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  • Ok. Merci encore pour tout.

    C'est fou quand même. J'ai écris 200 pages en deux mois et j'ai l'impression de me retrouver tout au début, mal à l'aise et plein de doutes. :dt:
    IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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    • Envoyé par Torpedo Voir le message
      Merci pour tes encouragements et tes tuyaux.

      Mes sensations du moments sont très compliqués à décrire. Les mots et les phrases me viennent en tête, mais je rebute à les coucher, contrairement aux 200 premières pages. Ce n'est pas un syndrome de la page vide, bien au contraire. J'ai commencé à écrire quelques pages de cette période et à chaque fois je la revis intensément. Ce qui est très dur à supporter.

      Je pourrais occulter cette partie mais c'est aussi celle qui donne un véritable sens à mon parcours. Je dois l'écrire et reste persuadé, qu'une fois finalisé, je serai soulagé et content d'avoir passé ce cap. C'est aussi une des raisons de ce bouquin introspectif.

      Rudy : Je t'encourages vivement pour rédiger 50 nuances de Rudy :mdr:
      Pour se protéger, notre cerveau est conditionné pour mieux retenir les bons moments plutôt que les mauvais moments. C'est ce qui explique en partie le syndrome du "c'était mieux avant", la nostalgie.

      Parler, écrire sur des mauvais moments, c'est faire réémerger toutes les mauvaises émotions qui les accompagnent. Il faut parfois tourner la page et laisser ces moments dernière nous, pour notre bien être.

      J'ai bien conscience que ce que je te dis ne t'aidera pas à avancer dans ton écriture.
      sigpic

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      • Envoyé par Morgenrot Voir le message
        Écrire participe de la Catharsis, je ne t'apprends rien. Et écrire, c'est aussi se faire violence, parfois. Mais il faut du courage, je le sais, c'est pourquoi je t'y encourage. Lorsque tes mots seront sur le papier (Car ils y seront), ils n'auront plus la même résonance en toi, et tu seras comme libéré d'un poids. Pas parce que ça n'existera plus mais parce que tu en auras fait quelque chose.
        Si cela peut t'aider à "faire le pas" : Imagine que tu racontes ici l'histoire de quelqu'un d'autre. La désincarner aide parfois à l'habiter davantage. Et cela aide surtout à prendre le recul nécessaire.

        Prends ton temps, anyway. :)
        A chaud l'écriture peut aider à rationaliser.

        Mais quand il s'agit de relater des faits qui datent de plusieurs années, des faits qui ont mis du temps à être digérés, je ne suis pas certain que les remettre sur la table libère d'un poids quelconque, bien au contraire. C'est se faire mal encore une fois, pour un bénéfice souvent nul.
        sigpic

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        • Envoyé par fvl Voir le message
          A chaud l'écriture peut aider à rationaliser.

          Mais quand il s'agit de relater des faits qui datent de plusieurs années, des faits qui ont mis du temps à être digérés, je ne suis pas certain que les remettre sur la table libère d'un poids quelconque, bien au contraire. C'est se faire mal encore une fois, pour un bénéfice souvent nul.
          En l'occurence il VEUT les remettre sur la Table. C'est pourquoi je l'y encourage.
          OUI, c'est se faire du mal. (Et je me permets d'ajouter que me concernant j'ai fait l'impasse.)
          MAIS. Écrire (Notamment sur un drame) c'est se donner la possibilité de dépasser un tabou.
          On se construit des barrières, consciemment ou pas. On s'interdit de citer certains noms, de (re)fréquenter certains lieux, certaines personnes... Mais ce faisant on ne règle pas le problème, on l'évite. Et il reste "là", à baigner quelque part entre la rate et le coeur. Bien sûr on peut jouer à cache-cache longtemps avec soi-même, mais en sort-on jamais gagnant ? Je ne pense pas. (Cf. Les différents témoignages de personnes victimes de drame(s), qui ont eu besoin, des années plus tard, d'exorciser leur(s) démon(s).)

          Présentement il s'agit d'une démarche positive, visant à "créer" quelque chose. Quelque chose qui lui survivra. Et l'aspect "Lègue" est important car il implique (à mon sens) de se livrer entièrement. Le bénéfice ? Faire du "beau" avec du moche. Créer, entreprendre. Plutôt que de creuser un trou et d'y enterrer sa merde, en priant pour que l'Équipe Rouge ne construise pas sa cabane dessus. :)

          (Purement subjectif, il va sans dire. Et Torp' fera bien ce qu'il jugera bon.)
          Dernière modification par Morgenrot, 29/03/2017, 21h23.
          « Tu crois aux fantômes ? »

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          • Envoyé par fvl Voir le message
            A chaud l'écriture peut aider à rationaliser.

            Mais quand il s'agit de relater des faits qui datent de plusieurs années, des faits qui ont mis du temps à être digérés, je ne suis pas certain que les remettre sur la table libère d'un poids quelconque, bien au contraire. C'est se faire mal encore une fois, pour un bénéfice souvent nul.
            Pas faux. Ca dépend aussi de la personnalité de l'individu.

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            • Envoyé par Morgenrot Voir le message
              En l'occurence il VEUT les remettre sur la Table. C'est pourquoi je l'y encourage.
              OUI, c'est se faire du mal. (Et je me permets d'ajouter que me concernant j'ai fait l'impasse.)
              MAIS. Écrire (Notamment sur un drame) c'est se donner la possibilité de dépasser un tabou.
              On se construit des barrières, consciemment ou pas. On s'interdit de citer certains noms, de (re)fréquenter certains lieux, certaines personnes... Mais ce faisant on ne règle pas le problème, on l'évite. Et il reste "là", à baigner quelque part entre la rate et le coeur. Bien sûr on peut jouer à cache-cache longtemps avec soi-même, mais en sort-on jamais gagnant ? Je ne pense pas. (Cf. Les différents témoignages de personnes victimes de drame(s), qui ont eu besoin, des années plus tard, d'exorciser leur(s) démon(s).)

              Présentement il s'agit d'une démarche positive, visant à "créer" quelque chose. Quelque chose qui lui survivra. Et l'aspect "Lègue" est important car il implique (à mon sens) de se livrer entièrement. Le bénéfice ? Faire du "beau" avec du moche. Créer, entreprendre. Plutôt que de creuser un trou et d'y enterrer sa merde, en priant pour que l'Équipe Rouge ne construise pas sa cabane dessus. :)

              (Purement subjectif, il va sans dire. Et Torp' fera bien ce qu'il jugera bon.)
              Il fait ce qu'il veut c'est clair et s'il veut que son livre soit complet il sera bien en passer par là. J'intervenais simplement pour dire que l'affirmation selon laquelle "l'écriture est un remède" est partiellement vraie et mérite d'être nuancée. C'est sans doute ce qui explique ses difficultés dans son écriture.

              J'ai rencontré les mêmes difficultés pour monter un dossier de demande d'indemnisation suite à une erreur médicale. Dans certains cas il est difficile de dissocier le rationnel, le récit des émotions et des souvenirs. D'où l'expression "savoir tourner la page".
              Dernière modification par fvl, 29/03/2017, 21h50.
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              • Envoyé par fvl Voir le message
                Il fait ce qu'il veut c'est clair et s'il veut que son livre soit complet il sera bien en passer par là. J'intervenais simplement pour dire que l'affirmation selon laquelle "l'écriture est un remède" est partiellement vraie et mérite d'être nuancée. C'est sans doute ce qui explique ses difficultés dans son écriture.

                J'ai rencontré les mêmes difficultés pour monter un dossier de demande d'indemnisation suite à une erreur médicale. Dans certains cas il est difficile de dissocier le rationnel, le récit des émotions et des souvenirs. D'où l'expression "savoir tourner la page".
                Oui, c'est au cas par cas, pas une vérité absolue.
                Le concernant je pense que ce peut être positif, mais je peux me tromper.

                En l'occurence il en a déjà tourné 200. :grn: (Un peu de légèreté. ;-))
                Difficile de dissocier, oui. Mais la "Réponse Émotionnelle" (Cf. Mémoire Traumatique et Mécanismes) n'est pas forcément un ennemi. Ce peut même être le bras armé de l'écrivain.

                Sur ce. Avant de glisser dangereusement vers la Psychologie de Comptoir, je préfère me retirer. :grn:
                Bonne Soirée.
                « Tu crois aux fantômes ? »

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                • Oui c'est probablement du cas par cas. Je pourrais facilement faire l'impasse sur cette période sombre et le tour est joué. Mais j'aurai le sentiment d'avoir accompli quelque chose d'inachevé.

                  Au départ, l'idée était de raconter mes expériences multiples gravitant autour du monde de la musique car j'ai un parcours atypique et très riche, avec beaucoup d'aventures diverses et variées en la matière. Le processus d'écriture est donc parti sur les chapeaux de roues car j'ai pu coucher sur papier les moments agréables, les découvertes, les rencontres, ... C'est une période insouciante de ma jeunesse.

                  Mais au fil du temps, les épreuves de vie sont apparues et elles sont intimement liées à ce que je raconte. La musique m'a aidé à faire face à tout cela. Je me dois de les raconter, quitte à me faire mal, sinon mon parcours perdrait de son authenticité. Et c'est précisément ce que je recherche. Je veux montrer véritablement à mes proches, qui je suis, d'où je viens, ce que j'ai accompli et dû subir en termes d'épreuves.

                  Chacun le voit à sa façon. Pour ma part, je sais quoi faire, j'attends juste le déclic dans ma tête. Mais ça va venir, enfin j'espère ...
                  IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                  • Se raconter est délicat pour une autre chose loin d'être négligeable.
                    L'image que l'on renvoie en tant que Père sur nos enfants, surtout lorsqu'ils sont dans un âge influençable.
                    O ~ E___I ~ L

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                    • Envoyé par Tioneb 26 Voir le message
                      Se raconter est délicat pour une autre chose loin d'être négligeable.
                      L'image que l'on renvoie en tant que Père sur nos enfants, surtout lorsqu'ils sont dans un âge influençable.
                      Complètement d'accord. C'est pourquoi je ne compte pas leur révéler quoi que ce soit avant qu'ils aient le recul nécessaire pour comprendre.
                      IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                      • Anecdote : J'ai appris que le célèbre Stephen King a été refusé par 30 maisons d'éditions avant de trouver bonheur ... Encourageant :dt:
                        IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                        • Envoyé par Torpedo Voir le message
                          Anecdote : J'ai appris que le célèbre Stephen King a été refusé par 30 maisons d'éditions avant de trouver bonheur ... Encourageant :dt:
                          Je dévore en ce moment ce bouquin, qui est plein de conseils.
                          O ~ E___I ~ L

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                          • Morgenrot, pourquoi as tu enlevé le message de Bukowski ? Tu as peur de m'enlever toute motivation ? ;)
                            IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                            • Envoyé par Torpedo Voir le message
                              Morgenrot, pourquoi as tu enlevé le message de Bukowski ? Tu as peur de m'enlever toute motivation ? ;)
                              :o

                              Fausse manipulation, sorry.



                              Il est vrai que le visu a de quoi décourager. :grn:
                              « Tu crois aux fantômes ? »

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                              • Envoyé par Tioneb 26 Voir le message
                                Je dévore en ce moment ce bouquin, qui est plein de conseils.
                                Je l'ai lu en juin 2013. Il est très bien. Son vrai gros et - d'après lui - seul conseil : "lire beaucoup, écrire beaucoup"

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                                • C'est un vieux bouquin que j'avais eu en même temps qu'un des pans de La Tour Sombre il y à plus de 10 ans.
                                  J'y ai retrouvé des notes surlignées.

                                  Envoyé par Stephen King

                                  Lire beaucoup, écrire beaucoup 6 à 8h/jour
                                  Porte fermée. à n'ouvrir que quand l'objectif est atteint.
                                  Le sien est à 10 pages word par jour. Quand il a fini, il ouvre la porte et va faire sa vie.
                                  Se faire pare-choquer par un van. :grn:

                                  2 relectures, dont la première 6 semaines après avoir mis le manuscrit au congèl.
                                  Le montrer aux gens qui comptent (et qui ont le temps).

                                  ... puis des exemples persos qui raviront les fans.
                                  O ~ E___I ~ L

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                                  • Envoyé par Tioneb 26 Voir le message
                                    C'est un vieux bouquin que j'avais eu en même temps qu'un des pans de La Tour Sombre il y à plus de 10 ans.
                                    J'y ai retrouvé des notes surlignées.
                                    Moi j'ai le sentiment que Stephen King est une sorte de ... Plagieur serait un mot un peu fort ... mais disons qu'ils 'inspire beaucoup des idées des autres ...

                                    La Tour sombre que je n'ai pas lu mais ce que j'en ai entendu me rappelle fortement "Le monde du fleuve" de Philip José Farmer. Il y a le même poeme quis ert de clé de voute à l'oeuvre, la même quete, et ile st même question de pisteloros ...
                                    « On a fait des erreurs, on les a corrigées en faisant venir Peter ». - JM Aulas

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                                    • Envoyé par aferkiw Voir le message
                                      Moi j'ai le sentiment que Stephen King est une sorte de ... Plagieur serait un mot un peu fort ... mais disons qu'ils 'inspire beaucoup des idées des autres ...

                                      La Tour sombre que je n'ai pas lu mais ce que j'en ai entendu me rappelle fortement "Le monde du fleuve" de Philip José Farmer. Il y a le même poeme quis ert de clé de voute à l'oeuvre, la même quete, et ile st même question de pisteloros ...
                                      Un synthétiseur. De toute façon, tout le monde s'inspire de tout le monde à divers degrés.

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                                      • Envoyé par Space_opera Voir le message
                                        Un synthétiseur. De toute façon, tout le monde s'inspire de tout le monde à divers degrés.
                                        Disons que ca commence à faire beaucoup. Déjà il y avait l'histoire du "Prix du danger" ... Mais je crois que ce ne soit pas les uniques cas. Mais il est toujours passé entre les gouttes ...
                                        « On a fait des erreurs, on les a corrigées en faisant venir Peter ». - JM Aulas

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                                        • Je ne lis pas les Stephen King mais lorsque j'habitais en Amérique du Nord, il y avait des rumeurs comme quoi le gars utilisait des nègres. Ce qui pourrait également expliquer sa propension à livrer des romans de manière rapide et régulière. Après ce ne sont que ds rumeurs, mais elles sortaient de chez plusieurs libraires ...
                                          IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                          • Envoyé par Torpedo Voir le message
                                            Je ne lis pas les Stephen King mais lorsque j'habitais en Amérique du Nord, il y avait des rumeurs comme quoi le gars utilisait des nègres. Ce qui pourrait également expliquer sa propension à livrer des romans de manière rapide et régulière. Après ce ne sont que ds rumeurs, mais elles sortaient de chez plusieurs libraires ...
                                            Ce qui expliquerait porquoi ile st passé d'auteur qui sortaitdes livres de 200 pages à auteur a Gros pavés de 66 pages intégrés dans des cycles de 4,6 8 volmes ....
                                            « On a fait des erreurs, on les a corrigées en faisant venir Peter ». - JM Aulas

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                                            • Entre autres lectures : "La Grande Intrigue", de François TAILLANDIER. (Un de mes auteurs contemporains préféré.)

                                              [François Taillandier] est un romancier critique de nos codes sociaux et mentalités, peintre des âmes, et dont le modèle est Balzac. Dans cet esprit, il a entrepris La Grande Intrigue, suite romanesque en cinq volumes évoquant un demi-siècle d'évolution de la société française.
                                              Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Taillandier

                                              Oeuvre en 5 Tomes, donc.
                                              (Ne lisez pas les 4ème de Couv' si vous ne souhaitez pas être "spoilés".)

                                              1/ Option Paradis (Source : http://www.babelio.com/livres/Tailla...-paradis/67970)
                                              "Je repense souvent à tous les gens que nous avons vus vivre ici. Ce n'est qu'en devenant à notre tour adultes que nous pouvons nous interroger sur ce qu'ils étaient. Quand j'étais petit, les gens me paraissaient normaux. Je considérais qu'ils étaient ce qu'ils disaient être, ce qu'ils laissaient voir. Les conversations courantes, la lecture du journal, le déjeuner du dimanche, l'observance des règles élémentaires de la vie sociale. Ils se conformaient à tout cela, mais nous savons bien, à présent, que c'était faute de savoir que faire du reste, de ce qui bouillait dans la marmite. Ils étaient désarmés, ils ne savaient pas comment faire autrement. Ils y passaient tous. Il y avait quelque chose de caché ici, dans ces murs, dans ces pièces. " Ils restèrent silencieux. Ils se tenaient dans leur présence et leur distance. Ils avaient été enfants ici, puis ils avaient changé de sphère, connu des mondes nouveaux. Ils avaient su que ce pays ne les retiendrait pas, ne les retiendrait plus. A quoi s'agissait-il donc d'échapper ?"

                                              2/ Telling (Source: http://www.babelio.com/livres/Tailla...-Telling/84171)
                                              "Une inquiétude singulière, durant ses premières années, avait quelquefois tourmenté Nicolas : il se demandait si tout ce qui l'entourait n'était pas le résultat d'une vaste supercherie, organisée par les adultes dans l'incompréhensible dessein de le tromper. Selon sa pensée d'enfant, voila ce qui se passait peut-être : la vie courante, dans toutes ses dimensions, telle qu'elle se déroulait autour de lui, était un spectacle, une mascarade. Tout le monde faisait semblant. Avant sa naissance, rien n'était comme ça." Après Option Paradis, François Taillandier poursuit à travers l'histoire de cinq générations, du présent au passé, d'une mémoire à une autre, des arrière-pays à " World V ", l'exploration romanesque des métamorphoses de notre temps.

                                              3/ Il n'y a personne dans les tombes (Source: http://www.babelio.com/livres/Tailla...ne-dans/149786)
                                              Nouvelles révélations sur les personnages qui peuplaient Option Paradis (2005) et Telling (2006). Louise et Nicolas, les cousins amants, vivent toujours ensemble. Elle a le droit d'avoir un amant. On les retrouve au QC de campagne d'un candidat à la présidence de la République, un certain dimanche 21 avril 2002. Durant l'été 2005, Christophe Herdoin, le frère de Louise, perd son ombre sur une plage vietnamienne. La retrouvera-t-il ? A sa mort, en 1976, on découvre ce qu'a été la vie risquée et libre de Pauline, la mal mariée de Vernery-sur-Arre, où le clan Herdoin avait toujours fait silence sur elle. A l'automne 2009, à Bruxelles, Athanase, rescapé d'une guerre africaine, continue de songer aux Bantamas, son ethnie d'origine. Il décide alors d'écrire un roman. Il sera Sobel l'écrivain. Elie Rubien, le coiffeur juif de Belleville, jadis venu d'Ukraine, meurt amnésique. Le château des La Ronzière, proche de Vernery, appartiendrait désormais à une secte... Il n'y a personne dans les tombes est un roman foisonnant où toutes ces vies et bien d'autres s'entrecroisent, révélant les mystères intimes et les désirs étouffés d'une société de plus en plus normative. François Taillandier replace ses personnages dans l'histoire et les mythes anciens qui l'ont constituée. Architecture, religion, économie, littérature, en pleine mutation, explosent dans ce récit mordant et multiple. Il joue avec les ruptures de style, dévoile les impostures des langages convenus et des codes institutionnels pour créer une langue pleine d'invention et de saveur. On peut lire dans l'ordre ou le désordre les trois volets parus de cette suite romanesque qui annonce au moins une bonne nouvelle : il n'y a personne dans les tombes.

                                              4/ Les romans vont où ils veulent (Source: http://www.babelio.com/livres/Tailla...veulent/262738)
                                              On entre dans La Grande Intrigue, suite romanesque en cinq tomes, par une porte ou une autre et cet avant-dernier volume, comme le dernier (qui paraîtra en août 2010), peuvent donc être abordés par des lecteurs qui ne connaissent pas les précédents. On apprend peu à peu sur les personnages et leurs faits et gestes… Comme dans la vie.Dans ce tome comme dans les précédents, la chronologie est brisée, et l’auteur constate qu’il est obligé d’aller au-delà du cadre temporel qu’il s’était fixé (environ la seconde moitié du xxe siècle).Il joue ainsi sur les télescopages temporels, évoquant aussi bien la guerre 1914-1918 et les traces laissées dans les familles Maudon, Herdoin et Rubien, qu’une partouze parisienne à laquelle participent Nicolas Rubien et sa compagne et cousine Louise Herdoin et qui le fait remonter à la Genèse et au mythe judéochrétien de la Chute. Et sur les décalages générationnels comme lorsque le jeune Gregory Rubien initie son grand-père, François, le vétérinaire retraité de Villefleurs, aux secrets d’une émission de télévision, Cool Quartier, formule mixte entre Loft Story et Plus belle la vie (l’auteur s’est amusé à forger un nouveau concept de la télé-poubelle).On pourra aussi bien croiser un homme d’affaires chinois, numéro un mondial des sites de rencontres sur Internet, qui invente une nouvelle langue universelle, l’Unilog, que les méditations inquiètes du curé de Vernery-sur-Arre qui voit s’effondrer le catholicisme… Mais les échos d’un chapitre à l’autre montrent bien que l’on parle du même monde, d’un monde où les héritages du passé continuent subrepticement de peser sur les vivants, et dont l’avancée et les évolutions flirtant parfois avec l’absurde suscitent autant d’interrogations.

                                              5/ Time to turn (Source: http://www.babelio.com/livres/Tailla...to-turn/191806)
                                              Le cinquième et dernier volume de La Grande Intrigue, Time to turn, prend une légère teinte d’anticipation ; l’action se déroule au-delà de l’année 2010. On est déjà dans World V, le monde délocalisé prévu par le mystérieux « Charlemagne ». C’est toujours notre monde, un peu aggravé. « Time to turn » est un message publicitaire lancé par un leader des réseaux numériques, et qui rencontre un écho exceptionnel. Le « turn », c’est changer de vie, d’habitudes, de références, de culture, de pays, de comportement. Cela peut être la métamorphose, l’ouverture à l’innovation, l’aventure… aussi bien que l’abandon, le reniement, la trahison. On ne sait pas. Mais le concept éclaire la vie ou la mort des personnages.Le fil conducteur est constitué par deux histoires amoureuses, en contrepoint. Greg Rubien rencontre Clara, ancienne disciple et confidente de « Charlemagne ». C’est d’abord une belle histoire d’amour, et puis cela se transforme (turn !) : Greg découvre en lui une puissance de jalousie irrésistible. Cette obsession empoisonne peu à peu leur histoire. Clara s’enfuit.Dans le même temps, Nicolas, son père, parti faire de l’urbanisme en Afrique (turn), noue une liaison avec une nommée Anne-Lise, project manager de l’entreprise Aelys qui fournit des transports, des adductions d’eau et du numérique. À l’inverse de l’histoire naïve et sincère que vit son fils, c’est une relation entre deux personnes dites « adultes », plus ou moins désillusionnées, qui au fond n’y croient pas elles-mêmes et, après quelques plaisirs, s’offriront surtout de la déception. Nicolas se reproche d’être infidèle à Louise mais ne trouve pas de raisons suffisantes pour agir autrement. Dans quelle mesure sommes-nous capable d’amour ? C’est la question qui inaugurait le tome IV. (...)

                                              Ai achevé le cinquième et dernier Tome, ce jour, sur les berges du Rhône, sous le soleil et par grand vent, avec grand plaisir et pour seule compagnie un héron cendré. :)
                                              « Tu crois aux fantômes ? »

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                                              • En passant...

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                                                Fugueur à 14 ans, il vivra sur la route pendant six ans. Son chef-d'oeuvre, enfin édité en France, a ouvert la route à Kerouac et à la beat generation.

                                                Comment a-t-on pu passer si longtemps à côté de Jim Tully (1886-1947), étoile pas si filante que ça de la littérature américaine et grand maître des écrivains vagabonds ? Comment a-t-on pu cavaler aussi allègrement sur les voies ferrées, les routes étoilées de Jack London, Woody Guthrie ou Jack Kerouac, rejoindre les villes d'ombres du roman noir sans savoir que Jim *Tully, de Saint Mary's, dans l'Ohio, détenait les formules magiques rapprochant ces deux mondes ? En Amérique, où son culte est ardemment entretenu, ses admirateurs décrètent que Tully est un pionnier parmi les pionniers. L'inventeur de la fiction hard boiled (« dure à cuire »), dont les rejetons furent Dashiell Hammett ou Jim *Thompson. Il en a essuyé les plâtres en se frottant au monde duraille des « clochards célestes » et des bandits de grands chemins. Il est devenu roi de la littérature « hobo » (1) , forme noble des récits d'errance et de dèche sous les grands ciels américains, souvent magnifiques et très souvent cruels. Son Vagabonds de la vie, qui nous parvient aujourd'hui dans une (très) élégante édition, est un chef-d'oeuvre du genre, à ranger auprès des Vagabonds de la faim, de Tom Kromer.
                                                Jim Tully a écrit le livre en 1924, alors qu'il s'était déjà ouvert les portes de Hollywood, où il était devenu l'ami, le bras droit et l'attaché de presse de Charlie Chaplin. Une figure du milieu également, un journaliste qui se payait les stars avec une verve méchante dans ses portraits et n'hésitait pas à leur foutre son poing dans la gueule. Noceur, buveur, Tully était l'un des romanciers les plus célèbres d'Amérique avant la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, on l'oublia purement et simplement. Vagabonds de la vie fut adapté au cinéma (avec Louise Brooks et Wallace Beery) par William Wellmann, un autre boucanier de Hollywood, et triompha aussi sur les planches de Broadway avec Jim Cagney. Cet engouement n'a rien d'étonnant. De la première à la dernière page, le livre est porté par un courant prodigieux. L'écrivain raconte comment il a lui-même « brûlé le dur » à 14 ans, sautant d'un train de marchandises à l'autre, pour fuir un père sévère qui l'avait confié à un fermier fou (sa mère est morte quand il avait 6 ans) — « Quelle importance si je devais soulever de lourdes caisses dans chaque gare. Là-bas, dans la prochaine vallée, m'attendaient la vie, les rêves, les espoirs... la déprimante monotonie d'une petite ville de l'Ohio y serait inconnue. »
                                                Le voyage dure près de six ans. Jim Tully découvre la communauté des hobos, qui a parfois tout d'une famille, des hommes fuguant comme lui, trimant aux quatre vents pour ne pas se laisser piéger par l'absurdité d'une vie laborieuse. Au fil des voies, au détour des « jungles », les campements que ces bohémiens installent près des gares et des dépôts, il rencontre des personnages fabuleux. Edna, la plus jolie fille de Rabbit Town, qui vend son corps pour 1 dollar et se vante d'avoir gagné 48 dollars en une seule nuit. Oklahoma Red, « un yegg, un voleur, perceur de coffres-forts, l'aristocrate du chemin de fer ». En chemin, Jim Tully invente surtout une langue en mouvement permanent, rude, violente, légère, des phrases courtes et poétiques qui n'ont pas pris la moindre ride, de vives images où l'Amérique s'imprime en passant. — Laurent Rigoulet

                                                (1) Les Editions du sous-sol font paraître Au fil du rail, beau texte du journaliste américain Ted Conover, qui, en 1980, s'est mis dans la peau des derniers hobos pour courir l'Amérique avec eux (332 p., 22 €).

                                                | Beggars of life, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Thierry Beauchamp, éd. du Sonneur, 288 p., 18 €.
                                                « Tu crois aux fantômes ? »

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                                                • Envoyé par aferkiw Voir le message
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                                                  La Tour sombre que je n'ai pas lu mais ce que j'en ai entendu me rappelle fortement "Le monde du fleuve" de Philip José Farmer. Il y a le même poeme quis ert de clé de voute à l'oeuvre, la même quete, et ile st même question de pisteloros ...
                                                  y'a pas que le poeme,
                                                  c'est tellement vaste comme univers, et plutot original, mélanger du western et du post apocalyptique pour faire de l'heroic fantasy

                                                  @Torpedo : concernant les nègres de s.king, il a mis plus d'une décennie à écrire le premier tome de la tour sombre, pour la suite c'est aller plus rapidement, et ça se ressent sur la qualité d'ailleurs

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