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  • A propos de rock (lyonnais, cette fois) et de bouquin :



    Courrier des auteurs le 06/03/2013

    1) Qui êtes-vous ? !
    Milan Dargent, déjà 50 ans - ce que doivent se dire tous ceux qui ont eu vingt ans dans la période où se situe mon livre (1983) !

    2) Quel est le thème central de ce livre ?
    Le titre était déjà pris, mais il aurait pu être plus explicite en se nommant Illusions perdues.

    3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
    "Rien n'est plus simple, en fin de compte, que de rater le coche ; il suffit de ne pas monter dedans lorsqu'il se présente."

    4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
    Dum Dum Boys, par Iggy Pop (album The Idiot).

    5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
    Je voudrais juste que les lecteurs s'amusent un peu pendant les deux heures qu'ils consacreront à la lecture de ce livre. Et qu'ils en parlent ensuite à leurs copains !

    Je ne l'ai pas (encore) lu mais ça peut être sympa.
    – Le monde est petit. – Oui. Il est également mauvais...

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    • Merci pour l'info Cadole, je vais y jeter un oeil.... ;)
      Je suis passionné de l'histoire du rock en général et je lis tout ce qui a attrait à ce sujet (de prédilection)
      IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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      • Comme je dis sur le topic musical : "Queen Of The Stone Age, qui avait annoncé son album pour juin avec son line-up actuel + Grohl (qu'on pourrait inclure d'ailleurs) + Lanegan + Olivieri + Reznor + Elton John ( :crazy: ) vient d'annoncer qu'Alex Turner et James Lavelle seraient de la partie... là ça commence à ressembler à un truc de fou. J'espère que la montagne accouchera d'un éléphant "
        Envoyé par stadier
        - Upe : ça tiendrait qu'à moi tu serais responsable des Sports sur Canal ...

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        • The oldest known Turco music (552-744)




          similar to rock music

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          • http://www.rollingstone.com/music/ne...miere-20130329

            1er morceau dévoilé de House of Gold and Bones Part 2 de Stone Sour ! ;)

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            • Confirmation via Vinnie Paul d'une reformation de PANTERA avec Zakk Wilde à la gratte à la place de son regretté frère Dimebag Darrell. Reste à savoir si Phil Anselmo et Rex Brown seront de la partie...
              IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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              • Nouveau QOSTA joué live au Brésil :

                Envoyé par stadier
                - Upe : ça tiendrait qu'à moi tu serais responsable des Sports sur Canal ...

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                • KID ROCK, une belle initiative à signaler...
                  Kid Rock repart sur les routes cet été avec un tarif spécial de $20 !. Le rocker débutera cette tournée le 28 juin en Virginie et traversera le pays jusqu'au 15 septembre prochain.

                  En plus de ce tarif très attractif, l'artiste offre 1 000 billets platine spéciaux pour chaque date, vendus sur place afin d'éviter le marché noir. Les deux premiers rangs seront réservés gratuitement à des fans sélectionnés au hasard.
                  IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                  • Le nouveau QOSTA, version studio cette fois ;)
                    Envoyé par stadier
                    - Upe : ça tiendrait qu'à moi tu serais responsable des Sports sur Canal ...

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                    • Envoyé par Torpedo Voir le message
                      Confirmation via Vinnie Paul d'une reformation de PANTERA avec Zakk Wilde à la gratte à la place de son regretté frère Dimebag Darrell. Reste à savoir si Phil Anselmo et Rex Brown seront de la partie...
                      dur dur,deja que le gros son bien lourd de dimebag faisait 70% de pantera, si wilde fait la meme chose, on dira qu'il manque de personnalité, si il fait à sa sauce on dira qu'il a massacré le style pantera
                      bon au moins, ils ont le meme look, meme guitare

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                      • Pour tous ceux que ça intéresse, Arte diffuse le samedi 20 avril à 23H20 "Lemmy", le reportage sur Kilmister le chanteur de Motörhead.

                        Perso, ça fait un baille que je voulais le voir donc je l'ai coché sur mon programme TV pour ne pas le rater

                        http://www.arte.tv/guide/fr/047833-000/lemmy

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                        • Déja maté. Doc sympa mais j'aurai aimé avoir une partie rétrospective : Années 70 avec Hawkwind et les débuts de Motorhead.

                          Sinon, un point m'a fait bien rigoler : Un fan américain convie Lemmy a testé son .... char d'assaut !!! :shock: Un vrai de vrai qui fonctionne avec Lemmy aux commandes s'amusant comme un gosse avec son joujou. Surprenant.
                          IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                          • Le bassiste de Deftones, Chi Chang, est mort : http://www.billboard.com/articles/ne...eng-dead-at-42
                            .Hardcore will never die, but you will.

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                            • Vu son état semi-comateux depuis 3 ans déjà, ce n'est pas forcément une surprise. R.I.P
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                              • Je sais que je suis un peu en retard mais dimanche dernier, j'ai vu Gojira au Tranbo.

                                Déjà première grosse surprise le Tranbo était archi comble (les gradins étaient même ouverts)

                                J'avais déjà vu Gojira l'été dernier lorsqu'ils avaient fait l'ouverture de Métallica au SDF pour le concert anniversaire du Black Album. Etant dans les tribunes (donc loin de la scène) et le son n'était pas extra, j'étais donc resté un peu sur ma faim.

                                A la base, je ne suis pas un grand fan de Gojira (je n'avais pas écouté leur dernier album Enfant Sauvage, avant dimanche), je me suis donc fié à leur réputation d'excellent groupe de scène.

                                Et c'est vrai que j'ai pris une bonne claque. Leur réputation n'est pas ursurpée. Et je suis resté impressionné par l'énergie que dégage Mario sur sa batterie.

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                                • Mario est considéré par ses confrères comme l'un des meilleurs batteurs du circuit. J'avais lu des commentaires dithyrambiques sur lui de la part de pointures comme Lars Ulrich et plusieurs autres batteurs réputés.
                                  Je ne suis pas étonné que Gojira fasse le plein, c'est d'ailleurs l'un des rares groupes français a pouvoir s'exporter un peu partout avec succès. Pour ma part, j'ai du mal. Techniquement c'est très au point mais les vocaux ne passent pas...
                                  IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                  • Entrevue très poignante de Billy Joe Armstrong, leader de GREEN DAY, dans le nouveau Rolling Stone. Le chanteur-guitariste se met à nu, explique son récent pétage de plomb (sur scène en septembre dernier), ses nombreuses addictions, son parcours chaotique pour s'en sortir, ses relations tendues avec ses comparses de toujours face à ce délicat problème qui met en péril le band'

                                    C'est criant de vérité. On sent vraiment le mec à cran. Il ne cache rien et répond avec franchise et honnêteté aux questions les plus indiscrètes. Je lis beaucoup la presse musicale depuis des dizaines d'années, j'ai rarement vu ce genre de confession. C'est tout à l'honneur de Billy Joe.


                                    P.S : Ceci est la couv' de l'édition US. La version française a préféré mettre Iggy Pop.
                                    IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                    • Pour reprendre la discussion sur l'évolution de la musique (oui, je sais, je suis tenace...;) ) prenez le temps de lire cette entrevue passionnante de Simon Reynolds, critique musical de renom, qui a un regard très intéressant sur la musique d'aujourd'hui. Une vision que je partage en bonne partie. J'attends vos commentaires...


                                      POURQUOI LA MUSIQUE N'INVENTE PLUS RIEN : RENCONTRE AVEC SIMON REYNOLDS
                                      Source : Lucile Sourdès - Rue 89
                                      Lien article

                                      Simon Reynolds, critique musical et auteur du livre « Bring The Noise », parle agonie du hip-hop, rôle du Web et manque d’innovation musicale actuel.

                                      Critique musical britannique (il a écrit pour Rolling Stone, The New York Times, The Guardian...), Simon Reynolds, 50 ans, est l’auteur de plusieurs livres sur l’évolution du rock, du hip-hop et de l’electro.

                                      « Rip it Up and Start Again : Postpunk 1978-1984 » (2006) et « Totally Wired » (2009) se penchent sur la scène post-punk. Dans « Retromania », il essaie de comprendre cette nostalgie (« remakes » et « revivals » en tout genre) qui a envahi la culture actuelle.

                                      « Bring The Noise » tire son titre d’un morceau des rappeurs de Public Enemy. Il était sorti en 2007 et vient d’être édité en français et mis à jour par la maison d’édition Au Diable Vauvert. Le pavé explore les liens entre rock et hip-hop au travers de récits et d’interviews (PJ Harvey, LL Cool J, The Pixies...).

                                      Nous l’avons rencontré à Paris. British et passionné. Entretien.


                                      Rue89 : Dans « Bring The Noise », la partie sur l’avenir du hip-hop, qui date de 2009, est très pessimiste. Vous dites qu’il n’y a rien eu d’intéressant à part Lil Wayne et le Kanye West des débuts.

                                      Simon Reynolds : Je ne dirais pas que c’est pessimiste. Mais tout ce qui sortait semblait avoir été déjà entendu avant, et les stars qui émergeaient à ce moment-là n’étaient pas des personnages vraiment nouveaux. Je ne crois pas que ça ait beaucoup changé depuis.

                                      Bon, il y eu a quelques trucs intéressants en hip-hop dernièrement. Odd Future [collectif de rap de Los Angeles, ndlr] est intéressant. Je ne suis pas un gros fan, je les trouve un peu flippants, mais aussi talentueux et ils font quelque chose d’intéressant en termes d’image.

                                      Ils sont perturbants : ils disent des choses assez anti-gay, mais l’une des membres du groupe est lesbienne [la rappeuse Syd Tha Kyd. Frank Ocean, également membre d’Odd Future, a également dévoilé son homosexualité, ndlr]. Ils embrouillent la tête de tout le monde, on ne sait jamais ce qu’ils veulent vraiment dire. Je ne trouve pas d’autres rappeurs qui fassent la même chose. Mais ça ne suffit pas pour me refaire croire dans le hip-hop.

                                      Un truc dont on parle pas mal en ce moment est le « cloud rap », un rap qui sonne assez nuageux, atmosphérique. C’est du hip-hop à un âge où tout le monde écoute tout.

                                      A Los Angeles [où vit Simon Reynolds, ndlr], une radio branchée trucs locaux passe pas mal de « ratchet rap ». C’est un peu une version L.A. du « trap rap ». Au final, ça parle des trucs habituels du rap, genre « j’ai plein de thunes », des filles... Il n’y a rien de vraiment neuf, mais le son est excitant. C’est très minimal et froid. Mais ça s’est construit sur le hip-hop du début des années 2000, le crunk venu du sud des Etats-Unis.

                                      Donc d’un côté, je pense que ce texte que j’ai écrit en 2009 marche toujours, parce que rien de très neuf ne s’est passé dans le hip-hop depuis ; mais de l’autre côté, le rap est probablement plus intéressant maintenant que quand j’ai écrit ce texte.

                                      Contrairement à ce que vous écrivez dans votre livre, le rap n’est donc plus à l’agonie...

                                      Il tient toujours bon en tout cas ! Ça s’est même amélioré ces dernières années. Mais il n’y a pas eu de changement majeur. Pour attirer à nouveau mon attention, il faudrait qu’il y ait un truc vraiment nouveau. Les rappeurs parlent toujours de la même chose : l’argent, la célébrité...

                                      Certains parlent aussi du vide et de la culpabilité qu’ils ont à mener cette vie, Kendrick Lamar par exemple. C’est ça la petite nouveauté de ces dernières années : la haine de soi chez certains rappeurs.

                                      Et le rock et l’electro ?

                                      Chaque année, j’écoute beaucoup d’albums très intéressants, mais ils ne font jamais de vagues. Faire un bon album est une chose, devenir important en est une autre. Beaucoup des trucs que j’aime semblent destinés à ne vendre que quelques milliers de copies et rester confidentiels, sans vraiment bouleverser les choses.

                                      Quand on regarde la pop mainstream, il n’y a pas vraiment de personnalités qui font de la musique vraiment différente de ce qu’on a déjà entendu.

                                      Vous dites sans cesse que tout ce qui est fait aujourd’hui n’est qu’une resucée de ce qui a déjà été fait, qu’il n’y a rien de vraiment nouveau qui est créé. Vous l’écriviez déjà dans les années 1980. Comment expliquez-vous ce manque d’innovation musicale ?

                                      A cette époque, j’écrivais pour Melody Maker [le plus vieux magazine musical, dont la parution a cessé en 2000, ndlr], et il y avait plein de choses à dire. C’était une période où la musique a commencé à devenir un peu fragmentée, ennuyeuse et stagnante. Ça arrivait après une époque très excitante : la fin des années 1970 et le début des années 1980, du punk au postpunk, en passant par la new pop...

                                      Et soudain, à partir de 1984, les choses se sont tassées. Il y avait quelques personnes cool, comme Prince ou The Smiths, mais ça a été une mauvaise période pour la musique, notamment la musique alternative. Il y avait beaucoup de « revivals ».

                                      Alors quand j’ai commencé à écrire, je me demandais ce qui n’allait pas, où était passée toute cette énergie. Mais à partir de la fin des années 1980, ça a recommencé à devenir intéressant avec les débuts du hip-hop – j’étais vraiment à fond dans les Beastie Boys, LL Cool J, Salt-n-Pepa...

                                      Du hip-hop brut, assez minimal, beaucoup de scratching et de bruits. Il y avait beaucoup d’énergie dans le rock aussi, avec Sonic Youth, My Bloody Valentine, Dinosaur Jr, The Pixies...

                                      Je suis devenu presque maniaco-dépressif : parfois j’étais super excité par ce que j’entendais, parfois déprimé. Pendant les années 1990, j’ai été à fond, parce qu’il y avait toujours quelque chose : le hip-hop a continué à se développer, la dance n’a pas arrêté d’évoluer et de grandir, il y a eu le grunge...

                                      Mais c’était il y a longtemps. Il n’y a rien eu de bien ces dix dernières années ?

                                      C’est ce dont je parle dans mon livre « Retromania » : il ne s’est rien passé d’aussi important que ces mouvements. Ça a plus été une continuation de choses qui existaient déjà.

                                      La musique emo par exemple : c’est juste la continuation de quelque chose qui remonte au punk, au Cure, des garçons qui portaient du rouge à lèvres et qui faisaient de la musique chargée d’émotions.

                                      Certains disent que plein de choses se passent dans le metal, que c’est un genre très dynamique, mais au final, le black metal existe depuis combien de temps ? Environ vingt ans ? Et le metal en lui-même remonte au début des années 1970, donc bon...

                                      Ce qui s’est passé ces dernières années, ce sont plus des changements au sein de styles musicaux préexistants. C’est le cas du hip-hop aussi : il a beaucoup évolué, mais il n’y a pas eu de changement majeur tel que le hip-hop l’a lui-même été. Ce sont toujours des gens qui friment, qui racontent la cité, le deal de drogues...

                                      Idem avec l’electro : en ce moment, plein des gens redécouvrent la house. je ne savais même pas que la house avait disparu ! Mais il paraît qu’elle est de retour. Et la house a quel âge ? 25 ans environ ? Donc je me demande pourquoi il n’y a pas eu de mouvement complètement nouveau, avec sa mode vestimentaire, son vocabulaire, ses rituels... Une vraie sous-culture quoi.

                                      Pourquoi, à votre avis ?

                                      L’une des raisons, à mon avis, est que les gens qui aiment les nouveautés et l’innovation se tournent vers les jeux vidéo. Ils sont de plus en plus complexes, améliorés. Mon fils est à fond dans les jeux vidéo. Il a le même goût pour la nouveauté que j’avais à son âge. Mais il ne la cherche pas dans la musique ; il aime la musique, mais il s’en fiche de savoir si elle évolue ou vieillit. Par contre, il a soif de nouveautés en matière de jeux vidéo : il lui faut un ordi toujours plus puissant, plus d’applis...

                                      Avec la musique populaire, il est aussi possible qu’il y ait un nombre limité de choses bien à faire. Qu’au bout d’un moment, la musique soit douloureuse à écouter ou trop rapide pour qu’on danse dessus. Peut-être que toutes les choses bien qui sont possibles ont déjà été faites.

                                      Je parlais du retour de la house. Eh bien la house a un beat à 130 bpm (beats par minute). Peut-être que ce beat est le meilleur rythme pour la danse, et qu’on revient à la house en ce moment parce que c’est le groove optimal.

                                      Enfin, ma troisième théorie, c’est que beaucoup d’évolutions dans la musique ont été liées à la technologie. Quand on pense à la vitesse à laquelle le rock a changé dans les années 1960 et 1970, c’est beaucoup lié aux pédales et aux nouveaux effets de guitare, et à des trucs nouveaux qu’on pouvait faire en studio, comme l’enregistrement multipistes, le ré-enregistrement ou l’amélioration du son des concerts.

                                      Mais au fil du temps, il y a des limites à ce qu’on peut faire faire à une guitare. Les White Stripes, les Black Keys sont très bons, mais ils sonnent vraiment 1970’s. Il n’y a pas vraiment eu de nouvelle « machine » dans le domaine de la musique depuis le sampler. L’ordinateur, les programmes audio comme ProTools remplacent le gros studio d’enregistrement, ça offre plus d’options aux gens, mais ça ne change pas radicalement le son.

                                      Avec les technologies numériques, il y a des mises à jour, mais pas de nouvelles possibilités. Ce sont plus des améliorations. Par exemple, si on écoute un morceau de dance de maintenant et un morceau de 1999, celui d’aujourd’hui est plus lumineux, plus clair, mieux produit, mais la structure fondamentale des morceaux est la même. Ça n’est pas tant un changement dans la forme de la musique que dans la valeur de la production. Il n’y a rien de radicalement différent.

                                      Il y a tout de même une innovation qui a changé le son de la pop ces quinze dernières années : l’auto-tune [logiciel qui corrige les tonalités, ndlr]. On peut faire des trucs bizarres avec : parfois, on ne remarque même pas qu’il y a de l’auto-tune, il est utilisé pour corriger les fausses notes, mais certains, comme Ke$ha ou les Black Eyed Peas, utilisent l’auto-tune pour transformer la voix en quelque chose de super bizarre. En ça, l’auto-tune est une innovation.

                                      On n’arrive pas vraiment à savoir ce que vous pensez du Web dans votre livre : est-ce que vous voyez Internet comme un facilitateur – notamment pour des artistes comme Lana Del Rey ou Woodkid, qui sont devenus célèbres avant même leur premier album grâce au Web –, ou comme un problème ?

                                      Des trucs vraiment cool peuvent venir d’Internet. Par exemple, aux Etats-Unis, le morceau en tête des ventes est « Harlem Shake » [de DJ Baauer, ndlr]. C’est un phénomène complètement nouveau et c’est assez excitant, parce qu’avant, seuls les morceaux portés par des grosses maisons de disque pouvaient atteindre le haut des charts.

                                      Mais le problème que j’ai avec le Net, c’est qu’il y a presque trop de productions. Avant, il y avait des filtres : quand les disques étaient des objets physiques, ils avaient un certain coût, donc les labels devaient calculer quel artiste ils devaient produire pour faire de l’argent. Idem pour les magasins de disques : ils ne pouvaient pas tout stocker.

                                      On peut dire que ça empêchait l’émergence de nouveaux talents, mais ça agissait aussi comme un filtre, ça avait un côté bénéfique. Les gens devaient vraiment croire en eux-mêmes, et devaient aussi convaincre un label. Chaque étape du processus agissait comme un filtre.

                                      Même avant Internet, il y avait trop de musique, mais pas autant que maintenant. Aujourd’hui, n’importe qui en a un tout petit peu envie peut faire de la musique à aucun prix. Il est possible de faire de la musique sans presque rien débourser avec tous ces programmes gratuits.

                                      La difficulté actuelle est de réussir à attirer l’attention sur soi. Il y a tellement d’artistes en compétition qu’ils ne peuvent même plus exposer leur musique. Comment faire pour qu’un morceau devienne quelque chose ? Avant, les labels, les managers, les médias filtraient le flux et centralisaient l’énergie sur certains artistes qui devenaient des phénomènes, comme David Bowie ou le grunge.

                                      Aujourd’hui, comment peut-on faire pour que ça arrive alors qu’il y a toute cette musique ? On risque l’overdose de bonnes choses. Ça encourage les gens à s’enfoncer dans des petits chemins. Quand je revois un ami que je n’ai pas vu depuis un moment et qu’on parle musique, je lui demande : « Tu as écouté ce groupe ? – Non. » Et lui va me demander :« Tu connais ce chanteur ? – Non. »

                                      Et ça peut continuer comme ça longtemps avant qu’on trouve un groupe qu’on a déjà entendu tous les deux. Entre les nouveaux artistes et les vieux albums qui ressortent, on se retrouve facilement tout seul dans son petit monde.

                                      Après, il y a des trucs géniaux permis par Internet, notamment en termes d’écriture. Il y a des gens qui ont découvert les blogs et se sont mis à écrire sur la musique ou le cinéma, et on se demande où ils étaient pendant toutes ces années. On a envie de leur demander : pourquoi n’avez-vous pas voulu devenir écrivain ou journaliste ? Vous êtes meilleurs que la plupart de ceux qui écrivent habituellement ! Avant, ces gens-là gardaient leurs opinions pour eux-mêmes.

                                      Dans « Bring The Noise », quand vous parlez de la musique américaine des années 1970, 1980 et 1990, vous insistez sur son aspect communautaire – musique blanche, musique noire, et ces moments où les deux entrent en interaction. Est-ce que cette distinction est toujours actuelle ?

                                      Ça n’est plus aussi marqué, surtout dans le rock. Le rock ne regarde plus vraiment vers la musique noire, alors que dans les années 1970, beaucoup de groupes de rock britanniques sortaient des albums de disco.

                                      Les gens pensaient qu’ils le faisaient pour faire vendre et se faire de l’argent, mais en fait c’était juste une extension de leurs goûts d’origine : ils étaient vraiment branchés musique noire. Ils ont commencé avec le rhythm and blues, puis le funk et le disco sont arrivés. Pink Floyd a alors sorti « Another brick in the wall », qui est en fait un disque de disco.

                                      Mais ce mécanisme s’est enrayé avec l’apparition de la musique indé, comme The Smiths. Les groupes se sont davantage penchés sur le rock historique, et c’est devenu une tradition blanche. Les groupes de rock indé actuels ne regardent plus vraiment du côté du hip-hop et du R’n’B moderne. Alors que dans les années 1960 et 1970, le rock britannique était intimement lié à la musique noire.

                                      Même le heavy metal des débuts – Black Sabbath, etc. – était lié au blues, à la Motown. L’histoire du rock britannique a commencé avec cet amour de la musique noire. C’est seulement plus tard que le folk a commencé à influencer le rock.

                                      Dans vos textes des années 1980, les étiquettes sont très importantes « post rock », « post punk », « rave-punk »... Ça vous semble toujours aussi important de labelliser les groupes ?

                                      Beaucoup des genres dont on affuble la musique aujourd’hui ne tiennent pas la route sur la durée, comme la « witch house ». Alors que certaines vieilles étiquettes durent. Le « post-rock » par exemple. Aujourd’hui, il y a davantage des « micro-genres », dont on parle pendant un moment, puis qui disparaissent. Le dubstep [sous-genre d’électro du début des années 2000 et originaire du Sud de Londres, ndlr] est peut-être la dernière étiquette musicale qui ait pris un sens.

                                      Quand ma fille avait 6 ans, elle est rentrée de colo et avec ses copines, elles dansaient en tapant des pieds. Je leur ai demandé que ce qu’elles faisaient, elles m’ont répondu : « On danse le dubstep. » Une de leur animatrices, qui devait avoir 17 ans, leur avait appris. Mon fils sait aussi ce que c’est. C’est vraiment ancré dans la culture.

                                      Vous dites que l’apparition d’un ovni musical comme « Smells like teen spirit » de Nirvana sur une chaîne aussi populaire que MTV a été un bouleversement dans l’histoire de la musique populaire. Y a-t-il eu un équivalent récent ?

                                      J’ai toujours cru que le grime allait avoir le même impact, mais ce style n’a jamais vraiment explosé comme le grunge a pu le faire. Je pense que Skrillex et le dubstep peuvent avoir ce rôle. Il n’a pas eu de hit comme « Smells like teen spirit », mais en termes de force culturelle, il attire quand même des centaines de milliers de personnes à ses concerts aux Etats-Unis.

                                      A l’époque, les gens ont essayé de copier le son du grunge – Metallica a essayé de sonner plus grunge –, il se passe la même chose dans la pop avec le dubstep de Skrillex. Même Justin Bieber intègre des éléments de dubstep à un de ses morceaux.

                                      En musique, un truc devient excitant pas seulement quand ça devient grand public, mais quand ça vient bousculer le mainstream. Avec le grunge, le son de la radio a changé, la mode vestimentaire aussi. Une fois que quelque chose devient mainstream, l’underground doit alors inventer du neuf. C’est ça qui fait avancer la musique.

                                      IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                      • Pour Earls, BILLY TALENT a reprogrammé son show au Bataclan pour le 07 mai prochain (et le 10 juillet à Clermond-Ferrand)

                                        P.S : Personne pour commenter le pavé au-dessus ? J'suis déçu, je pensais pourtant que la musique vous tenait à coeur, du moins pour certains d'entre vous ...:-(
                                        IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                        • Envoyé par Torpedo Voir le message
                                          P.S : Personne pour commenter le pavé au-dessus ? J'suis déçu, je pensais pourtant que la musique vous tenait à coeur, du moins pour certains d'entre vous ...:-(
                                          Je l'ai lu avec attention et j'en ai un avis...mitigé. Pas le temps de te dire pourquoi, j'ai un repas de famille, mais ce soir ou demain, je me retrousse les manches et je m'y mets.

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                                          • Moi je l'ai lu et j'ai plusieurs sentiments. Parfois juste pas d'accord, parfois intrigué/intéressé, et plusieurs fois juste envie de rigoler...
                                            Envoyé par stadier
                                            - Upe : ça tiendrait qu'à moi tu serais responsable des Sports sur Canal ...

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                                            • Envoyé par Torpedo Voir le message
                                              P.S : Personne pour commenter le pavé au-dessus ? J'suis déçu, je pensais pourtant que la musique vous tenait à coeur, du moins pour certains d'entre vous ...:-(
                                              Minute, minute... :grn:

                                              Et soudain, à partir de 1984, les choses se sont tassées. Il y avait quelques personnes cool, comme Prince ou The Smiths, mais ça a été une mauvaise période pour la musique, notamment la musique alternative. Il y avait beaucoup de « revivals ».
                                              Totalement d'accord avec ça. Ça colle à ma petite chronologie perso. Jusqu'en 83, on est encore dans la vague de la musique nouvelle (la New Wave de Joy D., les débuts de The Cure), dans les nouvelles tendances éléctro (Jarre, Kraftwerk, Tangerine Dream etc.) dans les délire incontrôlables des rejetons du rock à papa (du glam rock de Bowie au punk rock des Pistols, Clash, Buzzcocks, etc.). Enfin, déjà en 83, tout ça bat furieusement de l'aile. Vers le milieu des années 80, ça commence à se déliter franchement avec des mélanges à visées hautement commerciale (Thriller en est un parfait exemple, puisqu'il est fait pour contenter tout le monde), du rock et du hard-rock bien commercial (même s'il y avait des signes avant-coureurs, il suffit de voir la dernière production de Led Zep en 79-80 qui s'abâtardit avec des synthés, l'horreur All of My love :sick: etc.), de l'électro à l'avenant (OMD ou Ultravox en font un style grand public, Depeche Mode déboule avec ses synthés et sa machine à tubes, etc.). Les années 84-88 sont sans doute parmi les plus déprimantes de l'histoire de la musique moderne si on se place du point de vue de la création (phénomène italo disco, faux chanteurs, clips pour la télé et encourager la vente, musique commerciale à tous les étages même chez les tauliers du rock). [Les habitués du forum savent déjà ce que je pense de 1988 :grn:]. C'est d'ailleurs ce qui me fait un peu sourire dans la mode actuelle qui fait des années 80 une période formidable. Une partie des années 80, oui : le début. Pour le reste, c'était surtout super efficace...
                                              D'accord aussi sur le phénomène grunge, même si ça restait un avatar du punk-rock de jadis.

                                              De toute façon, la révolution, la vraie, de la musique populaire, c'est les années 30 (blues)-50 (rock). Je compare ça à un tremblement de terre, un "big one", dont on ressentirait encore les vibrations. Evidemment, plus on s'éloigne de l'épicentre (temporel), moins ça paraît évident, moins la secousse est perceptible, mais elle est là, sous-jacente. Elle continue de s'immiscer dans un paquet de titres actuels. Jusqu'au revival, justement. La liste est interminable.

                                              Mais je ne suis pas d'accord sur :
                                              - Black Sabbath + Motown ? :dt: S'il y a un groupe de hard rock avec un style qui lui est propre, bien identifiable, et bien loin des standards blues/soul, c'est bien eux (je parle surtout des débuts).
                                              - Le transfert des gosses sur les jeux vidéo. Ça vraiment, je n'y avais pas pensé et ça me semble un peu hasardeux comme explication :grn: Je préfère celle-ci :

                                              Avec la musique populaire, il est aussi possible qu’il y ait un nombre limité de choses bien à faire. Qu’au bout d’un moment, la musique soit douloureuse à écouter ou trop rapide pour qu’on danse dessus. Peut-être que toutes les choses bien qui sont possibles ont déjà été faites.
                                              On en restera là, en attendant qu'un nouveau style vraiment intéressant nous fasse mentir. If any.

                                              PS : cela étant, on peut aussi laisser la déclinologie de côté et se réjouir d'avoir vécu le XXe siècle, qui restera unique quoiqu'il arrive en matière de musique populaire, avec l'apparition du disque, de la radio, etc., et qui explose au XXIe avec Internet, parce que avant, c'était quand même le désert de Gobi point de vue musical, à moins de fréquenter les salles de concert de Vienne, Londres ou Paris...
                                              Dernière modification par Cadole, 21/04/2013, 13h33.
                                              – Le monde est petit. – Oui. Il est également mauvais...

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                                              • Envoyé par Torpedo Voir le message
                                                Pour Earls, BILLY TALENT a reprogrammé son show au Bataclan pour le 07 mai prochain (et le 10 juillet à Clermond-Ferrand)

                                                P.S : Personne pour commenter le pavé au-dessus ? J'suis déçu, je pensais pourtant que la musique vous tenait à coeur, du moins pour certains d'entre vous ...:-(
                                                J'ai ma place, pas de problème ! :)
                                                D'ailleurs il semblerait que pour la partie canadienne de la tournée, ils aient été accompagnés de Sum 41.... (à confirmer)

                                                Pour le pavé du dessus, j'ai un sentiment mitigé.
                                                D'un côté, je suis d'accord avec certains des arguments. Dans le désordre, la surabondance de musique qui fait qu'on consomme de plus en plus sans parfois vraiment prendre le temps d'apprécier, et qu'on est inondé mais pas toujours qu'avec de la qualité. Je remarque aussi qu'il est plus difficile de tomber sur quelques vrais bons albums, de faire de la nouveauté et que des groupes comme les Black Keys n'ont, en vérité, rien inventé de bien nouveau. D'accord aussi sur le constat du quasi-néant musical des années 80/90, avant l'arrivée de la vague grunge, assez éphémère et de la renaissance du rock/hard rock. J'ai jamais aimé les Cure ou Dépeche Mode, ni même les Indochine et j'aurais certainement été dépressif si j'avais été jeune à cette époque. D'accord enfin sur les inspirations de la musique noire dans le rock. Le rock, me semble-t-il, est l'évolution du blues. Chez un groupe comme les Stones, c'est hurlant. Et c'est très agréable !

                                                Par contre, je diverge un peu sur les raisons qui sont évoquées.
                                                Je ne résumerais pas la faute qu'à internet, mais également au rôle des maisons de disques. Certes, les maisons de disque présentaient/présentent l'avantage de faire ce fameux tri entre les charlatans, les incompétents/escrocs, des vrais talents. En revanche, le but étant mercantile, ce sont aussi elles qui décident de ce qui va/peut marcher. Je reste persuadé que la qualité première qu'on recherche chez un artiste, c'est de savoir se fondre et de posséder le meilleur service de RP et la meilleure agence de com'. Je ne sais pas si ça a toujours été ainsi, mais c'est mon ressenti actuel tant je vois des merdes inaudibles poindre sur les radios.
                                                La vraie qualité, la recherche, l'originalité ne se trouve pas dans la masse.

                                                Enfin, ce qui me dérange, c'est cette constante volonté de trouver quelque chose de neuf, de frais, de jamais vu avant. Je veux bien admettre que la nouveauté peut amener de la fraicheur et des concepts nouveaux, mais cette recherche constante de nouveauté provoque des tendances éphémères. Or ce qui ne meurt pas, ce sont les grands courants. Ca fait 100 ans qu'on fait du blues et je pense que personne ne s'en lasse. Idem pour le rock (60 ans), même si à un moment dans l'histoire, certaines branches sont apparues (punk, post-punk, métal, etc.) Quelle différence musicale entre les Beatles et Oasis ? Très peu, alors qu'il y a 30 ans d'écart. Est-ce pour autant qu'Oasis n'a rien apporté à ce courant musical ? Perso, étant fan de ce groupe, je reconnais volontiers que la moitié des musiques proviennent des Beatles, que de nombreux titres se ressemblent d'un album à l'autre. Toujours est-il que j'apprécie leur musique de façon authentique et que j'aurais eu les boules si le groupe avait radicalement changé.

                                                Pas d'accord non plus sur le fait que la dernière grosse nouveauté fut le Grunge. J'adore Nirvana, et Smells Like Teen Spirit est certainement le morceau que mes oreilles ont entendu le plus de fois, et c'est même grâce à ce groupe que je me suis mis à la guitare. Mais pour moi, certains albums ont mis tout le monde d'accord depuis. Je pense à Korn avec l'album Issue puis Untouchable, je pense aux Queen of The Stone Age avec Song for the Deaf, je pense à Deftones avec White Pony et Around the Fur, je pense à Limp Bizkit avec Chocolate Starfish puis Gold Cobra, à SOAD, et dernièrement j'ai été bluffé par le dernier Billy Talent ou bien par The Heavy (géniaux au Bataclan il y a deux mois).

                                                Après, d'autres groupes n'ont pas amener de nouveaux courants, mais était-ce vraiment ce dont on attend d'un groupe ? Les Velvet Revolver n'ont peut-être pas révolutionné le rock, ni-même Machine Head, mais il n'empêche que les derniers albums ont été monstrueux. (enfin Contraband notamment pour le premier et Unto the Locust pour les seconds).

                                                Faut-il qu'un nouveau groupe de metal arrive sur le terrain en mixant de grosses basses avec de l'accordéon et du violon pour qu'on s'enthousiasme ? Personnellement, je ne le crois pas. Du moins je n'en exprime pas le besoin. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Que Rammstein continue à faire du Rammstein, Metallica du Metallica et j'en serai ravi.

                                                La seule chose éventuellement que je concèderais à l'auteur, c'est qu'il y a, me semble-t-il, moins de groupes qui émergent. Maintenant je reconnais aussi que je ne fais pas toujours l'effort d'aller les découvrir.

                                                Donc en conclusion, je ne crois pas au " tout à déjà été fait". Les combinaisons offertes par une guitare sont limitées ? Certes. C'est peut-être aussi pour ça que nos amis métalleux ont rajouté une septième puis une huitième corde !
                                                On était à l'OL, là où on avait toujours rêvé d'être. On était entre potes [...]

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                                                • J'ai lu vos commentaires. Vous avez soulevé des points intéressants. ;)

                                                  Pour ma part, il y a un élément sur lequel je voudrais revenir. J'ai véritablement exploré la musique dans les années 80 à travers de nombreuse expériences : Collections de vinyles, concerts en masse, création d'un groupe, participation à des fanzines, membre de fans-club, rencontre avec des artistes, rôle d'agent, démarchage de maisons de disque, collaboration avec un magasin de disque, suivies de tournées et j'en passe...

                                                  Mais c'est avec le temps que j'ai compris que les années 80 était musicalement creuses. Sur le coup, cela n'était pas évident car j'étais en phase de découverte. Cela m'a pris plus de 15 ans pour m'en rendre compte car je n'avais pas encore cette culture musicale et surtout le recul nécessaire.

                                                  Et je pense sincèrement que l'époque actuelle est du même acabit, sinon pire. Je remarque beaucoup de similarités. C'est une constatation personnelle qui diverge avec le point de vue des jeunes générations, qui a tendance à s'enflammer pour pas grand chose, peut-être par justement, ce manque de recul. Je ne détiens par la vérité, c'est encore une fois une constatation personnelle. L'avenir nous le dira...


                                                  Earls : Ce ne sera certainement pas Sum 41 en 1ere partie, le batteur vient de partir...

                                                  Upe : Quels points t'ont fait rigoler dans les propos du critique musical ?
                                                  IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                                  • Envoyé par Torpedo Voir le message
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                                                    Simon Reynolds : Je ne dirais pas que c’est pessimiste. Mais tout ce qui sortait semblait avoir été déjà entendu avant, et les stars qui émergeaient à ce moment-là n’étaient pas des personnages vraiment nouveaux. Je ne crois pas que ça ait beaucoup changé depuis.
                                                    Première chose : ce qui se faisait en rap / hip-hop en 2009, c'était la même chose que ce qu'il se faisait en 1999...
                                                    Le rap a commencé à éclore fin 70's début 80's. Il y a eu une évolution progressive durant la première moitié des 90's. Depuis, tout ce qui se fait ressemble à ce qui a déjà été fait. Aux USA, il reste des mastodontes qui sortent toujours des prods, dont la qualité varie.
                                                    Donc le constat n'était pas nouveau, et le "c'était mieux avant" fait bien rire, parce que le "avant" était terminé depuis une quinzaine d'années...

                                                    Perso, je préfère les "sons" hip-hop et rap des 90's, mais si on se donne la peine de chercher, on trouve des trucs très sympas chez les anglophones actuellement. Après, encore une fois, tout est question de volonté...
                                                    Le cas Français est différent, puisque les trucs réellement intéressants sortis dans les 2000's se compte sur les doigts d'une main. Et que le rap Français a pour égéries actuelles une poignée de connärds tous plus bêtes les uns que les autres.


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                                                    Bon, il y eu a quelques trucs intéressants en hip-hop dernièrement. Odd Future [collectif de rap de Los Angeles, ndlr] est intéressant. Je ne suis pas un gros fan, je les trouve un peu flippants, mais aussi talentueux et ils font quelque chose d’intéressant en termes d’image.

                                                    Ils sont perturbants : ils disent des choses assez anti-gay, mais l’une des membres du groupe est lesbienne [la rappeuse Syd Tha Kyd. Frank Ocean, également membre d’Odd Future, a également dévoilé son homosexualité, ndlr]. Ils embrouillent la tête de tout le monde, on ne sait jamais ce qu’ils veulent vraiment dire. Je ne trouve pas d’autres rappeurs qui fassent la même chose. Mais ça ne suffit pas pour me refaire croire dans le hip-hop.
                                                    J'ai trouvé ce passage tout bonnement ridicule.

                                                    Il s'intéresse à l'image, à la communication autour du (des) groupe(s) donc ? Résumer la musique aux backstages et aux interviews, très peu pour moi. Résumer Odd Future au fait de dire des "choses anti-gay", c'est idiot et réducteur. Et je te dis ça d'autant plus aisément que j'ai pas du tout accroché à Frank Ocean.



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                                                    Un truc dont on parle pas mal en ce moment est le « cloud rap », un rap qui sonne assez nuageux, atmosphérique. C’est du hip-hop à un âge où tout le monde écoute tout.

                                                    A Los Angeles [où vit Simon Reynolds, ndlr], une radio branchée trucs locaux passe pas mal de « ratchet rap ». C’est un peu une version L.A. du « trap rap ». Au final, ça parle des trucs habituels du rap, genre « j’ai plein de thunes », des filles... Il n’y a rien de vraiment neuf, mais le son est excitant. C’est très minimal et froid. Mais ça s’est construit sur le hip-hop du début des années 2000, le crunk venu du sud des Etats-Unis.

                                                    Donc d’un côté, je pense que ce texte que j’ai écrit en 2009 marche toujours, parce que rien de très neuf ne s’est passé dans le hip-hop depuis ; mais de l’autre côté, le rap est probablement plus intéressant maintenant que quand j’ai écrit ce texte.
                                                    Ca m'a aussi fait marrer. Typique du mec qui se fait mousser à vouloir utiliser des termes différent, le genre de trucs parfaits pour enfumer les masses.
                                                    Au final, le mec ne te sort aucun nom, tout est très flou et les seuls artistes nommés sont Lil Wayne et Kanye West.
                                                    Il veut se la jouer "pro" mais je sais pas, moi qui ne bosse même pas dans la musique, en trucs innovants et artistes émergents, j'aurai cité Blood Orange (branché RNB/Hip Hop plus que rap) ou Theophilus London...

                                                    Tout aussi amusant, le paragraphe suivant "le rap tien toujours bon, n'est plus agonie". Ou comment dire tout et son contraire en 10 lignes :D



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                                                    Chaque année, j’écoute beaucoup d’albums très intéressants, mais ils ne font jamais de vagues. Faire un bon album est une chose, devenir important en est une autre. Beaucoup des trucs que j’aime semblent destinés à ne vendre que quelques milliers de copies et rester confidentiels, sans vraiment bouleverser les choses.
                                                    Ca c'est intéressant et pas totalement faux, mais je ne comprends pas l'équation "objectif vendre quelques milliers de copies = inintéressants" ou "rester confidentiels = mauvaise qualité"...
                                                    Je suis pas du genre à me toucher sur Psy et trouver formidable le Gangnam Style parce que t'as 1 milliard de vues sur youtube... pour moi c'est de la merde, c'est du formaté, du vue et revu... aucun intérêt.

                                                    On peut être d'accord sur un certain manque d'initiative (et pour la pop mainstream, 100% d'accord), le fait que peu de productions bouleversent les choses, mais de là à en déduire que c'est nul, non... et ériger les trucs archi-répandus en nec plus ultra, alors que ce sont des grosses merdes, non merci.


                                                    Ensuite, je suis plutôt d'accord pour dire qu'il y a eu la continuation de choses déjà existantes.
                                                    Bon, par contre je trouve que l'emo c'est de la merde moi :grn: La forme au détriment du fond, qui plus est...

                                                    Beaucoup de choses actuelles découlent de styles déjà existants, on est dans la suite logique... par contre, je ne comprends pas la nécessité, ou cette obsession qu'il a de vouloir, absolument, pour la house, par exemple, une nouvelle mode vestimentaire, un vocabulaire propre, des rituels... je ne vois pas ce que ça change, et pourquoi ça serait si important. Moi la musique, j'attends qu'elle soit bonne (pour parodier JJG!), j'en ai rien à branler que les mecs se maquillent comme le groupe Kiss, ou se coiffent comme Robert Smith (tain ça rime, je devrais pondre un texte de rap moi!).

                                                    En outre, pour ce qui concerne l'électro, il ne parle ni de trip-hop (90's) ni de minimal (deuxième partie des 2000's). Pas des genre à part entière, mais des vrais trucs différents, qui changent du déjà-vu du rock...

                                                    (le charabia sur la house ensuite est pas mal aussi... on dirait du Van Damme)


                                                    Pour ce qui est des technologies utilisées, c'est intéressant et surement très vrai.

                                                    Par contre, dommage qu'ensuite il évacue trop rapidement Kesha et les BEP. Je suis pas loin de penser qu'avec 3 lignes de plus, il nous en aurait dit du bien; grâce au génial autotune :D


                                                    On arrive à internet...

                                                    Envoyé par Torpedo Voir le message
                                                    Des trucs vraiment cool peuvent venir d’Internet. Par exemple, aux Etats-Unis, le morceau en tête des ventes est « Harlem Shake » [de DJ Baauer, ndlr]. C’est un phénomène complètement nouveau et c’est assez excitant, parce qu’avant, seuls les morceaux portés par des grosses maisons de disque pouvaient atteindre le haut des charts.
                                                    Je suis d'accord avec la première phrase... mais merde, la suite...

                                                    Sans déconner, le Harle Shake assez excitant... non mais merde, j'ai même pas envie de commenter...



                                                    Envoyé par Torpedo Voir le message
                                                    Mais le problème que j’ai avec le Net, c’est qu’il y a presque trop de productions. Avant, il y avait des filtres : quand les disques étaient des objets physiques, ils avaient un certain coût, donc les labels devaient calculer quel artiste ils devaient produire pour faire de l’argent. Idem pour les magasins de disques : ils ne pouvaient pas tout stocker.

                                                    On peut dire que ça empêchait l’émergence de nouveaux talents, mais ça agissait aussi comme un filtre, ça avait un côté bénéfique. Les gens devaient vraiment croire en eux-mêmes, et devaient aussi convaincre un label. Chaque étape du processus agissait comme un filtre.
                                                    Le début, c'est pas faux. Mais il faut se dire que les labels et l'industrie du disque ont largement croqué, et qu'aujourd'hui même si on ne croit pas en toi, tu peux sortir un bon truc et t'en sortir (je ne parle pas de Harlem Shake hein..!).


                                                    Le reste est intéressant, jusqu'à un passage qui me fait limite hurler aussi...


                                                    Envoyé par Torpedo Voir le message
                                                    Je pense que Skrillex et le dubstep peuvent avoir ce rôle. Il n’a pas eu de hit comme « Smells like teen spirit », mais en termes de force culturelle, il attire quand même des centaines de milliers de personnes à ses concerts aux Etats-Unis.
                                                    Et là c'est le drame !

                                                    Déjà, Skrillex c'est pas du dubstep, d'autres que moi, d'avantage spécialistes, te le diront aussi.

                                                    Ensuite, Skrillex il attire les merdeux de 15 ans qui se font intoxiquer par la culture mainstream... mais sans doute que ton gars-là, ça l'excite, il trouve ça intéressant et blabla.

                                                    No comment sur "Justin Bieber utilise le dubstep"..


                                                    Bref, comme je disais, c'est parfois intéressant, parfois intriguant, parfois je suis d'accord (tout en précisant que j'ai pas son recul et son expérience), mais il dit des trucs qui discréditent l'ensemble de son discours.

                                                    Sinon, les posts de Cadole et Earls sont assez intéressants, aussi.
                                                    Envoyé par stadier
                                                    - Upe : ça tiendrait qu'à moi tu serais responsable des Sports sur Canal ...

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