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Topic du jogging, trail & course à pied

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  • Un article paru dans L'Equipe du jour

    Dans la tête de Kilian Jornet : « C'est de l'ultra concentration »

    Le spécialiste de courses en montagne nous explique comment il gère son cerveau et laisse parfois vagabonder son esprit lors de ses perfs sportives. Mais sans jamais oublier la ligne d'arrivée.


    (Pierre MERIMEE/PRESSE SPORTS)


    « S'échapper de ce que l'on vit dans l'instant, cela m'arrive assez souvent pendant mes courses ou mes ascensions. La recherche d'un ailleurs passe par d'autres images que la vision ou le temps présents, d'autres sensations. Ça a commencé pendant des ultratrails, ces courses de très longues distances. L'une des choses contre laquelle tu dois lutter, c'est la nuit. Et puis, il y a le paysage, certes beau mais, au bout de vingt heures, un peu répétitif. Tu te lasses, donc tu essaies de t'évader, de te mettre dans une autre histoire, de faire travailler ton imagination, pour passer le temps, te motiver et aussi justifier ce que tu es en train de faire.

    « Il ne faut pas se laisser happer par l'histoire. Quand tu es sur une course si longue, les émotions sont exacerbées. Il est impératif de trouver la bonne mesure. »

    Je me souviens qu'en 2012, à la Réunion, quand j'ai gagné la Diagonale des fous (164 km en 26 h 33') pour la deuxième fois, j'avais mis mes écouteurs. J'étais parti avec de la musique mais, au bout d'un moment, je commençais à en avoir un peu marre. Je me suis alors dit : ah tiens je vais me mettre un livre. Pendant la course, au bout de dix ou quinze heures, j'ai donc enclenché la lecture d'un livre audio. C'était The Kite Runner (de Khaled Hosseini, paru en 2003 aux États-Unis, adapté au cinéma en 2007 sous le titre les Cerfs-volants de Kaboul), une histoire assez triste sur des enfants pendant la guerre en Afghanistan. Ce n'était pas quelque chose de préparé. Je ne connaissais pas le livre et je crois me souvenir que c'est ma femme (la Suédoise Emelie Forsberg, spécialiste de trail et skyrunning) qui m'a dit qu'elle était en train de le lire et que c'était bien. Je l'ai du coup chargé dans mon téléphone sans trop réfléchir.

    Cette expérience ne m'a pas aidé à aller plus vite (rires). Ce n'était pas productif. Je me souviens avoir été très attaché au livre. Trop même... J'étais presque en train de pleurer, j'étais vraiment trop dedans. C'est intéressant de vivre des histoires, mais je pense que, dans ces moments-là, cela doit se limiter à un certain point. Il ne faut pas se laisser happer par l'histoire. Quand tu es sur une course si longue, les émotions sont exacerbées. Il est impératif de trouver la bonne mesure.

    « Quand je fais du "blanc", l'objectif, c'est qu'il n'y ait plus rien qui puisse parasiter toutes ces forces que tu emploies pour avancer. »

    J'ai développé une autre tactique : être dans "un espace blanc". Ça arrive parfois quand je cours très vite, par exemple en Kilomètre vertical, ou sur une route très répétitive. Ou bien encore en montagne lors d'un effort très intense, comme dans l'Himalaya. Là, je m'emploie à faire du "blanc". Il n'y a alors rien qui me passe dans la tête. Tu crées une zone blanche, sans aucune pensée. Ce qui est marrant, quand tu te mets dans cet état-là, c'est que tu oublies aussitôt ce que tu viens de vivre. Par exemple, en haute montagne, il m'arrive de ne plus me souvenir de ce que j'ai fait entre tel point et tel point. J'ai un blanc. Pareil, quand tu fais une course à une allure très rapide, il y a un moment où tu ne te souviens pas de certains passages. Ton cerveau était alors comme débranché. C'est assez troublant.

    lire aussi Un entretien avec Kilian Jornet à propos de son dernier livre, « Au-delà des sommets ».

    L'objectif, c'est qu'il n'y ait plus rien qui puisse parasiter toutes ces forces que tu emploies pour avancer. Ces moments de blanc sur les courses sont relativement courts, environ deux minutes. En revanche, sur les longues ascensions, cela peut durer des heures. En grimpant l'Himalaya, j'ai déjà vécu ça pendant trois ou quatre heures. Sur le coup, je sais très précisément où je suis mais, si je tente de regarder en arrière, je n'ai aucun souvenir de ce que j'ai fait les trois dernières heures. C'est de l'ultra concentration, qui agit par exemple sur la respiration. Tu te concentres sur comment l'air entre en toi. Il faut vraiment que cela soit très précis et très instantané. Cette technique se travaille notamment grâce à la méditation. Mais aussi avec l'action.

    Je me dis qu'il vaut quand même sans doute mieux s'inventer des histoires. Ça marche très bien. Lors de certaines courses, j'imaginais être emprisonné et m'échapper. Ainsi, il m'est arrivé plusieurs fois de me mettre dans la peau d'un Indien, en Amérique, du temps de la conquête du Far West. Tu dois aller dans un village pour prévenir qu'il y a des cow-boys qui sont en chemin et qui vont attaquer. Tu cours, et vite, car ils te pourchassent.

    « Ma playlist d'entraînement est toujours en aléatoire. Cela stimule »

    La musique peut également être un bon allié. Dans mon téléphone, j'écoute plein de choses différentes, c'est très varié. J'ai du punk rock comme les Clash et les Sex Pistols, mais aussi du punk espagnol et catalan. J'ai du classique, j'aime bien Bach et Tchaïkovski, de la pop bien sûr, et aussi des chanteurs poètes. Et du ska, ça c'est très bien pour courir. Je mets surtout de la musique pour les longs entraînements, ma playlist toujours en mode aléatoire, comme ça, c'est la surprise à chaque morceau. Je peux passer du ska à la Sonate en D mineur de Bach. J'aime bien ces changements, ça stimule. Mais en course, je n'écoute plus régulièrement de la musique.

    Une autre de mes techniques, celle-là plus classique, est de me projeter dans des moments forts, comme la ligne d'arrivée. Je visualise par exemple que je gagne la course, ou j'imagine les sensations en train de gravir un sommet. Et enfin, il y a la partie intime, avec les pensées motivantes qui vont vers tes proches. En montagne, si tu es dans un moment de galère, par exemple pris dans une avalanche, tombé dans une crevasse ou empêtré dans le mauvais temps, déjà tu te dis : ******, je suis con ! Ensuite, tu penses à tes proches. Moi, par exemple, à ma fille (née en 2019), l'idée étant que je rentre sain et sauf pour la revoir. Penser à eux doit te faire prendre les bonnes décisions. La survie, émotionnellement c'est de toute façon toujours très fort. »
    Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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    • sympa cet article.

      une pensée pour andrea huser qui est malheureusement décédée accidentellement, souvenir du beau mano a mano avec nuria picas à l'utmb 2017...

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      • A l'entraînement de nuit avec Xavier Thévenard

        Xavier Thévenard, l'un des meilleurs ultra-trailers du monde, raconte son rapport privilégié à la nuit dans les montagnes. Où prédomine la douceur de la nature malgré la dureté de sa discipline.

        Xavier Thévenard s'entraîne autour de Jougne, dans le Haut-Doubs. (A. Berg/L'Équipe)
        Nicolas Herbelot, à Jougne (Haut-Doubs)04 décembre 2020 à 14h00
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        Il nous dit qu'il court 1 000 heures par an. Il dit ça comme ça, au détour d'une phrase sans éclat de voix, avec son accent comtois qui chante et traîne un peu à la fois. Comme il n'est pas du genre à se faire briller, on le croit volontiers. Alors, on calcule : ça fait tout de même 42 jours et autant de nuits. Car quand on fait de l'ultra-trail, des courses d'au moins 150 bornes en montagne, bouclées en un minimum de vingt heures pour les tout meilleurs comme lui, on passe forcément pas mal de temps à courir de nuit.

        Triple vainqueur de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), 170 km et 10 000 m de dénivelé, l'une des courses les plus prisées au monde, Xavier Thévenard aime plutôt ça, d'ailleurs. « Parce que je ne fais pas du trail pour être dans la lumière, sourit-il. Donc la nuit me ressemble, elle correspond mieux à mes traits de caractère ; la nuit est plus discrète que le jour. »
        À l'ombre de Kilian Jornet

        À l'ombre de l'ultra-médiatique star de la discipline Kilian Jornet, qui a préféré s'exiler en Norvège pour retrouver un peu de calme, Thévenard cultive sa différence. Alors que nombre de trailers sont installés dans les Alpes par commodité, puisque leur plus grand terrain de jeu se trouve là, lui est demeuré à Jougne, dans le Haut-Doubs, tout au bout à l'est, un village comme un cul-de-sac national.

        Soit on fait demi-tour, soit on passe en Suisse (Lausanne n'est pas bien loin), soit on fait comme lui : on court alentour entre le lac de Saint-Point et les montagnes du Jura, entre les stations de ski de Métabief et Mont d'Or d'un côté, les sommets du Suchet et des Baulmes de l'autre, en ignorant la frontière, les attestations et les gardes-barrière.

        Il est né à l'autre bout du massif, dans le Bugey, mais Thévenard vit là, dans le même petit appartement boisé, depuis ses années de sport-études en biathlon à Pontarlier. Il a le même âge que Fourcade (32 ans), il l'a côtoyé, mais il n'en parle pas, il préfère rester à sa place : « Je n'étais pas très bon... » À cinquante mètres de chez lui, dans le seul hôtel ouvert de Jougne, à côté de l'église, on apprend au patron qu'il a un voisin champion.


        Xavier Thévenard. (A. Berg/L'Équipe)

        Dehors, la nuit est tombée. Xavier nous emmène dans les champs et les bois. La lune est aux trois quarts pleine, le ciel clair serti d'étoiles. Les crêtes se découpent et les arbres projettent des ombres inquiétantes. Il trottine avec sa lampe frontale, frêle silhouette dans les sous-bois où se mêlent les odeurs de mousses et d'épines de résineux.

        « La nuit, on va souvent écouter les chouettes avec ma copine ou mes frangins. C'est un univers magique, féerique. On essaie de reconnaître les chevêches de Tengmalm ou des hulottes. Et puis récemment, on est allés écouter le brame des cerfs, c'était la période, il y en a de plus en plus par ici. »

        Sa fibre écolo ne fait aucun doute. La crise du Covid et l'annulation de toutes les compétitions cet été l'ont poussé plus loin dans ses réflexions. Il a décidé qu'il ne prendrait plus l'avion. Il ne retournera donc pas au mont Fuji gagner une fois de plus un ultra-trail qui ne lui a pas laissé des souvenirs impérissables (« trop de bitume, je déteste courir sur du bitume ») mais il craint que les 100 miles de la célèbre Hardrock, dans le Colorado (3e en 2016), ne lui manquent.

        « Si je ne trouve pas le sommeil, plutôt que de tourner dans mon lit, je préfère prendre ma frontale et mes baskets »

        Xavier Thévenard



        En vérité, on a bien croisé un sanglier qui traversait la route mais pas de cerf. En vérité, Thévenard ne s'entraîne finalement que très peu de nuit. « Notre horloge biologique n'est pas adaptée à ça. La nuit, on n'est pas censé être en activité. Je suis un bon dormeur en temps normal. Mais si je ne trouve pas le sommeil, plutôt que de tourner dans mon lit, je préfère prendre ma frontale et mes baskets. À 3 heures du mat, ça fait passer le temps et tu règles en courant les problèmes auxquels tu ne trouves pas de solution dans ton lit. »

        Parfois, aussi, il met le réveil plus tôt pour s'offrir un petit plaisir, une sortie ponctuée par un lever de soleil. En vérité, le sport nocturne fait partie de ses habitudes depuis l'enfance, le ski après l'école, quand il se régalait de son ombre sur le blanc de la neige. Une pratique qu'il a conservée par la force des choses pendant tous ces hivers de moniteur de ski, jusqu'à l'an passé, quand il skiait à 5 heures du matin avant de donner ses cours.
        Parfois, il met le réveil plus tôt pour s'offrir un petit plaisir, une sortie ponctuée par un lever de soleil


        Désormais pro, même s'il rechigne à utiliser le terme, Thévenard raconte surtout comment la nuit prend une autre dimension encore en compétition, exacerbant des sensations inhérentes à sa pratique. « Nous, les trailers, on aime la nature, le calme, la solitude. Alors la nuit nous va bien. » À condition d'être montagnard dans l'âme. « Avec le froid, la fatigue, la vigilance que ça demande, la nuit ajoute de l'austérité. » Et cause la plupart des abandons.

        Car elle peut vite virer à la galère quand il pleut ou qu'il brume. Thévenard se souvient d'une nuit « dégueulasse » lors de la CCC (100km entre Courmayeur, Champex et Chamonix), en 2010. « Ils avaient arrêté la course derrière les premiers. Il pleuvait des seaux, on avait de l'eau jusqu'aux chevilles, des conditions de malade mais je me sentais invincible. » À l'arrivée, il avait gagné en hurlant : « C'était génial, trop cool ! »

        Il raconte quand même comment il avait sous-estimé le froid, une fois, lors de l'UTMB 2017. « Je me suis retrouvé en T-shirt, la nuit, au col de la Croix du Bonhomme (à 2 400 m d'altitude). Y avait encore un bout jusqu'à Courmayeur, quatre heures. Je souffre du syndrome de Raynaud (une maladie artérielle qui occasionne une perte de sensibilité des doigts, dont le bout blanchit). Je me suis pissé sur les mains pour les réchauffer, je n'avais pas le choix... » Il avait quand même fini 4e.

        « On perd des repères et on a l'impression de courir plus vite, que le temps passe plus vite, c'est assez euphorisant »

        Xavier Thévenard



        Mais le plus souvent, Thévenard kiffe la nuit. « Même si les frontales éclairent bien, on a un champ visuel réduit, on perd des repères et on a l'impression de courir plus vite, que le temps passe plus vite, c'est assez euphorisant. On peut aussi jouer avec sa frontale. Appréhender les écarts en se retournant, comme dans le col de la Seigne, qui fait un grand vallon avec des lumières qui serpentent tout le long. Quand c'est la pleine lune, sur un terrain sans grosse difficulté technique, j'éteins la frontale pour me planquer dans la nuit. C'est une autre ambiance, un autre univers. On peut faire de belles rencontres. »




        En course, lorsque le terrain le permet, Xavier Thévenard aime s'arrêter, éteindre sa frontale et observer les lumières, le ciel et les étoiles, filantes ou non. (A. Berg/L'Équipe)

        Avec des animaux ? « Pas que, répond-il. Avec le ciel aussi. J'ai de très beaux souvenirs d'étoiles filantes. » Ainsi lors de l'UTMB 2015, en allant au Grand col Ferret, point culminant de la course (plus de 2 500 m) : « Sur le balcon, on voyait tout le flanc des Grandes Jorasses et des glaciers éclairés sous les étoiles. Extraordinaire ! C'est pour ces moments-là que je fais du trail. »
        Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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        • Excellent ces articles Eomer. N'hésite pas à en poster d'autres ...
          IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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          • J'ai vraiment aimé l'articlie sur Thevenard.
            La partie ou il explique qu'a l'UTMB 2015 il voyait les grandes jorasse et les glaciers sous les étoiles
            Courir la nuit dans les bois ou en montagne c'est vrai que c'est une chouette expérience
            Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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            • Pour ceux que ca intéresse : Demain L'Equipe diffuse a 8h le marathon de Valence
              Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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              • C'est ce soir qu'aurait du se courir la Saintélyon

                A l'heure qu'il est je devrais être en train de vérifier pour Xème fois mon sac, les sms d'encouragements arriveraient sur mon telephone et tournerai en rond chez moi....
                Saleté d'année 2020
                Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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                • Envoyé par Eomer Voir le message
                  C'est ce soir qu'aurait du se courir la Saintélyon

                  A l'heure qu'il est je devrais être en train de vérifier pour Xème fois mon sac, les sms d'encouragements arriveraient sur mon telephone et tournerai en rond chez moi....
                  Saleté d'année 2020
                  Ça a l'air que l'agence organisatrice ExtraSport souhaiterait proposer une version allégée en début d'année 2021 si les conditions le permettent ...



                  Lien article Progrès
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                  • Le record du monde du semi battu par 4 différents coureurs sur la même course à Valence.... Le premier gagne en 57:32, enlevant 30 secondes au précédent record....

                    L'année COVID n'a pas été perdue pour tout le monde.

                    Commentaire


                    • Envoyé par JuniGarde Voir le message
                      Le record du monde du semi battu par 4 différents coureurs sur la même course à Valence.... Le premier gagne en 57:32, enlevant 30 secondes au précédent record....

                      L'année COVID n'a pas été perdue pour tout le monde.
                      Si quelqu'un sait faire les recherches, j'avais posté il y a quelques mois un message pour dénoncer les courses à Valence, la mascarade du quadruple record du monde m'a donné raison.

                      Genre tu bat le WR et tu finis même pas sur le podium, mdr !!! Quelle farce !

                      Sinon régalade la semaine dernière au pied du Bugey, d'avoir la neige, j'avais perdu l'habitude, c'était bien agréable, moelleux, silencieux, humide, opaque, blanchâtre, immaculé, c'est dingue comment un chemin un paysage change sous la neige, un vrai déguisement de la nature.

                      Cette semaine, je m'entraine sur Larina, c'est sympa, un site archéologique sur un plateau, entre Crémieu et Lagnieu, à conseiller pour ceux qui habitent pas loin.

                      Va falloir commencer vos plans sur 12 ou 16 semaines, car les courses risquent de reprendre en Avril. C'est vite là....
                      Le Café du Commerce ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît !

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                      • Envoyé par InfosGones Voir le message

                        Si quelqu'un sait faire les recherches, j'avais posté il y a quelques mois un message pour dénoncer les courses à Valence, la mascarade du quadruple record du monde m'a donné raison.

                        Genre tu bat le WR et tu finis même pas sur le podium, mdr !!! Quelle farce !

                        Sinon régalade la semaine dernière au pied du Bugey, d'avoir la neige, j'avais perdu l'habitude, c'était bien agréable, moelleux, silencieux, humide, opaque, blanchâtre, immaculé, c'est dingue comment un chemin un paysage change sous la neige, un vrai déguisement de la nature.

                        Cette semaine, je m'entraine sur Larina, c'est sympa, un site archéologique sur un plateau, entre Crémieu et Lagnieu, à conseiller pour ceux qui habitent pas loin.

                        Va falloir commencer vos plans sur 12 ou 16 semaines, car les courses risquent de reprendre en Avril. C'est vite là....
                        Tu y crois toi pour Avril? Il risque fort d'y avoir encore des morts chez les personnes de 85 ans à cette période.

                        Commentaire


                        • Envoyé par JuniGarde Voir le message

                          Tu y crois toi pour Avril? Il risque fort d'y avoir encore des morts chez les personnes de 85 ans à cette période.
                          L'été dernier, il y avait déjà des courses d'organisées, cela va reprendre avec des protocoles, ça reste un sport de plein air, en Janvier, on peut déjà s'entrainer en club avec des protocoles, le foot amateur aussi à mi-janvier peut s'entrainer avec des protocoles (travail individuel, vestiaire individualisé, groupe restreint par ateliers sans contacts).

                          Après il va y avoir des transitions, d'abord des courses en petit comité, c'est clair que ça va pas reprendre direct par un LUT à 15.000 personnes, mais des meeting sur piste, sur un 1500m, des fois on est que 5 inscrits, et des petits trails ou course sur route à 100 inscrits maxi les premiers temps, puis 200, puis 500, etc, tout va reprendre.

                          Le vaccin est arrivé, les sportifs ne rendront pas visite aux vulnérables dans les 15 jours suivant leur compétitions si elle a eu lieu en contact avec des gens.

                          Perso, en tout cas, dès le 1er lundi de Janvier, je commence un plan pour être prêt en Avril.
                          Le Café du Commerce ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît !

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                          • La Sainte-Lyon s'adapte au contexte sanitaire

                            La 67e édition de la Sainté-Lyon pourra finalement se dérouler, via une application d’audio-guidage, ont expliqué ses organisateurs ce samedi matin (26/12)
                            En octobre les organisateurs du trail nocturne Sainté-Lyon ont dû se résoudre à annuler la course qui devait se dérouler le 5 et 6 décembre à cause de la pandémie. Ces derniers n’ont pourtant pas baissé les bras, ils expliquent dans un communiqué "Ça faisait un petit moment que nous voulions vous proposer quelque chose autour de la SaintéLyon, suite à cette année déprimante pour l’évènementiel sportif et cette annulation finale de l’édition 2020".

                            Cette édition remastérisée du trail, appelée "SaintéLyon Just in… Time" ne sera "Ni course de masse ni course virtuelle, pas tout à fait une course connectée". Via une application, « Extracks » et un dossard virtuel (entre 10 et 15€) les concurrents pourront s’inscrire à l’un des parcours de 10 à 74km initialement prévus et participer à leur trail seul ou entre ami à la date de leurs choix, audio-guidé, à la fin du couvre-feu, en février 2021 et durant trois semaines, si le contexte le permet. Le respect du parcours sera vérifié via des check points GPS et le départ devra se faire entre 19 heures et minuit.

                            Les organisateurs précisent qu’en cas de troisième confinement ou couvre-feu les frais d’inscriptions seront remboursés.
                            IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                            • Salut les runneurs et runneuses
                              Je vous souhaite une bonne année pleine de Kilomètres, de dénivelé, de lignes de départ et surtout...... de lignes d'arrivée.

                              Bon en ce qui me concerne niveau course a pied c'est un peu la me.rde
                              Depuis la fin de l'été j'ai une douleur a l'extérieur du genou qui est allé en s'amplifiant malgré les arrêts, les séance d'osteo et les traitements.
                              Hier j'ai passé une irm qui a révélé une fissure du ménisque externe avec atteinte osseuse. Donc il faut que je fasse une première infiltration d'anti-inflammatoire et 3 semaines plus tard une deuxième injection avec un espèce de gel qui va aider a lubrifier l'articulation.

                              Le gros hic c'est que cette blessure n'intervient pas après un choc mais elle est de nature dégénérative....... ce qui veut dire que je vieillis......
                              Et ce qui veut aussi dire que plus je vais courir et plus je prends le risque d'accélérer et d'aggraver la lésion. Donc le médecin m'a pas "interdit" de refaire des compets mais il m'a clairement dit que ca n'améliorerait pas la situation. Entre 2 et 3 footing de 30/45 minutes par semaine ca va, mais une prepa complète de marathon, c'est beaucoup plus risqué.
                              Faus ch.ier j'avais encore pleins de projets, plein d'envie de trails et de marathons..... je vais voir comment ca évolue.

                              Je fais la première injection d'ici une dizaine de jours. Je pourrai faire un peu de vélo tranquillou après.
                              C'est un peu dur parce que les piscines, les salles de sports........ tout ca c'est fermé donc je tourne en rond chez moi comme un couillon.

                              Mais comme le disait le grand philosophe Autrichien, Arnold S : "I'll be back"
                              Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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                              • Hello Eomer, pas cool ton truc mais bon, on vieillit tous et les pépins arrivent plus souvent ... Prend ça avec philosophie. De toutes façons, un nouveau re-confinement va probablement nous tomber dessus, ce sera l'occasion de te reposer. Part dans l'idée d'un retour dans les sentiers au printemps, c'est une superbe période pour redémarrer et se fixer de nouveaux objectifs.

                                Pour ma part, j'ai fais de nombreuses sorties pendant les Fêtes dont deux dans la neige. C'était bien cool.
                                Après pas évident de se motiver pour sortir dans ce froid et cette grisaille, il faut parfois se faire violence comme ce midi
                                IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                • Envoyé par Torpedo Voir le message
                                  Hello Eomer, pas cool ton truc mais bon, on vieillit tous et les pépins arrivent plus souvent ... Prend ça avec philosophie. De toutes façons, un nouveau re-confinement va probablement nous tomber dessus, ce sera l'occasion de te reposer. Part dans l'idée d'un retour dans les sentiers au printemps, c'est une superbe période pour redémarrer et se fixer de nouveaux objectifs.

                                  Pour ma part, j'ai fais de nombreuses sorties pendant les Fêtes dont deux dans la neige. C'était bien cool.
                                  Après pas évident de se motiver pour sortir dans ce froid et cette grisaille, il faut parfois se faire violence comme ce midi
                                  Ben en fait, je pourrai peut-être jamais refaire de trail ou marathon au risque d'aggraver la fissure et la lésion de l'os.
                                  La dernière fois que j'ai tenté un 10Kms j'ai vraiment eu beaucoup de mal a finir et j'ai eu un mal de chien a froid.
                                  Et le medecin m'a bien laissé entendre qu'une fois que j'aurai fini mon traitement, plus je ferai de kilometres et plus j'accentuerai la blessure. (en fait je fais de l'arthrose)
                                  Si c'est ça, c'est une page qui se tourne pour moi.

                                  Sinon concernant la météo, ouais c'est pile la meteo que je deteste perso
                                  Un froid penetrant
                                  un ciel gris sale et bas
                                  Brrrrr........ on se croirait a Sainte-machin au mois de juillet
                                  Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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                                  • Envoyé par Eomer Voir le message

                                    Ben en fait, je pourrai peut-être jamais refaire de trail ou marathon au risque d'aggraver la fissure et la lésion de l'os.
                                    La dernière fois que j'ai tenté un 10Kms j'ai vraiment eu beaucoup de mal a finir et j'ai eu un mal de chien a froid.
                                    Et le medecin m'a bien laissé entendre qu'une fois que j'aurai fini mon traitement, plus je ferai de kilometres et plus j'accentuerai la blessure. (en fait je fais de l'arthrose)
                                    Si c'est ça, c'est une page qui se tourne pour moi.
                                    Va falloir penser à la reconversion : Natation, vélo, golf, ...
                                    Ça n'enlève pas le plaisir de courir mais c'est déjà ça

                                    IF YOU FAIL TO PREPARE, BE PREPARED TO FAIL !

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                                    • Envoyé par Eomer Voir le message
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                                      Je vous souhaite une bonne année pleine de Kilomètres, de dénivelé, de lignes de départ et surtout...... de lignes d'arrivée.

                                      Bon en ce qui me concerne niveau course a pied c'est un peu la me.rde
                                      Depuis la fin de l'été j'ai une douleur a l'extérieur du genou qui est allé en s'amplifiant malgré les arrêts, les séance d'osteo et les traitements.
                                      Hier j'ai passé une irm qui a révélé une fissure du ménisque externe avec atteinte osseuse. Donc il faut que je fasse une première infiltration d'anti-inflammatoire et 3 semaines plus tard une deuxième injection avec un espèce de gel qui va aider a lubrifier l'articulation.

                                      Le gros hic c'est que cette blessure n'intervient pas après un choc mais elle est de nature dégénérative....... ce qui veut dire que je vieillis......
                                      Et ce qui veut aussi dire que plus je vais courir et plus je prends le risque d'accélérer et d'aggraver la lésion. Donc le médecin m'a pas "interdit" de refaire des compets mais il m'a clairement dit que ca n'améliorerait pas la situation. Entre 2 et 3 footing de 30/45 minutes par semaine ca va, mais une prepa complète de marathon, c'est beaucoup plus risqué.
                                      Faus ch.ier j'avais encore pleins de projets, plein d'envie de trails et de marathons..... je vais voir comment ca évolue.

                                      Je fais la première injection d'ici une dizaine de jours. Je pourrai faire un peu de vélo tranquillou après.
                                      C'est un peu dur parce que les piscines, les salles de sports........ tout ca c'est fermé donc je tourne en rond chez moi comme un couillon.

                                      Mais comme le disait le grand philosophe Autrichien, Arnold S : "I'll be back"
                                      C'est vraiment dommage si le diagnostic est confirmé et que la course a pied n'est plus possible pour toi. Il y a toujours d'autres sports comme le cyclisme mais ça doit faire un pincement au coeur...

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                                      • Envoyé par Eomer Voir le message

                                        Ben en fait, je pourrai peut-être jamais refaire de trail ou marathon au risque d'aggraver la fissure et la lésion de l'os.
                                        La dernière fois que j'ai tenté un 10Kms j'ai vraiment eu beaucoup de mal a finir et j'ai eu un mal de chien a froid.
                                        Et le medecin m'a bien laissé entendre qu'une fois que j'aurai fini mon traitement, plus je ferai de kilometres et plus j'accentuerai la blessure. (en fait je fais de l'arthrose)
                                        Si c'est ça, c'est une page qui se tourne pour moi.
                                        J'ai eu un souci au poignet qui paraît similaire à ce que tu décris, le doc des infiltrations m'avait dit la même chose (bon j'avais 20 ans et un mémoire de 100 pages à rendre donc c'était vraiment la cata vu que je pouvais plus écrire sur un clavier sans avoir un mal de chien); ca m'a poussé en désespoir de cause à aller voir un médecin chinois, je dois avouer que j'étais très sceptique, mais après 2-3 consultations, quelques modifs alimentaires et quelques mois de poudres dégueulasses à avaler, mon problème avait disparu. Il revient quasi jamais sauf quand je force comme un malade en hiver humide (ce que j'évite sagement maintenant^^) et je n'ai plus d'arthrose.

                                        J'aurais jamais cru dire ca, mais si ca t'intéresse en parallèle de ton suivi traditionnel, on peut en reparler par MP.
                                        ça west je sui pas un alocolique! (EC)

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                                        • z'aurelio

                                          Je vais suivre mon traitement jusqu'au bout je verrai ensuite
                                          Je fais la premiere injection jeudi
                                          Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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                                          • Envoyé par Eomer Voir le message
                                            z'aurelio

                                            Je vais suivre mon traitement jusqu'au bout je verrai ensuite
                                            Je fais la premiere injection jeudi
                                            Ah bah oui c'est sûr qu'il faut commencer par là. Moi j'ai du explorer les alternatives parce que les infiltrations ont marché au début mais plus après et que je voulais pas me faire piquouzer à vie à chaque fois que la douleur revenait au bout de quelques semaines/mois en faisant quasi rien.
                                            Je te souhaite clairement que ca marche et surtout durablement
                                            ça west je sui pas un alocolique! (EC)

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                                            • c'est dur de trouver des créneaux sympa avec toute cette pluie ces temps ci. première sortie hier depuis longtemps, 18.5 km et 800 m de déniv dans du terrain bien gras, et découverte de nouveaux sentiers pour changer. après quelques semaines de ski de rando, le retour à la cap fait un peu mal

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                                              • Comme je peux pas courir en ce moment
                                                Dimanche je suis allé faire un bon gros tour de VTT (42Kms) et c'était bien gadouilleux aussi, j'ai du même faire demi-tour 2 fois parce que les chemins de Miribel était inondés
                                                Dans la vie quand ca va t'es content ? Eh ben quand ca va pas... Tu patientes

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                                                • Comme chaque sortie un jour de match, par superstition j'ai l'impression que si je cours doucement ils seront feignants ce soir, et si je me dépouille ils feront un gros match, bon j'ai fait un 11km souple à 4'35" du kilo.
                                                  Dernière modification par InfosGones, 09/02/2021, 22h57.
                                                  Le Café du Commerce ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît !

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                                                  • Si tout ce passe bien ce soir, normalement, dans pas longtemps je me met au cani cross

                                                    Diego 1960 -

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