc pas forcément rehaussé l’image de la discipline. Mais le niveau de jeu affiché en demi-finale par les Pays-Bas et l’Angleterre, puis le Danemark au tour suivant, est surtout venu rappeler que les promesses étaient nombreuses et qu’on se languissait déjà de devoir attendre 2 ans pour revivre dans une atmosphère aussi grisante.


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                                        • Les 68 buts de l'Euro 2017 en vidéo :fier:
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                                          • J'avais pas réagi sur la fin de cette compétition, la sortie de route de l'EDF a tellement été pressentie, attendue, du vu et revu que ça ne mérite pas beaucoup plus de commentaires, tout a déjà été dit, tu ne peux pas transcender une équipe avec un coach incompétent et des joueuses usées ou sans véritable talent pour une partie d'entre elles. C'est triste pour ne pas dire déplorable que cette génération n'aura rien gagné, ni même décroché une finale ou une médaille quand dans le même temps on s'est régalé en clubs avec 4 titres + 4 finales de C1 en 8 ans avec une assise reposant sur beaucoup de joueuses françaises. Ce qu'on a fait sous Bini puis Bergeroo, c'était à la limite du criminel par moments, Echouafni n'a fait que prolonger ce triste chemin.

                                            A 2 ans de notre CDM, l'horizon s'annonce bien sombre, une génération sur la fin, y'a une paire de boulets qu'on ne veut plus voir (les Delie, Thiney on en a soupé...), la relève quand à elle peine à arriver. Et donc on prolonge Echouafni tout va bien. On rêve tous d'une finale de coupe du monde au Parc OL, le chemin va être ardu... :crazy:

                                            L'autre horizon plus lointain sera à nouveau chez nous, les JO 2024, d'ici là espérons que beaucoup de choses auront changé. 7 ans ça laisse de quoi voir venir.

                                            Pour le reste impressionnantes sorties de route de l'Allemagne, de la Norvège et la Suède, les favoris ont été lourdement malmenés. Les Pays-Bas championnes, ça me laisse admiratif et rouge de colère, comment les hollandaises peuvent t-elles remporter leur euro tranquille quand on a rien gagné en 10 ans et qu'on se fait toujours éjecter en quarts ? Que nous manque t-il à nous ? Probablement à peu près tout ce qui fait le foot finalement.
                                            Envoyé par psgmagic69
                                            A qui on fait les fesses ce week end :lov:
                                            :grn:

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                                            • Envoyé par lochiba88 Voir le message
                                              J'avais pas réagi sur la fin de cette compétition, la sortie de route de l'EDF a tellement été pressentie, attendue, du vu et revu que ça ne mérite pas beaucoup plus de commentaires, tout a déjà été dit, tu ne peux pas transcender une équipe avec un coach incompétent et des joueuses usées ou sans véritable talent pour une partie d'entre elles. C'est triste pour ne pas dire déplorable que cette génération n'aura rien gagné, ni même décroché une finale ou une médaille quand dans le même temps on s'est régalé en clubs avec 4 titres + 4 finales de C1 en 8 ans avec une assise reposant sur beaucoup de joueuses françaises. Ce qu'on a fait sous Bini puis Bergeroo, c'était à la limite du criminel par moments, Echouafni n'a fait que prolonger ce triste chemin.

                                              A 2 ans de notre CDM, l'horizon s'annonce bien sombre, une génération sur la fin, y'a une paire de boulets qu'on ne veut plus voir (les Delie, Thiney on en a soupé...), la relève quand à elle peine à arriver. Et donc on prolonge Echouafni tout va bien. On rêve tous d'une finale de coupe du monde au Parc OL, le chemin va être ardu... :crazy:

                                              L'autre horizon plus lointain sera à nouveau chez nous, les JO 2024, d'ici là espérons que beaucoup de choses auront changé. 7 ans ça laisse de quoi voir venir.

                                              Pour le reste impressionnantes sorties de route de l'Allemagne, de la Norvège et la Suède, les favoris ont été lourdement malmenés. Les Pays-Bas championnes, ça me laisse admiratif et rouge de colère, comment les hollandaises peuvent t-elles remporter leur euro tranquille quand on a rien gagné en 10 ans et qu'on se fait toujours éjecter en quarts ? Que nous manque t-il à nous ? Probablement à peu près tout ce qui fait le foot finalement.
                                              Je suis complètement d'accord avec ton analyse.
                                              Je me demande si l'explication ne serait pas semblable à l'EDF de Rugby masculine (Rugby de Clubs français) ou les 3 Lions (Premier League de Football) avec des championnats avec des équipes aux effectifs pléthoriques qui freinent l'éclosion des jeunes générations qui ont peu l'occasion d'apprendre en jouant avec leurs aînées.
                                              Ceci, doublé d'une certaine incompétence des techniciens nationaux ou des joueurs moyens masculins bombardés entraîneurs sans avoir rien prouvé au poste d'entraineur....

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                                              • Euro 2017 : Les tops et les flops de la médiatisation
                                                Publié le 31 août 2017 | Euro 2017
                                                Par Fabienne Broucaret pour Foot d'Elles



                                                Si le Championnat d'Europe féminin a battu des records d’audience à l’étranger, la contre-performance des Bleues n’a pas permis d’atteindre des sommets en France. La visibilité de ce 12ème Euro s’est estompée dans les médias français au fil des jours, la finale passant quasi inaperçue... Retour sur le traitement médiatique de cette compétition majeure.


                                                LES TOPS

                                                Des records d’audience

                                                L'édition 2017 a été la plus suivie de l'histoire, surpassant celle de 2013 de plus de 50 millions de téléspectateurs (165 millions, contre 116). La finale a été diffusée dans plus de 80 pays et a été le programme sportif le plus suivi de l'année aux Pays-Bas avec une moyenne de 4,1 millions de téléspectateurs (83 % de part de marché !).

                                                Autre performance télévisuelle : le quart de finale Allemagne - Danemark a été regardé par 5,9 millions de personnes sur ZDF (39 % de part d'audience), soit plus que pour le Grand Prix de F1 en Hongrie sur la chaîne allemande RTL. Ces très bonnes audiences sont à mettre en parallèle avec l’affluence dans les stades. Là encore, record battu avec 240 045 spectateurs, contre 216 888 en 2013. Trois des six matches présentant les meilleures affluences de l'histoire de la compétition se sont déroulés en 2017. Encore mieux : les Pays-Bas sont le premier pays hôte de l'Euro féminin à jouer tous ses matches à guichets fermés !



                                                Un dispositif télé sans précédent en France
                                                Du début à la fin de la compétition, France télévisions a joué le jeu : documentaire inédit « Les Bleues avec un e » sur l’histoire de l’équipe de France féminine de football, diffusion des matches en intégralité et en direct, relais des rencontres dans les JT, reportages, prises d’antenne avant les matchs, équipe mixte de journalistes et consultantes sur place (Fabien Lévèque, Kader Boudaoud, Claude Eymard, Louisa Necib, Marinette Pichon)…

                                                Verdict ? « Sur les quatre matches de l'équipe de France diffusés sur nos chaînes, trois ont gagné la bataille du prime time », rappelle fièrement Laurent-Eric Le Lay, le Directeur des Sports de France Télévisions, aux Echos. Les Bleues ont réuni en moyenne 3,4 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience moyenne de 17,3 %. Leur dernier match, perdu face à l'Angleterre, a attiré 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18% de part d'audience, dimanche 30 juillet, en fin d'après-midi. L’équipe de France féminine de rugby a pris le relais en août en assurant, elle aussi, de bonnes audiences tout au long de sa Coupe du monde. En attendant les rencontres de l'équipe de France féminine de handball, diffusés sur TF1 à l'occasion des Championnats du monde prévus en Allemagne, en décembre prochain. Mais seulement à partir des quarts de finale… et à condition que les Bleues parviennent à ce stade de la compétition !

                                                La ferveur 2.0
                                                Les visites sur la rubrique dédiée à l’Euro féminin du site de l’UEFA et sur la nouvelle appli du football féminin ont dépassé les 4 millions, contre 1,5 million en 2013. UEFA.com a ainsi plus que doublé son nombre de vues de 2013 et ce, avant même la finale. A noter que tous les matches diffusés sur France Télévisions l’ont aussi été sur la plateforme francetvsport et sont restés disponibles pendant sept jours sur france.tv. Les articles en ligne (Le Point, Le Monde, La Croix, Eurosport, Ouest-France, L’Equipe, Le Soir, France Info, Le Huffingtin Post, Midi Libre, Le Télégramme…) ont également été très nombreux en provenance de sources variées, avec des pics lors des matchs des Bleues.



                                                Le boom des réseaux sociaux
                                                Les plateformes de réseaux sociaux du tournoi ont généré plus de 550 000 interactions et, avec #WEURO2017, plus de 4,4 millions de vues des vidéos sur les comptes Facebook et Instagram. La campagne Together #WePlayStrong a occasionné plus de 82 000 interactions sur Facebook, Instagram et Twitter. Au total, on a compté plus de 20 millions d'interactions sur les réseaux sociaux pendant la compétition. Les soutiens de Bleues ont été particulièrement actifs, des supporters aux personnalités politiques et sportives, en passant par les marques partenaires, les relais n’ont pas manqué ! Tout comme les live-tweets des matchs, notamment via les rédactions numériques des médias et la FFF.

                                                Des Bleues attendues
                                                Le début de la compétition promettait une belle couverture médiatique aux Bleues. Laura Georges, Wendie Renard et Amandine Henry ont ainsi fait la Une de L’Equipe magazine le 15 juillet dernier. A l’intérieur, un entretien de huit pages, illustrés, entre autres, par des photographies inédites du brillant Mamedy Doucara. Ce n’était pas une première : Laure Boulleau avait également fait, en mai 2015, la une du magazine sportif, quelques jours avant la Coupe du monde féminine.

                                                Le quotidien L’Equipe a ensuite pris le relais en publiant régulièrement des articles sur l’équipe de France, jour de match ou pas (double page le 16 et le 18 juillet, une page le 17 juillet et le 19 juillet, etc.). Mais la fréquence et la taille des publications ont progressivement baissé face au manque de bons résultats des Bleues…


                                                LES FLOPS

                                                Un suivi en demi-teinte dans la presse écrite

                                                L’Euro féminin a brillé par son absence dans les quotidiens nationaux généralistes (au mieux quelques lignes à l’occasion des matchs des Bleues) ou encore dans les magazines féminins. Une seule brève sur les Bleues dans le Elle daté du 28 juillet (voir ci-dessous), rien dans Grazia et Marie Claire.

                                                L’équipe de France féminine semble ainsi naviguer entre deux eaux : les joueuses sont sorties de l’ombre (exit les articles du genre « Les filles aussi jouent au football ! »), mais ne brillent pas encore assez pour susciter l’engouement et l’enthousiasme de manière continue dans les médias. Un titre, ou au moins une médaille, dans une compétition majeure permettrait sûrement de changer la donne. La performance est ainsi encore exigée pour que l’on parle d’elles, contrairement aux garçons qui sont médiatisés, peu importe leurs résultats.

                                                Carton rouge enfin pour la presse spécialisée : France Football (version papier) n’a pas relayé l’Euro féminin, alors que Midi Olympique a désormais pris l’habitude de mettre en avant les Bleues du rugby (appel en une et quatre pages dédiées au lancement de la Coupe du monde cet été). Pour la petite histoire, l’hebdomadaire du ballon rond n’a pas mis les footballeuses en couvertur pendant l’Euro, mais les « influentes femmes de footeux »… Tout un symbole.

                                                Quant à L’Equipe, si le suivi à l’intérieur du journal était bien là (souvent après l’actualité masculine du football avant même la reprise de la Ligue 1), l’Euro n’a été que très peu mis en avant en Une ce qui a quelque peu exaspéré les internautes sur les réseaux sociaux.



                                                Une finale passée au second plan en France
                                                Une fois la France éliminée, l’Euro a disparu des journaux, même pour la finale ! Aucune mention (pas même une brève !) dans Aujourd’hui en France, Le Figaro ou encore Libération, le jour du match ou le lendemain. Il faut dire que l’actualité sportive était alors dominée par le transfert de Neymar du Barça au PSG, les Championnats du monde d’athlétisme marqués par la retraite d’Usan Bolt, le titre suprême du nageur Camille Lacourt…

                                                Seul le quotidien L’Equipe a évoqué la victoire (4-2) des Pays-Bas en finale de l'Euro féminin contre le Danemark, dans un court article en page 15. Un match qui n'a pas non plus réussi à mobiliser les foules à la télévision, n’attirant que 1,2 million de téléspectateurs sur France 2 le dimanche 6 août en fin d'après-midi, soit à peine 12% de part d'audience.

                                                http://www.footdelles.com/article/Eu...on_150922.html
                                                Since 2004. Plus de 15 ans d'excellence au service de ce forum.

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