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  • http://www.slate.fr/story/166613/spo...ongue-distance

    Ça me dirait bien de me tester contre un cheval lol (un paragraphe de l'article)
    Le Café du Commerce ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît !

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    • Sans aucune surprise la Saintelyon 2020 annulée.
      Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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      • Athlétisme

        Athlétisme - Christian Coleman privé de Jeux Olympiques : le sprinteur américain suspendu deux ans

        JEUX OLYMPIQUES - Christian Coleman, champion du monde en titre du 100 m, a été suspendu deux ans pour manquements à ses obligations de localisation antidopage, a annoncé mardi l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU). Il devrait ainsi manquer les Jeux de Tokyo. Le sprinteur américain a 30 jours pour faire appel.

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        • Envoyé par Torpedo Voir le message
          .........Pour ma part, tout est à l'arrêt depuis 3 semaines. je me suis cassé la clavicule (bêtement)......:
          Yo

          Alors cette clavicule ???
          Ca se remet comment ?
          Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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          • Envoyé par Eomer Voir le message

            Yo

            Alors cette clavicule ???
            Ca se remet comment ?
            Très bien à 90%. Il me manque un peu d'élasticité mais ça va. Je suis complètement autonome et j'ai repris le Trail depuis deux semaines
            Pas plus tard que ce matin, j'ai été crapahuté dans les Monts d'Or, ça m'a fait du bien. Etant confiné, j'y vais tous les deux jours, quel que soit le temps.
            Bref, un grand bol d'air après 4 semaines d'arrêt. C'est dommage que je ne puisse pas combiner cela à mes autres activités (natation et golf) mais bon, je m'en contente
            IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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            • Envoyé par Torpedo Voir le message

              Très bien à 90%. Il me manque un peu d'élasticité mais ça va. Je suis complètement autonome et j'ai repris le Trail depuis deux semaines
              Pas plus tard que ce matin, j'ai été crapahuté dans les Monts d'Or, ça m'a fait du bien. Etant confiné, j'y vais tous les deux jours, quel que soit le temps.
              Bref, un grand bol d'air après 4 semaines d'arrêt. C'est dommage que je ne puisse pas combiner cela à mes autres activités (natation et golf) mais bon, je m'en contente
              Impeccable
              Profite bien des monts d'or !!!
              Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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              • Envoyé par Eomer Voir le message

                Impeccable
                Profite bien des monts d'or !!!
                Je sors tous les deux jours mais je flippe de plus en plus. Non pas pour ma clavicule mais à cause des sangliers qui prolifèrent et qui descendent jusque dans les villages. On en a aperçu quelques-uns récemment. Y'en a même un qui a été percuté par un TER à côté de chez moi y'a quelques jours.
                Et comme je ne m'appelle pas Obélix et que je n'ai pas de potion magique, je cours avec la hantise de croiser une laie avec ses marcassins ...
                IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                • Envoyé par Torpedo Voir le message

                  Je sors tous les deux jours mais je flippe de plus en plus. Non pas pour ma clavicule mais à cause des sangliers qui prolifèrent et qui descendent jusque dans les villages. On en a aperçu quelques-uns récemment. Y 'en a même un qui a été percuté par un TER à côté de chez moi y'a quelques jours.
                  Et comme je ne m'appelle pas Obélix et que je n'ai pas de potion magique, je cours avec la hantise de croiser une laie avec ses marcassins ...
                  Et en fait, des sangliers, y en a plus que d'habitude ou c'est parce que y a pas de chasse en ce moment ??? (SI y a pas de chasse parce que j'ai vu qu'elle était autorisée dans certains coins)
                  Et si y en a plus tu sais si c'est du aux confinements ??? (premier et deuxième)
                  En tout cas ouais fais gaffe a tes abattis......................... J'ai pas ce genre de problème a Parilly moi.... au pire je risque juste qu'un écureuil sauvage se jette sur moi mais je pense que j'arriverai a gerer.
                  Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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                  • Envoyé par Eomer Voir le message

                    Et en fait, des sangliers, y en a plus que d'habitude ou c'est parce que y a pas de chasse en ce moment ??? (SI y a pas de chasse parce que j'ai vu qu'elle était autorisée dans certains coins)
                    Et si y en a plus tu sais si c'est du aux confinements ??? (premier et deuxième)
                    En tout cas ouais fais gaffe a tes abattis......................... J'ai pas ce genre de problème a Parilly moi.... au pire je risque juste qu'un écureuil sauvage se jette sur moi mais je pense que j'arriverai a gerer.
                    Je ne pourrai dire si le confinement de ce printemps a joué mais en discutant avec des connaissances de mon village, tous s'accordent à dire que les sangliers sont de plus en plus nombreux et se montrent en journée (phénomène nouveau). Avant, il fallait une caméra infrarouge en pleine nuit pour en repérer quelques uns qui faisaient des razzias dans les potagers. Aujourd'hui, ils descendent en pleine journée. C'est assez inquiétant.

                    Je suis sorti ce midi dans les Monts d'Or avec un voisin, la crainte d'en croiser était encore vive. Le problème c'est qu'il n'y a pas grand chose à faire pour se protéger, il faut avoir la lucidité de grimper à la va-vite dans un arbre si l'un deux nous charge. Facile à dire, plus compliqué à exécuter dans le feu de l'action.

                    PS : J'ai retrouvé l'article du Progrès concernant le sanglier qui a percuté un TER à côté de chez moi. Cela devient fréquent apparemment ...
                    IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                    • Ça se complique pour les compétitions de course a pied
                      2020 a fait du mal a toutes les courses et enormement de mal a certaines compétitions "artisanales".

                      Pour au moins le premier trimestre 2021 ça va être encore plus dur.
                      Encore des annulations et surtout certains organisateurs ne veulent pas prendre le risque de se lancer (et je les comprends) dans l'organisation d'une course qui pourrait etre annulée au dernier moment. Sans compter le protocole sanitaire de plus en plus drastique et changeant tres tres régulièrement.
                      Y a aussi pas mal de benevoles qui n'ont plus la motivation de revenir ou qui craignent le virus (pas mal de benevoles sont des personnes âgées)
                      Il y a certaines courses qui ne résisteront pas a 2 années d'annulations consécutives

                      J’espère vraiment que tout ça va s’améliorer mais c'est une bien triste période pour notre sport. Je sais bien que c'est pas le plus important en ce moment mais ca fait aussi du monde qu'on aime.
                      Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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                      • Envoyé par Eomer Voir le message
                        Ça se complique pour les compétitions de course a pied
                        2020 a fait du mal a toutes les courses et enormement de mal a certaines compétitions "artisanales".

                        Pour au moins le premier trimestre 2021 ça va être encore plus dur.
                        Encore des annulations et surtout certains organisateurs ne veulent pas prendre le risque de se lancer (et je les comprends) dans l'organisation d'une course qui pourrait etre annulée au dernier moment. Sans compter le protocole sanitaire de plus en plus drastique et changeant tres tres régulièrement.
                        Y a aussi pas mal de benevoles qui n'ont plus la motivation de revenir ou qui craignent le virus (pas mal de benevoles sont des personnes âgées)
                        Il y a certaines courses qui ne résisteront pas a 2 années d'annulations consécutives

                        J’espère vraiment que tout ça va s’améliorer mais c'est une bien triste période pour notre sport. Je sais bien que c'est pas le plus important en ce moment mais ca fait aussi du monde qu'on aime.
                        De mon côté, c'est silence radio pour le Trail Germinois qui se déroule chaque année en Mai.

                        Il faut savoir qu'il faut inscrire la compétition bien en amont auprès des instances officielles. Du coup, je ne suis pas certain que l'édition de Mai puisse se tenir même si le virus disparaît cet hiver.
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                        • Ils ont fini la Barkley, la course la plus dure du monde

                          La Barkley, c'est une course mythique disputée au fin fond du Tennessee. Le principe ? 200 km d'un parcours escarpé, non balisé et dévoilé à la dernière minute à finir en moins de 60 heures. En 33 éditions, ils sont 15 seulement à avoir réussi. Cinq d'entre eux racontent.







                          Le parcours de la Barkley n'est pas balisé. (Alexis Berg)


                          Aurélien Delfosse 20 novembre 2020 à 13h00

                          partager








                          La Barkley se déroule chaque année au début du printemps, dans l'est du Tennessee, région rurale et inhospitalière. Le décor de la course est constitué d'un dédale d'arbres dénudés, de ronces hérissées de griffes, de pentes abruptes et d'une météo capricieuse. Les 40 concurrents, sélectionnés par l'organisateur, campent à l'orée des bois, au coeur du parc naturel de Frozen Head, en attendant le départ dont ils ne connaissent l'horaire exact. Bien souvent dans le froid, la pluie et le brouillard.



                          lire aussi Le documentaire de L'Equipe Explore sur la Barkley




                          Quand l'organisateur de la course Lazarus Lake allume sa cigarette, c'est le signal du départ. (Alexis Berg)


                          L'organisateur de la course, le magnétique Lazarus Lake, trace depuis 1986 un parcours extrêmement escarpé, non balisé, hors sentier, qu'il ne révèle que quelques heures avant d'embraser sa cigarette, le signal du départ. Selon ses facéties, la Barkley ne doit être terminée que par 1 % des partants. Chaque année, la difficulté croît et les règles se compliquent, à mesure que le niveau des concurrents augmente.


                          lire aussi La série d'Adrénaline sur la Barkley




                          En 2017, Gary Robbins finit l'épreuve... six secondes trop tard. (Alexis Berg)


                          Aujourd'hui, il faut parcourir près de 200 kilomètres et 20 000 de dénivelé positif. Cinq tours de 42 kilomètres environ, en moins de 60 heures. En 2017, Gary Robbins, éreinté, commet une erreur d'orientation dans les derniers instants et parvient 6 secondes trop tard à l'arrivée. Il s'effondre. Chaque seconde compte.




                          John Kelly est le dernier finisseur en date de la Barkley. En 2017, il a bouclé le parcours en 59h30'53''. (Alexis Berg)


                          La même année, John Kelly, ingénieur informatique dans le civil, originaire de la région, est parvenu au bout du mythe. Il n'a pour l'instant pas de successeur... Au total, la Barkley ne compte que 15 finisseurs à son palmarès, en 33 éditions.


                          Les finisseurs de la Barkley forment une communauté discrète, sans gloire ni trophée. De nombreux athlètes de haut niveau y ont échoué, des amateurs y ont triomphé. En voici quelques portraits.


                          « La Barkley est un gigantesque casse-tête »


                          BRIAN ROBINSON. Né en 1961, informaticien devenu conseiller fiscal, il est atteint du syndrome d'Asperger. En 2008, il devient le 7e finisseur à sa troisième tentative.




                          Brian Robinson finisseur en 2008. (Alexis Berg)


                          « J'ai toujours su que j'étais spécial et les sentiers ont été pour moi une manière comme une autre de m'échapper, une façon de trouver ma place en assumant ma différence. L'homme est une espèce sociale. Tout le monde veut, d'une manière ou d'une autre, se sentir à sa place dans notre société. Je n'y suis jamais totalement parvenu, m'enfuir sur les sentiers était donc mon remède. Je me sens mieux quand je suis tout seul. Les chemins et la nature apaisent mon âme. Je ne suis jamais allé me faire diagnostiquer par un médecin, mais je sais que j'ai ce que l'on appelle le syndrome d'Asperger, autrement dit de l'autisme.


                          « J'aime faire les choses en profondeur »






                          Comme vous pouvez le voir, j'ai un Rubik's Cube sur mon bureau. J'étais le premier dans la Silicon Valley (il vit à Monterey, en Californie) à résoudre un Rubik's Cube. Tout seul. J'aime faire les choses en profondeur, apprendre de leur complexité en y consacrant toutes mes pensées, mon énergie, mon coeur, mon âme. C'est ce que font les gens qui sont atteints d'Asperger. À mes yeux c'est une chance, même si je reconnais que ça me rend un peu bizarre. Le Rubik's Cube est un petit univers indépendant avec 47 trillions de combinaisons. Il y a une mécanique à respecter.


                          « La course va casser celui qui vient avec un plan trop rigide et démolir celui qui n'en a pas »






                          De la même manière, j'ai toujours considéré la Barkley comme un gigantesque casse-tête. Il n'y a pas une clé à retenir, une recette, mais d'innombrables. C'est un problème majeur et multidimensionnel déguisé en course à pied. Vous ne trouverez pas d'autre course avec plus de dénivelé par kilomètre. Elle n'est pas balisée, il faut donc savoir s'orienter. Il n'y a pas de ravito, sinon le point de départ et d'arrivée de chaque tour. Il risque donc de se passer 12 heures pendant lesquelles vous devez être autonome.


                          Enfin, l'autre grand paramètre, c'est la météo. Il y a une formule que je trouve on ne peut plus juste : "Tu n'aimes pas le temps qu'il fait à la Barkley ? Pas de soucis, attends une minute, ça va changer." On change de saison en permanence. On ne peut pas avoir un plan rigide. Il faut savoir y insérer de la flexibilité à mesure que la course avance, tout est instable. La Barkley va casser celui qui vient avec un plan trop rigide et démolir celui qui n'en a pas. »


                          « Je n'aime pas la personne que je deviens lorsque je n'ai pas de difficulté à surmonter »


                          JARED CAMPBELL. Né en 1979, cet ingénieur en génie mécanique vit à Park City (Utah) dans une maison qu'il a retapée. Il est le seul triple finisseur de la Barkley.




                          Jared Campbell finisseur en 2012, 2014 et 2016. (Alexis Berg)


                          « Il y a une étrange croyance dans la communauté de l'ultrarunning qui soutient qu'on ne pourrait finir la Barkley qu'une seule fois. Pour une raison ou pour une autre, ça n'aurait pas de sens de la faire à nouveau... Je ne partage pas ce point de vue. Pour moi, la Barkley est une expérience qui dépasse le simple cadre de la course. J'ai développé une sorte de routine, une façon de me préparer qui m'amène à y retourner lorsque je me sens prêt. Il ne s'agit pas seulement d'enchaîner les kilomètres.


                          « J'adore courir la nuit et me préparer pendant l'hiver »






                          Dans l'Utah, les mois - décembre, janvier, février, mars - où vous vous entraînez pour la Barkley sont les seuls où le soleil se couche tôt, où il fait sombre. Beaucoup de gens ont tendance à être un peu déprimés et à plat pendant l'hiver. En ce qui me concerne, c'est au contraire le moment où tout se met en branle. Je ne sais pas exactement ce qui se passe en moi, mais quand je commence à allumer ma frontale pour aller courir tard le soir ou tôt le matin, je ne peux m'empêcher d'être heureux et de dire à ma femme combien j'aime ça. J'adore ce sentiment. J'adore courir la nuit et me préparer pendant l'hiver. Je dirais même que quand je vois les jours raccourcir et les premiers flocons de neige tomber, je ressens une forme d'excitation. Je me dis : "Nous y voilà, maintenant je vais être à fond !"




                          Le pied de Jared Campbell à l'arrivée de la Barkley. (Alexis Berg)


                          En général, je fais deux ou trois très grosses sorties de 24 à 30 heures dans le courant du mois de février. Elles me servent bien sûr à me bâtir un physique, mais surtout un mental. L'idée, c'est d'arriver à sentir au fond de soi que l'on est capable d'avancer quoi qu'il puisse se passer. C'est là que la flamme s'allume. Je crois que j'exprime le meilleur de moi-même lorsque je fais face à de l'adversité. Je n'aime pas la personne que je deviens lorsque je n'ai pas de difficulté à surmonter... Je me transforme lorsque ça devient dur, lorsque le plan ne se déroule pas comme prévu et que je dois y faire face. C'est vrai dans le domaine du sport, et ça l'est aussi dans d'autres aspects de ma vie. »


                          « Cette course est le médicament le plus fort que j'ai jamais avalé »


                          NICK HOLLON. Né en 1989, il est devenu le plus jeune finisseur en 2013. Ancien coureur professionnel, il a dû mettre fin à sa carrière en 2017 à cause d'une malformation cardiaque. Il est aujourd'hui coach sportif.




                          Nick Hollon finisseur en 2013. (Alexis Berg)


                          « Cette idée te consume. Tu ne peux pas penser à autre chose jusqu'à ce que tu aies vaincu la course. Finir était un absolu. C'est probablement le médicament le plus fort que j'ai jamais avalé. À cette époque, je courais pour me faire mal autant que pour me soigner. Quand j'étais en colère, que je me sentais rejeté ou que ça n'allait pas à l'école, je fonçais à toute vitesse à travers les branchages. Les thérapeutes me regardent bizarrement quand je leur dis ça. À l'époque, j'avais une maladie qu'on appelle trouble de la personnalité limite (TPL). C'est un peu comme de la dépression, de l'anxiété, ce genre de conneries qui peuvent te conduire au suicide.


                          « J'ai sauté pieds nus du deuxième étage »






                          Lorsque j'avais 17 ou 18 ans, ma mère et mon beau-père se disputaient. Je suis monté dans ma chambre, j'ai ouvert la fenêtre et j'ai sauté pieds nus du deuxième étage. Je suis parti courir 5 km comme ça, le plus vite possible, simplement pour sentir mes pieds s'abîmer sur le goudron. Dans mon esprit, je méritais d'avoir les pieds en sang. Je méritais la douleur que je m'infligeais. La honte, après cinq kilomètres, s'était complètement évaporée. J'étais arrivé sur un terrain de golf, l'herbe était douce. Et moi j'avais retrouvé la paix. Ces scènes se sont produites plusieurs fois.


                          « J'ai fait cette course pour m'automutiler »






                          Il fallait que je me prouve tous les matins que ça valait le coup d'être en vie. J'étais dans la confusion la plus totale : je me sentais vivre quand je flirtais avec la mort. L'avantage de la course à pied, c'est que la douleur qu'elle procure est socialement acceptable. C'est évidemment valable pour la Barkley. À l'inverse, le suicide, la mutilation, sont culturellement honteux. On le cache, on met ça sous le tapis. Les gens me disent aujourd'hui : "T'es un héros, t'as rampé dans les ronces et t'as fini la Barkley." Non, la vérité c'est que je l'ai fait pour m'automutiler. Si je pouvais revenir en arrière et prendre cet ancien moi dans les bras, je lui dirais : "Mec, ça va aller, c'est juste une course. Tu vas rencontrer une fille formidable, ta vie sera super ! Accroche-toi..." »



                          « Nous avons reçu de Dieu un corps pour suivre un certain nombre d'épreuves »


                          MIKE TILDEN. Né en 1966, ce Mormon de Virginie est un ancien Navy Seal. En 2004, il a fini la Barkley lors de sa quatrième tentative.




                          Mike Tilden finisseur en 2004. (Alexis Berg)


                          « J'ai grandi entre Hawaï et le Rhode Island, le plus petit État des USA. Mes parents rêvaient de vivre à la campagne donc ils ont acheté un terrain pas trop cher dans la forêt, où ils ont coupé les arbres et construit une maison en bois. Une rivière coulait devant la maison, avec un petit étang où mon frère et moi avions l'habitude de pêcher. On faisait des cabanes, on explorait la forêt. Quand nous vivions à Hawaï, nous avons rencontré des missionnaires de l'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, et nous sommes devenus mormons.


                          « Nous ne pouvons évidemment pas nous empêcher de nous tromper »






                          J'ai grandi avec un mode de vie très strict : pas d'alcool, pas de cigarette... Avant de pouvoir s'amuser les samedis, il fallait jardiner, élaguer les arbres ou désherber. Mes parents tenaient à ce que nous fassions nos corvées avant de jouer. Nous étions très soudés, avec un dîner de famille tous les soirs. Nous, les Mormons, croyons que notre esprit préexistait à notre arrivée sur Terre. Selon la volonté de Dieu, nous avons reçu un corps pour suivre un certain nombre d'épreuves, que nous devons traverser en usant du mieux possible de notre liberté d'agir et de choisir. Mener une vie saine et respectable, ici sur Terre, est donc très important car toutes nos décisions auront un impact sur notre vie d'après. Mais nous ne pouvons évidemment pas nous empêcher de nous tromper, sinon nous ferions tous un tour de la Barkley sans aucun heurt.


                          « J'aime explorer mon être intérieur, voir de quoi je suis capable »






                          La Barkley était pour moi. Je sentais que les autres ultras étaient faisables, ce n'était pas des challenges suffisants, je cherchais un plus grand défi. Et puis j'adore la montagne et la nature sauvage. J'aime aussi explorer mon être intérieur, voir de quoi je suis capable. C'est de la méditation pour moi. Pour la Barkley, je me nourrissais du challenge, de la beauté de la terre que Dieu nous a léguée, des gens que je rencontrais, des paysages que je découvrais. Aller faire de longues sorties, se lever tôt et sentir l'air frais et léger, sortir pendant une tempête de neige ou courir à minuit dans la poudreuse, seul dehors, avec le silence et le monde entier pour soi, ce sont des expériences fantastiques. »


                          « Ma mère était une sorte de pitbull »


                          DAVID HORTON. Né en 1949, ce professeur d'éducation physique à la Liberty University de Lynchburg (Virginie) est le vétéran des finisseurs. En 2001, il a fini la course lors de sa neuvième tentative, à plus de 50 ans.




                          David Horton (ALEXIS BERG)


                          « La première fois que j'ai participé à une course de 100 miles, en Virginie du Nord, j'ai concouru contre des chevaux. J'en ai battu la plupart et j'ai fini 10e. Il y avait eu un reportage sur ma performance dans le journal, avec une grande photo de moi en première page. L'ultrarunning était alors perçu comme une activité marginale, réservée à des cinglés. Rien à voir avec l'adhésion que ce sport suscite aujourd'hui. Mais beaucoup de gens pensent encore que si vous courez 50, 100 ou 1000 miles, c'est que vous êtes fou. Principalement parce qu'ils ne saisissent pas l'intérêt du cheminement qu'il faut suivre pour passer de la difficulté initiale à l'accomplissement final.


                          À la Barkley, tout est question de mouvement. Il ne faut pas forcément être rapide, mais il faut toujours être en mouvement. Il faut faire attention à tout, rester concentrer sur soi-même. Et avancer coûte que coûte, sinon vous êtes dans le pétrin. C'est une prouesse mentale d'y parvenir. Je veux tout gagner, ça m'a toujours animé. J'ai essayé d'être le meilleur dans tout ce que j'ai fait. J'ai affronté des gens qui étaient bien plus doués que moi. Mais j'étais plus déterminé. C'est ce que j'essaie d'inculquer à mes étudiants et aux athlètes que j'entraîne. Ce n'est pas suffisant d'être talentueux.


                          Ma mère était une acharnée de travail. C'était une sorte de pitbull. Je n'ai pas peur des chiens sauf des pitbulls, car ils vous attrapent et ne vous lâchent plus. Et quand ils mordent, ils ne le font pas à moitié. Exactement comme ma mère, elle n'a jamais lâché. Elle ne faisait pas de sport, mais elle travaillait dur. Elle fabriquait des dessus de lit. Elle a cousu des dessus de lit, à la main, jusqu'à sa mort. Donc je pense que c'est de naissance, j'ai hérité ça d'elle. »







                          Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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                          • Super Eomer Je vais lire ça avec intérêt

                            Sinon belle sortie solo hier dans les Monts d'or. Je suis arrivé juste au moment où la nuit tombait. À 10 mn près, c'était nuit noire.
                            Mais j'avoue que certains chemins, bien sombres, étaient bien flippants sans lumière.
                            IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                            • Envoyé par Torpedo Voir le message
                              Super Eomer Je vais lire ça avec intérêt

                              Sinon belle sortie solo hier dans les Monts d'or. Je suis arrivé juste au moment où la nuit tombait. À 10 mn près, c'était nuit noire.
                              Mais j'avoue que certains chemins, bien sombres, étaient bien flippants sans lumière.
                              J'ai pas encore lu l’article mais je me suis dit que ca vous intéresserait.

                              T'as bien de la chance de pouvoir trotter dans les monts d'or. Profite
                              Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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                              • Seulement 15 finishers en 34 éditions de la Barkley !!! Il doit être horrible ce parcours ...

                                J'aimerai bien savoir ce qu'en pense les grands noms de l'ultra-trail qui ne se sont jamais alignés sur cette mythique course.
                                Après, pour leur décharge, il s'agit plus d'une course d' "Ultra-Trail d'orientation" que d'une épreuve classique. Au vu des horaires, les coureurs doivent perdre un temps fou pour se repérer sans balisage dans cette forêt hostile.
                                IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                • Extrait de la lettre de confirmation d'inscription à la Barkley, envoyé par son fondateur Lazarus Lake, aux participants : « J'ai le regret de devoir vous informer que votre nom a été choisi pour la Barkley. Je vous préviens que cette entreprise ne sera rien d'autre qu'une longue période de souffrances indicibles, à la fin de laquelle vous ne trouverez finalement que l'échec et l'humiliation. »

                                  Autres bizarreries :

                                  - Lazarus Lake dévoile le parcours, non balisé, la veille du départ, avec l'emplacement de livres cachés, dont les participants doivent arracher une page pour prouver leur passage.
                                  - Le départ est donné lorsque Lazarus Lake allume une cigarette !
                                  - Les participants doivent lui ramener une plaque d'immatriculation de leur État d'origine, lors de leur première participation
                                  IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                  • Allez 3 heures maximum dans un rayon de 20Km ca ouvre certaines perspectives
                                    Les avis c'est comme les trous du cul..... Tout le monde en a un !!!

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                                    • Envoyé par Eomer Voir le message
                                      Allez 3 heures maximum dans un rayon de 20Km ca ouvre certaines perspectives
                                      Ce qui me permet de faire théoriquement un marathon dans le Luberon.

                                      Bon ok... semi-marathon plutôt faut pas déconner.

                                      Bon ok... je me contente de 10 km max après je suis mort mais une heure me suffisait par contre ^^

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