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Siné viré de Charlie Hebdo

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  • Envoyé par alain_suit_cris Voir le message
    Le chapeau a la Rabbi Jacob? :grn:
    En fait je ne le suis pas, mais JPC doit vraiment me haïr pour me flétrir d'une injure aussi abominable

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    • Envoyé par alain_suit_cris Voir le message
      Le chapeau a la Rabbi Jacob? :grn:
      il parle comme un sioniste ou comme un évangélique américain.
      le sommet dans le genre.

      oui, alors, son ancien pseudo c'est quoi ?
      parce que ces mecs ont l'art du camouflage, courageux qu'ils sont comme des blindés qui attaquent des maisons en terre cuite.

      Commentaire


      • Envoyé par JP Caze Voir le message
        il parle comme un sioniste ou comme un évangélique américain.
        le sommet dans le genre.

        oui, alors, son ancien pseudo c'est quoi ?
        parce que ces mecs ont l'art du camouflage, courageux qu'ils sont comme des blindés qui attaquent des maisons en terre cuite.
        Tu es parano. Je ne suis pas juif ni évangélique américain ou autre, et je n'ai jamais changé de pseudo. Seulement ta paranoïa est tellement évidente que tu es quasi inoubliable

        Commentaire


        • Envoyé par ecochard Voir le message
          Tu es parano. Je ne suis pas juif ni évangélique américain ou autre, et je n'ai jamais changé de pseudo. Seulement ta paranoïa est tellement évidente que tu es quasi inoubliable
          toi, en revanche, je ne t'ai ni vu ni regardé.
          ciao

          Commentaire


          • Envoyé par JP Caze Voir le message
            toi, en revanche, je ne t'ai ni vu ni regardé.
            ciao
            Comme pour ses autres usages ta boule de cristal est en panne

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            • médias télé

              Pas de pilori pour Siné

              Pour la première fois, le 23 juillet dernier, la chronique du chroniqueur et caricaturiste Siné n’a pas eu les honneurs des colonnes de Charlie Hebdo. De quoi désemparer tous les fans de celui qui, depuis tant d’années, fait parler sa plume pour dézinguer par l’humour ceux qu’il estime mériter son ire. Pour ce numéro, la chronique soumise à son rédacteur en chef, Philippe Val, n’a pas eu l’heur de dégeler celui-ci : le « Siné et Mirabeau », poing levé, annonçant qu’il ne partira « que par la force des baïonnettes » n’a pas fait fléchir Philippe Val. L’hebdomadaire est sorti ce jour-là sans la prose de l’humoriste iconoclaste.

              (...)
              Pourquoi alors taxer Siné d’antisémitisme ? Philippe Val, par peur d’un procès, a demandé au chroniqueur et caricaturiste de signer une lettre d’excuses dans Charlie Hebdo. « J’étais prêt à le faire, non auprès de Jean Sarkozy mais des lecteurs qui n’auraient pas compris que je m’en prenais à son opportunisme. Mais quand j’ai vu qu’un texte de la rédaction, une sorte de pétition contre moi, allait aussi être publié, j’ai refusé. » Siné est aussitôt viré par sa direction. L’affaire semble réglée, mais que nenni !

              En réponse aux attaques en règle contre lui, entre autres par Bernard Henri Lévy et Laurent Joffrin, les soutiens au dessinateur se lèvent un peu partout. Dans la presse, et surtout sur Internet. Des personnalités comme Gisèle Halimi, Plantu, Guy Bedos… Tous prenant le parti de Siné et démontant une machination. Dans une lettre à Philippe Val, Gisèle Halimi se dit « en mesure d’affirmer - en spécialiste du droit de la presse - qu’il ne s’agit que d’un prétexte ».

              Guy Bedos, pour sa part, apostrophe le rédacteur en chef de Charlie Hebdo : « Après t’être acharné sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres ni les films, voilà que tu t’en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. » Et de conclure à l’adresse de Philippe Val : « Je pourrais te mépriser, je te plains. » Quant au dessinateur Plantu, il estime que « Charlie Hebdo est un journal de provocateurs » et qu’il convient d’accepter qu’il y ait des dérapages, « Siné a fait un dérapage ». Mais « on ne peut pas le taxer d’antisémite pour autant », dit-il, ajoutant que « Charlie Hebdo vient de faire la plus belle connerie qu’il a jamais faite ! »

              Fernand Nouvet

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              • Sous le titre "Pour Philippe Val, Charlie Hebdo et quelques principes", Bertrand Delanoë, Robert Badinter, Elie Wiesel ou encore BHL affirment notamment: "Nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable".

                Vingt intellectuels et hommes politiques, dont Bertrand Delanoë, Robert Badinter et le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, ont signé un texte publié dans Le Monde daté du vendredi 1er août en soutien au directeur de la publication de Charlie Hebdo Philippe Val, au sujet de l'affaire du caricaturiste Siné.
                "Pourquoi ne pas admettre l'évidence, à savoir qu'une fois de trop, Siné (a) franchi la barrière qui sépare l'humour de l'insulte et la caricature de la haine", interrogent les vingt signataires de la tribune, intitulée "Pour Philippe Val, Charlie Hebdo et quelques principes".
                "Nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable", écrivent les auteurs de ce texte en soutien à Philippe Val et après avoir énuméré des "dérapages" du caricaturiste.
                "Nous entendons apporter notre entier soutien à Philippe Val et à la rédaction de Charlie Hebdo pour la constance de leur engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination", ajoutent-ils.

                BHL, Adler, Vargas, Bruckner...

                Parmi les signataires figurent Alexandre Adler, Elisabeth Badinter, Bertrand Delanoë, Jean-Claude Gayssot, Claude Lanzmann, Bernard Henri-Lévy, Ariane Mnouchkine, Fred Vargas, Pascal Bruckner, Blandine Kriegel ou Dominique Voynet.
                Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur l'éventualité de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage, annoncé par la presse, avec la fille du fondateur des magasins Darty.
                Philippe Val avait justifié la fin de la collaboration avec le caricaturiste dans Charlie Hebdo en expliquant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal".
                Siné s'était défendu depuis à plusieurs reprises de tout antisémitisme et décidé de porter plainte contre "tous ceux" qui le traiteraient de la sorte.
                BHL comme c'est étonnant :clown:

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                • Nous avons besoin des outrances de Siné,

                  par Jean-Marie Laclavetine, écrivain.
                  Article paru dans l'édition du 01.08.08 ; Le Monde.


                  Bernard-Henri Lévy a raison : ce qui compte, ce sont les mots. La moindre des choses, quand on se livre à un réquisitoire aussi violent que le sien, serait donc de citer les phrases de Siné, afin de montrer l'évidence "odieuse, inexcusable, mortelle" de son fanatisme antisémite. Il s'en garde bien, et pour cause. S'il citait les phrases, le lecteur pourrait se rendre compte d'une autre évidence, pointée avec colère par Gisèle Halimi : dans un procès en justice, il n'y aurait strictement aucune chance pour que Siné, sur la base de ces lignes, soit condamné pour antisémitisme. La philosophie médiatique n'en est pas à une simplification ou un amalgame près pour frapper l'opinion. Inutile de discuter : on sait "ce que pensent les amis de Siné", ces "âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race". De telles phrases n'appellent pas de réponse. Mais quelques commentaires, tout de même.


                  Il était prévisible que cette affaire suscite les récurrents effets de manche et sonneries de tocsin. Il n'y a là qu'un symptôme supplémentaire d'un triste état de fait : on ne respire plus, dans ce pays. La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l'autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d'intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau." Malheur à celui qui critique les replis communautaristes, l'invasion massive du religieux dans l'espace public, la défaite annoncée de la laïcité dont le discours de Latran était un avant-goût, les clés des banlieues remises aux barbus par une république capitularde, l'arrogance grandissante des imams et des rabbins, la montée des intégrismes sous couvert de quête légitime d'identité, la politique israélienne ou palestinienne. Antisémite ! Islamophobe !


                  La rhétorique victimaire, chère à nos dirigeants, est omniprésente. Philippe Val n'est plus un patron de journal qui a licencié arbitrairement un collaborateur : il devient la victime d'une horde déchaînée dont l'oeil perçant du philosophe a saisi les motivations racistes. Ainsi Jean Sarkozy, bien fils de son père en matière d'arrogance, d'opportunisme et de grossièreté, est transformé en victime d'attaques honteuses dignes du Pilori (un journal antisémite sous l'Occupation) ou de la Milice.
                  Pourquoi le texte de soutien à Siné a-t-il recueilli plus de 2 000 signatures ? Bernard-Henri Lévy feint d'y voir un signe supplémentaire de la montée de l'antisémitisme en France. Les signataires se sentiront légitimement insultés par une telle accusation, qui n'est pas seulement injuste mais aveugle. Il semble que nos penseurs n'aient pas pris la mesure du sentiment d'asphyxie qui gagne de nombreux concitoyens, dans une société de surveillance mutuelle et de soumission générale. A l'heure où les humoristes graveleux et serviles imposent partout leur présence - et jusque dans l'entourage présidentiel -, nous avons besoin, un besoin vital, des outrances et des gueulantes d'un Siné. Souvenez-vous des couvertures qu'osaient publier il y a vingt ans Charlie Hebdo ou Hara-Kiri, et comparez avec ce qui se publie aujourd'hui : le chemin parcouru est atterrant.

                  OÙ EST L'OPPOSITION ?

                  Comme le monde est devenu simple ! La vérité nous est assenée jour après jour par une armée de journalistes conformes et de penseurs autorisés, qui nous débitent à toute heure leurs discours identiques. Où est la presse libre ? Où est l'opposition ? Le seul quotidien estampillé de gauche consacre cinq pages à Carla Sarkozy pour la sortie de son disque, dont les chaînes publiques assurent la promotion. La presse satirique a trempé son esprit d'insolence dans les bénitiers communautaires. Pas un organe de presse, pas une chaîne de télévision qui soit désormais en état de faire entendre une voix discordante. Le Parti communiste a disparu entre deux lames du parquet, l'extrême gauche tapine chez Drucker, le Parti socialiste mijote au tout petit feu des ambitions triviales, les syndicats se laissent tondre la laine sur le dos.


                  Dans une Europe barricadée, la maison France a fermé portes et fenêtres. La police du langage surveille chacune de nos phrases. Nous vivons dans l'obscurité des vérités communes, des hypocrisies admises, des bienséances cathodiques, des peurs silencieuses, des grandiloquences convenables. Comme il est doux de pleurer ensemble à la libération d'Ingrid Betancourt, tandis qu'on laisse crever en silence Marina Petrella dans sa cellule en attendant de refiler son presque-cadavre à notre ami Berlusconi...

                  Ouvrez ! On étouffe, ici !

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                  • Envoyé par JP Caze Voir le message
                    Nous avons besoin des outrances de Siné,

                    par Jean-Marie Laclavetine, écrivain.
                    Article paru dans l'édition du 01.08.08 ; Le Monde.


                    Bernard-Henri Lévy a raison : ce qui compte, ce sont les mots. La moindre des choses, quand on se livre à un réquisitoire aussi violent que le sien, serait donc de citer les phrases de Siné, afin de montrer l'évidence "odieuse, inexcusable, mortelle" de son fanatisme antisémite. Il s'en garde bien, et pour cause. S'il citait les phrases, le lecteur pourrait se rendre compte d'une autre évidence, pointée avec colère par Gisèle Halimi : dans un procès en justice, il n'y aurait strictement aucune chance pour que Siné, sur la base de ces lignes, soit condamné pour antisémitisme. La philosophie médiatique n'en est pas à une simplification ou un amalgame près pour frapper l'opinion. Inutile de discuter : on sait "ce que pensent les amis de Siné", ces "âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race". De telles phrases n'appellent pas de réponse. Mais quelques commentaires, tout de même.


                    Il était prévisible que cette affaire suscite les récurrents effets de manche et sonneries de tocsin. Il n'y a là qu'un symptôme supplémentaire d'un triste état de fait : on ne respire plus, dans ce pays. La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l'autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d'intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau." Malheur à celui qui critique les replis communautaristes, l'invasion massive du religieux dans l'espace public, la défaite annoncée de la laïcité dont le discours de Latran était un avant-goût, les clés des banlieues remises aux barbus par une république capitularde, l'arrogance grandissante des imams et des rabbins, la montée des intégrismes sous couvert de quête légitime d'identité, la politique israélienne ou palestinienne. Antisémite ! Islamophobe !


                    La rhétorique victimaire, chère à nos dirigeants, est omniprésente. Philippe Val n'est plus un patron de journal qui a licencié arbitrairement un collaborateur : il devient la victime d'une horde déchaînée dont l'oeil perçant du philosophe a saisi les motivations racistes. Ainsi Jean Sarkozy, bien fils de son père en matière d'arrogance, d'opportunisme et de grossièreté, est transformé en victime d'attaques honteuses dignes du Pilori (un journal antisémite sous l'Occupation) ou de la Milice.
                    Pourquoi le texte de soutien à Siné a-t-il recueilli plus de 2 000 signatures ? Bernard-Henri Lévy feint d'y voir un signe supplémentaire de la montée de l'antisémitisme en France. Les signataires se sentiront légitimement insultés par une telle accusation, qui n'est pas seulement injuste mais aveugle. Il semble que nos penseurs n'aient pas pris la mesure du sentiment d'asphyxie qui gagne de nombreux concitoyens ,dans une société de surveillance mutuelle et de soumission générale. A l'heure où les humoristes graveleux et serviles imposent partout leur présence - et jusque dans l'entourage présidentiel -, nous avons besoin, un besoin vital, des outrances et des gueulantes d'un Siné. Souvenez-vous des couvertures qu'osaient publier il y a vingt ans Charlie Hebdo ou Hara-Kiri, et comparez avec ce qui se publie aujourd'hui : le chemin parcouru est atterrant.

                    OÙ EST L'OPPOSITION ?

                    Comme le monde est devenu simple ! La vérité nous est assenée jour après jour par une armée de journalistes conformes et de penseurs autorisés, qui nous débitent à toute heure leurs discours identiques. Où est la presse libre ? Où est l'opposition ? Le seul quotidien estampillé de gauche consacre cinq pages à Carla Sarkozy pour la sortie de son disque, dont les chaînes publiques assurent la promotion. La presse satirique a trempé son esprit d'insolence dans les bénitiers communautaires. Pas un organe de presse, pas une chaîne de télévision qui soit désormais en état de faire entendre une voix discordante. Le Parti communiste a disparu entre deux lames du parquet, l'extrême gauche tapine chez Drucker, le Parti socialiste mijote au tout petit feu des ambitions triviales, les syndicats se laissent tondre la laine sur le dos.


                    Dans une Europe barricadée, la maison France a fermé portes et fenêtres. La police du langage surveille chacune de nos phrases. Nous vivons dans l'obscurité des vérités communes, des hypocrisies admises, des bienséances cathodiques, des peurs silencieuses, des grandiloquences convenables. Comme il est doux de pleurer ensemble à la libération d'Ingrid Betancourt, tandis qu'on laisse crever en silence Marina Petrella dans sa cellule en attendant de refiler son presque-cadavre à notre ami Berlusconi...

                    Ouvrez ! On étouffe, ici !

                    Put1 , ca fait du bien de lire ça.
                    Alors, pourquoi le wok ?

                    Commentaire


                    • Envoyé par JP Caze Voir le message
                      Nous avons besoin des outrances de Siné,

                      par Jean-Marie Laclavetine, écrivain.
                      Article paru dans l'édition du 01.08.08 ; Le Monde.


                      Bernard-Henri Lévy a raison : ce qui compte, ce sont les mots. La moindre des choses, quand on se livre à un réquisitoire aussi violent que le sien, serait donc de citer les phrases de Siné, afin de montrer l'évidence "odieuse, inexcusable, mortelle" de son fanatisme antisémite. Il s'en garde bien, et pour cause. S'il citait les phrases, le lecteur pourrait se rendre compte d'une autre évidence, pointée avec colère par Gisèle Halimi : dans un procès en justice, il n'y aurait strictement aucune chance pour que Siné, sur la base de ces lignes, soit condamné pour antisémitisme. La philosophie médiatique n'en est pas à une simplification ou un amalgame près pour frapper l'opinion. Inutile de discuter : on sait "ce que pensent les amis de Siné", ces "âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race". De telles phrases n'appellent pas de réponse. Mais quelques commentaires, tout de même.


                      Il était prévisible que cette affaire suscite les récurrents effets de manche et sonneries de tocsin. Il n'y a là qu'un symptôme supplémentaire d'un triste état de fait : on ne respire plus, dans ce pays. La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l'autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d'intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau." Malheur à celui qui critique les replis communautaristes, l'invasion massive du religieux dans l'espace public, la défaite annoncée de la laïcité dont le discours de Latran était un avant-goût, les clés des banlieues remises aux barbus par une république capitularde, l'arrogance grandissante des imams et des rabbins, la montée des intégrismes sous couvert de quête légitime d'identité, la politique israélienne ou palestinienne. Antisémite ! Islamophobe !


                      La rhétorique victimaire, chère à nos dirigeants, est omniprésente. Philippe Val n'est plus un patron de journal qui a licencié arbitrairement un collaborateur : il devient la victime d'une horde déchaînée dont l'oeil perçant du philosophe a saisi les motivations racistes. Ainsi Jean Sarkozy, bien fils de son père en matière d'arrogance, d'opportunisme et de grossièreté, est transformé en victime d'attaques honteuses dignes du Pilori (un journal antisémite sous l'Occupation) ou de la Milice.
                      Pourquoi le texte de soutien à Siné a-t-il recueilli plus de 2 000 signatures ? Bernard-Henri Lévy feint d'y voir un signe supplémentaire de la montée de l'antisémitisme en France. Les signataires se sentiront légitimement insultés par une telle accusation, qui n'est pas seulement injuste mais aveugle. Il semble que nos penseurs n'aient pas pris la mesure du sentiment d'asphyxie qui gagne de nombreux concitoyens, dans une société de surveillance mutuelle et de soumission générale. A l'heure où les humoristes graveleux et serviles imposent partout leur présence - et jusque dans l'entourage présidentiel -, nous avons besoin, un besoin vital, des outrances et des gueulantes d'un Siné. Souvenez-vous des couvertures qu'osaient publier il y a vingt ans Charlie Hebdo ou Hara-Kiri, et comparez avec ce qui se publie aujourd'hui : le chemin parcouru est atterrant.

                      OÙ EST L'OPPOSITION ?

                      Comme le monde est devenu simple ! La vérité nous est assenée jour après jour par une armée de journalistes conformes et de penseurs autorisés, qui nous débitent à toute heure leurs discours identiques. Où est la presse libre ? Où est l'opposition ? Le seul quotidien estampillé de gauche consacre cinq pages à Carla Sarkozy pour la sortie de son disque, dont les chaînes publiques assurent la promotion. La presse satirique a trempé son esprit d'insolence dans les bénitiers communautaires. Pas un organe de presse, pas une chaîne de télévision qui soit désormais en état de faire entendre une voix discordante. Le Parti communiste a disparu entre deux lames du parquet, l'extrême gauche tapine chez Drucker, le Parti socialiste mijote au tout petit feu des ambitions triviales, les syndicats se laissent tondre la laine sur le dos.


                      Dans une Europe barricadée, la maison France a fermé portes et fenêtres. La police du langage surveille chacune de nos phrases. Nous vivons dans l'obscurité des vérités communes, des hypocrisies admises, des bienséances cathodiques, des peurs silencieuses, des grandiloquences convenables. Comme il est doux de pleurer ensemble à la libération d'Ingrid Betancourt, tandis qu'on laisse crever en silence Marina Petrella dans sa cellule en attendant de refiler son presque-cadavre à notre ami Berlusconi...

                      Ouvrez ! On étouffe, ici !
                      Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux
                      Regardez-les s'envoler c'est beau
                      Les enfants si vous voyez
                      Des p'tits oiseaux prisonniers
                      Ouvrez-leur la porte vers la liberté

                      Et dixit Deklong : Put1 , ca fait du bien de lire ça.
                      sigpic

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                      • Envoyé par deklong Voir le message
                        Put1 , ca fait du bien de lire ça.
                        Tu l'as copié/collé au moins 10000 fois sur ce forum celle-là ! :grn:
                        Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

                        Commentaire


                        • Envoyé par JP Caze Voir le message
                          Comme il est doux de pleurer ensemble à la libération d'Ingrid Betancourt, tandis qu'on laisse crever en silence Marina Petrella dans sa cellule en attendant de refiler son presque-cadavre à notre ami Berlusconi...

                          Ouvrez ! On étouffe, ici !
                          Une innocente en liberté et une meurtrière en prison, quel monde horrible...

                          Commentaire


                          • Autant j'aime pas les vieux cons à la Siné, qui dans son anarcho-gogochisme, doit probablement être un peu antisémite sur les bords, autant les BHL et cie sont d'un ridicule pathétique...ils feraient mieux de l'ouvrir quand leur bon président signe des contrats avec des antisémites avérés et les invitent en tribune présidentielle un 14 juillet...
                            Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

                            Commentaire


                            • Envoyé par inthedark Voir le message
                              Une innocente en liberté et une meurtrière en prison, quel monde horrible...
                              commence donc par faire de bonnes citations, ce texte n'est pas de moi mais de l'écrivain que j'ai cité en référence dès le début.
                              évidemment, il y a des techniques qui révèlent le niveau intellectuel des individus.

                              concernant la meutrière comme tu dis, il s'agit du respect de la parole donnée par la France.

                              Commentaire


                              • Envoyé par inthedark Voir le message
                                Une innocente en liberté et une meurtrière en prison, quel monde horrible...
                                C'est clair. Le tamtralala médiatique autour du cas Betancourt était insupportable mais elle est pas méchante pour autant la Ingrid...alors que Petrella a commis un crime, elle est en prison, quoi de plus logique ?
                                Si vous le voulez, ce ne sera pas un conte - Theodor Herzl

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                                • Envoyé par garrincha125
                                  Oui, mais une meurtrière de gauche, ça change tout, tandis que Betancourt est affiliée avec l'affreux pouvoir sarkozyste...:clown:
                                  tu as raiosn de t'afficher avec :clown:
                                  c'est de ce niveau.

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                                  • Envoyé par JP Caze Voir le message

                                    concernant la meutrière comme tu dis, il s'agit du respect de la parole donnée par la France.
                                    1) Mitterand avait exclu les crimes de sang
                                    2) La parole d'un homme n'a pas de valeur légale dans un état de droit
                                    3) Mitterand= laFrance=> Sarko= La France. C'est triste si c'est ta vision des choses

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                                    • Envoyé par inthedark Voir le message
                                      1) Mitterand avait exclu les crimes de sang
                                      2) La parole d'un homme n'a pas de valeur légale dans un état de droit
                                      3) Mitterand= laFrance=> Sarko= La France. C'est triste si c'est ta vision des choses
                                      le chef de l'Etat parle au nom de la France.

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                                      • Envoyé par JP Caze Voir le message
                                        le chef de l'Etat parle au nom de la France.
                                        Quand il reste dans ses fonctions.

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                                        • Envoyé par garrincha125
                                          Il est gentil Laclavetine, et sur le fond du fond je suis mais alors 100% d'accord avec lui: oui on étouffe! mais je n'vois pas le rapport avec un éventuel retour du religieux d'une (c'est la même bien-pensance concernant les femmes ou les homosexuels par exemple) et de deux la tentative de faire passer le licenciement de Siné pour une conséquence de la pensée sarkozyste (avant-dernier paragraphe) est aberrante!
                                          Bhl, Joffrin, Badinter, Delanöe, Bruckner, Adler, ils sont sarkozystes peut-être?! Que de la gauche caviar détestant Sarko!
                                          Il est incapable de se rendre compte qu'il tombe dans les mêmes clichés que ceux qu'il critique.
                                          Bruckner a soutenu Sarko pendant la campagne et si Adler est encore de gauche alors les néocons sont un nouveau mouvement de la gauche caviar...
                                          Ne reproduis pas le discours outrancier que tu dénonces...

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                                          • Envoyé par Baruch Voir le message
                                            Bruckner a soutenu Sarko pendant la campagne et si Adler est encore de gauche alors les néocons sont un nouveau mouvement de la gauche caviar...
                                            Ne reproduis pas le discours outrancier que tu dénonces...
                                            Adler a carrément passé à droite. collaborateur patenté du Figaro

                                            à la réflexion, on a en effet, une collusion UMPS pour défendre un Val - militant du OUI UMPS pour la constitution européenne - qui a émasculé Charlei hebdo -

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                                            • Envoyé par garrincha125
                                              Il est gentil Laclavetine, et sur le fond du fond je suis mais alors 100% d'accord avec lui: oui on étouffe! mais je n'vois pas le rapport avec un éventuel retour du religieux d'une (c'est la même bien-pensance concernant les femmes ou les homosexuels par exemple) et de deux la tentative de faire passer le licenciement de Siné pour une conséquence de la pensée sarkozyste (avant-dernier paragraphe) est aberrante!
                                              Bhl, Joffrin, Badinter, Delanöe, Bruckner, Adler, ils sont sarkozystes peut-être?! Que de la gauche caviar détestant Sarko!
                                              Il est incapable de se rendre compte qu'il tombe dans les mêmes clichés que ceux qu'il critique.
                                              Pareil que toi : je ne crois pas que la regle de ne plus pouvoir critiquer la moindre communaute sans se faire insulter en retour ait ete amenée par Sarkozy.

                                              C'est le genre de trucs qui rend l'auteur de l'article inintéressant a mes yeux : tu prends un probleme, bien anterieure en l'occurence a Sarkozy, et tu essayes par tous les moyens de faire croire que Sarkozy est la cause du probleme. L'avant dernier paragraphe est comme tu dis, completement aberrant.

                                              Enfin bref, plus rien ne m'etonne :rolleye:
                                              Pourquoi Mon Destin Est Il De Ne pouvoir Cesser De Me Battre ?

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                                              • Envoyé par Banjo7320 Voir le message
                                                Pareil que toi : je ne crois pas que la regle de ne plus pouvoir critiquer la moindre communaute sans se faire insulter en retour ait ete amenée par Sarkozy.

                                                C'est le genre de trucs qui rend l'auteur de l'article inintéressant a mes yeux : tu prends un probleme, bien anterieure en l'occurence a Sarkozy, et tu essayes par tous les moyens de faire croire que Sarkozy est la cause du probleme. L'avant dernier paragraphe est comme tu dis, completement aberrant.

                                                Enfin bref, plus rien ne m'etonne :rolleye:
                                                T'as raison, Sarko n'a jamais rien fait pour exacerber les dérives communautaristes dans ce pays... Ce mec est l'innocence incarnée, comme d'hab' ! :clown:

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                                                • Envoyé par judananas Voir le message
                                                  T'as raison, Sarko n'a jamais rien fait pour exacerber les dérives communautaristes dans ce pays... Ce mec est l'innocence incarnée, comme d'hab' ! :clown:
                                                  La bien pensance qui impose de ne plus jamais critiquer les minorites, ca ne date pas de Sarkozy, que cela te plaise ou non.
                                                  Pourquoi Mon Destin Est Il De Ne pouvoir Cesser De Me Battre ?

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                                                  • Envoyé par Banjo7320 Voir le message
                                                    La bien pensance qui impose de ne plus jamais critiquer les minorites, ca ne date pas de Sarkozy, que cela te plaise ou non.
                                                    Je ne comprends définitivement pas tes façons de toujours évacuer les responsabilités et les traits caractéristiques de la politique de ton chouchou...

                                                    Discuter avec toi est sans espoir, et sans interet... Tes interlocuteurs ont bien du courage.

                                                    ;) Bye bye

                                                    Commentaire

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